L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 mai 1924, Mai
45ÈME VOLUME Québec, Mai 1924 No 9 Enseignement Primaire ÉDUCATION—INSTRUCTION PÉDAGOGIE La méthode montessorienne (1) 11=—Procédés pédagogiques {suite) Nous avons vu que la méthode montessorienne réduit trop le rôle de l’institutrice à celui de “témoin bienveillant”.Néanmoins les plus fidèles disciples de la méthode, en cas d’un échec, reculent devant les théories de la doctoresse italienne.C’est ainsi que Mlle Dufresne avoue que dans le cas suivant, elle fut amenée à intervenir.Il s’agit d’un enfant qui s’est trompé dans “le cadre du laçage”.“Je saisirai la première occasion pour appeler l’enfant, et sans paroles inutiles, je lacerai lentement Je cadre sous ses yeux, en tâchant d’éveiller son attention s\ir chacun de mes mouvements.L’enfant s’en empararera de nouveau, et cette fois réussira mieux, et je répéterai la leçon jusqu’à ce que l’enfant soit devenu tout à fait maître de son travail ( 1).Une des caractéristiques de la méthode montessorienne, c’est d’apprendre à l’enfant à se suffire à lui-même, d’acquérir ainsi une juste habitude de l’indépendance Parlant de la tendresse parfois aveugle des parents, Mlle Dufresne que nous venons de citer dit: “C’est le nom d’égoisme qu’il faut donner à “ cette tendresse aveugle qui consiste à éloigner tous les petits obstacles de la “ vie journalière d’un, enfant et à le priver ainsi de la joie d’apprendre à se suffire “à lui-même.Une bonne, quelque dévouée qu’elle soit, n’aurait ni le “ temps, ni la patience suffisante pour attendre auprès d’un enfant qui essaye “ laborieusement de s’habiller ou de se laver lui-même.L’enfant est générale-“ ment dans une condition où il lui est impossible d’apprendre à se servir.On “ le prépare à être obligé de recourir aux grandes personnes dans tout ce qui est “ difficile et on affaiblit en lui une partie de sa force vitale (2)”.Comme exemple de la méthode montessorienne, Mlle Dufresne (3) cite le cas d’un petit garçon qui, seul, de ses compagnons, à l’heure du dîner, ne réussissait pas à “mettre sa serviette sous son menton”.La maîtresse, au lieu de placer elle-même la serviette sous le menton du bambin, lui donne une leçon de choses, en la plaçant convenablement sous son propre menton, puis rendit la serviette à l’enfant, en l’invitant à faire de même.Nouvel échec du petit, nouvelle leçon patiente de la maîtresse.Après quoi, l’enfant reprit la serviette avec un air de résolution et, cette fois, réussit à la placer comme il faut, “avec un gros soupir de parfait contentement.Voir L'Enseignement Primaire de mars et avril 1924.(1) Magdeleine Dufresne: L’école des tout petits.“Revue Hebdomadaire,” 20 sept.1913, P.410.(2) Mlle Magdeleine Dufresne: Introduction au livre de Mme Fisher, ÏÉduvation Montessori, (3) L’Education Montessori, Mme Fisher, p.XVI.Introduction par Mlle Dufresne. 578 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M.Datin, après avoir rapporté ce trait tout au long, dit: “Bon exemple de patiente pédagogie ! Certains enfants ne seraient-ils pas plus débrouillards, si on les servait moins, si leurs parents ne se plaisaient pas à jouer trop longtemps près d’eux le rôle charmant et consolant pour leur tendresse—de divinités tutélaires.” L’ensemble des procédés montessoriens convergent presque uniquement vers l’éducation des sens, et, occasionnellement, de l’intelligence.Ainsi des planchettes aux bandes unies et rugueuses servent à perfectionner le toucher; des bobines de soie aux différentes nuances permettent de distinguer les couleurs: on montre à l’élève une fleur, et il va chercher dans la pièce voisine la bobine correspondant à la nuance de la fleur, etc.M.Datin admet “que les leçons de choses vécues sont souverainement utiles et distrayantes et, quand elles ne sont pas faites par les institutrices, peuvent très bien être données par .les mamans.” Il est certain que les exercices et les procédés montessoriens, procédés intuitifs, activent le jeu des facultés d’observation et d’attention, qui courraient le risque de s’étioler par un enseignement trop livresque.Ainsi le jouet des cylindres à emboîter, dont nous avons déjà parlé, ne sert pas seulement à apprendre à l’enfant comment placer des cylindres dans des trous ad hoc, “mais bien pour apprendre aux petits élèves à comparer des objets, à juger, à raisonner et à conclure.” Toutefois le collaborateur des Études reproche à la méthode montessorienne d’être trop extérieure, et par suite, de former peu l’enfant à l’abstraction: “Lorsque, dit M.Datin, plus tard, celui-ci devra se servir des concepts, il n’aura “ plus rien pour soutenir son attention et sera impuissant.Les élèves moins “ doués accomplissent parfaitement tous les exercices sensoriels, sans que le “ développement de l’esprit corresponde à cette habileté.L’éducation senso-“ rielle peut aider à la formation des jeunes intelligences, encore ne faut-il pas “ exagérer son emploi ou sa valeur.Or, Mme Montessori la maintient, même “ après le premier âge, et c’est sur ce principe qu’elle base l’enseignement de “ la langue maternelle et du calcul.” D’après la méthode montessorienne, l’écriture et la lecture s’enseignent simultanément: ce qui n’est pas nouveau, car tous les traicés de pédagogie publiés depuis une trentaine d’années recommandent ce procédé.Seulement, Mme Montessori donne l’avance à l’écriture, qui a le pas sur la lecture.Cette dernière s’enseigne à l’aide de procédés concrets: jeux de lettres rugueuses en relief, lettres découpées dans un bristol, d’autres écrites sur des rectangles de bristol; jeux de cartes qui portent écrits des mots ou des phrases à déterminer.Très curieux les procédés pour l’enseignement de la grammair'e: le matériel consiste presque uniquement en bouts de carton.Chaque difficulté à étudier possède son système de boîtes et de petits cartons imprimés.“Ainsi l’accord de “ l’article et du nom: l’enfant dispose sur sa table les cartons des titres: pluriel “ et singulier, et, pour chacun de ces chefs, masculin et féminin.Les articles, “ le, la, les, 1’ sont en nombre voulu; des noms de personnes, d’animaux, d’ob-“ jets, sont sériés et retenus par des bagues en caoutchouc.“Le tout^est mé-“ langé.L’élève classe, par genre et nombre, chaque nom accompagné de son “ article.L’exercice fini, l’enfant range les cartons dans une boite divisée en “ deux casiers, et portant ces titres: Nom, Article.Ainsi, il se trouve familia-“ risé, sans y penser, avec les premières notions de nomenclature grammaticale”.Puis, en rengeant des cartons, il apprendra à conjuguer les verbes, et l’analyse logique se fera au moyen de serpentins sur lesquels sont écrites des phrases à une ou plusieurs propositions: l’enfant doit déchirer ces bandes suivant les L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 579 éléments des propositions et les ranger d’après des indications de tableaux qu’il apprend facilement à consulter.“Nous ne nierons pas, dit M.Datin, l’ingéniosité de toutes ces industries “ pédagogiques, mais elles supposent un matériel coûteux et encombrant.“ Souvent la maître, par de simples cahiers, pourra arriver aux mêmes résul-“ tats et si l’enfant a besoin de mouvement, il est nécessaire de le former, peu “ à peu, à la simple réflexion.” Quant aux procédés d’arithmétique, ils ne diffèrent guère de ceux qui sont en usage dans nos écoles bien tenues.Il faut noter néanmoins le “chaînon de perles” de couleurs différentes: il y a les chaînons des 10 premiers nombre, puis la chaîne des “100”, enfin la chaîne des “1000”.Nous terminerons ce troisième article, sur la méthode montessorienne, par cette réflexion très sage de M.Datin: “Retenons de ces premiers principes “ montessoriens que le maître doit se livrer autant que possible à l’étude de la “ personnalité nerveuse et mentale de chacun de ses élèves.Il devra tout faire “ aussi pour éveiller la curiosité des jeunes intelligences, stimuler l’activité indi-“ viduelle et trouver, dans cette activité, une source féconde d’intérêt intellec-“ tuel.Il n’oubliera pas que, pour faire progresser son écolier et redresser ses “ erreurs, la louange est souvent plus efficace que la réprimande, et qu’en tout “ l’enfant puisse sentir une âme qui parle à son âme.” C.-J.Magnan.LA LITURGIE A L’ÉCOLE PRIMAIRE Son importance—Sa beauté IV.'—LA PRIÈKE LITURGIQUE Dans l’Église catholique, le culte, pour revêtir le caractère collectif, hiérarchique et officiel qu’il doit avoir, requiert une extériorisation que lui donne la liturgie.La prière publique doit donc être vocale pour que les assistants puissent s’y associer.Le centre de tout le culte officiel de l’église, c’est la messe, car le prêtre à l’autel renouvelle chaque jour le sacrifice du calvaire.Mais si le prêtre dit la messe, il ne la dit pas pour lui seulement, mais il la dit pour tout le peuple chrétien; non-seulement il la dit pour tout le peuple chrétien, mais il la dit avec tous les fidèles.La participation des fidèles à la célébration de la messe remonte aux temps apostoliques: “Ils ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme, persévérant dans la communion de la fraction du pain et dans la prière”.Le prêtre et le fidèle sont inséparables dans l’accomplissement du culte; le sacrifice offert par le prêtre est le sacrifice offert par le fidèle; Meum ac vestrum sacri-ficium dit le prêtre au fidèle à VOrate fratres.Oui, la prière liturgique, surtout la prière eucharistique, est une prière vocale et collective que dirige le prêtre, mais à laquelle doivent prendre part tous les fidèles.Au temple de Jérusalem et dans les synagogues juives, Jésus prenait part aux assemblées où les enfants d’Israël récitaient les psaumes, écoutaient la lecture de la Bible et rendaient à Dieu l’hommage de leur culte officiel.C’est ce que fait la sainte Église dans l’organisation de sa liturgie, groupant autour 580 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de la prière eucharistique la prière officielle du bréviaire, puisque l’office divin se rattache au sacrifice de la messe.Dès les premiers temps de l’Église, l’office divin se récitait en commun avant et après l’offrande du sacrifice.Cette sainte pratique fut continuée dans les premiers siècles, et l’on sait que Charlemagne, saint Louis ec d’autres personnages avaient toujours auprès d’eux leur livre d’heures et récitaient pieusement l’office divin.Peu à peu, cependant, la ferveur se ralentit, et l’Église, pour conserver la prière officielle, en fit une obligation aux clercs engagés dans les ordres sacrés.Cette prière liturgique de l’Église, si elle ne se dit plus que par les clercs majeurs, elle se dit toujours au nom de tous et sous la direction du Souverain Pontife et des évêques.Prier avec le Vicaire de Jésus-Christ, avec son évêque, avec son curé; s’associer activement à la hiérarchie dans l’offrande du sacrifice, dans la récitation de l’office au moins le dimanche, participer largement à la vie paroissiale, n est-ce pas resserrer puissamment les liens qui attachent une âme chrétienne à la sainte Église, lui assurer, grâce à la liturgie, des habitudes spirituelles qui la feront vivre de la vie de Dieu et lui communiquent quelque chose de cette joie qui animait saint Jean-Chrysostome lorsque, ému des chants pieux exécutés par les chrétiens de son diocèse, il s’écriait: “La terre où l’on entend chanter la gloire de Dieu ressemble un peu au ciel.” V.—l’ame du culte La prière officielle est nécessairement vocale puisque c’est l’Église, comme société visible, qui l’adresse à Dieu, en union avec le Christ.Aussi lorsque le prêtre s’en acquitte, même privément, en récitant son bréviaire ou en célébrant la messe, c’est au nom de tous qu’il le fait et il est tenu d’en faire une prière vocale.C’est la voix de l’Église, et le prêtre sent bien que cette voix vient de partout, qu’elle lui arrive à travers les siècles, qu’elle remonte jusqu’au temps des apôtres.Pourtant cette prière officielle serait froide et sans âme, si elle n’était accompagnée des sentiments du cœur.Le Maître n’a-t-il pas dit: “Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui es^ présent dans le secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra” (Matt., VI 6).C’est la prière privée, la prière du cœur, l’union intime avec Dieu.C’est cet exercice qui est l’âme du culte et qui donne la valeur à la prière officielle de l’Église.La prière officielle et la prière privée ont donc les rapports les plus intimes.La prière privée, faite dans la ferveur du cœur, prépare l’âme à la prière officielle; elle la soutient, en assure les résultats et en applique les effets à l’âme pendant tout, le jour.De son côté la prière officielle donne à la prière privée une fin qui la perfectionne; elle la nourrit, lui fournit les moyens de l’exprimer et lui donne une source qui l’alimente plus abondamment.Unissons donc ces deux formes de prières: le culte et la méditation, car elles se prêtent un mutuel appui.VI.—DÉCADENCE ET RESTAUKATION DE L’ESPRIT LITURGIQUE Pourquoi l’esprit liturgique a-t-il fléchi à une certaine époque?Le jansénisme qui a asséché les âmes; le gallicanisme qui les a éloignées de Rome; le quiétisme qui a affaibli tout ce qui est le ressort de la vie intérieure: crainte, espérance, désir du salut et de la perfection, lutte contre les défauts et travail pour acquérir la vertu; l’individualisme qui a fait que chacun s’est replié sur lui-même, voulant se faire ses propres formules de prières, et croyant pouvoir se sanctifier plus facilement et plus rapidement en s’isolant sur son moi; voilà les L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 581 grandes causes de l’affaiblissement de l’esprit liturgique dans l’Église.Le saint pape Pie X, qui a voulu restaurer toutes choses en Jésus-Christ, a entrepris de rétablir l’esprit chrétien dans le monde en remettant en honneur la prière liturgique.“Notre plus vif désir, écrit-il, étant que le véritable esprit chrétien refleurisse de toute façon et se maintienne chez tous les fidèles, il est nécessaire de pourvoir, avant tout, à la sainteté, à la dignité du temple où les fidèles se réunissent précisément pour y trouver cet esprit à sa source première et indispensable, à savoir: la participation active aux mystères sacro-saints et à la prière publique et solennelle de l’Église.” Dom Guéranger, abbé de Solesmes, avait déjà commencé ce travail de restauration en publiant les “Institutions liturgiques”, en 1840, et l’“Année liturgique”, dont le premier-volume parut en 1841.Les moines Bénédictins continuèrent l’œuvre de Dom Guéranger et parmi ceux qui publièrent des ouvrages sur la question liturgique, citons Dom Cabrol (Le livre de la 'prière antique, les origines liturgiques), Dom Lotterie (L’âme du culte), Dom Beauduin (La piété liturgique), et surtout Dom Lefebvre (La méthode de sainteté de l’Eglise dans son culte officiel, le Catéchisme liturgique, et autres ouvrages).Dom Lefebvre publie actuellement un Bulletin paroissial liturgique, un Cours de liturgie pratique, des Glanes liturgiques et historiques et des Méditations liturgiques.C’est un véritable réveil qui donne les plus grandes espérances.