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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1907-04, Collections de BAnQ.

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28e Année: Aveux 1907 No 8 Revue illustrée de l'Ecole et de la Famille I * Friseignerrçent C.-J, MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-clief SIR ETIENNE-PASC AL TACHÉ > ¦ .rjy-yyy^ ri® v SM Pi wœesli 552ev Né en 1795, fit partie du ministère Lafontaine-Baldwin en 1848 ; président du Conseil législatif du Canada (1856) ; Premier ministre du Canada et chef de l’administration avec sir Allan-McNab (1855) et avec sir John A.McDonald en 1856 et :: 1864.C’est durant oette année que fut discutée le projet de confédération des provinces du Canada.Mort le 20 juillet 1865, comblé d’honneur par la reine Victoria et par le peuple canadien.Sir Etienne Pascal Taché fut un modèle de patriotisme et d honnêteté politique. 45° L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Souvenir historique C’est le 24 avril 1615 que Champlain partit de Honfleur, sur le vaisseau le Saint-htienne, commandé par Pontgravé, pour revenir au Canada avec les premiers missionnaires qui aient annoncé l’Evangile sur les bords du Saint-Laurent.Ces missionnaires, au nombre de quatre, étaient des Récollets (1).Voici les noms de ces dévoués missionnaires : les pères Denis Jamay, Jean Dolbeau, Joseph le Caron et le Frère Pacifique Duplessis.Cause de béatification de Marie de l’Incarnation La Semaine religieuse du g mars dernier a publié la note suivante ; nous la reproduisons avec bonheur : Le postulateur de la cause de béatification de la Vénérable Mère Marie de l’Incarnation, à Rome, Monsieur l’abbé Cazenave, écrit à la supérieure des Ursulines de Québec, que la congrégation antipréparatoire sur les vertus de la Vénérable Mère devant se réunir le matin du 12 mars prochain, il est d'usage que les intéressés prient devant le Saint Sacrement exposé.A ces fins Monseigneur l'Archevêque permet aux religieuses Ursulines d’avoir dans leur église l’exposition solennelle du Saint Sacrement pendant 24 heures consécutives, du 11 au 12 mars, après la célébration de la sainte messe.Le public est invité à visiter le pieux sanctuaire des Ursulines, et à prier à l’intention d’obtenir du Cœur de Jésus la prochaine béatification de l’illustre servante qu’il a tant aimée, et les miracles qui hâteront le succès de cette cause si chère à tous les cœurs catholiques.Monastère des Ursulines, Québec, 26 fév.1907.Une autre cause de béatification Nous détachons de la correspondance romaine de la Semaine religieuse, de Montréal, les lignes suivantes : « Nous aurons aussi la béatification de la Vénérable Barat, fondatrice de l’institut des Dames du Sacré-Cœur.Cette cause avait été un instant arrêtée par une difficulté sur les miracles ; mais on a pu heureusement triompher des objections du promoteur de la foi, et la béatification semble assurée pour l’année prochaine.» Souvenirs intimes M.Ernest Gagnon continue ses Souvenirs intimes dans la présente livraison.I/éminent écrivain retrace en un style gracieux l’histoire de l’Ecole normale Laval au dix-neuvième siècle.Un troisième article paraîtra dans L’Enseignement Primaire du mois de mai.Quelle bonne aubaine pour les nombreux lecteurs de notre revue ! Nous ne saurions trop remercier M.Gagnon, rare survivant d’une époque féconde en grandes œuvres, témoin autorisé d’événements anciens et intéressants, écrivain aussi délicat que véridique, et conservant sous la neige des ans une ardeur toujours nouvelle, un cœur fidèle aux choses d’autrefois et une intelligence admirablement cultivée et non moins admirablement servie par une plume toujours alerte.(1) On sait que les Récollets étaient des religieux Franciscains. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 451 PEDAGOGIE Contre la réforme de l’orthographe Dans la livraison de mars, nous avons publié le résumé des conclusions du Rapport que M.Brunot, professeur de langue française à la Sorbonne, a soumis au Conseil supérieur de l’Instruction publique de France, au nom de.la Commission instituée en 1905.Parmi les réformes proposées par la Commission, quelques-unes sont raisonnables, mais d’autres, et c’est le grand nombre, sont contraires à l’esprit même de la langue française.• C’'est l1’opinion de M.Gabriel Boissy, un écrivain sérieux, qui, dans La Revue hebdomadaire de Paris (1), combat victorieusement la prétendue réforme de l’orthographe, conduite avec un brio remarquable par MM.Brunot et Meyer, et appuyée avec grande satisfaction par M.Briand, ministre de l’Instruction publique.M.Boissy examine d’abord la réforme dans sa nature, dans ses conséquences ensuite, enfin dans la doctrine littéraire, linguistique, dans la doctrine d’Etat même qu’elle lui paraît impliquer.Pour cela, M.Boissy a recueilli les principaux arguments des réformistes i (2), et il les expose en groupant tous ceux de même nature.Voici ces arguments : i° Les règles orthographiques actuelles sont absurdes, c’est-à-dire hors de toute raison et de toute logique.Les lettres doubles sont inutiles, à tel1 point que les mots, dérivés de certains mots qui les ont perdues, les ont gardées, et réciproquement.Il en est de même pour les mots d’origine “autre que latine et particulièrement les mots si nombreux d’origine grecque.20 If faut donc, pour rémédier à cela, mettre d’accord la langue écrite 'avec la prononciation.3° On y parviendra par la notation phonétique qui réalisera, grâce aux appareils de phonétique expérimentale (projet Ferdinand Brunot), une mécanisation de notre langue, et d’après cet étalon on établira un système graphique avec (( signes diacritiques, accents, cédilles, tildes ».4° Il est nécessaire de fixer ainsi définitivement et par autorité officielle Il’orthographe, et non laisser à chacun toute latitude, par crainte qu’une inégalité ne s’établisse entre Ites citoyens et que se crée un mandarinat (F.Brunot).