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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1911-10, Collections de BAnQ.

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33e Annéi Québec, Octobre 1911 No 2' Revue illustrée de TEcole et de la Famille I * Miseignerrient C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-chef Frontenac —16 octobre 1690 W t~'( J ¦ - r-t: ' aO» 66 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ Le devoir du Chrétien” Plusieurs questions nous ont été posées au sujet de ce beau et excellent livre.Voici: Le Devoir du Chrétien est approuvé par le Comité catholique comme livre de lecture à l’usage du maître, mais il est trop difficile pour les élèves de l’école primaire, notamment pour ceux du cours élémentaire (1ère, 2e, 3e et 4e année).Nous recommandons la lecture du Devoir aux instituteurs et institutrices.C’est un recueil précieux, qui doit rester le livre d’or des catholiques.Le procédé intuitif Employer le procédé intuitif, c’est recourir à un objet concret pour inculquer une notion abstraite.Ainsi se servir de billes, de bâtonnets, de bûchettes, pour donner aux enfants l’idée du nombre, des unités, des dizaines; faire usage de gravures, pour leur expliquer un événement historique ou une leçon de catéchisme ; montrer à la classe un carré de papier, un dé à jouer, avant d’aborder le tracé ou l’étude de ces figures géométriques; placer devant les yeux des élèves un globe terrestre, des croquis esquissés au tableau noir, pour leur faire mieux saisir la forme générale de la terre, les contours d’un lac, la direction d’une rivière;—tout cela c’est employer le procédé intuitif.Et si le maître veut être compris, surtout des plus jeunes enfants, il lui faut absolument user de ce moyen d’instruction.Utiles et même nécessaires dans toutes les classes du cours élémentaire, les procédés intuitifs seront aussi très précieux dans les cours supérieurs ;—Quand on y abordera, par exemple, des notions nouvelles; et, d’une manière générale, dans les leçons des notions naturelles.Tout maître zélé doit être familiarisé avec l'emploi de cette méthode.Pensées — Ne retardez jamais ce que vous pouvez faire tout de suite.— Le temps, c’est la monnaie qui vous sert à acheter l’éternité.— Qu’ils sont doux, mais qu’ils sont rapides les moments que les frères et les sœurs passent dans leurs jeunes années réunis sous l’aile de leurs vieux parents.— La famille de l’homme n’est que d’un jour; le souffle de Dieu la disperse.Chateaubriand. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 PÉDAGOGIE L’Enseignement technique L’ECOLE TECHNIQUE DE QUEBEC Deux écoles techniques, l’une à Québec, l’autre à Montréal, viennent d’ouvrir leurs portes aux jeunes gens désireux d’acquérir l’habileté manuelle et toutes les connaissances techniques nécessaires pour faire des ouvriers instruits, capables de devenir contremaîtres ou chefs d’atelier.A l’école technique, outre l’enseignement pratique, on donne un enseignement théorique qui complète sérieusement les études primaires.Nous publions ci-contre une excellente vignette reproduisant l’Ecole technique de Québec.Cette école a été créée par une loi provinciale le 14 mars 1907.Elle a pour but de fournir aux industries régionales, les ouvriers habiles dont elles ont besoin.Description Le bâtiment principal, qui a 250 pieds de front (voir gravure ci-contre), renferme les services administratifs, les salles de classes, de dessin, les laboratoires, une grande salle de conférences, le logement du Principal et celui de l’Ingénieur-mécanicien.En arrière se trouve une grande cour encadrée par les bâtiments des ateliers.Les diverses salles de cours présentent au point de vue de l’hygiène, du confort et de l’installation matérielle, les perfectionnements les plus modernes.Partout de larges fenêtres permettent à la lumière d’entrer à flots.La lumière électrique (lampes au tungstène) produite par les machines de l’Ecole est distribuée de la façon la plus rationnelle.Le chauffage à eau chaude est du type à circulation forcée.Les radiateurs sont automatiquement réglés par des thermostats.L’entraînement de l’eau est produit par des turbines à vapeur.La ventilation est assurée artificiellement par un ventilateur électrique qui envoie l’air préalablement purifié, puis chauffé ou humidifié suivant la température.Des horloges électriques assurent la régularité des exercices et un réseau téléphonique intra-muros facilite les communications entre les différents services.Le mobilier scolaire a été spécialement construit en vue des besoins de l’Ecole.Les cours scientifiques se donnent dans des salles disposées en gradins et auxquelles sont attenants des laboratoires munis de tous les appareils de démonstration nécessaires pour l’enseignement expérimental de la physique, de la chimie, de la mécanique et de l’électricité.Une bibliothèque anglaise et française contient des ouvrages scientifiques des plus variés et des plus modernes. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ¦= ' \ r* F- lyJ tu ECÛLL TECKtllûÜL tt'HCLLL *A .FOC'Or J i ¦ *** - _ L-awc.gss L'Ecole technique de Québec .' u-”- •«.t f - -i«^ •- •—.pSSOfjJj; oo VD L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 Les ateliers ont absolument l’aspect des établissements industriels.Ils sont munis de bureaux de dessin, de magasins, d’outillages, de lavabos et de vestiaires.Ees machines-outils sont des types les plus modernes.Les ateliers ouverts à la rentrée de 1911-12 sont les suivants: i° Construction mécanique (Tour & Ajustage) 20 Forge 30 Fonderie.4° Menuiserie et modèlerie.Au centre des ateliers se trouve la Station de la'Force motrice.Nature des cours Voici, d’après le prospectus de l'Ecole technique de Québec, la nature des cours qui seront donnés dans cette institution (1) : Les cours normaux se donneront dans les deux langues et les cours spéciaux ont lieu, suivant les besoins, en anglais ou en français.Il y a les Cours du jour et les Cours du soir.Les cours du jour sont surtout organisés en vue des jeunes gens qui viennent de terminer leurs études primaires et désirent devenir des ouvriers habiles, des artisans cultivés.Ces cours préparent aux professions ci-après: modeleur, menuisier, mouleur, ajusteur, tourneur, électricien, forgeur, dessinateur, et d’une manière générale, à tous les emplois se rattachant aux industries des métaux et du bois.Les cours du soir sont organisés eia vue de donner aux ouvriers ou apprentis déjà employés dans l’industrie les notions techniques de tous ordres qui peuvent les aider dans l’exercice de leur profession.Les cours du soir ont un caractère absolument pratique.Enseignement L’Enseignement est théorique et pratique.L’enseignement théorique a toujours un caractère technique; il comprend notamment les matières ci-après: l’arithmétique, l’algèbre et la trigonométrie: la géométrie élémentaire et la géométrie descriptive; la physique générale et la physique industrielle; l’électricité, la mécanique générale et la mécanique appliquée ; le dessin sous toutes ses formes, la technologie industrielle.Des conférences seront aussi faites sur des sujets spéciaux ne faisant pas l’objet d’un cours proprement dit.L’enseignement pratique se donne clans les quatre ateliers ci-après: menuiserie, modèlerie, fonderie, forge, ajustage.En première année, les élèves ne sont pas spécialisés ; ils accomplissent quatre stages successifs de deux mois environ, à l’ajustage, la menuiserie, la forge et la fonderie.(1) Les cours donnés à l’Ecole technique de Montréal sont à peu près de même nature. /O L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Conditions d'admission L’admission à l’Ecole Technique a lieu par voie d’examen.L’examen ne comporte que des épreuves écrites dont les sujets sont choisis dans les limites du programme du cours supérieur des écoles primaires élémentaires.i° Une dictée, de quinze lignes environ, suivie de quelques questions de grammaires.2° Une narration sur un sujet simple.3° Une page d’écriture.4° Une composition d’arithmétique.5° Quelques questions sur l’histoire et la géographie du Canada.6° Des notions de dessin géométrique.(Construction graphique.) Nul n’est admis à l’examen s’il ne justifie qu’il aura au moins 14 ans révolus le 1er septembre suivant.Pour prendre part à l’examen il faut en faire la demande au Principal un mois avant la rentrée et suivant la formule délivrée par l’Administration.La demande doit être accompagnée : i° De l’extrait de l’acte de naissance du candidat.20 D’un relevé, certifié conforme, des notes de conduite et-de travail obtenues pendant la dernière année scolaire.Par mesure transitoire, les jeunes gens possédant déjà des notions scientifiques suffisantes pourront, sur leur demande, être admis directement en deuxième année.Le régime de l’école est l’externat, et la durée normale des cours de trois années : les classes sont ouvertes de septembre à juin.Les élèves sont présents à l’Ecole 8 heures par jour en 1ère année, 9 heures en 2e et 10 heures en 3e année.La rétribution scolaire mensuelle est de $3.00 pour la 1ère année; néanmoins une exemption totale ou partielle de la rétribution scolaire peut être accordée par le Bureau de direction à des élèves ayant subi d’une façon très convenable l’examen d’entrée, ou encore, à des élèves ayant achevé leur 1ère année, bien notés sous le double rapport du travail et de la conduite, quand la situation de famille de ces élèves justifiera le concours de l’Administration.Ces exemptions ne sont jamais accordées que pour un an.Notre province est enfin dotée d’un enseignement technique bien organisé.L’organisation de cet enseignement spécial marque une date dans l’histoire de l’Education de Québec.Jusqu’ici, exception faite des Ecoles d’Agriculture de La Trappe et de Sainte-Anne, l’enseignement classique et commercial seuls sollicitaient nos garçons au sortir de l’Ecole primaire.Aucune institution ne préparait aux industries et aux métiers.En visitant certaines écoles techniques de l’Europe, notamment en Belgique, en 1909, combien nous avons souhaité pour notre province française de ces maisons admirables où se prépare toute une génération d’artisans distingués, qui, par leur formation sérieuse, sauront remettre le bon goût, le sens esthétique en honneur dans les industries et les métiers. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 A Tournai, il m’a été donné de visiter avec le plus vif intérêt, l’école professionnelle artistique de Saint-Luc.Le Frère directeur (1), avec beaucoup d’amabilité, m’a fait les honneurs du vaste établissement qu’il dirige avec un talent vraiment supérieur.Le jour de notre visite, deux cents élèves au moins suivaient les cours affectés à la menuiserie, la sculpture, la serrurerie, la peinture, la lithographie.Ces cours, à Tournai, se donnent après la fermeture des ateliers, de 5 à 7 heures du soir.Au cours de dessin, les élèves apprennent à raisonner, à analyser la pièce qu’ils devront exécuter à l’atelier.Ces écoles de Saint-Luc sont d’admirables institutions catholiques où l’on apprend à l’ouvrier à devenir un artiste dans sa spécialité.Grâce à elles, la Belgique possède déjà une petite armée d’ouvriers épris du Beau, tel que le comprend l’art chrétien.Ces artisans chrétiens, comme ceux du moyen âge, se croient une mission dans l’Eglise : celle de rendre concrète et sensible la vérité révélée pour enseigner ou glorifier la religion.Le relèvement des métiers paria culture du sens esthétique, par l’enseignement de l’Art, a introduit dans la classe ouvrière belge un puissant élément civilisateur.Dans les classes de dessin et dans les ateliers des Ecoles de Saint-Luc, l’art sort du travail comme la fleur de sa tige.Nous souhaitons qu’il en soit ainsi dans les écoles techniques de la province de Québec, nouvelle France héritière en ligne directe du bon goût et de l’art français, copie réduite de la patrie glorieuse des admirables cathédrales gothiques.Nous espérons que l’école primaire, chez nous, saura faciliter le recrutement des Ecoles techniques, en préparant spécialement les garçons sur la rédaction française et l’orthographe, l’arithmétique, le dessin, la géographie et l’histoire du Canada.Et nous sommes convaincu que les inspecteurs d’écoles sauront orienter l’enseignement, dans leur district respectif, de telle sorte que les élèves, en assez grand nombre, fréquentent la classe jusqu’en huitième année.Ainsi préparés, les petits garçons pourront se dinger vers l’école spéciale : agricole, technique ou commerciale.La situation particulière de la province de Québec dans la Confédération oblige les Canadiens français à de réels efforts pour conquérir dans le domaine des métiers et des arts-libéraux la supériorité qui nous est concédée dans le domaine des lettres et des professions libérales, grâce à notre enseignement classique.C’est pourquoi tous les patriotes clairvoyants sont reconnaissants au gouvernement de Québec et à la législature d’avoir doté notre province d’institutions capables de nous aider à conquérir le premier rang dans le vaste Dominion.C.