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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1909-06, Collections de BAnQ.

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Juin 1909 No 10 ^oe Année I * r^seignerrient Primairç C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-clief >-vÿ;?'! ;( \ \vJ •W V Monument qu’on doit élever à la mémoire du marquis de Montcalm, à Vestric-Candiac Gard, France, et dont on se propose de dresser un double à Québec. 578 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Enseignement du catéchisme Pour mettre le catéchisme en rapport avec le degré d’avancement des élèves, le maître peut s’inspirer des idées suivantes: 1.Se rendre compte du degré d’avancement de chacun d’eux.Cela est relativement facile, au moyen de la récitation journalière, et de quelques compositions orales ou écrites.2.L’explication littérale demande un langage clair, précis, accessible à tous ; les mots techniques doivent en être bannis; si toutefois on ne peut se dispenser de les employer, il faut en donner aussitôt la signification.3.En ce qui concerne la doctrine, appliquer la même règle.Les développements trop savants seraient audessus de la portée des élèves.Chercher toujours à rattacher le sujet de la leçon à un autre sujet vu précédemment; en un mot se servir du connu pour aller à l’inconnu.4.Ne faire rien apprendre avant de l’avoir préalablement expliqué.5.Les élèves les moins avancés, les moins intelligents ont un droit spécial à l'attention du maître.Préparer sa leçon de manière à leur être utile sans faire perdre Je temps aux autres.6.Se rappeler que si les enfants apprennent vite, ils oublient vite.Revenir fréquemment sur les grandes vérités: il est presque toujours facile de les rattacher à la leçon du jour.Y penser dans la préparation et voir de quelle manière on pourra le faire.« La répétition, dit le P.Girard, est l’âme de l’enseignement, la mère de l’instruction.» {Bulletin des Etudes des Frères Maristes.) L’art d’intéresser L’art d’intéresser est une question capitale en éducation.Le but de l’enseignement consiste surtout à mettre l’esprit en activité; le moyen par.excellence d’arriver à ce résultat, c’est donc d’éveiller dans l’enfant le désir de connaître, et pour cela de rendre renseignement intéressant, de l’adapter à son âge, à son caractère, à sa tournure d’esprit.L’intérêt est la condition même du progrès, parce qu’il est la condition de l’attention et de l’application.L’attention forcée ne vaut rien.« On ne fait bien que ce que l’on fait avec goût, et si_on se résigne à une pratique qui est contraire aux préjugés de l'esprit et aux tendances du cœur, on ne la subit que par la pensée d’une délivrance prochaine après laquelle on soupire avec ardeur.Cette pratique, dit saint Bernard, est ce qu’est la chaîne pour le chien, toujours trop longue et toujours gênante.» E.P.G.EMPLOI DU TEMPS Ordonnons notre vie, traçons-nous une règle ; que tout soit déterminé, prévu voulu, approuvé, et que tout soit fidèlement et généreusement exécuté. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 579 PEDAGOGIE L’Instituteur L’instituteur remplit une mission.L’avenir des enfants au triple point de vue matériel, intellectuel et moral, est entre ses mains.Pour bien remplir cette mission, il faut “ aimer l’enfance et se respecter soi-même.” (a) Respect de soi-même.—L’instituteur sera d’autant plus modeste que grande est la dignité de ses fonctions.Il se gardera bien d’être parleur et tranchant.Sa tenue doit respirer la modestie et ne briller que par son exquise propreté.L’instituteur doit s’interdire les lieux publics, les assemblées bruyantes ; il évitera les commérages; il ne se mêlera pas aux querelles de coteries, aux luttes politiques; il veillera à ce que sa famille serve en tout de modèle.Il aimera à consulter au besoin les gens sérieux et éclairés.Toutes ces choses sont conseillées par la prudence.Dans ses relations avec les habitants de la municipalité, il donnera l’exemple des bonnes manières ; avec les parents des enfants, il est plus spécialement tenu à la politesse.En tant que parents, ils sont tous égaux à ses yeux; il les visitera si l’éducation de ses élèves le demande; quand il leur parlera de leurs enfants, il sera sincère mais prudent; avec les autorités, il sera non seulement poli mais respectueux, et il agira comme s’il devait recevoir tous les jours la visite de l’inspecteur.L’instituteur doit aimer sa chambre ou sa maison.La vie dissipée, oisive, est incompatible avec ses fonctions.D’ailleurs, s’il veut être heureux il faut qu’il aime la retraite.Pas de visites fréquentes, pas de familiarités.L’étude lui est nécessaire et elle fera le charme de sa vie.La piété et les mœurs pures sont des qualités indispensables à l’instituteur qui doit former l’enfance à la piété et aux bonnes mœurs.Ces deux qualités s’appellent mutuellement.On ne peut avoir de mœurs pures sans piété et une piété qui ne serait pas accompagnée d’une moralité sincère ne serait qu’une illusion.{b) Vamour de Ïenfance ne va pas sans les qualités suivantes: i.La bonté.Tout repose, en éducation, sur l’affection que les enfants portent au maître.De là, confiance, obéissance, contentement, application, progrès.Mais pour obtenir cette affection, il faut les aimer réellement, si réellement, qu’ils s’en aperçoivent eux-mêmes, sans qu’on ait besoin de le leur dire.Que cette bonté soit sans faiblesse, mais qu’elle tienne compte des faiblesses des enfants.Qu’elle ne leur impose pas des obligntiuns au-dessus de leurs forces. 580 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2.La fermeté.L’amour pour le maître produit la craime de lui déplaire et le respect de son autorité.C’est ce qui favor se l’exercice de la fermeté.Que le maître donne les raisons de ses ordres, mais qu’il n'admette pas de discussions, lorsque les ordres sont dpnnés.La s.évê^'ie et la rigueur sont parfois les fruits naturels d’une bonté sincère.Que le maintien de l’instituteur soit grave, que sa vie soit digne, son humeur égale et l’exercice de la fermeté sera facilité dans une large mesure.3.La patience.Les enfants nous arrivent parfois grossiers et tout à fait ignorants, nous ne les formerons pas en un jour.Il faut procéder régulièrement, graduellement, sans précipitation, ni faiblesse.C’est ce qui exerce la patience qui ne doit pas être confondue avec la mollesse.—Soyons inexorables pour les défauts, charitables pour les enfants.—Il faut savoir tenir sans passion, ni colère.Cette patience s’acquiert par la pensée du devoir, Yamour des enfants et la prière.4.U exactitude et le zèle.L’instituteur doit être à son poste à l’heure marquée et y rester constamment pendant les heures fixées.Ses leçons doivent être préparées avec soin.Il rend son enseignement attrayant, intéressant par des interrogations, des digressions heureuses, par l’entrain qu’il sait y mettre.L’étude lui est donc nécessaire pour maintenir ses connaissances et mieux connaître les matières du cours.L’instituteur qui, maître de la branche qu’il enseigne, prépare la leçon de chaque jour et met de la vie dans son enseignement, est sûr d’intéresser et d’instruire ses élèves; il n’aura pas à s’occuper de la discipline et ses élèves ne prendront pas l’école en dégoût.Th.G.Rouleau, Ptre, Ph.D.Enseignement anti-alcoolique Dans Le Progrès du Golfe, M.le chanoine Sylvaint, auteur d’un excellent opuscule anti-alcoolique, attire l’attention du public sur les progrès de l’enseignement anti-alcoolique en Suisse, particulièrement.Il cite de La Ligue de la Croix, les lignes suivantes : “ La tendance anti-alcoolique, dans l’enseignement, est non seulement recommandable, mais nécessaire, et à tous les degrés de l’école primaire.Ce mouvement, encouragé, du reste, par les autorités supérieures, tant civiles qu’ecclésiastiques, est actuellement grandement facilité par le manuel : Les Trésors de la sainte Abstinence, dont l’auteur lui-même, Mgr Savoy, a bien voulu doter, non seulement les écoles, mais encore les élèves de nos écoles.“ S’il est un âge dans la vie, à travers lequel, nous sommes surtout exposés à des dangers incessants, qui menacent de flétrir à la fois la vie de notre corps et celle de notre âme, c’est bien la jeunesse.Aussi le but de ces quel- L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 58i ques modestes lignes est-il d'attirer l'attention du personnel enseignant et de tous ceux qui s’intéressent à l’avenir moral de nos écoles, sur l’importance essentielle qu’il y a de prévenir nos jeunes gens contre les conséquences désastreuses qu’entraîne l’abus des boissons alcooliques.“ Or, c’est éminemment au cours de perfectionnement, que cette importante moralisation peut se faire d'une manière fructueuse, en même temps qu'intéressante, et cela, sous forme de lectures et d’entretiens familiers.Un instituteur sérieux et possédant le sens de l’éducation chrétienne peut faire ainsi beaucoup de bien.Des expériences concluantes ont déjà été faites à ce propos dans bon nombre d’écoles." Depuis six ans, U Enseignement Primaire accorde, dans sa partie pratique, une place d’honneur à l’enseignement anti-alcoolique.Chaque mois nous fournissons aux instituteurs et aux institutrices : des dictées, rédactions, lectures, problèmes.Des devoirs à la maison Faut-il donner des devoirs à la maison?Si oui, quel en sera le but principal ?Le Manuel général répondait naguère d’une façon pratique à ces deux importantes questions pédagogiques.La plus noble ambition que puisse avoir un instituteur lorsqu il impose à ses élèves des tâches à domicile est celle-ci : réaliser la coopération de la famille et de l’école dans l’œuvre si importante de l’éducation et de 1 instruction de l’enfance.En effet, il importe de réagir contre la tendance déplorable que prennent, de plus en plus, certains parents, de considérer 1 école comme une institution destinée à les débarrasser de leurs enfants.Le joui où les parents n’auront plus que des droits et seront exempts de devoirs, 1 esprit de famille ne sera plus qu’un vain mot.Si occupés que soient le pète et la mère, l’enfant est le point de ralliement qu'on doit leur conseivei, coûte que coûte.Sagement dosés, les devoirs à la maison peuvent réunir, penchés sui l’élève, guidant sa main, rectifiant ses erreurs, des patents, de;' collabota-teurs de l’école, dans la plus belle acception du mot.Et quelle occasion meilleure, en outre, pourrait être offerte de pratiquer cette cultuie du pète pat le fils que souhaitait déjà Michelet ! Oue le maître ne se plaigne donc pas lotsqutl devine, en coirigeant nn devoir, que le père ou la mère a passé par là, mâché la besogne .Ou il se félicite plutôt de voir ses efforts soutenus et la cooperation teaîisee.Mieux vaut un peu trop de zèle de la part des parents que leur défaillance morale. 582 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Rares, au demeurant, sont ceux qui se rendent insupportables en s’immisçant dans les méthodes et en contrariant l’œuvre du maître.C’est l’exceptiont L’indifférence, hélas ! est beaucoup plus commune et c’est contre elle que l’on doit réagir.Causerie pédagogique Vous parlez Trop.—Oui, jeunes maîtres, jeunes maîtresses, vous parlez trop et vous parlez trop haut ; par là vous minez votre santé, vous vous épuisez inutilement.Il n’est pas nécessaire d’élever la voix pour être compris quand la classe entière est parfaitement tranquille.D’ailleurs, plus le ton de voix du maî-tre est élevé, plus les élèves sont bruyants et inattentifs.Spécimen de leçon faite par un débutant.—Il s’agit d’une leçon de calcul mental.—Le Maître : J’ai 73 f rancs; combien nie manque-t-il pour avoir 100 francs?—Qui trouvera cela?—Attention! Je vous aiderai.—Vous deves arriver à 100.—Combien y a-t-il de disaines en loof—Combien en avez-vous?—Allons, calculez maintenant.Les enfants comptent; un élève fait signe qu’il sait répondre.—L’instituteur : Asseyez-vous et attendez que je vous questionne.Vous êtes toujours trop pressé.Ayez donc un peu de patience, les autres doivent aussi trouver la réponse, etc.Maintenant, combien avez-vous trouvé?—-Un élève répond \ 26.—Le maître : C’est faux; tu es encore distrait.Je pensais bien que tu te tromperais.Allons, je veux voir qui a trouvé la réponse exacte.—Que de mots inutiles et combien peu étaient nécessaires ! Adressez des questions claires et courtes, habituez-vous à ne les poser qu’une seule fois ; les élèves y prêteront plus d’attention.Si la question est noyée dans un fracas de paroles inutiles, les élèves n’écouteront que d’une oreille, la phrase ne sera pas retenue : vous aurez perdu votre temps.* * * Pour gagner du temps à l’école.—On gagne du temps en n’en perdant pas.On en perd : , i° En ne préparant pas avant l’heure de la classe tous les objets dont on aura besoin pendant les leçons ; 2° En ne faisant pas un bon classement des élèves d’après leur force et leurs aptitudes; à cause de ce mauvais classement, l’instituteur est obligé de se répéter, pour être compris des élèves faibles; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 583 3° En ne mettant pas renseignement à la portée du plus grand nombre; si l’enseignement n’est pas en rapport avec le développement actuel des élèves^ les mêmes leçons doivent être reprises plusieurs fois et l’instituteur n’avance pas.40 Lorsque l’instituteur n’est pas bien outillé, ce qui le force à employer des moyens lents, détournés, pour faire entrer la vérité dans l’esprit des enfants; 50 En ne donnant pas, quand c’est possible, des leçons communes à plusieurs divisions.(Cette observation s’applique spécialement aux écoles d’une seule classe.) Parmi les leçons qui peuvent être communes il faut citer les leçons d’écriture, de lecture, certaines leçons de calcul mental et de sciences naturelles ; 6° En exagérant l’importance de telle ou telle branche du programme au détriment d’autres branches dont l’utilité est plus grande; 7° En donnant des leçons maigres, peu nourries, qui devraient être appelées des occupations, plutôt que des leçons proprement dites ; 8° En donnant des leçons qui n’ont pas un but bien défini et qui ne sont pas une préparation directe a un enseignement plus complet ; 90 Lorsque les élèves ne sont pas dociles, bien disciplinés, ou qu’ils sont trop nombreux.(VEcole et la Famille).A travers les journaux pédagogiques Habituons nos élèves à parler et multiplions les exercices oraux.—Dans de nombreuses inspections, j’ai été frappé par la difficulté qu’ont, en général, les élèves à répondre aux questions les plus simples cpii leur sont posées.Leur embarras provient moins de là question elle-même que du manque d’habitude qu’ils ont de parler.Nos élèves sont trop habitués à nous écouter et à avoir en classe le rôle passif, alors qu’il convient qu’ils aient le rôle actif : que ce soient eux qui parlent • ou pour s’exprimer plus exactement, que ce soient eux qui causent, cai.comme le dit Vacquerie, “savoir parler, ce n’est que savoir parler; savoir causer, c’est savoir parler et savoir écouter.” .Nos élèves doivent ecouter les explications et les questions du maître et doivent répondre avec précision en donnant tous les détails et toutes les généralisations que comporte le sujet demandé.Les exercices oraux doivent être aussi fréquents que possible et etre exécutés à l’occasion de tous les renseignements.Tl ne faut pas que les élèves 5*4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE récitent, mais bien qu'ils parlent, c’est-à-dire qu’ils réfléchissent et expriment correctement le résultat de leur réflexion.Une leçon, une promenade, une visite, un jeu, une querelle, une gravure, etc., peuvent être des sujets de causerie.Que les maîtres fassent donc faire le moins possible de copies et d'exercices mécaniques, qu'ils ne dictent que des résumés très courts et qu’ils occupent le temps de liberté que leur donne la suppression de ces vieux et mauvais exercices par des interrogations vivantes dans lesquelles le maître parlera le moins possible.