(La fin dans la prochaine livraison) Un Cleec de Saint-Yiateur.DE LA LECTURE A L’ÉCOLE PRIMAIRE (1) Le but de l’enseignement de la langue maternelle est d’apprendre à l’enfant à penser juste et à exprimer correctement sa pensée, soit par la parole, soit par la plume.Le premier pas dans l’enseignement de cette importante matière, à l’école, est l’enseignement de la lecture, qui met l’enfant en mesure de trouver par lui-même des idées dans les livres qu’il a entre les mains, et par conséquent de s’aider davantage dans ses études.La lecture est la clef de toutes les autres matières.Il n’est pas une branche du programme scolaire qui ne la suppose, ou dont l’étude ne se lie intimement avec la connaissance de la lecture.L’étude de la langue dans laquelle notre mère nous a appris à balbutier nos premières paroles, dans laquelle, elle-même, en nous communiquant son cœur et sa pensé'e, nous a donné la première initiation à la vie intellectuelle et morale; la langue que nos pères ont apportée de la noble France de jadis; la langue qu’ils ont conservée avec un soin jaloux; la langue que nos orateurs, nos historiens, nos romanciers et nos poètes nous ont appris à aimer; la langue, surtout, relève de la lecture, mais de la lecture bien sentie et bien rendue.De plus, quand les enfants sauront lire, il sera facile de varier leurs occupations, en leur donnant différentes sortes de devoirs, tandis que les enfants qui ne savent point lire, s’occupant constamment des mêmes choses, se fatiguent et s’ennuient durant les longues heures de classe.(1) Résumé d’une conférence donnée au personnel enseignant du district de Joliette-Berthier. 582 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dans de telles conditions, le maintien de l’ordre et du silence, parmi les commençants, devient très difficile, pour ne pas dire impossible.Au contraire, lorsque leurs occupations sont variées, le temps de l’école leur paraît plus court.Le titulaire a donc un intérêt immédiat à apprendre à lire aux commençants le plus rapidement possible.Le jour où le tout jeune élève sait lire, ce jour-là il devient actif, il cesse d’être un obstacle au bon fonctionnement de la classe.L’enfant fréquente l’école pour apprendre, à lire, à écrire et à compter.Cette trilogie de l’école est la base indispensable de toute instruction.Apprendre à bien lire est donc l’un des trois buts auxquels doit tendre tout éducateur digne de ce nom.Mais pour bien lire, il faut d’abord bien comprendre ce que l’on va lire, car s’il est vrai que, comme le dit Boileau: Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement.Et que les mots pour le dire arrivent aisément, il n’est point moins vrai que: Si l’enfant comprend bien, il lira très heureux Et l’oreille entendra des sons mélodieux.D’où il suit qu’il ne faut jamais faire lire à un enfant ce qu’il ne comprend pas et que toute bonne leçon de lecture a pour exercice préliminaire obligatoire des explications plus ou moins longues, suivant le degré d’avancement des élèves qui la reçoivent.Quel but doit-on envisager dans les divers exercices de lecture ?Certes pas celui d’arriver à faire lire au pas gymnastique un morceau plus ou moins long; un perroquet, après plusieurs répétitions, pourrait bien arriver au même résultat.La lecture, comme tous les autres exercices de classe, d’ailleurs, doit servir au développement intellectuel et moral de l’élève.C’est-à-dire l’éduquer et l’instruire tout à la fois.Or, comment instruire, comment éduquer si l’enfant ne comprend pas le sens des mots qu’on lui fait prononcer.N’est-ce pas au moyen du livre de lecture que l’élève doit faire une ample moisson d’idées, de mots, de tournures de phrases, d’expressions, d’où sortira plus tard un style correct, coulant et précis.Il faut que l’enfant se fasse: Un trésor de vercus, de sagesse Qui ne s’amasse bien qu’au temps de la jeunesse.Un trésor de connaissances, de vérités, d’heureuses impressions, de saines habitudes d’esprit qu’on ne saurait acquérir trop tôt.Un trésor que les bonnes lectures contribuent tant à donner et que souvent, seules, elles peuvent donner.On doit encore avoir pour objet, de former le goût par la lecture des livres, bons sérieux et instructifs, d’en faire sentir le besoin, d’en créer l’habitude, d’en démontrer la nécessité.Au sortir de l’école, l’enfanfc doit être convaincu de la nécessité de continuer à s’instruire, de parachever son éducation intellectuelle et morale.Et par quel moyen ?Le plus à la portée de la masse d’entre eux, est certainement la bonne lecture.Puis, il y a le côté moral à considérer.Il est beau d’instruire l’enfant, mais il est bien plus beau d’en faire un citoyen utile et honnête, un parfait chrétien.Or, qui niera le grand rôle de la lecture, de nos jours, dans la formation morale du jeune homme et de la jeune fille ?Prévenons donc ces jeunes cœurs contre les mauvaises lectures.Tel est le but multiple qu’on doit avoir en vue, lorsqu’on fait ouvrir, en classe, deux fois le jour, le petit livre de lecture.On comprend aisément, n’est-ce pas, pourquoi le système tourne-page n’est de mise dans aucune école ayant à sa tête un instituteur doublé d’un éducateur.Pourquoi une lecture monotone, fade, sans vie, parce que sans explication nécessaire, doit être bannie de toutes les classes pour faire place à une lecture posée, réfléchie, agréable, expressive, parce que précédée d’explications raisonnables.Ces explications sont tellement nécessaires que la plupart des manuels de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 583 lecture mettent à l’entête de chaque sujet un vocabulaire qui donne la signification des mots difficiles du texte qui suit.Mais ces explications ne sont pas suffisantes, parce qu’un livre est fait pour toutes les classes d’un cours et devant servir souvent à toutes les écoles de la province.Or, tous les élèves n’ont pas le même développement, et toutes les régions n’ont pas les mêmes exigences.Les explications doivent donc s’adapter aux besoins d’une classe en particulier.D’où nécessité absolue, pour chaque titulaire consciencieux, de bien préparer sa leçon de lecture, d’y ajouter les explications supplémentaires jugées indispensables par rapport au degré d’avancement des élèves et aux exigences du milieu où ils vivent.DIVISION DE LA LECTURE D’après le programme, l’enseignement de la lecture comprend: la lecture élémentaire ou mécanique, la lecture courante, la lecture expressive, la lecture expliquée.La lecture élémentaire ou mécanique apprend aux commençants à distinguer les lettres, à les prononcer et à réunir les sons et les articulations représentés par ces lettres pour en former des syllabes, des mots et des phrases.La lecture courante, les rend aptes à lire d’une manière juste, nette, claire et assez rapide, une succession de mots, sans les estropier, ni les répéter, en faisant entendre avec exactitude les sons et les articulations, et observant les repos et les liaisons pour autant que l’harmonie ne s’y oppose point.La lecture expressive consiste à marquer parfaitement par les intonations, les inflexions et les mouvements de la voix, les différentes vues de l’esprit et les divers sentiments de l’auteur.Dans la lecture expressive, il ne s’agit plus de rendre compte de chaque mot et de sa valeur comme dans la lecture expliquée, mais bien de traduire, par l’expression, par les inflexions de la voix, les sentiments sentis, exprimés par un écrivain, dans un morceau quelconque.La lecture expliquée suit de près la lecture élémentaire et la lecture courante, ou plutôt elle les accompagne toutes les deux.Elle précède la lecture expressive qui ne saurait s’enseigner sans la lecture expliquée.On entend par lecture expliquée, celle dans laquelle on rend compte du sens des mots, de leur valeur intrinsèque, en y joignant des explications grammaticales, étymologiques, littéraires.lecture élémentaire ou mécanique: Cours inférieur (le-2e années) Les cours préparatoire et inférieur sont consacrés au travail ae lecture élémentaire ou mécanique qui a pour but d’initier l’élève à l’assemblage des lettres, pour former des syllabes, des mots et des phrases.A la fin du cours inférieur, les élèves doivent lire ssez bien leur premier livre de lecture.Quel procédé doit suivre le titulaire pour l’enseignement de la lecture aux petits ?Les procédés d’enseignement de la lecture varient en grand nombre.Suivant le mot de Compayré: “C’est encore sur la patience, sur l’habilité du titulaire qu’il faut surtout compter.” J’ai souvent été surpris des heureux résultats obtenus par plusieurs d’entre vous employant, les uns; l’ancienne méthode, dite d’épellation, et les autres, la nouvelle, dite phonique.Sans imposer aucun système, le programme marque sa préférence pour le procédé phonétique, qui donne la valeur du son et de l’articulation, avant de faire apprendre le nom de la lettre.Mais le titulaire, quel qu’il soit, ne peut utiliser ce dernier procédé sans en bien connaître les règles, et sans avoir en sa possession les livres de lecture qui contiennent des leçons graduées.Inutile d’ajouter que ma préférence va également pour le procédé phonétique, vous le savez, sans l’imposer toutefois.Quel que soit le procédé employé, il faut dans la leçon de lecture observer les conditions suivantes: 584 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1°—N’enseigner qu’une lettre, un son, ou une articulation à la fois.La faire connaître, trouver par l’élève, lui faire écrire de sa propre main.Lorsque l’élève possède très bien la première lettre, le premier son, lui enseigner une deuxième lettre, son ou une articulation pouvant former une syllabe avec la réunion de ces deux premières lettres connues de l’enfant.Puis, de la syllabe allant à des mots dont le sens est connu des tout jeunes.Ne présentant qu’une seule difficulté à la fois.Ne passant à une autre lettre ou difficulté que lorsque tous les élèves de la division possèdent très bien la lettre, le son, l’articulation, ou la difficulté qu’on voulait leur enseigner.Il y a un point sur lequel je ne saurais trop insister, les cinquante premières leçons de lecture doivent toujours être mises au tableau noir, par le titulaire, même si l’on possède une série de tableaux de lecture.Du tableau noir l’on passera au tableau de lecture et du tableau de lecture, au livre de lecture avec les élèves.20'—Faire saisir la valeur phonétique de la lettre et faire trouver dans le langage de l’enfanl, le son ou l’articulation dont on veut lui faire apprendre le signe.3°—Enseigner simultanément la lecture, l’écriture et les éléments de l’orthographe.4°—Ne jamais utiliser d’éléments nouveaux sans les avoir très bien étudiés.5°—Ne jamais faire lire des mots dont le sens est inconnu ou incompris des enfants, mais leur en faire comprendre, saisir le sens au moyen de l’objet ou de la gravure, la chose représentée par le mot étudié.Au cours inférieur, comme au cours préparatoire, le titulaire se bornera dans ses explications sur le sens des mots, aux mots les plus simples; il corrigera quelques termes impropres; posera quelques questions sur les éléments de la grammaire: voyelles et consonnes, accents et sortes d’e, syllabes et mots; donnera des notions très élémentaires sur l’histoire nationale et la géographie locale, sur le sens très général du morceau et sur la leçon morale qui en ressort; c’est affaire de 5 minutes.Parce que, au cours préparatoire et inférieur, c’est la leçon de lecture mécanique qui doit tout dominer.Il ne faudra poini oublier, cependant, sur les petites propositions lues et écrites par l’enfant, de poser des questions qui font rendre compte des idées du texte et en même temps l’initient aux fonctions grammaticales des mots, sans lui en parler, sans lui en donner la définition.Jamais l’on insistera trop sur le compte rendu de la leçon de lecture.Questionnons l’enfant pour s’assurer qu’il comprend très bien les mots qu’il lit et exigeons toujours des réponses exactes et complètes.L’ordre de la leçon de lecture élémentaire ou mécanique aux cours préparatoire et inférieur est, après la revision nécessaire de la dernière leçon, au commencement de chaque leçon, le suivant: répétition simultanément par tous les élèves à haute voix, de la leçon de lecture mise préalablement au tableau noir par le titulaire; épellation en scandant, coupant chaque lettre, son ou articulation, puis chaque syllabe lecture individuelle par chaque élève, en commençant toujours par ceux qui ont le plus de difficulté, revenant ensuite au premier, descendant jusqu’au dernier.De sorte que ceux-ci lisent deux fois au cours de chaque leçon.De là on passera au tableau de lecture, du tableau de lecture au livre; chacun lisant la lettre, le son, l’articulation, la syllabe, le mot ou la phrase en suivant lui-même avec la baguette ou son petit doigt, puis épellation de mémoire des mots dont l’élève connaît le sens ou l’idée qu’il représente; copie de la leçon de lecture par l’enfant.Un point très important mérite ici d’être souligné: veut-on que nos enfants aient une bonne orthographe?Habituonsdes, dès le début, à copier la syllabe, le mot, puis la petite phrase et non individuellement chaqae lettre qui compose la syllabe ou le mot.(d suivre) J.-A.Faquin, 7.E. L’ENSEtGNEMENT PRIMAIRE 585 LA GUERRE AUX MOTS NOUVEAUX Conservons le “bel habit” de langue française De l’intéressante chronique de Charles Baussan, parue dans Le Noël, de Paris, du 20 mars 1924, nous détachons la page qui suit : “Assurément, une langue ne demeure pas immobile.Elle perd des mots et elle en gagne.Elle n’est vivante qu’à la condition de changer.Mais ce changement doit se faire suivant son rythme.On ne répare pas un mur de pierres blanches taillées, en y plantant, n’importe comment, dans la brèche, des briques rouges ou jaunes.Ou, si on le fait, on n’est qu’un barbare.C’est pourtant ce qui se passe tous les jours pour la langue française.“La première règle à suivre, c’est qu’il ne faut admettre de mots nouveaux que lorsque c’est absolument nécessaire.“On n’a pas à toucher au mur, lorsqu’il n’a pas de brèche.Dire solutionner au lieu de résoudre—pour prendre un exemple désormais classique,—ce n’est pas enrichir la langue, c’est l’alourdir et l’enlaidir, c’est remplacer un mot français par un barbarisme, c’est arracher du mur la pierre blanche, la pierre taillée, pour y faire entrer la plus rouge et la plus rugueuse des briques mal cuites.“Il arrive, sans doute, que l’on a besoin de nommer des choses nouvelles, d’exprimer de nouvelles idées.Il est très rare que, même dans ce cas, il soit nécessaire de forger des mots nouveaux.Nous avons dans notre héritage tout ce qu’il nous faut d’ordinaire.Nous n’avons qu’à nous servir des mots de tous les jours, en creusant et en développant leurs sens; nous n’avons qu’à fouiller tous les tiroirs emplis par nos pères, les bons auteurs du XIXe, du XVIIIe, du XVIIe, du XVIe siècle, pour ne manquer de rien II suffit de souffler un peu de pensée sur le mot le plus commun, le plus usé même, pour le rajeunir et lui donner des ailes.Que de choses, que d’idées ne dit-on pas avec le mot “main”, ou avec le mot “tête”?Nos mots, nos vieux mots peuvent dire, si nous savons les faire parler, tout ce que nous voulons.