L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 juin 1927, Juin
48ÈME VOLUME Québec, Juin 1927 No 10 LEnseignement Primaire ÉDUCATION —INSTRUCTION PÉDAGOGIE LE FÊTE DE LA CONFÉDÉRATION Comme les classes seront fermées à la date des démonstrations que le gouvernement fédéral organise pour célébré le soixantième anniversaire de l’établissement de la Confédération, il n’y aura probablement pas de manifestations spéciales, à cette occasion, dans les écoles.M.le Surintendant de l’Instruction publique n’ayant pas encore été informé par le comité exécutif des fêtes des détails concernant cet anniversaire, invite néanmoins le personnel enseignant à profiter des leçons d’histoire du Canada pour rappeler aux écoliers à quelles conditions le pacte fédéral fut consenti par les différentes provinces et faire connaître les grandes lignes de la constitution fédérale: son organisation politique et administrative ainsi que les pouvoirs et attributions des Législatures provinciales.M.le Surintendant fera connaître, plus tard, à qui de droit, la part que les écoles auront à prendre sous forme de concours scolaires, composition, etc.LA CONFÉDÉRATION Le 1er juillet prochain sera célébré par tout le Canada le soixantième anniversaire de l’établissement de la Confédération canadienne.En 1867, pour mettre fin au régime de TUnion des deux Canadas, les chefs du Haut et du Bas-Canada, après deux ou trois années de conférences et de délibérations, ainsi que ceux des Provinces Maritimes, firent accepter par la population de leurs provinces respectives le principe d’une fédération d’États qui serait rattachés par un pouvoir central, pour des fins déterminées, chacun de ses États, doté d’une Législature locale, restant maître chez lui au point de vue civil, religieux, scolaire et territorial.Une seule restriction était apportée à la liberté des provinces, en matière d’éducation: c’était l’obligation pour chacune d’elles de respecter les droits acquis des minorités dans le domaine scolaire.La Province de Québec a été fidèle à cet engagement, et, en matière d’éducation, elle traite les minorités, chez elles, avec justice et générosité.La Confédération n’a pas été établie pour créer \a fusion des races ou l’union législative; pour faire perdre aux groupes qui consentirent à signer ce pacte leur caractère local, leur patriotisme régional, leurs traditions particulières.Au contraire, tout en rapprochant les provinces et en les associant pour les fins d’administration générale, l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, octroyé par le Parlement d’Angleterre, laisse aux provinces le soin de se développer suivant leurs aspirations respectives. LES PÈRES DE LA CONFÉDÉRATION Au centre: John A.Macdonald—G.-E.Cartier—E.-P.Taché H.-E.Langevin Geo.Brown 610 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 611 Pour la Province de Québec, en particulier, ses aspirations les plus chères sont canadienne-françaises et catholiques, sans vouloir se refuser, loin de là, à l’idéal des Pères de la Confédération, savoir qu’il n’y a pas de races inférieures au Canada, que les Canadiens français ont des droits égaux aux Canadiens de langue anglaise par tout le Canada dans les manifestations officielles de la vie politique et administrative du Pouvoir fédéral.Les Canadiens français sont restés fidèles à la lettre et à l’esprit du pacte de 1867.Ils veulent l’union avec les autres races, mais dans le respect des libertés que ce pacte leur accorde, grâce à ces deux hommes d’État clairvoyants que furent Georges-Étienne Cartier et John-A.Macdonald: liberté civile, liberté religieuse, liberté scolaire, liberté territoriale.Ils désirent cultiver chez eux leur patriotisme canadien-francais, qui ne saurait nuire à leur patriotisme canadien tout court, lequel est un patriotisme constitutionnel fait de raison et de loyauté.En cet anniversaire de l’établissement de la Confédération, nous formons le vœu pour une meilleure entente entre les races qui habitent le Canada et une mise en pratique de plus en plus équitable du concordat de 1867.Et avec Cartier, chantons avec espoir: O Canada, mon 'pays, mes amours! C.-J.Magnan.L’ENSEIGNEMENT DE LA GÉOGRAPHIE A L’ÉCOLE PRIMAIRE (Pour “L’Enseignement Primaire”) Les directions pédagogiques qui accompagnent le programme de géographie dans les Règlements du Comité catholique indiquent la méthode à suivre dans l’enseignement de cette matière.Il peut n’être pas inutile cependant à des institutrices de causer ensemble sur cet important sujet.Rappelons d’abord: 1° Quelle doit être la nature de cet enseignement.2° Indiquons ensuite quelques moyens de rendre nos leçons de géographie plus concrètes, plus vivantes, plus intéressantes par conséquent.I.—l’enseignement de la géographie, disent les “règlements” doit être: a) Basé sur Vobservation Les faits avec lesquels l’enfant est en contact journellement constituent la matière de cette observation et se classent en trois catégories.Les accidents géographiques: montagnes, rivières, lacs, isthmes, etc., sont des faits de l’ordre physique.Un bateau arrive de Ceylan, aborde au port de Montréal, chargé de thé, de café, d’épices; un autre part de Québec pour l’Angleterre, chargé de fromage; voilà des faits économiques.Les représentants du peuple au Parlement d’Ottawa sont élus tous les cinq ans: c’est un fait de l’ordre politique.Aux élèves des cours élémentaires la maîtresse présente la géographie comme une simple description, une sorte d’inventaire physique et économique de l’univers, un tableau auquel elle ajoute le plus de pittoresque possible et de couleur locale. 