(1) Livraison du 2 février 1907., (2) MM- paul Passy, Jean Barès, Louis Havet, Gaston Paris, Paul Meyer, Ferdi- nand Brunot. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE T52 5° Autre motif politique : par ce nouveau mode, les enfants sauront que l’orthographe, comme tout, obéit à la raison et non à la tradition.De plus, aujourd’hui où il faut faciliter à tous, dans le moindre village français, l’instruction et la discussion des idées politiques, la simplification de l’orthographe peut y être une aide puissante.6° Car les écoliers perdent un temps considérable à l’étude de notre orthographe compliquée.Que ne feraient-ils, que n’atteindraient-ils pas dans l’ordre des sciences pratiques si, la réforme décrétée, ils parvenaient à gagner six mois ! 7° Les étrangers, que nos difficultés rebutent, apprendraient plus facilement et en plus grand nombre le français, et notre langue aurait une plus considérable extension.Immédiatement après cette énumération, M.Boissy fait observer que, sur sept que sont les arguments ci-dessus, trois (et même deux seulement, car le second rentre dans le troisième) prennent en considération la langue, la langue française seule en question ; que les quatre autres relèvent de considérations qui lui sont absodument étrangères : utilitarisme, polémique et doctrine politique, sociologie nationale, etc.«: Faut-il s'en étonner, s’écrit M.Boissy ?Qu’importe l’a langue et ses multiples faces à ceux qui sont le plus portés à les ignorer, à des savants qui, tels des anatomistes, n’en connaissent que l’aspect froid et désorganisé ! A qui appartient en réalité une langue ?Qui en connaît, pour en user, pour en jouir, tous les éléments, toutes les importances ?Qui lui donne la splendeur, le rayonnement, en un mot la vie ?Qui, par conséquent, doit disposer d’elle ?sinon les écrivains, poètes et prosateurs.Les savants étudient, constatent ce que les écrivains ont créé.Si donc du nouveau doit être créé, les écrivains, aidés des grammairiens, sont seuls, qualifiés )).M.Boissy conclut : (( De cette erreur initiale, ne voit-on pas immédiatement les conséquences désastreuses ?» Ce ne sont même pas, dit-il, les savants de toutes les catégories qui se sont particulièrement attachés à la réforme.Ce sont, presque uniquement les phonétistes.Et, subitement, ajoute l’écrivain de la Revue, il s’est imposé que la langue et l’expression écrite de la langue, l’orthographe, ne devraient être basées que sur leur seule spécialité : la phonétique.M.Boissy fait remarquer avec raison (( que l’expression écrite de la langue exprime beaucoup de choses autres que le seul son.)) Elle exprime les origines et les mutations de cette langue, les nuances de sens, etc.Puis il attaque de front chacun des arguments ci-haut énumérés.C’est l’a phonétique qui reçoit les premiers coups.Ecoutons M.Boissy lui-même : « La théorie des phonétistes est-elle, même en soi, si absolument sûre ?Dans un excellent petit ouvrage d’un délicat écrivain, M.Marcel Boulenger la Querelle de l’Orthographe ( i ), qui sera pour tous, comme à moi-même, de Kiltlî pe le; înirco (i) Sansot, éditeur. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 453 m 1 reo da| ad ico I mei »?CO et s :sq ' qm «du comté), ai l’honneur de vous informer que j’ai l’intention de me présenter de nou-ea|«veau à (écrire le nom de la localité où l’on désire se rendre pour l’examen), afin de « reprendre mon examen de l’année dernière pour le brevet d’école (élémentaire, mo-« dèle ou académique), en (français ou en anglais, ou dans ces deux langues).Je llt'|«vous envoie ci-inclus la somme de $ (mettre le montant exigé pour reprendre son exa-tti«fnen), un nouveau certificat de moralité de mon curé (voir la formule de certificat >n\|« ci-dessus), ainsi que l’avis que vous m’avez adressé au mois d’août dernier (envoyer C « cet avis).« Vous voudrez bien m’envoyer mon diplôme ou l’avis du résultat de mon exa-'oiîj«men à (nom du bureau de poste).Mon numéro, l’an dernier, était (mettre le nu-w-1« méro).» 'le| ! (Signature de l’aspirant).Les candidats qui, l’an dernier, ont échoué pour la première fois sur moins du ré-1 quart des matières n’auront à subir l’examen que sur celles mentionnées dans l’avis Onj que je leur ai adressé au mois d’août dernier.Les personnes qui n’ont pas réussi à avoir leurs diplômes en 1898 ou les années suivantes jusqu’en 1905 et qui n’ont pas encore subi une seconde épreuve devront, si )ï«r.| elles se présentent devant le Bureau au mois de juin prochain, payer le droit d’examen en entier et être interrogées sur toutes les matières du nouveau programme, comme Isi elles subissaient l’examen pour la première fois.Je prie instamment toutes les personnes qui doivent se présenter à la prochaine session du Bureau de m’envoyer LE plus tôt possible leur demande d’admission, accompagnée de tous les documents requis.Tout candidat en règle recevra une carte d’admission à l’examen.On voudra bien faire recommander les lettres contenant de l’argent et l’on est fjl prié de ne pas envoyer de timbres-poste pour payer le droit d’examen.En ayant l’obligeance de se conformer fidèlement aux instructions qui précèdent, les aspirants aux diplômes faciliteront l’ouvrage très considérable que nécessite l’organisation des examens et ils me rendront par là même un service signalé.cer-I J.