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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1913-09, Collections de BAnQ.

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35e Annee Quebec, Septembre 1913 No 1 Revue illustrée de PEcole et de la Famille I * rriseignerrient Primairç C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-chel MONASTÈRE DES URSULINES, QUEBEC ,, l' ¦?ï .‘AF N » s r» : 1.1 > 4 f » mÆi' Fondé en 1639 par Mme de la Peltrie.La Vénérable Marie de l’Incarnation en fut la première supérieure.Cette importante institution comprend: la maison mère, le noviciat, un pensionnat, un demi-pensionnat, l’école normale des filles, un externat.Le personnel du monastère est composé de 54 Religieuses du chœur de la communauté et de 21 Religieuses converses.Au noviciat, 26 jeunes filles se forment à la vie religieuse tout en se préparant à l’enseignement.Le couvent des Ursulines de Québec est la première école de filles établie au Canada.Cette maison est affiliée à l’Université Laval: section de l’Enseignement primaire supérieur. 2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’Instruction publique au dernier Congrès de ! Â.GJ.C.Les 28, 29 et 30 juin dernier, l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française se réunissait en congrès aux Trois-Rivières.Ce congrès, très bien organisé, s occupa presque exclusivement de l’Instruction publique.Des travaux fort intéressants furent soumis et des discussions sérieuses et instructives suivirent à chaque séance la lecture des travaux.A la séance d’ouverture, S.G.Mgr Cloutier prononça une éloquente allocution où Elle exposa avec autorité les doctrines de l’Eglise en matière d’Education.!v.Voici les sujets traités à chacune des séances publiques: j > Premiere Seance (Dimanche, 29 juin, 8 heures p.m.) : “Historique de l enseignement primai) e dans la province de Québec.”—Rapporteur: M.Camille Tessier, avocat au Barreau de Montréal, vice-président de l’A.C.J.C.“Organisation ew&ic/Ze de VInstruction publique.’ —Rapporteur: M.vharles-Napoleon Dorion, étudiant en droit à l’Université Laval de Québec.Deuxieme Seance (Lundi, 30 juin, 9 heures a.m.): “Résultats obtenus par le système en vigueur dans Québec”.—Rapporteur: M.Anatole Vanier, avocat, president de 1 Union régionale de Montréal.“Coup d’œil sur les autres provinces canadiennes et l’étranger”.Rapporteur M.Leo.Pel-land, étudiant en droit, président du Cercle Casault, à l’Université Laval de Québec.Troisième Seance (Lundi, 30 juin, 2.30 heures p.m.): “Modifications inopportunes au sys- ' I terne scolaire de Québec.”—Rapporteur: M.Herve Brunelle, du Cercle Saint-Thomas d Aquin, Trois-Rivières.“Améliorations désirables’’.—Rapporteur: M.V.-E.Beaupre, professeur à l’Ecole Polytechnique de Montréal, président du Cercle Saint-Louis et ancien président général de l’A.C.J.C.A chacune des séances du Congrès, des personnages étrangers à l’Association lurent spécialement invités à adresser la parole: M.l’abbé Joseph Gélinas, professeur au Séminaire des Tiois-Rivières; M.C.-J.Magnan,Inspecteur général des écoles catholiques.; le Dr.Ed.Baril, de Montréal; M.Amédée Denault, chef du Secrétariat des Œuvres de l’Action Sociale Catholique de Québec; M.Arthur Saint-Pierre, secrétaire de l’Ecole Sociale de Montréal, M.l’abbé J.-A.D’Amours, de l’Action Sociale, de Québec; M.Adjutor Rivard, secrétaire du Comité permanent du Congrès de la Langue Française; M.l’abbé E.Cloutier, des Trois-Rivières, M.Alex.Grenon, etc., etc., furent tour à tour invités à prendre part aux discussions qui suivirent la lecture des différents rapports.Il faut louer les directeurs de l’A.C.J.C.pour le succès légitime qu’a remporté leur beau et utile congrès; mais il faut les louer surtout d’avoir abordé avec une maîtrise parfaite du sujet, l’important problème de l’Instruction publique.Les mémoires présentés au congrès des Trois-Rivières font honneur à leurs auteurs: ils formeront un volume important que les amis de l’Instruction publique aimeront à consulter.HYGIÈNE De l’air dans la classe.Nous revenons sur cette question si souvent traitée, l’extrême importance de l’air pur dans la classe.On ne peut pas vivre sans air, notre sang a besoin d’oxigène, et ce gaz vivifiant ne se trouve que dans l’air pur.Si nos institutrices pouvaient se bien persuader qu’il est de leur devoir strict de Veiller sur la santé des enfants qu’on leur confie et que, dans une très grande mesure, elles peuvent conserver, améliorer cette santé, héritage si précieux de l’enfance et de la jeunesse qu’elles forment et dirigent, il y aurait moins de tuberculeux et de rachitiques.D’un autre côté, un enfant dont le sang est purifié par une ration suffisante d’oxigène, travaille beaucoup mieux et donne de bien meilleurs résultats que celui qui est confiné dans une atmosphère cent et mille fois respirée.Ce précepte est élémentaire, et l’on en fait l’expérience tous les jours.Nous prions donc les institutrices, nous les conjurons de donner à leurs élèves ce que la Pro- I vidence a créé de si bon pour ces chers petits: l’air de son ciel si pur et son bon soleil J.-G.Paradis, M.D- I L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3 PEDAGOGIE ‘’L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS DANS LA PROVINCE DE QUEBEC” (Statistique de l’Enseignement primaire) Mémoire présenté à la Section pédagogique du premier Congrès de la langue française au Canada, par M.C.