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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1903-10, Collections de BAnQ.

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25e ANNEE Octobre 1903 No 2 C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef I L’Enseignement Primaire Revue illustrée de l’Rcole et de la Famille - ' '' mm wmm mm 1 1 tiiiiipp £ SSSg ‘ ' « '111 ^•11 ;ülll mmm mmm mÊÈmm m&M MIS §i$£0.PIF x Chef de 1 Église catholique, pape glorieusement régnant ¦ ->>a siili "Av •vS-' m mm mmi r'.'lili'.H SPIP èmmi’h 'iy'PaÛmft1 mlÊkiSÈii.y.-'y WM, ïwmmmi/miwi.WpkM V>V:' ÙC'V- « 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Une explication La livraison de septembre est parvenue aux écoles un peu plus tard que d’habitude.En voici la cause : la réimpression complète des listes d’adresses, liste très considérable, a obligé l’imprimeur à distribuer L'Eîiseignement Primaire huit jours après la date ordinaire.!1E De la patience dans l’œuvre de l’éducation La formation d’une âme n’est pas l’œuvre d’un jour : il faut pour la mener à bonne fin, du courage, du savoir-faire, et surtout de la patience, une patience assez longue pour durer des semaines, des mois, des années.Dans l’ordre physique, vous ne voyez pas un enfant grandir, et pourtant son corps se développe d’une manière continue.Il en est de même dans l’ordre moral.Vous ne pouvez constater au bout d’un jour, j d’une semaine, les progrès de son cœur et de son esprit ; et pourtant votre labeur quotidien n’est pas stérile.E’eau qui tombe goutte à goutte sur la pierre finit par la creuser, ainsi vos efforts, s’ils sont suivis et constants, produiront infailliblement leur effet.; (Extrait du beau livre intitulé : Aux mères, Causerie sur l 'Education, par le P, Cliarruau, de : la Compagnie de Jésus.Librairie Retaux, Paris,) 1 PIE X L’accueil sympathique avec lequel toutes les nations chrétiennes ont salué l’élection du nouveau pape, permet d’augurer beaucoup de bien de son règne.Non moins que ses illustres prédécesseurs, Pie X occupera le premier rang parmi les majestés de la terre.Cette prévision ressort non pas uniquement de la dignité surhumaine dont il a été revêtu, et de l’empire qu’il va exercer sur deux cent millions d’âmes ; mais aussi de l’ascendant que lui ont jusqu’ici conquis sa science, ses vertus et ses œuvres.utlï L’éminentissime et révérendissime cardinal Joseph Sarto, né le 2 juin 1835, préconisé évêque le 10 novembre 1884, promu du siège épiscopal de Mantoue à la dignité cardinalice en 1893, et nommé patriarche de Venise la même année, était connu pour l’un des membres les plus éminents du Sacré-Collège.Dans les deux diocèses qu’il a gouvernés, sa bonté envers tous et son inépuisable charité étaient devenues proverbiales.Le zèle de l’évêque et du patriarche pour le maintien de la discipline, et son ardeur pour le développement des études ecclésiastiques furent admirés à Rome même.Sa réputation d’orateur sacré a franchi les mers.Au sein des congrès catholiques, il s’est distingué par une grande sûreté doctrinale alliée à un sens profond des besoins de son temps.Homme de conciliation dans ses procédés, autant que de fermeté dans les principes, il a su, en plusieurs circonstances, dénouer doucement des difficultés qui paraissaient inextricables.La distinction native de ses belles et grandes manières, jointe à la plus modeste affabilité, lui gagnait tous les cœurs. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 ttitu, sidérât erà'oot ezloog sdcvo; ïtitiue.d'uijo akurq arlacr tlearefi iurmaï.kra 'on ma ajestés aine d( es; ® œiiïi ]t::t Is !.“ lie ;-:!r ¦c^5i doctri» il3 dans ::sti!lCti Maintenant que l’illustre cardinal sera secondé par une assistance toute spéciale de l’Esprit-Saint, le plein essor de tous ces dons précieux n’en sera que plus facile.Il conservera, resplendissante, sur toute la surface du globe, la royauté morale que lui lègue son vénéré prédécesseur Léon XIII.Par le nom qu’il s’est choisi, il se rattache d’ailleurs lui-même à cette admirable lignée de bons et saints pontifes qui débute par Pie 1er, et qui nous a donné entre autres Pie V, Pie VII et Pie IX, de glorieuse et si aimable mémoire.Nos âmes reconnaissantes seront naturellement inclinées à écouter la parole de Pie X.Elles se plairont à lui obéir, à le suivre comme Jésus-Christ lui-même, toujours vivant en son Vicaire.Mgr P.Bruchési.(Lettre pastorale, août 1903).DE LA VISITE DES ECOLES PAR LES COMMISSAIRES L’un des plus importants devoirs que les commissaires d’écoles aient à remplir, est sans contredit celui de la visite des classes, devoir prescrit par l’article 215 du Code scolaire.Voici cet article : “De nommer deux ou un plus grand nombre d'1 entre eux pour visiter chacune des écoles sous leur contrôle, au moins une fois tous les dix mois, lesquels doivent faire rapport à la commission scolaire dont ils font partie sur Vétat des maisons d'écoles, la manière dont les règlements scolaires sont observés, les progrès des élèves, le caractère et la capacité des instituteurs et autres choses relatives à la régie des écoles." a 215—§ 8.Toutes les commissions scolaires remplissent-elles cette tâche avec soin et régularité?Nous l’espérons.Quoi qu’il en soit, une chose certaine,c’est que les écoles des municipalités où la visite des classes ne se fait pas d’une manière convenable sont, dans la plupart des cas, tenues d’une façon bien médiocre.La visite des commissaires stimule le zèle des instituteurs et des institutrices, encourage les enfants et fait mieux apprécier l’importance de l’instruction aux parents.Nous comprenons que la commission scolaire, à part les visites prescrites par la loi, ne peut examiner très souvent toutes les écoles placées sous son contrôle.Mais rien n’empêche que chaque commissaire se rende au moins une fois le mois à l’école de son arrondissement. 68 ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dans cette visite, le représentant officiel des parents, s’il est suffisamment instruit, interroge les élèves, examine les cahiers, jette un coup d’œil rapide sur le journal de classe.Dans tous les cas, même sans posséder une science bien considérable, le commissaire-visiteur peut distribuer de petites récompenses aux élèves que lui désigne le titulaire de l’école.Nous savons par expérience que cette visite mensuelle de l’un des commissaires à l’école de chaque arrondissement produit des résultats très appréciables.Puis, en remplissant un aussi noble devoir, les commissions scolaires prouvent au public qu’elles sont à la hauteur de leur tâche.C.-J.MAGNAN, çom ieEl c ?01I er k Directeur* “ Ee découragement ” ie :me est Ce que l’instituteur doit le plus redouter dans l’exercice de sa profession^ c’est l’abattement moral, l’affaissement physique, le dégoût de son état, disons le mot : le découragement.Il ne faut pas faiblir ; il faut savoir réagir contre la tentation qui assiège le titulaire d’une école, après quelques semaines d’un rude labeur, au début de l’année scolaire.Après un mois ou deux de professorat, quelquefois plus tôt, l’éducateur,, s’il ne sait pas se ménager raisonnablement, s’il éprouve des difficultés à maintenir l’ordre dans sa classe, s’il ne constate pas, chez ses élèves, des progrès aussi marqués qu’il le désirerait, ressent un découragement profond, il est presque prêt à s’avouer tout à fait incompétent à remplir sa tâche.Il faut se mettre en garde contre cette terrible épreuve, à laquelle échappent bien peu de débutants.Lorsqu’un instituteur est porté au découragement, qu’il se surveille sérieusement, qu’il jette un coup d’œil sur la route parcourue depuis l’ouverture de sa classe.lia a: ::: Peut-etre qu’avec un peu plus de surveillance, il aurait évité de donner prise à l’indiscipline de la part de ses élèves.Il faut parler peu en classe ; ne jamais causer sur un ton de voix tro élevé ; ne pas multiplier les ordres et les défenses ; tenir ce que l’on promet, rester calme, même en présence d’un cas d’insubordination ; ne pas punir publi-quemeut un enfant qui a commis une faute connue par deux ou trois élèves- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 api: j‘.seulement ; ne pas faire sa classe au hasard, mais préparer soigneusement les ;C[ leçons même les plus élémentaires ; ne pas voir dans les enfants, quels qu’ils soient, des ennemis, des trouble-repos, mais reconnaître en eux un dépôt précieux qui nous est confié par les parents et dont nous rendrons compte à Dieu °' même.;• Le maître qui veut exercer une autorité salutaire sur les enfants, doit ici'"' avoir de l’autorité sur lui-même.Il faut savoir commander à ses nerfs, réprimer les mouvements d’impatience qui diminuent le respect dont les élèves I doivent entourer l’instituteur.cM Un élément indispensable du succès dans l’enseignement, c’est un bon tableau de l’emploi du temps.Lorsque les élèves sont constammeut occupés, que les exercices sont variés avec intelligence, la discipline est chose relativement facile.Il ne faut pas oublier que l’hygiène rend de grands services à l’école.Les élèves qui habitent une salle de classe peu ou mal aérée, éprouvent un malaise qui les porte fatalement à l’insubordination.De l’air, de la lumière, ssio: de la propreté, des murs bien décorés, toutes ces choses font aimer la classe lisoi et contribuent à rendre la tâche du maître plus facile.Ce dernier doit prendre de l’exercice en plein air, avant et après la classe ; il doit aussi se pourvoir -y: d’une nourriture substantielle.dék Mais, par-dessus tout, un véritable instituteur catholique doit aimer son état et chercher dans la prière et la fréquentation des Sacrements la force et atr la lumière nécessaires à l’accomplissement de ses devoirs.lté Le Directeur de DE.P.S,è )foi ’ PEDAGOGIE PRATIQUE ;¦ Dans la direction d’une classe, doit-on agir sur les élèves par la rigueur ou par la ' bienveillance, ou doit-on associer ces deux moyens ?Effets sur les caractères, Poil soit de la rigueur, soit de la bienveillance.— Conseils.DÉVELOPPEMENT OflflÊ “ Doux et fort ”.Ces deux mots réunis ne sont-ils pas le plus bel éloge qui se puisse faire d’un homme ?Les peintres du moyen age représentent : tW! souvent la Miséricorde et la Justice échangeant le baiser fraternel, et ce tableau 0i °ffre un charme mystérieux et profond ; n’est-elle pas belle d’une semblable niibli beauté l’union dans un cœur de ces deux vertus, opposées en apparence, la j”, force et la douceur ?Force qui élève et affermit, douceur qui sourit à l’âme et rend tout plus ¦suave, qui, plus que l’enfant, a besoin d’en être entouré ?Dieu y a pourvu 7o L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE en plaçant auprès des berceaux le père qui protège, la mère qui caresse ; essaye-t-il ses premiers pas, elle lui tend les bras et murmure : “ Viens à moi le père le regarde, rêvant déjà au jour où l’enfant sera homme, et ajoute : “ Ne crains pas, je suis là”.Lorsque la raison de l’enfant s’éveille, que lui-même prend part davantage à l’œuvre de son éducation, la douceur, et la force doivent concourir à mener à bien ce travail si important et si ardu.Qu’on les appelle, si l’on veut, fermeté et indulgence, l’idée est la même.Ce qu’il faut, c’est qu’elles agissent ensemble : quelques-uns donnent un trop grand rôle à l’une ou à l’autre ; considérons les inconvénients de cette manière d’agir et nous verrons mieux la marche à suivre.La fermeté sans indulgence devient dureté, l’indulgence sans fermeté, mollesse : l’emploi exclusif de l’une ou de l’autre amène, bien que cela puisse paraître singulier, le même résultat : il empêche l’éducation en détruisant chez, l’enfant la confiance en ses éducateurs.b ¦ C in i' ICl .E II Un enfant traité avec une sévérité, juste en elle-même, si l’on veut, mais injuste étant donné l’âge de l’enfant, perd confiance par crainte ; ses moindres fautes sont reprises sans excuses, ses étourderies condamnées comme des fautes volontaires, et, s’il n’a pas un caractère d’une trempe peu commune, il sera fortement tenté de s’aigrir, de se révolter, soit intérieurement seulement, soit .en se mettant en opposition ouverte avec ses éducateurs, ce qui est plus rare.En un mot, il perd confiance, et l’œuvre de l’éducation est gravement compromise.Au contraire, l’enfant traité avec une indulgence excessive perd confiance par mépris ; c’est là, par parenthèse, un des plus terribles châtiments des parents qui gâtent leurs enfants.Un enfant “à qui l’on passe tout, ne peut, s’il a le sens droit—et c’est le cas général—estimer ceux qui ont autorité sur lui et se laissent mener à sa volonté au lieu de le conduire, il profite de leur faiblesse, s’applaudit de ce qu’on ne le contrarie pas, mais j’affirme qu’il voit clairement, un jour ou l’autre, le mal que cette conduite lui a fait.A qui s’en prend-il alors ?A ceux qui ne l’ont pas élevé.Souvent même, au moment où il s’autorise d’nne faiblesse déplorable pour suivre ses goûts, il sent fort i, bien qu’il aurait dû en être empêché, et, dans son for intérieur, méprise ceux qui le laissent agir à sa guise.Il faut donc un mélange de fermeté et d’indulgence ; là se trouvent la.grande difficulté.et le grand art.Sans vouloir tout réduire en formules, — ce qui conduit facilement à l’erreur — on peut dire qu’il faut surtout de la fermeté quant aux principes et de l’indulgence quant aux faits.Je m'explique.Un enfant a désobéi il faut lui montrer et lui faire comprendre qu’il a eu tort et ne pas chercher à lui déguiser sa faute ; mais, en même temps, s’il témoigne d’un vrai repentir, il ne faut pas lui tenir rigueur ; non que le pardon accordé entraîne toujours l’absence de punition : ce serait un mauvais système, mais on peut parfaitement traiter un enfant avec indulgence tout en lui faisant comprendre qu’il a mérité une punition ; bien plus, on arrive ainsi à la lui faire accepter et non seulement subir, ce qui rend bien plus grande l’efficacité de la peine.Il faut donc donner à l’enfant des principes, c’est-à-dire des convictions, qui doivent lui servir de règle générale de conduite, et qui soient si ancrées RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7i dans son âme qu’elles y demeurent toujours ; il faut qu’il les regarde comme sacrées pendant tout le cours de sa vie.Comment le fera-t-il si, dans son enfance, on l’a laissé prendre l’habitude de n’eu pas tenir compte et de se dire : “ Voilà mon devoir ; je le connais ; il me gêne : je ne le fais pas ?” C’est pour cela que jamais une faute volontaire de l’enfant ne doit passer inaperçue — non qu’il faille toujours la relever à mesure qu’elle se produit — mais l’enfant doit être accoutumé à ne point regarder comme chose indifférente la transgression d’un devoir connu.Si l’éducateur a persuadé son élève de cette vérité, qu’il se rassure : l’œuvre de l’éducation se fera, et lui-même pourra sans y nuire user d’indulgence dans l’ordre des faits.L’enfant, en effet, ne peut tout faire parfaitement ; en dehors même des fautes que son inexpérience lui fait commettre, il trouve de nombreuses causes d’imperfection dans sa légèreté, ses passions naissantes ; un homme ne maîtrise pas toujours les siennes : quoi d’étonnant à ce qu’un enfant soit moins sage encore ?Mais répétons-le : ce n’est pas user d’indulgence envers l’enfant que cacher ses fautes, les lui voiler à lui-même : c’est une dangereuse faiblesse, plus fréquente qu’on ne le croit.La fermeté en face d’une faute dit : “ Tel acte est mauvais et le châtiment doit le suivre ”, mais l’indulgence ajoute souvent : “ Le repentir est là, le pardon peut venir.” L’indulgence n’est donc pas faiblesse ni la fermeté tyrannie.L’une et l’autre sont nécessaires pour former une âme, car leur union dans l’éducateur fait naître chez l’enfant la confiance et l’amour.G.L.(L'Ecole Française').EDUCATION ET INSTRUCTION (1) La tâche du professeur est noble et méritoire, mais bien ardue ; il doit l’accomplir la sueur au front, puis, surtout s’il est jeune et inexpérimenté, il a besoin des conseils d’un ami sûr, éclairé, qui lui dise franchement ce qu’il doit éviter et ce qu’il doit faire pour être à la hauteur d’une si belle mission.C’est précisément ce que demande M.Frédéric B.jeune breton régulièrement muni des diplômes voulus et qui vient d’accepter la place de professeur dans un collège dont le personnel religieux, composé de Jésuites, vient d’être dispersé.Il s’adresse donc au vieux maître dont il tient la place et celui-ci, au cours d’une correspondance émaillée de traits d’esprit et d’allusions piquantes aux événements du jour, lui fait un véritable petit cours de pédagogie pratique.