L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 novembre 1909, Novembre
3ie Année Québec, novembre, 1909 No 3 Revue illustrée de FEcole et de la Famille l’^ C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-clief iX’'ÉVp- ¦.;ÙVS: v 'k-:/¦ ¦ •ÆV‘:P k?t- «i., • -1 .-¦;V v .< *Vo: AîiT.• ’A is ¦ Hits ikhv'j i:w; wi ; tyvHî y .rA'-^Çv.H-'/Sw' , V»' ’ ‘ r- .c^-î »JCÇ» rX >t; L • COMPOSITION Lettre de Montcalm à Berrjrer Sommaire:—Malgré les efforts héroïques de Montcalm, la situation du Canada en 1759 était désespérée.On ne pauvait plus compter que sur «une continuation de miracles.» Montcalm envoya à Versailles un de ses lieutenants, Bougainville, pour solliciter quelques secours.Depuis trois ans il soutenait la lutte contre une armée de 40,000, avec 3,800 hommes de troupes régulières et des Indiens qu’il avait enrégimentés.Le gouvernement qui ne songeait alors qu’à la campagne du Rhin ne voulut rien promettre, pas même un envoi de poudre.« Monsieur, dit Berryer à Bougainville, quand le feu est à la maison, on ne s’occupe pas des écuries !» — « On ne vous accu-sera pas de parler comme un cheval, » riposta l’envoyé de Montcalm.On supposera que Montcalm adresse lui-même, dans une lettre, une vive réplique à la boutade du ministre.DÉVELOPPEMENT J’apprends, Monseigneur, par le comte de Bougainville que ce sont les Ecuries du roi que nous prenons tant de peine à défendre depuis tantôt trois ans ! Assurément je ne me croyais pas destiné à un tel honneur, ce qui ne m’empêchera de croire cependant que mon épée vaut mieux qu'un balai.Je déplore cette fatalité qui fait que le roi confie le sort de son royaume et le soin de sa gloire à de si mauvais serviteurs et je suis sûr que, si M.de Bougainville avait eu l’honneur de lui parler, Sa Majesté aurait pris en pitié ceux qui meurent ici de misère.Je suis convaincu que cette lettre vous jettera dans le plus grand mécontentement et dans la plus vive irritation; car il vous sera désagréable, je le pense, que le roi eût à s’enquérir de ce que vous faites, de ce que vous dites, et vît de quelle façon vous veillez aux intérêts de ses colonies.Du reste, Monsieur, si vous trouvez que je le prends de trop haut, vous m’avez donné le droit de me redresser et de vous parler en face.Vous était-il difficile d’accéder à mes demandes?Cela portait-il atteinte à vos crédits?C’est une armée en détresse qui implorait quelques secours afin de sauver tout un pays.Malheureusement les courtisans ont toujours mal conseillé notre maître: on lui cache la vérité, et c’est en le trompant qu’on arrive au pouvoir.Tandis que des milliers d’hommes vont combattre les Anglais sur le continent européen où ils ne sont pas, Sa Majesté sait-elle que ces mêmes Anglais ont trois cents navires de guerre sur l’Océan et qu’ici ils sont quarante mille contre nous, dix contre un ?Ils ruinent notre colonie et le ministre de la Marine lance des propos insolents à l’adresse d’un gentilhomme, mais n’a ni poudre ni argent à envoyer à nos troupes qui luttent pour sauver l’honneur du nom français! Je parle en soldat; Votre Excellence me comprendra-t-elle?Pour user de votre langage, ce n’est pas la maison que les ennemis veulent brûler; c’est à ces écuries que vous dédaignez tant qu’ils s’attaquent.Aussi bien ferait-on mieux de les leur céder tout de suite puisqu’on ne tient point à les défendre.Dites-le au roi : la guerre sera finie et les Anglais auront atteint leur but.Qu’y perdra-t-on, après tout?Quelques arpents de neige; car c’est ce que l’on prétend à Paris et c’est en quoi l’on se trompe, en quoi on lâche la proie pour l’ombre ! Personne en effet, parmi les courtisans n’a jamais dit au roi: qu’il possède en Amérique un pays plus grand que la France, où le sol est fertile, le climat doux, propice à la colonisation; que ce pays est situé dans une position exceptionnelle; qu’il L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ] *7* -1 / T peut devenir une source abondante d’expansion commerciale et de richesses; qu’il n’a qu’à y envoyer quelques vaisseaux et qu’il aura la suprématie sur les puissances maritimes.Or, tandis que Votre Excellence hausse les épaules en prenant connaissance des vues politiques, exposées par un maréchal-de-camp, notre opiniâtre adversaire s’avance chaque jour sur le territoire français, envahit peu à peu cette belle contrée, ruine notre commerce et assassine les officiers du roi ! Personne là-bas ne réclame, pas même le ministre, et parmi nous personne ne se plaint, pas même ces vaillants soldats que vous abandonnez ; car il leur importe peu de mourir : ils savent bien eux, qu’ils ont agi loyalement et ils peuvent se vanter d’avoir du moins conservé l’honneur.Lorsque M.de Vaudreuil est arrivé ici, il y a trouvé trois mille soldats sans munitions et accablés de tous côtés.Nous les avons ralliés, et, deux fois déjà, nous avons battu les Anglais; ce sont des victoires qui valent peut-être celle d’Outre-Rhin et qui, en tous cas, sont plus utiles.Si le moindre effort nous était accordé, ces quinze mille hommes que je commande, de concert avec la population soulevée, accompliraient des prodiges.Le succès est là, peut-être; il suffirait d’un convoi de poudre! Mais j’écris, poussé par mon désespoir, et j’oublie que ceux qui vouent à la mort des milliers d’existences dans un moment de mauvaise humeur ou d’égoïsme sont peu capables de me comprendre.Si l’indignation m’emporte, c’est que j’ai tenté de faire ce que vous n’avez pas fait et ce qui était votre revoir.Je périrai dans cette lutte et il est probable que vous prouverez à Sa Majesté que vous étiez un héros et que j’ai été un traître; car je me bats à l’heure qu’il est et je ne puis être en même temps au champ d'honneur et au lever du roi.Mais du moins j’espère de l’équitable avenir que jamais le nom de Votre Excellence et celui du marquis de Montcalm ne seront placés au même rang.