-J.Magnan, M.A., Inspecteur général des écoles catholiques de la province de Québec.Le cours régulier de langue française comprend la lecture, la récitation, l’écriture, la grammaire, l’analyse, grammaticale et logique, l’orthographe, la rédaction et la composition.Enseigner une langue, ce n’est pas seulement donner l’habitude d’en déchiffrer ou d’en assembler les caractères, c’est encore et surtout fournir les moyens de la bien parler et d’en faire l’instrument de sa pensée.C’est le principe qui a guidé les rédacteurs du programme d’études des écoles catholiques de la province de Québec.Ce programme aborde dès la première année toutes les spécialités de la langue, proportionnant les difficultés à l’âge des élèves; il initie les élèves du cours élémentaire aux beautés de la langue française, dès le cours intermédiaire, il donne le goût des bonnes et saines lectures, et arrivé au cours supérieur, il étudie les préceptes littéraires et fait large part à la composition française.A tous les degrés de l’école primaire, le programme d’études des écoles catholiques de la province de Québec conseille d’enseigner la grammaire de telle sorte que cet enseignement tende non seulement à former des écoliers à l’art d’écrire, mais aussi, et peut-être plus encore, à l’art de parler.De la 1ère à la 8e année, des exercices gradués d’analyse grammaticale et d’analyse logique habituent les élèves à réfléchir et à observer et leur font comprendre le rôle des mots et des propositions dans la phrase.La lecture, de la 1ère année du cours primaire élémentaire à la 8e du cours primaire supérieur, donne lieu à de nombreux exercices de langue.C’est ain^i que dès la fin de la première année les maîtres et les maîtresses doivent donner des explications, sous forme de causerie, du texte et de quelques mots tirés de la leçon.A la troisième année, on aborde l’explication du texte, des mots et des expressions les plus difficiles, et l’élève est invité à la recherche de l’idée générale et à l’indication des idées secondaires.La recherche orale et l’analyse écrite des sentiments et des idées renfermés dans le texte de la leçon de lecture sont prescritesà la5e année (1ère du cours intermédiaire), et avec les 7e et 8e années (cours supérieur) c’est “L’analyse littéraire, orale et écrite, des textes lus ou déclamés”, qui favorise largement l’enseignement de la langue française. 4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE C’est encore la dictée qui, delà 1ère à la 8e année, permet de familiariser l’élève avec les difficultés de l’orthographe d’usage, lui fournit l’occasion d’appliquer les règles de la grammaire et lui fait acquérir des notions de lexicologie très utiles.Enfin, ce sont les exercices de langage et de rédaction qui, échelonnés sur la route de tout le cours primaire, amènent les élèves à faire la composition française.Je dois ajouter qu’à partir de la 5e année, le programme prescrit des notions de littérature très substantielles.On le voit, le programme de langue française suivi dans les écoles de la province de Quebec a beaucoup d’ampleur, il ne néglige aucun exercice propre à faire acquérir aux élèves non seulement les règles et les usages qui régissent cette langue, mais encore à leur en faire goûter la beauté et à leur en révéler le génie.Combien d’élèves, maintenant, suivent ce programme si bien ordonné ?combien le suivent chaque année?En répondant à cette question, j’établirai avec autant d’exactitude que me le permettent les statistiques officielles, dans quelle mesure est enseignée la langue française dans les 5,769 écoles primaires catholiques de la province de Québec.(Les chiffres qui suivent sont tirés du Rapport du Surintendant de VInstruction publique, 1910-11).Ces six mille écoles près sont distribuées dans les 1,219 municipalités scolaires.Elles sont fréquentées (1) d’après les bulletins des inspecteurs, par 340.024 élèves répartis dans les huit années du cours primaire (2) Voici comment se partagent les élèves catholiques fréquentant les écoles primaires de la province de Québec : Elèves français :.323,450 Elèves anglais :.16,574 Détail intéressant à faire connaître, 9,871 élèves de langue anglaise étudient la langue française dans les écoles catholiques de la province de Québec; 1,726 au cours intermédiaire; 4,961 au cours moyen et 3,184 au cours supérieur.Et dans les 933 écoles protestantes de la province de Québec, 20,000 élèves anglais étudient le français sur un total de 46,182(3) Voici maintenant la classification des élèves catholiques par année de chaque cours : Cours primaire élémentaire (4 ans).le année,.130,490 2e année,.86,086 (1) Statistisques 1910-11.(-) Le cycle du cours primaire comprend trois degrés, le cours élémentaire, 4 ans; le cours intermédiaire, 2 ans; le cours supéiieur, 2 ans.(3) \oir Rapport du Surintendant de l’Instruction publique de Québec, pages 344 et suivantes. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5 3e année, 63,905 4e année, 33,162 Cours primaire intermédiaire (2 ans).(1) 5e année, 14,414 6e année, .7,436 Cours primaire supérieur (2 ans).7e année, .2,913 8e année, .1,618 Pour bien comprendre la signification des statistiques qui précèdent, il faut se rappeler que dès la première année les explications de mots, à l’occasion des exercices de lecture, la rédaction de morceaux très courts lus et expliqués d’abord; la grammaire orale des éléments indispensables à la proposition: noms, qualificatifs, verbes; les premiers éléments d’analyse logique et d’analyse grammaticale; les petites dictées de mots et de phrases très simples; les exercices de langage et de rédaction sous forme de questions familières ayant pour objet d’apprendre aux enfants à observer, à réfléchir, à parler correctement et à s’exprimer nettement, il faut se rappeler, dis-je, que tous ces éléments constitutifs de la langue française sont étudiés dès la première année.Aujourd’hui, dans les écoles primaires de la province de Québec, la langue française, et non seulement la grammaire, est enseignée à tous les degrés du cours.Il n’en a pas toujours été ainsi.Et afin de démontrer les progrès réalisés dans l’enseignement de la langue française en cette province depuis un demi-siècle, permettez-moi de donner ici quelques statistiques empruntées aux rapports officiels sur l’Instruction publique, année 1855.A cette date, 43,407 élèves lisaient bien mais 22,260 seulement étudiaient la grammaire, et de ces derniers, 16,439 apprenaient l’analyse grammaticale.Dans les onze écoles primaires sous contrôle de la commission scolaire de la cité de Montréal, fréquentées alors par 600 élèves, 168 étudiaient la grammaire, 44 apprenaient l’analyse grammaticale, 44 étudiaient la formation et conjugaison des verbes et 44 donnaient les quatre premières règles des participes.