(2) Nous en extrayons, à l’intention de nos jeunes prêtres éducateurs, dont le zèle et le dévouement sont universellement connus, une série de conseils qui nous paraissent les plus aptes à les aider et à les soutenir dans l’accomplissement désintéressé d’une tâche bien souvent aussi ingrate qu’elle est sublime.(1) Publié dans la Revue Ecclésiastique, de Valleyfield, Iç 1er août 1903.(2) Nos Enfants, lettres d’un Jésuite, proscrit par la loi de 1901, à un jeune professeur (Librairie P.Téqui, 29, rue de Tournon, Paris). 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE * * * Tout professeur est aussi éducateur, il doit donc envisager ses fonctions à ce double point de vue.Un éducateur chrétien, professeur ou surveillant, doit avoir en vue sur toute chose le bien moral et spirituel de ses élèves.Si le confesseur pénètre dans la conscience pour la diriger pratiquement, l’éducateur a le devoir strict de préserver la foi et la vertu de l’enfant, de former virilement son caractère, d’élever son âme et son cœur, en lui inspirant l’estime de ce qui est grand, noble et généreux, la haine et le mépris de tout ce qui abaisse et avilit.Ue contact entre le maître et l’élève est de tous les jours, il tend à faire du premier un apôtre qui, consciemment ou non, agit d’une façon permanente sur le second et lui fait, qu’il le veuille ou non, accepter ses sentiments, ses manières de voir.Lé maître, le professeur, se propose nécessairement la conquête de l’esprit de l’élève, et voilà pourquoi le professeur neutre, l’école neutre n’existent pas, sont des mots vides de sens.Ceci explique pourquoi l’Église comme une mère irréductible qui veut sauver son enfant de la gueule du loup, tient absolument à garder et à exercer le droit imprescriptible qui lui appartient de donner par elle-même ou au moins de surveiller l’éducation complète de ses enfants.¦X* * -X- Comment agir avec les enfants ; faut-il se montrer sévère ou se montrer brave hovime ?La réponse est très simple : il faut être soi-même, ne pas chercher à se faire ce qu ’on n ’est point, à prendre une attitude de personnage d’emprunt.Toutefois, il faut savoir garder sa dignité et ne se départir jamais d’une certaine réserve toujours nécessaire.Il faut être le père et le maître de ses élèves et non leur camarade ; être bon sans être bonasse, établir son autorité par le naturel des allures et le surnaturel des intentions, toujours paraître décidé à faire son devoir et à l’exiger de chacun comme de soi-même, éviter absolument les passe-droits même à l’égard des bons élèves, et fuir comme la peste la passion de la popularité.Etre toujours charitable envers ses collègues et éviter avec le plus grand soin devant les élèves toute critique s’adressant au supérieur ou au gouvernement de la maison, enfin être juste en tout et toujours.L’enfant se soumet volontiers à la sévérité d’un châtiment même excessif s’il n’est pas le fruit d’une injustice voulue, mais ce qui souvent l’exaspère, c’est de se sentir mal noté, soupçonné, poursuivi, pendant des jours, des semaines, quelquefois des mois, pour des fautes passées qui ont déjà eu leur punition.Tout enfant a besoin d’être encouragé dans les efforts qu’il fait pour s’amender, et cet encouragement viendra pour lui surtout du fait que son maître l’observera, et que ses notes hebdomadaires ou mensuelles correspondront à sa bonne volonté.Pas d’habitude acquise pour la collation des notes, mais au contraire, dans l’appréciation officielle qui se fait du travail et de la conduite de chacun, que tout maître s’applique consciencieusement à porter un jugement raisonné.9 TV * * Il ne faut pas se presser d’établir la cote de sa classe au commencement de l’année, au moyen des renseignements fournis par les professeurs précédents, ou en jugeant d’après la physionomie des élèves.Les dispositions peuvent varier d’une année à L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 CC l’autre, et le visage est souvent trompeur ; le maître prudent prendra donc le temps voulu pour bien connaître ses élèves, s’aidant des renseignements reçus, s’il le veut, mais avec discernement et prudence.* * * C’est pour le maître chrétien un devoir de charité et de justice, une obligation de conscience de surveiller ses élèves sans exagération ni minutie, mais avec vigilance et fermeté.Si l’enfant doit apprendre peu à peu à se diriger lui-même en écoutant la voix de la conscience et de l’honneur, il est très important qu’il soit assisté, secouru extérieurement contre les ennemis auxquels il lui serait bien difficile de résister par ses seules forces.Ce qui fait la force d’un bon surveillant, c’est la droiture du caractère, l’esprit de dévouement et de sacrifice, la constance dans l’observation de la règle.En classe, tout en enseignant avec soin, ne pas perdre de vue la tenue des élèves, ne mettre jamais un élève à la porte de la classe, genre de punition qui entraîne des conséquences fort graves.Si un élève, dit l’auteur, se rend insupportable ou qu’il ait commis une faute grave contre la discipline, informez-vous si le directeur peut le recevoir et prendre l’affaire en mains; alors vous pouvez lui expédier le délinquant, mais jamais, au grand jamais, ne mettre les enfants à la porte.En récréation, la surveillance constitue un devoir aussi important et aussi difficile que celui de bien diriger une classe.Elle doit être incessante, générale, procurer 'K l’occupation de tous à des jeux communs, faire éviter les bandes à part, les rapports re suspects, les liaisons trop sensibles, les conversations légères, etc., etc.Cette surveillance doit s’étendre jusqu’au mobilier et aux divers objets à l’usage :s des élèves, particulièrement à leurs livres ; en un mot, il faut veiller sur l’innocence :e des enfants et les tenir à l’écart de tout ce qui pourrait être pour eux une occasion même éloignée de péril.11 i ' * * * Ees lectures des élèves doivent être l’objet d’une attention particulière de la part a du professeur, aujourd’hui surtout que le journal de tout format, la brochure ou le a livre de tout genre leur tombent si facilement sous la main.Il faut leur interdire non ¦seulement les publications immorales ou directement dangereuses, mais même ces ¦ouvrages à peu près nuis pour le fond, et qui dans un style élégant et fleuri, si l’on veut, ne donnent que des descriptions ou analyses énervantes dont le sentimentalisme effréné ne vaut rien pour la formation de l’esprit ou du cœur de l’enfant.* Qu’on leur fournisse des lectures viriles qui élargissent l’intelligence, élèvent le cœur, développent l’amour de Dieu, l’amour de la famille, l’amour de la patrie, qui fassent naître et développent en eux la soif du dévouement et du sacrifice *et suscitent s même l’enthousiasme pour les plus grandes et les plus nobles causes.Oh ! si les parents voulaient donc enfin nous comprendre quand on leur dit d’être e toujours sur leurs gardes en tout ce qui concerne les lectures et les fréquentations de leurs enfants.Il faut former l’élève à la pratique de l’obéissance.Nous disons l’obéissance •chrétienne, l’obéissance raisonnable qui voit dans le supérieur le représentant de Dieu, et sacrifie la volonté de l’homme à la volonté divine.C’est l’unique moyen de former j l’homme du devoir. 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Bien loin de tuer la spontanéité, l’élan, l’initiative généreuse, elle dispose merveilleusement les âmes à l’activité, à l’énergie et aux saintes audaces où se plaisent et se meuvent à l’aise les cœurs ardents et généreux.L’obéissance est la vertu des forts, et par cela même, un des plus excellents facteurs de l’éducation ; mais il faut arriver à faire comprendre aux enfants pourquoi il faut obéir, et quel est le fondement de la vertu d’obéissance.C’est-à-dire les amener à obéir à leurs parents et à leurs maîtres parce qu’ils sont les représentants de Dieu, qui est la source première de toute autorité et qui seul en possède la plénitude."A" * * Il faut donner peu de punitions : que ces punitions soient surtout raisonnables, que l’enfant puisse les exécuter sans détriment pour sa santé et ses études et même autant que possible qu’elles aient un caractère d’utilité, surtout quand il s’agit de donner certains devoirs à faire ou certaines leçons à apprendre.Les punitions doivent surtout s’appliquer à la paresse incorrigible et à l’orgueil, le plus redoutable des vices surtout chez les jeunes gens.La santé des élèves doit être de la part du maître l’objet d’une attention constante.S’il doit naturellement se défier des indispositions simulées, il doit plus encore, par l’observation des règles de l’hygiène et en évitant un surcroît de travail de tête à des enfants ou à des jeunes gens encore dans la période de croissance, les protéger eux-mêmes contre une ambition trop ardente, et un travail démesuré.Une sage variété dans la direction de la classe est souvent le meilleur moyen de conserver la santé des.élèves.L’auteur veut aussi que l’on soit sur ses gardes à l’égard des petits prodiges, des enfants trop aimables et faciles à gâter et même des élèves trop parfaits.Que l’on évite les compliments, les éloges trop directs qui ne peuvent que développer la vanité et fortifier des défauts auxquels même on prête facilement un certain charme.Que l’on donne des encouragements discrets qui laissent voir qu’il y a encore du progrès à faire.Il faut inspirer aux enfants l’amour du travail suivi, du travail constant, qui sera plus tard la condition essentielle du succès, quelle que soit la carrière qu’ils auront embrassée.Il faut cultiver en eux le sentiment de la reconnaissance, même à l’égard de leurs professeurs.Voltaire lui-même n’a-t-il pas dit qu’il faut être dénué de tout sentiment humain pour être ingrat envers ceux qui ont pris soin d’élever notre enfance è Il faut aussi leur inspirer l’amour de l’Église notre mère, du Souverain Pontife notre père commun, et aussi l’amour de la patrie.Il faut tâcher encore de donner aux enfants des goûts très simples, les détourner des objets de prix, des recherches ridicules et enfantines de la toilette et des friandises, les habituer à la générosité et au remerciement, et se rappeler toujours et par-dessus tout le but auquel doit tendre tout éducateur qui veut conduire ses enfants au ciel.Le professeur doit, autant que possible, seconder l’action du directeur spirituel, montrer de l’estime pour la Congrégation de la sainte Vierge, et s’entendre avec le directeur pour que la conduite de l’élève et son application en classe soient des conditions de son admission dans cette Congrégation.Il faut traiter tous les enfants avec justice, ce qui ne veut pas dire avec êgilitê, c’est-à-dire que dans la distribution des récompenses et des châtiments, des éloges et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 des reproches, il faut savoir tenir compte avec discrétion, non seulement des faits et des circonstances, mais encore du caractère des élèves et des efforts plus ou moins considérables qu’ils ont pu faire pour s’amender.Il est évident qu’il ne s’agit ici que de l’obéissance aux règles purement disciplinaires de la maison, car pour les élèves dont la présence peut devenir pour leurs camarades une occasion de péché, ils doivent être renvoyés de la maison.* * * L’ENSEIGNEMENT Après les conseils relatifs à l’éducation, l’auteur en vient à parler de l’enseignement proprement dit, qui ne tend directevient qu’à la communication de la science et à l’enrichissement de l’esprit.La religion d’abord.Avons-nous besoin d’insister ?nos éducateurs savent très bien la souveraine importance de l’enseignement religieux dans les collèges et combien il est nécessaire de former la foi dans l’esprit des jeunes gens appelés par leur éducation même à occuper plus tard une place prépondérante dans la société.Un enseignement suivi et raisonné de la religion qui fournisse aux élèves les motifs de créance aux dogmes catholiques et les prémunisse contre les dangers de l’avenir ! voilà ce qu’il faut mettre en tête du programme d’études de tous nos collèges.Le collège doit avant tout faire des chrétiens, et pour cela il faut que l’enseignement de la religion y tienne en tout la première place, et que cet enseignement comprenne celui du catéchisme, celui de l’histoire sainte et de l’histoire de l’Eglise, et qu’il s’étende par un développement méthodique à toutes les classes du cours.•îf * L’auteur traite dans une lettre spéciale, mais d’une façon très sommaire, la question jadis si épineuse des classiques païens, qu’il résout d’une façon très simple.Il a parlé d’Homère, de Démosthène, de Virgile, de Cicéron, puis il ajoute : pour conclure, si je suis prêt à défendre zaïguibus et rostro les auteurs païens dont j’ai parlé, je réclame avec une conviction non moins ferme qu’on fasse une grande part dans le choix des classiques aux pères de l’Église grecque et à ceux de l’Église latine.TC ¦K' TC Il faut non pas amuser sa classe, mais l’intéresser, ce qui est très différent.Un bon professeur trouve le moyen de ne pas trop fatiguer ses élèves, même de les distraire au bon moment, sans s’exposer au désordre.La permission générale de parler est très dangereuse.Au contraire, des récits faits par le professeur et complétant un texte que l’on vient d’expliquer, l’émulation créée et soutenue par d’ingénieux moyens que le zèle sait inspirer, et surtout une classe bien préparée et l’enseignement donné avec vigueur et entrain, voilà ce qui soutient une classe et fait progresser les élèves, mais pour cela combien il faut de dévouement ! Il importe encore de distribuer à propos le blâme et la louange, d’attacher beaucoup d'importance aux places, aux décorations, aux notes et aux divers avantages ou privilèges promis aux élèves sérieux.Les postes de confiance dans un collège sont de puissants stimulants, alors même qu’ils obligent à remplir certains offices plus ou moins agréables.Et puis, comme le bon professeur sait parler à ses élèves, se faire obéir et surtout leur communiquer ses pensées, ses ardeurs ! 76 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Toute classe a une queue, cela va sans dire ; le professeur, avant de porter son jugement sur ces derniers qui paraissent inintelligents, ou sont paresseux, fera bien de prendre son temps.Le paresseux pourra se corriger, et l’autre, à force d’encouragement, laissera peut-être voir bientôt qu’il possède, avec un jugement droit, assez d’intelligence pour suivre sa classe avec avantage.Et puis l’expérience n’est-elle pas là pour nous apprendre que, d’une année à l’autre, tel qui était le dernier devient le premier et vice versa ?La patience du maître et un peu de psychologie lui seront toujours d’un grand secours à l’égard des derniers de sa classe.Quoiqu’il en soit, il doit agir dans la distribution des leçons et des devoirs et dans les explications qu’il en donne en se basant sur la bonne moyenne.La lecture à haute voix, particulièrement des devoirs personnels, la culture de la mémoire, la formation du goût littéraire, commencée dès les premières années, etc., fournissent matière à plusieurs pages remplies d’excellents conseils.J.M.PSYCHOLOGIE Moyens généraux de favoriser les penchants qui ont le bien pour objet et de combattre ceux qui portent au mal (i) “ Former la conscience de l’enfant en lui faisant discerner le juste de l’injuste, le bien du mal, et par conséquent l’éclairer sur ses devoirs ; d’autre part, former le cœur en imprimant une bonne direction à ses penchants, en corrigeant ses défauts, et surtout en développant ses bons sentiments et ses inclinations vertueuses, en un mot, faire connaître à l’enfant la vérité et lui apprendre en même temps à y conformer sa conduite et sa vie, c’est faire son • éducation morale.’ ’ Les moyens généraux d’éducation morale sont les suivants : L’instruction, l’exercice, la discipline, l’exemple et la religion.L’instruction.— L’institutrice saura tirer adroitement et efficacement parti, outre des leçons journalières, des diverses circonstances de la vie de l’école, des événements qui pourront s’y produire, des actions louables ou répréhensibles qui s’accomplissent sous les yeux des enfants.Sans doute, l’instruction est un puissant moyen d’éducation morale.L’exercice.— Exercer la conscience, mettre en œuvre les bons sentiments, maintenir inactives les inclinations vicieuses, telle est une règle de réelle nécessité, car l’exercice est l’une des conditions les plus directes du développement moral comme du développement physique et du développement intellectuel.L’exercice doit réunir toutefois des caractères spéciaux : il faut qu’il soit fréquent, opportun et mesuré aux forces de l’enfant.(i) Reproduit de Les Premiers Pas. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 77 Il a pour corollaire Vhabitude.L’habitude résulte de la direction imprimée à l’exercice : si celui-ci a donné sagement une bonne direction aux penchants, les actions louables s’érigent en vertu ; si, au contraire, il n’a pas livré une guerre opiniâtre aux inclinations qui porteut au mal, les fautes dégénèrent en vices.On voit aussi combien il importe de veiller à ce que les enfants, dès l’âge le plus tendre, contractent de bonnes habitudes, et combien serait coupable l’éducateur qui les exposerait à devenir esclaves de mauvaises.La discipline.— Et pour cela, il faut veiller sans cesse et de bonne heure.La première phase de la discipline sera donc la vigilance.La vigilance s’exercera avec bienveillance et charité, mais également avec un soin de tous les instants ; elle s’appliquera particulièrement à écarter de l’enfant les exemples du mal et surtout les mauvaises compagnies.Mais l’inappréciable trésor qu’est pour l’enfance l’innocence du cœur, est aussi bien fragile, et mille dangers entourent l’enfant et sont autant de causes qui peuvent faire éclore le mal.Dès lors, si le mal apparaît, si des fautes se commettent, il faut les réprimer : la deuxième phase de la discipline est la correction.Reprendre, corriger sans faiblesse, tel est un devoir des parents et des maîtres.Néanmoins, la correction devra s’inspirer des directions de l’art.25 du Règlement (c’est-à-dire être basée sur une indulgente fermeté) et viser surtout à encourager l’enfant dans les efforts qu’il fait pour s’amender.L’exemple.— N’ayant pour ainsi dire d’autre guide que l’exemple, l’enfant imite surtout les actes de ceux avec lesquels il vit.Rien de plus efficace pour inspirer des inclinations vertueuses aux élèves, que de pratiquer devant eux, par une conduite irréprochable, les vertus dont on veut leur rendre la pratique facile et agréable ! Que les bons exemples se multiplient sous leurs yeux, et au besoin, qu’ils leur soient communiqués par des histoires et des récits ! La Religion est la vie de l’éducation morale ; seule, elle peut donner la force nécessaire pour toujours pratiquer le bien et ne jamais céder au mal.Et, ajoute le savant auteur à qui nous empruntons la plus grande partie de cet article, en devenant religieuse, l’éducation présente à l’instituteur un ensemble de moyens très puissants, puisqu’ils ont pour principe l’autorité de Dieu même et sont en même temps les plus variés et les plus propres à agir sur les cœurs.(D’après J.N.J.P.) 78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TRIBUNE PEDAGOGIQUE Ce qu’il faut faire pour réussir dans une petite q,\&&sq.—L'Education chrétienne, de Paris, publie des extraits de bulletins d’inspection dont nous détachons ce qui suit : Pour réussir dans une petite classe, il faut, avant toute chose, avoir une bonne discipline, qui n’a rien de commun avec celle à établir dans une grande classe.Cette discipline s’obtient : i° par un emploi du temps bien compris, qui règle tous les exercices, sans laisser aucun groupe d’élèves inoccupé ; 2° par un enseignement simple et intéressant, mettant en jeu toutes les facultés des élèves ; 30 par un ensemble de qualités qu’un bon maître doit s’efforcer d’acquérir, s’il ne les possède pas naturellement.Les mauvaises écritures.— M.Emile Faguet, dans la Liberté, de Paris, a écrit, il y a quelques semaines, les remarques intéressantes qui suivent à propos des mauvaises écritures : “ Avec une mauvaise écriture, on n’arrive à rien dans la vie, et il faut ajourner ses espérances jusqu’outre-tombe.Combien de lettres que je reçois et auxquelles je ne réponds pas ! Il y en a quelques-unes auxquelles je ne réponds pas parce qu’elles ne méritent aucune réponse ni aucune attention ; mais il y en a aussi auxquelles je ne réponds pas parce que je n’ai pas pu les lire, parce que, pour les déchiffrer, il me faudrait, à grand renfort de bésicles, comme dit Paul-Louis Courier, passer de une heure à une heure et demie, et que la vie est trop courte.“ De même, dans les examens, beaucoup de copies sont lues, à la vérité, parce que c’est le devoir qui commande, mais sont mal lues, sont lues au jugé, à raison d’un mot sur deux : un mot sur deux étant supposé, conjecturé, admis par hypothèse.Jugez un peu l’idée qu’on peut avoir du style d’un travail ainsi lu ! Ces travaux-là sont toujours, quelle que soit la conscience de celui qui les examine, cotés, forcément, de deux à trois points au-dessous de leur valeur vraie.“ Vous savez peut-être l’histoire de cette copie pour le concours général qui fut mise au panier, de guerre lasse, parce qu’on ne pouvait pas la déchiffrer.Heureusement pour elle, il n’y avait que des devoirs très médiocres ce jour-là, de sorte que la commission se sépara en disant : “Eh bien ! nous ferons demain une descente dans le panier.’’ On fit cette descente le lendemain, en disant, en bons humanistes : “ Arduus est descensus Averni ”, et on retira de 1’ “Enfer ”, entre autres, la copie illisible.Et on ne put la lire tout entière ; mais ce qu’on en put lire était si bien qu’on la mit en tête.“ C’est l’histoire de Mme de Maintenon.Revenant d’Amérique, à douze ans, elle fut si malade qu’on la crut morte et qu’on se préparait à la jeter aux poissons.Le canon qui devait saluer la disparition du corps dans la mer était chargé.Elle se réveilla.Il était temps.Quarante ans après, un courtisan lui dit très joliment : “Ce n’est jamais pour rien, madame, que l’on revient de si loin.” De même la copie du concours général.Elle était au panier ; elle en fut tirée; ce n’est pas pour rien que l’on remonte de si bas.Mais elle avait été bien près de la mort.“ Même dans les relations privées, une mauvaise écriture fait le plus grand tort.D’abord elle peut être cause, comme j’ai dit, qu’on ne lise pas vos lettres et cela peut L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 79 avoir quelques petits inconvénients.Mais quand on les lit, on les lit avec une impatience qui ne se traduit pas pour l’envoyeur en sentiments d’extrême bienveillance et de dévouement à toute épreuve.Quelques-uns, même, considèrent une mauvaise écriture comme un effet de la i hâte et, par conséquent, comme une impolitesse.C’est injuste: de ce qu’zY écrit mal ce n’est pas une raison pour qu’il soit mal élevé.Ce n’est pas sa faute : “ Mais si ! mais si ! ” répondent les grincheux, non sans quelque grain de raison.“ C’est le mot de Méry, criant partout qu’il abhorrait les imbéciles: “ Ce n’est etj pas leur faute ”, lui disait-on.‘‘Si, répliquait-il.Je vous assure qu’au moins ils y a-1 sont pour quelque chose.” Que les mauvais graphes soient pour quelque chose dans leur défaut ou qu’ils n’y soient pour rien, il faudrait au moins qu’ils missent un peu 'du leur pour atténuer au moins leur infirmité.Ce n’est pas impossible et c’est éminemment dans leur intérêt.‘‘ Je ne vois guère à quoi sert une mauvaise écriture, et je ne vois guère à quoi nuit es ji une bonne.” jî I iî II Conseils d’un directeur d’école à un adjoint qui débute.(Cours élémentaire).— L'Educatio?i Chrétienne reproduit les excellents conseils qui suivent : i°— Chaque soir, après 4 heures, il faut préparer la classe du lendemain : le cahier spécial doit porter les indications de cette préparation.Le bon instituteur prépare consciencieusement toutes ses leçons avant d’entrer en classe, où il ne doit s’occuper que de ses élèves.— Attention au choix des devoirs.20— Le bon maître n’abandonne pas ses élèves pendant les récréations ; il surveille leur langage (au point de vue moral surtout) et leurs jeux, d’une manière attentive,—¦ il cherche à connaître leur caractère.30— Pour les leçons, chercher (si possible) à montrer les objets dont on parle, ou -des gravures, des dessins.— Si vous faites une leçon sur le pain, ayez sur votre bureau du blé, de la farine et un morceau de pain ;—une leçon sur le charbon, ayez de la houille, du coke, du charbon de bois, etc.— (pas de leçon de choses, sans les choses, a7itant que possible)-, consultez au besoin le musée scolaire; soyez ingénieux,— et vous aurez une classe vivante.4°— Il faut faire chanter ces petits élèves, trois ou quatre fois par jour, en entrant « j en classe, en sortant, à 11 heures et à 4 heures.Et T Cherchez à mettre de la gaieté dans votre petite classe, afin de faire aimer l’école à ces petits enfants, encore bien caressés par les mamans ! — (Bien entendu, ne les frappez jamais).— Si vous savez vous y prendre (être très actif, et voir partout à la : fois), vous aurez peu d'occasions de punir et vous serez très aimé de vos élèves.£ I 5°—Tous les samedis (au soir), tous les mercredis (au soir), il faut relever les cahiers d’écriture et les cahiers de devoirs des élèves, afin d’y jeter un coup d’œil ; puis on les met en ordre sur le bureau (ou sur l’étagère).De temps en temps, quand c’est possible, y mettre aussi une courte annotation : bien, assez bien, mal, etc., etc.— Corrigez les devoirs au tableau noir.6°— Prenez soin de votre salle de classe, qui doit toujours être propre ; cherchez -à l’orner. 8o L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7°— Les enfants doivent toujours être occupés ; soignez surtout la lecture, l’écriture, l'orthographe et le calcul.— (Rappelez-vous que la répétition est l'âme de l'école)'.Faites une revision le samedi.8°— Apprenez à vos élèves quelques morceaux de récitation simples, courts et bien appropriés à leur âge.9°— Tous les exercices doivent être gradués : passez toujours du connu à l 'inconnut servez-vous de leurs connaissances acquises actuellement pour leur en faire acquérir de nouvelles.io°— Vous ferez le possible pour faire connaissance avec les parents de vos élèves (sinon avec tous, du moins avec ceux que vous pourrez voir).— Inquiétez-vous des enfants absents, malades, etc.xi°— Suivez le mieux possible votre emploi du temps et le tableau de répartition des matières.12°— Ne pas négliger la gymnastique et l’hygiène.130—Tous les mois (le xer ou le 2) vous enverrez des carnets de correspondance chez les parents.140— Veillez à / 'éducation des élèves : ordre, propreté, politesse, etc., apprenez-leur à dire la vérité et à haïr le mensonge.V.Boisdiê, Directeur d'école primaire supérieure et d'école primaire élémentaire.(Bull.Vendée), A propos de discipline.— Une revue pédagogique dont nous sommes loin de partager toutes les idées, L'Ecole nouvelle, de Paris, parle ainsi de la discipline scolaire : “ Après la discipline autoritaire à l’école est apparue la discipline libérale.Aujourd’hui quelques esprits réclameraient volontiers l’absence de toute discipline sous prétexte de liberté et d’égalité.C’est là une exagération outrée, selon nous et, si comme l’a dit le philosophe, “ la vertu est un juste milieu ”, entre la discipline autoritaire et l’absence de la discipline, il y a place pour un moyen terme, je veux dire la discipline libérale, une discipline telle que la désire notre confrère Gildon de L'Ecole nouvelle.” Ce que je voudrais, c’est, en entrant dans une classe, éprouver cette sensation de repos, de sérénité, de fraîcheur, dirai-je, que donne toujours le spectacle de l’activité tranquille, du travail ordonné.On dirait alors qu’au-dessus des petites têtes pensives et appliquées plane de la douceur, de l’harmonie.Et cela est un véritable enchantement ! Ai-je besoin d’ajouter qu’il me répugne de voir peser sur elles un silence de terreur?La paix que je réclame n’est pas celle du tombeau.Le mutisme, l’immobilité absolue des enfants m’effraient.Mais au moins, que la voix du maître soit toujours et facilement entendue, et que celle des enfants ne s’élève que pour répondre aux interrogations, ou, quand il est nécessaire, pour questionner, en toute convenance et en tout respect.” Le Journal des Instituteurs traitant le même sujet dit : “ La discipline ne s’imposera ni par la crainte du châtiment ni par l’espérance d’une récompense possible, mais par la conviction qu’elle est bonne et salutaire à ceux qui savent l’accepter.Et qu’on ne dise pas que cela est au-dessus de l’intelligence de l’enfant, car il est aisé de lui faire comprendre la nécessité de l’ordre et du travail.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE pO' 81 DOCUMENTS OFFICIELS AMENDEMENTS A LA LOI DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE département de d’instruction pubdique Québec, ier iuin 1903.Monsieur C.-J.Magnan, Directeur de L'Enseignement Primaire, Québec.Monsieur, Je vous prie de vouloir bien insérer dans le prochain numéro de L'Enseignement Primaire, les amendements qui ont été faits à la loi de l’Instruction publique à la dernière session de la Législature : (1) Amendements à la loi de l’Instruction publique (SANCTIONNÉS DE 25 AVRIE 1903.) 1.L’article 482 de la loi 62 Victoria, chapitre 28, est amendé : {a) En ajoutant, après le mot “ district ”, dans la deuxième ligne, les mots : ” ou à la cour de magistrat ” ; {b) En insérant, après le mot “ emplacement ”, dans le paragraphe {a), les mots : ” ou décidé la reconstruction 2.L’article 496 de la loi 62 Victoria, chapitre 28, est amendé : {ci) En remplaçant le mot : 1 11 deux ”, dans la dixième ligne du deuxième alinéa, par le mot : ‘ ‘ cinq ’ ’ ; {b) En ajoutant, après le mot : “enseignement ”, dans la dernière ligne du même alinéa, les mots : “ Cette remise pourra être faite en cinq payements égaux et annuels EOI AMENDANT DES DOIS CONCERNANT E’INSTRUCTION RUBRIQUE RELATIVEMENT AUX PERSONNES PROFESSANT RA RELIGION JUDAÏQUE.Attendu que les personnes professant la religion judaïque réclament le droit de faire recevoir et instruire leurs enfants dans les écoles sous le contrôle des corporations scolaires établies par la loi ; Attendu que ces personnes ont jusqu’à présent envoyé presque exclusivement leurs enfants aux écoles protestantes ; Attendu que le Bureau des commissaires d’écoles protestants de la cité de Montréal, qui est la municipalité principalement intéressée, refuse de reconnaître aucune obligation de recevoir dans les écoles sous son contrôle les enfants de croyance judaïque, dont les parents ne sont pas des propriétaires d’immeubles sujets à taxation pour le bénéfice des dites écoles ; et attendu que le bien fondé de cette prétention a été judiciairement contesté ; (1) Lorsque cette lettre nous est parvenue, la livraison de juin était imprimée, 2— 82 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Attendu que le Bureau des commissaires d’école protestants de la cité de Montréal a, par résolution, exprimé son consentement à ce que la difficulté ci-dessus soit réglée en la manière stipulée dans les dispositions ci-après ; Attendu qu’il importe d’empêcher que de semblables différends puissent se produire dans d’autres localités de la Province ; A ces causes, Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l’Assemblée Législative de Québec, décrète ce qui suit : 1.Nonobstant toute disposition contraire, dans toutes les municipalités de la Province, qu’elles soient régies, relativement aux écoles, par la loi de l’Instruction publique,' ou par des lois spéciales, les personnes professant la religion judaïque seront traitées, pour les fins scolaires, de la même manière que les protestants, et, pour les dites fins! seront assujetties aux mêmes obligations et jouiront des mêmes droits et privilèges que ces derniers.2.Dans toute municipalité de la Province, les personnes professant la religion judaïque devront payer les taxes scolaires à la, ou pour le bénéfice de la corporation scolaire dans cette municipalité qui est sous le contrôle du comité protestant du Conseil de l’Instruction publique, et s’il n’y a pas de telle corporation, alors à la seule corporation scolaire qui y existe, 3.Dans toute municipalité dans laquelle, pour les fins de l’imposition et delà perception de la taxe scolaire, les propriétés foncières appartenant à des personnes professant la religion judaïque sont inscrites dans un état comprenant les propriétés foncières des personnes qui ne sont ni de la croyance catholique romaine, ni de la croyance protestante, les propriétés foncières appartenant aux personnes professant la religion judaïque devront être omises de cet état et être inscrites dans l’état comprenant les propriétés foncières des personnes qui sont de la croyance protestante.Toute disposition, dans une loi générale ou spéciale, conférant aux personnes de croyance judaïque le droit de faire inscrire leurs propriétés foncières sur un autre état que celui où sont inscrites les propriétés foncières des personnes de croyance protestante, est abrogée.4.Lorsque, en vertu de la loi applicable dans une municipalité, les montants provenant de la taxe scolaire sont partagés entre la corporation scolaire catholique romaine et la corporation scolaire protestante, dans la proportion relative de la population catholique romaine et de la population protestante, les personnes professant la religion judaïque sont comptées au nombre des protestants.5.Dans toute municipalité dans laquelle l’allocation votée annuellement par la Législature pour les écoles publiques devra être répartie par le surintendant de l’Instruction publique entre la corporation scolaire catholique romaine et la corporation scolaire protestante, dans la proportion relative de la population catholique romaine et de la population protestante de la municipalité d’après le recensement précédent, cet officier devra compter au nombre des protestants les personnes qui, d’après le recensement alors dernier, professaient la religion judaïque.6.Après l’entrée en vigueur de la présente loi, les enfants des parents professant la religion judaïque, auront les mêmes droits d’être instruits dans les écoles publiques de la Province que les enfants protestants, et seront traités de la même manière que les protestants pour toutes les fins scolaires.Néanmoins, aucun élève de croyance judaïque ne pourra être contraint de lire ou d’étudier dans aucun livre religieux ou de dévotion, ou de prendre part à aucun exercice religieux ou de dévotion auquel s’objectera le père, ou, à son défaut, la mère, ou le tuteur ou la personne qui a la garde ou le soin de cet élève.