(UEcole française).Dictées supplémentaires I Restons fidèles à Dieu Sachons donc, mes frères, profiter des dures leçons que donnent aux vieilles nations de l’Europe les désordres et les angoisses de l’heure présente.Loin de chasser Dieu de notre vie nationale, que tout dans cette vie, jeune encore et pleine d’espérance, soit comme imprégné de son culte et du respect de ses lois saintes : nos foyers, nos écoles et nos universités, notre magistrature et notre législation.Souvenons-nous de nos origines.La religion chrétienne veilla sur notre berceau, elle fut l’âme de tous nos progrès, la sauvegarde de nos libertés et de nos chères traditions.En mettant le pied sur notre sol, Jacques Cartier en prit possession au nom du Christ et du roi de France, au nom du pouvoir religieux et du pouvoir civil.Que ces deux pouvoirs restent donc à jamais unis dans une même pensée et dans une action commune.Grâce à leur entente cordiale, que la patrie bien-aimée marche en avant, que libre er fière, elle s’achemine d’un pas sûr vers un brillant avenir, inviolablement fidèle à son passé et à sa mission providentielle, qu’elle prenne place un jour parmi les nations les plus prospères, procurant au Christ Jésus de nouvelles conquêtes, ouvrant au peuple canadien une ère glorieuse de paix et de grandeur.S.G.Mgr Archambault.{Conférence donnée à la Basilique de Québec, durant le Concile). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 175 II En vue de Québec Le bateau longeait déjà Tile d’Orléans, ce long bouquet de verdure couvert de villages, parsemé d’églises, de maisons de campagne et d’hôtels, autant que l’est une pointe du Lac des Quatre-Cantons.Mais sur l’avant du bateau un panorama sortait de l’onde, captivant le regard, détournant l’attention de tout le reste.D’abord ce fut la blancheur crue et rigide d’un alignement d’ouvrages militaires.Posée en travers du fleuve qu’elle barrait à la façon d’une digue, la forteresse, très vite, sembla monter sur l’eau avec la base nue et formidable de ses glacis.En même temps vers la droite, émergea une grande cité esquissant sur un ciel d’azur le profil onduleux de ses édifices semés de groupes d’arbres.Québec la Glorieuse sortait des profondeurs du fleuve ; et l’on découvrit alors blottie au ras de l’eau, une rangée de maisons formant la bordure inférieure du diadème.Puis ce qui avait semblé une barrière devint l’éperon d’un cap.A gauche, le Saint-Laurent, forçant le passage décrivait une courbe puissante, jalonnée par les hauteurs des hautes falaises abritant Lévis.A droite le confluent du Saint-Charles ouvrait l’horizon des montagnes Lau-rentides qui cachent dans leurs plis un monde mystérieux de forêts et de lacs.A ce moment, démasqué par l’le d’Orléans qu’on laissait à l’arrière, un sillon neigeux de cascade parut pendant une minute.C’était l’embouchure de la rivière Mon-morency.Epouse impatiente du fleuve, pour le rejoindre plus vite, elle bondit d’une hauteur de trois cents pieds.Mais aussitôt le décor sauvage fit place à la civilisation d’un grand port.Dans toutes les directions filaient des vapeurs grands et petits, les uns descendant le fleuve pour gagner l’Europe, d’autres courant vers Lévis, Sainte-Anne ou Sainte-Pétronille.Des goélettes chargées de bois louvoyaient pour vaincre le courant et dans son canot léger l’« habitant » regagnait sa ferme de la rive après avoir laissé au marché Champlain sa cargaison de beurre et de légumes.Léon de Tinseau.(Sur les Deux Rives).ENSEIGNEMENT SPECIAL Enseignement anti-alcoolique DICTEE OU MÈNE eTvROGNËRIE Avec hivrognerie, tout s’en est allé de ce qui constitue dans l’homme la grandeur du chrétien, la paix du foyer domestique.Et comment pourrions-nous être étonnés de ce terrible abrutissement?Les enseignements de la religion ne s’accordent-ils pas avec les leçons de l’expérience, avec les données de la science médicale et économique pour démontrer que l’intempérance est la ruine des richesses et de la santé, que l’ivrognerie est.selon le langage de saint Jean Chrysostôme, «la source, le principe, la mère de tous les vices, » qu’elle « ravale l’homme et le met au-dessous de la brute elle-même.» Mgr J.-A.Archambault. 176 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ANALYSE {Phrase à étudier au tableau noir) Nous ne voulons pas que la foi et la vie chrétienne s’éteignent en nos âmes, et la boisson éteindrait ces grandes choses, qui sont le plus beau patrimoine du Canadien français, comme elles sont le gage de son bonheur éternel : c’est pourquoi nous ne voulons pas d'auberge parmi nous.R.P.Hugolin.PROBLEMES ANTI-ALCOOLIQUES 1.Un père de famille boit en moyenne cinq verres de boisson par jour,, à $0.07 le verre.Il a 30 ans, et il peut en payant $38.16 par année, pendant 25 ans, à une compagnie, assurer à sa famille la somme de $1000, dans le cas où il décéderait avant d’avoir atteint l’âge de 55 ans et dans le cas contraire s’assurer à lui-même la jouissance de cette somme.Si ce père de famille abandonne la funeste habitude de boire, pour quelle somme pourra-t-il se faire assurer avec l’argent ainsi économisé?Solution : $0.07 X 5 X 365 W $127.75, somme dépensée pour la boisson.($127.75 -p-$38.16) X 1000 = $3347.75.Rép.2.Le père de famille mentionné dans le problème précédent jouira, à 55 ans, de quel revenu mensuel s’il place à 6%., les $3347-75 reçues de la compagnie d’assurance?$3347.75 X -o6 $200.861/2, le revenu annuel.v$200.861/2 A- 12 = $16.74 —, le revenu mensuel.Agriculture DICTEE II LES PETITS OISEAUX SONT NOS AMIS Tous ces charmants musiciens des champs, des forêts, des vergers et des jardins, débarrassent nos arbrisseaux et nos grands arbres des insectes dont les ravages sont incalculables.En effet, on a constaté qu’en vingt jours, temps nécessaire aux mésanges pour élever leurs petits, une nichée de ces oiseaux avait consommé quarante-cinq mille chenilles.Le roitelet, un oiseau plus petit encore que la jolie mésange, absorbe des milliers de chenilles en un jour.Que dire des hirondelles, des fauvettes, des rossignols, etc.?.