Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1913-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
34e Année Quebec, ¦ No 5 Janvier 1913 [J Friseignerrient Primaire Revue illustrée de l'Ecole et de la Famille C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Redacteur-en-chef mÊÊ>, ¦ÿ/s/y ÿ/yX/y, ////¦'¦: 'ty/ÿ/À -ÿÿy///, ¦S/Ss.-/- & -Æ" & .mmfr tsy/7s.-¦•/¦¦// : : ,:: yiyi'yÿÿ:-: mmm WM < ¦ ' ; *'* X'rtxwwxx-tx::-: •^.¦¦V>r,rV-rV-V-V.V-VV^ 'X'X' '::: ; yX; ili :-x-x-:::::X' :';XW';WS$îî^ 's&.y/y//.Wmm •'Mfr.ECOLE NORMALE DES TROIS-RIVIÈRES Ouverte en septembre 1908, l’Ecole normale d’institutrices des Trois-Rivières fut confiée aux Révérendes Dames Ursulines de cette ville, et la direction donnée à Mgr H.Baril, Principal.En 1911-12, cinquante-neuf élèves-institutrices ont suivi les cours de cette institution. 258 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Meilleurs souhaits A tous nos lecteurs nous souhaitons la plus heureuse année.Nécessité et Avantages du Travail personnel pour l’Instituteur et l'Institutrice f P 'On a dit avec raison que pour l’instituteur le dévouement à ses fonctions passe avant l’instruction et est beaucoup plus nécessaire.Il n’en est pas moins vrai que pour être réellement à la hauteur de sa tâche, le maître a besoin d’être intelligent, cultivé et instruit.Un instituteur dont la préparation première aurait laissé à désirer pourrait réussir à force de bonne volonté et grâce à une méthode intelligente; mais s’il ne cherchait pas à combler les lacunes de son instruction personnelle, il ne pourrait pas se dire un instituteur dévoué, car il lui arriverait inévitablement plus d’une fois de constater sa propre infériorité et de se rendre compte qu’il lui manque quelque chose.Pour enseigner peu, il faut savoir beaucoup, et l’instituteur ne peut remplir tout son devoir d’éducateur qu’à la condition d’être à même de remplir plus que son devoir;, i il n’est à la hauteur de sa tâche qu’à la condition d’être au-dessus Pour préparer des élèves intelligents et cultivés, il faut être soi-même intelligent et cultivé; il faut surtout avoir étudié la psychologie de l’enfance.On le fait par l’observation; mais l’observation a besoin d’etre guidée par l’étude.B.L.L’Oeuvre de l’Education L’enfant, même celui qui a reçu du ciel en naissant le plus heureux caractère, est un être léger, volage, qui erre de désir en désir à la merci de sa propre inconstance.Il semble que rien ne peut le fixer, qu’il est incapable d’appliquer sa raison à rien, de former une résolution, de prendre un parti sérieux.Sur toute chose il ne paraît suivre que les goûts, les fantaisies les plus frivoles, et n’avoir rien de fixe qu’une agitation éternelle.C’est l’œuvre et la gloire même de l’éducation de vaincre cette légèreté et de fixer cette inconstance; c’est aussi l’œuvre et la gloire de la jeunesse.J’ai assisté à ce triomphe et j’en ai joui.J’ai vu des enfants, avant leur douzième année, fidèles aux heures du silence, attentifs aux leçons de la science et de la vertu,, eniprqssés au travail, ardents aux combats de l’émulation, recueillis dans la prière, et je me suis dit: Quellè joie pure, quel honneur pour ceux qui élevèrent ces enfants, et qui sont parvenus a former des espiits si mûrs, des cœurs si fermes, des âmes si sérieuses dans un si jeune âge! Mais aussi comment ne pas aimer des enfants si courageux et si aimables! Comment ne pas admirer une enfance si belle et si pure, si généreuse et si docile! Mgr Düpani,oüp Pensées Pédagogiques L’éducation est une œuvre sublime par laquelle un esprit forme un esprit et un cœur forme un cœur.J.Simon Verser dans une âme la lumière divine, c’est peut-être le plus grand bonheur que nous puissions ressentir en ce monde.Marie Jenna. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 259 PEDAGOGIE LE FONDS DES ECOLES PUBLIQUES Comment il sera partage a l’avenir A la dernière session de la Législature, sur la proposition de l’honorable M.Décarie, Secrétaire de la province, les articles 2929 et 2931 de la loi de l’Instruction publique ont été amendés.En vertu de ces amendements, le fonds des écoles publiques ne sera plus distribué entre les municipalités scolaires proportionnellement au chiffre de la population constaté par le dernier recensement fédéral, mais “'proportionnellement au nombre des enfants inscrits aux registres des écoles de chaque municipalité scolaire, tel que constaté par les rapports annuels des commissaires et des syndics d’écoles pour Vannée scolaire antérieure” (1).Le rapport de chacune des commissions scolaires devra être “attesté sous serment”.Ainsi plus le nombre des élèves inscrits aux registres des écoles sera élevé dans une municipalité, plus la part du fonds des écoles publiques destiné à cette municipalité sera considérable.Ce nouveau mode nous semble bien plus judicieux que l’ancien, en vigueur depuis 1867.Jusqu’en 1912, la subvention du gouvernement se partageait entre les municipalités scolaires, d’après le chiffre de la population donné par le recensement précédent.A partir de juillet 1913, le partage des octrois votés chaque année par la Législature en faveur des écoles publiques, se fera proportionnellement au nombre des élèves fréquentant les écoles.Les syndics des écoles dissidentes recevront, comme par le passé, leur part du fonds des écoles publiques, dans la même proportion, par rapport au montant entier de la subvention accordée à la municipalité, que le nombre des enfants fréquentant les écoles dissidentes est par rapport au nombre total des enfants assistant à l’école dans toute la municipalité (2) La nouvelle loi aura pour effet de stimuler le zèle des commissaires et des contribuables, qui auront un intérêt direct à assurer une meilleure fréquentation scolaire.(1) Loi amendant la loi de l’instruction publique, 1912.Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l’Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit: 1 L’article 2929 des Statuts refondus, 1909, est amendé en remplaçant tous les mots qui suivent le mot: “proportionnellement”, dans la troisième ligne, par les mots: “au nombre des enfants inscrits aux registres des écoles de chaque municipalité scolaire, tel que constaté parles rapports annuels des commissaires et des syndics d’écoles pour l’année scolaire antérieure”.2 L’article 2931 des Statues refondus, 1909, tel qu’amendé par le bill de l’Assemblée Xo 169, est de nouveau amendé en y insérant après les mots: “Qu’un rapport”, dans la prémière ligne du paragraphe 5, les mots: “attesté sous serment”.^ (2) Voir à ce sujet l’article 2789 du Code scolaire, cet article n’a.pas été amendé. 260 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La loi Décarie est infiniment supérieure au projet Finnie.La première favorisera réellement la fréquentation scolaire, sans amoindrir l’autorité paternelle.La mise à exécution du second , l’expérience l’a démontré dans plusieurs pays, n’augmenterait en aucune façon la moyenne de la présence en classe et violerait la liberté du père de famille.Comme la nouvelle loi entrera en vigueur dès le mois de juillet prochain, il importe donc que tous les enfants en âge de fréquenter la classe soient inscrits aux registres des écoles et assistent régulièrement aux leçons des maîtres et des maîtresses.C.-J.Magnan L’Ecole en Action LA “RECITATION” DES LEÇONS Il y a vingt ans de cela.J’étais dans la classe depuis près d’une demi-heure.Le maître, un livre à la main, se transportait d’un élève à l’autre pour faire réciter la leçon apprise la veille: deux paragraphes d’histoire de France qu’il fallait répéter mot à mot.Enfin il avait terminé! “—Vous voyez, me dit-il, quels résultats on peut obtenir.Sur mes quarante-cinq élèves, il n’en est guère que deux ou trois qui n’aient point su parfaitement leur leçon.C’est un succès, n’est-il pas vrai ?Voilà des enfants qui retiendront au moins quelque chose de la Guerre de Cent ans.” Mais il s’aperçut vite de mon peu d’enthousiasme, de mon scepticisme, et ajouta, moins fier: “—Quelle objection feriez-vous à ce procédé?“—Plusieurs.La première, c’est qu’il vous demande trop de temps, plus de la moitié de la leçon.—La seconde, c’est que vos élèves peuvent très bien n’avoir retenu que des mots et des phrases.Et enfin, la troisième, c’est que l’acquisition de connaissances n’est pas le seul bénéfice qu’on doive attendre de l’Ecole.Il faut surtout faire contracter à l’enfant des habitudes de réflexion et de raisonnement.Il faut aussi 1 habituer à savoir dire ce qu’il sait, à s’exprimer correctement sur un sujet donné.A votre place, je remplacerais cette récitation toute matérielle par des interrogations pouvant mettre en jeu toutes les facultés intellectuelles.J’ai revu ce maître—un très dévoué, d’ailleurs, un convaincu il y a quelques semaines.Il m’a rappelé l’incident que je viens de rapporter.Et il a ajouté cette constatation que je livre à ceux de mes collègues qui feraient encore “réciter” les leçons. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 261 “J’ai commencé par supprimer la récitation littérale.Puis, peu à peu, j’ai supprimé toute récitation se rapprochant plus ou moins du texte étudié.Des interrogations variées ont remplacé cet exercice et l’ont remplacé avantageusement.Tenez, en voulez-vous une preuve ?Jamais mes élèves n’avaient obtenu d’aussi bonnes notes en histoire, à l’examen du certificat d’études, que depuis qu’ils ne récitent plus leurs leçons”.De preuve, je n’en avais nullement besoin.Je n’ai pas changé d’avis depuis vingt ans, au contraire! Et aujourd’hui, comme il y a vingt ans, j’en arrive à la même conclusion: “La récitation” est un mot à rayer du vocabulaire scolaire, ou, plus exactement, c’est une expression qu’il faut réserver exclusivement aux “exercices de mémoire” proprement dits.I Theodoric Legrand Le calcul mental Son utilité—Sa valeur pedagogique Qu’est-ce que le calcul mental ?Au sens étymologique du mot, le calcul mental est celui qui se fait dans l’esprit, “de tête”, suivant l’expression vulgaire, et par un raisonnement et d’après des procédés particuliers, qui peuvent même varier selon les personnes.Il ne faut pas confondre, comme cela arrive trop communément, le calcul mental avec le calcul oral, qui n’est le plus souvent que du calcul écrit, fait de mémoire, sans plume ou sans crayon.Ainsi, lorsque pour additionner 45 et 19, on dit 5 et 9 font 14; 1 de retenue et 4 font 5 et 1, 6 on ne fait nullement du calcul mental, puisque l’on procède exactement comme si l’on écrivait les nombres.Il en est de même quand pour multiplier 196 par 5, on multiplie successivement chaque chiffre par 5, en tenant compte de la retenue.Mais si, dans le premier cas, on dit 45 et 20 font 65; 45 et 19 font donc un de moins, ou 64; et, pour le second cas 196 multipliés par 10 donnent 1960; multipliés par 5, ils donnent la moitié ou 980, on fait réellement du calcul mental.Les opérations se sont faites dans l’esprit, sur des nombres et sans qu’on ait eu à se représenter ceux-ci comme écrits au tableau.En effet, toute la distinction entre le calcul mental et le calcul écrit est là: celui-ci opère sur les chiffres, abstraction faite des nombres; le premier, au contraire, n’envisage que les nombres.Et c’est si vrai que l’on voit des personnes ignorant complètement les chiffres et leur usage arriver par la pratique à calculer mentalement avec une rapidité et une sûreté qui étonnent des personnes plus instruites, mais familiarisées seulement avec les procédés du calcul écrit. 262 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cette remarque nous amène naturellement à parler de futilite pratique du calcul mental.Dans les affaires courantes de la vie, sur les marchés, dans un magasin, on n’a pas toujours à sa disposition une ardoise et un crayon: il faut bien recourir au calcul mental.C’est une chose digne de remarque qu’en pareille circonstance, les personnes instruites, les plus familiarisées avec la pratique du calcul écrit, se montrent généralement inférieures à de simples paysans, plus habitués à ne compter que sur eux-mêmes.L’usage de la plume et du crayon rend l’esprit plus paresseux.Au contraire, nécessité fait loi, et celui qui en est réduit aux ressources de son esprit s’ingénie à trouver des procédés rapides et sûrs pour faire exactement “ses comptes”.On est intéressé à ne pas se tromper et c’est un puissant mobile que l’intérêt.Est-ce à dire, comme certains l’ont prétendu, que le calcul mental ait seul quelque utilité pratique et qu’à l’école primaire il convienne de s’en tenir à lui, à l’exclusion du calcul écrit ?Ce serait évidemment exagéré.En admettant qu’au point de vue pratique, le premier soit le plus utile et même le seul vraiment utile, il est incontestable que le second est une ressource précieuse, à laquelle il faut nécessairement recourir en certains cas.On s’extasie volontiers devant l’habileté calculatrice d’un paysan, mais cette habileté ne va pas et, à part de très rares exceptions, ne peut pas aller au delà d’un certain point.Celui qui s’est exercé à calculer mentalement et qui, par surcroît, est devenu habile au calcul écrit, est mieux armé que celui qui ne peut recourir aux chiffres: il a deux cordes à son arc, et la dernière est encore la plus forte et la plus sûre.La conclusion pratique, c’est qu’à l’école primaire nous devons familiariser le plus possible nos enfants avec le calcul mental, sans pour cela négliger le calcul écrit.Le temps consacré au premier n’est d’ailleurs pas perdu pour le second, car le calcul mental est la meilleure préparation au calcul écrit.Utile au point de vue de la vie pratique, le calcul mental ne l’est donc pas moins au point de vue pédagogique.Outre la préparation dont je viens de parler, il constitue encore la meilleure gymnastique de l’esprit par les recherches et les efforts de raisonnement auxquels il oblige les enfants, dès qu’on sort d’une simple opération usuelle.B.L. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 263 UNSTRUCUON PUBLIQUE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC CHAPITRE VI DIVISION DE L’ENSEIGNEMENT-LES INSTITUTIONS D’EDUCATION SUPERIEURE—LES ECOLES PRIMAIRES-LES ECOLES SPECIALES—LE MUSEE III Ecoles 'primaires 1— Ecoles primaires supérieures (académies) Les écoles primaires supérieures sont de trois catégories différentes, savoir: les académies de garçons, les académies de filles et les académies mixtes (de garçons et de filles).Le cours qui est suivi dans ces écoles est de deux ans.Elles sont au nombre de 223, soit 193 catholiques et 30 protestantes.Le nombre des académies commerciales de garçons a considérablement augmenté depuis quelques années grâce à une subvention généreuse votée par la Législature.Depuis 1908 seulement, le gouvernement a aidé à la construction de cinquante académies commerciales, et il a payé $145,900 à cette fin.Pour le prochain exercice scolaire (1912-13), un crédit de $66,000 a été voté afin de venir en aide aux municipalités qui désirent établir une académie commerciale de garçons.Sur le nombre des' académies catholiques, 73 sont sous le contrôle de commissions scolaires et 120 sont indépendantes.Elles comptent 1,309 instituteurs, dont 1,255 appartiennent à des congrégations religieuses et 54 seulement sont laïques, et 3,289 institutrices, dont 3,194 sont des religieuses, et 95 des laïques.Les académies protestantes sont dirigées par 70 instituteurs, dont 1 est membre du clergé-protestant, et par 241 institutrices.2— Ecoles primaires intermédiaires (modèles) Les écoles primaires intermédiaires ou modèles sont divisées en trois catégories: écoles mo-' dèles de garçons, écoles modèles de filles et écoles modèles mixtes.Le cours y est, comme dans les académies, de deux années.Il y en a 672.Sur ce nombre 622 sont catholiques, et 50 protestantes.Elles sont dirigées par 205 instituteurs et 2,061 institutrices.Se rendant aux désirs, maintes fois formulés par les associations d’instituteurs et le Comité catholique, le gouvernement de cette province faisait voter, en 1911, une somme de $10,000 pour encourager les municipalités rurales à confier à des instituteurs la direction de leurs écoles modèles ou académiques de garçons.Pour avoir droit à une part de cette subvention, chaque municipalité scolaire doit se conformer aux conditions suivantes: 1.Que le traitement annuel du maître soit d’au moins $400.00.2.Que, s’il y a plusieurs maîtres, chacun reçoive un traitement d’au moins $250.00.Soixante-cinq municipalités ont bénéficié, en 1912, de ce nouvel octroi, et chacune a reçu $158.00.3—Ecoles primaires élémentaires Les écoles élémentaires sont de deux degrés, le premier degré comprenant les trois premières années, et le second la quatrième année d’enseignement.Il y en a 5,857 donnant 226,438 élèves des deux sexes et des deux croyances religieuses. 264 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Enseignent dans ces écoles 7,134 instituteurs et institutrices, dont 49 instituteurs et 1,302 institutrices sont protestants.Quoique les écoles du soir ne fassent pas, à proprement parler, partie du système régulier d’enseignement, vu qu’elles ont une administration spéciale et ne sont pas subventionnées sur le fonds des écoles publiques, elles n’en méritent pas moins d’être comptées au nombre des écoles élémentaires.Pendant l’année scolaire 1910-11, ces écoles au nombre de 223, ont été fréquentées par 6,814 élèves et ont coûté 19,973 piastres à l’Etat.Les écoles de coupe et de couture ont aussi une organisation toute spéciale.Ces cours sont donnés, le soir, dans trente-neuf écoles.Elles furent établies en 1897, sous le gouvernement Marchand, et leur nombre va en augmentant, d’année en année.Pendant l’exercice scolaire da 1910-11, elles ont été fréquentées par 2,344 élèves, et l’Etat les a subventionnées pour une somme de $9,985.G.-E.MARQUIS, Insp.d’écoles.IMPORTANTES STATISTIQUES SCOLAIRES (1) Lors du mémorable débat qui a eu lieu à l'Assemblée législative de Québec au cours de la récente session, Sir Lomer Gouin a cité devant la Chambre des statistiques intéressantes que nous reproduisons ici à titre documentaire: I Fréquentation scolaire des enfants de 7 a 14 ans: 1910-11 Ecoles élémentaires, modèles et académiques {province de Québec) (Rapport du Surintendant de la province de Québec, 1910-11, voir pages 332 et suiv.) Nombre d’enfants de 7 à 14 ans d’après le recensement: Ecoles catholiques.Ecoles protestantes.Ecoles catholiques et Protestantes.Nombre d’élèves de 7 à 14 ans incrits aux écoles: Ecoles catholiques.Ecoles protestantes.Ecoles catholiques et protestantes.Percentage Ecoles catholiques.Ecoles protestantes.Ecoles catholiques et protestantes 252,185 34,989 287 ; ,174 249 : ,148 3L ,731 280.,879 £8 ¦ 8% £0 ¦ 7% 97.8% (1) Voir L’Enseignement Primaire de décembre 1912, page 195. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 265 Nombre d’enfants de 7 à 14 ans non inscrits aux écoles: Ecoles catholiques.3,037 Ecoles protestantes.3,258 Ecoles catholiques et protestantes.6,295 II Elevés d’âge SCOLAIRE ET ELEVES INSCRITS AUX ECOLES DANS QUEBEC ET ONTARIO Quebec (Rapport du Surintendant pour 1910-11, pages 330 et suivantes) Enfants en âge de fréquenter l’école: Catholiques.395,216 Protestants.52,403 Total.447,619 (Sur ce i: ombre 82,644 ont de 5 à 7 ans) Elèves inscrits au registre des écoles: Catholiques.340,024 Protestants.45,033 Total 385,057 Ontario .(Rapport du Ministre de l’Instruction publique pour 1911, page XXIII) Enfants d’âge de fréquenter la classe.599,541 Elèves inscrits.'.459,145 Elèves non inscrits aux écoles.Quebec: Sur 447,619, il y en a 62,562, soit 14% Ontario: Sur 599,541, il y en a 140,396, soit 23%.Nota: Dans Ontario l’âge scolaire est de 5 à 21; dans Québec de 5 à 16.Mais si nous ajoutions la présence moyenne aux classes dans les collèges, les écoles normales et les universités, le percentage total serait encore augmenté dans la province de Québec.III Percentage de la presence moyenne en classe Comparaison entre la province de Québec et les autres provinces de la Confédération d après les rapports officiels Saskatchewan (Rapport de 1910, page 17) Ecoles'Vurales.