L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 novembre 1910, Novembre
31e Année Québec, Novembre 1910 No 3 I ’ Friseignerqent Primai^ Revue illustrée de PEcole et de la Famille C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-clief Eglise St-Germain-des-Prés, Paris Oii Mgr de Laval reçut la consécration épiscopale, 8 décembre 1658.«** ¦ : û ¦ F ¦ m m EAuflIi pips ¦ pii*» ¦' wm 130 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Egiise St-Germain-des-Prés, Paris C'est dans cette église, l’une des plus anciennes de Paris, que Mgr de Laval, premier évêque du Canada, reçut la consécration épiscopale des mains du Nonce Apostolique, le 8 décembre 1658.Cette antique église, d’architecture romane, dépendait de la puissante abbaye de St-Germain-des-Prés, fondée en 543 par Childebert 1er L’Instituteur Vous entrez chez un homme ; il fabrique des roues et des timons ; vous dites : C’est un homme utile.Vous entrez chez un instituteur; saluez plus bas.Savez-vous ce qu’il fait?il fabrique des esprits.V.Hugc Questions professionnelles I.— i° «Je possède un brevet d’école élémentaire et dirige une école élémentaire où il y a un élève qui doit suivre les études de la 5e année.Peut-on m’obliger à enseigner toute les matières du programme y compris le Toisé et la Tenue des livres en parties doubles.?2° « Lorsqu’on possède un diplôme élémentaire ; sur quelles matières faut-il se présenter pour obtenir un diplôme modèle ?» II.« i° Une institutrice qui a enseigné pendant dix ans sous le contrôle des Commissaires, qui n’a pas payé de retenues et se trouve dans l’impossibilité d’enseigner peut-elle retirer quelque pension du fonds de retraite?2° Si elle continue à enseigner, a-t-elle droit à la prime de quinze piastres en commençant sa dixième année ou seulement après avoir fini ses dix ans d’enseignement?» III.« Quelle prime le gouvernement paye-t-il aux institutrices qui enseignent depuis au moins 10 ans?» IV.« Les années passées à l’Ecole normale, comme élève-institutrice, comptent-elles pour former les dix ans d’enseignement qui permettent aux institutrices de toucher la prime de $15?» Réponses I.— i° Une directrice d’école élémentaire n’est pas tenue de sortir du programme des écoles élémentaires.On ne peut donc pas vous obliger à enseigner les matières de la 5e année.2° Sur toutes les matières requises au brevet intermédiaire (modèle), sauf l’histoire sainte et l’histoire du Canada.IL —1° Une institutrice qui a enseigné pendant 10 ans dans une école sous contrôle a nécessairement versé au Fonds de pensions la retenue exigée par la loi.Si cette institutrice a négligé de payer elle-même cette retenue, ce sont les commissaires qui l’ont soldée pour elle.Dans ce cas, l’institutrice incapable d’enseigner pour raison de maladie, peut retirer, une fois, ce qui a été versé au Fonds pour elle, en s’adressant à la Commission administrative dont le Surintendant est le président.2° Si elle continue à enseigner, elle aura droit à la prime de $15 à l’expiration de dix années de service.III.—Après dix années de service, $15; après 15 années, $20; après 20 années, $25- IV.— Non. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 131 Pensées pédagogiques Un homme qui n’a aucune éducation vaut mieux que celui qui en a une mauvaise.L’éducation des garçons est la plus patriotique de toutes les tâches.Les mères ne touchent que par ce côté à la vie politique, mais qu’il est grand ! Fonssagrives PEDAGOGIE Les Instituteurs catholiques et la Franc-Maçonnerie Nous publions, dans une autre page, un document de la plus haute importance.C’est le procès-verbal d’une séance spéciale tenue par l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’Ecole normale Jacques-Cartier.Nos lecteurs savent que dans ces derniers temps, de jeunes catholiques militants ont divulgué l’existence d’une Loge maçonnique à Montréal.Loge affiliée au Grand Orient de Paris, branche de la maçonnerie la plus acharnée à la destruction du catholicisme sur la terre.Malheureusement, le secrétaire de la Loge de Montréal (1) est un arliste peintre qui enseignait depuis quelques années le dessin dans les écoles catholiques de la métropole.De plus, d’autres professeurs spéciaux, sont soupçonnés d’appartenir à la Franc-Maçonnerie.Quand on sait la haine qui anime la secte impie contre l’Eglise, il est facile de s’expliquer l’émoi créer dans les familles catholiques de Montréal, à la nouvelle que certains professeurs de leurs enfants étaient ou pouvaient être des Francs-Maçons.La Commission scolaire catholiqui?de Montréal ordonna une enquête.Tout de suite, les instituteurs réguliers occupant une charge dans les écoles catholiques de Montréal, se réunirent à l’Ecole normale Jacques-Cartier et protestèrent de leur attachement à l’Eglise catholique et demandèrent une enquête immédiate afin de prouver qu’aucun instituteur régulier n’appartient à la Franc-Maçonnerie.Au cours de leurs délibérations, les Instituteurs catholiques de Montréal ont fait les importantes déclarations qui suivent : “ 1.