“Dans une langue souple comme la langue française, la pensée française, habile comme elle est, n’a pas besoin d’aller chercher ses mots au loin, elle fait chanter tous les airs qu’elle veut aux mots qu’elle a sous la main, comme, en gardent ses bêtes, le petit pâtre de chez nous fabrique des flûtes avec des feuilles de lierre, des écorces de saule ou des tiges de blé.“Il faut toujours être sur le pied de guerre en face du mot nouveau.Et cet amour, ce culte de la pure langue française, ce n’est pas-—comme on serait tenté de le croire^—du dilettantisme.Ce respect du parler de nos pères n’est pas seulement une forme de la tradition, une manière de défendre nos idées en même temps que nos mots; c’est aussi une forme du respect que l’on doit aux autres et que l’on se doit à soi-même, une forme de tenue intellectuelle et morale.Les mots nouveaux n’ont guère d’ordinaire, cette tenue.“Tout le monde doit travailler à garder à notre langue son bel habit, auquel sont liées, plus qu’on ne l’imagine, l’élévation de la pensée, la délicatesse du sentiment, la dignité de la vie.La maladie du laisser-aller, du va-comme-je-te-pousse, dans les paroles, la contagion de l’argot faubourien et de l’argot mondain qui ne valent guère mieux l’un que l’autre, ne se gagnent que trop aisément et partout.” -o—- ——.- Enseignement du Dessin (l9ème lettre) Dessin décoratif (suite) Toutes les applications des divers éléments décoratifs indiqués ci-après sont plutôt- des suggestions que des modèles.La variété des dessins peut être, pour ainsi dire, infinie.Chacun, selon ses recherches et son imagination, peut trouver des combinaisons différentes.L’appoint des couleurs rehausse considérablement l’aspect décoratif.II faut choisir celles qui, bien combinées, produisent l’effet le plus agréable.Toujours courage et bonne chance ! Mai 24.Un Inspecteur de l’enseignement du dessin.2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE êJiZsyyy e^at6 tC’Lo't'i (?X OOJÏ.f li l j/4 ¦O.O OC3 oo L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 587 O i * * *•*>.- r-—zjft-XL-r: j-rp * 588 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE X - M > -X ?>C - X ?X • X » X x: - X - x.?X - X.- : X * X - X T X m • 11 ) < n • ) m.111- n> • m|- iu \ nMI(.)»)- in-iM-in-in-nu m NCX | J vlx j O-* J | Ox | Ox | j2^ej£xeAjg^eja.^.j2Xjejg>gÆAjgje^£^- Winnrdrvir?ns&trïnæ^^ «.— «.—— \ — * Av\A/\A?N/s:AAAAAAyXAA/^/\ o o O O o O O O O o O o O O O O o o O Bobine |ete O O O O OOoOOOOOO o o o o o *1 LANGUE FRANÇAISE ÉCOLE PRIMAIRE ÉLÉMENTAIRE COURS INFÉRIEUR (1ère et 2ème années) DICTÉES I VERBE ÊTRE J’étais docile.Tu étais souffrant.Il était boiteux.Nous étions pauvres.Vous étiez riches.Us étaient contents.Elle était matinale.Elles étaient laborieuses.Ils seraient punis.II VERBE AVOIR J’avais un ami.Tu avais un cahier.Il avait un bel habit.Nous avions bien joué.Vous aviez un cerceau.Us avaient une toupie.Paul et Louis avaient chacun un couteau.Nous avions des habits.Exercices.—Dans la dernière lecture, ou dans une suite de noms donnés, .transcrire les noms a’ouvrier;—d’ouvrières;—les noms de qualités;— de défauts;—-d’instruments.—Conjuguer à l’imparfait de l’indicatif: avoir un beau livre;—être attentif à la leçon.III Mon oncle est maçon.Ce chou-fleur est mangé par les limaçons.Voici sur la table une assiette en faience, un essuie-mains et un garde-manger.Une conduite héroïque.L’enfant joue à la balançoire.J’ai reçu une bonne leçon de mon aïeul.II faut avoir de Vordre.Exercices.—Recopier la dictée en séparant les propositions.—Distinguer les personnes.-—-Conjuguer les temps du futur et du conditionnel du verbe saluer.-—Ajouter un complément.EXERCICES DE LANGAGE I.Notions de l’adjectif Qualificatif.—(Oral).— (Montrer différents objets: un livre, un crayon, etc., en disant: voici un livre.Comment est-il?(gros, mince, blanc, rouge, etc.).—Voici un crayon comment est-il?(pointu, long, petit, etc.).—Eh! bien, les mots gros, etc., qui disent comment est le livre, les mots pointu, etc., qui disent comment est le crayon, s’appellent des adjectifs.—Reconnaissez les adjectifs dans ce que je vais dire (ou écrire au tableau).L’encre noire,—le grand garçon,—le mouchoir neuf,-—le tableau noir,—la porte grise,—le couteau pointu,—le linge propre,-—le gros chien.II.Remplacer les points par un adjectif formé du nom imprimé en italiQue: Un homme qui a du courage est un homme courageux.—Un père plein de bonté est un bon père.—Une petite fille qui a de la vanité est une petite vaniteuse.-—-Un écolier qui fait bien attention est un écolier attentif.—Un enfant qui mange avec gourmandise est un enfant gourmand.— Un ouvrier qui a de l’adresse est un ouvrier adroit.— Un caractère qui montre de la fermeté est un caractère ferme.—Un enfant plein de sagesse est un enfant sage. 610 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE RÉCITATION LES DEUX CHAERUES Le soc d’une charrue, après un long repos, S’était couvert de rouille.Il voit passer son frère Tout radieux, revenant des travaux: “ Forgés de mêmes bras, de semblable matière, “ Lui dit-ü, je suis terne, et toi poli, brillant.“ Où prends-tu cet éclat, mon frère?—En travaillant.” J OLIVE ATI.Questions et explications.—Trouvez, à l’aide de dérivés, les lettres finales de repos, de bras, à'éclat.—Forgés.Rétablissez les mots sous-entendus: nous sommes forgés.Exercices.—Apprendre cette poésie, après en avoir expliqué le sens allégorique.—Faire copier la maxime suivante, qui résume le morceau: L’oisiveté est comme la rouille, elle use plus que le travail.COURS MOYEN (Sème et J+ème années) EXERCICES DE LANGAGE Invention.—• Complétez les comparaisons usuelles suivantes: On dit fier comme.(un paon) ;—-dîner comme du.(fiel);—doux comme.(un agneau);— froid comme.(le marbre) ;—têtu comme.(un mulet);—paresseux comme.(un âne);—prompt comme.(l’éclair);—vif comme.(un taon) ;— blanc comme.(neige) ;—vert comme.(pré) ; —honteux comme.(un renard qu’une poule aurait pris);—poltron comme.(un lièvre).RÉDACTION Sommaire.—Vous trouvez un nid de_ fauvettes au jardin.Vous le visitez.Mais un jour, un malheur arrive au nid.Racontez-le.Développement.—L’autre jour, pendant que je travaillais dans notre jardin, j’ai entendu crier des petits oiseaux.Je me suis approché et j’ai vu sur une branche de cerisier un nid de fauvette qui contenait cinq petits encore sans plumes.Cela m’a réjoui, et tous les matins j’allais les voir et je m’apercevais qu’ils grandissaient vite.Hier, j’ai trouvé le nid vide et en regardant autour de moi j’ai vu avec désespoir mon chat qui mangeait le dernier oisillon.J’ai eu beaucoup de chagrin en comprenant ce qui s’était passé.J’étais si irrité que j’ai battu Minet.Jean.DICTÉE BONTÉ ET JUSTICE Etre bon, être juste, l’un ne va pas sans Lautre; pourtant ce sont deux choses diffé- rentes.On trouve assez peu d’agrément à être juste; au contraire, il est rare que l’on fasse une charité sans plaisir, car nos charités sont libres et volontaires.Lorsque nous donnons, nous sommes contents, parce que nous nous sentons généreux., Le cultivateur qui laboure le champ d’un voisin malade empoigne volontiers le manche de la charrue, car une voix l’applaudit dans son cœur et lui dit.“Tu es un brave homme.” Au contraire, lorsqu’il s’agit d’une journée de labour payé, il n’y va pas si gaîment et s’il remplit honnêtement sa tâche, sa conscience se borne à lui dire.“C’est bien, mais tu n’as fait que ce que tu devais.” PÉR Questions.—1.Y a-t-il autant de mérite à être juste qu’à être charitable?Donnez vos raisons.—Il y a plus de mérite à être charitable.La justice est une vertu morale; celui qui la pratique se borne à ne faire de tort à personne; mais en s’en tenant à son droit strict, l’homme simplement juste peut parfois manquer d’humanité; Qui n’est que juste est dur, dit Voltaire.La charité est une vertu surnaturelle.L’homme charitable non seulement ne cause de tort à personne, mais il pardonne ceux qu’on lui fait et il rend le bien pour le mal; il est désintéressé.2.Que veut dire généreux‘l—Quel est le contraire de ce mot?—Généreux signifie qui a de nobles sentiments, qui donne plus qu’il n’est tenu de le faire.Le contraire est égoïste, avare.3.Comment un ouvrier qui laboure moyennant salaire, peut-il remplir une tâche honnête ou non.L’ouvrier salarié accomplit honnêtement sa tâche quand il la fait de son mieux et consciencieusement.Il ne se conduit pas honnêtement s’il perd son temps, s’il n’apporte pas tous ses soins à bien faire le travail qu’on lui a confié.4.Analysez: cœur, dans l'applaudit, dans son cœur.—Cœur, n.corn.m.s.compl.circonst.de applaudit.5.Que veut dire exactement le mot empoigner'?—Empoigner signifie prendre et serrer fortement avec le poignet {poing), la main.6.Quelle différence y a-t-il avec prendre?— Prendre c’est saisir un objet avec la main et le tenir; empoigner, à l’idée de saisir un objet, ajoute l’idée de force, de vigueur.On prend un livre, un fruit, on empoigne la charrue, un voleur.RÉCITATIONS LE MYOSOTIS Voyez-vous cette fleur mignonne, Qui croît à l’abri du coteau?J’en veux tresser une couronne Pour l’humble vierge du hameau.J’aime sa coquette parure, Son front brille comme un rubis; Elle sourit sous la verdure, On l’appelle myosotis.Chaque matin, dans son calice, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 611 Dépose un diamant vermeil; Elle s’enivre avec délice, Des premiers rayons du soleil.Simple fleur des champs, sa corolle A reçu les noms les plus doux; De l’amitié tendre symbole, C’est la fleur du sou\enez-vous.Jeunesse rieuse et légère, Apprenez quel fut son destin; La beauté n’est que passagère, Et la fleur ne vit qu’un matin.Le temps flétrit tout de son aile, Le cruel, il n’épargne rien; Un jour vous passerez comme elle, Pensez-y bien, pensez-y bien.le soir (Sonnet) Ecoutez! le soir vient, la voix du jour expire; L’oiseau repose au bois, l’insecte dort au champ.Dans la forêt paisible, un vent léger soupire; Du laboureur au loin s’éteint le dernier chant.Le vieux pâtre debout contemple sans rien dire Le soleil comme lui vers son terme penchant; Sa houlette à la main, il semble un chef d’empire Revêtu de la pourpre et de l’or du couchant.Sur l’horizon en feu son profil se dessine; Son ombre croît, tandis que le soleil décline; Elle gagne et s’étend sur les flancs du coteau.Ses brebis près de lui se groupent immobiles; Le chien veille muet sur les agneaux dociles, Et l’ombre du pasteur couvre tout le troupeau.A.DE SÉGUE.COURS SUPÉRIEUR (Sème et 6ème années) DICTÉE , FUYEZ LE DANGER Petit papillon aux ailes veloutées, et léger comme les plumes que ramasse le vent, voltige à la brune, bois aux gouttes de rosée, va, viens, danse et tournoie, mais prends garde, petit téméraire qui voles à tout ce qui brille.Ma chandelle fut un soir aperçue par ce papillon après lequel vous avez tous couru si souvent.J’aurais souhaité qu’il voltigeât et sortît sain et sauf par ma fenêtre, encore à demi ouverte, mais ébloui par la flamme, voici que déjà il s’y est précipité.On n’aperçoit qu’un petit éclat subit, un frémissement, un peu de fumée: c’est fini.Combien d’enfants se sont perdus pour avoir ainsi joué a\ec le danger! souhaité” \ 3.Verbe boire, Ire pers.de tous les temps simples.—{Voltigeât: à quel mode, pourquoi?RÉDACTION SUJET A TRAITER Que doit-on faire des objets trouvés?Pourquoi?Quelle partie du Décalogue fixe notre devoir sur ce pbint?SUJET TRAITÉ Celui qui trouve un objet n’en devient pas, par là même, le propriétaire.Il a, au contraire, en cette circonstance, un devoir à remplir, et s’il s’appropriait l’objet de sa trouvaille, il commettrait un vol.Son devoir est d’en rechercher immédiatement le propriétaire et en même temps de prévenir les autorités.Un enfant a trouvé, par exemple, sur la route, un portefeuille bourré de papiers et de valeurs ; si l’un de ces papiers lui permet d’en retrouver le propriétaire, il ira, sans perdre un instant, lui rendre son bien; sinon il se présentera chez M.le curé et fera la déclaration de sa trouvaille, afin qu’annonce soit faite à l’église de l’objet perdu.Agir autrement, ce serait se conduire en malhonnête homme et s’exposer à être traité comme tel; ce serait, de plus, enfreindre la loi de Dieu.Dans la seconde partie du Décalogue, qui renferme les devoirs de l’homme envers ses semblables, se trouve le septième commandement : Le bien d’autrui tu ne prendras Ni retiendras à ton escient, c’est-à-dire le résumé net et concis de nos obligations, dans le cas d’objets trouvés.En effet, dans ce précepte, Dieu nous ordonne non seulement de ne point voler, mais encore de ne point retenir ce que nous savons pertinemment être le bien d’autrui, et c’est le cas pour un objet trouvé.ÉCOLE PRIMAIRE COMPLÉMENTAIRE (7ème et Sème années) DICTÉE LA CONVERSATION Ce qui fait distinguer de suite notre rang, notre instruction, notre savoir-vivre, c’est notre conversation.Un mot, une expression, Questions.—1.Donner le sens de ébloui et de veloutées; 2.Analyse grammaticale de “j’aurais 612 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE un son faux contraires aux usages de la bonne compagnie, c’est assez pour faire voir que nous ne lui appartenons pas.Il est donc facile de conclure de là combien il est nécessaire de s’initier à la connaissance des règles du bon langage, d’étudier les qualités de la conversation et de chercher à connaître ses défauts pour les éviter.< V .Agir ainsi».c’est aboutir bientôt à de rapides progrès dan& la véritable perfection, puisqu’il est dit dans les Saintes Écritures, que celui qui ne pèche point par la langue est un homme parfait.Chose étrange et vraiment inexplicable] la conversation avec ses règles, ses qualités, ses défauts et ses travers, c’est un sujet utile, intéressant et pratique, et cependant, nulle part, ni dans aucune langue, ce sujet n’a été réellement traité.Annotations.—Conversation: On appelle conversation un entretien entre gens égaux ou à peu près égaux, sur toutes les matières que présentent les circonstances.Elle est le lien de la société; c’est par elle que les esprits se communiquent leurs pensées, que les cœurs se dilatent, que les amitiés se commencent, se conservent ou se rompent.—Savoir-vivre: Le savoir-vivre consiste à se conformer aux usages établis et reçus dans la société; aucune personne bien élevée ne les ignore, et les saints, même peu instruits, n’y manquent jamais, parce que la vertu leur donne ce qui est le fondement du vrai savoir-vivre: l’humilité et la charité.-—Bonne compagnie: On entend par cette dénomination, la société de gens ayant un langage élégant, des marièies distinguées et polies, un caractère sociable et un cœur toujours disposé à rendre service avec empressement.-—-L’expression “bonne compagnie” s’emploie quelquefois par ironie, faisant entendre justement le contraire.—Bon langage: Le langage étant la manière dont chacun s’exprime selon son génie, particulier, plus par rapport au sens que par rapport aux mots et à la diction, le bon langage est donc celui qui réunit la noblesse des idées à l’élégance du tour et à l’agrément de la diction.RÉDACTION La Fontaine a dit des enfants: “Cet âge est sans pitié."