612 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Il s’agit alors d’en appeler surtout à la mémoire et à l’imagination des enfants.Aux élèves plus avancées, la géographie est présentée pour ce qu’elle est en réalité: “la science de la terre”, et alors il est bon de faire un exposé sommaire de la géologie.L’institutrice n’oubliera pas cependant que si quelques aperçus sur la formation des terrains, par exemple, sont de bon aloi au cours complémentaire, une étude plus complète de la géologie relève de l’enseignement secondaire.C’est surtout aux élèves des classes avancées (7e, 8e, 9e années) que s’applique le deuxième caractère de l’enseignement de la géographie.b) Cet enseignement doit être raisonné.“ On constate les faits par l’observation, mais ces faits se raisonnent, s’en-“ chaînent, s’expliquent les uns par les autres”.(1) Ainsi, après avoir étudié avec ses élèves le nombre des colonies de l’Angleterre, les continents où se trouvent ces colonies, etc., etc., l’institutrice expliquera la cause de la richesse de l’île brumeuse de l’Atlantique qa’est l’Angleterre.Si ce “bloc de houille recouvert d’herbage” est devenu important au point que le “soleil ne se couche plus sur ses possessions”, c’est grâce à la découverte de la vapeur et de ses applications.Il n’était pas nécessaire que l’Angleterre fût un réservoir de combustible, cependant supprimez la production du plus marquant peut-être des terrains primaires, le carbonifère, la face du monde était changée! Pourquoi les peuplades de l’Afrique manquent-elles de bétail?C’est à la présence d’une mouche, qui le croirait?que cette grosse lacune est due: la mouche tsetsée dont la morsure est mortelle.Elle le fit bien sentir au malheureux qui s’était avisé de faire ouvrir, il y a quelques années, le tombeau d’un roi Pharaon contenant d’immenses richesses.Pourquoi les petites villes de Thetford - Mines et d’Asbestos, dans les Cantons de l’Est, sont-ils devenues des centres d’activité intense?Les mines d’amiante leur ont valu cette prospérité.D’où vient à un autre petit village de la région du Saint-Maurice, Shawinigan, l’importance qu’il a prise depuis quelques années, sinon à ses forces hydrauliques, à la “houille blanche” qui actionne les dynamos auxquels nous devons l’électricité qui éclaire nos foyers et nous est une source de chaleur.On pourrait multiplier indéfiniment.L’influence du climat explique aussi les causes de tels ou tels faits de l’ordre physique, économique.Cette influence se fait sentir sur l’homme, les animaux, les plantes, Les peuples des zones tempérées, par exemple, sont beaucoup plus actifs que ceux de la zone torride où le climat est déprimant.Les fleurs qui s’épanouissent aux tropiques ne ressemblent pas à celles des régions glaciales.La raison pour laquelle la population est plus dense dans telle ville plutôt que dans telle autre s’explique par la situation de l’une sur une voie fluviale, ou ferrée, par le voisinage d’une mine, etc., etc.c) L’enseignement de la géographie doit être pratique.“Le but principal de l’étude de la géographie est de faire connaître à nos “élèves le Canada en lui-même au point de vue physique, économique, politi-“que.“Comme but secondaire cet enseignement doit les amener à aimer leur pays “et à s’intéresser à tout ce qui le concerne.” (2) (1) “Règlements”.(2) “Règlements”. L’ENSEtGNEMENT PRIMAIRE 613 A ce point de vue surtout la géographie peut s’appeler géographie humaine.La géographie humaine, en effet, s’occupe du groupement des peuples, de leur vie agricole, commerciale, industrielle, et elle est alors une partie de la géographie économique, mais lorsqu’elle étudie la manière dont l’homme dépend de la terre et l’influence qu’il peut exercer sur le milieu qui l’entoure, elle devient la géographie humaine proprement dite.Or, la géographie qui contribue à former des citoyens loyaux à leur patrie, des chrétiens vaillants, désireux non seulement de la prospérité de leur famille, mais encore de celle de leur nation, est de la géographie humaine et cet enseignement ainsi entendu est éminemment pratique.Les Règlements du Comité catholique proposent le moyen que voici pour atteindre ce but: “ Les statistiques du Secrétariat provincial permettront à l’institutrice d’établir des comparaisons d’une région à l’autre, de faire voir aux élèves comment les ressources de chaque région pourraient en promouvoir le progrès.Cet enseignement peut se mêler, dans les écoles de campagne, avec les observations agricoles pour compléter l’enseignement de l’agriculture.Dans les centres industriels le même procédé s’applique.Mais on le comprend, l’enseignement donné de cette façon ne s’improvise pas.Une préparation sérieuse est nécessaire.Heureuse l’institutrice (ou l’instituteur) qui voudra former une petite bibliothèque de géographie! Les Commissions scolaires, en la voyant si zélée voudront l’aider sans doute et lui procureront des ouvrages comme ceux de Vidal de la Blache, Jean Bruhnes, de Schrader, de M.Beaudrillard, etc.