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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1903-11, Collections de BAnQ.

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25e Année Novembre 1903 No 3 Revue illustrée de l’école et de la Famille L'Enseignement Primaire C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rèdacteur-en-chef mm.' v«l S r««< mmm.tau msmti !?>>»> JOSFPH PAPINEAU Né en 1751, mort en 1841.Jurisconsulte canadien éminent, député à l’Assemblée législative du Bas-Canada.Ardent patriote, il.défendit ses co-nationaux, avec Pierre Bédard, contre les persécutions de Craig.Il fut le père du grand tribun R.-J.Papineau. 130 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pensée.— Le seul bonheur en ce monde, est de faire son devoir en aima?it Dieu.Réflexion pédagogique “ Le système de M.Ozaneaux consistait à s’adresser au raisonnement de l’enfant, et le moins possible à sa mémoire.“ Jamais une leçon d’histoire ou de grammaire n’était apprise par cœur.Elle était, en quelque sorte, racontée par le maître, et l’élève (i) devait, par ses réponses et ses observations, montrer qu’elle avait bien compris.“ M.Ozaneaux tenait à ce que l’écriture et l’orthographe fussent soignées.” (Tiré de Madame Julie Lavergne, Sa vie et son œuvre, par Joseph Lavergne.Ouvrage couronné par l’Académie française.) L’Enseignement Primaire Je réitérerai les instructions que vous avez déjà reçues de faire relier, tous les ans, les numéros du journal L'Enseignement Primaire, afin de le conserver avec soin dans l’armoire de l’école, Les secrétaires-trésoriers doivent se faire remettre, à l’été, tous les numéros reçus afin de les faire relier, car cette revue appartient à l’école et non à l’institutrice, qui n’a pas le droit de s’en emparer.L'Enseignement Primaire est le noyau d’une bibliothèque scolaire qui se développera avec le temps, lorsque les circonstances le permettront.Encore une fois, faites relier ce journal et conservez-le dans chacune des écoles de la paroisse.{Circulaire du Surintendant de VInstruction publique, 30 octobre 1902.) Notre système scolaire L’enseignement, dans la province de Québec, est divisé en trois ordres: l’enseignement l’enseignement secotidaire et l’enseignement supérieur.Les écoles sont confessionnelles et séparées.Elles sont dirigées par des instituteurs, des instihitrices et des professeurs (religieux ou laïques).Il y a cinq sortes à.'écoles : les écoles supérieures ou universités, les écoles secondaires ou collèges classiques, les écoles nortnales, les écoles spéciales, et les écoles primaires.Les autorités préposées à l’Instruction publique sont: le Conseil de l’Instruction publique, le Surintendant de l’Instruction publique, les Inspecteurs d’écoles, le Curé te chaque paroisse, et les Commissions scolaires.Notre organisation scolaire permet à la Famille, à l’Église et à l’État d’exercer chacun leurs droits respectifs pour le plus grand bien de la communauté.(1) Une petite fille. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 131 PEDAGOGIE De la dignité professionnelle La profession d’instituteur est sans contredit la plus noble et la plus utile.Par la nature même de ses fonctions, l’éducateur de l’enfance exerce une sorte d’apostolat qui le place immédiatement après le prêtre dans l’échelle sociale.C’est donc dire que l’instituteur et l’institutrice doivent éviter, dans leur conduite publique ou leur conduite privée, toute action, toute démarche, qui serait indigne d’un maître chrétien.Ceux qui ont charge d’âme, c’est le cas pour les instituteurs et les institutrices, ne doivent pas vivre et agir comme tout le monde.Le titulaire d’une école partage son temps entre ses devoirs professionnels, les récréations en plein air, la prière et l’étude.Il évite avec soin de prendre part aux divertissements absolument mondains ; il fuit les réunions bruyantes et tapageuses où la délicatesse des sentiments est méconnue ; il n’entre jamais dans une auberge où l’on débite des boissons enivrantes ; il ne se mêle pas de politique ; il choisit ses amis avec soin et sort rarement dans le monde.Sa tenue sera modeste mais soignée.La fidélité an devoir, telle doit être la devise d’un instituteur (ou d’une institutrice) modèle.La ponctualité, la préparation des classes, la correction des devoirs d’élèves, en un mot tout ce qui peut assurer le bon fonctionnement d’une école, préoccupe constamment le bon maître.Le succès répond toujours à l’effort persévérant, au zèle qui ne se dément pas.Pour soutenir l’effort et réchauffer le zèle, il faut à l’instituteur deux mobiles : l’amour de l’enfance et le respect de soi-même.Aimer les enfants, c’est voir le nom de Dieu écrit à travers la limpidité de leur âme virginale ; aimer l’enfance, c’est s’appliquer à cultiver avec soin les qualités et les talents qui ornent l’intelligence des élèves qui nous sont confiés ; aimer l’enfance, c’est la préserver du péché et s’efforcer de la rendre heureuse.Mais cet amour de l’enfance serait impuissant, il finirait par trahir la force elle-même, s’il n’était gardé et protégé par le respect de soi-même.Le respect de soi-même ! N’est-ce pas là, une véritable force qui soutient l’instituteur et l’institutrice dans l’accomplissement de leur grande tâche ?Celui qui se respecte, se dévoue corps et âme au travail que la religion et son état lui imposent, n’épargne rien pour acquérir ce suprême bonheur des vraiment forts : l’état de grâce. 132 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ce respect de soi-même entraîne le respect de l’enfance.Et un maître qui respecte véritablement les enfants se gardera bien de les frapper dans urt mouvement d’impatience.Les châtiments corporels, sauf de rares exceptions,, avilissent plutôt l’élève qu’ils ne le corrigent de ses défauts.Enfin la dignité professionnelle exige de la part de l’instituteur et de: l’institutrice de se conduire loyalement à l’égard des confrères.Celui qui dénigré ses collègues ou offre ses services à meilleur marchëy déshonore la profession d’instituteur.L’engagement au rabais ! voilà ce qu’il faut dénoncer bien haut.Elle est vraiment honteuse la conduite de telle institutrice qui obtient la direction d’une classe en sacrifiant ses talents,, sa santé, sa dignité pour un prix inférieur à celui que reçoit celle dont elle convoite le poste.Lorsque l’on a le moindre souci de sa dignité professionnelle, on ne jette pas ainsi un confrère sur le pavé.Faisons bien notre devoir, tout notre devoir, et le succès couronnera sûrement nos efforts.Respectons-nous nous-mêmes, respectons l’enfance, et nous serons grands-à nos propres yeux.Réjouissons-nous des succès de ceux de nos confrères qui travaillent avec ardeur et persévérance ; ne les jalousons pas ; ne laissons pas l’envie entrer dans notre âme ; ne cherchons pas à rabaisser ceux qui se sont lion-, nêtement élevés, car ils sont l’honneur de la profession.Enfin, soyons ce que nous devons être, c’est-à-dire de véritables instituteurs de la jeunesse chrétienne, et la dignité professionnelle sera sauve.C.-J.MAGNAN, Directeur.Maisons d’école § i—Voici l’hiver qui arrive, et c’est surtout à cette époque de l’année que vous devez voir à ce que ces maisons soient chauffées convenablement, de manière à conserver la santé de vos enfants et des instituteurs et des institutrices qui les habitent.On a de la difficulté à faire comprendre à certaines Commissions l’obligation qui leur incombe de veiller à l’entretien de la maison d’école.Le froid pénètre quelquefois par la porte ou par les fenêtres ; la cave est mal égouttée et malsaine, le plancher mauvais, et il peut en résulter de graves inconvénients.qu’il serait pourtant facile d’éviter, si on prenait en sérieuse considération les lettres nombreuses que j’écris pour obvier à ce triste état de choses.Les règlements du Conseil de l’Instruction publique, qui ont force de loi, sont pourtant lucides et bien explicites, et les commissaires ne sauraient., les méconnaître ou les ignorer sans manquer gravement à leur devoir. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE § 2—Un abus que signalent plusieurs inspecteurs d’écoles est l’absence d’arrangements de la part des commissaires pour faire balayer les classes tous les jours et faire laver les planchers de l’école au moins une fois tous les deux mois ; puis, pendant la saison froide, faire allumer le feu au moins une heure avant le temps fixé pour l’ouverture de l’école.On impose cette tâche au maître ou à la maîtresse, quoique la loi le défende.Vous savez parfaitement que, par l’article n8 des règlements, vous ne pouvez jamais exiger ces travaux des instituteurs et des institutrices._ Vous ne pouvez non plus, par décision du Comité catholique, approuvée le cinq juin dernier par le gouvernement, obliger les maîtres et les maîtresses à fournir le bois pour chauffer l’école.Quand bien même, par l’acte d’engagement, vous stipuleriez le contraire, cette clause serait nulle.§ 3— Quant aux maisons d’école qui devront être reconstruites au printemps, veuillez vous empresser de faire adopter les plans conformément à la toi, afin de profiter de la saison d’hiver pour la préparation des matériaux de construction.{Circulaire du Surintendant de VInstruction publique, jo octobre iço2.) L’éducation de la jeunesse Parmi les différentes questions qui agitent la société et préoccupent les esprits, il cn est une qui, à raison de son importance, exige une attention particulière.Cette question, c’est celle de l’éducation de la jeunesse.Tel est le sujet qui mérite toute notre sollicitude ; c’est vers lui que doivent tendre toutes nos pensées, parce que de l’éducation de la jeunesse dépend l’avenir de notre pays; parce que cet avenir sera malheureux ou prospère, selon que cette éducation aura été mal ou bien dirigée.Bienheureux le peuple qui, aux prospérités matérielles, que nous ne dédaignons pas, que nous apprécions au contraire selon leur importance, et que nous aimons sincèrement, bienheureux, dirons-nous, le peuple qui, à ce bonheur matériel, sait ajouter une autre source, la seule réelle et la seule intarissable de prospérité solide et permanente : une éducation bonne, mais bonne pour toutes les classes, sans en excepter aucune, qui assure et consolide le sentiment de la vénération pour les parents, le respect dû à la loi, la probité dans les transactions d’affaires ; en un mot, bienheureux le peuple chez qui le Seigneur est le “ premier de tous les maîtres ! ” Instruits par l’expérience des autres peuples, nous éviterons avec soin l’écueil où ils se sont brisés, et nous donnerons à l’instruction religieuse la place à laquelle elle a un droit incontestable.Imbu de ces principes sacrés, qui sont le fondement de l’ordre social tout entier, l’élève de l’École normale ira à son tour enseigner cette même doctrine qu’on lui aura inculquée.Ainsi le bien se perpétuera, et cette institution produira des fruits salutaires et en rapport avec le but pour lequel elle a été fondée.Mgr E.-G.Horan, Premier Principal de VÉcole normale Laval. I34 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE UN PROGRAMME En Alsace, une notable partie du peuple accepte philosophiquement la domination allemande, n’espère plus, ou plutôt ne désire plus retourner au régime français, mais dit : l’Alsace doit rester alsacienne.Ce parti national veut obtenir l’autonomie de sa province dans l’immense empire allemand.