-N.MILLER, Secrétaire du Bureau central des Examinateurs catholiques. 468 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE m DOCUMENTS SCOLAIRES Le travail • •- Résumé Aune; conférence donnée par M.J.-P.Labarre, à e'écoeE normale Jacques-Cartier, devant l’Association des Instituteurs catholiques de Montréal.— (Janvier 1907) Le travail n’est pas une forme quelconque d’activité ; il suppose d’abord la recherche d’une utilité ; ensuite, l’effort, la contention, la peine.Cette peine trouve sa compensation non seulement dans le résultat utile qui la suit, mais dans l’acte même que l’on accomplit.Voilà pourquoi vivre est un plaisir, car vivre c’est agir.Dans l’homme, au point de vue physiologique comme au point de vue mental, la vie est un ensemble de puissances en acte ou en train de passer en acte.Les tissus dont notre corps est composé sont constamment en opération ; le sang qui circule en nous ne laisse pas à notre cœur une seule minute de repos depuis le premier instant de notre existence jusqu’à notre mort.La mort est une cessation d’activité de la part de notre organisme.Le travail est naturel à l’homme, c’est une loi organique de notre nature.La faute d’Adam n’a pas fait naître la loi du travail, mais elle l’a modifiée en substituant la douleur et la fatigue au plaisir et à la facilité.L’oisivité est un état contre nature.Elle attire en outre sur sa victime des maux: incalculables.«Elle blesse son enfance, elle flétrit sa jeunesse, elle brise sa virilité, elle attache à toutes ses puissances le déshonneur de la stérilité.» Lorsque les besoins, impérieux de la vie pressent le paresseux, il perd tout sentiment de dignité et il im-J plore de la pitié des hommes le morceau de pain qu’il n’a pas le courage de demander au travail.Le travail est le principe de notre bien-être, de notre perfection et de notre gloire, car toute chose tire sa perfection de l’accomplissement de sa loi.D’où vient la beauté de l’univers sinon de ce que toutes les créatures, travaillant à leur manière, accomplis-! sent la loi de leur existence.Nous avons besoin du travail pour satisfaire nos besoins physiques, intellectuels1 et moraux.C’est par le travail que l’homme se procure des aliments pour se nourrir, des habits pour se vêtir, des armes pour se défendre.Rien ne s’offre à nous sous unei forme commode et préparée à nos besoins.Notre âme enveloppée de ténèbres, doit chercher la vérité, qui est son aliment, par un travail incessant.Nécessaire au bien- ¦ être et à la science, le travail l’est encore à la vertu, qui est le travail par excellence.L’âme et le corps ont besoin du travail ; par lui l’un et l’autre se régénèrent et se for-i tifient.Le repos, disait le docteur Dupuytren, c’est la mort.Le travail prolonge la vie, il en fait supporter les épreuves et apprécier les bienfaits ; il aplanit la voie que suivra l’humanité triomphante marchant à la conquête de ses destinées.La société ne peut subsister que par un échange de services : or ces services réciproques, les hommes ne peuvent se les rendre que par le travail.Le paresseux est une charge et souvent un danger pour la société.L’histoire nous montre que le travail a toujours été le gage de la prospérité des nations, et l’oisiveté, le signe précurseur de leur ruine.C’est au travail que Démosthène doit ses chefs-d’œuvre, et Virgile, son charme intarissable.Les créations incomparables de Bossuet sont dues à son travail autant qu’à son génie.Des raisons multiples font à l’instituteur un devoir de consacrer à 1 etude les moments que ses autres obligations laissent libres.Les connaissances variées qu’il doit communiquer à ses élèves nécessitent chez lui un savoir très étendu ; l’éducation qu’il doit donner à leurs facultés exige qu’il soit psychologue, moraliste et pédagogue. L’EN SEIGN EM ENT PRIM AIRE 469 Il doit préparer les enfants pour leur avenir social : il lui est alors nécessaire de connaître encore l’histoire, la philosophie de l’histoire qui nous montre une chaîne interrompue de causes et d’effets, qui tourne au profit de l’avenir l’expérience du passé; l’économie sociale et la sociologie qui s’occupent de l’organisation, de la constitution, du développement des conditions d’existence des sociétés.L’éducation des facultés doit être simultanée, car l’homme, comme le dit Male-branche, est un être qu’on ne’ peut toucher en quelque endroit sans le remuer tout entier.L’éducation physique, l’éducation intellectuelle et l’éducation morale doivent marcher de pair.Elles exigent de nous un travail incessant, étant donné la diversité d’aptitudes et de caractères des enfants et des jeunes gens.En offrant à ces personnalités différentes le même enseignement, le maître ne doit pas les diriger toutes par les mêmes moyens, afin qu’elles développent toutes leurs ressources : leur attention, leur mémoire, leur raison, leur sensibilité, leur volonté.Sans attention, les plus beaux talents mêmes ne produisent rien.C’est le défaut d’attention que Bossuet blâmait dans son royal élève.Le grand secret pour rendre les enfants attentifs, c’est de les intéresser, et cela exige une sollicitude continuelle de la part du mraître.Ce que l’attention aide à saisir, la mémoire le conserve.Il faut surtout former avec les enfants des hommes de bons sens et de volonté.Apprendre à raisonner, c’est la plus haute instruction, comme apprendre à vouloir est l’éducation la plus haute.Des exemples remarquables montrent qu’une remarquable culture d’intelligence peut s’allier à la faiblesse du caractère et à la perversité du cœur.Tous les nobles sentiments doivent être développés chez l’enfant : Respect pour l’autorité, l’âge, le mérite, l’infortune ; reconnaissance, dignité personnelle, amour du bien, de la famille, de la patrie, de l’Eglise, de Dieu.Il faut aussi communiquer aux enfants l’amour du travail qui les fera réussir dans la vie ; pour cela il faut de la part du maître, l’exemple qui entraîne et la parole qui persuade.L’essentiel est le vouloir, le faire vient ensuite aisément.Oui veut, peut.L’histoire nous fournit une foule d’exemples d’hommes qui doivent leurs succès à leurs talents.