Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1915-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
lilili ¦ ¦ ¦ n.m.;/ï* '> Sir Charles de Boucherville Ancien Premier Ministre de la 'province de Québec (1874,1891); ancien Ministre de VInstruction publique (1874)- Décédé le 17 septembre 1915, à Vâcge de 93 ans. 37e Année Québec, Octobre 1915 No 2 L’Enseignement Primaire Revue illustrée de l’École et de la Famille C.-J.MAGNAN.Propriétaire et Rédacteur-en-chef PÉDAGOGIE SIR CHARLES de BOUCHERVILLE Sir Charles de Boucherville, conseiller législatif et sénateur, ancien premier ministre de la province de Québec et ancien ministre de l’Instruction publique, est décédé à Montréal, vendredi le 17 septembre dernier, à l’âge de 93 ans.C est une grande et noble figure politique et nationale qui vient de disparaître avec M.de Boucherville.Deux fois premier ministre de la province (en 1874 et en 1891), ministre de l’Instruction publique en même temps que premier ministre (1874), M.de Boucherville était entré dans la politique en 1861, alors qu’ü fut élu député pour le comté de Chambly, comme représentant à l’Assemblée des deux Canadas.En 1867, il fut nommé conseiller législatif et en 1879 sénateur.Avec M.de Boucherville disparaît le double mundcit.Le 23 septembre 1874, AI.de Boucherville succéda à 1 honorable Gédéon Ouimet comme premier ministre et ministre de l’Instruction publique.Dans la session de 1875, M.de Boucherville fit adopter une nouvelle loi(l) par laquelle la charge de ministre de l’Instruction publique était abolie et celle de surintendant rétablie(2).C’est l’honorable M.Gédéon Ouimet qui fut nommé à ce poste.(3) La loi de Boucherville occupe une place importante dans l’histoire de l’enseignement de la province de Québec.En outre qu’elle rétablissait la * charge de surintendant, cette loi de 1875 modifiait complètement la composition du Conseil de l’Instruction publique.Jusque là, le Conseil n’était pas partagé en deux comités, il était mixte, bien que la loi de 1846 eût (1) 39 Victoria, ch.15., venue en force le 1er février 1876.(2) Le premier surintendant de l’Instruction publique fut le Dr Meilleur, de 1842 à 1856 Son successeur fut l’honorable P.-J.-O.Chauveau, de 1856 à 1867.M.Chauveau fut aussi ministre de l’Instruction publique, en même temps que premier ministre de la province de 1867 à 1873.(3) M.Ouimet fut surintendant jusqu’en 1895, alors qu’il fut remplacé par le surintendant actuel, l’honorable P.-B.de LaBruère. 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE établi des écoles confessionnelles.(1) La loi de Boucherville, plus logique, réorganisa le Conseil de l’Instruction publique sur des bases confessionnelles.Elle partage le Conseil en deux comités, l’un pour les catholiques, l’autre pour les protestants: c’est l’organisation actuelle.En remplaçant le ministre de l’Instruction publique par un surintendant nommé pratiquement à vie, M.de Boucherville voulut éloigner des choses scolaires la mesquine politique de parti.La loi de Boucherville, très sagement rédigée, fut le complément nécessaire et, nous le répétons, logique, de la loi de 1846.Les journaux ont fait l’éloge de feuM.de Boucherville comme homme d’État et comme chrétien.Il n’y a rien d’exagéré dans ces éloges: ils sont bien mérités.Catholique convaincu, M.de Boucherville fut conséquent avec lui-même : il pratiqua entièrement sa foi, avec piété et simplicité, mais sans respect humain.Sa vie entière, il donna le bon exemple: jamais il ne transigea avec les principes catholiques; il fut tout à la fois ferme et modéré: gentilhomme de vieille souche, son urbanité, sa politesse, sa conversation toujours instructive et intéressante, charmaient ceux qui avaient l’avantage de le connaître intimement.M.de Boucherville fut un lecteur assidu de notre revue dont il appréciait les modestes efforts.Souvent il nous encouragea par de bonnes et réconfortantes paroles.La cause de l’Instruction publique lui était chère, et tout ce qui pouvait contribuer à la favoriser conformément aux traditions catholiques et canadiennes l’intéressait au plus haut point.La mémoire de M.de Boucherville vivra longtemps et sa noble figure méritera d’être placée au premier plan dans l’histoire de l’enseignement de la province de Québec.C.