« L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 177 Il est donc bien certain que les petits oiseaux sont les auxiliaires les plus utiles de l’agriculteur, du forestier, du jardinier, et que, sans eux, toutes ces myriades d’insectes ravageurs auraient bien vite détruit les plus belles récoltes de toutes espèces.Nous devons donc, par tous les moyens possibles, protéger ces gentils petits alliés.Questions.—I.Indiquez la différence qui existe entre les arbrisseaux et les grands arbres .Citez des exemples de chaque espèce.2.Qu’entend-on par insectes ?Citez-en quelques-uns et dites s’ils sont utiles ou nuisibles, et pourquoi.3.Quelle est ici la signification du mot auxiliaire?En grammaire que veut dire auxiliaire?4.Analysez logiquement la première phrase de la dictée, et grammaticalement les quatre premiers mots seulement.Récitr.tion LABOUR Et les deux grands bœufs roux s’en allaient dans la brume D’un pas lent, fatigué, suivis du laboureur.Au loin, à l’horizon, le bon soleil allume Comme un brasier ardent son feu réparateur.Ils s’en vont tous les trois dans le grand air qu’ils hument Tourner le dur sillon près du saule-pleureur.Tirant fort dans le joug, les grands bœufs pleins d’écume Reviennent sur leurs pas toujours avec lenteur.Et la charrue avance au milieu de la terre Conduite par la main du gai cultivateur Dont le cœur rajeuni répète une prière.O dur labeur des champs, tu donnes le bonheur ! —N’abandonnez jamais, pour le plaisir des villes, Paysans, vos labours et vos grands bœufs dociles.Ernest Martel.PROBLEMES AGRICOLES 1.En cultivateur veut faire une expérience pour s’assurer si le super-phosphate {a) minéral renfermant 15% d’acide phosphorique, au prix de $0.544 les too livres produit plus ou moins d’effet que le phosphate (b) précipité renfermant 35% d’acide phosphorique, au prix de $1.54 les 100 livres.Il partage un champ en deux parties égales et met dans l’une des parties pour $6.12 de superphosphate minéral et dans l’autre pour la même somme de phosphate précipité. i78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dites d’abord combien il a mis de livres de chaque espèce d’engrais.Ces deux parcelles de terre ensemencées en blé ont donné la première, qui a reçu du superphosphate, 47 minots de bon blé vendu $0.93 le mmot et la seconde 40 minots de blé médiocre vendu $0.84 le minot.De plus, la paille est estimée $2.60 de moins dans la seconde partie que dans la premiere.Quel profit aurait eu à l’arpent ce cultivateur en employant du superphosphate, de préférence au phosphate précipité?Les parcelles qui ont reçu l’expérience avaient chacune 2 arpents.Solution: Quantité de superphosphate minéral que le cultivateur a mise dans la première parcelle: autant de quintaux que $6.12 contiennent de fois $0.544, ou $6.12 -i- $0.544 = 11.25 quintaux = 1125 livres.Quantité de phosphate précipité qu’il a mise dans la seconde parcelle : pareillement $6.12 -f- 1.54 — 3.974 quintaux = 397.4 livres.La première parcelle a rapporté $0.93 X 47 = $43-7r La seconde parcelle a rapporté $0.84 X 40 = 33-6o' Différence de produit : $10.11 A laquelle il faut ajouter pour la moins-value de la paille : • 2.60 Total.$12.71 Par l’emploi du superphosphate minéral, pour 2 arpents, le cultivateur aurait eu un profit de$io.n.Donc pour 1 arpent ce profit serait: $10.11 -4- - — $5-°51/2- MATHEMATIQUES ARITHMETIQUE, CALCUL MENTAL 1.Combien y a-t-il de livres dans 120 sacs qui contiennent chacun 40 livres ?Réponse:—-Le nombre de livres est 120 X 4°-4 fois 12, 48 centaines, 4800 livres.2.Quel est le poids de 90 balles de coton pesant chacune 330 livres?Réponse :—Le poids est de 330 X 90.9 fois 33, 297 centaines, 29700 livres.3.Quelle est la capacité de 80 barils qui contiennent chacun 253 pintes?Réponse:—La capacité est de 252 X 8o- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 179 8 fois 200, 1600 dizaines; 8 fois 52, 416 dizaines, et 1600, ^oib dizaines, 20160 pintes.4.Combien une source doit-elle fournir d’eau par jour pour suffire aux besoins d’un village habité par 258 familles, si chaque famille consomme journellement 70 chopines d’eau?Réponse :—La source doit fournir 70 X 258.7 fois 250, 1750; 7 fois 8, 56, et 1750, 1806 dizaines ou 18060 chopines.5.Un cultivateur a vendu 136 vaches au prix moyen de $40: quelle somme doit-il recevoir?Réponse:—Le fermier doit recevoir $40 X 136.4 fois 130, 520 dizaines ; 4 fois 6, 24 dizaines, et 520 dizaines, 544 dizaines = $5440.Rép.6.Quel est le produit de 364 multiplié par 80?Réponse :—8 fois 360, 2880 dizaines ; 8 fois 4, 32 dizaines et 2880 dizaines, 2912 dizaines, 29120.Rép.7.Quel est le produit de 836 multiplié par 60?Réponse:—6 fois 830, 4980 dizaines; 6 fois 6, 36 dizaines et 4980 dizaines, 5016 dizaines, 50160.8.Quel est le produit de 749 multiplié par 90?Réponse:—9 fois 740, 6660 dizaines; 9 fois 9, 81 dizaines et 6660 dizaines, 6741 dizaines, 67410.PROBLEMES SUR LES QUATRE OPERATIONS 1.Si le revenu d’une personne était augmenté de $36 elle aurait $1.03 à dépenser par jour et elle pourrait donner chaque dimanche $0.27 aux pauvres.Quel est son revenu annuel?Solution: $1.03 X 365 = $375-95> la somme à dépenser à raison de $1.03 par jour.$0.27 X 52 = $14.04, la somme à distribuer aux pauvres dans une année.$375.95 + $14.04 == $389.99, le revenu que la personne aurait avec une augmentation de $36.$389.99 — $36 = $353.99, le revenu de la personne.Rép.2.Un ouvrier gagne $656 par an.Il met de côté le quart de son gain et dépense le reste pour son ménage.Combien dépense-t-il par jour?Solution: $656 -f- 4 = $164, ce qu’il met de côté.$656 — 164 = $492, somme dépensée.$492 365 = $1.35— 3.On a acheté 543 verges de drap pour $1873.35.^es l'evendant on veut gagner $1.15 par verge.Combien revendra-t-on la verge?Solution: 1873.35 543 = $3-45» U prix coûtant d’une verge.$3.45 -(- $1.15 = $4.60, le prix de vente d’une verge. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 180 Autre solution: $1.15 X 543 = $624.45, le bénéfice total.$IS73-35 + $624.45 = $2497.80, le prix de vente.$2497.80 -r- 543 = $4.60, le prix de vente L’une verge.4.Un cultivateur vend une vache et un cheval pour $310; sachant que le cheval vaut $186 de plus que la vache, quel est le prix de chacun?Solution: $310 — $186 = $124.ce que les deux animaux auraient coûté si chaque animal avait coûté le prix de la vache.$124 -t- 2 $62, le prix de la vache.$62 -(- $186 = $248, le prix du cheval.Autre solution: $310 -|- $186 = $496, ce que les deux animaux auraient coûté si chaque animal avait coûté le prix du cheval.$496 -f- 2 = $248, le prix du cheval.$248 — 186 = $62, le prix de la vache.5.Un marchand drapier devait $27450.Il a déjà payé en argent $18075.60, et pour s’acquitter du reste il livre du drap valant $4.65 la verge; combien doit-il donner de verges?Solution : $27450 — $18075.60 = $9374.40, partie de la dette qui est payée en drap.$9374.40 -4- $4.65 = 2016 verges.Rép.6.Que faut-il payer à un peintre qui a mis en couleur un lambris de 1^4 verge de hauteur dans une salle longue de 14 verges et large de 10 verges à $0.50 la verge carrée?Solution: iy2 X (14 + 10 + ï4 + 10) = 72, la surface du lambris.$0.50 X 72 — $36.Rép.7.Combien d’élèves peut contenir une classe qui a 15 pieds de hauteur, 24 pieds de longueur et 20 pieds de largeur, sachant qu’il faut 150 pieds cubes d’air par élève?Solution: 15 X 24 X 20 = 7200 pieds cubes, volume de la classe.7200 -P- 150 = 48 élèves.PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES FRACTIONS 1.Quelle est la fraction de laquelle il faut retrancher 3/s pour avoir 0.46?Solution:—3/Ç + 0.46 = 3/s + 4C/ioo =Vs + 23/5o = 75/2oo + 972oo = 167/son = 835/1000.Autre solution: 3/s -j- 0.46 = 0.375 -j- 0.46 = 0.835- Rép.2.Un orage a détruit les 5/8 d’une récolte estimée $3640.Quelle est la valeur de ce qui reste?Solution: 8/s — 5/s = 3/s, ce qui reste.3/8 de $3640 = 3 X 455 = $I365- RéP- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 181 3.Un homme perd les 3/14 de son argent et il lui reste $189.çi1^.Combien avait-il avant d’en avoir perdu?Solution: 14/i4 — V14 — 11/i4» ce Mi reste.1V14 = -189.915 Vi4 = 189.915/11 14/n = 189.915 X 14/n = $241.71.Rép.4.Un marchand avait 543/7 verges de drap; il en a vendu i22/9 plus Combien lui en reste-t-il ?Solution: 54V7 — (i22/9 + 254/5) = 541373i5 — (i27%i5 + 25 / 315 ) — 544oJ/315 38V315 = lÔ1"8/315.5.Pour 83/4 jours un ouvrier reçoit $10.50.Combien gagne-t-il par jour?Solution: $10.50-^ 83/4 = 10.50 X V35 = $1.20.6.Partagez 17/is en deux parties dont la différence est 3/4.Solution : De 17/1S retranchez la différence entre les deux parties, c’est-à-dire 3/4.o - 4 / “5 / 5- 17 / 18 3/ __ 34 / 4 '— / 3 G Vso» ce qui reste à diviser en deux parties égales.Vsg 2 = 7/72, la plus petite partie.V72 + V4 '72 + 34/7 2 ci ’72, la plus grande partie.Rép.Autre solution : A 17/1S ajoutons la différence puis divisons par 2 et nous aurons deux parties égales à la plus grande.17 °y£ 30 2 ___ 34 / — /S = 61/72, la plus grande partie.As + 3A = 34/se + 27A3o = cl/30 = 2 fois la plus grande partie. la plus petite partie.7.La somme de deux fractions est 1:L/12 et leur différence est 2/3, quelles sont les fractions?Solution : Ce problème est semblable au précédent, seulement, il est énoncé autrement.11/ __ 2/ 11/ __ 8/ - 3/ - 1/ / 12 / 3 - / 12 / 12 - / 12 — / 4- 1/4 —h- 2 = Vs* la plus petite fraction.Vs + 2/.{ = 3/24 + 16/24 = 73/24, la plus grande fraction.8.Lin cultivateur achète des chevaux, des vaches et des moutons pour $5280.Les moutons forment les 4/5 du nombre total des bestiaux achetés, et coûtent $6 pièce; le nombre des vaches,qui coûtent $100 pièce, est égal aux s/20 de celui des moutons; enfin, les chevaux coûtent $120 pièce et sont 1/3' moins nombreux que les vaches.Combien a-t-on acheté de bêtes de chaque espèce ?Solution : 3/20 des 4/5 = 3/2r, du nombre total ; ainsi les vaches forment les 3/25 du nombre total.V25 — V3 de 3/25 — 3/25 — Y25 — 2/25! Es chevaux forment V25 du nombre total.Supposons 25 pour le nombre total d’animaux achetés.Nous prenons 25 parce que c’est’ le plus petit nombre qui peut être divisé exactement par 5 et 25. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 182 4/5 de 25 = 20 moutons.3/25 de 25 = 3 vaches.2/25 de 25 = 2 chevaux.$6 X 20 = $120 le prix des 20 moutons.$100 X 3 = $300 le prix des 3 vaches.$120 X 2 1= $240 le prix des 2 chevaux.$660 le prix des 25 animaux.Les moutons ont coûté les l20/66o — Vu de toute la somme.V11 de $5280 = $960, ce que les moutons ont coûté.$960 -t- $6 = 160 moutons.Rép.V20 de 160 = 24 vaches.Rép.2/a de 24 = 16 chevaux.Rép.Autre solution :—Le nombre des moutons est les 4/5 du nombre totaü des animaux achetés ; le nombre des vaches est 3/2o des 4/5 = 3/25 de ce même nombre total, et le nombre des chevaux est les 3/25 — 1/3 de 3/25 = 2/3 de V25 = V25 de ce même nombre total.Le prix des moutons = $6 X 4/5 du nombre inconnu - $4.80 multiplié par le nombre inconnu ; le prix des vaches = $100 X V25 du nombre inconnu — $12 multiplié par le nombre inconnu; le prix des chevaux — $120 X V25 du nombre inconnu = $9.60 multiplié par le nombre inconnu.En faisant la somme, on voit que $4.80 + $12 + $9.60 ou $26.40 multiplié par le nombre inconnu donne la dépense totale $5280.Donc le nombre inconnu de tous les animaux égale $5280 $26.40 = 200, V5 de 200 = 160, le nombre de moutons.Rép.V25 de 200 = 24, le nombre de vaches.Rép.V25 de 200 = 16, le nombre de chevaux.Rép.REGLES DE L’UNITE, POURCENTAGE, ETC.1.Une marchande a acheté 784 verges de dentelle au prix de $0.96 la verge.Elle en vend 428 verges avec un bénéfice de 331/3% ; mais elle est, obligée de céder le reste à perte.Cependant, la vente terminée, il lui reste un bénéfice de $51.52.On demande les deux prix de vente de la dentelle et' le gain pour cent sur le coût total.Solution: $0.96 X 7^4 = $752.64, le coût de la dentelle.