{Bulletin de l'Aude.) * • * * En Faveur de l'hygiène.—Sx les maîtres ne donnent pas l'exemple!- - -—Ce qui nous surprend et nous peine le plus, c’est de constater que des institutrices et des instituteurs ne semblent point trop se déplaire dans des salles poussiéreuses, aux étagères encombrées de paperasses inutiles, aux encoignures tapissées de toiles d’araignée, aux parquets terreux, à l'atmosphère perpétuellement confinée et viciée.Non contents de méconnaître les prescriptions les plus élémentaires de l’hygiène, ils omettent l'inspection de propreté, tolèrent que les enfants viennent en classe les pieds nus, n’allument le poêle qu’après l’entrée en classe, etc., etc.• La santé des enfants ne les préoccupe pas suffisamment ; ils oublient qu’à l'école on doit non seulement enseigner l’hygiène, mais encore et surtout la pratiquer.A ce point de vue l’éducation du personnel est à faire ou du moins à compléter: l’institutrice et l’instituteur ne me paraissent pas suffisamment préparés à jouer le rôle de conseiller des familles et de collaborateur du médecin : n’est-ce point cependant pour eux le meilleur et le plus sûr moyen de conquérir l'estime et la confiance des familles?{Bulletin de la Corrèze.) * * * Pour avoir de l’autorité.—Il faut des conditions de caractère : 1 égalité d’humeur, le don de la patience, une tenue qui n’est pas tout à fait celle de la vie ordinaire, je ne sais quel mélange de gravité et d’enjouement dans le ton qui gagne immédiatement les enfants, des précautions extrêmes pour éviter les choses mêmes qui dans le monde et le commerce de la vie sont le plus acceptées ou les plus recherchées, jamais d’ironie, jamais de contradictions et de paradoxes, beaucoup d’indulgence et aucune trace de faiblessè, rien de nerveux, rien de brusque, une fermeté inflexible et une douceur paternelle, un fonds de simplicité.{L’Ecole et la Famille). L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Galerie Pédagogique ¦ .‘v ’•’ n r; Mgr Th.-G.Rouieau, P.D.Sixième Principal de l'Ecole normale Laval (1888) (Reproduit des Noces d’or de l’Ecole normale Laval.Joli volume de 250 pages, en vente à l'Ecole normale, Québec.$1.50, franco par la poste.10 586 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE METHODOLOGIE La rédaction à la petite école i l/ÉCHANGE Les élèves vont avoir à faire une rédaction sur l'échange; le maître ou la maîtresse les prépare en commençant ainsi : Maître.—Mes enfants, dites-moi donc ce qui arriverait si ce que nous appelons l'argent n’existait pas?.Voyons, Jean-Baptiste?Elève.—Je pense, M., qu’on ne pourrait pas acheter les choses dont on a besoin.M.—Croyez-vous réellement qu’on ne pourrait pas acheter ?E.—Je pense que oui, M., mais je M.—Ecoutez-moi bien et vous allez (Ces questions en marge serviront à la fin pour faire reprendre le sujet par les élèves) Ou’avons-nous dit de l’homme qui ira-vaille?Quelle supposition avons-nous faite à propos de la monnaie?Dans quel embarras se trouverait Charles Lebrun?Quelle conversation entre Lebrun et le boulanger?ne suis pas certain.comprendre ce que c’est que l’échange Tout homme qui travaille produit quelque chose ; ce quelque chose il le vend et avec l'argent, il achète les objets dont il a besoin et qu’il ne fait pas lui-même.C’est ce qu’on appelle réchange.Qu’arriverait-il si la monnaie n’existait pas?Voyez M.Charles Lebrun, par exemple, qui fait des bottes sauvages toute l’année du matin au soir, il ne peut faire son pain.Un soir il porterait des bottes au boulanger en lui disant : ‘f Boulanger, donnez-moi du pain, je vous donnerai des bottes.”—“ Cher monsieur, dirait le boulanger, ie n’ai pas besoin de lx)ttes, mais de bois pour chauffer L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 587 Ches qui va encore Charles Lebrun?Que dit-il au marchand de bois?Que fera Lebrun si le marchand de bois n'a pas besoin de bottes?Qu’a-t-on fait pour éviter ces inconvénients?Quel usage feront de l’argent Charles Lebrun, le boulanger, le boucher, le tailleur?Expliques la position de chaque hom me dans oe monde.Que nous rappelle l’argent?mon four.Apportez-moi du bois, je vous'donnerai du pain.” Charles Lebrun repart alors avec ses bottes; il va chez le marchand de bois : “ Marchand de bois, voici des bottes ; donnez-moi, en échange, du bois que je porterai au boulanger pour avoir du pain.” Et si le marchand de bois n’a pas besoin de bottes ?.Charles Lebrun n’aura pas de bois; il cherchera ailleurs.Combien de temps ira-t-il ainsi, le ventre vide, offrant ses bottes en échange d’autres produits, perdant ainsi son temps et attendant après ce qui lui manque?C’est pour éviter cet inconvénient qu’on a inventé la monnaie, ce que nous appelons l’argent, c’est-à-dire une marchandise peu embarrassante qu’on peut échanger contre toutes sortes de marchandises.Ainsi Charles Lebrun échangera ses bottes pour de l’argent avec ceux qui ont besoin de chaussures.Avec cet argent il aura, chez le boulanger, du pain ; chez le boucher, de la viande ; chez le tailleur, un habit, et ainsi de suite.Le boulanger, le boucher, le tailleur, à leur tour, avec cet argent se procureront les choses qui leur manquent.Sans l’argent, tous ces échanges seraient très difficiles ; il y en aurait même qui seraient impossibles.Dans le monde, chaque homme fait le métier qu’il a appris et produit une chose nécessaire; mais’chaque homme aussi a besoin de ce que produisent les autres.Chacun gagne de l’argent par son travail, et chacun le dépense pour se procurer le produit du travail des autres.Ainsi l’argent. 588 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cette marchandise si commode et si , nécessaire, nous rappelle sans cesse que nous avons besoin les uns des autres.Quel usage devons-nous faire de l'ar- C’est un devoir pour nous d’em-gentf ployer sagement cet argent et de.nous Qu'est-ce qu'être économe?en servir avec économie, de manière à en avoir toujours un peu au moment nécessaire.Etre économe, ce n’est pas garder son argent quand, même, mais savoir ne le dépenser qu’à propos.» • Le maître fait alors aux élèves les questions données en marge, les modifiant ou en ajoutant au besoin; et quand il a constaté que les élèves ont bien compris, il leur donne comme sujet de rédaction “ L’échange.” Le canevas suivant pourra aider et guider les élèves dans leur travail: Canevas.—Si l’argent n’existait pas, que ferait Charles Lebrun, fabricant de bottes, pour avoir du pain?—Faites-le aller de porte en porte (boulanger, marchand de bois, etc.) Faites-le parler ainsi que les gens auxquels il s’adresse.—-Ce qu’on a inventé pour rendre l’échange facile—Ce que c’est que l’argent—Comment Charles Lebrun se procure l’argent.ce qu’il peut en faire.ce qu’en feront les autres à leur tour—La position de chaque homme dans le monde.le besoin qu’il a du travail des autres—LTilité de cette marchandise appelée argent.ce qu’elle nous rappelle sans cesse.l’usage que nous devons en faire—Ce que c’est que d’être économe.Si les élèves ont été bien attentifs et ont bien compris le sujet, ils ne pourront manquer, avec le secours du canevas, de faire un excellent travail.II UNË ASSOCIATION Le maître ou la maîtresse entame la conversation et raconte une histoire.M.—Mes enfants, vous savez qu’il est des entreprises qu’un homme seul ne peut pas faire, mais qu’il pourrait accomplir avec le secours de un ou plusieurs autres hommes comme lui.Que faudrait-il donc pour que l’entreprise, trop forte pour un, fût possible?E.—Cet homme devrait se trouver des associés et former avec eux une société.M.—Oui, c’est vrai : mais ces hommes ainsi associés ne contribuent peut-être pas également à l’entreprise.Est-ce qu’il serait juste que le profit fût partagé également? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 589 E.—Non, M.; je crois que chacun doit profiter en proportion de ce qu’il a apporté pour lancer l’entreprise.M.—Bien répondu ! c’est en effet ainsi que l’on partage le profit dans les associations, et c’est très juste.Ecoutez une histoire à propos d’une petite voiture : Histoire à raconter (et non à lire) Questions à poser aux élèves agrès avoir raconté l’histoire Qu’avons-nous dit de la voiture?Qui regardait la voiture?Que dirent Jules, Paid, Joseph?Quel défaut avait la voiture?'Que dit Jules de ses économies?Que répondent Paul et Joseph?Que propose Jules?Comment est acceptée la proposition : Que fit-on alors?'Qu’avons-nous dit du père Mathieu?C’était vraiment une belle voiture, bien peinturée et ressemblant aux vraies voitures, mais^plus petite.Aussi trois bons camarades, Jules, Paul et Joseph s’étaient arrêtés et regardaient en connaisseurs.“ Voyez donc, dit Jules, comme les roues sont bien cerclées.” —“ Et comme tout est bien fait comme les vrais voitures,” dit Paul.—" Comme on s’amuserait bien avec une belle voiture comme ça ! ” ajouta Joseph.Mais la belle voiture avait un défaut : elle coûtait cinq piastres.Cinq piastres ! Il fallait y renoncer.—c< Ecoutez, dit Jules; moi j’ai trois piastres d’économies ; si vous aviez chacun une piastre ?” —“ Je l’ai ! ” dirent en même temps Paul et Joseph.•—“ Eh bien, reprit Jules, voulez-vous mettre notre argent en commun ?nous achèterons la voiture, et* elle sera à nous trois.—“ Quelle bonne idée ! ” On courut à la maison, chacun apporta ses pièces blanches et ses sous et on acheta la belle voiture.Le bon père Mathieu était sur le pas de sa porte et souriait en voyant la joie des enfants qui s’arrêtèrent pour lui montrer leur belle emplette. 590 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Que propose-t-il aux trois garçons?Quel fu>t le résultat de la proposition?Que dit le père Mathieu après le travail Uni?Que pense Jules du partage?Comment Paul fait-il le calcul?Que dit le père Mathieu?Quelle explication donne-t-il à l'association?Quel bon conseil donne-t-il pour plus tard?—“ V oilà justement une charretée de sable qu’on vient de décharger là, dit le père Mathieu.Puisque vous avez une voiture, voulez-vous disposer ce sable par petits tas dans les allées de mon jardin?” Les enfants acceptèrent avec joie ; la besogne fut faite, et gaiement.—“ Mes petits amis, dit le père Mathieu, voilà vingt-cinq sous pour votre travail.Mais comment allez-vous les partager?—“ Ça, dit Jules, c'est difficile ; vingt-cinq sous à diviser par trois.—“ Non, dit Paul ; toi, Jules, tu as mis trois piastres pour acheter la voiture, tu as droit à trois parties de la somme qu’on va partager en cinq, puisque la voiture a coûté cinq piastres.Il te revient donc trois fois cinq sous.Joseph et moi, nous avons fourni chacun une piastre, nous aurons chacun cinq sous.—¦“ Bien résumé, dit le père Mathieu.Savez-vous, mes enfants, que vous venez de faire là une association pour faire ensemble ce que chacun de vous ne pouvait faire isolément.L’argent que vous avez apporté a servi à former le capital social qui vous a servi à acheter la voiture.Vous avez fait rapporter à cette voiture un produit que vous partagez en proportion de ce que chacun avait apporté au capital social.Si plus tard vous vous (associez pour une entreprise agricole, ou industrielle.ou commerciale, tâchez de vous entendre aussi bien que vous le faites aujourd’hui.” On fait alors reprendre toute-l’histoire au moyen des questions en marge, ou d’autres analyses s’il est nécessaire, et lorsque les élèves ont montré par leurs bonnes réponses qu’ils ont bien compris le sujet, on pent leur donner L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 591 comme devoir de rédaction, de reproduire l’histoire en l’intitulant “ L'association." On pourra dicter un canevas comme le suivant : Canevas.—Une belle voiture.Jules, Paul et Joseph voudraient bien l’avoir.Ce qu’ils disent.La voiture coûte cinq piastres.Ce que propose Jules.Association, formation du capital social.La voiture est achetée.Le père Mathieu offre une occasion de l’utiliser.Ce que la voiture a produit.Comment on partage d’après le calcul de Paul.Comment le père Mathieu explique ce que les enfants ont fait.Conseil pour l’avenir.Les enfants qui auront traité ce sujet n’oublieront jamais ce que c’est qu’une association commerciale, ou industrielle, ou agricole.Rien de plus facile, ni de plus effectif, que de s’y prendre ainsi, pour faire acquérir aux enfants les connaissances de droit usuel que bien des grandes personnes ignorent.H Nansot, Insp.d’écoles.ARITHMETIC (i) EQUATION OE PAYMENTS Examples for practice Required the average maturity o f the following account : Dr.J.MARTIN Cr.T9°7 I9°7 Peb T 2 To Mdse .G1 5° March 15 By balance J I94i72 2 5 n n ?2 48 April 17 ,, Cash 112(00 April 16 n n 349 92 May 25 55 n 5ojo° May 20 n n 189 56 June 8 18950 We shall solve this by interest and take June 8, the latest maturity as the focal date.(i) Ecrit spécialement pour les instituteurs et les institutrices catholiques de langue anglaise. 59-2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dr.Opération Cr.Due Days Items Int.Due Days Items Int.1907 1907 Feb 12 1 16 171.50 3-29 Mardi 15 85 194 72 2.72 -> 2 5 103 72 4S j.22 April 17 52 112 00 96 April 16 53 349-92 3-°6 May 25 14 50.00 .11 May 20 ¦9 ! 89 56 •59 June 8 189.50 7S3-46 8.16 546.22 3-79 546.22 3-79 Balances 237-24 4-37 Interest on $237.24 for 1 day = $0.039.$4.37 — $0.039 ~ 112 days; June 8 — 112 days = Feb.16, 1907.Ans.Analysis.—Taking the latest maturity, June 8, for the focal date, we find the interest of each item, at 6%, (a) from its maturity to the focal date; then, taking- the balance, we find the interest due on the account to be $4.37.Dividing this interest by the interest on the balance of the items for 1 day, we obtain 112 days, the time required for the interest $4.37 to accrue.The average maturity, therefore is June 8 — 112 days = Feb.17, 1907.It is evident that when the balances occur on opposite sides, the interval of time will be reckoned as in the method by products.It is also evident that solving by the products is a shorter method than by means of interest.(a) Any other rate would serve the purpose equally well.(To be continued) J.AHERN.Causerie et leçon de choses LA TERME ET SES HABITANTS Matériel.—Images: Une ferme: bâtiments, basse-cour.Les animaux de la ferme.M.Mes enfants, voici une image qui va faire le sujet de notre causerie, aujourd’hui.—E.Madame, j’y vois une maison.—M.Ressemble-t-elle à 1/ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 593.¦celles que vous voyez en ville?—E.Non; elle n’est pas aussi haute.—M.Continuez.—E.Devant la maison est une cour fermée par un grand portail.A droite est une autre maison qui n’a qu’une grande porte et une haute fenêtre.C’est je pense, une grange.—Moi, je vois une petite maison, sur un mur, où l’on monte par une échelle étroite.—C’est un poulailler.—Au bas du poulailler, deux petites loges dont les portes sont ouvertes.C’est la porcherie.— M.Voici un hangar; qu’abrite-t-il?—E.Des charrettes, des tombereaux.—Une charrue.—M.Où pensez-vous qu’est située cette maison et ces autres bâtiments qui l’entourent?—E.Madame, j’en ai vu un semblable à B., pendant les vacances.—M.Les maisons pareilles à celle-ci sont à la campagne on les appelle des fermes.Elles sont habitées par des cultivateurs ou paysans, qui travaillent la terre et élèvent des animaux domestiques.Nous allons faire connaissance avec ces derniers.Voici une autre image.Rec muais-sez-vous les animaux qu’elle représente?Par exemple que voyez-vous au milieu de la basse-cour ?