« Ce siècle appartient à l’énergie » : plusieurs échouent avec de la science et du talent qui réussiraient avec plus de détermination.Il faut donc travailler, et le succès nous attend tôt ou tard.« Mais, comme le dit Pasteur, ce grand travailleur, que nos efforts soient plus ou moins favorisés par la v}e, il faut, quand on approche du grand but, être en droit de se dire : « J’ai fait ce que j’ai pu.» Le professeur en classe Résumé d’une conférence donnée par M.Achille Goulet, Inst., à l’Ecole normale Laval, devant l’Association des Instituteurs catholiques de Québec, janvier 1907.Le professeur est, sans contredit, le cœur et l’âme d’une classe.Aussi, quelle responsabilité pour lui s’il n’est pas ce qu’il doit être : Un maître aussi parfait que possible ! car, ne l’oublions pas, les enfants sont observateurs et il arrivera que le maître qui ne s’observe pas soigneusement, perdra bientôt la confiance de ses élèves.Diriger une classe avec succès, est un travail bien plus compliqué et bien plus difficile que de faire l’éducation d’un seul élève, mais en revanche, les^ résultats sont plus sensibles, plus satisfaisants.—En effet, dans une classe, 20 ou 30 élèves profitent de l’enseignement d’un maître commun.Les questions du maître, les réponses des élèves, etc., rendent la classe vivante. 470 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE De là une émulation louable qui est propre à produire d’heureux résultats.Mais pour en arriver là, il faut une sérieuse préparation de la classe, oui, ne l’oublions pas.Le principal devoir d’un bon maître est, La préparation de la classe.Préparer sa classe, voilà ce qui assure le succès.Il faut savoir beaucoup pour enseigner peu, et si peu que l’on doive communiquer à ses élèves, il faut une préparation très sérieuse, bt fermier prépare avec grand soin la terre afin de s’assurer une bonne récolte.Ainsi le professeur préparera soigneusement sa classe afin d’arriver à des résultats satisfaisants.Si le cultivateur prépare soigneusement la terre, il n’oublie pas les semences, il les choisit avec soin, et donne à chaque lopin de terre la semence qui lui convient.Ainsi agira le bon professeur : il choisira avec le plus grand soin les matières propres à son cours.Il faut présenter les matières d’une façon agréable, attrayante, afin que l’élève accepte avec plaisir ce pain de l’intelligence qu’il acceptera avec bonheur si l’instituteur sait le lui présenter agréablement.Pour cela, il faut beaucoup de variété dans les travaux de la classe.La variété des travaux est indispensable parce qu’elle chasse la monotonie et prévient la dissipation.Dans une classe bien tenue, il n’y a pas ou peu de paresseux.Les questions et les démonstrations du professeur s’adressent à tous, l’attention est soutenue du commencement à la fin de la classe.Il n’est pas dans mon intention de vous parler des différentes méthodes que vous connaissez, du reste, et que vous employez avec suite et précision pour 1 avancement de vos élèves.Ces méthodes sont analytiques ou synthétiques, inductives ou déductives ou combinées selon les circonstances.C’est au professeur à décider quelle méthode il emploiera pour les différentes sciences à enseigner.N’oubliez pas cependant que le professeur ne doit jamais être l’esclave d’une méthode, ni se hasarder à enseigner les différentes branches que comporte un programme à l’aide d une seule et unique méthode.Tous les chemins mènent à Rome—C’est vrai, mais les uns sont moins longs, plus agréables et plus faciles que les autres.L’intelligence du professeur lui dira donc quel chemin prendre pour arriver à de bons résultats et, du choix judicieux qu’il fera de la méthode requise, dépendront son pouvoir et ses succès dans l’enseignement.Un mot cependant de la méthode inductive, qui est la mieux appropriée au jeune âge, et toujours fertile en heureux résultats.Cette méthode, plus que toute autxe, jette la lumière dans l’intelligence du petit peuple qui demande avec avidité à être éclairé, à s’instruire.Nous irons donc du simple au composé, nous serons clairs dans notre enseignement.nous captiverons l’intérêt et l’attention des élèves, nous leur ferons aimer l’étude et en agissant ainsi, nous développerons 1 intelligence des ecolieis et le succès répondra à nos efforts.(A suivre) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 471 METHODOLOGIE La rédaction à la petite école Le maître (ou la maîtresse),—Mes enfants, nous allons préparer le devoir de rédaction que vous aurez à faire sur le sujet suivant : Ce qui rend les petites dlles gentilles.Que at un jour une dame riche ?