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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1926-12, Collections de BAnQ.

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48ÈME VOLUME Québec, Décembre 1926 No 4 LEnseignement Primaire ÉDUCATIONS-INSTRUCTION PÉDAGOGIE L’ENSEIGNEMENT MENAGER A L’ECOLE PRIMAIRE (1) Mesdames et Messieurs, Hier soir nous avons assisté, non sans émotion, à l’ouverture solennelle du premier congrès pédagogique d’enseignement ménager.Les hauts dignitaires,, religieux et civils, qui ont pris part à cette manifestation nous ont dit l’intérêt qu’ils portent à l’importante question dont nous commençons l’étude pratique ce matin.Et le nombre et la qualité des nombreux congressistes réunis ici dans cette maison hospitalière, foyer désormais historique de l’enseignement ménager en notre Province, avec Roberval, son aîné qui se réjouit des activités heureuses de Saint-Pascal, et le nombre des congressistes et leur qualité, dis-je proclament aussi la haute importance de l’enseignement ménager à l’école primaire comme à l’école normale et au pensionnat.La date du présent congrès restera dans les annales de notre enseignement primaire comme une date heureuse, où le rêve généreux et patriotique de plusieurs de nos hommes d’Église et de nos hommes d’État se réalise enfin dans toute sa plénitude, savoir: que l’enseignement ménager dans nos écoles n’est plus une chose discutée mais une chose admise; que l’économie domestique n’est plus une matière de caprice ou de luxe mais une matière faisant partie intégrante des programmes d’études.Je viens de faire allusion au rêve de quelques-uns de nos hommes d’Église et de nos hommes d’État concernant l’éducation domestique à l’école.Permet-tez-moi d’évoquer un souvenir qui remonte à cinquante ans près.De 1875 à 1880, j’eus le bonheur d’entendre souvent feu Mgr Laflèche, l’illustre évêque des Trois-Rivières."La famille canadienne et ses traditions”, tel était le sujet qu’il aimait à développer, et avec quelle éloquence, au cours de ses visites pastorales.Ce grand évêque fut un précurseur cornyaincu de l’enseignement ménager, chez nous.Il évoquait souvent la noble figure de la femme forte de l’Évangile et faisait d’heureux rapprochements entre nos vaillantes grand’mères et ce modèle biblique.J’entends encore ses paroles émues mises au service de convictions sincères et d’une vive imagination, glorifiant le rôle de la femme au foyer canadien.Traditions familiales et industries domestiques étaient célébrées dans un langage superbe où l’éloquence du patriote le disputait souvent à l’éloquence du pasteur.Je suis convaincu qu’en ce moment l’âme de mon vieil évêque est témoin du spectacle consolant que nous offre cette salle du congrès et qu’elle se réjouit, en glorifiant Dieu, qui a permis la réalisation d’un rêve longtemps caressé.Oui, ce rêve de Mgr Laflèche, est réalisé.En vertu d’une résolution du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, un congrès pédagogique provincial est en ce moment réuni pour étudier les moyens à prendre pour assurer la meilleure application du programme d’enseignement ménager, par- (1) Confèrence donnée devant le Congrès pédagogique d’Enseignement ménager, tenu à Saint-Pascal, du 6 au 9 septembre 1926. 202 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tie désormais intégrante du programme des écoles primaires et des écoles normales.(2) Et la tâche que l’on m’a assignée porte précisément sur ce point important: “Dessiner nettement le caractère pédagogique que l’on doit donner à l’enseignement ménager à l’école primaire, puisqu’il fait partie intégrante du programme.” L’enseignement ménager est au programme des écoles primaires élémentaires de la Sème à la 6ème année, inclusivement.Bien que présentement facultatif à ce degré de l’école primaire, cet enseignement est fortement recommandé.Les instructions pédagogiques qui accompagnent le programme disent: “L’étude de l’économie domestique et la pratique des travaux du ménage “sont devenues, de nos jours, partie intégrante, presque obligatoire, de l’éduca-“tion des jeunes filles.Les maîtresses auront donc le plus grand souci d’accor-“der à cet enseignement toute l’importance qui doit lui revenir.Elles s’appliqueront avec zèle, dans les classes où ces leçons pourront être organisées, à “faire parcourir aux élèves le programme qui leur est proposé.” L’enseignement ménager est donc au programme au même titre que les matières classiques.C’est dire que cette branche doit avoir sa place marquée à l’horaire comme le catéchisme, la langue maternelle, l’arithmétique, l’histoire, etc., etc.Néanmoins, pour économiser le temps, toutes les spécialités de l’enseignement ménager doivent prêter leur concours aux autres matières du programme, afin de donner à la jeune fille cette éducation complète que l’on réclame pour elle depuis longtemps.A l’école primaire élémentaire, règle générale, c’est l’institutrice ordinaire qui donne l’enseignement ménager.Elle doit être préparée à donner cet enseignement comme elle l’a été pour les autres matières.C’est pourquoi l’enseignement ménager est aujourd’hui obligatoire à l’École normale et que l’économie domestique est également obligatoire devant le Bureau central.Le choix de l’institutrice importe donc: à des connaissances classi ques bien assimilées elle doit joindre une culture générale et une formation pé-gadogique suffisantes.Ce choix incombe aux commissions scolaires: d’elles, dans une large mesure, dépend le succès de l’enseignement ménager; à elles donc de se montrer généreuses et prévoyantes en engageant des institutriecs compétentes et en les payant convenablement.Les matières d’enseignement ménager inscrites au programme des écoles primaires sont les suivantes: Tenue de la maison—Coupe et Confection.— Blanchissage—Art culinaire—Cuisine,—avec, en plus, à l’école complémentai-taire: Médecine domestique—Lingerie—Agriculture et Horticulture—Laiterie-Aviculture—Apiculture et Science de l’Éducation.A l’école primaire élémentaire, plusieurs des matières de l’enseignement ménager peuvent s’enseigner sous forme d’exercices de Pensée et de Langage (procédé: la leçon de choses), utilisant ainsi l’une des branches du programme, qui a pour but d’enrichir le vocabulaire des élèves, de les habituer à une bonne élocution et de les préparer à la rédaction et à la composition.Combiner ainsi l’enseignement ménager avec les exercices de pensée et de langage (exercices qui sont au programme sous un titre distinct), c’est économiser le temps et faire servir judicieusement à l’enseignement ménager une branche du programme à (2) En toute justice, je dois mentionner ici le louable effort de M.J.-F.Perreault, qui avait mis l’enseignement ménager au programme de l’école de filles qu’il avait fondée à Quebec, en 1831, et les travaux manuels dans l’école des garçons, fondée l’année précédente.Dans ces écoles, dit M.Perrault dans sa propre biographie écrite à la demande de Lord Aylmer, “je fais montrer à lire, écrire et compter, le matin; et l’après-midi, à travailler: les garçons, au jardinage l’été, et l’hiver, à faire des instruments aratoires; les filles à échiffer, carder, filer et tricoter, faire de la toile et des étoffes, enfin à tailler et coudre ces effets.” (J.-C.Chapais, Notes historiques sur les Écoles d'Agriculture, 1911).M.Perreault avait pourvu l’école de filles de “mét’ers, de fusfaux et quenouilles.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 203 base d’observations—et l’on sait que dans l’enseignement ménager il faut faire constamment appel à l’esprit d’observation de l’enfant.Or, les exercices de pensée et de langage ne peuvent se faire sans l’observation, observation directe et personnelle.Voyez ce que disent les instructions pégadogiques du Programme à ce sujet: “En réunissant sous un titre distinct les exercices variés de langage, et les “associant aux exercices d’observation et de pensée, les auteurs du programme “ont voulu signaler l’importance de deux résultats qu’il faut nécessairement “obtenir à l’école primaire, à savoir: 1.créer chez l’enfant la puissance de tirer “du monde extérieur qui l’entoure, de son propre intérieur, où de ses livres, “des idées qui deviendront siennes, 2.créer également chez lui la puissance d’ex-“primer ces idées siennes, dans son propre langage, sans le secours immédiat des “mots du livre.” Et quelques lignes plus loin: “Il faut ramener à l’école, qui est le prolongement de la famille, le système “qui a été si favorable au développement de l’enfant.Mais ce système il faut “le perfectionner en l’organisant avec méthode.“On s’occupera tout d’abord et partout de donner à l’enfant des idées qu’il “fera siennes.C’est le travail fondamental, l’exercice de pensée.“Les idées acquises, on lui fournira les mots qui lui manquent pour les exprimer: c’est le vocabulaire.“Ayant des idées et des mots qui les représentent, on lui fournira l’occasion “de s’exprimer avec suite dans des propositions construites par lui-même: c’est “Y élocution.“Puis, quand il en sera capable, on lui fera exprimer ses pensées par écrit “c’est la rédaction et la composition.” Comment mettre ces excellentes théories en pratique ?Écoutons encore les instructions pédagogiques: “Les idées.—L’enfant découvre les idées: a) surtout dans le monde exté-“rieur qui l’entoure.C’est pourquoi le programme met Vobservation à la base “de tout le travail d’éducation intellectuelle.Mais il faut que ce soit l’observa-“tion sur le monde qui l’entoure, qui frappe ses sens, non sur un monde imagi-“naire.Il a tout autour de lui quantité de choses sur lesquelles son observa-“tion ne s’est jamais exercée, et qui constitue le champ où il glanera les con-“naissances qui orneront son esprit: il faut donc aller de Za c/iose à Vidée, par “l’enseignement intuitif.” “Mais cette observation sera méthodique et l’enfant devra exercer, dans “ce travail de recherche, son besoin d’activité; ce qui non seulement augmente “ses connaissances, mais aussi accroît sa puissance d’acquérir de nouvelles “connaissances par lui-même.“(6) En second lieu, l’enfant acquerra des idées par les récits qu’on lui “présentera sous la forme attrayante de contes: toutes les matières de classe “peuvent ainsi être présentées de la manière appropriée à son âge.En s’avançant “dans ses études, il trouvera dans ses livres les idées cachées sous le texte.Il “faudra lui apprendre à les dégager.P Enfin l’élève trouvera des idées en s’observant lui-même dans son inté-“rieur: impressions, sentiments, souvenirs, imaginations.On lui fournira l’oc-“casion de les formuler.” Voyons maintenant ce que comporte le programme des exercices de pensée et de langage, afin de prouver que cette spécialité de la langue maternelle peut servir, dans une large mesure, de véhicule à l’enseignement ménager: 1ère et Sème années: “Exercices oraux d’intuition ayant pour but d’apprendre aux enfants à observer, à réfléchir sur les choses qui les entourent, à trouver les mots qui s’y rapportent et à exprimer correctement et nettement leur pensée.” 204 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Et parmi ces choses qui entourent l’enfant le programme nomme: “Choses de l’école, de la viaison paternelle, de l’église”.Il énumère aussi les scènes de la vie ordinaire suivant les saisons et indique spécialement des conseils pratiques sur la “tenue et les soins d’hygiène qui conviennent à l’objet des enfants”.En Sème et 4ème années, c’est la vie familiale; la 5ème et la 6ème années continuent ce programme en le précisant: “les métiers et professions des parents: cultivateur, etc., etc., ” Il est donc évident que pour bien appliquer le programme des exercices de pensée et de langage, dans les écoles de filles, il faut avoir recours à plusieurs matières de l’enseignement ménager, qui offrent toutes un champ d’observation fertile et à la portée immédiate des enfants.Un autre procédé attrayant, c’est celui-ci, je l’ai vu expérimenter avec succès dans une école normale de filles de notre province, à l’occasion de l’examen théorique d’enseignement ménager qui se termina par la démonstration pratique qui suit: L’examen commença par une énumération des ustensiles de cuisine et des différentes sortes de combustibles; puis, les jeunes filles se mirent à nettoyer avec de petites brosses une table placée au milieu de la salle, tout en chantant une chanson appropriée à la circonstance, dont les couplets renfermaient de sages recommandations sur la prudence à observer dans le maniement du feu et des allumettes.Tandis que les élèves mettaient le couvert pour le déjeuner sur de petites tables, un autre chant expliquait tous les devoirs que doit accomplir le matin une bonne cuisinière.La table fut ensuite couverte pour le dîner, avec accompagnement d’une nouvelle chanson célébrant l’utilité du sel dans la préparation des aliments.Puis le dîner fut servi aux accents d’une chanson recommandant l’adresse, le zèle et l’activité.Enfin, en lavant la vaisselle, les élèves chantaient les louanges de l’ordre et de la propreté.Vint ensuite un changement de scène.Les tables disparurent et furent remplacées par des cuves, des baquets et des corbeilles de linge à laver; les cuisinières et les femmes de chambre se transformèrent en blanchisseuses, qui lavèrent le linge et le pendirent pour le sécher, tout en