(1) et tant d’autres dont les catalogues français donnent la liste.En tout cas, l’étude attentive des manuels très bien faits qui sont entre les mains de nos élèves sera suffisante, si nous savons les utiliser.IL—MOYENS DE RENDRE NOS LEÇONS DE GEOGRAPHIE INTERESSANTES Tout d’abord la maîtresse (ou le maître), au lieu d’être assise à son bureau, le manuel ouvert devant elle pour écouter la récitation des numéros qu’elle a indiqués à apprendre par cœur à ses élèves, sera debout, la craie à la main, afin de multiplier les figures schématiques et les sommaires, au tableau noir.Elle aura à sa disposition un globe et des cartes géographiques.Vouloir enseigner la géographie sans cartes, c’est vouloir peindre le portrait d’une personne qu’on n’a jamais vue.Si c’est possible, l’institutrice (ou l’instituteur) aura encore dans sa classe une grande boîte rectangulaire contenant du sable que les élèves manieront de manière à figurer les continents et les accidents géographiques qu’ils présentent.Quelle que soit la classe dont elle est chargée, classe de 3e ou de 9e—la maîtresse (ou le maître) parlera toujours très simplement à ses élèves et pas plus de dix minutes sans interroger.Elle invitera ses enfants à lui poser des questions sans ridiculiser jamais celles dont les interrogations pourraient porter à rire.Le genre conférence, les cours dictés, outre qu'ils exigent beaucoup d’attention sont monotones, par conséquent ennuyeux.Les interrogations sont posées de manière à intéresser la classe entière, car il importe de tenir l’attention en éveil.C’est seulement lorsque la question est posée que la réponse sera demandée à une élève désignée nommément.Si l’élève hésite trop longtemps, on passe à une autre, sans blesser celle qui n’a pas su répondre.Est-il opportun de faire écrire de longs résumés et de faire prendre des notes en classe ?Nous ne le croyons pas.Les résumés doivent consister dans les devoirs qui seront plutôt courts.“Faire court, sans rien omettre d’essentiel,” voilà le but.01 Chez Delagrave, rue SoufEot, Paria. 614 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Un excellent moyen d’intéresser vivement les élèves à la géographie serait, croyons-nous, la création d’un petit musée géographique.Est-ce difficile ?— Assurément non, il suffit de vouloir.Voyons plutôt: Il est facile d’obtenir du Ministère de l’Intérieur à Ottawa, une collection de roches et de minéraux, quartz, granit, amphiboles, syénites, etc., etc., tous classés et numérotés qui feront bien vite comprendre aux élèves la composition des terrains Laurentien et Huronien de nos Laurentides, appelées le “Bouclier Canadien”.D’Ottawa encore, on peut obtenir facilement le beau livre de Monsieur Macoum sur nos oiseaux canadiens, sans compter que de fort jolies cartes murales sont offertes avec le volume.Il est facile d’écrire au Ministre de l’Agriculture de Québec, l’honorable Monsieur Caron, et de lui demander le volume des plantes nuisibles avec la collection de graines qui l’accompagnent.Il est facile de préparer un nombre de petites bouteilles contenant les céréales les plus connues chez nous: blé, avoine, orge, seigle, etc., etc.Il est facile de faire des collections de bois du Canada; de presser des plantes tout simplement avec des gazettes et de les fixer sur du papier d’emballage.Il est facile de collectionner des cartes postales géographiques et historiques, etc., etc.Après quelques mois, disons quelques années, la maîtresse (ou le maître) qui aura procédé comme nous venons de le dire aura préparé pour l’Institution où elle (ou il) enseigne des sources d’intérêt très vif pour ses élèves de géographie.Cette science, avons-nous dit, enseigne aux élèves à connaître, aimer et servir leur pays.Alors, une mission incombe à l’institutrice (ou à l’instituteur) : celle de donner avant tout l’enseignement catholique qui prépare à une nation des citoyens intègres et des chrétiens généreux.Quelles merveilleuses pages d’apologétique chrétienne, dit M.André Cha-gny, que celles dont la main divine a couvert les feuillets du livre de la nature.“Ici, ce n’est pas seulement, comme en histoire, la trame de l’action “providentielle qui se découvre à travers l’évolution des peuples; c’est l’em-“preinte de Dieu qui se révèle partout, c’est son intelligence et sa volonté qui se “trahissent sans cesse dans l’admirable agencement des forces physiques et “des forces économiques”.L’illustre botaniste Linnée tremblait d’émotion quand, incliné sur le calice d’une fleur, il regardait passer le Créateur dans son œuvre.De même, pour qui sait voir, comprendre, puis enseigner, un cours de géographie ne peut être qu’une paraphrase discrète, mais constante du cri du psalmiste, enthousiasmé par la splendeur des cieux.Au firmament étoilé le géographe ajoutera la terre, la TERRE qui ne proclame pas avec moins de force et ne chante pas avec moins de pénétrante poésie l’incomparable “GLOIRE DE DIEU”.Mère Sainte-Anne-Marie, C.N.D.QUESTIONS DE FRANÇAIS Cas douteux ou condamnables (Pour “L’Enseignement Primaire”) Du point de wue.