(2) Dans le rapport de M.l’Inspecteur Germain (1856) on remarque le petit tableau qui suit: Elèves lisant bien.2,164 Elèves apprenant l’orthographe.973 (1) En 1910-11, 101,377 élèves fréquentaient les écoles modèles.(Rapp.de 1910-11.) En 1901-02, 78,700 seulement les fréquentaient.(Rapp.de 1901-02, P.250.) (2) Voir le “Rapport du Surintendant pour le Bas-Canada, pour l’année 1855.(3) Voir le Journal de V Instruction publique de 1852, page 201. 6 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Elèves apprenant la grammaire.• • 2,123 Elèves apprenant l’analyse grammaticale raisonnée.G 531 Elèves apprenant le style épistolaire.423 En 1862, un progrès notable dans l’enseignement du français est signale dans le rapport du Surintendant ; à la page 9, on constate que sur 77,108 élèves lisant bien, 61,314 apprennent la grammaire et 50,893 font de 1 analyse grammaticale.Grâce à l’établissement des ecoles normales (1857).les procédés d’enseignement s’améliorèrent sensiblement.Neanmoins, il a fallu des années pour faire triompher la vraie méthode dans l’enseignement du français.En 1882, M.l’inspecteur Prémont (Comté de Montmorency) fournit les statistiques suivantes: Elèves lisant couramment, 3,892, apprenant la grammaire 1,952, l’orthographe, 2,054, le style épistolaire, 1,088.(Rapport du Surintendant pour l’année 1881-82, P.119).Mais c’est depuis un quart de siècle surtout que l’enseignement de la langue française s’est amélioré.Grâce aux écoles normales, au nombre de douze aujourd’hui, en comptant celles de Joliette et de St-Hyacinthe dont les cours commenceront en septembre 1912, aux associations d’instituteurs et d’institutrices, aux revues pédagogiques (1) aux congrès pédagogiques diocésains, aux conférences et aux conseils des inspecteurs d’écoles, et grâce aussi, dans une large mesure, au nouveau programme d’études du Comité catholique, autorisé en 1906, dans toutes les écoles de la province on tend vers un enseignement raisonné de la langue maternelle.Le personnel enseignant comprend aujourd’hui que cet enseignement a pour but d’apprendre à l’élève à parler correctement et à rédiger, sans le secours de personne, soit une lettre, soit une description ou une narration; qu’une personne sait la langue française lorsqu’elle est capable de rendre dans cet idiome avec clarté, justesse et correction, ses idées, ses pensées et ses sentiments.Aujourd’hui dans les écoles catholiques de la province où l’on suit le programme d’études convenablement—et au témoignage des inspecteurs d’écoles (2) le programme officiel est généralement bien suivi—tous les élèves qui lisent bien, étudient la grammaire, l’analyse, Vorthographe, la rédaction.De plus, dans les écoles normales catholiques- de la province et devant le Bureau des examinateurs établis pour délivrer des brevets de capacité qui donnent le droit d’enseigner dans les écoles sous le contrôle des commissaires, la Dictée française, la grammaire et la composition sont des matières éliminatoires pour les candidats qui ne conservant pas 60 pour cent pour ces spécialités, à l’école normale, et 50 pour cent devant le Bureau.(1) L’une d’elles, L’Enseignement Primaire, a,survécu à ses consœurs; publiée mensuellement à 64 pages, elle est adressée chaque mois par le gouvernement à toutes les écoles catholiques.(2) Voir le témoignage de l’Inspecteur général des écoles catholiques “Rapport du Surintendant”, 1911-12. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7 Depuis 1898, environ 1,600 candidats au brevet se présentent chaque année aux examens du Bureau central(l) et l’année dernière 669 ont suivi les cours des écoles normales catholiques de la province de Québec (2).Néanmoins, il faut admettre que le nombre des élèves qui abandonnent la classe après la quatrième année est trop considérable.Au cours intermédiaire (5e et 6e année) le programme de l’enseignement du français a plus d’ampleur, le but à atteindre se dessine déjà nettement: parler correctement et rédiger avec clarté, correction et précision.Il serait donc à souhaiter que la durée de la fréquentation scolaire se prolongeât pour un plus grand nombre d’élèves.Une mesure déjà à l’étude, celle de rétablissement d’un certificat d’études primaires(3), pourrait, je crois, encourager les enfants à fréquenter les classes au dé] à de la 5e année et stimuler le zèle des parents.Après avoir longtemps reproché à nos écoles primaires l’abus du livre, l’emploi de la méthode purement expositive, les leçons trop abstraites, on a reconnu que pour les jeunes élèves la meilleure méthode est la méthode intuitive ou par l’aspect, celle qui met les objets sous les yeux ou à défaut des objets eux-mêmes, leur représentation fidèle.L’image dans le livre de lecture et le cours de langue française joue aujourd’hui un rôle important dans l’enseignement.Mais il ne suffit pas de montrer des images aux enfants, il faut encore leur apprendre à les bien regarder, à les analyser, à en dégager le sens et aussi la beauté.On arrive à ce résultat par les interrogations, comme on le fait pendant les leçons de lecture, où on habitue l’élève à- trouver le sens et la valeur des termes, à saisir la liaison des idées, “à sentir l’esprit sous la lettre et la vérité sous la forme.” La rédaction d’après l’image commence à avoir de la vogue dans nos écoles.L’image facilite l’exposition du sujet à traiter; quant à l’élocution, la variété des sujets mis sous les yeux des enfants et les interrogations auxquelles ils doivent répondre la rendent relativement facile.• Presque tous les manuels approuvés par le Comité catholique depuis quelques années sont illustrés: Syllabaires, Cours de Lecture,^Grammaire ou cours de Langue, Leçon de Choses.Aussi, grâce au perfectionnement des programmes et des méthodes, les progrès réalisés dans l’enseignement du français chez nous depuis quelques lustres sont considérables; le dernier recensement (1911) nous en fournit la preuve.Voici un tableau comparatif très éloquent, c’est la conclusion de cette brève étude: (1) Pour l’organisation et les Règlements du Bureau central, voir les Reglements Refondus du Comité catholique, p.124.