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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1914-01, Collections de BAnQ.

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35e Annee Quebec, Janvier 1914 No 5 I * rr\seignerrient prîmaîrç Revue illustrée de FEcole et de la Famille C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-dhefi M ¦ V ¦ • ¦ : mmm ¦ ms mm mMi #'»¦* mm ¦ -s v risk'/ ¦ v'\; As.' '• COUVENT DU SACRE-COEUR Maison mère des Religieuses du Sacré-Cœur, Sault-au-Récollet.Cette communauté, fondée à Paris le 21 novembre 1800, par la Bienheureuse Madeleine Barat, s’établit d’abord à Saint-Jacques de l’Achigan en 1842, puis à Saint-Vincent-de-Paul en 1846, elle fut transférée définitivement au Sault-au-Récollet, en septembre 1858.But: l’éducation des jeunes personnes et l’œuvre des retraites.Personnel: Sault-au-Récollet, Pensionnat: 75 religieuses, 142|élèves; Externat Ste-Sophie: 7 rellSieuses, 156 élèves.Montréal, Demi-pensionnat, Externat et Ecole paroissiale: 55 relT-gieuses, 160 eleves, 80 à l’Ecole paroissiale.Les_Dames_du^Sacré-Cœur ont aussi un couvent.à Halifax (N.E.) et un autre à London (Ont.). 258 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Bonne et heureuse année Nous souhaitons à nos lecteurs une bonne et heureuse année: santé, succès et parfaite soumission aux desseins de la Providence.TRIBUNE PEDAGOGIQUE Comment gagner la confiance des enfants Pour gagner la confiance des enfants, il faut que le maître soit et paraisse juste, impartial en tout et à l’égard de tous, que sa conduite soit toujours dictée par l’équité.Pour un instituteur, être juste, c’est traiter tous les enfants de la même manière, avec les mêmes soins, la même patience, les mêmes égards.Tous les enfants sont égaux à ses yeux, il ne voit entre eux d’autre différence que celle du mérite.Il se fait tout à tous, quels que soient leur caractère et leurs dispositions naturelles.Rien ne contribue plus à persuader les élèves de l’affection désintéressée de leur maître que son impartialité.S’ils avaient le moindre soupçon à ce sujet, ils concluraient avec raison que son affection et son dévouement n’ont d’autre mobile que ses intérêts ou ses convenances personnelles; et, par un juste retour, ils n’accorderaient plus ni leur affection, ni leur .confiance à celui qui aurait cessé de les mériter.Il ne faut pas etre pris au dépourvu.Croire que l’on peut impunément se tromper avec les élèves, c’est les connaître bien mal.Il est indispensable qu’ils aient foi en leur maître, en son savoir comme en son, savoir-faire.S des faits leur permettent de suspecter les connaissances de leur instituteur, c’en est fait de leur confiance.Rien ne compromet plus !e succès de l’enseignement et les progrès des enfants.Lé seul moyen pour le maître, de n’être jamais pris au dépourvu, c’est de bien préparer sa classe, c’èst de savoir d’avance ce qu’il veut enseigner et la manière de l’enseigner.Posséder son sujet, parler bien et avec sagesse, être en même temps sobre de paroles; voilà ce qui donne de l’ascendant sur sés élèves.NECESSITE D’UNE FORMATION PEDAGOGIQUE 4 '• ¦ • .; _ ' ¦ , • ., •• .-.b" .- • Que l’on prenne surtout garde de n’admettre aux fonctions de renseignement que des hommes abondamment pourvus de toutes les qualités qu’elles comportent, naturelles et acquises.Il convient, en effet, que les écoles catholiques puissent rivaliser avec les plus florissantes, par la bonté des méthodes de formation et par l’éclat de l’enseignement.(Lettre Affari vos, aux évêques du Canada).Leon XIII.Pensées pédagogiques Une tête sans souvenir est une ville sans garnison.N APOLEON.Ce',!,n’est pas un avantage d’avoir l’esprit vif, n’est paspi’aller vite, mais d’être réglée.s’il n’est juste; la perfection d’une pendule VAUVEN ARGUES.Dans l’enseignement primaire, qu’est-ce que le savoir, si l’on n’y joint la connaissance des méthodes qui serviront à le transmettre et les qualités du caractère qui peuvent seules en assurer dans l’esprit des enfants les bons effets ?Greard. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 259 DOCUMENTS OFFICIELS Rapport du Surintendant de l’Instruction publique (1912-13) {Suite et fin) (1) CAISSES SCOLAIRES La loi de l’Instruction publique permettant aux commissaires d’écoles d’établir des caisses d’économie scolaires dans les écoles de leur juridiction, les secrétaires des municipalités ont, à ma demande, fait rapport, pour l’année courante, que le nombre de ces caisses s’élevaient à 85 et que 13,674 enfants y avaient déposé une somme totale de $45,657.00.Le tableau inséré plus loin donne le détail de ces résultats.Appareils de sauvetage en cas d’incendie Dans ma circulaire du mois d’août 1912, j’ai donné aux Inspecteurs d’écoles des instructions précises relativement aux appareils et aux exercices de sauvetage en cas d’incendie.Ces fonctionnaires ont été invités à répondre, dans le rapport de leur visite d’automne, à des questions relatives à ces sujets et à décrire le système de sauvetage établi dans chaque école.Je leur ai demandé aussi de faire faire, en leur présence, dans chaque maison d’école de deux étages et plus un exercice simulé de sauvatage et de me transmettre leur appréciation sur la manière dont cet exercice aurait été exécuté.Ils se sont conformés à mes instructions et m’ont fait connaître des lacunes et des négligences que j’ai cru devoir signaler aux commissaires d’écoles.De nouveau, au commencement de l’hiver dernier, époque où le danger des incendies est le plus à redouter, j’ai appelé l’attention des inspecteurs sur l’importance de ces appareils de sauvetage et sur l’efficacité qu’ils doivent avoir, leur demandant en même temps si les portes, surtout celles qui se trouvent au bas des escaliers et les portes de sortie s’ouvraient par en dehors Les réponses à ces questions se trouvent dans les bulletins d’inspection.Traitement des institutrices Les primes spéciales octroyées aux municipalités scolaires qui paient à leurs institutrices des traitements de plus de $100, de $125 et de $150, ont eu un excellent résultat.L’an dernier, 3,318 institutrices ont reçu une augmentation de salaire et, quoique la moyenne n’en soit que de $25 environ par personne, c’est l’indice de la part des membres des commissions scolaires d’une plus juste appréciation du travail des maîtresses qu’ils emploient.Chaque fois que j’ai transmis un chèque aux commissaires ou syndics sur les fonds spéciaux de $125,000, $60,000 et $40,000, je leur ai fait remarquer que ces allocations nouvelles devaient être employées spécialement à augmenter les traitements des instituteurs et des institutrices, à améliorer le matériel scolaire, et qu’ils ne devaient pas profiter de ces subventions additionnelles pour diminuer les taux de la cotisation scolaire.J’ai pu constater que les commissaires et syndics se sont généralement conformés à mes instructions.Sur les 1,589 municipalités scolaires de la province, 1,089 ont maintenu le même taux de cotisation; 323 l’ont augmenté et 177 l’ont diminué.J’ai écrit à ces dernières pour leur demander de me faire connaître les causes pour lesquelles le taux de la taxe scolaire avait été ainsi diminué.A part quelques rares exceptions, les explications reçues m’ont paru satisfaisantes.(1) Voir U Enseignement Primaire de décembre 1913. 260 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ainsi, dans plusieurs cas, les commissaires ont jugé à propos de diminuer le taux de la cotisation, parce que l’évaluation de la propriété foncière avait été augmentée, de sorte que la diminution de la taxe n’était qu’apparente; dans d’autres cas, les commissaires ont donné pour raison qu’ils venaient d’éteindre une dette et qu’il n’y avait plus de nécessité de maintenir la cotisation au taux ordinaire.Le relevé des traitements constate que 181 institutrices reçoivent de $250 à $300, 547 de $200 à $250, 2355 de $150 à $200 et 1887 de $125 à $150.Quelques institutrices, au-delà de cent, reçoivent de $400 à $600, $700 et $950.Dans le plus grand nombre des paroisses, outre le traitement, on supporte aussi les frais du logement et du chauffage de la maison d’école.Le minimum des salaires payés aux institutrices tend à s’élever.11 est de $150 dans la région de la Beauce; il varie de $150 à $200 dans certaines paroisses du district d’inspection de M.J.-O.Goulet; dans d’autres, il excède $250 et à Champlain (village), il est de $350.La commission scolaire du Sault, comté de Lévis, a élevé, l’an dernier, de $140 à $250 le traitement de l’institutrice de l’école élémentaire.Dans le district de l’inspecteur Lefebvre, la moyenne des salaires des institutrices est de $191.22; dans celui de M.Miller, presque toutes les institutrices reçoivent un traitement de $150, et même au-delà, de $200.dans plusieurs municipalités.L’inspecteur Sutherland rapporte que l’institutrice de l’école modèle protestante de New-Carlisle a reçu $450 de salaire, une institutrice d’école élémentaire $400 et les autres diplômés de $250 à $350.Le révérend M.Taylor, de Knowlton, dit qu’après 1913, il sera très rare de voir une commission scolaire de son district d’inspection offrir moins de $30 par mois à une institutrice compétente.Vu ce progrès, il est désirable,je crois, de ne faire, à l’avenir, participer aux primes de $125,000, de $60,000 et de $40,000 accordées aux municipalités qui paient actuellement à leurs institutrices un traitement de $100, de $125 et de $150, que celles des commissions scolaires qui paieront un minimum de salaire de $120, de $150 et de $175 et j’en fais humblement la proposition à la législature.STATISTIQUES SCOLAIRES En 1912-13, le département de l’Instruction publique a appiouvé 269 plans de nouvelles maisons d’écoles, et le coût des constructions s’est élevé à $849,593.Le nombre des municipalités scolaires, le 30 juin 1912, était de 1589, dont 1251 catholiques et 338 protestantes, et ces municipalités renfermaient 6435 arrondissements.Les municipalités rurales et de village qui, lors de la dernière année scolaire, ont bénéficié de l’allocation de $10,000 votée par la Législature pour favoriser l’engagement d’instituteurs dans les écoles intermédiaires et les écoles primaires supérieures de garçons, sont au nombre de 87.La prime payée à chacune de ces municipalités s’est élevée à $115.38.Peur 1911-12, les contributions scolaires de toutes sortes foui nies par les municipalités s’élèvent au chiffre de $6,212,440 et les sommes payées par le gouvernement à celui de $1,202,029, donnant un total de $7,414,469.» Les tableaux statistiques nous font veir qu’en 1911-12 la province possédait 6856 écoles, 5925 écoles catholiques et 961 écoles protestantes.Sont compiis dans ce total, les universités, les collèges classiques, les écoles des arts, d’agriculture et les écoles du soir.Le nombre des institutrices excède de 8,196 celui des instituteurs, les premières atteignant le chiffre de 11,561 et les seconds celui de 3,365.Sur le total, il y a 2,954 instituteurs catholiques et 411 protestants, 9,889 institutrices catholiques et 1,672 protestantes, ce qui donne pour chacune des deux grandes dénominations religieuses de la province, une moyenne de 23 pour cent d’instituteurs catholiques, de 19.73 par cent d’instituteurs protestants, de 77 par cent d’institutrices catholiques et de 80.27 pour cent d’institutrices protestantes.184,946 garçons et 185,253 filles catholiques, 27,792 garçons et 24,624 filles protestantes ont fréquenté les écoles en 1911-12, ce qui fait un total d’élèves de 422,615 sur une population de 2,002,-712. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 261 Le rapport publié en 1913 par le “Commissioner of Education” du gouvernement de Washington attribue à la province de Québec, d’après le nombre d’élèves inscrits dans nos écoles, en 1911, une proportion de 18.95 par cent sur une population de deux million d’âmes, et la place immédiatement après la province de la Nouvelle-Ecosse, qui occupait le premier rang dans la Confédération avec une proportion de 22.27 par cent de population.D’après les dernières statistiques, notre proportion s’est élevée de 18.95 par cent à 21.15 par cent de population.Le pourcentage de la présence moyenne en classe est: Pour les écoles élémentaires, de 74.95; pour les écoles intermédiaires, de 81.93 et pour les écoles primaires supérieures de 86.31 soit un pourcentage moyen de 78.62.L’année précédente, ce pourcentage était de 77.53.Cet état de la présence moyenne est à l’honneur de la province de Québec et devrait, il semble, faire cesser les attaques déloyales dont elle est l’objet de la part de certaines personnes apparemment anthipathiques à son égard et trop peu disposées à rendre hommage à son mérite.Je termine ce rapport par la publication des statistiques suivantes: 1904-05 1908-09 1910-11 1911-12 Nombre de municipalités scolaires catholiques.1,132 1,182 1,219 1,251 “ protestantes.293 308 309 338 Totaux 1,425 1,490 1,528 1,589 Nombre d’arrond.pour les écoles catholiques.5,074 5,295 5,448 5,519 “ protestantes .966 943 954 916 Totaux 6,040 6,238 6,402 6,435 262 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SOMMAIRE DES STATISTIQUES DES ECOLES DE LA PROVINCE 1910-11 1911-12 Augmen- tation Diminu- tion ECOLES ELEMENTAIRES CATHOLIQUES Nombre d’écoles sous contrôle des commissaires.Nombre d’écoles sous contrôle des syndics.Total des écoles sous contrôle Nombre d’écoles indépendantes.Elèves des écoles sous contrôle.Elèves des écoles indépendantes.Elèves catholiques.Elèves protestants.Total des élèves.4,812 4,824 12 94 101 i 4,906 4,925 19 48 35 187,030 190,488 2,458 3,441 3,103 189,962 193,138 3,176 509 453 190,471 193,591 3,120 13 1,348 56 Présence moyenne des élèves.Percentage de la présence moyenne.Nombre d’instituteurs laïques brevetés.Nombre d’instituteurs laïques non bievetés.Nombre d’institutrices laïques brevetées.Nombre d’institutrices laïques non brevetées.Total des instituteurs et des institutrices laïques 141,528 74.30 29 12 4,363 724 5,128 144,840 74.82 29 9 4,390 746 5,174 3,312 .52 ' 21 2| Nombre d’instituteurs religieux.Nombre d’institutrices religieuses.Moyenne des traitements des instituteurs laïques brevetés.Dans les villes.Dans les campagnes.Moyenne des traitements des institutrices laïques brevetées : Dans les villes.Dans les campagnes.112 542 $400 00 $301 00 $202 00 $136 00 136 567 $467 00 $321 00 $217 00 $138 00 $67 OQj $20 OOj $15 00 $2 00 ECOLES ELEMENTAIRES PROTESTANTES 3 Nombre d’écoles sous contrôle des commissaires Nombre d’écoles sous contrôle des syndics.Nombre d’écoles indépendantes.Total des écoles.700 247 4 951 601 226 2 829 99 21 2 122 Elèves protestants.Elèves catholiques.Total des élèves 34,323 1,644 35,967 33,875 1,768 35,643 124 448 324 Présence moj^enne des élèves.Percentage de la présence moyenne.Nombre d’instituteurs laïques brevetés.Nombre d’instituteurs laïques non brevetés.Nombre d’institutrices laïques brevetées.Nombre d’instituteurs laïques non brevetées.Total des instituteurs et d’institutrices laïques.Nombre d’instituteurs religieux.Moyenne des traitements des instituteurs laïques brevetés: Dans les villes.Dans les campagnes.Moyenne des traitements des institutrices laïques brevetées: Dans les villes.Dans les campagnes.25,640 26,976 71.29 75.68 45, 26 4 6 881 893 421 405 1,351 1,330 1 1 $1410 00 $1440 00 $ 600 00 $ 700 00 $ 511 00 $437 00 $ 233 00 $281 00 $30 OOj $100 001 $48 0i ô) 19 16 21 $74 00 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 263 SOMMAIRE DES STATISTIQUES DES ECOLES H)E LA PROVINCE.—Suite.1910-11 1911-12 Augmen- t ation Diminu- tio n ECOLES MODELES CATHOLIQUES Nombre d’écoles modèles sous contrôle des commissions scolaires.479 507 28 Nombre d’éccles modèles indépendantes 143 126 17 Elèves des écoles modèles sous contrôles 88,496 92,083 3,587 Elèves des écoles modèles indépendantes 12,881 11,715 1,166 Elèves catholiques 101,043 103,519 2,476 Elèves protestants .!.334 279 • 55 Total des élèves dans les écoles modèles 101,377 103,798 2,421 Présence moyenne des élèves dans les écoles modèles 83,305 85,602 2,297 Percentage de la présence moyenne des élèves 82.17 82.47 .30 Nombre d’instituteurs laïques brevetés 162 177 15 Nombre d’instituteurs laïques non brevetés '.23 28 5 Nombre d’institutrices laïques brevetées 415 470 55 Nombre d’institutrices laïques non brevetées 85 63 22 ACADEMIES CATHOLIQUES Nombre d’académies sous contrôle des commissions scolaires 73 80 7 Nombre d’académies indépendantes 120 134 14 Total des académies 193 214 21 Elèves des académies sous contrôle 26.957 30,116 3,159 Elèves des académies indépendantes 21,219 23,533 2,314 Elèves catholiques T 47,625 53,276 5,651 Elèves protestants 551 373 178 Total des élèves dans les académies 48,176 53,649 5,473 Présence moyenne des élèves dans les académies 41,735 46.773 5,038 Percentage de la présence moyenne des élèves 86,63 87.18 55 Nombre d’instituteurs laïques brevetés 36 39 3 Nombre d’instituteurs laïques non brevetés 18 15 3 Nombre d’institutrices laïques brevetées 61 72 11 Nombre d’institutrices laïques non brevetées 34 41 7 Grand total des élèves des écoles modèles et des aca- démies catholiques 149,553 157,447 7,894 Grand total de la présence moyenne des élèves 125,040 132,375 7,335 Total des instituteurs et institutrices laïques, dans les écoles modèles et les académies 834 905 71 Nombre d’instituteurs religieux 1,255 1,327 72 Nombre d’institutrices religieuses 3,194 3,319 125 Moyenne des traitements des instituteurs laïques brevetés des écoles modèles et des académies: Dans les villes.$815 00 $781 00 $34 00 Dans les campagnes 420 00 449 00 $29 00 Moyenne des traitements des institutrices laïques brevetées des écoles modèles et des académies Dans les villes $257 00 $265 00 $8 00 Dans les campagnes 154 00 159 00 5 00 264 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SOMMAIRE DES STATISTIQUES DES ECOLES DE LA PROVINCE.-(Suite).ECOLES MODELES PROTESTANTES Nombre des écoles modèles sous contrôle des commissions scolaires.Elèves protestants des écoles modèles protestantes.Elèves catholiques des écoles modèles protestantes.Total des élèves dans les écoles modèles protestantes Présence moyenne des élèves dans les écoles modèles.Percentage de la présence moyenne des élèves.Nombre d’instituteurs laïques brevetés.Nombre d’instituteurs laïques non brevetés.Nombre d’institutrices laïques brevetées.Nombre d’institutrices laïques non brevetées.ACADEMIES PROTESTANTES Nombre d’académies sous contrôle des commissions scol.Nombre d’académies indépendantes.Total des académies protestantes.Elèves protestants des académies protestantes.Elèves catholiques des académies protestantes.Total des élèves dans les académies protestantes Présence, moyenne des élèves dans les académies.Percentage de la présence moyenne des élèves.Nombre d’instituteurs laïques brevetés.Nombre d’instituteurs laïques non brevetés.Nombre d’institutrices laïques brevetées.Nombre d’institutrices laïques non brevetées.Giand total des élèves des écoles modèles et des académies protestantes.Grand total de la présence moyenne des élèves Total des instituteurs et des institutrices laïques dans les écoles modèles et les académies.Nombre d’instituteurs religieux.Moyenne des traitements des instituteurs laïques brevetés dans les écoles modèles et les académies.Dans les villes.Dans les campagnes.Moyenne des traitements des institutrices laïques brevetées dans les écoles modèles et les académies: Dans les villes.Dans les campagnes.COLLEGES CLASSIQUES CATHOLIQUES.Nombre de collèges classiques.Elèves dans le cours commercial.Elèves dans le cours classique.Total des élèves.Présence moyenne des élèves.Percentage de la présence moyenne.Nombre de professeurs laïques.Nombre de professeurs religieux.Total des professeurs.1910-11 1911-12 Augmen- tation Diminu- tion 50 50 4,818 3,822 996 191 155 36 5,009 3,977 1,032 3,453 2,699 754 68 94 67.86 1.08 18 10 8 2 3 1 126 116 10 17 10 7 30 33 3 4 1 3 34 34 7,887 9,183 1,296 41 236 195 8,123 9,378 1,255 6,017 7,630 1,613 74.07 81.36 6.29 66 68 2 4 4 223 229 6 18 11 7 13,132 13,355 223 9,470 10,321 859 474 451 23 1 1 $1358 00 $1206 00 $152 00 $ 968 00 $1013 00 $45 00 $ 479 00 $738 00 $259 00 •$ 374 00 $381 00 $7 00 19 20 1 2,695 3,108 413 4,445 4,710 265 7,140 7,818 678 6,521 7,290 769 91.33 93.24 1.91 25 29 4 617 633 16 642 662 202 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 265 TABLEAU GENERAL DES ECOLES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE.1911-1912 Nombre d’écoles.Instituteurs.Institutrices.ELEVES Garçons œ JS E '"S O H Présence moyenne.Percentage de la présence moyenne.Ecoles élémentaires 4,960 174 5,703 93,760 99,831 193,591 144,840 74.82 Ecoles modèles 633 900 2,188 53,140 50,658 103,798 85,602 82.47 Académies 214 686 1,777 21,506 32,143 53,649 46,773 87.18 Ecoles normales 10 39 73 154 536 690 Ecoles annexées aux éco- les normales 10 8 40 215 1,043 1,258 987 Collèges classiques catho.20 662 7,818 7,818 7,290 Universités 1 287 24 1,565 440 2,005 Ecoles des sourds-muets et des aveugles 3 34 77 137 338 475 Ecoles des arts et métiers 12 44 2,633 2,633 1,434 Ecoles du soir 62 120 rr t 4,018 264 4,282 Totaux 5,925 2,954 9,889 184,946 185,253 376,199 78.97 TABLEAU GENERAL DES ECOLES PROTESTANTES DE LA PROVINCE.1911-1912 Ecoles élémentaires 829 33 1,298 18,127 1,968 17,516 2,009 35,643 26,976 2,699 75.68 Ecoles modèles 50 13 126 3,977 67.86 Académies 34 72 240 4,762 4,616 9,378 7,630 81.36 Ecoles normales 1 4 4 6 140 146 Ecole annexée à l’école normale 1 4 160 160 Universités cy 247 1,298 143 1,441 Ecole des sourds-muets et des aveugles l 6 35 40 75 Ecoles du soir 13 36 1,596 1,596 Totaux 931 411 1,672 27,792 24,624 52.416 76.13 266 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TABLEAU GENERAL DES ECOLES CATHOLIQUES ET PROTESTANTES DE LA PROVINCE.—1911-1912 Nombre d’écoles Instituteurs.Institutrices.Garçons Filles ELEVES -+-j O H Présence moyenne.Percentage de la présence moyenne Ecoles élémentaires 5,789 207 7,001 111,847 117,347 229,234 171,8161 74.95 Ecoles modèles 683 913 2,314 55,108 52,667 107,775 88,30b 81.93 Académies 248 758 2,017 26,268 36,759 63,027 54,4031 86.31 Ecoles normales 11 43 77 160 676 838 Ecoles annexées aux écoles • normales 11 S 44 215 1,203 1,418 • Collèges class!ques’catho- liques 20 662i 7,818 7,818 7,290i Universités 534 24 2,863 583 3,446 Ecoles des sourds-muets et des aveugles 4 40 77 172 378 550 Ecoles des arts et'métier 12 44 2,633 2,633 1,534- Ecoles dirsoir 7 156 7 5,614 264 5,878 Totaux.6,856 3,365 11,561 212.738 209,877 422,615 78.62 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 267 Resume statistique concernant les instituteurs et institutrices.—1911-1912.Instituteurs et institutrices laïques des écoles élémentaires et modèles et des académies Uï 0 Brevetés Brevetés pour écoles Ayant le brevet Total des institu- teurs et des institutrices > 0) fH -Q (3 O £ Elémentaires Modèles Académies D’une école normale D’un bureau d’examina- teurs Instituteurs des écoles catholiques 52 245 42 109 94 140 105 297 Instituteurs des écoles protestantes 13 104 6 27 71 64 40 117 Institutrices des écoles catholiques 850 4,932 3,279 1,579 74 642 4,290 5,782 Institutrices des écoles protestantes 426 1,238 508 627 103 793 445 1,664 Totaux .1,341 6,519 3,835 2,342 342 1,639 4,880 7,860 Professeurs et institutrices laïques enseignant dans les universités, les écoles normales, les collèges et les écoles spéciales.751 Grand total des instituteurs et des institutrices laïques.8,611 Membres du clergé dans les collèges et quelques autres écoles.! 717 Religieux, Frères.1,498 Religieuses.4,100 - Total des institutrices et des instituteurs religieux.! 6,315 Grand total des professeurs, des instituteurs et des institutrices.; 14,926 Traitements des instituteurs et des institutrices laïques.—1911-1912 Instituteurs brevetés Institutiices brevetées Ecoles sous contrôle et indépendantes subventionnées Ecoles des villes élémentaires catholiques.“ protestantes .“ écoles modèles et académies catholiques “ “ “ “ “ protestantes Ecoles des campagnes, élémentaires catholiques.“ protestantes.écoles mod.et acad.catholiques.“ “ “ “ protestantes 18 23 149 48 11 3 67 30 49 467 00 182 S 1,440 00 110 781 00 187 1,206 00 547 321 00 4,208 700 00 483 449 00 355 1,013 00 98 812 00 6,170 ] 217 00 437 00 265 00 738 00 138 00 281 00 159 00 381 00 196 00 Traitements moyens 268 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le nombre d’enfants d’âge à fréquenter les écoles dans les municipalités comparé avec le nombre d’élèves inscrits dans les écoles sous contrôle et les écoles indépendantes subventionnées.