-J.MAGNAN.(r) Des Frères des Ecoles chrétiennes. 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’Enseignement du Français L ' O RT H OCR AP H E S’il est un cauchemar qui obsède le cerveau de l’enfant, une hantise qui le poursuive tout le long de son cours, qui l’exaspère et souvent le décourage, c’est bien l’orthographe.Comme l’hydre de Terne, il semble qu’une tête nouvelle surgisse chaque fois qu’il en abat une; vains efforts, lutte inutile, l’orthographe reste son maître.Comme Antée, elle reprend sans cesse vigueur et toute la vie —-même Académicien — il faut avoir là, sur la table, l’arme indispensable, le dictionnaire, afin de vaincre ses multiples difficultés.Celles-ci sont de deux sources : d’usage et d’accord.Ces dernières nous sont enseignées par la Grammaire dont nous parlerons dans un prochain article, mais les premières, comment les ‘résoudre, les mater sans la connaissance de ce gros livre : le Dictionnaire.On dit qu’au Moyen-Age, les pédagogues du temps allaient de castel en castel enseigner les rudiments de la langue aux futurs chevaliers, sans autre bagage livresque que le seul dictionnaire, lequel s’apprenait par cœur à deux ou trois feuillets par jour.C’était bien un millier de pages à la fin de l’année, et je me demande si la somme de connaissances acquises ne valait pas celle des élèves d’aujourd’hui.Quels sont ceux d’entre eux et même d’entre nous qui possèdent bien son dictionnaire, c’est-à-dire, l’un et l’autre de ces vingt-sept mille mots dont s’enrichit et s’honore la belle langue de nos pères ?Quels sont ceux qui pourraient prendre, sans faillir, la fameuse dictée fie Théophile Gauthier à la cour du grand Napoléon?Bien peu, dirons-nous, et pourtant, c’est une connaissance bien élémentaire que celle de l’orthographe.Le croyons-nous vraiment, et ne sommes-nous pas un peu pédants quand nous tançons d’importance le pauvre enfant qui n’a pas su écrire: “Cinq capucins portant sur leur sein le seing du Saint-Père ” ou d’autres logogriphes analogues?Au lieu de mépriser son ignorance, ne ferions-nous pas mieux de lui enseigner, non pas à la fin de son cours mais au début, les moyens de s’évader de ce labyrinthe autrement enchevêtré que celui de Dédale, parce que, à l’instar du mécanicien grec, il n’a pas les ailes qu’il lui faut pour en sortir.Mais ces moyens, quels sont-ils?La question est facile, y répondre l’est moins.Au cours de mes vingt années de professorat, j’y ai songé bien des fois sans trouver de solutions pratiques si ce n’est celle-ci: ce mot s’écrit de même parce éjue c’est l’usage.Vous me concéderez que ce n’est guère satisfaisant ni pour le maître ni pour l’élève.On dit aussi : “ Cherchez dans le dictionnaire ” : encore faut-il se souvenir.car on n’en a pas toujours un sous la main, puis se souvenir, tout est là, l’enfant le sait bien, mais il voudrait qu’on l’aidât, qu’on lui indiquât quelques points de repère dans cette forêt inextricable.Autrefois, quand la petite grammaire de F.P.B.était en usage—l’est-elle encore?—on trouvait entre la Syntaxe et les Eléments quelques pages (76-100) qui m’ont été bien utiles.C’était d’abord, un petit traité de pro- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 nonciation sur chacune des lettres de l’alphabet, puis des remarques fort pratiques sur l’orthographe d’usage.Apprises par cœur—car à mon âge d’école, on n'avait pas encore prohibé ce procédé moyen-ageux,—elles m’ont servi maintes fois à me tirer d’embarras.En feuilletant ces pages vieilles de trente ans hélas! et qui me rappellent oh ! combien de souvenirs, je me demande si les enfants d’aujourd’hui ne profiteraient pas énormément d’un manuel qui contiendrait, non pas des règles d’orthographe—car jamais maîtresse, et sans jeu de mots—ne fut plus volage que cette Dame de nos pensées—mais des jalons qui seraient des aides-mémoires dans la tâche si lourde du souvenir.Ainsi dans cette question si ardue du doublement des consonnes, la Grammaire de F.P.B.donne d’excellentes indications; de même sur le son an au commencement ou dans le corps des mots et sur certaines finales telles que : cion, sion, tion ou autres.La plupart des grammairiens placent l’étude de l’orthographe d’usage dans la dernière partie de leur ouvrage alors que l’enfant n’en a plus besoin.S’ils en faisaient l’inversion, cela ne vaudrait-il pas mieux pour le plus grand progrès des élèves?En autant que le programme me le permet, je l’ai tenté dans mes classes avec des résultats satisfaisants.L’étude systématique de l’orthographe d’usage n’offre aucune difficulté trop haute pour l’intelligence du jeune enfant, à la condition de garder une certaine mesure.La connaissance des préfixes et des suffixes, de leur jeu dans la formation des composés et des dérivés, des diverses prononciations des lettres ou de leur équivalence ou de leur nullité dans un mot, des nombreuses exceptions aux règles établies, tout cela est à la portée de son cerveau.L’étude des racines grecques et latines, tout en étant une ressource précieuse, serait peut-être trop savante au cours élémentaire, mais celle des homonymes et des homonographes devrait se faire dès le début afin de lui éviter les nombreuses fautes qu’il commet sans cesse.Sans la connaissance des homonymes, comment un enfant peut-il écrire par exemple la phrase suivante : “ Quand les habitants de la ville de Caen apprirent les cancans qui régnaient dans le camp ennemi quant à leur réputation et qu’en vain ils avaient essayé d’en démontrer la fausseté, ils prirent les armes et bientôt toute la ville fut sur le can.” La lecture est un des principaux moyens d’apprendre l’orthographe d’usage, la lecture raisonnée, analysée surtout.Si on y ajoute quelques lignes d’épellation par cœur—que les modernes se voilent la face—on obtiendra certainement de bons résultats.Il y a de même de nombreux exercices écrits pour apprendre l’orthographe d’usage : les familles de mots, disposées en tableaux, le groupement des assonnances et des consonnances, la réunion des mots où les lettres équivalentes se remplacent, enfin toute une série de devoirs qui varient agréablement la vieille dictée routinière.A mon humble avis, j’estime que l’étude de l’orthographe d’usage devrait précéder celle d’accord parce que ce changement faciliterait énormément le travail d’Hercule qui est imposé à l’enfant.Montréal, octobre 1911 A.B.CHARBONNEAU. 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La Géographie à l’Ecole \ A i/EcoIvE Intermédiaire! .Nos classes intermédiaires recevront des intelligences déjà en quelque sorte accoutumées à remarquer, à se rendre compte, bien qu’elles ne puissent encore généraliser elles-mêmes leurs observations.C’est alors qu’il faudra transporter résolument la vraie méthode scientifique dans cet enseignement si complexe de sa nature.Rien ne s’y oppose, à la condition de procéder avec circonspection et mesure.Le point de départ d’un nouveau cycle sera l’origine de la Terre, son étroite dépendance du Soleil.Une constante déperdition de chaleur interne a amené des dislocations de la croûte terrestre, un jeu des compartiments et le plissement des chaînes de montagnes, le plus souvent accompagné d’éruptions volcaniques.Ces données serviront de repères à de nombreuses observations qui achèveront de donner une plus juste idée des formes continentales.Par exemple, les systèmes orogéniques se partagent en deux catégories—pacifique et atlantique.La première longe fidèlement le bord'occidental des Amériques, se relie par les îles Aléoutiennes à l’Asie et à l’Océanie.Ce réseau dressé tout autour de l’océan Pacifique s’appelle encore le grand cercle de feu, à cause de ses nombreux évents volcaniques.La seconde catégorie ne contient que des chaînes relativement courtes, nées à l’intérieur des continents et venant aboutir dans le sens des latitudes, de chaque côté de l’Atlantique.Cette disposition des groupes, des arêtes continentales permet, surtout en Amérique, le développement des plus grands fleuves qui portent leurs eaux vers l’Atlantique.- Le rôle de la chaleur solaire est considérable et peut alimenter à lui seul d’intéressants chapitres.De ce que leâ rayons du soleil tombent inégalement sur les diverses bandes de la Terre, il résulte des différences de climat marquées par les zones et que diversifient les courants de l’air et des mers, tous déterminés par la grande chaleur équatoriale.Sides fauves des tropiques sont les mieux pourvues en espèces, les animaux dangereux pour l’homme y sont incomparablement plus nombreux que les utiles.Les zones tempérées comptent au contraire un grand nombre d’animaux domestiques.La vie animale se raréfie à mesure que l’on approche des pôles, mais là, chacun des types terriens est d’une robustesse remarquable, tandis que les mammifères marins sont énormes.A la forêt-vierge de l’équateur, aux arbres si puissants, si rapprochés, si touffus, si mêlés de rameaux et de lianes qu’on a peine à se frayer un passage, à voir le soleil, succède le maquis, fourré broussailleux sans opulence mais produisant la plupart les fruits tropicaux.Du 45e degré aux régions froides, les pays continentaux, c’est-à-dire médiocrement arrosés, donnent des steppes; les littoraux pluvieux sont recouverts de vigoureuses forêts résineuses qui ne décroissent qu’aux abords des régions polaires.A côté de la flore terrestre, il en existe une marine, ni très riche en espèces ni bien profonde. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 Il y a encore parmi les trésors de la terre, les minéraux dont les gâtes sont confinés à de certains terrains, le plus fréquemment dans les régions tourmentées.S’il se trouve quelque richesse minérale en dehors des contrées qui les contenaient primitivement, elles y furent transportées soit par des glacières, soit par des cours d’eau.Ces recherches fournissent le meilleur argument sur la nécessité d’asseoir les études géographiques, quelque élémentaires soient-elles, sur les données de la géologie.Il est dans notre métropole une institution supérieure où—chose ridicule—on a dû étudier les régions minières sans avoir jamais appris la répartition des zones géologiques, non plus que les faits qui déterminent la présence des minéraux.L’homme dépend étroitement de la nature.Il subit l’empreinte du milieu,' y approprie son genre de vie, son caractère même s’en trouve affecté.L’homme vit en société.Et l’on observe que chez tous les peuples parvenus à quelque civilisation, le développement se fait toujours d’après les mêmes règles.> C’est sur les côtes maritimes et surtout aux bords des grands fleuves que se sont élevées toutes les considérables civilisations.Parce que l’homme ne saurait vivre dans l’isolement, tous les avantages physiques sont utilisés dans ses groupements.Ainsi les villes s’élèvent à des lieux d’accès facile aux hommes et aux denrées ; elles ne sauraient manquer d’un port; elles s’adossent à une riche contrée, c’est le site qui crée la ville.Les centres industriels se forment nécessairement dans les régions d’un accès facile et autant que possible, productrices de l’énergie et de la matière première.• Tels seraient les principaux jalons d’un enseignement géographique profitable à nos écoliers des cours intermédiaires.Nous terminerons le cycle dans un troisième exposé.EMILE MILLER.Màntrêal, octobre 1911 Les Ecoles primaires et les Ecoles normales, en France, en Suisse et en Belgique PREMIERE PARTIE —FRANCE —CHAPITRE II Les écoles primaires officielles III.—•.Méthode suivie à e’écoee primaire Quelques méthodes particulières (i) ANTI-ALCOOLISME Une des préoccupations de tous les gouvernements du monde civilisé, c’est bien le problème de l’anti-alcoolisme.Depuis plusieurs années l’enseignement anti-alcoolique a droit de cité dans l’école française.