(2) Voir le Rapport du Surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec (1910-11.) (3) Voir le premier rapport de l’Inspecteur-général des écoles catholiques, page 220 du Rapport du Surintendant de l’Instruction publique 1910-11.Voir aussi le compte-rendu officiel du Congrès des Inspecteurs d’écoles catholiques, L’Enseignement Primaire de juin 1912, pages 586 et 598. 8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Comme conclusion, voici les chiffres des trois derniers recensements du Canada concernant les illettrés dans la province de Québec: 1891—.Personnes âgées de plus de 5 ans, 1,269,546: sur ce nombre 389,257 ne peuvent ni lire ni écrire.1901—.Personnes âgées de plus de 5 ans, 1,411,324: sur ce nombre 311,631 ne peuvent ni lire ni écrire.1911-^-.Personnes âgées de plus de 5 ans, 1,712,843, sur ce nombre 217,316 ne peuvent ni lire ni écrire.1891—.784,026 peuvent lire et écrire: population des personnes âgées de 5 ans et plus 1,269,546.1901—.1,099,693 peuvent lire et écrire: population des personnes âgées de 5 ans et plus 1,411,324.1911—.1,495,127 peuvent lire et écrire: population des personnes âgées de 5 ans et plus, 1,712,843.De décade en décade, le nombre des illettrés est allé en diminuant malgré l’augmentation de la population.DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Direction du Dessin OFFICIEL 1.—(a) Le dessin doit être enseigné à tous les enfants sans exception, même à ceux qui ne savent encore ni lire ni écrire; (b) Dès le commencement de l’année scolaire; (c) Durant les heures réglementaires des classes; id) En deux leçons, au moins, chaque semaine, (e) Exclusivement au moyen d’objets; (/) Sur l’ardoise, ou mieux, sur papier peu coûteux et non ligné.2 -Chaque mois, un dessin de chaque élève devra être gardé dans les archives de chaque école, pour être transmis, quand demandé, au département de l’Instruction publique.{Ces derniers dessins seront exécutés sur papier non ligné, et déformât approchant 7 x 10 pcs.Ils n’auront pas moins de 6 pcs.de plus grande dimension.) Boucher de LaBruere, Surintendant. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 9 Conseil Nous engageons vivement les titulaires, désireux de renseignements sur l’enseignement correct du dessin, à consulter les numéros suivants de L'Enseignement Primaire: Octobre 1912;-—Novembre 1912;—Février 1913;—Mars 1913;—-Avril 1913.Chs.-A.Lefevre, Directeur de l’Enseignement du Dessin.Inauguration de l’Ecole normale de Saint-Hyacinthe (1) {27 mai 1913) Extrait du discouns de S.G.Mgr A.-X.Bernard, Eveque de Saint-Hyacinthe.“C’est mon privilège aujourd’hui de vous présenter l’Ecole normale de St-Hyacinthe.Cette école, M.le Surintendant, est la vôtre, puisqu’elle est placée sous votre juridiction et sous votre contrôle.C’est la vôtre aussi, Monsieur le Premier Ministre, puisqu’elle n’a pris naissance que parce que vous l’avez voulu.Cette Ecole, je crois pouvoir l’affirmer, est en même temps la mienne.Sur ma proposition, le Comité Catholique du Conseil de l’Instruction publique en a recommandé la création.Mais elle est surtout la mienne à un autre titre : Evêque de ce diocèse, et comme tel supérieur et père en Dieu des Soeurs de la Présentation de Marie, j’ai trouvé très bon de leur confier la charge de l’ouvrir et de la faire fonctionner.Et maintenant, à ce titre et au nom des religieuses, j’ai le droit et le plaisir de vous adresser ici la plus cordiale bienvenue, de vous faire connaître en même temps, comment a été exécuté le mandat que vous avez donné.Les révérendes Sœurs de la Présentation de Marie, sincèrement modestes, pourraient peut être se sentir gênées de vous dire ce qu’elles ont fait.Mais il m’est bien permis à moi, de n’éprouver en ce moment qu’une fierté légitime.En vous montrant l’édifice qu’elles ont construit avec une générosité parfaite, je puis affirmer bien haut que l’Ecole normale de St-Hyacinthe est l’une des plus belles écoles du pays.Dans son architecture se révèle sans doute le goût le plus juste, mais ce n’est là que son moindre mérite.Si on y a évité avec soin, en effet, le luxe et tout ce qui ressemble au luxe, conscient qu’on était de faire une œuvre sérieuse, on n’a rien épargné pour donner aux élèves ce qui leur est nécessaire ou simplement utile.Regardez partout: les lois les plus sévères de l’hygiène sont observées et la santé des élèves apparaît comme le premier objectif en vue; la lumière éclate de toutes parts; l’air circule abondamment dans les larges espaces qu’on lui donne; les meubles eux mêmes sont faits pour rendre le travail plus facile et plus agréable.Mais la santé physique, si elle est souverainement importante, n’est pas tout.Veuillez donc regarder encore: partout vqus constatez le souci de rendre l’étude plus facile.Tout ce que la pédagogie la plus moderne a imaginé pour devenir plus efficace, vous le trouverez mis à la disposition des élèves.En un mot, s’inspirant de l’expérience acquise, on a voulu faire de cette Ecole normale une école réellement supérieure, où rien ne manquerait pour l’instruction, où tout tendrait au même but: la formation religieuse, intellectuelle et morale, aussi parfaite que possible, des futures institutrices.Voilà pourquoi il ne me semble pas téméraire d’affirmer que les bonnes Sœurs y ont parfaitement réussi.(1) Voir L’Enseignement Primaire de juin 1913. 