—E.Des poules qui se promènent, des poulets, un beau coq.—M.Savez-vous où se retire, le soir, toute cette volaille?—E.Dans le poulailler.—M.Voici encore un autre animal.—E.C'est une vache.Une femme assise sur un escabeau, lui tire du lait.—Je vois aussi un cheval, que l’on étrille.—Là, sont des cochons, qui dorment, et d’autres qui mangent.Ils se reposent, le soir dans les bauges, au-dessous du poulailler.—Des oies rentrent dans la cour en tendant le cou.—Des canards barbotent dans un trou plein d'eau.:—M.N’apercevez-vous pas d’autres animaux?'Moi, j’en vois un gravement assis sur un mur en train de lécher sa patte.—E.Madame, c'est un chat.—M.Et ici une autre bête, couchée devant la porte et qui semble dormir.—E.C’est un chien.—M.Il garde la maison et avertit les maîtres quand quelqu’un entre.Et voilà que nous avons fait connaissance avec les habitants de la ferme.—E.Et où sont les gens ?—M.Us sont probablement à leurs occupations : les hommes dans les champs et les femmes dans la maison, à la cuisine, préparant le repas pour les travailleurs.’ Résumé.—Copie.—I.La ferme est une maison à la campagne dont les habitants travaillent la terre et élèvent des animaux domestiques : bœufs, che-vaux, volailles, porcs.Le chien de la ferme garde la maison ; le chat chasse Us rats dans les greniers.IL Relever et copier les mots en italique.Dessin.—Une maison de ferme.Un poulailler.(UEcole et la Famille). 594 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Enseignement anti-alcoolique LECTURE EN CLASSE L’enfant qui a battu son père Quand Jacques était enfant, il iTétait pas plus méchant que ses petits camarades, mais le père et la mère de Jacques étaient très faibles pour lui; ils l’ont gâté.Ils lui ont laissé faire tout ce qui lui passait par la tête.Quelquefois ils le grondaient, mais Jacques se fâchait, criait et ses parents n’osaient plus rien dire; il répondait malhonnêtement à sa mère qui pleurait en silence.Aujourd’hui il a dix-huit ans, il a pris les plus mauvaises habitudes, il est toujours au cabaret et il boit tant qu’il s’enivre! Ses parents sont bien désolés de ce qu’ils ont fait; mais il est trop tard.Un dimanche, la pauvre mère revenait des vêpres ; en passant près du cabaret, elle avait entendu la voix de son fils.De retour à la maison, elle dit à son mari : « Jacques est là-bas, il boit encore et il va rentrer ivre comme tous les dimanches.« Décidément, si nous ne le corrigeons pas, il va devenir ivrogne.Du courage, va le « chercher ! » Le père ne voulait pas, n’osait pas, mais à la fin, il se décida.Jacques bat son père Tout doucement, il marche vers le cabaret, il s’arrête, puis il marche encore.Le voilà devant la porte : il se demande s’il doit entrer.Jacques l’aperçoit: —« Tiens, dit-il, d’un ton inconvenant, voilà le père ! Entrez donc.—Jacques, dit le père tout pâle, je viens te chercher.—-Bah! répond Jacques, qu’est-ce qu’il y a donc de nouveau à la maison?Il y a que ta pauvre mère pleure, parce qu’elle a un fils ivrogne ! —Ivrogne, s’écrie Jacques, ivrogne! répétez-donc un peu!» Et il court vers son père.« Oui, ivrogne, répète le père irrité, tu vois bien que tu es encore ivre.» Jacques était ivre, en effet.Il ne savait plus ce qu’il faisait; il osa frapper son père.Alors tout le monde se leva dans le cabaret.Ce n’était pas une très bonne société qui était là, mais c’est une chose si horrible, si épouvantable qu’un fils qui frappe son père, que tous ces gens en étaient indignés.Ils se jettent sur Jacques, le frappent à leur tour et le poussent violemment hors du cabaret.Jacques s’échappe et court vers le bois; son père retourne à la maison en pleurant.Jacques eut horreur de sa mauvaise action; il se corrigea plus tard, mais il était temps.J.J.Rem y.(L’Alcoolisme, son développement, le remède). L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 595 DOCUMENTS OFFICIELS DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Procès-verbal de la Commission administrative du Fonds de pension des fonctionnaires de l’enseignement primaire Session du 3 décembre 1908 Présents : Lhonorable Boucher de LaBruère, Surintendant de l’Instruction publique, président de la Commission, M.John Ahern, de la cité de Québec, délégué de la conférence des instituteurs catholiques de Québec, MM.M.-C Hopkins, B.A., et A.-Howard Rowell, de là cité de Montréal, délégués de l’association provinciale des instituteurs protestants, et M.J.-N.Perrault, de la cité de Montréal, délégué de la conférence des instituteurs catholiques de Montréal.Le procès-verbal de la dernière session de la Commission administrative, tenue à Québec, le 5 décembre 1907, est lu et adopté.Le secrétaire fait lecture du rapport suivant: La recette et la dépense du Ponds de pension, pour l’année scolaire terminée le 30 juin 1908, sont comme suit: Recette .$50,173.16 Dépense.44)694-44 Balance.¦.$ 5.478-72 Surplus des années antérieures .' .15,681.32 Total.$21,160.04 à Ce payer Le montant est entre les mains du Trésorier de la les pensions.capital du Ponds de pension est comme suit : Il était le 1er juillet 1907, de.Ajouté cette année.province et peut être $189,724.82 116.59 employé Il est de $189,841.41 Le capital est déposé au Trésor de la province et porte intérêt au taux de cinq pour cent par année.Pensionnaires qui ont repris l’enseignement en 1908: Landry, Sophie .Meunier, Pierre .Parayre, Joseph .Totaux, 3 pensionnaires 47 ans pension $ 34.86 50 “ U 167.20 50 “ 194.21 cc $396.27 596 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pensionnaires décédés depuis le 1er décembre 1907: Pinard-, Mlle Giles 53 ans pension $ 26.04 Bogue, Maria 59 u ci 48.57 Courval, Alma 63 (C a 131-14 Plante, Ursule 63 (C Ci 60.48 Cook, Mme James .65 U Ci 95-56 Gay, Auguste 68 U Ci 390.60 Filion Sophie ( £ cc 100.46 Vincent, Mme ]os 69 a 61.84 Bienvenu, Mme Azarie 72 u Ci 90.86 Allary, Elisabeth-E 74 u te 39.66 Roy, Théophile 75 u ce 133-15 Rancourt, E.-Adeline : 76 U a 46.36 Allaire, Augustin 82 (( y2 “ 163.66 Lafond, Edouard Totaux, 14 pensionnaires 82 Ci ce et 199.16 $1,587-54 Deux pensionnaires seulement, âgées de moins de 56 ans, n’ont pas produit le certificat de médecin requis.Ce sont, Virginie Verrault, âgée de 47 ans et Philomène Vaillancourt, âgée de 59 ans.La Commission autorise le paiement des pensions, pour l'année scolaire courante, aux pensionnaires âgés de 56 ans et plus, et à ceux âgés de moins de 56 ans qui ont produit des certificats de médecin cette année, à l’exception des personnes suivantes : Après l’examen du rapport de l’inspecteur et du certificat de médecin produit par Arzélie Dauphinais, M.Ahern propose que la pension de Mlle Dauphinais soit continuée.Cette proposition étant mise aux voix, est perdue sur la division suivante : Pour, M.Ahern ; contre, MM .Perrault, Hopkins et Rowell.La pension de Mlle Dauphinais est en conséquence retranchée.Le cas de Ida Featherston étant examiné, M.Hopkins propose que cette demoiselle soit examinée par le Dr.Arthur Daignault, de St-Jean, et que, si le rapport de ce médecin indique que Mlle Featherston est dans l’impossibilité de reprendre l’enseignement à cause de maladie, sa pension soit continuée.M.Ahern, appuyé par M.Perrault, propose en amendement que la pension de Mlle Featherston soit continuée.L’amendement étant mis aux voix est perdu sur la division suivante: Pour, MM.Ahern et Perrault ; contre, MM.Hopkins, Rowell et le président.La motion principale est alors adoptée sur la même division renversée.Le secrétaire fait rapport que la pension de Mme Zothique Gélinas, née Marie-Anne Biron, a été payée avec les arrérages depuis 1897, date de sa première demande de pension, vu le certificat du Dr.Beaupré, oculiste de Québec, et l’opinion unanime des membres de la Commission administrative consultés privément sur l’octroi de cette pension.L’examen des anciens cas soumis à la commission administrative, dans les sessions précédentes, étant repris, il est statué et ordonné ce qui suit : i° La pension de Zéphise Tessier, âgée de 59 ans, de Ste-Anne de la Pérade, est accordée à compter du 1er juillet 1905.20 Mme Onésime Vir.née Sarah Dube, âgée présentement de 44 ans, a produit cette année, deux nouveaux certificats de médecin.Cette dame a été soumise, en 1907, à l’examen du Dr.Afiern, de Québec, qui a fait rapport à la commission administrative qu’il la croyait capable d’enseigner.Mme Vir n’a pas repris l’enseignement depuis ce rapport.Les nouveaux certificats étant examinés, M.Ahern propose qu’une pension soit accordée à Mme Vir.Cette motion étant mise aux voix, est perdue sur la division suivante: pour, M.Ahern; contre, MM.Hopkins, Rowell et Perrault.La nouvelle demande de Mme Vir est en conséquence rejetée. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 597 L’honorable M.de LaBruère s’étant absente; M.John Ahern est appelé à la présidence, en l’absence du Surintendant de l’Instruction publique.3° La demande de remboursement de retenues de Mme Charles Beaulieu, née Phi-lomène Saindon, sur recommandation du Révd M.Jobin, curé de St-Epiphane, est accordée, sur division.4e Mme Charles Beaulieu, née Léa Paradis, dont la demande de remboursement de retenues faite en 1899 fut rejetée, n’a pas repris l’enseignement qu’elle avait quitté pour se marier, au mois de janvier 1898.Elle a renouvelé sa demande et produit cette année, deux nouveaux certificats de médecin.M.Ahern propose que le remboursement soit accordé.Cette motion étant mise aux voix, est perdue sur la division suivante : Pour, M.Ahern ; contre, MM.Perrault, Hopkins et Rowell.5° La ^demande de Azilda Trudel, qui avait été référée, l’année dernière, à la présente session de la commission, est de nouveau prise en considération et accordée vu le rapport du Dr.Cléroux, de Montréal, chargé de visiter Mlle Trudel.6° Mme Phydime Gamache, née Exilda Vielle, âgée de 40 ans, a fait, l’année dernière, une demande de pension qui a été rejetée.Elle a cette année un nouveau certificat de médecin que la commission examine.Il est décidé que Mme Gamache sera visitée par un médecin que le Surintendant de l’Instruction publique choisira et que, si le rapport de ce médecin indique qu'elle est dans l’impossibilité de reprendre l’enseignement à cause de maladie, elle recevra une pension, à compter du 1er juillet i9°7- 7° La commission examine le rapport du Dr.J.-E.Turcot, de St-Hyacinthe, qui a été chargé, l’année dernière, de visiter Mlle M.-L.-Amanda Frégeau, qui avait fait une demande de pension en 1907.Le rapport indique que Mlle Frégeau n’est pas dans l'impossibilité d’enseigner, à cause de maladie.La demande de pension est rejetée.8° La nouvelle lettre de Mme George Cossette, née Honora Déry, en date du 26 novembre dernier, 1908, étant prise en considération, la commission décide, sur division.que la pension de Mme Cossette soit accordée à compter du 1er juillet 1906 et jusqu’au 30 juin 1909, et qu’elle soit avertie que sa pension cessera à cette dernière date.90 La nouvelle demande de pension de Mlle Philomène Côté est accordée, après examen du certificat de médecin qu’elle a produit cette année.io° La nouvelle demande de remboursement de retenues, faite par les héritiers de feue Joséphine Bouliane, est rejetée, pour les mêmes raisons mentionnées au procès-verbal de la dernière session.ii° M.Joseph Parayre était pensionnaire.Il a repris l’enseignement le ter septembre dernier, 1908.Il réclame le paiement de sa pension pour les mois de juillet et août derniers : M.Perrault propose que cette demande soit accordée.La motion étant mise aux voix, est renvoyée sur la division suivante: Pour, M.Peirault, contie, MM.Hopkins.Ahern et Rowell.12° M.Gustave Gagnon, professeur de musique à l’Ecole normale Laval, sur le traitement duquel une retenue a été faite par le Surintendant de 1 Instruction publique, de 1900 à 1903, années pendant lesquelles cette retenue était obligatoite, demande le remboursement de ces retenues., c La Commission administrative a décidé, à sa session du mois de décembre 1906, qu’elle ne crovait pas avoir le pouvoir d ordonner le remboursement de cts ictenues.Elle décide présentement de prendre l’avis du procureur-général de la province, sur H droit qu’elle peut avoir d’ordonner le remboursement des retenues que le Surintendant a faites de 1900 à 1903 sur les traitements des professeurs spéciaux de dessin, de musique etc et d’accorder à M.Gustave Gagnon le remboursement qu il reclame, si le procureur-général est d’avis que ce remboursement peut se faire légalement.13° M.Armand Lockwell.instituteur, a obtenu du Surintendant de l’Instruction publique en 1896.l’autorisation de tenir une école privée et de continuer ses versements au Fonds de pension.Il a tenu cette école et n’a fait aucun versement au Fonds de pension.Il demande l’autorisation de payer ces arrerages de retenues.La Commission décide q’elle ne peut lui accorder cette autorisation., , .0 140 Mlle Margaret-H Campbell, institutrice brevetee, a enseigne, depuis 1899, dans des écoles sous contrôle.Elle a quitté l’enseignement, au mois de janvier dernier, ' - \ V * 598 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1908, et elle a accepté la position d’assistante au bureau du Surintendant des écoles protestantes de Montréal, où une grande partie de son temps est employé à reviser les papiers d’examen et les devoirs des élèves.Elle désire continuer ses versements au Fonds de pension.La question étant soumise, M.Ahern propose, appuyé par M.Hopkins, que Mlle Campbell soit autorisée à payer la retenue sur le traitement qu’elle reçoit de la Commission scolaire protestante de Montréal.M.Perrault propose en amendement, que l’opinion du procureur-général de la province soit demandée sur le droit que peut avoir la commission d’autoriser Mlle Campbell à payer la retenue sur son traitement.L’amendement étant mis aux voix est perdu sur la division suivante : pour, M.Perrault; contre, MM.Ahern ,Hopkins et Rowell.La motion principale est ensuite adoptée, sur la même division renversée.150 La distribution du legs de feu Callista Burnham est laissée à la discrétion de M.G.-W.Parmelee, secrétaire du département de l’Instruction publique.160 Emily-J.Whitcomb est âgée de 65 ans.Elle a enseigné pendant 35 ans.Elle a quitté l’enseignement au mois d’octobre 1899, elle avait alors 56 ans.Elle a’a demandé pension qu’au mois de mai dernier.Elle ignorait qu’elle eût droit à une pension, c’est la raison pour laquelle elle a tant tardé de faire sa demande.La commission, considérant l’âge avancé de Mlle Whitcomb, lui accorde une pension à compter du 1er juillet 1905.Session du 3 décembre (après-midi) Présents: les mêmes sous la présidence du Surintendant de l’Instruction publique.M.Ahern propose, appuyé par M.Hopkins, et il est résolu: que les membres de cette commission ont appris avec plaisir la nomination de leur collègue,M.J.-N.Perrault, à la position de directeur-général des écoles sous contrôle des commissaires d’écoles catholiques de la cité de Montréal, et ils l’en félicitent bien cordialement.La commission prend en considération les nouvelles demandes de pension et elle règle et ordonne ce qui suit : i° Les personnes dont les noms suivent, ayant enseigné pendant 20 ans et plus, âgées d’au moins cinquante-six ans, ont droit à leur pension: Mme Vve David Walsh.Calixte Brault, Isaac Lucier, Rose-de-Lima Bertrand, Mme Octave Côté, Mme Vve Pierre Roy, Mme Vve Achille Lévesque, Malvina Gauvin, Simeon-Huntress Parsons, Julie-Emelie Langevin, Marie Giguère, Mme Vve Rémi Légaré, Georgiana Tremblay, Eléonore Proulx, Mme Jean-Baptiste Gervais, Julie alias Julienne Proulx, Nancy Scott, Edward-Westhead Arthy.2° Celles dont les noms suivent, âgées d’au moins cinquante-six ans, ont aussi droit à leur pension, 'si elles établissent qu’elles ont enseigné pendant au moins 20 ans : M.