« Un jour de Ste Catherine, une dame riche vint visiter une école de petites filles dans un village.Elle apportait des récompenses aux enfants qui avaient été sages.Quelle était la plus belle récompense ?Que dit la dame ?Que pensèrent les petites ailes ?Parmi ces récompenses se trouvait un livre rempli de belles images qui attirait les regards des petites filles.Je le donnerai à la plus gentille, dit la dame.Toutes les petites filles se redressèrent, parce que chacune s’imaginait qu’elle était plüs gentille que les autres et que le beau livre lui était destiné.Comment at-on pour trouver la plus gentille ?Que remarqua 'la dame ?La dame les fit toutes passer une à une devant elle.Comme c’était jour de fête, elles avaient toutes mis leurs habits des dimanches.Mais la robe de l’une était tachée ou déchirée, les cheveux de l’autre était en désordre.Celle-ci avait sa ceinture mise de travers, son col fripé, ses mains mal • propres ; celle-là, les souliers couverts de bouê, la figure barbouillée.Que dire de Georgette f Georgette avait-elle une belle robe ?Parmi toutes ces petites filles, il v en avait une qui se tenait en arrière , elle s’appelait Georgette.La mère de Georgette était pauvre, et n’avait pu depuis longtemps lui 472 L’EN SEIGN EMEN T PRIM AIRE Comment était la vieille robe de Georgette ?Que remarqua la dame en voyant Georgette ?A qui la dame donna-t-elle le livre, et que dit-elle ?acheter une robe neuve ; de sorte que la petite fille n’en avait qu’une qui lui servait pour la semaine et pour les dimanches.Elle était raccommodée en plusieurs endroits ; mais les pièces avaient été si bien rapportées que c’est à peine si on les apercevait I 01 «U La dame les voyait bien pourtant ; mais elle voyait en même temps que la figure et les mains de Georgette étaient bien lavées, ses cheveux soigneusement peignés, ses chaussures parfaitement propres.La dame embrassa Georgette et lui remit le livre en disant : Ce qui rend les petites filles gentilles, dit-elle aux autres, ce n’est pas une belle robe ! neuve, ou une belle ceinture ou de beaux rubans, c’est la propreté sur elles et sur leurs habits.» —Après avoir conté le fait, on le fait reprendre par les enfants au moyen .¦ h des questions en marge ou d’autres semblables, en les, multipliant au besoin pour que les élèves expriment bien les détails nécessaires.Lorsqu’on s’est assuré que l’histoire est comprise, on dicte alors un ca- r nevas comme le suivant qui aidera les élèves à faire leur rédaction.Canevas.—Une visite à l’école.récompenses pour les plus sages.U le beau livre pour la phis gentille.vanité de presque toutes les petites filles , .comment on fait pour trouver la plus gentille.les toilettes.la petite Georgette,.sa modestie., sa toilette.Georgette reçoit le beau livre.ce qui rend les petites filles gentilles.— Si ce canevas n’est pas assez détaillé, il est facile de le détailler davantage ; mais il faut prendre garde de ne rien laisser à faire aux élèves.Le ^ canevas est destiné à les guider et les aider dans le travail personnel qu’ils B ont à faire pour narrer le fait qu’ils ont entendu raconter ou dont ils ont été [: témoins.Il sera facile de transformer Georgette en petit Georges et la dame en r monsieur dans une école de ararçons.Dans une école mixte, les petits garçons et les petites filles pouront traiter le sujet chacun à leur manière.! H.Nansot. L’ENSE1GNEMENT FRIMAIRE 473 ARITHMETIC (i) percentage The pupil understands what is meant by per cent, he is acquainted with the different ways of expressing three per cent, four per cent, etc., he knows that three per cent, four per cent, of quantity are simply three hundredths, four hundredths of the quantity ; in the lessons on fractions he learned that any fraction of a quantity is found by multiplying the quantity by the given fraction : that to take five sixths of 7, 3/4 of 9, 2/3 of 14, etc., he should multiply 7 by Ve, 9 by Vn lA by Vs 1 he will not need to be told how to calculate 5%, 6%, etc., of a quantity ; 5% = .05, .05 of a quantity equal the quantity multiplied by .05.Example.—1 In selling a house which cost me $1825 I gained 25%, What sum did I gain and for how much did I sell the house ?Solution :—A gain of 25% = a gain of .25.I therefore gained .25 of $1825.Twenty-five hundredths of a number are found by multiplying the number by .25.$1825 X -25 - $456.25, the sum gained.$1825 -{- $456.25 = $2281.25, the selling price of the house.Second solution :—A gain of 25% — a gain of 25 cents on each dollar : the house cost $1825 ; in selling it there was a gain of 25 cents ($0.25) on each dollar ; if the house had cost only $1, the gain would have been once $0.25.—if it had cost $2, the gain would have been twice $0.25,—as the house cost $1825 the gain was evidently 1825 times $0.25, or 1825 X 0.25 = $456.25.$1825 -j- $456.25 = $2281.25, the selling price of the house.Example.—2 In selling a house which cost me $2648, I lost 15%.How much did I lose and what was the selling price of the house ?Solution :—A loss of 15% = a loss of .15.The loss is therefore .15 of $2648.Fifteen hundredths of a number are found by multiplying the number by .15.$2648 X 0.15 = $397.20.$2648 — $397.20 = $2250.80, the selling price of the house.Second solution A loss of 15% = a loss of 15 cents on each dollar that the house cost.As the house cost $2648 the loss is 2648 times 15 cents or 2648 X .15 = S397.20.Etc., etc.Example.—3 By selling a house for $2281.25 I gain 25% of the cost price.What did the house cost and how much did I gain ?Solution :—If the house had cost $1, in order to gain 25% it should have been sold for $1.25.Therefore the cost of the house is equal to as many times $1 as there are times $1.25 in $2281.25, the selling price.