10 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Je parle ici, avec d’autant plus de liberté, que je n’oublie pas que j’assiste aujourd’hui à la.réalisation d’un vieux programme, jugé autrefois presque irréalisable.Il y a cinquante-cinq ans, en effet, Monseigneur Jean-Charles Prince, premier évêque de St-Hyacinthe, caressait pieusement le rêve d’une Ecole normale, pour les jeunes filles, qui serait établie à St-Hyacinthe, sous la direction des Sœurs de la Présentation de Marie.Ce projet, il le recommandait aux prières; mais en constatant que sa réalisation serait un miracle.Evidemment, nous ne sommes pas ici en presence d’un fait en dehors des lois de la nature, de l’un de ces prodiges qui déconcertent la science humaine, en brisant ses principes et ses arrêts.Mais si l’on considère bien le monde, si l’on regarde bien le monde, si l’on regarde les luttes qui se font jour partout et qui divisent les hommes en deux camps d’adversaires irréductibles: les disciples de la foi et leur ennemis, le prodige pour être compréhensible, peut être même la résultante vraie de toutes les bonnes volontés éclairées, n’en est pas moins éclatant.C’est celui de deux pouvoirs qui, faits pour marcher ensemble, s’entr’aider mutuellement, mais divisés hélas! presque partout ailleurs, s’unissent ici dans la même volonté, dans le même élan vers le même but.Ce prodige, c’est l’accord de l’élément religieux et de l’élément civil, de l’Eglise et de l’Etat.Ces deux pouvoirs, saints l’un et l’autre puisque toute autorité émane de Dieu, tendent vers deux buts parallèles.L’un s’occupe des intérêts matériels-et temporels; l’autre des intérêts spirituels et éternels: et tous deux veulent aussi le bonheur du peuple.Unis ensemble, ils sont une force incomparable; séparés, ils accumulent les ruines.Ici, dans notre catholique province de Québec, ils sont unis.Voilà pourquoi ce fait que Mgr Prince jugeait presque miraculeux est devenu une réalité.Voilà pourquoi l’Eglise dont la mission essentielle est d’enseigner, et l’Etat, qui est chargé de l’aider dans sa mission, travaillent ici ensemble à fonder nos écoles, à instruire notre peuple, à lui procurer dans le même acte, la prospérité matérielle et la prospérité spirituelle, le bonheur du ciel et le bonheur de la terre.Grâce à cet accord bienfaisant, l’Eglise et l’Etat pour former les institutrices de demain, les maîtresses qui élèveront notre peuple canadien, joignent ensemble leurs forces.L’Eglise apporte en premier lieu ses biens à nuis autres comparables, ses biens de foi et de morale sainte.L’Etat, de son côté, apporte, avec sa protection, ses richesses précieuses, qui facilitent, dans une grande mesure, l’ouverture des temples de la science religieuse et profane.Aussi, en cette inauguration de notre Ecole Normale, je suis heureux, Monsieur le Premier Ministre, de vous attribuer une large part de mérite.Voilà pourquoi, je me fais un devoir de vous exprimer mes meilleurs remer-ciments.Par tout ce que vous voyez ici, vous pouvez constater que l’Eglise elle-même fait d’importants sacrifices pour le bonheur du peuple, et qu’elle n’entend pas restreindre sa mission d’enseigner.Oui, je puis en donner l’assurance, l’Eglise de St-Hyacinthe veut cette instruction et cette éducation, qui feront notre peuple plus éclairé, plus capable de remplir sa providentielle destinée.Permettez-moi d’ajouter que, dams aucune autre région de la province, vous ne trouverez un terrain mieux préparé pour recevoir la bonne semence de l’instruction religieuse et morale, de l’instruction sous les formes les plus hautes et les plus utiles.louchant ces dispositions de notre population je ne veux faire aucune considération philosophique.Je me contente d’en appeler aux faits.Dès cette première année, notre Ecole normale s est remplie d’élèves.Elles sont, en effet, ici au nombre de quatre-vingt-une, anxieuses de vous présenter à l’instant leurs hommages.Faites la comparaison avec les écoles qui sont nées plus tôt.Notre territoire colonisé depuis longtemps dans toute son étendue, a une population déjà instiuite, déjà capable de comprendre les bienfaits de l’instruction.Voilà l’explication du fait qui console grandement mon cœur de pasteur.Mais ce fait a encore une autre explication, elle est aussi bien consolante.Depuis soixante ans, les Sœurs de la Présentation de Marie ensemencent, avec un dévouement infatigable, les âmes mêmes de mes ouailles.Elles ont ainsi conquis, avec l’admiration et la reconnaissance, une réputation de maîtresses intelligentes et habiles, zélées et instruites.Il est donc tout naturel que les élèves leur viennent.Elles méritent à tous les titres, la confiance qu’on leur donne; et je suis heureux de leur rendre ce témoignage aujourd’hui, convaincu qu’en faisant leur éloge, je travaille encore au bien de mon diocèse. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 11 Maintenant, Monsieur le Surintendant, je ne puis oublier que vous êtes toujours un citoyen de St-Hyacinthe, bien que vos fonctions vous aient appelé ailleurs.Je sais donc que vous avez un bonheur particulier à voir l’inauguration de cette Ecole normale, et que vous donnerez à ses progrès, avec les lumières de votre expériencé, un peu et même beaucoup de votre cœur.Nous vous en remercions tous avec une gratitude émue et sincère.Monsieur le Premier Ministre, vous êtes chez vous, sans doute, dans toute la province, mais un peu.Et a: + 5 = 7 + 5 = 12 la vitesse de B.Rép.PREMIERS ELEMENTS DE GEOMETRIE PRATIQUE 1.Une salle de classe doit avoir une surface de 15 pieds par élève.De combien doit-on agrandir dans le sens de la longeur une salle de 360 pieds de surface dont la largeur est de 18 pieds pour qu’elle puisse contenir 32 élèves.Solution: 360 -r- 18 = 20 pieds, longueur de la salle.15 X 32 = 480 pieds surface requise.480 -r- 18 = 26|- pieds, longueur après l’agrandissement.26|- — 20 = 6|- l’augmentation de la longueur.Rép.2.On échange une pièce de terre rectangulaire de 87.6 verges de long sur 52.5 verges de large avec une autre pièce qui a la forme d’un triangle, dont le côté servant de base a 68 verges.Quelle est la hauteur du triangle ?Solution.87.6 X 52.5 = 4599 verges carrées, surface des deux terrains.(4599 X 2) ^ 68 = 135.3 -.Rép.3.Une cuve cylindrique a 0.8 verge de rayon et 0.95 verge de hauteur.Quelle est la surface totale de la tôle employée, couvercle compris?Combien contient-elle de gallons, si dans un gallon il y a 277.274 pouces cubes ?Solution: 0.8 X 2 X 3.1416 = 5.02656 circonférence de la base.