«a Ecolesjirbaines 53.06% 52.30% 266 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Alberta (Rapport du Département de l’Education pour 1911, page 18.) Ecoles de tous les dégrés.52.08% Ontario (Rapport de 1911, page XXIII) Ecoles de tous les degrés.60.84% Nouvelle-Ecosse (Rapport de 1910, page VI) Ecoles de tous les degrés.64.03% Nouveau-Brunswick (Rapport de 1909-10.page XI) Ecoles de tous les degrés.69.33% Colombie Anglaise (Rapport de 1911, page 24) Ecoles de tous les degrés.71.27% Quebec (Rapport de 1910-11, page XXI) Ecoles élémentaires.73.82% Ecoles modèles.81.85% Ecoles académiques.84.82% Moyenne aux trois degrés.77.53% Nota—A remarquer que dans Ontario la présence moyenne est calculée pour les élèves de 5 à 21 de toutes les ca égories, depuis l’école élémentaire à la High School, tandis que dans Québec, la présence moyenne n’est calculée que pour les élèves des trois degrés primaires, élèves de 5 à 16 ans.IV Percentage d’eleves par 1000 de population Québec: Population en 1911: 2,002,712.Elèves inscrits aux écoles en 1910-11: 385,057.Soit 19% de la population totale ou 190 par 1,000.Ontario: Population en 1911: 2,523, 274.Elèves inscrits aux écoles en 1911: 459,145.Soit 18% de la population totale ou 180 par 1,000. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 267 v Fréquentation Scolaire Quebec 1910- 11—Moyenne générale.77% (Rapport du Surintendant, page XXI) Ontario 1911— Moyenne générale.60% (Rapport du Ministre, page XXIII) Le régime de l’obligation scolaire existe dans Ontario depuis plus de trente ans (voir Chauveau: “l’Instruction publique au Canada”, page 40).VI Percentage de la presence moyenne en classe pour les ecoles Elémentaires, modèles ET ACADEMIQUES, PROVINCE DE QUEBEC 1901-02.•.74.28% (Rapport du Surintendant pour 1901-02, page XI) 1910-11.77.53% (Rapport du Surintendant pour 1910-11, page XXI) VII Fréquentation scolaire au degre Elémentaire, provinde de quebec 1901-02.••.68.98% (Rapport du Surintendant page XI) 1910-11.73.82% (Rapport du Sur'ntendant, page XXI) .I, i VIII V ELEVES FREQUENTANT LES ECOLES MODELES ET ACADEMIQUES, PROVINCE DE QUEBEC 1901-02—Ecoles modèles.8% 102 Académies.118,322 (Rapport du Surintendant, page XI) 1910-11—Ecoles modèles.106,386 Académies.5% 299 162,685 (Rapport du Surintendant, page XXI) Différence en faveur de 1911: 44,363. 268 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ecoles Modèles 1901-02.568 (Rapport du Surintendant, page XI) 1910-11.671 (Rapport du Surintendant, page XXI) Différence en faveur de 1911.103 Augmentation de.18% X Ecoles normales—Province de Quebec Elèves suivant les cours de pédagogie: 1901-02.353 1912.852 Différence en faveur de 1912.499 Augmentation de.141% XI Elevés DANS LES UNIVERSITES, COLLEGES CLASSIQUES, ECOLES NORMALES, ECOLES (Province de Quebec,) (Rapport du Surintendant, 1901-02 page, XIII, Note 2).12,143 (Rapport du Surintendant, 1910-11 page, XXIII, Note 2).21,299 Différence en faveur de 1911.9,156 Augmentation de.75% XII Total de l’inscription des eleves—Province de Quebec Elèves de tous les degrés, depuis l’école élémentaire jusqu’à l’Université: 1901-02.333,431 (Voir Rapport du Surintendant, page XIII) 1910-11.410,422 (Voir Rapport du Surintendant, page XXIII) Différence en faveur de 1910-11.76,991 XIII Ce que les municipalités de la province de Québec ont dépensé pour leurs écoles.Contribution des parents En 1895-96.$1,450,956 (Rapport du Surintendant, page 160) En 1910-11.$3,702,29* (Rapport du Surintendant, page 300) Différence en faveur de 1910-11.$2,251,341 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 269 Le bon parler dans les couvents (Suite) Moyens a Employer Ils sont nombreux et demandent le concours décidé, actif et persévérant de tout le personnel chargé de l’éducation des enfants, tant pour se surveiller soi-même, afin de donner par l’enseignement intuitif un exemple constant de bon langage, que pour surveiller le langage des élèves et les obliger à s’exprimer correctement, par écrit ou oralement, en classe, en recréation, partout.Le malheur serait que l’on abandonnât cette tâche exclusivement à la maîtresse de français.Il importe que le travail fait en classe pour la correction du langage ne soit pas considéré par les élèves comme une formalité à remplir dans certain local à des heures déterminées, mais qu’elles le considèrent comme un commencement de formation qui se continue et trouve son application à toute heure du jour, en toute circonstance, même au milieu du laisser-aller des récréations et des jeux.C’est même vers ce but que doit converger tout l’enseignement.Moyens Generaux 1— Enseigner l’histoire du Canada de manière à faire aimer aux élèves leur race et leur langue, leur inculquer une légitime fierté pour le sang qui coule dans leurs veines et le verbe qui trouve écho sur leurs lèvres après avoir retenti dans la bouche des ancêtres sur toutes les plages du continent pour y jeter la semence de la civilisation française et catholique.2— Faire, avec l’historique de notre race, celui de notre langue qui fait part e de notre patrimoine national, démontrant l’intérêt qu’a chacun de garder intact le parler ancestral, au double point de vue national et religieux,—présentant d’une manière saisissante les phases mouvementées par lesquelles le français est passé sur notre sol: “les attaques qu’il a subies, les dangers qu’il a courus, les victoires qu’il a remportées, les pertes qu’il a faites, les efforts et les sacrifices qu’il a coûtés, sa situation actuelle, ses droits”, et le danger, le seul véritable, qui le menace vraiment: notre coupable indifférence, et trop souvent, notre stupide et humiliante manie de vouloir nous grandir en préférant la langue du vainqueur à celle qui nous a été transmise avec le sang le plus pur des races modernes et qui portait sur ses “vocables ailés” la foi du Christ.Disons-leur bien que “notre langue se conservera chez nous dans la mesure où nous voudrons la parler et la défendre”.3— Développer le goût du beau en faisant ressortir les beautés que récèle notre langue, et cela au moyen de lectures expliquées, à la portée des élèves.4— Inculquer fortement la conviction que la correction du langage et sa perfection doivent être proportionnées au degré d’éducation reçue,—que le langage, suivant qu’il est correct ou incorrect, révèle un esprit sans culture ou distingué,—et que les personnes sans instruction elles-mêmes s’attendent à trouver une expression plus soignée sur les lèvres de celles qui ont eu l’avantage d’une meilleure éducation.5— Mettre bien en relief au regard de l’esprit des jeunes filles l’importance de leur mission d’educatrice, soit au foyer, soit à l’école, et leur faire bien comprendre l’inutilité de tous les efforts qui pourraient être faits par ailleurs dans ce but, si la femme, conformément à son rôle providentiel, n’apporte pas sa part d’influence pour assurer le succès de l’œuvre entreprise par les éducateurs.6— Enfin n’avoir pas peur de donner des idées nettes et précises, bien qu’élémentaires, sur la formation de la langue française et son caractère particulier.Chaque peuple a son caractère propre, son génie particulier, et le langage qu’il se forme pour traduire son âme se moule nécessairement sur la pensée qu’il doit revêtir et porte dans ses vocables, la tournure de sa phrase, la concision et l’énergie de son expression, le cachet de l’idéal qui cherche à se manifester par ces formes plus ou moins parfaites.Or si la langue grecque fut la langue de la forme, le latin celle de l’autorité et du commandement, le français se fit le véhicule de la plus haute idée: l’idée chevaleresque et chrétienne.Et ne pas négliger de faire voir dans ce travail d’élaboration de notre langue, la part qu’a prise la femme du Moyen-Age, laquelle, dans l’intimité du foyer fami. 270 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE liai, pénétrait peipà peu les vocables du “doux parler”, des grâces pétillantes de son esprit français, et leur communiquait les chaudes vibrations de son cœur chrétien, faisant ainsi plus pour la formation de la langue que les preux chevaliers qui se livraient aux aventureuses chevauchées et que les savants quhrévélaient les trésors de leurs science par la langue de Cicéron et de saint Augustin.F.-X.Ross, Pire.LES ECOLES PRIMAIRES ET LES ECOLES NORMALES, EN FRANCE.EN SUISSE ET EN BELGIQUE.Premiere Partie—France CHAPITRE V Les Ecoles normales 'primaires I—Direction Les écoles norma'es primaires sont placées sous l’autorité immédiate du Recteur, le plus haut fonctionnaire de l’ordre pédagogique, et elles sont départementales.Chaque école normale est administrée par un directeur et un conseil d’administration.Le directeur est nommé par le ministre.Il est aidé par le conseil des professeurs (qu’il réunit chaque mois[l|).Le directeur examine avec ce conseil toutes les questions qui intéressent l’enseignement et la discipline de l’école.Les comptes rendus de ces réunions sont envoyés à l’inspecteur d’académie dans le délai de huit jours.Indépendamment de la direction matérielle(2) et morale de l’établissement, des cours et des conférences de morale et de pédagogie, le directeur est chargé de la surveillance, de l’enseignement et de la direction de l’éducation professionnelle des élèves-maîtres.Il est tenu de prendre soin que, dans tous les cours de la troisième année et dans les exercices des écoles annexes ou des écoles d’application, il soit fait une large place à l’étude des méthodes et des procédés propres à l’enseignement.II—Caractère de l’Ecole normale primaire depuis 1905 Jusqu’en 1905, les trois années de séjour à l’école normale étaient employées exclusivement à la préparation du Brevet supérieur.Cet examen, on l’a vu dans un chapitre précédent, est beaucoup plus difficile que le brevet élémentaire; il se passait à la fin de la troisième et dernière année.La préoccupation constante, exclusive, des élèves-maîtres et des élèves-maîtresses pendant leur séjour à l’école normale, c’était donc celle du Brevet.Ajoutons que les écoles normales, en France, ne jouissent pas du privilège des nôtres: elles ne décernent pas de brevets.Le Brevet supérieur est donc un examen qui se passe en dehors de l’Ecole.Quelques professeurs des écoles normales font bien obligatoirement partie de la commission d’examen, mais ils sont noyés dans le nombre, et les candidats, quelle que soit leur provenance, comparaissent devant le même jury.“Je préfère de beaucoup, écrivait naguère M.Chs, ab der Halden, dans L’Enseignement primaire, votre régime, et j’ai déjà eu l’occasion de donner le Canada en exemple à ce point de vue”.(3) (1) Loi de 1905: Arrêté du 4 août, art.15.(2) Le conseil d’administrat on assiste le directeur dans l’administration matérielle de l’école.(3) La réforme des Ecoles normales en France, par Chs.ab der Halden: L’Enseignement Primaire de Québec, mars et avril 1908. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 271 Cet examen du brevet supérieur, tout de culture générale, nuisait à la préparation pédagogique des élèves, et leur interdisait tout travail libre et personnel.A la suite d’une longue et sérieuse enquête, contrôlée par l’inspection générale de l’instruction publique, en 1905, une réforme radicale fut introduite dans les écoles normales.La durée du cours d’études est restée la même: trois ans.(Une quatrième année a été instituée pour les quelques élèves qui se préparent à l’Ecole normale supérieure).Les élèves entrent encore à l’école entre 16 à 18 ans.C'est la répartition du travail qui n’est plus la même.Les deux premières années forment un premier cycle, la sanct.on est le Brevet supérieur.“Pendant ces deux ans, dit M.Halden, le normalien ou la normalienne sont encore et seulement des élèves.La troisième année est consacrée à l’acquisition d’un complément de culture générale, au moyen du travail libre et personnel, et surtout à l’apprentissage professionnel; les élèves se transforment peu à peu en instituteurs et en institutrices”.Au cours de leurs deux premières années d’école, les élèves-maîtres et les élèves-maîtresses n’enseignent pas à l’école annexe ou d’application: ils étudient les matières portées au programme du Brevet supérieur.Durant la troisième année, seulement, les élèves-maîtres et les élèves-maîtresses s’exercent à l’enseignement pratique, comme nous le verrons plus loin.En deux ans, les élèves peuvent acquérir le Brevet supérieur, qui, naguère, leur coûtait trois années d’un travail absorbant.“L’expérience, dit M.Halden, a prouvé que l’on peut gagner ce temps au moyen d’un travail mieux réparti, et surtout en évitant les besognes purement matérielles: copiages de cours, mise au net, bref, tout ce qui fait perdre des heures entières sans profit pour l’élève”.Les programmes de 1905, au dire de la plupart des directeurs d’écoles et des professeurs avec qui j’ai pu causer à ce sujet, permettent de donner aux élèves des écoles normales des connaissances aussi précises, aussi directes, aussi peu verbales que possible.Tous les professeurs, guidés par le directeur, et coordonnant leurs efforts chaque semaine à la réunion hebdomadaire, le samedi, réussisent à élever un édifice complet et non une série de colonnes séparées.Néanmoins, il faut reconnaître que la réforme de 1905 a eu et a encore des adversaires.A la majorité, aujourd’hui, les directeurs d’écoles normales admettent le principe même de la réforme, sur la division en deux cycles des études normales.Mais dans l’application de la réforme et des nouveaux programmes, les professeurs diffèrent avec l’Administration, comme le prouvent les vœux adoptés à une très forte majorité de l’Association amicale des professeurs d’écoles normales, à la réunion tenue à Paris, le 17 avril 1909(1).{A suivre) C.-J.Magnan METHODOLOGIE La rédaction à la petite école Préparez le devoir que les enfants auront à faire en commençant par la conversation suivante avec eux devant l’image: Maître.—Mes enfants, regardez bien cette image et écoutez bien ce qu’elle va vous dire.(Laissez quelque temps avant de faire la question qui suit).Voyons, à quel moment de la journée se passe la scène?Jules.—Monsieur, c’est le matin.(1) Pour ces vœux, voir notre rapport, à la page 125 du volume. 272 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE wWM& S-N, !• Al '’G*** *4-»4 HHf: A- ’ | S:ss •MilitâlHMi ÜHifiiiïftiifi iuiÎMiW L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 277 278 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 23.What part of the spoon has she in her hand ?She has the handle of the spoon in her hand.24.Where is the other part, the bowl of the spoon ?It is in the cup.25.What is the visitor holding with her right hand.With her right hand, the visitor is holding a cup and saucer.26.Where is the saucer ?It is under the cup.27.Where is the cup ?It is in the saucer.28.Has the visitor a spoon?She may have one but I don’t see it.29.What is in the cups ?There is tea in the cups.Or In the cups there is tea.30.What is tea ?It is a decoction or infusion of tea leaves in boiling water, used as a beverage.31.What are tea leaves?They are the dried leaves of a shrub extensively cultivated in China, Japan, India, etc.32.Is tea drunk without anything being mixed with it?No it is not generally drunk without something being mixed with it.33.What do some people mix with it before drinking it ?They mix milk or cream with it.or They mix it with milk or cream.Or They pour milk (or cream) into it.Or They pour it into milk or cream.34.Besides milk what do some persons put in their tea.Besides milk a very large number of persons put sugar in their tea.35.Is tea ever flavored with anything else besides milk, cream, and sugar ?Yes it is sometimes flavored with lemon.36.What nations are most given (or addicted) to tea drinking.The nations most given to tea drinking are: the Chinese, the Tartars, the Russians, and the English.37.On the table before which the maid is standing, what do you see ?On the table before which the maid is standing I see a tea-cloth.38.On the tea-cloth what is to be seen.On the tea-cloth a lamp is to be seem.39.What is there on the lamp ?On the lamp there ia s shade.40.What are shades like the one on the lamp called ?They are called umbrella-shades.41.Do you see anything else on the tea-cloth?Yes I see some other things on the tea-cloth.42.What are the other things which you aee on tea-cloth ?The picture is so indistinct that I can’t really say what they are.43.What do you suppose they are ?I suppose they are a tea-caddy, a tea-kettle, a spirit-lamp, a tea-pot, a cream jug, a sugar-bowl, a plate of tea-cakes, and some tea-spoons.44.In what direction is the maid looking ?She is looking in the direction of the ladies.45.What is she doing ?She appears to be listening to the conversation while opening something, the tea-caddy I suppose. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 279 46.What is a tea-caddy?It is a small box or jar used for holding tea.47.What is there on the floor under the feet of the lady of the house.On the floor under the feet of the lady of the house there is a rug.48.Slightly behind the hostess and to her right what is there ?Slightly behind the hostess and to her right there is a screen.49.On the floor to the right of the visitor, what is there ?On the floor to the right of the visitor there is a footstool.J.Ahern Fautes à corriger Locutions vicieuses Equivalents français Mettre les breaks.Switcher un train.Une lettre enregistrée.Le baggage car.Il a manqué ses chars,.Le train est-il en temps ?.Le train fait connection.Expédier un paquet par express Expédier un piano par fret.Des trains à.'accommodation.La gare de Valleyfield.Le train est dû pour 7 heures La jonction.Le roadmaster.Siding.Steam-shovel.Time-table.Ij’ opérateur.Les compagnies d’express.Une Pass.Mettre les freins.Aiguiller un train.Une lettre recommandée.Le fourgon à bagages.Il a manqué son train.Le train est-il à temps ?.Le train correspond.Expédier un colis par grande vitesse.Expédier un piano par petite vitesse.Des trains omnibus.La station de Valleyfield.(Le mot gare ne se dit que pour les stations importantes, où aboutit un réseau de chemin de fer).Le train doit arriver à 7 heures.Le raccordement.If ingénieur de la voie.Voie d’évitement.Excavateur.Horaire, ou indicateur.Le télégraphiste.Les compagnies de messageries.Un billet de faveur.(Si l’on veut désigner ce billet que les compagnie! donnent gratuitement à leurs employés ou à des personnages haut-placés).Des coupons, ou billet de série.(Si l’on veut désigner cette série de dix billets que l’on achète à prix réduit).Le Cercle du Parler français, du Collège de Valleyfield.(Le Bulletin du Parler Français) V 280 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE NOUVELLE METHODE DE LANGUE FRANÇAISE {20e Leçon) GRAMMAIRE: Le Verde (1) Partie de l’Eleve Si le maître me demande comment est une chose, par exemple, de quelle couleur est le tableau, je réponds: le tableau est noir: noir indique la couleur du tableau.On dit que cet adjectif se rapporte au nom de tableau.Mais entre le nom tableau et l’adjectif noir, j’ai mis le mot est: le tableau est noir.Ce mot sert à marquer que l’adjectif noir se rapporte au nom tableau.—Je dis de même: mon frère est grand, le ciel est bleu.Ce mot est s’appelle un verbe, Les noms tableau, frère, ciel, auxquels je joins un adjectif au moyen du verbe est, s’appellent sujets du verbe.Le sujet est presque toujours devant le verbe.Réglés a apprendre—Le mot est qui marque qu’un adjectif se rapporte à un nom est un un verbe : Paul est grand.Le nom auquel l’adjectif se rapporte ainsi est le sujet du verbe: paul est sujet du verbe est.Exercices sur la leçon 235.Remplacez les tirets par le mot est: La chèvre—vive, capricieuse, vagabonde; elle—robuste, aisée à nourrir.La grande chaleur lui —agréable; n’—pas effrayée par les orages.236.Soulignez les sujets: Le poulain est remuant, le bœuf est lent, la vache est peureuse, le mouton est craintif, le porc est gourmand, le chien est agile, le coq est bruyant.237.Mettez les noms précédents au pluriel et à la suite les adjectifs: Ecrivez: A Vexposition, j’ai vu des poulains remuants, des.Partie du Maître Leçon de Grammaire Sur quoi écrivez-vous en ce moment ?—Sur le tableau.Quelle est la couleur de ce tableau?—Le tableau est noir.(Ecrire cette proposition).Qu’est-ce que le mot tableau?—Qu’est que le mot noir?—Qu’est-ce qu’indique l'adjectif noir?