“ Laissez s’épanouir la race et le génie alsaciens ”, voilà le cri, voilà le programme des nationalistes du beau pays d’Alsace.Ce programme a été exposé dans la Revue Alsacienne ; en voici les conclusions : Notre programme, c’est de dégager dans le passé tout ce qui mérite d’être prolongé ; notre programme, c’est de signaler dans le présent tout ce qui naît de notre hérédité propre, tout ce qui peut prendre place dans le patrimoine de la nation, tout ce qui fait partie de Y Alsace étemelle (le mot est joli).Si les difficultés ne trahissent pas sa bonne volonté, la Revue contribuera à maintenir une conscience alsacienne elle inspirera, vivifiera, réveillera nos énergies essentielles (i).Ce programme convient très bien aux Canadiens français.Au point de vue politique, ils occupent une situation identique^ celle qui est faite aux Alsaciens depuis 1870, avec cette différence, que les premiers jouissent de la plus entière liberté à l’ombre du drapeau britannique, tandis que les derniers subissent encore le joug allemand.Mais au point de vue national, le problème est le même pour les deux petits peuples : ils sont sous la dépendance respective de nations puissantes poursuivant un idéal qui n’est pas le leur, au moins tout le leur.Et les Alsaciens et les Canadiens (2) sont loyalement soumis au gouvernement métropolitain, mais les uns et les autres veulent rester fidèles au passé de leurs ancêtres, aux multiples traditions qui font de chacun de ces deux groupes une entité nationale distincte des autres races.Et plus particulièrement pour nous, Canadiens français, qui avons à conserver non seulement le trésor de nos origines nationales, apporté avec tant de soin des rives de l’ancienne France aux bords du Saint-Laurent, mais qui avons aussi et surtout le trésor infiniment plus précieux de la foi catholique à transmettre intact à nos enfants, combien ne devons-nous pas nous préoccuper de maintenir chez nous une conscience canadienne, entendons-nous, canadienne-française et catholique ! Mais pour maintenir dans le peuple une conscience canadienne, il faut réveiller chez lui ce que le programme alsacien nomme si justement les énergies essentielles.Il y a juste cinquante ans, l’historien Garneau, dans la célèbre conclusion de son Histoire du Canada, a tracé d’une main ferme le programme que ses.(1) Le Mois littéraire et pittoresque, Paris.Août 1903.Article de René Bazin, (2) Ceux qui sont d’origine française. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 compatriotes doivent suivre, s’ils veulent atteindre les destinées glorieuses que leur réserve la Providence.Ecoutons cette voix éloquente, dont les accents nobles et fiers éveillèrent à un si haut degré l’attention des penseurs de son temps : Malgré toutes les tourmentes passées déjà sur le Canada, quelques centaines de colons français (car nous craindrions d’exagérer en disant quelques milliers) avaient atteint le chiffre fort peu important en Europe de 60,000 âmes environ au jour de la conquête (1).Aujourd’hui (2) après go ans, ce chiffre atteint 700,000, et cet arbre s’est accru de lui-même, sans secours étranger, dans sa propre foi religieuse, dans sa propre nationalité.Pendant 150 ans, il a lutté contre les colonies anglaises, trente à quarante fois plus nombreuses, sans broncher d’un pas, et le contenu de cette histoire nous dit comment il s’acquittait de son devoir sur le champ de bataille.Quoique peu riche et peu opulent, ce peuple a montré qu’il avait conservé quelque chose de la grande nation dont il tire son origine.Depuis la conquête, sans se laisser distraire par les philosophes ou les rhéteurs sur les droits de l’homme et autres thèses qui amusent le peuple des grandes villes, il a fondé sa politique sur sa propre conservation, la seule base d’une politique recevable pour un peuple.Il n’était pas assez nombreux pour prétendre ouvrir une voie nouvelle aux sociétés, ou se mettre à la tête d’un mouvement quelconque à travers le monde.Il s’est resserré en lui-même, il a rallié tous ses enfants autour de lui, et a toujours craint de perdre un usage, une pensée, un préjugé de ses pères, malgré les sarcasmes de ses voisins.Le résultat c’est que jusqu’à ce jour, il a conservé sa religion, sa langue, et bien plus, un pied-à-terre à l’Angleterre dans l’Amérique du Nord en 1775 et en 1812.Les Canadiens (3) sont aujourd’hui un peuple de cultivateurs dans un climat rude et sévère.Il n’a point, en cette qualité, les manières élégantes et fastueuses des populations méridionales, et ce langage qui semble sortir de cette nature légère et intarissable qu’on ne connaît point dans les hautes latitudes de notre globe.Mais il a de la gravité, du caractère et de la persévérance.Que les Canadiens soient fidèles à eux-mêmes ; qu’ils soient sages et persévérants, qu’ils ne se laissent point emporter par le brillant des nouveautés sociales ou politiques.Ils ne sont pas assez forts pour se donner carrière sur ce point.C’est aux grands peuples à essayer les nouvelles théories.Ils peuvent se donner des libertés dans leurs orbites assez spacieuses.Pour ?ious, u?ie partie de notre force vient de nos traditions ; ne nous en éloignons ou ne les changeons que graduellement.Soyons fidèles à nous-mêmes ! Comme les patriotes alsaciens, efforçons-nous de dégager dans le passé ce qui mérite d’être prolongé ; acclamons dans le présent tout ce qui naît de notre héridité propre ; dans les choses patriotiques, suffisons-nous à nous-mêmes, taillons dans Vétoffe du pays, cessons de vivre d’emprunt.(1) N’est-ce pas plutôt cession que l’historien aurait dû dire ?— Note du Directeur de L’Enseignement Primaire.(2) Il ne faut pas oublier que Garneau a écrit les lignes ci-dessus vers 1848.(3) Ce n’est que depuis 1867 que l’adjectif français s’ajoute au nom Canadien.—Note du Directeur. i36 ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE C’est en cultivant dans Pâme du peuple un patriotisme bien canadien-français que nous assurerons les triomphes futurs de notre nationalité.Cessons d’être patriote à P anglaise ou à la française : soyons-le À la canadienne.Ce patriotisme local, le seul vrai, le seul logique puisqu’il enfonce ses racines dans le sol qui nous vit naître, n’exclut pas la loyauté à notre souverain ni le culte du souvenir à l’égard de la France.Non.Ce patriotisme de chez nous ne saurait blesser les susceptibilités des Anglais ou des Français, car l’amour du sol natal est inné au cœur de l’homme.Comme les Canadiens français ne sont pas des exilés au Canada, il est fort naturel qu’ils préfèrent le Saint-Laurent à la Tamise ou à la Seine.D’ailleurs, si nous voulons compter pour quelque chose dans ce bas monde, soyons quelqu'un.Nous avons un beau passé et de glorieuses traditions ; ayons donc un patriotisme à nous, comme nous devrions avoir un drapeau à nous.Sachons démontrer par des faits l’originalité de l’esprit canadien-frauçais et la noblesse de notre caractère national.Le Directeur de DEnseignement Primaire.Renseignement par les yeux Des cinq sens par lesquels notre intelligence perçoit les choses extérieures, le sens de la vue est sans contredit celui qui grave le plus facilement et le plus permanemment les objets dans la mémoire.Il a en outre le mérite de faire saisir une chose multiple du premier coup, pour ainsi dire, et dans tout son ensemble, sans que la partie déjà décrite et comprise ait besoin de s’effacer du champ de l'esprit pour faire place successivement aux autres parties.C’est, de plus, celui des sens qui, pour ouvrir l’esprit à la compréhension, exige le moins de raisonnement.D’où il suit que la vue, surtout lorsqu’il s’agit de l’enfance, doit jouer un rôle considérable dans l’enseignement.Il est incontestable qu’il faut habituer l’enfant à raisonner, mais il faut se garder, d’autre part, d’abuser de cette méthode et de fatiguer l’esprit par une tension trop prolongée.Le raisonnement, d’ailleurs, doit toujours avoir pour base les faits.Or, la meilleure manière de faire parvenir l’enfant à la connaissance des faits est de lui en faire une représentation à l’œil, de les fixer dans son esprit par des images, chaque fois que le sujet le comporte.Il y aura toujours bien assez de choses abstraites auxquelles il lui faudra appliquer son esprit sans le secours des yeux.De cette manière, on exercera suffisamment, sans les forcer trop, le raisonnement et la mémoire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 137 Quand et comment il faut punir (0 Quand le châtiment a été jugé nécessaire, il y a temps et maniéré de l’exercer.Les maladies de l’âme demandent à être traitées au moins avec autant de dextérité et d’adresse que celles du corps.Rien n’est plus dangereux pour celui-ci qu’un remède donné mal à propos et à contretemps.Un sage médecin attend que le malade soit en état de le soutenir, et épie dans cette vue les moments favorables.La première règle est donc de ne point punir un enfant dans l’instant même de sa faute, de peur de l’aigrir et de lui en faire commettre de nouvelles en le poussant à bout ; mais de lui laisser le temps de se reconnaître, de rentrer en lui-même, de sentir son tort, et en même temps la justice et la nécessité de la punition, et par là de le mettre en état d’en profiter.Le maître, de son côté, ne doit jamais punir avec passion ni par colere, surtout si la faute qu’il punit le regarde personnellement, comme serait un manque de respect ou quelque parole choquante.Il doit se souvenir d’un bon mot que dit Socrate à un esclave dont il avait sujet de se plaindre :.Je te traiterais comme tu le mérites, si je ne me sentais en colère.Il serait a souhaiter que toutes les personnes qui ont autorité sur les autres fussent semblables aux lois, qui punissent sans trouble et sans emportement, et par le seul motif du bien public et de la justice.Pour peu qu’il paraisse d’emotion sur le visage du maître, ou dans son ton, l’écolier s’en aperçoit aussitôt, et il sent bien que ce n’est pas le zèle du devoir, mais l’ardeur de la passion qui allume ce feu : et il n’en faut pas davantage pour perdre tout le fruit de la punition, parce que les enfants, tout jeunes qu’ils sont, sentent qu’il n’y a que la raison qui ait droit de corriger Comme la punition doit être rare, il faut tout employer pour la rendre utile.Montrez, par exemple, à un enfant tout ce que vous avez fait pour éviter cette extrémité.Paraissez-lui affligé de vous y avoir réduit maigre vous.Parlez devant lui avec d’autres personnes du malheur de ceux qui manquent de raison et d’honneur jusqu’à se faire châtier.Retranchez les marques d’amitié ordinaires jusqu’à ce que vous voyiez qu’il a besoin de consolation.Rendez ce châtiment public, et tenez-le secret, selon que vous jugerez qu’il sera utile à l’enfant ou de lui causer une grande honte, ou de lui montrer qu’on la lui épargne.Réservez cette honte publique pour servir de dernier remède.Servez-vous quelquefois d’une personne raisonnable^ qui console l’enfant, qui lui dise ce que vous ne devez pas lui dire vous-même, qui le guérisse de la mauvaise honte, qui le dispose à revenir a vous, et a laquelle l’enfant dans son émotion puisse ouvrir son cœur plus librement qu’il n’oserait le faire devant vous.Mais surtout qu’il ne paraisse pas.que vous demandiez de l’enfant d’autres soumissions que celles qui sont raisonnables et nécessaires.Tâchez de faire en sorte qu’il s’y condamne lui-meme, et qu’il ne vous reste qu’à adoucir la peine qu’il aura acceptée.Chacun doit employer ces règles générales selon les besoins particuliers.(1) Reproduit de L'Ecole et la Pamille. IVENSEIGNEMENT PRIMAIRE 138 Mais si l’enfant qu’on punit n’est sensible ni à l’honneur ni à la honter il faut faire en sorte que le premier châtiment qu’on emploiera fasse sur lui,, par la douleur, une vive et durable impression, afin qu’à défaut d’un plus noble motif, la crainte au moins puisse le retenir.Je n’ai pas besoin d’avertir que les soufflets, les coups et les autres traitements pareils, sont absolument interdits aux maîtres.Ils ne doivent punir que pour corriger, et la passion ne corrige point.Qu’on se demande à soi-même si c’est de sang-froid et sans émotion qu’on donne un soufflet à un enfant.Ra colère, qui est elle-même un vice, peut-elle être un remède bien, propre pour guérir les vices des autres ?Rolun.PSYCHOLOGIE La volonté On appelle volonté ou libre arbitre le pouvoir que possède l’âme humaine,, lorsque toutes les conditions de l’action sont données, d’agir ou de ne pas agir d’une façon ou d’une autre, en un mot de se déterminer selon son bon plaisir.Analyse de l'acte volontaire.