-J.Magnan M.ERNEST GAGNON Un autre Canadien français éminent, M.Ernest Gagnon, musicien et littérateur de renom, vient de mourir à Québec, à son hospitalière résidence, N ° 164 Grande-Allée, à l’âge de 80 ans et 10 mois.M.Gagnon honora notre revue de sa colloboration jusqu’à il y a trois ans, alors que la maladie l’obligea à un repos complet.(1) C’est le 16 décembre 1859 que fut créé le premier Conseil de l’Instruction publique.Jusqu’en 1875, le Conseil élisait son président.Voici la liste des présidents du Conseil de 1859 à 1875: Sir Etienne Taché, MM.C.-S.Cherrier, Jacques Crémazie et Cyrille Delagrave.Depuis 1875, le surintendant est ex-officio président du Conseil. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 M.Gagnon naquit à la Rivière-du-Loup (en haut), aujourd’hui Louiseville, comté de Maskinongé, le 7 novembre 1834.Il fit ses études au Collège de Johette.En 1850, il se rendit à Montréal pour y étudier la musique.En 1853, M.Gagnon devint organiste de l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec.Lors de la fondation de l’École normale Laval,en 1857,l’honorable M.Chauveau, qui savait apprécier le talent, nomma M.Gagnon professeur de musique et de solfège de la nouvelle institution, poste qu’il occupa jusqu’en 1875,(1) alors qu’il devint secrétaire de M.de Boucherville, qui venait d’être appelé au poste de premier ministre de la Province.En 1876, M.Ernest Gagnon fut nommé secrétaire du Département des Travaux publics, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite, en 1905.M.Gagnon traversa deux fois en Europe, en 1857 et en 1873.Il séjourna particulièrement en France (à Paris) où il étudia la musique sous des maîtres célèbres.Non seulement M.Gagnon fut un excellent musicien, un artiste dans le vrai sens du mot, mais il fut aussi littérateur.C’est grâce à ce double talent qu’il publia, en 1865, les “Chansons populaires du Canada”, son œuvre maîtresse, celle qui lui survivra et qui a mérité d’être placée au même rang que les Anciens canadiens de M.de Gaspé et Jean Rivard de Gérin-Lajoie.(2) M.Gagnon a aussi publié les “Cantiques populaires du Canada français”, les “Cantiques populaires pour la fête de Noël” et les “Cantiques des Missions”.Les œuvres littéraires de M.Gagnon appartiennent toutes au genre historique.Nommons les principales: “Le Fort et le Château Saint-Louis,” dont une troisième édition avec gravures a été publiée en 1905; une étude biographique et historiographique sur “Louis Jolliet”, premier seigneur d’Anticosti—1902—et deux volumes in-12 remplis de souvenirs intimes et de documents curieux et inédits, institulés “Choses d’Autrefois”, 1915, et “Feuilles Volantes et Pages d’Histoire”, 1910.M.Gagnon fut fidèle à sa tâche jusqu’au bout: il ne refusa jamais le concours de son expérience et de son érudition à une œuvre nationale ou religieuse.La dernière à laquelle il collabora fut le Monument de la Foi.Il était membre du Comité du troisième centenaire de l’établissement de la Foi au Canada.C’est chez lui que se réunissait le Comité spécial du Monument.Jusqu’à ces dernières semaines, M.Gagnon s’intéressa à ce centenaire important.(1) M.Ernest Gagnon eut pour successeur à l’Ecole normale son frère Gustave, un artiste distingué.M.Gustave Gagnon occupe encore ce poste.(2) Une cinquième édition des “Chansons populaires du Canada” a été publiée en 1908, par la librairie Beauchemin, de Montréal.On rapporte que M.Antoine Gérin-Lajoie dit un jour: “Si j’étais condamné à l’exil, et qu’en partant on ne me permît qu’un seul livre, c’est sur les “Chansons populaires” de M.Ernest Gagnon que mon choix tomberait.Mieux que tout autre, disait-il, ce volume me rappellerait a patrie absente.” 