chantant en chœur l’éloge de l’eau et du savon, avec l’énumération des devoirs de la parfaite blanchisseuse.Nouveau changement de scène: On apporte un petit lit, qui est immédiatement dressé et couvert par les jeunes filles; et naturellement ce nouvel exercice est accompagné d’une exposition détaillée, mise en musique, de toutes les règles de l’art de faire les lits.Pour la clôture, on chanta un dernier chœur, consistant en variations sur ce thème: “Après le travail, vient le repos”.On dira, mais ces exercices de pensée et de langage, sous forme de conversations et de leçons de choses, et même l’ingénieuse demonstration que vous venez de décrire, ce n’est pas de l’enseignement direct, de l’enseignement ménager proprement dit.Ici, que l’on veuille bien ne pas oublier que l’école primaire élémentaire n’est ni une école technique, ni une école professionnelle: c’est une école de culture générale élémentaire, dont le devoir est cependant d’initier occasionnellement les enfants à leurs devoirs futurs: devoirs religieux, devoirs familiaux, devoirs patriotiques.L’école primaire doit se servir de toutes les matières qui s’y enseignent afin de faire naître chez l’enfant des sentiments qui lui font mieux aimer ses parents et leur profession (ici je pense.surtout aux écoles rurales), qui crée chez lui une façon de pensée, un état d’âme (je n’aime pas le mot mentalité) conforme aux convictions et goûts de sa famille et de sa race.Pour créer cet état d’âme plus sûrement et plus promptement, les auteurs des programmes de nos écoles primaires et de nos écoles normales y ont introduit l’enseignement ménager pour les filles comme ils y avaient introduit L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 205 renseignement agricole pour les garçons.La partie pratique de l’enseignement ménager est réduite au strict nécessaire à l’école primaire élémentaire, sauf en Sème et 6ème années des écoles dirigées par plus d’une institutrice.A l’école complémentaire et à l’école normale, la pratique va de pair avec la théorie et requiert une salle spéciale.Je glisse sur ce sujet, car il sera traité à son mérite au cours du congrès.Mais je reviens sur la possibilité et la nécessité dans les écoles de filles, de faire servir plusieurs matières dites classiques, à l’enseignement de notions ménagères ou d’économie domestique, et cela sans nuire à la matière même qui sert ainsi de véhicule à l’enseignement ménager.L’arithmétique, la comptabilité domestique, les exemples de gramme ire, les dictées, les phrases d’analyse, les récitations, les rédactions et les compositions, tous ces différents exercices peuvent servir à communiquer aux élèves une foule de notions qui, bien coordonnées, peuvent, à la longue, couvrir tout le champ de la théorie ménagère.Sans compter que ces exercices, telles les dictées, les récitations et les compositions, peuvent ensoleiller, poétiser et faire aimer aux petites filles la vie familiale et les devoirs même les plus prosaïques d’une maîtresse de maison.Les lecteurs assidus de YL’Enseignement Primaire savent que cette revue, depuis longtemps, met en pratique la théorie que je viens d’énoncer.Je cueille au hasard, dans la récente livraison de septembre de cette revue.Voici une petite dictée destinée aux élèves de 2ème ou de Sème année: LA MAISON BIEN TENUE Dans une maison bien tenue, tout respire l’ordre et la propreté.Les chambres sont balayées, les meubles sont essuyés et frottés, les lits sont faits, les vitres des fenêtres sont nettoyées, les vêtements sont brossés et mis en place, le linge est serré dans les armoires.En même temps qu’on revise la notion du nom, l’accord de l’adjectif, ou l’accord facile du participe conjugué avec être, on glisse dans l’esprit de la petite fille des idées ménagères pratiques.Voulons-nous toucher le cœur de ces mêmes petites filles, lisons-leur cette délicate et attendrissante pièce de vers d’Anaïs Ségalas: GRAND MERE Vous tous, petits enfants, aimez bien vos grand’mères; Entourez-les, leur âge a des douleurs amères, Oh! formez devant l’âtre une riante cour Quand votre aïeule vient, au cercle de famille, Chauffer ses membres froids au foyer qui pétille, Son cœur à votre amour.Mais il n’y a pas que la poésie qui sache trouver le chemin du cœur.La prose, ce viril instrument, peut aussi exprimer les sentiments les plus délicats.Ecoutez cette courte dictée destinée à des élèves du cours moven: elle est de Guyau: LA GRAPPE DE RAISIN Il , ¦ Une mère donne à sa fille une grappe de raisin; la jeune fille, après l’avoir prise, songea que cette grappe ferait plaisir à son frère et la lui porta.Le frère la prit et dit: “Mon père qui travaille là-bas doit être fatigué; portons-lui cette grappe rafraîchissante.” Le père prit la grappe à son tour, puis, apercevant sa femme non loin de là, il s’empressa de venir près d’elle pour la lui offrir. 206 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE C’est ainsi que la grappe de raisin, après avoir fait le tour de la famille, revint dans les mains qui l’avaient donnée.Heureuse la famille où l’union règne! C’est l’image de l’amour qui doit régner entre tous les enfants d’une meme patrie.Le matin même, aux élèves du même cours (Sème et 4ème années), on a donné une petite leçon sur la tenue de la maison.Occasionnellement, on a parlé de l’ornementation des différentes pièces de la maison, et les fleurs ont été mentionnées comme éléments de gaîté et de bon goût.A l’heure de l’exercice de récitation, l’institutrice lit, fait lire et explique la poésie suivante avant de la faire apprendre par cœur: LES FLEURS Jeunes enfants, aimez les fleurs; Les fleurs sont votre heureuse image; La terre s’embellit de leurs fraîches couleurs, Comme des grâces de votre âge; Leurs parfums délicats, dont les douces vapeurs Se promènent sur le rivage, Sont et l’emblème et le présage De l’innocence de vos cœurs.Elles vous offrent l’espérance De se changer en fruits pour vous; Votre aimable et riante enfance Nous promet des fruits bien plus doux: Veillez donc sur ces fleurs charmantes, Veillez sur elles chaque jour; Arrosez leurs tiges croissantes, Et protégez-les tour à tour Contre les saisons inconstantes; Mais, en les cultivant avec un tendre soin, O mes enfants, songez sans cesse Que vous avez aussi besoin Qu’on veille sur votre jeunesse! Comme couronnement de cet enseignement moral et familial, on pourrait ajouter la dictée qui suit: LA BONTÉ LA FLEUR QUI DONNE LA BEAUTÉ 11 était une fois une bonne reine bien désolée, car elle avait une petite fille fort laide, En voyant ses yeux tout petits, sa grande bouche, son teint semé de taches rousses, la pauvre maman pensait: “Ma petite fille ne sera aimée par personne, car elle est trop laide”.Or une charmante fée, passant dans le jardin, vit la reine qui pleurait.Elle l’interrogea et^uand elle connut son chagrin, elle sourit et dit: “Tenez, voici une graine que vous mettrez sur le cœur de votre fillette, surtout ne la déplacez pas; elle entrera peu à peu dans son cœur et y donnera des fleurs qui la feront aimer de tout le monde”.La reine fit ce que la fée lui avait recommandé.Elle veilla avec grand soin sur la précieuse graine qui entra peu à peu dans le cœur de la princesse.La jeune fille grandit; à mesure que les fleurs s’épanouissaient, elle devenait chaque jour plus aimable.Tout le monde l’aimait; quand elle allait par les rues, tous les enfants auraient voulu l’embrasser, toutes les femmes la bénissaient pour le bien qu’elle leur avait fait.Personne ne remarquait ses yeux et sa bouche, on disait seulement 11 Comme elle a un bon regard, un doux sourirel” La reine, bien heureuse, s’en fut alors remercier la fée qui lui dit: “Bonne reine, la fleur qui est dans le cœur de votre fille, c’est la Bonté.C’est elle qui la fait aimer de tous et qui fait oublier la laideur.Un visage n’est jamais laid quand on voit un bon cœur au travers.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 207 RÉFLEXIONS MORALES 1.Pourquoi la jeune fille était-elle aimés de tout le monde?2.La bonté: un visage n’est jamais laid quand on voit un bon cœur au travers.La tenue de la maison! nulle autre spécialité de l’enseignement ménager ne se prête mieux pour faire aimer aux enfants, aux petites et aux grandes filles, la maison paternelle avec ses traditions et ses souvenirs.Faire aimer la famille, la demeure ancestrale, la terre défrichée par le père, le grand’père ou l’aïeul, c’est faire aimer le clocher natal, la paroisse, la patrie en un mot.Et développer ce noble et fier sentiment dans le cœur de nos jeunes filles, c’est là de l’enseignement ménager et du meilleur.Nous sommes au cours supérieur (Sème et 6ème années et même au cours complémentaires, peu importe).Comme conclusion de la leçon du jour sur la tenue de la maison, l’institutrice dicte, fait lire ou donne à apprendre par cœur cette belle page que je tire d’un livre canadien récent: Vieilles choses et vieilles gens, de M.Georges Bouchard, l’un des membres distingués de ce congrès.LA MAISON CONDAMNÉE Ils sont partis, mais ont-ils pu sans gémir franchir pour la dernière fois le seuil si invitant où tant de pieds amis se sont posés et où tant de générations ent imprimé leur trace?Ils sont partis, et le vieux puits dont l’eau pure réfléchissait, a vec un pan du ciel, l’image de ceux qui venaient s’y abreuver, n’est plus qu’une mare infecte à surface terne.Ils sont partis, et comment ont-ils pu retenir leurs larmes en laissant vendre à l’encan le vieux fauteuil rustique, où chaque soir, au coin du feu, le grand-père en fumant parlait des choses du temps passé! Ont-ils songé, en partant, à tous les souvenirs accumulés dans la vieille chambre, où tant des leurs sont nés, ont souri, ont gémi et sont morts; au vieux berceau si fécond et dont l’activité va se ralentir sous d’autres cieux; à la croix noire, au pied de laquelle, matin et soir la famille adressait ses ardentes prières suivies d’oraisons spéciales: “Priez pour les voyageurs, les exilés.à la vieille horloge,^ aux mouvements de bois, dont l’appel matinal a été trop souvent négligé, et qui est une déracinée dans une famille du voisinage qui ne respecte ni son âge, ni son histoire, ni sa ponctualité.Us sont partis et peut-être que dans leur âme l’image de la patrie absente est aussi abîmée que les traits de la maison abandonnée.Us sont partis! Reviendront-ils?La maison condamnée le veut, et guette le retour par une planche de la fenêtre entrebâillée qui lui laisse voir le chemin.Les rosiers portent encore leurs roses au-dessus des haies comme une invitation, et les arbres plantés par l’aïeul parlent éloquemment des absents, à qui ils offrent toujours leur ombrage.La nature compatissante semble donc faire chorus avec la vieille maison et le vieux voisin pour dire: “Revenez, nous vous attendons!” ^ A la dernière leçon sur la “tenue de la maison”, l’institutrice revient sur l’idée centrale^ de cette matière, sur l’âme même de la maison, la mère.Elle lit avec sincérité et conviction ce morceau de haute inspiration de l’un de nos meilleurs poètes, Adolphe Poisson morceau intitulé: A ma mère.A MA MÈRE Sur le front refroidi je viens de déposer Pour la dernière fois un filial baiser.Et, penché sur la couche où gît l’inanimée, J’ai contemplé sa lèvre à tout jamais fermée.Emu, j’ai cru saisir dans sen regard ému L’aube de l’au-delà qui scelle son destin.Oh! si je n’avais point l’espoir d’une autre vie Si celle que je pleure et qui nous fut ravie, 208 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Descendait tout entière au fond du trou béant, La poussière à la tombe et son âme au néant, Je dirais au Seigneur: A quoi sert sur la terre D’être épouse fidèle et d’être bonne mère.Si pour tant de soucis et tant de dévouements, Il ne reste de nous que de vils ossements, Oh! Mon Dieu de bonté, cela n’est pas possible, Ton cœur est plein d’amour, si ton bras est terrible, Et ceux que tu fis naître ont droit à ta pitié; Je t’en supplie au nom du Grand Crucifié Pour éclairer mon deuil d’un rayon d’espérance, Faire taire le doute et calmer la souffrance, Permets que je la voie, ô douce vision! Contemplant pour toujours les splendeurs de Sion.La vieille et chère mère n’est plus, mais le fils, héritier du bien paternel, est marié et fait revivre les traditions ancestrales sous le vieux toit dont il a la garde.Le foyer rajeuni n’est pas témoin du triste spectacle du berceau vide.Songeons donc aux chers bébés qui ont tant besoin de silence, de délicatesse et de tendresse.La jolie poésie qui suit saura réveiller dans le cœur des petits garçons et des petites filles, des sentinents dignes d’enfants bien nés.Cette poésie est de l’un de nos poètes canadiens, M.Napoléon Légendre: BÉBÉ DORT Il est midi.La chambre est sombre; A la fenêtre on a cloué, Pour donner du frais et de l’ombre, Un grand châle à carreaux, troué.Dans un coin, la paupière close, Sur son oreiller de duvet, Le bébé doucement repose, Et le chien dort à son chevet.Alentour tout se fait tranquille; On n’entend que le vieux coucou, Balançant sa tige mobile, Accroché là-bas à son clou.A travers les trous du vieux châle, Que son poids fait partout plisser, Un rayon de lumière pâle De temps en temps vient se glisser.Dans l’autre chambre, le potage Se met sur la table, fumant; Le père rentre de l’ouvrage, J oyeux.