(1) Voir L’Enseignement Primaire de septembre 1911. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ?6 L'arrêté du 9 mars 1897, prescrivait l'introduction, dans les programmes d’enseignement secondaire et d’enseignement primaire, de notions précises sur les dangers de Y alcoolisme au point de vue de l’hygiène, de la morale, de l’économie scolaire et politique.La circulaire accompagnant cet arrêté dénonçait le caractère permanent et la gravité du fléau ravageant le pays; elle faisait appel au dévouement des éducateurs pour éclairer la jeunesse et la mettre en garde contre l'alcoolisme et l’absinthisme.Professeurs et instituteurs étaient conviés à donnef les nouvelles notions sous la forme la plus familière et la plus pénétrante, de manière à solliciter la réflexion des enfants, «à convaincre plus encore qu’à enseigner»; à faire des conférences aux adultes ; à fonder des sociétés de tempérance, etc.—Les professeurs des Universités étaient invités à s'intéresser à l’œuvre: en éclairant les instituteurs et l'es étudiants: en associant ces derniers à leur action; en leur faisant comprendre les services que, par leurs situations ultérieures diverses, ils pourraient rendre au pays dans la lutte contre l'alcoolisme.La circulaire du 12 novembre 1900 accentuait cet appel, rangeait les matières de l’enseignement anti-alcoolique parmi les notions fondamentales des programmes d’études, incitant les maîtres à organiser des conférences nourries de faits et de chiffres, en dehors des leçons reglementaires, dans tous les établissements d’enseignement public.Malgré la précision et la clarté de l'arrêté de 1897 et la Circulaire de 1900, les résultats obtenus ne sont pas encore satisfaisants, puisque le 1er mars 1909, le ministre de l’Instruction publique, M.Doumergue, publiait une nouvelle circulaire, où après avoir rappelé ce qui avait été fait avant lui, il dit : « Ainsi organisé et spécialement recommandé à l’attention des éducateurs depuis plus de dix ans, l’enseignement anti-alcoolique devrait avoir exercé une influence satisfaisante sur l’esprit et les habitudes des jeunes gens qui l’ont reçu.Cependant, tandis qu’en divers points du pays d'heureux résultats ont été constatés, notamment dans les communes où les instituteurs ont pris une part active à la lutte anti-alcoolique à l’école et dans les œuvres post-scolaires qu’ils ont fondées, par ailleurs les résultats sont à peine sensibles ou nuis.C’est que, dans beaucoup d’endroits, le mouvement de réprobation anti-alcoolique a été vraiment trop timide.Bien plus, certains maîtres adopteraient même, à l’heure actuelle, une attitude indifférente ou passive à l’égard d’une mission pour laquelle ils ont été sollicités de la manière l'a plus pressante, parce qu’ils en ignorent la raison d’être ou parce qu’ils nient l’existence du mal.« Cette abstention est d’autant plus regrettable qu’elle a eu sans doute pour effet de contribuer à F accroissement, en ces dernières années, de la criminalité chez les jeunes gens.« La recrudescence des crimes de sang », dit le rapport sur l’Administration de la Justice en 1905, «pourrait devenir inquiétante si elle persistait; elle a pour cause l’alcoolisme et la débauche.Il y a prédominance absolue de la criminalité violente chez les jeunes gens de 16 à 20 ans.» « Peut-être arguera-t-on de ce fait que les jeunes gens criminels auxquels il est fait ici allusion n’ont pas bénéficié de l’enseignement anti-alcoolique, ou qu’une tare héréditaire a pu être imprimée à nombre d’entre eux nés durant la période où l’alcoolisme a atteint son maximum en France (1895-1905).« Quoi qu’il en soit, il me paraît indispensable, Monsieur le Recteur, que les maîtres de l’enseignement, à tous les degrés, soutenus par la ferme conviction de la gravité du fléau dont la France est aujourd’hui l’une des victimes les plus éprouvées, redoublent de vigueur dans la lutte contre l'alcool et l’absinthe.« Vous voudrez bien, de votre côté, favoriser de tout votre pouvoir la création ou Vextension des sociétés scolaires de tempérance dans les établissements d’enseignement secondaire comme dans les écoles primaires ; leur affiliation comme sections aux ligues prospères déjà existantes en France me paraît d’autant plus désirable qu’elles recevront de ces ligues les secours les plus variés, en vue de leur développement et de leur succès. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 77 « Il importe de considérer que la constitution de ces sociétés scolaires n a pa.s sa raison d’être exclusivement dans les écoles de garçons, comme on le croit généralement.Elle apparaît comme indispensable aussi dans les écoles de filles, car les femmes s'alcoolisent, moins que les hommes, il est vrai ; mais, en considération du rôle que la femme doit jouer plus tard, de l’influence prépondérante qu’elle doit exercer sur son entourage immédiat, sur son mari et sur ses enfants, il est indispensable qu’elle puisse posséder une solide formation anti-alcoolique et que, dès la jeunesse, on lui inculque l'aversion de l'alcool.Car l'alcool, peut-être plus tard, si elle n’a pas appris à le combattre, détruira son foyer, la meurtrira dans ses affections, la froissera dans sa dignité, condamnera ses enfants à la déchéance ou à la mort.« D’autres pays nous ont donné, à cet égard, un salutaire exemple.En Belgique, notamment, le nombre des sociétés de tempérance atteignait 5’193 à la fin de l’année 1905, avec 120,098 élèves sociétaires, dont 82,067 dans les écoles primaires.Aussi la propagande par l'école, en Belgique, tant par l’enseignement anti-alcoolique que par l’action des sociétés de tempérance, a-t-elle abouti à réduire la consommation de l’alcool par tête d’habitant \ de 10 litres 22 en 1891 à 8 litres en 1902 et à $ litres 78 en [905.C’est à de semblables résultats que doivent tendre tous les efforts, et je ne doute pas que le pressant appel que vous ferez au dévouement des membres du corps enseignant ne soit entendu.« Je vous serai obligé d’inviter MM.les inspecteurs d’académie de votre ressort à faire procéder par les instituteurs et institutrices de leur département à une enquête dont les résultats seront consignés sur un questionnaire dont le modèle uniforme a été arrêté par la Ligue nationale contre ïalcoolisme.« A cet effet, MM.les inspecteurs auront à faire connaître d’urgence le nombre d’exemplaires de ce questionnaire qui devra être mis à leur disposition par la Ligue pour toutes les écoles de leur département.Ces renseignements seront adressés à la Direction de l’Enseignement primaire—2e Bureau.« L’ensemble des questionnaires dûment remplis pour chaque département devra me parvenir, par votre intermédiaire, au plus tard le 1er juin 1909.« Vous voudrez bien, en outre, me faire connaître par un rapport d’ensemble, à la date du 1er août, de quelle manière s’est manifestée, au point de vue de l’enseignement anti-alcoolique, l’initiative des maîtres et maîtresses de votre académie et quels en ont été les résultats tangibles.» Il ne serait pas juste de conclure que depuis dix ans l’enseignement anti-alcoolique a été négligé dans les écoles de France.Les autorités constatent aujourd’hui que cet enseignement n’est pas encore suffisant et elles prennent immédiatement les moyens de le compléter.Au pays du lys, les réformes jugées urgentes s’opèrent promptement.C.-J.MAGNAN.METHODOLOGIE La rédaction à la petite école Au moyen d’une petite gravure, nous allons donner un exemple de ce que l'on peut faire faire aux élèves de différents degrés d’avancement.Le travail commencera par une conversation devant l’image.Conversation qui aura pour but d’obliger, d’une manière agréable, les enfants à voir, c'est-à-dire à réfléchir, à comprendre, à porter des jugements, à exprimer, de r ive voix d’abord, ce qu'ils voient, ce qu’ils pensent, en un mot à 78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE manifester par un effort les idées que le sujet de l’image a fait naître en leur esprit.Voici un certain nombre de questions telles que le maître ou la maîtresse doit en poser pour faire penser et parler les élèves.Par ces questions les élèves qui ne savent pas voir apprendront à voir et par là même à penser./¦j&A AT?a ^ Va WMmi Wÿfcà fr.lriï/ii y* Maître.—Mes enfants que représente cette image?Rép.—Une fermière qui donne à manger aux volailles.M.—Si je vous demandais d’indiquer le temps?R.—C’est le temps du repas.M.—Où se passe la scène?R.—Dans la basse-cour, près de la porte de l’étable.M.—Quelles sortes de volailles apercevez-vous?R.i—Poules, coqs, dindon, canards, poulets.M.—Vous regardez seulement à terre; voyez en l’air!.R.—Les pigeons.M.—Où sont-ils?R.—Deux descendent en volant, un autre est presque à terre, un autré est sur le bras gauche de la fermière, enfin il y en a un qui mange dans son plat.M.—L’image vous fait-elle entendre quelque chose ?R.—Non, M.M,—Avez-vous déjà donné à manger, comme fait la fermière?.:., N’entendiez-vous pas le cri des volailles? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 79 R.—Oui, M.; les poules ajccourent en caquetant; les canards en se balançant sur leurs pattes courtes et en faisant retentir leurs coin’, coin., le petits poulets en piaulant et en se bousculant; le gros dindon en effrayant les poules avec ses glouglous.M.—Bien, c’est cela ; voilà une bonne réponse, on s’imagine voir et entendre tout ce petit monde emplumé; c’est vivant.Maintenant, mes enfants, vous êtes en état de faire une bonne petite rédaction pour dire ce que vous voyez sur l’image.Le canevas ou plan suivant vous aidera à bien faire.(On donne alors un des trois plans qui suivent selon le degré d’avancement).i° Cours élémentaire;.—Plan.—Repas des oiseaux de basse-cour.— La fermière.Où elle est.Ce quelle a fait.— Les oiseaux—Ce qu’ils font.Développement.—Cette gravure représente le repas des oiseaux de basse-cour.Les oiseaux sont accourus au plus vite.Les coqs, les poules, les poussins, le dindon, le canard, les pigeons sont là prenant leur part de la nourriture qui leur est distribuée.2° Cours moyen.Un coin de la basse-cour.Heure du repas.La fermière, ses actions.Les oiseaux.Action commune, manière de l’exécuter.Développement.—Voici un coin de la basse-cour à l’heure ou la fermière donne à manger aux oiseaux.Elle se tient sur le seuil de la porte entr’ouverte après avoir jeté des poignées de grain.Les oiseaux sont accourus de tous côtés : les coqs et les poules en battant des ailes et en caquetant, les poussins en piaulant, le dindon en gloussant, les canards en se balançant, les pigeons en s’abattant rapidement des toits.L’un s’est posé sur le bras de la fermière et pique dans le plat de grain.3° Cours supérieur.—Plan.—Courte description d’un coin de basse-cour.Heure du repas.Portrait rapide de la fermière.Ses actions.Court portrait des oiseaux.Leur action commune.Manière propre à chacun de l’exécuter.Tableau charmant.Développement.