68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Il est mort en croyant, avec calme et confiance,^après avoir reçu les secours de l’Église, dont il fut toujours le fils aimant, soumis et fidèle.Homme de talent et de goût, catholique franc et sans dol, patriote de l’ancienne école, de celle qui eut pour maîtres les Ferland, les Crémazie, les de Gaspé, les Lame, les Gérin-Lajoie, les Chauveau, les Casgrain, etc., M.Gagnon a fourni une noble et utile carrière, qui honore non seulement son nom et sa famille, mais dont le mérite, comme un pur reflet de gloire, rejaillit sur la nationalité canadienne-française tout entière.Ses qualités personnelles en faisaient le parfait gentilhomme qui sut gagner l’admiration et l’amitié de nombre d’étrangers illustres qui visitèrent notre pays.M.Ernest Gagnon emporte dans la tombe l’affection de ses nombreux amis et admirateurs.Son nom vivra dans l’histoire à côté et au rang des plus illustres Canadiens et ses œuvres resteront comme un vivant témoignage des éminentes qualités de celui que nous pleurons et que nous regretterons touj ours.( 1 ) C.-J.Magnan LA DISCIPLINE—OSmte) (2) Par Monseigneur F.-X.Ross, Y.G., Principal de l’École normale de Rimouski Mes Enfants, La dernière conférence nous a donné les notions fondamentales sur la discipline.Vous avez dû comprendre qu’elle n’a pas pour but exclusif d’assurer le bon ordre et d’obtenir le silence pendant la classe, mais qu’elle fait partie de tout un système éducatif pour élever l’âme, éclairer la consience, développer l’esprit d’initiative, former la volonté et rendre capable de se conduire soi-même par des motifs dignes d’un homme raisonnable et chrétien.Voilà pourquoi elle doit être intérieure en même temps qu’extérieure.On discipline l’esprit, le cœur, la volonté, en même temps qu’on règle les mouvements extérieurs, et ceux-ci doivent être produits par un ressort intérieur qui continuera de donner l’impulsion, même quand l’élève aura échappé à la tutelle de son maître.C’est le but final.J’ai tellement appuyé sur la nécessité d’établir cette discipline intérieure, et je lui ai donné une telle prépondérance sur l’autre, que, dans l’esprit de certaines, je pourrais être considéré comme faisant peu de cas de l’ordre extérieur, et classé parmi les partisans du laisser-aller en éducation.Autant vaudrait dire que je me soucie peu des bons devoirs de classe parce (1) M.Gagnon était membre de la Société Royale du Canada.(2) Voir VEnseignement Primaire de septembre 1915. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 que je tiens à ce qu’ils soient travaillés par chaque élève personnellement au lieu d’être soufflés par les maîtresses.Eh non, il faut l’ordre extérieur, et si vous ne l’avez pas, prenez les moyens de l’obtenir; s’il faut des moyens énergiques, prenez-les.Je vous dis toutefois: même en prenant ces moyens énergiques, voyez toujours à ce que votre action pénètre à l’intérieur de l’enfant, agisse sur sa raison, sa conscience, sa volonté.Et ne croyez pas votre besogne parfaite quand, après un grand coup d’autorité, vous avez réduit un enfant à l’ordre.Il faut pourvoir à ce que ce grand coup profite à son éducation.Tout en se conduisant bien il faut que les enfants apprennent à le faire par devoir en se sentant heureux de vivre sous l’autorité du maître.Voilà dans quel esprit, il faut travailler à faire observer l’ordre.Faut-il vous donner les raisons qui réclament l’ordre extérieur?Le respect de la règle extérieure habitue au respect de la règle intérieure dictée par la conscience.L’habitude de l’ordre élève les vues de l’enfant et le dispose à en mettre dans tous les détails de sa vie: intellectuelle, morale et sociale.Le succès des