(5.02656 X 0.8) -f- 2 = 2.010624 verges carrées, surface de la base.2.010624 X 2 = 4.021248 verges, surface de la base et du couvercle.5.02656 X 0.95 = 4.775232, surface latérale de la cuve.4.021248 + 4.775232 = 8.79648 verges de tôle.Rép.2.01 X 0.95 = 1.9095 verge cube, volume de la cuve.1.9095 X 27 X 1728 = 89089.632 pouces cubes.89089.632 - 277.274 = 321.3 gallons.Rép.4.Sur une route de 1^ mille ayant 13 verges de large, il y a 500 tas de pierres de chacun 15.6 verges cubes.On répand ces pierres sur la route.Quelle épaisseur, en pouces, aura cette couche de réfection ?Solution: X 1760 = 2200 verges, longueur de la route.2200 X 13 = 28600, surface de la route.15.6 X 500 = 7800.volume total des tas de pierres et aussi de la couche de réfection.7800 -t- 28600 = AA = tt de verge.fV de 36 = AM = 9.8 pouces.Rép.5.Combien de verges de tapis ayant -f de verge de large faudrait-il pour couvrir le plancher d’une chambre qui a 30 pieds de long et 22 pieds de large, s’il y a une perte de 15 pouces par laize en appareillant le tapis ?Solution: 22 X 12 = 264 pouces, largeur de la chambre.264 -h 27 = 9|- laizes, c’est-à-dire 10 laizes.30 X 10 = 300 pieds.15 X 9 = 135 pouces, la perte.135 -f- 12 = 11-^ pieds.300 + 11^ = 31M pieds.3lR -h 3 = 103f verges.Rép. 52 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LANGUE ANGLAISE Recitation Death’s Season 1 Leaves have their time to fall, And flowers to wither at the north (1) wind’s breath, And stars to set,—but all, Thou hast all seasons for thine own, O Death! 2.Day is for mortal care; Eve for glad meetings round the joyous hearth; Night for the dreams of sleep, the voice of prayer.— But all for thee thou mightiest of the earth.3.We know when moons shall wane, When summer birds from far shall cross the sea (2), When autumn’s hue shall tinge the golden grain,— But who shall teach us when to look for thee ?4.Is it when spring’s first gale (3) Comes forth to whisper where the violets lie ?Is it wThen roses in our path grow pale ?They have one season—all are ours to die! 5.Thou art where billows foam, Thou art where music melts upon the air; Thou art around us in our peaceful home, And the world calls us forth—and thou art there.6.Thou art where friend meets friend, Beneath the shadow’ of the elm to rest—-Thou art where foe meets foe, and trumpets rend The skies, and swords beat down the princefy crest.7.Leaves have their time to fall, And flowers to wither at the north wind’s breath, And stars to set,—but all, Thou hast all seasons for thine own, O Death! F.Hemans.Meanings Wane, grow less Gale, usually means a great storm; but here nothing more than a gentle breeze.Rend, tear in two.Crest, here means helmet.Questions 1.Why is the north wind specially mentioned 2.Name any birds that do tliis.3.What word in next hne shows us that‘gale’ cannot here mean ‘a strong wind.’ 4.How, in analysing, would you deal with “to fall” (verse 1), “from far” (verseS), “when to look for thee” (verse 3) “spring’s first” (verse 4), “in our path” (verse 4), “upon the air” (verse 5), “beneath the shadow of the elm” (verse 6),“the skies” (verse 6), “flowers” (verse 7) DICTATION AND COMPOSITION.The Skyy-lark II Di’-et, habitual food.May’-haps’, perhaps.Sky-larks are plentiful everywhere in Europe and in winter they fly about in large flocks.Their summer food is mostly earth-worms but in winter they are driven to vegetable diet.(1) We call the wild plants weeds and the garden ones flowers but each alike bears its little seeds after its own kind, and each of these little seeds has its own work to do.We gather the pods of our sweet-peas and our lupines, and store them carefully away till we plant them the following summer.And the wild-flower seeds—does nobody gather them?Yes; God lays them in his storehouse, and not one is wasted.Some fall to the ground, ready to take root and grow up in the spring-time, but the greater part aie for the spreading of the little birds’ table.The larks especially feed on these seeds in the winter, and all the cold weather through they come and eat and are satisfied.Everybody loves the sky-lark’s song; and sometimes, when people have gone to other L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 53 lands, they have taken a sky-lark with them, it reminds them of their own old home.There was once a poor widow, who, finding it hard work to get her living at home, thought she would like to go to the gold-diggings in Australia.So she crossed the sea to that far-off country.The only treasures she possessed she took with her.One of these was a pet sky-lark, which had been used to live in a small wicker cage, outside her cottage window.When she reached Australia, she hired a hut, and got her living by washing the gold-diggers’ clothes and cooking their dinners.Day after day the lark sang his happy song beside her door.She listened and it cheered her at her work.Some of the gold-diggers listened too: it was years since they had heard that familiar song, and many offered to buy the lark, if the widow would only sell it.She shook her head.“No, no, I’ll never do that; but you may come on Sundays and hear him sing.Mayhaps it’ll do you good.” Alas! they had no church there; nothing to make Sunday different from other days.But Sunday after Sunday, they did come; and the lark’s song told them of the green valleys of England : it brought back memories of their childhood—of the prayers learned at their mothers’ knees—of the thoughts they once had about God and about heaven; alas! how sadly forgotten now! The rough men’s hearts were softened, I think—nay I am quite sure—they were better men for it.The sky-lark preached a little sermon to them.He did not know it, he did not mean it, but God meant it, and God sent it, and I think, as the poor woman said “it did them good.” The lark is up—I hear him sing— See how he mounts upon the wing! And with a voice so loud and strong, Pours forth to Heaven his thrilling song.I listened to his early hymn, While yet the dawning light was dim.And bent my head from very shame, That from my heart no music came.Oh, shame! to let a little bird Thus get the start and first he heard! Come, then, and let us tune our throats, And join its song with grateful notes.Questions.