— Chaque acte particulier de la volonté s’appelle volition.Il résulte de la définition ci-dessus que l’acte volontaire est un acte raisonné, réfléchi, libre ; il n’est pas possible à l’homme qui n’a pas la jouissance de ses facultés, l’usage de sa raison, ou qui n’agit pas dans sa liberté ; l’idiot, l’ivrogne, par exemple, comme celui qui est sous l’empire d’un sentiment qui l’affecte au point de ne plus se posséder, ne peuvent poser d’acte volontaire, parce qu’ils ne réunissent pas la condition indispensable : la possession d’eux-mêmes.Tel acte à poser se présente ; l’esprit doit en concevoir l’idée, la portée, le but et les moyens d’atteindre ce but ; le premier moment de la volition est la conception.Dès lors, l’intelligence recherche et apprécie les raisons ou les motifs de produire ou de ne pas produire cet acte ; elle examine en même temps les mobiles qui poussent à l’action ou à l’abstention, mobiles qui sont du domaine de la sensibilité et qui ne sont rien autre chose que les appétitions, les tendances, les passions ; l’esprit, dans cet examen, pèse le pour et le contre ; il délibère ; la délibération est le second moment de l'acte volontaire.L’âme fait alors un choix ; après sa délibération attentive, elle dit : “Je veux”, ou bien: “Je ne veux pas”.Elle prend une décision, une resolution, une détermination ; et le troisième moment de l’acte de vouloiry s’appelle de l’un de ces trois noms : détermination, résolution, décision.C’est en ce moment que la volonté s’affirme réellement et l’on peut dire que la resolution est l’élément caractéristique de cette faculté. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I39 Enfin, Pacte doit être ou ne doit pas être accompli ; en d’autres termes, la* décision prise est exécutée ; Vexécution, appelée encore Vaction est le dernier moment, le couronnement de la volition ; il comprend l’effort à mettre en oeuvre et la réalisation du but à atteindre.Nous reviendrons tantôt à ces divers points.Qualités de ta volonté.— Faculté d’une importance capitale aussi bien dans l’instruction que dans l’éducation morale, la volonté est en rapport direct avec l’intelligence et la sensibilité et exerce une influence incontestablement très grande sur l’éducation intellectuelle, l’éducation du cœur, la formation et le maintien des bonnes habitudes, l’énergie et la noblesse du caractère, l’accomplissement du devoir, à la condition toutefois qu’elle soit ornée des qualités qui en feront la puissance et parmi lesquelles nous citerons particulièrement : La prudence (bien réfléchie), la force (dans ses déterminations), la persévérance (dans ses résolutions).Ainsi que nous le verrons plus loin, l’éducateur a une tâche sérieuse à remplir pour en faire suffisamment l’éducation ; il nous suffira d’ajouter pour le moment qu’il ne négligera aucune occasion de combattre les défauts qui le plus souvent se constatent à ce sujet chez les enfants : la légèreté, la velléité, l’irrésolution, le caprice et l’entêtement.{Les Premiers Pas).Bossuet et Fénelon éducateurs S’il fallait juger des mérites d’une éducation uniquement par ses résultats, à peine oserait-on comparer Bossuet à Fénelon : c’est à celui-ci qu’appartiendrait, sans contestation possible, le premier rang.Mais il faut tenir compte de la nature différente des deux élèves, des ressources que chaque précepteur pouvait trouver, pour l’accomplissement de sa tâche, dans l’intelligence, dans le caractère de l’enfant dont il était chargé.Bossuet eut à travailler sur une matière ingrate.Fénelon fut bien mieux partagé ; dans le sujet qui lui était confié, que de qualités précieuses, pourvu que l’on sût en tirer parti ! Entre le duc de Bourgogne et son père, il y a tout un abîme.Si nous considérons les deux maîtres dans la conduite de l’éducation et dans la manière d’instruire, à qui donner l’avantage ?En ce qui touche l’éducation, la réponse n’est pas douteuse.Ee grand Dauphin était un enfant ordinaire quand on le remit à ceux qui devaient l’élever : avec eux il semble avoir perdu plutôt que gagné ; il sortit de leurs mains timide, insolent, et comme abêti, par suite de l’excessive sévérité dont il avait été l’objet.N’oublions pas que ces sentiments rigoureux étaient le fait exclusivement du gouverneur Montausier.Bossuet, confiné dans ses fonctions de précepteur, s’y montra doux, patient, plein de sollicitude pour l’enfant dont il avait à former l’intelligence ; il serait pour nous le modèle des instituteurs si Fénelon n’avait existé.Mais que l’on songe à toutes les craintes que faisait concevoir l’enfance du duc de Bourgogne, à toutes les espérances que donna son âge mûr, et l’on reconnaîtra que celui qui fut l’auteur d’une si prodigieuse transformation s’est mis hors de pair.Mais ce n’est pas seulement à la grâce, à la souplesse, aux ressources variées et au charme insinuant de son esprit que Fénelon dut de pouvoir opérer cette merveille : le- 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cœur eut une grande part dans cette œuvre.Bossuet, sans doute, s’était attaché au grand Dauphin ; mais c’était l’attachement d’un maître pour son disciple.Fénelon a pour le duc de Bourgogne la tendresse d’un père pour son fils ; il se fait en quelqüe sorte petit avec lui ; il prend son langage, il se prête à ses amusements et à ses jeux.Quand on aime, on se fait aimer : le jeune prince peu à peu se donne à son tour ; il se prend pour Fénelon d’une sorte de passion, il se laisse subjuguer par lui ; et son désir de le satisfaire lui rend plus faciles les efforts qu’il doit faire pour se réformer.Que le grand Dauphin, son éducation une fois finie, ait conservé pour Bossuet de l’affection, on le dit, et nous voulons le croire ; cependant nous ne voyons pas qu’il en ait donné des marques bien vives.Une fois, lorsqu’il se rend à l’armée d’Allemagne, en 1690, il visite en passant Bossuet, dans sa maison de campagne, à Germigny ; voilà le seul fait que l’on puisse citer.Mais le duc de Bourgogne ! comme il aime Fénelon ! Les témoignages abondent.Quand on lui retire ce cher précepteur, il n’a encore que quatorze ans : c’est un âge où d’ordinaire on oublie vite ; mais ni le temps ni l’éloignement ne lui feront oublier l’absent.En dix-sept ans, il ne lui sera permis de le revoir que trois fois, quelques instants à peine, en passant, dans une maison de poste, et en présence de surveillants chargés d’interdire tout entretien particulier, tout épanchement.Mais comme les yeux parlent à défaut de la bouche ! “Le jeune prince attendrit la foule qui l’environnait par le transport de joie qui lui échappa à travers toute contrainte en apercevant son précepteur.Il l’embrassa tendrement à plusieurs reprises.Il lui dit tout haut qu’il n’oublierait jamais les grandes obligations qu’il lui avait, et sans jamais parler bas, ne parla presque qu’à lui ; et le feu de ses regards lancés dans les yeux de l’archevêque, qui suppléèrent à tout ce que le roi avait interdit, eurent une éloquence, avec ces premières paroles à l’archevêque, qui enleva tous les spectateurs.’> Malgré la crainte que lui inspire le roi, aussi absolu dans sa famille que dans l’État, il reste en correspondance secrète avec l’exilé ; et cet exilé ne le flatte point, au contraire ; nous avons vu comment le prince accepte les reproches qui lui viennent de Cambrai.1 Si de l’éducation proprement dite nous passons à l’instruction, trouverons-nous chez Fénelon la même supériorité ?L’étude par elle-même, n ’est pas toujours attrayante : Bossuet, sans doute, a eu soin de la dégager, pour son élève, de beaucoup des épines dont on l’avait jusqu’alors hérissée ; mais il lui laisse cependant son austérité ; il estime qu’elle vaut surtout par le labeur, par l’effort qu’elle impose.Dans son plan tout est réglé d’avance ; chaque heure a son emploi déterminé, ses occupations prévues, ses exigences, et il faut que l’esprit se ploie à cette discipline exacte.Fénelon songe avant tout à rendre l’étude agréable ; dès qu ’elle va devenir une fatigue, il l’interrompt ; l’enfant peut s’échapper en questions sur les choses qui viennent éveiller sa curiosité : les entretiens sont mêlés aux leçons, les digressions habilement ménagées ; la variété des exercices prévient l’ennui, et sert comme de récréation : c’est ainsi que les heures consacrées à l’instruction passent vite, trop vite même au gré de l’élève.Avec Bossuet 1 étude reste un travail, avec Fénelon elle se change en amusement.Des deux méthodes, c’est la dernière sans aucun doute, qui obtiendra presque tous les suffrages.Toutefois, si elle a de grands avantages, ne peut-elle pas aussi avoir quelques inconvénients ?Réclamer de l’élève une application soutenue et fixer son attention, même quand il lui en coûte ; lui faire surmonter quelques dégoûts, l’habituer à lutter contre les difficultés qui lui viennent de lui-même et de sa mobilité d’esprit, RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 141 n’est-ce pas le former déjà pour les travaux de la vie, qui souvent n’ont rien de varié ni d’attrayant ?Ce qui est utile dans la jeunesse, c’est encore moins ce qu’on apprend que la peine qu’il faut se donner pour apprendre.Ensuite, s’il est bon de faciliter l’étude, c’est toujours à condition de ne rien sacrifier des études.Ea grammaire est chose ingrate, nous le savons ; mais elle est pourtant nécessaire, car elle est le fondement même de la parfaite connaissance d’une langue ; quand Fénelon la néglige, ou du moins quand il se contente de la faire apprendre uniquement par l’usage, ne cède-t-il pas trop au désir d’épargner un peu de peine à l’élève ?De même pour l’art de parler et d’écrire : il en laisse les préceptes de côté, et les remplace par la lecture des auteurs et des exercices de style.Tout cela est fort ingénieux, sans doute, et peut séduire par un certain caractère de nouveauté.Mais cette manière d’instruire n’est-elle pas plus spécieuse que solide ?Abus de règles et suppression des règles, deux excès dont il faut également se défier.— En histoire, tandis que Bossuet déroule à son élève la série des siècles, lui montre comment les événements s’enchaînent, Fénelon choisit quelques époques, quelques grands hommes, dont il dépeint les mœurs, les caractères ; l’un embrasse l’ensemble des faits, l’autre s’attache surtout à des détails.— Le duc de Bourgogne montre beaucoup de goût pour la philosophie ; mais ici encore il semble bien que le précepteur ne l’a pas arrêté sur certaines parties de cette science, assez arides, sans doute, mais essentielles, la logique, par exemple.Bossuet présente à son élève la substance même de toute chose, tandis que Fénelon se contente trop souvent d’en offrir la fleur.On peut préférer l’art que^!elui-ci déploie dans son enseignement ; mais, pour le fond même de l’enseignement, c’est à celui-là qu’appartient, suivant nous, la supériorité.S’il n’y a pas de comparaison possible entre les deux élèves, entre les deux maîtres il est permis d’hésiter.{L'Education Chrétienne.') Aération des classes Il est du devoir strict des instituteurs et des institutrices d’aérer les classes avec beaucoup de soin.E’air doit être renouvelé complètement dans une école, le midi et le soir, en l’absence des élèves.Durant les heures de classe, Si le cubage est insuffisant pour le nombre d’élèves, on doit faire entrer l’air du dehors avec prudence.Ouvrir largement les fenêtres pendant les heures de classe, dès que la température le permet. 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TRIBUNE PEDAGOGIQUE De la correction des devoirs.