—Que leur Association n’est composée que d’instituteurs diplômés catholiques ; “ 2.— Que ses membres se sont toujours soumis et désirent toujours se soumetre aux enseignements de leur mère la sainte Eglise; “ 3.— Qu’ils reconnaissent que la religion doit être la base de leur enseignement; “ 4.— Qu’ils enseigent à l’école le catéchisme et les prières suivant les règlements du comité catholique du Conseil de l’Instruction Publique, sous la direction et la surveillance du curé de chaque paroisse; “ 5.— Qu’un prêtre désigné par le curé vient toutes les semaines dans nos écoles expliquer la doctrine et la pratique de la religion aux enfants; (1) La Loge I’Kmancipation.i 1 i32 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ 6.— Qu’il n’est pas à la connaissance de l'Association qu’aucun de ses membres fasse partie d’une société] défendue par l’Eglise; “ 7.— Que si le fait se produisait, ces membres seraient exclus de l’Association, et demande serait faite au Comité catholique du Conseil de l’Instruction Publique d’annuler leurs diplômes; “ 8.-—- Qu’à la suite des révélations récentes faites sur les agissements de la loge maçonnique l’Emancipation, l’Association exprime sa satisfaction que la Commission scolaire catholique fasse une enquête minutieuse sur tous ceux qui sont en contact avec les enfants et prenne les mesures propres à rassurer au point de vue moral et religieux, les parents qui confient leurs enfants à son personnel enseignant.” Nous félicitons sincèrement nos confrères de Montréal pour leurs fières-déclarations catholiques.Leur attitude ne nous surprend pas.Règle générale, les instituteurs canadiens ont su mériter la confiance de l’Eglise, chez nous.Ils se sont toujours conduits en catholiques et dans l’école et dans leurs associations.Ils ont compris et ils comprennent que les parents catholiques ont droit à leur sincérité catholique et à leur entier dévouement.Comme “ l’espoir de la moisson est dans la semence, ” il importe de choisir de bons semeurs et de bonne semence.En reconnaissant que la religion doit être à la base de leur enseignement, les instituteurs de Montréal demeurent fidèles aux traditions de la pédagogie canadienne qui, de tout temps, a cru “ en la valeur unique de la religion au point de vue de l’éducation morale, ” vérité que proclame aujourd’hui l’un des éducateurs les plus renommés de l’Europe, Foerster (1).Nous souhaitons que le corps enseignant canadien reste toujours fidèle à ses traditions chrétiennes et catholiques.Abandonner ces traditions serait non seulement trahir la Religion nÜiis trahir en même temps la Patrie.¦\u > C.-J.MAGNAN.Fonds de pension (suite) Depuis deux ans environ, une ancienne institutrice.Mlle Joséphine Samson, qui d’après ses propres dires, a enseigné pendant seize ans, mais, qui, nous a-t-on dit, à l’heure présente, n’est ni fonctionnaire de l’enseignement primaire, ni pensionnaire, a entrepris une campagne pour faire amender, d’après ses idées, la loi du fonds de pension.Nous ne sachons pas qu elle ait obtenu l’appui d’une association quelconque d’institutrices dans cette lutte; même on nous a informé que les efforts qu’elle fit à différentes reprises pour avoir la permission d’exposer ses vues aux congrès et conférences d institutrices ne furent couronnés d’aucun succès; quoi qu’il en soit, il n’est que juste d’ajouter qu’elle prétend avoir l’appui de près de deux cents institutrices au sujet d’une certaine demande qu’elle doit faire au Gouvernement.Mlle Samson n’a pas à notre connaissance esquissé d’une manière quelque peu précise le plan de l’édifice qu’elle voudrait élever sur les ruines de la (1) Foerster, L’Ecole et le caractère, Saint-Biaise (près Neuchâtel) 1909. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 133 aîiO- lh- chez dans Ml, on au indes idèle serait lement cndefi |e ^ lutte: inste loi du Fonds de pension, mais si nous avons bien compris ce qu’on nous a raconté et ce que nous avons lu, ses théories peuvent se résumer comme suit : i° La loi actuelle est injuste à l’égard des institutrices.Nous prenons la liberté de faire remarquer que la loi des pensions de retraite fut étudiée par un comité spécial du Comité Catholique, qu’à la demande de ce dernier elle ne fut mise en opération qu’après avoir été soumise, par l’intermédiaire des inspecteurs d’écoles, au personnel enseignant de toute la Province, et que le nombre de personnes qui signèrent les bulletins contre son adoption peut être considéré comme une quantité absolument négligeable ; on nous objectera peut-être qu’un grand nombre de celles qui se prononcèrent pour l’adoption n’avait qu’une idée très vague de ce dont il s’agissait ; c’est fort possible, mais, d’un autre côté, combien des “ près de deux cents ” institutrices qui suivent Mlle Samson ont une conception bien juste de ce qu’elles gagneront ou perdront par la réalisation des projets de cette demoiselle?, 20 La pension au lieu d’être basée uniquement sur le nombre d’années de service est calculée d’après le traitement moyen et le nombre d’années de service, ce qui a pour effet d’assurer les plus fortes pensions aux fonctionnaires qui ont enseigné pendant le plus grand nombre d’années avec les meilleurs traitements.t Mlle Samson sait que la base unique qu’elle prône a été le principe fondamental de l’ancien fonds; elle n’ignore pas, nous en sommes certain, que les pensions furent pendant longtemps, de $1 ou $1.25 par année de service et que ce n’est que depuis que la loi de 1880 a fermé la porte à de nouveaux souscripteurs et que la mort s’est mis à faucher parmi les pensionnaires, que les survivantes jouissent d’une certaine prospérité.Si le système préconisé par Mlle Samson est bon pour le personnel enseignant, pourquoi ne pas l’appliquer au Service Civil, aux juges, enfin à tous ceux qui contribuent à des Ca sses de retraite.D’ailleurs la base double sur laquelle la pension est calculée ne pourrait i° pour ceux qui à l’heure actuelle sont pensionnaires; 2° pour ceux qui quoique non pensionnaires ont atteint cinquante six ans; 3° probablement pour ceux qui ont à leur avoir vingt ans d’enseignement.De plus, aucun gouvernement, aucune législature au Canada ne voudrait sanctionner des amendements, à une loi de Caisse de retraite, qui auraient pour effet de créer des obligations qui amèneraient nécessairement une diminution des) pensions, autre que celle mentionnée dans la loi lorsqu’elle a été soumise aux intéressés ; 30 11 Malgré les protestations de Mlle Samson,” le Gouvernement, 'è la demande des différentes Associations d’institutrices, a augmenté de 50% les pensions des institutrices sans avoir, au préalable, changé la base sur laquelle la pension est calculée.Le Gouvernement a généreusement accédé aux désirs des Associations d’institutrices, Associations composées de personnes qui étaient alors et qui sont encore aujourd’hui dans l’enseignement.Si Mlle Samson s’est trouvée incapable d’amener ces Associations à accepter ses vues au sujet de l’amendement de cet article, est-il raisonnable de blâmer le Gouvernement et les ministres d’avoir accepté les suggestions des Associations qui parlaient être changée : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M4 et qui avaient droit de parler au nom du corps enseignant, de préférence à celles d'une demoiselle qui ne représente qu’elle-même ; 4° La loi dit que le montant de la pension ne doit pas dépasser celui du traitement.Parlant du Gouvernement, Mlle Samson dit: (Nationaliste du 2 octobre 1910) “Il trouve que c’est trop de demander un minimun de pension annuelle de cent cinquante piastres pour des institutrices dont le salaire annuel est de cent piastres, oubliant sans doute qu’il faut plus d’argent pour se faire servir et traiter dans la vieillesse et la maladie que lorsqu’on est en santé et capable de se servir soi-même.” Accepter la théorie que le montant de la pension peut dépasser celui du traitement serait encourager fortement un grand nombre de personnes à se mettre immédiatement à la retraite, ce serait augmenter les obligations de la Caisse de façon à la conduire à la banqueroute à brève échéance.La devise de ARle Samson et de ses amis serait-elle “après nous