(1) Ecrit spécialement pour les instituteurs et les institutrices catholiques de lan- gue anglaise. 474 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE $2281.25 -i- $1.25 = 1825 times.The house cost 1825 times $1 or $1825 and it was sold for 1825 times $1.25 or $2281.25.Example.—4 By selling a house for $2250.80 I lose 15% of the cost.What did the house cost and how much did I lose ?Solution :—If the house had cost $1 and that in selling it there had been a loss of 15%, the selling price should be $1 — .15 = $0.85.Therefore the cost of the house is equal to as many times $1 as there are times $0.85 in $2250.80.$2250.80 -t- $0.85 = 2648 times.The house cost 2648 times $1 or $2648 and it was sold for 2648 times $0.85 or $2250.80.Review example.—5 A man sells two houses for $2400 each ; on the first he loses 25% of the purchase price and on the second he gains 25%) of the purchase price.Did he gain or lose on the whole Transaction and how much in either case ?Solution :—$2400 -P -75 — $3200, the purchase price of the first house.$3200 -r- $2400 = $800, the loss on the first house.$2400 -4- $1.25 = $1920, the purchase price of the second house.$2400 — $1920 = $480, the gain on the second house.$800, the loss — $480, the gain = $320, the net loss.Example.—6 A horse cost $240 ; in selling it the owner asks a price which he afterwards diminishes by 20% ; the sale then takes place and the first owner finds that he has gained 25% of the sum which he had paid for the horse.What was the gain ?The selling price of the horse ?The price asked for the horse ?Solution :—$240 X -25 = $60, the gain.$240 + $60 = $300, the selling price.$300 -4- .80 = $375.the price asked for the horse.Example.—7 In selling a house which cost me $1825 I gain $456.25 ; what is the gain per cent ?Solution :—The gain on $1825 is $456.25, the gain per cent or the gain on $1 will be 456.25/1825 or 456.25 -4- 1825 = .25 or 25%.Example.—8 The selling price of a house is $2281.25 ; the gain is $456.25.What was the cost ?What is the rate per cent of gain ?Solution :—$2281.25 — $456.25 — $1825, the cost.(For rate of gain see preceding solution).Example.—9 A house which cost $2648 was sold for $2250.80.What was the loss ?What was the rate per cent of loss ?Solution :—$2648 — $2250.80 = $397.20, the loss.The loss on $2648 was $397.20.The loss per cent or the loss on $1 was 397.20/2648 or 397.20 -4- 2648 = -15 = I5%- T.AHERN. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 475 LEÇONS DB CHOSES COURS ÉLÉMENTAIRE Les nuages M.Levez la tête, mes enfants, et regardez le ciel.Qu’y voyez-vous ?—E.M., il y des morceaux qui sont tout bleus ; et d’autres blancs et gris.—M.Que font ces morceaux de ciel blancs et gris ?restent-ils immobiles ?—E.Non, ils bougent, on dirait qu’ils se promènent.—M.Savez-vous ce que c’est?—E.Des nuages.—M.Oui, des nuages.Vous êtes-vous jamais demandé d’où ils viennent ?—E.C’est le vent qui les pousse dans le ciel.—M.Oui, mais qu’est-ce ?.Vous ne savez pas ?Avez-vous remarqué, au commencement de l’hiver, au-dessus des rivières, une vapeur blanche qui flotte ?E.Oui, M.c’est du brouillard, il mouille.—M.Le brouillard est la vapeur de la rivière qui se refroidit dans l’air.Eh bien, les nuages sont des brouillards qui, au lieu de se tenir sur la terre se promènent en l’air dans les régions où il fait froid.Le vent les pousse de tous côtés et les fait voyager.—E.M., quand il va pleuvoir, les nuages sont tout noirs et couvrent tout le ciel.—M.Cela nous explique que la pluie vient des nuages.Quand ils sont trop chargés de vapeur d’eau ?.—E.Elle tombe et arrose la terre.—M.Précisément.Avez-vous regardé le ciel, le soir, quand le soleil se couche ?—E.Oui, M.; il est rouge, jaune, vert de toutes les couleurs ; on y voit aussi toutes sortes de dessins.—M.C’est le soleil qui produit ces jolis effets en envoyant ses rayons à travers les nuages.Ils sont bien beaux, de loin ; et de près, ce sont de vilains brouillards.Ne faisons pas ainsi.Soyons aimables autour de nous et ne cherchons pas à briller : car c’est de près et non de loin qu’on doit juger les gens.Exercices.—I.Rivière, brouillard, ciel, nuages, vent, pluie, terre, soleil (lire et copier).IL Sur la—on voit du—.Dans le—on voit des—.Le—les pousse et quelquefois ils tombent sur la—.Le—les colore de diverses couleurs.(Remplir les vides en se servant de l’exercice précédent.) Cours moyen et supérieur L’eau (x) Matériel d’enseignement.—De l’eau claire—un morceau de glace—du feu pour chauffer l’eau—quelques charbons allumés.Maître.—Nous allons parler aujourd'hui de l’eau, mes enfants ; il n’est pas un parmi vous qui ne connaisse ce liquide d’une si grande utilité.Voulez-vous me dire les principaux usages que l’on en fait ?R.—L’eau sert à désaltérer les personnes et les animaux, à nourrir les plantes.Les pays où elle manque sont arides et ne produisent rien.Elle est indispensable pour (i) Cette leçon est reproduite de L’Ecole et la Famille. 476 L’ENSEIGNEMENT PR IM AIRE le nettoyage de tous les objets à notre service et à la cuisson de beaucoup d’aliments.L eau nous maintient dans un état de propreté et de santé quand nous en faisons un fréquent usage pour nous laver le corps ; elle éteint les incendies.Maître.—Comment se présente-t-elle dans la nature ?R-—En sources ou nappes d’eau souterraines, en fontaines, en cours d’eau.L’eau des sources et des fontaines est excellente pour la boisson ; celle des ruisseaux et des rivières pour laver le linge ; les grands cours d’eau, les fleuves sont parcourus par des bateaux et même des navires qui transportent d’une façon rapide et économique beaucoup de marchandises.Maître.