—-Expression nouvelle, assez à la mode, pas précisément incorrecte, mais par laquelle on a le tort de remplacer: au point de vue de.Celle-ci est une locution prépositive, au sens bien précis, consacré par la grammaire, le dictionnaire et l’usage, et qui signifie: à l’égard de, relativement à, quant à, $@us L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 615 le rapport de, pour ce qui est de.Un quidam s’est avisé qu’il était plus conforme à la réalité de dire: du point de vue de, attendu que c’est d’un endroit particulier qu’on voit, qu’on embrasse un objet du regard.Parfaitement; mais c’est là une tout autre chose.Il est bien évident que, si deux observateurs se placent à deux endroits différents pour considérer un monument, chacun le regarde de son point de vue.De même, une question d’ordre intellectuel ou moral peut être envisagée de plusieurs points de vue personnels, selon l’angle sous lequel on l’aperçoit.Aujourd’hui, on dit: mon point de vue, pour: mon opinion.Chacun a son point de vue dans une discussion.Tout cela est très bien.Mais ce n’est pas là le sens de : au point de vue de, et l’erreur est dans la confusion des deux expressions.J’examine un ouvrage, soit, de littérature.J’en étudie le fond et la forme.Je le juge, alors, au point de vue du fond, puis au point de vue de la forme.Voilà deux objets distincts, indépendamment de l’opinion qu’on peut avoir de l’un et de l’autre.De mon point de vue, cet ouvrage est meilleur au point de vue du fond ; de votre point de vue, peut-être, il est meilleur au point de vue de la forme.Il ne faut donc pas confondre les deux expressions, ni surtout abandonner l’une pour l’autre, l’ancienne pour la nouvelle/qui d’ailleurs est moins euphonique.Mais la mode fausse bien des points de vue! Certains amputent ce néologisme de la préposition de et écrivent, par exemple: “du point de vue sciences,” “du point de vue affaires.” C’est l’aggraver d’une vilaine ellipse, par une manie d’abréger que l’on a aujourd’hui.On veut peut-être l’alléger d’un troisième de, et l’on a bien raison.Qu’on revienne donc bonnement à la locution traditionnelle: au poi?it de vue de, plus juste,moins lourde, et qui n’a pas besoin d’ellipse.“Au point de vue des mœurs” est le bon français; “du point de vue mœurs” est un nouveau venu suspect.Une plaie, entre autres, sévit dans la presse canadienne-française: c’est la traduction littérale des dépêches anglaises.On trouve là les plus beaux spécimens d’anglicisme.Nous n’avons guère de traducteurs, c.-à-d., d’hommes sachant parfaitement l’anglais, parfaitement le français, parfaitement l’art de faire passer de l’un dans l’autre.Traduire est une chose, d’ailleurs, difficile entre toutes, il faut en convenir, mais qui, par là même, ne devrait pas être confiée au premier venu.Je choisis un exemple quotidien de phrase, française par les mots, mais anglaise par le tour.“Une personne a été tuée” et une autre blessée, lorsque l’auto de M.X.a capoté.Les victimes étaient-elles dans l’auto?On ne sait.Du moins la phrase ne le dit pas, puisque la conjontion lorsque ne marque qu’une simultanéité.Ces personnes ont peut-être été assaillies par des bandits, à Montréal, pendant que (lorsque) l’auto en question capotait sur la route Montréal-Québec! Il eût fallu indiquer une relation de cause à effet.La phrase anglaise, avec sa conjonction when, sonne ainsi, je suppose, à des oreilles anglaises; autrement celles-ci ne seraient pas difficiles sur la précision.Le français demande plus de clarté.Il dira: Une personne a été tuée dans un accident où l’auto de M.X.capota, etc.L’effet serait mentionné avant la cause, ce que semble affectionner l’anglais, mais du moins logiquement.Le vrai tour français pose la cause avant l’effet et se sert de deux ou plusieurs phrases, au besoin.Il écrit: Un accident est arrivé à M.X.Son auto a capoté, et un de ses occupants a été tué.Voilà la logique du fait raconté à la française: le fait d’abord, ses conséquences ensuite.Un traducteur doit savoir cela, transposer, quand il est nécessaire, et surtout rendre le sens très exactement, ce qui n’est possible que moyennant une connaissance exacte des tours spéciaux de chacune des deux langues.Une traduction peut être ou trop littérale ou trop littéraire, et mériter qu’on applique 616 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE à son auteur, dans les deux cas, la sentence italienne: traduttore, traditore, ou à elle-même, dans le second cas, la qualification de belle infidèle.Il faut se tenir dans un juste milieu d’exactitude et d’élégance, de manière que le texte soit véritablement tourné en une autre langue, et que l’auteur de l’original ait du plaisir à se retrouver, s’il le connaît, dans un idiome qui n’est pas le sien.Il vous arrive souvent, comme à moi, de lire qu’un homme a été tué par une automobile, ou par un train, ou par un arbre.Voilà donc des objets inanimés très criminels.Car tuer est défendu par le Décalogue! On n’oserait pas dire qu’un arbre a tué quelqu’un.Le tour passif ne rend pas la chose plus exacte.Tuer est un acte essentiellement humain.Il ne faut donc pas l’attribuer aux choses.Si un homme a été écrasé sous un arbre ou a péri dans un accident d’automobile, c’est ainsi qu’on doit le dire.Jusqu’à présent on se contentait d’écrire qu’un incendie avait originé quelque part, bien que le barbarisme fût déjà de taille.Maintenant vous apprendrez que l’incendie a originé simplement, à deux heures du matin.On veut parler du moment où le feu a débuté.Originer se présente: originer est écrit.Et la plume court, au hasard d’autres prouesses.Autre chose.Il ne s’agit plus d’anglicisme ni de barbarisme, mais d’une erreur grammaticale qui est à mettre au compte des Français aussi bien que des Canadiens.C’est l’emploi du participe présent dans les propositions relatives déterminatives.Par exemple: “Les élèves Vemportant sur leurs concurrents sont primés.” On prétend qu’il serait lourd de dire: qui Vemportent.Je demande si “remportant” n’est pas plus pesant et gauche.Certaines gens se sont persuadés que les pronoms relatifs étaient un poids lourd dont il fallait débarrasser la langue; et ils les ont remplacés par les massifs participes.Les classiques n’étaient pas si délicats: leurs phrases sont émaillées de qui et de dont.Ils ne songent pas à se priver de cet organe, essentiel au français comme il l’était au latin, la langue-mère.Le participe a, d’ailleurs, son emploi propre, qu’ils connaissent et savent également utiliser.Mais ils ne confondent pas, et usent de toutes les ressources de la langue.Ils ne méprisent pas, pour autant, l’euphonie, mais ils lui laissent son rang, qui n’est pas, tant s’en faut, le premier.Tout à leur forte pensée, ils visent, d’abord, à l’exprimer clairement et simplement, ce à quoi les aident les pronoms, qui sont comme les articulations de leurs belles périodes.Nos modernes veulent changer cela.Ils n’ont guère de goût, au reste, ni d’aptitude pour le style périodique.S’ils nous offraient, au moins, quelque chose de meilleur et de plus souple, en échange de ce qu’ils disent être un attirail embarrassant! Dans les membres de phrase explicatifs, le participe est bon; mais dans les déterminatives, il a la légèreté de nos tracteurs; et, au surplus, il y fait figure de véritable solécisme.Voyez ces phrases, que je cite textuellement:.“ainsi que sur l’éloge les concernant à insérer dans le martyrologe.” “ Nous, que faisons-nous de pratique pour restreindre les divorces et transformer nos gémissements sur la décadence de la famille en mesures précises la restaurant” Il paraît que cela est léger et euphonique! Ce n’est du moins, pas français; et les anciens étaient loin de sacrifier la grammaire à pareille élégance! N.Degagné, pire. L’ENSE[GNEMENT PRIMAIRE 617 LA PETITE ÉCOLE DE RANG ngnangn #. 1 cveque ue Mont-Laurier, Mgr Févêque de Haspe, Mgr A.-A.Gagnon, administrateur du diocèse de Sherbrooke, Mgr A.-E.Deschamps, îwïl Mgr 1 archevêque de Montréal, M.le chanoine B.-P.Garneau, représentant Mgr Mrrt wf6q nenler9ue?ec’ Mgr Joseph Lebeau, représentant Mgr le vicaire-capitulaire d’Ottawa, Mgr Alfred-0 Comtois, représentant Mgr l’evêque des Trois-Rivières, Mgr Zéphirin Lorrain Mvr FpSS, r®Pres,e^a+nt Mgr Pevêque de Pembrooke, M.l’abbé P.Arsenault, représentant finup C n Pnlf q Ç^arlottetown le reverend Pere L.Vincent, représentant Mgr le vicaire-apostolique du Golfe-Samt-Laurent; l honorable Thomas Chapais, l’honorable Dr J.-J.Guerin, l’honorable juge J-E Robidoux, 1 honorable Hector Champagne, l’honorable juge Wilfrid Mercier 2rbabfelllgî/Iath,aSKT^ M.J.;P.Labarre; Mgr Ths-G.Rouleau, A fabbé L.-A S siers M Napoleon Brisebois, M Neree Tremblay et M.Lionel Bergeron, secrétaire adjoint.r.narlim^',Ir1'' - » • - ^ LA NICHEE.—(La rédaction par 1’image) t)62 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 663 L’air est tout embaumé.L’herbe que la faux [coupe Enivre l’ouvrier comme une pleine coupe, Et le champ large et nu garde encor des splendeurs.Comme le foin tombé sous l’acier qui le fouille, L’âme du malheureux que l’épreuve agenouille Autour d’elle répand de suaves odeurs.PAMPHILE LEMAY.RÉDACTION LF CHÊNE ET LE ROSEAU Le chêne un jour dit au roseau: Vous avez bien sujet d’accuser la nature; Un roitelet pour vous est un pesant fardeau; Le moindre vent qui d’aventuie Fait rider la face de beau, Vous oblige à baisser la tête; Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d’arrêter les rayons du soleil, Brave l’effort de la tempête.Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n’auriez pas tant à souffrir; Je vous défendrais de l’orage; Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides bords des royaumes du vent.La nature envers vous me semble bien injuste.Votre compassion, lui répondit l’arbuste, Part d’un bon naturel; mais quittez ce souci: Les vents me sont moins qu’à vous redoutables;' Je plie, et ne romps pas.Vous avez jusqu’ici Contre leurs cours épouvantables Résisté sans courber le dos ; Mais attendons la fin.Comme il disait ces mots, Du bout de l’horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.L’arbre tient bon, le roseau plie.Le vent redouble ses efforts, Et fait si bien qu’il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine, Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.LA FONTAINE.TRADUCTION EN PROSE Le chêne une fois parla ainsi au roseau: “Vous avec bien raison de vous plaindre du destin; un petit oiseau vous est un poids très lourd.Le plus léger souffle qui, par hasard, fait tant soit peu onduler l’eau à sa surface, vous contraint de courber le front; tandis que ma tête, aussi élevée que le Caucase, non seulement arrête la lumière du soleil, mais encore défie la violence des ouragans.Encore si vous croissiez à l’abri des rameaux que j’étends autour de moi, vous souffririez moins de votre faiblesse; je vous protégerais contre la tempête: mais vous croissez ordinairement sur les rives humides des cours d’eau, séjour éternel des vents.Le sort vous a vraiment traité avec trop de rigueur.