—Il indique la couleur du tableau.Si je dis: L’encre est noire, le même adjectif noire indique la couleur de l’encre; il fait connaître que la couleur noire appartient à l’encre.On dit que, dans le premier exemple, noir se rapporte à tableau, et dans le deuxième, que noire se rapporte à encre.Mais pour que l’on voie que noir se rapporte à tableau, on a mis entre ces deux mots le mot est.Ce mot n’est pas un nom, puisqu’il ne nomme rien, ce n’est pas un adjectif, car ce n’est pas lui qui dit comment est le tableau; c’est un mot que nous ne connaissons pas encore, et qu’on appelle verbe.(1) Reproduit de la Nouvelle Méthode du Langue Française, (cours élémentaire) par Magnan & Tremblay.Ouvrage approuvé par le Conseil de l’Instruction publique.La Cie J.-A.Lan-glais & Fils, éditeurs, Québec.(Le Cours moyen: livre de l’élève et livre du maître, vient de paraître.) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 281 Dans le premier exemple, on parle du tableau; on dit que tableau est le sujet du verbe est.Dans le 2e exemple, encre est le sujet du second verbe est.(Même marche pour les autres exemples du livre).Montrer que si l’on met qui est-ce ou qu’est-ce qui devant le verbe suivi de l’adjectif, on obtient une question à laquelle le sujet du verbe sert'de réponse.Exercices sur la leçon 235.La chèvre est vive, capricieuse, vagabonde; elle est robuste, aisée à nourrir.La grande chaleur lui est agréable; elle n’esi pas effrayée par les orages.236.Le 'poulain est remuant, le bœuf est lent, la vache est peureuse, le mouton est craintif, le porc est gourmand, le chien est agile, le coq est bruyant.237.A l’exposition, j’ai vu des poulains remuants, des bœufs lents, des vaches peureuses, des moutons craintifs, des porcs gourmands, des chiens agiles, des coqs bruyants.{21e Leçon) GRAMMAIRE: Le Verbe Partie de l’Eleve Quand je dis: Jean travaille, le mot travaille dit ce que fait Jean.—Travaille est un verbe et Jean est le sujet de ce verbe.Quand je dis: la jument trotte, le mot trotte est aussi un verbe, parce qu’il dit ce que fait la jument.—La jument est le sujet de trotte.Si je dis: Le soleil brille, le mot brille est encore un verbe, parce qu’il dit ce que fait le soleil.—Le soleil est le sujet de brille.REGLES A APPRENDRE Le mot qui indique ce que fait une personne, un animal ou une chose est un verbe: Pierre étudié.La personne, l’animal ou la chose qui fait ce que dit le verbe est le sujet de ce verbe: pierre est sujet de étudié.Exercices sur la leçon 249.Copiez huit verbes dans la lecture.250.Tracez un trait sous les verbes : Un élève prie, un garçon entre, un camarade rit, une petite fille étudie, le moniteur surveille, un crayon tombe, un chien aboie, un chat passe.251.Remplacez chaque tiret par l’un des verbes: tire, arrose, scie, laboure, fauche, conduit, vend, enseigne.Le cultivateur—, le jardinier—, le moissonneur—, le chasseur—, le cocher—, le menuisier—, le maître—, le marchand—-.252.Donnez à chaque verbe le sujet convenable: Le—forge, la—lave, le—ramone, le—fauche, le—bûche, la—repasse, le—chante, 1’—achète.Partie du Maître Leçon de Grammaire Léon, avancez près de moi.Que fait en ce moment Léon?—Léon avance.(Ecrire).Ernest, reculez vers le mur.Que fait Ernest?—Ernest recule.(Ecrire). 282 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Qu’est-ce que le mot Léon?—Et le mot avance, est-il aussi un nom?—Qu’est-ce qu’indique ce mot avance?—Il indique ce que fait Léon.—Ce mot avance, qui indique ce que fait Léon, est un verbe.Qu’est-ce qu’indique le mot recule?—Le mot recule, qui indique ce que fait Ernest, est aussi un verbe.Dans le premier exemple, on parle de Léon, le nom Léon est le sujet du verbe avance.(Même remarque pour le 2e exemple).Dans les lectures, on parle aussi de ce que font d’autres personnes.Ainsi dans votre livre on dit: Jean travaille.Après avoir montré que travaille dit ce que fait une personne absente de la classe, le maître fera formuler une Ire définition du verbe: Le mot qui indique ce que fait une personne est un verbe.(On prendra ensuite pour exemple une faction faite par un animal puis par une chose).Exercices sur la leçon 249.Travaille, aide, est, va, attelle, trotte, monte, prend.(Accepter d’autres verbes de la lecture s’il y a lieu).250.Un élève prie, un garçon entre, un camarade rit, une petite fille étudie, le moniteur surveille, un crayon tombe, un chien aboie, un chat passe.252.Le cultivateur laboure, le jardinier arrose, le moissonneur fauche, le chasseur tire,.le cocher conduit, le menuisier scie, le maître enseigne, le marchand vend.253.Le forgeron forge, la laveuse lave, le ramoneur ramone, le faucheur fauche, le bûcheron bûche, la repasseuse repasse, le chanteur chante, Yacheteur achète.DOCUMENTS OFFICIELS RAPPORT DE L’INSPECTEUR GENERAL DES ECOLES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC.1911-12 Québec, 23 septembre 1912 Monsieur le Surintendant, J’ai l’honneur de vous présenter mon deuxième rapport sur l'inspection générale des écoles catholiques de la province de Québec L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Visite des écoles Toutes les écoles sous contrôle ont été visitées deux fois par les inspecteurs, moins celles du district de M.Molleur; ce dernier, empêché par la maladie, a informé votre Département trop tard, de l’impossibilité où il se trouvait de faire la seconde visite.La mort du regretté M.Fontaine, la maladie de MM.Dubeau et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 283 Savard ainsi que la démission de M.F.-X.Guay, ont été la cause qu’une double besogne a été imposée à quelques inspecteurs.Il ne faudrait pas conclure de là que la tâche actuelle des inspecteurs est légère, puisqu’un certain nombre ont pu parcourir un autre district, totalement ou en partie, après avoir visité deux fois leurs propres écoles.Ces officiers ont été ainsi mis à contribution parce que seuls les inspecteurs d’écoles en titre peuvent, sur votre ordre, visiter les écoles d’un district d’inspection autre que le leur.Il ne s’en suit pas, nécessairement, que les inspecteurs qui ont fait une double visite eussent des loisirs.Non.Mais ces inspecteurs ont parcoüru leur district sans trêve ni repos afin de réserver quelques semaines pour visiter le district, ou la partie de district, que vous leur aviez assigné.Ce système, auquel il faut bien avoir recours présentement, oflre des inconvénients; il oblige les inspecteurs mis à contribution à un surmenage, ou il les expose à accomplir leurs devoirs trop à la hâte.Je suggère donc de nouveau, après vous, M.le Surintendant, que deux inspecteurs d’académies (qui seraient en même temps inspecteurs suppléants), choisis parmi les inspecteurs primaires, pourraient être adjoints à l’Inspecteur général.Ces promotions préviendraient l’inconvénient d’imposer double labeur à l’inspecteur primaire, et elles faciliteraient la tâche extérieure de l’Inspecteur général, en le soulageant un peu de la besogne de bureau qui va en augmentant chaque jour.Le mouvement scolaire en 1911-12 De l’ensemble des observations faites aux commissions scolaires par les inspecteurs, à la suite de la visite des écoles de chaque municipalité, on peut conclure que les commissaires s’occupent de plus en plus des choses de l’école primaire.M.Chabot dit que “les commissaires s’intéressent plus que jamais à la cause de l’éducation”, tandis que M.J.-O Goulet déclare qu’ils “font de louables efforts pour doter leurs municipalités de bonnes écoles et bien les meubler”.M.Lefebvre est heureux de donner les noms des 42 municipalités scolaires de son district qui ont augmenté le traitement des instituteurs et des institutrices, et M.L.-A.Guay, annonce que “plusieurs commissions scolaires, en vue de participer aux fonds de $40,000 et de $60,000, dont dispose le gouvernement, ont élevé en conséquence le traitement de leurs instituteurs et de leurs institutrices pour l’an prochain”.Dans le district de M.Filteau, trente-cinq municipalités payent un traitement supérieur à $150.00 à toutes leurs institutrices, et dans celui de M.Nansot, “peu à peu on remplace les vieilles maisons trop petites, basses et obscures, par des maisons spacieuses, hautes et bien éclairées”.Les mobiliers ont été renouvelés presque partout dans mon district, 284 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE dit AI.Vien : “il y a aussi amélioration dans les locaux dans plusieurs municipalités”.AI.Curot signale la construction de “quatorze écoles neuves, au prix de $30,000”, et AI.Prud’homme proclame que “tous les ans, dans son district, de vieilles maisons d’écoles font place à de nouvelles constructions”.AI.Longtin déclare que le traitement moyen des institutrices laïques dans son district attein maintenant $171.46, et AI.Aliller mentionne 19 municipalités payant au moins $150.00.MM.Tanguay, L.-P.Goulet, Hébert, Baumier, Lévesque et Normand s’accordent aussi à dire que les commissaires, encouragés par l’aide substantielle du Gouvernement, s’efforcent de suivre de plus en plus vos instructions.Progrès réalisés Votre circulaire du 15 juin 1911, relativement aux institutrices non diplômées, à la fréquentation scolaire et à la visite des classes par les commissaires a eu un excellent effet.Ainsi de 684 qu’il était en 1910-11, le nombre des instituteurs et des institutrices non diplômés et non-autorisés est tombé à 435 en 1911-12, et le total des non-diplômés (autorisés et non-autorisés) a été réduit de 825 à 752.Grâce aux nouveaux octrois favorisant l’augmentation des traitements et aux efforts persistants du Département de l’Instruction publique, le chiffre des autorises sera augmenté et le nombre des non-diplomes encore diminué, j’en suis convaincu.La note de la fréquentation scolaire est généralement bonne.M.Bergeron constate que sur un total de 7,795 enfants en âge de fréquenter les classes, 82 seulement n’ont pu aller à l’école; et M.Turcotte dit: “sur un total de 5,076 enfants de 7 à 14 ans, il y en a 513 qui n’ont pas fréquenté l’école primaire.Si l’on tient compte du fait que parmi ces enfants, il y en a un bon nombre qui vont au collège et aux écoles spéciales, on admettra que les enfants de 7 à 14 ans qu ne fréquentent pas l’école, forment une quantité presque négligeable”.Dans le district de M Lévesque la moyenne de la présence en classe a augmenté de 215 élèves; “c’est l’indice, dit cet inspecteur, que la population comprend de plus en plus l’importance de l’instruction”.Quant à la présence moyenne en classe, sept inspecteurs: MAL Bergeron, Curot, Boily, Hébert, L.-A.Guay, Belcourt et Lefebvre, l’évaluent à 80% et plus, d’après l’inscription en classe; deux à 79% et une fraction, MM.Turcotte et Beaumier; sept de 75% à 79%, MAL Roy, L.-P.Goulet, Primeau, Lévesque, Tanguay, Longtin, J.-O.Goulet.Mais la preuve la plus probante qu’il y a eu progrès sérieux, quant à la durée de la fréquentât on scolaire, c est le nombre considérable de demandes faites au Comité catholique relativement au titre d’école modèle L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 285 et d’académie.D’après la seule visite du printemps 1912, les bulletins des inspecteurs indiquent que 33 écoles élémentaires méritaient le titre d’école modèle et que 34 de ces dernières avaient droit à celui d’académie.Plusieurs inspecteurs d’écoles mentionnent dans leurs bulletins que les commissaires, ou au moins quelques représentants de la commission scolaire, les ont accompagnés dans la visite des écoles.D’autre part, les deux visites imposées par la loi aux commissaires est faite dans un plus grand nombre de cas.Points faibles et lacunes.—Remèdes De ce qu précède, il ne faut pas conclure que tous les progrès possibles ont été réalisés.Non certes.Plusieurs points faibles et nombre de lacunes réclament une action prompte et des mesures effectives.Les instituteurs et les institutrices, dans bien des cas, ne sont pas suffisamment rétribués, de là un changement trop fréquent des titulaires; plusieurs classes sont encore encombrées d’élèves, ce qui nuit beaucoup au progrès; le nombre de classes insalubres, bien que diminuant chaque année, est encore trop considérable; les règlements concernant les livres autorisés ne sont pas toujours suivis à la lettre, et la promotion annuelle des élèves est négligée dans bien des cas.Trop de commissaires attachent peu d’importance au choix d’un bon maître.Il s’en rencontre encore qui, pour épargner quelques piastres, requièrent les services de personnes peu ou point qualifiées, de préférence à des diplômées des écoles normales; et d’autres engagent des institutrices non-diplômées avant d’avoir fait des démarches pour trouver des personnes compétentes.Voilà quelques points faibles Mais grâce à la direction ferme et suivie de votre Département, à la vigilance du Comité catholique, au zèle de la plupart des inspecteurs et aux encouragements généreux du Gouvernement, ces points faibles vont s’effaçant chaque année.Quant aux lacunes, elles ne sont pas toutes comblées, mais plusieurs mesures déjà approuvées par le Comité catholique et d’autres à l’étude font espérer que dans un temps rapproché les plus notables seront choses du passé.II LES ECOLES NORMALES J’ai visité les dix écoles normales catholiques, consacrant deux journées complètes à chacune d’elles A la suite de chacune de ces visites je vous ai soumis un rapport circonstancié ainsi que l’horaire suivi pendant ces deux journées. 286 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 708 élèves ont suivi les cours de pédagogie au cours de 1911-12: 154 élèves-maîtres et 654 élèves-ma tresses.Les écoles d’applicat on des différentes écoles normales ont été fréquentées par 1297 élèves.Voici les matières qui ont fait l'objet de l’examen de 1911-12: Ecoles normales Lecture à haute voix et expliquée—Grammaire, syntaxe et analyse— Histoire du Canada—Littérature.Ecoles d’application Enseignement pratique:—Classe de lecture, de grammaire et d’histoire par quatre élèves-maîtres ou élèves-maîtresses de chaque cours: l’épreuve durant qu nze minutes.J’ai été très sat.sfait du résultat de ces différents examens.Un progrès sensible a été réalisé dans l’organisation et le fonctionnement de quelques écoles d’application, depuis ma première v ite.Ains à Valleyfield, où pour des raisons tout à fait locales, l’école d’application n’avait pii être organisée d’une façon définitive, ce département important comprend maintenant sept salles de groupes—trois de plus que l’année dernière—où les élèves-maîtresses vont enseigner une heure par jour pendant quatre stages de quinze jours consécutifs chaque année.La préparation des classes en vue de l’école d’application est bien dirigée.L’élève-maîtresse est tenue de préparer une fiche pour chaque leçon (avec journal de référence qui correspond aux fiches), de tenir le journal d’appel dans son groupe, etc.Après le deuxième et le quatrième stage à l’école d’application, chaque élève-maîtresse subit un examen d’enseignement pratique devant le Principal.En plus, la directrice de l’école d’application fait rapport chaque mois au Principal sur l’enseignement des élèves-maîtresses.Dans presque toutes les écoles normales, MM.les Pr.ncipaux m’ont gracieusement fourni l’occasion d’une conférence avec le personnel enseignant de la maison.C’est la partie la plus agréable et en même temps la plus utile de ma visite.Là, avec la plus franche cordialité et n’ayant en vue que le bien et le progrès de l’Instruction publique, le Principal, les professeurs,, les directrices, les directeurs et l’Inspecteur général se font mutuellement part de leurs impressions et étudient les moyens à prendre pour améliorer, s’il y a lieu, l’enseignement d’une spécialité ou perfectionner les rouages de l’école d’apphcation. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 287 Le cours normal Le nombre des élèves qui entrent à l’école normale avec l’intention d’y parcourir le cycle régulier des trois années du programme, augmente sensiblement.Néanmoins, à Chicoutimi et à Rimouski, il n’y a pas eu d’élèves dans le cours supérieur en 1911-12; à Nicolet, j’ai rencontré peu d’élèves dans les cours intermédiaire et supérieur.Le vrai cours normal comprend néanmoins trois années.Il est impossible dans une seule année de donner une formation pédagogique convenable.Permettez-moi de rappeler ici ce que je suggérais l’année dernière: “Une mesure d’urgence s’impose: faciliter le retour en deuxième année à tous les élèves d’une première année de séjour à l’école normale.A cette fin: Favoriser d’une bourse spéciale tous les élèves de deuxième année, sans préjudice pour les autres boursières”.Et j’ajoute: favoriser plus encore, si possible, les élèves de troisième année; car, pour que les écoles normales puissent produire tout le bien que l’on en attend, il faut que les élèves qui les fréquentent en suivent le cours triennal complet.Autrement, un grand nombre de normaliens, de normaliennes surtout, entrent dans l’enseignement avec le seul brevet élémentaire.Ainsi sur les 125 élèves-maîtres et élèves-maîtresses entrés dans l’enseignement en 1911(1) (année de leur sortie de l’école normale), 75 étaient pourvus d’un brevet élémentaire, 36 d’un brevet intermédiaire et 14 d’un brevet supérieur.Les cercles pédagogiques Les écoles normales de Valleyfield et de Hull ont établi respectivement un cercle pédagogique parmi leurs élèves.J’ai assisté à l’une des séances de chacun de ces cercles, dont le but est de fournir aux élèves institutrices l’occasion d’approfondir, grâce à un travail personnel, certaines questions d’intérêt actuel et pratique, dans l’ordre pédagogique, et par là, assurer à leur formation professionnelle un complément de culture générale.Ce que j'ai vu et entendu à chacune de ces deux séances m’a vivement intéressé, et vous disiez fort justement l’année dernière, M.le Surintendant: “De telles sociétés ne peuvent que développer les facultés littéraires des étudiantes et les pousser à l’étude des questions pédagogiques, en leur offrant un excellent moyen d’utiliser leurs moments disponibles et d’orienter leurs efforts vers un but pratique”.Il me fait plaisir de rappeler ici que depuis de nombreuses années la Société Saint-Thomas joue, dans une mesure plus modeste, un rôle similaire chez les élèves-maîtres de l’Ecole normale Laval.Là les sujets historiques côtoient les questions pédagogiques, et j’ai souvenance de certaines séances qui ne furent pas sans intérêt.(l) Chiffre relevé dans les bulletins des inspecteurs, 2e visite, 1912. 288 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE III L’ENSEIGNEMENT MENAGER Les amis de l’enseignement ménager ont appris avec la plus vive satisfaction que le Comité catholique, à sa séance du 9 mai 1912, avait recommandé l’établissement de deux écoles normales ménagères, l’une à Saint-Pascal, l’autre à Roberval.J’espère qu’avant longtemps le vœu du Comité catholique sera réalisé.Car il n’est que justice de permettre aux écoles ménagères de Roberval et de Saint-Pascal de conduire jusqu’au bout l’expérience qu’elles poursuivent avec tant de succès depuis de nombreuses années.Quand la question aura été étudiée à son mérite par tous les intéressés, je suis convaincu que l’on admettra que l’enseignement ménager étant une excellente chose, que cet enseignement étant de plus en plus en honneur à la campagne, comme à la ville, il faut de toute nécessité prendre les moyens de former des institutrices aptes à le répandre avec le plus de chance de succès possible.Et le moyen très simple, très logique, c’est de créer des écoles types, justifiant d’une expérience éprouvée, dont la mission sera de démontrer la possibilité et la sagesse de la combinaison méthodique des deux enseignements: le classique et le ménager.Cette combinaison, il m’a été donné l’année dernière, à votre demande, M.le Surintendant, d’en constater les heureux résultats à Saint-Pascal.Et en avril dernier, sur le désir que vous m’en aviez exprimé, j’ai visité l’Ecole ménagère de Roberval.Cette visite m’a fort intéressé.A Roberval comme à Saint-Pascal, j’ai constaté que le programme classico-ménager, pour employer un néologisme qui exprime bien ma pensée, rend possible l’éducation intégrale de la jeune fille.Ce programme ennoblit ingénieusement le travail manuel en l’associant au travail intellectuel: le premier rend d’ailleurs le second moins fatiguant, plus facile; il fait aimer les choses de la vie par une étude raisonnée des sciences usuelles et de l’économie domestique; il poétise chrétiennement les occupations du ménage en rappelant souvent aux jeunes filles le beau rôle de la femme forte de l’Evangile.IV LE CONGRES DES INSPECTEURS M.le Surintendant, en terminant ce rapport, permettez-moi,' au nom de mes collègues de l’inspectorat, de vous témoigner ma plus vive gratitude pour avoir procuré aux inspecteurs d’écoles l’immense avantage d’un congrès plénier.Au gouvernement qui a payé les frais de cette convention, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 289 va également notre reconnaissance.Pendant trois jours, sous votre présidence, et avec le concours du secrétaire français du département, AI.J.