-R.Cordélie Moquin, Vve Philomène Rodrique, Vve François Guillemette, Mme Philippe Paris, Mme Isaac Lachapelle.3° Les personnes dont les noms suivent, étant dans l’impossibilité d’enseigner à cause de maladie, ayant enseigné pendant au moins 20 ans, recevront leur pension à compter du jour où elles ont cessé d’enseigner: Mme Joseph Bolduc, Mary-A.Walsh, Marie-Adèle Parent, Mme Pierre Bernier, Marie-Euphémie Chénard, Joséphine Lecomte, Sophie Bouchard, Florida Couillard-Desprès, Rose-Anna Massicotte et Mme Hormisdas Brassard, à compter du 1er juillet 1908.40 Celles âgées de moins de 56 ans, dont les noms suivent, ont droit à leur pension ; mais elles devront établir qu’elles ont enseigné pendant au moins deux ans dans les cinq dernières années et pendant 20 ans en tout: Mme Eugène Desjardins, Marie-Léda Morin, Rachel Longpré.50 Celles dont les noms suivent seront examinées par un médecin que le Surintendant de l’Instruction publique leur indiquera et si elles sont dans l’impossibilité de reprendre l’enseignement, d’après le rapport de ce médecin, elles recevront leur pension : Grâce Bhérer, Vve Eugène Delsemme, Nellie-Augusta Eméry. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 599 6° La demi-pension de Mme Vve A.-D.Lacroix est accordée à compter du premier mars 1908.La légataire de feue Annie-Louisa Cronin, institutrice, décédée, recevra six mois de pension.La pension de Mme Emilien Lacroix est accordée si cette dame établit qu’elle a enseigné pendant au moins deux ans dans les cinq dernières années.La pension de Mme François Michaud, âgée de 69 ans et qui a cessé d’enseigner en 1895, est accordée avec trois années d’arrérages seulement.La pension de Mme Joseph Turcotte, présentement âgée de 68 ans et qui a cessé d’enseigner en 1901, est accordée avec trois ans d’arrérages, si elle établit qu’elle a enseigné pendant au moins vingt ans.La pension de Marie-Victoria Vandette, sera accordée si elle enseigne sous contrôle ou privément avec l’autorisation du Surintendant de l’Instruction publique, pendant encore au moins un an.La commission fait ensuite l’examen des demandes de remboursement de retenues et elle accorde celles produites par les personnes suivantes : Elodie Brouillet, Mima Watson, Richard-Squire Hall, héritiers de Emma-Elizabeth Forsyth, Robéa Cornel-lier, Georgiana Boissy, Mme Odéric Dragon, Marie-Julie Langevin, Alphonsine Tou-rigny, Mary McCuaig, Mme Adélard Frappier, Marie-Victoire Pelletier, Florence Tucker, Mme Vve Emile Caron, Agnès Bellerose, Mme J.-B.St-Pierre, héritière de feue Amanda St-Pierre.Il est décidé que Mlle Marie-Joséphine Lahaye sera visitée par un médecin que le Surintendant de l’Instruction publique lui indiquera et que, si le rapport de ce médecin indique qu’elle est dans l’impossibilité d’enseigner à cause de maladie, Mlle Lahaye recevra le remboursement de ses retenues.Mme Vve Louis Dubreuil et Mme Antoine Lecours devront établir, avant de recevoir le remboursement de leurs retenues, qu’elles ont enseigné pendant au moins dix ans dans des écoles sous contrôle ou subventionnées.La demande de remboursement de retenues de Mme Wm.Thériault est rejetée, vu que la maladie dont cette dame est affectée ne la met pas dans l’impossibilité d’enseigner.M.Perrault attire l’attention de la commission administrative sur les amendements que les institutrices protestantes de Montréal désirent faire adopter à la loi qui régit le Fonds de pension et il propose que la commission se prononce en faveur de la demande qu’elles ont faite, d’avoir droit à leur pension lorsqu’elles auront atteint l’âge de cinquante ans révolus, après avoir enseigné pendant au moins vingt ans.M.Ahern propose en amendement à la motion de M.Perrault: que la commission ne se prononce pas maintenant sur cette question, avant d avoir de plus amples informations.L’amendement étant mis aux voix, est remporté sur la division suivante : pour, MM.Ahern, Hopkins et Rowell ; contre, M.Perrault.M.Perrault propose, appuyé par M.Hopkins, et il est résolu: Que le traitement du secrétaire de cette commission soit de quatre dents piastres, pour l’année scolaire courante.Et la commission s’ajourne.F.-X.Couillard, Secrétaire. 6oo L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Comité catholique du Conseil de Nnstruction publique.Session du printemps 1909.Séance du 12 mai 1909.(Avant-midi).Présents : L’honorable Surintendant de l’Instruction publique, président ; Mgr l'archevêque de Québec, Mgr l’archevêque de Montréal; Messeigneurs les évêques de Pembroke, de Charlottetown, de Rimouski, de Chicoutimi, de Valley field, de Sherbrooke, des Trois-Rivières, de Joliette, de St-Hyacinthe, Mgr E.-A.Latulipe, vicaire apostolique de Témiscamingue, l’honorable Thomas Chapais, l’honorable juge H.Archambeault, l'honorable Dr J.-J.Guerin, M.M.-Th.Stenson, l’honorable juge J.-E.Robidoux, M.Cyrille Delàge, l’honorable Hector Champagne, M.Mathias Tellier, l’honorable juge PI.-G.Carroll, Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbé Naz.Dubois, M.John Ahern, M.J.-V.Desaulniers, M.l’abbé Sylvio Corbeil, délégué de Mgr l’archevêque d’Ottawa, Mgr T.-A.-I.Douville, délégué de Mgr l’évêque de Nicolet, M.J.-N.Miller, secrétaire.Lecture d’un arrêté ministériel, daté du 4 mai 1909, nommant de nouveau Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbé Naz.Dubois, M.John Ahern et M.J.-V.Desaulniers, membres-adjoints du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.Lecture des lettres de Mgr l’archevêque d’Ottawa, déléguant M.l’abbé Sylvio Corbeil, et de Mgr l’évêque de Nicolet, déléguant Mgr J.-A.-I.Douville, pour les représenter à la présente réunion de ce comité.Le procès-verbal de la dernière session est adopté.Le sous-comité chargé de l’examen des ouvrages classiques présente le rapport qui suit, lequel est lu et approuvé: Rapport du sous-comité chargé de l’examen des livres de classe.'' ''v Session du 11 mai 1909.Présents: Mgr Blais, président; Mgr.Archambeault, l’honorable juge J.-E.Robidoux, l’honorable Dr J.-J.Guerin, M.John Ahern, M.J.-V.Desaulniers et M.le Surintendant de l’Instruction publique.1.“ Leçons de langue française___cours élémentaire, —livre de l’élève, par les Frères des Ecoles chrétiennes.Ce livre est recommandé pour le cours élémentaire; mais le sous-comité demande que, dans une nouvelle édition qui devra être soumise à l’approbation du Comité catholique.on insère les tolérances orthographiques admises dans les examens et concours dépendant du Ministère de l’Instruction publique et du Ministère de la Guerre, en France, et il est suggéré que l’on donne des exemples sur des sujets se rapportant aux sciences usuelles et modernes.2.“Leçons de langue française—cours moyen”—livre de l’élève, par les mêmes.Recommandé pour la qème année du cours élémentaire et pour le cours modèle.Mêmes remarques que pour le livre précédent.3.“ Histoire du Canada—cours moyen ”, par les mêmes.On a retiré la demande d’approbation de ce livre.4.“ Géographie illustrée—cours moyen, ” par les mêmes.Ce livre ne peut être recommandé.5.“ Eléments de géométrie pratique, ” par les mêmes.Recommandé pour les cours modèle et académique.6.“ Précis d’histoire du Canada, ” 3ème édition, revue, corrigée et augmentée, par A.Leblond de Brumath.—Recommandé pour les cours élémentaire et modèle. L’ENSEIGNEMENT P RIM AÏ R E 601 7- Rectification du vocabulaire, ” par Henri Roullaud.—Recommandé comme livre du maître.8- .“ Maxwell’s Elementary Grammar, adapted for Canadian Schools, ” par J.-J.Maguire.Recommandé pour le cours élémentaire.9- Maxwell s School Grammar, adapted for Canadian Schools, ” par le même.— Recommandé pour les cours modèle et académique.10.Petit catéchisme de Tempérance et de Tuberculose, ” par Edmond Rousseau.—Recommandé comme livre du maître.11.“ Dictionnaire de la langue française,” par Larousse—Edition canadienne, —présenté par la librairie Beauchemin.—Recommandé.12.Nugent’s ETp-to-date Dictionary” ou “Nouveau dictionnaire français-anglais et anglais-français.”—Nouvelle édition revue par Sylva Clapin, présenté par la Librairie Beauchemin.—Recommandé.13.“ Map of the World on Mercator’s projection, ” par M.Emilien.Daoust.— Recommandée, à condition qu’elle soit coloriée.(Signé) A n dré - A le ërt.Evêque de St-Germain-de-Rimouski, Président.Il est proposé par Mgr l’évêque de Valleyfield, appuyé par Mgr l’évêque de Joliette : “ Que vu le grand avantage qu’offrent les conférences pédagogiques diocésaines, telles qu elles ont été données depuis quelques années, en divers endroits de la province, des conférences de même genre aient lieu dans le cours de l’été prochain dans la ville de Valleyfield, si le gouvernement veut bien, comme il l’a fait dans le passé, en payer les frais, et que le gouvernement soit en conséquence prié d’allouer la somme nécessaire à cette fin.”—Cette motion est adoptée.Mgr l’archevêque de Québec propose, secondé par Mgr l’évêque de Joliette: “Que “ ce comité donne instruction au Surintendant de prier M.C.-J.Magnan, professeur “ à l’Ecole normale Laval, actuellement en Europe, de visiter en France, en Belgique “ et en Suisse quelques écoles primaires et écoles normales, de se renseigner sur leurs “ méthodes d’enseignement et leur fonctionnement, et de faire rapport à ce comité.” Cette proposition étant mise aux voix, est adoptée par le vote suivant: Pour: Mgr Bégin, Mgr Bruchési.Mgr Lorrain.Mgr McDonald, Mgr Blais, Mgr Labrecque, Mgr Emard, Mgr Larocque.Mgr Cloutier, Mgr Archambeault, Mgr Bernard, Mgr Latulipe, Mgr Douville, représentant Mgr l’évêque de Nicolet, M.l’abbé Corbeil, représentant Mgr l’archevêque d’Ottawa, l’honorable Thomas Chapais, l’honorable juge Archambeault, M.Delâge, M.Tellier, l’honorable juge Carroll, Mgr Rouleau.M.Ahern et M.Desaulniers (22).Contre: L’honorable Dr Guerin, l’honorable juge Robidoux, M.Stenson et l’honorable Hector Champagne (4).M.le Surintendant propose : i° “Attendu que lors de son voyage au Canada, en i860.Son Altesse Royale le Prince de Galles, aujourd’hui Sa Majesté le Roi Edouard VII, a daigné exercer sa libéralité envers les écoles normales du Bas-Canada en plaçant une somme de deux cents louis entre les mains de Son Excellence le Gouverneur-général du Canada pour être distribuée en prix dans ces écoles ; 20 “Attendu que cette somme de deux cents louis fut placée dans la Banque du Peuple, à Montréal, de manière à fonder, dans chaque école, un prix sous le nom de “ Prix du Prince de Galles ” et que, dans chacune de ces écoles normales, l’élève qui avait subi le meilleur examen pour l’obtention d’un diplôme d’école modèle recevait sa part d’intérêt accrue sur la dite somme : 30 “ Attendu qu’à la demande du Conseil de l’Instruction publique d’alors, le gouvernement fit frapper à Paris une certaine quantité de médailles de bronze pour servir de certificat aux élèves qui remportaient, chaque année, le prix du Prince de Galles ; 40 “ Attendu que la dite somme de deux cents louis placée par le gouvernement 6q2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE dans la Banque du Peuple a été perdue par la faillite de cette banque et que la réserve des médailles de bronze est épuisée depuis le premier mai courant; 5° “Attendu que le prix du Prince de Galles était propre à stimuler le zèle des normaliens et qu'il serait désirable de perpétuer la mémoire de la visite de l’héritier du trône d’Angleterre en i860 et de sa libéralité à l’égard de nos écoles normales; ce comité prie le Lieutenant-gouverneur en conseil de vouloir bien faire frapper de nouvelles médailles de bronze et d’allouer annuellement à chacune des écoles normales de la province, comme prix du Prince de Galles, une somme de vingt piastres ou telle autre somme qu’il plaira au Lieutenant-gouverneur en conseil de fixer pour distribuer, avec la médaille, à l’élève qui aura subi le meilleur examen pour l’obtention d’un diplôme d’école primaire intermédiaire ou d’école primaire supérieure.” Adopté.La résolution suivante proposée par M.le Surintendant est aussi adoptée : “Attendu que le Conseil de l’Instruction publique a eu deux sessions extraordinaires pendant l’année financière courante et que le fonds de $2500, inscrit à l’item No 40 du budget pour l’année 1908-1909 pour permettre de payer les dépenses de voyages des membres de ce Conseil, est presque complètement épuisé ; “ Attendu que, par lettre du 28 avril dernier, en réponse à celle que lui avait adressée le Surintendant de l’Instruction publique, l’honorable M.Roy, secrétaire de la Province, a informé celui-ci qu’il n’avait aucun fonds à sa disposition pour rencontrer les dépenses de voyages des membres du comité catholique et du comité protestant qui assisteront aux séances régulières du mois de mai courant, le Comité recommande au Lieutenant-gouverneur en conseil de vouloir bien placer au crédit du Sur-intendant la somme de $575.00.à être prise sur le fonds de réserve de ce comité, pour payer les dépenses de voyages de ses membres qui ont assisté à la présente session.” Adopté.Il est résolu, sur proposition de Mgr Latulipe, appuyé par M.l’abbé Dubois : “ Que l’article 127 des Règlements refondus du Comité catholique soit amendé de nou-“ veau en retranchant le mot “ Ville-Marie ” à la fin du dit article et en l’insérant “ après le mot “ Joliette, ” à la quatrième ligne.” M.l’abbé Sylvio Corbeil propose au nom de Mgr l’archevêque d’Ottawa, secondé par Mgr l’évêque de St-Hyacinthe, que M.Albert Bouvrette soit nommé professeur à l’Ecole normale de Hull.—Adopté.Le comité accorde le titre d’école modèle à l’école de Bergeronnes, comté de Saguenay, à l’école No 1 de Wendover et Simpson, comté de Drummond, au pensionnat du couvent de Notre-Dame-du-Lac, comté de Témiscouata, et le titre d’académie à l’école modèle (garçons) de St-Sauveur, cité de Québec; à l’école* modèle (filles) St-Jean-Baptiste, cité de Québec.Le sous-comité chargé de reviser les ouvrages classiques de la liste des livres approuvés soumet son rapport, et ]a séance est ajournée à deux heures de l’après-midi.Séance du 12 mai 1909.(Après-midi) Présents: L’honorable Surintendant de l’Instruction publique, président; Mgr l’archevêque de Québec, Mgr l’archevêque de Montréal ; Messeigneurs les évêques de Pembroke, de Chicoutimi, de Valleyfield, de Sherbrooke, des Trois-Rivières, de Toliette, de St-Hyacinthe, Mgr E.-A.Latulipe, l’honorable Thomas Chapais, M.M.-Th.Stenson, l'honorable juge J.-E.Robidoux, M.Cyrille Delâge, l’honorable Hector Champagne, M.Mathias Tellier, Mgr Th.-G.Rouleau.M.l’abbé Naz.Dubois, M.John Ahern, M.J.-V.Desaulniers, M.l’abbé Sylvio Corbeil.délégué de Mgr l’archevêque d’Ottawa, Mgr Douville, délégué de Mgr l’évêque de Nicolet.M.J.-N.Miller, secrétaire.Le comité prend en considération le rapport du sous-comité chargé de reviser les ouvrages classiques de la liste des livres approuvés.Sur proposition de Mgr l’archevêque de Montréal, secondé par Mgr l’évêque de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 603 1 Joliette, la demande d’approbation des “ Histoires saintes ” de M.l’abbé Baillairgé est retirée.Il est proposé par M.J.-V.Desaulniers, appuyé par l’honorable juge Robidoux: Que le susdit rapport soit amendé en ajoutant à la liste des ouvrages qui ne doivent plus être approuvés le livre qui a pour titre “ Nouvelle Géographie, ” par les Frères des Ecoles chrétiennes.”—Adopté.Il est aussi résolu, sur proposition de M.J.