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, PAUL DK GAZES, Pour le Surintendant. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 83 ira .eo «< 1ère bureau central des examinateurs catholiques DE LA PROVINCE DE QUEBEC SESSION DE JUIN 1903 Liste des candidats diplômés Diplôme modèle et académique MONTRÉAL Modèle français.— Satisfaisant.— Lavallée, M.-Alb.-Donia ; Pesant, M.-Anne-Philomène ; Beaudouin, M.-Elis.-Nidia ; Lajeunesse, M.-Marg.-Honora ; Lafortune, M.-P.-Irma; Plessis dit Bélair, Hél.-Berthe ; Charlebois, M.-Cécile-Ad.; Gagnon, M.-Albina ; Durand, Maria-Alma-O.-S.; Drouin, M.-Anne-Alexandrine ; Pigeon, Marie-Louise; Roy, M.-Antoinette-E.; Milette, M.-Car.-Amanda ; Ouimet, M.-Lse-Eva ; Laurin, M.-Mathilde-F.; Toupin, M.-Laura ; Gervais, M.-Herm.-Ida ; Mar-childon, M.-Victorine ; Desjardins, Marie-Louise; Sawyer, Marie-Louise; Viger, Marie-Louise ; Plaisance, A.-M.-Nathalie ; Lachance, M.-Rose-Paméla ; Derome, Flore-Constance; de Longchamp, Victorine-Alice ; Leroux, M.-Antoinette-Bernad.; Renaud, Léontine-Virg.-Aimée ; Lévesque, M.-Géorgie-Anna ; Dupuis, Arthur-Mé-déric.Modèle anglais.— Satisfaisant.— Leehy, Clot, alias Ella ; Goulet, M.-Ant.-Emma.Modèle français.— Distinction.— Lavallée, M.-Rose-Ubalda ; Piette, Maria-Ger-maine-E.; Pelland, M.-Flore ; Thouin, M.-Fabiana ; Lauzon, M.-Victoire ; Des-rochers, M.-Bertha ; Charbonneau, M.-Anne ; Séguin, M.-Claire-Ida ; Gravel, M.-Adélina-Emma ; Séguin, M.-Léonida-Blanche ; Désormeault, M.-Alice ; Beaulieu, M.-Laura-Clara ; Chassé, M.-Anna-Arthémise ; Bleau, M.-Virginie ; Commartin, Maria-Eva ; Clément, M.-Roséa-Amandine ; Godin, Marie-Anne-Em.; Henrichon, M.-Louise; Chagnon, M.-Anne-Virginie ; Damphousse, M.-Anna-Laura ; Lamarre, M.-Anne-Priscilla ; Daigneault, M.-Parmélia ; Brûlé, M.-Lse-Adèle ; Provost, M.-Zéph.-Fiorina ; Desrochers, M.-Rose-Alma ; Langlois, J.-M.-Clémentine ; Cadieux, M.-Héloïse-El.; Vanier, M.-Blanche-Eugénie ; Girardeau, M.-Eliz.-Laura ; Riopel, Marie-Ange ; Laplume, M.-Anna-Edesse ; Bourbonnais, M.-B.-A.-Graziella ; Bertrand, M.-F.-Anastasie ; Laporte, M.-E.-Blandine ; Nadeau, M.-Georgine ; Nantais, M.-Paméla-Clarinda ; Laporte, M.-Flore ; Fréchette, Marie-Anne ; Lalanne, Aurore-Rose-Amanda ; Beaudry, M.-Alb.-Yvonne ; Aubin, M.-Rose-Alma ; Comtois, M.-Parmélia; Leguerrier, M.-Blanche; Valois, M.-Laure-Alice ; Eongpré, M.-Eveline-Eva ; Grignon, M.-Rose-Irène-Eva ; Tétreault, M.-Blanche-Isoline ; Ferron, Marie-A.-Marguerite ; Frérault, M.-E.-Gertrude ; Boyer, Maria-M.; Lamarre, M.-R.-Gilberthe ; Barrette, M.-A.-Lauréa ; Marchand, M.-Blanche-Eugénie ; Latreille dit Lalande, M.-Blanche ; Laurence, M.-L.-Alice ; Turcotte, M.-C.-Anna ; Dubault, M.-Victoria ; Cléroux, M.-Emma ; Jauron, Marie-Louise ; Jasmin, M.-Corinne; Navert, M.-Lse-Anna; Clermont, M.-Florella-Az.; Dilotte, Sarah-Bibiane ; Lefebvre, M.-Julie ; Dupuis, M.-Eva-Geor-gianna ; Laferrière, M.-Eloïse-Rébecca ; Dufault, M.-Julie.Modèle a?iglais.— Distinction.— Cuddihy, Thos.-F.; Shine, Michael; Brennan, Thos.-K.Modèle français et élémentaire anglais.— Satisfaisa?it.— Séguin, M.-Adéla-Alice ; Durocher, M.-Alida.Modèle français et anglais.— Distmction.— Caron, M.-J.-Lucia ; Bousquet, M.-E.Berthe; Leduc, M.-Joséph.-Clém.-Antonine ; Derome, M.-Rose-Evélina. 84 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Académique fra?içais.— Satisfaisant.— Denis, M.-Bl.-Caroline.Académique français.— Distinction.— Forest, Maria-Alma-Dorina ; Tanguay, M.-Domithilde-Luména ; Robillard, M.-Marguerite-Alice ; Girouard, M.-Evéline ; Dacier, Anne-Marie-Yvonne ; Goyette, Lnmina-Antoinette.Académique français et modèle anglais.—Satisfaisant.—Frédelin-Joseph.Académique fra?içais et anglais.— Distinction.— Gougeon, M.-Phil.-Victoire ; Gagné, Aurise-Roseline-Dorilda.QUÉBEC Modèle français.—Satisfaisant.—Dussault, M.-Suzanne-Eva ; Gravel, M.-Evélina^ Marchand, M.-R.-Alfrida ; Fréchette, M.-Blanche-Hon.; Bissonnette, M.-C.-Odélie • Matte, M.-Ernestine ; Hallé, M.-Alice-Eva ; Gagnon, M.-Eouisia-Eætitia ; Poisson, M.-A.-Z.-Ismérie ; Gamache, M.-Laura-G.; Durand, M.-Angélique ; Jobin, M.-Alice-Antonia ; Barbeau, M.-J.-E.-Yvonna ; Leclerc, M.-Alice-Joséphine ; Chénard, M.-Eugénie-J.; Ruel, M.-Alma-Victorine ; Parent, Yvonne-A.-M.; Saucier, Marie-Anne ; Morel, M.-Rose-Anna ; Guilbault, M.-Lse ; St-Pierre, M.-Amanda-Yvonne ; Poulin, M.-Alice ; Barnard, M.-Elisa-Agnès ; Rochette, M.-Victoria ; Pichette, M.-Héléna-Eéda , Eabbé, M.-Eva-Alfrédine.Modèle a?ig lais.— Satisfaisant.— Carroll, Mary; Fisher, Mary-Eouisa ; Courteney, Mary-Ann ; Donelly', Margaret-Catherine; O’Doherty, Ellen-Catherine ; Butler, Mary-Constance ; Simoneau, Mary-Eouisa ; Whelen, Agnès-Mary.Modèle français.— Distinction.— Bérubé, M.-Eaure-Alexina ; Bouffard, A.-Ml Hélène; Blouin, M.-Euphémie-Mélanie ; Bédard, M.-C.-Albertine ; Dubé, M.-A-C.-l|{ Albertine ; Moreau, M.-Joséphine-Aurore ; Cimon, Marie-Victoria; Bolduc, M.-Clara; Laliberté, M.-Marguerite-Chant.; Ouellet, M.-A.-Angéla ; Dumas, M.-Philomène ; Mercier, M.-Zélia ; Martineau, M.-Anne-Eugénie ; Verret, M.-Emilie-Zéphirine ; Thi-boutot, Mariette-C.-E.; Allard, Marie-Eouise-D.; Drolet, M.-Euce-Emma ; Deslauriers, M.-Corinne-Anna ; Eanglois, M.-E.-Alexandra ; Eanglois, M.-Anne-Irma ; Ea-brecque, M.-Dalila ; Drolet, M.-H.-Blanche ; Lepire, M.-Ese-Clara ; Bourget, M.-Ese-Joséphine; Pagé, Anne-Marie-Eouise ; Marcotte, M.-A.-Ese-Georgette ; Nolet, M.-A.-Ursulia ; Eortie, M.-A.-Imelda ; Dumais, M.-Joséphine ; Demers, M.-Anna-D.; Cyr, M.-Victoria ; Perron, M.-Eaura ; Thibaudeau, M.-Blanche ; Gagnon, M.-E.-Annette ; Demers, M.-Y.-Elmina ; Matte, M.-E.-Régina ; Pouliot, M.-Lse-Corinne ; Côté, Marie-Eouise ; Drolet, M.-Anna-Eva ; Bégin, A.-Béatrix ; Normand, M.-E.-Edithe ; Eeclerc, M.-A.-Mélanie ; Rousseau, M.-Anna-G.; Guay, M.-Alice-C.; Parrot, M.-Honorine-Eugénie ; Eemieux, M.-J.-Yvonne ; Bolduc, M.-A.-Noéma ; Fortin, M.-Zélia ; Bour-gelas, M.-Joséphine-E.; Lemieux, M.-E.-Donalda ; Mayrand, M.-Emérentienne ; Duchesne, M.-Anne-Alice ; Lachance, M.-A.-Alma; Huard, Marie-Louise; Blanchard, M.-Juliette; Tardif, M.-Virginie-Alice ; Verret, M.-Phil.-Valéda ; Germain-Cloutier^ M.-A.-Laetitia.Modèle anglais.— Distinction.— Kerr, M.-Alice-Gertrude ; Creighton, Rose-Mary; Sheridan, Mary-Margaret; Quigley, Ella; EeBoutillier, Zoé-Mary; Gorman, Mary-Florence.Modèle frajiçais et élémentaire anglais.— Distinctio?i.— Collin, M.-Corinne-Bern.: Vallerand, M.-J.-Blandine.Modèle anglais et français.— Satisfaisafit.— Landry, M.-Rose-Anna.Modèle fra?içais et anglais.— Distinction.— Boyce, M.-Agnès ; Dussault, M.-Augustine ; Eatulippe, M.-Joséphine ; Leclerc, M.-A.-Attala ; Fortier, M.-Alice ; HuardJ M.-Louise ; Cantin, M.-A.-Octavie ; Landry, M.-Ant.-Ulpide ; Rossignol, M.-Bernadette.Modèle anglais et français.— Distùiction.— Cullen, M.-Ese-Alice.Académique français.— Satisfaisant.— Bédard, M.-Anne-Blanche.Académique afiglais.— Satisfaisant.— Gordon, Elsbeth-Mary-Alice ; Jones, Margaret-Mary ; Ferguson, Alice-Christina. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 85 Académique français.— Distinction.— Grenier, Marie-Louise; Protean, M.-Marg.-Blanche.Académique français et êlêtnentaire a?iglais.—Satisfaisant.—Julien, Marie-Malvina.Académique français et modèle anglais.— Distinction.— Langlois, M.-Elise-Bertha.Académique français et anglais.— Distinction.— Faquin, M.-Bl.-Yvonne.TROIS-RIVIÈRES Modèle français.— Satisfaisant.— Boisvert, M.-Anne-Corinne ; Chevalier, M.-Lse-Evélina ; Plante, M.-Florida; Désy, M.-Isabelle alias Bella; Béliveau, M.-B.-Phébée ; Marchand, M.-Anna.Modèle français.— Distmction.— Boisvert, M.-Lse-Laura ; Dorval, M.-Blanche-A.; Allard, M.-Mélina ; Beaudoin, M.-Louise-A.; Lescadres, M.-Léonie ; Pothier, M.-Lse-Berthe ; Nobert, M.-L.-Alexandrine ; Bourk, M.-Cécile ; Veilleux, M.-L.-Alma ; Vidal, M.-Marguerite-Alice ; Massé, M.-Blanche-Lucille ; Pronovost, M.-Lse-Mélidine ; Hubert, Joséphine-Marg.-M.; Hamelin, M.-A.-Yvonne.Modèle français et élémentaire a?iglais.— Satisfaisant.— Rivard, M.-Anne-Novia ; Dusablon, M.-A.-Alma.Modèle français et a?iglais.— Distinction.— Alarie, M.-Laura-Eva.Académique français et modèle anglais.— Distinction.— Dussault, M.-Anne-Cath.-Angéline.NICOLET Modèle français.— Satisfaisant.—Janelle, M.-Cécile; Voisard, M.-Blanche ; Mon-fette, M.-Lse-Clara ; Pelletier, M.-Anne-E.-A.; Denoncourt, M.-Eugénie-Alvica.Modèle français.— Distinction.— Papillon, M.-E.-Léda; Courchesne, M.-Eloïse ; Cartier, M.-Alberta ; Crevier, M.-Lse-Anastasie ; Caron, M.-Emma; Tisdelle, Marie-Louise ; Désilets, M.-Melandey ; Leblanc, M.-Rose-Cécile ; Lafond, M.-R.-Evéline ; Comtois, M.-Anne-Jeanne.Modèle français.— Grande distinction.— Turcot, M.-Rose-Ernestine.Modèle français et anglais.— Distinctio?i.— Millette, M.-Délia ; Vanasse, M.-Eugénie.ST-HYACINTHE Modèle français.— Satisfaisant.— Paul, M.-Délia-Bernadette ; Lassonde, M.-Anne; Allard, M.-Louise-H.; Paré, M.-Anne-Eugénie ; Paquette, M.-Rose ; Bernard, M.-Agnès-Anna ; Hébert, M.-Antoinette ; Guertin, M.-Rose-Zoé ; Gendron, M.-Aline.Modèle français.— Distinction.— Ravenelle, Léa-Vitaline ; Boulay, M.-Joséphine-Rosa ; Dufresne, Agnès-Corinne; Gagnon, M.-Rosalie-Angéline ; Riendeau, M.-Valérie; Sicotte, M.-Mélina-Dorilla ; Noiseux, Maria-Régina-Cord.; Fréchette, M.-Anastasie ; Pratte, M.-Alph.-Parphilia ; Tétrault, M.-E.-Bertha ; Pelletier, M.-H.-Florence; Lemaire, M.-Paméla ; Choquette, Ernestine; Jodoin, M.-Alma-Elméria ; Marcile, M.-Berthe-Gratia-Aur.; Sylvestre, Marie-Anne ; Martin, M.-Evélina; Cardin, M.-Rose-Anna ; Blanchard, M.-Anne-Ubaldine ; Morrier, M.-Zénaïde-Anna ; Pion, M.-Rose-Anna ; Bourque, M.-Exilda-Dorilla ; Vigeant, M.-Ant.-Irène ; Lavallée, M.-Anne-C.; Ménard, M.-Lse-Alma ; Léger, M.-Anne-Bernadette ; L’Heureux,M.-Marg.-Joséphine ; Blain, M.-Rose-Graziella ; Dumaine, M.-Délia-Ern.-Bernad.; Dumas, Exilia-Dona-Marguerite ; Gévry, M.-Anne-Antoinette ; Labossière, M.-Antoinette ; Martel, M.-Lse Hermine ; Racine, M.-Emma.Modèle français et élémentaire anglais.— Distinction.— Allard, M.-Antoinette ; Bernard, M.-Am.-Ludivine ; Champigny, M.-Eva.Modèle français et anglais.— Satisfaisant.— Caron, Elisabeth ; Gélinas, M.-Eva ; Pinsonnault, M.-Aimée-Alice ; Ledoux, M.-Anne-Evélina. 86 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Modèle français et anglais.— Distinction.— Gaudette, M.-Lse-Marguerite ; Goulet,.M.-Bl.-Alice ; Phaneuf, M.-Clotilde ; Quentin, Rose-Blanche; Rodier, Rose-Anna Desnoyers, M.-Eugénie-Albertine ; St-Jacques, M.-E.-Berthe.Module français et a?iglais.—Grande distinction.—Taché, Anne-M.-Alex.-Henriette.STE-MARIE Modèle français.— Satisfaisant.— Veilleux, M.-Caroline ; Carrier, M.-E.-Béatrice ;; Crête, M.-Ese-Georgiana.Modèle français.— Distinction.— Côté, M.-D.-Ernestine ; Lachance, M.-Anna-P.-V.; Lacroix, M.-Marg.-Amanda ; Cloutier, M.-J.-Stella ; Lessard, M.-Zélie; Lambert, Marie-E.; Taschereau, M.-T.-Aimée ; Nadeau, M.-Amanda-P.; Ferland, M.-Laure Bouffard, M.-Anne-Philomène ; Morin, M.-Méléda-Sophronie ; Gagnon, Rose-Anna-Bertha ; Boulet, M.-Emma ; Poirier, M.-Amanda.Modèle fra?içais et élémentaire anglais.— Satisfaisant.— Moreau, M.-Lse.Modèle français et élémentaire anglais.— Distinction.—Jacques, M.-Alice-C.; Cliche, Marie-Ida-V.Modèle fra?içais et anglais.— Distinction.— Boulanger, M.-Marg.-Laure.RIMOUSKI Modèle fra?içais.— Satisfaisant.— Côté, M.-Alice-Albertine ; Beaulieu, M.-Henriette ; Parant, Maria-Adianna ; Lavoie, M.-Alice; Moisan, M.-Clara-Alice.Modèle français.— Distinctio?i.— Deschènes, M.-Anne; Paradis, M.-Berthe-Adèle Bertrand, M.-Aimée-Alex.; Moreau, Maria-Victoire.Modèle français et anglais.— Distinction.— Langlois, M.-Eugénie-Amélia.Académique français.— Satisfaisant.— Petit, Albert-Arsène (Fr.Justinien) ; Be-chard, M.-Rosalie-Angéline ; Michaud, M.-Emma.SHERBROOKE Modèle français.— Satisfaisant.— Lamoureux, M.-Anne-Aurélie-G.; Bérubé, M.-Alberta.Modèle français.— Distinctioji.— Courtemanche, M.-Rose-Corinne ; Marchesseault,.M.-Bl.-Adèle ; Dudemaine, M.-Rose-Anna-Diana ; Champeau, M.-Ariana ; Binette, M.-Anne-Eva ; Tremblay, M.-Rose-Blanche.Modèle a?iglais.— Satisfaisant.— Moore, Elizabeth-Currie ; McGee, M.-Ellen.Modèle a?iglais.— Distinction.— Gallagher, Helen-Charlotte ; Lambert, Catherine-May-Fl.Modèle français et élémentaire anglais.—Distmction.— Deschamps, M.-Marg.-Léontine.Modèle français et anglais.— Distmction.— Trudeau, M.-Lse-Imelda ; Hémond, M.-Emélie.VALLEYFIELD Modèle français.— Satisfaisant.— Demers, M.-Lse-Donalda ; Brault, M.-Anne-Eugénie ; Lefebvre, Célina ; Laberge, M.-Léonie ; Gagnier, Marg.-Irène-Imelda £ Humbault, M.-Ida ; Trudeau, M.-Evélina ; Poissant, Maria-Fabiana ; Daoust, M.-Anne-Bernadette ; Montpetit, Marie-Rose-Elisabeth; Renaud, M.-Rosalba; Hébert, M.-Odile; Major, M.-Alexie.Modèle anglais.— Satisfaisa?it.— Dupuis, Bridget-Pearl ; Rice, May-Grace, Modèle français.— Distinction.— Dumouchel, M.-Joséphine-Béatrice ; Crevier^ M.-Anne-Ernestine ; Laurin, M.-Cléphyre; Laplante, M.-Amanda-Eugénie ; Mailloux,, M.-Yvonne; Daigneault, M.-Odile ; Quenneville, Cécile.Modèle anglais.— Distinction.— Feeny, Margaret. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 87 Modèle français et anglais.— Distinction.— Marcus, Lse-Ernestine.VICTORIAVILLE M.-Berthe ; Laplante, M.- Modèle''fra?içais.— Distinction.—Jolicœur, M.-Alphonsine ; Baillargeon, M.-Alber-tine.CHICOUTIMI Modèlefra?içais.— Satisfaisant.— Brassard, M.-Alma.Modèle français.— Distinction.— Grenon, M.-Blanche-Eglantine ; Aubin, M.-Du-lice-Alma ; Tremblay, M.-Oliva.fraserville Modèle français.—Satisfaisant.— Gagnon, M.-Amarilda-Clémence ; Chassé, M.-Anne-Aïda ; Dumont, M.-Alma ; Lebel, M.-Emilienne-Julie-Anna ; Beaulieu, M.-Marg.-Georgianna ; Lauzier, M.-J.-Alexandra ; Hudon, M.-Rose-Eva.Modèle français.— Distinction.— Lavoie, M.-Ilda ; Paradis, M.-Marg.-Bernadette ; Michaud, M.-Zoé-Catherine ; Bélanger, M.-Lse-Albertine ; Ouellet, M.-Alexandrine-Dél.; Ouellet, M.-Eugénie-Adrienna ; Caron, M.-Lse-Enitha ; Thériault, M.-Berna-dette-Adélia.FARNHAM Modèle français.— Satisfaisant.— Dextraze, M.-Lse-Eugénie ; Chevalier, M.-Adé-line-Emma ; Brodeur, M.-Rose-Alma ; Casgrain, M.-Elisa ; Martel, M.-Eva-Mathilda ; Bessette, M.-Esma.Modèle français.— Distinction.—Boudriault, Rose-Emma; Noël, M.-Anna-Rosalie ; Lamoureux, M.-Lse-Jeanne-Emma ; Pepin, Adélina ; Meunier, Régina-Phil.-Clarinda ; Meunier, M.-Laura ; Brodeur, M.-Jeannette-EHza ; Tanguay, M.-Angélina-Silvia ; Bienvenu, M.-Victorine-Anne ; Tétrault, Eva-Malvina ; Chaussé, M.-Amanda-Antoinette.Modèle français et élémentaire anglais.— Satisfaisant.— Gauthier, M.-Angélique ; Nadeau, M.-Joséphine-Albertine ; Ladouceur, M.-Mina-Azilda.Modèle français et élémentaire anglais.— Distinction.— Dubrûle, M.-Dolora-Anna ; Daignault, M.-Emma; Adam, M.-Isola-Cézonia ; Collette, M.-Antonia-Ernestine ; Couture, M.-Laura-Isabelle.Modèle français et anglais.— Distinction.— Valcourt, M.-Fabiola-Antonia ; Robert, M.-Rose-Amanda-Lauria.BAIE-ST-PAUL Modèle fra?içais.— Satisfaisa?it.— Tremblay, M.-Anne-Adélina ; Gagnon, M.-Florida-Adél.; Bhérer, M.-Antonia.Modèle français.— Distinction.— Tremblay, M.-Eva ; Danais, M.-Julie-Adèle ; Danais, M.-Albertine-Lydia ; Lavoie, M.-Marguerite-Math.ST-FERDINAND Modèle français.— Satisfaisant.— Douville, M.-Alice-Albertine ; Nolette, M.