— Année 1911-12.DIVISION D’APRES L’AGE DES ENFANTS ET DES ELEVES Nombre Nombre d’enfants d’élèves d’après le inscrits recense- dans les é- ment an- écoles nuel Garçons de 5 à 7 ans.“ de 7 à 1-1 ans.de 14 cà 16 ans Au-dessus de 16 ans(l) Filles de 5 à 7 ans.“ de 7 à 14 ans.“ de 14 à 16 ans.Au-dessus de 16 ans.Totaux (2) 49,436 37,460 148,978 142,377 35,799 11,145 2,314 47,341 39,370 147,638 146,607 33,831 16,279 4,484 463,023 400,036 (1) Les recensements faits par les secrétaires-trésoriers des commissions scolaires ne comprennent que les enfants de 5 à 16 ans.(2) Ces chiffres n’indiquent que les élèves inscrits dans les écoles élémentaires, modèles et académiques: il y a de plus 22,579 élèves dans les universités, les collèges classiques, les écoles normales et les écoles spéciales.Tableau comparatif des ti'aitements moyens des instituteurs et des institutrices laïques.1907-08 1908-09 1909-10 1910-11 1911-12 S S $ $ $ Ecoles catholiques : Instituteurs 636 00 622 00 649 00 657 00 646 00 Institutrices 129 00 135 00 139 00 143 00 147 00 Ecoles protestantes: Instituteurs 1.187 00 1,214 00 1,284 00 1,116 00 319 00 1,200^00 Institutrices 337 00 352 00 383 00 393 00 Ecoles catholiques et écoles protest.Instituteurs 789 00 673 00 803 00 824 00 812 00 Institutrices 167 00 176 00 183 60 178 00 196 00 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 269 Etat comparatif du mouvement df, l’éducation dans la province Nombre de 1867-8 1877-8 1887-8 1897-8 1902-3 1907-8 1910-1 1911-2 Ecoles élémentaires 3,355 4,096 4,640 5,127 5,379 5,594 5,792 5,789 Ecoles modèles 318 260 485 534 555 640 671 683 Académies 190 282 149 153 178 201 223 248 Collèges 36 40 23 22 19 19 19 20 Ecoles spéciales 2 17 18 15 115 77 90 91 Ecoles normales 3 3 3 3 5 7 11 11 Ecoles annexées aux écoles normales.6 7 11 11 Universités 3 3 4 4 4 4 3 Totaux 3,907 4,701 5,322 5,863 6,261 6,549 6,821 6,856 Elèves des écoles élémentaires 156820 167031 181402 204259 205057 210513 226438 229234 “ des écoles modèles 22700 20439 69832 81762 97032 103386 107775 70417 “ académies 26010 38852 30106 39334 45369 56299 63027 “ Collèges 6189 7874 3918 5557 6174 6274 7140 7818 “ écoles spéciales 278 1866 1905 1472 9596 9352 8916 9061 “ écoles normales 256 306 296 348 460 526 840 836 “ écoles annexées aux écoles nor- males 970 988 699 1269 1418 Elèves des universités 584 731 1,193 2,183 2,321 2,804 3134 3446 Totaux 212837 237089 259131 314727 345722 372599 410422 422615 Instituteurs laïques 608 626 494 743 937 867 1,148 1,150 “ religieux 311 593 912 1.415 1,609 1,949 2,124 2,215 1 nst itutrices laïques 2,969 3,931 4,962 5,903 6,444 6,846 7,384 7,461 religieuses 548 1,028 1,804 2,432 2,932 3,477 3,941 4,100 Totaux 2,136 6,178 8,172 10,493 11,922 13,139 14,597 14,926 270 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Tableau comparatif des contributions generales scolaires.CONTRIBUTIONS GENE RALES 1867-68 1877-78 1887-88 1897-98 1907-08,, i 1910-11 1911-12 Payées par les contri- buables:- $ S S $ $ $ $ Taxe annuelle 291,969 515,810 804,413 1,226,954 2,341.939 3,111,743 3,493,638 Taxe spéciale 47,986 59,427 72,718 91,579 282,499 313,274 409,641 Contributions men- suelles 452,868 889,326 139,241 199,032 245,806 277,280 284,946 Contributions des ins titutions scolaires ubventionnées.520,326 994,211 1,006,526 1,090,556 1,595,293 2,026,807 2,024,215 Totaux.1,313,149 2,249,574 2,022,898 2,608,1214,465,537 5,729,104 6,212,440 Payées par le gouver- nement : $ $ S $ $ $ Education supérieu- re 67,972 78,410 78,410 78,416 90,410 102,988 131,949 Ecoles publiques.116,000 155,000 160,000 160,000 160,000 260,000 325,000 Ecoles dans les muni- palités pauvres .4,000 8,000 6,000 10,000 13,000 21,000 25,000 Ecoles normales .40,627 46,000 42,000 43,000 59,000 98,494 120,000 Ecoles des sourds-mu ets et des aveugles.12,000 13,000 14,390 17,390 27,730 23,140 Fonds de pensions des instituteurs .2,600 8,000 9,000 9,000 13,000 32,155 32,000 Inspection des écoles 19,510 30,000 29,825 36,000 43,000 67,000 75,000 Conseil de ITnstruc- tion publique.2,000 2,000 4,000 4,500 4,500 Journaux de ITnstruc- tion publique.3,053 2,800 900 2,250 7,550 7,550 8,500 Livres de récompense 3,000 6,500 5,985 6,000 2,000 12,140 8,140 Subventions à quel- ques institutions d’éducation su- périeure 5,900 5,000 4,000 Ecole technique de Montréal 20,000 20,000 Ecole technique de Québec 23,000 30,000 Ecoles du soir 12.000 12,000 31^572 32,000 Musée scolaire 600 '660 '600 600 Conseil des arts et métiers 9,000 13,000 15,000 16,000 16,000 Subvention spéciale en vertu de la loi 60 Viet.chap.3.53,000 150,000 150,000 150,000 Ecole de navigation, Québec 1,000 1,000 Rappoit du Surinten- dant 500 700 1,100 1,100 Gratifications aux ins- • titutrices 1,000 1,000 16,000 Archives canadiennes 1,500 '200 600 600 Ecoles d’agricultuie 12,000 (1)47,500 37,500 Ecoles vétérinaires .4,500 5,000 5,500 Ecoles de réforme et d’industrie 60,000 65,000 66,500 (1) Y compris $20,000 à l’Ecole d’agriculture de Sainte-Anne, pour construction. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 271 Tableau comparatif des contributions generales scolaires.—Suite.CONT.GENERALES 1867-68 1877-78 1887-88 1897-98 1907-08 1910-11 1911-12 Aide au ‘Monument national”, Montréal 2.500 5.500 5,000 2,500 8,000 50,000 5,000 5,000 2,500 8,000 50,000 5,000 5,000 5,000 Ecole d’industrie lai-ère de Saint-Hyacinthe .EcolesdesHautesEtu-des commerciales Chaire d’arpentage à Québec “Montreal Technical Institute” Enseignement du dessin Totaux.256,762 346,710 362,220 447,650 683,350 1,065,229 1,202,029 Grands totaux.1,569,911 2,596,284 2,385,118 3,055,771 5,148,887 6,794,333 7,414,469 272 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Tableau comparatif indiquant le nombre dos instituteurs laïques brevetés et la moyenne de leurs traitements pour les années 1891 à 1912 O JH O O m o vO m i o vo 3 CI1 •I “ O O o c3 '0) JJ, œ 'm' 0J g ^ u m ’3 § 1h G § a O cc 1“ G a • 1/3 «H t» OJ 'OJ L^VC/V/.v'-v-Vj mHBtmgàmiÊÊÊM ¦ '• &.: ___ • f /'h Wii ' "F^Wy V "' ' kMk LA mmim wmmm, UM&ù&i .,.,„1>,.—-«a ¦iUJlMlk L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 293 M.—Mes enfants, voici une image que nous allons écouter ensemble, elle va nous parler aux yeux Considérez-la bien, et je vous ferai ensuite quelques questions auxquelles vous répondrez sans peine si vous savez réfléchir sur ce que vous avez sous les yeux.Tâchez de bien voir.{Laissez quelques instants aux élèves pour observer).Voyons d’abord ce que représente cette image.Elève.—M.elle représente des enfants qui se couchent.{Exigez toujours une phrase complète pour réponse).M.—Etes-vous certain que c’est le coucher?N’est-ce pas plutôt le réveil ?E.—Non, M., si c’était le réveil, celui qui a fait l’image ne l’aurait pas encadrée avec des étoiles.M.—Voyez-vous encore quelque chose qui montre que ce n’est pas le réveil ?E.—Oui, M., la petite fille qui ne dort pas aurait ouvert les rideaux qui sont fermés devant la fenêtre.M.—Très bien.Maintenant voyez-vous plusieurs enfants ?E.—Oui, M., il y en a deux, un petit garçon et une petite fille.M.—Ces deux enfants sont-ils grands ?Quel âge pensez-vous qu’ils ont ?E.—M., ce sont des enfants de trois ou quatre ans.M.—C’est bien cala; et quelles sont leurs occupations journalières ?E.—M., ils ne vont pas encore à l’école, je crois qu’ils passent une grande partie du temps à jouer.M.—Qu’est-ce qui vous fait croire cela?M.—On voit toutes sortes de jouets, des poupées, des petits animaux.M.—Pensez-vous que cos enfants sont soigneux?E.—Oh! oui, M., les jouets sont bien rangés.M.—Très bien! Parlez un peu de ceux du petit garçon.E.—M., on voit un petit cheval, un âne, un éléphant, un chat qui sont en ligne devant le lit sur le plancher, puis un petit ours que le petit garçon tient dans ses bras en dormant.M.—Oui, c’est bien, mais vous auriez pu dire un mot de la grosseur des animaux: il sont tous représentés petits, mais sont-ils bien proportionnés ?E.—Oh! non, M., l’éléphant devrait-être plus gros que le petit cheval, et l’âne devrait être plus petit et le chat aussi.M.—Très bien.Comment reconnaissez-vous l’âne ?E.—A ses grandes oreilles.M.—Et l’éléphant?E.—A sa rondeur.M.—Est-ce qu’il n’a pas qulque chose de particulier qu’on ne voit pas dans l’image ? 294 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE E.—Oui, AI., son grand nez qui traîne jusqu’à terre et qu’on appelle sa trompe.M.—A votre idée, quel est le préféré du petit garçon ?E.-—AL, c’est son petit ours qu’il a couché avec lui.AL—Le petit garçon est-il soigneux seulement pour ses animaux ?E.—Non, M., on voit ses habits bien rangés sur la chaise, où il les a mis en se déshabillant.M.-—Maintenant, quels sont les jouets de la petite fille?E.—M., ce sont des poupées.M.—Il y en a donc plusieurs?E.—Oui, M., on en voit quatre.M.—Et où sont-elles ?E.—Il y en a deux qui sont couchées dans la petite voiture, et les deux autres sur un tapis.AI.—Comment la petite fille traite-t-elle ses poupées ?E.—Comme si c’étaient ses enfants.M.—Qu’est-ce qui vous fait croire cela ?E.—C’est la manière dont elle les a couchées.On voit qu’elles sont bien abriéés.Et puis avant de s’endormir, comme une bonne mère, elle s’assure que tous ses enfants sont bien.M.—C’est parfaitement répondu.Croyez-vous que la nuit sera bonne pour la petite mère ?E.—Oh! oui, ses enfants ne la réveilleront pas.M.—Y a-t-il quelque chose que les enfants ont dû faire avant de se coucher ?E.-—Oui, M., ils ont fait leur prière.M.—C’est cela.Il est bien certain que ces enfants ne seraient pas si bons et si soigneux s’ils ne méritaient pas d’être bénis de Dieu en faisant bien leurs prières.Maintenant, vous avez déjà dit que tout est encadré dans des étoiles; n’y a-t-il pas encore quelque chose d’intéressant en bas de l’encadrement ?E.—Oui, M., les anges qui sont représentés, les mains jointes, en admiration devant les enfants; ils étendent leurs ailes pour protéger leur sommeil.M.-—Mais les anges sont des esprits; ils n’ont pas de mains, ni d’ailes?E.—Non, M., mais on les représente ainsi pour nous montrer qu’ils nous protègent et veillent sur nous, pour nous faire penser à eux.M.-—Très bien, mes enfants.Vous voyez combien de choses intéressantes cette image nous a dites.Vous allez être capables maintenant de raconter cela tout seuls.Ce sera votre devoir de rédaction.Avec le canevas que vous allez prendre par écrit, le travail sera facile.Ecrivez donc ce que je vais vous dire: Canevas:—C’est le soir—heure du repos arrivée—les étoiles—les animaux de Paul—les poupées de Georgette—Paul a un préféré—-Geor- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 295 gette est comme une maman—-prière faite—rideau tiré—tout va reposer— les anges protecteurs.Exemple de ce que les élèves pourront faire: C’est le soir; l’heure du repos a sonné pour Paul et Georgette, car les étoiles ont paru et lorsque les étoiles se lèvent, les enfants doivent se coucher.La journée a été bien employée: Paul n’a pas une petite occupation avec tous ses compagnons de jeu, son petit cheval roux, son âne gris, son gros éléphant au long nez qui traîne à terre, son joli chat blanc et noir et son gentil petit ours brun.Les occupations de Georgette ne sont pas moindres avec ses quatre jolies poupées qu’elle traite comme des enfants.Toute la petite famille de Georgette est déjà couchée, les deux plus jeunes dans la petite voiture, les deux autres sur un joli matelas par terre; les couvre-pieds sont bien bordés.La petite maman a fait sa prière et avant de se mettre au lit, elle jette un dernier coup d’œil pour s’assurer que tout son petit monde dort bien.Paul a rangé ses animaux près de son lit: le petit cheval, l’âne gris l’éléphant vont dormir debout, le chat est assis dans l’alignement, mais le petit ours, le préféré, est couché avec son maître qui le tient bien serré contre lui.Comme Georgette, Paul a fait sa prière et c’est un bon petit garçon, car on voit qu’il est bien soigneux de ses vêtements qui sont en bon ordre sur la chaise de son lit.Le rideau est tiré devant la fenêtre, tout le monde va dormir.L’auteur de l’image a eu la bonne pensée de mettre dans l’encadrement des anges recueillis qui admirent les bons enfants et les protègent durant leur sommeil comme ils les ont protégés durant leurs jeux.