$752-64 + SST-S2 = $804.16, ce que rapporte la vente de toute la quantité.$0.96 X 428 X l'-SSVa = $547-84, le prix de vente des 428 verges.Rép.$0.96 X i-SSVs = $1.28, le prix de vente d’une des 428 verges.Rép.Il resté 784 verges — 428 verges = 356 verges.Ces 356 verges ont été vendues pour $804.16 — $547.84 = $256.32.R. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 183 / $25Ô.32 h- 356 = $0.72, k prix de vente d’une des 356 verges qui restaient.$51.52 752.64 = o.c671/84 = 671/84%, presque 66/7%.2.Des ouvriers qui travaillent ensemble sont répartis en quatre groupes, dont le premier comprend 8 ouvriers de plus que le second, 15 de plus que le troisième et 24 de plus que le quatrième.Les ouvriers du premier groupe sont payés $1.75 par jour et par homme, ceux du 2ème $2., ceux du 3ème $2.15 et ceux du qième $2.80.La totalité des salaires pour 1 jour s’élève à $232.55.Combien y a-t-il d’ouvriers dans chaque groupe?Solution: Le 1er groupe — g = le- deuxième.Le 1er groupe — 15 = le troisième.Le 1er groupe — 24 = le quatrième.Rapportons d’abord les 4 nombres d’ouvriers à celui du 4e groupe.Le 1er groupe en contient 24 de plus que le qième ; le 2ième qui contient 8 de moins que le 1er en contient 16 de plus que le qième ; le 3ième qui contient 15 de moins que le 1er en contient 9 de plus que le qième.Ces 9 ouvriers de plus du 3ième groupe reçoivent $2.15 X 9 $19.35 Les 16 ouvriers de plus du 2ième groupe reçoivent $2, X 16 == $32.Les 24 ouvriers de plus du 1er groupe reçoivent $1.75 X 24 = $42.Total $93.35 Retranchons $93.35 de $232.55.La différence, $139.20.représente le salaire de 4 groupes égaux d’ouvriers, dont un de chaque groupe, est.égal i $1.75, $2., $2.15 et $2.80 = $8.70.Par conséquent le nombre des ouvriers de chaque groupe est = à $139.20 -f- $8.70 =16.Il suit que le 1er groupe = 16 -f- 24 = 40 ouvriers.Rép.Le 2ième groupe =16+16 = 32.Rép.Le 3ième groupe = 16 + 9 = 25.Rép.Le 4ième groupe = 1.6 Rép.t Remarque.Voir solution sous titre /Rgèbre, livraison de septembre.ALGEBRE 1.Trouvez la surface de la base d’un cône qui a 6 pieds de haut si le volume du cône est égal à celui d’une sphère de 4 pieds de diamètre.6x Solution-.Soit x, la surface de la base du cône; alors — — 2.x, le volume 3 4 X .5236 = 64 X •5236 = 33-5io4.le volume de la sphère.2^' = 33-5104 -r “ 33-5io4/2 = 16.7552, surface de la base du cône. 184 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2.La différence entre deux nombre est 1 et la différence de leur carrés est 15, quels sont les nombres?Solution: Soit .r le plus petit nombre, alors x -}~ i> le plus grand.-f- 1 -f- x = 2X 1, la somme des deux nombres.x 1 — .t' =r 1, la différence des deux nombres.ha somme des deux quantités multipliée par leur différence égale la difference de leurs carrés.(2.1; -f- 1) X 1 = 2a- -f- 1 Pi différence des carrés =15.2x ¦= 15 —- 1 = 14 x ¦= 14/2 = 7, le petit nombre.£¦+1 = 7+1— 8, le grand nombre.Autrement.Soit x le petit nombre, alors + 1 le grand nombre.x2, le carré du petit nombre.(.r + 1 )2 = x2 + 2x + 1, le carré du grand nombre.x2 + 2 X + I x2 = 15.2* + I = 15- 2X = 15 - I = 14.x - 14/2 ~ 7.Rép.^¦+1— 7 + 1 = 8.Rép.3.Un réservoir est muni de deux robinets.Le premier robinet met' à remplir le réservoir 2 heures de moins que le second ; les deux robinets coulant ensemble le rempliraient dans 1 heure 7/s- Combien d’heures les robinets mettraient-ils séparément à remplir le réservoir?Solution: Soit x le nombre d’heures que mettrait le premier robinet, alors -r + 2 le nombre d’heures que mettrait le second.1 Dans 1 heure le 1er remplirait — du réservoir.x 1 Dans une heure le 2nd remplirait - du réservoir.r + 2 1 8 Dans 1 heure les deux robinets rempliraient-=-du réser- 1V3 U voir.1 1 8 -1-—- x -V + 2 15 Multipliant par 15.V2 + 30a- le plus petit' multiple commun des dénominateurs x, jt + 2 et 15, on a : I5-r + 3° + TSX =¦ 8a'2 + 16a'.Transposant et rassemblant, on a: i$x + 15a' — 8.r2 — i6ar = — 30.d’où — B.r2 + 14a' = — 30.Multipliant par moins un.on a: 8a'2 — 14a' = 30. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE i85 7X 15 Divisant par 8, 011 a : P2-=- 4 4 Complétant le carré, on a.7X x2 4 \ «/ 4 Extrayant la .racine carrée, on a : —78=+ ^/s OU — ^/s.x = 7s + = 27s = 3- 289 64 X = 17 / — ______ 10 / /8 - /s NA- -^ + 2 = 3 + 2 = 5- Rép.Le 1er 3 heures, le 2ième 5 heures.4.Deux villes À et' B sont distantes l’une de l’autre de 30 milles.Un courrier part de A à 6 heures du matin, se dirigeant vers B, avec une vitesse: moyenne de 5 milles à l’heure.Après 2 heures de marche, il s’arrête 20 minutes, puis reprend sa course avec la même vitesse moyenne qu’au départ.A 7 heures 10 du matin, un deuxième courrier est lancé d’A à la poursuite du premier, avec une vitesse de 6.3 milles à l’heure; le deuxième courrier perd 10 minutes pendant la deuxième heure.On demande à quelle heure et à quelle distance le deuxième atteindra le premier.x Solution-, Soit x la distance; alors ——, le nombre d’heures que met le 5 1er.à parcourir la distance, x —, le nombre d’heures que met le 2e courrier à rejoindre le 1er.6-3 Mettons que le premier est parti à 6 heures 20 au heu de 6 heures, puisqu’il a perdu 20 minutes en chemin et que le deuxième est parti à 7 heures 20 au lieu de 7 heures 10, puisqu’il a perdu 10 minutes.Le 2nd est parti à 7 heures, 20, le 1er à 6 heures, 20; le premier à 7 h.20 — 6 h.20 = 1 heure d’avance sur le 2nd.x x 5 6-3 6.3* — 5X = 3I*5 1-ZX = 3i-5 13* = 3U x = 243/13 milles, distance L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 186 —.~ .