-V.Desaulniers, appuyé par M.Mathias Tellier: “Que les deux ouvrages intitulés “The New Primary Illustrated Geography” et “The Intermediate Illustrated Geography,” par les Frères des Ecoles chrétiennes soient retranchés dans le susdit rapport de la liste des livres approuvés et qu’ils soient ajoutés à la liste des livres qui ne doivent plus être autorisés.” Le livre intitulé “Lessons in English—Elementary Course,” par les Frères des Ecoles chrétiennes,—édition publiée et enregistrée par James-A.Sadlier,—est recommandé pour le cours modèle et non pour le cours élémentaire, et le livre ayant pour titre “ Lessons in English — Intermediate Course, ” par les mêmes, est approuvé pour le cours académique seulement, et non pour les cours modèle et académique.Le comité approuve ensuite, tel qu’amendé, le rapport que lui a soumis le sous-comité chargé de reviser les ouvrages classiques de la liste des livres approuvés et les ouvrages suivants sont retranchés de la liste des livres approuvés, conformément aux conclusions du susdit rapport.Lecture 1.“Nouvelle série de Livres de lecture graduée—Premier livre,” par A.-N.Montpetit.2.Idem—“ Deuxième livre, ” par le même.3.Idem.—“Troisième livre,” par le même.4.Idem—“ Quatrième livre, ” par le même.5.Idem—“ Cinquième livre, ” par le même.6.“ La méthode de lecture rationnelle, en dix tableaux, ” par J.-B.Cloutier.7.“ Deuxième livre de lecture—La religion enseignée aux petits enfants, ” par E.Robert, C.S.V.8.“Troisième livre de lecture—Vie de N.S.Jésus-Christ,” par le même.q.“ Quatrième livre de lecture—La doctrine chrétienne, ” par le même.10.“ Nouveaux principes de lecture à l’usage des écoles des Petits Frères de Marie.” Grammaire 11.“Eléments de la grammaire française,” par N.Laçasse.J2.“Grammaire française’élémentaire suivie de notions d’étymologie,” par F.T.D.(Petits Frères de Marie).13.“Le verbe, en quatre tableaux synoptiques,” par H.Marion.14.“ Premier livre de grammaire, ” par Claude Auger.15.“ Deuxième livre de grammaire, ” par le même 16.“ Troisième livre de grammaire, ” par le même.17.“ Elementary Studies in English Grammar with numerous examples and exercises in Analysis and Parsing,” publié par James A.Sadlier.18.“ Traité d’analyse grammaticale, d’analyse logique, etc.,” par N.Laçasse.19.“ Exercices orthographiques, ” par le même.20.“ Exercices français d’orthographe et de style—cours moyen, ” par les Petits Frères de Marie.Histoire zi.“Précis élémentaire de Mythologie,” par l’abbé Drioux.22.“ Abrégé de l’Histoire du Canada, ” par F.-X.Garneau. * 604 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 23.‘‘ Grandes lignes de l’Histoire du Canada, à l’usage des écoles primaires, ’’ par un instituteur catholique.24.“A New History of Canada,” par le Dr Miles.25.“ A School History of Canada, ” par le même.26." Compendium of General History, ” par les Frères des Ecoles chrétiennes.Géographie 27.“ Abrégé de Géographie moderne, ” par F.-X.Toussaint.28.“ Petit abrégé de Géographie moderne, ” par le même.29.“ Nouvelle Géographie primaire illustrée, ” par les Frères des Ecoles chrétiennes.30.“ Nouvelle Géographie, ” par les mêmes.31.“ The New Primary Illustrated Geography, ” par les Frères des Ecoles chrétiennes.32.“ The Intermediate Illustrated Geography, ” par les mêmes.33.“ Cartographie, ” par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.34.“ Abridgment of Modern Geography, ” par F.-X Toussaint.f Mathématiques 35.“ L’Arithmétique des commençants, ” par B.Lippens.36.“ Nouveau traité de Géométrie et de Trigonométrie rectiligne et sphérique, ” par Chs Baillairgé.37.“ Tableau stéréométrique, ” par le même.38.“ Premières notions d’Algèbre, de Géométrie pratique et d’Arpentage, ” par les Petits Frères de Marie.39.“ A new Practical Arithmetic, ” par l’abbé J.-L.-H.Roy.Livres divers 40.“ Réponses au programme de Pédagogie et d’Agriculture, ” par le révérend J.Langevin.41.“ Cours de pédagogie, ” par le même.42.“ Petit manuel d’Agriculture, d’Horticulture et d’Arboriculture, ” par le docteur H.Larue.43.“ Eléments de Botanique et de Physiblogie végétale, ” par l'abbé Ovide Brunet.44.“ Eléments de Chimie et de Physique agricoles, ” par le docteur H.LaRue.45.“ Manuel d’Hygiène à l’usage des écoles et des familles, ” par le docteur S.Lachapelle.46.“Traité élémentaire d’PIygiène privée,” par le docteur J.-I.Desroches.47.“ Préceptes d’Hygiène scolaire, ” par le même.48.“Petit manuel du Cultivateur à l’usage des écoles primaires,” par Edmond Rousseau.49.“ Petit traité de Solfège, ” par Chs Labelle.50.“ Catéchisme de la loi et des règlements scolaires, ” par l’abbé Th.-G.Rouleau.51.“ Quinze cents abréviations sténographiques, ” par J.Larochelle.52.“ Manuel de l’Instituteur catholique, ” par Paul de Cazes.53.“ Dictionnaire de la prononciation moderne de la langue française, ” par Victor Delahaye.54.“Manuel de dessin industriel à l’usage des maîtres d’écoles primaires, d’après la méthode de Walter Smith—Premier livre, ” par Oscar Dunn.55.“ Idem—Deuxième livre, ” par le même.56.“ Manual of Agriculture, Horticulture and Arboriculture, ” par le docteur H.LaRue.57.“Hand-Book of Zoology,” par sir William Dawson.58.“ Patent Cover and Blotter for Copy-Books, ” publié par James-A.Sadlier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 605 Sur proposition de Mgr l'archevêque de Montréal, appuyé par l’honorable juge Robidoux: “le comité recommande au lieutenant-gouverneur en conseil de vouloir bien placer au crédit du Surintendant de l’Instruction publique la somme de onze cent vingt piastres et quatre-vingt-deux centins à être prise sur le fonds de réserve de ce comité pour payer: i° la somme de mille piastres, par égale part, aux membres et au secrétaire du sous-comité chargé de reviser les ouvrages classiques de la liste des livres approuvés: 2° la somme de cent vingt piastres et quatre-vingt-deux centins due à MM.Dussault & Proulx, imprimeurs de Québec, pour compte d’impressions en rapport avec la revision des dits ouvrages classiques.” M.Delâge, président du sous-comité nommé à la session du 23 septembre 1908 au sujet des prix de vente de certains livres de classe, fait rapport verbalement que ce sous-comité s’est occupé de la question qui lui a été soumise, mais qu’il n’est pas en état de soumettre maintenant un rapport définitif.Ce sous-comité reçoit instruction de siéger de nouveau et de faire rapport à la prochaine réunion.Il est résolu que la prochaine session du Comité catholique aura lieu le mercredi, 27 octobre prochain, à dix heures du matin.Et le comité s’ajourne.J.-N.Miller, Secrêtaire.-conjoint.La dictée de Compiègne Une dictée célèbre.—On raconte qu’un soir, à Compiègne, pendant les dernières années de l’empire, on parlait des difficultés de l’orthographe française.Quelqu’un proposa de faire une expérience et Mérimée fut prié de dicter aux assistants quelques phrases un peu difficiles.Il y avait là des hauts fonctionnaires et même des académiciens.Il paraît que l’expérience fut désastreuse.Voici le texte imaginé par Prosper Mérimée : «Quelles que,soient, quelque exiguës que t’aient paru les arrhes qu’étaient censés avoir données à maint et maint fusiliers subtils la douairière et le marguillier, bien que lui ou elle soit censé les leur avoir refusées et s’en soit repenti, va-t-en les réclamer de table en table, bru jolie, quoiqu’il ne te siée pas de dire qu’on les leur aurait suppléées par quelque autre motif.» On connaît le résultat.L’impératrice ornementa son « devoir » de quatre-vingt-dix fautes, tandis que l’empereur, plus modeste, n en commettait que soixante dans le sien.Mais des témoins plus avertis, affirment que le « devoir » de 1 empereur fut irréprochable, que les autres concurrents n étaient pas tous académiciens, que c est a tort qu’on a attribué une malice intentionnelle à Victor Duruy.La vérité est que cette «épreuve» fut imaginée, comme un jeu de salon, par Prosper Mérimée, entre deux charades un peu lestes.[Revue de Linguistique, oct.1908, p.293.) (1) (1) Reproduit par le Bulletin du Parler français de Québec, février 1909. 6o6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ENSEIGNEMENT PRATIQUE Instruction religieuse LE DIMANCHE EST A DlËU IL—Comment nous devons sanctifier le dimanche (suite et fin).Tel sera donc pour tout bon chrétien l’emploi de son dimanche: Point de voyages, point de fêtes mondaines.Messes, et même, si c’est possible, grand’messe; vêpres l’après-midi.Le reste du temps, joies de la famille, douce intimité, plaisirs simples et innocents, bonnes et édifiantes lectures, etc.Voilà le dimanche chrétien.Et nous n’hésitons pas à le dire, c’est celui qui rend vraiment heureux et qui attire sur une maison les bénédictions divines.A cet exposé du dimanche chrétien opposons ce qu’est trop fréquemmnet hélas ! le dimanche laïque, en nos tristes temps.Pour trop de gens le dimanche est un jour de récréation et de plaisir, il n’est que cela ! Qu’on nous entende bien: nous ne demandons pas un dimanche triste et ennuyeux; il est très permis d’aller se promener dans la campagne le dimanche, de prendre part à des réunions, à des jeux innocents; mais ce qu’on ne doit jamais négliger, c’est d'observer le commandement de l’Eglise et d’assister à la messe.Il convient aussi d’assister à l’office en se souvenant que le dimanche est avant tout le jour du Seigneur.Or, on l’oublie trop aujourd’hui ; on l’observe peu, d’abord, et bientôt, on ne l’observe plus du tout, sauf par coutume à quelques grandes fêtes.«Nous vous supplions, disait naguère un évêque à ses ouailles, de restaurer la loi en donnant le bon exemple de la sanctification du jour du Seigneur.Pères et mères, maîtres et patrons, dont la responsabilité est grande devant Dieu, allez vous-mêmes à la messe, afin que vos enfants vos serviteurs et ouvriers aient la pensée de vous suivre et d’aller prier à vos côtés.Soyez les apôtres du dimanche, par vos conseils, par vos encouragements et surtout par votre exemple.» Enfin, n’oublions pas qu’il faut entendre la messe sérieusement, et non par manière d’acquit.«Dans notre siècle d’impiété, écrit un auteur, il y a des personnes qui croient faire une belle grâce au bon Dieu en allant passer vingt minutes à l’église le dimanche, à l’heure d’une messe basse.Parmi elles, plusieurs ne se doutent pas de ce qui se fait en leur présence, ni de ce qu’est la messe; elles viennent par une vieille routine et comme elles iraient à la foire ou chez un étranger; elles passent tout le temps à penser à leurs affaires, à regarder et à causer.D’autres conservent encore un vague souvenir des instructions du catéchisme et se proposent d’accomplir un acte religieux, mais quelle dédaigneuse insouciance! On arrive le plus tard possible; on n’a ni livre de prière ni un chapelet; on ne se met pas à genoux, si ce n’est un instant à l’élévation, et plutôt sur un genou que sur deux ; on s’endort volontiers, ou bien on 'examine curieusement tous ceux qui entrent, on fait du bruit, on crache, on donne des signes d’impatience et d’ennui.A peine le dernier évangile est-il commencé qu’on est déjà hors de l’église.Pauvres gens ! quelle faveur peuvent avoir devant Dieu des messes entendues de la sorte ! » Lecteurs chrétiens, qu’ on n’ait jamais rien de semblable à vous reprocher! Assistez religieusement à la messe, en y priant avec ferveur, et, ce devoir accompli, continuez de sanctifier le jour du Seigneur par votre conduite édifiante et vos bonnes œuvres. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 607 LANGUE FRANÇAISE COURS ELEMENTAIRE Orthographe, Grammaire et Vocabulaire DICTEES I LES GRANDS ANIMAUX Le cheval est un quadrupède.Ses pieds sont terminés par un sabot ; son cou est long et garni d’une crinière ; le cheval traîne les voitures, la charrue, le carrosse, l’omnibus: il est le noble compagnon de l’homme à la chasse, à la guerre et dans les travaux de l’agriculture, des arts et du commerce.Exercices.—Justifier l’orthographe de grande, long, travaux,.arts.—Qu’est-ce que : un quadrupède, le sabot, le cou, la crinière, un carrosse, un omnibus, Y agriculture.—Comment appelle-t-on le mâle, la femelle, le petit, le cri du cheval?La race des chevaux s’appelle.?—Quelle est la racine des mets : crinière, charrue?___Trouver un nom de même famille que: pied, sabot, cou, voiture, carrosse, chasse, aliment.—Trouver des homonymes de: cou, guerre, art, chair et les employer dans une pj-jj-^g0.les verbes inspecter, inventer, construire, confesser, dniger, former deux noms, l’un en eur, l’autre en ion.II DÉFINITIONS Le chêne le hêtre, le bouleau, 'le sapin, le tremble sont des arbres forestiers.Le pêcher, le prunier, le pommier, le cerisier, l’oranger sont des arbres fruitiers.Le fer l’or, l’argent, le nickel, le plomb sont des métaux.La table, la chaise, la commode, l’armoire, le guéridon sont des meubles.La hutte’, la chaumière, la maison, le chalet, le palais sont des habitations.Exercices.____Relever tous les noms précédés de l’article le, la.Mettre au pluriel les noms précédents afin de montrer la forme unique de l’article simple au pluriel.—Faire l’analyse des noms et des articles. 6o8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LES ORANGES • Un jeune enfant, dans un tiroir, Mit au milieu d’oranges fort jolies, Une orange gâtée.En revenant les voir.Il les trouva toutes pourries.Jeunes amis, voulez-vous rester bons?Fuyez, fuyez les mauvais compagnons.J, M.VillEFranchë.Rédaction INVITATION Avec la permission de vos parents, vous écrivez à votre petit cousin (ou à votre petite cousine) pour l'inviter à venir passer avec vous les grandes vacances.Mon cher petit cousin, As-tu des projets pour tes vacances ?:—Non?.Eh bien, moi j’en ai un grand; c’est de t’avoir auprès de moi dès que tu seras libre.Papa, maman, l’approuvent et l’encouragent.C’est de leur part que je t’invite.Donc, hâte-toi.Je t’attends avec impatience.Dès que les portes de l’école s’ouvriront, accours auprès de nous, et surtout n’oublie pas d’apporter dans ta malle la « clé des champs ».Ah ! mon cher Ludovic, quelles parties nous ferons ! J’en rêve d’avance, le jour et la nuit.Excursions dans la montagne, promenades en forêt, canotage sur la rivière, jeux en plein air se partageront notre temps.Les jours de pluie seront employés à la lecture de charmants ouvrages, dont mon parrain m’a fait cadeau.Enfin à toutes les lignes du programme, le mot« plaisirs variés ».Ne crois pas, cependant, que le travail soit complètement sacrifié: le matin, nous commencerons la journée par faire ensemble nos devoirs.Ce sera gentil, n’est-ce pas ?Inutile de me répondre que tu acceptes, puisque tes parents ont dit oui aux miens.A bientôt donc, cher Ludovic.Tout à toi, Maurice,.COURS MOYEN Elocution, Orthographe et Grammaire DICTEES I dieu vous BÉNISSE ! Mes enfants, Dieu vous bénisse ! .Dans ce vœu se trouvent réunis tous les souhaits que vous envoie celui dont les occupations etdes soucis habituels n’ont d’autre objet que vous-mêmes.Quelles que soient les belles paroles que nous employions, I L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 609 nous ne pouvons mieux dire, car dans la bénédiction de Dieu se résument tous les biens que nous pouvons désirer.Les forces du corps ne se conservent que grâce à Dieu ; le succès de nos entreprises résulte des événemtnts que dirige sa providence, et les énergies de l’âme, nécessaires pour faire face aux tribulations de cette vie, ne se puisent que dans le secours de Dieu.Aussi tous les porte-bonheur inventés par l’imagination humaine s’éclipsent devant celui-là, et l’on n’est vraiment heureux que si l’on a Dieu avec soi.Idées.