—Nous voici dans la basse-cour, devant la porte du poulailler.C est l’heure du repas des volailles.La fermière, une robuste campagnarde, courtevêtue et les manches retroussées, se tient sur la porte 8o L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE entr’ouverte.Dès qu’elle a jeté la première poignée, tout le petit peuple de la basse-cour, arrive au plus vite, se précipite sur le grain.Les coqs hardis, au manteau brillant, les poules timides, accourent en voletant et en caquetant, les poussins en piaulant et se culbutant les uns sur les autres ; le dindon faisant la roue et gloussant ; les canards avec leurs coin, coin nazillard, se dandinant sur leurs courtes pattes ; les pigeons rapides eit s'abattant nombreux et sans façon.Un d’entre eux, plus familier sans doute, le favori de la fermière, se pose sur son bras et picote dans le plat qu’elle tient à la main Ce coin fait un tableau charmant.Les élèves ne réussiront pas à produire exactement ce que nous donnons comme développement ; il y aura de la variété dans les devoirs, les uns seront bien, les autres mieux; mais tous, s’ils veulent s'en donner la peine, feront quelque chose de bon.Le maître, encouragé par le succès, et voyant le profit que tirent les élèves de cet exercice, préparera lui-même, en peu de temps, au moyen de gravures simples, des exercices semblables, et il retirera lui-même un grand profit de son travail de préparation.Québec, octobre 1911 H.Nansot, Insp.d’écoles.Leçon d’Anglais D’après la Méthode naturelle 1.What does the first picture show?'Die first picture shows a man about to ring a door bell, or on the point of ringing a door bell, or in the act of ringing a door bell.2.Where is the man ?He is in front of the door.3.What is there between the man and the door?There is a step between the man and the door.4.Is the man sitting or standing?He is standing.5.Is he standing on the step?No he is standing on the pavement or on the ground in front of the step.6.With which hands is he about to ring the bell?With his right hand.7.What must he do to ring the bell?He must pull a rope which is hanging from the door.8.Is the rope long enough to reach the door-step?No.it reaches to a little below the middle of the door L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 8ï mngL g.Do you see anything at the end of the rope ?Yes, I see a ball, or a knob, or a handle.10.In this, our country are door-bells generally rung by means of a rope which hangs on the outside of the door? 82 ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE No, in this country, door-bells are not generally rung by means of a.rope hanging on the outside of the door.10.Is the man old?I don’t know whether he is old or young.11.From his looks should you say that he is old?From his looks I should say that he is neither young nor old but middle-aged.12.On his head, what has he?He has a hat on his head.13.What sort of hat is it?I think it is a soft felt hat.14.Is the crown high or low ?It is neither high nor low.15.Is the brim broad or narrow?It is pretty broad, or fairly broad.16.Is the man tall or short?Fie is short.17.Is he clean-shaven, or does he wear a beard, (or, has he a beard;)/?' He has a beard.18.What do you think of his clothes?I think they are old and shabby.19.Do you see a pocket in his coat?Yes, I see a pocket in his coat.20.Where is it?It is below the waist on the left side, or It is on the left side, below thi& waist.21.What has the man in his left hand?He has a stick in his left hand.22.From the man’s general appearance, what do you think is his, occupation ?I don’t know what to think, but I suppose he is a beggar.23.Sum up in a few short sentences all that you have said about the first picture.The first picture shows a man, middle-aged, short of stature, shabbily dressed, apparently a beggar, with a stick in his left hand and his right stretched out to ring the bell of the door before which he is standing.The beggar is not on the door step, but on the ground directly in front of it.The" bell is rung by a rope suspended on the outside of the door, a plan which is rarely if ever used in this country for bells of private houses.23.What do you see in the second picture?In the second picture, I see the man who was in the first picture besides a small boy.24.Where is the boy?He is standing on the door-step.25.Has he anything on his head besides his hair ?No he has nothing on his head except his hair.26.Is the beggar as close to the door-step as in the first picture? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 83 No, he is not so close to the door-step, he is a little farther away.27.Where is the man’s hat?It is in his hand.27.In which hand is it?It is in his right hand.29.What is the man doing?He is holding out his hat with the crown turned down, towards the boy.30.What does holding his hat in this way mean?It means that he is asking for charity, that he is begging.31.What is the boy doing?He is looking at the hat.32.Does he understand what the man wants ?I cannot say.Perhaps he does and perhaps he does not.Or, If the man has said what he wants, the boy understands I suppose.Or, If the boy has already seen beggars it is to be supposed that he understands what he man wants.33.The third picture shows what ?It shows a room, in which there are a boy, a table, and a chair.34.What is the room?I don’t know, I suppose it is a kitchen.35.Why are you not sure it is a kitchen?I am not sure that it is a kitchen because I see neither, stove, dresser nor kitchen utensils, such as pots, pans.36.Why do you suppose it is a kitchen?I suppose it is a kitchen, because the table looks like a kitchen-table and on it is a jug and a small dish.37.What is the boy holding in his left hand?In his left hand, the boy is holding a loaf of bread, Or, the boy is holding, in his left hand, a loaf of bread.Or, The boy, in his left hand, is holding a loaf of bread.38.What has the boy in his left hand?Or, In his left hand, what has the boy?The boy has a loaf of bread in his left hand.Or, The boy has, in his left hand, a loaf of bread.Or, In his left hand, the boy has ,a loaf of berad.39.What has the boy in his right hand?Or, In his right hand what has the boy?The boy has a large knife in his right hand.Or, The boy has, in his right hand, a large knife.Or, in his right hand, the boy has a large knife.40.What is the boy doing with the knife and the loaf?Or, with the knife and the loaf, what is the boy doing?Or, The boy is doing what with the knife and the loaf?With the knife, the boy is cutting a slice of the loaf.Or, The boy is cutting a slice off the loaf with the knife.41.For whom, do you suppose, is the boy cutting the slice of bread?I suppose he is cutting the slice of bread for the beggar.42.In the fourth picture what can be seen ?The beggar and the boy can be seen once more in the fourth picture. 84 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 43.Where are they The boy is on the door-step and the man is on the ground in front of the door-step.44.What has the beggar in his left hand?He has his hat and his stick in his left hand.Or, In his left hand, he has his hat and his stick.45.What is the boy doing?He is giving the beggar the slice of bread.Or, He is giving the slice of bread to the beggar.46.What is the man doing.He is taking the shoe of bread which the boy is giving him.47.With which hand is he taking the bread?He is taking the bread with the right hand.JOHN AHERN.HISTOIRE DU CANADA Frontenac 16 octobre 1690 Chaque année, au retour d’octobre, il nous revient à la mémoire un nom, une date et un fait d’armes glorieux, l’un des plus éclatants de l’histoire de notre Canada français, déjà si riche en prouesses.Le nom est celui de Frontenac, la date, celle du 16 octobre 1690, le fait d’armes, celui de la levée du siège de Québec par Sir William Phips.Aussi, croyons-nous devoir rappeler à nos jeunes lecteurs cet événement, remarquable entre tous, et dont Louis XIV immortalisa le souvenir en frappant, à sa propre effigie, la médaille commémorative de Kcbeka liberata! Cette grande et royale leçon de patriotisme nous la répétons aujourd'hui, dans la mesure de nos humbles moyens, en publiant—avec la photographie de la statue de Frontenac—un article composé, de toutes pièces, avec des extraits empruntés à deux des ouvrages de notre collaborateur et ami.M.Ernest Myrand.* * * Voici ce qu’il nous dit—dans son étude archéologique—Sir William Phips devant Québec—de la statue du héros : « A défaut d’un portrait authentique du comte de Frontenac—qu’il m’eût été si agréable de placer en regard de celui de Sir William Phips—j’ai reproduit dans mon livre une photographie de sa statue, composition idéale de notre compatriote, le sculpteur Philippe Flébert.Nos lecteurs me sauront gré de cette courtoisie; pour la plupart d’entre eux cet égard leur présente la seule occasion de voir et d’admirer à leur aise cette œuvre magistrale.Car de vouloir l’étudier dans sa niche, au premier étage du Palais Législatif, il ne faut pas songer.Même avec le secours d’une puissante lunette, les traits de la physionomie et du costume sont à jamais perdus dans ce lointain de la statue placée à pareille hauteur.Et c’est grand dommage en L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 85 vérité, car elle est tout à fait superbe, la toilette du vieux gouverneur : fines dentelles métalliques de la cravate et des manchettes, plis soyeux de l’écharpe, plumes ondulantes du chapeau, passements de l’habit militaire brodé d’or, tout ce détail merveilleux—car ce bronze est fouillé comme un ivoire japonais—tout ce détail merveilleux, dis-je, leur échappera sûrement.Espérons que messieurs les magnats du Chemin de Fer Canadien Pacifique, propriétaires et gouverneurs de notre incomparable hôtel Château-Frontenac, commanderont un jour à M.Philippe Hébert, une réplique de sa statue.Cette fois on la placera, à la portée du regard et de l’admiration de tous, au centre des pelouses qui avoisinent immédiatement le superbe édifice, sur un piédestal construit à la hauteur de sa gloire, et digne du spectacle éternellement beau du havre de Québec, l’un des plus fameux du monde entier.Oui sait?Les cerveaux de bronze, comme les mémoires humaines, s’éveillent à la vue des grands panoramas.Des eaux bleues du Saint-Laurent étincelantes comme de l’argent neuf aux clartés lunaires se lèvera peut-être la vision de l’armada puritaine.Et l’œil d’aigle du fier gouverneur enflammé de colère et d’orgueil, comptera derechef les trente-quatre voiles de l’amiral Phips.Je ne m’étonnerais pas alors que le canon, placé au pied de la statue, partit tout seul’! (1) * * * Deux épisodes fameux du siège de Québec en 1690 marquent la journée du 16 octobre; l’entrevue de Frontenac et du parlementaire anglais au Château Saint-Louis; —la capture dti pavillon-amiral de la flotte ennemie—la Croix de Saint-Georges— abattu d’un coup de canon par M.de Maricourt.De ces deux épisodes, nous ne raconterons aujourd’hui que le premier—gardant pour l’an prochain, au retour d’octobre 1912—le récit du second.C’est aux Pageants du Tricentenaire de Québec que nous empruntons la narration dramatique de cette rencontre, essentiellement théâtrale par l’attitude des personnages en scène et la vivacité du dialogue, où les ripostes s’échangent comme des coups d’épée.SEPTIEME PAGEANT i2ème Tableau.—Frontenac et le Parlementaire de Phips Personnages Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur-général de la Nouvelle-France.Le lieutenant Thomas Savage, (2) parlementaire de Sir William Phips.(1) Cf.Myrand, Sir William Phips devant Québec, pages 400 et 401.(2) En 1870 on ignorait encore le nom du parlementaire de Phips.Aussi Joseph Marmette était-il parfaitement justifiable de dire dans son roman, François de Bienville, que le parlementaire de Phips se nommait Harthing « le lieutenant Harthing ».Mais depuis 1902 cette licence historique n’est plus permise.Cette année-là les éditeurs John Wilson and Son, de Cambridge, Etat de Massachussetts, ont publié deux nouvelles relations, jusqu’alors inédites, de l’expédition de Sir William Phips contre Québec.L’une d’elles, du rev.John Wise, minister of God's Word at Suite au verso 86 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Philippe Clément Duvault, Sieur de Valrennes, capitaine des gardes de Frontenac.François de Bienville, interprète.(La flotte anglaise est devant Québec—Emoi de l'a population—Cris d’enfants et de femmes.«Les Anglais! Les »—Tumulte.) Frontenac (à la foule.)—Halte-là, mes amis, et point de panique, s’il vous plaît, devant l’ennemi.Ça lui ferait trop d’honneur ! Les Anglais arrivent, dites-vous?La belle nouvelle! Ils sont à Tadoussac depuis trois semaines ! et vous le savez tous comme moi.Ils nous sauvent l’ennui de courir à eux : ils viennent à nous, comme l’ours au piège ! Et sera pris qui voulait prendre ! Croyez-m’en ! Tous nos remparts ont des canons, tous nos jeunes gens ont des fusils! l’assaut est impossible ! Toutes les troupes et les milices de la colonie seront à Québec demain aussi vrai que je suis avec vous aujourd’hui, mes enfants.(Acclamations) Vous le reconnaissez encore, n’est-ce pas, votre vieux Frontenac?(Acclamations, bravos).Je suis toujours malgré mes soixante et dix ans, le Frontenac des anciens jours, l’homme que vous avez connu à Saint-Gothard, vétérans de Carrignan-Sal-lières, (acclamations) le soldat de Candie et d’Orbitello.(Tonnerre d’applaudissements).Aujourd’hui même, Monsieur de Callières arrivera de Montréal avec huit cents hommes.(Ori entend à distance, jouer des fifres et battre des tambours).Que dis-je, aujourd’hui?les voici, à l’instant même, je reconnais leurs fifres et leurs tambours! (Cris de la foule en délire).On entend dans le lointain, sur l’air de Malbrough : « Sir Phips s’en va-t-en guerre ».Ce sont les miliciens qui amènent le parlementaire de Phips à Frontenac.Le parlementaire a les yeux bandés.Le parlementaire est mis en présence de Frontenac et on lui enlève brusquement son bandeau.LE parlementaire.