études, la bonne formation, le bonheur de notre petit peuple; tout cela tient à une exacte observation du règlement.La discipline est nécessaire enfin parce que les habitudes d’ordre ou de désordre, contractées à l’école, marquent l’âme de l’enfant pour toute sa vie.Certains auteurs dont l’esprit est faussé par les idées dites modernes, prêchent une “discipline libérale” qui laisse toute latitude aux enfants.Rien n’est plus erroné.Le règlement, le silence, le travail appliqué, ne sont pas choses auxquelles l’enfant se livre naturellement, il faut du doigté et de la fermeté chez le maître pour les obtenir.Notre discipline sera vraie-ment libérale, dans le bon sens, si, agissant sur sa volonté, nous obtenons qu’il se détermine librement au bien que nous lui demandons.Mais il faut qu’il s’y détermine.Que faut-il faire pour obtenir cette bonne discipline ?Mesdemoiselles, voici quatre règles qui doivent toujours nous guider dans toute entreprise d’éducation, qu’elle soit physique, intellectuelle ou morale.Il faut: 1° que l’enfant connaisse bien ce qu’il doit faire, 2° prévenir autant que possible les occasions qu’il a de mal faire, 3° le mettre en demeure d’agir par lui-même, 4° corriger ce qu’il a fait.Je pourrais ajouter une quatrième règle qui entre dans le cercle que je viens de tracer: recommencer la répétition des mêmes actes pour lui en faire acquérir les habitudes.C’est bien ce qui se fait en classe, n’est-ce pas?On enseigne une règle de grammaire, puis on donne des applications d’où l’on élague les trop grandes difficultés; le devoir fait, on corrige et on recommence pour que, par la répétition, l’élève s’habitue à faire mieux et plus facilement.Procédez toujours ainsi dans toute éducation, l’éducation morale comme les autres, en particulier dans la discipline qui nous occupe présentement.Je vais vous parler aujourd’hui de la première règle; avec la grâce de Dieu nous les repasserons successivement, (a suivre) Ces dessins sont la reproduction réduite de bonnes épreuves à l'examen du brevet élémentaire, (Voir questions, page 73).Points obtenus : 8.8 sur 10. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Direction du Dessin Lm Dessin devant le Bureau Central “Voulons-nous réussir en dessin ?pratiquons chaque semaine, dès le commencement de Vannée.Autrement ?Nous publions, ci-après, les questions de dessin aux derniers examens du Bureau central, et aussi quelques bonnes réponses graphiques à ces questions.En général, les épreuves de dessin, cette année, ont de beaucoup dépassé notre attente.Elles accusent un gain sensible sur celles de l’année dernière, déjà bonnes.Aussi, peu d’aspirantes ont-elles échoué sur cette matière.Ces résultats prouvent à l’évidence que cet enseignement et cette étude sont de plus en plus appréciés et aimés, et que le programme et les reccmmandations officiels sont de mieux en mieux compris et appliqués.Bravos aux fervents, chaque jour plus nombreux, du dessin vrai.N.B.—Nous rappelons aux titulaires des écoles qu’il est '‘avantageux” pour chaque élève,—petit et grand—de travailler ^régulièrement” non sur des feuilles volantes ou des tablettes, mais dans un cahier spécial, peu coûteux et de format 7 x 10 pouces.Libre à chacun de se procurer ce cahier où il lui plaît) mais, aux institutrices qui ne sauraient où s’adresser, nous signalons, à la librairie Guay—5 rue Notre-Dame est, Montréal—deux bons cahiers spéciaux “Guay”, d’un extrême bon marché: l’un de 132 pages {5 sous en détail) et l’autre de 60 pages (3 sous en détail).A elles de s’entendre, à ce sujet, avec un marchand ou le Secrétaire de leur localité.Quant à la boîte conseillée uEurêka” de crayons de couleurs assorties (5 sêus en détail), elle se trouve également à la même librairie.Chs-A.Lefèvre, Directeur de l’Enseignement du Dessin.( COUPE ELEVATION PERSPECTIVE PLAN Jm 4.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.