—Tous les souhaits que nous formulons ne sont que de belles, mais vaines paroles si Dieu ne les réalise.Nous ne pouvons rien souhaiter de mieux que les bénédictions de Dieu ; elles renferment tous les biens.Explications.—Vœu est ici synonyme de souhait;—ce mot a pour dérivés: voués, aveu, avouer, dévouer, dévot (voué à) ., ex-voto; pour doublet vote d’où voter, votant, votation, votif.'—Qu’entend-on par force armée?force majeure?les forces?(grands ciseaux).—Cor: chercher et définir ses homonymes.—Evénement: rapprocher le paronyme avènement.—Faire face, c’est regarder le danger et lui résister courageusement; le contraire de tourner le dos, fuir.—Tribulations: les peines, les épreuves.—S’éclipsent : disparaissent.Grammaire.—Se trouvent réunis: où est le sujet?Où se place le sujet?Quelle espèce de verbe est se trouvent?Justifier l’accord de réunis.—Envoie: remarquer que ce verbe est irrégulier.A quelle conjugaison appartient-il?Former les temps dérivés de ce verbe par le moyen de ses temps primitifs.— Habituels : comment s’accorde cet adjectif?—Quelles que soient: différentes manières d’écrire quelque.Quel que exprime le doute et veut le verbe au subjonctif; quel est adjectif et s’accorde avec le nom, que est conjonction.^A quel temps employions?Rappelez la règle desverbes en yant, iant.— Porte-bonheur : quels sont les éléments dé ce mot?Est-ili variable?Règles du pluriel des noms composés.—Analysez les pronoms personnek et les pronoms conjonctifs.analyse logique Analysez cette phrase : '‘Remplissons ûdèlement tous les devoirs,—: si petits qu’ils paraissent—3et n’oublions pas—*que nous avons une âme.Cette phrase renferme quatre propositions: i° Remplissons fidèlement tous les devoirs: principale.—Sj.nous, s.-e,;—v.remplissons (=soyons remplissant), comp.dir.tous les devoirs, c.adv.fidèlement.2° Si petits qu’ils paraissent : complétive cire, ou adverbiale.—Sj.Us; v.paraissent (=soient paraissant) ; petits attribut secondaire, modifié par si.30 Et n’oublions pas: principale coordonnée.— Sj.nous, s.-e.; — v.oublions (=soyons oubliant) ; c.dir.la 4e proposition, c.adv.ne.pas.4°Que nous avons uiu âme: complétive directe.—Sj.nous; —v.avons (—sommes ayant) ; c, dir.une âme.analyse grammaticale L’analyse logique étant faite, l’analyse grammaticale offre peu de difficultés.II * LA FAIBLESSE CONTRE LA FORCE.Le fait suivant démontre que la violence et la rapine, même quand elles sont accompagnées d’une force supérieure, ne triomphent pas toujours de l’ingéniosité d’un ennemi plus faible.Un Anglais, parcourant à cheval ses propriétés, vit à une petite distance de lui, un milan s’élancer à terre sur quelque objet et s’envoler avec cet objet dans ses serres.Cependant, quelques minutes après, le milan commença à manifester des signes d’inquiétude, s’élevant rapidement dans l’air ou s’abaissant avec la même 3 6io L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE vitesse, tournoyant d’une manière assez irrégulière, essayant en même temps de se débarrasser de quelque, chose de désagréable.Après une lutte courte mais vigoureuse, le milan tomba subitement à terre et l’Anglais vit une petite belette quitter l’oiseau de proie et s’enfuir en courant, sans blessure apparente, laissant son agresseur mort avec un trou dans les chairs, au-dessous de l’aile.(C.E.Dionnë.) Explications ET exercices.—accompagnées \ auxiliaire être s’accorde comme un adjectif.—supérieure \ féminin des adjectifs en eur; terminaisons euse, eure, eresse, trice.—triomphant: le sujet?violence et rapine ce qui justifie le pluriel.—ingéniosité : qualité qui rend un être habile à trouver des moyens de se tirer d’affaire.—vit : indiquer quelques temps du verbe irrégulier voir; ne pas oublier le futur verrai et non voirai, etc.—serres: pattes des oiseaux de proie, dont les ongles sont disposés de manière à leur permettre de prendre comme avec une main.— manifester : faire voir, montrer.— quelque chose: nature et genre de ce mot?pronom indéfini.Ne pas confondre avec quelque chose {quelle que soit la chose).—vigoureuse.: faire trouver le nom vigueur.-—-¦s’enfuir: conjuguer à quelque temps?je m’enfuis, je m’enfuyais, ils s’enfuient, je m’enfuirai, je me suis enfui, tic.—agresseur : celui qui attaque.Récitation Prière d’un père à l’ange de la première communion.Ange du ciel, aux blanches ailes, De mon fils tendre gardien, Ne quittez pas de vos prunelles Ce trésor, le vôtre et le mien.Il est bien là, dans cet asile Où les lis gardent leur blancheur, Mais leur fraîcheur est si fragile ! Bon anse, veillez sur son cœur ! Gardez-le des pensées amères, Des larmes versées en secret Au souvenir des choses chères, Epargnez-lui le dur regret.Mais que, sur son front sans nuage, , Dans son clair regard où je lis, Se reflètent à votre image Les sourires du Paradis.» Et lorsqu’il dira sa prière, Levant le .voile de ses yeux, Au-dessus des biens de la terre, Montrez-lui la splendeur des cieux. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 611 Dictées supplémentaires i LA MER Rien n'est plus imposant que l'aspect de l’Océan du haut d’une côte élevée au pied de laquelle les ondes viennent se briser en mugissant.Rien de plus terrible et de plus sublime que la mer lorsque la tempête soulève ses flots et amoncelle ses vagues irritées ; mais en même temps rien de plus utile que ce même élément.L’Océan, par ses exhalaisons qui rafraichissent et humectent l’air, entretient la vie végétale et fournit les aliments nécessaires à ces admirables canaux d’eau courante qui coulent toujours et qu’entretiennent des sources qui ne tarissent jamais.Sans les vapeurs qui, à chaque instant, s’échappent de la surface des mers, la terre languirait déserte et inanimée.II BÉNÉDICTION DES ENFANTS On avait coutume de présenter à Jésus des petits enfants pour qu’il les bénît.Une fois les disciples voulurent les écarter, craignant que cette foule n’importunât le divin Maître.Mais Jésus les appelant, leur dit: «Laissez venir à moi les petits enfants, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» Jésus aimait beaucoup les petits enfants.Ce n’est pas que Dieu préfère un âge à un autre, mais qu’il aime l’innocence, la simplicité, la docilité, la confiance.L’enfant est sans haine, il ne connaît pas le crime, il revient à sa mère qui l’a corrigé, il ne recherche pas les richesses et les honneurs, il est sans défiance, il croit ce qu’on lui enseigne ; or, c’est dans ces sentiments qu’il faut écouter la parole de Dieu, pour en profiter et se sauver.COURS SUPERIEUR Orthographe, Idées et Grammaire DICTEES I Le renard C’est particulièrement près des habitations, lorsqu’elles sont à proximité de sa demeure, que le renard aime à rôder, cherchant là des proies plus sûres et plus faibles à capturer, car il évite toujours de se mesurer avec un animal de sa taille et capable de lui résister; toutefois, s’il arrive qu’il soit obligé de se défendre contre des animaux plus forts que lui, il le fait avec beaucoup de courage et d’acharnement.C’est un grand destructeur de volailles ou autres petits animaux de basse-cour et si, dans, ses courses nocturnes, le chant matinal d’un coq vient frapper ses oreilles ; il se dirige de suite et avec précaution vers l’endroit d’où lui viennent ces sons, puis il fait le tour du 6ï2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE poulailler ou de la grange, cherchant un passage pour pénétrer à l’intérieur, et s’il y a un trou, on peut être certain qu’il le trouvera, dût-il passer le reste de la nuit à le chercher.Si le passage est trop étroit, il l’agrandira ou se fera petit pour se glisser à l’intérieur et une fois entré, il égorgera toute la gent emplumée, puis il transportera une à une ses victimes et les cachera à différents endroits dans la forêt, près de son gite, pour se repaître de leur chair lorsqu’il aura faim.Rien n’égale sa patience; il peut attendre pendant des heures, tapi dans sa cachette, suivant des yeux tous les mouvements de sa victime, attendant l’occasion de s’en emparer ; ou bien il se traîne le long d’une haie, se glisse derrière un buisson, un tronc d’arbre, puis, parvenu à proximité, il s’élance sur sa proie et l’emporte dans les bois pour la dévorer à loisir.C.E.Dionne.Explications et exercices.—à proximité: proche; le contraire?loin.—demeurer: quel nom porte la demeure du renard ?tanière ; celle du lièvre ?terrier ; celle de l’oiseau?nid; etc.=se mesurer: engager la lutte, le combat.—destructeur : le contraire?constructeur.Pourrait-on dire «constructeur de volailles »?.Non; le sens de constructeur est plus restreint que celui de destructeur.—nocturnes : de nuit.Le contraire de ce mot?diurnes, de jour.—dût-il: quel mode?conditionnel; donnez chaque personne aw singulier et au pluriel?dussé-]t, dussions-nous ; dusses-tu, dussiez-vous; dût-ïl, dussent-ils, comparez avec le passé défini.—gent emplumée : les volailles, les oiseaux.Le mot gent au singulier est féminin La gent canine, les chiens; la gent souriquoise.les souris; etc.—différents: adjectif; différant: participe présent du verbe différer; différend: subtantif, manque d’accord.—près: veut dire proche; prêt, veut dire disposé, en état de faire quelque chose.—chair: les homonymes?chaire, tribune; cher, très aimé, chère, même mot au féminin ; cher, adverbe, contraire de bon marché ; Cher, une rivière de France, chère (bonne chère) ; qualité du repas.—faim: les mots de la même famille ?famine, affamé, famélique.—tapi : se tapir se courber, se ramasser sur soi-même pour se cacher.—s’en emparer: donnez le passé indéfini?je m’en suis emparé (ou rée,) tu t’en es emparé, il s’en est emparé (elle emparée), nous nous en sommes emparés (ou ré es) etc.—parvenu: donnez le participe passé des verbes de cette famille.venu, prévenu, convenu, survenu, intervenu, provenu, etc., Rechercher les sujets de tous les verbes ; puis les compléments directs, indirects ou circonstanciels.ANALYSE Si, dans ses courses nocturnes, le chant matinal d’un coq vient frapper son oreille, *1 se dirige de suite et avec précaution vers l’endroit d’où lui viennent ces sons.Trois propositions: i° Principale—il se dirige de suite et avec précaution vers l’endroit.2° 'Complétive circonstancielle de dirige (mise en avant par inversion) — le chant matinal d’un, coq vient frapper son oreille, dans ses courses nocturnes.3° Complétive déterminative de endroit—d’où lui viennent ces sons.Remarques.'—de suite: (immédiatement) locution adverbiale, compl.cire, (de temps) de dirige.¦—avec précaution : compl.cire, (de manière) de dirige.—si: cette conjonction, mise en tête par inversion, rattache la complétive circonst.le chant vient frapper au verbe dirige (il se dirige si le chant vient frapper).—dans ses courses (pendant ses courses) : compl.cire, de vient.—frapper: (vient pour frapper) vient pourquoi?pour frapper.—vers l’endroit: compl.cire, (de lieu) de dirige.—3e proposition dans l’ordre logique: ces sons viennent à lui de où (pronom qui remplace l’endroit).Il nous semble que la phrase étudiée ainsi n’offre plus de difficulté. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 613 II LA MORT DU JUSTE Quand on est arrivé au port, qu'il est doux de rappeler le souvenir des orages et de la tempête ! Quand on est sorti vainqueur de la course, qu’on aime à retourner en esprit sur ses pas et à revoir les endroits de la carrière les plus marqués par les travaux, les obstacles, les difficultés qui les ont rendus célèbres.Il me semble que le juste alors est comme un autre Moïse mourant sur la montagne sainte où le Seigneur lui avait marqué son tombeau : lequel, avant d’expirer, tournant la tête du haut de ce lieu sacré, et jetant les yeux sur cette étendue de terres, de peuples, de royaumes, qu’il vient de parcourir, y retrouve les périls innombrables auxquels il a échappé, les combats contre les nations vaincues, les rochers brisés, les difficultés des chemins qu’il a surmontés, les dangers de l’Egypte qu’il a évités, les eaux de la mer Rouge qu’il a franchies-, la faim, la soif, la lassitude qu’il a combattues.Alors, touchant enfin au terme heureux de tant de travaux, et saluant de loin cette patrie promise à ses pères, il chante un cantique d’actions de grâces.Il meurt transporté par le souvenir de tant de dangers évités et par la vue du lieu de repos que le Seigneur lui a réservé.Massillon.Principales idées.—Sens des mots et des phrases.—Pourquoi est-il doux de se rappeler les orages et la tempête quand on est arrivé au port?(Parce que cela fait mieux goûter la joie d’y avoir échappé et d’être en sécurité.)—Que signifie cette expression retourner en esprit?(Se revoir là, par un effort de mémoire.)—Qu’entend-on par la carrière?(L’espace dans lequel évoluaient les chars, les chevaux, les les hommes qui concouraient pour remporter le prix de la vitesse, de la force.)—Qui appelle-t-on le juste?(Le chrétien qui a vécu chrétiennement.)—Quand dit-on que des périls, des combats, des choses quelconques sont innombrables?(Quand on ne peut les compter, tant il y en a.)—Que signifient ces expressions: le terme heureux.mourir transporté?—le lieu du repos?—Que savez-vous de Massillon?Questions grammaticales: Analysez chacun des participes passés qui se trouvent dans la dictée et expliquez pourquoi ils s’accordent, ou restent invariables.Trouvez et épelez des mots de la même famille de vainqueur,—Pourquoi dans cette expression : une étendue de terres, de peuples, royaumes, ces noms sont-ils au pluriel ?— Trouvez et épelez l’adjectif masculin et féminin correspondant au nom lassitude (las, hisse).—Pourquoi les deux noms sont-ils au pluriel dans actions de grâces?Trouvez et épelez des mots en er comme cocher.(D’abord, tous les verbes de la 1ère conjugaison, et vacher—archer—pêcher—clocher—maraîcher—boucher—messager—boulanger—horloger, etc.)—Autres mots ayant le même son final sans .avoir la même orthographe (croisée, nausée, armée, rosée, corvée, etc.—haie, baie, taie, claie, etc.)