—May I speak to Count Frontenac.Frontenac, (l’interrompant)—C’est moi, Monsieur ! LE parlementaire, (poursuivant).—lieutenant-general and governor for the French King at Canada.Frontenac, (l’interrompant).—C’est moi, Monsieur! LE parlementaire, (poursuivant).—or, in is absence, to his deputy or him or them in chief command at Quebec?Frontenac.-—C’est moi, Monsieur ! Valrennes (au parlementaire).—Nommez-vous, d’abord.Le parlementaire.—What?Bienville.—Your name, sir?LE parlementaire.—Captain-lieutenant Thomas Savage.BiEnvillë.-—In what capacity?LE parlementaire.—As bearer of a summons from Sir William Phips, Knight, General and Commander in and over their’ Majesties forces of New England, by sea and land, to Count Frontenac.Frontenac.—Très bien, Monsieur, lisez, je vous écoute.LE parlementaire.—The war between the two crowns of England and France doth not only sufficiently warrant, but the destruction made by the French and Indians, under your command and encouragement, upon persons and estates of Chebacco, nous donne le nom du parlementaire qui présenta à Frontenac la sommation de l’amiral, le matin du 16 octobre 1690.Cette sommation avait été rédigée l'a veille, lue, discutée et approuvée à une séance du conseil de guerre tenue à bord du vaisseau-amiral, le Six Friends, comme nous l’apprend la brochure américaine, à la page 22 : « The summons was read, duly considered and ordered to be sent to Count Frontenac or the chief in authority at Quebec by the hand of Capt.Lieut.Thomas Savage ».L’auteur de cette relation, le Rev.John Wise, faisait partie de l’expédition en qualité de chapelain militaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 87 their Majesties’ subjects of New-England, without provocation on their part, hath put them to the necessity of this expedition for their own security and satisfaction.Frontenac (interrompant).—Je n’ai jamais été familier avec l’anglais, aussi, M.de Bienville, vous seriez fort aimable de me traduire ce document.Bienville (au parlementaire) —That paper, please.(Le parlementaire lui remet la sommation).Bienville (traduisant).—Les guerres entre les deux couronnes d’Angleterre et de France ne sont pas seulement un suffisant motif mais la destruction faite par les Français et les Sauvages sous votre commandement et encouragement sur les personnes et biens des sujets de leurs Majestés de la Nouvelle-Angleterre, sans aucune provocation de leur part, les oblige de faire cette expédition pour leur propre sûreté et satisfaction.Comme a'ussi les cruautés et les barbaries qui ont été exercées par les Français et les Sauvages (signes de dénégation et murmures de protestation) pouvaient, par cette présente occasion, nous engager à nous revancher sévèrement, cependant, étant désireux d’éviter les actions inhumaines et contre le Christianisme, comme aussi pour prévenir l’effusion du sang autant que possible moi, Guillaume Phips, Chevalier,, par ces présentes et au nom de leurs Très Excellentes Majestés Guillaume et Marie, Roi et Reine d’Angleterre, Ecosse, France et Irlande, Défenseurs de la Foi, et par ordre de leurs susdites Majestés gouverneur du Massachussetts, colonie dans la Nouvelle-Angleterre, demande que vous ayiez à rendre vos forts et châteaux sans être démolis, comme aussi toutes les munitions sans y être touchées, comme aussi une prompte délivrance de tous les captifs ensemble avec la délivrance de vos.personnes et biens à ma disposition.(Mouvements d’indignation dans la foule).Ce que faisant vous pourrez espérer pardon de moi comme un chrétien ainsi" qu’il sera jugé à propos pour le service de leurs Majestés et la sûreté de leurs sujets;, ce que, si vous refusez de faire, je suis venu pourvu et résolu, avec l’aide de Dieu dans lequel je me fie, par force d’armes de revancher tous les torts et les injures qui nous ont été faits et de vous rendre sous la sujétion de la couronne d’Angleterre, et lorsque, trop tard vous le voudrez faire, regretterez de n’avoir plus tôt accepté la faveur que l’on vous a offerte.Votre réponse positive, dans une heure, par votre trompette, avec le retour du mien, est ce que je vous demande sur le péril qui pourra s’en suivre.(Signé) Guillaume Phips.Clameurs immenses! Toute l’assistance indignée fait mine de se ruer sur le parlementaire.Seuls.Frontenac et Savage demeurent impassibles.Après un temps.LE parlementaire.—Tirant sa montre et la mettant insolemment sous le visage de Frontenac.-—It is ten o’clock, Sir, and by eleven, I must have an answer! Tumulte indescriptible, cris, gestes de menace, les officiers tirent l’épée du fourreau.Valrënnes (furieux).—A la potence! bandit! A la potence! Traitons cet insolent comme l’envoyé d’un corsaire.Phips.son digne maître, n’a-t-il pas violé la capitulation de Port-Royal ?retenu Menneval prisonnier, et contre sa parole et contre le droit des gens?Retour de politesse, alors, (criant à la quelqu’un perdu dans la foule) Hé! Rattier! Rattier! (R sus à la vermine! Apporte ton échelle et tes cordes! LE parlementaire.—En vérité, monsieur, vous en causez à votre aise du droit des gens ! et l’apnliauez à merveille ! Pendre un parlementaire ! Le procédé serait bien français ! Seulement, rappelez-vous ce qu’il vous en a coûté, l’an dernier, d’avoir envové aux galères les ambassadeurs iroquois ! Auriez-vous oublié déjà le massacre de La Chine?Franchement, le bourreau n’a pas besoin de venir ici: le premier d’entre vous me fera bien mon nœud de cravate! (à Valrennes) M.du Chanvre, je suis à.vos ordres ! (il En iôqo le bourreau de Québec (maître des hautes œuvres, comme on l’appelait) se nommait Jean Rattier dit Du Buisson. 88 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Frontenac.—Monsieur parle français, et bon français, l’aimable surprise ! J'en suis ravi.Vous savez encore mieux notre histoire que notre langue.Bravo! Votre geste est charmant : il me rappelle le Grand Condé, le seul à ma connaissance, qui ait jamais pris une ville avec une montre! Seulement, mon cher, laissez-moi vous dire que vous n’êtes pas de force à renouveler ici ce tour d’adresse.Votre montre n’est pas à répétition, (rires ironiques) l’anecdote non plus, mais elle se raconte agréablement tout de même.C’était en 1652, nous étions en révolte ouverte contre la tyrannie de Mazarin, Mademoiselle de Montpensier avait envoyé l’ordre à la petite ville de Montargis d’ouvrir ses portes à l’armée du prince de Condé.Le commandant de Montargis se nommait Mondreville.Il refusa d’obéir.Alors Monsieur le prince, tirant sa montre—comme vous, milord—envoya dire au sieur de Mondreville que si, dans une heure—toujours comme vous, milord—Montargis n’ouvrait pas ses portes, il les enfoncerait tout simplement et que, tout simplement aussi ses habitants, du premier au dernier, seraient pendus.Dix minutes plus tard, Mondreville offrait au prince de Condé un verre de vin pour le rafraîchir et Montargis le priait de lui faire l’honneur de coucher chez elle ! Voilà ce qui se passait en France, sous la Fronde, en 1652.Mais nous sommes au Canada en l’an de grâce mil six cent nouante, vieux style.Mondreville est mort depuis longtemps, le prince de Condé aussi, et.vous l’avouerai-je, monsieur, je ne suis pas d’humeur, ce matin, à jouer le rôle de Mondreville.Je tiendrais mieux, je crois, celui du Grand Condé.Ne m'accusez pas de vantardise, Monsieur; mes blessures et mes cheveux blancs me permettent cette vanité du courage.Dites-moi, (d’un ton railleur) en confidence, auriez-vous lu, par hasard, les Mémoires de Mademoiselle de Montpensier?Elle était grande amie de ma femme .autrefois.Le parlementaire (froidement).—Uhturz n’est pas aux confidences, ni aux anecdotes, Monsieur le Gouverneur, mais au péril de votre réponse que je veux positive, dans une heure ! Frontenac.—Ma réponse positive?la voici: Dites à votre général' que je ne connais point le roi Guillaume et que le prince d’Orange est un usurpateur qui a violé les droits les plus sacrés du sang en voulant détrôner son beau-père; que je ne sais, en Angleterre, d’autre souverain que le roi Jacques; que votre général n’a point dû être surpris des hostilités qu’il dit avoir été faites par les Français dans la colonie du Massachussetts, puisqu’il a dû s’attendre que le Roi, mon maître, ayant reçu sous sa protection le roi d’Angleterre, étant près de le replacer sur son trône par la force de ses armes, comme j’en ai nouvelles, m’ordonnerait de porter la guerre en ces contrées chez les peuples qui se seraient révoltés contre leur prince légitime.AMus avez entendu, Monsieur le parlementaire, les murmures d’indignation soulevés autour de moi par votre arrogante sommation.Eh bien ! sachez que ce sentiment est commun à tous nos gentilshommes et à tous nos paysans, aux premiers comme aux derniers d’entre eux! Votre général croit-il, quand il m’offrirait des conditions plus douces, et que je fusse d’humeur à les accepter, que tant de braves gens, que voici, voulussent y consentir.et qu'ils me conseillassent de me fier à la parole d’un homme qui n’a pas gardé la capitulation qu'il avait faite avec le gouverneur de Port-Royal, et d’un rebelle qui a manqué à la fidélité qu’il devait à son légitime Roi, en oubliant tous les bienfaits qu'il en avait reçus, pour suivre le parti d’un prince qui, en essayant de persuader qu'il veut être le libérateur de l'Angleterre et le défenseur de la Foi, y détruit les lois et les privilèges du royaume, en renversant la religion catholique.C’est ce que la justice divine, que votre général réclame dans sa lettre ne manquera jamais de punir quelque jour, sévèrement.Applaudissements, acclamations, bravos.LE parlementaire.—Monsieur le Gouverneur voudra bien me donner cette réponse par écrit.Frontenac.—Et que faites-vous de ma parole?Par écrit?Non, jamais! (éclatant) : «Je vais répondre à votre maître par la bouche de mes canons!» RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 89 (A Valrcnncs): M.de Valrennes.ramenez le parlementaire à son canot.(Aux officiers): Courons, messieurs, à l’ennemi!—Vive iæ Roi/ Clameur immense de « Vive le Roi! » Le parlementaire est reconduit à sa chaloupe sur l’air de la chanson : « Va, va, va, p’tit bonnet, grand bonnet.» Messieurs les Anglais de Boston Va, va, va, p’tit bonnet, tout rond, Se sont fâchés pour tout de bon, P’tit bonnet, grand bonnet, p’tit bonnet tout rond Et va, va, va, p’tit bonnet, grand bonnet, Et va, va, va, p’tit bonnet tout rond.L’amiral Phips, quel fanfaron ! Croit que nous capitulerons Dans une heure I Oh c’est un peu prompt ! Frontenac bondit sous l’affront.Ce gouverneur n’est pas poltron, En goguenardant il' répond Au Colin-Maillard d’entrepont: « Si t’as du toupet, j’ai du front! Remets ta montre en ton giron, Tu n’es pas Condé, mon mignon! 11 est dangereux, nom de nom ! De me commander sur ce ton ! Car je monte au diapason, De qui me parle en rodomont, Mes compliments à ton patron, Tu lui diras que je réponds Par la bouche de mes canons!» (1) ERNEST MYRAND DOCUMENTS OFFICIELS DIRECTION DE RENSEIGNEMENT CIRCULAIRE AUX COMMISSAIRES ET AUX SYNDICS DES ECOLES CATHOLIQUES (2) 11 LE PERSONNEL ENSEIGNANT Choix des Instituteurs et Institutrices « Tant vaut le maître, tant vaut l’école.» Voilà une vérité pédagogique que tout le monde admet.Aussi, le grand privilège qu’ont les commissaires de pouvoir choisir librement parmi les institutrices-et les instituteurs laïques diplômés ou les instituteurs congréganistes, comporte-t-il un devoir non moins grand, celui de choisir judicieusement l’instituteur ou l’institutrice à qui la formation intellectuelle et morale, et même dans une certaine mesure la culture physique de trente, quarante ou cinquante enfants seront confiées.(1) Cf.Myrand, Pageants du Tricentenaire de Québec, pages 28-36, (2) Suite et fin.—Voir la livraison précédente. 