—Bien.L’eau est-elle formée d’une seule substance ?En d’autres termes, est-ce un corps simple ?R.—Non ; je crois qu’il entre deux gaz dans sa composition.Maître.—Oui.C’est Yoxygène et l’hydrogène ; ce dernier y est en quantité double du premier.L’eau contient aussi quelques autres matières étrangères en dissolution.Voici une petite expérience par laquelle je vais vous montrer qu’il est facile de décomposer l’eau en ses éléments.Je prends ce verre plein d’eau.Je le renverse dans ce vase également rempli d’eau ; avec ces pincettes, je saisis ce gros charbon rouge, et je le plonge brusquement dans le vase.Que remarquez-vous ?R.—Un bruit se produit et des bulles gazeuses montent dans le verre.Maître.—Ce sont des bulles d’hydrogène.L’oxygène s’est combiné avec le charbon, et a formé de l’oxyde de carbone.Il y a d’autres moyens de décomposer l’eau.Nous en reparlerons plus tard.Connaissez-vous quelques matières qu’elle contient en dissolution ?R.—Du sel, du fer, des calcaires.Maître.—Oui, suivant la nature du terrain qu’elle traverse.Certaines eaux minérales contiennent même des quantités considérables de ces substances : c’est ce qui constitue leurs propriétés bienfaisantes.L’eau tout à fait pure peut s’obtenir par la distillation.On la fait chauffer dans un appareil appelé alambic, où elle abandonne toutes les matières étrangères qu’elle contenait.L’eau distillée est très fade au goût et n’est pas bonne pour la boisson ; elle sert à préparer des remèdes, des eaux de senteurs, des liqueurs, etc.Maître.—L’eau ne se présente-t-elle à nous que sous l’aspect liquidé ?R.Comme bien d’autres corps, elle peut affecter trois états : liquide, solide et gazeux.Maître.—Une expérience bien simple pour le prouver consiste à mettre un morceau de glace qui, vous le savez, est de l’eau solidifiée, dans un vase sur le feu ; elle va fondre rapidement et devenir liquide ; au bout de quelques instants, une vapeur sortira du vase et s’élèvera dans l’air ; si nous le laissons encore sur le feu, il sera bientôt vide.Qu'est devenue alors l’eau qu’il contenait ?R.—Elle s’est transformée en gaz qui.étant plus léger que l’air, s’est dissipé dans l’atmosphère.Maître.—Voilà précisément ce qui a lieu dans la nature sans que nous nous en apercevions.Le soleil chauffe l’eau des mers et des cours d’eau ; elle s’élève en vapeur, petit à petit, et va former ces masses légères appelées nuages qui voyagent au-dessus de nos têtes.Si une cause quelconque les refroidit, ils se liquéfient et tombent en pluie sur la terre.Cette eau, en s’infiltrant à travers les roches sur les montagnes, forme des sources ou des cascades qui donnent naissance aux cours d’eau.Vous sa- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 477 vez, du reste, comment ils se répandent à travers les plaines et les vallées en se réunissant les uns aux autres.Vous connaissez aussi l’action bienfaisante de la pluie sur la végétation.Remarquez, mes enfants, que jamais la goutte d’eau ne s’anéantit dans la nature.Elle tombe du nuage pour accomplir un voyage fort utile sur la terre; puis, après des péripéties, elle se perd dans la mer où le soleil la puise pour la ramener vers le nuage d’où elle est venue.La destinée humaine peut se comparer à celle de cette humble goutte d’eau.Notre âme vient de Dieu qui l’a envoyée dans un corps et mise en ce monde pour faire du bien et se perfectionner.Après un voyage plus ou moins long, elle retournera dans le sein de son Père céleste qui lui accordera la récompense ou le châtiment qu’elle aura mérité.Note pedagogique * La leçon de choses revêt nécessairement la forme analytique.Afin d’habituer les élèves à résumer une leçon orale, c’est-à-dire leur donner l’habitude de la synthèse, le maître lit en classe la petite page suivante, se présentant sous les apparences d’une histoire, manière de dire qui plaît tant aux enfants : La goutte d’eau Une goutte d’eau s’ennuyait dans le beau lac Saint-Pierre.Beaucoup de ses-sœurs, aspirées par le soleil, avaient monté vers le ciel, et elle aurait voulu faire comme ses sœurs.Elle eût tout donné pour pouvoir flotter dans les champs de l’espace.—Je viens d’entendre ton désir, lui dit un rayon de soleil et je vais te satisfaire.Veux-tu monter ?Ah ! oui, dit-elle.A peine avait-elle prononcé ces mots, qu’elle se sentit emportée dans les airs.Elle monte, elle vole ; le soleil a bientôt fait de la réduire en une vapeur invisible.On ne la distingue plus mais elle se sent vivre ! A peine a-t-elle vogué quelques temps sous cette forme, qu’un nuage l’attire dans son tourbillon ; les vents l’emportent a tous les points du ciel.Elle vient de passer au-dessus d’une grande partie de la province de Québec, la voilà au-dessus de la province d’Ontario, maintenant elle traverse les Etats-Unis.Elle passe joyeusement d’un nuage à l’autre ; mais bientôt cette course l’a fatiguée.Elle regrette les ondes calmes de son lac canadien.« Oh ! quand je m’y retrouverai, pense-t-elle, si jamais j’ai ce bonheur, je ne serai plus tentée de courir le monde, et je ne sortirai plus du lac où j'e me sentais si doucement bercée.» Elle avait à peine achever de parler, qu’elle fut saisie par le froid ; elle sentit qu’elle venait de se condenser, et d’entrer dans un gros nuage noir.Son souhait venait donc d’être exaucé.En effet, un orage éclate, un coup de tonnerre se fait entendre, le gros nuage crève, et la goutte de pluie se sent tomber avec une vitesse effrayante.Elle était redevenue goutte d’eau et quelques minutes après elle se balançait dans son lac maternel.On le voit, les éléments de la façon qui précède, quoique différents par la forme,, se rapportent strictement tous au même sujet. 