-—Racontez les événements dont vous avez pu Hre témoin et qui tendraient a démontrer que le poète a dit vrai.Quelles résolutions prenez-vous! DÉVELOPPEMENT Je revenais de l’école,lorsqu’on approchant de la rivière je vis un groupe d’enfants animés, poussant des cris et quelquefois jetant des pierres.De temps en temps des cris plaintifs, à demi étouffés, se faisaient entendre du côté de l’eau.Je m’approchai.Ces enfants ôtaient occupés à noyer un chien, un pauvre petit chien qui s’épuisait en vain à essayer de remonter le long du quai de pierre lisse où il ne trouvait pas prise.Chaque fois qu’il semblait prêt à réussir, une pierre lancée par l’un des garnements le faisait retomber.C’était un spectacle navrant.Le malheureux chien paraissait épuisé: à chaque plongeon forcé, on se demandait s’il allait reparaître.Enfin une grosse pierre l’atteignit si fortement qu’il glissa ne pouvant plus remuer et coula sans reparaître.“Méchants, leur dis-je, en les voyant jeter encore leurs pierres à l’endroit où le pauvre animal avait disparu et rire comme après une joyeuse expédition, méchants, que vous avait fait ce pauvre chien?—Ah! ah! ah! répondirent-ils, il était si drôle dans l’eau avec ses yeux en boules de loto!—Mais il avait peur et mal.—Qu’est-ce que cela te fait ?Et quand il voulait grimper le long des pierres, quel air bête il vous prenait!—Mais comment pouviez-vous le torturer ainsi ?—Bah! depuis la troisième pierre, il n’essayait même plus d’aboyer.” Je vis que je ne pouvais me faire comprendre de ces vilains gamins, qui ne sont point de notre école, et je me rappelai ce vers de La Fontaine.“Cet âge est sans pitié.” Vraiment oui, quelquefois, me dis-je, mais pas toujours, car ni mon frère Claude, ni mon ami Louis ni plusieurs de mes camarades, nous ne voudrions faire souffrir aucun animal Et je pris la résolution de n’être jamais cruel.RÉCITATION l’ame pure Quand la terre repose encore, Il est beau, le rayon lointain, Premier sourire du matin, Qui la réveille et la colore.La vie est belle à son aurore Quand, rêvant un heureux destin, Elle vient s’asseoir au festin, Qu’un rayon d’espérance dore.Mais je connais, ô Dieu clément, Un spectacle plus charm.ant Que le réveil de la nature, Que Vespérance en sa fraîcheur Et que la jeunesse en sa fleur: C’est la beauté d’une âme pure.Explications.—Repose: avant 'e jour, tout semble reposer dans la nature; l’homme, les animaux qui animent la campagne sont au repos.— Rayon lointain: pourquoi lointain ?— A son aurore au commencement, les première années, la jeunesse.—Heureux destin: une vie heureuse.— L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 613 Qu’est-ce qu’un festin 1—Rayon d'espérance: un faible espoir.-—Plus charmant: plus agréable à voir.—Espérance en sa fraîcheur: qui n’a pas été déçue; les désillusions ne l’ont pas atteinte.SECTION MÉNAGÈRE EXERCICES DE LANGAGE Invention.—Qu est-ce que : Filer ?—Tisser ?•—Repriser ?—Remmailler ?—Surfiler ?—Bâtir ?— Ourler ?—Piquer ?Filer, c’est faire du fil.—Tisser, c’est entrelacer des fils pour faire une toile ou autre étoffe.— Repriser, c’est refaire un peu d’étoffe usée, à l’aide d’une aiguille_ et de fil plat.—Remmailler, c’est refaire les mailles du tricot qui sont usées.-—-Surfiler, c’est passer un fil jeté sui l’étoffe coupée pour l’empêcher de s’effiler.—Bâtir, c’est rassembler à grands points les parties d’un vêtement pour pouvoir l’essayer avant de le coudre.—Ourler, c’est faire un rempli au bord de l’étoffe, que l’on coud à points de côté.—Piquer, c’est faire une couture à points arrière en piquant toujours l’aiguille dans le trou dont elle est sortie pour le point précédent.RÉDACTION La chaîne et la trame d’une étoffe.—Comment les aistinguez-vous en effilant.—Comment le tisserand les emploie-t-il?DÉ VELOPPEMENT L’autre jour à l’école on nous a fait faire de la charpie pour l’hôpital.J’ai bien remarqué que nous tirions des fils fins et doux et qu’il nous restait dans la main des fils plus gros très régulièrement disposés.— Nous tirions la trame, et il restait la chaîne.La chaîne ce sont les fils tendus en long quand on tient l’étoffe coupée à la pièce toute droite.La trame ce sont les fils qui sont en travers, passés en s’entrecroisant dans les fils de chaîne.Le tisserand dispose les fils de chaîne en long, tendus sur le rouleau et le châssis de son métier.Puis avec la navette, il passe en travers les fils de trame.Par un mouvement mécanique du métier, que le tisserand fait avec le pied, les fils de chaîne s’écartent relevés et abaissés de deux à deux.La navette,lancée par la ménagère court entre les deux rangées de fils, un second mouvement du métier change la disposition des fils de chaîne et serre la trame passée et c’est une ligne faite.Tous ces fils successivement passés et serrés font l’étoffe.DICTÉE PRENEZ SOIN DE VOS HABITS Louise était malpropre et désordonnée.Ses vêtements étaient souvent déchirés et sa pauvre mère passait la moitié de son temps à raccommoder les déchirures faites par la petite négligente.Une nuit d’hiver, Louise, qui dormait depuis longtemps, s’éveilla par hasard.Elle vit sa mère qui, à la clarté de la lampe, cousait, cousait encore la robe déchirée de sa petite fille.Louise eut le cœur gros de voir sa mère se priver de sommeil pour elle.Elle réfléchit dans son petit lit à la peine que prenait pour elle sa chère maman.Puis elle sentit un grand désir de l’embrasser pour lui demander pardon, et, sautant en bas de son lit, elle courut à elle.“Maman, ma chère maman, dit-elle, je ne veux pas que tu travailles la nuit pour moi.Va, je te promets que désormais je serai rangée et soigneuse.” Elle le fut en effet.Questionnaire.—-Quels étaient les défauts de Louise?—Comment étaient souvent ses vêtements?-—Que vit-elle, en s’éveillant, au milieu de la nuit?—Que pensa alors Louise?—Est-ce que cela la corrigea?Canevas.—Louise est malpropre, elle salit et déchire ses habits.Sa mère veille pour les lui raccommoder.Louise s’éveille, elle pleure; elle se lève, demande pardon et promet de se corriger.RÉCITATION LE BONHEUR AU VILLAGE Le village s’étend au fond de la vallée; Il est posé gaiement le long d’un frais ruisseau.De pigeons on dirait une blanche volée, Qui dorment au soleil ou se mirent dans l’eau.Tandis que des vieillards la paisible assemblée Devise gravement des choses du hameau, Les femmes au lavoir battent l’onde troublée, Le pâtre dans les champs souffle en son chalumeau.Tout est simple et tranquille.Aucun toit ne s’élève Plus haut que ses voisins: le jour naît et s’achève Aimable, pur et doux comme un rayon de miel.Bénissant le hameau que sa flèche domine, Seul le clocher s’élève au haut de la colline, Et semble un doigt levé pour indiquer le ciel.A.DE SÉGUR.SECTION AGRICOLE DICTÉE NUTRITION DES PLANTES La terre n’est que la première nourrice du végétal; l’atmosphère est la seconde. 614 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Celle-ci lui est non moins indispensable que celle-là.Toutes deux semblent s’entendre pour verser la vie à la plante, laquelle, de son côté, puise à ces deux sources, comme guidée par le plus infaillible instinct.Dans la terre, elle s’alimente; dans l’air, elle respire.C’est ici une autre merveilleuse harmonie qui en produit, ou du moins en révèle une nouvelle encore, car l’un des actes respiratoires du végétal exige le concours de la lumière.La plante, en effet, a deux façons différentes de respirer, la respiration diurne et la respiration nocturne.Combien l’œuvre du Créateur est admirable! Idées.—Comment se nourrissent les plantes?Que puisent-elles dans le sol?dans l’air?Comment respirent les plantes?Vocabulaire.—Végétal: plante, arbre; pluriel végétaux.—Atmosphère: couche d’air qui enveloppe la terre; ce est du féminin.—Indispensable: sens du suffixe able!—Infaillible: qui ne se trompe pas.—Instinct a formé instinctif, instinctive, instinctivement.—-Harmonie: accord.S’écrit har de même que harmonica, harmonium.Concours: toujours une s, de même, secours, cours, discours, recours.—-Diurne, du jour; nocturne de la nuit.Grammaire.—Souligner les pronoms.—Analyser les verbes.—Pourquoi révèle quand l’infinitif fait révéler 1 Analyse.—Dans la terre, elle s'alimente; dans l’air, elle respire.RÉCITATION LE SEMEUR Seul à son grand labeur sous le ciel inclément, Le semeur dans le champ promenait sa main lente, Un charlatan, semant sa fanfare insolente, Sur un tertre Voisin monta pompeusement.U eut autour de lui la foule en un moment, Fit ses tours, harangua de façon turbulente, Flatta fort ses oisons, et, séance tenante, Leur vendit son remède à tous maux, chèrement.Le semeur, dans le champ, menait son pas tranquille, Le charlatan piqué tança cet indocile: —'“Eh! là-bas, l’homme au sac qui balances ta main, Sais-tu pas que je vends la vie et l’espérance?Que fais-tu, quand ceux-ci boivent l’eau de Jou- [vence?” L’autre, semant toujours, dit: “Je leur fais du ipain!” Louis Veuillot.PENSÉES AGRICOLES (Choisies pour L’Enseignem-ent Primaire) Rien n’est meilleur que l’agriculture, rien n’est plus beau, rien n’est plus fécond, rien n’est plus doux, rien n’est plus digne d’un homme libre.(Cicéron.) Si tu laboures mal, tu moissonneras pis.(Proverbe italien.) Ce n’est pas ce que l’on sème qui rapporte; c’est ce qu’on soigne.Qui fait aimer les champs fait aimer la vertu.(Delille.) DOCUMENTS OFFICIELS CIRCULAIRE AUX COMMISSAIRES ET AUX SYNDICS DES ECOLES CATHOLIQUES DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le secrétaire-trésorier doit, sans retard, lire cette circulaire à une réunion régulière de la Commission scolaire, et la conserver avec soin dans les archives, pour la consulter au besoin Aux Commissaires et aux Syndics des écoles catholiques de la province de Québec.Messieurs, Québec, 5 avril 1924.Engagement DES INSTITUTEURS ET DES INSTITUTRICES trop répéter.L’année scolaire tire à sa fin, et vous devrez bientôt songer à l'engagement des instituteurs et des institutrices pour 1924-25.Il me faut revenir sur cette question importante, car la bonne tenue de l’école et le progrès des élèves dépendent de la qualité du maître.“Tant vaut le maître, tant vaut l’école”, voilà une vérité pédagogique que l’on ne saurait L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 615 Messieurs les commissaires et messieurs les syndics, vous tenez à la bonne réputation des écoles qui sont sous votre juridiction: vous désirez sincèrement la bonne formation de la jeunesse dont vous êtes les bienfaiteurs, et voulez que l’argent consacré chaque année au maintien des écoles de votre municipalité profite le plus possible aux enfants qui les fréquentent et aux parents qui paient les taxes scolaires.Eh bien! pour réaliser tous ces nobles désirs, une chose est indispensable: c’est le bon maître c’est la bonne maîtresse d’école.Gardez donc en place les instituteurs et les institutrices qui donnent satisfaction, dont les parents, M.le curé, l’inspecteur d’écoles et vous-mêmes, êtes contents.Pour de tels instituteurs et de telles institutrices, ne reculez pas devant une augmentation de traitement: le personnel enseignant doit vivre honorablement de son salaire comme les autres classes de la société.Évitez les engagements au rabais et les engagements d’institutrices non diplômées.Les institutrices qui s’engagent au rabais donnent rarement satisfaction, et les personnes non diplômées sont d’ordinaire incompétentes.Au sujet de ces ^dernières, je vous préviens que ce n’est qu’en cas d’extrême nécessité que je les autoriserai.Les Écoles normales et le Bureau central fournissent chaque année un grand nombre d’institutrices qualifiées: sauf des circonstances particulières, il n’y a donc pas d’excuse d’engager des jeunes filles non diplômées.Permettez-moi de vous rappeler que, conformément à l’article 2715 du code scolaire, une copie des engagements des instituteurs et des institutrices doit m’être transmise dans les quinze jours qui suivent la passation de l’engagement.Documents Mon département a distribué, dans toutes les écoles, les nouveaux scolaires Règlements du Comité catholique, ainsi que la Répartition mensuelle des nouveaux programmes.Aussi chaque mois, L’Enseignement Primaire est adressé à chacune de vos écoles sous contrôle.Il importe donc que tous ces documents scolaires, si utiles à la bonne direction des écoles et à une mise en vigueur efficace des règlements et des programmes scolaires, restent à l’école dont ils sont la propriété et qu’ils ne soient pas emportés par le titulaire, lors de son départ de la municipalité ou à la fin de l’année scolaire.A l’avenir, avant de payer le dernier mois de traitement aux instituteurs et aux institutrices, assurez-vous que tous les documents et livres appartenant à l’école sont au complet et en bon ordre.Puis, prévenez le personnel enseignant de votre municipalité que tout ce qui appartient à l’école doit rester à l’école.Rapport Je dois revenir de nouveau sur ce point très important.De par la annuel loi, chaque commission scolaire est tenue, avant le 15 juillet de chaque année, de me transmettre un rapport, d’après la formule fournie par mon département.Il faut bien se rappeler que ce rapport doit être attesté sous serment et signé par la majorité des commissaires et des syndics.De plus, un rapport des statistiques conforme à une formule approuvée par le Surintendant, doit être envoyé à l’inspecteur d’écoles du district par le secrétaire-trésorier, avant le 15 juillet.Ce rapport doit aussi être attesté sous serment, et signé par la majorité des commissaires ou des syndics, et par le secrétaire-trésorier.Plusieurs secrétaires négligent d’envoyer ce rapport à la date indiquée et retardent ainsi le travail des inspecteurs d’écoles, qui sont tenus de renseigner mon département au temps indiqué.Par cette négligence, les secrétaires-trésoriers s’exposent à faire perdre à leur municipalité, les subventions du Gouvernement.La Fête des La fête des arbres aura lieu, cette année, dans la première semaine Arbres de mai, le 3, pour la région de Montréal, et dans la deuxième semaine de mai, le 10, pour la région de Québec.MM.les commissaires d’écoles se feront sans doute un plaisir de s’entendre avec les directeurs et les directrices de nos maisons d’éducation, et les instituteurs et les institutrices, pour organiser une petite fête scolaire, au cours de laquelle des arbres d’ornement seront plantés sur le terrain scolaire.Planter un seul arbre en bon état, en avoir soin, lui assurer la vie, c’est faire œuvre de patriotisme.Les arbres embellissent le paysage, assurent de l’ombrage en été, purifient l’air et favorisent la multiplication des oiseaux, ces aimables et utiles amis de l’homme.^ Plantons donc quelques arbres et intéressons les élèves à cette bonne œuvre: la fête des arbres fournira l’occasion d’une leçon d’arboriculture pratique.