— Votre pitié, repartit le roseau, vient d’un fonds excellent; mais soyez sans inquiétude; j’ai moins sujet que vous de craindre la violence des vents: je plie et ne romps pas.Jusqu’à présent vous avez affronté leurs efforts redoutables sans incliner la tête; mais qu’en sera-t-il à l’avenir?” Le roseau parlait encore, quand, de l’extrême horizon, se précipite avec violence le plus affreux des ouragans venus jamais du septentrion.Le chêne résiste, l’arbuste fléchit; la tempête devient plus terrible, et se déchaîne de telle sorte qu’elle arrache de terre celui dont le front s’élevait jusqu’aux nues, et dont les profondes racines descendaient jusqu’au séjour des morts.ÉCOLE PRIMAIRE COMPLÉMENTAIRE DICTÉE INCENDIE FORESTIER Mais il arrive, hélas ! que cette béatitude des mois verts ou dorés soit tout à coup troublée.Un bout d’allumette enflammée jetée par un fumeur, un feu de branches imprudemment allumé par un pâtre, quelque éco-buage de branche risqué par un voisin, et voilà pour si peu, surtout dans les pinèdes, l’incendie en forêt.Propagé vivement par l’herbe ou les aiguilles sèches, tantôt rampant parmi les feuilles mortes, tantôt sautant de fourré en fourré, le feu court déjà sur une demi-lieue lorsque de grosses colonnes de fumée répandues dans le ciel et un air suffocant qui soudain souffle chaud brusquement le révèlent à un paysan sur la lisière ou au garde dans sa tournée.Aussitôt par le ciel, par le vent, par les cloches des clochers d’alentour ou par le forestier une alarme est donnée.Dans l’agitation causée par la nouvelle, tant mal que bien les secours s’organisent.Cependant l’incendie a gagné et pour qui l’observe maintenant d’un point qui le domine, il forme déjà comme un lac de métal en fusion coulant d’un haut fourneau.Les broussailles flambent comme de la filasse; les buissons, vivement desséchés par la chaleur, pétillent, craquent: on dirait des sarments; les pins, gluants de résine, semblent d’immenses torches; les futaies feuillues, moins facilement inflammables, forment 664 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE un instant des îlots verts dans le brasier, jusqu’à ce que, pressées, enveloppées de toutes parts, elles meurent, elles aussi, sur le bûcher: leur pied miné bientôt fléchit, les abandonne, et alors modernes et anciens s’effrondent parmi les tourbillons en faisant jaillir jusqu’au ciel dans leur chute des geysers d’étincelles.Quel feu d’artifice géant dans les ténèbres, par une nuit tranquille ! Les coteaux, la forêt, les nuages et le ciel embrasés, tout cela forme une vision dantesque, dont rien ne saurait rendre la tragique splendeur.Devant cet ouragan de flammes tout à coup déchaîné, on peut imaginer quel brusque affolement dans le peuple des bois.Surpris dans leur sommeil nocturne ou dans leur méridienne, lièvres, renards, cerfs ou sangliers, menacés d’être pris et parfois même emprisonnés déjà dans les réseaux de l’incendie, fuient éperdus de tous côtés, comme s’ils sentaient mille meutes à leurs trousses.Les oiseaux effarés, aveuglés par la fumée, étourdis par le bruit, éblouis par le feu, vont, viennent, entrecroisent leurs vols au milieu des rougeurs sinistres qui dansent dans le ciel.Et quand enfin les hommes, en s’appuyant sur des lignes ou par des contrefeux, ont pu maîtriser l’incendie, il reste pour longtemps, avec des squelettes d’arbres calcinés, une énorme tache sombre dans le pourpoint de la Forêt.Jean Nesmy.Exercices:—1.Relever les participes passés de la dictée et dire pourquoi ils sont variables eu invariables.—2.Tirer une morale du morceau: nous devons être prudents et protéger nos forêts qui constituent l’une des principales richesses de notre province.RÉCITATION LE SEMEUR Seul à son grand labeur, sous le ciel inclément Le semeur dans le champ promenait sa main lente ; Un charlatan, sonnant sa fanfare insolente, Sur un tertre voisin monta pompeusement.Il eut autour de lui la foule en un moment, Fit ses tours, harangua de façon turbulente, Flatta fort ses oisons, et, séance tenante, Leur vendit son remède à tous maux, chèrement.Le semeur dans le champ menait son pas tranquille Le charlatan piqué tança cet indocile! “Eh ! là-bas, l’homme au sac qui balance ta main, Sais-tu pas que je vends la vie et l’espérance ?Que fais-tu, quand ceux-ci boivent l’eau de Jouvence ?” L’autre, semant toujours, dit: “Je leur fais du pain !” Louis Veuillot.Labeur travail.—Ciel inclément se dit d’un temps ou d’un climat rigoureux, mauvais, froid.—Promenait sa main lente, semait les grains, lentement, doucement, régulièrement avec sa main.—Un charlatan est un homme qui -vend des drogues, de mauvais remèdes, sur les places publiques.—Sonnant sa fanfare insolente faisant grand bruit et criant très fort le bien que devait procurer tout ce qu’il véndait.Tertre' amas de terre formant un petit monticule, une petite élévation.-—Pompeusement fièrement, comme s’il allait dire des choses extrêmement importantes.-—Harangua: parla à beaucoup de personnes.-—De façon turbulente:à'wn.e façon désordonnée, sans suite.—FlaUa fort ces oisons: adressa des louanges excessives, pour les séduire, aux personnes oui l’écoutaient et oui étaient assez sottes pour croire à ce qu’il disait.—séance tenante: au moment même.—Leur vendit son remède à tous maux: un seul remède qui, selon lui, devait guérir tous les maux.-—Menait son pas: réglait son pas, marchait d’une manière régulière.-—Piqué: fâché, contrarié.—Tança: réprimanda; il l’appela pour le réprimander.-—Indocile: celui qui ne voulait pas venir l’écouter.