— Dans L'Ecole Française, M.Decaux donne les excellents conseils qui suivent au sujet de la correction des devoirs : “ La correction n’est pas toujours, surtout dans les classes nombreuses, ce qu’elle devrait être.Trop souvent le maître, pressé par tout ce qu’il doit faire, par la préparation de sa classe, par la multiplicité des leçons qu’il doit donner, par le nombre des cahiers qui lui sont remis, jette un rapide coup d’œil sur les pages qui lui sont soumises, souligne quelques fautes de français ou d’orthographe, marque un chiffre ou des initiales comme note générale, et c’est tout.Et cependant ce peu est pour lui le résultat d’un travail réel, fatigant parce qu’il absorbe un temps précieux.Plutôt que de vivre dans cette situation : fatigue inutile et résultat insuffisant, ne vaut-il pas mieux changer totalement de méthode, adopter pour la majeure partie des devoirs, la méthode de la correction verbale et faite en commun et réserver le temps destiné à la correction écrite à l’examen attentif de quelques-uns des devoirs seulement ?“ La correction verbale peut être appliquée à la dictée et aux devoirs de grammaire : exercices, analyses, conjugaison de verbes, etc.“ La correction collective de la dictée faite au tableau est la meilleure, elle a le grand avantage de mettre sous les yeustx de tous les élèves le texte correct.Les élèves doivent le suivre sur leurs cahiers, mais ils s’arrêtent et fixent les yeux sur ce texte comme au moment des explications.La correction ainsi faite permet de tirer d’une dictée bien choisie, les mêmes avantages que d’une lecture expliquée et au point de vue de l’orthographe elle est l’exercice par excellence, l’exercice intelligent, l’exercice qui permet de faire appel à toutes les facultés de l’enfant, qui, mises ainsi en jeu, retirent de cette leçon une action éducative en même temps que l’acquisition d’une connaissance.Si les exercices de grammaire sont courts, la correction au tableau noir est encore possible, s’ils ont une certaine étendue, il suffit d’expliquer au tableau les premiers exemples d’application de la règle et, en poursuivant à haute voix la correction faite sur les cahiers, de rapprocher, à mesure qu’ils se présentent, tous les cas semblables de ceux qui doivent rester sous les yeux des enfants.Pour la correction des anatyses, l’emploi du tableau s’impose d’autant plus que la plupart du temps l’analyse grammaticale ou logique, comme les exercices d’étymologie, doit être faite oralement avec inscription des phrases et indication des difficultés sur le tableau.“ Pour la révision des problèmes d’arithmétique, l’emploi du tableau est encore indispensable.Il est évident qu’il habituera les enfants à une disposition claire et précise des solutions et des calculs en même temps que la méthode orale permettra de faire des raisonnements un véritable exercice d’intelligence.“ Est-ce à dire que le maître n’a pas besoin d’examiner les devoirs ainsi corrigés par les enfants ?Il doit le faire pour deux raisons : pour se rendre compte de la propreté, de la netteté des devoirs, pour vérifier l’exactitude des corrections.Pendant la classe même, il peut jeter sur les cahiers un coup d’œil rapide, distribuer l'éloge ou le blâme et inscrire une note au crayon tandis qu’il passe entre les bancs.Puis une fois par semaine ou par quinzaine, il se fait remettre les cahiers et cette fois procède à cette révision rapide que nous indiquions en commençant : souligner quelques fautes oubliées et inscrire sur le cahier une observation générale sur les devoirs qu’il a L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I43 regardés.Si la classe est nombreuse, il n’a pas même besoin de regarder tous les -cahiers à la fois.Il peut, par exemple, en relever un certain nombre chaque semaine, ¦de manière que tous les cahiers aient été individuellement révisés une fois par mois.“ Mais les devoirs de rédaction, les résumés de cours exigent toujours la correction individuelle.Toutefois cette correction n’a pas besoin d’être complète.Le maître n’a pas besoin de refaire lui-même le devoir en marge, d’en redresser toutes les erreurs, ni toutes les incorrections : il suffit qu’il les indique par de brèves annotations claires, précises, portant bien, et qu’il inscrive en tête ou à la fin, avec la note générale, une appréciation de la valeur du devoir au point de vue de l’exactitude scientifique, historique, géographique ou de la compréhension du sujet de rédaction, soit au point de vue du style, de l’orthographe et de l’écriture.“ Cette correction écrite et individuelle a d’ailleurs été pour le maître la préparation de la correction collective et orale.Il doit avoir retenu les fautes générales, puis les erreurs considérables, ou au contraire les passages remarquables de telle ou telle composition, et au moment du compte rendu, il ne manque pas de les signaler, faisant très clairement la correction des fautes générales, expliquant pourquoi elles sont faites et comment on doit les remplacer pour être exact et correct.Puis il n’oubliera pas de faire lire, pour en faire la correction verbale entière, l’un des plus mauvais, puis l’un des meilleurs devoirs, reprenant à propos du plus mauvais les fautes considérables des uns ou des autres, louant, à propos du meilleur, qu’il peut amender de manière à en faire un modèle, les passages recommandables qui l’ont frappé dans le devoir de tel ou tel.Ainsi pratiqué, le travail de correction n’est pas aussi long qu’on le croirait, car lorsqu’il s’agit des résumés de cours, il sert de révision de la leçon précédente ; lorsqu’il s’agit d’une composition française, il est la matière d’une véritable leçon.‘ ‘ Kn résumé, quel que soit le devoir corrigé, le travail de correction doit être double: il a toujours sa partie collective et verbale, sa partie individuelle et écrite, seulement pour les devoirs que nous avons d’abord énumérés : dictées, exercices de grammaire, d’analyse, d’étymologie, de conjugaison—problèmes d’arithmétique, la correction collective et verbale est la première et doit être immédiate—pour les rédactions, compositions françaises et pour les résumés de cours, la correction individuelle et écrite doit précéder la correction verbale et en être la préparation.” Comment un enfant paresseux fut guéri de sa paresse.— A ce sujet, voici ce qu’un observateur rapporte : Je vais vous raconter l’histoire d’un enfant paresseux qu’une bonne punition guérit radicalement de sa paresse.Maurice était un paresseux, oh ! mais un paresseux.hors ligne, pas un devoir, pas une leçon, son pauvre maître en était désespéré.Il avait tout épuisé : bons conseils, réprimandes, punitions, Maurice cultivait toujours avec amour son défaut favori.Un jour, après une scène orageuse, le maître, fatigué, conduisit notre Maurice au directeur et exposa la situation ; bien des plaintes déjà avaient été formulées, le directeur écouta cette dernière avec calme et dit à l’enfant : “ Vous allez rester avec 144 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE moi ici, Monsieur.” Le ton était sévère, mais la punition ne l’était pas, du moins, Maux.•_ la jugea telle sur le moment.” Asseyez-vous ”, dit le directeur, et il se replongea dans son travail.Les premières minutes apportèrent un vrai soulagement à notre ami qui ne croyait pas en être quitte à si bon compte ; à la dérobée il regardait le maître, s’intéressait à ce qu’il faisait.Ce dernier ne semblait même plus se douter qu’il était là, il changeait de travail et semblait absorbé.Maurice se lassa de sa contemplation, il osa remuer un peu, l’ennui le gagnait, il fouilla dans ses poches, elles contenaient des merveilles ; de la ficelle, un couteau, des billes, que sais-je encore : il tira tout cela lentement, avec une évidente satisfaction, mais le directeur lui dit : ” Mon ami, serrez ces objets, je vous prie, et restez tranquille ”.Maurice obéit, une autre bien lente demi-heure s’écoula; il bâillait, que faire ?Des brochures étaient sur le coin du bureau avec des gravures amusantes, il s’approcha doucement, et plus doucement encore essaya de les feuilleter, mais l’œil du maître veillait : ” Vous ne devez rien faire, dit-il, éloignez-vous Les heures s’écoulaient lentement, Maurice, avec angoisse attendait leur son, il imagina des jeux de bascule avec sa chaise, mais le directeur lui dit sévèrement : “ Rien, c’est rien ”.La cloche du dîner sonna, ce fut une délivrance courte, hélas ! Maurice descendit au jardin, voulut se mêler aux jeux de ses compagnons, mais le maître lui dit : ” La consigne est de rester tranquille Et il remonta chez le directeur, et les heures furent interminables, et le malheureux Maurice, à bout de force, se jeta aux pieds de ses maîtres, les suppliant de lever sa consigne.” Laissez-moi retourner avec mes compagnons, dit-il, je vous promets que je travaillerai désormais, l’oisiveté fait tellement souffrir que je suis prêt à étudier tout ce que vous voudrez, pour ne pas me voir infliger une punition semblable à celle d’aujourd’hui, je vous promets de bien travailler Maurice tint fidèlement parole, il devint un bon écolier.Il ne faut pas trop parler.— Un collaborateur du Journal des Instituteurs nous met en garde contre le verbiage auquel plusieurs instituteurs se laissent souvent aller.Nous inondons notre auditoire par ce déluge de paroles, sans nous soucier si ces mots représentent toujours des choses, des idées.“ Notre grand tort est de toujours croire que les élèves savent cela, et c’est précisément pour cette raison que les maîtres continuent à donner un enseignement purement abstrait.Les conséquences malheureusement en sont graves.Nous habituons l’enfant à répéter machinalement ce qu’il a étudié, sans faire le moindre effort pour comprendre.Nous étouffons en lui la faculté de réflexion.Nous l’habituons à se payer de mots, à s’en référer à l’autorité d’autrui.Il sera plus tard incapable de penser par lui-même.Il croira sans discussion tout ce qui est imprimé : son journal, quel qu’il soit, sera son guide.Homme ou citoyen, il sera un instrument entre les mains des plus habiles.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE HS Les droits de la Famille et de l’État.— Dans une lettre pastorale, Mgr l’évêque de Viviers, France, a naguère tracé les limites de chacun de ces droits.Citons la belle page qui suit : Il est bon de reconnaître et d’affirmer les droits de l’État, mais il y aurait péril de les exagérer.Rien ne contribue plus efficacement à avancer l’œuvre du socialisme et à lui préparer dans notre pays un triomphe prochain, que la tendance de certains esprits à tout rattacher à l’État.La société de leur rêve serait celle dont le gouvernement serait le centre de toute la vie nationale, une vaste machine à laquelle viendraient s’adapter toutes les institutions publiques et dont tous les ressorts seraient aux mains du pouvoir, qui ferait tout mouvoir à son gré.Ce serait l’arrêt immédiat de toute initiative privée; ce serait la suppression de la liberté de penser, de croire et d’agir; ce serait le communisme dans son plus large épanouissement : l’État absorbant tout, les idées, les croyances, la fortune; l’État unique maître d’école, l’État unique propriétaire, l’État pontife unique et souverain.Le moyen le plus rapide de transformer le rêve socialiste en une vivante et prochaine réalité, c’est de faire, de l’enseignement à tous les degrés, un monopole de l’État, Le monopole de l’éducation nationale, c’est déjà le communisme intellectuel.Celui-ci amènera forcément le communisme confessionnel par l’unification de toutes les croyances dans l’incroyance universelle : les deux réunis prépareront le communisme social par l’attribution à l’État omnipotent et déifié de toute propriété individuelle.Toutefois, pour poursuivre son œuvre et achever ses conquêtes, le socialisme se heurte à un puissant obstacle: la famille.La famille, avec son principe d’hérédité,.