-N.Miller, les inspecteurs primaires, de concert avec l’Inspecteur général, ont étudié et discuté les meilleurs moyens à prendre pour rendre leur tâche de plus en plus efficace.Tous sont retournés dans leur district respectif avec une plus haute idée de leur mission et un courage nouveau.J’ai l’honneur d’être, etc., C.-J.Magnan, Inspecteur général.DOCUMENTS SCOLAIRES lie séance publique du ‘“Cercle pédagogique” de Técole Normale de Valleyfieîd Le vendredi, 13 décembre 1912, le Cercle pédagogique de l’Ecole normale de Valleyfieîd, tenait une séance publique sous la présidence d'honneur de S.G.Mgr de Valleyfieîd et avec le concours de l’honorable Surintendant de l’Instruction publique.Voici le joli programme de cette séance.1— Ouverture: Piano “Carmen” de Bizet; Mlles Simone Lefebvre, Cécile Lamarche Irène Payette, Marguerite Tassé.2— Rapport de la dixième séance,Mlle Simone Lefebvre Secrétaire.3— Hommages a monsieur le Surintendant, Mlle Elizabeth Prévost, Présidente.4— Deuxième Moyen de Cultiver le langage: “La simultanéité dans renseignement de la lecture, de l’écriture et de l’orthographe”.Causerie: Mlles Irène Payette, Maria Leroux, Cécile Lamarche, Hortense Prégent.5— Romance: “L’envers du ciel” de Moreau: Mlle Claire Delongchamp, Mlle Simone Lefebvre, au piano.6— Deuxième Moyen de Cultiver le Langage: “La lecture courante et expliquée”, leçon", théorique et pratique: Mlle Joséphine Bériault.7— Esther.—Samuel, Chœur des élèves:Solistes: Mlles Claire Delongchamp, Maria Leroux.8— L’instruction au Canada: “Esquisse historique”, Conférence: L’Honorable P.Boucher de la Bruère, Surintendant de l’Instruction Publique.9— “Esther”, Acte II, Scènes VII et VIII; Acte III, Scènes I et II: Assuêrus, Mlle Elizabeth Prévost; Esther, Mlle Cécile Lamarche; Z ares, Mlle Marie-Irène Lefebvre; Aman, Mlle Simone Lefebvre; Hydaspe, Mlle Hortense Prégent.10— Sortie: Piano: “Sous les bois” de Durand par Mlles Simone Lefebvre, Cécile Lamarche,, Irène Payette, Marguerite Tassé.La prochaine séance est fixée au Vendredi, 10 janvier prochain.Association des institutrices catholiques de la section de Québec A la dernière réunion des institutrices, en novembre 1912, l’élection des officières et des: conseillères eut lieu, et toutes les officières furent réélues: Mlle A.Dionne de Lorette, présidente;' Mlle E.Trumble de Québec, vice-présidente; Mlle M.Turcotte de Lévis, Trésorière; Mlle P.3 290 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Turcotte, ass.-trésorière; Mlle M.-L.Pépin, secrétaire.Les conseillères sont Mlles A.Vézina,.Cap St-Ignace; M.Dussault, C.Pagé, Les Ecureuils; A.Pelletier, E.Pelletier,, Lévis.A cette réunion, il fut proposé par Mlle M.Dussault, secondé par Mlle E.Pagé, et résolu:: “Qu’une demande d’amendement à la loi du Fonds de Pension soit adressée au gouvernement,, amendement permettant aux institutrices de pouvoir jouir de leur pension à l’âge de 50 ans, au lieu de 56 ans”.Mlle Dussault, dirige l’école modèle des Ecureuils depuis vingt ans et Mlle Pagé, l’école élémentaire du même endroit depuis vingt-six ans.Ces institutrices ont toujours enseigné dans leur paroisse natale, c’est un fait qui mérite d’être noté, car il ne se produit pas souvent; il prouve que Mlles Dussault et Pagé ont fait largement leur devoir.Aussi leurs compagnes sont convaincues que leur demande sera bien accueillie par la Législature.Presque toutes les officières de l’Association ont à leur crédit un stage de '20 ans environ dans l’enseignement, le plus souvent dans la même municipalité.Elles peuvent donc traiter les intérêts généraux des institutrices avec compétence et dévouement.Cette réunion fut présidée par le R.P.A.-N.Valiquet, O.M.I., chapelain de l’Association et honorée de la présence de ses dévoués fondateuis MM.P.-A.Roy et L.-A.Guay, inspecteurs d’écoles.Il fut résolu à l’unanimité d’offrir une indemnité en argent au R.P.Chapelain qui, accepta à la condition de consacrer cet argent à l’œuvre du Parler Français.Des abonnements au Bulletin seront payés à toutes les conseillères; le Conseil en vota aussi deux à MM.les inspecteurs présents.Line indemnité fut aussi accordée à le présidente et à la secrétaire qui se dévouent aux intéiêts de leurs con-sœurs.La secrétaire rappelle que l’amer dement à la loi du Fonds de Pension pei mettant de faire compter les années d’enseignement dans les écoles libres ou dans les couvents cessera bientôt d’être en vigueur.Avis aux intéressées.Le conseil de l’Association remercie le directeur de L’Enseignement Primaire qui est en même temps l’Inspecteur général, de tout son dévouement à la cause du personnel enseignant.M.-L.Pepin, Secrétaire.108, Des Stigmates, Ville-Montcalm, Québec.Association des Institutrices catholiques (Section de Montreal) Il y aura assemblée générale des membres de l’Association le 24 janvier prochain, à 1 Académie Marchand, 161 rue Berri.La première séance aura lieu à dix heures de l’avant-midi et la seconde à deux heuies de l’après-midi.La conférence sera donnée par Sa Grandeur Monseigneur Gauthier.Les institutrices sont invitées à se rendre en grand nombre.Maria Belanger, Secrétaire.Une Convention d’instituteurs Catholiques au Manitoba Les 28 et 29 novembre dernier s’est tenue à St-Boniface, Manitoba, une convention pédagogique particulièrement intéressante.Cent soixante-dix instituteurs et institutrices assistaient à la convention, présidée par M.l’inspecteur R.Goulet.Ces instituteurs et institutrices appartiennent tous à la Fédération des instituteurs bilingues du diocèse de St-Bomface.^ Le programme couvrait presque tout le champ scolaire.Voici les sujets qui ont ete traités: “L’enseignement du dessin”, par le R.F.Emile Julien; “L’organisation et la vie de la fédération”, par M.R.Goulet; “La méthode phonétique”, par le R.F.Charles; “Les Contribuables L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 291 et l’Education”, par M.J.Bernier; “L’Education et la vie surnaturelle”, par le R.M.Béliveau; “L’Enseignement de l’anglais aux enfants français”, par M.F.Lageat; “L’Etude des Tempéraments au point de vue pédagogique”, par le R.F.Finck; “Les Caisses scolaires”, par M.Brunet, inspecteur; “Les Sciences élémentaires”, par le R.F.Grenon, M.l’inspecteur Potvin a parlé de la discipline des Maîtres, à tous les points de vue.Voici les résolutions qui ont été adoptées par la convention: “Les instituteurs bilingues français-anglais, réunis en congrès, jugeant que la demi-heure actuellement accordée par la loi pour l’enseignement de la Religion, est insuffisante pour la formation morale de l’enfant, réitère le vœu: “Que plus grande latitude leur soit accordée à ce sujet; “Que des démarches soient faites pour qu’une série plus complète de livres français soit “inscrite au programme.“Vu la supériorité de la méthode phonique sur la méthode syllabique, supériorité reconnue par le Congrès, il est résolu que, dorénavant, la méthode phonique sera la seule employée dans nos écoles bilingues, pour l’enseignement des principes de la lecture' “Que le comité soit autorisé à faire les démarches nécessaires pour faire imprimer, annuellement , au moins une des conférences données au Congrès.” La Fédération, profitant de la convention, a élu une commission permanente composée comme suit: S.G.Mgr l’Archevêque, patron: présidents honoraires, MM.Goulet, Potvin et Brunet; président actif annuel, M.F.Lageat, instituteur à N.-D.de Lourdes; vice-président, M F.Carrière; secrétaire, M.Y.Grymonpré; membres adjoints, R.F.Charles A Doyon, instituteur à Bruxelles, Man., MM.Larivière et Liromuy.Dans la soirée du 29, les membres du Congrès ont présenté leurs hommages à S.G.Mgr l’Archevêque de St-Boniface.Monseigneur fut très sensible à cette démarche, et développa admirablement ce thème: Dieu et Patrie.L’intrépide archevêque dit en résumé: “Faire des des chrétiens, faire des hommes et des femmes fortes; faire des caractères; faire des citoyens, des patriotes loyaux, ardents! Pour cela perfectionner l’enseignement de la doctrine chrétienne, si admirablement résumée dans le Petit Catéchisme.Faire de nos écoles des modèles, au point de vue vraiment pédagogique, intellectuel et moral: voilà le beau rôle de chacun des membres de votre Fédération scolaire.S.G.Mgr Langevin est le patron de cette Fédération.Académie Commerciale de Québec Les 19 et 20 décembre dernier ont eu lieu, à l’Académie Commerciale de Québec, les examens oraux trimestriels des élèves aspirants au diplôme de l’Institution.Plusieurs amis de l’éducation étaient présents à ces examens qui ont prouvé devant un jury étranger la valeur de l’enseignement donné à l’Académie commerciale par les Frères des Ecoles chrétiennes.Voici le programme de ces examens: 19 DECEMBRE Religion, (Dogme): Examinateur, M.l’abbé A.Robert; Littérature française, (Les genres littéraires)*: Examinateur, M.l’abbé F.Pelletier; Histoire Littéraire, (Le XVIIe siècle): Examinateur, M.l’abbé C.Roy; Chimie, (Métalloïdes): Examinateur, M.l’abbé A.Vachon.20 DECEMBRE Géométrie: Examinateur: M.G.Henry, I.C.; Algèbre: Examinateur, M.l’abbé O.Bergeron; Arithmétique et Trigonométrie: Examinateur, M.A.Buteau, I.C 292 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ENSEIGNEMENT PRATIQUE Instruction religieuse LA TRES SAINTE MESSE Comment il faut se tenir a la messe, et, EN GENERAL, DE LA BONNE tenue a l’Eglise La tenue extérieure n’est pas moins importante, à la Messe, que les dispositions intérieures: l’homme est aussi bien composé de corps que d’âme; et de même que l’âme exerce sur le corps une influence considérable, de même le corps exerce une action directe et fort importante sur l’âme, sur ses mouvements et ses disposit ons.A l’Eglise, et, en particulier, à la Messe, il faut donc aussi s’occuper de la tenue extérieure.Sauf pendant l’evangile et le credo, on devrait rester à genoux pendant toute la Messe.Je ne dis pas qu’on doit le faire, ni qu’on fasse mal en ne le faisant pas; je dis qu’on devrait le faire, que ce serait mieux, que ce serait plus respectueux, plus parfait.Dans les pays où les traditions catholiques se sont conservées plus énergiques et plus profondes, on ne sait pas ce que c’est que de s’asseoir pendant la Messe, même pendant la Grand’Messe; on est à genoux ou debout et l’on n’en meurt pas.Les enfants eux-mêmes, pliés dès leurs premières années à ces fortes habitudes, demeurent agenouillés tout le temps, comme les grandes personnes.Il faut tâcher au moins de demeurer à genoux depuis le commencement de la Messe jusqu’à l’Evangile; et depuis le sanctus jusqu’après la communion, ou même jusqu’au dernier évangile: aux Messes basses c’est une affaire de deux ou trois minutes de plus.La bénédiction finale de la Messe doit toujours être reçue à genoux, et non pas debout, encore moins assis.Les prêtres eux-mêmes doivent la recevoir à genoux; les Prélats la reçoivent debout et légèrement inclinés.On voit souvent des personnes, agenouillées jusque-là, se lever à l’occasion du dernier évangile, et recevoir ainsi debout cette sainte bénédiction; c’est contre la règle.Si l’on était assis ou debout, il faudrait se mettre à genoux, et ne se relever qu’après la bénédiction.Mais, à genoux, ou debout, ou assis, il faut absolument que notre tenue à la Messe soit irréprochable, qu’elle respire et qu’elle inspire le recueillement, et qu’elle soit empreinte de ce respect religieux dont notre âme doit être toute pénétrée.On ne saurait trop insister sur ce point, non-seulement sur soi-même, mais encore pour le bon exemple et l’édification des fidèles.Rien n’édifie autant qu’une tenue modeste et recueillie à l’église; et rien n’est plus mal édifiant que-le laisser-aller et le sans-gêne en présence des saints autels.Mgr de Segur LANGUE FRANÇAISE COURS ELEMENTAIRE Orthographe, Grammaire et Vocabulaire DICTEES I Louis et Germaine Louis.—Je suis content, tu es attentif, il est patient, nous sommes obéissants vous êtes vifs, mes frères sont polis.Germaine.—Je suis contente, tu es attentive, elle est patiente, nous sommes obéissantes, vous êtes vives, mes soeurs sont polies.Exercices.—Conjuguez de même à l’m-parfait: j’étais content.;—au futur: je serai content, tu seras attentif.; au conditionnel: je serais content.* II L’hiver L’hiver est arrivé La neige et la pluie L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tombent.Les étangs et les rivières gèlent.La terre est couverte de neige.Les garçons font des hommes de neige.Ils vont glisser sur la glace.Le froid devient de plus en plus vif.On fait du feu tout le jour dans le poêle.Le laboureur se repose.L’oiseau se tait.La nature est triste.Exercices.—Expliquer les mots: étang, poêle.Souligner d’un trait les noms; de deux traits les adjectifs.—Chercher et copier des adjectifs exprimant une bonne qualité {sage, pieux.);—une mauvaise qualité {paresseux, boudeur.);—-une qualité indifférente {jeune, faible.).—Construire dix courtes phrases formées d’une des formes connues du verbe être et d’un de ces adjectifs de l’exercice précédent: Je suis sage; Louis est pieux.Récitation La Souris et la Tortue Line souris, trottant à l’aventure, Rencontre une tortue, et lui dit: “Ta maison Triste prison, Doit te faire souvent maudire la nature; Vois d’ici mon palais; j’y loge avec le roi”! Notre amphibie alors répond à l’insolente: “De mon petit réduit je me trouve contente Il est à moi” Nioche Questions et explications.—Qu’est-ce qu’une souris ?une tortue ?Où allait la souris ?—Que veut dire à Vaventure?(au hasard, sans but déterminé.)—Qui rencontre-t-elle?—Qu’est-ce que la souris appelle maison?—Maudire: dire des paroles injurieuses.—Mon palais: l’endroit où loge la souris.—Est-ce bien son palais ?—Amphibie: animal qui vit sur terre et dans l’eau.—Insolente: qui traite quelqu’un avec hauteur, mép'ris.—Comment la souris est-elle insolente?—Réduit: la carapace de la tortue.— Pourquoi la tortue est-elle satisfaite ?Rédaction L’Arbre de Noel Je suis ailée à une fête de l’arbre de Noël.Que c’était donc beau! Je me suis beaucoup amusée.Nous étions une vingtaine d’enfants.On nous a fait faire des rondes et toutes s sortes de jeux.Puis, nous sommes entré dans le grand salon où était planté le beau sapin.Il était tout illuminé et ses branches étaient chargées de jouets et d’oranges.On a tiré tout cela au sort.J’ai eu pour ma part un polichinelle, une balle, en caoutchouc, un porte-crayon, un livre d’histoires doré sur tranche, et un petit ange en sucre rose.Nous avons ensuite chanté en l’honneur du bon Jésus.Ma cousine Jeanne a récité une poésie et l’on nous a distribué encore des bonbons et des gâteaux.Les pauvres n’ont pas été oubliés.Leur part était faite d’avance.On avait gardé pour eux des vêtements bien chauds, et tous nous avons donné un de nos jouets afin que, comme nous, nos petits frères moins fortunés pussent avoir de la joie et du plaisir.Oh! comme nous étions tous heureux et contents.Il me tarde que ce soit encore Noël! Questionnaire.—Où êtes-vous allée?—Racontez la fête.—Où était le sapin?—Comment était-il garni?—Qu’avez-vous gagné?—A-t-on oublié les petits enfants pauvres?—Qu’avez-vous fait pour eux ?Canevas.—Description de la fête,—du sapin.—Tirage des joujoux.—Votre part.—On n’a pas oublié les pauvres.COURS MOYEN Elocution, Orthographe et Grammaire DICTEES I L’amour du prochain Votre prochain, c’est votre père, votre mère, vos frères, vos sœurs, vos amis, vos voisins, tous les hommes, en un mot.Vous avez le devoir de les aimer et vous dites que vous les aimez en effet.Chacun de nous en dit autant.Cependant nous ne prouvons pas toujours l’amour que nous avons pour eux.Pendant que nous jouissons du plaisir de ma?iger à notre appétit, de boire à notre soif, il y a des êtres humains, nos frères, qui manquent de pain. 294 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pendant que nous habitons un logement agréable, il y en a qui vivent dans des logis affreux où ils dorment mal, où ils souffrent du grand froid ou de la chaleur violente.Notre charité, nof aumônes pourront adoucir leurs souffrances.Voilà pourquoi nous devons être charitables et dévoués.Annotations.—Prochain: Ce mot désigne ceux qui sont proches, tout près de nous, soit parce qu’ils vivent à nos côtés, soit parce qu’ils nous ressemblent, qu’ils ont une âme telle que la nôtre.Tous les hommes composent donc le prochain de tout homme, parce qu’ils ont tous entre eux cette ressemblance qui est d’avoir une âme immortelle et d’avoir un corps fait de la même manière.—Dit: Faire conjuguer ce verbe au présent de l’indicatif,du futur et au conditionnel.Désigner la conjugaison.-—Manger à notre appétit, boire à notre soif, c’est-à-dire manger autant que nous avons faim et boire autant que nous avons soif.Désigner la conjugaison de ces verbes; les conjuguer au passé défini.—Nos frères: Par ces mots nous ne désignons pas ici les autres fils de notre père et de notre mère, mais tous les hommes qui sont nos frères devant Dieu.—Vivent: 4e conjugaison.Conjuguer ce verbe à l’indicatif:—Logis: synonymes: logement, habitation,maison, appartement, demeure.Il s’écrit au singulier comme au pluriel: un logis, des logis.—Pourront: 3e conjugaison.Faire conjuguer ce verbe à l’indicatif en appelant l’attention des élèves sur les irrégularités qu’il présente.—Leurs souffrances: Le sens exige le pluriel: ils ont plus d’une souffrance (mal manger et boire, mal dormir, être mal logés, etc.) Exercice: Faire une liste de tous les verbes contenus dans la dictée et indiquer la conjugaison de chacun.II ÜN PERE CHRETIEN Un ouvrier tisserand nous apporta un jour un louis de vingt francs.Il venait de loin, à pied, malgré les facilités que lui offrait un service de voitures, mais qu’il avait refusé par esprit d’économie.Il avait mis six mois à composer le petit trésor qu’il venait offrir au Saint-Père.Je lui demandai quelle était son intention.“Je prie le Pape, me dit-il, de bénir ma petite fille pour qu’elle soit toujours sage.C’est mon unique enfant, sa mère est morte, je n’a1 plus qu’elle; voici qu’elle va grandir, je voudrais que quelque chose me la gardât pieuse et pure comme elle est, et j’espère que la bénédiction du Pape pourra le faire”.(Reproduction).Explications et exercices.—Tisserand: que fabrique le tisserand?de quel verbe dérive ce nom?(tisser).—louis: synonyme de pièce; on dit avec le même sens un napoléon.On fait un nom commun avec le nom propre du souverain dont l’image ou l’effigie est empreinte sur la pièce d’or.Louis de vingt francs: pièce d’or française qui vaut $4.00.—offrait: pourquoi au singulier?sujet service.—voitures: pourquoi le pluriel?il faut plusieurs voitures pour organiser un service.—refusé: avec quoi l’accord?avec service.—Saint-Père: Le Pape est le père des fidèles au point de vue spirituel; Saint-Père est un nom propre composé qui prend une majuscule aux deux mots.—unique: dérivé du mot un; ce mot veut dire seule (au féminin ici, parce que enfant désigne une fille).—pieuse et pure: au féminin pour la même raison que seule ci-dessus.—La bénédiction.le faire: quelle différence entre la et le?le premier (la) est l’article; le second (le) est pronom et veut dire cela (conserver la petite fille bonne).Rédaction Demande d’une place Canevas.