90 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ce sont, dans la plupart des cas, les années passées à l’école primaire qui orientent l'a vie entière du jeune garçon ou de la jeune fille.De sorte que l’on peut dire que de la première éducation des enfants dépend leur avenir.C’est donc chose grave que choisir un instituteur ou une institutrice.Ce choix ne doit pas se faire à la légère.En accomplissant ce grand devoir, les commissaires se laisseront guider par les véritables intérêts de l’éducation, intérêts dont ils sont les protecteurs de.par leur mandat même, et non par des motifs personnels.On devra donc se rappeler que le gouvernement maintient des écoles spéciales de pédagogie, dites Ecoles normales, où se forment des maîtres et des maîtresses à l’art difficile d’enseigner ; on se rappellera aussi que chaque année un grand nombre de jeunes filles, après avoir étudié dans nos meilleurs couvents, subissent devant le Bureau central un examen sérieux pour y obtenir un brevet de capacité.Enfin, je me fais un devoir de le dire ici, notre province a le bonheur de posséder plusieurs congrégations enseignantes d’hommes et de femmes qui rivalisent de zèle et de dévouement dans le vaste champ scolaire.Le personnel enseignant est donc aussi nombreux que varié :—Ce serait une faute grave, une négligence impardonnable que de confier la direction des écoles, hormis le cas d’absolue nécessité, ce qui arrive rarement, à des laïques non diplômés de préférence à des institutrices ou à des instituteurs qualifiés.Engagement des Instituteurs et Institutrices L’engagement des instituteurs et des institutrices doit se faire conformément à la loi de l’Instruction publique (articles 216 à 222 du Code Scolaire—) et aux Reglements du Comité catholique (articles 23 à 32).Cet engagement est fait par écrit, en vertu d’une résolution adoptée par la commission scolaire et non par un seul commissaire.Une copie de l’engagement de tous les instituteurs et de toutes les institutrices de la paroisse doit m’être transmise dans les quinze jours qui suivent sa passation.Plusieurs municipalités négligent ce devoir important.A l’avenir, MM.les Secrétaires-Trésoriers devront m’adresser ce document dans le délai fixé par l’article 220 du Code Scolaire.Les commissaires agiraient sagement en rédigeant les actes d’engagement d’après la formule No 6 des Règlements refondus du Comité catholique.Quand une commission scolaire est satisfaite des services rendus à la municipalité par un instituteur ou une institutrice, elle devrait faire des efforts pour garder le plus longtemps possible tel maître ou telle maîtresse.Le changement trop fréquent de titulaire retarde les progrès scolaires en « déroutant les enfants.» Qui dit nou-veau maître dit nouvelle méthode, nouvelle manière de procéder; de là une perte de temps, un arrêt dans la marche du programme.L’expérience, qui vaut à elle seule toute la science de l’instituteur, ne s’improvise ni ne se donne : elle s’acquiert avec les années.Traitement (Salaire) On ne saurait trop paver un bon maître, une bonne maîtresse.L’argent généreusement déboursé pour le traitement des instituteurs est le meilleur placement qu’une municipalité puisse faire.En effet, une bonne école fait un bien inappréciable dans une paroisse.Combien d’hommes éminents doivent leurs succès dans la vie à l'a première formation reçue dans une modeste école primaire.Aussi, nous conseillons fortement aux commissions scolaires de faire preuve de générosité vis-à-vis du personnel enseignant.Le minimum de cent piastres fixé pour la classification des municipalités qui ont droit à la prime spéciale du gouvernement, ne constitue pas un chiffre de traitement suffisant.Cent piastres par année, c’est dix piastres par mois: dans les villes, les servantes gagnent de douze à quinze piastres.Il me semble o,ie les trois quarts des municipalités pourraient payer plus généreusement l'es titulaires de leurs écoles. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 9i Institutrices non dipiômées Plusieurs municipalités abusent de l’article 26 des Règlements du Comité catholique., Un plus grand nombre n'en tiennent pas compte en engageant, sans mon autorisation, des institutrices non diplômées.Il y a certainement des municipalités où il est parfois impossible de se procurer les services d’institutrices toutes diplômées.Ces cas, comme par le passé, seront traités avec condescendance et mesure.Mais il arrive très souvent, au témoignage des inspecteurs d’écoles, que des municipalités attendent au mois de juillet, même au mois d’août, pour chercher et choisir des titulaires compétents.D’autres municipalités, par mesquinerie, engagent des personnes non brevetées de préférence à des institutrices qualifiées et en disponibilité, pour ménager dix ou quinze piastres.D'autres enfin, et qui pourraient faire mieux, offrent de trop petits salaires pour la direction d’écoles isolées des centres, isolement qui est une cause de dépense pour l’institutrice.Veuillez noter, MM.les commissaires ou syndics: i° que je n’autoriserai l’engagement d’institutrices (ou d’instituteurs) non diplômées qu’en cas d'urgence ; 2° que les municipalités qui engageront des personnes non diplômées, sans mon autorisation, seront exposées à perdre les subventions du gouvernement.III REMARQUES IMPORTANTES Livres de Récompenses Il est de mon devoir de porter à votre connaissance le vœu adopté à la dernière réunion du Comité catholique, session de mai 1911 : « Ce comité émet le vœu que le Surintendant de l’Instruction publique recommande aux diverses commissions scolaires catholiques de la province de Québec de choisir autant que possible des ouvrages canadiens comme livres de récompenses, notamment les volumes qui traitent de l’histoire du Canada.» A l’occasion, j’espère que chaque commission scolaire se fera un devoir de mettre ce vœu en pratique.Fréquentation scolaire Dans plusieurs municipalités, les élèves fréquentent l’école irrégulièrement ou la quittent trop tôt.Il importe que les commissaires d’écoles encouragent les élèves, stimulent leur amour de l’étude et fassent en sorte que la majorité des élèves suivent le cours primaire jusqu’à la 6e année du Programme d’études inclusivement.La commission scolaire ne doit rien négliger, lorsque l'es circonstances le lui permettent, pour favoriser d’une manière spéciale les élèves qui persévèrent jusqu’au cours supérieur (7e et 8e année).Mais pour encourager les élèves à fréquenter assidûment l’école, à suivre avec succès et régulièrement chaque année du programme à ne pas abandonner la classe vers l’âge de 10 ou 11 ans, il faut établir un système d’émulation propre à soutenir les courages et à récompenser l'es efforts.Le jour de la distribution des prix, par exemple, que des récompenses spéciales soient accordées aux élèves qui ont fréquenté les classes avec le plus d’assiduité durant l’année; qu’un témoignage soit également accordé à tous les élèves qui ont suivi avec succès telle année du programme, de telle sorte, qu’à la rentrée des classes, ils puissent monter d’un degré.Ces récompenses et ces témoignages, appliqués judicieusement à Yassiduité et au succès, produiraient des fruits précieux.Chauffage et balayage des Classes Les Règlements du Comité catholique sont précis sur ce point (voir les articles 66, 67.68 69, 70 des R.R.du C.C.).Néanmoins, quelques municipalités ne pren- 92 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE lient pas les mesures nécessaires afin d'assurer le chauffage régulier et à point de l’école, et le balayage hygiénique des classes.Trop souvent on se désintéresse de ce devoir en l’imposant à l’instituteur ou à l’institutrice.D’autres municipalités, moins soucieuses encore de leurs obligations, obligent l’instituteur ou l'institutrice à subvenir aux dépenses de chauffage, balayage et lavage des classes, moyennant une augmentation de traitement.Dans ses rapports, le secrétaire-trésorier ne sépare pas le salaire régulier du supplément destiné au chauffage, etc., etc.Et grâce à ce faux procédé, il est difficile parfois de dresser des statistiques parfaitement exactes, quant au chiffre du traitement.Je désire que le salaire régulier de l’instituteur soit inscrit séparément.Puis, dans l'intérêt des élèves comme des instituteurs, il vaut mieux que la commission scolaire garde à sa charge les dépenses nécessaires au chauffage, au balayage et au lavage des classes.Epoque et longueur des Vacances L’article 15 des Règlements refondus dit à ce sujet: «Les écoles seront fermées, chaque année, du premier de juillet au premier lundi de septembre.» Plusieurs municipalités ferment leurs écoles dès le 20 juin pour ne les rouvrir que vers le 5 ou le 6 septembre.C’est là un abus grave.Deux mois de vacances sont amplement suffisants aux élèves pour les reposer des fatigues de la classe.Tandis qu’un congé trop prolongé nuit considérablement aux progrès des études et occasionne de grandes misères morales.Je vous rappelle le règlement si sage du Comité catholique à ce sujet et vous prie de l’observer.Un non moins grave abus, c’est celui de changer l’époque des vacances.Telle commission scolaire donne un mois de congé en mai puis un autre en septembre ou octobre.C’est parfois un arrondissement seul qui donne les vacances en août et en septembre, d’autres en juillet et août.Il est même arrivé que janvier et février ont été choisis à la place de juillet et août.Je ne m’explique pas cette diversité.Certes, j’admets qu’au temps des semences et pendant celui des récoltes, quelques parents puissent avoir besoin de leurs enfants les plus âgés.Mais ce nombre d'enfants est plutôt restreint parmi les élèves des écoles primaires, attendu que les travaux de la ferme ne conviennent qu’aux enfants suffisamment développés au point de vue physique.D’ailleurs, le maigre bénéfice que les parents retirent du travail de leurs enfants ne compense pas le tort qu’ils font à ces derniers en les détournant de leurs études.Puis, n’est-il pas vrai que, dans les municipalités où les vacances sont données en mai ou juin et septembre, les enfants prennent en réalité quatre mois de congé, car il est difficile que les écoles puissent être régulièrement fréquentées en juillet et août, époque universellement choisie dans la province pour la fermeture des classes.Enfin, les écoles fermées en mai ou juin et septembre sont exposées à perdre la visite de l’Inspecteur.Les instituteurs et les institutrices et la grande majorité des parents préfèrent juillet et août comme époque des grandes vacances; la loi fixe formellement ces deux mois.Il faudra donc nue toutes les municipalités se conforment aux règlements scolaires.Les Commissions scolaires doivent imiter la générosité du Gouvernement Depuis quelques années, les subventions scolaires sont augmentées considérablement.Par des octrois spéciaux et des primes aux instituteurs et aux municipalités, le gouvernement encourage les commissions scolaires et leur donne l’exemple de la générosité.Les subventions que la Législature vote avec tant de libéralité doivent servir à améliorer les écoles et leur mobilier et à augmenter le traitement des maîtres et des maîtresses.Il est arrivé parfois que des commissions scolaires ont diminué le taux de la taxe en proportion des octrois reçus.D’autres ont même poussé la L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 93 mesquinerie jusqu’à diminuer le salaire d'une institutrice zélée à qui l'inspecteur avait accordé une prime pour le succès dans¦ l'enseignement.C’est répondre bien mal au vœu du gouvernement, qui désire que les municipalités (les plus directement intéressées) augmentent leurs sacrifices en faveur de l’éducation, dans la mesure de ceux de l’Etat.Remarques des Inspecteurs Les Inspecteurs d'écoles sont tenus de transmettre un rapport de leurs visites aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires.Conformément aux Règlements scolaires, le secrétaire-trésorier doit transcrire ce rapport dans le registre de la municipalité et le porter au plus tôt à la connaissance des commissaires.Ces derniers ne sauraient trop s'appliquer à suivre la direction et les conseils que leur donne le représentant du Surintendant.Cette direction et ces conseils n’ont pas d’autres but que celui d’aider les commissaires à mieux remplir leurs devoirs.IV LE SECRETAIRE-TRESORIER Paiement des Instituteurs et Institutrices Le secrétaire-trésorier est tenu en vertu de l'article 247 des Règlements refondus, de payer les instituteurs et les institutrices à l'expiration de chaque mois d’enseignement.Il est du devoir des commissaires de protéger les titulaires de leurs écoles contre la négligence du secrétaire-trésorier, s’il y a lieu.Cautionnement Avant d’entrer en fonctions, tout secrétaire-trésorier est obligé de donner aux commissaires d’écoles un cautionnement, conformément à l’article 309 du Code Scolaire.Une copie de - ce cautionnement doit être transmise au Surintendant dans les quinze jours qui en suivent la passation (art.309 du Code scolaire).J’espère que les nouveaux secrétaires-trésoriers seront fidèles à observer la loi sur ce point délicat.Vérification des comptes Un autre devoir qui incombe aux secrétaires-trésoriers et qui est très souvent mis en oubli, au témoignage des inspecteurs d’écoles, c’est la vérification des comptes, qui doit être faite chaque année dans le courant du mois de juillet (art.333 du Code Scolaire).Les commissaires ne devraient tolérer aucune négligence sur ce point.MM.les Commissaires et MM.les Syndics, j’estime qu’il y a lieu pour vous de seconder sincèrement mes efforts, afin de faire produire à l’organisation scolaire de la province le maximum de rendement possible.En mettant votre zèle et votre patriotisme au service de l’Instruction publique, vous collaborez de la façon la plus directe au développement de notre chère patrie.BOUCHER DE LA BRUERE, Surintendant de eTnstruction publique. 