—Where are sky-larks plentiful ?How do they fly about in winter?What is their food in summer?and in winter?What did the old widow take to Australia ?Who heard its song ?What did they wish to do ?What did she answer?When did the men come to hear it sing ?Of what did its song remind them ?What did it preach to them ?Pronounce in syllables:— Plen’-ti-ful, care’-ful-ly.sat’-is-fied, Au-stra’-lia, memo’- ies, soft’-ened, veg’-e-ta-ble, e-spec'-ial-ly, pos-sessed’, fa-mil’-iar, for-got’-ten, ser’-mon.Dictation The sky-lark is famed for singing during flight; and there is something very delightful in listening to its melodious strains as it soars aloft beyond the reach of human eye.TE CABINET DE L’INSTITUTEUR Le chant à la petite école Nous continuerons cette année comme les années précédentes à donner tous les mois un petit morceau comme exercice de chant.Celui que nous présentons aujourd’hui est très simple et en même temps très joli.C’est un petit dialogue de circonstance à l’approche de l’automne.Il faudra comme toujours le faire lire d’abord et s’assurer par quelques questions que tous les enfants comprennent bien le sens, car il est impossible de bien chanter ce que l’on ne comprend pas.Ce n’est qu’après cet exercice sur l’intelligence du morceau que l’on commencera à apprendre la petite mélodie de Beethoven à laquelle le texte est adapté.Pour dialogue, toute la classe pourra chanter les couplets impairs 1, 3 et 5 dans lesquels l’enfant (ou les enfants) parle, et les couplets pairs 2, 4, 6, qui sont ceux de la mésange, seront chantés en solo par une des belles petites voix. 54 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE On devra chanter ce morceau d’un mouvement modéré, mais sans lenteur, bien pi ononcer les mots et parler son chant.Il y aura aussi à tenir les notes qui doivent etre soutenues et à faire attention de respirer à temps selon le sens, ce qui est facile lorsque l’on comprend bien ce que 1 on chante et qu’on veut le faire comprendre à ceux qui écoutent.H.Nansot, Insp.d’écoles. (AeÛJ~ LuM~ 5 ’e^.JaU^ -m m > / i 1 T-—|V V'» -Octave-de-Dosquet, Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 12 juin 1913, a détaché les lots Nos 1 à 21 inclusivement, du 4ième rang du canton Fournier, les lots Nos 1 à 33 inclusivement, du 5ième rang, et les lots Nos 1 à 43 inclusivement, des rangs 6, 7, 8 et 9, même canton, qui n’appartiennent à aucune municipalité scolaire, et a annexé tout ce territoire à la municipalité scolaire du Lac Noir, comté de l’islet.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR.en conseil, par arrêté en date du 12 juin courant, 1913, a détaché les lots Nos 1 à 21, inclusivement, du 4e rang du canton Fournier; les lots Nos 1 à 33, inclusivement, des rangs 6, 7, 8 et 9, même canton, qui n’appartiennent à aucune municipalité scolaire et a annexé tout ce territoire à la municipalité scolaire du Lac-Noir, comté de l’Islet.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 12 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire du Bas de Saint-Martin, comté de Laval, les lots Nos 301, 304, 305, 306, 307, 307a, 308, 328, ces deux derniers partie sud-est du Ruisseau, 329, 330, 332 à 356 inclusivement, du cadastre officiel de la paroisse de Saint-Martin; de la municipalité scolaire du Bas du Bord de l’Eau, partie du lot N° 256 et les lots Nos 252, 254, 253, 248, 249, H nord 247, 243, ^ nord 244, y2 nord 241 du dit cadastre de la paroisse de Saint-Martin, et a formé de tout ce territoire une municipalité scolaire distincte sous le nom de “Montée Gagnon”, le reste de la municipalité scolaire du Bas de Saint-Martin devant être désigné à l’avenir sous le nom de municipalité scolaire de “Cap Saint-Martin”.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 12 juin 1913, a détaché de la municipaüté scolaire de Dudswell, les biens fonds suivants du canton de Dudswell, dans le comté de Wolfe, portant au cadastre officiel du canton de Dudswell, les Nos 8 à 28, inclusivement des 1er, 2e, 3e, 4e et 5e rangs, 6 à 13, inclusivement, du 6e rang, 24 à 28, inclusivement, du 6e rang, 7 à 14 du 7e rang, 24 à 28, inclusivement, du 7e rang, 8 à 28, inclusivement, du 8e rang, 7 à 28 inclusivement, du 9e rang, 6 à 28 inclusivement, du 10e rang, 7 à 28 inclusivement du lie rang (de la subdivision primitive du dit canton de Dudswell), et a formé de tout ce teritoire une L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 63 municipalité scolaire distincte, pour les catho-liques seulement sous le nom de Saint-Adolphe de Dudswell.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 19 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Côte-Saint-Michel, comté de Laval, l’arrondissement N ° 1, dans lequel se trouve la paroisse de Saint-Bernardin, et qui comprend les lots Nos 332 à 368 inclusivement, du cadastre officiel du Sault-au-Récollet, les lots Nos 438 à 486 inclusivement du dit cadastre, plus les parties des lots Nos 487 et 490 du même cadastre, comprises entre le chemin St-Michel et la ligne de l’avenue Jarry (33ième avenue), et a formé de tout ce territoire une municipalité scolaire distincte, sous le nom de Saint-Bernardin de Montréal.Son Honneur le LIEUTENA,NT-GOUVER-NEUR en conseil, par arrêté en date du 19 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Saint-Joseph-de-Lepage, comté de Matane, les lots Nos 1 à 6 inclusivement, du 4ième rang, et les Nos 112 à 122 inclusivement, du Sième rang, tous du cadastre officiel de la paroisse de Saint-Donat, comté de Rimouski, et a annexé ce territoire à la municipalité scolaire de Saint-Donat, comté de Rimouski.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 19 juin, 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Rivière-à-la-Martre, comté de Gaspé, tout l’arrondissement N° 2 et borné comme suit, savoir: à l’est par la grande ligne qui sépare le canton Duchesnay du canton Christie; à l’ouest par la ligne qui sépare MM.Edgar Caisse et Emile Auclair, située sur le lot N ° 44; au nord par la ligne qu’il y a à la moitié de la Montagne, en montant vers le sud, et a formé de tout ce territoire une municipalité scolaire distincte sous le nom de “Mont-Martre”.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 19 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Témiscamingue, comté de Témiscamingue, les biens-fonds ayant au cadastre officiel du canton de Guigues, les Nos 52 et suivants, jusqu’à la Rivière-des-Quinze, des rangs III, IV, V, VI et VII et a érigé tout ce territoire en municipalité scolaire distincte sous le nom de “Notre-Dame-des-Quinze”.