-sa stabilité constitutionnelle, son fégime absolu, son respect traditionnel de l’autorité, avec les vieux murs qui l’enserrent et la protègent contre les souffles révolutionnaires du dehors, la famille, telle que Dieu l’a faite, est essentiellement réfractaire au concept socialiste.C’est pourquoi la famille est la bastille qu’il faut à tout prix démolir.On lui a déjà porté de terribles coups.Le plus décisif, le coup fatal, serait l’acte violent qui arracherait l’enfant à la tutelle éducatrice du père et le soumettrait de force à un enseignement dont les ravisseurs auraient seuls la direction et le contrôle.Ce rapt des intelligences serait un grand crime ; mais il serait aussi le prélude d’un grand désastre : il entraînerait sûrement la ruine de la famille.Mais la famille, en tombant, renverserait l’autel; et quand une société n’a plus pour se soutenir ni le foyer, ni l’autel, elle ne peut plus vivre que dans les convulsions de l’agonie.Toute atteinte à la liberté de l’école serait une violation du droit naturel, le renversement du principe constitutif de la famille : elle serait en outre un outrage à la dignité du père.Ce serait lui mettre au front ce stigmate de l’interdit dont la loi marque les incapables et les indignes ; ce serait un crime de lèse-majesté contre la plus haute et la plus sacrée des royautés humaines ; ce serait porter au plus nécessaire de tous les pouvoirs un coup injuste et mortel ; ce serait infliger aux citoyens les plus dignes de la reconnaissance publique une immense douleur.Cette douleur, nous ne pouvons mieux la traduire qu’en empruntant l’énergique langage d’un tribun peu suspect.“ Il n’existe pas; dit Ledru-Rollin, une souffrance plus grande pour l’individu que l’oppression de sa conscience, que la déportation de ses fils dans des écoles qu’il 2— 146 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE regarde comme des lieux de perdition, que cette conscription de l’enfance traînée violemment dans un camp ennemi et pour servir 1 ennemi (1).Et qui aurait le plus durement à souffrir d’un état de choses qui mettrait entre la conscience du père et l’âme du fils la main brutale de la loi ?Ce ne sont pas les privi-ligiés de la fortune.Ceux-là pourront introduire dans leur demeure des maîtres choisis et°rétribués par eux ; ils pourront au besoin exiler leurs fils et les envoyer chercher en pays libre l’enseignement interdit chez nous.Seuls, les parents pauvres auraient à se débattre dans les angoises de leur sollicitude alarmée et de leur tendresse impuissante.En s’emparant de l’école, l’État violerait d’autres droits que ceux de la famille : U commettrait, d’abord à l’égard de l’Église, une manifeste injustice.L’Église existe en droit partout où il y a des âmes à conduire au ciel ; elle existe de fait partout où des fidèles marqués de son baptême, groupés sous son autorité, marchent soutenus et guidés par elle vers leurs destinées éternelles.Cette existence de fait et de droit est reconnue au moins implicitement par la Constitution française.Mais l’Église n’est pas en France, elle n’est nulle part une branche de l’administration publique; elle n’est pas, comme l’armée, le commerce ou l’agriculture, un service se rattachant à l’État et placé sous sa dépendance.Elle est une société parfaite et indépendante dans les limites de son domaine : libre, par conséquent, dans le choix et l’emploi des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission.Or, l’Église, directrice des âmes, gardienne et propagatrice officielle d’une doctrine divinement révélée, est avant tout une société enseignante.On ne peut donc la séparer des âmes auxquelles elle a le devoir d’enseigner ou de faire enseigner leurs devoirs chrétiens.Qu’on lui refuse l’entrée d’un asile scolaire où pas un enfant catholique ne vient s’asseoir, nous le comprenons et nous nous abstenons de juger le procédé ; mais que, sur le seuil d’une école où s’élèvent des enfants baptisés, elle voie se dresser devant elle la police chargée de lui en interdire l’accès ; qu’une loi vienne se poser sur les lèvres du maître pour ne pas en laisser sortir un mot qui traduise une idée religieuse ; qu’il ne reste plus, dans un pays comme le nôtre, une seule école où l’Église ne soit tenue pour étrangère, sinon pour ennemie ; ce serait une gratuite injure et une brutale déclaration de guerre.‘1 2 Notre âme, a dit un orateur chrétien, est si grande que rien ici-bas ne lui est supérieur, si ce n’est Dieu.Rois et parlements, majorité et minorité n’ont aucun droit sur nous, quand il s’agit de nos intérêts chrétiens et de nos destinées éternelles (2).” Ce sont ces droits de l’âme humaine que violerait, après ceux du père de famille et ceux de l’Église, la mainmise par l’État sur l’éducation nationale.Il est, au plus intime de notre être, une liberté que l’esprit moderne a beaucoup exaltée et dont l’inviolabilité est comme un dogme philosophique : c’est la liberté de penser.Quel pouvoir humain oserait faire violence à la pensée du père, le contraindre à ;abandonner ses idées pour lui substituer les siennes ?Et pourquoi n’avoir pas pour la pensée du fils la même réserve et le même respect ?Parce qu’il est faible et désarmé, .sa liberté est-elle moins inviolable ?Et qui trouvera loyale et noble la tentative de l’opprimer ?(1) Paroles citées par Montalembert devant la Chambre des Pairs (séance du 26 avril 18x4).(2) M.de Belcastel.— Discours au sujet de la loi scolaire, 29 juin 1883. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE H?METHODOLOGIE LES PREMIERES LEÇONS DE REDACTION (Suite) Dans notre leçon d’aujourd'hui nous traiterons de l’ordre à mettre dans les idées.Sans autre préambule, nous entrerons tout de suite en matière en disant aux élèves : “ Mes enfants, je vais vous interroger successivement pour vous demander de nommer les différentes choses que vous voyez dans l’école, vous ne parlerez qu’à votre tour, et ne nommerez qu’un seul objet chacun.Ernest va se mettre au tableau et écrire les noms que vous trouverez ”.Vous commencez alors ; si vous le préférez, vous pouvez écrire vous-même les mots au tableau.Les élèves nommeront, je suppose, les objets dans l’ordre suivant : “ Des tables, des élèves, une armoire, des encriers, un maître (ou une maîtresse), itn poêle, des livres, une porte, des cahiers, des bancs, un crucifix, des murs, des crayons, un plancher, un bureau, des fenêtres, une armoire, Mti plafond,-des cartes, un balai, de la craie, un tableau, des ardoises".Tous ces noms étant trouvés, adressez-vous à un élève : M.— Charles, que voyez-vous dans la classe ?E.— (lisant sur le tableau) Des tables, des élèves, une armoire, etc.M.— Voyons, Jules, est-ce bien répondu?Jules.— Non, monsieur, Charles aurait dû dire : Dans la classe, je ^ois des tables, etc.M.— Votre correction est bonne ; mais ne remarquez-vous pas que les «êtres sont nommés sans ordre, qu’ils sont mêlés ?E.— Oui, monsieur.M.— Alors la réponse, quoique exacte, n’est pas bonne.Il faut y mettre de Vordre.Voyons, dans tous ces êtres, n’y en a-t-il pas qui sont vivants et •d’autres qui sont inanimés ?E.— Oui, monsieur, le maître, les élèves sont vivants ; tous les autres sout inanimés.M.— Bien ; le maître et les élèves qui sont des personnes, forment le personnel ; maintenant, parmi les êtres inanimés n’en voyez-vous pas qui peuvent être emportés et d’autres qui ne le peuvent pas ?E.— Oui, monsieur.M.— Comment nommez-vous tous les objets qui peuvent être emportés d’une maison lorsqu’on déménage ?E.— On les nomme les meubles.M.— Très bien ; ce mot veut dire qui peut être mis en mouvement, porté d’une place à une autre.L’ensemble des meubles d’une habitation ^’appelle le mobilier.Dites-moi maintenant si la maison est un meuble.E.— Non, monsieur, car on ne peut la changer de place, ni l’emporter. 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M.— Dans ce cas, on dira que la maison est un immeuble aussi bien que le terrain sur lequel elle est bâtie.Pourriez-vous me dire quels sont les objets qui composent le mobilier de l’école ?E.— Le tableau, le bureau, les tables, les cartes, etc., (les faire nommer tous).M.— Nommez quelques-unes des différentes parties de l’immeuble?E.— Les murs, le plancher, les fenêtres, le plafond, la porte.M.— Ne voyez-vous pas encore des objets qui ne font pas partie du mobilier, mais qui servent aux élèves et qui leur appartiennent.E.— Oui, monsieur ; les livres, les cahiers, les crayons, etc.M.— C’est cela ; ou nomme ces choses des objets classiques parce qu’ils servent en classe.Que faudrait-il donc faire pour mettre de Vordre dans tous ces mots qui sont mis pêle-mêle sur le tableau ?E.— Je crois qu’il faudrait mettre ensemble ceux qui représentent des personnes, ceux qui représentent le mobilier, et ainsi pour les autres sortes.M.— Voilà qui est bien répondu ; essayez donc de faire ce que vous venez de dire.E.— Je vois dans la classe le maître (ou la maîtresse), les élèves, le bureau, l’armoire, les tables.les livres, les cahiers, les crayons.les murs, le plancher, les fenêtres.M.— Il y a déjà plus d’ordre, les mots sont démêlés ; mais ne pourrait-on pas les distinguer davantage, en se servant des mots que je vous ai donnés et expliqués pour chaque catégorie ?E.— Oui, monsieur ; mais comment faire ?M.— Si vous faites bien attention, vous allez voir que c’est facile et que vous pourriez faire cela tout seul.Puisque nous avons les idées mises en ordre, il ne s’agit plus que de.-construire la phrase.Voici quelle sera la charpente : 3 ai S ai et > R2 —Pr* , donnée au commencement de cette leçon peut être modifiée comme suit : Couronne = /> (R2 — rx ) La surface de la couronne s'obtient encore en multipliant le quart de p, ou .7854 par la différence des carrés des diamètres.Dans l’exemple précédent les diamètres sont : 16 et 10.Couronne = .7854 X (162 — 102) = .7854 X (256 — 100) = .7854 X 156 = 122.5224.La surface de la couronne s'obtient encore en multipliant .07958 par la différence des carrés des circonférences.116.Quelle est la surface d’une couronne ayant pour rayons 2 pieds et 1 pied?n7' Quelle est la surface d’une couronne ayant pour diamètres 8 pieds et 4 pieds ?118.Quelle est la surface d’une couronne ayant pour circonférences 25.1328 pieds et 18.8496 pieds ?PROBLÈMES DE RÉCAPITULATION r TTnÉ> Ahflimhre rectangulaire a 17 pieds 6 pouces de longueur et 14 pieds et 9 Douces de largeur, queue somme iauura-L-11 —yv— - chambre avec un tapis, de ^ de verge de largeur, a raison de $1.40 la verge .6 La surface d’un terrain rectangulaire est 1875 pieds carres ; quelles sont les dimensions de ce terrain, si la longueur est à la largeur comme 3 à 1 ?7.La surface d’un terrain rectangulaire est de 720 pieds carres ; quelles sont les 7.La surface d’un terrain rectangulaire est de 720 pieds carrés ; dimensions de ce terrain si la longueur est à la largeur comme 4 a 5 ?Solutions : 116.3.1416 X (22 — ia) = S-Hiô X (4 — 1) = S-Miô X 3 ~ 9-4248.Rep.117.7854 X (82 — 42) = .7854 X 48 = 37-6992.Rép.118.La surface de la couronne = .07958 X (25-I3282 18.84962 ) , Remarque.