—Pierre prie son ami de lui obtenir une place dans l’usine de son père.Pierre est possesseur d’un certificat d’études obtenu à l’académie de la petite ville qu il habite.Son désir d’entrer dans l’industrie.Son embarras.Il sollicite son ami de lui obtenir une place chez son père.Il donnera des preuves de sa bonne volonté.R.le.1913 Mon cher ami, Depuis bien longtemps j’ai l’intention de t’écrire, et je remets toujours, car j’ai à t’entretenir d’une chose importante, une chose dont mon avenir dépend peut-être.Mes études sont achevées et j’ai obtenu mon certificat d’études avec d’assez bonnes notes; il s’agit maintenant de me créer une position.J’ai toujours eu le désir d’entrer dans l’industrie et mon père ne s’y oppose point.Mais à qui s’adresser?Nous n’avons pas de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 295 relations dans le monde des affaires.J’ai pensé à toi, mon cher camarade; ne pourrais-tu m’obtenir une petite place à l’usine de ton père?Oh! je ne serai pas difficile, je ferai ce que l’on voudra; l’essentiel pour moi est d’être casé, et de débuter dans une bonne maison.Mon désir de réussir et mon application feront le reste, j’espère.Laisse-moi donc, mon cher ami, faire appel à-notre amitié déjà vieille, afin de solliciter ton bon vouloir et remettre ma cause entre tes mains.Présente mes humbles respects à ton père et permets-moi d’espérer une réponse favorable.En attendant, mon cher François, je t’envoie une cordiale poignée de main.Ton ami dévoué, Pierre Récitation ?L’ocean et la source La source tombait du rocher Goutte à goutte à la mer affreuse; L’océan fatal au nocher, Lui dit: “Que veux-tu, pleureuse?“Je suis la tempête et l’effroi; Je finis où le ciel commence; Est-ce que j’ai besoin de toi, Petite, moi qui suis l’immense?” La source dit au gouffre amer: “Je te donne sans bruit ni gloire, Ce qui te manque, ô vaste mer: Une goutte d’eau qu’on peut bo re”.Victor Hugo COURS SUPERIEUR Orthographe.Idées et Grammaire DICTEES I Caractère des Sauvages du Canada On observait beaucoup de ressemblance dans le caractère, les mœurs, les coutumes et la tournure d’esprit des sauvages du Canada; cependant des traits distinctifs et bien marqués entre les peuples de la langue huronne-iroquoise et ceux de la langue algonquine démontraient évidemment que leur oiigine était différente.Les Hurons-Iroquois s’adonnaient à l’agriculture; ils vivaient dans de grandes bourgades, mieux bâties et plus soigneusement fortifiées que les villages algonquins; chez eux, la forme du gouvernement était plus régulière et mieux définie.Les tribus algonquines, plus belliqueuses, étaient regardées comme les plus nobles, parmi les peuples américains.Elles préféraient les combats et la chasse à la culture de la terre; elles aimaient à changer de place, s’arrêtant peu dans les villages, qui étaient petits, peu peuplés, et transportés souvent d’un lieu à un autre.Les-Algonquins avaient moins d’esprit et d’intelligence que les Hurons-Iroquois, mais en revanche, ils étaient plus francs, moins adonnés au vol et au libertinage.A l’arrivée des Européens, deux langues mères se partageaient les territoires qui formèrent la Nouvelle-France, la Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle-Hollande, la langue huronne-iroquoise et la langue algonquine.La langue huronne est noble, énergique et abondante ; la langue algonquine a moins de force, mais elle possède plus de douceur et d’éloquence.Toutes deux ont une richesse d’expressions, une variété de tours, une propriété de termes, une régularité qui étonnèrent les premiers missionnaires, lorsqu’ils commencèrent à les étudier.L’abbe Ferland Explications et exercices.—Observait: exprimez autrement: on remarquait, on constatait, etc.—démontraient: quel est le sujet?traits (au pluriel).—bourgades: petits bourgs.Un bourg est un gros village ou une petite ville.Ce mot vient de l’allemand burg que l’on retrouve en anglais avec la même orthographe.Faubourg est de la même famille.—fortifiées: ! justifiez le féminin plur el : participe sans | auxiliaire qui se rapporte à bourgades.—-! belliqueuses: guerrières, qui aiment la guerre] ( Ce mot vient du latin beVum (guerre) aussi ! bien que belligérants (ceux qui sont en guerre) i l’expression latine casus belli (cas de guerre) i est employée en français.—regardées: rempla-! cez ce mot: reconnues, considérées, etc.— américains: il s’agit ici des peuples sauvages | qui habitaient le pays avant l’arrivée des Euro- 296 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE péens.—transportés: que signifie ce mot ?portés à travers, portés entre, portés au-delà, etc.Le préfixe trans se trouve ajouté à un grand nombre de racines: transcrire, transplanter, transformer, transaction, transpiration, etc.—-francs: quel changement subirait ce mot si l’on mettait nation huronne à la place des Hürons?franche.—Nouvelle-France, Nouvelle-Angleterre, Nouvelle-Hollande: dans les noms propres composés l’adjectif prend une majuscule comme le nom.—d’expressions: pourquoi le pluriel?on veut dire ces langues sont riches en expressions de toutes sortes.—étonnèrent: pourquoi le pluriel?plusieurs sujets: richesse, variété, propriété, régularité.Relevez tous les noms qui jouent le rôle de compléments, en indiquant la nature du complément et le mot complété.ANALYSE A l’arrivée des Européens, deux langues mères se partagaient les territoires qui formèrent la Nouvelle-France, la N omette-Angleterre et la Nouvelle-Hollande.Deux propositions: une principale et une complétive déterminative.Principale: Deux langues mères se partageaient les territoires, à l’arrivée des Européens.Completive determinative de territoires: qui formaient la Nouvelle-France, etc.1— Deux langues mères partageaient quoi ?les territoires, à qu ?se (à elles), quand ?à l’arrivé ; des Européens.2— Quels territoires ?qui formèrent quoi ?la N ouvelle-France, la N omette-Angleterre, la Nouvelle-Hollande.La conjonction et rattache le 3e complément aux deux autres.La phrase ainsi étudiée n’offre plus aucune difficulté pour l’analyse grammaticale.La Bouche La bouche est la cavité située à la partie inférieure de la face et dans laquelle sont logées la langue et les dents.Elle est tapissée par une membrane muqueuse qui reçoit Yojflux incessant de liquides fournis par d’innombrables petites glandes parsemées dans son épaisseur, et surtout par les glandes salivaires.Aussi, à Vétat normal, est-elle continuellement lubréfiée, condition qui semble indispensable à son jeu régulier.Le rôle de la bouche est des plus importants dans toute la série animale; mais plus particulièrement dans l’espèce humaine.Annotations.—Bouche: C’est la partie du visage de l’homme composée des lèvres, des gencives, des joues, des dents et du palais; c’est aussi la partie qui reçoit les aliments et par où se fait entendre la voix.—Du mot bouche on a formé l’adjectif buccal applicable à tout ce qui appartient à la bouche, et le nom bouchée pour désigner ce qu’on met dans la bouche en une seule fois.Au figuré, on nomme bouches des ouvertures par lesquelles des cours d’eau se déversent dans un autre : Bouches du Saguenay, bouches du St-Maurice, etc.—Cavité: On désigne sous ce nom un creux, un vide dans un corps solide; on peut remarquer que, comme beaucoup de noms féminins terminés par le son é, il n’en prend cependant pas la marque: cavité, bonté, charité, pitié, etc., tandis que ceux qui dérivent d’un verbe ou expriment une conte-tenance prennent l’e muet du féminin: assiettée —charretée—bouchée, etc.—Muqueuse: Mot qui est tantôt nom, tantôt adjectif; nom, il désigne une membrane qui tapisse une cavité du corps humain: muqueuse nasale, muqueuse de l’intestin; adjectif, il qualifie tout ce qui produit une mucosité, c’est-à-dire sécrète un fluide visqueux quelconque: membrane muqueuse—état muqueux, etc.Récitation La PRIERE DU SOIR Les quatre enfants par rang de taille Gravement passent tour à tour Devant le père qui travaille, Le front baissé sous l’abat-jour; Car pour eux, la journée est pleine, Et c’est la nôtre en raccourci: Déjà le devoir et la peine, La lutte et les larmes aussi.Le baiser paternel achève De sécher les pleurs répandus, Et le moment vient où le rêve Leur rendra les jouets perdus. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 297 La mère a joint les mains menues; Tous quatre, le regard levé, A l'unisson des voix ténues Disent le Pater et Y Ave.Puis, c’est pour les défunts qu’on prie, Pour tous les parents trépassés; La mère évoque la série Des noms déjà presque effacés.extrêmes se touchent.—II—Tendresse proverbiale des bons-papas et des bonnes-mamans.Attraction instinctive entre vieillards et enfants qui se rencontrent sans se connaître.—III— Causes de cette affection mutuelle: deux faiblesses aiment à s’unir; les vieux se sentent revivre dans les jeunes: les jeunes sont prodigues de leur exubérance de vie.On prie encor pour ceux qu’oppresse Le poids douloureux des sanglots, Pour les voyageurs en détresse, Pour ceux que ballottent les flots; Pour les enfants pâles qu’abrite La grande voûte du ciel noir, Ou qui pleurent dans l’humble gîte, N’ayant pas eu de pain cl; soir; Pour les pécheurs, foule infinie, Que la Toute-Pitié poursuit; Pour ceux qui sont à l’agonie Et qui vont mourir cette nuit.Pour tous ces souffrants de la terre Leurs voix montent comme un encens, Et Dieu, par un tendre mystère, Se penche vers ces innocents.Dans l’angle de la cheminée La veilleuse a mis sa pâleur; Chaque tête s’est-inclinée Comme sur sa tige une fleur, Et pénétrant sous les courtines, A l’abri des reflets tremblants, Autour des figures mutines, Papillonnent des songes blancs.Louis H alleux Composition Enfance et Vieillesse On a souvent remarqué la sympathie qui attire les uns vers les autres les enfants et les vieillards.Auriez-vous des exemples à citer?Quelle est, selon vous, l’origine de cette sympathie réciproque ?Plan.—I—Constatation du fait.Les deux DEVELOPPEMENT I— Je connais trop peu les grandes écoles de peinture pour savoir si les lauréats du prix de Rome ont quelquefois représenté un beau vieillard caressant un enfant gracieux.Que ne suis-je artiste!.je voudrais peindre ce tableau dont le sujet est non moins vrai qu’attendrissant.Les deux extrêmes se touchent; c’est un fait que l’on peut aisément constater pour les deux âges opposés d.e la vie, fait assez | curieux qui donne à réfléchir, car des conditions si différentes semblent, de prime abord, repous-j ser l’union de part et d’autre.II— Voyez néanmoins les exemples du contraire, ils abondent.La tendresse des aïeuls I envers leurs petits-enfants n’est-elle pas proverbiale ?Et celle des petits-enfants à l’égard ! de leurs aïeuls n’a-t-elle point consacré les | noms si doux de bon-papa et de bonne-maman?Echange des meilleures caresses de l’amour le plus sincère et le plus pur.En tel cas, ce sont les liens de famille qui unissent les jeunes bran-, ches au vieux tronc.Mais le même fait de sympathie entre vieillards et enfants se produit hors de la famille; il est facile de l’observer : en voyage, en promenade, en visites: de frais bébés tendent instinctivement leurs petits bras vers une longue barbe blanche qui devrait les épouvanter; on voit de gentilles fillettes emprisonner volontairement leurs doigts mignons dans une main ridée, soit pour la prendre comme guide, soit pour lui servir d’appui.Et quand les parents charitables accoutument leur cadet à l’aumône, celui-ci court avec bonheur jeter la pièce de monnaie dans la casquette du mendiant décrépit.De leur côté, les vieux répondent très volontiers aux avances des jeunes et les enveloppent d’un regard à la fois j protecteur et reconnaissant.III— Quelles sont les causes de cette affection réciproque ?Peut-être vient-elle du besoin que deux faiblesses ont de s’unir pour s’entr’aider.Ce sentiment naturel est d’une 298 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE exquise délicatesse.S’il prenait une voix enfantine, il dirait: “Vieillard, je t’aime parce que ni toi ni moi nous ne pouvons rien tout seuls;mais ensemble nous soulèverons le fardeau.J’en serai fier et content!”—Et le vieillard de répondre: “Enfant, je t’aime parce que dans mon infirmité je puis encore te servir de mentor; et grâce à toi mes pas tremblants se raffermissent”.Autre cause d’attraction: les vétérans dont les dernières forces déclinent se sentent revivre dans les conscrits qui se forment au combat; ils se plaisent à leur narrer les campagnes qu’ils ont faites, les dangers qu’ils ont courus, les victoires qu’ils ont remportées.Et le petit ! soldat au cœur chaud ne se lasse point d’entendre un récit qui fait bouillonner son courage.Le flambeau qui s’allume est le meilleur voisin de la mèche près de s’éteindre.Il y a dans la jeunesse une exubérance de vie qui, en cherchant à se répandre, va droit à ceux qui se meurent.Concluons que la sympathie entre vieux et jeunes est providentielle et qu’il en résulte de bien douces jouissances unies à de solides vertus.L’Ecole et la Famille ENSEIGNEMENT SPECIAL AGRICULTURE LA RUCHE (lecture ex classe et leçons de choses) Dans la leçon précédente (1), nous avons fait connaître les habitants de la ruche: la reine, les ouvrières et les bourdons.De plus nous avons dit un mot des nombreux travaux exécutés par ces insectes.Aujourd’hui, nous pénétrerons à l’intérieur de la demeure des abeilles afin d’y admirer les travaux si bien faits de ces laborieuses créatures.Ordinairement, les ruches sont construites en bois ou en paille.Autrefois, les ruches en pailles à rayons fixes étaient beaucoup plus utilisées, maintenant les apiculteurs préfèrent les ruches en bois, à rayons mobiles.Rien n’est plus curieux que d’ouvrir une ruche pleine d’abeilles.Ce qui frappe le regard de celui qui voit ce spectacle pour la première fois, c’est la multitude d’abeilles qui vont ça et là sur les cadres; de plus, ce sont les beaux grand rayons dorés, complètement érigés avec de la cire.Généralement, dans une ruche moderne, il y a 8 à 15 rayons de ce genre, selon la grandeur de celle-ci.(1) Voir Y Enseignement primaire de décembre 1912, page 242.Le rayon de cire construit par les abeilles; est une merveille d’architecture.Il se compose de cellules hexagonales disposées horizontalement de chaque côté du rayon.Les rayons, maintenus par les cadres en bois, se trouvent placés verticalement.Ils sont séparés les uns des autres par des intervalles assez larges qui ressemblent à des rues à travers lesquelles les habitants de la.cité peuvent circuler librement et vaquer à leurs occupations journalières.La cellule est très utile aux abeilles: c’est elle qui sert de berceau aux jeunes abeilles, de magasin pour le miel, de grenier pour le pollen, etc.Sur les rayons, il y a des milliers de cellules.Un grand nombre d’entre elles, une fois remplies de miel, sont operculées, c’est-à-dire recouvertes d’une légère couche de cire déposée par les abeilles.N’oublions pas que ces dernières operculent aussi les cellules des jeunes larves d’abeilles qui demeurent a nsi emprisonnées jusqu’à leur éclosion.Parmi les travaux des abeilles, il faut mentionner la fabrication de la cire dont on fait les cierges Chose surieuse, la cire provient du corps des abeilles qui la secrétent.Ce produit sort du corps de cet insecte, sous forme de petites lamelles, entre les anneaux de son abdomen.Pour mieux comprendre ce phénomène, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 299 comparez la cire à la sueur qui sort du corps humain, et vous aurez une idée de la sécrétion de cette substance opérée par les abeilles.Outre la fabrication de la cire, les abeilles s’occupent encore à de menus travaux, à l’intérieur du logis ; par exemple, elles enlèvent les larves et les transportent au dehors, elles tassent le pollen avec leur tête aufonddes cellules; on voit même des abeilles faire de la ventilation en battant fortement des ailes au seuil de la ruche.Souvent , il se produit des fissures sur les parois de la ruche; aussitôt, l’abeille, très ingénieuse, s’empresse d’aller recueillir sur les arbres résineux une sorte de gomme appelée propolis.C’est avec cette matière qu’elle enduit tous les interstices.Sans cette précaution, la demeure des butineuses ne serait pas à l’abri des intempéries.En considérant la merveilleuse habileté des abeilles, leur prévoyance, leur propreté, leur bon esprit fraternel, comment ne pas admirer la sagesse de la Providence qui a doté un si petit être d’un si grand génie.Explication des termes soulignés:—Apiculteurs: ceux qui élèvent des abeilles.Cire: substance secrétée par Jes abeilles.Cellules.hexagonales: cavités en cire, à six parois où les abeilles déposent le miel, le pollen; c’est dans les cellules que la reine pond ses œufs.Pollen: poussière fécondante des fleurs, amassée par les ouvrières.Le pollen sert à la nourriture des larves d’abeilles.Larves: nom donné aux insectes dans le premier état, au sortir de l’œuf.Secrétent: c.-à-d.font sortir de leur corps la cire provenant de glandes spéciales à l’organisme de l’abeille.Abdomen: Partie postérieure du corps des insectes.On distingue dans l’abeille trois sections: la tête, le thorax, et l’abdomen.Fissures: fentes, petites crevasses.Butineuses: la demeure des butineuses veut dire ici l’habitation des abeilles: la ruche.JEAN-CHARLES MAGNAN, B.S.A.Problèmes agricoles On estime que, pour nourrir un animal de 1000 livres auquel on demande un bon produit,, il faut par jour 2.78 livres de matière (1) azotée, 0.556 livre de matières (2) grasses et 13.23 de matières (3) hydrocarbonées.LTne vache laitière du poids de 926 livres mange chaque jour : 1° 93.25 de fourrage vert.Ce fourrage ne renferme que 25% de matière sèche, et en matière sèche 8% de matière azotée, 1.2% de graisse et 35% de matières non azotées; 2° 4.851 livres de son, 86% de matière sèche,, et en matière sèche 14% de matière azotée, 5% de matières grasses et 45% de matières non azotées.La ration (4) de la vache est-elle suffisante ?Combien manque-t-il de matière azotée ou combien y en a-t-il de trop ?Quelle est la relation (5) nutritive de la nourriture ordinaire de cette vache ?Quelle est la relation nutritive de la ration-type (6) indiquée ci-dessus ?Notes (1)—Matière azotée ou élément azoté.—Substance formée d’azote combiné à d’autres-corps simples, qui entre dans l’organisme des animaux et des végétaux.En agriculture, la matière azotée prend divers noms: albumine, caséine, élément protéique, etc.(2) —Matière grasse.—Substance grasse constituée par le mélange de diverses matières : stéarine, margarine, oléine, etc.La matière grasse ne contient pas d’azote, c’est une combinaison de carbone, d’oxygène et d’hydrogène.(3) —Matière hydrocarbonée.—Nom par lequel on désigne les principes neutres qui entrent dans la constitution des tissus végétaux.La matière hydiocarbonée est formée de carbone uni à l’oxygène et à l’hydrogène.En agriculture, on la désigne encore sous les noms d’hydrates de carbone, de matières non azotées, ou d’extractifs non azotés.(4) —Ration.—Quantité d’aliments qu’un animal consomme par jour.(5) —Relation nutritive.—La relation nutritive ouïe rapport nutritif d’un aliment, d’une rat on est le rapport du poids des matières azotées digestibles contenues dans cet aliment, ou cette ration, à la somme des poids des matières grasses et des matières hydrocarbonées ou non azotées, également digestibles; ou en d’autres termes, le rapport entre les éléments plastiques et les éléments respiratoires digestibles. 300 L’ENSEIGNEMENT PE IM AIRE Ceitaines auteurs veulent qu’on multiplie le chiffre des matières grasses par 2.44 ou simplement par 2, avant de l’ajouter au chiffre des matières non azotées, pour former le second terme du rapport; mais il sera préférable de choisir la formule la plus simple à moins qu’on ne demande expressément l’emploi de l’un de ces facteurs, 2 ou 2.44.Pour avoir des expressions simples et comparables entre elles, on ramène toujours le numérateur à l’unité, en divisant les deux termes du rapport par ce numérateur.On a ainsi des fractions telles que h, La relation est celle d’un bon aliment.(6)—Ration-type.