4?8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ANGLICISMES ANGLICISMES EQUIVALENTS FRANÇAIS Braid Braid Braid militaire Les hussards ont des tuniques ornées de braids jaunes .• ¦ Braid .Braid à boutonnières Braid Mignardise .Braid à dentelles .Braid anglais .Braid médaillon .Braid à finir .Braider .Braider .Galon, soutache, passement ou passementerie, brandebourg, tresse, milleret, ganse, mignardise, lacet.Galon : tissu d’or, d’argent, de soie, etc., plus épais qu’un ruban, et qui, mis sur le bord ou les coutures des vêtements, des meubles, etc., sert d’ornement et empêche qu’ils ne s’effilent (Littré).Soutache : sorte de galon étroit dont on orne, en manière de bordure, les costumes militaires et les vêtements de dames (Larousse).Passement : tissu plat et étroit de fil d’or, de soie, etc.; on dit aussi passementerie (Littré).Brandebourg : passementerie ou galon formant des dessins variés ou entourant les boutonnières, ou même tenant lieu de boutonnières (Lar).Les hussards ont des tuniques ornées de brandebourgs jaunes.Tresse : tissu plat fait de fils, de cordons entrelacés (Littré).Milleret et non pas miret : sorte d’agréments unis ou festonnés dont on bordait les bandes qui garnissaient les robes des dames (Littré).Ganse : cordonnet de soie, d’or, d’argent, etc., qui sert ordinairement à attacher un bouton (Acad.).Mignardise : petite soutache qui sert de garniture (Darm.), qui sert aussi à faire certaines dentelles (Encyclopédie des ouvrages de dames).Lacet : tissu plat de fils entrelacés dont on se sert pour faire certaines dentelles (Encyc.).Lacet anglais.Lacet médaillon.Lacet à Unir.Galonner, soutacher, passementer, orner de galons, soutaches, etc.Broder : faire à l’aiguille ou au métier des dessins en relief sur une étoffe.Le Comité du Bulletin du Parler français. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 479 ENSEIGNEMENT PRATIQUE INSTRUCTION RELIGIEUSE éléments de la doctrine chrétienne Leçon XXVe.—De l'Eglise Saint Pierre prêcha encore dans plusieurs pays ; les autres ^Vpôtres prêchèrent aussi.Beaucoup, beaucoup d’hommes se convertissaient, ils recevaient le baptême, ils devenaient chrétiens.Saint Pierre était le chef des Apôtres et des chrétiens, tous lui obéissaient.Saint Pierre est mort.C’est le Pape qui le remplace ; le Pape demeure à Rome, Les Apôtres sont morts aussi.Ce sont les évêques qui les remplacent ; il y a des évêques par toute la terre.Les évêques ont des prêtres, qui les aident à prêcher et à baptiser.Le Pape est le chef des évêques et de tous les chrétiens.Les évêques et tous les chrétiens doivent obéir au Pape.Jésus-Christ le commande.langue française COURS ELEMENTAIRE Orthographe, Grammaire et Vocabulaire Dictées I LA SOURCE Les eaux de pluie et les neiges fondues pénètrent dans le sol ; elles y forment des rivières ou des bassins souterrains ; à certains endroits ces eaux sortent de la terre sous forme de sources.L’eau de la source, en coulant dans la vallée, forme un ruisseau.Te connais le ruisseau qui passe près de notre village, il s’appelle le ruisseau des Aulnes.Exercices.—D’où vient la source ?Comment se ramassent les eaux qui la forment ?Où vont ces eaux ?Que forment-eiles ?Quels services rendent-elles avant d’arriver à la mer?(xA.rrosent prairies, moulins, usines, portent barques, bateaux, nourrissent poissons.) Exercices.—1° Analyser : les bains nettoient la peau.2° Conjuguer simultanément nettoyer et plonger : 1° à la 2e pers.sing, du présent de l’indicatif ; 2° à la 3e pers.sing, du passé défini; 30 à la ire pers.plur.du futur simple; 40 à la 2e pers.plur.du présent du conditionnel. 480 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE II I^S OISEAUX Le hibou, le duc, la chouette, mangent le rat, la souris, le mulot, animaux voraces et destructeurs de la récolte.Le chat-huant va guetter le maraudeur jusque dans le grenier et le galetas.La mésange fait la guerre au vermisseau et à ses œufs, enfermés dans le bourgeon.Le pic se nourrit uniquement d’insectes et de larves, surtout de l'espèce qui vit dans le bois, et il sait, pour les trouver, éclater l’écorce morte, avec son bec droit, en forme de coin.L’hirondelle happe au passage le moucheron, la teigne, le cousin.Le moineau, ce pillard, devient à la saison des œufs un terrible ennemi pour le hanneton.Ne détruisons donc pas les oiseaux, ce sont les meilleurs amis du cultivateur.Exercice.—I.Indiquer i° les noms sujets ; 20 les noms compléments ; 30 les noms attributs.IL Justifier le pluriel des mots voraces et enfermés.RECITATION LË chant des oiseaux Que chantez-vous petits oiseaux ?Je vous regarde et vous écoute.C’est Dieu qui vous a faits si beaux ; Vous le chantez sans doute.Son nom vous anime en ces bois : Vous n’en célébrez jamais d’autre.Faut-il que mon ingrate voix N’imite pas la vôtre ?Vos airs si tendres et si doux Lui rendent tous les jours hommage, je le bénis bien moins eue vous Et lui dois davantage.P.de Latour.Questions.—Qu’est-ce que chanter quelqu’un ?—Vous anime: vous remplit d’ar-demr, d’entrain.—Célébrez: rapprocher de chantes.—Ingrate voix: pourquoi ?—Est-ce bien la voix qui est ingrate ?—Lui dois davantage.Que lui devez-vous ?REDACTION LË CLOU ET LA POINTE i.Analogies de forme—d’usage-Ee matière—
de

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