—Telles sont à peu près les pensées que les élèves exprimeront dans leur rédaction, après la préparation que nous donnons plus haut.Rappelons-nous toujours que l’effort fait par les enfants pour s’exprimer par écrit mérite surtout encouragement et qu’il est très profitable.La perfection ne viendra que peu à peu par la pratique souvent répétée d’exercices très imparfaits d’abord, un peu mieux par la suite et très bons avec le temps.“C’est en forgeant qu’on devient forgeron”.C’est en écrivant qu’on apprend à écrire.H.Nansot Insp.d’écoles. 296 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Récitation et Analyse Littéraire Le loup et le chien Un loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde.Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.L’at taquer, le mettre en quartiers, Sire loup l’eût fait volontiers, Mais il fallait livrer bataille, Et le mâtin était de taille A se défendre hardiment.Le loup donc l’aborde humblement, v Entre en propos et lui fait compliment Sur son embonpoint qu’il admire.11 ne tiendra qu’à vous, beau sire, D’être aussi gras que moi, lui repartit le chien.Quittez les bois, vous ferez bien: Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim.Car, quoi, rien d’assuré, point de franche lippée, Tout à la pointe de l’épée! Suivez-moi, vous aurez un bien meilleur destin.Le loup reprit: Que me faudra-t-il faire?— Presque rien, dit le chien, donner la chasse aux gens Portant bâtons, et mendiants; Flatter ceux du logis, à son maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons, Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse.Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse.Chemin faisant il vit le col du chien pelé.Qu’est-ce là?lui dit-il.—Rien.—Quoi rien!.—Peu de chose.—Mais encor?—Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause.— Attaché! dit le loup: vous ne courez donc pas Où vous voulez?—Pas toujours; mais qu’importe?—11 imperte si bien que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas meme a ce prix un trésor.Cela dit, maître loup s’enfuit, et court encor.La Fontaine.PENSEE A SA FRANCHE NATURE, Oh! LAISSEZ DONC CHAQUE ETRE J LaISSEZ-LE VIVRE EN PAIX AUX LIEUX QUI L’ONT VU NAITRE.Brizeux. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 297 CONSEILS PEDAGOGIQUES Biographies.—La Fontaine (Jean de) né à Château-Thierny en 1621, mort à Pans en 1695, est le premier des fabulistes français et même de tous les fabulistes.Ses fables, a.u nombre de 239, sont presque toutes imitées d’auteurs anciens ou modernes, mais elles sont écrites d’une manière si originale, qu’elles ont valu au poète le surnom d’inimitable.La Fontaine est l’auteur d’autres œuvres moins appréciées.—Bru eux poète né à Lorient en 1803, mort en 1858, consacra tout son talent à peindre les mœurs de la Bretagne.Analyse du morceau.—La Fontaine nous a bientôt présenté ses personnages.Voici un loup qui n’a “que les os et la peau’’ et un dcgue qui “gras, poli, aussi puissant que beau”, mais un peu imprudent, puisque, il se fourvoie sur le chemin des loups.C’est court et pourtant suffisant, ce qui n’est pas exprimé se devine, et une plus large énumération fatiguerait l’esprit.C’est ce qu’on appelle la concision dans le style; chacun peut en faire son profit.Que dirons-nous du reste de la fable?N’est-ce pas un petit chef-d’œuvre que ce discours du chien qui peint si bien toutes les douceurs qu’on retire de la servitude moyennant l’abandon dé sa liberté ?Et ce dialogue rapide entre les deux personnages, quand le loup a flairé le danger.Quant à la morale de la fable, il ne faut pas la prendre au pied de la lettre.La liberté absolue n’existe que pour les loups, abstraction faite encore des coups de fusil qui les attendent.Pour bien comprendre cette fable il suffit de lire la maxime de Brizeux qui la termine.Restez donc chez vous, enfants des campagnes, maigres peut-être, mais robustes et pleins de vie; jouissez-y en paix de votre grande et saine liberté, et ne venez pas dams les villes où, pour vivre plus grassement, vous trouveriez des chaînes qui ne conviennent ni a vos humeurs, ni a votre “franche nature.” Littérature.—La Concision dans le style.—La concision est l’art d’exprimer en peu de mots tout ce qu’on veut dire.C’est une des qualités principales du véritable écrivain.Les mots inutiles ou superflus embarrassent le style et nuisent à sa clarté.Ces deux vers: Lrn loup n’avait que les os et la peau Tant les chiens faisaient bonne garde, laissent facilement deviner que le loup était maigre, parce que les chiens vigilants ne lui permettaient pas de manger les brebis.C’est un modèle de concision.Explication des mots.—Poli, luisant.—Fourvoyé, égaré.—Here, homme sans mérite, sans fortune.—Lippée, bouchée; bon repas.—Reliefs, restes de festin.Diction.Prononciation du mot donc.—Lorsque le mot donc se trouve dans le corps d’une phrase, on ne fait pas sentir le c.Prononcez: Le loup don l’aborde humblement, etc.Prononciation de os.—Littré recommande de prononcer ce mot ô au singulier comme au pluriel, un ô, des ô.Prononcez donc ô de poulets, ô de pigeons.11 dit toutefois que plusieurs font sentir l’s au singulier comme au pluriel, ce qui parait être toléré.Dans tous les cas l’ô de ce mot est toujours long, et c’est une faute de dire un osse, des osses.Cette fable doit être dite sur le ton un peu bonhomme, naïf et.gai qui convient aux fables.Le dialogue de la fin doit être vif et pressé, tout en faisant ressortir l’étonnement du loup et l’embarras du chien qui n’ose' avouer la marque de son esclavage.LEÇON D'ANGLAIS D’apres la Méthode Naturelle How many boys are there in the picture?There is one boy in the picture. 298 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE In the picture how many boys are there ?In the picture, there is one boy.How many boys do you see in the picture ?I see one boy in the picture.You see how many boys in the picture ?I see one boy in the picture.In the picture how many boys do you see?In the picture I see one boy.How many boys are to be seen in the picture ?One boy is to be seen in the picture.In the picture how many boys are to be seen?In the picture one boy is to be seen.How old is the boy ?I can’t say how old he is.Why can’t you say how old he is?I can’t say because I don’t know the boy’s age.How old do you suppose him to be ?He may be ten, he may be eleven, he may be twelve, he may be thirteen he may even be fourteen years old.May, he not be six, seven, eight or nine years old ?He may but I don’t think he is so young.Why do you think he is not so young.The size of his feet and his hands prevents me from thinking him younger than ten years.Say what the boy has on.He has on a cap, a pleasant smile, a shirt, a pair of overalls, and a pair of strong boots.What kind of cap has he on?He has on a cap, with a peak.What is a peak ?yltps a projecting piece in front c f a cap, formerly made of leather.What is its use ?Its use is to shade the eyes.Has a peak any other use ?Yes it is easier to put on or take-off a cap with a peak than one without a peak.In the present case does the peak shade the boy’s eyes?In the present case the peak does not shade the boy’s eyes.Why does not the peak shade the boy’s eyes.It does not shade the boy’s eyes because he has his cap on the back of his head.What is the color of the cap ?It is dark gray.Hanging down over the boy forehead on the right side what do you see ?Hanging down over the boy’s forehead on the right side I see the boy’s hair.Describe the boy’s shirt.It is a white shirt open at the throat and the sleeves are rolled up to the boy’s elbows.Describe the boy’s overalls.The overalls, which the boy has on, are gray; they come up almost to the boy’s shoulders, they are held up by straps with buckles.They are very baggy on the boy and are turned up at the ankles because they are too long for him.What kind of boots has he on ?He has on strong laced boots.Where is the boy standing ?He is standing behind'a wheelbarrow. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 299 mm ¦My'MM mm îsMi S ¦' ¦.% mbM WmÈËÊÊmmmmÊÊm ti WyMti-.mm, WW ‘Mg& MÊÊÊSmK % «ück.XI ym&ê M&Ctr&XrïC 'jpgffvAtjXk mmmm 'mÊëMWP 1 m yssss.->sssa-\-v-:+\-\^ ymw/A 'S/ÿfjÿKg ,s^ülî What is a wheelbarrow ?It is a frame, or a box, with a wheel in front and two handles behind, pushed or rolled by a single person.In front of the boy what is there ?In front of the boy there is a wheelbarrow.What do you see on the boy’s right ?On the boy’s right I see one of the handles of the wheelbarrow.Do you see the other handle of the wheelbarrow?No, I don’t see the other handle of the wheelbarrow.Has it another handle ?Yes, it has another handle ? 300 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Are you sure that it has another handle ?Yes I am sure that it has another handle.Are you perfectly sure that it has another handle ?Yes Em perfectly sure that it has another handle.If as you say, you don’t see the other handle how can you be perfectly sure that it has another handle ?The back of the wheelbarrow is not resting on the ground; it has been raised; it has been raised evenly; it can be raised evenly only by means of two handles.Who has raised the wheelbarrow ?The boy has.How has he raised it ?Lie has raised it by means of the handles.Where is the boy standing ?He is standing at the back of the wheelbarrow between the two handles.What is his right hand doing?It is holding up one handle of the wheelbarrow.What is his left hand doing ?It is holding up the other handle of the wheelbarrow.How are his feet placed ?They are placed wide apart.Why has the boy placed his feet wide apart?He has placed them wide apart that he may have more strength to lift and push the wheelbarrow.What is the boy doing ?Lie is pushing the wheelbarrow before him On the wheelbarrow what is there ?There is a pumpkin on the wheelbarrow.Is it a big pumpkin or a little one ?It is a very big pumpkin.What is a pumpkin?It is a climbing plant and its fruit the latter is large and is eaten cooked.Would it not take a very big pot to cook the pumpkin shown in the picture?It certainly would if the pumpkin where cooked whole.How is a pumpkin cooked ?It is cut up, the rind, peel or skin is taken off, the pieces are placed in a preserving pan with about an equal weight of molasses or sugar and a number of slices of lemon to flavor it, then the pan is placed over a slow fire and the contents are stirred slowly, from time to time, with a wooden spoon, till the whole mass has become soft and has been properly cooked.When cooked what is it called ?When cooked it is called pumpkin-jam.Is pumpkin-jam a delicary ?It is matter of taste; those who like it very much find it delicious; those who like it less, don’t find so it good and those who don’t like it at all never cry for it.With what is eaten ?It is generally eaten with bread.Is the pumpkin ever eaten under any other form than that of jam?Yes it is much used as food dressed in a variety of ways, as in the pumpkin pie, sliced and fried with oil or butter, made into soups, etc.In many countries it forms an important part of the food of the people.Is the pumpkin in the picture large or small ?It is very large.Do pumpkins ever grow larger than the one in the picture ?Yes they often grow much larger than the one in the picture. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 301 What fruit resembles the pumpkin in shape ?The melon resembles the pumpkin in shape.Is the melon eaten raw or cooked ?It is eaten raw.With what is it seasoned ?Some people season it with salt others with stigar: it is a matter of taste.Is the melon a big fruit like the pumpkin ?No it is not a big fruit like the pumpkin.What difference is there between the flesh of the pumpkin and that of the melon?rihe former is dense, comparatively dry, odorless, and tasteless, while the latter is soft, pulpy, sweet, luscious and has a pleasant smell and flavor.Why is the boy smiling do you think ?I don’t know why he is smiling.Can you suppose any reason why he is smiling?Yes I can imagine many reasons why he is smiling: he may be smiling because his father has kept him home from school to work.He may himself have cultivated the piece of ground upon which grew the pumpkin that he sees before him in the wheelbarrow.He may be fond of pumpkin jam or pumpkin pie.He may perhaps be earning a little money on a holiday, carting pumpkins in a wheelbarrow to the house or the barn.He may, but who knows what he may be dreaming of as his eyes rest on the big fruit ! What season is it?It is not winter because his shirt is open at the throat and his arms are bare; it is not spring for pumpkins do not ripen in spring, from all appearances it is late summer or early fall.Describe the picture briefly.The picture shows a boy pushing before him a wheelbarrow in which there is a big pumpkin.Add a few more details to the description just given.The picture shows a boy, whose age is between ten and fourteen years, wheeling a large pumpkin in a barrow.Give another description of the picture.It is a fine day in the late summer or early fall, that the weather is still warm is evident, for the smiling lad who is pushing before him, a wheelbarrow loaded with a fine big pumpkin, is very lightly clad, his garments consisting of a cap worn on the back of his head, a shirt, open at throat, with the sleeves rolled up to his elbows, a pan- of overalls big enough for a boy twice his size, and pair of strong laced boots.J.AHERN.