—Trouvez et épelez des mots en aim, comme faim, (daim, essaim) — des mots ayant le même son final sans avoir la même orthographe (nain rein, etc.fin, sapin, venin, lutin, cousin, raisin, etc.Analyse logique ET grammaticale:* Le juste salue de loin la patrie promise, il chante un cantique d’actions de grâces et il meurt transporté de joie.Récitation LA RIVE NATALE O patrie ! ô rive natale Pleine d’harmonieuses voix ! Chants étranges que la rafale Nous apporte du fond des bois ! ÔIA L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE O souvenirs de la jeunesse, Frais comme un rayon du printemps! O fleuve, témoin de l’ivresse De nos jeunes cœurs de vingt ans ! O vieilles forêts ondoyantes, Teinte du sang de nos aïeux! O lacs ! ô plaines odorantes Dont le parfum s’élève aux cieux ! Bords, où les tombeaux de nos pères Nous racontent le temps ancien, Vous seuls possédez ces voix chères Qui font battre un cœur canadien ! O.Crémazie.Dictées Supplémentaires Les grandes forces du Christianisme I La grande force attractive du christianisme, c’est Marie, la Mère de Dieu.Par elle, la civilisation du ciel est descendue sur la terre, et sans elle désormais, il ne se fait rien de grand ni dans les individus ni dans les sociétés.Or, de la guerre acharnée du protestantisme contre la sainte Vierge, qu’est-il sorti, sinon la manifestation plus vive de ses privilèges, l’exercice plus intense de son intercession, et finalement la marée montante de la piété amenant la triomphale définition de l’Immaculée-Conception.Ah ! n’ayez pas peur ! une époque qui s’ouvre dans cette aurore est une époque de progrès dans la lumière et un siècle où se fait dès le début sentir si puissamment la main de cette femme, sera un grand siècle.I I « La grande force centrale du christianisme, c’est Jésus-Christ.Il en est la tête et le cœm1'; en Lui tout tient, in ipso omnia constant.Aussi toute la force même de l’Eglise est en proportion de la vie de Jésus en elle.Il faut qu’il règne, a dit saint Paul, que-, loin de baisser, son action grandisse.C’est ce qui se fait.En sens inverse du protestantisme, du jansénisme, de toutés les hérisies contemporaines cherchant toujours à amoindrir Jésus-Christ, l’Eglise a fait saillir davantage ses titres, ses divins mystères, accentué encore son action, et enfin elle est arrivée à le présenter au monde sous le trait dominant de sa physionomie, à faire ressortir sur sa poitrine son cœur de Dieu: c’est le Sacré-Cœur, honoré sans doute déjà depuis le commencement, mais qui n’a conquis qu’au dix-neuvième siècle son plein culte.I I I La grande force organique de l’Eglise, c’est sa hiérarchique autorité, c’est par là que depuis deux mille ans bientôt, elle travaille à la fusion des races; triomphant partout des formes variées, des dissemblances, elle mène le monde à la grande unité catholique.A l’heure donc où, plus que jamais, les nations sont en travail d’unité, ce L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 615 qui importe, c'est que le principe centralisateur de l’Eglise agisse et fasse arriver jusqu’aux extrémités la même vie, la même pensée, le même vouloir.C’est fait, et nul siècle plus que le nôtre n’a vu resplendir la suprême autorité du Pape ; aucun n’a ressenti plus fortement l’influence de l’autorité épiscopale, et pour mettre en relief l’exercice plénier de toute la hiérarchie sacrée, il y a eu au Vatican ce .concile qui marque une nouvelle étape dans l’histoire de l’Eglise.IV La grande force vitale du christianisme, c’est la sainteté, portant dans tout le corps les tendances généreuses, la poussée de la vie divine contre les sens, contre l’égoïfeme, et toutes les fois qu’il doit y avoir un progrès dans la civilisation chrétienne, vous pouvez être sûrs qu’il y aura une éclosion de sainteté.Or, Mesdames, en ce dix-neuvième siècle, au sortir de la révolution, voyez tout ce qui a germé, tout ce qui a grandi : les vieux troncs ont reverdi dans le sang, et partout de terres sont sorties de nouvelles plantations.Les saints, les corps ecclésiastiques et religieux, les missions, voilà, Mesdames, encore un des grands éléments de progrès, une des forces qui travaillent à la reconstruction du monde nouveau.R.P.J.Auriault, S.J.(Extraits de conférences.) ENSEIGNEMENT SPECIAL Enseignement anti-alcoolique DICTEE FUNESTES EFFETS DE E’ALCOOL L’alcool, quand il est pris par grandes quantités, a bientôt raison des constitutions les plus robustes et des intelligences les plus vives.Les exemples ne sont pas rares de ces décadences rapides, de ces chutes aussi profondes que subites.La fréquence d’un pareil spectacle constitue même le plus grave des dangers, parce que la population s’y habitue et que la partie saine assiste indifférente à l’étalage public des dégradations les plus scandaleuses et les plus révoltantes.On professe pour les alcooliques la même indulgence que pour les fous, et 1 on se contente de plaindre ceux que 1 alcool atteint dans son œuvre terrible et brutale.Questions.—1° Que signifie avoir raison d’une constitution?_'° Donnez les mots de la famille à laquelle appartient dégradation.30 Analysez les pronoms de la dernière phrase et «l’on se contente.» ANALYSE L’alcool est un poison dangereux dont il faut user avec ménagement, car l’être humain qui a tâté de cette boisson perfide est perdu. 6i6 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PROBLEMES ANTI-ALCOOLIQUES 1.Un ouvrier est payé $0.40 de l’heure.Il travaille 9 heures par jour, et dépense en moyenne $3.50 par semaine pour payer l’alcool qui l’empoisonne.Combien d’argent gaspille-t-il dans une année et combien pour cent de son salaire dépense-t-il au bénifice des marchands d’alcool?(Il travaille en moyenne 305 jours par an).Solution: $0.40 X 9 “ $3.60, le salaire journalier de l’ouvrier.$3.60 X 305 = $1098, le salaire annuel de l’ouvrier.$3.5° X 52 = $182, l’argent gaspillé.182 -f- 1098 '= o-i6316/549%.Rép.2.Si l’ouvrier mentionné dans le problème précédent, au lieu de dépenser $182 par année, à s’empoisonner, plaçait cette somme tous les ans à la caisse d’épargne à 3%, quel capital aurait-il au bout de 20 ans?Solution: Il aurait 20 versements de $182 -)- l’intérêt composé de $182 pendant 20 ans -h l’intérêt composé de $182 pendant 19 ans -f- l’intérêt composé de $182 pendant 18 ans -j- etc.Un versement de $1, par année, pendant 20 ans, produit avec les intérêts S26.87.Un versement de $182 produira 182 fois $26.87 ou $26.87 X 182 = $4690.34.Rép.AGRICULTURE DICTEE restons au village Cultivateur, mon ami, crois-moi, reste au pays où tu es «é, cultive le sol que cultivaient tes aïeux.Ton labeur est grand, ta tâche est lourde., pénible, mais elle est saine, fortifiante; tes fatigues entretiennent chez toi la force, la vigueur, la santé et la gaiete.Tu vis en toute sécurité sur le sol que tu fécondes de tes sueurs ; tu vas, tu viens’ tu parles, tu agis, seul responsable de tes actes, et ta profession reste l’une des plus belles.des plus utiles, des plus sûres et des plus honorées.Tu serais bieni coupable si tu rêvais pour ton fils une position autre oue la tienne.Tl y a dans Yagnculture place pour toutes les activités, pour toutes les intelligences; le résultat est certain pour celui qui aime cette profession; c’est la santé, l’indépendance, l’aisance et parfois la fortune.C’est la considération et l’honneur pour le cultivateur qui a mené une vie bien remplie, utile à soi et aux autres., , Questions.—1.Quelle est l’idée principale de la dictee.Exphquez-la en quelques mots.2.Expliquez les mots: santé, labeur, agriculture.3.Donnez les mots de la même famille que pays: 4.Coniuguez le verbe aller, au présent du subjonctif.^ Amalvsez grammaticalement: où tu es né.Réponses.—!.L’idée principale de la dictée est celle-ci: engager le cultivateur a demeurer aux champs.L’auteur a voulu combattre le mouvement qui porte les paysans L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 617 à quitter R village pour la ville, à préférerla vie de l’atelier,à la vie des champs.Dans ce but il s efforce de montrer aux cultivateurs les avantages de la vie des champs : santé, indépendance, aisance, parfois la fortune.La profession du cultivateur est la plus utile; elle lui vaut honneur et considération.2.Santé : état de celui dont le corps est sain, qui se porte bien.Rapprocher les mots sain, sanitaire, assainir.—Labeur: travail pénible et suivi.Rapprocher labour.— Agriculture : la science qui traite de la culture de la terre ; agriculteur, agricole 3.Pays a donné paysan, paysage, paysagiste, dépayser.4.Aller, présent du subj.: que j’aille, que tu ailles, qu’il aille, que nous allions, que vous alliez, qu’ils aillent.5.Où tu es né : où, p.conj.3e pers.sing., compl.cirsconst.de es né.tu, pr.pers.2e pers.sing., sujet de es né.«s né, v, intr.4e conj., passé indéfini, 2e pers.sing.PROBLEMES AGRICOLES 1.On estime que, pour nourrir un animal de 990 livres, auquel on demande un bon produit, il faut par jour 2.75 livres de matière (a) azotée, 0.55 livre de matières (b) grasses et 13.2 livres de matières (c) hydrocarbonées.Une vache laitière du poids de 770 livres mange chaque jour; i° 3 bottes de fourrage vert pesant chacune 26.4 livres.Ce fourrage ne renferme que 25% de matière sèche, et en matière sèche 8% de matière azotée, 1.2% de matière grasse et 35% de matière non azotée; 2° 4.4 livres de son, 86% de matière sèche, et en matière sèche 14% de matière azotée, 5% de matières grasses et 45% de matières non azotées.La ration {d) de la vache est-elle suffisante?Combien manque-t-il de matière azotée, ou combien y en a-t-il de trop ?Quelle est la relation (V) nutritive de la nourriture ordinaire de cette vache ?Quelle est la relation nutritive de la ration-type (b) indiquée ci-dessus?Solution : Poids du fourrage vert 26.4 3 = 79.2 livres.Matière sèche: 79.2 X 0.25 = 19.8 livres.Matières azotées du fourrage vert; 19.08 X 0.08 = 1.584 livre.Matières grasses du fourrage vert: 19.08 X 0.12 = 0.2376 livre.Matières hydrocarbonées ou non azotées du fourrage vert: 19.8 X 0.35 — 6.93 livres.Matière sèche du son: 4.4 X 0.86 = 3.784 livres.Matières azotées du son: 3-784 X 0.14 = 0.52976 livre.Matières grasses du son: 3.784 X 0.05 = 0.1892 livre.Matières non azotées ou hydrocarbonées du son: 3.784 X 0.45 — 1.7028 livre.Matières azotées réunies: 1.584 + 0.52976 = 2.11376.Matières grasses réunies : 0.2376 -j-o.1892 = 0.4268.Matières hydrocarbonées réunies: 6.93 -f 1-7028 = 8.6328. 6i8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pour une vache de 770 livres, il faudrait : En matières azotées: (2.75 X 770) -f- 990 = 2.138 livres.En matières grasses: (0.75 X 770) -f- 990 = 0.427 livre.En matières hydrocarbonées: (13.2 X 770) -t- 990 = 10.26 livres.En comparant la ration réelle et la ration nécessaire de la vache on voit : 10 Que la matière grasse fournie à cette vache est exactement celle qui est nécessaire ; 2° Qu’il manque en azote: 2.138 — 2.11376 = 0.02424 livre.30 Qu'il manque en matières hydrocarbonées: 10.26 — 8-6328 = 1.6272 La relation nutritive de la nourriture ordinaire de cette vache est de : 2.11376, ou mieux 2.114 -f- ( 0.4268 + 8.6328) = 2.114 -y- 9.0596, ou 2.114 -t- 9.06 == 0.233.La relation nutritive de la ration-type indiquée dans le problème, est de : 2-75 2.75 1 o-55 + 13-2 1375 5 Notes: (a) Azote.En agriculture on le trouve dans les pailles et dans la plupart des résidus de l’industrie.(b) Matière grasse.—Substance grasse constituée par le mélange de diverses matières : stéarine, margarine, oléine, etc.La matière grasse ne contient pas d’azote : c’est une combinaison de carbone, d’oxygène et d’hydrogène.(c) Matière hydrocarbonéc.—Nom par lequel on désigne les principes neutres qui entrent dans la constitution des tissus végétaux.La matière hydrocarbonée est formée de carbone uni à l’oxygène et à l’hydrogène.En agriculture, on la désigne encore sous les noms d’hydrates de carbone, de matières non azotées, ou d’extractifs non azotés- (d) Ration.—Quantité d’aliments qu'un animal consomme par jour.(e) Relation nutritive ou rapport nutritif d’un aliment, d’une ration, est le rapport du poids des matières azotées digestibles contenues dans cet aliment, ou cette ration, à la somme des poids des matières grasses et des matières hydrocarbonées ou non azotées, également digestibles; ou, en d'autres termes, le rapport entre les éléments plastiques et les éléments respiratoires digestibles.(/) Ration-type.—Ration modèle qui peut servir de guide pour une ration composée d’autres aliments.La ration-type se donne toujours en bon foin de prairie naturelle. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 619 Récitation LE CRAPAUD1 Viens vite, Pierre, viens voir; Un affreux2 crapaud tout noir ! Disait Paul à Petit-Pierre.Nous allons le tuer, ça va nous amuser.Et Paul prend un bâton et son frère une pierre: Ils courent au crapaud pour le martyriser3 Un âne, en ce moment, traînant une charrette5, Allait mettre le pied sur le corps de la bête ; Il s’arrête Et s’en va de côté pour ne pas l’écraser.Paul alors dit à Petit-Pierre, Qui laisse tomber ses cailloux4 : Ah ! qu’allons-nous faire, mon frère ?Un âne est moins méchant que nous.Victor Hugo.Explications des mots.—1Crapaad : animal bien laid, mais qui rend de grands services dans les jardins, parce qu’il se nourrit d’insectes et de vers nuisibles.Les maraîchers, dans certains pays, en achètent pour mettre dans leurs jardins.—2 Affreux: très laid, repoussant.—3 MarfyrLcr: faire endurer de grandes souffrances.—* Charrette : voiture à deux roues, lourde et grossière, pour transporter de grands fardeaux.—1 Cailloux: petites pierres qu’on ramasse sur les routes.Sens Général.—Que les enfants sont méchants quelquefois! Tuer une pauvre bête qui ne leur avait rien fait.Pourquoi ?Pour s’amuser.Vraiment c’est bien cruel et je ne vois pas que ce soit un jeu de faire souffrir un animal.Il fallait qu’un âne passât, un bon âne tout chargé, tirant une lourde voiture, pour leur donner une leçon.Heureusement ils ont compris, et comme au fond ils ne sont pas méchants, Paul et Petit-Pierre ont eu honte de ce qir'ils voulaient faire, et ils ont été tout surpris de voir qu’un âne était meilleur qu’eux.Ah ! mes enfants, ne soyez pas cruels envers les animaux.Si vous en rencontrez de nuisibles, tuez-les tout de suite et sans les faire souffrir.Evitez toujours les pauvres crapauds; ils ne sont pas beaux, c’est vrai, mais ils rendent de bien grands services en détruisant les mauvais insectes qui mangent les récoltes.Rédaction Canevas.—1.labour.A MA CHARRUE, à mes bceufs de labour LTilité de la charrue.—2.Docilité de l’attelage.—3.Résultat du bon DÉVELOPPEMENT 1.La charrue est le véritable outil du laboureur, son plus utile auxiliaire dans ses rudes travaux.La terre, tassée par les pluies, recouverte par les mauvaises herbes qui l’ont envahie, ne peut sans préparation recevoir la semence.Mais voici le soc tranchant qui s’enfoncera dans le sol, y enfouira les mauvaises herbes et tracera le sillon où une main lancera le grain qui doit y germer.O ma charrue, mon gagne-pain, que jamais l’oisiveté et la paresse ne laissent rouiller ton soc brillant, ce serait la honte pour moi, la misère pour les miens ! 2.Docilement, les grands boeufs roux viennent se mettre sous le joug, et il suffit 620 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de l’aiguillon, dont je leur touche à peine les flancs, pour les diriger dans le silloa et pour leur faire suivre le droit chemin.Pourquoi, me suis-je souvent demandé, pourquoi l’homme n’agit-il pas avec la même docilité envers ceux qui ont mission de le guider dans le chemin de la vie?Le sillon n’en serait-il pas plus droit, le travail moins pénible et plus productif?Mais l’orgueil lui fait rejeter tout conseil, toute autorité! O mes grands bœufs, mes utiles serviteurs, quelle leçon me donne votre patiente docilité ! 3.Le travail est achevé; quand le soleil s’est dérobé derrière la montagne, j’ai ramené mon rustique attelage à la ferme, les bœufs sont rentrés à l’étable et j’ai déposé ma charrue à la place d’honneur, au milieu de mes autres outils.Demain, dans ma terre bien préparée, profondément retournée, je jetterai la semence, et j’attendrai paisiblement que le Seigneur bénisse mon labeur; j’ai travaillé de mon mieux, aidé de mes utiles auxiliaires, ma charrue et mes bœufs.A Dieu maintenant de faire germer la semence, croître la plante et mûrir la moisson.Que sa providence écarte de ma terre le vent qui brise, la foudre qui brûle, les pluies qui arrêtent la maturité.MATHEMATIQUES ARITHMETIQUE ET CALCUL MENTAL 1.Que doit-on pour 432 verges de drap à raison de $3 la verge?Rép.$1296.2.Quelle somme payera-t-on avec 127 billets de $5?Réponse.—On payera $5 X I27, 5 fois 12, 60, 600; 5 fois 7, 35, et 600, $635.3.Quelle est la quantité d’avoine consommée annuellement par un cheval qui en mange 9 chopines par jour?Réponse :—La quantité d’avoine consommée est de 9 X 365, 9 fois 36.324, 3240; 9 fois 5, 45, et 3240, 3285 chopines.4.Que faut-il payer pour 352 verges de velours, à $6 la verge?Réponse.