—Mystérieusement, La mère, le doigt sur la bouche, Par la porte ouverte à demi, Lui montre, dans le coin, la couche Où bébé repose endormi. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 209 Un bras replié sur la tête Colle au front ses cheveux mouillés; De la couverture indiscrète On voit sortir deux petits pieds.—Eux se regardent en silence Tout émus, la main dans la main, Pendant qu’à part soi chacun pense: Il aura ses six mois demain! N.Legendre.Mais je l’ai dit précédemment, il n’y a pas que les exercices de langue qui peuvent être mis au service de l’enseignement ménager.Outre l’arithmétique et la comptabilité, le dessin est requis dans les leçons de coupe, et, à l’école complémentaire, la plupart des sciences usuelles touvent leur compte, soit dans 1 art culinaire, la médecine domestique, etc.Exemples: l’enseignement de l’organisation rationnelle de l’alimentation fait appel à la chimie, à la physiologie, à la physique même.Ici, je dois ouvrir une parenthèse pour les écoles mixtes, dans les rangs, c'est-à-dire, les écoles fréquentées par des petits garçons et des petites filles: ces écoles sont nombreuses dans les campagnes.Dans ces sortes d’écoles, l’institutrice doit tenir compte de la double formation qu’elle est appelée à donner.Mais là encore, certaines notions ménagères peuvent se donner con-jomtement aux petites filles et aux petits garçons, telles celles d’hygiène, d’alimentation, etc.Le problème de l’enseignement ménager est moins compliqué dans les écoles mixtes de village, où, d’ordinaire, il y a plus d’une institutrice.Dans ces écoles, il est facile de grouper les petites filles pour la leçon d’économie domestique et les petits garçons pour la leçon d’agriculture.Dans les écoles mixtes des rangs comme dans celles des villages, il importe d’amener les commissions scolaires à engager une sous-maîtresse dans les écoles primaires élémentaires chaque fois que la présence moyenne, durant l’année précédente, a excédé 40 élèves.A l’école primaire complémentaire, le nombre requis pour exiger deux maîtresses est une inscription de trente ou plus.CONCLUSION Je m’arrête, il est temps de conclure.L’enseignement ménager, faisant partie intégrante du programme, doit revêtir un caractère nettement pédagogique, et ne pas être considérer comme un intrus à l’école.L enseignement ménager s offre aux autres matières comme un heureux adjuvant qui donne à notre enseignement primaire un caractère vraiment familial et partant très social: Vécole 'pour la vie.L enseignement ménager, cependant, pour donner sa vraie mesure et pro-d.uire les résultats qu on en attend, doit être donné conformément à des principes sûrs et non d’une façon arbitraire.L enseignement ménager, dans les ecoles primaires élémentaires, doit se donner dans un but éducatif et non technique: ce qui n’exclut pas les pratiques menageres, proportionnées à l’âge des élèves.L’enseignement ménager requiert une direction claire et nette et un programme qui ne laisse rien à l’arbitraire ou à l’inexpérience.L’enseignement ménager, bien compris et donné suivant les règles de la pédagogie lationnelle, constitue la plus heureuse évolution au point de vue individuel, familial et social.2 210 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cette évolution nous reporte heureusement au temps lointain où les deux Mères de la patrie canadienne, Marie de T Incarnation et Marguerite Bour-geoys préparaient admirablement nos arrières-grand’mères à leurs rudes et nobles devoirs d’épouses et de mères.Leurs filles spirituelles ont repris, les premières, chez nous, la tradition interrompue pendant quelques décades.Et aujourd’hui: c’est sous le toit d’une école normale dirigée par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, que se tient au Canada, le premier Congrès provincial d’enseignement ménager.C’est aussi sous le toit d’un monastère d’Ursulines, à Roberval, que depuis 1882, l’enseignement ménager est établi sur des bases sérieuses et dirigé avec un tel succès que le Conseil de l’Instruction publique a cru devoir accorder une école normale à l’École ménagère de Roberval.Le bel exemple donné par les deux plus anciennes communautés religieuses du Canada est généreusement suivi, et je suis heureux de le proclamer dès cette première séance du congrès, par toutes les autres communautés religieuses de femmes fondées en notre Province ou venues du beau pays de France.Ces différentes communautés religieuses rivalisent loyalement dans l’œuvre primordiale de l’éducation de la femme canadienne et fournissent à l’élite de notre race la meilleure raison d’espérer dans l’avenir du Canada français.C.-J.Magnan.LES ARRIÉRÉS SCOLAIRES (1) (Pour “L’Enseignement Primaire”) Par erreur, nous avons mis au crédit d’un Instituteur, l’excellente étude que nous 'publions actuellement sous le titre: Les arriérés Scolaires.Cette étude est de Mlle Elmire Hamel, institutrice de Montréal.Nos lecteurs voudront bien tenir compte de cette rectification.COMMENT CONNAÎTRE L’ARRIÉRÉ Cette reconnaissance de l’élève s’acquerra par l’étude psychologique, l’expérience personnelle et par les tests ou examens.Sans faire une étude approfondie de la psychologie infantile, ^l’institutrice ne doit pas négliger la lecture des bons auteurs en cette matière.Ces lectures l’aideront grandement à connaître ses élèves.L’expérience personnelle est aussi d’un grand secours dans cette étude.Une institutrice de longue expérience est moins sujette à l’erreur qu’une débu- tante.Avant de porter un jugement définitif sur un élève, il faut 1 avoir beaucoup observé, sans idée préconçue, et ne pas le classer à priori dans telle ou telle catégorie.Il faut user de tact et ne pas trop se fier à son unique jugement.Le pédagogue, le psychologue et le médecin peuvent être appelés à diagnostiquer l’état de l’enfant.On ne peut réellement le connaître qu’après l’avoir examiné au double point de vue médical et pédagogique.Il serait à souhaiter que les maîtres connaissent l’état physique de leurs élèves, puisque leur esprit en subit l’influence.(1) Voir L'Enseignement Primaire de novembre 1920. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 211 Défions-nous de l’apparence, car souvent elle est trompeuse.Quelques-uns paraîtront intelligents et ne le seront pas, et vice versa.Bien des parents prennent la dissipation de leurs enfants pour de l’activité intellectuelle.C’est souvent à tort.En général, ceux qui répètent indifféremment tout ce qu’ils entendent, répondent à toutes les questions sans réfléchir, sans penser, sont plus étourdis qu’intelligents.Contrairement, des enfants timides, silencieux, peuvent être très doués.Par nature, les parents trouvent leurs enfants très intelligents.D’un autre côté, la maîtresse, témoin de leurs insuccès, les croira plutôt dépourvus de tout jugement.Évidemment, l’écolier normal n’est ni si prodigieux, ni si inférieur.Entre les extrêmes, il y a des degrés où se placent la plupart des élèves.Le dernier de la classe ne doit pas être considéré comme arriéré, s’il n’a pas un retard d’âge sur ses compagnons.S’il fait sa classe, peu importe la place qu’il occupe.Il peut se faire que les premiers soient arriérés, s’ils sont de beaucoup plus âgés que les autres.Cela se voit assez rarement, car ils passent vite dans une classe supérieure.L’état mental de l’arriéré est souvent long et difficile à reconnaître.Les défauts intellectuels ne se voient pas à l’œil; il faut recourir à des moyens particuliers.Les exercices oraux et écrits, les réponses, les descriptions, les dessins, les dictées, les calculs, les mémorisations, la vision des traits en couleur, l’audition de certains sons et les jeux même, sont autant de moyens propres à faire connaître la mémoire, la capacité d’attention individuelle et collective de la classe.La trop grande turbulence, le bavardage, l’agitation constante nous font voir l’instable, l’enfant d’une mobilité physique exubérante, ne restant pas en place, et dont les actes sont régulièrement hors de proportion avec la cause qui les a déterminés.Classons aussi parmi les anormaux, ces enfants d’une nervosité exagérée, irritables, hargneux, susceptibles à l’excès et sans raison.Anormaux aussi ces craintifs, sursautant seulement à entendre prononcer leur nom; d’une timidité qui les paralyse et leur fait perdre toute confiance en eux.Anormaux encore ces apathiques que rien ne peut émouvoir, indifférents à tout, et d’une étonnante tranquillité, se contentant même de regarder jouer les autres.L’examen du médecin fera connaître les arriérés médicaux; ceux qui souffrent de quelque trouble physique que le maître n’a pas pu découvrir.Pour mesurer l’intelligence des élèves, les Drs.Binet et Simon ont réussi à établir une échelle de développement intellectuel par la méthode des tests.Ils ont expérimenté une série de questions de nature à faire connaître la moyenne de l’intelligence.Par ces tests ou épreuves, ils peuvent trouver si l’enfant est un déficient de l’intelligence ou du savoir.Une seule expérience ne suffit pas, et avant de porter un jugement sur un élève, il faut en avoir employé plusieurs et que la moyenne porte dans le même sens.Il faudrait que cette constatation fût faite par plusieurs personnes qui ne se seraient pas consultées au préalable.Ces renseignements fournis sur l’intelligence par les tests, les notes prises, sur les aptitudes, la scolarité, la conduite, l’application, la famille, le milieu où vit l’enfant, son état de santé, etc., nous font à peu près connaître le degré d’intelligence de nos élèves.Je dis à peu près, car l’intelligence est chose si abstraite que Dieu seul, je crois, en connaît la dose qu’il a donnée à chacun.Cependant tous ces moyens plus haut mentionnés ne sont pas sans utilité.Reste maintenant à parler du traitement des arriérés.Ce traitement est assez complexe et ne convient pas à tous également.Comme il y a des arriérés divers, il ne peut y avoir un traitement unique.Le bon classement en est d’a- 212 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE bord la base, car c’est de lui que dépend le succès à venir.Il ne faut pas placer l’arriéré dans une classe trop au-dessus de ses capacités, il se découragerait; ni avec des enfants beaucoup plus petits, car il se sentirait trop humilié.S’il s’agit d’un arriéré pédagogique, quelques leçons particulières suffiront pour le remettre à son rang.Plus il sera âgé, moins il lui faudra de temps; son cerveau étant plus fort, il comprendra plus facilement.Il ne faudra pas retarder à le faire passer dans une classe supérieure.(A suivre).Elmire Hamel, Institutrice.DE L’EDUCATION DANS LES PENSIONNATS DE JEUNES FILLES Conseils d’une supérieure de communauté à ses filles spirituelles et aux institutrices laïques la vocation, (suite et fin) (1) Résumons.Notre vie n’est douce que par l’esprit qui l’anime.Il est bon qu’on le sache.Détruisez donc sans pitié les riantes illusions chez les jeunes personnes qui désirent s’associer à votre œuvre.“Avez-vous, chère amie, assez de force d’âme pour supporter le travail et les privations avec une sérénité inaltérable ?Voilà la question qu’il importe de poser très nettement.S’il n’est point de carrière qui demande plus d’abnégation que celle de l’enseignement, cela est tout spécialement vrai pour la femme.Que l’institutrice soit régulière ou laïque, qu’elle soit maîtresse de pension ou simple maîtresse d’école de village, sa vie est tonte de privations, et il n’est presque personne qui lui en sache gré.Je ne sais comment elle fait pour se soutenir, si elle ne lève sans cesse les yeux vers ces saintes montagnes d’où vient notre secours.Pourquoi donc êtes-vous joyeuses, vous, mes bien-aimées ?C’est que dans l’atmosphère de religion et d’innocence où vous vivez, les fautes sont rarement graves, et que la paix du cœur s’y présente si bien; c’est que vous êtes dans une si grande sécurité, et que vous vous sentez fortement protégées contre toute tentative de nature à altérer la pureté de vos âmes; c’e^t que, dans l’aimable société où votre vie s’écoule, la tristesse d’une seule ne résiste pas à l’amour qui rayonne dans la physionomie souriante de toutes les autres; c’est que vous avez borné vos vœux et que vous n’aspirez à rien de plus sur la terre que ce que vous possédez déjà; c’est que vos humbles travaux d’esprit vous charment et vous sauvent des dangers de la monotonie; c’est qu’au milieu de votre riante jeunesse, vous dites avec un sage: In nidulo meo moriar.Je veux mourir dans ce cher petit nid où je suis heureuse par la foi, l’espérance et la charité; c’est que vous espérez vivre dans votre œuvre et léguer vos trésors d’affection, d’expérience et de sagesse à vos plus jeunes compagnes.Cet espoir est très doux, et je comprends que vous chantiez dans la joie et la dilatation de vos cœurs: Bénie soit l’œuvre des mains de notre Dieu, et bénies soyons-nous à jamais dans son œuvre.(1) Voir L'Enseignement Primaire de novembre 1926.Sœur M.V.B. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 213 AUX INSTITUTEURS ET INSTITUTRICES DES DISTRICTS RURAUX L’Enfant du sol (Pour “L’Enseignement Primaire”) La désertion des campagnes a été et est encore l’objet de bien des inquiétudes de la part des autorités.En cheminant le long des routes, il est pénible en effet de voir des terres abandonnées qui semblent pourtant pouvoir ét vouloir donner un bon rendement; des habitations dont les portes et fenêtres sont bouchées par des panneaux, ce qui indique une absence plus ou moins prolongée des propriétaires.Combien de braves familles laissent un petit domaine, qui a demandé bien du travail et des sueurs pour le mettre en état de culture, de produire, et se dirigent vers les grands centres avec l’espérance de gagner, en peu d’années peut-être, de l’argent sonnant, mais, malheureusement, sont forcément destinées à vivre trop vite.Combien de garçons et filles de cultivateurs quittent la maison paternelle pour aller demander aux grandes villes une indépendance relative, une position qui semble encourageante au premier abord, mais qui en réalité est déprimante, conduit souvent au découragement et parfois à l’inconduite.L’instituteur ou l’institutrice peut beaucoup dans l’orientation professionnelle de l’enfance.Il lui est suggéré et recommandé d’exercer son influence sur les enfants des districts ruraux pour les encourager à aimer la culture, afin de les empêcher de se diriger plus tard vers les villes où la plupart végètent derrière un comptoir ou dans une usine.Dans vos récits, dictées, etc., choississez des sujets qui font ressortir tout l’attrait de la vie des champs; exaltez, si je puis m’exprimer ainsi, l’amour du sol à cette catégorie d’enfants.Vous direz peut-être qu’un garçon de 6 à 12 ans est bien jeune pour comprendre toute la noblesse de cette profession.C’est justement à cet âge, l’enfant commençant à se développer, c’est le temps ou jamais de lui inculquer le désir et l’ambition d’imiter son père et de marcher sur ses traces dans cette belle carrière.Le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, composé, comme vous le savez, de tous les Archevêques et Évêques de la Province avec un nombre égal de personnages laïques éminents, s’inquiétant, avec raison, de la désertion des campagnes, adoptait, en 1912, la résolution suivante:—- ^ “Attendu que, dans nos écoles primaires, les écoles rurales principalement, il importe d’inculquer à l’enfant l’amour de l’agridulture et de lui donner une instruction appropriée au milieu où il vit; “Attendu qu’à tous les degrés de l’école il est nécessaire de donner au fils du cultivateur une instruction plutôt agricole et qui n’aille pas jusqu’à l’inciter, par un programme d études trop commercial, à déserter la campagne pour la ville, le Comité exprime l’opinion, comme un moyen d’atteindre ce but, et recommande au gouvernement de mettre à la disposition du département de l’Instruction publique un conférencier qui serait chargé de donner, chaque année, aux membres de communautés enseignantes de Frères et instituteurs laïques des conferences sur l’agriculture en rapport avec l’instruction qu’ils sont appelés à donner aux enfants de la campagne.” ,Cette résolution de la plus haute autorité du pays en fait d’éducation et de protection de l’enfance fait ressortir le grand intérêt qu’elle porte à cette question.Appliquez-vous, sans toutefois trop négliger les autres matières du cours d’études, à donner aux garçons de l’agriculteur une instruction pratique qui leur convient, en adaptant 1 enseignement à leurs besoins, principalement la lecture, l’écriture et le calcul: connaissance aussi parfaite que possible de la langue maternelle, qui leur permettra de se renseigner, par la lecture de revues agricoles, etc., des progrès qui se réalisent dans leur sphère d’activité; 1 écriture pour qu’ils rédigent eux-mêmes leur correspondance; le calcul, la comptabilité domestique et agricole, pour qu’ils puissent se rendre compte du rendement et de la dépense de leur ferme.^ oici trois points sur lesquels il faut appuyer principalement et les inculquer dans l’esprit de ces enfants, afin qu’ils y prennent goût, s’intéressent spécialement à ces trois matières et continuent à les pratiquer lors de leur sortie de l’école. 214 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Il y aurait encore Thygiène pour leur faire comprendre les soins généraux de propreté, l’aération et la ventilation de toutes les pièces d’une habitation, l’hiver comme l’été, etc.; la bienséance, qui les familiarisera dans la bonne tenue, la politesse envers les autres, respect des supérieurs, convenance dans le langage, saines habitudes, respect de la propriété d’autrui.Appliquez-vous aussi à faire apprécier toute la beauté de cette vie paisible, en même temps très active, du vrai cultivateur intelligent ; la grande indépendance dont il jouit, étant roi et maître sur son domaine, n’ayant de compte à rendre qu’à son Créateur, à obéir qu’aux appels de la cloche de son église l’invitant à réfié hir, à prier, et à se guider sur le grand cadran solaire pour régler ses heures de labeur et de repos.Comparez-la à celle des grands centres qui n’est que tapage continuel, spéculations plus ou moins hasardeuces, luttes constantes contre les intrigues de toutes sortes, parfois sournoises, qui rendent l’existence pénible chez un homme ayant un cœur qui bat et une âme qui croit.Antoine Dessane, Officier d’Académie.LE RESPECT FILIAL Voyez comme tous les plus hauts respects viennent ici-bas fortifier et ennoblir le respect filial, comme toutes les belles acceptions de ce mot lui conviennent dans la langue des hommes.On dit: commander le respect, inspirer, imposer le respect.Rien n’est plus grand.La majesté d’un père, la dignité d’une mère y ont des titres sacrés; jusqu’à leur dernier jour, et au delà, c’est leur droit impérissable.On dit: le respect de l’âge.N’est-ce pas encore un respect filial?Le père et la mère ont une espèce d’éternité aux yeux de leur enfant; il n’a pas connu leur naissance, il ne prévoit point leur mort; ils sont à ses yeux sans commencement, et il ne sait pas, heureusement, quand viendra leur fin.On dit: respecter la vieillesse, respecter le malheur; mais, je le demande, y a-t-il quelque chose sur la terre qui commande plus religieusement le respect que les cheveux blancs d’un père, que la vieillesse d’une mère?Y a-t-il quelque chose qui inspire des émotions plus profondes, une douleur plus religieuse que les infortunes d’une mère, que les larmes d’un père ?Enfin, il est des autorités si hautes et si sacrées qu’on doit les respecter jusque dans leurs erreurs.L’autorité paternelle est de cette sorte.Un père, une mère peuvent tomber avec l’âge, dans les faiblesses intellectuelles et morales les plus humiliantes.Eh bien, c’est alors qu’un fils, qu’une fille leur doivent un respect plus tendre et plus profond; c’est alors que le malheur doit les rendre plus vénérables et plus chers encore à la piété filiale.Mgr Dupanloup.HYGIÈNE—L’OXYGÈNE L’oxygène de l’air respiré s’unit au charbon des aliments.De cette union naît un gaz que vous connaissez, Y acide carbonique, formé d’oxygène et de charbon.Mais vous savez que l’acide carbonique est un poison violent, qui tue ceux qui le respirent.Il n’en faut pas beaucoup pour tuer: une seule pinte de ce gaz meurtrier suffit à empoisonner près de deux mille pintes d’air! _ .Ainsi tout animal qui respire, tout homme, chacun de nous, est une fabrique de poison.Nous prenons pour alimenter notre vie, du charbon dans notre nourriture, de l’oxygène dans l’atmosphère, et nous en composons un poison terrible, que nous répandons ensuite autour de nous.De vous qui m’écoutez, de moi qui vous parle, s’échappent incessamment les flots invisibles de ce gaz dont quelques pintes suffiraient à nous faire périr._ .(Si le maître avait à sa disposition un oiseau, une souris ou tout autre petit animal, il pourrait donner aux élèves le spectacle de l’asphyxie rapide, en recouvrant l’animal d un verre retourné sur une assiette dans laquelle il aura versé de l’eau ) ^ ; Si vous ou moi étions enfermés dans une chambre sans porte ni fenetre, où l’air ne pourrait se renouveler, nous nous tuerions nous-mêmes en quelques heures par l’acide carbonique qui sortirait de nous et que nous respirerions mêlé à l’air. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 215 Cette mort singulière, qui survient quand l’air respirable manque, porte un nom que vous devez retenir.C’est Y asphyxie.L’asphyxie est un empoisonnement.On s’empoisonne avec de l’acide carbonique, comme on s’empoisonnerait avec de la mort-aux-rats ou du vert-de-gris.Air Pur.COMMENT LES ENFANTS PEUVENT TÉMOIGNER LEUR AMOUR POUR LA PATRIE Les enfants peuvent, aussi bien que les grandes personnes, prouver leur amour pour la patrie.Il faut et il suffit pour cela qu’ils remplissent aussi exactement que possible, tous leurs devoirs de fils, d’écoliers et de futurs hommes.Lorsqu’ils se montrent respectueux, obéissants et affectueux envers leurs parents et leurs maîtres, polis et obligeants envers leurs semblables; lorsqu’ils profitent, dans la mesure de leur intelligence, des leçons faites en classe; en un mot, quand ils s’efforcent de devenir bons et instruits, ils servent la patrie parce qu’ils lui préparent ainsi des hommes honnêtes et des citoyens éclairés.IDEES PEDAGOGIQUES POUR L’EDUCATION DES FILLES Je voudrais qu’on inspirât aux demoiselles: Une conscience droite, simple et ouverte; Qu’il ne faut point être curieuse et se borner à un petit nombre de livres; Que toute piété consiste dans l’observation des Commandements et la pratique des: vertus; Leur faire aimer le silence et le travail; Chercher des inventions ou quelque intérêt pour leur donner le goût du travail; Expliquer ce qu’on leur dit; Les encourager à tout dire en ne les grondant jamais; Réjouir leur éducation; Diversifier leur instruction; Reprendre continuellement et doucement; Regarder les classes comme le principal de la maison; Qu’on leur apprenne à bien parler le français, mais simplement; qu’elles écrivent de même; Qu’on leur parle toujours raisonnablement; Qu’on les aime toutes également.L’ENSEIGNEMENT MENAGER ET L’ECOLE RURALE On a beaucoup discuté, au récent congrès pédagogique d’enseignement ménager tenu à St-Pascal, de l’opportunité de l’enseignement ménager à l’école rurale et des difficultés que rencontrent les institutrices dans les écoles mixtes, pour donner aux petites filles des notions d’économie domestique, élémentaires si l’on veut, sans nuire à la discipline, et sans faire perdre un temps précieux et déjà trop rare, aux garçons de la classe.La meilleure solution est venue de l’intelligence et du dévouement des maîtresses, car nous connaissons personnellement des écoles de rang, où cet enseignement se donne d’une façon pratique et profitable, mais celle qui a la charge des enfants trouve dans son amour de l’étude et de sa vocation des ressources intarissables.On a aussi suggéré de faire servir à l’enseignement ménager les exercices de mémoire et de rédaction qui se donnent à l’école.L’Enseignement Primaire qui est distribué à tout le personnel enseignant de la province publie d’excellents exemples sous forme de dictées, de compositions, de récitations.Les problèmes d’arithmétique, eux-mêmes, peuvent servir à familiariser les enfants avec le prix des denrées ou des vêtements, avec les matériaux de construction, les mesures de surface ou de capacité. 216 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’enseignement agricole peut se donner de la même manière, en se servant de tout ce qu’on a sous les yeux pour faire aimer la terre, d’abord, les fleurs, les arbres, les fruits et les graines; et puis en montrant suivant la saison, à préparer un petit jardin potager, à faire des collections de mauvaises herbes, d’insectes nuisibles, etc.; dont petits garçons et petites filles peuvent profiter également.Cousine AVETTE.______________ (Le Bulletin de la Ferme) UN COURS DE PEDAGOGIE EN TABLEAUX SYNOPTIQUES (1) LES MODES On appelle MODE la manière dont on dispose ses élèves pour leur distribuer l’enseignement.Mode individuel:— a) s’adresse à un seul élève, à l’exclusion des autres.b) en usage pour écriture et dessin.c) impraticable en général, car f perte de temps, I non émulation, épuisement chez la maîtresse, j oisiveté chez les élèves, [ discipline impossible.Mode mutuel:— a) se faire aider par élèves plus avancés (moniteurs), pour faire répéter les leçons.b) seul avantage: diminuer tâche de la maîtresse.c) inconvénients: f moniteurs sans autorité ni disci- î pline, -j perte de temps à les préparer, i pas d’aptitudes pédagogiques, ! parents ne prisent pas ce mode.d) on ne l’emploie que dans des classes trop nombreuses, Mode simultané:— a) s’adresse à tous les élèves d’un même cours.b) avantages: f élèves classés d’après leur force intellect.j instinct de sympathie et d’imita-I tion, j magnifique émulation, j application générale et constante, I goût dans le travail, j épargne nombre de répétitions, l surveillance facile, I classe intéressée.c) c’est le mode pour assurer le travail et le maintien de la discipline.Mode mixte:— Composé des trois précédents.On peut l’employer dans les écoles à quatre cours, car le mode simultané en est le fondement obligé .J.-E.Faquin, professeur, Ecole N or viole de Saint Hyacinthe.(1) Voir L’Enseignement Primaire de novembre 1926. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 217 UNE ARDOISE CENTENAIRE 1825-1926 mnmÊKÊmam - Ifel .mmm , ¦ usai :üiî ¦ .* î.; W*MM imm " 'V S^IÎ% :vs ¦: ' ' - v., , - , -: - - : .: • X Jnstina; Mainville, Marie-Anne; Stacev, Flo-Landrv Ra, n°’ Annma-Aroma; Grenier, Juliette; Rancourt, Antoinette; Bécï/eV p ntmepUi Jeanne;CharbonneaupBernadette; Arpin, Aimée-Rose-Elienne; Bousnuet ^ Gabr^llei Mongeo11, M.