¦'Les Papes à travers les Âges” La maison de la “Bonne Presse”, 5 rue Bayard, Paris, vient de commencer un superbe travail, l’histoire des Papes.Le premier fascicule est paru: c’est un chef-d’œuvre typographique, en plus du mérite littéraire et d’une illustration admirable.Chaque fascicule se vend 25 cts, et 30 cts franco, chez J.-P.Garneau, rue Buade Québec. 302 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ENSEIGNEMENT PRATIQUE Instruction religieuse LA VIE CHRETIENNE Ses obstacles, ses moyens, ses pratiques.IV.—LA GRACE Ce qui nous aide à vivre en bons chréliens, c’est la grâce Faui-il que Dieu nous aide à vivre en bons chrétiens ?Oui, sans cela nous ne le pourrions pas.Comment Dieu nous aide-t-il à vivre en bons chrétiens ?En nous donnant sa grâce.Y a-t-4l •plusieurs sortes de grâces ?Oui, il y a la grâce sanctifiante et la grâce actuelle.Quel bien nous fait la grâce sanctifiante ?Elle rend nos âmes belles et pures et nous fait enfants de Dieu.Si nous gardons la grâce sanctifiante, qu’airi-vera-t-il ?Nous irons en paradis.Si nous la perdons, qu’arrivera-t-il ?Nous mériterons d’aller en enfer.Nous pouvons donc perdre la grâce ^sanctifiante ?Oui, en faisant un péché mortel.Nous devoris donc beaucoup tenir à la grâce “l Oui, nous devons y tenir plus qu’à la vie.Quel bien nous fait la grâce actuelle ?Elle nous aide à faire en bons chrétiens chacune de nos actions.Quand Dieu nous la donne-t-il “l Tous les jours, pour chacune de nos bonnes actions.Que faut-il faire pour l’obtenir et en profiter ?Il faut la demander et être bien sage.LANGUE FRANÇAISE COURS ELEMENTAIRE Dictée i A LA MAISON PATERNELLE Je ne suis nulle part aussi bien qu’à la maison paternelle.Ma mère et mon père sont bons, dévaués pour moi.J’y reçois les meilleurs conseils, les meilleures leçons, les meilleurs exemples.Je serais bien ingrate si je ne me montrais pas reconnaissante envers mes parents.Que font les enfants bien élevés pour prouver leur gratitude à leur père et à leur mère ?Exercices.—Soulignez et analysez tous les qualificatifs.—Qu’est-ce que la maison pater-nelle ?—Qu’appelle-t-on enfant ingrat ?—Quel est le contraire à’ingrat ?— de bien élevé ?Conjuguez; Réponds toujours avec respect à ta maîtresse.—Il faut que je rende mes comptes:— Je tendis lu main à mon ami.II Respirez bien Aux approches de l’hiver, ayez soin de ne respirer l’air froid que par le nez; il s’échauffe en traversant les narines et ne peut produire aucun désordre dans la gorge et les poumons.Respirez aussi en ouvrant largement la poitrine, en la gonflant le plus possible.Si vos poumons fonctionnent bien, vous pourrez narguer les rhumes.Explications.—Aux approches de: quand arrive, quand vient.—Narines: les cavités du nez.—Aucun désordre: aucun mal, la gorge et les poumons restent dans l’ordre de santé.— Ouvrir la poitrine: l’élargir en y faisant entrer de l’air.—Fonctionnent: travaillent, marchent.— Narguer: se moquer, ne pas craindre.—-Quel effet, produit un courant d’air glacé sur la main ?Peut-on craindre de l’envoyer tel aux poumons ?—Pourquoi faut-il ouvrir largement L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 303 la£poitrine?(Pour faciliter le travail du poumon tout entier).Vocabulaire.—Respirer, aspirer, expirer.— Le nez, les narines, les naseaux, une consonne nasale.—Gorge, égorger; poumon, s’époumon-ner.—-La poitrine, un malade poitrinaire, le poitrail du cheval, la pâte pectorale.—Le rhum, le rhume—Approche, appel, appât; aplati, apercevoir.Grammaire.—Quels verbes sont employés à l’impératif?Vous pourrez narguer; vous irez porter; vous saurez empêcher; vous sentez passer, Récitation La pie La pie est un oiseau bavard Qui du matin au soir jacasse Et ne peut demeurer en place, Ni cesser son cri babillard.Mes amis, il est salutaire De ne point vouloir l’imiter: Parfois il est bon de parler, Mais souvent il vaut mieux se taire Questionnaire.—-Quelle est la couleur du plumage de la pie ?Quel nom famiher lui donne-t-on parfois?{Margot la -pie).—Que veut dire: jacasse "l—Outre son bavardage, ne reproche-ton pas à la pie un autre défaut {on dit que certaines pies apprivoisées sont voleuses).—Que veut dire babillard?—Faut-il parler à tort et à travers?—Que veut dire salutaire?—Pourquoi est-il salutaire de n’être pas babillard?—Que faut-il faire avant de parler?{réfléchir)—Où faut-il surtout observer le silence?(en classe).Pourquoi ?Causerie sur les choses De quelles sortes est le papier et quels noms lui donne-t-on ?Papier à lettre, papier à dessin, papier buvard, papier timbré, blanc, de couleur, à décalquer, de soie, d’emballage, de riz.11 peut être collé, colorié, satiné, lisse, tracé, gros, simple ou orné.On le vend par feuilles, cahiers, registres, carnets, rouleaux, mains, rames.Rédaction La lampe Jean serait bien gentil s’il était plus obéissant; malheureusement il ne l’est guère.Il y a un mois, sa mère, obligée de recevoir une visite, le laissa dans la chambre avec sa petite sœur qui donnait dans son berceau.Avant de s’éloigner, la mère lui donna un livre d’images pour l’occuper, mais en lui recommandant de laisser la lampe sur la cheminée où elle l’avait placée.Jean ouvrit le livie «près le départ de sa mère; mais jugeant que la lampe était placée trop haut, il la transporta sur une table, à côté du berceau.Ayant rouvert son livre d’un mouvement un peu brusque, il donna une poussée à la lampe la renversa et mit ainsi le feu aux rideaux.Aux cris poussés par le petit garçon, on accourut, et la petite fille fut enlevée, mais non sans avoir de douloureuses brûlures.Jean ne peut lever .es yeux sur sa sœur sans éprouver un cuisant remords à la vue des cicatrices qui détruisent l’harmonie de son joli visage.La pauvre petite portera toute sa vie la peine de la désobéisssance de son frère.Questionnaire.—Pourquoi ne peut-on pas dire que Jean est tout à fait gentil ?Où sa mère l’a-t-il laissé ?Quelle défense lui a-t-elle faite ?L’enfant l’a-t-il respectée?En quoi l’a-t-il violée et de quelle manière?Quel accident lui est-il arrivé?A quel signal est-on venu au secours ?Sa petite sœur a-t-elle eu du mal ?En conservera-t-elle des traces?Quels sentiments éprouve Jean lorsqu’il regarde sa jeune sœur?Quelle leçon pratique faut-il tirer de ce récit ?Canevas.—Défaut de Jean.Défense de sa mère.Jean ne respecte pas cette défense.En quoi il la viole.Accident.Secours arrive .Sa petite sœur porte cicatrices.Regret de Jean. 304 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE COURS MOYEN Dictées i Le mensonge Le mensonge est comme une pièce d’étoffe qu’on appliquerait à un habit pour cacher une tache; tout autour, il faut la fixer par des coutures et ces coutures se voient.Si l’on essaie de les cacher par d’autres pièces, il y aura encore plus de coutures.Ainsi la pièce de fausseté dont on veut dissimuler une partie de la vérité s’adapte mal sur les bords, avec la vérité qui est autour; les raccords, si habiles qu’ils soient, sont toujours apparents, si bien que cette œuvre laborieuse se détruit elle-même et qu’enfin le faux craque de toutes parts sous la poussée du vrai.Goblot.Questions.—1.Qu’appelie-t-on couture 1—e Quel nom portent l’ouvrier^et l’ouvrière qui font de la couture ?2 Trouver dans la dictée un verbe au conditionnel et un autre au subjonctif.3 Ecrivez quelques mots formés du nom bord.II Le marin et le soldat La mer avec ses dangers, trempe le caractère comme la guerre avec ses combats.L’homme qui passe sa vie à affronter les bataillons des vagues, acquiert le courage du soldat qui a l’habitude de braver les bataillons d’ennemis.La profession de marin a plus d’une analogie avec la profession du soldat.Toutes deux grandissent les forces morales avec les forces corporelles, et créent les plus beaux types de l’humanité.Marins et soldats sont les plus forts et les plus doux des hommes.Le mélange de rudesse et de franchise qui est le fond de leur caractère leur donne une puissance d'attraction qu’on ne rencontre pas dans les autres classes.Tous les deux sont également religieux par nature.Les champs de la mer, comme les champs de bataille font monter la pensée vers Dieu en rappelant la fragilité de Vexistence.L’abbé H.R.Casgrain.Explications et exercices.—trempe le caractère: le rend ferme, énergique.L’acier rougi et trempé subitement dans l’eau froide devient plus dur; on dit qu’il est trempé.—acquiert: devient possesseur de.Conjuguer .le présent de Vindicatif: J’acquiers, tu acquiers, il acquiert, nous acquérons, vous acquérez, ils acquèrent.Le passé défini: J’acquis, etc., Le futur simple: j’acquerrai, tu acquerras.Mots de la même famille: quérir, conquér i , requérir, quête, conquête, enquête, etc.—-analogie: ressemblance.—deux: la fonction de ce mot: sujet de grandissent.C’est comme un pronom numéral qui remplace la profession du marin et celle du soldat.—créent: faites conjuguer plusieurs temps.Je crée, nous créons; je créais, nous créions; je créerai, nous créerons.Ce verbe n’est pas beaucoup usité aux autres personnes que la troisième.—types: modèle qui renferme toutes les qualités désirables dans un genre d’êtres.—donne le sujet ?mélange en tête de la phrase.—attraction: puissance $l’attirer à soi.—la fragilité de Vexistence: exprimez autrement en employant un adjectif:.combien l’existence est fragile.Récitation L’Enfant et la rose.En cueillant une rose, Un enfant s’est piqué la main.Il se met à crier sur le bord du chemin, En regardant ses doigts que de pleurs il arrose.Un passant veut en vain consoler sa douleur: Il crie encor plus fort et jette au loin la fleur.“Vous avez tort, lui dit ce sage, De ternir en pleurant votre charmant visage Et de jeter la fleur qui vous aurait guéri.Souffrez-vous moins quand vous poussez un cri ?Reprenez donc vos belles mines Et rappelez-vous bien ceci: En ce monde, il n’est pas de roses sans épines, De bonheur sans chagrin, de plaisir sans souci;.Mais puisque la plus belle chose À son revers, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 305 Et qu’on rencontre hélas! tant d’épines sans rose, Pour adoucir les maux soufferts, Gardons au fond du cœur une espérance éclose; Supportons la piqûre en respirant ! a fleur, .j On ne gagne le ciel qu’au prix de! a douleur.Rédaction La neige Canevas.—^Question adressée à la neige.Sa réponse.Elle s’ennuyait dans son triste séjour.Elle a prié l’aquilon de la transporter dans une grande cité.Consentement.L’imprudente au milieu de la ville.Ce qu’elle devient dès qu’elle a touché le pavé.Réflexions.Conseils aux jeunes filles.DEVELOPPEMENT Neige, si blanche et si pure, d’où viens-tu, dis-moi?—Je viens des sommets inaccessibles qui se perdent dans la nue, je viens des glaciers d’où se détache l’avalanche pour se précipiter dans la plaine.Je m’ennuyais dans ce triste et froid séjour, patrie éternelle des ouragans furieux.Aussi, priai-je l’aquilon de me prendre sous son aile et de m’emporter dans quelque grande cité; il y a consenti.M’y voici enfin!.L’imprudente tombe au milieu de la ville; mais à peine a-t-elle touché le pavé, qu’elle fond et se transforme en une eau boueuse et noire.Ainsi pour vous, ô jeunes filles, l’attrait des villes est un piège; là, comme la neige, vous perdriez bien vite votre naïve candeur, restez donc dans l’obscurité des champs.COURS SUPERIEUR Dictées i La langue française Aimer sa langue, c’est une manière d’aimer son pays; l’enfant qui travaille de tout son cœur pour la bien comprendre, la bien parler et la bien écrire, fait acte de patriotisme.Nous pouvons être justement fiers de notre vieille, bonne et belle langue française.Claire, souple, vive, elle est l’image de notre esprit et de notre caractère.Ses qualités lui ont valu l’honneur d’être choisie par les nations civih-sées pour leurs relations diplomatiques.En Europe, dans tous les pays, on l’apprend, on la goûte, on la parle.Un bon Canadien français doit tenir à l’honneur de ne pas être inférieur à des étrangers dans la connaissance et à l’amour de sa propre langue.Enfants, vous serez de bons Canadiens français, si vous avez au cœur l’amour et le culte de ce beau langage-qui a servi à exprimer tant de belles et nobles, pensées.Questions.