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par arrêté en date du 26 juin 1913, a détaché de la municipalité de Péribonka, comté du Lac Saint-Jean, les lots Nos 79 à 85, inclusivement, du 4ème rang du cadastre officiel du canton Taillon, et les a annexés à celle de Pointe à la Savane, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 19 juin 1913, a érigé la municipalité scolaire de Saint-Roch-Nord, comté de Québec, pour protestants seulement, avec les limites qu’elle avait avant le 1er juillet 1910, pour les catholiques romain et protestants.• Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 26 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Somerset-Nord, (Sainte-Julie), comté de Mégantic, tous les lots Nos 2, 3 et 4, des rangs I, II, III et IV, du même cadastre officiel, (arpentage primitif), du canton de Somerset-Nord, plus 4 arpents nord est du lot N ° V, des dits rangs I, II, III et IV, du même canton; les numéros ci-dessus donnés comprennent les numéros cadastraux 2, 3, 4, et partie du N° 5, des 1er et 2ème rangs; les Nos 35 à 45 inclusivement, du Sème rang, et les Nos 101 à 110 inclusivement, du 4ème rang, et a annexé tout ce territoire à celle de Sainte-Anastasie, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 26 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Kiamika, comté de Labelle, les lots Nos 33, 34, 35 et 36, du 4ème rang du cadastre officiel du canton Kiamika, ainsi que les lots Nos 37 et 38 du 3e rang du dit canton, qui ne font partie d’aucune municipalité scolaire, et les a annexés à la municipalité scolaire du canton Campbell.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a annulé l'arrêté ministériel N ° 367, en date du 9 avril 1913, érigeant la municipalité scolaire de Notre-Dame-de-Fourvière, dans le comté de Labelle.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 26 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Sainte-Dorothée N ° 2, comté de Laval, le lot N ° 49A, du cadastre officiel de la paroisse de Sainte-Dorothée, et l’a annexé à celle du village de Sainte-Dorothée, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 20 juin 64 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1913, a détaché de la municipalité scolaire du canton de Brome, dans le comté de Brome, pour les catholiques seulement, tous les biens-fonds ayant au cadastre officiel du -canton de Brome, les Nos 1 à 55 inclusivement, 140 à 168 inclusivement, 168A, 169 à 277 inclusivement, 278A, 278B, 279A, 279B, 280 à 295 inclusivement, .et a annexé tout ce territoire à celle de Sainte-Rose-de-Lima de Sweetsburg, comté de Missisquoi.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché delà municipalité scolaire de Sainte-Louise, comté de l’Islet, les lots Nos 467, 470, 473, 477, 480 et 481 du cadastre officiel du canton Ashford, et les a annexés à celle d’Ashford, (Saint-Damase), même comté.Ce présent avis annule celui donné le 25 juin 1913.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par ordre en conseil, en date du 27 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Côte Visitation, comtés de Maisonneuve et Montréal-Dorion, tout le territoire de la paroisse canonique de Saint-Marc, érigée le 19 avril 1913 par proclamation du heutenant-gouver-neur, en conseil, publiée dans la “Gazette Officielle” du 26 avril 1913, page 928, et a érigé tout ce territoire en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “Saint-Marc de Montréal”.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Pointe-Claire, comté de Jacques-Cartier tout le teritoire compris dans les limites de la ville de Pointe-Claire, telle qu’érigée au ch.71 des S.R.P.Q., 1909, et de plus les biens fonds portant au cadastre officiel de la paroisse de Pointe-Claire, les Nos 50P à 64 inclusivement et a érigé tout ce territoire en municipalité scolaire distincte sous le nom de “Pointe-Claireville”.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Côte Visitation, comtés de Maisonneuve et du Montréal-Dorion, tout le territoire compris dans les limites annexées canoniquement à la paroisse de Saint-Jean-Berchmans, par proclamation insérée dans la “Gazette Officielle” du 26 avril 1913, et l’a annexé à la municipalité scolaire de Saint-Jean-Berchmans.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Pointe-aux-Trembles, comté de Laval, les lots désignés au cadastre sous les Nos 70, 71, 72, 73 et 74 de la Pointe-aux-Trembles, et les a annexés à celle de la Longue-Pointe, même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 join 1913, a détaché de la municipalité scolaire Saint-Rémi de Tingwick, comté d’Arthabaska, les lots suivants, savoir: 1° La moitié nord-ouest du N° 910; 2° Les trois-quarts nord-ouest des Nos 911 et 912; 3° La moitié nord-ouest des Nos 913 et 914; 4° Un morceau de terrain de forme triangulaire contenant environ dix acres en superficie et à prendre au nord-ouest des terrains connus au cadastre officiel pour la canton de Tingwick, sous les Nos 915 et 916, situés dans les lots Nos 17 et 18 du 9ième rang du canton Tingwick, et a annexé tout ce territoire à la municipalité scolaire de Chénier, comté d’Arthabaska.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché, de la municipalité scolaire de Sainte-Louise, comté de l’Islet, les lots Nos 467, 470, 473, 480 et 481, du cadastre officiel du canton Ashford, et les a annexés à celle d’Ashford (Saint-Damase), même comté.Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil, par arrêté en date du 27 juin 1913, a détaché de la municipalité scolaire de Sainte-Gertrude, coznté de Nicolet, le territoire compris dans les limites du village de Villers, tel qu’érigé par proclamation en date du 5 octobre 1901, insérée dans la “Gazette Officielle de Québec” (page 1927) et de plus, de la même municipalité scolaire, les lots Nos 467, 466, 465, 464, 463, 462, du troisième rang du cadastre officiel du canton Maddington, et les lots Nos 172, 171, 170, 29, 28, 27, 41, 133, 134, 135 et 136, du plan officiel de la paroisse de Sainte Gertrude, et a formé de tout ce territoire une municipalité scolaire distincte sous le nom de “Villers”.
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