-Emélie-Minnie.Modèle fra?içais.— Distinction.— Lessard, M.-Angéline-Blanche ; Bruneau, M.-Anne-Elisabeth-Anas.; Pelletier, M.-Anne-Delphine ; Collin, M.-Lse-Graziella ; Bru-lotte, M.-Sara-Eugénie ; Hamel, M.-Joséph.-Graz.-Laura.carleton Modèle français et élémentaire anglais.— Distinction.— Allard, Marie-Anne ; Allard, Anna-Marie.Modèle français et anglais.— Distinction.— Lévesque, M.-Anastasie. 88 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE HULL Modèle français.—Satisfaisant.—Vadenais, M.-Clotilde ; Legault, Exilda ; St-Jean, Marie-Ange ; Pepin, Laura ; Cousineau, Augustina ; Pitre, M.-Bernadette.Modèle anglais.— Satisfaisant.— Allger, Katie-Helen.Modèle français.— Distinction.— Chéné, M.-Anna-Juliette ; Plouffe, Agnès; Lan-driau, Marie-Louise.Modèle anglais.— Distinction.— Hayes, Marie-Azilda ; Cameron, Mary-Gertrude; Gollinger, Agnès-Emelia ; Cosgrove, Helen-Gertrude ; McCormick, Rose-Edna ; Kelly, Mary-Evangeline ; Burke, Maud-Mary-Laurine ; Harkin, Elizabeth-Ellen ; McAndrew, Mary-Béatrice.Modèle français et élémentaire anglais.— Satisjaisant.— Rattey, Anne-Math.-Hilda.Modèle français et élémentaire anglais.— Distinction.— Loyer, M.-Elmire-Auxilia ; Nantel, Agathe-Adèle.Modèle français et anglais.— Satisfaisant.— Reinhardt, Béatrice; Loiselle, Maril-da ; Chénier, M.-Lse.Modèle français et anglais.— Distinctioti.— Clairoux, M.-Zéph.-Anna ; Charbon-neau, M.-Ida-Eugénie ; Patrice, M.-Clorinthe-Léopoldine ; Fournier, M.-Lse-Eugénie ; Horan, Alice-Angèle-Elizabeth ; Lavoie, M.-Jeanne-Antoinette ; Moffet, Eléonore-M.-Anne.Académique anglais.— Satisfaisant.— Lyons, Elisabeth-Margaret.Académique français.— Distinction.— Dugré, M.-Anne-Rosa-Florida ; Genest, M.-S.-Mérida-Amarilda ; Bergeron, M.-Célina ; Allard, M.-Emma; Turcotte, Marie-Rose.Académique anglais.— Distinction.— Scott, M.-Anna-Philomena.Académique français.— Gra?ide distinction.— Beaulieu, M.-Lse-Emma; Beaulieu, M.-Angélina.Académique français et anglais.— Distniction.— Dugré, Marie-Martine; Gagnon, Marie-Alice.PORTAGE-DU-FORT Modèle anglais.— Satisfaisa?it.— Kelly, Johanna.Modèle anglais.— Distinction.— Berrigan, Ann-Jane; Toner, Catherine-Elizabeth; Coghlan, Teresa-Joséphine ; Coyne, Edward-Leonard.Modèle anglais et français.— Distinction.— Gaboury, Jean-Ls.-Frédéric.ROBERVAL Modèle français—Distniction.— Lévesque, M.-Léa-Aurore ; Brassard, M.-Luce.Modèle anglais.— Distinction.— O’Sullivan, M.-Veronica-Josép.MONTEBELLO Modèle français.— Distinction.— Locas, Marie de l’Annonciation ; Major, Marie-Louise ; Lacroix, M.-Albertine ; Charlebois, M.-Léonide ; Pomainville, M.-Cécile-Vitaline.Modèle français et anglais.— Distinction.— Major, Julie.OMISSION Bien involontairement, le nom de Mlle Anna Guité, de Maria, a été omis de la liste des élèves de l’Ecole normale Laval qui ont obtenu un brevet au mois de juin dernier.Mlle Guité a reçu un diplôme pour école modèle avec grande distinction. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 89 COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE SESSION (DE L'AUTOMNE 1Ç03 1113: el liei, Présents Séance du g septembre 1903.(Avant-midi), juin L’hon.Surintendant de l’Instruction publique, président, Mgr l’archevêque d’Ottawa, “ “ de Québec, “ “ de Montréal, “ l’évêque de Pembroke, “ “ de Eimouski, “ “ de Chicoutimi, t° use simple adjectives with nouns ; to use in, on, under, above, below ; to use pronouns as subjects and pronouns as objects of transitive verbs.Begin to use adverbs.Have much writen work.Make exercises simple and short.Insist on neatness, correct use of capitals, apostrophe, periods, and question marks.jutcej Ainsi l’élève apprend la lecture, l’orthographe, la composition et aussi la inner] partie utile et pratique de la grammaire dans le cours élémentaire ; il apprend lojj la grammaire par la langue et, sans avoir un traité de grammaire entre les mains, il apprend à parler et à écrire facilement et correctement.Grammaire.— Un auteur français a dit en parlant de la grammaire : scUju Elle ne doit venir que lorsque l’enfant a déjà franchi toutes les premières difficultés de l’orthographe et de l’accord des mots.Elle ne doit paraître ctsasjffi16 dans le cours moyen, jamais dans le cours élémentaire.Jusque-là toute la science grammaticale doit consister dans quelques règles très courtes, résumant une leçon faite au tableau noir sur des exemples bien choisis.” Comme on vient de le voir, les Anglais suivent cette opinion, mais ils vont encore plus loin ; d’après le rapport déjà cité, l’enseignement grammatical pupils 1 proprement dit ne doit commencer qu’avec la huitième année de scolarité.,sei]taJ “ If the pupil has been rightly trained through the previous years of his course in the practical use of language and in the construction of sentences, he will be prepared by the eighth year to take up the study of the grammar of his language.This subject should be presented to the pupil not by definitions, committed to memory from books, but by an analysis of tire language ^ itself.• Nous croyons en avoir dit suffisamment pour renseigner les lecteurs de Id Enseignement Primaire sur la méthodologie de l’enseignement de la langue, suivie dans les écoles anglaises.Avant de conclure, nous tenons a faire remarquer que le programme que nous venons d’exposer offre deux inconvénients très graves : i° il ne peut être mis à exécution que par des personnes qui le comprennent et qui savent enseigner; 2° le maître ne peut pas diminuer son propre travail d’une manière notable en priant les ele\es de se io6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE faire aider de leurs parents, comme cela a lieu, dit-on, là où les procédés, routiniers sont en usage.Il est à supposer que ceux qui ont préparé ce programme et qui ont indiqué les moyens d’en tirer profit, ont pensé que l’instituteur, comme tout autre homme de profession, doit être assez habile pour remplir sa mission sans le secours d’auxiliaires incompétents.J.AHERN.ANALYSE Les Ca?iadiens français doivent entretenir dans leur cœur l'amour du sol natal, et proclamer avec fierté la gloire de leurs aficêtres et la beauté de leur patrie.I ANALYSE LOGIQUE Dans la phrase ci-dessus il y a deux propositions : 1ère Prop.: Les Canadiens français doivent entretenir dans leur cœur l’amour du sol natal ; proposition principals.2éme Prop.: (et) ils doivent proclamer avec fierté la gloire de leurs ancêtres et la beauté de leur patrie ; proposition principale.Cet dernière proposition est elliptique, car elle contient deux mots sous-entendus : ils et doivent, elle est aussi coordoyinée à la première par la conjonction de coordination et.En décomposant la 1ère proposition nous avons : Sujet, les Canadiens français ; verbe, sont ; attribut, deva?it entretenir dans leur cœur l'amour du sol natal.Le sujet est simple (un seul nom : Canadiens) et complexe (pour complément l’ad- ! jectiffrançais).L’attribut est simple (un seul participe présent : devaiit) et complexe, pour complément le reste de la proposition.II ANALYSE GRAMMATICALE Les : article s., m.pl., dét.Canadiens français.*— Canadiens (i) : n.pr., m.pl., suj.de doivent.— doivent : v.act.(devoir), 1ère conj., mode ind., temps présent; temps primitif : devoir, devant, dû, je dois, je dus, irrégul.— entretenir: v.act., 2e conj., mode inf., temps prés., compl.dir.de doivent.— da?is : prép.unit entretenir à cœur.— leur : adj.poss., m.s., dét.cœur.— cœitr : n.c., m.s., compl.cire, de lieu de entretenir.— /’ pour le : art.s., m.s., dét.amour.— amour: n.c., m.s., compl.dir.de entretenir.— die : art.comp., m.s., dét.sol (dans du 'û y a.de le).— sol : n.c., m.s., compl.dét.de amour.— natal: adj.quai., m.s., quai.sol.— et: conj.lie la proposition qui précède à celle qui suit.— proclamer : v.act., 1ère conj., mode inf., temps prés., compl.dir.de doivent (sous-entendu).— avec: prép.unit proclamer à fierté.—fierté : n.c., f.s., compl.cire, de manière de proclamer.— la: art.s., f.s., dét.gloire.—gloire : n.c., f.s., compl.dir.de proclamer.— de : prép.unit gloire à ancêtres.— leurs : adj.poss., m.pl., dét.ancêtres.— ancêtres : n.c., m.pl., compl.dét.de gloire.— et : conj.lie gloire et beauté.— la : art.s., f.s., dét.beauté.— beauté .- n.c., f.s., compl.dir.de proclamer.— de: prép., unit beauté à patrie.-leur : adj.poss., f.s., dét.patrie.—patrie : n.c., f.s., compl.dét.de beauté.(1) On pourrait aussi analyser Canadiens français, nom propre composé, mais il faudrait alors-joindre les deux mots par un trait d’union. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 107 ENSEIGNEMENT PRATIQUE INSTRUCTION RELIGIEUSE ELEMENTS DE EA DOCTRINE CHRETIENNE (1) PREMIÈRE PARTIE Dieu, les anges et les hommes Leçon Ille—Dieu est infiniment bon C’est Dieu qui m’a donné papa, c’est Dieu qui m’a donné maman, c’est Dieu qui m’a donné mes maîtres.Dieu me donne mon pain chaque jour, Dieu m’a donné mes yeux, Dieu m’a donné mes mains, Dieu m’a donné mon corps : Dieu est bien bon.J’aime beaucoup le bon Dieu, je le remercie.Ma maman est très bonne, je l’aime beaucoup, je ne veux pas lui faire de la peine, je veux toujours lui obéir.Mon papa est très bon, je l’aime beaucoup aussi, je veux lui obéir toujours.Mais Dieu est infiniment bon, il est meilleur que papa et que maman : je l’aime plus que papa, plus que maman, plus que mes maîtres, je l’aime de tout mon cœur, je l’aime plus que tout, je ne veux point lui faire de peine, je serai sage.Dieu a fait le soleil pour nous éclairer pendant le jour ; il a fait la lune et les étoiles pour nous éclairer pendant la nuit : Dieu a fait les astres pour nous.Le cheval nous conduit, le bœuf laboure la terre, le chien garde la maison, les oiseaux chantent : Dieu a fait tous les animaux pour nous.Les poiriers produisent des poires, les cerisiers produisent des cerises, la vigne produit des raisins, nous nous asseyons a 1 ombre des arbres, nous nous reposons sur l’herbe, nous mangeons des légumes, nous aimons a sentir les fleurs : Dieu a fait les arbres et toutes les plantes pour nous.Dieu est très bon, nous devons l’aimer beaucoup, il faut le remercier chaque jour.Leçon I Ve—Dieu est un esprit Dieu n’a point de corps, il n’a point d’yeux, il n’a point d’oreilles, il n’a point de bouche, il n’a point de bras, il n’a point de mains, il n’a point de pieds, il n’est pas blanc, il n’est pas rouge, il n’est pas noir, il n’a point de couleur : Dieu^est un esprit, nous ne pouvons ni le voir, ni le toucher ; nous le verrons dans le ciel après notre mort.Pour le voir dans le ciel, il faut lui obéir et être sage.(2) Reproduit des Eléments de la doctrine chrétienne, à l'usage des petits enfants.Par l’abbe H.Couvert.A Abbeville, chez Paillart. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE -io8 langue française COURS ÉLÉMENTAIRE Grammaire pratique XXXV.L’adverbe, [suite et fin).— Il arrive souvent qu’un adverbe, au lieu de caractériser un verbe, est joint à un adjectif, ou à un participe, ou même à un autre adverbe, dont il complète et précise le sens.Ainsi, on dit : Ce drapeau est extrêmement joli.Le mur de notre jardin est /r^-haut, mais peu solide.La tempête a horriblement dévasté le jardin.Comme ces roses sont graciezise?ne?it épanouies ! U tonnait très violemment.L’adverbe extrêmeme?it caractérise l’adjectif joli ; gracieusement caractérise épanouies.Cherchez vous-mêmes les autres rapports, pour vous rendre compte du rôle des adverbes joints à un adjectif, ou à un participe, ou à un autre adverbe.Ainsi, il y a trois sortes d’adverbes : les adverbes de manière, les adverbes de temps, et les adverbes de lieu.QUESTIONNAIRE Y a-t-il des adverbes faciles à reconnaître comme étant dérivés des adjectifs?Qu’expriment ces adverbes ?Quelle est leur terminaison ?EXERCICE Ecrire en face des adverbes suivants l’adjectif dont ils sont dérivés : Activement— Actuellement— Affreusement— Aigrement— Amicalement— Anciennement — Annuellement— Artificiellement— Attentivement — Avantageusement — Brillamment — Charitablement — Chèrement — Confusément — Considérablement — Continuellement— Correctement— Complètement— Cruellement— Doucement— Efficacement— Effrontément— Entièrement— Excessivement— Fièrement— Franchement— Fraternellement— Directement— Douloureusement.Former oralement des phrases avec ces adverbes, ou tout au moins des expressions définies.Trouver les adverbes dérivés des adjectifs suivants : Admirable— Adroit— Agréable— Brutal— Brusque— Chaud— Claire—Convenable — Digne — Docile— Dur— Etroit— Exact— Ferme— Fin— Fou— Froid— Favorable— Extrême — Fort — Cordial — Difficile — Distinct.Former oralement des phrases avec ces adverbes.Exercices d’invention et de Rédaction I.Invention.— A quoi ressemblent : Un lapin (à un lièvre),—une souris (à un rat),— une tourterelle (à un pigeon),— un renard (à un chien),— un tigre (à un chat),— un âne (à un cheval), — une taupe (à un rat),— une pomme (à une poire),— du seigle (à du blé).Modèle.— Un lapin ressemble à un lièvre.II.Rédaction.— Le petit chat.— Lisez cette petite histoire et inspirez-vous en pour raconter qu’on vous a donné un petit chat. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE i09> LE PETIT CHAT Lorsque ma tante venait nous voir, elle apportait toujours quelque chose.Un jour c’était un panier fermé dans lequel on entendait remuer quelque chose.“ Prends garde qu’il ne s’échappe, me dit-elle en me voyant ôter d’une main impatiente le petit bâton qui retenait la boucle du panier.Je crus que c’était un oiseau et levais le couvercle à demi.— C’était un petit chat !—Je le prends dans mes bras et me voilà courant en demandant du lait pour le faire boire.III.Invention,— Comment appelle-t-on l’ouvrier qui fait les montres ?(horloger).— Que fait-il encore ?(des pendules, des horloges).— Et l’ouvrier qui fait les bijoux ?(bijoutier).— N’a-t-il pas un autre nom qui rappelle celui de l’or ?(orfèvre).— Nommer six sortes de bijoux (bague, collier, bracelet, boucle d’oreilles, broche, épingle de cravate).Modèle.— L’ouvrier qui fait les montres est un horloger, il fait aussi des.etc.IV.Rédaction.— Description d’un parapluie.— Mettre un parapluie devant soi, et dire comment il est : grandeur, matière, couleur, forme du manche, détails, commodités : Mon parapluie n’est pas grand, car je ne suis pas grande non plus, il est de la taille d’un en-tout-cas de dame.Il est en soie, bleu marin, le manche est en merisier et forme une petite canne recourbée.Ce manche est aussi armé d’un joli gland de même couleur que la soie.Mon parapluie est bien commode, pas trop lourd et assez grand pour bien mer garantir.C’est un cadeau de ma marraine, et elle ne pouvait mieux le choisir.Elocution et Grammaire DICTÉES I l’eau potable Pour qu’une eau soit propre à servir de boisson, elle doit être fraîche, limpide, sans odeur, d’une saveur faible mais agréable ; il faut de plus qu elle soit aérée, et qu’elle contienne en dissolution des matières minérales.Questions.— i.Qu’entendez-vous par : eau potable, une eau limpide, une saveui ?par des matières minérales en dissolution ?2.Homonymes de poids ?Réponses.— i.Eau bonne à boire ; — eau très claire ; un goût ; des sels fondus.2.Pois: légumes ^—poix : espèce de colle dont les cordonniers enduisent leur fil.II LES ENFANTS-et LA NOIX Deux enfants trouvèrent une noix parmi les cailloux du chemin ; ils se la disputèrent et se prirent même aux cheveux.Un vieillard qui passait s’arrêta et les traita de fous.Il se plaça entre les deux rivaux, cassa la noix, dont il prit le noyau, et donna à chacun une coquille, puis il renvoya les enfants à leurs jeux.Maxime : Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès.Questions et explications.-/?^.- qu’est ce mot ?— Noix : remarquer l’^r du singulier.Ecrire ce mot au tableau au singulier et au pluriel.— L’arbre qui produit la noix est e.e diminutif de noix est.?{noisette).- Chemin, route, rw.-Remarquer le pluriel des noms en ou .cailloux, fous.-Rivaux: le singulier?Qu’est-ce qu’un concurrent, adversaire Exercices.-Faites le récit oral de la dictée.-Analyse des verbes.-Conjuguez au mode conditionnel et à l’impératif trouver, renvoyer, prendre. no L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ni SAUVAGES DU CANADA Lorsque les Français s’établirent au Canada, cette vaste région était habitée par diverses tribus sauvages.Les Esquimeaux, au nord ; les Souriquois et les Cannibas, au sud ; les Montagnais, sur les bords du Saguenay et du lac Saint-Jean ; les Algonquins, sur les rives du Saint-Laurent, entre Québec et Montréal ; les Iroquois, au sud des lacs Erié et Ontario ; les Hurons entre les lacs Erié et Huron ; les Outaouais, sur les bords de la rivière Ottawa.Exercices.