— On peut trouver la différence entre les carrés de deux nombres en multipliant la somme des deux nombres par leur différence.Ainsi dans le cas actuel, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 179 on peut trouver la différence entre le carré de 25.1328 et 18.8496 en multipliant la somme de ces nombres par leur différence ; ceci abrège le travail d’une manière notable, parce qu’on n’a qu’une seule multiplication.25.1328 + 18.8496 = 43.9824 25.1328 — 18.8496= 6.2832 43.9824 X 6.2832 = 276.35021568 276.35021568 X .07958 = 21.99 + Rép.Solutions des problèmes de récapitulation : 5.Trouvons d’abord combien il faut de laizes de tapis pour une chambre de 14 pieds et 9 pouces de largeur ; le tapis a ^ de verge de largeur = 27 pouces ; la chambre a 14 pieds 9 pouces = 177 pouces ; 177 -h 27 = 6| laizes, mais comme on ne prend jamais une fraction de laize, il faut compter 7 laizes.7 laizes ayant chacune 17 pieds et 6 pouces de longueur = 7X17 pieds 6 pouces = 122 pieds 6 pouces = 40^ verges ; 4o| x $1.40 = $57.16%.Soit A B C D le terrain ¦divisé en trois parties égales par des perpendiculaires à la hase.La longueur étant à la largeur comme 3 à 1, il s’ensuit que le %- de la longueur égale la largeur.Chacune des trois parties dont se compose le rectangle est un carré et a une surface de 1875 -4- 3 = 625 pieds.G H F C Ainsi A E G D est un carré de 625 pieds de surface.La racine carrée de 625 = = A D le côté du carré A E G D et la largeur du rectangle A B C D.La longueur étant 3 fois la largeur sera = à3 X 25 = 75.Rép.25 et 75.Autre solution : Des problèmes de cette sorte peuvent être résolus par l’application du principe géométrique : les polygones semblables sont entre eux comme les carrés ffe leurs côtés homologues : Nous trouvons la surface d’un rectangle dont les dimensions sont 3 et 1.Cette surface = 3 ; puis nous formons la proportion suivante : 3 : 1875 :: 1 : x*, d’où = ^ = 625 et x = 25, la largeur ; 25 X 3 = 75, la longeur.On peut faire la proportion en employant la longueur au lieu de la largeur : 3 : 1875 :: 3* : x2, d’où ^2- = = 5625 et = 75, la longueur ; 75 -F 3 = 25, la largeur.?•' Divisant la base de ce rectangle en 5 parties égales, la hauteur en 4, et prenant 4 parties de la base, on a un carré dont le côté égale la largeur du rectangle, et la surface égale les | de celle du rectangle = £ de 720 = 576, surface du carré ayant pour côté la largeur du rectangle.La racine carrée de 576 = 24, la largeur du rectangle ; mais la largeur = | de la longueur, donc | de la longueur = 24 ; ^ = 44 I 5 = — ^ 5-= 30, la longueur.Autre solution :— Trouvons la surface d’un rectangle dont les dimensions sont 4 et 5.Cette surface 5 X 4 = 20 ; puis formons la proportion suivante : 20 : 720 :: 42 : ^r2 ou encore 20 : 720 :: 52 \ x2 x — étant la largeur ou la longueur, selon le cas ; de la ire proportion nous trouvons x2 = 576 ; d’où x = 2\ \ de la 2e proportion nous trouvons x2 = 900 ; d’où .r = 30. i8o L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TENUE DES LIVRES PARTIE SIMPLE Troisième série d’opérations Abréviation des mots au comptant : au c.u du mot baril : brl.“ “ “ minot : m.Montréal, 12 mars 1903.— Commencé mon commerce avec espèces, $1200.— 13*.Acheté de E.Forgues, au c., 175 bris farine, à $5, $875 ; 300 ms avoine, à 50 cts, $150.— 14.Payé pour 1 corde de bois de chauffage pour bureau, $3-75-—Vendu à J.Morin, au c., 100 bris farine, à $5.5°» $550 ; 15° ms avoine, 60 cts, $90.-16.Vendu à G.Vincent, au c., 40 bris farine, à $5.50, $220.—17.Acheté de Art.Faber, au c.t 1000 ms blé, à 60 cts, $600.—19.Vendu à R.Fouis, au c., 800 ms blé, à 65 cts, $520 ; 35 bris farine, à $5.50, $192.50.-20.Vendu à F.Thomas, au c., 100 ms avoine, à 6o-cts., $60 ; 150 ms blé, à 65 cts, $97.50.-21.Payé salaire du garçon messager pour la semaine finissant le 17, $3.— 21.Acheté de Th.Richard, au c., 50 ms avoine, à 55 cts, $27.50; 1250 ms blé, à 70 cts, $875.-22.Vendu à P.Joseph, au c., 100 ms avoine, à 60 cts, $60.—23.Vendu à Geo.Ross, au c., 500 ms blé, à 72 cts, $360.-21.Vendu à V.Nolin, au c., 800 ms blé, à 72 cts, $576.Questions analogues à ce lié s qui se trouvent à la suite de la première série d'opérations.Livre de Caisse Dr Cr j Sommes Sommes reçues payées 1903 Mars 12 A ?iom de l'élève, placement 1200 ' < < 13 Par facture 1, 1025 4 ( 14 Par 1 corde bois chauffage pour bureau 640 ! 3 75- < 4 15 A F.de V.4 4 16 A F.de V.x 220 600 4 4 17 Par facture 2, 4 4 l9 A F.de V.712 50 4 4 20 A F.de V.157 50 4 4 21 Par salaire du garçon messager, au 17 mars, 3 4 4 21 Par facture 3, 60 902 50- 4 4 22 A F.de V.4 4 23 A F.de V.360 4 4 24 A F.de V.576 4 4 24 Par Balance I39I 75 3926 3926 Mars 25 A Balance • I39I 75 Le capital actuel est de • $i39I-75 Fe capital, en commençant, a été de $1200.00 Donc le profit est.$191-75 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 181 I.IVRE; DR VENTES DE RA TROISIÈME SÉRIE Montréal, le 15 mars içoj Au comptant A crédit 1903 ¦ ’ , ¦* .i Mars 15 J.Morin Au comptant 100 bris farine à 15-50 $550 150 ms avoine à $0.60 $ 90 640 < < 16 G.Vincent Au comptant 40 bris farine à $5-5° 220 ¦6 ^ 19 R.Louis Au comptant Soo ms blé à $0.65 $520 .35 bris farine à $5-5° $192.50 — 712 50 4 < 20 E.Thomas Au comptant 100 ms avoine à So.60 $60 150 ms blé à $0.65 $97-50 157 50 4 l 22 P.Joseph Au comptant 100 ms avoine à $0.60 60 i ( 23 Geo.Ross Au comptant 500 ms blé à $o-72 360 ( ( 24 V.Nolin Au comptant 800 ms blé à $0.72 576 LANGUE ANGLAISE DICTATION Part I.— Buying the white rabbit Lord Pelham, whose country-seat was situated not far from London, was walking home one afternoon about five o’clock.He came to a part of the road that was dark-¦ened by the thick shade of some large trees, when an ill-looking fellow, with a basket on his arm, came out from the roadside and addressed him.“ My Lord, I have a white rabbit here ; wouldn’t you like to buy it ?” His Lordship shook his head and walked on.The stranger followed him.“My Lord,” he repeated, in a strangely expressive voice, “ surely you will not refuse to buy my rabbit.” “ Nonsence : what use would it be to me ?Good evening ”.“ But, my Lord, you shall buy my rabbit ”, eried the fellow, pointing a pistol at his breast.“ Oh well,” said Lord Pelham, “ if you put it in that way, I suppose I had better buy it.How much do you want for it ?“A thousand guineas”.“But I haven’t so much money about me”.“Never mind that, my Lord : just sign this bill, and that will do”.“But I have neither pen nor ink ” “I have arranged for all that : here are both ”.His Lordship accordingly signed a bill for a thousand guineas, payable at sight, and was then allowed to depart in peace.J.AHERN 182 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LE CABINET DE L’INSTITUTEUR NOTRE CHANT NATIONAL Suivant L'Eclair, (26 juillet 1903), de Paris, l’aimable barde Breton, M.Botrel,.aurait déclaré, au retour de son voyage en Canada, que les Canadiens français n’ont pas de chant national.Ou L'Eclair, ou M.Botrel, est mal renseigné.Notre chant national, c’est O Canada! de Routhier.Ce chant est universellement répandu dans la province de Québec ; aucune fête canadienne-française ne serait complète sans lui.Les paroles en sont très belles et l’air est digne de l’hymne qui redit si bien le passé, le présent et l’avenir du peuple canadien-français.La musique de ce chant national a été composée par l’un des nôtres, M.C.Lavallée.Voici ce chant, que nous reproduisons pour l’instruction de nos confrères d’Europe r O CANADA ! O Canada ! terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux ! Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix ! Ton histoire est une épopée Des plus brillants exploits.Et ta valeur, de foi trempée, Protégera nos foyers et nos droits.Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant, Le Canadien grandit en espérant, Il est né d’une race fière, Béni fut son berceau ; Le ciel a marqué sa carrière Dans un monde nouveau.Toujours guidé par sa lumière Il gardera l’honneur de son drapeau.Amour sacré du trône et de l’autel, Remplis nos cœurs de ton souffle immortel ! Parmi les races étrangères Notre guide est la loi : Sachons être un peuple de frères, Sous le joug de la foi, Et répétons, comme nos pères, Le cri vainqueur : ‘ ‘ Pour le Christ et le roi ! ” A.-B.Routhier. 1,’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 183 O CANADA (chant national) Paroles de l’honorable juge Routhier Musique de C.Lavallék £ -m=W- S: O Ca_ - na - da, ter - re de nos aï - eux, Sous l’œil de Dieu, près du fieu - ve gé - ant, De son pa - tron, pré ¦ cur - seur du vrai Dieu, A - mour sa - cré du trône et de l’au - tel, m/L- 0 Ton front est Le Ca - na ¦ Il porte au Rem - plis nos ¦A—1-IV ^=W- ceint dien front cœurs de gran l’au de fleu ¦ rons glo - ri - eux ! - dit en es pé - rant.- ré • o - le de feu.ton souffle im - mor • tel ! Car ton bras Il est né En - ne - mi Par - mi sait por - ter l’é -d’u - ne ra - ce de la ty - ran ¦ les races é - tran ^ a m F * m 0 * ft » .— J—ar- P—p t=^ TTZ2 ^ SÉ .•* b=t ^ pé - e, II fié - re, Bé - ni e, Mais gè - res, No - sait por - ter la croix 1 ni fut son ber - ceau.plein de loy - au - té, tre guide est la loi : Ton histoire Le ciel a Il veut gar • Sa-chons être -jf-i-r est une é - po -marqué sa carder dansl’harmo» un peu - pie de pé • e Des plus bril - lants ex - ploits, Et ta va - leur, riè - re Dans ce mon - de nou - veau.Tou - jours gui - dé ni - e, Sa fié * re li - ber - té ; Et par l’ef - fort frè • res, Sous le joug de la foi.Et ré - pé - tons, i g; I b£ i I: de foi trem - pé - e, par sa lu - miè - re, de son gé - ni - e, corn - me nos pè - res, Æ- H- Pro - tè - ge - ra nos foy - ers II gar • de - ra l’hon • neur de Sur no - tre sol as - seoir la Le cri vain -queur: Pour le Christ 0 c— « zzz *=> :—a ici: Si* et nos droits, Pro » tè - ge - ra nos foy - ers et nos droits.son dra - peau, II gar - de - ra l’hon-nenr de son dra - peau.vé - ri - té, Sur no - tre sol as • seoir la vé - ri - té.et le roi, Le cri vainqueur : Pour le Christ et le roi.Le chant national des Canadiens français, O Canada, est en vente chez M.Art.Lavigne, marchand de musique, au No 68, rue Saint-Jean, Québec.La mélodie de ce chant est harmonisée pour quatre voix, avec accompagnement.Prix : 25 cts l’unité.A la douzaine, une réduction notable est faite sur le prix de l’unité. 184 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE CHRONIQUE SCOLAIRE Depuis le 1er septembre dernier, Stanstead possède une nouvelle maison d’éducation dirigée par les Frères du Sacré-Cœur.Cette belle maison a été bénite il y a quelques semaines par Sa Grandeur Mgr Larocque, évêque de Sherbrooke.Il y a quelque temps, un bien pénible accident est arrivé à un enfant de six ans, qui fréquente l’école modèle de l’Assomption.Le petit enfant était à jouer avec ses camarades, lorsque l’un d’eux lança en l’air un éclat de bois aiguisé qui frappa le jeune Venne (la victime), et lui creva l’œil gauche.Les instituteurs et les institutrices ne sauraient trop recommander aux enfants d’être prudents dans les jeux.Dans la région de Sherbrooke, on s’occupe beaucoup de l’organisation des écoles.Nous venons de voir que les Frères du Sacré-Cœur sont établis à Stanstead.^On nous annonce que les Sœurs de la Présentation (de Saint-Hyacinthe) s’établiront à Sutton et à Stanhope, les Sœurs de l’Assomption (de Nicolet) à Saint-Camille, et enfin les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame iront de Sherbrooke enseigner à Lennox-ville, en même temps qu’elles s’installeront dans un fort joli couvent à Bromptonville.La paroisse de St-Robert, comté de Richelieu, a été témoin d’une belle fête au cours du mois dernier.M.le chanoine Bernard a présidé à la bénédiction d’une aile et d’une cloche au couvent du village.L’assistance était nombreuse^ et la cérémonie a été des plus touchante.A cette occasion on a rappelé les vers suivants : La cloche pleure, et chante, et prie Dans le nuage ou le ciel bleu, Elle a l’accent de la Patrie ; C’est la vois même du bon Dieu.Qu’elles sont belles, solennelles, Ces cloches qui vibrent d’amour, La terre semble, sur des ailes, Monter vers le divin séjour.Des statistiques récemment publiées démontrent que les écoles relevant de la commission scolaire de Montréal sont fréquentées par 17,266 élèves.On n’en a pas encore fini avec la réforme de l’orthographe, en France.Le ministre de l’Instruction publique a nommé une commission qui étudiera les propositions suivantes : “ Emploi de s comme marque uniforme du pluriel.Suppression des consonnes inutilement redoublées ; Substitution de i à y partout où il se prononce i simple ; Suppression de h dans les groupes th, ch, rh, et substitution de f à ph.” A force de réformer l’orthographe on finira peut-être par déformer la langue.Au couvent d’Hochelaga, le 10 octobre dernier, la vénérable mère Véronique du Crucifix, née Davignon, passait du temps à l’éternité, à l’âge de 83 ans, chargée de mérites et de vertus, au milieu des regrets de sa chère communauté ; elle est la dernière survivante des cinq premières religieuses qui fondèrent cette maison d’éducation, a Longueuil, sous la direction et les bénédictions de l’illustre évêque, monseigneur Bourget, de si grande renommée.Nous recommandons spécialement le Bulletin Eucharistique aux institutrices et aux élèves des classes avancées.Adresse : Boîte de poste 2261, Montréal. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1S5 Nous lisons dans le Courrier de Saint-Hyacinthe du 7 octobre dernier : — Une fête mémorable a eu lieu lundi à l’occasion du 25e anniversaire de M.J.-N.Nault, comme président de la commission scolaire.Une messe a été chantée par M.le chanoine P.Decelles, à la cathédrale.M.Nault occupait un fauteuil près de la balustrade et était entouré des membres de sa famille.Après l’office, Mgr l’évêque de Saint-Hyacinthe rappela les nombreux services rendus par M.Nault à l’instruction, et lut le document émané de Léon XIII, créant le jubilaire chevalier de l’ordre très distingué de Saint Grégoire-le-Grand.Puis, Sa Grandeur attacha à la poitrine de M.Nault la décoration de l’Ordre consistant en une magnifique croix d’or à huit branches suspendue à un ruban de soie rouge.M.Nault eut des termes tout à fait dignes de la circonstance, dans sa réponse à Monseigneur.Le nouveau décoré remercia en même temps ses collègues qui l’ont puissamment aidé dans son administration.Une foule considérable assistait à la cérémonie.Tous les élèves confiés au contrôle des commissaires dans diverses institutions étaient présents.” L’îiygiène à l’école Par ordre ministériel, l’affiche suivante vient d’être placée dans toutes les écoles de France La tuberculose ou phtisie est une maladie grave que l’on peut éviter : i° Par la salubrité de l’habitation ; 20 Par une bonne hygiène individuelle.A.Salubrité de l'habitation.Il est nécessaire d’aérer les salles de classe ou ¦d’étude en ouvrant largement, et en toutes saisons, les portes et les fenêtres durant l’intervalle des heures de classe.Il est absolument interdit d’épousseter et de balayer à sec ; on doit toujours balayer avec de la sciure, ou nettoyer avec un linge humide.Il est défendu de cracher par terre.B.Hygiène individuelle.La propreté personnelle est la première règle de l’hygiène.La toilette complète du corps doit être faite chaque jour avec le plus grand soin.Les mains doivent être lavées avant chaque repas.Il est malpropre et dangereux de porter à la bouche des objets qui ont pu servir à d’autres : crayons, porte-plumes, ardoises, instruments de musique, de tourner les pages des livres avec les doigts humectés de salive; de se servir du mouchoir d’un camarade.On ne doit jamais boire ni alcool, ni liqueur : l’alcool prédispose à la tuberculose.O a ne doit faire qu’un usage modéré du vin, de la bière ou du cidre.Conférences pédagogiques Les conférences données chaque année par MM.les inspecteurs d’écoles sont suivies avec intérêt.Aussi plusieurs inspecteurs accomplissent cette tâche avec un zèle digne d’éloges.Nous avons reçu une copie de la circulaire adressée par M.l’inspecteur M.-J.Curot à l’occasion de sa tournée de conférences.M.Curot a invité spécialement MM.les curés et MM.les commissaires d’écoles à honorer les réunions d’institutrices de leur présence.Cette circulaire indique l’horaire des conférences et renferme des conseils très pratiques.Nul doute que d’autres inspecteurs ont agi de cette façon. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 186 REVUE MENSUELLE L,e 13 septembre dernier, sous les auspices du gouvernement français, on a inauguré à Tréguier, en Bretagne, la statue de Renan, l’auteur impie, le libre-penseur dont les ouvrages sont si hypocritement dangereux.Renan a outragé Dieu, trahi l’Eglise, fait perdre la foi à un grand nombre de malheureux qui se sont laissés prendre à se& théories alléchantes.La Société Saint-Jean-Baptiste de Québec se proposerait d’élever un monument à Mgr de Laval.Voici comment se répartissent les différentes nationalités dans la province de-Québec : Canadiens français: 1,322,115; Canadiens anglais: 174,778; Canadiens-irlandais : 114,842.Un tableau historique orne maintenant la grande salle des délibérations de l’Assemblée législative de Québec.Cette peinture est de M.H.Beau, un jeune peintre canadien^ de talent.Le tableau représente Champlain arrivant à Québec.Par une lettre pastorale lue dans toutes les églises du diocèse de Montréal, S.G.Mgr Bruchési a interdit Les Débats, un mauvais journal publié par des écrivains-dépourvus de tout sens catholique.Le gouvernement français retire l’indemnité concordataire aux évêques qui ont le courage de faire leur devoir.C’est beau, la liberté ! En Orient, comme autrefois, du reste, les puissances laissent égorger les chrétiens-par les Turcs, sans protester sérieusement.Mgr Merry del Val, qui est venu au Canada il y a quelques années, en qualité de délégué apostolique, vient d’être nommé Secrétaire d’Etat, par Sa Sainteté Pie X.La commission de juristes qui s’est réunie à Londres pour décider la question des frontières de l’Alaska, s’est prononcée en faveur de la prétention américaine.Le pape a publié récemment sa première lettre encyclique.Pie X demande aux évêques et aux prêtres d’être zélés.Sa Sainteté déclare qu’il faut être apôtre d’abord et savant ensuite.Le pape désire ramener le monde au Christ par l’action, le bon exemple.Le Saint Père déclare aussi dans un autre endroit “ que l’Eglise instituée par le Christ, doit jouir d’une pleine et entière indépendance.” La Société de Saint-Vincent de Paul a été assez récemment frappée par une bien cruelle épreuve.Son président général, M.Antonin Pagès, a succombé, le 18 septembre dernier, à une attaque foudroyante, dans sa maison de campagne d’Auvergne, où il était allé prendre quelques semaines de repos.Feu M.Pagès, pendant les dix-sept années de sa présidence, a fait faire de grands progrès aux œuvres si admirables de la Société de Saint-Vincent de Paul, dont le siège principal est à Paris.Ce chrétien exemplaire, ancien magistrat en retraite, par ses admirables qualités d’intelligence et de cœur charmait et édifiait ses collaborateurs habituels.Il s’approchait presque quotidiennement de la Sainte Table ; il avait encore reçu le pain de la vie éternelle la veille du jour où il a été frappé ; les derniers sacrements ont pu lui être administrés. ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 187 I^a Société de Saint-Vincent de Paul compte près de deux millions de membres dans ses rangs.Elle étend ses bienfaits aux cinq parties du monde.Au Canada, cette société, réellement catholique, a plus de quatre mille adhérents.Québec, Montréal, Ottawa, Hamilton, Trois-Rivières possèdent de nombreuses conférences de charité, affiliées au Conseil général de la Société de Saint-Vincent de Paul, à Paris.Cette association a été fondée en 1833 par Frédéric Ozanam, d’illustre mémoire.Au mois prochain, nous ferons connaître le nom du successeur de M.Pagès.Ea réouverture des Chambres, en France, a donné l’occasion au ministère Combes, de faire parade de ses méchants projets d’avenir.Dès l’ouverture du Parlement, Combes a déclaré la guerre à l’idée religieuse; cet apostat s’est fait le champion de la libre-pensée.Il a annoncé que le gouvernement exigerait le rappel de la loi Falloux, loi qui garantit, jusqu’à un certain point, la liberté de l’enseignement.Pauvre France ! jusques à quand la franc-maconnerie et la juiverie la traîneront-elles dans les chemins de la honte et de l’ignominie ?BIBLIOGRAPHIE Entretiens sur e’Fducation, par la comtesse Zamoyska, traduit du polonais par H.C.Préface de S.Em.le cardinal Perraud.2e édition.Lethielleux.10 rue Cassette.Paris.Au moment où la France, en perdant ses congrégations religieuses, se voit dans l’impossibilité de donner à l’ensemble de ses enfants une éducation chrétienne, la seule qui soit bonne, la Pologne s’enrichit, grâce à l’expérience et au dévouement de la comtesse Zamoyska, d’un livre plein de conseils précieux pour la formation de l’enfance.Fe traducteur, ou plutôt la traductrice, qui ne se fait pas connaître autrement que par les initiales de H.C., a rendu un réel service à la société française en lui faisant connaître, dans la crise actuelle, un ouvrage qui convient aussi bien à sa situation que celui que la comtesse Zamoyska a écrit en polonais.Il n’est pas question d’éducation laïque, d’école neutre.Fa comtesse Zamoyska demande que l’on mette à la base de toute éducation le catéchisme et l’Ecriture Sainte, afin que les générations ainsi formées soient imprégnées de christianisme et ne tombent pas dans les défaillances religieuses dont nous souffrons tant aujourd’hui.Ajoutons que les conseils pratiques dont cet ouvrage est plein et l’expérience personnelle de la comtesse Zamoyska, se joignant à la vérité inconstestable de ces principes, ont décidé Son Eminence le cardinal Perraud à écrire la préface de ce livre, qui, par son utilité et son actualité, est assuré d’un légitime succès.Nous accusons réception, avec remerciements, des Annuaires et des Palmarès des différentes maisons d’éducation de la province de Québec.Ces documents sont très intéressants, car ils contiennent un historique fort bien fait de nos divers établissements d’enseignement primaire, secondaire et universitaire.Fes Annales de la Société Saint-Jean-Baptiste.2 volumes in-8°.E?i vente chez l 'auteur, à Québec, au prix de $1.50 les deux volumes.S’il est un livre que tout le monde devrait lire et qui mérite d’occuper la place d’honneur à tous les foyers canadiens, c’est bien le livre-souvenir qu’un de nos distin-qués compatriotes, M.H.-J.-J.-B.Chouinard, vient de livrer à la publicité.Premier congrès de la jeunesse catholique et canadienne-erançaise.— Tenue à Montréal le 25 juin zçoj dans la salle de l’Union catholique (1).Cette brochure contient les résolutions adoptées par le Congrès.Voici une de ces résolutions : (1) 89 étudiants, représentant la plupart des collèges de notre province, assistaient à ce congrès^ i88 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L'idée nationale.