le déluge?” Il se peut qu’on compte sur le trésor public pour combler les déficits.Vain espoir.Sans vouloir faire de politique, nous croyons que la Province n’a jamais eu un gouvernement aussi bien disposé à aider généreusement le personnel enseignant et qui l’a prouvé d’une manière très tangible plus d’une fois; mais quel est le gouvernement qui voudrait prendre un engagement qui l’obligerait, dans un avenir peu éloigné, à distraire du budget de l’instruction publique, une somme plus forte pour les pensions que pour toute autre fin.D’après des calculs basés sur le dernier rapport que nous pubhonsqci-après, il faudrait, dès la 1ère année, augmenter l’allocation au fonds de pension de la bagatelle de $50,000 pour permettre à la Commission administrative de payer une pension minimun de $150.Avant d’abandonner ce point, nous avouons qu’un nombre très considérable de membres du corps enseignant serait favorable à un amendement fixant une pension minimun de soixante-quinze piastres pour vingt ans de service, ce qui exigerait une augmentation dans la dépense annuelle de $10.000, de plus, nous croyons que tous les fonctionnaires sans exception désireraient voir l’article 494 amendé de manière à se lire comme suit : La pension de tonte femme fonctionanire de l’enseignement primaire, sauf dans le cas prévu par l’article 518, est fixée à trois pour cent du traitement moyen pour chaque année de service, jusqu’à concurrence de trente-cinq ans, pourvu toutefois que cette pension ne dépasse pas quatre-vingt-dix pour cent du salaire moyen des dix années pendant lesquelles elle aura reçu le plus fort traitement, ni le montant fixé par l’article 495.50 La loi permet à certaines institutrices anglaises et protestantes de recevoir des pensions de quatre cents, cinq cents et six cents piastres, et à “Mr Robins qui a 77 ans, et qui ne doit pas avoir de petits enfants à supporter, une pension de mille cinquante piastres, ou autant que quatorze institutrices en moyenne, ” en outre plusieurs institutrices canadiennes-françaises catholiques ont des pensions dérisoires.Il n’y a pas une institutrice anglaise et protestante qui reçoit un sou du fonds de pension parce qu’elle est anglaise ou protestante.Des catholiques canadiennes-françaises qui auraient enseigné pendant le même nombre d’années avec des traitements égaux, recevraient des pensions égales à celles L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 des protestantes.Le fait de parler de nationalité et de religion dans une discussion au sujet du fonds de pension nous laisse sous l’impression que Mlle Samson manquait d’arguments plus solides.L’attaque contre les ministres au sujet de M.Robins est certainement, ce qu’il y a de plus étrange dans tout ce qu’a écrit Mlle Samson.M.Robins et plusieurs professeurs de Montréal, parmi lesquels se trouvait l’auteur du présent article, furent absolument opposés à la création de la loi des pensions en 1880; pendant six ans la lutte fut maintenue, mais ce fut peine perdue et la loi fut mise en force en 1886.Le montant maximum qui était de $1050 fut diminué et mis à $805, en 1900, mais les droits de M.Robins et de quelques autres professeurs, qui continuaient dans l’enseignement malgré le fait qu’ils pouvaient se retirer avec la pension maximum, furent sauvegardés par un article spécial, article qui n’était nullement nécessaire parce qu’ils avaient des droits acquis, mais qui fut inséré pour éviter des frais devant les tribunaux.M.Robins enseigna pendant dix-huit ans après avoir atteint l’âge de cinquante-six ans, et pendant tout ce temps, il paya, comme il avait payé précédemment, 2%, non pas sur $1050, comme le suppose Mlle Samson, mais sur une somme variant entre $2000 et $3000.Monsieur Robins ne doit rien au fonds de pension, c’est le contraire qui est vrai, de plus le gouvernement de Sir Lomer Gou'n n’a rien donné à Monsieur Robins, et même l’eût-il voulu, il ne pouvait rien lui ôter.Mlle Samson trouve que Monsieur Robins ne doit pas avoir besoin d’une si forte pension, vu qu’il a 77 ans et ne doit pas avoir de petits enfants à supporter: nous osons lui rappeler que les vieillards ont souvent à supporter de petits enfants.Quant aux institutrices canadiennes-françaises et catholiques qui ont des pensions insignifiantes, est-ce qu’il y en a une seule qui a une pension minime à cause de sa race et de sa religion?n’est-ce pas plutôt parce qu’elles