- - -r- — - - PREMIERS ELEMENTS DE GEOMETRIE PRATIQUE 1.La base d’un prisme est le quadrilatère ABCD.AB = 7 pouces, B C ~ 20 pouces, C D = 15 pouces, D A = 24 pouces; les angles à A et G sont droits et le prisme a 18 pouces de hauteur.On demande le volume et la surface du prisme.Solution: La base du prisme est composée de deux triangles rectangles.Les côtés comprenant l’angle droit dans l’un de ces triangles ont 24 et 7 pouces; les côtés comprenant l’angle droit dans l’autre de ces triangles ont 15 et 20 pouces ; ainsi l’hypoténuse des deux triangles est la diagonale du quadrilatère.24- -)- 7“ = 576 + 49 = 625.La racine carrée de 625 = 25, la diagonale du quadrilatère et aussi l’hypoténuse des deux triangles.On trouve la même hypoténuse au moyen des côtés du 2ième triangle.Nous allons la trouver: 202 -)- 152 = 400 -f- 225 =- 625.La racine carrée de 625 — 25, la diagonale du quadrilatère et aussi l’hy-noténuse des deux triangles.J- O Les côtés des deux triangles rectangles qui forment la base du prisme ont : la 1ère 25, 24, 7 pouces de longueur, la 2ième, 25, 20, 15 pouces.(25 + 24 H- 7) 2 = 28 28 — 25 = 3 28 — 24 = 4 28 —7 = 21 28 x 3 X 4 X 21 = 7056.La racine carrée de 7056 = 84 pouces carrés, la surface du 1er triangle.(25 -f 20 X 15) "P 2 30 30 — 25 — 5 30 20- 7 0 30 —15= 15 3° X 5 X 10 X LS ~ 22500 La racine carrée de 22500 = 150 pouces carrés, la surface du 2ième triangle.84 -j- 150 = 234 pouces carrés, la surface du quadrilatère ou de la base du prisme.234 X 18 = 4212 ponces cubes.4212 -f- 1728 = 2 pieds cubes 756 pouces cubes, volume du prisme.7 X 20 -)- 15 T- 24 — 66 pouces, le périmètre de la base du prisme.66 X 18 = 1188, la surface latérale du prisme.1188 + 234 X 234 = 1656 pouces carrés, la surface totale du prisme.1656 -t- 144 = ii pieds carrés 72 pouces.2.La surface d’un rectangle est égale à la somme des surfaces de 3 carrés dont les côtés ont respectivement 18 pieds, 19 pieds, 20 pieds.Si un des côtés du rectangle a 31 pieds, quelle est la longueur de l’autre côté? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ïSy Solution-.182 -j- 192 + 202 = 324 361 4°° — I0^5> E surface du rectangle.1085 31 — 35 E cherché.Rép.3.Deux tangentes tirées d’un même point à une circonférence sont perpendiculaires l’une à l'autre.Ces tangentes ont i3/4 pouces de longueur; quelle est la surface du cercle?Solution: Les deux tangentes étant perpendiculaires l’une à l’autre et’ de plus perpendiculaires aux deux rayons qui se terminent au point de contact, il est évident que les deux tangentes et les deux rayons forment un carré.Le rayon est donc égal à la tangente, c’est-à-dire 1% pouces.iLt X 2 = 3-5> E diamètre.3-52 X -7854 = 9-62115 pouces carrés.Rép.4.Trouvez le poids d’un prisme triangulaire en argent.La hauteur est de 5 pouces et les triangles des bases ont 2.6 pouces, 2.5 pouces et 1.17 pouces.{Un pouce cube d’argent pèse 6.08 onces.) Solution: 2.6 -j- 2.5 -f- 1.7 = 6.8.6.8 -f- 2 = 3.4.3.4 — 2.6 = .8 3.4 —2.5= .9.3.4 — 1.7 = 1.7.3.4 X -8 X -9 X i-7 = 4-i6i6.La racine carrée de 4.1616 = 2.04.2.04 X 5 ^ 10'.20 pouces cubes.6.08 X 10.20 = 62.016 onces.Rép.LANGUE ANGLAISE Composition and Dictation The prescription on the door A Somersetshire laborer, being very ill, sent for a doctor.The doctor came, and when he found out what was the matter, he asked for pen, ink, and paper, so that he might write a prescription.But there were no such things in the house: so the laborer’s wife went out to try and borrow them from somebody.She was a long time gone, and the doctor grew tired of waiting.He took a piece of the brick which was used for whitening the stone floor, wrote the prescription with it on the door, and went away.The unfortunate thing was, that nobody in the house could read or write : so that they didn’t 188 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE quite see how they were to let the chemist know what sort of medicine was wanted.At last they took the door off its hinges, and carried it to the chemist’s shop.There the medicine was made up from the prescription.Outline.—i.A Somersetshire laborer is ill.2.The doctor comes, and offers to write a prescription.3.No pen, ink, or paper.4.The laborer's wife goes out to borrow them.5.The doctor is tired of waiting.6.He writes the prescription on the door.7.No one can read.8.The door is taken off its hinges and carried to the chemist.9.Result.(Taken from Meiklejohn’s Fables, Anecdotes and Stories for teaching composition.) LE CABINET DE L’INSTITUTEUR NOTES DE VOYAGE (Suite) Jérusalem Dans ma dernière causerie, j’ai laissé le Pèlerinage à Jaffa.Le débarquement du navire au quai commença à 6 heures; à 8 heures le train laissa la gare par un temps splendide.Quelle émotion je ressentis en mon âme quand je me vis en route pour Jérusalem ! Des larmes bien douces mouillent encore ce froid papier en ravivant ce souvenir après 17 mois.« Pourquoi donc, je répète les belles paroles d’un pieux et docte pèlerin de 1890, M.l'abbé le Camus, oui pourquoi la vue de ce pays qui n’est pas le nôtre, de cette terre que nous n’avons jamais foulée, fait-elle ainsi battre notre cœur?Pourquoi nous semble-t-il que cette terre est à nous?On n’y parle pourtant pas notre langue.Il y a rien de notre civilisation et de nos mœurs ; la plupart des hommes qui la peuplent nous méprisent et nous détestent.Mais notre âme oublie tout cela.A cette brise qui m’arrive de là-bas, je tressaille comme si je sentais dans l’air quelque chose de la patrie.» Quel lien me rattache donc à ce que je n’ai jamais vu?Quel sentiment me fait aborder ici aussi joyeusement qu'aux rives de ma patrie?Qui enfin me fait citoyenne de ce pays où je viens pour la première fois?C’est la religion.Si le cœur du christianisme est à Rome, son berceau fut la Palestine : Bethléem, Nazareth, Capharnaüm, Thibériade et son beau lac, Béthanie, Jérusalem, villes où si souvent par la pensée, j’ai suivi le Maître, je vous connais déjà.Oui, ce pays est le pays de toute âme chrétienne, puisqu’il est le pays qu’habita notre Dieu, fait homme pour nous, notre Sauveur, notre Rédempteur, et l’immaculée Marie, notre Mère, et tous ceux qu’elle a aimés ichbas.C’est à Jaffa que Jouas s’embarqua, refusant d’aller prêcher à Ninive.Mais Dieu le força de faire le voyage d’une autre