— i.Les membres du Congrès de la jeunesse catholique et cana-dienne-française croient que la race canadienne-française a une mission spéciale à remplir sur cette terre d’Amérique, qu’elle possède les aptitudes pour l’accomplir, et qu’elle doit garder son caractère distinct de celui des autres races.2.Ils croient que le pays où la Providence l’a placée possède les ressources nécessaires à la formation d’une grande nation, et qu’il appartient à la race canadienne-française d’exploiter ce pays qui est le sien.3.Ils croient que c’est dans le sol du pays que leur patriotisme doit avoir ses racines, et que le Canada français doit l’emporter dans leur amour sur toute autre région.4.Ils estiment que c’est le devoir de tous les Canadiens de favoriser ce qui peut accroître l’autonomie du Canada et de lutter contre tout ce qui pourrait amener son absorption par une autre nation.5.Ils croient qu’il est du devoir des jeunes Canadiens de ne point tellement s’attacher à un parti politique qu’ils soient portés à lui sacrifier l’intérêt de la religion et de la patrie.6.Ils croient que tous les jeunes Canadiens, particulièrement ceux qui se destinent au barrea.u, doivent étudier tous les privilèges qui sont conférés à leur race, soit par le Traité de Paris, soit par l’Acte de la Confédération, afin d’être en état de les défendre au besoin.7.Ils reconnaissent la royauté de Jésus-Christ sur la race canadienne-française et l’affirment par une consécration solennelle.8.Convaincus qu’il faut aux Canadiens français un drapeau qui leur soit propre et qui représente leurs traditions et leurs croyances, ils reconnaissent comme leur drapeau national l’étendard appelé 1:1 de Carillon ”, à champ d’azur, traversé^par une croix blanche portant au centre l’image du Sacré-Cœur entourée de feuilles d érable, et ils s’engagent à le propager.9.Ils se promettent de toujours employer la langue française au telephone, dans les tramways, les bureaux, partout; ils veulent toujours parler en français, et partant banniront les incorrections et les anglicismes, qu’ils tâcheront de corriger discrètement cl1 gz leurs eu tour 3.clés 10.Ils adhèrent à la 11 Société du Parler Français au Canada ”, et s’abonneront a son Bulletin, L’honorable M.Lorner Gouin.Question actuelle.Le remaniement des subsides fédéraux en faveur des provinces.Montréal, 1903.Voici ce que la Semaine religieuse de Québec dit de cette brochure : Nous avons, il y a quelques semaines, reproduit une partie d’un discours prononce à Montréal, le 18 mai dernier, sur le même sujet, par l’honorable M.Gouin, ministre des Travaux publics de Québec.La jolie brochure dont nous venons de transcrire le titre, n’est que le développement du même discours.C’est une etude très elaboj.ee, et dont la préparation a dû exiger beaucoup de recherches.Nous ne croyons pas qu il se trouve une seule personne, dans la province, qui, apres avoir pris connaissance de ce plaidoyer, ne soit pas de l’avis de l’auteur sur la nécessite du remaniement, en faveur des provinces, du subside annuel.Il n y a aucun autre moyen praticable, nous semble-t-il, de mettre notre gouvernement provincial en mesure de pourvoir convenablement aux dépenses nécessitées par le progrès constant du pays.” Nouvelle méthode de Sténographie Duployé, perfectionnée par l Institut Sténographique de France, avec règles de placement des voyelles, par A.Lavarre.En vente au bureau du Sténographe Canadien.Prix 15 cts.Paillettes d’or, Douzième série.Publication honorée de plusieiirs brefs de Sa Sainteté.Chez Aubanel Frères, Avignon, France.Prix : 15 cts la série.Les Paillettes d’or sont de petites feuilles à qui Dieu semble avoir donné pour mission d’appoiter au cœur un peu de joie et un peu de paix. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 189' Vieux souvenirs des anciens jours mw/M, WMWa fa (S\ (È\ Notre-Dame de Recouvrance Cette chapelle fut bâtie par Champlain en 1633.Voici ce que nous lisons à ce sujet dans VHistoire du Canada de l’abbé Ferland, vol.1, page 265 : “ Dans le temps que Champlain était forcément retenu en France par suite de l’expédition des Kertk, il avait promis que, s’il rentrait à Québec, il érigerait une chapelle sous le vocable de Notre-Dame de Recoiivrance; il accomplit son vœu l’année même de son retour.” Cette chapelle fut bâtie près du fort Saint-Douis.Elle était située sur l’emplacement ou dans le voisinage immédiat de la cathédrale anglicane actuelle. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 190 REFLEXIONS AUTOMNALES Le jour des morts Kovembre Donnez donc en ce jour où l’Eglise pleurante Fait entendre pour eux une plainte touchante, Pour calmer vos regrets, peut être vos remords, Donnez, du souvenir ressuscitant la flamme, Une fleur à la tombe, une prière à l’âme, Ces doux parfums du ciel qui consolent les morts.Priez pour vos amis, priez pour votre mère, Qui vous fit d’heureux jours en cette vie amère, Pour les parts de vos cœurs dormant dans les [tombeaux.Hélas ! tous ces objets de vos jeunes tendresses, Dans leur étroit cercueil n’ont plus d’autres [caresses Que les baisers du ver qui dévore leurs os.Octave Crémazie.Novembre étend sur nos campagnes Son manteau chargé de frimas.Et sur le flanc de nos montagnes, E’orme blanchit sous le verglas.Soyez sérieuses, jeunes filles, Ce mois vous dit où vous courez ; Regardez ces vertes charmilles, Elles passent .vous passerez ! A grains serrés tombe la neige, Au loin siffle le vent du nord ; Voyez là-bas, un long cortège Chemine vers le champ de mort : Vieillards qui marchez vers la tombe, Courbés sur vos bâtons ferrés, Recueillez-vous ; la feuille tombe, De gazon meurt et vous mourrez.Faucher de Saint-Maurice.Donnez ! Le souffle de l’automne a jauni les vallées ; Leurs feuillages errants dans les sombres allées Sur le gazon flétri retombent sans couleurs ; Adieu l’éclat des cieux ! leur bel azur s’altère, Et le soupir charmant de l’oiseau solitaire A disparu comme les fleurs.L’aquilon seul gémit dans les campagnes nues ; Tout se voile ; les cieux, vaste océan des nues, Ne reflètent sur nous qu’un jour terne et changeant ; L’orage s’est levé ; l’hiver s’avance et gronde ; L’hiver, saison de jeu pour les riches du monde, Saison de pleurs pour l’indigent.Donnez : ce plaisir pur, ineffable, céleste, Est le plus beau de tous, le seul dont il nous reste Un charme consolant que rien ne doit flétrir ; L’âme trouve en lui seul la paix et l’espérance.Donnez : il est si doux de rêver en silence Aux larmes qu’on a pu tarir ! Donnez : et quand viendra cette heure où la pensée Sous le vent de la mort languit tout oppressée, Le frisson de la mort sera moins douloureux ; Et, quand vous paraîtrez devant le juge austère, Vous direz : “J’ai connu la pitié de la terre : “ Je puis la demander aux cieux.’’ E.Turquety. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 191 DIVERS Bureau Central.— On nous prie d’annoncer que l’âge auquel les aspirantes au brevet de capacité sont admises à subir l’examen devant le Bureau central est seize ans, comme précédemment.Cette partie du règlement n’est pas modifiée.Quelques personnes ont vu dans la suggestion des inspecteurs d’écoles, à ce sujet, un amendement aux règlements du Bureau : il n’en est rien.Errata.— Dans la dernière livraison de L'Enseignement Frimaire, page 67, qième paragraphe, lire : une fois tous les six mois, au Heu de une fois tous les dix mois.Avis.— Pour les Questions et Réponses àu Bureau central, s’adresser à M.Bussières, iEcole normale Bavai, Québec, Prix : 25 cts.En vente.— Cinq séries complètes des livraisons de L'Enseignement Primaire, année 1902-1903.Prix : $1.50 la série, franco par la poste.Jean Richepin.— On annonce que le romancier Jean Richepin fera, dans le cours •de l’hiver prochain, une tournée de conférences aux Etats-Unis et au Canada.Il est bon de se rappeler que Richepin est un des plus dangereux écrivains de la France.E’œuvre littéraire de cet homme est absolument mauvaise.Lettres d’une institutrice.— Dans la prochaine livraison, nous commencerons à publier des lettres qui intéresseront vivement nos lectrices.Le Bulletin du Parler français au Canada.— Cette revue vient d’entrer dans sa deuxième année d’existence.A cette occasion, le confrère a fait toilette neuve.Nous souhaitons au Bulletin un succès complet et constant.La Croix, Montréal.Joli journal hebdomadaire, $1.00 par année.Ce journal, ¦d’allure franchement catholique, mérite d’être encouragé.A V OFFICIEL — Par arrêté ministériel en date du 4 septembre dernier, les personnes dont les noms suivent ont été nommées commissaires d’écoles : Berthier : Saint-Barthélemy.—Joseph Turcotte, en remplacement de Rémi Gervais, dont le terme d’office est expiré.Charlevoix : Callières.— Grégoire Savard.Eac Saint-Jean: Eac des Commissaires.— Julien Bouchard, Alexandre Eaporte, Napoléon Cadoret, Fouis Pâquet et Charles Rousseau.Municipalité nouvelle.Matane : Sainte-Angèle de Mérici.— Pierre Rousselle, en remplacement de Phila-delphe Pelletier, dont le terme d’office est expiré.Matane : Saint-Féon le Grand.— Fouis Fefrançois, Fouis Girard, François-Xavier Brassard, Pierre Favoie et Désiré Famontagne.Municipalité nouvelle.— Par arrêté ministériel en date du 2 octobre dernier, les nominations suivantes ont été faites : Commissaires d'écoles.— Maskinongé : Saint-Didace.— MM.Joseph Brousseau et Alfred Branconnier, en remplacement de MM.Joseph Grégoire et Edouard Adam, dont le terme d’office est expiré.Ottawa : Saint-Alphonse de Fytton.— MM.François Coursol, Win Patrick O’Connor, Félix Morin, James Reed McGee et Alfred Rozon.Municipalité nouvelle.Syndic d'écoles.— Bagot : Saint-Pie.— M.Albert Guertin, en remplacement de M.Adolphe Parent, dont le terme d’office est expiré.— Par arrêté ministériel, en date du 12 octobre dernier, les nominations suivantes ont été faites : MM.Isaïe Montreuil, Clovis Gérard et Aldéric Gérard, commissaires d’écoles de la municipalité scolaire de Sainte-Dorothée, No 2, comté de Faval, le premier en remplacement de M.Cléophas Charbonneau, le second en remplacement de M.Francis Desjean, et le dernier en remplacement de M.Joseph Montreuil. 192 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JVVe Steïxdat^Ü^Sdâ MEUBLEMENT -^-SGOIiAI^E ¦'¦'•'JS Comme fabricants de meubles scolaires, nous jouissons d’une renommée bien méritée, et les matériaux, la construction et la perfection générale de nos produits sont hautement appréciées.Notre nouveau bureau scolaire avec siège sur billes est de beau-coup supérieur à tout autre genre.C’est le seul bureau scolaire ayant un siège mobile qui fonctionne sans bruit.Notre nouveau bureau à table mobile sur billes est un meuble scolaire unique.On ne demandera plus à l’élève de s’adapter au bureau, mais au bureau de s’adapter à l’élève.L’hygiène et le bien-être des élèves demandent que toutes les écoles soient pourvues de ces bureaux scolaires.Four catalogues et informations s’adresser à la Canadian Office and School Furniture Co., Ltd- Preston, Ont , Can.Références utiles Librairie Sainte-Anne.— J.-A.Langlais & Fils, 177, rue St-Joseph, Québec.A vendre à cette librairie : L’assortiment le mieux varié et le plus complet dans le marché,, le fournitures pour écoles et municipalités.Envoyez vos commandes et elles seront remplies avec soin.Pour municipalités : — Blancs légaux et avis publics de toutes sortes, role de cotisation, reçus de taxes, avis aux retardataires, livres de caisse, registres pour délibérations, cahiers de recensement, registres pour visiteurs, papeterie, etc.Pour écoles :—Tous les livres en usage dans les ecoles catholiques, aussi.Caites géogia-ohiques 200 de la série F.A.M.G.; ces cartes sont parlantes d’un côté et muettes de 1 autre ?tableaux noirs, vernis et brosses à tableaux, craie, globes terrestres, codes, buvard, crayons, papier et enveloppes, porte-plumes, plumes, papier foolscap, mucilage, encre, cahiers, ardoises, mages, étuis, boîtes à clef, gommes à effacer, boites à dessin, regies, etc., etc.Demandez nos listes de prix ! — Attention spéciale aux commandes reçues par la malle ! Demandez le Journal d’Appel par J.-N.Miller, le seul approuvé par le Departement de .’Instruction publique., Cloches pour écoles, depuis 75 Ibs à 250 l_bs, prix 12 cts la 1b., monture comprise.Prix spéciaux pour des commandes considérables ! ^ , .„ ., , .Propriétaires du Nouveau Cours de Calligraphie canadienne en 9 cahiers français et anglais, une méthode pratique pour apprendre à bien écrire, le système d’écriture recommande par les banques et maisons de commerce.^ ~ „ Ed.Marcotte.—Imprimeur-Relieur et Papetier, 82, rue St-Pierre, Basse-Ville, Quebec.Impressions de toutes sortes, tels que livres, circulaires, en-têtes de comptes et de lettres, factums, catalogues, cartes d’affaires, programmes, menus, brochures et journaux illustrés.Reliure : livres de comptes de toutes sortes, reliure de bibliothèque a des conditions faciles, partes montées sur toile et vernies.Recherché pour éditions., ., La Maison Marcotte relie U Enseignement Primaire pour un grand nombre de municipalités.
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