94 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ECOLES NORMALES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Liste des diplômes accordés en 1911 (suite) ECOLE NORMALE DE NICOLET Elèves-Institutrices diplômées: 63 Diplômes académiques.8.—Avec grande distinction: Mlles Jane Culbert, aca-démique français et anglais; Robertine Lapierre, académique français et anglais; Antonia Hamel, académique français et anglais; Annette Houle, académique français et modèle anglais.Avec distinction.—Mlles Antoinette Roy, académique français et modèle anglais; Augustine Tousignant, académique français et modèle anglais; Alice Proulx, académique français et modèle anglais.D’une manière satisfaisante : Mlle Rachel Camirand, académique français.Les mêmes élèves ont mérité de plus le diplôme et la médaille de « Graduées » décernés par la maison-mère des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge aux -normaliennes du cours académique qui y suivent des cours spéciaux.Diplômes modèles, 16.—Avec grande distinction: Mlles Blanche Tremblay, modèle français: Blanche Bourgeois, modèle français.Avec distinction : Mlles Martha Niquette, modèle français; Annette Proulx, modèle français et élémentaire anglais: Germaine Veilleux, modèle français; Marie-Anne Bergeron, modèle français et élémentaire anglais; Yvonne Turcotte, modèle français et élémentaire anglais; Yvonne Lafond, modèle français; Rachel Marchand, modèle français et élémentaire anglais: Emérentienne Brûlé, modèle français et élémentaire anglais: Sophie Dubé modèle français et élémentaire anglais; Florestine Poisson, modèle français et anglais, Alice Asselin, modèle français.D’une manière satisfaisante: Mlles Jeanne Manseau, modèle français; Fiorina Bellerose.modèle français et anglais; Antoinette Rouleau, modèle français.Diplômes élémentaires.39.—Avec grande distinction: Mlles Elza Couture, élémentaire français: Berthe Champoux.élémentaire français.Avec distinction: Mlles Rosa Boisclair, élémentaire français; Laura Bourque, élémentaire français: Elza Duval, élémentaire français; Emérence Derouin, élémentaire français: Emilia Mailhot, élémentaire français; Athénaïs Beauchesne élémentaire français: Amanda Paulhus, élémentaire français et anglais; Rose-Alma Chapdelaine, élémentaire français: Eva Houle, élémentaire français; Eva Champoux, élémentaire français: Hortense Dufresne, élémentaire français; Concorde Leblanc, élémentaire français: Georgine Janelle, élémentaire français; Eva Tousignant, élémentaire français: Rosa Dionne, élémentaire français; Béatrix Morin élémentaire français: Corina Thibodeau, élémentaire français; Marie-Jeanne Thibodeau, élémentaire français.D’une manière satisfaisante : Mlles Germaine Vincent, élémentaire français et anglais; Cécile Cormier, élémentaire français; Louisa Hébert, élémentaire français; Dousia Doucet.élémentaire français: Antoinette Côté, élémentaire français; Aurore Champagne, élémentaire français; Albertine Bergeron, élémentaire français; Yvonne Bourgeois, élémentaire français; Joséphine Deshaies, élémentaire français; Cécile René, élémentaire français: Marie-Rose Bergeron, élémentaire français; Aurore Robitaille.élémentaire français; Elizabeth Lemire, élémentaire français: Angélina Leclair, élémentaire français; Rosa Lefebvre, élémentaire français; Victoire Jutras, élémentaire français; Antoinette Gingras, élémentaire français; Maria Traversy, ¦élémentaire français; Ernestine Caya, élémentaire français. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 95 ECOPE NORMALE DE HULL Elèves-Institutrices Diplômées: 23 Diplômes Académiques, 4.—Avec grande distinction, français et anglais: Mlle Exilda Bourdages; avec grande distinction, français: Mlle Clarisse Laramée; avec distinction, français: Mlle Elodina Côté; d’une manière satisfaisante, français: Mlle Jeannette Laverdure.Diplômes modèles, ii.—Avec grande distinction, français et anglais: Izaura Sauvé; avec distinction, français et avec distinction, anglais: Aglaé Lambert; avec grande distinction: Mlle Yvonne Lalande; Avec distinction, français et anglais: Rose Gauthier, Valentine Vallières; avec distinction, français: Emma Lauzon, Emma Véronneau; Avec distinction, modèle français et élémentaire anglais; Mlles Alice Drouin, Hubertine Théberge ; d’une manière satisfaisante, français et anglais; Mlles Emma Charbonneau, Emilienne Doré.Diplômes élémentaires, 8.—Avec distinction, français et anglais: Mlles Maria Sauvé, Bertha Pelletier; avec distinction, français: Mlles Rose Patry, Marie-Anne Laliberté, Rose-Emma Ploufïe, Marie Tremblay; d’une manière satisfaisante, français et anglais; Mlles Elizabeth Carrière, Marie Doré.ECOLE NORMALE DE VALLEYEIELD Observation.—Le chiffre qui suit le nom de l'élève indique la note du Diplôme : (1) signifie avec grande distinction; (2) avec distinction; (3) avec satisfaction.Les lettres A.M.E., déterminent le degré du Diplôme: (A) signifie école académique; (M) école modèle; (E) école élémentaire.Mlle M.Albertine Cardinal (2) (A) Française et (M) Anglaise; M.-Geneviève Legris, (1) (A) Française et Anglaise; Eugénie Leduc, (2) (M) Française; M.-Ange Jeannotte, (2) (M) Française et Anglaise; Irène Laberge, (2) (M) Anglaise et Française; Elise Dumouchel, (2) (M) Française; Mary Murphy, (1) (E) Anglaise; Blanche Proulx, (1) (E) Française et (2) (E) Anglaise; Elizabeth Prévost, (1) (E) Française et Anglaise; Aurore Léger, (2) (E) Française et (3) (E) Anglaise; Irène Doré, (2) (E) Française; Irène Cassidy, (2) (E) Anglaise et Française; Agnès Laberge, (2) (E) Française et Anglaise; Joséphine Bériault, (2) (E) Française et Anglaise; Lydia Sauvé (2) (E) Française et Anglaise; Hermine Lebœuf, (2) (E) Française; Irène Payette, (2) (E) Française et Anglaise; R.-Anna Laplante.(2) (E) Française et Anglaise'; Adélina Reid, (2) (E) Française; Bernadette Sauvé, (3) (E) Française; M.-Anna Foisy, (3) (E) Française et Anglaise.BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DE QUEBEC Session de juin 1911 MONTREAL DIPLOMES ÉLÉMENTAIRES Elémentaire français.—Distinction.—Raymond, Emérentienne ; Lefebvre, Marg, Marie; Lebeau, M.-Héléna; Renaud, M.-Aurélie-Cécilia ; Forget, M.-Philiberte; Lauzon, M.-Anne; Ouimet, M.-C.-Amélia; Poupart, M.-Alice; Martin, M.-Léonie ; Bros-seau, Philomène ; Ouellet, Marguerite-Antoinette ; Lamarche, M.-Aurore ; Brière, Florida; Lefebvre, Saul; Beauchamp, M.-Annette; Lalumière, Sophie; Chouinard, 96 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ouellet, M.-Clérinda; Meunier.Léonide; Thérien, Flore; Bolduc, M.-Clémentine-Flore ; Thouin, M.-Ida; Bourbonnais, M.-Anne-Alice.Elémentaire français.—Satisfaisant.—St-Jacques, Rose-Léontinç ; Lavallée, M.-Antoinette; Villeneuve, M.-Catherine-Ida ; Laçasse, M.-Rose; Dubois, M.-Palmire; Lapointe, J.-S.-Aquila; Sorel, Aline; Lamarre, Aloysia; Normandeau, Alice; Joly, M.-Reine-Corinne; Lafrance, M.-Magdeleine-Mathilda ; Poirier, M.-Eléonore; Pineault, M.-Rose-Anna.Elémentaire anglais.—distinction.—Cartier, Daniel-Romuald-C.QUEBEC Elémentaire français.—Distinction.—Turcotte, M.-Eugénie-Clara ; Lamarre, M.-Eugénie; Touzin, M.-Ange ; Gagnon, M.-Imelda; Rousseau, M.-Antonia-Honorine ; Boulanger, M.-Rose; Gagnon, M.-Olympe-Lucie ; Denis, M.-Floretta; Fréchette, Dolora ; Desruisseaux,Jeanne ; Pelletier, Rose-Anna; Gagnon Régina; Dubé, Bernadette; Dubeau, Alice; Gagné, M.-Philomène-Adèle ; Parent, M.-Vitaline-Alix ; Toussaint, Emélie; Blais, M.-Bernadette ; Delisle, M.-Louise; Legendre, M.-Laura-Malvina; Bélanger, M.-Louise-Valéda ; Poulin, M.-Louise-Anna ; Papillon, Régina; Marcotte, Rose-Anna; Germain, M.-Anne ; Guilmette, M.-Alice ; Guilmette, Elima; Buissière, Delvina ; Levesque, Rhéa ; Parent, Laura; Cloutier, M.-Bl.-Emélie ; Beaudoin, M.-Anne; Bellemarre, Delvina; Racine, M.-Angélina; Couture, M.-Zérilla; Picard, Eloïse ; Roy, Régina; Carrière, M.-Alice; Lemelin, M.-Emma.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Kirouac, M.-Catherine ; Croteau, M.-Cele-das alias Alma; Cayouette, Anne-Marie; Parent, Eugénie; Roy, M.-Louise; Boucher, M.-Anne-Albertine ; Fortin, M.-Jeanne-Adélaïde ; Côté.Maria; Turgeon, Lucienne; Bilodeau, M.-Joséphine; Gagnon, M.-Louise; Laliberté, M.-Aurélie; Blanchet, M.-Anna; Léveillé, M.-Ange; Noël, M.-Victoria; Tremblay, M.-Bl.-Lauretta; Laflamme, Yvonne; Moreau, Bernadette; Delisle, Antoinette ;' Roger, Arzélie ; Filion, Valéda.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Hall, Agnès.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Garant, M.-Joséphine.TROIS-RIVIERES Elémentaire français.—Distinction.—Faquin, M.-Elodie; Boisvert.M.-Yvonne; Francœur, M.-Lse.-OÎiva ; Beliveau, M.-R.-A.-Albina ; Massicotte, M.-Ange.-A.-R.; Dusablon, M.-R.-Augustine ; Bertrand, M.-G.-Bernadette ; Cossette, M.-Alice-Victoria ; Lefebvre, M.-Aurore-Ber.; Lapointe, Irène.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Bergeron, M.-Dorelis; Baril, M.-Marguerite ; Doucet, M,-Juliette; Lapointe, M.-Anna-A.; Boisvert, M.-D.-Eva alias Yvonne; Beaumier, M.-Yvonne; Massicotte.M.-Alvina ; Bacon, Blandine; Lehouillier, Charlotte; Despins, M.-Laurentine-Edile ; Lapointe.Emélie ; Cloutier, M.-Geneva.Elémentaire anglais.—Distinction.—Gauthier.Carmélina.NICOLET Elémentaire français.—Distinction.—iPinard, M.-Flore ; Leblanc, M.-F.-Cécile ; Verville, Angéline; Lavigne.M.-Anna ; Houle, M.-Rose; Brunelle, Bernadette; Poisson, M.-Annie; Ali, Berthe; Champagne, Ermeline; Bergeron, Clara; Brûlé, Yvonne; Lamothe, Juliette alias Eva ; Turcotte, Julia; Roberge, Flora; Trottier, M.-Marianne-Eva; Lemire, Ernestine; Crevier, Albia; Lagotte, Eglantine; Durocher, Béatrice; Lalancette, M.-Jeanne; Dumas, Olivine; Bellemare, Rose.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Charland, M.-Ange-Corinne ; Piché, Elmire-Laurie; Ali, M.-Georgiana ; Champagne, Léa; Lacharité, Clémentia; Descôteaux, Eva ; Descôteaux, Octavie ; Verrier, Rose-Alma ; Toussignant, M.-Octavie-Héléna ; Forcier, Arzélie; Duval, Maria-Alexina ; Trudel, Rose-Alma; Julien, M.-Jeanne; Gelinas, M.-Eva. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 97 i ST-HYACINTHE Elémentaire français.—Distinction.—Capistran, M.-Flore; Daigle, M.-Stéphanie ; Gouin, M.-Anna; Laforce, M.-Thérèse; Bessette, M.-Eliza; Tremblay, Aurore; Ea-jeunesse, Olida; Paquet, Laura; Raiche, M.-Julia; Boutillier, Alma; Peloquin, Eva; Labonté, Caroline; Pellerin, M.-Bibiane; Lahaye, M.-Blanche; Jetté, M.-Aurore; Beîlerose, Berthe; Tétreault, Augustine; Gauthier, M.-Anne-Eveline ; Lamarche, Eva; Lagacé M.-Fabiola-Imelda ; Daneau, M.-Anna; Cardin, Sylvia-Evana alias Yvonne; Lavallée, M.-Rose-Anna ; Jodoin, Honorine; Leroux, Alberta; Duval, M.-Blanche-Clorinda ; Girard, M.-Anne-Héléna-Rosilda ; Morin, Zenaïde.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Charland, M.-Emma; Charron, M.-Béatrice-Bern.; Marcotte, Aurore; Lavoie, M.-Anna; Lafleur.Donalda ; Dupuis.Alma; Lo-ranger, Julie; Salois, Alice; Préfontaine, Adrienne; Deblois, M.-Emilie-Rosa ; Ja-nelle, M.-Louise.Elémentaire anglais—Distinction.—Clossey, Helen; Reardon, Agnes; Chagnon, Aurore.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Durocher, Diana.RIMOUSKI Elémentaire français.—Distinction.—St-Laurent.M.-Anne-Léa; Beaulieu, M.-Joseph-Eugénie-Bl.; St-Laurent, Mathilda; Sirois, Bernadette; Roy, M.