—L’homme au sac: le semeur qui avait un sac contenant les graines qu’il semait— Je vends la vie et Vexpérance.c’est-àdire des remèdes qui apportent la guérison des maux, par conséquent l’espoir de vivre longtemps.-— L’eau de Jouvence: la fontaine de Jouvence était une fontaine fabuleuse dont l’eau avait le pouvoir de rajeunir.LECTURE LITTÉRAIRE (En tirer un sujet de rédaction) l’angélus Le matin, au crépuscule, lorsque n’étant plus nuit il n’est pas encore jour, entendez-vous, dans le campanile ajouré un chuchotement de notes?C’est le bronze qui se réveille ! Les sons se détachent un à un d’abord, comme martelés par le lourd battant; puis ils s’envolent en troupes joyeuses et vont trembler sur les feuilles, se poser sur les toits qu’ils ébranlent.Leurs légions matinales pénètrent dans les demeures pour inviter l’âme chrétienne à la reconnaissance et à l’amour.Ad te de luce vigilo.Quand paraissent les teintes rosées du levant, la cloche soupire et entonne avant toute créature, un hymne à l’Éternel.C’est un écho du ciel qui retentit.Comme elle murmure suavement à l’oreille et au cœur VAve Maria de l’ange ! Comme elle nous remet vite sous les yeux la scène qui inaugura l’œuvre rédemptrice ! Ses vibrations vont jusqu’au plus intime de l’âme.N’est-ce pas qu’elles ont quelque chose de la fraîcheur vierge du matin, de la douceur neuve de l’aurore ?Oh ! qu’elle est douce la mélodie de l’angélus dans les brumes du réveil !.Le midi encore, la cloche nous arrache à l’œuvre quotidienne et nous permet de res- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 665 pirer en regardant le ciel.Ses notes qui tombent, jettent dans notre vie la pensée de Téternité.Nous sommes si vite repris par les choses de la terre ! Il faut qu’une voix vienne souvent remettre en nos âmes le souci de l’au-delà.Et la cloche est cette voix.Nos cœurs s’envolent vers Dieu a\œc ses sons.Elle nous renouvelle, sur l’âpre chemin de la vie, l’affirmation des divines espérances.Elle marque la halte du milieu du jour et retrempe nos courages chrétiens pour le travail qui va suivre.Le laboureur entend venir sur la plaine ces harmonies et se découvre comme pour saluer le message d’en haut.Les ondulations sonores rafraîchissent la nature ardente .Le soir enfin,—uh ! qui dirait le charme berceur de l’angélus du soir ?—quelle heure délicieuse ! Ave Maria sur la terre et les flots! Du clocher que dorent les rayons mourants s’épand une rumeur confuse.Il y a dans les vibrations de la cloche un peu du calme infini des choses.Pour nous convier à la dernière prière, son âme de bronze a des sonorités de rêve.Dans l’espace tranquille, apaisé, ses notes se prolongent et ce prolongement ajoute à leur primitive poésie.La mélodie est souveraine et trouve plus vite le chemin des cœurs.Au milieu du silence qui suit la fin du jour, rien pour l’atténuer, ni pour la faire oublier peut-être.Les montagnes, les vallées qui s’endorment en répètent les échos.Les nuages, là-bas, l’accueillent dans leur robe de pourpre.J’aime les carillons dans les cités antiques.J’aime surtout l’humble cloche du hameau tintant l’angélus du soir !.Henri cI’Arles.HISTOIRE DU CANADA Programme du mois de juin (1927) Juin est consacré à la revision, dans toutes les classes; quelques-unes, d’après la Répartition Miller et Brionne, ont même dû la commencer en mai.Nous continuons à indiquer la division de la matière qui nous paraît la plus propre à rendre fructueuse cette revue de ce qui a été étudié dans l’année.Rappelons que maîtres et maîtresses ont là une excellente occasion de mettre en pratique le conseil de valeur plusieurs fois répété, et sous diverses formes, dans les “Règlements du Comité catholique”, pp.133-135 et 166-167: “donner des idées plus précises sur les principales phases de l’histoire nationale”; à cette fin, grouper “dans une même leçon les divers éléments qui se rapportent à une même question.” Cette méthode de revue s'impose aux corns supérieur et complémentaire.Bien qu’elle paraisse en opposition avec les indications ci-dessous, forcément ordonnées d’après les divisions du Manuel, les deux peuvent se combiner et se compléter.Rien n’empêche, en effet, qu’on ne réserve quelques leçons pour revoir, en les groupant, “les faits qui établissent: a) le but apostolique poursuivi par les découvreurs, les fondateurs et les organisateurs de la colonie; b) la pureté des origines canadiennes-françaises; cl le caractère religieux et moral, héroïque et idéaliste des ancêtres, etc., etc”.On trouvera dans les devoirs de revision générale du Manuel C.S.Viator (pp.141 et 234).quelques modèles suggestifs de groupements de faits autour d’une idée centrale, féconde en développements et propre à “lier dans l’esprit des élèves les faits épars déjà étudiés”.Ajoutons que ces revues synthétiques, par les horizons qu’elles ouvrent à l’esprit des élèves, sont aussi très favorables à la culture du sentiment national, surtout si le maître sait les animer du souffle patriotique : les vents du large ou des plaines sont plus libres et plus puissants que ceux du vallon.On ferait bien, à la fin des classes, d’indiquer aux grands élèves un ou deux ouvrages d’histoire canadienne qu’ils pourraient lire avec fruit pendant les vacances.On célèbre cette année le centenaire de la naissance de Crémazie.A cette occasion, on pourrait donner aux élèves des classes supérieures un court aperçu de la vie et de l’œuvre du poète; faire réciter ou chanter “Le Drapeau de Carillon”, le “Chant du Vieux Soldat”.programme du mois de juin Cours préparatoire.La “Répartition” ne marque pas de revision pour ce cours; mais il y a toujours avantage, et surtout avec les tout petits, à revenir sur des récits déjà appris et racontés; en les répétant, l’enfant y met plus d’abandon, étant plus sûr de lui-même; cette spontanéité, qui le livre tout entier, le trahit aussi parfois, et fournit à la maîtresse de nouvelles occasions de corriger le langage ou de rectifier des inexactitudes de faits.On pourra y consacrer cinq ou six leçons. 