Élection des Nous attirons votre attention sur les amendements faits au code commissaires et des scolaire concernant les élections des commissaires et des syndics d’écoles, syndics d’écoles suivant le cas.Ces amendements se trouvent aux articles 2668a et suivants.L’article 2668a se lit comme suit: “Dans toute municipalité scolaire dont le territoire est situé en tout ou en partie, dans les limites d’une municipalité locale où l’élection des conseillers municipaux est faite au scrutin secret, si lors de l’assemblée pour l’élection des commissaires ou des syndics d’écoles, 616 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE il doit y avoir votation, cette votation se fera conformément aux dispositions du présent paragraphe.” Ce qui veut dire que si l’élection des conseillers municipaux est faite au scrutin secret, l’élection des commissaires ou syndics doit aussi se faire au scrutin secret.Avis Le secrétaire-trésorier doit donner un a\is de sept jours francs avant d’élection le jour fixé pour convoquer l’assemblée pour l’élection des commissaires ou des syndics d’écoles.Cette assemblée doit avoir lieu le premier lundi juridique du mois de juillet (Art.2644), excepté pour les municipalités du comté de Saguenay, situées à l’est de la rivière Portneuf.Cependant, si l’assemblée annuelle n’a pu avoir lieu le premier lundi juridique de juillet, (ou d’avril pour les municipalités du comté de Saguenay plus haut mentionnées), cette assemblée et l’élection peuvent avoir lieu, l’un des autres lundis juridiques du même mois, (Art.2649).Nomination d’un Si durant le terme d’office d’un commissaire ou d’un syndic, son commissaire par le siège devient vacant pour l’une des raisons mentionnées à l’article 2692, LiEUTENANT-GouvER- et s’il n’est pas remplacé par les autres commissaires restant en charge, neur en conseil son remplaçant doit être nommé par le lieutenant-gouverneur en conseil.Pour ce faire, on doit me donner le nom d’un contribuable possédant les 3ualités requises par les articles 2639 et 2642, et acceptant de remplir la charge, et je recomman-erai sa nomination au lieutenant-gouverneur en conseil.Vous ne devez pas oublier que celui qui est nommé, ne doit que terminer le terme d’office de celui qu’il remplace.Ventes de pro- Art.2787.Lorsqu’une corporation scolaire veut vendre une pro- priétés scolaires priété scolaire dont elle n’a plus besoin, soit une \ieille maison d’école, un emplacement, etc., le secrétaire-trésorier ne doit pas oublier de donner les avis requis par l’article 2771 du code scolaire.(Voir l’art.2787.) Trente jours après la lecture et l’affichage de la résolution décidant cette vente, il doit eu transmettre une copie au Surintendant, ainsi qu’un certificat attestant qu’aucun avis d'appel ne lui a été signifié à l’encontre de cette résolution.Le Surintendant peut alors recommander cette vente au lieutenant-gouverneur en conseil.Appel MM.les commissaires et MM.les syndics, c’est avec confiance aux commissions que je vous soumets les considérations qui précèdent.Je sais que vous scolaires les étudierez avec soin et que vous suivrez mes instructions dans toute la mesure du possible.C’est à vous que la loi scolaire confie l’administration et la direction des écoles dans chaque municipalité: l’exercice de ce droit important exige en retour, de votre part, l’accomplissement d’un devoir dont dépend non seulement la vie de l’école mais aussi son maintien et son progrès dans le sens indiqué par notre plus haute autorité scolaire, le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.Veuillez agréer, chers collaborateurs, avec l’expression de mon entière confiance, mes meilleurs souhaits de succès dans l’exrecice de vos importantes fonctions.Cyrille-F.Delage, Surintendant.circulaire aux inspecteurs d’écoles Département de l’Instruction publique LETTRE A MM.LES INSPECTEURS D’ÉCOLES Québec, 15 mars 1924.Monsieur V Inspecteur, En vertu de l’article 8 des règlements du Comité catholique, toute école primaire élémentaire qui a au moins 6 élèves dans le cours supérieur, c’est-à-dire en 5ème ou en 6ème a,nnée, et toute école primaire complémentaire qui a au moins 6 élèves en 7ème ou en Sème année, ont droit à une allocation sur le fonds de l’éducation supérieure, à la condition qu’un rapport sur chacune de ces écoles soit envoyé à mon département dans les délais fixés par la loi.Veuillez donc me préparer la liste complète des écoles sous contrôle de votre district qui ont,. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 617 cette année, des élèves en ôème ou 6ème année, et en 7ème ou Sème année.Indiquez le nom de la municipalité scolaire, celui du comte et le numéro de l’arrondissement.Dans cette liste, classez les écoles comme suit : lo Les écoles primaires élémentaires qui ont au moins 6 élèves en 5ème ou en 6ème annee; 2o Les anciennes écoles modèles qui ont conservé le minimum d’élèves requis en Sème ou en 6ème année; , .„ 3o Les anciennes écoles modèles qui ont, cette annee, au moins 6 eleves en 7eme annee (ou en Sème).^ ^ , 4o Les anciennes académies qui ont conservé au moins 6 élèves en 7ème annee (ou en Sème).Cette liste devra m’être transmise d’ici au 15 avril, afin que je fasse adresser la formule requise aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires intéressées.J’ai l’honneur d’être, etc., Votre obéissant serviteur, Cyrille-F.Delage, Surintendant.BUREAU CENTRAL Tel qu’annoncé dans la circulaire du secrétaire du Bureau central, publiée dans L Enseignement Primaire d’octobre 1923, l’Agriculture et l’Horticulture feront l’objet d’un examen distinct comme les années précédentes.(Voir L’Enseignement Primaire d’octobre, première page,^ au titre Section ménagère.) La Section ménagère, obligatoire pour les filles, renferme deux matières distinctes: Y Enseignement ménager, puis Y Agriculture et Y Horticulture.MÉMOIRE SUR LES ANCIENS BUREAUX D’EXAMINATEURS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC 1846-1897 DEUXIÈME PARTIE (1) Liste des membres des anciens Bureaux Liste des membres des anciens Bureaux d’examinateurs, autant qu il a été possible de la retracer dans les archives du département de l’Instruction publique.BUREAU D’EXAMINATEURS DE QUÉBEC Créé par acte 9e Viet., chap, xxvn, s.l (1846) Siège: Québec.Juridiction'.Trois-Rivières, Arthabaska, Québec, Beauce, Montmagny, Kamouraska, Rimouski et Gaspé.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.membres: 1846—Mgr Chs-Frs Baillargeon, M.Ant.Parent, M.Patrick McMahon, M.John Duval, M.Jacques Crémazie, M.Antoine Légaré, M.Clément Cazeau.Secrétaire, M.C.Dela-grave.(1) Voir la Première Partie dans L’Enseignement Primaire d’avril 1924. 618 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1851-—Révd Ls Proulx, curé; MM.F.-X.Toussaint et F.-E.Juneau.—1852: Révd Jos.Au-clair, Révd J.Nelligan.—1856: Révd Edward Gordon Horan.—1858: Révd Jean Lan-gevin, Révd Bernard McGauran.—1859: M.N.Laçasse, secrétaire.1860—M.John Burroughs, Révd E.Bonneau.—1867: M.Isidore Belleau, Révd Lionel Lindsay.—1868: Révd Thomas Chandonnet.—1871: Révd Pierre Lagacé.—1872: Révd Thomas-Etienne Hamel, Y.G.—1885: Révd Louis-N.Bégin, Révd Michael O’Ryan.— 1887: M.Joseph Prémont, inspecteur d’écoles.—1888: Révd M.F.Faguy, curé; Révd T.-G.Rouleau, principal de l’École normale Laval, en remplacement de Mgr L.-N, Bégin.1893-—M.John Ahern.—1896: Révd M.Lionel Lindsay.—1896: M.Charles Rouleau.En 1897, le secrétaire était M.N.Laçasse.BUREAU D’EXAMINATEURS DE MONTRÉAL Créé par acte 9e Viet., chap, xxvn, s.l (1846) Siège: Montréal.Juridiction: Comtés des Trois-Rivières, Arthabaska, Richelieu, Joliette, Terrebonne, Saint-Hyacinthe, Iberville, Beauharnois, Saint-François, Bedford, Montréal et Ottawa.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.membres : 1846— Révd H.Hudon, V.G.; M.L.-V.-L.Villeneuve, M.A.-F.Trudeau, M.Jacques Yiger, M.George Weekes, M.Frs-X.Valade, M.Paul Filiatrault.Secrétaire, M.F.-X.Valade.1847— Révd Joseph LaRocque.—1851: Révd J.Connolly.—1853: M.William Doran.— 1854: Révd Paul Denis, Révd L.-J.Lauzon.—1855: M!.Pierre Garnot, Révd M.Lenoir.1874: Révd William Leclerc, M.Alfred David Lacroix.—1882: M.William Fahey, M.U.-E.Archambault.—1884: Révd S.Rouleau.—1885: Révd John Quinlivan, Révd James Hogan.—1889: Révd William Duckett, Révd Alfred Archambault.—1895: Révd Gaspard Dauth.—1896: M.F.-X.Demers.—M.A.-D.Lacroix, secrétaire.BUREAU D’EXAMINATEURS DES TROIS-RIVIÈRES Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853).Siège: Trois-Rivières.Juridiction: Comtés de Trois-Rivières et Arthabaska.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.membres : 1853—Révd F.-G.Loranger, V.G.; Révd S.Wood, Révd F.Kyroake, Révd H.Burgis, M.G.Badeau, M.Ls-L.Rivard, M.John Whiteford.—Secrétaire, M.J.ou P.Hébert.1856—Révd D.Paradis.1857: Révd Olivier Caron, Révd Frédéric-A.Smith.—1859: Révd Tépesphore Toupin.—VI.J.-P.-M.Désilets, secrétaire.1861 : Révd George Heaton.-—1862: Révd John Torrance.—1863: M.Richard Lonigan, M.Sévère Dumoulin.—1864: Révd Charles-F.Baillargeon, 1865: M.J.-N.Bureau,M.F.-X.Guillet, M.C.-B.Genest.—1871 : Révd John Bennett.—1872: Révd Alphège Godin, Révd John Foster.-—1874: Révd Louis-Sévérin Rhéault.—1887: Révd M.H.Baril. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 619 1887—Ce bureau est divisé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante.1891—M.Pierre-Léger Hubert.Secrétaire, M.P.-O.Guillet.BUREAU D’EXAMINATEURS DE KAMOURASKA Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853).Siège : S aint-Louis-de-Kamouraska.Juridiction: comtés de Kamouraska, Rimouski et Témiscouata Confère des brevets élémentaires.3 sessions par année.membres: 1853— Révd F.Pilotte, Révd N.-E.Hébert, M.Dr Thomas Michaud, M.Maxime Hudon, M.Paschal Dumais, M.Thomas Bégin, M.J.-B.Pouliot.—M.P.Dumais, secrétaire.1854— M.J.-B.Martin, N.P.—1857: M.Zéphirin Perrault, M.Ovide Martineau, Révd H.Potvin.—1862: M.Charles Déry, M.Henri Caron.—1863: Révd Pierre Patry, curé; Révd Frs-Xav.Paradis, M.Winceslas Taché, M.Pierre Desjardins.—1873: M.Louis-Charles Bégin, M.Joseph-Gabriel Pelletier.—1876: M.Damase Rossignol, M.D.;— 1880: M.François-Alfred Sirois, M.D.; M.Polydore Langlais.—1881: M.George Lebel.1884: Révd F.-X.-Ludger Blais, M.Louis-Vincent Dumais.—1892: Le siège est transféré à Fraserville 1895—Révd Auguste Bernier.En 1897, le secrétaire était M.J.-G.Pelletier.PUREAU D’EXAMINATEURS DE SHERBROOKE Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853).Siège: Sherbrooke.Juridiction: Comtés de Bedford et Saint-François.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.MEMBRES : 1853— Révd Isaac Hellmuth, Révd B.McCauran, Révd A.-J.Parker, Révd C.-P.Reed, M.W.Ritchie, M.Chs de Tonnancourt, M.J.-S.Walton—M.S.-A.Hurd, secrétaire.1854— M.W.-R.Doak, M.Joseph Robertson.—1855: Révd C.-P.Reid.—1856: M.Charles Brooks, M.Amdrew Hurd.—1859: M.H.-H.Miles.—1860: Révd William Richmond.— 1871 : Révd Auguste Tanner, Révd Charles Tombs—1872: M.Frédéric-C.Emberson.1877—Ce bureau est divisé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante.Révd M.Elle Dufresne, Y.G.; Révd Pierre Girard, M.George-Etienne Rioux, M.Azane Archambault, Révd Frédérick P.Dignan, M.Frédéric Paré, M.D.; M.Edouard Pan-neton.—1881: Révd J.-H.Roy.—1888: Révd J.-A.Lefebvre—1896: M.Firmm Campbell, avocat; Révd Elie-C.Fisette, Révd Osias Gagnon.En 1897, le secrétaire était M.J.-I.-L.Archambault, N.P. 620 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU D’EXAMINATEURS DE STANSTEAD Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853) Siège: Township de Stanstead.Juridiction'.District judiciaire de Bedford et Saint-François.Confère des brevets élémentaires.3 sessions par année.membres: 1853—Révd H.-G.Burrage, Révd Hyppolite Bienvenue, Révd John Tomkins, M.Hugh Elder, M.James Readon, M.D.; M.Chs.Richardson, Révd J.Chandler.—M.C.—A.Richardson, secrétaire.1858—M.John Meigs, M.William L.Thompson.1862—M.Robert Newton Hall.—1881: M.Michael Felix Hackett.—1883: M.William Henry Lee.—1884: M.Charles M.Thomas, Dr John W.McDuffee.—1886: Ce bureau est divisé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante.La section catholique est transférée au bureau de Sherbrooke.BUREAU D’EXAMINATEURS DE GASPÉ Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853).Siège: Percé.Juridiction: Comtés de Gaspé et Bonaventure.Confère des brevets élémentaires.3 sessions par-année.membres : 1853—Révd N.Gingras, Révd R.Short, Révd G.Milne, Dr O.-E.Covick, M.J.-C.Bel-leau, M.L.Bistodeau, M.William Tilly.1858—Hon.Peter Winter, Révd Edouard Guilmet, Révd Silas Cross, M.John Fauvel.1862— Révd Louis Desjardins, Révd Alphonse Winter, M.Louis-George Harper, M.George Le Boutillier, M.Louis Boucher, M.Léandre Dagneault.1863— M.P.Vibert (jeune), secrétaire.1864— M.Philippe Vibert, père.—1868: Révd Adam Blouin, Mgr F.-X.Bossé—1878: Dr J.-A.Pidgeon.1879—Ce bureau est reconstitué, l’ancienne commission est révoquée et les membres suivants sont nommés: Mgr F.-X.Bossé, Révd P.-S.Saucier, Révd Gore Lyster, Révd Chs-A.Boudreau, MM.J.-F.Painchaud, L.-G.Harper, L.-Z.Joncas, J.-W.Remon, Jos.-X.Lavoie et John-J.Fox.1879—Révd J.-O.Normandin.—1884: Révd Jos.-Alfred Pérusse, curé de Percé, Révd M.Pérusse et M.James Tuzo.—1889: Révd Thomas Cyprien Duret, curé de la Grande-Rivière; Révd Joseph-A.Chalifour, curé du Cap-Désespoir; Rév.J.-Bte-Alphonse Bélanger, curé de Saint-Pierre-de-la-Malbaie ; M.Alphonse-St.Garneau, avocat, de Percé—1892: Révd Félix Sirois—1985: Révd C.-P.Côté, Révd L.-C.Lavoie—1896: Révd Cyprien Larivée.En 1897, le secrétaire était M.James M.Remon. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 621 BUREAU D’EXAMINATEURS D’OTTAWA.Créé par acte 16 Viet., chap, ccix (1853) Siège: Aylmer.Juridiction4.Comtés d’Ottawa et Pontiac.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1853—Révd James Hughes, Révd John Johnston, M.H.-D.B.Papineau, M.Alonzo Wright.M.James-F.Taylor, M.John Starrs, M.Aimé Lafontaine, M.J.Murphy, secrétaire, 1856—Révd Michael Lynch, M.L.-M.Coutlée, M.James Doyle, M.John Forun, M.A.Lovel, M.A.Larue.—1857 : Révd William Morris, Révd J.-S.Sykes.—1862: Révd François Michel, prêtre; M.Alfred Driscoll, M.James Coleman, M.Jean Delisle, M.Alexandre Bourgeau, M.James McArthur.1862—Ce bureau n’aura, à l’avenir, le pouvoir de donner des diplômes d’école élémentaire que dans les comtés d’Ottawa et de Pontiac.1868—M.Levi Ruggles Church.—1874: Révd Antoine Brunet, M.George-Léandre Dumouchel.1883— M.Charles-R.Rouleau.1884— Ce bureau est réorganisé et siégera à Hull.Membres: section catholique: Révd Père R.-Eugène Caudin, O.M.I.; M.George-Léandre Dumouchel, N.P.; M.Eraste-D.D’Orsonnens, M.George Ardouin, M.Thomas Foran, M.Nérée Tétreault, M.Alfred Rochon.1890—Révd Père Lauzon, O.M.I.—1891: M.Dosithée-C.Simon—1896: Révd P.Lecomte.En 1897, le secrétaire était M.Aug.Gay.BUREAU D’EXAMINATEURS DE BONAVENTURE.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: New-Carlisle.Juridiction: Comtés de Bonaventure et Gaspê.Confère des brevets d’école élémentaire.3 sessions par année.membres: 1862—Hon.Pierre Winter, Révd Charles-G.Fournier, curé; Révd Nicolas Audet, curé; Révd J.-Pierre Saucier, curé; Révd George Milne, Révd John Wells, M.Etienne Martel.M.Charles Kelly, secrétaire.4 T11 ., T 1864—M.Flavien Dubergés Gaudreau—1876: Révd François-Adeline Bloum, Révd J.Gagné, M.Pierre-Clovis Beauchène, Révd François Gagné, Révd John V\ ells, Revd J.