-Amédée; Dubé, M.-Elisabeth ; Ross Edwidge ; Burton dit Lanvlais, M.-Claire ; Lavoie, Antoinette.Elémentaire français.—Satisfaisant—Bellayance Philomène ; Dumais, M.-Anna; Labrie, M.-Rose; Girard, Bernadette; Marquis, Rachel.STE-MARIE Elémentaire français.—Distinction.—Grégoire, Béatrice; Cloutier, Aldérie; Va-chon, M.-Anna; Leclerc, M.-Rose-Aimée-Emélia ; Veilleux, Délia; Dutil, Irma; Mathieu, M.-Corinne; St-Hilaire M.-Lucia-Déodona ; Cloutier, Alma; Hamel', Valéda; Labbé, Ernestine; Rodrigue, M.-Adrienne; Roy, M.-Anna; Lessard, Albertine; Dostie, M.-Ange; Michaud, Wilhelmine ; Fortin, M.-Adélia; Laliberté, M.-Florida; Breton, M.-Anaïs; Tanguay, Adrienne; Blais, M.-Claire ; Laçasse, M.-Alma; Boutin, M.-Philia; Morin, Edna; Deblois, Angélina; Gobeil, Albertine; Bissonnette, Valéda; Tobin, Joséphine; Gosselin Rosa; Dumas, M.-Agnès-Cécile ; Rousseau, Léonie; Bélanger, Régina.Elémcntaife français.—Satisfaisant.-—Cloutier, M.-Hildegarde ; Ferland, M.-Léonie; Vallières, Alice ; Beaudoin, M.-Rosanna-Eugénie ; Demers M.-Valéda; Lapointe, Lauréat; Bisson, Mary; Drolet, Bernadette; Nadeau, M.-Anna-D’Agreda ; Fortin, M.-Catherine ; Reny, Virginie; Vachon, M.-Lucie.Elémentaire anglais.—Distinction.—Ferland, Louise-Alice.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Barry, Bridget-Ann.SHERBROOKE Elémentaire français.—Distinction.—Plamel', M.-Anne-Héloïse ; Michaud, M.-Alice-F.; Plante.M.-Eva-Léona ; Ruel, M.-Candide; Allen, Céléda; Ducharme.Catherine; Vincent, Alma; Montigny M.-Rose; Raymond, M.-Rose; Montgeau, M.-Rose-Orphise ; Pepin.Rose-Alma; Ledoux, Rose-Cordélia ; Dumontet dit Lagrandeur, M.-Ang.-Aurore ; Champoux, M.-Berthe ; Mailhot, Joseph-Lauréat; Parent, M.-E.-Délia alias Florida; Beaudoin.Florida; Bouffard, M.-Desneiges ; Quintal, M.-Rosa; Surprenant Alice; Girard, M.-Lucida-Stella.Elémentaire' français.—Satisfaisant.—Sirois-Duplessis, M.-Zéphirine ; Roberge, M.-Hermina ; Milette, Gertrude.I 98 ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Laguë, Gertrude Beaudiim,, Goura; Boivin, Laura; Parent, Corinne; Racicot, Juliette; Boulet, Marie; Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Provost, M.-Alree.JOLIETTE Elémentaire français.—Distinction.—Lefebvre, M.-Blandine;: Massicotte, M.-Angélina; Massicotte, Alma; Lefebvre, M.-Blanche; Bordeleau; M.-Rose-Allma;: Beaudry, Mél'anie; Langlais, M.-Bl.-Antoinette ; Tessier, M.-Anna-Elmira; Desrosiers, M.-Antoinette ; Ferlancl, M.-Alida ; Beaufort, M.-Emma ; Rivet, M.-Arthémise ;, Champoux, M.-Rosa; Roberge, M.-L.-Mal.-Clara ; Lambert, M.-Léorise;: Pelland, M.-Cécile ; Legaré, Corinne; Lord, M.-Fabienna; Lord, M.-Alphonsine ;; Brien, M.-Antoi-nette; Perrault M.-Jeanne O.-Char.; Dupuis, M.-A.-Eglantine ; Theriault, M.-Arman-dine ; Forget, M.-B.-Albertine ; Laporte, Maria-Héléna ; Robert, M.-Elodia; St-Aubin, M.-Flore; Bacon, M.-Antoinette ; Gouin, M.-Alexandrina ; Durand, M.-Anna; Lessard, Maria.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Alarie, M.-E.-Bernadette alias Lillie-;.D'é-lorme, M.-Alice ; Pauzé, Rose de Lima; Chaput, M.-A.allais Berthe; Gingrais-, M.-Anne ; Paré, M.-Anna alias Louisa.EARNHAM Elémentaire français.—Distinction.-—Larocque, M.-Florïna; Rougeau, Marie; Larocque, Léona.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Bedford, Evao valleyfield Elémentaire français.—Distinction.—Bourdon, Angelina; Bessette, M.-Anna-Béatrice.Elémentaire anglais—Distinction.—Brady, M.-Philéna alias.Lena.VICTORIA VILLE Elémentaire français.-—Distinction.—Leclerc, M.-Aimée ; Desrochers, M.-Anny ; Allain, M.-Aimée-Yvonne ; Bourgault, M.-Alice; Désilets, M.-Anne-Eva; Gosselin, M.-Flore-Alma ; Mercier M.-Amanda; Brisson, M.-Er.-Nelida ; Rouleau, M.-Anne-Aline ; Croutois, Ma.-Mathilda ; Baril, M.-Rose; O’Bready, Elianne.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Juneau.Aurore-C.; Paré, M.-Julie-Anna ; Drouin, M.-Joseph-Berthe ; Perreault, M.-Anne; Dancause, Rose-Alma.Elémentaire anglais.—Distinction.—Gleason Catherine.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Goggin, Cath.-Jane-Elizabeth ; Laplante, M.-Laurine-Rita-R.-Aline.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Gauthier, Mathilda.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Allaire, Lucienne; Goggin, Julia-Anny.Elémentaire anglais et français.—Satisfaisant.—AWdàve, Alma.FRASERVILLE Elémentaire français.—Distinction.—Roussel, M.-E.-R.-Alma ; Boucher, M.-Delphine ; D’Amour de Courberon, M.-Rose; Boucher, M.-Zélima alias Célina; Filion, M.-Claudia; Moreault, Amérilda; Duval.M.-Alice; Michaud, Cora-M.alias Corinne; Levesque, N.-Aurélie-Anne ; Bérubé, M.-José.-Julie; Bérubé, Claudia; LeBel, Elizabeth; Hudon, Alfredine; Côté M.-Lse.-Âlexina.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Pelletier, Maria; Dumont, M.-A.-Georgine; Bérubé, M.-Rose-Amanda ; St-Onge, M.-Lucie-Clara ; Voyer, M.-Laure; LeBel, M.- RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 99 Eva-Elisabeth; Viel, M.-Aurore; Lavoie, M.-Ernestine-Alice; Ouellet, M.-Emma-Zélia; Moreau, Yvonne; Pelletier, Alice;.CHICOUTIMI Elémentaire français.—Distinction.—Fleury, Eliane ; Bouchard, Démerise.BAIE ST-PAUL Elémentaire français.—Distinction.—Girard, Léa; Larouche, Alice.ST-FERDINAND Elémentaire français.—Distinction.—Martineau, M.-Mathilde ; Fortier, M.-Anne-Alma-Bernadette ; Bergeron, M.-Lumina-Blanche ; Hébert, M.-Anne; Bourk, M.-A-délia-Rose-Alba; Deschènes, M.-Yvonne; Boulanger, M.-Bernadette ; Rousseau, M.-Anne; Rousseau, M.-Albertine; Beaulieu, M.-Alice; Boulanger, M.-Anne; Tanguay, Antoinette.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Lafond, Emérentienne.CARLETON Elémentaire français.—Distinction.—Arsenault, M.-Albertine; Castonguay, M.-Orpha; Thériault, Anne-Elisabeth.Elémentaire français.—Satisfaisant.—LeBlanc, M.-Léocadie ; Lavoie, Anne-Laetitia; Bujold, M.-Anne.Elémentaire anglais.—Distinction.—Hamilton, May-Ethel.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Dugas, M.-Hermance; Leblanc, M.-Anna; Boissonneault, Maria.HULL Elémentaire français.—Distinction.-—Ménard, A.-Cornélie.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Marier, M.-Juliette; Latourelle, M.-F.-Lumina.Elémentaire anglais.—Distinction.—Murdock, Florence; Doherty, Lila; McAn-drew, Theresa; McKeever, Katherine; Neilan, Rose; Sheeham, Mathilda.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Lacroix, Perpétue.FORT COULONGE Elémentaire anglais.—Distinction.— Kennedy, Catherine-Mary; Tourangeau, Rosa.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Mercier, M.-Inez-Eugénie ; Ryan, Héléna; Ryan, Mary-Theresa; Donnelly, Catherine-Laura; Tierney, Gertrude.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Lavoie, M.-Monique.MONTEBELLO Elémentaire français.—Distinction.—Kavanagh, Félicie.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Charlebois, Bernadette.Elémentaire anglais.—Distinction.—Robert.Ann-Evelyn.ROBERVAL Elémentaire français.—Distinction.—Larouche, Anastasie.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Plourde, Marie. IOO L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ST-JOVITE Elémentaire français.-—Distinction.—Desjardins, M.-Ange-Agnès; Brassard, M.-Elisabeth ; Beaulieu, Marguerite-M.NEW-CAREISLE Elémentaire français.—Distinction.—Cousin, M.-Alice-Candide.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Babin, M.-Florence.STE-ANNE-DES-MONTS Elémentaire français.—Distinction.—Côté, M.-Rose alias Evélina.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Dion, Alvine.H A VRE-AUX-M AI SON S Elémentaire français.—Distinction.—Thériault, Dina ; Lapierre, Sophie.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Thériault, Maria; Delaney, Suzanne; Chiasson, Bibiane; Landry, Maria; Binet, Evéline.PERCE Elémentaire français.—Distinction.-—LeBreux, M.-Bernadette ; Convier, Béatrix-Elumina; Sirois, M.-Alida-Aimée.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Ferguson, Marg.-Hélène.Elémentaire anglais.—Distinction.—Wall, Mary-Judith; Mulrooney, Eva ; Donohue, M.-Theresa; McAuley, Mildred; Briand, Mary-Clarisse alias Gladys.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Roussel, Rose-de-Lima ; Joncas, M.-Ange.POINTE-AUX-ESQUIM AUX Elémentaire français.-—Distinction.—Vineau, Palmyre; Petitpas, Clarisse.TADOUSSAC Elément aire français.-—Satisfaisant.—Lapointe, M.-Bl.-Oliva.VILLE-MARIE Elémentaire français.—Distinction.—Carpentier, M.-Adrienne.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Chénier, M.-Albertine ; Vaillant, Al.-Bernadette ; Nadeau, Mi-Emélie.• Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique Procès-verbal de la session de l'automne 1911.Séance du 27 septembre 1911.(Avant-midi) ¦ Présents: L’honorable Surintendant de l’Instruction publique, président; Mgr l’archevêque de Québec, Algr l’archevêque de Montréal, Messeigneurs les évêques de Pembroke, de Valleyfield, de Chicoutimi, de Sherbrooke, de Trois-Rivières, de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ioi Nicolet, de Joliette, de St-Hyacinthe ; Mgr Latulipe, vicaire-apostolique de Témis-camingue; M.l’abbé Sylvio Corbeil, représentant Mgr l’archevêque d’Ottawa; M.habbé J.-S.Turbide, représentant Mgr l’évêque de Charlottetown; Mgr H.Têtu, représentant Mgr le vicaire-apostolique du Golfe St-Laurent; l’honorable juge H.Archambeault, l’honorable Dr J.-J.Guerin, M.M.-Th.Stenson, l’honorable juge J.-E.Robidoux, M.Mathias Tellier, Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbé Nazaire Dubois, M.John Ahern et M.J.-N.Miller, secrétaire.Lecture des lettres de Mgr l’archevêque d’Ottawa, de Mgr l’évêque de Charlottetown et de Mgr Blanche, vicaire-apostolique du Golfe St-Laurent, déléguant respectivement M.l’abbé Sylvio Corbeil, M.l’abbé J.-S.Turbide et Mgr H.Têtu, pour les représenter à la présente réunion de ce Comité.Le procès-verbal de la dernière session est adopté.Lecture d’une lettre de sir François Langelier remerciant le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique des félicitations qu’il lui a offertes, par sa résolution du io mai 1911, lors de son élévation à la dignité de lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Le sous-comité des livres de classe présente le rapport suivant qui est approuvé : Rapport du sous-comité chargé de l’examen des ouvrages classiques.Séance du 26 septembre 1911.Présents : Mgr Blais, président, Mgr Archambeault, M.le docteur Guerin, M.John Ahern et M.' le Surintendant.1.—«Grammaire française-—Cours élémentaire et exercices», par l’abbé A.Aubert.—Recommandée.2.—« Grammaire française — Cours moyen et exercices », par le même.—Recommandée.3.—«Histoire du Canada —Cours moyen», par les Frères des Ecoles chrétiennes.^—Non recommandée.4.—«Illustrated Geography — Intermediate course», by the Brothers of the Christian Schools.—Recommandée.5.—« Nouveau cours de dessin », par les Frères des Ecoles chrétiennes.—Le sous-comité recommande de faire examiner ce livre par des spécialistes.(Signé) f André-Albert, Evêque de St-Germain de Rimouski, Président.M.Ahern propose, appuyé par M.l’abbé Dubois, et il est résolu de désigner M.Chs-A.Lefèvre, professeur de dessin à l’Ecole normale Laval, et M.Chs Gill, professeur de dessin à l’Ecole normale Jacques-Cartier, pour examiner le « Nouveau cours de dessin » par les Frères des Ecoles chrétiennes, conformément à l’article 233 des Règlements refondus du Comité catholique.Le Comité approuve le rapport qui suit du sous-comité spécial nommé le 5 octobre 1910 pour*examiner les tableaux de la distribution du temps présentés par M.l’abbé Dubois et M.Nap.Brisebois: Séance du 26 septembre 1911.Présents: Mgr Archambeault, président; M.John Ahern et M.le Surintendant.Ce sous-comité ne croit pas opportun de recommander l’adoption d’un tableau de l’emploi du temps.(Signé) f Joseph-Alfred, évêque de Joliette, Président. NOMS DES CANDIDATS G .2 *4-> • T-H 7) O Cl, S O CJ 0) 'So O bo G G3 'O CU en M T/) G G 0 S -0 JG H r-1 .T CL ci (1) cj '0 C G i—( b/j S .2 ’K CD ~bJl -CD O ^0 O ua 4-J CD > 4-» D .^-i O J | Beaulieu, Alex.-Josaphat.5 5 5 5 5-3 4-5 5 • 5 Corbeil, Jos.-Chs-Edouard.! 5 • 5 5 5 5 • 5 5-4 3 3-9 Dufour, Jos.-Donat 5-5 5 • 5 4 4 5 3 •2 5-5 Jobin, Jos.-Honoré 5 • 5 5 5 5 4-3 4 6 L’Italien, Ls-J.-Epiphane.5 • 5 5-6 4 4-5 6 4 5-8 Manning-, John-Maurice .5-8 5 6 6 5-3 5 • S 5 Millet, Antonio 4 4-5 2 • 5 4-5 4-3 3-8 4-4 Lecture française U CD
de

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