— Distinguer les noms propres et faire trouver sur la carte les régions où vivaient ¦autrefois les sauvages du Canada.IV CHUTE MONTMORENCY Cette chute, l’une des plus belles du monde, est formée par la rivière Montmorency qui se jette dans le Saint-Laurent, d’une hauteur de quatre-vingt-deux pieds, à quelques milles de Québec.Les environs de cette chute ont été témoins de nombreux faits d’armes depuis la fondation de la colonie jusqu’à la cession du Canada à l’Angleterre, en dix-sept cent soixante.Exercices.— Orthographe de vingt, de mille et de cent.Indiquer sur la carte de la province de -Québeg pù se trouve la chute Montmorency./ Récitation /A EA PATRIE La patrie est le toit, le foyer, le berceau, Le clocher d’une église, un verger, un ruisseau, Une fleur, un ramier qu’on écoute à l’aurore.Mais, ne l’oublions pas, elle est bien plus encore : Elle est le souvenir, le souvenir pieux Qui transmet aux enfants la gloire des aïeux ! Exercice, Faire comprendre aux enfants que leur patrie est le Canada ; qu’ils doivent aimer leur pays avant celui des autres.Parler de nos aïeux, chercher à cultiver dans le cœur des enfants •un patriotisme bien canadien, COTES MOYEN Orthographe et Grammaire DICTÉES I DE CUIVRE Apres le fer, le cuivre est le métal qui a les applications les plus étendues.Sa ¦couleur rouge tirant sur le rose est tout à fait caractéristique, et lui a valu le nom de cuivre rouge pour le distinguer d’un de ses alliages, le laiton, qui est jaune.Il est plus dur que 1 or et 1 argent, et presque aussi tenace que le fer.A la température ordl-naire, il se conserve indéfiniment a l’air sec ; mais s’il reste exposé à l’air humide il -s altéré rapidement et se couvre à.'unz pellicule verte qui a reçu le nom de vert-de-gris. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ni L’eau-forte l’attaque avec énergie, circonstance que l’on a utilisée depuis longtemps dans l’art de la gravure.Les dissolutions de sel marin produisent le même effet, et avec d’autant plus d’activité qu’elles sont moins concentrées, ce qui explique certains pari accidents assez fréquents dans nos ménages.La plupart des acides végétaux et des principes acides renfermés dans les substances grasses exercent pareillement une action lais, t destructive sur le cuivre.|| Dans tous les cas, il se forme des composés vénéneux.Voilà pourquoi il est impru-les : dent de laisser refroidir des préparations alimentaires dans des vases de cuivre, et com-ffia, J bien il importe de les étamer, c’est-à-dire de les recouvrir d’une mince couche d’étain.Qoestions.— i.Que signifie le mot/W/zcwfe/ sens du suffixe ule; citer d’autres suffixes diminutifs.2.Quelle différence entre dur et tenace.3.Qu’est-ce qui explique certains accidents fréquents dans nos ménages?Quels sont ces accidents ?ltK 4, Quelle différence entre vénéneux et venimeux.; i I Réponses.— 1.Pellicule : petite peau.Le suffixe ule est diminutif comme aille, as, atre, ale, ¦el, la, et, ille, in, im, ol, euille, on, at.» I: ., .2.Dur : qui ne se laisse pas entamer ou rayer : tenace, qui résisté a la traction, qui ne se casse pas facilement : le verre est dur, il n’est pas tenace ; le fer est très dur, il est très tenace.3.Le sel marin attaque le cuivre, il forme avec lui un sel vénéneux, un poison.Si donc l’on fait cuire dans le cuivre des aliments salés, les personnes qui consomment ces aliments courent le risque d’être empoisonnées.C’est de cet accident qu’il est question.4.Vénéneux, venimeux : qui renferme du poison.— Vénéneux se dit des plantes et venimeux des animaux.II IL FAUT TRAVAILLER À L’ÉCOLE Tu te dis aujourd’hui : “ Cela m’ennuie d’apprendre mes leçons, d’apprendre l’histoire et la géographie, de compter et de faire des dictées ; j’aimerais bien mieux jouer aux billes ou faire l’école buissonnière.Mon maître est sévère et me punit quand j’ai été paresseux et cela me déplaît.” — Fort bien.Seulement, si tu ne profites pas aujourd’hui de l’occasion d’apprendre qui t’est donnée, tu ne la retrouveras plus.D’ici peu, on ne te dispensera plus de gagner ta vie, et, pour manger, il faudra que tu mer travailles.Si tu n’as rien fait sur les bancs de l’école, tu le regretteras amèrement, faits mais il sera trop tard pour le regretter.Questions.— 1.Que signifie le mot f—2.Donner deux dérivés de ¦rét'ère.—3.Analyser me dans me punit.— 4.Conjuguer à l’indicatif présent, avec un complément, le verbe dire.— 5 •Qu’est-ce que les adjectifs déterminatifs ?III LE LAC CHAMPLAIN Le lac Champlain, dont il est souvent question dans l’histoire du Canada, fut découvert par l’illustre navigateur dont il porte le nom.Il s’étend entre le Canada et les Etats-Unis.A l’extrémité sud du lac Champlain, se trouvait le fort Carillon bâti par les Français et qui fut le théâtre de plusieurs combats.C’est à cet endroit que l’éclatante victoire chantée par notre poète national, Crémazie, fut remportée le 8 de juillet 1758, Sa î par trois mille six cents Canadiens, commandés par Montcalm.a de ; j£jt I Exercices.— Indiquer sur la carte où se trouve le lac Champlain.— Quel est le nom de l’illustre i'.navigateur qui découvrit ce lac?—Faire trouver les verbes dans la dictée, nommer le sujet, le |f j| | complément de chacun d’eux.Expliquer l’orthographe des mots: bâti, chantée, remportée, com~ mandés.— Expliquer le sens des mots illustre, extrémité, théâtre, éclatante. 112 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Récitation CANADA Salut, ô ciel de ma patrie ! Salut, ô noble Saint-Laurent ! Ton nom dans mon âme attendrie Répand un parfum enivrant.Dans tes verdoyantes campagnes Où séjourne le vrai bonheur, Le Canadien a pour compagnes Les plus saintes vertus du cœur.Fidèle au culte de ses pères, De leur exemple il suit la loi, Et fuyant les mœurs étrangères, Il garde sa langue et sa foir Octave Crémazie.Rédaction DES PLUMES De quelles plumes animales s’est-on d’abord servi, pour écrire ?Quelles sont les plumes dont nous nous servons maintenant ?SUJET TRAITÉ Nous nous servons pour écrite, de plumes en fer ou plumes métalliques ; mais autrefois, on se servait de plumes animales plus élastiques et plus fortes.Les plume: de cygne sont trop grosses, celles du canard trop minces, la plume d’oie réunit le: qualités désirées.Longtemps les Hollandais ont préparé ces plumes ; ils les trempaient quelque: instants dans un bain de cendres chaudes pour les débarrasser du corps gras qui le: recouvre et empêche l’encre d’y adhérer.Mais les plumes d’oie grincent sur le papier et il faut les tailler ; tandis que let plumes métalliques dont nous nous servons ont le grand avantage d’être tout préparées Il n’y a guère qu’une cinquantaine d’années que cette fabrication existe.On tailli ces plumes dans des planches d'acier qui sont découpées en bandes et ces bandes son soumises à des préparations successives qui nous donnent les jolies plumes avec les quelles nous écrivons nos devoirs et nos lettres.Ilti Li, mat COURS SUPÉRIEUR Récitation i SOYONS UNIS Les vieux chênes de la montagne Où combattirent nos aïeux ; Le sol de la verte campagne Où coula leur sang généreux ; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JI3 Le flot qui chante à la prairie La splendeur de leurs noms bénis, La grande voix de la patrie, Tout nous redit : soyez unis.Octave Crêmazie.III MGR DE EAVAE Montmorency-Laval ! quel nom brillant de gloire ! Quel astre au firmament de notre belle histoire ! Il né porta jamais le mousquet du soldat ; Mais père d’un clergé dont la patrie est fière, Sans peur inscrivons-le sur la noble bannière De son bien-aimé Canada ! Gloire, gloire à Laval ! —L’enfant du sanctuaire 1J -> Ne doit pas être seul à bénir sa poussière : Il doit remplir d’orgueil tout vrai cœur canadien.J Que le pays entier le chante et l’éternise ; Montmorency-Laval ! s’il fut grand dans l’Eglise, Il fut aussi grand citoyen ! L’abbé A.Gingras.Vocabulaire I.Indiquez la famille ou la catégorie à laquelle appartiennent les êtres ou les objets désignés ci-desssous : Zouave : — Montre : bijou.— Chapeau: coiffure.— Vipère: reptile.— Sculp- teur: artiste.—Haricot: céréale.—Eponge: zoophite.-—Musique: art.—Chimie: science, — Juin : mois.— Lune : pla?iête.— Truite : poisson.— Huître : mollusque.— Fratricide : crime.— Méchanceté : défaut.— Charité: vertu.— Bleu : couleur.— Platine : métal.— Chalet : habitation.—Poignard : arme.—Harpe : musique.—La livre : poids.—Anisette : liqueur.— L’est : points cardinaux.— Violette : fleur.— Menuisier : artisan'— Scie : outil.— Peuplier : bois.— Blé : céréale.— Datte : fruit.— Bilboquet : jouet.— Soleil : astre.—Lundi -.jours.—Papillon : insecte.—Do : note musicale.—Faisan : oiseau.—Veste : habit.— Sabot: chaussure.— Grèce: pays.— Afrique: partie du monde.II.— Un adverbe étant donné, trouvez le nom et la préposition qui en sont l'équivalent : Habilement : avec habileté.— Précisément : avec précision.— Poliment : avec politesse.— Excessivement : avec excès.— Garment : avec gaîté.— Activement : avec activité.— Héroïquement : avec héroisme.— Opiniâtrement : avec opiniâtreté.—Justement : avec justice.— Affectueusement : avec affection.Orthographe, Idées et Grammaire DICTÉES I CONSERVONS NOTRE CARACTÈRE NATIONAL Nous occupons une place exceptionnelle sur ce continent, dans le voisinage immédiat d’une grande république qui poursuit une politique expansion et ^'absorption, 4— ii4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE et, si nous ne vo7ilo7is pas être enveloppés dans le grand Tout Américain par ces lois de la gravitation aussi irrésistibles dans l’ordre politique que dans le nw?ide physique, j ¦îi fonf rt'htbpcnnni n'vnrpfiRinTi.il finit aTioesantir la detisite de notre ^l" il faut appesantir, permettez-moi cette expression, il faut appesantir la densité de notre culture intellectuelle.C’est ainsi que Vont compris les sauveurs de la race.Que serions-nous devenus si nos grands devanciers amla main à je ne saw quel projet d’unification intellectuelle qui n’est d’ailleurs, dans la pensée de ceux qui nous y convient, qu’une tentative assimilation et la main mise sur notre nationalité ?Gardons avec amour la religion sacrée du souvenir, le dépôt de nos traditions.Ce qui fait une nation, ce n’est pas seulement l’indépendance, ce n’est pas toujours l’indépendance, c’est aussi et surtout le patrimoine intellectuel, moral, social que le passé lègue au présent et que le présent doit léguer à l’avenir.L'émancipation psychologique peut seule donner l’émancipation politique, et malheur aux collectivités qui finissent par adopter l’âme d’un autre peuple.Il y a longtemps que Tacite a écrit que la langue des conquérants dans la bouche des vaincus est une langue d’esclaves.Hon.Ad.Turgeon.(Discours au cinquantenaire du collège de Dévis, 1903).¦îi uïK m 1:: Explications et exercices.— exceptionnelle : donnez les mots de la même famille : exception, excepté, excepter, exceptionnellement.Excepter signifie : mettre en dehors de, mettre à part.— immédiat : entre deux choses immédiates, il n’y a rien, elles se touchent.— république : gouvernement d’un peuple qui s’administre lui-même par les représentants qu’il choisit.— expansion : action de s’étendre, d’augmenter ses dimensions.— absorption: action de faire entrer en soi-même.— voulons: faites donner les temps simples et les irrégularités.—gravitation : force en vertu de laquelle tous les corps s’attirent en raison directe de leur masse et en raison inverse de leur distance.— monde physique : monde des êtres matériels.— appesantir: rendre pesant; ici l’auteur l’emploie pour augmenter.— densité : rapport entre le poids d’un corps et son volume ; une pinte de plomb pèse plus qu’une pinte d’eau, d’où il résulte que la densité du plomb est plus grande que celle de l’eau.— l'ont compris: faites donner les temps simples et les irrégularités.— devenus: auxiliaire être, accord avec le sujet.— avaient i?i prêté : pas d’accord, le complément direct est après.— sais : temps simples et irrégularités.— convient : verbe convier, inviter.— assimilation : action de rendre quelque chose semblable ànous-même.—émancipation psychologique : indépendance de l’âme, — collectivités : groupes de peuples ayant la même langue, les mêmes lois; l’auteur veut dires ici les petits peuples.— Tacite : historien latin qui vivait à la fin du premier et au commencement du second siècle.Analyse de la phrase suivante iéi Tacite a écrit que la langue des conquérants dans la bouche des vaincus est une: langue d'esclaves.Principale : Tacite a écrit.Complétive directe de a écrit : la langue des conquérants dans la bouche des vaincus: est une langue d'esclaves.Dans la bouche des vaincus est un complément déterminatif de langue des conquê^Lh rants; ce complément équivaut àpar les vaincus.Le complément est réellement déterminatif, car si on le supprimait la proposition serait fausse.Faites analyser ensuite les mots de la phrase tour à tour ; après le travail ci-dessus, il n’y a plus de difficulté.II LES GRANDS ARBRES DE NOS FORÊTS Parmi les grands arbres de nos forêts, on peut voir l’orme blanc si remarquable par l’ombrage protecteur qu ’il offre au travailleur.A une vingtaine de pieds du tronc, quatre ou cinq rameaux s’élancent en divergeant jusqu'à une hauteur de soixante ou L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE US K soixante-dix pieds, et là s'arrêtent pour se pencher vers la terre, formant avec leur Wip I riche feuillage un immense parasol.Quelques-uns de ces arbres s'élèvent à une hauteur "U de cent pieds.Isolés, ils apparaissent dans toute leur majesté, et ce sont contredit Il I les arbres les plus magnifiques de nos forêts.On voit encore le frêne blanc, remarqua-«li I ble par sa blanche écorce, la beauté de son feuillage, et l’excellente qualité de son bois qui sert à une multitude d’usages ; le hêtre à Y&ç.oxç.ç.grisâtre, que la foudre ne frappe a| jamais et dont les branches offrent aussi par leur gracieux feuillage et leur attitude Cet horizontale, un arbre recherché ; le merisier à l’écorce aromatiqiie et dont le bois égale en beauté l'acajou; le sapin au feuillage toujours vert, et enfin le pin, qui s’élance jusqu’à cent cinquante pieds et que sa forme gigantesque a fait surnommer le roi de j nos forêts.isst : - Gérin-Lajoie.anji ¦ Explications et exercices.— Parmi : composé de par et de mi (moitié) : i signifie au milieu de.— vingtaine : différence avec vingt?vingtaine est plus vague, il s,® signifie environ vingt ; vingt indique le nombre exact.— rameaux : mots de la même famille: rame, ramer, ramifier, ramification, rameur, ramure.— divergeant : ensuivant [ami deux directions qui s’écartent.Le contraire est convergeant.—jusqu'à : cette locution prépositive indique le temps ou la distance.— s'arrêtent : cherchez le sujet : quatre ou les cinq rameaux.—parasol : donnez d’autres mots dans lesquels entre le préfixe para ; paratonnerre, paraphiie, paravent, parachute, etc.Un équivalent de parasol ?ombrelle.•-ces : pourquoi le démonstratif ?Parce qu’on rappelle les grarids arbres du commen- cement.— s'élèvent: faites remarquer les temps où l’avant dernière syllabe ne prend pas l’accent.— sans contredit : remplacez ces deux mots par un seul : certainement.— voit : temps simples et irrégularités ?(attention au futur et au conditionnel présent).risâtre : sens de la terminaison âtre ajoutée à un adjectif ?l’idée est moins affirmative.-— attitude: maintien, manière de se tenir.— horizontale: le contraire verticale; indiquez le sens de ces deux mots.— aromatique : qui contient un arôme c’est-à-dire une essence d’un odeur particulière, un parfum.— acajou: bois précieux veiné de rouge foncé.— gigantesque: géante, très grande, au-dessus de l’ordinaire.— Faites indiquer le rôle des noms de la dictée.Analyse de la phrase suivante ill CO! linit 0 réel iesst rijti- Parmi les grands arbres de nos forêts, on remarque le pin, qui s'élance jusqu'à cent ¦cinquante pieds et que sa taille gigantesque a fait surnommer le roi de nos forêts.Principale : Parmi les grands arbres de nos forêts, o?i remarque le pi?i.1ère Complétive explicative de pùi : qui s'élève jusqti'à ce?it cinquante pieds.2ème Complétive de pin : que sa taille gigantesque a fait surnommer le roi de nos forêts.Remarques : Dans la principale, il y a une inversion ; Parmi les gra?ids arbres de nos forêts est un compl.cire, de on remarque (on remarque où ?Parmi les grands arbres.) Les deux complétives sont explicatives ; on pourrait les supprimer, la proposition -serait encore vraie.L’expression a fait sumiommer doit être analysée comme étant le passé indéfini du verbe faire surnommer.Le roi de nos forêts est un compl.cire, de a fait surnommer ; (il répond à la question comment ?) le compl.dir.est que (antéc.pin). 