-Josué Lepage, M.Henri-Josué Martin.v , IggO—Réorganisation de ce bureau et formation de deux bureaux catholiques, 1 un a Larleton, l’autre à New-Carlisle. 622 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU D’EXAMINATEURS DE NEW-CARLISLE.Siège: New-Carlisle.Juridiction: Comtés de Bonaventure et Gaspê.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par-année.membres: 1880—Révd P.-Napoléon Thivierge, Révd Cyprien Larrivée, Révd J .-A.-Philias Fortier, M.F.-D.Gauvreau, M.Gordian-F.Maguire, M.D.1883—Révd J.Smith, M.William Maguire, M.D., Révd M.Polydore Moreau, M.Pierre Chauveau, M.J.-F.Audet, M.Henry Clapperton.1889—Révd Charles-Ernest Trudel, Révd Théodore Landry, Révd S.Fraser.—1895: Révd Hormisdas Langlais.—1896: Révd T.-E.Duret, Révd J.-Alph.Belle-Isles.En 1897, le secrétaire était M.L.-P.LeBel.BUREAU D’EXAMINATEURS DE CARLETON.Siège: Carleton.Juridiction: Comtés de Bonaventure et Gaspé.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1880^—Révd F.-A.Blouin, Révd Jacob Gagné, Révd Frs Gagné, M.Pierre-Clovis Beauchène, M.le docteur H.-J.Martin.1886—Révd M.D.Lebel.—1889: Révd Donat-Eusèbe Delâge, Révd Charles-Ernest Trudel.1896—Révd Jos.-A.Normandin.En 1897, le secrétaire était M.James Verge.BUREAU D’EXAMINATEURS DE SWEETSBURG ET WATERLOO.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: Alternativement à Waterloo, comté de Shefford, et à Sweetsburg, comté de Missisquoi.Juridiction: Comtés de Shefford, Brome et Missisquoi.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1862—Révd André-B.Dufresne, curé; Révd Charles-Boucher, curé; Révd Michael McAuley, curé; M.Joseph Lefebvre, M.Hyacinthe N.Casavant.M.L.-H.-D.Bondy, secrétaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 623 1862—Ce bureau est aussi connu sou* le nom de “Bureau d’Examinateurs du district de Bedford.” 1865—Révd George Brown, M.Patrick Hackett.1868—Révd Edmond Gendreau, Révd Henri Milette.Révd Jean-Marie Balthazard, Révd Alphonse Phaneuf.—1871: Révd Zéphirin Mondor, Révd Joseph Jodoin, M.Moïse Lefebvre, M.Raphaël Tarte.—1877: Révd Chrysostôme Blanchard, Révd Joseph-Israël Courtemanche.1880—Révd Urgèle Charbonneau —1883: M.John-Francis Leonard, Revd Arthur Saint-Louis.—1884: Révd Alfred Nadeau.—1888: Révd Arthur Petit, Révd J.-C.Bernard.1891—Ce bureau est transféré et sera connu sous le nom de “Bureau d’Examinateurs de West-Farnham,” avec autorisation de délivrer des brevets pour écoles modèles.1893—Révd Joseph Dupuy.—1895: Révd Alph.Archambault.—1896: Révd Albert Hogue.En 1897, le secrétaire était M.l'abbé M.A.Hogue, ptre.BUREAU D’EXAMINATEURS DE CHICOUTIMI, CHARLEVOIX ET SAGUENAY.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: Chicoutimi.Juridiction'.Comtés de Chicoutimi, Charlevoix et Saguenay.Coafère des brevets élémentaires.3 sessions par année.membres: 1862—22 août, Révd Jean-Bte Gagnon, curé; Révd Louis-Antoine Martel, curé; Révd Joseph Hoffman, curé; MM.Ovide Bossé, Jean-Bte Plamondon, avocat; John Kane, Pierre Tremblay.—M.G.Cloutier, secrétaire., 1862—18 oct.—Révd Dominique Racine, curé; Révd Jospeh Hudon, curé.—1860: Revd h .-X.Morin, curé; M.F.-H.O’Brien, avocat.1866—Un bureau est créé pour la division de Charlevoix et Saguenay.1868—Révd Frs-X.Delâge.—1875: M.Edouard Savard.1877—M.François-Régis Gosselin., , ™ ^ , 1879—-Est autorisé à octroyer des brevets modèles pour les comtes de Chicoutimi, unarJevoix 188S0-Révd M.Fafard, Revd M.F.-X.Delâge, Révd D.Roussel.—1883: M.F.-X Gosselin 1890: Révd Eugène Lapointe, Révd IN.Dégagné, Dr L.-E.Beauchamp.—1894: Revd F.-X.Bedey, Révd Elzéar Delamare.En 1897, le secrétaire était M.Chs Cloutier.BUREAU D’EXAMINATEURS DE CHARLEVOIX ET SAGUENAY.Créé par proclamation du 31 janvier 1866.Siège: Baie-Saint-Paul.Juridiction'.Comtés de Charlevoix çt Saguenay.Confère des brevets élémentaires.3 sessions par année. 624 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE membres: 1866—Révd Fidèle Morissette, Révd Clovis Gagnon, MM.Antoine Martel, Joseph-Nérée Gingras, Télesphore Fortin et Ovide Clément.1873—M.J.-Bte-R.Dupont, M.Ed.Boudreau.—1874: Révd Joseph Sirois.—1877 : M.Joseph Perron, Révd M.Fafard.—1880: Révd P.-H.Beaudet, Révd P.Boily.—1885: Dr Char-les-A.Clément.—1886: M.Thomas Tremblay, inspecteur d’écoles.'—1890: Révd Ambroise Fafard, Révd J.-E.Lauriot —1894: Dr Alfred Simard.—M.Arsène H.Simard.— 1896: Dr J.-Eug.Guillemette.En 1897, le secrétaire était M.Geo.-N.Cimon.BUREAU D’EXAMINATEURS DE NOTRE-DAME-DU-LAC-SAINT-JEAN.Créé par arrêté en conseil du 25 septembre 1886.Siège: Roberval.Juridiction: Comté du Lar.-Saint-Jean.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1886—Révd Bruno-E.Leclerc, M.Élie Saint-Hilaire, Révd M.Jos.Lizotte, Révd F.-X, Belley, M.Alphonse Bourget, M.Elzéar Ouellet.1888—Dr G.-A.Matte.—1890: Révd Louis Trenn lay.—1892: Révd David O.-R.Dufresne, M.Elzéar Ouellet.—1893: Est autorisé à octroyer des brevets d’école modèle.1894—Révd F.-X.Delâge.—1895: M.Pierre D’Auteuil.En 1897, le secrétaire était M.J.-C.Lindsay.BUREAU D’EXAMINATEURS DU SAGUENAY.Créé par arrêté en conseil du 22 mai 1891.Siège: Alternativement à Tadoussac et aux Escoumains.Juridiction: Cette 'partie du Saguenay.Confère des brevets élémentaires.2 sessions par année.membres: 1891—Révd C.-L.Parent, Révd Jos.Perron, Révd Jos.-E.Lemieux, M.le Dr C.-A.Côté, M.Auguste Gingras.-—Secrétaire, M.P.Bouliane.1891—Révd Onésime Lavoie.—1895: Rév.Arthur Guay.En 1897, le secrétaire était M.J.-B.Lévesque. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 625 BUREAU D’EXAMINATEURS DE RIMOUSKI.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: Rimouski.Juridiction : Comté de Rimouski.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1862— Révd M.Gabriel Nadeau, curé; Révd Epiphane Lapointe, curé; Révd François-Ade!-me Blouin, curé; Révd George Potvin, ptre; MM.François Magloire Hudon, Pierre-Louis Gaudreau, Thomas Déchène, M.P.—G.Dumas, secrétaire.1863— Révd Léon Lahaye.-—1868: Révd Jean-Bte Blouin, Révd John Colfer.—1871 : Révd Pierre-Charles-Alphonse Winter.1872— M.Achille Fournier, Révd F.Laliberté.1873— Révd Edouard Guilmet, Révd Louis Desjardins.1876—Ce bureau est autorisé à octroyer des brevets d’école modèle.1876—Révd Edm.Langevin, Y.G.; M.Arthur Prisque Retendre, M.François Magloire Derome.1881— Révd Chanoine P.-J.Saucier, M.Louis-N.Asselin.1882— M.Joseph Valentin Gagnon, N.P.-—1883: M.Léonidas Dionne.—1885: Révd Luc Rouleau.—1886: Révd Jos.-Oct Simard.—1889: Révd chanoine Charbonneau, Révd Médard Belzile, M.Auguste Tessier, avocat; Dr Pierre-A.Gaudreau.—1891 : Révd R.-P.Sylvain.En 1897, le secrétaire était M.J.-B.Fillion.BUREAU D’EXAMINATEURS DE RICHMOND, DRUMMOND ET WOLFE.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: Richmond.Juridiction : Comtés de Richmond, Drummond et Wolfe.Confère des brevets élémentaires.3 sessions par année.membres: 1862—Udolphus, Lord Aylmer, Baron de Balrath; Révd Luc Trahan, curé; Rév Jean Prince, curé; M.David Dunkerley, M.Jean-Bte Richard, M.William Evans Jones, A.M.; M.Thomas Brady.—M.J.-H.Graham, secrétaire.1867—20 février—Ce bureau est divisé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante.Membres, section catholique: Révd H.-C.Hamelin, ptre; Révd Patrick Quinn, ptre; Révd Tréflé Gouin, ptre; MM.Jean-Bte Richard et Joseph-Flavien Béique.-—1870: Révd.Louis-Aimé Masson.—1874: M.Edouard-René Darche, M.D.; 1878: Révd Georges Vaillancourt.—1879: Révd L.Masson, Révd Ch.Quinn.—1880: M.P.-S.Murphy.1885: Révd P.Jutras.En 1897, le secrétaire était AI.F.-A.Brien. 626 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU D’EXAMINATEURS DE PONTIAC.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège : Poktage-du-Fort.Juridiction: Comté de Pontiac.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres : 1862—M.George-E.White, M.George-M.Judgson, M.François-Xavier Bastien, M.Robert-W.Hardinge, M.Thomas McVeigh.—M.Ovide Leblanc, secrétaire.1862—27 oct.—Révd Charles-A.-J.Ouellet, curé; M.George-A.Parvis.1881—17 déc.—Ce bureau est divisé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante.Membres, section catholique: Révd Père Brunet, M.J.McG.Rooney, M.Joseph-Timoléon Saint-Julien, Dr Edouard-H.Rouleau, M.Tancrède-O.Gaboury, M.D.1884—M.Cusack P.Rooney, avocat; M.David-R.Bary, avocat; M.Patrick-B.Coyne.1890—M.Louis-A.Gaboury, avocat.—1892: Révd Grégoire-Auguste Picotte, Révd Thomas-Napoléon Lemoyne, Dr Jean-Omer Lachapelle.—1895: M.John Coyne.-—1896: Dr F Gaboury.En 1897, le secrétaire était M.F.Gaboury.BUREAU D’EXAMINATEURS DE LA BEAUCE.Créé par proclamation du 22 août 1862.Siège: Sainte-Marie-de-la-Beauce.Juridiction: Comté de Beauce.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1862-—Révd Louis Proulx, curé; Révd Honoré Grenier, curé; Révd John Nelligan, curé; l’honorable Elzéar Duchesnay, M.Alexandre de Léry, l’honorable Richard-Achille Fortier, M.Jean-Baptiste Bonneville; M.I.-T.-P.Proulx, secrétaire.1869—M.Henri-Elzéar Taschereau, Révd Louis-Antoine Martel, M.Zéphirin Vézina, Révd Frs-Xavier TTgssigp 1876—M.Tancrède Fortier, M.D.; 1880: Révd Wilbrod Couture.—1883: M.Charles Lindsay.—1885: Révd F.-X.Gosselin, M.J.-A.Chaperon—1887: M.A.Morency, Révd F.-S.-A.Pelletier.—1888: Révd J.-E.Martin, M.Frs.-E.-A.Taschereau Fortier.—1894: Révd J.-E.Roy, Révd M.D.Guimond, Révd Théophile Montmigny, M.J.-A.Morency, M.Auguste Pacaud.1896—Est autorisé à octroyer des brevets d’école modèle.1896-—Révd J.-E.Fe iltaut.En 1897, le secrétaire était M.Chas.Lessard. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 627 BUREAU D’EXAMINATEURS DE SAINT-HYACINTHE.Créé par arrêté en conseil du 29 mai 1876.Siège: Saint-Hyacinthe.Juridiction: Comtés de Saint-Hyacinthe, Bagot et Rouville, et les diplômes seront valables dans les districts judiciaires d’Arthabaska, de Bedford, de Saint-Hyacinthe, d’Iberville, de Beauharnois et dans partie de celui de Richelieu, qui se trouve au sud du Saint- Laurent.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres : 1876—Révd Alphonse Gravel, V.G.; Révd Amédée Dumesnil, Révd L.-M.Archambault, Révd Jean-Charles-Alfred Desnoyers, Révd M.Godard, MM.Hilaire Blanchard, Charles Bachand, Jean-Bte Delâge, Solyme Bertrand, Noé Gervais.1880—Révd Alexis Xiste Bernard, chanoine; Dr Henri Saint-Germain.1882—Révd Théodule Boivin, l’honorable P.Boucher de La Bruère.-—1884: Révd P.Laro-chelle.—1888: M.Jos.Naud, N.P.—1893: M.Euclide Richer, Révd Philippe Choquette.—1895: M.Joseph-Cyprien Desautels, N.P.En 1897, le secrétaire était M.N.Gervais.BUREAU D’EXAMINATEURS AUX ILES-DE-LA-MADELEINE.Créé par arrêté en conseil du 3 septembre 1881.Siège: Havre-aux-Maisons.Juridiction: Les Iles-de-la-Madeleine seulement.Confère des brevets élémentaires.Une session par année, en juillet.membres : 1881—Révd C.Beaudreault, curé de Hâvre-Aubert; Révd O.Hébert, curé de Hayre-aux-Maisons; Révd M.Allard, curé de l’Étang-du-Nord; Révd M.Chambers, ministre anglican, ou son successeur en office; M.P.-P.Delany, M.D.1884—Révd Auguste Picotte.—1885: Révd A.Gérard-des-Finances, curé de Saint-Pierre-de-L’Étang-du-Nord; Révd Henri Thériault, curé de Saint-François-Xavier-du-Bassin.1888: Révd J.-Bte-E.Meunier, M.John Ballantyne, M.P.Léger Joncas.—1890: M.Ed.-A.Brassard.—1891: Révd J.Chiasson.—1892: Révd Gérard-des-Finances, membre actif.—1894: Révd J.-A.-H.Blaquière, curé de Havre-aux-Maisons.En 1897, le secrétaire était M.P.-L.Joncas. 628 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU D’EXAMINATEURS DE NICOLET.Créé par arrêté en conseil dn 15 avril 1886.Siège: Nicolet.Juridiction: Comtés de Nicolet, Arthabaska et Yamaska.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.membres : 1886—Révd Irénée Douville, Révcl Thomas Moreau, Révd Victor Thibaudier, M.Ephrem Belcourt, M.Théophile Roy.1888—Révd Zéphirin Lahaie.En 1897, le secrétaire était M.Ls-T.Roy.BUREAU D’EXAMINATEURS DE SAINTE-ANNE-DES-MONTS (GASPÉ).Créé par arrêté en conseil du 24 septembre 1894.Siège : S ai.\ te-Anne-de s-Moxts .Confère des brevets élémentaires et modèles.Sessions quand les circonstances le permettront.Quorum: 3 membres.membres: Révd A.-A.Soucy, curé de Sainte-Anne-des-Monts; Révd P.-C.Saindon, curé de Cap-Chat; Révd J.-B.Ruest, missionnaire à Saint-Edouard-des-Méchins; M.A.-J.Sasseville, J.P.; M.Joseph Thibault, régistrateur, 1896.-—Revd F.-X.Dumais.En 1897, le secrétaire était M.C.-Ë.Sasseville.BUREAU D’EXAMINATEURS DE MÉGANTIC.Créé par arrêté en conseil du 3 juin 1894.Siège : Saint-Ferdina^ d-d’Halifax.Confère des brevets élémentaires et modèles.• 3 sessions par-année.1893— Révd L.Gagné, curé de Saint-Ferdinand; Révd C.-S.Richard, curé de Sainte-Sophie; Révd J.Ballantyne, curé d’Inverness; M.L.-J.Fréchette, M.P.; M.C.Cormier, C.L.; M.C.-J.Magnan, professeur à l’École normale Laval; Révd D.Matte.1894— Révd Sauveur Turcotte.En 1897, le secrétaire était M.J.-A.Larochelle. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 629 BUREAU D’EXAMINATEURS DE PAPIN EAU VILLE ET SAINT-JOVITE.Créé par arrêté en conseil du 22 juin 1894.Siège: Alternativement aux deux endroits.Juridiction: Parties des comtés d’Ottawa, Argenteuil et Terrebonne.Confère des brevets élémentaires et modèles.3 sessions par année.membres: 1894— Révd Samuel-J.Ouimet, curé de Saint-Jovite; Révd Cyrille Deslauriers, curé de la Conception; Révd Stanislas Moreau, curé de Sainte-Agathe; Révd E.Rochon, curé de Papineauville; Révd J.-P.Bélanger, curé de Saint-André-Avellin; M.J.-Adolphe Chris-tin, M.P.; M.Paul-Émile Forget, M.G.Albondius Barrette, N.P.—Secrétaire, P.-A.Barrette.1895— Revd Télésphore Allard, curé de Montebello; Dr J.-B.Robillard, Dr A.Baulne.1896— Ce bureau est divisé et formera deux bureaux distincts: “Bureau d’examinateurs de Papineauville”, siégeant à Papineauville, et “Bureau d’examinateurs de Saint-Jovite,” siégeant à Saint-Jovite.Membres du bureau de Papineauville: M.le chanoine P.-J.Bélanger, curé de Saint-André-Avellin; Révd Ephrem Rochon, curé de Papineauville; Révd T.Allard, curé de Montebello, Dr J.Robillard, Dr A.Baulne.—Secrétaire, H.-C.Chauvin.MEMBRES DU BUREAUX D’EAMINATEURS DE SAINT-JOVITE.1896—Révd S.-J.Ouimet, curé de Saint-Jovite; Révd L.-W.Corbeil, curé de Saint-Agathe; M.J.-A.Christiû, N.P.; Dr E.Gervais, Dr J.-A.Bigoness, M.P.-E.Forget.—Secrétaire, P.-A.Barrette.BUREAU D’EXAMINATEURS DE LA POINTE-AUX-ESQUIMAUX (SAGUENAY) Créé par arrêté en conseil du 3 octobre 1887.Siège: Pointe-aux-Esquimaux.Juridiction: La Préfecture Apostolique de la Côte-Nord.Confère des brevets élémentaires et modèles.Une session par année.membres : 1887—Mgr Bossé, Révd Théodule Giguère, Révd Condé Nadeau, M.Placide Vigneault, M.Israel Cormier.^ T ^ .1890—Révd Honoré Gendreau.1892 : Révd M.Gendron, curé; Dr J .-E.Tremblay.1895—Le quorum de ce bureau est fixé à deux membres.En 1897, le secrétaire était M.Eusèbe LeBlanc. 630 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU D’EXAMINATEURS DE YALLEYFIELD.Créé par arrêté en conseil du 3 juin 1894.Siège : Salaberky-de-V alleyfield.Confère des brevets élémentaires, modèles et académiques.3 sessions par année.membres: Révrd C.-A.Santoire, Y.G.; Révd Ers Reid, Revd J.