-Leonie-Madeleine; Fournier, Maria-Valérie; Ma v Ann nif-l L v f^’ Anne-Marie; Chaput, Gilberte; Chaput, Irène,: Brossent Permn 10 ett1e; HeÎT1’ Rhna; Desy Annette; Frédette, Germaine; Bonneau, Maria; ?ourt 1uîe?FmdP Ri?peSrw eain M.Jeanne; Pelletier, M.-Rose-Alma; Pré- cioDAT OÛ ; r TL ’ BDncbe-Eva-Sr M.Claire de Montefalco ; Claire, Réjeanne; Bérillion, Lucien, Bedard, Theodore; Grandmont, J.-Alexis-Napoléon, Fr.Mellit Yves; Vézeau Paul Emile- DSVTPh"p0nel; Taillefer Alphonse; Coupai, Jcs.lStanislas; Jodoi^, PauLMauricerSt-Dems, Emihen; Poirier, Diane; Majeau, M.Germaine; Bachand, Honoré.ClarlfeLp^tRpU-npQtNGAfS'“A?iS^d!0o“MeZZe1ita’ JosePh: O’Reilly, Mary Grace Edna; Fiai he, Patrick, Cleary, Mary Margaret; Bourassa, Joseph-G.; Kearny, Elizabeth Edna; Hooper Sat HSn MarrAlS71 "““F Mary MargUerite; Si>uvé- MaM Carter, Mary L’ENSE [GNEM ENT PRIMAIRE 243 Élémentaire français et anglaTs.—Satisfaisant:— St-Mars, M.-Thérèse; Jacques dit Marauda, Jean-Maurice; Proulx, Gaston; Girouard, Jos.-Hilaire Élémentaire anglais et français.—Satisfaisant:—Marcophese, Garmine.Élémentaire français et anglais — Distinction:— Meunier, Yvonne; Lacombe, Germaine; Steele, Thérèse; Racicot, Simonne; Privée, Simonne; Collette, Lucille; Bandziute, Annette; La-berge, Annette; Lalonde, Simonne; Giasson, Gertrude; Grand’maison, Lma; Kavanagh, Jos.-Anthime; (Fr.Barnabé); Boucher, M.-Jeanne; Audy, Alphonse; Perreault M.-J.-S-Yvonne; Boutin, Wilfrid; Cantin, Pacifique; Ranger, Yolande; Bastien, Gabnelle; Robert, Stephame-Jacqueline; Cataford, Edora; Cournoyer, Jos.-Edmond; Lauzon, Paul; Benoit, Albert.Élémentaire anglais et françaïs.— Distinction:— Laframboise, Berthe; Cormier, Bernadette; Clark, Stella; Clark, Madeleine; Redmond, Mary.QUÉBEC Élémentaire fr anç aïs.—Satisfaisant:— Marcoux, M.-Yvette; Paquet, M.-Claire; Lacroix, Elisabeth; Tanguay, Bertha; Laperrière, M.-Blanche; Marcotte, M.-Louise; Marcotte, Clotilde; Alain, Fernande; Potvin, Gabrielle; Leclerc, Bernadette; Lirette, Adrienne; Paradis, Beatrice; Roy, Fernande; Beaudry, Lauréanne; Blanchet, Azilda; Hamel, Simonne; Bergeron, Rita; Gaüdreau, Marie; Laçasse, Gérardine; Vermette, Anna-Marie; Pintal, Yvonne; Brunelle, M.-Victoire; La-Bissonnière, Jeannette; Plante, M.-Jeanne; Desrochers, Adrienne; Hébert, Cécile; Langlois, Lucienne; Boivin, Cécile; Cloutier, M.-Claire; Brown, Winifred; Martel, Jeanne; Hamel, Anna-Marie; Rivard, Hélène; Larivière, Laurence; Gosselin, Nathalie; Nadeau, Alice; Gastonguay, Madeleine, Charrois, Adrienne; Bergeron, Rose-Anna; Bernier, M.-Claire; Parent, M.-Berthe, Genest, Mathilde; Pou'in, Cécile; Duchesneau, Léa; Laliberté, Alice; Gignac, Bertha; Boutin, Marie-Rose; Langevin, M.-Cécilia-Hélène; Jean, Rita; Bouchard, M.-Anna; Frémont, Sébastienne; Premont, M.-Laure; Douville, Aline; Paré, Georgine; Lanouette, Berthe; Deschènes, M.-Blanche; Fortier, Alma; Croteau, M.-Jeanne-Annette; Painchaud, Cécile; Caron, Juliette; Couture, Rosa.ria; Bernier, Anne-May; Fraser, Juliette; Cloutier, Fernande; Gamache, Isabelle; Magnan, Alice; Naud, Mariette; Delisle, Hélène; Beaulieu, Julia; Bouchard, M.-Adrienne; Fleury, Aline; Tremblay, M.-Laure-Juliette; Lafrance, Joséphine; Foy, M.-Flore-Béatrice; Drapeau, M.-Therèse-Bernadette; Yallière, M.-Louise; Gourde, Lécnie; Lapointe, Laure-Aline; Leblanc, M.-Thérèse-Lisette; Magnan, M.-Marguerite; Boivin, Gérardine; La Roche, Albertine; Savard, Simone; Bélanger, J.-G.-Epiphane.Élémentaire anglais.-—Satisfaisant:—Ouellette, M.-Ange-Gabrielle; O’Connell, Mary Frances.Élémentaire français.—Distinction:—Boulanger, Claire; Larochelle, M.-Ange; Mercier, Marie-Jeanne; Lépine, Eva; Lamontagne, Marie-Marguerite; Noël, Marie-Raphaëlla; Lavoie, Yvonne; Mailhot, Armand; Leblond, Geo.-Henri; Fréchette, Geo-Henri; Nadeau, Frs-Rosario; Cormier, M.-Reine-Lucienne-Fernande; Mercier, M.-Alice-Arthémise; Dubé, Jeanne-d’Arc; Keating, Maria; Delisle, Héléna; Drouyn, Emilienne; Huot, Rolande; Hamel, Germaine; Robitail-le, Lucie; Beaumont, Alexandrine; Blouin, M.-Jeanne-Léocadie; Lebœuf, Gabrielle; Tessier, M.Laure; Mathieu, Jeanne; Trottier, M.Paule; Marcotte, M.-Lucienne-Simonne; Galarneau, Irène; Gosselin, M.-Jeanne-Lucienne; Bernard, Blanche; Naud, M.-Berthe-Laura; Lambert, Française; Morissette, Bernadette; Guay, M.-Rose-Léda; Perron, M.-Lucia-Louisa; Leblond, M.-Démé-rise-Ante mette; Collin, Angélina; Dussault, Cécile; Leclerc, Juliette; Cayer, Ida; Boivin, Yvette; Shields, Marg erite; Marquis, Cécile; LaHaye, Imelda; Langlais, Gabriellej Demers, Simonne; Demers, M.Laure; Julien, Juliette; Paré, Blandine; Gendron, M.Anne; Côté, Marguerite; Gau-vin, Béatrice; Bertrand, M.Jeanne; Lambert, Irène; Turcotte, Marguerite; Bussièreè, Marcelle; Boilard, Yvonne; Huot, Gabrielle; Gcdin, J.-Eugène-Roland; Langlais, Eustelle; Poisson, Aline; Cantin, Aurore; Côté, Edith; Cantin, Antoinette; Côté, Emérilda; Doré, Emilia; Germain, Marie Anna; Hardy, Reina; Jean, Irène; Lemay, Lucinda; Letarte, Marcelle; Bernard, Marie-Anna; Latulippe, Marie Laure; Côté, M.Berthe; Langlois, Marie Paule; Blais, Florence; Blais, Régina; Gagné, Agathe; Proulx, Béatrice; Labcnté, Germaine; Garneau, Lucile; Lemay, Aline; Pouliot, Anna Marie; Boileau, Marie Jeanne; Perrault, Georgette; Bélanger, Blandine; Thibault, M.Aline; Gagné, Lucienne; Ferland, Candide; Desrochers, M.-Albertine; Montreuil, Marguerite; Buteau, Amérelyse; Huot, Marie-Zonia; Bolduc, Odile; Lajeunesse, Adrienne; L’Heureux, Joséphine; Haché, Isabelle; Bouffard, Gabrielle; Chrétien, Estelle; Nadeau, Laurette; Tanguay, Gérardine; Laboissonnière, Gabrielle; Drolet, Béatrice; Létourneau, Irène; Bouffard, Irène; Jinchereau, Pauline; Sylvain, Marie-Louise; Pomerleau, Bernadette; Parent, Imelda; Rochette, Marguerite; Savard, Rita; Couture, Juliette; Landry, Blanche-Yvonne; Gingras, Marie-Rose-Alma; Lévesque, Germaine; Olivier, Cécile; Drouyn, Béatrice; Sévigny, M.Reine-Noella; Deblois, Juliette; Lamontagne, Jeanne-d’Arc; Goudreau, Marguerite.; Godbout, Claudine; Dérome, Gabrielle; Huppé, M.Claire; Morin, Yvonne; Morin, Béatrice; Labonté, M.Anne; Monfette, M.-Ange; Richard, Germaine; Chouinard, M.-Rose-Irène; Fëllerin, Eva; Dubé, Germaine; Carpentier, Alice; Gignac, M.Jeanne; Faquin, Simonne; Petit, Jeanne; Rockwell, Gilberte; Gignac, Eliane; Faquin, Rachel; Gosselin, Cécile; Mayrand, Lucille; Paré, M.Thérèse; Olivier, Antoinette; Blanchet, 244 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Jeannette; Bélanger, Géraldine; Rochefort, Jeanne; Bernier, Gabtielle; Grenier, Agnès; Hamel Lucienne; Germain, J oseph-Arthur ; Emond, Simonne; Moisan, Béatrice; Moisan, B.-Irène; La-lancette, Lonnie; hortin, Lconie; Dube, Helène; Falardeau, Cécile; Gariépy, Angèle-Françoise; Ouellet, M.Cecile; Vallée, Pauline; Bairy, M.Fernande; Michaud, Paouerette; Pelletier, Gilberte; Langlois, M.Paule; Hudon, Yvette; St-Laurent, M.Laurette; Bélaneêr, M.Bernadette; Lacroix, Marguerite; Bernier, Gabnelle; Clavet, Maria; Rhéaume, Adélaïde; Synnet, M.Azilda; Claveau, M.Jeanne; Letourneau, Simonne; Tardü, Marthe; Raymond, M.-Thérèse; Gayer, M.-Louise.Elémentaire français et anglais—£m?\s/aisard:—Patoine, Louis-Germain.Elémentaire français et anglais.—Hi^mc/mm—Caireau, Méloda; Moiin, M.-Jeanne; Charette, Louis (Fr.Paul-Benoît).TROIS-RIVIÈRES Élémentaire ’français.—Satisfaisant'—Mcrm, Yvonne; Gélinas, Suzanne; Grenier, Yvonne; Courteau, M.-Gilberte-Simonne; Ebacher, M.-Juliette; Massicotte; Georgette; Morin, M.-Rose;^ Pelletier, Corona; Bergeron, Georgette; Ayotte, M.-Florilda.Élémentaire français.- Distinction:—-Lebeau, Lucienne; Géhnas, Yvonne-Alice; Lapointe, Lucinda; Fleurent, Françoise; Massicotte, Rosa; Morais, Germaine; Toutant, Stella; Rheault, i vette; Descoteaux, Alice; Héroux, Imelda; Landry, Laurette; Maltais, Georgette; Dargis, Marie Anne; Gervais, Monique; Thiffault, M.-Beatrice-Leda; Grandbois, M.-Germaine-Annette; Borde-leau, M.Eleonore-Juliette; Bellemare, M.-Louise-Flora; Mongrain, Lucienne; Pronovost, M.Coro na; Allard, Mélina; Béland, Cécile-Béatrice; Biron, M.-Jeannette-Marielle; Lafontaine, M.-Alber-tme; Plante, Adrienne; Plante, M.-Diana; Frigon, Rita; Gélinas, Victorien; Rivard, Emélia; Des-chènes, Charlemagne; Casaubon, Irène; Duchesnay, Gertrude; Beaudoin, Juliette; Francœur, Donna; Lebrun, Marcelle; Lebeau, Thérèse; Lamy, Colombe.NICOLET Élémentaire français.—Satisfaisant:—Arel, Jeannette; Robidas, Jeanne; Beaudet, Yvonne; Lessard, Noëlla;Lépine, Claire-d’Assise; Veilleux, Véronioue; Labonté, Berthe; Niauet, M.-Jeanne-Françoise; Vanasse, Florence; Corriveau, M.-Aurore; Gill, Estelle; Croteau, Jeannette; Goum, Rachel; Genest, Alphonsine; Noury, Rachel; Lanoix, Fernande; Boisvert, M.-Ange; Lemire, Florette; Saint-Louis, Alberta; Reaulac, Thérèse; Leblanc, M.-Anne-Alice; Nourry, Juliette^ Hébert, Gratia; Martel, M.-Berthe; Houle, Cécile; Désilets, Gabrielle.Elémentaire français.— Distinction:—Gaudet, M.-Gecrgette-Cécile; Morin, M.-Berthe-Juditha; Thibault, M.-Jeanne-Fleur-Ange; Leblanc, Annette; Gervais, Méléda; Gouin, Irène; Champagne, Yvonne; Champagne, Germaine; Leblanc, Laurette; Auger, Cécile; Dupont, Edithe; Beliveau, Marcelle; Hébert, Juliette; Landry, M.-Anne; Bourque, Aurore; Rouleau, M.Jeanne; Lambert, Annette; Manseau, Rose; Allard, Ghislaine; Deshaies, Fernande; Verville, M.-Ange; Morrissette, Annette;Baril, M.-Rose; Bolduc, Rose; Blackburn, Stella; 'Morel, Rolande; Laroche, Blandine; Belhumeur, Clémence; Michaud, M.-Blanche; Julien, Yvonne; Vanasse, Candide; Desserres, Cécile; Vallee, M.-Emélia; Lupien, M.-Bernadette-Cécile; Rivard, M.-Anne-Lucile-Bibiane; Lemire, M.-Georgette-Bibiane; Vallée, Yvonne; Beaupré, Estelle; Gouin, Bibiane; Lemire, M.-Paule; Trépanier, Marguerite; Désaulniers, Annette; Deschènes, Albertina; Lavigne, Rose-Alma; Lauzière, M.-Rose-Amande; Tourigny, Yvonne; Gervais, Jeannette; Godin, Lucienne; Jutras, Anne-Marie-Berthe; Simoneau, M.-Antoinette; Pétrin, M.-Adélina; Jutras, Florentine; Hébert, Laurette; Lacourse, Gertrude; Héroux, M.-Elianne-Antoinette; Proulx, Jeanne; Rousseau, Denise; Provencher, Marguerite; Forest, Cécile; Boucher, Thérèse; Laliberté, Yvette; Lachapelle, Yvonne; Parenteau, M.-Anna; Crevier, Graziella;^ Cartier, Alméda; Fortier, Germaine; Gagnon, M.-Antoinette; Girard, Thérèse; Guilmette, Cécile; Boucher, Germaine; Vézina, M.-Jeanne; Gervais, Cécile; Dubois, Cécile.Elémentaire français et anglais.— Satisfaisant:— Poulette, M.-Anne.Elémentaire français et anglais.— Distinction:—Brodeur, Florence; Piché, Florence; Damphousse, Germaine; Dupont, Irène; Béliveau, achel; Plante, Berthe-Alice; Chainey, M-Anna-Cécile; Dubois, Laura; Crête, Blanche; Cormier, Jeanne; Lévesque, Mercédès; Généreux, Flore; Cormier, Arman de; Boisvert, Aline; Ricard, Lucia.(d suivre) .-IL RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 245 W ' 'v/- r •' .*••¦''•.¦ 'r-• ¦lilas y : ':.• ' - tllIlllMl ïW&wÈ SfffSÿil ' : JV,-i “II est né le divin Enfant” Tableau de Jose Ribera (1588-1656)—École de Valence 246 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES PEDAGOGY Note for English-speaking candidates:-—Concerning Pedagogy in the examinations of the Central Board for June 1927 : The subjects indicated in "L’Enseignement Primaire” for the Elementary Diploma and for the Superior Diploma are all treated in “Elements of Pedagogy” by the Brothers of the Christian Schools, a book recommended by the Catholic Committee for English-speaking candidates.“Pedagogic Organization of Schools” and the “Disciplinary Organization of Schools”, from the School Regulations of the Catholic Committee of the Council of Public Instruction of the Province of Quebec, stay on the program as special subjects.As for Riboulet’s “History of Pedagogy” it does not exist in English, but as this book is for the Teacher only, and as only one chapter is indicated for June 1927, there is no inconvenience, it ^eems to us, in indicating this work to English-speaking teachers who have a sufficient knowledge of French.For 1928, we hope to be able to recommend a Catholic History of Pedagogj^, written in English.r# ,y., .— -.— L’ANALYSE AUX EXAMENS DU BUREAU CENTRAL -_ - \wÊé t Les deux méthodes d’analyse ( ancienne et nouvelle) seront acceptées aux examens du Bureau.PEDAGOGIE Les aspirants et les aspirantes qui ont échoué pour la pédagogie en juin 1926, et qui désirent reprendre cet examen à la prochaine session du Bureau, devront se préparer d’après le programme de 1927.ENSEIGNEMENT PRATIQUE INSTRUCTION RELIGIEUSE Réflexions pendant les Avents I.—-LA JOURNÉE D’UN BON CHRÉTIEN De même que la journée du mondain se passe dans les plaisirs ou les occupations'profanes, la journée du bon chrétien se passe dans les exercices qui se rapportent au salut.Si chacune de nos actions est digne d’un bon chrétien, notre vie se terminera par la mort d’un saint.Leurs jours se.trouveront pleins.(Ps.XXII, 10.) Le moyen le plus sûr qu’il en soit ainsi, c’est de faire tout pour Dieu.Il serait à désirer que nous puissions lui offrir chacune de nos actions actuellement; mais l’homme n’étant pas capable d’une attention aussi soutenue, il nous suffit de les lui offrir de temps en temps, dans la journée.Remplissez tous vos devoirs avec exactitude et dans le temps voulu.Que tout se fasse honnêtement et avec ordre.