n’ont enseigné que dix, onze ou douze ans, à de faibles salaires nous l’admettons, mais pour un temps relativement court.Si l’on veut comparer, il faut indiquer en même temps que le montant de la pension le nombre d’années de service des pensionnaires; on s’apercevra alors, que, règle générale, les fortes pensions sont accordées aux fonctionnaires qui se sont dévoués pendant de longues années, tandis que les pensions dérisoires sont payées aux personnes qui n’ont contribué au fonds que pendant dix, onze ou douze ans.Il ne faut nas perdre de vue non plus, que les institutrices qui se sont retirées après dix ans ou onze ans d’enseignement ne sont pas âgées de 77 ans, comme M.Robins, et qu’elles pourront compter jouir de leurs pensions pendant encore longtemps; 6° La loi ne permet pas à une institutrice qui est en état d’enseigner de demander sa pension avant d’avoir atteint l’âge de cinquante-six ans.La stabilité du fonds de pension dépend de cette provision de la loi ; la modification aura't pour conséquence de rendre toutes les pensions dérisoires : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7° La loi ne pourvoit pas à l’établissement de maisons de retraite, comme Mlle Samson le demande instamment au nom de près de deux cents institutrices qui l’ont autorisée à agir en leur nom.Au sujet de maisons de retraite pour institutrices, nous avouons en toute sincérité, et nous ne sommes pas seul, que nous ne comprenons pas quelle organisation M*lle Samson désirerait imposer à ces institutions.Si Mlle Samson voulait dans un mémoire adressé au Comité catholique, préciser exactement ce qu’elle entend par maisons de retraite et comment elle voudrait qu’elles soient dirigées, le Comité, nous n’en doutons pas, trouverait moyen, au cas où il approuverait le projet, d’en assurer l’exécution en faisant des arrangements pour cette fin avec une communauté dans chaque diocèse ou district.Le sujet est loin d’être épuisé, mais nous croyons en avoir dit assez pour démontrer le danger de plusieurs des propositions de Mlle Samson.Mlle Samson a montré beaucoup de talent, d’énergie et de zèle dans sa lutte contre la loi des pensions de retraite; nous ne partageons pas ses opinions, nous n’admirons pas toujours sa manière de discuter, nous trouvons souverainement injuste son attitude à l’égard du Gouvernement, qui mérite certainement la reconnaissance du corps enseignant ; mais elle dit avoir dépensé ses économies dans cette campagne : il nous semble donc que les différentes Associations de fonctionnaires devraient lui aider à reconstituer, au moins en partie, son capital perdu.John Ahe:rn.Le fonds de pension des fonctionnaires de PEnseignement Primaire i 1909-10 REVENU $ cts $ et* Retenue de 4% sur les subv.aux Ecoles publiques.6400.00 Item No des subsides de 1909-10 .2,000.00 Retenue de 2% sur- les traitements .26,751.28 dans les Ecoles normales .388.66 Inso.d’écoles .916.16 Subvention du Gouvernement .12.000.00 Intérêt sur le capital 1908-09 .9,492.07 Retenues payées au Département par les fonctionnaires .1,433.01 “ “ Sur les pensions .390.84 Somme provenant de l’ancien fonds .1.907.00 Legs Burnham pour les protestants .80.00 Total .61,759.02 1909-10 , ^ DEPENSE Pensions payées à même le Revenu .57,040.88 Remboursements de retenues .251.20 Dépenses d’administration .610.85 Balance .3,856.09 Total .61.759.02 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE r37 1909-10 CAPITAL Juillet 1 1909 Montant du Capital .190,440.23 Recettes en 1909-10 .Retenues payées au Département de l’Instruction publique .1,201.56 sur les pensions .978.67 Total .2,180.23 Dépenses en 1909-10 Partie de pension prise sur le capital .$245.00 Remboursements de retenues .19.12 264.12 - 1,916.11 Total .192,356.34 Total .Bala'nce Attesté F.X.COUILLARD, Sec.de la Corn.adm.du Fonds de Pension I I Tableau indiquant le nombre, l’âge des pensionnaires du nouveau fonds de pension et le montant des pensions payées en 1909-10.Division d’après l’âge des pensionnaires: Instituteurs de 56 ans et plus .Institutrices de “ “ “ .Instituteurs de moins de 56 ans .Institutrices .“ “ .Veuves de fontionnaires .Totaux et moyennes .Pensionnaires décédés en 1909 .qui ont repris l’enseignement en 1909 .Totaux et moyennes .Nouvelles demandes de pension en 1909: Pensions accordées .Demandes mises en délibéré .Demandes rejetées .en
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