-C.Allard, M.R.Joron, M.Gabriel Marchand, M.Z.Roy.1895—M.John-H.Sullivan.En 1897, le secrétaire était M.Louis Marchand, N.P.BUREAU D’EXAMINATEURS DE LA PRÉFECTURE APOSTOLIQUE DU COMTÉ DE SAGUENAY.Créé par arrêté en conseil du 24 septembre 1894.Siège: Non désigné.Confère des brevets élémentaires.Sessions: il siégera quand les circonstances le lui permettront.membres: 1894—Le Très Révd F.Gendron, V.G.; Révd Samuel Bouchard, Révd Amédée Maltais, Révd Philozome Lemay, Révd Jean Gauthier, Révd George Gagnon, Dr Tremblay.Le'quorum est fixé à trois membres.Avtoine Dessane, Officier d’Instruction publique.¦-o- LE CABINET DE L’INSTITUTEUR PAGES LITTERAIRES Joseph de Maistre à sa fille Constance Tu me demandes, ma chère enfant, après avoir lu mon sermon sur la science des femmes, d’où vient qu’elles sont comdannées à la médiocrité f Les femmes ne sont nullement condamnées à la médiocrité ; elles peuvent même prétendre au sublime, mais au sublime .féminin.Chaque être doit se tenir à sa place et ne pas affecter d’autres perfections que celles qui lui appartiennent.Je possède ici un chien nommé Biribi, qui fait notre joie; si la fantaisie lui prenait de se faire seller et brider pour me porter à la campagne, je serais aussi peu content de lui que je le serais du cheval anglais de ton frère s’il imaginait de sauter sur mes genoux on de prendre le café avec moi.L’erreur de certaines femmes est d’imaginer que, pour être distinguées, elles doivent l’être à la manière des hommes.Il n’y a rien de plus faux.Je t’ai fait voir ce que cela vaut.Si une belle dame m’avait demandé, il y a vingt ans: ‘‘Ne croyez-vous pas, Monsieur, qu’une dame pourrait être un grand général comme un L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 631 homme?” je n’aurais pas manqué de lui répondre: “Sans doute, Madame, si vous commandiez une armée, l’ennemi se jetterait à vos genoux, comme j’y suis moi-même; personne n’oserait tirer, et vous entreriez dans la capitale ennemie au son du violon et des tambourins.” Si elle m’avait dit: “Qui m’empêche d’en savoir en astronomie autant que Newton?” je lui aurais répondu tout aussi sincèrement: “Rien du tout, ma divine beauté.Prenez le télescope, les astres tiendront à grand honneur d’être lorgnés par vos beau yeux, et ils s’empresseront de vous dire tous leurs secrets.” Voilà comment on parle aux femmes en vers et même en prose.Mais celle qui prend cela pour argent comptant est bien sotte.Comme tu te trompes, ma chère enfant, en me parlant du mérite un peu vulgaire d’etre mère! Avoir des enfants, ce n’est que de la peine; mais le grand honneur est de faire des hommes, et c’est ce que les femmes font mieux que nous.Crois-tu que j’aurais beaucoup d’obligations à ta mère, si elle avait composé un roman au lieu de me donner ton frère?Mais le mérite, ce n’est pas de le mettre au monde et le poser dans son berceau; c’est d’en faire un brave jeune homme, qui croit en Dieu et n’a pas peur du canon.Le mérite de la femme est de régler sa maison, de rendre son mari heureux, de le consoler, de l’encourager, et d’élever ses enfants, c’est-à-dire défaire des hommes.Au reste, ma chère enfant, il ne faut rien exagérer: je crois que les femmes, en général, ne doivent point se livrer à des connaissances qui contrarient leurs devoirs; mais je suis fort éloigné de croire qu’elles doivent être parfaitement ignorantes.Je ne veux pas qu’elle croient que Pékin est en France, ni qu’Alexandre le Grand demanda en mariage la fille de Louis XIV.La saine littérature, les moralistes, les grands orateurs, etc., suffisent pour donner aux femmes la culture dont elles ont besoin.Quand tu parles de l’éducation des femmes qui éteint le génie, tu ne fais pas attention que ce n’est pas l’éducation qui produit la faiblesse, mais que c’est la faiblesse qui souffre cette éducation.S’il y avait un pays d’amazones qui se procurassent une colonie de petits garçons pour les élever comme on élève les femmes, bientôt les hommes prendraient la première place et donneraient le fouet aux amazones.Fn un mot, la femme ue peut être supérieure que comme femme, mais dès quelle veut émuler l’homme, ce n’est qu’un singe.Adieu, petit singe.Je t’aime presque autant que Biribi.1808 J.de Maistre (1).(1) Note du Directeur-.—A ceux qui désirent connaître l’œuvre de ce maître que fut Joseph de Maistre, nous recommandons le très beau livre que lui a consacré le chanoine Lecigne, en 1914: Joseph de Maistre.Ouvrage publié chez Lethielleux, à Paris.En vente chez les libraires canadiens, à Québec et Montréal.-O-———¦ MGR LOUIS-FRANÇOIS LAFLÈCHE Répondant à l’appel de S.G.Mgr Cloutier, la ville et le diocèse des Trois-Rivières se proposent d’élever un monument dans la cité de La violette au grand évêque que fut Mgr Laflèche.Nul plus que l’ancien missionnaire au Nord-Ouest, qui devint dans la suite le second évêque des Trois-Rivières, n’a mérité d’être glorifié par le marbre et le bronze.Mgr Laflèche fut un pasteur incomparable, un orateur remarquable et un patriote cana-dien-français sans peur et sans reproche.C’est Mgr Laflèche qui nous a administré le Sacrement de Confirmation; et nous.avons conservé de ce saint évêque un souvenir impérissable.Notre admiration pour lui était sans borne et à cinquante ans près de distance cette admiration est restée la même.Mgr Laflèche naquit à Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 4 septembre 1818 et mourut aux Trois-Rivières.C.-J.M. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 6 32 C’est la jeunesse! Qui donc remplit de ses chansons Nos chants, nos bois et nos maisons ?C’est la jeunesse! Qui donc éclaire notre ciel Comme un chaud rayon de soleil?C’est la jeunesse! Qui réconforte et rend plus gais Nos cœurs aigris ou fatigués?C’est la jeunesse! Quand l’horizon nous semble noir, Qui nous redonne un peu d’espoir?C’est la jeunesse! Amis, nos rêves les plus doux Qui les rêvera comme nous?C’est la jeunesse! Qui donc, instruite à nos malheurs, Profitera de nos labeurs?C’est la jeunesse! Nous qui sommes pour l’avenir Qui donc voudra bien nous bénir?C’est la jeunesse! La grande lutte pour le bien Qui la continuera demain?C’est la jeunesse! Lorsque nous serons au tombeau Qui ramassera le flambeau?C’est la jeunesse! Après nous qui veillera mieux Sur l’héritage des aïeux?C’est la jeunesse! Qui donc travaille avec ardeur Préludant au futur labeur?C’est la jeunesse! Mon pays, qui te gardera, Qui fièrement t’honorera?C’est la jeunesse! Théodore Botrel.LITTÉRATURE CANADIENNE SOUVENIR DU FOYER A RÉCITER OU A CHANTER.f (Air: Sur le grand mât.) Au sein des plaisirs de la ville, Mon âme est comme un grand tombeau, Je rêve un bonheur plus tranquille, Et je regrette le hameau.Du fond du cœur à ma paupière Je sens des pleurs souvent monter: Je me rappelle la chaumière.Et j’entends mes oiseaux chanter! Quand l’impitoyable tristesse Jette à mon front son voile noir, Quand l’amitié surtout me blesse, Quand dans mon âme il se fait soir; Du fond du cœur à ma paupière, Je sens encore des pleurs monter: Je me rappelle la chaumière.J’entends mes sœurs gaiement causer! L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 633 Quand sur la ville étincelante La lune au ciel vogue sans bruit! Quand sur la neige éblouissante Rayonne doucenent la nuit, Encore une larme importune Du fond du cœur monte toujours: Reverrai-je tes clairs de lune, O ma chaumière, ô mes amours! {Au Foyer de mon Presbytère.) L’abbé A.Gin gras.DEUX HISTORIENS DONT IL FAUT SE DËFIER Ernest Lavisse—Michelet Parfois on lit dans les journaux et les revues, le nom de l’histoiren français Ernest Lavisse.Il faut se mettre en garde contre le “laïcisme” très dangereux de cet auteur qui jouit malheureusement d’une grande renommée.Dans un numéro du Noël de Paris, dont la haute tenue intellectuelle et le vrai sens catholique sont remarquables, nous lisons les lignes qui suivent, concernant Lavisse : “Mais nous ferons mieux encore en ne parlant jamais d’un homme qui, s’il ne fut toujours l’adversaire de l’Église, écrivait récemment dans les Annales de la Jeunesse laïque: uEtre laïque, c’est ne point consentir la soumission de la raison au dogme immuable.c’est aimer cette vie et ne pas admettre que les larmes soient nécessaires, ni que la souffrance soit providentielle.; c’est ne point s’en remettre à un juge par delà la vie., etc.” “De plus, les manuels Lavisse fourmillent d’insmuations habiles et malveillantes contre l’Église et les plus belles figures de l’histoire.” Les catholiques éclairés de France classent Ernest Lavisse parmi “les coryphées du laïcisme” dont ils souffrent tant depuis un demi-siècle.Nous mettons aussi nos lecteurs en garde contre l’œuvre historique de Michelet, qui fut un ennemi implacable de l’Église.“Son hostilité plus que voltarienne contre le christianisme, contre ceux qui en ont été les plus éloquents défenseurs et les gloires les plus pures, dit Godefroy, le porte à d’étranges excès; il va jusqu’à diffamer saint François de Sales, Bossuet, Fénelon, le P.de la Colombière, sans parler des saintes et pieuses femmes, comme sainte Chantal, la bienheureuse Marie Alacoque, madame Cornuan, madame de Maisonfort.Voilà où pousse la passion dans une tête ardente et incapable de mesure (1).” Voilà un jugement qui ne saurait prêter à l’équivoque.(1) Fr Godefroy, Prosateurs français du XIXe Siècle (couronné par page 336.l’Académie), Paris, 1870, C.-J.M.G- BIBLIOGRAPHIE Les Œuvres de Jeunesse Ouvrière en Congrès.—Préface de Mgr L.-A.Paquet.Volume in-8 de XVI—368 pages, avec 65 illustrations.—Prix $2.00.—En vente au Patronage de Lévis, 8, rue Dallaire, Notre-Dame-de-Lévis.Ce précieux volume renferme le fruit inappréciable des études, des labeurs et de l’expérience acquise par les Frères de Saint-Paul dans les œuvres de jeunesse, tant en France qu’au Canada.Notons que les Frères de Saint-Vincent de Paul sont arrivés à Québec en 1884.Depuis quarante ans donc les dévoués Frères de Saint-Vincent de Paul, de concert avec la 634 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Société du même nom, ont pu adapter les méthodes des Patronages de France aux besoins de la jeunesse canadienne, sans en modifier le principe fondamental: la religion, la piété, le surnaturel seuls peuvent assurer le succès et la persévérance des œuvres de jeunesse.Et c’est le fruit de ces quarante années d’expérience, synthétisées dans les récents Congrès de Saint-Hyacinthe et de Lévis, que les Oeuvres de Jeunesse ouvrière en Congrès ofire aux éducateurs, aux prêtres, aux confrères des Conférences de Saint-Vincent de Paul et à tous ceux qui se préoccupent de la formation d’une élite au sein de notre jeunesse canadienne, jeunesse ouvrière et jeunesse bourgeoise.Le R.P.J.-J.Plamondon, de la Congrégation des Frères de Saint-Vincent de Paul, l’organisateur et l’âme du Congrès de Lévis, a su grouper en une gerbe élégante et opulente les nombreux travaux présentés devant les deux congrès de Lévis et de Saint-Hyacinthe : ce dernier avait précédé le premier de deux ans.Une magnifique préface de Mgr L.-A.Pâquet ajoute à la valeur de l’ouvrage, qui constitue im véritable vade rnecurn à l’usage des prêtres et des éducatems qui s’intéressent aux œuvres de jeunesse.Le R.P.Cahnein, Supérieur provincial des Frères de Saint-Vincent de Paul au Canada, a parlé dans les termes qui suivent du beau livre: les Oeuvres de Jeunesse Ouvrière en Congrès: “Le lecteur qui s’intéresse aux œuvres de Jeunesse y trouvera un ensemble de 'principes appuyés sur Vexpérience des grands hommes d’œuvres du dernier siècle.Ce livre, orné de nombreuses gravures, n’a rien de la sécheresse d’un traité didactique; il donne la physionomie des deux Congrès pleins de vie, d}entrain et de réconfort (1).” Le dévoué P.Plamondon ne pouvait recevoir une plus éloquente approbation de son labeur ardent et mesuré et de son dévouement inlassable au service de la jeunesse ouvrière.C.-J.M.-o- UN BEAU LIVRE C’est vraiment un beau livre, au sens le plus élevé du mot, que Le Vieillard de Mgr Baunard, ancien recteur de l’Institut catholique de Lille.L’édition de 1922, chez J.de Gigord, Paris, porte cette mention : quarantième mille.Et il n’est pas nécessaire de lire plusieurs pages de ce livre pour comprendre son succès de librairie incomparable.Le Vieillard a pour sous-titres: La vie montante—Pensées du soir, et l’auteur commence ainsi l’Avant-Propos de son testament littéraire: “Un vieillard, parvenu à un âge très avancé, a recueilli, dans la solitude, ses souvenirs “ et impressions sur les objets, les événements et les questions capitales de l’ordre religieux, “ moral, scientifique, politique, qui, dans le siècle dont il fut, ont le plus importé à la direc-“ tion de son esprit et à la conduite de sa vie.“En même temps qu’il en tire de nouvelles et meilleures clartés pour sa dernière étape, “ il en transmet le modeste héritage à ceux qu’il laisse après lui et qui vieilliront comme lui.” A mon sens, le \ ieillard est un chef-d’œuvre, l’une des plus belles productions de la littérature française.Une belle âme de prêtre et une intelligence de premier ordre s’y révèlent dans un style incomparable.Et l’illustre auteur d’un Siècle de VEglise de France sait aussi faire parler en historien son Vieillard qui veut livrer à la génération montante tous les trésors de son expérience et de son cœur.“La vieillesse, dit Mgr Baunard, ce n’est pas le déclin., c’est le progrès; elle ne descend pas, elle monte.Et c’est de cette vie montante que je voudrais dire, dans ce livre, le bienfait la grandeur, les révélations supérieures, les joies intimes, les devoirs solennels, urgents et la suprême espérance.” Ceux qui liront Le Vieillard éprouveront des consolations très douces, une joie intense et s’instruiront sous l’égide du plus agréable et du plus éloquent des maîtres.Le Vieillard (522 pages) est en vente chez Granger Frères, libraires, 43, Notre-Dame-Ouest, Montréal.Prix, $1.50.C.-J.M.-o-—— (1) Les Fleurs de la Charité, décembre 1923. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 635 LE NOUVEL ÉVÊQUE DE SAINT-HYACINTHE Sa Sainteté Pie XI a récemment nommé le successeur de feu Mgr A.-X.Bernard, dans la personne de Mgr F.-Z.Decelles, vicaire capitulaire.Le nouvel évêque de Saint-Hyacinthe a consacré la plus grande partie de sa vie à l’enseignement, au Séminare de Saint-Hyacinthe, où il fut professeur, préfet des études et supérieur.Mgr Decelles ne quitta son Alma Mater qu’en 1920, alors qu’il fut appelé par son évêque aux importantes fonctions de vicaire général.Nous souhaitons au septième évêque de Saint-Hyacinthe un long et fructueux règne.¦—-o- AIMONS ET PROTÉGEONS LES OISEAUX—CONSERVONS NOS BOCAGES ET NOS FORÊTS-PLANTONS DES ARBRES “Cultivons soigneusement la terre et attirons les oiseaux.” C’est ainsi que parlaient nos pères.Imitons-les: supposons un instant la disparition complète des oiseaux, et l’agriculture serait atteinte en plein cœur.Aimons et protégons les oiseaux; conservons nos bocages et nos forêts; plantons de jeunes arbres et assurons leur existence', c’est un grand service à rendre à l’agriculture, c’est contribuer à rendre la vie plus belle.Voilà ce qu’il faut souvent répéter aux enfants, eu classe.Les oiseaux et les arbres sont un don de Dieu aux hommes: sachons apprécier ce don.Les enfants intelligents et honnêtes, respectent les nids des oiseaux et ne font jamais ces derniers prisonniers.Au printemps, suggérons aux élèves de construire des maisons d’oiseaux dans les jardins ou les bocages qui avoisinent la maison paternelle.Consulter les brochures publiées par le Ministère de l’Intérieur (Parcs nationaux), Ottawa C.