(1 Cor.XIV, 40.) L’ENSEtGNEMENT PRIMAIRE 247 Prenez l’habitude en vous éveillant de donner votre coeur à Dieu.Ne restez jamais au lit plus longtemps que votre santé ne l’exige.Se lever matin, disait saint François de Sales, “est bon pour la santé et pour la sainteté”.Habillez-vous promptement, modestement, et faites, aussitôt après, votre prière avec la méditation.Mettez-vous au travail, dès que l’heure en est arrivée.Ne restez jamais oisif.Que l’esprit tentateur vous trouve toujours occupé; c’est l’excellente maxime de saint Jérôme.Faites une courte prière avant et après votre travail et vos repas.Ne manquez-vous jamais à ces pratiques ?Tenez-vous sur vos gardes contre les tentations.Sans doute Dieu viendra à votre secours; car c’est des sauf rances mêmes par lesquelles Jésus a été tenté qu’il tire la vertu de secourir ceux qui sont tentés (Hébr.II, 18); mais à condition qu’ils combattront sans relâche.Veillez sur vos yeux; qu’ils ne s’arrêtent jamais sur aucun objet qui blesse la décence; sur vos oreilles, afin qu’elles n’écoutent aucun mauvais discours; sur votre langue, afin qu’elle ne prononce rien d’inconvenant.Gardez votre langue de tout mal (Ps.XXXIII, 14); sur toutes vos démarches, afin qu’il n’y en ait aucune d’inconsidérée.Invoquez Marie dans vos tentations, et, s’il .vous arrive d’y succomber, reprenez courage aussitôt, humiliez-vous, et allez confesser votre faute.Ne vous plaignez pas des reproches qu’on vous adresse, des punitions qu’on vous inflige, des petits chagrins que Dieu vous envoie, supportez tout cela avec calme et résignation.Entendez la messe tous les jours, et allez, si vous le pouvez, dans l’après-midi, visiter le Saint Sacrement.Ne manquez jamais à la récitation du chapelet; qu’aucune raison ne soit capable de vous faire déroger à cette pieuse coutume qui sera pour vous une source féconde de grâces.Il en est de même de Y Angélus que vous direz trois fois par jour: le matin, à midi et au coucher du soleil.A la prière du soir, examinez comment s’est passée la journée, et si vous avez été fidèle aux résolutions que vous aviez prises le matin.Avant de vous endormir, recommandez vous à Marie, à votre ange gardien, et que les dernières paroles prononcées par vos lèvres soient celles-ci: Mon Dieu \ je remets mon âme entre vos mains.(Luc, ch.XXIII, v.46).Votre journée se passe-t-elle ainsi ?.Résolution : Je ne manquerai à aucune des pratiques ci-dessus.II.—LA VEILLE DE NOËL Le Messie annoncé par les prophètes, attendu par les nations, le Roi des rois, le Fils de Dieu, Dieu lui-même, lorsqu’il se fait homme, ne trouve nulle part l’hospitalité.Il est forcé de naître dans une caverne; on le couche dans une crèche, il est réchauffé par le souffle de deux animaux.Où est le palais de ce roi, dit saint Bernard, où est son trône, où est sa cour ?L’étable est son palais, son trône est la crèche.Marie et Joseph composent toute sa cour.Or, cet abaissement profond de Jésus naissant contraste, d’une manière frappante, avec l’orgueil du prince qui régnait alors à Rome, et qui, pour la satisfaction de cet orgueil, voulait savoir à combien de sujets il dictait ses lois.Les choses se passent ainsi dans le monde.Chez les grands, chez les riches du siècle, c’est-à-dire les mauvais riches, on ne voit que vanité, orgueil, du faste, des honneurs, de la fortune.Chez le chrétien, disciple fidèle d’un Dieu pauvre et méprisé, c’est l’amour de la pauvreté, de la souffrance, des contradictions.Le puissant et le riche aiment qu’on parle d’eux, qu’on leur rende hommage, qu’on les flatte; le disciple de Jésus-Christ se complaît à être oublié, dédaigné et même persécuté.Si vous êtes né au sein de la richesse, songez qu’en naissant pauvre et délaissé, votre Dieu vous enseigne que la pauvreté n’est pas un déshonneur, et qu’au contraire, l’opulence est un danger.Faites-y attention.Considérez, en second lieu, que beaucoup d’enfants naissent, comme Jésus dans de misérables chaumières ou de tristes galetas.Si, en venant au monde, vous avez été chauffé avec soin, couché mollement, bien vêtu et bien allaité, il y a des enfants qui supportent, en naissant, les rigueurs du froid; qui, à peine couverts de quelques haillons dégoûtants, ne peuvent trouver dans des mamelles taries par la faim, de quoi soutenir leur frêle existence.Il y a surtout dans cette saison, non loin de ces appartements où vous jouissez de toutes les délices, ou du moins du bien-être de la vie, il y a des pauvres petits enfants mourant de faim, et demandant un morceau de pain à leur mère; et la mère ne peut leur en donner, parceque 248 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE la main de la charité n’est point encore arrivée jusqu’à elle.Les petits ont demandé du pain, et il n’y avait personne pour leur en donner.(Lament.Jérémie, ch.iv, v, 4.) En voyant l’image de l’Enfant Jésus reposant sur un peu de paille, songez à cette foule d’enfants qui, eux aussi, couchés sur la paille, vous tendent les bras, et vous supplient de ne pas les laisser mourir d’inanition et de froid.Où sont-ils ces malheureux enfants ?Oh ! vous les trouverez, si vous le voulez bien.Allez vous-même leur porter un peu de cet argent que vous consacrez dans ces jours, à satisfaire votre friandise et votre goût pour les bagatelles.Il servira à les nourrir, à les chauffer; ils vous béniront, et vous serez aussi béni par l’Enfant Jesus dont ils pourront fêter la naissance avec vous.Quel bonheur vous éprouverez de les avoir rendus si heureux, et à si peu de frais ! Résolution.—Je ferai aujourd’hui même une aumône aux enfants pauvres.LANGUE FRANÇAISE École primaire élémentaire \ Idée centrale : Décembre-Noël COURS MOYEN (Sème année) DICTÉES I l’hiver En décembre, bien des petits oiseaux sont partis depuis plusieurs semaines pour des pays plus doux, mais on en voit encore dans les jardins, surtout des moineaux.Dès que le jour baisse, vers quatre heures, ils cherchent une bonne place pour se coucher dans les trous des murs, sous les toits.Ils font un grand ramage à ce moment parce qu’ils se disputent les meilleures places.Les moineaux sont égoïstes: il ne faut pas les imiter.II l’hiver Moi, j’aime l’hiver quand la bise hurle, quand le givre décore de ses festons les rameaux des arbres, qui, tout proches qu’ils sont, disparaissent insensiblement derrière les flocons de neige qui descendent de plus en plus rapides et serrés.Oh! que mon logis me semble alors hospitalier et cher, ma condition heureuse, mon feu souriant! Alphonse Karr, Littérateur français, 1808-1890.Questions.—1.Qu’est-ce que la bise,—le givre, -—la neige ?2.Que signifie cette phrase: le givre décore de ses festons les rameaux des arbres ?3.Quel est le féminin des adjectifs hospitalier et cher ?Réponses.—-1.La bise est le vent glacé du nord;—le givre, la gelée blanche;—la neige, de l’eau congelée qui descend des nuages sous forme de flocons blancs.2.C’est-à-dire le givre a l’air d’une garniture de festons qui pare les arbres.3.Hospitalière et chère.Devoir.—do Relever les noms de la dictée, les écrire au singulier et au pluriel, à moins qu'on ne les emploie pas ordinairement au pluriel; 2o Relever les verbes, les écrire au singulier et au pluriel (à la même personne).Réflexion:—Quand on est heureux, que la Providence nous a donné l’aisance ou la richesse, ne pas oublier les pauvres et les secourir par amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ.RÉCITATION l’hiver Sur le flanc des côteaux, au milieu des prairies, La neige étincelle au soleil; On dirait jusqu’au loin d’immenses draperies Aux fils d’argent et de vermeil.Et des troupes d’enfants, sur leurs rapides traînes, Glissent en riant aux éclats.Enfants que je chéris, vers la saison des peines, Vous glissez bien plus vite, hélas! P.LeMay, Poète canadien.I.Étude analytique.-—Les quatre premiers vers, renferment une très courte description de l'apparence de la campagne pendant l'hiver.—-1.Quels personnages sont mis en scène dans ce morceau ?— 2.Que font-ils?-—3.Où glissent-ils?-—Est-ce à la ville ou à la campagne ?•—Qui vous le dit ?-—-5.Sur quoi glissent-ils?-—6.Sont-ils joyeux?—Comment le savez-vous ?¦—-7.Quel avertissement l’auteur donne-t-il aux enfants ?—8.Quelle leçon les enfants peuvent-ils tirer de cet avertissement? L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 249 RÉDACTION LA NEIGE Qu’est-ce que chacun de vos sens vous apprend sur la neige*! Quand la neige tombe, je vois, etc., etc., L’hiver, saison des plaisirs.Noêll Mais les pauvres.DÉVELOPPEMENT Quand la neige tombe, je vois des flocons blancs qui tombent, puis tout devient blanc: le chemin, le jardin, les arbres, les toits des maisons.J’entends que tous les bruits deviennent sourds: roulement des voitures, piétinement des chevaux, etc.La neige ne sent rien.Elle a le goût d’eau glacée avec quelque chose de très fade.Si je la touche, elle est très froide et molle, mais durcit quand je la pétris dans mes doigts.Les premières bordées de neige me comblent de joie: elles m’annoncent les gais plaisirs de l’hiver: traîneaux, patins, bonshommes, forts, toute la série des amusements de la saison froide se présente à mon esprit.Puis, je songe que bientôt ce sera Noël, avec sa belle messe de minuit.Mais je songe aussi aux pauvres pour qui l’hiver est le signal des privations et des souffrances: je ne les ^oublierai pas.jème année DICTÉE LA FÊTE DE NOËL Noël! Noël! Voici une belle fête.Le petit Jésus est né ce même jour, il y a bien longtemps, dans un village de la Judée, en Asie.Il était couché sur la paille, dans une crèche, entre un bœuf et un âne.La sainte Vierge et saint Joseph étaient près de lui.Des bergers sont venus pour l’adorer.Des anges étaient au-dessus de l’étable et partout autour de lui pour le garder et chanter ses louanges.Des rois, des mages, venus de très loin, lui ont apporté des présents, de l’or, de l’encens de la myrrhe.Petit Jésus, nous vous promettons d’être doux et patients comme vous l’avez été.Exercices écrits.— 1.Copier la dictée.2.A la suite de chacun des noms suivants, ajoutez un adjectif convenable: Une fête.(magnifique) Un ange.Un jour.(heureux) Une étable.Un village.(lointain) Un roi.De la paille.Un présent.Une crèche.De l’or.Un bœuf.Une reine.Un âne .Une année .Un berger.Un cadeau.3.(Revision.)—Trouver et écrire six adjectifs, au masculin singulier; six, au masculin pluriel; six, au féminin singulier; six, au féminin pluriel, RÉCITATIONS I l’hiver L’hiver!.voici l’hiver! Il plane sur nos têtes Comme le cygne blanc sur les flots.L’hiver, sous notre ciel, c’est la saison des fêtes; C’est le signal des longs sanglots; C’est l’époque enivrante où plaisirs et lumières Inondent les salons dorés; ¦ C’est l’heure redoutable où les froides chaumières Abritent des malheures sacrés! P.LeMay.Conjugaison orale.— Impartait de l’indicatif.—Hier j’étais content, hier tu étais., hier il était., etc.—Hier j’étais triste, etc.II NOËLS LOINTAINS Aux écoliers Minuit! La cloche tinte au clocher du village.Sur les chemins “boulants” les “carioles” vont, Imprimant dans la neige un mobile sillage Qu’à mesure les vents défont.Noël! Là-bas, de mille feux illuminée, Mj^stérieuse, dans la nuit, l’église attend.Elle attend, large ouverte à chaque maisonnée, Les tout-petits comme les grands.* * * Les enfants ont eu froid sous la bise mordante; Voyez-les se chauffer aux poêles bien remplis.Puis l’office commence.A l’orgue une voix chante; Au chœur, des anges en surplis.“Minuit chrétiens!” clame la voix.Le prêtre rentre.- -O messe de minuit! O souvenir pieux! Est-ce la même nef ?Sont-ce les mêmes chantres ?Et, sur l’autel, les mêmes feux?Dans l’alcôve d’azur que des cierges étoilent, Comme il fait bon te voir, ô crèche de Noël! Est-ce un rêve ?mon cœur s’émeut, mes yeux se Suis-je à l’église, ou suis-je au ciel ?[voilent; * * * 250 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Votre chapelle, enfants, c’est l’église adoptive, Et votre Alvia Mater, un peu le cher foyer; Pourtant les vieux noêls ont une voix plaintive Qui font pleurer les écoliers.Loin du village, loin des vôtres, si vous êtes Tristes, lorsque les feux de Minuit sont éteints.Revivez, revivez les jours heureux des “Fêtes” En rêvant aux Noêls lointains! Arthur Laçasse, ptre, Éminent poète canadien.(L’Envol des Heures.) RÉDACTIONS I LES BOULES DE NEIGE Canevas.—1.Que font les enfants quand ils voient tomber la neige ?—2.Pourquoi sont-ils heureux ?•—-.S.Dites comment ils se battent à coups de boules de neige.—-4.Quels dangers offre ce jeu?