manière.Nous traversons des bosquets d’orangers, de grenadiers, de bananiers, de figuiers, de palmiers, de citronniers.Le train arrête ; on remplit des sacs d’oranges presque L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 189 aussi grosses que des ananas et on nous les distribue avec de l’eau mêlée de vin ; l’eau seule étant dangereuse.Nous passons à Lydda, la patrie de la veuve Tabithe, ressuscitée par saint Pierre; ici c’est Ramleh, l’ancienne Arimathie ,patrie de Joseph qui ensevelit N.S.J.C.; à une certaine distance on voit le champ où Samson lança 300 renards avec des torches enflammées.Nous allons lentement à cause des rampes et des courbes multiples.L’avant dernière ville est Bettis et puis Jérusalem, Jérusalem, la ville sainte aux 7 collines, comme la ville éternelle.Dès que nous apercevons les premières maisons ou le sommet des remparts de Siou, les voix vibrantes d’émotion des pèlerins chantent le psaume Lœtatus sum in his quæ dicta sunt mihi.«Mon âme tressaille d’une'allégresse indicible, car je vais faire mon entrée dans la ville de mon Dieu.» Il est 1 heure; nous sommes à la gare.Plusieurs RR.PP.Franciscains sont venus au-devant des pèlerins.Je reconnais deux de ces Pères qui ont déjà habité Québec et Montréal.Même à Jérusalem, j’y rencontre un Franciscain canadien.Il fait bon de rencontrer des amis, des compatriotes, surtout en Terre Sainte.En voiture et en route pour Notre-Dame de France.Installation dans nos petites chambres qui portent le nom d’un saint protecteur à imiter.Je regarde le nom du saint protecteur de ma chambrette et je lis: Le bon Larron; ce saint qui s’est sanctifié en quelques heures et qui a reçu l’assurance de son salut de la bouche même de Jésus crucifié et agonisant.Le bon saint Dismas m’a obtenu une bien grande grâce du doux Rédempteur : celle de recevoir les dernières Onctions à quelques pas du Calvaire où Jésus et lui expirèrent dans de si atroces tourments; je reçus cette grâce insigne le dimanche des Rameaux.Une bousculade orientale au moment de la distribution des palmes, par le Patriarche de Jérusalem, me causa une syncope qui me valut une si grande faveur spirituelle, qu’il m’a fallu cependant payer par de grands sacrifices et de cuisantes douleurs.Deo Grattas! C’est un souvenir inoubliable et bien consolant.J’ai anticipé.Revenons au vendredi, 10 avril.A 2 hres, nous prîmes un bon dîner, servi par les RR.PP.Assomptionistes et leurs étudiants.A 4 heures, grande procession dans les rues de Jérusalem avec bannières et drapeaux, et chant de pieux cantiques.Une telle procession en plein pays musulman est un spectacle ravissant.On ne jouit pas d’une telle liberté en France et en Angleterre, pas même en Italie.Le R.P.Alcantara nous adressa une touchante allocution au Saint Sépulcre, à la suite de laquelle chaque pèlerin entra dans l’auguste tombeau de Notre Seigneur Jésus-Christ.A genoux, et baisons en pleurant cette pierre sacrée où fut déposé le divin martyr, Jésus, le Rédempteur de nos âmes.L’âme tout entière s’épanche dans une effusion d’amour et de douleur; les yeux se mouillent de larmes : c’est le langage du cœur.Le premier objet proposé à notre vénération en entrant dans la Basilique est la Pierre de l’Onction, qui rappelle l’embaumement du corps de Notre Seigneur Jésus-Christ et le martyre inconcevable d’une mère qui a sacrifié pour notre salut son Fils et son Dieu.A quelques pas de la pierre de l’Onction, se trouve le Saint-Sépulcre qui est une rotonde placée au centre d’une coupole élancée.De nombreuses lampes en illuminent l'entrée.L’édicule qui n’est autre que le rocher lui-même recouvert d’ornements, a environ vingt pieds de hauteur, 32 de longueur et 20 de largeur.L’intérieur, revêtu de marbre blanc et jaune, pour le garantir contre la piété indiscrète des fidèles, est composé de deux cellules communiquant par une porte étroite et basse.La première cellule, appelée chapelle de l’Ange, sert de vestibule; elle renferme une partie de la pierre qui fermait le sépulcre.Sur cette pierre était assis l’ange qui apparut aux saintes femmes.La seconde est la chambre sépulcrale proprement dite: c’est le tombeau dans lequel fut déposé le corps du divin Maître, le soir du vendredi.L’intérieur mesure en- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 190 viron 8 pieds de longueur sur 4 pieds de largeur.Il est creusé dans le roc vif.L’espace resté libre peut contenir 4 personnes à genoux.Nulle part ailleurs, on peut prier comme au Saint-Sépulcre ; comme on aime à venir s’agenouiller à ce divin tombeau et au Calvaire pendant les jours du pèlerinage pour y entendre les leçons du divin Maître.(A suivre).Marië-Lse Pëpin, Institutrice.Les Fêtes de C-hamplain Les fêtes du troisième centenaire de Québec et celles de l’anniversaire trois fois séculaire de la découverte du lac Champlain ont attiré l’attention des écrivains français les plus en renom.Dans le Correspondant d’août dernier, Edouard Trogan consacre une page élo-gieuse aux fêtes inoubliables de Québec.Il loue particulièrement la jolie brochure de M.Ernest Myrand, Souvenirs du passé—Livret des Spectacles historiques.Nos lecteurs connaissent cette brochure que nous avons maintes fois citée dans L’Enseignement Primaire.M.Trogan parle dans les termes suivants de l’ouvrage de M.Myrand: « Ces « pageants, » dont le texte est de M.Myrand qui sut prendre avec beaucoup de souplesse le ton approprié à chaque tableau, furent joués en français devant un auditoire mixte, c’est-à-dire anglo-français et anglo-américain.Or, loin de protester ou de faire grise mine, Anglais et Yankees applaudissaient à outrance autant que les Français: ce qui prouve leur largeur d’esprit, étant donnés les sujets de ces spectacles! Notamment la scène entre Frontenac et le parlementaire de Phipps pouvait être dangereuse, car elle est plutôt raide pour l’amour-propre britannique.Et cependant elle fut non seulement maintenue au programme, mais