-J.M.RESTONS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC C’est le berceau de notre race—la vraie patrie des Canadiens français La province de Québec, c’est une France nouvelle et catholique, qui continue en Amérique le noble rôle de l’ancienne France.Dans cette province, la race canadienne-française est chez elle: elle possède la grande partie des terres cultivées; elle est protégée dans ses biens, ses institutions et ses lois par la constitution de 1867 qui assure une autonomie complète à la Législature de Québec dans tous les domaines essentiels à la vie d’un peuple; grâce au respect des lois de Dieu et aux enseignements de l’Église catholique, ses enfants se multiplient merveilleusement.C’est donc un devoir pour le Canadien français de rester fidèle à notre chère province, à son grand fleuve, à ses montagnes, à ses plaines, à ses lacs et à ses rivières.Il importe donc pour lui et ses fils de mettre en pratique cette devise de nos pères : Emparons-nous du sol, Restons chez-nous.C.-J.M.FÊTONS DOLLARD ! Fête du héros du Long-Sault, le 24- mai.Ce jour-là, célébrons avec piété et entrain l’héroïque sacrifice de Dollard et de ses compagnons (mai 1660).Le 23 mai, rappelons ce souvenir historique dans les écoles en racontant le dévouement admirable de Dollard et de ses vaillants compagnons.Sachons tirer de ce glorieux fait, des enseignements qui conviendront aux jeunes, et faisons chanter avec dignité, fierté et entrain: O Canada, terre de nos aïeux ! 636 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE APPEL AU PERSONNEL ENSEIGNANT Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française AIDE AUX CANADIENS FRANÇAIS DE L’ONTARIO Montréal, le 8 avril 1924.Aux instituteurs et aux institutrices de la province de Québec.La lutte pour la liberté d’enseignement se poursuit dans l’Ontario avec des alternatives de recrudescence et d’accalmie.Les incidents de Green Valley, de Windsor et de Pembrooke sont la preuve que les persécuteurs n’entendent pas désarmer.Par ailleurs, la détermination de nos compatriotes ontariens s’est affermie par la perspective d’une victoire assurée.Les pères de familles n’avaient qu’une chose à faire: ouvrir des écoles libres pour y faire instruire leurs enfants à leur convenance.Cet acte, ils l’ont posé sans hésiter.Mais le manque de professeurs compétents accroît encore la gravité de l’état de choses actuel.Pour fournir des instituteurs et des institutrices diplômés, l’Université d’Ottawa, dirigée par les RR.PP.Oblats, vient de fonder une école de pédagogie.Il faut des ressources pour la maintenir.Et que d’autres besoins à satisfaire qu’il serait oiseux d’énumérer.C’est pour répondre aux exigences de la situation intolérable que subissent avec une endurance digne d’admiration les Canadiens français de l’Ontario que l’A.C.J.C.renouvelle l’appel qu’elle lançait en 1914.Elle l’adresse tout spécialement au personnel enseignant, assurée d’avance, de trouver dans ce milieu d’ardentes sympathies et un concours efficace.VEnseignement Primaire consent à se faire le porte-parole de l’A.C.J.C.en cette circonstance.Qu’il accepte l’expression de notre profonde gratitude.Le Comité central de l’A.C.J.C.N.-B.—Prière d’adresser les offrandes, si modestes soient-elles, par bons de poste ou chèques, à M.Alphonse de Larochelle, Comité central de l’A.C.J.C., 90, rue Saint-Jacques, Montréal.La plus petite souscription sera reçue avec reconnaissance: l’encouragement moral importe autant que l’encouragement financier.Que tous et chacun se fassent un devoir de répondre à l’appel ci-dessus.“ LECTURES LITTERAIRES 99 Vient de paraître: Une brochure de 48 pages contenant les réponses aux questions portant sur les sept extraits assignés pour les examens de cette année.Prix de l’unité: 15 sous, franco.Adresse: les Frères de l’Instruction chrétienne, Laprairie, P.Q.“ UN RELIGIEUX D’ÉLITE ” Magnifique ouvrage de 280 pages, imprimé sur papier glacé et contenant une trentaine de gravures en demi-ton dans le texte et hors texte.Grand format in-8 de 63A +9%.Couverture, en papier parchemin “Onyx”.Cette biographie du Frère Longin (1855-1918), édifiera profondément tous ceux qui la liront: elle fera apprécier et aimer la vie religieuse; elle encouragera les éducateurs de la jeunesse à poursuivre sans défaillance leur œuvre sublime de dévouement et d’amour.Prix: l’exemplaire $0.55 net; le cent, $50.00 net.Port en plus.Adresse: Noviciat des Frères de l’Instruction chrétienne, Laprairie, P.Q. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 637 POUR PARAITRE PROCHAINEMENT “Abrégé de droit commercial” à Vusage des écoles primaires complémentaires de la province de Québec {Par Germain Beaulieu, avocat, et C.-J.Miller, insp.d’écoles) PRÉFACE Le programme d’études des écoles primaires complémentaires de notre province a marqué un très sensible progrès en prescrivant l’étude du ‘‘droit commercial” aux élèves de la section commerciale.En effet, nul ne contestera l’utilité de cet enseignement aux jeunes gens qui se destinent au commerce.^ Nous pourrions ajouter également, sans crainte d’être contredits, qu’il est désirable et même nécessaire que toute personne instruite possède au moins les connaissances élémentaires relatives à la loi qui régit notre commerce en ce pays.En publiant le présent “abrégé”, nous croyons donc venir en aide efficacement à l’instituteur, à l’écolier et au public en général.Pour atteindre ce but, nous nous sommes efforcés tout d’abord de suivre scrupuleusement les prescriptions du programme, tout en leur donnant une précision suffisante; puis, il nous a semblé bon d’ajouter à la suite de chaque chapitre un tableau synoptique qui en facilitera la compréhension rapide et claire.Voici la Table des Matières de l’Abrégé du Droit commercial qui paraîtra dans quelques jours: Préface.—Préliminaires.—Du contrat.—De la vente.—De l’échange.— Du louage.—Du cautionnement.—Du dépôt.-—Du nantissement.-—Du prêt.—Du mandat.—De la société.—Des privilèges et hypothèques.—De la prescription.-—De l’assurance.—Des effets négociables.—De la faillite ou cession de biens.—Formules d’effets négociables.LES AUTEURS OUVRAGES REÇUS La Famille Tarieu de Lanaudière, par P.-G.Roy, Lévis, 1922.Avec un appendice sur Madeleine de Verchères.Ouvrage de premier ordre.S’adresser à l’auteur, au département des Archives, Québec.Rapport annuel statistique de VInstruction publique au Canada, 1922.Très intéressant document de 260 pages, où l’on constate que, au point de vue de la fréquentation scolaire, Québec occupe le second rang; elle n’a devant elle que la Colombie Anglaise, et en arrière d’elle les sept autres provinces.L’obscure Souffrance, par Laure Conan, Québec 1924.L’auteur d’Angéline de Montbrun et de VOublié ne semble pas sentir le poids des années, car sa plume alerte vient encore d’écrire des pages bien pensées et admirablement tracées.“L’obscure Souffrance, dit M.Thomas Chapais, dans une fort jolie préface, est une étude pénétrante, émouvante, dont nous voudrions recommander la lecture à toutes les femmes et à tous les hommes du monde.” Nous aussi, nous recommandons ce beau livre à tous nos lecteurs et lectrices; et l’auteur et l’ouvrage méritent une sympathie effeçtive.S’adresser aux librairies.Appel de Jésus aux heureux privilégiés de Pie, X.Par une religieuse de Jésus-Marie.Joli petite brochure de propagande eucharistique, dédiée aux enfants, “ces petits privilégiés que Pie X jeta, dès les premières lueurs de la raison, dans les bras et le Cœur de Jésus”.On ne saurait trop répandre cet ouvrage parmi l’enfance et la jeunesse.L’unité: 10 sous; le cent: $7.00; le mille: $60.00.S’adresser au Couvent de Jésus-Marie, Sillery, près Québec.C.-J.M.PROFESSION DE FOI D’UN CHRÉTIEN Je n’adore qu’un Dieu, maître de l’univers, Sous qui tremblent le ciel, la terre et les enfers; Un Dieu qui, nous aimant d’une amour infinie, Voulut mourir pour nous avec ignominie, Et qui, par un effet de cet excès d’amour, Veut pour nous en victime être offert chaque jour.Corneille (1606-1684.) 638 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE RETRAITE FERMÉE A QUÉBEC POUR INSTITUTRICES ET AUTRES DEMOISELLES COUVENT SAINT-JOSEPH Une retraite fermée pour jeunes filles sera prêchée à Québec, pendant les vacances, au Couvent S.Joseph.Elle commencera le samedi 5 juillet à 5 heures du soir et se terminera le mercredi 9, après le dé jeûner.Les jeunes filles qui désirent suivre ces exercices devront demander leur place le plus tôt possible à R.Mère Supérieure, Couvent S.Joseph, 70, Chemin Ste-Foy, Québec.VILLA SAINT-PAUL “venez a l’écart vous reposer un peu” Vous êtes fatiguées.pourquoi ne viendrez-vous pas à la Villa St-Paul vous reposer moralement et physiquement?Le site de la Villa ne manque pas de charmes ni de grandiose.Bâtie sur le cap, elle domine toute la partie basse de la ville et permet à ses hôtes de jouir d’un panorama splendide: la petite rivière Saint-Charles toute vivante de souvenirs historiques et pieux; les prairies aux mille couleurs tapissant la vallée de Charlesbourg, et au loin, bien au loin, les Lauren-tides.Dans le jardin à l’ombre des grands arbres, vous trouverez la solitude, le silence interrompu seulement par le chant des petits oiseaux qui bien nombreux chaque année bâtissent leur niddans le feuillage de la vigne.Ces fidèles amis de la Villa disent à leur manière les bienfaits du Créateur et nous invitent à le prier.Là, loin des bruits du monde, vous pourrez à loisir considérer l’infinie bonté de Dieu à votre égard; remémorer les grâces sans nombre dont vous avez été gratifiées et méditer sur les moyens à prendre pour réaliser vos rêves d’apostolat.N’est-ce pas le repos pour l’esprit?.Dans le calme de l’humble petite chapelle vous trouverez le repos de l’âme.là vous puiserez des forces nouvelles pour recommencer en septembre prochain avec des énergies nouvelles votre belle et noble tâche d’éducatrices.Oui, il est beau votre rôle, vous qui avez en mains l’avenir de la race Canadienne française, la formation des hommes et des femmes de demain! mais aussi que de responsabilités il comporte! Dans la retraite fermée, dans ce cœur-à-cœur avec Jésus-Hostie, à cette école où pendant trois jours, l’Esprit-Saint, l’Éducateur par excellence, sera lui-même votre Professeur, vous puiserez des principes solides et vous acquerrez la compétence nécessaire pour vous maintenir à la hauteur de votre sublime vocation.La Villa St-Paul vous offre plusieurs fois durant les vacances l’occasion de venir bénéficier d’une retraite fermée : Du 8 au 12 juillet Du 5 au 9 août “ 15 “ 19 “ “ 12 “ 16 “ “ 22 “ 26 “ “ 26 “ 30 “ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 639 Les exercices commenceront toujours le soir du premier jour à 7.30 heures, et se termineront le matin du quatrième jour vers 8 heures.Toutes les institutrices qui voudront prendre part à l’une ou l’autre de ces retraites seront les bienvenues.Pour tout autre renseignement ou pour donner son adhésion à l’une ou l’autre de ces retraites, on est prié de s’adresser aux Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception, Villa St-Paul, 4, rue Simard, Québec.UNE CROIX SUR LE MONT ROYAL Grâce à l’initiative de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, une grande croix surmontera bientôt la montagne de Montréal, en souvenir de la croix que Jacques Cartier, et plus tard Maisonneuve, plantèrent au sommet du mont Royal.“ LA SCIENCE MODERNE ” Superbe revue mensuelle illustrée, qui paraît simultanément en France, en Belgique, en Suissë et au Canada.C’est une publication d’une haute valeur scientifique, dont le directeur-fondateur est M.L.-J.Dalbis, docteur ès sciences de l’Université de Paris et professeur à l’Université de Montréal.Nous recommandons cette revue aux professeurs des écoles normales» aux inspecteurs d’écoles et aux maîtres des écoles complémentaires.Chaque livraison renferme une centaine de pages et traite de toutes les questions scientifiques à l’ordre du jour.Le dépositaire de la revue au Canada est la librairie Déom Frères, 251, rue Ste-Catherine, Montréal.Prix de l’abonnement: $3.60 par année ou 35 sous la livraison.S’adresser à M.L.-J.Dalbis, professeur, Université de Montréal.UN LIVRE PEU RECOMMANDABLE Quelques journaux canadiens ont mentionné l’apparition d’un nouveau roman de Louis Hémon, l’auteur de Maria Chapdelaine.Il est de notre devoir de mettre les institutrices en garde contre ce livre.Voici ce que le Noül, de Paris, dit à ce sujet: “Collin Maillard, par Louis Hémon.—Continuant à exploiter commercialement l’incontestable succès qu’a rencontre M aria Chapdelaine, l’éditeur de Louis Hémon vient de lancer, avec une réelle maîtrise de la publicité, un nouvel ouvrage posthume de cet écrivain.Que nos lectrices ne se lais_ sent pas prendre à tout ce tam-tam de la réclame.S’il se présentait avec la seule recommandation de son mérite, ce livre passerait inaperçu.Ne soyons pas des jobards et résistons à la contagion du snobisme.D’ailleurs, ce roman ne convient nullement à des jeunes filles.” 640 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE UN FRÈRE À LA SOCIÉTÉ ROYALE Le cher Frère Marie-Victorin, des Écoles chrétiennes, a été récemment élu à la Société Royale du Canada, section de Littérature française.Pien que ce modeste Religieux se soit surtout distingué dans le domaine scientifique, il n’en a pas moins brillé dans le domaine littéraire.Ceux qui ont lu les Croquis, les Récits laurentions et les notes de voyage aux Iles-de_ la-Madeleine du nouvel académicien, ont pu apprécier le style agréale de cet observateur émérite.Devenu professeur d’Université, le Frère Marie-Victorin appartient encore à l’enseignement primaire, qui s’honore de posséder dans ses rangs l’un des membres les plus méritants de la Société Royale du Canada.C.-J.M.PENSÉES PEDAGOGIQUES C’est peu de chose d’avoir l’esprit vif, si on ne l’a juste.Le mérite d’une montre n'est pas de marcher juste, mais d’être réglée.* * * Former le caractère, élever le cœur, affermir la volonté, voilà une mission dont on ne s’acquitte pas de n’importe quelle façon.—Former le caractère, c’est le cultiver, l’assouplir, le maîtriser.Elever le cœur, c’est travailler à le rendre noble, courageux, délicat.Affermir la volonté, c’est l’éclairer, la redresser, en purifier les desseins.* * * Si la sympathie humaine, et chrétienne surtout, pénétrait plus souvent dans la demeure du pauvre, de l’ignorant, de celui qui souffre; si elle élévait la voix pour les encourager, les guider et les consoler; si elle étendait les bras pour les soutenir, quel nouveau monde ne créerait-elle pas! Channjng * * * Le rôle particulier de la femme, en ce monde, est de perfectionner la vie privée, de l’animer, de l’embellir et de la sanctifier.Mme Necker.
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