—5.Dites que, jetée en boules, la neige fraîche tombée présente moins de dangers que la neige fondante.DÉVELOPPEMENT 1.Les enfants se réjouissent quand ils voient la neige tomber et couvrir les chemins et la cour de récréation de l’école.2.Ils sont heureux, parce que la neige leur offre un jeu nouveau.3.Ils s’organisent en deux camps et ils se lancent des boules de neige.Il faut voir quel grand courage ils déploient à la bataille ! On pousse des cris pour s’exciter et l’on se mitraille comme à la guerre.Le camp le plus faible finit par reculer et le camp vainqueur chante victoire.4.Le danger, c’est qu’on prend chaud à ce jeu et plus d’un attrape un bon rhume qu’il faut ensuite soigner à la maison.Un autre danger, c’est que parfois un combattant reçoit une boule de neige en pleine figure.On a vu des enfants qui ont saigné du nez ou qui ont eu la joue enflée pour avoir reçu une boule de neige.5.Quand la neige, fraîche tombée, est encore toute cotonneuse, elle ne peut guère causer de mal à celui qui en reçoit une boule.Mais quand elle est fondante et lourde, les enfants doivent éviter de s’en faire une arme de combat, à cause des accidents qu’elle peut occasionner.II SUJET A TRAITER La fête de Noël Ce que rappelle cette fête.Joies qu’elle apporte.C’est la fête que je préfère.SUJET TRAITÉ La fête de Noël! Comme ces mots sonnent bien aux oreilles et comme ils annoncent de douces choses! Noël, c’est la naissance du Dieu fait homme, c’est le souvenir de l’humble crèche où le Petit Jésus a bien voulu venir pour commencer l’œuvre de la Rédemption.Aussi je l’aime beaucoup, cette belle fête.Quand nous avons été sages, nos souliers contiennent des surprises au matin de Noël.Le soir nous les plaçons en grande pompe dans les cheminées et nous nous endormons bien vite, espérant que nos peccadilles de l’année sont oubliées et que Noël nous apportera de petits souvenirs.Notre espoir n’est jamais déçu.Je commence à devenir grand et je suis fier de grandir, cependant, puisque les souliers ne se mettent dans la cheminée que lorsqu’on est petit enfant, je consens à perdre ma réputation de grand garçon pour que Noël m’apporte encore quelque chose.Quand j’aurai fait ma Communion solennelle, j’irai à la messe de minuit.Comme ce doit être beau! Décidément la fête de Noël est celle que je préfère, c’est la vraie fête des enfants.III SUJET A TRAITER Lettre du nouvel an Jean écrit à ses grands-parents pour leur souhaiter la bonne année.Vœux et souhaits d’usage.Promesses d’être bien sage pendant l’année qui vient.SUJET TRAITÉ Mes chers Grands-parents, Votre petit Jean n’oublie pas qu’il a un devoir bien doux à remplir aujourd’hui, celui de vous souhaiter une bonne, une heureuse année suivie de beaucoup d’autres.Vous savez l’affection que je vous^ porte, aussi vous ne douterez pas de la sincérité de mes vœux.Je demande chaque jour au^bon Dieu qu’il vous accorde toutes ses bénédictions, et je vais le prier doublement pour vous à l’occasion de la nouvelle année.Si j’étais un petit garçon plus instruit, je saurais mieux tourner ma lettre et je ferais de belles phrases qui vous diraient mieux ma tendresse que je le fais ma ntenant.J’espère L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 251 que cela viendra un jour; en attendant je vous dis tout simplement que je vous aime de tout mon cœur, que je ferai tous mes efforts cette année pour vous contenter et que je serai toujours bien heureux de vous embrasser bien fort, comme je le fais ici.Votre petit-fils aimant et respectueux, Jean.COURS SUPÉRIEUR DICTÉES I MÉDITATION DU JOUR DE NOEL La foi en Dieu, qui est dans tous les cœurs, mais qui grandit avec la vertu, grandit aussi avec la douleur.La douleur fait tomber tous les rêves, toutes les fausses lueurs; ce qui est factice disparaît, s’évanouit à son rude contact.C’est à ce moment que Y élan vers Dieu prend plus de vivacité; on s’éloigne de Dieu par le plaisir on revient à lui dans l’épreuve; les yeux pleins de larmes se lèvent naturellement vers le ciel et quand la douleur nous conduit peu à peu à la mort, quel accroissement prend la pensée de Dieu ! Vit-on jamais un homme qui a cru en Dieu s’en repentir au lit de mort, et y abjurer sa foi ?On en voit au contraire un grand nombre qui, ayant douté de tout, recouvrent la lumière au bord du tombeau, comme si, à mesure que l’âme se dégage des liens du corps et approche des rivages de l’éternité, il lui en revenait une lumière qui dissipe les dernières ombres.Quelle plus grande preuve de Y aspiration de nos âmes vers Dieu ?On touche Dieu pour ainsi dire; il apparaît sur votre couche douloureuse, et l’espérance, agitant son flambeau, nous montre ouvert le ciel vers lequel vous aspirez comme vers le séjour de Vimmor-tahié.Exercices:—lo Expliquer les mots: factice, élan, vivacité, accroissement, abjurer, aspiration, le séjour de l'immortalité: 2o Justifier l’orthographe des mots tous, toutes, tout et cru.Analyse de la phrase: “La foi en Dieu, qui est dans tous les cœurs, mais qui grandit avec la vertu, grandit aussi avec la douleur.” II MORT DE CHAMPLAIN, 25 DÉCEMBRE 1635 Champlain mourut à Québec le 25 décembre 1635.Dans sa dernière maladie, dit l’abbé Ferland, il reçut les secours de la religion du Père Charles Lalemant, pour qui il avait une grande affection.Champlain mourut aimé et respecté de tous ceux qui l’avaient connu.Trente ans d’efforts pour coloniser le Canada prouvent sa persévérance et la fermeté de son caractère.Il conserva d’immenses contrées à la France à l’aide des missionnaires et par le moyen d’alliances contractées à propos avec les indigènes.Champlain a laissé une relation de ses voyages, dans laquelle on trouve un observateur judicieux et attentif et un narrateur consciencieux.Il avait une belle figure, un port noble et militaire, une constitution robuste qui le mit en état de résister à toutes les fatigues de corps et d’esprit qu’il éprouva dans sa rude carrière.Il ne traversa pas moins de vingt ^ fois l’Atlantique pour aller défendre les intérêts de la colonie à Paris.Profondément chrétien, il favorisa de tout son pouvoir les efforts des missionnaires.C’est lui qui écrivit en tête de son journal: “Le salut d’une seule âme vaut plus que la conquête d’un empire”.Ce qui fit dire à son biographe canadien, N.-E.Dionne: “Sa vie peut servir d’exemple et de leçon à tous les catholiques, quelque haut placés qu’ils soient dans les rangs de la société”.Exercices:—-lo Rechercher les verbes contenus dans la dictée, en dire l’espèce, le mode et le temps et faire trouver le sujet de chacun d’eux; 2o Questions: Où mourut Champlain, à quelle date et en quelle année ?Résumer la vie du fondateur de Québec.Rappeler une pensée profondément chrétienne de Champlain.RÉCITATION APRÈS LA MESSE DE MINUIT Dum medium silentium tenerent omnia.omnipotens sermo tuus Domine.(Sap.c.XVIII v.14.) L’église est vide, et l’ombre, aux ogives des voûtes, Monte à mesure qu’à l’autel meurent les feux.A la crèche, une à une, elles sont mortes toutes, Les lumières, dans leurs lampions rouges ou bleus.Sans bruit, le sacristain, dans la tiède atmosphère.Remet tout à l’ordre, et, dans la lampe d’argent, Active la veilleuse au bas du sanctuaire.Et le chœur seul rougeoie à ce rayon changeant.Après le flamboiement des cierges et des lustres, Et les vibrants noëls chantés par mille voix, Et la foule pressée aux marches des balustres, L’église fait silence autour du Roi des rois.¦—-Comme elle, cette nuit, mon âme se recueille, Quand les chants se sont tus et que tous sont partis.Et près de l’Enfant-Dieu qui sourit et m’accueille, Je m’agenouille, heureux, comme les tout-petits.Nuit de Noël, 1917.Arthur Laçasse, ptre.{L'Envol des Heures.) 252 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE COMPOSITION LETTRE DE NOUVEL AN Ecrire à son professeur pour lui souhaiter la bonne année, expression de reconnaissance, désir de le contenter.Cher et excellent maître, C’est avec joie que je viens m’acquitter du devoir bien doux de vous exprimer ma reconnaissance, en vous adressant les vœux sincères que je forme pour vous.Vos leçons ont été, pour moi, précieuses et bonnes, les quelques progrès que mes parents ont constatés dans mes études, c’est bien à vous, cher maître, que je les dois, aussi que de remerciements à vous adresser! Non seulement votre enseignement est précieux, mais votre exemple nous est d’un grand secours.Nous puiserons certainement la force et la valeur que notre conscience demande de nous, dans la voie de votre vie si pleine d’enseignements parfaits.Je plains profondément les écoliers qui n’ont pas, comme nous, un professem voulant bien se dire l’ami de ses élèves.Vous êtes no re meilleur et plus sûr ami, puisque vous donnez le meilleur de votre temps à développer en nous l’instruction et les qualités qui feront de nous des hommes.Si plus tard, nous sommes des hommes instruits, de bons et solides chrétiens, nous n’oublierons pas que c’est à vous que nous le devons.Recevez donc, cher et excellent maître, avec mes vœux bien sincères et mes souhaits ardents, l’expression de ma vive et profonde reconnaissance.Henrï.LECTURE EN CLASSE BETHLÉEM DE NOS JOURS Bethléem, le lieu de naissance du Sauveur, est l’une des plus anciennes villes de la Palestine et du monde.Rachel y a son tombeau, Boo y posséda un champ où Ruth, ancêtre du Christ, glana humblement des épis.Bethléem est aussi la cité native de David.Dans le creux de ses rochers, Élie se retira quelque temps, fuyant la colère de Jézabel.Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un petit bourg, à deux lieues environ au Sud de Jésuralem, et placé sur une hauteur, dans un pays de coteaux et de vallons.Bethléem offre encore le plus agréable aspect.Le sol de la campagne est excellent: les fruits, la vigne, les olives la sésame y réussissent très bien, en sorte que ce n’est pas sans raison que Bethléem fliiiljrrs N :v ifiitjiiéai ‘ïSSLJt mmt BETHLEEM L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 253 fut appelée primitivement Ephrata, qui veut dire fertilité.Le nombre des maisons du village ne s’élève guère au-dessus de cent, et on évalue à six cents le nombre des hommes en état de porter les armes.Les habitants sont en général chrétiens et catholiques.Il y a parmi eux quelques soldats Turcs, mais point de Juifs.A l’est du village, à deux cents pas de distance, se trouve sur une hauteur le couvent latin, occupé par des Franciscains.Ce couvent tient par une cour, fermée de hautes murailles, à la célèbre église de la Nativité, ou de Maria de præsepio (Notre-Dame de la Crèche).Cette église, fondée par sainte Hélène à l’endroit où naquit le Sauveur, est du style grec, et l’une des plus belles de tout l’Orient.Des deux côtés de l’autel, il y a deux escaliers tournants, ayant chacun quinze degrés, par lesquels on descend à la grotte où Jésus vit le jour; elle occupe l’emplacement de l’étable et de la crèche.Selon les rapports les plus dignes de foi, elle a trente-sept à trente-huit pieds de long, onze de large et neuf de haut.Elle est taillée dans le roc; les parois de ce roc sont revêtus d’une tenture aux fleurs de lis, et le pavé de la grotte est d’un marbre précieux.Trente-deux lampes éclairent ce lieu sacré et rappellent que Celui qui a daigné y naître est “la lumière du monde”.La place qu’on donne pour celle de la naissance du Sauveur est du côté de l’Orient; elle est marquée par un marbre blanc entouré d’un cercle d’argent radié en forme de soleil.A l’entour on lit cette inscription: “Hic de Virgine Maria Jesus Christus natus est Là est né de la Vierge Marie Jésus”.La crèche se trouve à sept pas de là vers le midi, et à deux pas de l’endroit de la crèche recouvert de marbre blanc, est un autel où les Mages adorèrent l’Enfant Jésus.Telle est, de nos jours encore, cette charmante cité de Behtléem.Après lecture, faire résumer oralement.SECTION MÉNAGÈRE RÉCITATION l’immaculée conception L’homme a péché, le ciel aussitôt lui pardonne, Et, pour lui rendre sa couronne, Le Verbe un jour se fera chair! Lui, venir parmi nous!.Sur la terre coupable, La mort étend partout son empire odieux.Où serait le berceau de ce Verbe adorable ?/ De ta Conception le mystère ineffable, O lis immaculé, se dévoile à mes yeux.—Oui, dès que l’Eternel eût prononcé l’oracle, Salut du genre humain.Du Sauveur à venir, auguste Tabernacle, Tu jaillis de sa main.—Les mondes cependant n’existaient pas encore.Le néant attendait le moment du réveil, Et Dieu n’avait pas dit à la première aurore D’annoncer le premier soleil.Les cieux n’existaient pas encore.X.COMPOSITIONS I LETTRE DE BONNE ANNÉE Lettre de bonne année à un parrain ou à un oncle.DÉVELOPPEMENT Mon cher parrain, Quel bonheur pour moi de venir vous souhaiter une bonne, une heureuse année! Si je me reporte au commencement de l’année dernière, où j’avais appris votre maladie, j’ai grandement à remercier Dieu de vous avoir rendu la santé, et je me réjouis de n’avoir aujourd’hui qu’à vous souhaiter de conserver la bonne mine et l’air vigoureux que vous aviez l’autre jour.Je voudrais vous clire de vive voix combien je vous souhaite de bonheur pour tous les jours de votre vie, combien aussi grandit mon affection pour vous à mesure que je suis mieux en état d’apprécier votre bonté, votre caractère aimable, votre conversation toujours intéressante et l’expérience si sûre que vous mettez volontiers au service de votre prochain.—Mais je n’oserais peut-être pas vous le dire, et voici que je vous l’écris, c’est un des avantages de votre situation présente, et cela rentre dans votre théorie des compensations que Dieu nous offre toujours si nous savons les trouver.Mon cher parrain, vous désirez que je fasse mes études en'me proposant un but.Ce but sera, si vous le voulez bien, de me mettre en état de vous aider un jour dans vos travaux littéraires.C’est le désir de mes parents, que je me rende digne d’accepter la proposition que vous leur en avez faite, et c’est aussi le mien, croyez-le bien, de passer ma vie auprès de vous.Mon père vous enverra mon bulletin trimestriel; j’espère que vous en serez content.Daignez recevoir, mon cher parrain, avec ces vœux de bonne année, l’expression de ma plus respectueuse et fidèle affection.Votre filleule reconnaissante, Marie. 