116 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Composition SUJET À TRAITER L,A CLOCHE ::: Qu’est-ce que la cloche ?Que nous rappelle-t-elle ?Comment devons-nous l’entendre ?SUJET TRAITÉ La cloche est une amie qui nous parle du devoir et nous rappelle notre noble origine: C’est une voix du ciel; elle nous élève au-dessus des tristesses de cette terre et nous parle un langage divin qui élève et transporte:—Elle nous accompagne dans Sc toutes les circonstances graves de notre vie et plane sur notre cercueil.Son gai carillon annonce aux oreilles, et plus encore aux cœurs qui s aven»® l’entendre, que nous avons été faits chrétiens; que l’eau sainte du baptême nous a|fepi purifiés du péché originel.Plus tard, elle sonne joyeusement l’heure bénie de la première Communion, puis c’est un mariage qu’elle annonce, et enfin c’est le glas éperdu et douloureux qui se fait l’écho de nos douleurs et pleure avec nous nos chers disparus.__ _ I Mais il est aussi une autre cloche, celle de l’école; celle-ci annonce les heures: d’études, de travail, celles aussi de la récréation ; c’est la personnification du devoin qui a ses peines et ses joies.Aussi comme nous l’aimons, comme nous devons l’aime» et lui être fidèle ! Malheureusement, il n’en est pas toujours ainsi.Souvent même, nous négligeons d’écouter cette voix qui nous porte au bien ; elle nous ennuie, nous agace, et c’eslj bien mauvais signe, car lorsque la voix du devoir est pénible à entendre, c’est querjj notre âme est dans de tristes conditions, qu’elle est lâche et indigne de la tâche qurl lui incombe.Il faut donc que nous prenions l’habitude d’écouter notre conscience, d’être attentif! à éviter le mal, à pratiquer le bien, et alors la cloche deviendra pour nous une amie, à J qui nous serons reconnaissants de nous remettre dans la voie droite si, par malheurj nous l’avons abandonnée.als Enseignement agricole Exercices spéciaux pour les écoles rurales Récitation et chant CANTIQUE À NOTRE-DAME DES CHAMPS Sur l’air : Pitié, mon Dieu.I.Vierge Marie, ô Mère immaculée, IV.Dorez la grappe au soleil de septembre ; Gardez nos champs, nos bois et nos hameaux.Donnez aux fruits leur parfum savoureux Cultivateurs de l’humaine vallée, Nous vous offrons nos rustiques travaux.Refrain : Divine Mère, Reine des Champs, ' Protégez notre terre, Et sauvez vos enfants.bis.Et quand la brume annoncera décembre, Préservez-nous des hivers rigoureux.V, Au Dieu d’amour, en son Eucharistie, Nous fournissons et le pain et le vin ; Obtenez-nous, ô Mère de l’hostie, De nous asseoir à son banquet divin.h L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE IL A nos printemps, ô céleste rosée, Versez la joie et la fécondité, Que par l’hiver la plaine reposée Germe les fleurs, l’espoir et la beauté.De nos étés détournez la tempête, Vierge d’août, gardez les moissonneurs ; Et tous iront, au jour de votre fête, Vous rendre grâce et chanter vos grandeurs, II/ VI.Loin de nos champs bannissez le blasphème ; Du Christ en nous faites grandir l’amour ; Et de nos fronts détournez l’anathème Que Dieu réserve au mépris du saint jour.VII.Quand notre corps, retournant en poussière, Ira dormir à l’ombre du saint lieu, Prenez notre âme, ô bienheureuse Mère, Et portez-la vous-même à l’Enfant-Dieu.Marquis de Ségur.terre ¦lier unie Jta DICTÉE LE BLÉ EN FLEUR Viens, mon fils, dit le fermier, viens, je vais te montrer les merveilles de la nature.Suis le sentier étroit qui traverse ce beau champ de blé ; cueille si tu le veux ces coque-icots écarlates, ces bluets azurés, mais respecte les tiges où se balancent les épis leuris.C’est le moment le plus précieux de l’année : vois-tu ces petits filets couverts te poussière qui frissonnent sous la brise?C’est la fleur du blé.Dans quelques ours, tu verras que chaque cellule de l’épi contiendra un grain d’où sortira notre pain [uotidien.Questions et explications.—Où le fermier conduit-il son fils?Quelles sont ces merveilles?- Qu’est-ce qu’un sentier?— Ecarlates signifie très rouges, et azurés de la couleur bleue du ciel, de as'wr,—Pourquoi le fermier permet-il à son fils de cueillir des coquelicots et des bluets?— Que : ignifie l’expression frissonnent sous la brise?(Un vent doux les agite légèrement).— Pain quo-idien : le pain de chaque jour.Exercices.— Souligner les mots invariables.— Relever la dictée en remplaçant mon fils par mes .nfants : Venez, mes enfants .std Rédaction et leçon de choses SUJET À TRAITER LEÇON DE CHOSES FAITE SUR UN PETIT MOUTON Arrivée du mouton en classe.Leçon du maître : usages de la chair, de la graisse, des cornes, de a peau, de la laine.Conclusion.SUJET TRAITÉ Mon cher ami, Notre professeur nous a fait, hier, une leçon de choses bien intéressante et sous une forme si particulière et si attrayante, que je tiens à te la faire connaître, pensant ainsi te divertir tout en te faisant partager mes nouvelles connaissances.Nous nous hâtions de terminer nos devoirs, lorsque à “ la porte de notre classe nous entendîmes du bruit ” : la porte s’ouvrit et nous vîmes entrer.devine quoi ! Un oli et délicieux petit mouton blanc que le professeur avait demandé pour le sujet “ de visu ” de notre leçon de choses.Lorsque l’émotion, causée par cette arrivée inattendue, se fut calmée, le maître prit la parole et dit à peu près ce que je transcris ici pour toi : —je veux vous montrer, nous dit-il, tout ce que l’homme, avec son esprit indus-; : trieuxet fécond, a su tirer des diverses parties du mouton.— Sa chair, et vous en savez quelque chose, nous fournit les côtelettes, les gigots, les rôtis que nous mangeons avec bon appétit ; sa graisse, appelée suif, sert à la fabrication de la chandelle et de la aougie; ses cornes, ramollies dans l’eau bouillante et fondues, sont converties en peignes, manches de couteau, jouets d’enfant, etc.Avec sa peau, on obtient un cuir souple et mince appelé basane ; on en fait aussi du maroquin, du parchemin. n8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I,a laine du mouton est employée à une foule d’usages.Les matelas, les couvertures, les flanelles, certaines étoffes d’ameublement, mille autres choses encore, sont, faites avec la laine des moutons.Vous voyez, chers enfants, ce que l’homme peut tirer, par son industrie, de ce petit et joli animal qu’on appelle le mouton.Pendant cette leçon, nous regardions attentivement le “sujet ” proposé et nous, admirions la fine et douce toison qui nous donne de si chauds vêtements d’hiver.Voilà, en très résumé, cher ami, la leçon fournie par cet intéressant petit animal je n’avais jamais réfléchi qu’il pouvait être aussi utile et j’ai été vivement intéressé-par ce que j ’ai appris.Au revoir, cher ami.En attendant le plaisir de te revoir aux vacances prochaines,, je t’envoie mes bien affectueuses amitiés et te serre la main.Cordialement à toi, Louis.(D’après Coudert et Cuir.).MATHEMATIQUES ARITHMÉTIQUE CALCUL MENTAL Questionnez les élevés à tour de rôle ; ne permettez pas aux élèves de répéter une question avant d y répondre ; donnez à chaque élève un temps raisonnable pour trouver la réponse ; énoncez vos questions brièvement, clairement et rapidement.6.Comptez de 3 en 3 jusqu’à 102.Faites l’inverse de 102 à 3.7.Deux fois 3?Trois fois 3?Quatre fois 3 ?Ainsi de suite jusqu’à 25 fois 3.Faites l’inverse : 3 fois 23 ?3 fois 24?3 fois 23?Ainsi jusqu’à 3 fois 2.8.Trois en 3 ?3 en 6 ?3 en 9 ?3 en 12 ?Ainsi de suite jusqu’à 3 en 75.9.Partant de 1, comptez par 3 jusqu’à 100.Partant de 100, faites l’mverse.10.Partant de 2, comptez par 3 jusqu’à 101.Partant de 101 faites 1 inverse.n.Trois en 3 ?Trois en 4 ?Trois en 5 ?Trois en 6 ?Trois en 7 > Irois en 8?Ainsi de suite jusqu’à 3 en 75 ?PROBLÈMES SUR LES QUATRE OPÉRATIONS 4* Un voyageur doit rester en route pendant 72 jours ; s’il est en voyage- epuis 49 jours, combien de jours restera-t-il encore avant de rentrer ?Rép.23 jours.v a ^re d,un travail qui a 125 verges de longueur, si |t,-> on en a déjà fait 48 verges et 39 verges ?Rép.38 verges.I et|a j, n ' e Part^&e ^ une certaine somme entre 15 personnes, chacune d elles a eu $2.45.Quelle est la somme distribuée ?Rép.$26 73 a.J'rlZ PerSTf a fait Une dette de ^7°’ et elle ne peut S’en acquitter Rép i87noisrSant Pai m°1S' Dans combien de temps sera-t-elle quitte ? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 119 PROBLÈMES DE RÉCAPITULATION SUR LES FRACTIONS 1.Une femme a porté des œufs au marché.Elle en a cassé ^ douzaine ; elle a vendu le ^ du reste i/ pièce ; les 5 du reste à raison de 16È la douzaine, et enfin elle vend le reste, moins 2 qu’elle donne à un pauvre, pour 45/, à raison de 9É la ^ douzaine.Combien avait-elle d’œufs et quelle somme a-t-elle reçue ?2.Un ouvrier dépense le ^ de ce qu’il gagne pour sa nourriture, le ^ pour son habillement et son logement, et le ^ en menus frais.Il économise chaque année $212.Combien gagne-t-il par an?3.Un homme laisse, par testament, une somme à distribuer de la manière suivante : ^ à son fils ; à sa fill£ 5 les i reste à un neveu ; la balance reste à un hospice.Quelle est la part de chaque héritier, si l’hospice, après le décès, recueille $6570 ?Solutions : : 11 v R 11 ci it 1.45 E- .09 = 5 demi-douzaines = 30 ce qu’elle vend en dernier lieu ; avant d’en avoir donné 2, elle avait donc 30 + 2 = 32.Comme dans la vente précédente elle a vendu les 5 de ce qui lui restait, 32 est les f de son deuxième reste; 5 de ce deuxième reste = ;f — 16 et | du deuxième reste 32 X 5 2 80, le deuxième reste.Dans la première vente elle a vendu le % de ce qui lui restait, donc 80 est les ^ de ce qui lui restait en premier heu ; ^3 de ce premier reste = -— = 40 et % —- = 120, le premier reste ; 120 + 6, les œufs cassés = 126, le nombre de ses œufs.Le % de 120 à = 40É ; les l de (120 — 40) = 48 = 4 douzaines à 30X09 16^ = 64É ; 80 — 48 — 2 — 30, le dernier reste à 9^ la demi-douzaine = 47— = 45+ 40É + 64É + 45È = $1.49- RéP- 2- lA + lA+10= i42°o + 120 + 120 = 120 ; ce qu’il dépense.120 07 ______ 53 120 - 120 - i20) ce qu’il économise = $212 ; 212 'JT' 120 _ 212 X 120 12(J 53 — $480.Rép.3.^ + = 11, partie laissée au fils et à la fille ; |22 — ^ ^ le reste ; 5 de ^ = 3l0) la part du neveu ; 5 de ^ = 20, Par^ l’hospice.2o = ^^570 ; f0 = $6570 x 20 = $131400, la somme entière laissée en héritage.% de $131400 == $87600, la part du fils ; ^ de $131400 = $32850, la part de la fille; de $131400 = $4380.la part du neveu.règles de l’unité, percentage, etc.69.Un groupe de travailleurs composé de 18 hommes, 15 femmes et 20 enfants, a gagné en commun $3420.Répartissez cette somme entre les ouvriers, de manière que la part d’une femme soit les ^ de celle d’un homme, et la part d’un enfant les % de celle d’une femme.^ ^ 70.Un métallurgiste, qui établit ses prix de vente sur un benefice de 8^, vend la tonne de fer $53.20.Il emploie dans son usine un minerai qui renferme 70^ de fer ; mais le traitement de ce minerai entraîne un dechet de \% du fer qu’il contient.Combien ce métallurgiste a-t-il traite de tonnes fie minerai dans une année où il a gagné $5720.064 ? 120 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71.Un capitaliste prête au même taux deux sommes dont le total s’élève à $5760.La première somme lui rapporte $94.05 eu 9 mois y2 ; Jla deuxième $78 en 6 mois y.Trouvez le montant de chacun de ces prêts et le taux auquel ils ont été effectués.Solutions : 69.Eu mettant $1 pour la part d’un homme, les 18 hommes recevraient $18 ; si la part d’un homme est de $1, la part d’une femme sera ^ de $1, et la part de 15 femmes = $ = $10’ la Part d,un enfant étant les , de la part d’une femme, il s’ensuit que la part d’un enfant = les y des ^ de $1 =la y de $1, et la part de 20 enfants = X 20= $10.D’après cette supposition, les 18 hommes, 15 femmes et 20 enfants recevraient $18 + $10 + $10 — $38.Ea somme à distribuer n’est pas $38 mais $3420 ; autant il y a de fois $38 en $3420, autant de fois il y aura de fois $1 pour les hommes, ^ de $1, pour les femmes et y de $1 pour les enfants.$3420 -r- $38 = $90, la part d’un homme ; $90 X = $60, la part d’une femme ; 90 x = 45, la part d’un enfant.18 hommes à $90 = $1620 ; 15 femmes à $60 = $900 : 20 enfants à $45 = $900.$1620 + $900 + $900 = $3420.70.$5720.064-t-.08 = 71500.80, produit total des ventes de l’année.$71500.80-i-$53.20 = 1344, tonnes de fer vendues.Dans 1 tonne de minerai il n’y avait que .70 d’une tonne de fer ; en extrayant le fer du minerai il y avait un déchêt de 4^ de la quantité de fer contenue dans le minerai, c’est-à-dire que le métallurgiste ne pouvait extraire que 96^ de .70 d’une tonne de fer de chaque tonne de minerai ; .96 x U0 — *672 de tonne de fer dans chaque tonne de minerai.La quantité totale de fer extrait pendant l’année étant de 1344 tonnes, il s’ensuit qu’il y a eu autant de tonnes de minerai traité qu’il y a de fois .672 en 1344.1344 -i- .672 = 2000 tonnes.Rép.71.($94.05-y9) x 12 = $118.80, ce que la première somme aurait rapporté en 1 année.($78-t-23°)x 12 = $140.40, ce que la deuxième somme rapporterait dans 1 année.$118.80 + $140.40 = $259.20, ce que les deux sommes, ou $5760 rapporteraient ; $259.20$5760 = .04^ ou \y2%.$118.80^-.04^ = $2640, la première somme.$140.40-^.04^2 =$3120, la deuxième somme.TENUE DES LIVRES PARTIS SIMPRS Deuxième série d’opérations à entrer dans le Livre de Caisse Québec, 1 mars 1903.Commencé mon commerce avec espèces, $1000.— 2.Payé loyer du mois de mars, $10.— 3.Acheté d’Ed.Lyons, au comptant, 2000 minots de blé, à $0.45, $900.^ 5.Acheté de G.Richard, au comptant, 10 barils de farine, à $5., $50.6.\ endu à Jos.Nolin, au comptant, 1500 minots de blé, à $0.50, $750; 10 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 121 J: ,5ariis de farine, à $5.50, $55.— 7.Vendu à M.Joseph, au comptant, 200 minots de blé, à $0.51, $102.— 8.Acheté de P.Denis, au comptant, 100 barils farine, à $4.75» i 1475 ! 8°° minots de blé, à $0.45, $360.— 9.Vendu à E.Thomas, au comptant, xco 3:: barils de farine, à $5, $500 ; 1100 minots de blé, à $0 50, $550.— 10.Payé pour papeterie, timbres, etc., $5 ; pour salaire du commis, 1 mois, $6.Livre de Caisse Dr Cr aie; :ï es- iptc' v.a: :: 'à X â - ; e éè ra m * Sommes Sommes reçues payées 1903 .Mars 1 A nom de l'élève, placement 1000 < ( 2 Par loyer du mois de mars 10 ( ( 3 Par facture 1, 9°° ( < 5 Par facture 2, 50 i ( 6 A L.de V.805 ( < 7 A L.de V.102 ( ( 8 Par facture 3, 835 ( ( 9 A L.de V.1050 ( < 10 Par papeterie, timbres, etc.5 < ( 10 Par salaire du commis, 1 mois 6 ( ( 10 Par Balance 1151 2957 2957 Mars 11 A Balance 1151 « qti Trouver la différence entre le total du débit et celui du crédit du Livre de Caisse, 1 inscrire cette différence au crédit en la faisant précéder des mots Par Balance, c est ce qu’on appelle solder la Caisse.m IvIVRE DE VENTES DE DA DEUXIÈME SÉRIE Québec, le 6 mars içoj î: rx Au comptant I A crédit 120- 1903 Mars 6 Jos.Nolin Au comptant 1500 minots de blé à $0.50.$750 10 barils de farine à $5.50.805 ( ( 7 M.Joseph Au comptant 200 minots de blé à $0.51.102 < ( 9 E.Thomas Au comptant 100 barils de farine à $5 00.1100 minots de blé à $0.50.’afi — 1050 1 Pour questions et instructions, voyez L'Enseignement Primaire, livraison de sep- î ’tembre 1903. 122 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LE CABINET DE L’INSTITUTEUR VCEUVRE DE DEON XIII k,:\ m'im v;'r' VA - '• s» En un siècle où l’affaissement de la foi précipite le monde vers le cataclysme^.Léon XIII a compris la nécessité de ramener constamment l’attention des peuples sur les principes chrétiens, seuls capables de conduire vers leurs destinées les sociétés-comme les individus.Si on relit la suite de ses Encycliques, on y retrouve à chaque ligne la même pensée-directrice.Qu’il parle aux évêques d’un pays, soit de France, d’Allemagne, d’Italie,, de Hongrie, du Brésil, des Etats-Unis, ou qu’il s’adresse à la catholicité tout entière qu’il s’agisse d’éducation ou de politique sous les tempéraments exigés par les différences de lieux, c’est la même pensée qui se fait jour : revenez aux principes chrétiens.Sa première encyclique, datée du 21 avril 1878, et adressée aux évêques du monde catholique, a pour titre: “Des maux de la société humaine, de leurs causes et de leurs remèdes’’.C’est tout le programme de son pontificat que le nouveau pape-traçait là. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 123; “ L,es maux de la société, dit Léon XIII, ont leur principale cause dans le mépris de l’autorité de l’Eglise, mère de toute civilisation ; c’est donc dans la soumission aux enseignements de l’Eglise que la société trouvera le remède à ses maux: éducation chrétienne de l’enfance, sanctification du mariage, respect du droit et de la justice dans les relations des peuples comme dans celles de la vie quotidienne, union étroite des peuples chrétiens avec le Pasteur suprême La suite des encycliques n’est que le développement de ce programme : Aux parents, Léon XIII ne cesse de rappeler la nécessité de l’éducation chrétienne de la jeunesse ; Aux évêques, il recommande avec insistance la formation profondément chrétienne des clercs ; Aux savants, il prêche la restauration de la philosophie chrétienne et des études bibliques ; Aux princes et aux dirigeants des peuples, il trace le plan de la constitution chrétienne des Etats ; Aux individus, il rappelle les principaux devoirs du chrétien, tant dans la vie publique que dans leur vie privée ; Aux familles, il enseigne la sainteté du mariage et son indissolubilité ; Aux riches et aux pauvres, aux patrons et aux ouvriers, il recommande l’accomplissement dans un esprit chrétien, de leurs devoirs réciproques ; Soyez chrétiens aussi bien dans la vie publique que dans la vie privée, et vous aurez la paix, en vous, dans vos familles et dans la société.Tel est le résumé des enseignements de Léon XIII.Sa voix est aujourd’hui muette, et sa main, immobile, a laissé tomber la plume ; mais ses enseignements vivront, et les peuples, comme les individus, nous l’espérons, comprendront de plus en plus la nécessité de s’en pénétrer et d’y obéir.Là, en effet, est la seule voie de salut.{Le Courrier de Bruxelles).CHRONIQUE SCOLAIRE La paroisse de Saint-Pascal (Kamouraska), sera bientôt dotée d’une école ménagère.Les Sœurs de Sainte-Anne ont pris possession d’un couvent neuf qui fait grand honneur à la jolie paroisse de Saint-Gabriel de Brandon (Berthier).Le nouvel édifice est vaste, très bien situé, et a coûté trente mille piastres.L’école ménagère de Roberval, tenue par les Dames Ursulines, continue son œuvre vraiment nationale avec un succès qui attire l’attention des autorités.Nous avons appris avec plaisir que le ministère de l’Agriculture de Québec a augmenté de $300 l’octroi que le gouvernement accorde, chaque année, à cet établissement.Le 29 juin dernier, le couvent de Beauharnois célébrait le cinquantenaire de sa fondation.A cette occasion, de grandes fêtes ont eu lieu.Mgr Emard, évêque de 124 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Valle3Tfield, assistait à la cérémonie religieuse qu’appelait cette circonstance.Sa Grandeur adressa la parole au nombreux auditoire réuni dans un même esprit de foi et de reconnaissance.Après avoir félicité le fondateur de l’institution, le révérend M.L.-D.Charland, d’avoir choisi les Sœurs des SS.Noms de Jésus et de Marie, qui ¦depuis un demi siècle ont donné l’éducation à plus de dix mille jeunes filles, Mgr Emard dit, en résumé, ce qui suit : “ Et quelle éducation, certes ! J’ai visité l’Europe : en France l’éducation coûte quatre fois la somme que l’on dépense en Canada, et je suis prêt à aflirmer et à supporter toute discussion que l’éducation ici n’est pas arriérée mais bien sur le même pied qu’en France, en Italie et en Angleterre ”.Monseigneur parla fortement contre les critiques de certaines gens qui ont tant méprisé notre manière de former la jeunesse.Malgré tous ces écrits, les bonnes familles canadiennes-françaises ont toujours élevé leur enfants dignement, selon que l’a voulu Notre-Seigneur Jésus-Christ en venant sur la terre.Après avoir bien défini l’éducation et ses devoirs, la manière dont on la donne sur notre terre chrétienne, Sa Grandeur termine en rappelant la mémoire du curé E.-D.Charland, fondateur de ce couvent, de Mgr Bourget, celui qui a béni le couvent, et ses derniers mots sont pour engager les anciennes élèves à bien se réjouir en un si beau jour.Les dames charitables de Saint-Malo (une paroisse de Saint-Sauveur de Québec), aidées et guidées par leur dévoué curé, M.Bouffard, se proposent de réaliser le plan que voici : i° Ecole maternelle, déjà établie dans un petit local loué ; 2° Ecole professionnelle ; 3° Ecole ménagère ; 4° Patronage de jeunes filles qui se réunissent tous les dimanches dans le même local ; 5° Distribution de la soupe aux pauvres ; 6° Visite des ménages pauvres et des malades à domicile.L’accomplissement de ce programme est confié aux Sœurs missionnaires franciscaines de Marie.La Défense, de Chicoutimi, nous apprend que la population du Lac Saint-Jean est entrée décidément dans la voie du progrès.C’est ainsi que les paroisses de Saint-Cœur-de-Marie, Saint-Gédéon, Normandin, Sainte-Anne ont fait bâtir des écoles neuves d’après des plans conformes aux règles de l’hygiène et de la pédagogie.L ne douzaine d’autres écoles sont actuellement en construction dans Chicoutimi et le Lac Saint-Jean.Au couvent de la Présentation-de-Marie, St-Hyacinthe, on a célébré, le 15 août dernier, le cinquantième anniversaire de vie religieuse de la révérende Sœur Marie Saint-Guibert.Répondant à une invitation spéciale de la révérende Sœur Saint-Thomas, maîtresse générale des classes du couvent du Bon Pasteur de Québec, le directeur de L'Enseigne-/Vzwmzn’a visité l’école spacieuse que la commission scolaire de Québec a fait bâtir, il y a une couple d’années, au coin des rues Lachevrotière et Saint-Amable.Cette école comprend dix classes dirigées par les Sœurs du Bon Pasteur.Nous avons ete on ne peut plus intéressé par tout ce que nous avons vu dans ce magnifique établissement scolaire.La tenue des élèves, la récitation, léchant, le mobilier scolaire, la propreté attrayante des classes, l’air de bonheur et de contentement facile à lire sur les figures heureuses des maîtresses et des élèves, tous ces détails, qui ont une grande importance dans l’enseignement, n’échappent pas au visiteur attentif, et réjouissent plus qu’on ne peut le dire ceux qui sont du métier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 125 Si ï foi n Nous conseillons aux institutrices de faire partie des associations formées par quelques-unes d’entre elles à Québec et à Montréal.En lisant le procès-verbal de la dernière réunion des institutrices de Québec, nos lectrices constateront que le Bureau de cette association n’a pu se rendre à toutes les demandes que lui ont faites les commissions scolaires au sujet d’engagements d’institutrices.tf Association des Institutrices catholiques de Québec Séance du 12 septembre içoj.Etaient présents : M.C.-J.Magnan et MM.les inspecteurs d’écoles Rx^, Guay, Bouchard ; Institutrices : Mde Oct.Côté, présidente ; Mlle E.Trumble, vice-présidente ; Mlles M.-E.Pépin, J.Gravel, C.Taillon, A.Pelletier, A.Vézina, A.Dionne, M.Drolet, M.Turcotte.Il a été proposé par Mlle A.Pelletier que la contribution annuelle des institutrices qui voudront faire partie de l’Association soit de 25 cts.au lieu de 50 cts., comme elle était durant l’année qui vient de finir.— Adopté.Il a été constaté qu’il y a eu beaucoup de demandes d’institutrices ; mais le Bureau n’a pu satisfaire à toutes ces demandes, vu qu’un grand nombre d’institutrices qui sont sans emploi, ne se sont pas adressées à l’Association.Si toutes les institutrices faisaient partie de l’Association, elles trouveraient facilement à se placer, avec un traitement assez élevé.Il a été proposé par Mlle A.Dionne que toute municipalité s’adressant au Bureau pour s’assurer les services d’une ou de plusieurs institutrices, devra accompagner sa demande de 50 cts au lieu d’une piastre, comme antérieurement, et le Bureau s’empressera de satisfaire à toute demande, dans la mesure du possible.— Adopté.Il a été proposé par Mlle C.Taillon, que la trésorière, Mlle A.Dionne, soit autorisée à déposer dans une banque, l’argent, en son nom personnel, mais dans un livret spécial, pour l’Association.— Adopté.Proposé par Mlle E.Trumble, que la somme de $1.00 soit payée à Mlle Turcotte, pour ses dépenses, comme secrétaire, depuis juillet 1903.— Adopté.Il a été proposé par Mlle A.Dionne, que des remerciements soient votés à Mlle Turcotte, qui se retire du bureau de direction.— Adopté.Proposé par Mlle Turcotte, que Mlle M.-E.Pépin soit nommée pour remplacer Mlle Turcotte comme secrétaire.— Adopté à l’unanimité.Proposé par Mlle Turcotte, que de bien sincères remerciements soient offerts à Monsieur le directeur de L'Enseignement Primaire, pour le bienveillant encouragement qu’il a bien voulu donner à l’Association en honorant de sa présence la séance du 12 septembre 1903.M.l’inspecteur Roy nomme Mlle Odélie Ferland, en remplacement de Mlle Béland M.l’inspecteur Guay nomme Mlle P.Turcotte, pour remplacer Mlle M.Turcotte; comme conseillère.M.-E.Pépin, Secrétaire.Correspondance Une institutrice nous écrit : “ Jai l’honneur de venir vous demander si, dans cette phrase ou autres analogues : “ Nous avons voyagé.” on doit dire, pour trouver le sujet : “ Qui est-ce qui a voyagé F" au lieu de : “ Qui est-ce qui avons voyagé ?Veuillez me répondre dans L'Enseignement Primaire et omettre nom nom, s’il voue-plaît.” Institutrice. 126 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Noie du.Directeur.— On doit dire : Qui est-ce qui a voyagé ?Dans la Grammaire Nationale, de Bescherelle, on lit, page 491 : “Des morts n’emportent rien au ténébreux séjour.” Et pour trouver le sujet, Bescherelle fait la question : Qui est-ce qui n’emporte rien au ténébreux séjour ?REVUE MENSUELLE La Macédoine subit le joug horrible des Turcs.Ces barbares massacrent des villages entiers.Les nations européennes protégeront-elles efficacement enfin les chrétiens de l’Orient ?A la demande de S.G.Mgr Labrèque, évêque de Chicoutimi, la Préfecture Apostolique du Golfe Saint-Laurent vient d’être confiée, par le Pape, à la Congrégation des R.P.Eudistes.pte • CetaJ -et il ¦foitli lin® Une commission, dite des Frontières de l’Alaska, siège actuellement à Londres.Voici, en peu de mots, les prétentions respectives du gouvernement canadien et.du gouvernement américain concernant les frontières de l’Alaska : inters tarai 1 une Le gouvernement canadien prétend que la frontière sud de l’Alaska correspond à ligne tirée de l’extrémité la plus méridionale de l’île du Prince de Galles à l’entrée déni:! nord du canal de Portland et, de là, par le milieu de cette nappe d’eau.Le °-ouverne-ment américain, lui, soutient que la ligne frontière doit être tirée de l’île du°Prince de Galles à l’Anse Observatory pour de là gagner le canal Portland, en suivant le 54e parallèle, 40 minutes.Cette divergence d’opinion met en jeu la possession de deux îles commandant Port-Simpson, ainsi que des rivages de l’Anse Observatory.Le Canada prétend de plus que la profondeur de la lisière acquise de la Russie par les Etats-Unis est bornée à l’est par le sommet des montagnes les plus rapprochées de la mer, ce qui lui donnerait environ 6 milles.Les Etats-Unis, eux, soutiennent que la ligne frontière de ce territoire doit être tirée parallèlement à la côte, à une profondeur de 35 milles environ.La divergence d’opinions sur ce point met donc en jeu une lisière de terre de 29 milles de profondeur, de l’ouest à l’est, par 500 milles de longueur, du sud au nord.fa saivei' En troisième et dernier lieu, le Canada prétend que le parallèlisme de la Côte s’entend d’une ligne qui suivrait les contours du continent tels qu’ils se dessinent à l’œil, vus du large.Les Etats-Unis, eux, soutiennent que le mot doit s’entendre d’une ligne qui suivrait toutes les sinuosités de la côte, même quand elles vont se résoudre loin dans l’intérieur des terres par des baies ou des anses d’une ouverture très resserrée La divergence d’opinions sur ce point met enjeu l’accès pour le Canada de certaines anses, comme celle de Lynn Canal, qui seraient pour lui d’un prix inestimable BIBLIOGRAPHIE , ^01>R d F^N^AIS DE .le:ctures graduées, degré supérieur (126 gravures), par ! abbe J.-R.Magnan, ancien professeur de littérature.En vente à la librairie Beau-chemin, Montreal Ce bel ouvrage vient d’être approuvé par le Comité catholique du Conseil de l’Ins-tion publique.C est le troisième et dernier volume d’une admirable série de livres truction publique.de lecture qui ne tardera pas a se répandre dans toutes les écoles françaises et catholiques du Canada et des Etats-Unis.M.l’abbé Magnan a droit aux félicitations sincères Ce Clark! L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 127 de tous les vrais amis de l’école, car son œuvre fera un bien incalculable parmi la jeunesse.The Australian Journal of Education, organe des Associations d’instituteurs de la Nouvelle Galles du Sud, Sydney.Cette publication, qui n’en est qu’à sa deuxième livraison, semble être née d’un sentiment tout à fait patriotique.Notre confrère se propose de développer une idée nationale propre au peuple australien.Succès à notre < confrère.Héros de la Nouvelle-France.— Deuxième série.— Par Frédéric de Kast-ner, professeur au “ High School ” de Québec.Nos remerciements à l’auteur pour l’envoi d’un exemplaire de son travail.Les Fleurs de la Charité, organe des intérêts du Patronage.— A.Nunesvais, ptre.Directeur.Cette jolie revue vient d’entrer dans sa huitième année d’existence.: Cet anniversaire nous rappelle combien la vie est brève.Fn effet, il y a déjà huit ans, —et il nous semble que c’était hier—que le directeur de L'Enseignement Primaire c fondait la Bibliothèque canadie?me-française, sous les auspices de la Société Saint Vin-L cent de Paul de Québec.L’année suivante, la revue était confiée aux Frères de Saint .Vincent de Paul qui, sous le nom de Les Fleurs de la Charité, en ont fait une des plus intéressantes revues du pays.L’abonnement à cette publication n’est que de 50 cts l par année.—Adresse : 62, Côte d’Abraham, Québec.IIKB ?et:l Cahier de devoirs.— La librairie Garneau, 6, rue de la Fabrique, Québec, vient : de mettre en vente un joli cahier de devoirs.La première page de la couverture est illustrée d’un magnifique drapeau canadien-français, le Carillon-Sacré-Cœur.Prix : entil $4.00 le cent, 50 cts la douzaine, 5 cts l’exemplaire.V OFFICIEL éesl m lira Nomination de commissaires d'écoles y| Par arrêté ministériel, en date du 21 août dernier, les contribuables dont les noms ficJ suivent ont été nommés commissaires d’écoles : iiuw 7 4-1 Comté de Laval—Saint-Vincent de Paul:—MM.Avila Chartrand et Alexandre Charbonneau.acç* Comté de Terrebonne—Saint-Hippolyte :— M.Télesphore Léonard.Comté de Matane— Saint-Fdmond :— MM.Pascal F.Beaulieu, Joseph Gaudreau, i’iil Louis St-Laurent, Julien Thériault et John Leblanc.Comté de Charlevoix—Les Eboulements :—M.Clovis Thibault.Comté d’Argenteuil— Saint-Adolphe de Howard :— MM.André Léonard et Daniel Brière.Comté de Gaspé— Gaspé Sud : — M.John Annett.Comté de Témiscouata—Notre-Dame des Sept-Douleurs : — MM.Daniel Fraser, Fis, et Edgard Lévêque, commissaires d’écoles, en remplacement de MM.Elzéar Fraser et Francis Lévesque, dont le mandat est expiré. 128 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE : .m.1 MEUBLEMENT Comme fabricants de meubles scolaires, nous jouissons d’une renommée bien méritée, et les matériaux, la construction et la perfection générale de nos produits sont hautement appréciées.Notre NOUVEAU BUREAU SCOLAIRE avec siège sur billes est de beaucoup supérieur à tout autre genre.C’est le seul bureau scolaire ayant un siège mobile qui fonctionne sans bruit.Notre nouveau bureau à table mobile sur billes est un meuble scolaire unique.On ne demandera plus à l’élève de s’adapter au bureau, mais au bureau de s’adapter à l’élève.L’bj'-giène et le bien-être des élèves demandent que toutes les écoles soient pourvues de ces bureaux scolaires.Four catalogues et informations s’adresser à la Canadian Office and School Furniture Co., Ltd- Preston, Ont , Can.Références utiles Librairie Sainte-Anne.— J.-A.Langlais & Fils, 177, rue St-Joseph, Québec.A vendre à cette librairie : L’assortiment le mieux varié et le plus complet dans le march de fournitures pour écoles et municipalités.Envoyez vos commandes et elles seront remplies avec soin.Pour municipalités : — Blancs légaux et avis publics de toutes sortes, rôle de cotisatio reçus de taxes, avis aux retardataires, livres de caisse, registres pour délibérations, cahiers ( recensement, registres pour visiteurs, papeterie, etc.Pour écoles : — Tous les livres en usage dans les écoles catholiques, aussi: Cartes géogr phiques, 200 de la série F.A.M.G.; ces cartes sont parlantes d’un côté et muettes de l’autre tableaux noirs, vernis et brosses à tableaux, craie, globes terrestres, codes, buvard, crayon papier et enveloppes, porte-plumes, plumes, papier foolscap, mucilage, encre, cahiers, ardois* images, étuis, boîtes à clef, gommes à effacer, boites à dessin, règles, etc., etc.Demandez nos listes de prix ! — Attention spéciale aux commandes reçues par la malle ! 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