—$6 X 352, 6 fois 35, 210, 2TOO; 6 fois 2, 12, et 2100, $2112.5.Un maquignon achète 8 chevaux; il les paie $237 chacun: quelle somme doit-il donner?Réponse :—$237 X 6, 6 fois 23, 138, 1380; 6 fois 7, 42, et 1380, $1422.6.Que coûteront 739 oranges à 5c.pièce?Réponse.:—5c.X 739» 5 fois 73, 365, 3650; 5 fois 45- et S6?0» 3695e-» $36-95- 7.Que coûteront 238 tonnes de charbon à $7 la tonne?Réponse :—$7 X 238, 7 fois 23, 161, 1610; 7 fois 8, 56, et 1610, $1666.8.Que coûteront 834 cordes de bois à $5 la corde ?Réponse:—$5 X 834 = $4170.9.Que coûteront 648 tonnes de charbon à $7 la tonne?Réponse :—$7 X 648 = $4536- L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 621 PROBLEMES SUR LES QUATRE OPERATIONS 1.Deux pièces de drap de même qualité coûtent l’une $678.30, l’autie $359-io1 U première a 112 verges de plus que la seconde.On demande la longueur de chaque pièce?Solution:—$678.30 — $359.10 = $319.20, le prix de 112 verges.$319.20 -4- 112 = $2.85, le prix d’une verge.$678.30 H- $2.85 = 238 verges dans la première pièce.$359.10 -f- $2.85 = 126 verges dans la seconde.2.On a acheté 1969 livres de laine $925.43.Combien faut-il revendre la livre pour faire un bénéfice de $295.35 ?Solution:—$925.43 + $295.35 — $1220.78, le prix de vente de 1969 livres de laine.$1220.78 -t- 1969 = $0.62, le prix de vente d’une livre.3.Un marchand a donné huit douzaines de chapeaux en échange de 28 verges de drap à $4 la verge et de 64 verges de drap à $2 la verge.Quel était le prix d’un chapeau ?Solution: $4 X 28 = $112; $2 X 64 = $128 ; $112 -R $128 = $240, la valeur du drap qu’il reçut; 8 douzaines — 96.$240 -t- 96 = $2.50, le prix d’un chapeau.4.Le marchand qui a acheté les chapeaux dit qu’il les vendra $3.45 pièce.Combien gagnera-t-il sur son marché?Solution: $3.45 1— $2.50 = $0.95, le gain sur un chapeau.$0.95 X 96 = $91.20.le gain total.Autre solution: $3.45 X 96 = $331.20, ce que rapporte la vente des 96 chapeaux.$331.20 — $240 = $91.20, le gain total.5.Un marchand de porcelaine avait acheté une grosse, c’est-à-dire douze douzaines d’assiettes, au prix de $3 la douzaine.Dans le transport il en a cassé 9, et il a encore gagné $12.60 en revendant les autres.Combien les a-t-iî revendues la pièce?Solution: 12 X 12 = 144, le nombre d’assiettes achetées.$3 X 12 = $36, le prix de la grosse.— g = 135, le nombre d’assiettes vendues.$36 -f $12.60 = $48.60, le prix de vente total.$48.60 -f- t35 = $0.36, le prix de vente.Rép.PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES FRACTIONS 1.Quelle est la fraction qui est 8 fois plus petite que 5?Réponse, 5/s- 2.Quelle est la fraction qui est contenue 19 fois dans l’unité?Réponse, Vl9* Ô22 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.Une fontaine a mis 2/t d’heure pour vider les Va d’un bassin.Combien mettrait-elle de temps pour en vider les 4/9?Solution :—Pour 5/s d faut 2/7 d’heure Vs 11 faut 2/7 5 “ Vs d faut 2/7 X V5 “ v9 il faut (V7 X V5) - 9 “ 4/s d faut 2/7 X Va X Va = 6V3i5 d’heure.4.Combien faudra-il mouidre de minots de blé pesant 60 livres, pour obtenir 25 barils de farine pesant 196 livres le baril, en supposant que le blé rende en farine les 3/4 de son poids?Solution: 196 X 25 = 4900 livres, total de la farine.1 livre de blé = 3/4 de livre de farine.1 minot ou 60 livres de blé = 3/4 X 60 = 45 livres de farine.4900 -4- 45 = io88/9 minots — 108 minots, 7 gallons, o pinte, 8/9 de chopine.5.Trois personnes possèdent chacune une somme; celle: de la première égale 2^2 fois celle de la 2e et celle de la 2e égale les 2/3 de celle de la 3e.La lè personne augmente son avoir des 3/4 de cet avoir; elle possède alors $248.50.La 2e augmente son avoir des 4/r.de cet avoir, et la 3e au contraire diminue son avoir des 3/8 de cet avoir.On demande ce que possèdent actuellement la 2e et la 3e personne, et ce que possédaient primitivement chacune des 3 personnes- Solution: Mettons $3 pour la part de la 3e.Les 2/s de $3 = $2, la part de la 2e.21/2 fois $2 = $5, la part de la 1ère.$5 -f V4 de $5 = $5 X 7A = $35/4» ta Part actuelle de la 1ère.35/4 = $248.50 5 - ?35/4 = $248.50 248.50 v4 = —— 35 248.50 X 4 74 = '- 35 248.50 X 4 X 5 5 —-= $142, ce que le 1er avait primitivement.35 5 = $142 2 = ?2 == $142 X Vs = $56-80, la part primitive de la 2e- 5 = $142 3 = ?3 = $142 X Vs — 42Vs = $85.20, la part primitive de la 3e. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 623 $56.80 X Vs = $102.24, E Part actuelle de la 2e.v$85.20 X Vs — $53-25> E part actuelle de la 3e.6.• Un marchand achète 234 verges de drap, puis les revend avec un bé-nifice qui'est les 3/4 du prix d’achat, mais qui est inférieur de $94.77 aux 3/4 du prix de vente.Quels sont les prix d’achat et de vente et aussi les prix d’achat et de vente d’une verge ?Solution-, 4/4 du prix d’achat -j- 3/4 du prix d’achat = 7/4 du prix d’achat — le prix de vente.3/4 de V4 clu Prix d’achat = 21/ir, du prix d’achat = 3/4 du prix de vente.2Vir, du prix d’achat — 3/4 du prix d’achat — 9/ic du prix d’achat.9/ic du prix d’achat = $94.77.1Vi6 du prix d’achat — $94.77 X 16/o = $168.48, le prix d’achat.$168.48 -(- 3/4 de $168.48 — $168-48 + $126.36 = $294.84, le prix de vente.$168.48 -f- 234 — $0.72, prix d’achat d’une verge.$294.84 -f- 234 — $1.26, prix de vente d’une verge.REGLES DE L’UNITE, POURCENTAGE, ETC.1.Une personne achète pour la somme de $650, un pré qu’elle loue $41 par an, et pour lequel elle paie une taxe de $2.Combien pour cent retirera-t-elle de son argent!?Solution :—$41 — $2 = $39, ce que son argent lui rapporte, la contribution payée.$39 -f- 650 = 0.06 = 6%.Réponse.2.Un marchand a acheté 56 pièces de drap de 90 verges chacune à $318.60 la pièce.Il a vendu le tout avec un bénéfice de i62/z°/o.On demande le prix d’achat de la verge, le prix de vente, le bénéfice du marchand pour chaque verge et le prix de vente total ainsi que le bénéfice total.Solution-.—$318.60 X o.i62/3 = $53.10, le bénéfice sur une pièce.$53.10 -4- 90 = $0.59, le bénéfice sur une verge.$53.10 X 56 = $2973.60, le bénéfice total.$318.60 + $53.10 = $371.70, le prix de vente d’une pièce.$371.70 -4- 90 = $4.13, le prix de vente d’une verge.$4.13 — $0.59 = $3.54, le prix d’achat d’une verge.$371.70 X 56 = $20815.20, le prix de vente total.3.Une facture a été acquittée par une somme de $368.60, déduction faite de l’escompte à 3%.Quel était le montant de cette facture?Solution : Si la facture avait été pour $1, la somme de $1 — .03 = $0.97 l’aurait acquittée; donc la facture était faite pour autant de fois $1 qu’il y a de $0.97 dans $368.60.$368.60 -4- 0.97 = 380 fois $1 = $38°- Dép.4.Le trésorier d’une société reçoit 3% sur les premiers $5000 qu’il encaisse pour la société et 1^4% sur le reste.A la fin de l’année le montant 624 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE total des dépôts faits à la banque a été de $12336.Quel avait été le chiffre de ses recettes ?Solution: Sur $5000 de recettes le secrétaire a déposé à la banque $5000 — ($5000 X -03) = $5000 — $150 = $4850.Sur le reste de ses recettes il a donc dû déposer $12336 — $4850 = $7486- Sur $1 de cette deuxième partie de ses recettes il retient $0.015 et dépose $1.00 — $0.015 = $0.985.$7486 -4- $0.985 = $7600.$5000 -|- $7600 = $12600, le chiffre de ses recettes.ALGEBRE 1.Un réservoir a deux robinets.Us coulent ensemble pendant 2 heures, alors on ferme le premier robinet et 2 heures 48 minutes plus tard le réservoir est vide.Si au lieu de fermer le premier robinet on avait fermé le second, le réservoir n’aurait été vide que 4 heures et 40 minutes plus tard.On demande le nombre d’heures que chaque robinet coulant seul mettrait à vider le réservoir.Solution:—Soient x le nombre d’heures que mettrait le 1er robinet seul etv le nombre que mettrait le second.1 /la partie du réservoir vidée par le 1er robinet dans une heure.1/3' la partie du réservoir vidée par le 2e robinet dans une heure.(À.2 ( 1/x + i/y) + 24/5 (1/3/) = 1 (2) .2 (l/x + I/3;) Ad-Vs (I/-r) — 1 Mettant X pour J/.r et Y pour l/y, on a: (3) .2X + 2V + 24/5F = I (4) • —X -)- 2F + 47.,x = 1 Rassemblant, on a : (5) .2X + 4>/X-= 1 ,.V + 2F'= 1 Multipliant (5) par 5 et (6) par 3, on a: (7) .1°^ + 24T = 5 (8) .20Z + 6F = 3 Multipliant (8) par 4 et posant 7 de nouveau, on a: (9) .SoX -f 24F = 12 (7).10X -f 24F = 5 Soustrayant (7) de (9), on a: 70X = 7 * = 770 = VüO x i -t- 1/-l0 — 10 heures.Rép. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 625 Substituamt 1 la valeur de 10A à 10À" dans (7), on a: v I + 24P = 5 24F 5 — 1 = 4 d’où y = V24 = Ve- et y = 1 -i- 1/6 = 6 heures.Rép.2.A et B partent le premier de PI et le deuxième de F et voyagent l’un vers l’autre.Lorsqu’ils se rencontrent, A a parcouru 30 milles et plus que B.Pour se rendre à F, A mettra encore 4 jours et B pour se rendre à H mettra encore 9 jours.Quelle est la distance entre H et F?Solution :—Soit 2.r la distance.Au moment de la rencontre A a parcouru a" -j- 15 milles et B a- — 15.Le trajet qui reste à faire à A = a — 15 et il mettra 4 jours à couvrir cette distance.A — 15 Dans 1 jour il fait - milles 4 Pour faire la 1ère partie du voyage A a donc mis: .r — 15 4 (x + 15) (X + 15) -r- - =- 4 ^ * — 15 Le trajet qui reste à faire k B = x 15 et il mettra 9 jours à couvrir cette distance.'r + Dans 1 jour il fait-:- milles 9 Pour la 1ère partie du voyage B a donc mis: *+15 9 O — 15) (x — 15) ^-=- 9 -r 15 Mais la 1ère partie du trajet a été parcourue par A et B dans le même temps, donc : 4 U + 15) 9 O — 15) AT - 15 X —f- 15 Multipliant l’équation par x2 — 152, le plus petit multiple commun des dénominateurs, on a : 4 O + 15)2 = 9 — I5)2 ou 4a-2 -j- 12 OA' -F 900 = 9A'2 — 270AT -|- 2025 Transposant, on a: 4a'2 — 9A'2 -)- 12CA' -j- 270A- — 2025 — 900 — S*2 + 390^ =1125 Divisant par — 5, on a : .r2 — ySx = — 225 Complétant le carré, on a : a-2 — 78a- + 39s = — 225 + 1521 = 1296 026 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Extrayant la racine, on a : x — 39 — 36 ou — 36 * = 36 + 39 = 75 2^ = 75 X 2 = 150 PREMIERS ELEMENTS DE GEOMETRIE PRATIQUE 1.La surface de deux champs carrés est de 97498 perches et leurs 'côtés sont entre eux comme 3 à 7 ; quels sont les côtés ?Solution:—32 -j- y2 = g S 49 = 5^- (97498 X 9) 58 == 15129, la surface du plus petit champ.(97498 X 49) 58 = 82369, la surface du grand champ La racine carrée de 15129 - 123.le côté du petit carré.La racine carrée de 82369 287, le côté du grand carré.2.Quels sont le rayon de la base et l’apothème d’un cône dont le volume est de 3 pieds 96 pouces et la hauteur 2 pieds 11 pouces ?Solution:—(3 pieds 96 pouces) X 3 “ 9 pieds 288 pouces.9 pieds 288 pouces -j- 2 pieds 11 pouces = 9V0 D- 21:l/i2 ^ X 3 Vas = 3V7 pieds, surface de la base.3V7 = 3-142857.•3.i42857 3.1416 = 1.+ La racine carrée de 1 — 1, le rayon cherché.2 pieds 11 pouces = 35 pouces ; 1 pied = 12 pouces.oc;2 j_ j22 — 1225 + 144 — 1369, le carré de l’apothème.La racine carrée de 1369 = 37 pouces = 3 pieds 1 pouce, 1 apothème.3.Une colonne cylindrique de granit de 20 pieds de hauteur et 16 pouces de diamètre est surmontée d’un cône de 3 pieds de hauteur; on demande le poids du tout.(1 pied cube de granit pèse 165 livres.) Solution:—16 pouces = U/Tpieds = Vs 6e pieds.(V3) 2 X -78S4 = 4.1888/3, surface de la base de la colonne et aussi de la base du cône.(4.1888/3) X 20 = 83.776/3, volume de la colonne.(4.1888/3) X 3 -f- 3 = 4-i888/3, volume du cône.(83.776 + 4.1888) -t- 3 = 87.9648 3 = volume de la colonne et du cône.(87.9648 X 165) ^-3 = 2 tonnes, 8 quintaux, 38 livres.4.Combien y a-t-il de minots dans 1 hectolitre?(Un litre est égal \ t.76 c ho pines.Un hectolitre est égal à 100 hires.) 1.76 X 100 = 176 chopines dans 1 hectolitre.Dans 1 minot il y a 8 gallons et dans 1 gallon il y a 8 chopines.8X8 = 64 chopines dans 1 minot.176 H- 64 = 2 minots 48 chopines = 23/4 minots. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LANGUE ANGLAISE Rowland Hill and the Footpad The reverend Rowland Hill while travelling alone from London to Bristol, fell in with a footpad who ordered him to stand and deliver up his money and his watch.The order was given in such a feeble and nervous manner that Mr.Hill was sure the man had not been long engaged in this unhappy profession.So.after he had given up his watch and all the money he had with him, he asked the footpad, “ How long have you been at this sort of thing ?” The man replied that he had never done anything of the kind before, and that he had been driven to it, because his wife and children were at home starving.Mr.Hill saw that the man was speaking the truth, and told him to call on him the next day.He did so, and Mr.Hill took him as his servant and kept him till he died.All the rest of his life he proved a very faithful and diligent servant to Mr.Hill.The man’s story was never known till Mr.Hill told it at his funeral.Outline.—i.Rowland Hill is ordered to stand and deliver.The order is given in a feeble manner.He gives up his watch, and asks the footpad how long he has been in this occupation.4.“Never before; but my wife and children are starv- 2 3- ing.” 5.Mr.Hill tells the man to call on him next day.6.Mr.Hill takes him as his servant.7.Fie proves a most faithful servant to Mr.Hill.8.No one knew the man’s story till Mr.Hill told it at his funeral.Taken from Meiklejohn’s “ Fables, Anecdotes and Stories for teaching Composition.” ' .¦¦ 628 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LE CABINET DE L’INSTITUTEUR NOTES DE VOYAGE Paris—Rome—Jérusalem La Terre Sainte C’est dans cette prison que Vercingétorix, le héros gaulois, fut étranglé, au triomphe de César.En face de la prison se trouve l’église de St-Adrien.Les deux églises et la partie de la rue qui est entre elles occupent l’emplacement d’un groupe d’édifices qui constituaient la Curie ou palais du Sénat, c’est-à-dire la salle des séances, et ses dépendances.Au bas du talus, on aperçoit le Forum, ou place centrale autour de laquelle se sont groupés peu à peu les principaux monuments de Rome.On y remarque l’Arc de Septime Sévère, érigé l’an 203 de notre ère; la colonne de Phocas, érigée en 608 après Jésus-Christ, en l’honneur de cet empereur.On y voit aussi l’antique voie sacrée que les triomphateurs traversaient avec leur cortège pour offrir des sacrifices au temple de Jupiter; le plan bien dessiné de la Basilique Julia; le temple de César; la Regia ou maison du Souverain Pontife; le Temple de AAsta et la maison des Vestales, vierges païennes, vouées au culte de Vesta, déesse du Feu; elles devaient entretenir le feu où l’on venait le chercher le soir, à l’heure de préparer le repas.L’extinction du feu était regardée comme un présage funeste et la Vestale reconnue coupable de négligence était fouettée par le pontifex maximus.Pouvons-nous nous plaindre des légères pénitences qui nous sont imposées pour nos nombreuses fautes?Les basiliques étaient, chez les anciens Romains, des édifices servant de tribunaux.De là vient que les églises anciennes sont désignées sous ce nom, parce qu’elles étaient construites sur le plan des basiliques et non sur celui des temples païens de forme exiguë.Ste-Cécile-au-Transtévère.La maison de sainte Cécile a été convertie en église, et le Pape Pascal 1er y transporta le corps de l’illustre sainte en 822, ainsi que ceux de Valérien, son époux, et de Tiburce, son beau-frère.La chambre où on essaya de faire périr la sainte, dans une vapeur brûlante, existe encore.On y voit les tuyaux qui vomissaient la vapeur meurtrière.Cécile y resta un jour et demi sans mourir; alors un licteur la frappa de trois coups de glaive^ la laissant baignée dans son sang.L’illustre sainte vécut encore trois jours, entourée de chrétiens et assistée du pontife Urbain.O sainte Cécile, obtenez-nous de Dieu que vous contemplez depuis tant de siècles, votre courage et votre amour de Jésus-Christ, et rendez nos affections toutes pures et toutes célestes comme les vôtres.Ste.-Marie du Transtévère.—La légende dit que l’empereur Alexandre Sévère donna aux chrétiens, ce domaine public plutôt qu’à une corporation de cabaretiers :
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