acclamée à chacune des représentations, notamment au pageant de gala donné spécialement au prince de Galles.» Après avoir cité la chanson avec laquelle l’envoyé de Phipps fut reconduit lestement à sa chaloupe, Messieurs les Anglais de Boston, Va, va, va p’tit bonnet tout rond, Se sont fâchés pour tout de bon, etc., etc., et qui se termine par ces deux vers dignes du grand Frontenac : Tu lui diras que je réponds Par la bouche de nos canons ! M.Trogan termine son article par ces paroles : « Cela vous a tout de même un peu plus d’allure que « Viens Poupoule.» Et nos cousins du Canada savent prouver ainsi que non seulement ils parlent, mais qu’ils pensent en français, tout haut.Heureux pays où le mot de liberté est autre chose et mieux que trois syllabes, et qu’il est ainsi compris de « tous.» Essayez, ici, dè faire parler de même, en des fêtes officielles, des catholiques à des gouvernants !.Louis XIV en sa puissance était moins susceptible que nos blocards ! Une primeur Dans la prochaine livraison nous publierons un intéressant travail du R.P.Hu-golin sur l’enseignement antialcoolique.C’est un rapport soumis à un récent congrès de tempérance tenu à Montréal. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 191 LES CAISSES D’ÉPARGNE SCOLAIRES Dans les écoles de Lévis Voici un intéressant tableau : sur le résultat de l'Epargne Scolaire à Lévis : 1908 1909 Total Collège de Lévis $547.21 $1,269.21 Couvent de Lévis 158.75 183.12 34I-87 Ecole des Frères Maristes .231.43 148.67 380.10 Ecole de la rue St-Georges 46.21 70.06 116.27 Ecole de la rue St-Onésime 3148 48.10 79-58 Ecole du chantier Russell .15943 307-49 466.92 Ecole du Grand-Tronc 56.00 89.00 145.00 Ecole de Vilmay 68.39 175.06 Ecole de Soresto 13-99 35-66 Garçons 1ère année Ecole de Bienville tenue par les SS.Grises de Lévis 45-86 45.86 Filles 44.64 44.64 Total pour Bienville $90-50 Ecole de Mlle Vézina 1ère année 19.98 19-98 $L533.64 $1,586.51 $3,I20-I5 Le fondateur des caisses d’économie scolaires de Lévis est M.Alphonse Desjardins, économiste distingué, créateur des Caisses Populaires du Canada.M.Desjardins, grâce à un zèle communicatif, a réussi à établir des caisses d’épargne dans 300 écoles déjà.Ces caisses scolaires sont greffées sur les 33 Caisses Populaires fondées par M.Desjardins.M.Desjardins a donc accompli, dans un temps relativement court, une œuvre considérable.Nous souhaitons que les Caisses d’économie scolaires qui sont maintenant reconnues par une loi et viennent d’être réglementées par le Surintendant de l’Instruction publique, soient toutes placées sous la régie des commissions scolaires.Nomination Par un arrêté ministériel en date du 27 octobre 1909, M.J.-L.Perron, C.R.de Montréal, a été nommé membre du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.Petites notes —La clôture solennelle du concile plénier a eu lieu le jour de la Toussaint, à la Basilique.Le 14 septembre dernier, les cardinaux, archevêques et évêques de France ont adresse une lettre pastorale sur les droits et les devoirs des parents relativement à l'école .Dans cette lettre, il est défendu aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école neutre, l’école officielle.—En annonçant des liqueurs alcooliques (annonces malheureusement illustrées) certains journaux quotidiens détruisent en partie le bien opéré par l’enseignement antialcoolique.—The Australian Journal of Education, de Sydney, numéro de septembre 1909, résume le rapport du Surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec (1907-1908). 192 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE —Il y a eu cent ans le 1er du courant que le premier navire à vapeur (TAccom-modation) qui ait sillonné les eaux du Saint-Laurent, fit son voyage d’essai entre Montréal et Québec.Le voyage dura 70 heures.« BULLETIN DU PARLER-FRANÇAIS » Nous recommandons de nouveau cette revue à nos lecteurs.Conditions de l’abonnement : Instituteurs et institutrices: $1.00; Elèves du cours supérieur: $0.50.Le comité catholique Le Comité catholique s’est réuni le 17 du courant.Dans la livraison de décembre, nous publierons les délibérations officielles de cette réunion.« DE L’ENSEIGNEMENT ANTIALCOOLIQUE » Tel est le titre d’une brochure de 48 pages que le R.P.Hugolin, l’apôtre de la Tempérance, vient de publier.C’est un document de toute première importance.Ï1 intéresse particulièrement le personnel enseignant.Qu’on le lise ! Prix: 10 sous l’exemplaire.—S’adresser à l’auteur, 964, Dorchester Ouest, Mont- réal.La librairie classique J.A.langlais & fils.Consultez notre catalogue.Si vous ne l’avez pas, faites en la demande, il vous sera adressé gratuitement.Pour l’ouverture des classes, voyez si vous avez besoin des articles suivants: Tableaux noirs.—Cartes géographiques.—Pupitres pour écoles.—Globes terrestres, etc., etc.Avez-vous le Journal d’Appel approuvé: celui Je J.N.Miller?Il vous faut aussi des classiques.Nous les avons tous.Nous vous signalons les livres suivants qui sont recommandés par le Conseil de l’Instruction Publique.Pédagogie par MM.Rouleau, Magnan et Ahern, nouvelle édition entièrement refondue et augmentée, Analyse grammaticale et logique par C.-J.Magnan, Connaissances Usuelles par N.Tremblay, Hygiène par le Dr.Paradis, le seul traité approuvé.Comptabilité agricole et domestique par Dallaire.Et aussi : Instruction Civique par Ç.-J.Magnan : nouvelle édition approuvée par S.G.Mgr l’Archevêque de Québec, au point de vue ecclésiastique, et recommandée par Mt.le notaire L.P.Sirois, professeur de droit administratif à l’Université Laval, au point de vue civil.Cours de langue anglaise par l’abbé Chamberland.Espérant être favorisé de vos bonnes commandes, nous demeurons, Vos bien dévoués, 177 Rue St-Joseph, Québec.LA CIE J.A, LANGEAIS & FILS Manuel des Sciences usuelles, par les abbés Eluard et Simard (approuvé par le Conseil de l’Instruction publique.) 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