254 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE II SUJET A TRAITER La famille Qu’est-ce que la famille ?Sentiments qu’on doit avoir envers sa famille.Que doit-on à sa famille ?SUJET TRAITÉ La famille, c’est ce que nous avons de plus doux, de plus cher, de meilleur.La famille, c’est notre père, notre mère, leurs parents; nos frères et soeurs.C’est ce qui compose le foyer où l’on est mieux que partout ailleurs.Qui pourra dire les mille liens qui nous attachent à notre famille?C’est à notre père, à notre mère, que nous devons, après Dieu, la vie que nous possédons.Ce sont eux qui nous ont élevés, qui nous ont prodigué les mille soins que notre enfance réclamait.Notre père a travaillé et travaille pour nous, tandis que notre mère nous entoure de ses soins et de son active vigilance.Ils nous donnent ce dont nous avons besoin, et leur tendresse dont notre cœur a soif ; ils veillent sur nous, nous donnent le bon exemple, et font de nous des hommes, des femmes, dignes de leur succéder un jour.Aussi, quels sentiments devons-nous avoir pour cette famille si chère ?Sentiments d’amour et de reconnaissance.N’oublions pas la dette que nous avons contractée envers elle; pensons-y souvent afin d’être capables plus tard de lui rendre un peu de ce qu’elle nous a donné avec une largesse admirable.Nous devons à nos parents non seulement la vie, mais jusqu’au nom que nous portons; que nous devons porter, nous aussi, honorablement et dignement comme eux.Oh! comme ils sont forts, ces chers liens de la famille, et comme on sent bien leur puissance lorsqu’un danger quelconque menace un de ses membres! On ne fait plus alors qu’un seul cœur.Tout intérêt particulier est suspendu, hors celui de l’être _ cher qui inquiète.Et avec quelle joie, on jouit de ce qui arrive d’heureux aux siens.Nos frères, nos sœurs sont des membres si chers de notre famille que leurs joies sont nôtres comme aussi leurs chagrins.La famille est d’institution divine.C’est elle qui fait la force des sociétés.Un pays est bien près de sa ruine et de sa décadence quand il voit porter atteinte à la dignité, à l’inviolabilité du mariage, et par conséquent, à l’union de la famille.Marguerite.LECTURE TECHNIQUE LE FIL Le fil est avant tout la chose indispensable pour la couture.Il est fait de brins de lin, de chanvre, de coton, de soie, etc., tordus ensemble sur une plus ou moins grande longueur.Avec ces différents fils, on fait des étoffes, des draps, etc.Cette opération s’appelle tisser.On appelle tissu la réunion de fils croisés; ceux qui forment la longueur de l’étoffe s’appellent les fils de la chaîne; les fils de la trame qui s’entre-croisent avec ceux de la chaîne sont dans le sens de la largeur du tissu.La lisière forme le bord de l’étoffe, elle est produite par le fil de la trame qui revient chaque fois sur lui-même et empêche ainsi les fils de la chaîne de s’effiler.Les tissus employés pour le linge du ménage sont des tissus de lin, de chanvre, de coton.La laine et la soie servent à faire des tissus pour les vêtements, robes, manteaux, etc., et pour les draperies et l’ameublement.Certaines étoffes sont aussi composées d’un mélange de fil et coton, laine et coton, laine et soie, etc.Ces étoffes ont l’aspect d’un produit fabriqué avec une seule qualité de fil, mais elles ont moins de valeur et offrent moins de solidité.Lb fil livré au commerce pour la couture est en écheveaux, en rouleaux ou bobines, en pelotes ou sur cartes; sa grosseur varie et est indiquée par des numéros; les numéros les plus élevés servent à désigner les fils les plus fins.Les fils de coton plats, les fils de lin plats, très peu tordus servent au raccommodage, ainsi que la laine appelée laine à repriser.SECTION AGRICOLE LECTURE EN CLASSE CONNAISSANCES UTILES CONCERNANT l’aGRI-CULTURE L’agriculture est l’art de tirer de la terre tous les produits qu’elle peut donner; il n’est L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 255 pas de profession qui réclame des connaissances plus étendues que celle de cultivateur, et néanmoins il faut avouer que plusieurs de ceux qui l’exercent ne sont pas suffisamment renseignés.Nous allons passer sommairement en revue deux des principaux objets qui sont du domaine de l’agriculture.Terres.— L’agriculteur doit connaître d’abord la matière sur laquelle il opère, c’est-à-dire le sol qu’il cultive.Il y a des terrains de diverses natures, les uns propres à la culture, les autres qui, à première vue, semblent ne pouvoir l’admettre.La terre la plus fertile est celle que l’on appelle terre franche; elle est assez divisée pour que la chaleur, l’air et l’humidité puissent la pénétrer; assez compacte pour résister à l’action des vents.Analysée par les moyens chimiques, on voit qu’elle est composée d’un tiers de sable siliceux (sablon ou sable de rivière), d’un tiers d’argile et d’un tiers de pierre à bâtir, le tout réduit en poudre.En outre, il s’y trouve environ un quatorzième d’humus, résiclu provenant de la décomposition des engrais.Les terres médiocres ou mauvaises sont celles qui manquent de l’un de ces éléments constitutifs de la bonne terre, pour les rendre propres à la culture, il suffit donc de le leur donner.Si la terre est trop forte, trop compacte, il lui faut du sable; dans le cas contraire, il lui faut de l’argile, parfois il lui faut du calcaire; presque toujours l’on peut se procurer à peu de frais cet élément qui manque au terrain et qui, ajouté, le rendra facile à cultiver et productif; quelquefois même, il n’y a qu’à creuser pour le trouver sous le champ qui le réclame.Ainsi, il faut considérer comme une première vérité en agriculture qu’il n’y a pas ou du moins qu’il y a bien peu de terrains qu’un bon agriculteur ne puisse rendre propres à la culture.Donner ainsi à une terre ce qui lui manque, cela s’appelle Y amender ou la marner.Les amendements les plus communément employés sont la marne, espèce de terre argileuse, le sable, la chaux, le plâtre, le sel et la suie.Engrais.—Dans la composition de la terre franche, il y a un quatorzième d’humus.C’est le résidu des engrais qu’il faut de temps en temps mélanger à la terre, faute de quoi elle s’épuiserait, c’est-à-dire deviendrait impropre à la production.Les engrais sont des matières animales ou végétales en décomposition.Les sucs qu’ils renferment contribuent à rendre la terre liée et plus onctueuse et fournissent aux plantes clés substances qu’elles s’assimilent facilement, ce qui leur est nécessaire pour croître avec promptitude et acquérir tout leur développement.Les meilleurs engrais sont^ ceux que l’on compose en combinant les résidus animaux et végétaux.Le plus usuel, c’est le fumier, lequel n’est autre chose que de la paille imprégnée de l’urine et de la fiente des bestiaux.L’on emploie également pour fumier des résidus huileux, des tourteaux de lin, des débris de cornes, des crins, des poils^ d’animaux, des chiffons de laine, des os brûlés ou concassés et des poudrettes ou excréments desséchés.L’on fait aussi grand usage de composts; ce sont des mélanges de feuilles, de tiges végétales, de petites branches, avec des excréments d’hommes ou d’animaux, ^des cendres, du sang, des cadavres de bêtes mortes, de la vase, en général tout ce que nous considérons comme ordures; on dépose ces matières dans les champs, on les couvre de terre et on les laisse séjourner ainsi pendant deux ou trois mois.Les fumiers très décomposés, gras, noirâtres, chargés de matières animales, conviennent aux terres légères, c’est-à-dire à celles où dominent le sable et le calcaire.Pour les terres argileuses ou fortes, il faut des fumiers peu consommés, moins animalisés; ils ont l’avantage de diviser ces terrains trop compacts; l’on peut aussi, dans le même but, enterrer des chaumes, des fougères, de grosse paille, etc.Une autre manière de fumer, c’est d’enfouir sous le sol des plantes en vert.ENSEIGNEMENT ANTIALCOOLIQUE DE LA SOBRIÉTÉ La vertu opposée à la gourmandise est la sobriété qui nous préserve de tout excès dans le boire ou le manger.L’enfant sobre règle sur les besoins de son corps, et non sur son goût, la quantité d’aliments ou de boisson dont il use.Peu lui importe d’être seul ou en compagnie, d’avoir sous les yeux un repas frugal ou une table garnie de mets recherchés: il se souvient qu’il ne faut pas dépasser les bornes dans une action dont le but est de satisfaire l’impérieuse nécessité de la faim, et non la gourmandise.Dans les repas où tout le monde s’oublie, lui ne s’oublie jamais, restant toujours le même, réservé, prudent,^ discret, ne mangeant, ne buvant pas plus, à peu près, qu’à l’ordinaire, parce que sa raison est là pour le guider. 256 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE A ce motif se joint celui du sentiment religieux.Il considère l’obligation de manger comme une humiliation, à laquelle le Sauveur a voulu s’assujettir, mais contre les dangers de laquelle il a voulu nous prémunir en disant: “Veillez avec attention sur vous, de 'peur que vos cœurs ne s'appesantissent par l’excès des viandes et du vinet que ce jour (celui du jugement dernier) ne vienne vous surprendre tout d’un coup”.(Luc.xxi, 34.)T1 sait qu’un bon chrétien a toujours présentes à l’esprit ces paroles de saint Paul: “Soit que vous mangiez, soit que vous buviez.faites tout pour la gloire de Dieu.” (I Cor.x, 31.) Il sait que nous devons tout offrir à Dieu, et que nous ne saurions lui offrir des actes d’intempérance.Pratiquez-vous ainsi la sobriété ?Son absence après vous avoir conduit à cet appesantissement dont parle saint Paul, aboutirait fatalement à cette paralysie dont parle aujourd’hui le Saint Evangile.La sobriété a plusieurs avantages incontestables.La sobriété favorise merveilleusement les travaux de l’intelligence.Qui n’a éprouvé combien l’esprit est plus actif, la pénétration plus prompte, le jugement plus solide, lorsque le corps n’est point engourdi par le poids des aliments, et gêné par une digestion difficile?La sobriété entretient la santé, rend le corps robuste et prolonge la vie: L’excès des viandes cause des maladies .L’mteynpéi'ance en a tué plusieurs, mais l’homme sobre prolonge ses jours.(Eccl.xxxvn, 33, 34.) A quoi nos ancêtres, et surtout les Pères du désert, devaient-ils cette longévité surprenante, si ce n’est à la simplicité de leur nourriture ?Quelques légumes, un peu de laitage et du pain, avec un bon air et un exercice modéré, suffisent pour donner une excellente constitution.Aussi la médecine prescrit-elle la sobriété, comme un moyen d’hygiène et de guérison, le moraliste, comme moyen de combattre les désirs grossiers, et d’assurer l’empire de l’âme sur le corps.Modaratus.MATHÉMATIQUES ARITHMÉTIQUE, ALGÈBRE ET MESURAGE Avertissement.—Afin de donner à cette partie de la revue un caractère vraiment pratique, nous avons cru devoir nous enfermer strictement, pour le choix des problèmes, dans le cadre tracé par la “Répartition Mensuelle du programme” préparée par MM.Miller et Brionne et recommandée par le Surintendant de l’Instruction publique pour toutes les écoles primaires de la province.Les exercices proposés dans chaque livraison ont un double but: lo Fournir régulièrement aux instituteurs et institutrices, pour la récapitulation qu’ils ne doivent pas manquer de faire à la fin de chaque mois, quelques problèmes qui les aideront à s’assurer si leurs élèves progressent normalement; 2o Guider les aspirants et les aspirantes aux deux brevets du Bureau central en leur faisant étudier chaque mois, quelques-uns des problèmes les plus importants du programme de chacune des sections du cours complémentaire.COURS INFÉRIEUR (1ÈRE ANNÉE) Calcul mental 1.8+4-5 + 7-2 + 3+ 6 = ?28+2-5-4 + 9-10= ?30-5 + 3-8-5 + 6= ? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 257 2.Un chasseur a tué 16 perdrix, 5 outardes et 7 canards; combien d’oiseaux a-t-il tués en tout ?T A , , 3.Dessinez 24 boutons sur trois lignes, en mettant le meme nombre dans chaque ligne.Combien de groupes de trois ?Combien de groupes de huit ?(2ÈME ANNÉE) 1.Un cultivateur a vendu 28 cordes de merisier a 6 piastres la corde et 16 cordes d’érable à 7 piastres la corde.Combien a-t-il reçu en tout?>2.Deux enfants vont avec leur père dans une librairie.L un acheté 8 cahiers à 15 sous chacun et une gomme à effacer pour 12 sous; l’autre achète un livre de lecture au prix de 45 sous et des crayons pour 28 sous.Si le père donne en paiement un billet de $5.00, combien lui remettra-t-on ?3.Un marchand achète 3 douzaines de chapeaux a 4 piastres 1 un et les revend 6 piastres chacun.Combien a-t-il gagné?COURS MOYEN (3ÈME ANNÉE) 1.A et B commencent les affaires avec $4,000.chacun.A gagne $600.la première année et B perd une somme égale.La seconde année, A gagne $318.et B gagne $895.Combien chacun valait-il alors?Réy.\ A, $4,918; B, $4,295.2.Un marchand achète 35 pièces de tapis contenant chacune 49 verges à $1.18 la verge.Il en paye une partie au comptant et donne un billet de $1,250.pour solder son compte.Combien a-t-il payé au comptant ?RéV.\ $773.10.3.Un commerçant achète 25 barils de farine contenant chacun 196 livres pour $113.Combien chaque livre lui coûte-t-elle ?Combien gagnera-t-il en tout s’il revend la farine à 3.5 sous la livre ?Rép.\ (a) 2.5 sous; (b) $58.50.(4ÈME ANNÉE) 1.Si 5.5 verges de ruban coûtent $2.75, combien coûteront 9.75 verges?Solution-.5.5 ver.=$2.75 1 ver.= $2.75 Ÿ5 9.75 ver.= $2'75>
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