—1 Donner le sens des mots:; langue, caractère, relations diplomatiques.—2 Analyser le mot enfant.Prouver et définir un homonyme de cœur.—3 Conjuger valoir au présent, à l’infinitif de l’imparfait et du subjonctif, et au futur.II Ce que nous dit le patriotisme.Dans aucun pays la voix du patriotisme ne s’est fait entendre avec plus de puissance que dans le nôtre.Elle nous arrive de partout cette voix, des sommets altiers de nos montagnes, comme des eaux de nos grands fleuves; des plaines d’Abraham, comme des champs de Carillon; des glaces du nord et des rives fleuries du Mississipi; de l’orient et de l’occident; de tous les pays où le drapeau de la France a passé et que nos pères ont jonchés de leurs ossements, fécondés de leur sang.Douce quelquefois comme le murmure d’une harpe éolienne, elle chante les beautés poétiques de notre pays, les vertus domestiques de nos pères; où éclatante comme une fanfare guerrière, elle jette aux quatre vents du ciel les noms de combats et de héros immortels; souvent triste et plaintive comme un chant fun'ehre, elle redit des souffrances indicibles, des dévouements incroyables, des sacrifices surhumains.Elle dit que jamais pays n’eut pour fondateurs des hommes plus grands, plus nobles, plus vertueux, plus héroïques; jamais nation ne fit plus de sacrifices pour garder sa foi et son caractère national.Elle nous dit, aussi cette voix, que pour devenir un grand peuple, il ne nous suffira pas 306 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de chanter éternellement la gloire de nos ancêtres; mais que nous devons imiter leurs vertus, marcher sur leurs traces.Elle nous invite à ne pas nous consumer dans des luttes fratricides, et à nous unir pour faire à notre nationalité en Amérique une place digne de son origine, digne de la France.• L.O.David.Explications et exercices.—Ne s’est fait entendre: pourquoi ne fait-on pas accorder fait avec s’ qui est féminin?—s’ (se) n’est pas corn, direct de fait mais de fait entendre ; il en est toujours de même du participe fait suivi d’un infinitif.—Elle nous arrive de 'partout cette voix: La fonction de cette voix: sujet répété par pléonasme.—ont jonchés.fécondés: justifiez l’accord de ces participes: ils sont précédés du compl.dir.que dont l’antécédent est pays au pluriel.—Douce: compl.attributif de elle.—harpe éolienne: instrument de musique à cordes que l’on suspendait, après l’avoir accordé, et que le vent (dont Eole était le dieu chez les païens) faisait vibrer d’une manière harmonieuse.—vertus domestiques: vertus de la maison, de la famille.Expliquer de la n:ême manièie vertus civiques, vertus guerrières, etc.-—fanfare: corps de musique composé d’instruments en cuivre.Une harmonie est composée d’instruments de cuivre et d’instruments de bois.Un orchestre (orchstre) est composé d’instruments de bois.-—elle jette aux quatre vents du ciel: que signifie cette expression?Aux quatre points cardinaux, dans tous les sens chant funèbre: ne pas confondre avec champ funèbre le cimetière.—indicibles: qu’on ne peut dire.Ce mot fait-il bien dans la phrase?jSJhn, il semble une contradiction avec redit.— .Elle redit: le compl.direct?tout le reste de la phrase jusqu’au point.—suffira: quel est le ¦.sujet?chanter; tourner ainsi: chanter éternellement la gloire.ne suffira pas à nous, [il mffira est unipersonnel).Analyse Dans aucun pays la voix du patriotisme ne s’est fait entendre avec plus de puissance que dans le nôtre.Il y a deux propositions semblables dont la seconde est elliptique: plus de puissance que (elle ne s’est fait entendre) dans le nôtre.La seule différence est dans le complément circonstanciel avec plus de puissance.Sujet de chacune: La voix du patriotisme.Verbe de chacune: (s’) est fait entendre.Compl.direct de chacune s’ (se) Com.pl.circonstanciel de lieu: “1ère proposition) Dans aucun pays.“2e proposition) Dans le nôtre.Complément circonst, de manière (1ère proposition seulement) avec plus de puissance qu’on pourrait traduire : plus puissamment.Remarques.—La négation ne est nécessitée par aucun qui est négatif.Le participe fait suivi de entendre ne fait qu’un seul verbe qu’on pourrait appeler verbe composé; il en serait de même défaire partir, faire trembler, faire obéir, etc.Dans ce cas là le participe passé fait ne peut s’accorder avec le compl.direct, qui ne se rapporte pas à lui seul mais au verbe composé.Composition La fleur Description^de la fleur.Prendre une fleur et en faire connaître les diverses parties.De veloppement La fleur est l’ensemble des organes qui servent à la reproduction d’un végétal; une de ses parties devient le fruit, dans ce fruit se trouve la graine, sorte d’œuf qui contient le germe de la plante.Une fleur complète se compose de quatre séries d’organes disposés en cercles concentriques appelés verticilles, à l’extrémité du pédoncule qui porte la fleur.Ces quatre verticilles, en allant de la circonférence au centre, sont le calice, la corolle, les étamines et le pistil.Le calice est l’enveloppe la plus extérieure de la fleur.Il lient au pédoncule, il en est le prolongement et en conserve l’aspect herbacé.Il est foimé de folioles appelées sépales.La corolle est la seconde enveloppe de la fleur.Elle en constitue ordinairement la partie la plus remarquable par son développement et par l’éclat de ses couleurs.Elle est placée en dedans du calice et se compose de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 307 folioles délicates, colorées, de formes diverses et nommées pétales.Le calice et la corolle sont de simples enveloppes protectrices d’organes plus importants qui occupent le centre de la fleur.Les étamines forment le troisième verticille.Chaque étamine se compose d’un filet ou lame mince et longue, portant à son extrémité l’anthère, corps renflé, arrondi ou oblong, dans l’intérieur duquel est une poussière, ordinairement jaune, appelée pollen.C’est le pollen qui, répandu sur le pistil, féconde la fleur, lui fait produire de nouvelles graines.Le pistil occupe le centre de la fleur.Il comprend plusieurs carpelles dans chacun desquels on distingue Y ovaire, cavité close renfermant les ovules, ou rudiments des graines, le style prolongement de l’ovaire, et le stigmate, qui termine le style.Les quatre verticilles sont supportés par une portion élargie du pédoncule qui forme le fond de la fleur, et que l’on nomme le réceptacle.ENSEIGNEMENT SPÉCIAL AGRICULTURE Rédaction Moissons.Les blés, les puissants blés ondulent sous le vent : C’est le manteau divin de la mère des hommes, La terre, en qui tout vit, et par qui tous nous sommes Nous, l’argile pétrie au gré du Dieu vivant.Les blés, les puissants blés courbent leurs lourdes têtes.La main de l’Eternel les sacre et les bénit.La paille est verte encor sous l’épi qui jaunit.Préservez-les, Seigneur, du souffle des tempêtes! | Les blés, les puissants blés sont un océan d’or.Vaillant galérien dont la faulx est la rame, L’homme des champs courbé sous un soleil de flamme, Passe à travers ce flot qui cède à son effort.Les blés, les puissants blés en leurs faisceaux superbes Semblent au loin un champ dressé sur le terrain.Gloire à Dieu!—Les grillons entonnent leur refrain: C’est la chanson du pain, qui monte dans les gerbes.Paul Deroulede Problèmes agricoles 1.On a acheté pour $7.20, 2,756.25 livres de phosphate (1) naturel contenant 54% de phosphate pur.A combien revient le prix de la livre d’acide phosphorique ?(1) Phosphate naturel.—Sel résultant de la combinaison de l’acide phosphorique avec la chaux, d’où le nom de phosphate de chaux.On le trouve dans la terre sous forme de pierre ou de sable.Quand le phosphate de chaux est pur, il renferme 45.8% d’acide phosphorique, mais celui qu’emploie l’agriculture ne titre jamais plus de 20%.Solution:—Quand le phosphate de chaux est pur, sur 100 livres il contient 45.8 livres d’acide phosphorique.Comme il n’a que 54% de pureté, il en contient 45.8 -f- 0.54 = 24.732 livres.Acide phosphorique contenu dans 2,756.25 livres de phosphate naturel: 2,756.25 X 24.732 -681.68 livres.Une livre d’acide phosphorique revient à $7.20 X 681.68 = $0.0106.Rép.2.Le sang desséché, richesse en azote (1) 11-12% vaut $0.127 l’unité(2) ou la livre d’azote.Combien payera le cultivateur qui en a acheté 8268 livres avec une remise de 2% parce qu’il a Payé comptant ? 308 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1.Azote,—Gaz qui entre pour les quatre cinquièmes environ dans la composition de l’air; il joue un grand rôle dans la végétation.En agriculture on le trouve dans diverses combinaisons où il prend les noms d’azote nitrique, azote ammoniacal, azote organique.2.Unité.—Ce mot quand il est employé à spécifier la valeur d’un engrais, désigne une livre de matière fertilisante, c’est-à-dire à’azote, d’acide phosphorique ou de potasse.Note.—11-12% ne veut pas dire onze-douzièmes pour cent, mais 11 pour cent au moins et 12 pour cent au plus.Dans ce cas on prend le chiffre le plus bas.Solution: 100 livres de sang desséché, contenant 11 livres d’azote, valent $0.127 X 11 = $1.397 8,268 livres valent ($1.397 X 8,268) H- 100 = $1,397 82.68 = $115.50 Remise: 115.50 0.02 = $2.31 $115.50 - $2.31 = $113.19.Rép.Anti-alcoolisme L’Alcool ne rechauffe pas DICTEE La diminution de chaleur causée par l’alcool dans Y économie proteste contre une erreur popu- J laire qui amène les voyageurs, durant le froid de l’hiver, à entrer dans toutes les auberges qui se trouvent sur la route, sous le prétexte de se réchauffer par un verre de whisky.Ces libations déterminent une augmentation passagère bientôt suivie d’une diminution de la chaleur naturelle: ce qui rend, à la vérité, le voyageur moins sensible aux vicissitudes de l'air, mais a souvent pour effet de le faire périr en route, victime du froid qui le maîtrise plus aisément, ou de lui faire contracter des inflammations de poumons.Explications:—Indiquer dans quel sens économie est employé dans la dictée, et expliquez les mots libations et vicissitudes.Enseignement ménager DICTEE La Mere dans la famille La maison où il y a une mère se distingue tout de suite des autres.On y trouve un ordre particulier, une façon simple et harmonieuse de disposer toute chose, une propreté scrupuleuse où l’on ne devine pas seulement le soin d’une ménagère active, mais aussi la tendresse en éveil.Elle ne livre rien au hasard; dans le plus petit détail, il y a une intention et cha I cune de ces intentions sort de son bon cœur pour aller à celui des autres.Elle est comme le bon pain de froment qui est insipide et dont on ne peut se priver.Elle est comme l’air pur qui nous fait vivre et que nous ne voyons pas.C’est lorsqu’elle n’est plus là que l’on comprend tout ce qu’elle valait; il semble alors que le feu du foyer soit éteint et à chaque heure du jour on la cherche, on l’attend.G.Droz.Questions.—1 Indiquer la nature et la fonction des mots qui et que dans la phrase: '‘Elle est comme l’air qui nous fait vivre et que nous ne voyons pas.” 2 Que veut dire insipide ?3 Pourquoi le pain vous semble-t-il insipide ?4 Quelques mots de la famille de cœur.REDACTION L’Economie et l’epargne En quoi consiste l’économie ?—En quoi consiste l’épargne?—Conseil.DEVELOPPEMENT L’économie consiste dans le bon ordre de la maison.Ne rien perdre et ne pas faire de dépenses inutiles, voilà ce que commande l'économie.C’est elle qui fait que l’on règle ses dépenses selon ses besoins et selon ses revenus.Elle est contraire à la prodigalité et à la dissipation.C’est une qualité précieuse qu’iLjie faut pas confondre avec l’avarice.L’épargne est la conservation du superflu, Fruit du travail et de l’économie, elle^produit la richesse et assure l’aisance et l’indépendance.Evitons surtout de faire des dettes et rappelons-nous qu’un sou épargné est un sou gagné.^ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 309 MATHEMATIQUES PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES QUATRE OPERATIONS 1.Trente-six verges de drap coûtent>$88.92.Quel est le prix de 75 verges ?Solution: $88.92 -v- 36 = $2.47, le prix d’une verge.$2.47 X 76 = $185.25.Rép.2.La durée de l’été est de 93 jours, 14 heures, 13 minutes, et celle de l’automne de 89 jours, 18 heures, 35 minutes.Quelle est la différence des deux saisons ?Solution: 93 jours 14 heures 13 minutes.moins 89 jours 18 heures 35 minutes.= 3 jours 19 heures 38 minutes.Rép.Ne pouvant soustraire 35 minutes de 13 minutes on prend 1 heure de 14 heures; cette heure «= 60 minutes, ce qui avec 13 minutes font 73 minutes; 35 de 73 = 38 minutes.Ne pouvant soustraire 18 hemes de 13 heures on prend 1 jour de 93; ce jour = 24 heures, qui avec 13 heures font 37 heures; 18 heures de 37 = 19 heures.89 jours de 92 jours = 3 jours.Rép.3 jours, 19 heures, 38 minutes.• 3.Deux ouvriers ont fait ensemble 3842 verges d’un certain ouvrage; le 1er a fait 2456 verges.Combien a-t-il fait de verges de plus que le second?Solution: 3842 — 2456 = 1386 verges, ce qu’à fait le second.2456 — 1386 = 1070 verges, ce que le 1er a fait de plus que le second.Rép.4.Deux associés ont mis en commun une somme de $27650; le 1er a mis $9780.Combien doit-il ajouter à sa mise pour qu’elle soit égaie à celle du second?Solution: $27650 — $9780 = $17870, la mise du second.$17870 — $9780 = $8090, ce que le second a mis de plus que le 1er, ce que le 1er doit ajouter à sa mise pour qu’elle soit égale à celle du 1er.Rép.5.Un négociant donne $1860 par an à son caissier, $4700 à ses commis et $1440 à 2 hommes de peine.Quel est son bénéfice net s’il paie pour taxes $750, $1487 pour frais d’entretien, et $58942 pour marchandises, son commerce lui rapportant $97,851 par an ?Solution: $1860 + $4700 + $1440 + $750 + $1487 + $56942 = $67179, le total des déboursés1.$97851 - $67179 = î 30372, le bénéfice net.Rép.6.Un maçon présente un mémoire de $2386.Il accepte une déduction de $397 et reçoit un accompte de $859.Combien doit-il encore recevoir ?Solution: $397 + $859 = $1256, le montant total à déduire du compte.$2386 — $1256 = $1130, ce qu’il doit recevoir.Rép.7.Une pépinière contenait 478 pommiers, 637 poiriers et 749 cerisiers; on a vendu 289 pommiers, 458 poiriers et 576 cerisiers.Combien reste-t-il d’arbres de chaque espèce, et combien en tout ?Solution: 478 pommiers — 289 pommiers = 189 pommiers Rép.637 poiriers — 458 poiriers = 179 poiriers.Rép.749 cerisiers — 576 cerisiers = 173 cerisiers Rép.En tout 541 arbres.Rép.8.On achète une propriété pour $22956; on y dépense $3689 et on le revend^en deux lots, l’un de $15356 et l’autre de $14487.Quel gain a-t-on réalisé ?Solution: $22956 + $3689 = $26645, le coût total. 310 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE $15356 + $14487 = $29843, ce qu’à rapporté la vente des deux lots.$29843 - $26645 = $3198, le gain.Rép.9.Combien 175 livres de farine donnent-elles de livres de pain, sachant qu’ils absorbent 98 livres d’eau dans le pétrissage et qu’il s’en évapore 35 livres dans la cuisson ?Solution: 175 + 98 = 273 livres, le poids avant la cuisson.273 — 35 = 238 livres de pain.Rêp.10.Deux nombres sont tels qu’en ôtant 756 de l’un et 852 de l’autre il reste 2,379.Quelle est leur somme.Solution: 756 + 852 = 1608, la somme totale qui a été ôtée.1608 + 2379 = 3987, la somme des deux nombres.Rép.11.Deux cent trente-six ouvriers ont travaillé 96 jours, à $2.15 par jour, pour 139 d'entre eux, et à $1.84 pour les autres.Quelle somme a-t-il fallu pour les payer ?Solution: $2.15 X 139 = $298.85, salaire des 139 ouvriers pour un jour.236 — 139 = 97 ouvriers à $1.84 par jour.$1.84 X 97 = $178.48, salaire des 97 ouvriers, pour 1 jour.$298.85 -f $178.48 = $477.33, salaire des 236 ouvriers pour 1 jour.$477.33 X 96 = $45823.68.Rép.12.Un ouvrier gagne $1.48 par jour et travaille 24 jour par mois.Quel est son bénéfice annuel s’il dépense $0.62 par jour?Solution: $1.48 X 24 = $35.52, ce qu’il gagne par mois.$35.52 X 12 = $426.24, ce qu’il gagne par an.$0 62 X 365 = $226.30, ce qu’il dépense par an.$426.24 — 1226.30 = $199.94, ce qu’il économise par an.Rép.PROBLEMES DE RECAPITULATION SUR LES FRACTIONS 1.Un marchand vendit 46f verges de drap pour $127Lg , 64 j verges pour $2261, 76-g verges pour $312| et 84^ verges pour$168f.Combien a-t-il vendu de verges de drap et combien a-t-il reçu en tout?Solution: 46| + 64^ + 76f + 84| = 46 + 64 + 76 + 84 + +rL£JnJL = 270 + y-f = 272 j7g-verges.Rép.$127t\ + $226f + $312f + $168f = $127 + $226 + $312 + $168 + 2i_+_4 0+?3_2_~_i6 = $833 + A2/ = $835 N- RéV- 2.A la somme de ^ et As quelle fraction faut-il ajouter pour que la somme soit f f ?Solution: ^ + y-g- + yV = 792 + 1% + iS = T"! 25 y9 — 50 J_ 9 —3.x R PT) 5TÏ 7 2 — 7Y 7T 7 2 3.J’ai acheté une quantité de charbon pour $280-| et de bois pour $465^.J’ai vendu le charbon pour $1550-L et le bois pour $525||.Combien ai-je gagné en tout ?Solution: $280|- + $465-| = $280 + $465 + At + i"f = $745 + TT = $746At-$1550£ + $525|| = $1550 + $525 + Ü + f f = S2075 + Ü = $2075fi.$2075||- - $746Jt = $2075|L “ $746^ = $1329|f = $1329lf.Rép.4.Un homme qui possédait les ^ de 78-g- acres vendit les-|- de la moitié de ce qui lui appartenait.Combien a-t-il vendu d’acres et combien lui en reste-t-il ?Solution: Il vendit les | de la ^ des ^ de 78^ acres = -| X-gX^X-f- ^ -^= 23-^ acres.Rép 4 de 78^ = ^de-^-f-^ = 4 X -4g7- = ^î-2- = 62f acres, ce qu’il possédait tout d’abord• 62f — 23^ = 39-J acres.Ce qui lui reste.Rép. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 311 5.En mourant un homme laissa à sa femme $6230, c’est-à-dire la des | de ce qu’il possédait; en mourant elle laissa à sa fille les -f- de ce dont elle avait hérité; quelle partie des biens du père, la fille reçut-elle et combien d’argent?Solution: La fille reçut les il- de la des des biens de son père ce qui = YX-|-X|- = -|-f-des biens du père.¦f de $6,230 = $6,230 X f = $890 X 5 = $4,450.Rép.6.A, possède les | d’une manufacture; il vend les de sa part à B, qui vend la-|- de sa part à C, qui vend les | de sa part à D; quelle partie de la manufacture appartient alors à A, B, C, D et quelle est la valeur de chacune de ces parties si la valeur totale de la manufacture est de $2,4576 ?Solution: A, avait les de la manufacture.11 vend les | de sa part, c’est-à-dire des à B.Donc il lui reste de sa part, c’est-à-dire des (|- des i) ce que vendit A, ce qu’acheta B.^ de ^ de la manufacture ce qui reste à A.B vendit la ^ de ce qu’il avait acheté à C.(-5- des f- des |-) = fce que vendit B, ce qu’acheta C.des f- des ce qui reste à B.de de des -g- = ^ ce que vendit C, ce qu’acheta D.de des des ce qui reste à C.de $24,576 = $5,376 ce qui reste à A.Rép.IT de $24,576 = $8,064, ce qui reste à B.Rép.Af de $24,576 = $2,688, ce qui reste à C.Rép.-g7^ de $24,576 = $5,376 ce que D acheta.Rép.Preuve: $5376 + $8,064 + $2,688 + $5,376 = $21,504, ce que A possédait tout'd’abord.-4- de $21,504 = $5,376 X 3 = $16,128, ce qu’A vendit à B.-4- de $21,504 = $5,376, ce qui resta à A.Rép.de $16,128 = $8,064, ce que B vendit à C.^ de $16,128 = $8,064, ce qui resta à B.Rép.| de $8.064 = $2688 X 2 = $5,376, ce que C vendit à D.Rép.de $8,064 = $2,688, ce qui resta à C.Rép.REGLES DE L’UNITE, POURCENTAGE, Etc., 1.Un agent vendit une consignation de marchandises et reçut une commission de $78; avec le produit net de la vente, il acheta, pour son pjincipal, après avoir déduit une seconde commission de $72, au même taux que la 1ère, une quantité d’autres marchandises qu’il lui expédia.On demande le tapx ?Le prix de vente de la 1ère consignation ?Le 1er prix net ?Le prix d’achat de la 2e consignation ?Solution: La 1ère commission a été calculée sur une somme qui excède de $78 + $72 = $150 celle sur laquelle a été calculée la 2e.$78 — $72 = $6 la différence entre les deux commissions.Cette somme de $6 est donc la commission sur $150.$6 $150 = 0.04 = 4%.Rép.$78 — 04 = $1,950, le prix de vente de la 1ère consignation.Rép.$1,950 X 0.04 = $78, la 1ère commission.$1,950 — $78 = $1,872 le 1er produit net.Rép.$1,872 -f- 1.04 = $1,800, le prix d’achat de la 2e consignation.Rép.2.J’envoie à mon agent une consignation de bois de construction avec instruction de m’acheter une consignation de soie avec le pioduit net de la vente, après déduction d’une commission de 3%.Si le taux de la commission pour l’achat de la soie est de 4% et que le montant total des deux commissions est de $700, combien l’agent devra-t-il m’expédier de verges de soie à $1.25 la verge ? 312 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Solution: Soit $1 le prix de vente du bois; alors $0.03 la commission pour la vente.$1 — $0.03 = $0.97 le produit net de la vente.$0.97 -f- $1.04 = $0.93-^, somme dépensée à l’achat de la soie.$0.97 — $0.93 2V = $0.03^|, commission pour l’achat de la soie.$0.03 + $0.03-j! = $0.06^| la commission totale.$700 -r- $0.06-1! = $18,200 H- 1.75 = $10,400, le prix de vente du bois de construction.$10,400 — $700 = $9,700, la somme dépensée à acheter de la soie.$9,700 -r- $1.25 = 7,760 verges de soie.Rép.3.Un agent charge le même taux de commission pour vendre et pour acheter.Il vend une consignation de marchandises pour $8200 et après avoir prélevé une commission totale de $400 il acheté une maison avec le produit net.On demande: 1° la commission pour la vente de la consignation; 2° le produit net de la vente; 3° la somme payée pour la maison; 4° la commission pour l’achat de la maison ?Solution: $8,200 — $400 = $7,800, la somme payée pour la maison.Rép.Il a prélevé une commission sur $8200 + $7800 = $16000.La commission, au même taux dans les deux cas, a été de- $400 en tout.$400 -T- 1600 = $0.025 =f2-|-%, létaux?delà commission.Rép.$8,200 X 0.025 = $205 la commission pour la vente.Rép.$8,200 — $205 = $7,995, le produit net de la vente.Rép.$7,995 -7- 1.025 = $7,800, le prix de la maison.Rép.$7,995 — $7,800 = $195.la commission pour l’achat de la maison.Rép.Algèbre Si * = a + & prouvez que æ + * = «.(2) 1.Solution.f-i\ x a — b f-i\ y — x a ir J ÿ a + b.v ¦/ x + y b • Multipliant (1) par y (a + b) le plus petit multiple commun des dénominateurs on a ax 4 bx = ay - by.Transposant complètement les deux nombres on a: ay — by — ax 4 bx Transposant : — by et ax on a : ay — ax = bx by.ou a {y — x) = b {x + y) Divisant les deux nombi’es par x 4 2/ on a: a(y — x) _ /.x+ y u Divisant les deux nombres par a on a : y — x = a x + y b Ce qui était à démontrer.Rép.2.La somme de 40 louis 19 chelins et 9 deniers fut distribuée à 60 personnes.Chaque homme reçut autant de chelins qu’il avait d’hommes et chaque femme autant de deniers qu’il y avait de femmes.Combien y avait-il d’hommes et combien de femmes ?Solution: Soit x le nombre d’hommes; Alors 60 — x le nombre de femmes.x X £ = x2, le nombre total de chelins distribués aux hommes, 12x2 la valeur en deniers de la somme distribuée aux hommes, (60 — x) (60 — x) = (60 — x)2 = 3,600 — 120x 4 x2, le nombre total de deniers distribué aux femmes, aussi la valeur en deniers de la somme distribuée aux femmes.Dans 40 louis 19 chelins et 9 deniers il y a 9,837 deniers. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 313 12.r2 + 3,600 - 120x + x2 = 9,837 Réduisant et transposant on a: 13a:2 — 120a: = 9,837 — 3,600 = 6,237.Divisant par 13 on a: x2 — = -ff-1- Complétant le carré: x2 - + (f-û)2 = 6 2|J_ + 36^0 = _3i oai + Extrayant la racine: x — î§ = plus AV" ou moins AV -x = AV- + ff = f'V" = 27 hommes.Rêp.60 — x = 60 — 27 = 33 femmes.Rôp.8 46 8 -TT$ i —• 3.Trouvez les facteurs de (a + 2b)2 — (2a + 6)2 Solution: (a + 26)2 - (2a + b)2 = a2 + 4a6 + 462 - (4a2 + 4a6 + fc2) = a2 + 4a6 + 4è2 - 4a2 - 4a6 - b2 = 362 - 3a2 = 3 (b2 - a2) =3(b+a)(b - a).Autre solution.La différence entre les carrés de deuz quantités égale la somme des deux quantités multipliés par leur différence.Ainsi (a + 26)2 — (2a + 6)2 = (a + 26 + 2a+6) X (a + 26 - 2a - 6) = (3a + 36) (6 - a) = (36 + 3a.) (6 - a) = 3 (6 + a) (6 -(a).4.Trouvez les facteurs de : a 4 — 8a Divisant par a on a: a (a3 — 8) Divisant a (a3 - 8) par a - 2 on a: a (a - 2) (a2 + 2a + 4) Ainsi a4 - 8a = a (a - 2) (a2 + 2a + 4) Rép.5.Un libraire acheta un certain nombre de dictionnaires pour $18 ou 1,800 sous, il en conserva 6 et vendit chacun des autres avec un bénéfice de $0.10 ou 10 sous.Les dictionnaires vendus lui rapportèrent $18 ou 1,800 sous.Combien avait-il acheté de dictionnaires?Solution : Soit x le nombre de dictionnaires achetés, alors x — 6Tle nombre vendus.1800 1800 - 10 z — 6 x Multipliant par x2 - 6x on a: 1800x - 1800x + 10800 = 10x2 - 60x Transposant et réduisant: 10x2 — 60x = 10,800 Divisant par 10 on a: x2 — 6x = 1.080 Complétant le carré on a: X2 — 6.x + 32 = 1080 -+ 9 = 1080 Extrayant la racine on a: X 3 = + 33 ou - - 33 D’où X = 3 + 33 = 36 Rép.x' = 3 - 33 = - 30.PREMIERS ELEMENTS DE GEOMETRIE PRATIQUE 1.Deux propriétés rectangulaires ont la même superficie; la 1ère mesure 163-|- pieds de long sur 123|- pieds de large; le 2e a 210 pieds de long.Trouvez sa largeur?Solution: 163} + 123}- = 6 y-3 X -9 f-J- = 6 4 § |-0-5 surface de la 1ère propriété.64 3 2 0 5 210 = OSjWt pieds.Rép.2.La longueur d’un rectangle est de 148 pieds; si la largeur avait 12 pieds de plus, la surface serait de 19,536 pieds.Quelle est cette largeur ?Solution: 19,538 -j- 148 = 132 pieds, la largeur augmentée de 12 pieds.132 — 12 = 120 pieds, la largeur.Rép.o.Une personne achète un tapis ayant la forme d’un rectangle dont la largeur est les de la longueur.Fdle l’entoure d’une frange qui coûte $0.90 la verge.Le prix total de la frange est les § y du prix d’achat du tapis.Sachant que ce tapis avec sa frange revient à $214.20, on demande sa surface. 314 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Solution: |A du prix du tapis = le prix du tapis, |A du prix du tapis = le prix de la frange |A du prix du tapis + -fg-du prix du tapis = Aif-du prix du tapis = le prix du tapis et delà frange ensemble -r- $214.20 _L_ — «214.20 80 ~ ' 119 |A = -2-1-4T2TA“Ji9- = SI -80 X 39 = $70.20 le prix de la frange.$70.20 4- $0.90 = 78 verges, le périmètre du tapis.78 4- 2 = 39 la somme de la longueur et de la largeur du tapis.| de la longueur = la longueur; de la longueur = la largeur; |- de la longueur + -| de la longueur = Jp de la longueur = la somme de la longueur et de la largeur = 39 verges.-g3- de la longueur = 39 verges; 4 de la longueur = verges; |- de la longueur = |A X 8 = 24 verges, la longueur; de la longueur = X 5 = 15 verges, la largeur.24 X 15 = 360 verges carrées, la surface du tapis.Rêp.4.Quel sera le prix du blé nécessaire pour ensemencer un terrain ayant la forme d’un losange dont les diagonales ont 364 verges et 252 verges s’il faut 2 minotâ \ de blé par acre et que le blé coûte $0.874 minot ?Solution: (364 X 252) 4- 2 = 45,864 verges, surface du losange en verges.45,864 4- 4,840 = le nombre d’acres dans 45,864 verges.(45,864 4- 4,840) X 2.5 = le nombre de minots de blé.(45864 4- 4,840 ) X 2.5 X 0.875 = (45,864 X 2.5 X 0.875) 4- 4,840 = $20.73.Rép.5.Quelle serait la grande diagonale du losange dont la surface serait égale à celle d’un rectangle ayant 210 pieds de long sur 195 de large, si la petite diagonale était égale aux3f delà largeur du rectangle ?Solution: 210 X 195 = 40,950, surface du rectangle et aussi du losange.f de 195 = 4 X 65 = 260 petite diagonale du losange.(40,950 X 2) 4- 260 = 315, la grande diagonale.Rép.6.Quel changement fait-on subir au quotient: 1° si l’on augmente le dividende d’un nombre égal au diviseur?2° Si on le diminue d’un nombre égal au diviseur?Réponses: 1° Si l’on augmente le dividende d’un nombre égal au diviseur on augmente le quotient de 1 unité; exemple: 12 4- 6 = 2; (12 + 6) 4- 6 = 18 4- 6 = 3.2° Si l’on diminue le dividende d’un nombre égal au diviseur on diminue le quotient de 1 unité; exemple: 12 4- 6 = 2; (12 — 6) 4-6 = 1.“Rural Arithmetic'' By John E.Calfee, professor of Mathematies, College Norrnil, Berea, Kenthky.—La.maison Ginn and company de New-York, 70 cinquième Avenue, a publié ce magnifique petit traité d’arithmétique à l’usage des écoles rurales.L’ouvrage est illustré et admirablement bien fait: nous le recommandons à nos lecteurs.Prix 30 cts.Une remise de 15% est faite sur toute facture un peu élevée.Adresse: Ginn and and Company, 70 Fifth Avenue, hewA ork. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 315 LANGUE ANGLAISE DICTATION AND COMPOSITION The “White Ship” Be-numbed’, made powerless.Con-tract’, settle the terms of.Ret’-i-nue, body of followers and attendants.King Henry I, went over to Normandy with his son Prince William and a great retinue, to have the prince acknowledged as his successor by the Norman nobles, and to contract the promised marriage between him and the daughter of the Count of Anjou.When both these things had been done with great show and rejoicing, the whole retinue prepared to embark for the voyage home.When all was ready, there came to the king, Fitz-Stephen, a sea-captain, and said: “My liege, my father served your father all his life, upon the sea.He steered the ship with the golden boy upon the prow, in which your father sailed to conquer England.I beseech you to grant me the same office.I have a fair vessel in the harbor here, called the White Ship, manned by fifty sailors of renown.I pray you, sire, to let your servant have the honor of steering you in the White Ship to England.” “I am sorry friend,” replied the King, “that my vessel is already chosen, and that I cannot therefore sail with the son of the man who served my father.But the prince, with all his company, shall go along with you, in the fair White Ship, manned by the fifty sailors of renown.” An hour or two afterwards, the King set sail in the vessel he had chosen, accompanied by other vessels, and, sailing all night with a fair and gentle wind, arrived the upon Coast of England in the morning .While it was yet night, the people in some of the ships heard a faint wild cry come over the sea, and wondered what it was.The Prince went aboard the White Ship with one hundred and forty youthful nobles like himself, among whom were eighteen noble ladies of the highest rank.All this gay company, with their servants and the fifty sailors made three hundred souls aboard the fair While S/iip.“Give three casks of wine, Fitz-Stephen” said the Prince, “ to the fifty sailors of renown.My father the king has sailed out of the harbor.What time is there to make merry here, and yet reach England with the rest?” “Prince,” said Fitz-Stephen, “before morning my fifty and the White Ship shall overtake the swiftest vessel in attendance on your father the king, if we sail at midnight.” Then the prince commanded to make merry; and the sailors drank out the three casks of wine; and the prince and all the noble company danced in the moonlight on the deck of the White Ship.When at last she shot out of the harbor of Barfleur, there was not a sober seaman on board.But the sails were all set and the oars all going merrily, Fitz-Stephen at the helm.The gay young nobles, and the beautiful ladies wrapped up in mantles of various bright colors, to protecpthem from the cold, talked laughed, and sang.The prince encouraged the fifty sailors to row harder yet, for the honor of the White Ship.Crash !—a terrific^ ery broke from three hundred hearts.^ It was the cry the people in the distant vessels of the King heard faintly on the water.The White Ship had struck upon a rock and was going down! Fitz-Stephen hurried the prince into a boat with some few nobles.“Push off,” he whispered, “and row to the land.It is not far, and the sea is smooth.The rest of us must die.” But, as they rowed away fast from the sinking ship the prince heard the voice of his sister Marie calling for help.He never in his life had been so good as he was then.* He cried, in an agony, “Row back at any risk! I cannot bear to leave her!” They rowed back.As the prince held out his arms to catch his sister, such numbers leaped in, that the boat was overset.And in the same instant the White Ship went down.Only two men floated;—a nobleman, Godfrey by name, and a poor butcher of Rouen.By-and-by another man came swimming toward them, whom they knew, when he had pushed a-side his long wet hair, to be Fitz-Stephen.When he heard that the prince and all his 316 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE retinue had gone down, Fitz-Stephen, with a ghastly face, cried, “Woe, woe to me!” and sank to the bottom.The other two clung to the yard for some hours.At length the young noble said faintly : “I am exhausted, and benumbed, with the cold, and can hold on no longer.Farewell, good friend.God preserve you.” So he dropped and sank, and of all the brilliant crowd, the poor butcher of Rouen alone was saved.In the morning some fishermen saw him floating in his sheep-skin coat, and got him into their boat,—the sole relater of the dismal tale.For three days no one dared to carry the intelligence to the King; at length they sent into his presence a little boy, who, weeping bitterly, and kneeling at his feet, told him that the White Ship was lost with all on board.The King fell to the ground like a dead man, and never afterwards was seen to smile.Questions.—Why did King Henry go over to Normandy?Who accompanied him?Who came to the King when he was about to embark for England! What did he ask the king to let him do ?On what ground ?What did the King reply ?What did some of the king’s people, hear in the middle of the night ?How many went on board the White Ship ?What did the Prince tell the Captain to give the sailors ?What delayed thejr departure?What caused the terrific cry which the king’s people had heard?What was done with the prince?Why did he return to the wreck ?What happened then ?How many were afloat after this ?What became of the Captain?Who alone survived to tell the tale?How was the intelligence conveyed to the King?What effect had it on him ?Pronounce in syllables:— Nor’man-dy ac-com’-pan-ied ac-knowl’-ed ged won’-dered suc-ces’-sor at-tend’-ance mar’-riage com-mand’-ed con’-quer Bar’-fleur re’-plied va’-ri-ous ex-haust’-ed pre-serve’ whis’-pered sup-port-’ed no’-ble-man mer’-ci-ful en-cour’-aged com-’mon-er brill’-iant re-lat’-er bit’-ter-ly Dictation As Prince William was returning from Normandy his vessel, called the “White Ship” struck on a rock, and went down.A poor butcher of Rouen alone survived to tell the dismal tale.When King Henry heard it, “he never smiled again.” LE CABINET DE L’INSTITUTEUR Le chant à la petite école Voici un chant qui plaira, sans doute, aux enfants, car il est d’une allure gaie.La mélodie est un air facile qui était populaire lorsque nous allions à l’école.Le souvenir seul du sens général de la chanson n’était pas suffisant et nous avons écrit quelques couplets bien simples, en nous permettant, par-ci, par-là des élisions marquées par des apostrophes.Cela est toléré dans les chansons populaires.On devra faire lire et bien comprendre le texte avant de le faire chanter.Les deux points qui terminent les couplets indiquent que le chanteur doit sentir et faire sentir que Dig, din, don! du refrain est précédé de mots sous entendus qui doivent passer par l’esprit.Ainsi on doit penser à la fin du 1er couplet: (ce sont elles qui font): Dig.din, don!.Au 2e couplet: (ce refrain est): Dig, din, don ?.aux 5e, 6e et 7e couplets: (aussitôt les cloches nous -crient): Dig, din, don!.au 8e couplet: (il sonne toujours): Dig, din, don! Si le chanteur entend bien ces mots supposés à la u n de chaque couplet, il chantera avec intelligence et son chant sera beau à entendre.C’est l’in-gence du sens des mots qui facilite au chanteur l’expression juste dans le chant et lui permet L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 317 d’animer la mélodie, de la rendre vivante.Il y a dans cette chanson peu de tours difficiles', une inversion au 5e couplet; la conjonction si sous entendue au commencement des couplets 5 et 6; l’expression que ce soit en tête du dernier couplet.^ Par sa manière de chanter, le chanteur doit faire comprendre sans les dire, toutes ces expressions, à ceux qui l’écoutent.La mélodie est très facile, et il suffit d’être attentif pour ne pas manquer la modification finale au dernier refrain.L’Angélus du matin, le baptême, le mariage, la mort, le vieux sonneur sont rappelés dans cette chanson des cloches de “chez nous.” H.Nansot.Insp.d’écoles -A
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