—Ration modèle qui peut servir de guide pour une ration composée d’autres aliments.La ration-type se donne toujours en bon foin de prairie naturelle ou artificielle.Solution: Matière sèche, 93.25 X 0.25 = 23.3125 livres.Matières azotées du fourrage vert: 23.3125 X 0.08 = 1.865 livres.Matières grasses du fourrage vert: 23.3125 X 0.012 = 0.27975 livre.Matières hydrocarbonées ou non azotées, du fourrage vert: 23.3125 X 0.35 = 8.159375 livr Matière sèche du son: 4.851 X 0.86 = 4.17185 livres.Matières azotées du son: 4.17185 X 0.14 = 0.5840604 livre.Matières grasses du son: 4.17186 X 0.05 = 0.208593 livre.Matières hydro carbonées, ou non azotées, du son: 4.17186 X 0.45 = 1.877337 livre.Matières azotées réunies: 1.865 + 0.5840304 = 2.4490504 livres ou 2.45 livres.Matiè es grasses réunies: 0.27975 + 0.208593 = 0.488343 livre.Matières hydrocarbonées, ou non azotées, réunies: 8.159375 + 1.877337 = 10.036712 livres.Pour une vache de 926 livres il faudrait: En matières azotées: (2.78 1000) X 926 = (2.78 X 926) - 1000 = 2.57428 livres.En matières grasses: (0.556 -r 1000) X 926 = (0.556 X 926) -r 1000 = 0.514856 livre.En matières hydrocarbonées: (13.23 -4- 1000) X 926 = (13.23 X 926) 4- 1000 = 12.25098 livres.En comparant a ration réelle et la ration nécessaire de la vache on voit: qu’il manque en azote: 2.57428 - 2.45 = 0.12428 livre.En matières grasses: 0.514856 — 0.488343 = 0.026513.En matières hydrocarbonées: 12.25098 — 10.036712 = 2.214268 livres.La relation nutritive de la nourriture ordinaire de cette vache est de 2.45 4- (0.488343 + 10.036712), ou 2.45 4- 10.525055, ou ^ ^5-9 La relation nutritive de la ration-type indiquée dans le problème est de: 2.78 4- (0.556 + 13.23), ou 2.78 4- 13.786, ou ^ ou L Rép.—La ration de la vache est insuffisante en matières azotées, en matières grasses et en matières hydrocarbonées.Il manque 0.12428 livre de matières azotées.Relation nutritive ordinaire -R 3-5-5-9 Relation nutritive de la ration-type: ANTI-ALCOOLISME Lecture en classe Pourquoi nous devons combattre l’alcool 1° L’alcool, même pris à petites doses, mais régulièrement, conduit fatalement à l’alcoolisme chronique, et produit tôt ou tard d’irréparables lésions dans les principaux organes de notre corps.2° C’est une erreur de croire que l’alcool puisse tonifier et stimuler l’économie; c’est au contraire, un déprimant des facultés y hysiques et intellectuelles.3° Il diminue notre pouvoir de résistance aux grands écarts de température et aux maladies; les statistiques prouvent que la mortalité est de 27% plus élevée chez les alcooliques que chez les abstinents. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 301 4° L’usage répété des boissons même faiblement alcoolisées est dangereux parce qu’il peut créer une iiineste habitude, en donnant le goût des boissons fortes.5° Les diverses préparations alcooliques sont trop souvent adultérées, et quelques-unes contiennent même des poisons qui peuvent devenu- plus ou moins rapidement mortels.6° Appuyés sur les statistiques, c’est en toute vérité que nous pouvons dire que l’alcoolisme a pour fils, le vol, et le meurtre; et pour filles, la paresse, la débauche, ’a mendicité et la folie! Dr L.V VEZINA, M.D.L PROBLEMES 1.—-Je connais de braves familles d’ouvriers de dix personnes—d’où les liqueurs alcooliques sont totalement bannies—qui vivent honorablement et font même des économies avec un revenu de $400.00 par année.Combien ferait-on vivre de familles avec les $105,000.000.00 que les Canadiens dépensent chaque année pour la boisson.?2.—Deux pères de famille gagnent chacun un salaire de $500.00 par année Les dépenses des deux ménages sont égales.Cependant l’un des deux, qui est sobre, a économisé en 5 ans une somme se $350.00; l’autre qui prend des fêtes de temps en temps, s’est endetté de de $200.00.Combien celui-ci a-t-il dépensé en boisson pendant ces cinq ans ?(LA TEMPERANCE) MATHEMATIQUES ARITHMETIQUE, CALCUL MENTAL Divisez par 22 les nombres suivants: 28, 35, 40, 44, 94, 100, 104, 110, 113, 117, 122, 125, 132, 134, 136, 145, 178, 181, 186, 188, 192, 195, 197, 198, 199, 201, 204, 207 47, 49, 56, 60, 63, 66, 69, 72, 78, 80, 88, 148, 154, 157, 163, 166, 170, 174, 17 6, , 209, 212, 216, 218, 220.28 - 22 = 1, reste 6 145 •1- to to = 6, reste 13.35 - 22 = 1, reste 13 148 22 = 6, reste 16 40 - 22 = 1, reste 18 154 -e 22 = 7 44 - 22 = 2 157 H- 22 = 7, reste 3 47 22 = 2, reste 3 163 -v- 22 = 7, reste 9 49 22 = 2, reste 5 166 H- 22 = 7, reste 12 56 22 = 2, reste 12 170 -f- 22 = 7, reste 16 60 22 = 2, reste 16 174 4- 22 = 7, reste 20 63 22 = 2, reste 19 176 4- 22 = 8 66 22 = 3 178 22 = 8, reste 2 69 22 = 3, reste 3 181 4- 22 = 8, reste 5 72 22 = 3, reste 6 186 22 = 8, reste 10 78 22 = 3, reste 12 188 4- 22 = 8, reste 12 80 22 = 3, reste 14 192 4- 22 = 8, reste 16 88 22 = 4 195 4- 22 = 8, reste 19 94 22 = 4, reste 6 197 4- 22 = 8, reste 21 100 - 22 = 4, reste 12 198 4- 22 = 9 104 - 22 = 4, reste 16 199 -e 22 = 9, reste 1.110 - 22 = 5 201 4- 22 = 9, reste 3 113 - 22 = 5, reste 3 204 4- 22 = 9, reste 6 117 - 22 = 5, reste 7 207 4- 22 = 9 reste 9 122 - 22 = 5, reste 12 209 4- 22 = 9, res e 11 125 - 22 = 5, reste 15 212 4- 22 = 9, reste 14 132 - 22 = 6 216 4- 2 2 = 9, reste 18 134 - 22 = 6, reste 2 218 4- 22 = 9, reste 20 136 22 = 6, reste 4 220 -4 22 = 10 302 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES QUATRE OPERATIONS 1.Un employé veut économiser $6,750, somme nécessaire pour l’achat d’une petite propriété Il gagne $2,835 par an, et dépense $198.75 par mois.Dites au bout de combien d’années il aura la somme voulue.Solution: $198.75 X 12 = $2,385, ce qu’il dépense par année.$2,835 — $2,385 = $450, ce qu’il économise par an.$6,750 -f- $450 = 15 ans.Rép.2.Un propriétaire possède trois maisons qui lui rapportent la 1ère $2,916, la deuxième $1,970, la troisième $5,580.Mais il paie en impôts $351.20 pour la première, $179.40 pour la deuxième et $649 pour la troisième.De plus il a fait pour ces immeubles $1,172 de frais de réparations.Dites d’après cela, son revenu net, et combien il peut dépenser par jour.$2,916 + $1,970 + $5,580 = $10,468, le revenu brut.$351.20 + $179.40 + $649 + $1,172 = $2,351.60, le total des dépenses.$10,466 — $2,351.60 = $8,114.40, le revenu net.Rép.$8,114.40 365 = $22.23.Rép.3.Un ébéniste en revendant un meuble $296.40 gagne sur ce prix de vente un tiers plus $7.20.A quelle : omme ce meuble lui était-il revenu d’abord ?Solution: $296.40 -s- 3 = $98.80, le tiers du prix de vente.$98.80 + $7.20 = $106, le gain.$296.40 — $106 = $190.40, la somme que le meuble lui avait coûté.4.Deux robinets coulant ensemble ont rempli un bassin en 2 heures 44 minutes.Le bassin ¦est d’une contenante de 7,380 gallons, et le premier robinet donne 28 gallons à la minute.Quel est le débit du sécond ?Solution: Dans 2 heures 44 m'nutes il y a 120 minutes + 44 minutes = 164 minutes.28 X 164 = 4,592 gallons, quantité donnée par le 1er robinet.7,380 — 4,592 = 2,788, quantité donnée par le 2nd robinet.2,788 -j- 164 = 17 gallons, le débit du second robinet.Rép.5.Il faut 4 heures 12 minutes pour remplir un bassin à deux robinets coulant ensemble.Le premier donne à la minute 42 gallons, le second 36.Si le premier robinet coulait seul, combien mettrait-il d’heures et de minutes pour remplir le bassin ?Solution: Dans 4 heures 12 minutes il y a 240 minutes + 12 = 252 minutes.Dans 1 minute les deux robinets donnent 42 gallons + 36 gallons = 78 gallons.78 X 252 = 19,656, la contenance du bassin.19,656 -h 42 = 468 minutes.468 -f- 60 = 7 heures 48 minutes.Rép.6.Un tailleur possède 14 pièces de drap qu’il a achetées $2.70 la verge et qu’il compte revendre $3.25 la verge.Il gagnera ainsi $292.60 au total.Quelle est la longueur d’une pièce de drap ?Solution: $3.25 — $2.70 = $0.55, la gain qu’il compte faire sur une verge.$292.60 -j- 0.55 = 532 verges en tout.532 14 = 38 verges, longueur d’une pièce.Rép. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 303 PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES FRACTIONS 1.Vous considérez les deux fractions G î"l sans faire d’opération.Dites la plus grande de ces fractions, et expliquez ce qui le prouve.Réponse.—La plus grande des deux fractions est I| .Il manque à jR A pour être égal à l’unité et il manque à J Ag pour être égal à l’unité.t39 est une fraction plus petite que 13T, donc 1 — -^g-, ou {doit être plus grand que 1 — Aiou î L 2.Dans une famille, les dépenses de nourriture représentent les g du gain total, le loyer en prend le ^ et les frais d’entretien les | ; le reste est économisé.Si la différence entre les frais de nourriture et d’entretien égale $38, établissez le gain, total et le montant des dépenses diverses et des économies.-f- du gain — du gain = $38.du gain — du gain = $38.^g- du gain = $38.Ls du gain = -¥-• Ll du gain = 3 -3 4-5- = $855, le gain total.Les g- de $855 = $380, les dépenses de nourriture.Le -jL de $855 = $85.50, le loyer.Les -| de $855 = $342, les frais d’entretien.4 _|__X _l_ 2 __ 4 0 _j_ 9 i 3_6_ _ 8 5 — 17.9" n - 90 T-^o T go — 90 — T 8 * 1 8._ 1 1 — 1_ 18 1 8 — 18' -jig- de $855 = $47.50, le montant des économies.3.Une fontaine donne 10 gallons d’eau à la seconde, et met 42 minutes pour remplir les 24 d’un réservoir.Une reconde fontaine met 1 heure 20 minutes pour remplir totalement ce réservoir.Combien donne-t-elle de gallons d’eau à la seconde?Solution: 42 X 60 X 10 = 25,200 gallons.Les du réservoir = 25,200 gallons.f du réservoir = A5.|.o_o gallons.4 du réservoir = 2.5.1 o_o_s_± _ 33 gQO gallons.Dans 1 heure 20 minutes il y a 60 minutes + 20 minutes = 80 minutes.33,600 -î- 80 = 420 gallons à la minute.420 -r- 60 = 7 gallons à la seconde.Rép.4.Un tapissier emploie 4 ouvriers pour faire un tapis qu’il vend $648.Le premier ouvrier a fait les |- de l’ouvrage, le deuxième le ^ le troisième et le quatrième font le reste en commun.Le patron prend sur le prix de vente $1.20 par verge carré pour sa part et donne $0.40 par vergeca à ses ouvriers pour leur paye.Combien le tapis a-t-il de verges carrées et que revient-il à chaque ouvrier.Solution: 1 verge carrée a été vendue $1.20 + $0.40 = $1.60.$648 -4- $1.60 = 405 verges carrées.$1.20 X 405 = $486, la part du patron.$0.40 X 405 = $162, la part des ouvriers, de $162 = $36, la part du 1er ouvrier.4 de $162 = $40.50 la part du 2e ouvrier.$162 - ($36 + $40.50) $162 - $76.50 = $85.50, la Somme des parts du troisième et du quatrième ouvrier.$85.50 -f- 2 = $42.75, ce que le troisième ouvrier et le quatrième ouvrier reçurent chacun.5.Deux tapissiers doivent faire une commande en 12 jours, en travaillant ensemble.Au bout de 4 jours, le plus habile tombe malade et l’autre seul met 18 jours pour terminer l’ouvrage.D’après cela, établissez le temps que chaque ouvrier seul mettrait pour exécuter la commande. 304 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Si le 2e ouvrier avait été aussi habile que le premier il aurait terminé l’ouvrage en 16 jours.Ils avaient travaillé ensemble pendant 4 jours; il y avait donc Aj ou s 4e l’ouvrage de fait.Il restait à faire | — jr = | de l’ouvrage, de l’ouvrage = 18 jours, de l’ouvrage = 128- jours.! de l’ouvrage = -%—- =27 jours, le nombre de jours que le moins habile aurait mis seul.Rép.Les deux ouvriers ensemble ont fait un douzième de l’ouvrage en 1 jour; le moins habile faisait Ay Par jour.Ay ~ -gy = TTs — iw = 1 os Parfie de l’ouvrage que faisait l’ouvrier le plus habile dans.1 jour.j-fj-g de l’ouvrage = 1 jour.T'cfs de l’ouvrage = -1- de jour.i o l de l’ouvrage = 1 -i O-i = l-jp.= 21-| jours.Rép.6.On veut réaliser -Jq- de bénéfice sur le prix d’achat de 328 verges de drap payé $1.95.On vend les à $2.40 la verge.Que doit-on revendre la verge du reste ?Solution: $1.95 X 328 = $639.60, le coût des 328 verges.$639.60 + Ao de $639.60 = $639.60 + $31.98= $671.58 le prix de vente des 328 verges.$2.40 X J- de 328 = $0.30 X 5 X 328 = $492, ce que rapporte la vente des | de 328 verges Il reste les de 328 verges = 123 verges à vendre.$671.58 — $492 = $179.58, ce que doit rapporter la vente des 123 verges.$179.58 = 123 = $1.46.Rép.REGLES DE L’UNITE, POURCENTAGE, Etc 1.Pour faire une pièce de drap de 35 verges de long sur 0 verge f de large, on a employé 99.225 livres de laine.On dispose de 238.14 livres de laine et l’on veut faire un tissu de 1 verge de largeur.Quelle sera la longueur de la nouvelle pièce ?Solution: 35 verges de long sur g- verge de large prennent 99.225 livres ?verges de long sur verge de large prennent 238.14 livres R.5X5X3X23814 _7Xrxio_ col ,ra' -6“xurx-9 9.2"27r-T Diverges.neP- J5_x 4~ x' 13 8U_4 _ 7x3 x 1 0 _ 9 9-2 2lT ¥ 52-|-verges.2.On sait que le quintal de vieux chiffons fournit 64 livres de papier.Combien faudra-t-il de livres de vieux chiffons pour obtenir 648 rames de papier pesant chacune 25 livres ?Solution: 25 X 648 = 16,200 livres, poids des 648 rames.100 livres de chiffons fournissent 64 livres de papier.?livres de chiffons fourniront 16,200 livres de papier.-“-—VF"””- = 25,3124 livres ou 253 quintaux 12^ livres.Rép.3.Trois associés se sont partagés un bénéfice de $440 de la manière suivante: les deux premiers ont eu des parts égales et le troisième n’a eu que les | de la part d’un des autres.Combien chacun a-t-il pris ?Solution: Mettons $3 pour le premier, alors $3 pour le deuxième et $2 pour le troisième.$3 + $3 + $2 = $8.La somme totale supposée.Le 1er à $3 sur $8.Il a donc droit aux | du tout, c’est-à-dire aux -| de $440 = $165.Rép, Le deuxième a droit à une somme = $165.Rép.Le 3e a droit au f = 4 du tout, c’est-à-dire de $440 = $110.Rép.4.Sur un capital de $160,000, un rentier place le à 5%, les | à 4.5% et le reste à 3.75% On demande d’établir: 1° son revenu total; 2° le taux moyen de ses placements.4 de son capital à 5% = tout le capital à 4 de 5% = 1.25%.-| de son capital à 4.5% = tout le capital à f- de 4.5% = 1.6875%. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 305 « » 8 > ^ ™ t de son capital à 3.75% = tout le capital à |- de 3.75% = 1.40625%, 1.25% + 1.6875% + 1.40625% = 4.34375%.Le taux moyen.Rép, ¦1160,000 X 0.0434375 = -16,950.00.Le revenu.Rép.Autre solution: 160,000 X X 0.05 = $2,000.Revenu du 1er placement.160,000 X f- X 0.045 = $2,700.Revenu du 2e placement.160,000 X X 0.0375 = $2,250.Revenu du 3e placement $6,950.Revenu total.Rép.6,950 -f- 160000 = 0.0434375 = 4.34375%.Rép.¦'•v.5.Le même jour le 3% français était au cours de $94.20, le 2.5% anglais au cours de $78.30, le 3.o % suisse au cours de $91.50.Dites le taux réel de chacune de ces rentes et la plus avantageuse pour l’acheteur.Solution: Une obligation du gouvernement français, de la valeur nominale de $100 et qui rapporte $3 est appelée un 3% français.Loisque nous pouvons acheter de telles obligations pour $94.20, nous disons que le cours est de $94.20.J’achète une de ces obligations pour $94.20; elle me rapporte $3.A quel taux ai-je place mon argent ?$3 -f- $94.20 = 0.03 AV = 3-AV%.Le taux réel du 3% français.Une obligation du gouvernement anglais, de la valeur nominale de $100 qui rapporte $2.50 est applée un 2.5% anglais.Lorsque nous pouvons acheter de telles obligations pour $78.30, nous disons que le cours est de $78.30.J’achète une de ces obligations pour $78.30; elle me rapporte $2.50.A quel taux ai-je placé mon argent ?2.50 -r- 78.30 = 0.03p!A = 3p|^%.Le taux réel.Une obligation, de la valeur nominale de $100, du gouvernement suisse, qui rapporte $3.50 est appelée un 3.5% suisse.Lorsque nous pouvons acheter de telles obligations pour $91.50, nous disons que le cours est de $91.50.J’achète une de ces obligations pour $91.50; elle me rapporte $3.50.A quel taux ai-je placé mon argent ?$3.50 -f- $91.50 = 0.03HA = 3I|A%.Le taux réel.L’obligation suisse est la plus avantageuse.«è ALGÈBRE 1.Trouvez deux nombres qui soient dans le rapport de 2 à 3 et tels que leur différence soit à la différence de leurs carrés dans le rapport de 1 à 25.Solution: Soient 3x et 2x les deux nombres.Sx — 2x = x la différence des deux nombres.9.r2, 4.t2, les carrés des deux nombres.9x2 — 4.r2 = Sa;2, la différence des carrés des deux nombres 5x2 — = 25.a; 5a;2 Divisant les deux termes de la fraction — par x on a 5x - 25 4 x 306 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE D’où x = -ç5- = 5.3x = 5 X 3 = 15.Ré-p.2.t = 5 X 2 = 10.Rép.2.Un train de chemin de fer roulant de Montréal à Québec, éprouve un accident qui réduit-sa vitesse à la ne partie de ce qu’elle était d’abord et par suite il est en retard de a heures.Si l’accident était arrivé b milles plus près de Québec, le train eut été en retard de c heures.Trouvez la vitesse du train avant l’accident.Solution: Soit nx la vitesse primitive.Un ne de nx = x la vitesse après l’accident.Si l’accident était arrivé b milles plus près de Québec, le train aurait parcouru ces b mille» à la vitesse primitive et aurait mis heures à les parcourir.Mais le train a parcouru ces b milles à la 2e vitesse et a mis ^ heures à les parcourir.b - b = a - c Multipliant par nx on a: nb — b = anx — cnx.Ou: anx — cnx = nb — b x en facteur commun on a: {an — en) x = nb — b _ b (n — 1) n (a — c) D’OÙ X = Xn- b en nx =^-c!Xw =ba-V)- Rép.3.La différence des carrés de deux nombres est 840.Si chacun de ces nombres augmentait de 3 unités, la différence des carrés augmenterait de 60.Quels sont ces nombres ?Solution: Soient x le plus grand nombre et y le plus petit.xî - y2 = 840.-(1) (z + 3)2 - (y + 3)2 = 840 + 60 = 900 .(2) x2 + 6z + 9 — (î/j2, + 6y + 9) = 900 .(3) x2 + 6x + 9 — y2 — 6y — 9 = 900 .(4) x2 + 6x — y2 — Qy = 900.(5) Posant (5) de nouveau: x2 + 6x — y2 ~ % = 900.(5)- - Et soustrayant (1): x2 — y2 = 840 .(1) On a : 6x — 6y = 60.(0) Divisant (6) par 6 on a: x — y = 10.(7), la différence des nombres.Divisant (1) par (7) on a: (x2 — y2) + (x — y) = 840 4- 10.(8) D’où x -\- y — 84, la somme des deux nombres.Le problème peut s’énoncer maintenant: La somme de deux nombres est égale à 84 et leur différence est égale à 10, quels sont les nombres ?Solution: (84 + 10) ^ 2 = 94 -r 2 = 47, le grand nombre.Rép.(84 — TO) 4- 2 = 74 2 = 37, le petit nombre.Rép.4.Deux trains T et T’ partis des extrémités A et B d’un chemin de fer, se rencontrent en un point C de la ligne; T a fait alors 112 milles de plus que T’.Leurs vitesses sont telles que T continuant son chemin parcourt la distance CB en 4^2 heures, et T’ la distance CA en 12)62 heures.Trouvez les distances AC, CB, et la vitesse moyenne de chaque train.Solution: Soit 2x la distance totale entre les deux points A, B.Au point de rencontre C, T a parcouru la moitié de la distance, c’est-à-dire x milles, plus la moitié de 112 milles ou en tout x + 56.Au point de rencontre C, T’ a parcouru la moitié de la dis ance, c’est-à-dire x milles, moins la moitié de 112 milles ou x — 56.T pour se rendre à destination a x - 56 milles à parcourir, et il les parcourt dans 4M heures; sa vitesse par heure est donc: x — 56 2x — 112 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 307 T’ pour se rendre à destination a z + 56 milles à parcourir, et il les parcourt dans 123^ heures; sa vitesse par heure est donc: æ + 56 2x 112 121 25 T a parcouru la distance A C dans le même que T’ a mis à parcourir la distance B C.La di tance AC =2 + 56 milles; la distance B C = x — 56 milles.T a parcouru x + 56 milles dans la même nombre d’heures que T’ a mis a parcourir x — 56 milles.X + 56 x — 56 1 X — 112 2x + 112 9 25 9x + 504 25x — 1400 2x — 112 2x + 112 Multipliant l’équation par 4x2 — 1122,le plus petit multiple commun des dénominateurs on a: 18x2 + 2016x + 56448 = 50x2 - 5600x + 156800.Transposant les deux membres on a: 50x2 — 5600x + 156800 = 18x2 + 2016 x + 56448.Transposant on a: 32x2 — 7616x = 56448 — 156800 = — 100352.Divisant par 32 on a: x2 — 238x = — 3136 Complétant le carré on a: x2 — 238x + 1192 = — 3136 + 14161 = 11025.Extrayant la racine on a: x — 119 = plus 105 ou moins 105.x = 105 + 119 = 224.2x = 224 X 2 = 448, la distance entre A et B.91-1-2- la vitesse par heure de T.Substituant à 2x, 448, sa valeur on a: ^4-8~=-UL2- = = 37^- milles.Vitesse de T.la vitesse par heure de T’.Substituant 448 la valeur de 2x à 2x on a : = -d/V0"= 22f- milles.Vitesse de T’.(448 + 112) 2 = 560 2 = 280, distance A C.Rép.(448 — 112) -7- 2 = 336 -7- 2 = 168, distance B C.Rép.PREMIERS ELEMENTS DE GEOMETRIE PRATIQUE 1.La figure A B C D est un trapèze; la base inférieure A D vaut 185 verges; a hauteur vaut 48 verges; l’angle A vaut 60 degrés et l’angle D 45 degrés Trouvez: 1° par des procédés exclusivement géométrique la surface du trapèze; 2° le diamètre d’un cercle équivalent.^Solution: On connaît la hauteur du trapèze et l’une de ses bases.Pour calculer sa surface, il suffit-de connaître la seconde base.Or si l’on abaisse des points B et C les perpendiculaires B F, C E sur la grande base, on voit que la petite base est égale à A D - (E D + A F).Il faut donc calculer E D et A F.!V'.2.Le périmètre d’un champ rectangulaire égale 288 verges.La longueur se trouvant êtie le triple de la largeur, quelle est la surface de ce champ et sa valeur à $696 l’arpent ?Solution: 288 -f- 2 = 144, la somme de la longueur et de la largeur du champ.Si on désigne la largeur par 1 verge, il faudra représenter la longueur par 3 verges.1+3 = 4; ainsi sur un total de 4 verges il y a 1 verge, ou yi du tout, pour la largeur et 3 verges, ou % du tout pour la longueur.de 144 = 36 verges, la largeur du champ.z/i de 144 = 36 X 3 = 108 verges, longueur du champ.108 X 36 = 3888 verges, la surface du champ.Ré'p.3888 = 3600 = le nombre d’arpents dans le champ.$696 X (3888 = 3600) = (696 X 3888) = 3600 = $751.68.iîép.3.Un réservoir prismatique à ciel ouvert doit avoir 4.5 verges de long, 3.6 verges de large et 2.84 verges de hauteur.Il est composé de feuilles de tôle rivées de chacune 0.6 de verge sur 0.4 de verge.Combien en faudra-t-il, sachant que chacune perd -gA de sa surface pour le jointage ?Solution: (4.5 +.3.6 + 4.5 + 3.6) X 2.84 = 16.2 X 2.84 = 46.008 verges carrées, surface latérale du réservoir.4.5 X 3.6 = 16.2 verges carrées, surface du fond.46.008 + 16.2 = 62.208 verges carrées, la surface totale.0.6 X 0.4 = 0.24 verge carrée, surface d’une feuille de tôle.i'o~ — iro = tip Pai4ie utilisée d’une feuille de tôle.-|K de 0.24 = 0.232 verge carrée.62.208 -H 0.232 = 268249, c’est-à-dire 269 feuilles.Æép.4.On veut dorer une sphère 0.3 verge de diamètre.Quelle surface de feuille d’or emploiera-t-on ?Solution: 0.32 = 0.09.0.09 X 3.1416 = 0.282744 verge carrée.Rép.LANGUE ANGLAISE Dictation Out of my window as I write when I lift my eyes I can see a grey square of London sky.Through the lower right-hand corner I can see the top of a plane tree with its tired dusty branches dandling its dim green leaves in the weary airs that are trying to blow the smoke from the chimney-pots.The plane tree wears that look of quiet patience which seems to belong to all London trees.Its springs and summers and autumns and winters are spent in town.There is a beneficent Fresh Air Fund for our London children, but there in no Fresh Air Fund for our London Trees.How they live is a mystery, but I like to fancy that they revive during the cool sweet nights and the slow unregarded dawns.These lonely London trees, endungeoned in wastes of brick, are very far away from Nature, their worshipped mistress, the Lady of their Dreams.But in the hushed noon of night their beloved breathes and sighs across the miles of stony desolation, and they feel the freshness of the dewy downs and the tenderness of the leafly lanes in their withered hearts. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 309 And when the trouble of sunrise begins to shake the clouds the London trees smile a faded little smile with a wan ecstasy in its groping remembrance.My plane tree is a friend in exile, for we have the same longings and yearnings.The same dust is on our souls.The same dishar- Î mony afflicts our senses.We were made for j an ampler ether and a diviner air.Together ! we grow weary of the tap of boot-heels on pavements, of the tintinnabulation of milk cans, of the tinkle of telephone bells, We hunger for the broad silence of the unmanly hills and the rapturous solitude of the uncivi-lised woods.Together we shall shed our 1 leaves during the lagging autumnal days, until we are bare and dry and unassuaged.But we shall not despair, for all through the winter we shall watch together for spring with its stealing sap and its tiny horns of miracu- i lous green.I do not know whether I help my plane tree, | but I do know that my plane tree helps me.It ; has healing in its crucified leaves.One glance at its gentle gestures opens up the vista and the vision of the great company of green angels far away.Somewhere is a paradise where the sky is not slashed and wounded by the sharp edges of roofs.I can see the little woods sleeping on the breast of the little hills.I can follow the flight of the old rooks as they come home at sunset.I can see the brown water sliding under the thirsty willows.I can watch the long, delicious shudder of the lake of corn as the wings of the wind caress it wistfully while it sleeps in the arms of the sunshine, I can lose all sense of time as the shadows crawl out and fade away, for I love the shadows that are the faithful ghosts of reality, shadows of hills and woods and trees and flowers and men.James Douglas, {Taken from the Bibelot) Récitation A London Plane-Tree Green is the plane-tree in the square, The other trees are brown; They droop and pine for country air; The plane-tree loves the town.Here from my garret pane, I mark The plane-tree bud and blow, Shed her recuperative bark, And spread her shade below.Among her branches, in and out, The city breezes play; The dim fog wraps her round about; Above, the smoke curls gray.Others the country take for choice, And hold the town in scorn; But she has listened to the voice On city breezes borne.Amy Levy LB CABINET DE L’INSTITUTEUR Le chant à Sa petite école Nous présentons aujourd’hui, comme exercice de chant, une jolie petite mélodie de Ch.H.Rinck, à laquelle nous avons ajouté une seconde partie qui est aussi chantante que la première; néanmoins elle n’est pas obligatoire et la première partie seule va très bien.Il faudra bien veiller à ce que les enfants ne forcent pas la voix, ne crient pas sur la syllabe muette finale du premier et du troisième vers de chaque couplet.Comme toujours, pour que les enfants chantent avec goût, il faut qu’ils comprennent le sens de ce qu’ils chantent.Les couplets qui ont le plus besoin d’être analysés sont le 1er, le 3e, le 4e et le 6e.H y a des inversions qu’il faut faire remarquer, e t le meilleur moyen c’est de dire la même chose en fétablissant l’ordre logique comme suit, par exemple : 310 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE le couplet—Le nuage, voguant dans l’espace, passe, sur l’aile des vents, dans les deux changeants.3e couplet—Le blanc projectile du grêlon cruel peut jaillir mortel de son flanc mobile.4e couplet—Ou bien il peut déverser, sur le monde, l’onde qui féconde le sol nourricier.6e couplet—Et notre prière montera légère en remerciement vers Dieu tout-puissant.Les mots qui ne sont pas compris des enfants tels que peut-être voguant, soucieux, flanc mobile, jaillir, projectile, etc.devront être expliqués, et c’est seulement lorsque le texte sera bien compris qu’il faudra s’exercer à le chanter, et que l’on pourra prétendre arriver à le chanter avec goût.La mélodie est très simple et d’une allure gaie; elle doit être chantée légèrement et pas trop vite.H.Nansot X tvo-fo.v-tLîL^ 'K N N N I P- J -y .7-—*- T—T-E7- • ^ d ai te-' } kèEèEEÏ.h t N ¦0-W-S1- # ^-*-"*¦— é'.—-9 &(jÇ-CiyC II IV Il va sur la terre Porter en tous lieux La paix ou la guerre Aux gens soucieux.III Ou bien sur le monde Il peut déverser L’onde qui féconde Le sol nourricier.V De son flanc mobile Peut jaillir mortel Le blanc projectile Du grêlon cruel.VI Arrosez nos plaines, Nuages coureurs; Faites les mains pleines Aux bons laboureurs.Georges Haurigot {On peut ajouter) Et notre prière En remercîmcnt Montera légère Vers Dieu tout-puissant.H.N. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 311 Questions professionnelles RüjpoiSteEe L.S.—Vous pouvez choisir entre les livres de Lecture Courante (degré inférieur ou élémentaire) des auteurs dont les noms suivent, ouvrages tous approuvés par le Comité catholique: l’abbé Roch Magnan; les Sœurs de la Congrégation; l’abbé Lagacé; les Frères des Ecoles chrétiennes, les Frères Maristes et les Frères du Sacré-Cœur.A.M.D.—Oui une institutrice diplômée qui enseigne depuis dix ans a droit à la prime de $15.00.Le fondateur de la congrégation des Soeurs de l’Assomption M.Meilleur,premier Surintendant de l’Education du Bas-Canada, cite, dans la seconde édition de son Mémorial de l’Education (1876), les lignes suivantes, sans en indiquer a provenance: “La Congrégation de l’Assomption, maintenant à Nicolet, a été fondée à Saint-Grégoire, en 1853, par Messire J.Harper, curé de la paroisse.Quatre Demoiselles, des institutrices, se réunirent sous sa direction, le 6 septembre de la dite année, dans l’intention de se vouer à l’instruction des jeunes personnes de leur sexe, de former des institutrices et de se consacrer à Dieu par les vœux de religion.On mit à leur disposition une maison en pierre de cinquante-cinq pieds de longueur sur quarante-cinq de profondeur, à deux étages, avec deux ailes en bois de trente pieds sur vingt-cinq.Depuis, elles ont ajouté un étage en brique à l’édifice en pierre et ont, de plus, fait l’acquisition d’une maison en bois à deux étages de cinquante-cinq pieds sur trente.” Il y a quarante ans, M.Harper était donc considéré comme le fondateur de la Congrégation des Sœurs de l’As omption.Ouvrages reçus U Enseignement Primaire accuse réception avec remerciement des - ublications dont les noms suivent: Lettre pastorale de S.G.Mgr l’Eveque de Valleyfield, sur la Sanctification du dimanche.Ce document renferme de belles pages et d’utiles conseils qui méritent d’être lus et médités.Hygiene de l’Alimentation, ou Propriétés chimiques des Aliments, suivie d’un cours théorique sur l’Art culinaire, par Amélie Desroches, institutrice d’enseignenment ménager chez les sœurs de la Congrégation, Neuville, Co.Portneuf.Mlle Desroches, qui fait autorité en matière d’enseignement ménager, a rendu un réel service en publiant son joli et très pratique traité de l’Alimentation.Dans cet ouvrage de près de cinq cent pages, bien imprimé et illustré, l’auteur a réuni tout ce qui traite de l’Hygiène de l’Alimentation.Mlle Desroches mérite les plus vifs remerciements pour avoir su adapter son ouvrage aux besoins et aux usages canadiens.Cette insti-titrice distinguée s’est imposé un travail considérable afin de doter notre enseignement ménager d’un traité vraiment digne d’encouragement.L’ouvrage est en vente chez l’auteur à Neuville, Co.de Portneuf.Prix $1.25 broché, plus 10 cts par la poste, et $1.50 relié. 312 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Louis Hebert.—Premier colon du Canada,—par Laure Conan, Québec, 1912.Une brochure de quarante pages qui valent tout un volume.Laure Conan a payé une dette nationale en racontant l’œuvre féconde du premier défricheur canadien.La grande leçon d’histoire que vient de donner l’auteur de YOublié portera ses fruits, nous l’espérons.En 1917, il y aure 300 ans que Louis Hébert jetait en terre la premiere poignée de blé au Canada.C’est ce courageux Français qui créa le premier foyer à Québec: ce fut vraiment le premier Canadien comme il avait été le premier Acadien.Nous souhaitons de nouveau qu’un superbe monument soit élevé à Québec, sur la place dé la Basilique—endroit défriché par Louis Hébert— pour célébrer le 300e anniversaire de l’arrivée du “premier semeur de blé” en la Nouvelle-France.Petite revue Au prochain congrès de l’A.C.J.C., aux Trois-Rivières, le Système scolaire de la Province de Québec sera l’unique sujet à l’ordre du jour.Voici les grandes lignes des travaux de ce congrès: Histoire de l’enseignement primaire dans la provinse de Québes; Organisation actuelle de instruction publique; Résultats obtenus par le système en vigueur dans Québec; Coup d’œil sur les autres provinces canadiennees et à l’étranger; Modifications inopportunes au système scolaire de Québec; Améliorations désirables.Pe R.P.Bailly, fondateur de la Croix de Paris et des œuvres de la Bonne Presse, est décédé en décembre dernier, à l’age de 81 ans.A l’occasion du premier janvier 1913, le gouvernement de la nouvelle république de Chine a remplacé l’antique calendrier chinois par le calendrierr chrétien, dit grégorien, universellement en usage.Les délibérations entre les représentants des états balkaniques et ceux de la Turquie avancent lentement.A la date où nous écrivons, on ne sait combien de temps durera encore la Conférence de Londres Les délégués turcs cherchent à reconquérir par la ruse ce que la valeur des armes bulgares, grecques et serbes a enlevé à leur patrie humiliée.Mais les alliés ne veulent rien céder de leurs légitimes prétentions, et il est probable que le Sultan abandonnera les quatre-cinquièmes du territoire actuel de la Turquie d’Europe.Le premier ministre d’Ontario a accuilli d’une façon peu sympathique les délégués des commissions scolaires canadiennes-françaises de la province sœur.Que nos compatriotes continuent à réclamer avec fierté et dignité les droits dont jouit si paisiblement la minorité anglaise dans la province de Québec, et ils finiront par triompher.La justice devra régner sur tousles points du Canada, ou bien l’œuvre de la Confédération sera compromise.M.Jean Lerolle, ex-président de l’Association de la Jeunesse Catholique Fiançaise, a été récemment élu député du 7e arrondissement de Paris.Il succède à son père, un orateur de premier ordre et un catholique militant.A Orléans et à Paris, en 1909, notre directeur fut l’hôte de l’A.C.J.F.M.Jean Lerolle était alors président de cette belle association.Notre directeur entendit le futur député et le vit à l’œuvre.Catholique d’abord et excellent français, M.Lerolle sera à la Chambre ce qu’il fut à la tête de l’A.C.J.F.“un chrétien dont la foi rayonne dans toute sa vie, et qui consacre à servir l’Eglise comme elle veut être servie le magnifique talent que Dieu lui a donné”.Nos plus vives félicitations à M.Lerolle, qui est un ami sincère du Canada français. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 313 Les journaux catholiques d’Europe ont signalé, il y a quelques mois, la fondation d’une école primaire par Sa Sainteté le Pape Pie X.Le Rosaire, de St-Hyacinthe dit à ce sujet: “Au début de l’année scolaire, a été ouverte l’école pontificale que le Souverain Pontife a fait construire dans l’enceinte du Vatican pour les enfants des quartiers du Borgo et des Prati.L’école a son entrée dans la Via di Porta Angelica; elle s’élève sur l’emplacement occupé jadis par les grands réfectoires du Belvedere.C’est un bel et vaste bâtiment qui peut contenir 1,600 élèves; il y a place pour 800 garçons, et 800 fillettes.Leurs écoles sont, bien entendu,, complètement séparées.L’enseignement y sera donné en dehors de toute ingérence du gouvernement italien.Le Pape est là chez lui.Et il faut admirer cette pensée, qui, à l’heure actuelle, au milieu de tant et de si graves préoccupations, attire l’attention de Pie X sur l’enseignement populaire, lui fait ouvrir l’enceinte de son palais et y bâtir une école pour les enfants du peuple”.Le dimanche, 3 novembre 1912, un comité, composé de Canadiens et de Français, a placé dans le cimetière du Hâvre, un monument sur la tombe de Crémazie, notre poète national.Le matin, il y eut une messe à l’église Notre-Dame.Après l’office religieux, eut lieu, l’inauguration du monument, dû au ciseau du sculpteur canadien, Philippe Hébert.A Notre-Dame, l’oraison funèbre fut prononcée par M.l’abbé Julien, c’est une belle page que nous voudrions pouvoir reproduire ici.Nous aimons à citer ce paragraphe: “Doter le Canada d’une littérature nationale, de langue française, et cela, en faisant admirer à ses compatriotes les grandioses beautés de leur pays, d’une part, et de l’autre, en renouant avec la France, la mère-patrie, la tradition des communs souvenirs et des communes aspirations, dans le culte commun de la même langue et de la même foi.Belle et noble pensée! Ln souffle favorable enfle tout d’abord son dessein.Il a touché si juste et remué si profondément la fibre canadienne! Il apprend à ses frères du Canada à regarder avec leur âme cette majestueuse nature qu’ils n’avaient vue jusque-là qu’avec leurs yeux.” Nominations M.l’abbé V.-A.Huard, conservateur du Musée de l’Instruction publique, a été nommé entomologiste du Département de l’Agriculture.Le gouvernement ne pouvait faire un meilleur choix que celui du distingué directeur du Naturaliste Canadien.M.Ernest Myrand du Secrétariat provincial et collaborateur de L Enseignement Primaire, succède au Dr N.-E.Dionne, conservateur de la bibliothèque de la Législature.Littérateur de mérite et historien consciencieux, M.Myrand lendra de piécieux services au poste que le gouvernement vient de lui confier.Nos sincères félicitations aux deux nouveaux titulaires.Pour bien prononcer l'Anglais A tous ceux qui veulent apprendre à bien prononcer l’anglais, le nouveau manuel abrégé du R.P.T.Barré, C.S.C., English Accentuation, (abridged) Sceller and Reader, est tout indiqué.Franco, 22 sous.La Propagande des Bons Livres, Ville-Montcalm, près Québec. 314 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Librairie Classique La Ci8 J.-A.Langlais & Fils, libraire, annonce comme devant paraître dans le cours de janvier, les livres suivants: Grammaire Française, par Magnan & Tremblay, 2e livre, maître.Connaissances Usuelles, par N.Tremblay.Hygiene, Anatomie et Phy'siologie, par Dr Paradis.Analyse Grammaticale et Logique, par C.-J.Magnan.Cette librairie garde constamment en magasin le choix le plus considérable de livres classiques et de matériel scolaire.Catalogue adressé sur demande.La méthode de Calligraphie Canadienne de J.-A.Langlais est toujours recherchée.Bibliographie Nous ne saurions trop recommander à nos nombreux lecteurs l’excellent ouvrage que vient de publier, à Paris, M.l’abbé Alexis Crosnier, ptre, directeur de l’Enseignement libre du diocèse d’Angers.Cet ouvrage a pour titre A travers les écoles chrétiennes—Excursions et Conseils pédagogiques.Ce beau livre touche aux trois degrés de l’enseignement.“Le fil idéal qui les relie n’est autre que l’enseignement chrétien lui-même à tous ses degrés”.Inspecteur des écoles libres, l’abbé Crosnier a acquis beaucoup d’expérience.C’est pourquoi son livre peut rendre de grands services aux inspecteurs d’écoles, aux professeurs des écoles normales et à tous les maîtres et maîtresses d’écoles.Edité par la maison Gabriel Beauchesne & Cie, 117 rue de Rennes, Paris, l’ouvrage est en vente à la librairie J.-P.Garneau, 47 rue Buade, Québec.Prix: 85 cts.; franco par la poste, 90 cts.Debuts d’un Eveque Missionnaire.—Mgr Ovide Charlebois, O.M.I., Vicaire Apostolique du Keewatin.—Tel est le titre d’un joli volume de 102 pages, avec illustrations, qui vient de paraître à l’Imprimerie des Sourds-Muets de Montréal.Ce volume contient d’abord un court rapport sur l’arr vée de Mgr Chcrletcis dans son vicariat apostolique fpoges 1 à 16); puis le journal de voyage écrit par Mgr lui-même, dans le cours de la première visite qu’il fit, comme évêque, de toutes ses missions sauvages.Mgr y décrit comme les missionnaires seuls savent le faire, les mille péripéties d’une tournée apes'.o’ique de plus de quatre mois.Il y fournit en outre les renseignements les plus intéressants sur chacune des missions visitées: population, dispositions, traits de mœurs des sauvages, zèle et vie héroïques des missionnaires, etc., etc.Treize belles gravures relatives au texte, ajoutent beaucoup à l’attrait et à la valeur du livre.On verra facilement que les “Débuts d’un Evêque Missionnaire” offrent un intérêt exceptionnel: ils constituent une page aussi importante que glorieuse de l’histoire religieuse de notre pays.Ils devraient avoir une place d’honneur dans toute bonne bibliothèque.Ce gentil petit volume pourrait avantageusement se donner comme récompense scolaire.En vente au profit des pauvres missions du Keewatin, au nombre desquelles se trouve la mission des Esquimaux.Prix: Unité, 15 cts; 100 exemplaires, $12.00; Frais de poste, 3 cts.Adresse: S.G.Mgr Charlebois, Le Pas, Keewatin.Premier Congres d’Action Sociale du Diocèse des Trois-Rivières: 1912.Les organisateurs du premier congrès d’Action Sociale aux Trois-Rivières ont eu l’heureuse idée de réunir en une jolie brochure les principaux travaux et discours lus et prononcés au congrès.Nous recommandons la lecture de cette brochure, qui renferme des études très bien faites sur la Tempérance, l’Epargne, etc., etc.En vente aux bureaux du Bien Public, Trois-Rivières. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 315 L’Enfant, par Henri Joly, membre de l’Institut.1 vol.in-16 de la collection Science et Religieuse No 633.Prix: 0 fr.60.Bloud et Cie, édit., 7, place Saint-Sulpice, Paris (Vie).Les ouvrages les plus étudiés sur l’évolution de l’enfant, sur l’enfant et la race, sur l’esprit et le cœur de l’enfant vont chaque jour se multipliant.Ces travaux ont évidemmemt servi à grouper et à clarifier des questions dont on ne peut méconnaître l’intérêt.Mais une littérature aussi abondante est d’un médiocre secours pour l’éducateur et les parents, plus soucieux des conclusions pratiques que des considérations purement théoriques.M.Henri Joly rend un vrai service en résumant ici, avec l’autorité qu’on lui reconnaît en ces matières, les résultats réellement acquis de la science pédagogique.La lecture de ce bref mais substantiel opuscule suffira à la plupart.Nous en recommandons donc vivement la méditation à tous ceux que le problème de l’éducation préoccupe.A travers la Morale, A travers les Choses.—Livre de lecture courante, par J.Leday, in-8 cartonné de 253 pages, illustré, 1 fr.20, {ancienne Librairie Poussielgue, J.de Gigord, éditeur, rue Cassette, 15 Paris).“Il est charmant, ce petit livre.La lecture en est attachante.Il est bien, comme l’indique le scus-titre, un “livre de lecture courante”.Mais il est surtout éminemment instructif, mettant à la portée des enfants et sous une forme attrayante, l’enseignement en action de la morale le plus élevée et la plus chrétienne, en même temps que des notions très variées sur toutes choses observées en voyageent.C’est un livre qu’il faudrait pouvoir répandre à profusion dans les écoles.Il convient merveilleusement aux enfants de huit à douze ans”.Extrait du Polybiblicn, numéro d’cctobre 1912.* Le Besoin de Dieu dins les âmes et les sociétés, (Discours, Pensées et Souvenirs), par M.l’abhé Delabroye.Lettre-préface de Mgr Baudrillart.In-12.495 pages, 3 fr.75, {ancienne Librairie Poussielgue, J.de Gigord, éditeur, rue Cassette, 15, Paris).Ce livre, ainsique l’écrit Mgr Baudrillart dans une très élogieuse préface, “est fait tout ensemble de conseils et de souvenirs”.11 est bien l’image de tcute une curieuse génération intellectuelle, “avec ses tendances marquées, ses aspirations, sa générosité, ses illusions”.On y assiste à la crise de conscience, parfois tragique, d’un grand nombre d’hommes supérieurs, d’“intellectuels”, d’écrivains et de professeurs célèbres qui, un jour ou l’autre, ont senti passer en eux le frisson de l’infini, éprouvé le tourment du divin, la soif de croire, le besoin de Dieu et du surnaturel, avec l’angoisse de la responsabilité de leur enseignement eu de leurs écrits.On y retrouve également l’histoire morale, l’évolution d’idées, tantôt heureuse, tantôt lamentable, de ces penseurs à l’esprit lucide, puissant, mais vide de Dieu, et dont l’âme, en dépit des clartés de la pensée, apparaît pleine d’ombre, de trouble et de contradictions, qu’il s’agisse de Taine, de Guyau, de Renan, de Vacherot, de Schérer ou de bien d’autres.Enfin on y rencontre,—à côté de moralistes tels que Rod et Bourget, d’historiens tels que Fustel de Coulanges, Lavisse.Mgr Duchesne, de savants tels que Pasteur, Lapparent et Branly, de critiques tels que Faguet, Lanson, Jules Lemaître,—d’autres écrivains qui, revenus de fort loin et toujours en progrès dans la loyauté, dans la pourssuite ardente du vrai et du bien, comme les Coppée, les Huysmans, les Brunetière, ont vu le soir de leur vie pleinement éclairé et consolé par la grande lumière du Christ, de même qu’ils ont hautement reconnu dans le christianisme la condition unique et nécessaire de santé ou de guérison pour les individus comme pour la société.La Société de Saint-Vincent de Paul, par Louis Rivière, chez Gigord, 15 rue Cassette, Paris.Cette petite monographie confiée à la plume si particulièrement compétente de M.Louis Rivière, vice-président du Conseil général de la Société de Saint-] incent de Paul, vient à son heure, croyons-nous, au moment où se célébrera le centenaire de Frédéric Ozanam, le pieux et zélé fondateur des Conférences.En quelques pages sobres, claires et pénétrantes, par leur simplicité même, tout lecteur aura le résumé complet de cette grande œuvre, l’exposé de ses lignes maîtresses, comprendra son admirable but, connaîtra ses charitables résultats. 316 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cinq chapitres partagent le récit: I.Origine de la Société de Saint-Vincent de Paul;—IL Les Conférences;—III.Les œuvres spéciales;—IV.Conseils particuliers;—V.Conseils centraux et supérieurs.Conseil général.Cette brochure, in-12 (32 pages), 0 fr.25 (5 cts).Le Ministère des Terres honore plusieurs amis de Nnstrucîion publique et quelques éducateurs Nous lisons dans la livraison de novembre et décembre 1912 de l’intéressant Bulletin de la Société de Géographie de Québec: "A l’instigation de l’honorable M.Allard, le ministère des Terres et Forêts vient de procéder à l’organisation et à la dénomination de nouveaux cantons dans la région du Saint-Maurice.“Ces nouveaux cantons, en partie explorés, tirent leur principale valeur de l’abondance et de la richesse de leurs bois.Ils sont en même temps traversés par une multitude de cours d’eau, dont quelques-uns d’une certaine importance, et presque tous extrêmement poissonneux.Ils forment encore partie d’une région où se rencontrent les plus merveilleux terrains de chasse.“La mise en valeur de ces cantons pourra demander, à la vérité, quelque temps; on ne peut douter cependant qu’elle ne s’affirme dès l’instant où le chemin de fer, le grand Transcontinental, les traversera de part en part, et l’on sait que ce jour est proche.“En attendant, les désignations géographiques sont tracées sur les cartes et nous croyons que le public se déclarera satisfait de rencontrer dans cette nouvelle nomenclature des noms qui lui sont connus et même familiers”.Nous détachons de la longue nomenclature des nouveaux cantons, les noms suivants: Harper, M.l’abbé Jacques.—Il fit les missions du Saint-Maurice en 1839 et en 1849.Ajoutons qu’il fonda à Saint-Grégoire, comté de Nicolet, l’admirable communauté des Sœurs de l’Assomption, en 1853.Bardy, P.-M.—Fondateur et premier président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en 1847.Ajoutons qu’il fut instituteur et inspecteur d’écoles.Douville, Mgr J.-C.-J.—Ancien supérieur du Séminaire de Nicolet.Verreau, M.l’abbé H.—Premier Principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier; l’un des bibliophiles les plus érudits du pays.Lagacê, M.l’abbé J.-B.—Ancien Principal de l’Ecole normale Laval, éducateur de premier ordre, auteur d’ouvrage classiques.Provancher, M.l’abbé L.—Fondateur du Naturaliste Canadien, surnommé le père de l’histoire naturelle au Canada.Meilleur, J.-B.—Premier Surintendant de l’Instruction publique du Bas-Canada, de 1841 à 1854.Montpetit, A.-N.—Littérateur canadien, auteur d’une série de livres de lecture qui ont beaucoup contribué à répandre le goût des lettres françaises dans nos écoles primaires.Cloutier, S.G.Mgr F.-X.—Evêque des Trois-Rivières et membre du Conseil de l’Instruction publique.Laçasse, Napoléon.—Ancien instituteur, ancien professeur de l’Ecole normale Laval, auteur de plusieurs manuels classiques.McSiveeney, D.—Ancien professeur d’anglais à l’Ecole normale Laval.Toussaint, F.-X.—Ancien professeur à l’Ecole normale Laval, auteur de plusieurs livres classiques.M.Toussaint fut instituteur pendant plus de cinquante ans.Boucher de LaBruere, P.-B.—Surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec depuis 1895; ancien président du Conseil législatif; orateur et écrivain.Mathieu, S.G.Mgr.—-Ancien professeur au Séminaire de Québec, ancien Recteur de l’Université Laval, premier évêque de Régina. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 317 Juneau, F.-E.—Ancien instituteur, ancien professeur à l’Ecole normale Laval, ancien inspecteur d’écoles.Baril, Mgr H., Y.G.—Premier Principal de l’Ecole normale des Trois-Rivières.DeCazes, Paul.—Ancien secrétaire du département de l’Instruction publique, auteur du Code Scolaire et de plusieurs opuscules sur l’Instruction publique.Lindsay, l’abbé L.—Fondateur et directeur de La Nouvelle-France et président du Bureau central des examinateurs catholiques.Huard, l’abbé V.-A.—Ancien professeur au Séminaire de Chicoutimi, directeur du Naturaliste Canadien, savant distingué et auteur de plusieurs ouvrages importants.Dubois, M.l’abbé Naz.—Ancien Principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier, directeur des Ecoles catholiques de Montréal.Lortie, M.l’abbé S.—Ancien professeur au Séminaire de Québec, l’un des fondateurs du Parler français.Gosselin, M.l’abbé Amédée.—Recteur de l’Université Laval, professeur au Séminaire de Québec, historien distingué.Perrier, abbé Ph.—Ancien directeur des Ecoles catholiques de Montréal, éducateur renommé, collaborateur de U Enseignement Primaire.Delâge, F.-C.—Président de l’Assemblée Législative, député du comté de Québec, membre du Conseil de l’Instruction publique.Magnan, C.-J.—Premier Inspecteur-général des Ecoles catholiques de la province de Québec; directeur de U Enseignement Primaire; ancien instituteur, ancien professeur à l’Ecole normale Laval; auteur de plusieurs ouvrages sur l’Instruction publique et de plusieurs manuels scolaires.L'histoire d'Angleterre de Drioux La plupart des journaux anglais du Canada ont fait un grand tapage au sujet d’une page de l’Histoire d’Angleterre de l’abbé Drioux, page évidemment démodée au point de vue géographique.C’est le Pays, de Montréal, qui découvrit l’erreur et la lança dans le public, accusant d’incurie le comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.Voici, réduite à sa juste valeur, à quoi se résume “l’affaire Drioux”: Le chapitre Histoire des colonies anglaises, qui se trouve à la fin de l’Histoire d’Angleterre de l’abbé Drioux, n’est pas dans le programme des écoles catholiques, comme on peut le constater à la page 106 des Reglements refondus du Comité catholique.Maintenant, quant à l’Histoire d’Angleterre elle-même, elle est absolument exacte.Si le chapitre “extra programme” qui a fourni l’occasion aux ennemis de la province de Québec de jeter les hauts cris, a été toléré dans le volume l’année dernière, c’est que 1° le manuel Drioux était le seul publié en langue française sur l’Histoire d’Angleterre 2° que les élèves de 8e année qui seuls sont tenus d’étudier l’Histoire d’Angleterre(1), n’étudient pas ce chapitre hors progra-gramme.Notons, de plus qu’un nombre très restreint d’élèves, ceux de la 8e année, étudient l’Histoire d’Angleterre et que tous ces élèves ont déjà appris toute l’histoire du Canada et toute la géographie des cinq parties du monde, particulièrement celle de leur pays.Par conséquent, les quelques erreurs géographiques renfermées dans le chapitre hors programme dont je viens de parler ne sont d’aucune importance, attendu que la géographie est étudiée dans des manuels à date et absolument exacts.(1) A peine 1350 sur 350,000 élèves des écoles primaires. 318 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Petite Correspondance —-Les bulletins mensuels distribués aux élèves doivent être publiés aux frais des commissaires.D’un autre côté, l’institutrice ne doit pas faire cette dépense sans le consentement des commissaires.—Le 31 décembre est un jour de congé.L’article 17 des Règlements refondus du comité catholique dit: “Les jours de congé pour les écoles catholiques sont les suivants: 1.Les dimanches, les fêtes d’obligation et les samedis; 2.Le jour de la commémoration des morts (2 novembre); 3.Du 31 décembre au 6 janvier inclusivement; 4.Le mercredi des cendres; 5.Le jeudi saint et le vendredi saint”.DEPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ARRETES EN CONSEIL (D’après la ilGazette Officielle” de Québec) DELIMITATION DE MUNICIPALITES SCOLAIRES Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR,par un arrêté ministériel du 26 juin 1912, a détaché des municipalités scolaires d’Ely-Sud, Ely-Nord et Melbourne tout le territoire compris dans les limites assignées à la paroisse de Saint-Théophile-d’Ely, par proclamation publiée dans la “Gazette Officielle” du 4 novembre 1905, et l’a érigé en municipalité scolaire distincte, pour les catholiques seulement, sous le nom de Saint-Théophile-d’Ely, dans le comté de Shefford.Par un arrêté en conseil du 18 mai 1912, les biens-fonds de la municipalité scolaire de Duhamel, comté de Pontiac, ayant au cadastre officiel du canton Duhamel, les Nos 58 à 63, inclusivement, du 2e rang, ont été détachés de cette municipalité et annexés à celle de Guigues, dans le même comté.Par un arrêté en conseil du 18 mai 1912, les biens-fonds ayant au cadastre officiel de la paroisse de Saint-Boniface de Shawinigan, les Nos 4, 5, 6, 7 et 8 du 1er rang, ont été détachés de la municipalité scolaire de St-Boniface-de-Shawinigan, comté de St-Maurice, et annexés à celle de Sainte-Flore, même comté.Par un arrêté ministériel du 31 mai 1912, les biens-fonds ayant au cadastre officiel du canton Taillon les Nos 86 à 98, inclusivement, ont été détachés de la municipalité scolaire de Péri-bonka, comté de Lac-St-Jean et annexés à celle de Pointe-à-la-Savanne, dans le même comté.Par un arrêté ministériel du 31 mai 1912, le bien-fonds ayant au cadastre officiel du canton Wickham, le N° 28 du 7e rang, a été détaché de la municipalité scolaire de Wickham-Ouest, comté de Drummond, et annexé à celle de Saint-Germain de Grantham, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en vertu d’un arrêté ministériel du 31 mai 1912, a détaché le lot 36 du deuxième rang et les lots 34 et 35 du troisième rang de Arundel comté d’Argenteuil, de la municipalité scolaire de Arundel, les lots 40, 41, 42, 43 du cinquième rang, les lots 35, 39, 40, 41, 42, 43 du sixième rang, et les lots 34, 35, 41 et 44 du septième rang du canton de Ponsonby, comté d’Ottawa, de la municipalité scolaire de Ponsonby, et annexé les susdits lots à la municipalité du canton Amherst (Rockway Valley), comté d’Ottawa, pour les fins scolaires.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté ministériel du 12 juin 1912, a détaché de chacune des municipalités L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 319 scolaires de Saint-Michel, de Saint-Charles et de Saint-Raphaël, comté de Bellechasse, tout le territoire actuellement compris dans les limites assignées à la paroisse de Saint-Gabriel de la Durantaye par proclamation publiée dans la “Gazette Officielle” du 20 août 1910, et l’a érigé en municipalité scolaire distincte sous le nom de Saint-Gabriel de la Durantaye, dans le même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un arrêté ministériel du 13 juin 1912, a détaché de la municipalité scolaire de Notre-Dame-de-Lévis, tout le territoire détaché de chacune d’elles par décret canonique publié dans la “Gazette Officielle” du 17 février 1912, pour former la paroisse de Saint-Antoine-de-Bienville, et l’a annexé à la municipalité scolaire de Bienville, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté ministériel du 6 juin 1912, a détaché les lots 2b et 3b, dans le 8e rang du canton de Wakefield, de la municipalité scolaire j de Saint-Joseph-de-Wakefield, comté d’Ottawa, et les a annexés à la municipalité scolaire de j North-Wakefiled, dans le dit comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté ministériel du 25 juin 1912, a annexé la municipalité scolaire catholique de Limoilou à la municipalité scolaire catholique de la cité de Québec.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté ministériel du 26 juin 1912, a détaché: 1° De la municipalité scolaire de Sainte-Flavie, comté de Matane, les biens-fonds ayant au cadastre officiel de la paroisse de Sainte-Flavie, les Nos 446, 471 à 475 inclusivement du 3e rang; 2° De la municipalité scolaire de Mont-Joli, même comté, les biens-fonds ayant au cadastre officiel de la paroisse de Sainte-Flavie, les Nos 464 à 470 inclusivement, aussi du 3e rang, et a annexé tout ce territoire à la municipalité scolaire de Saint-Rémi, de la rivière Métis, même comté.Témiscamingue, comté de Pontiac, les biens-fonds ayant au cadastre officiel des cantons unis de Laverlochère et Baby, les Nos 48 à 52, inclusivement, du 1er rang, et les a annexés de nouveau à celle de Laverlochère et Baby, même comté.NOMINATIONS DE COMMISSAIRES D’ECOLES Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR,, par un arrêté en conseil, en date du 3 septembre 1912, a nommé M.Napoléon Harvey, commissaire d’écoles pour la municipalité de l’Ile-aux-Coudres, comté de Charlevoix, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 11 septembre 1912, a nommé M.Hormidas Cloutier, commissaire d’écoles de la municipalité de Pointe-Gatineau, dans le comté de Wright, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 11 septembre 1912, a nommé M.le Dr.L.-C.Demers, commissaire d’écoles pour la municipalité de Pointe-Gatineau, dans le comté de Wright, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil en date du 11 septembre 1912, a nommé le Rév.M.Philippe Morin, commissaire d’écoles pour la municipalité de Sainte-Florence-de-Beaurivage, dane le comté de Matane, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 12 septembre 1912, a nommé M.Joseph-B.Archambault, commissaire d’écoles pour la municipalité de Côte-des-Lacasse, dans le comté de Laval.P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 11 septembre 1912, a nommé M.Ambroke Joseph, syndic d’écoles pour la municipalité de Cox, dans le comté de Bonaventure, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté ministériel du 26 juin 1912, a détaché de la municipalité scolaire de Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 11 septembrel912, a nommé M.Luc Lepage, 320 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE commissaire d’écoles pour la municipalité de Saint-Omer, dans le comté de Bonaventure, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil, en date du 16 octobre 1912, a nommé M.Cyrille Garnier, en remplacement de M.Emile Millette, com- missaire d’écoles de la municipalité de Lac Windigo, dans le comté d’Ottawa, P.Q.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un arrêté en conseil en date du 16 octobre 1912, a nommé M.Xiste Lanoue, en remplacement de M.Joseph Smith, commissaire d’écoles pour la municipalité deFarnham-Ouest, dans le comté de Brome, P.Q.LIGNE DIRECTE POUR TOUT ENDROIT PAR LE C.P.R.Au Canada: Les Rocheuses, Banff, Victoria, Vancouver, l’Ouest Canadien, Winnipeg, Calgary, Edmonton, etc.Correspondance pour toutes les grandes villes des Etats-Unis.—New-York, Washington, Chicago, Philadelphie, la Californie: San Francisco, Los Angelos, etc.Panoramas magnifiques sur tout le parcours.Pour Itinéraires, Suggestions, Brochures illustrées, Taux, etc., s’adresser à EMILE-J.HEBERT G.-J.-P.-MOORE, Agent General 30, rue Saint-Jean, angle Côte du Palais, Département Trafic-Voyageurs, Montréal.et 46, rue Dalhousie, Québec.[I CHCMItf DEFER ; \ PACIFIQUE/’ ' CHEMIN DE FER CANADIEN ^PACIFIQUE/' AVIS IMPORTANTS L’abonnement à U Enseignement Primaire est de $1.25 par année, pour le Canada, et de $1.50 pour les pays étrangers, strictement payable d’avance.Les abonnements commencent le 1er septembre et finissent le 30 juin de chaque année.Toute livraison non reçue doit être réclamée dans le mois de la 'publication.Après ce délai, il faudra payer 25 contins par livraison réclamée.On ne tiendra aucun compte des réclamations non accompagnées du prix.Inutile d’écrire pour demander des numéros de L’Enseignement Primaire antérieurs au 1er septembre, 1910.Il ne nous en reste pas un seul numéro.Nos abonnés nous rendraient un grand service, chaque fois qu’ils renouvellent leur abonnement, en découpant l’adresse qui se trouve sur la bande d’enveloppe et en nous l’expédiant avec le prix du renouvellement.S’il y a lieu, ils noteront les changements de résidence.Cette précaution nous éviterait beaucoup de recherches et nous sauverait un temps précieux.Toutes les lettres qui nous sont adressées, doivent contenir lisiblement le nom du signataire, la date et l’endroit de sa résidence, ainsi que le nom du comté dans lequel se trouve la résidence.Si le signataire réside dans une ville, qu’il indique le nom de la rue et le numéro de la maison qu’il habite.n L’absence de ces indications a été cause qu’un certain nombre de lettres adressées a nos éditeurs, durant l’année écoulée, sont restées sans réponse.Prière d’adresser toutes les demandes relatives aux Questions et Réponses du Bureau central, à M.W.Bussières, Ecole normale Laval, Québec, et non au Directeur de L’Enseignement Primaire, qui n’a rien à voir avec la distribution de cette brochure.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.