666 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ensuite, étudier, toujours sous la forme d’exercices de pensée et de langage, le tableau des missionnaires (6e) et celui du martyre des PP.Brébeuf et Lallemant (7e).Montrer aussi l’image des Bienheureux Martyrs.Suivre la marche indiquée en avril.Faire comprendre ce qu’est le martyre; insister sur l’héroïsme des martyrs du Canada et sur la gloire dont ils rayonnent maintenant.Trois leçons par tableau.(Manuel C.S.Viator, cours élém., pp.31-32; cours int.pp.40-43.).Premiere année.Revue du programme de l’année.Consacrer une leçon à chacun des huit premiers tableaux, passant rapidement en revue les points indiqués: aspect général, personnage principal et personnages secondaires, mise en scène, fait historique, récit fait par l’élève, insistant surtout sur ce dernier point, encourageant ceux qui expliqnent le tableau avec le plus de facilité, de correction et d’exactitude.Deuxième année.On continue la revue, commencée en mai, du programme de l’année, avec la même marche et dans les conditions déjà indiquées.Consacrer une leçon à chacun des tableaux au’il reste à revoir.Viser, comme il est dit pour la 1ère année, à encourager chez l’élève la facilité d’élocution dans le récit oral, la correction du langage et l’exactitude des faits.Troisième aimée.On a dû reprendre au cours de mai l’étude rapide des quinze premiers tableaux.Il en reste une vingtaine^à revoir en juin.Une couple pourraient être repassés à chaque leçon.On suivra la méthode tracée pour les 1ère et 2e années, exigeant davantage sur la correction du langage et l’exactitude.Rendre cette revision vivante: ne pas interrompre l’élève pendant qu’il raconte; attendre plutôt la fin de son récit pour corriger ses fautes de langue ou ses inexactitudes.Si l’on peut aniver à ce que le jeune élève de troisième année, rois en face d’une scène, en donne avec aisance et suite une explication orale intéressante, ou raconte de même un fait, c’es+ un gain important, non seulement au point de vue de l’acquisition des connaissances historiques, mais encore et surtout pour la possibilité d’utiliser le langage oral dans l’étude de toutes les matières du programme.Quatrième année.Revue générale du programme.On est prié de relire le paragraphe XX, p.70, des “Règlements du Comité catholique”.Se servir de tableaux synoptiques; il y en a dans le Manuel C.S.Viator pen faiie préparer par les élèves eux-mêmes sur une période, sur les fondations, les principales découvertes, etc.Ne pas oublier les devoirs de revision placés à la fin de chaque partie du Manuel (pages 88 et 136).Faire revoir aussi les tableaux des dates importantes (pages 85 et 135); se contenter de ces dates.Divisions suggérées pour la revision du Manuel (cours élém.) : a) Période des découvertes (pp.1-17): 1 leçon.h) Période des fondations (pp.17-45) : 2 leçons.c) Période de développement (pp.45-69) : 2 leçons.d) Guerre de Sept Ans (pp.69-89) : 1 leçon.e) Débuts du régime anglais (pp.89-98) : 1 leçon./) Gouvernement constitutionnel (pp.: 2 leçons.g) Union des deux Canadas (pp.120-126) : 1 leçon.h) Confédération (pp.126-133) : 1 leçon.Cinquième année.Revision générale continuée.C’est à cette classe et aux suivantes que s’appliquent surtout les conse 1s donnés au début de cet article.Aussi nous contenterons-nous ici de suggérer les divisions de la matière à revoir (Manuel C.S.Viator, cours int.) : a) Période de développement (pp.89-105) : 2 leçons.b) Fin du régime français (pp.105-134) : 3 leçons.c) Les Canadiens sous le régime français (pp.134-139) : 1 leçon.Sixième année.Revision générale continuée.Voir remarques pour la 5e année.Divisions suggérées (C.S.Viator, cours int.): a) Union des deux Canadas (pp.201-213): 2 leçons.b) Progrès sous l’Union (pp.213-221): 1 leçon.c) Confédération (pp.223-236) : 2 leçons.Septième année.Revision générale continuée.Relire ce qui en est dit dans L’Enseignement Primaire de mai (p.592), et au début de cet article.Mêmes divisions matérielles qu’en 5e année.Huitième année.Revision générale continuée.Mêmes remarques.Partager la matière comme en 6e année. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 667 MATHÉMATIQUES ARITHMETIQUE, ALGEBRE ET MESURAGE Avertissement.,—Afin de donner à cette partie de la revue un caractère vraiment pratique, nous avons cru devoir no\is enfermer strictement, pour le choix des problèmes, dans le cadre tracé par la “Répartition mensuelle du programme’’ préparée par MM.Miller et Brionne et recommandée par le Surintendant de l’Instruction publique pour toutes les écoles primaires de la province.Les exercices proposés dans chaque livraison ont un double but: 1.Fournir régulièrement aux instituteurs et aux institutrices, pour la récapitulation qu’ils ne doivent pas manquer de faire à la fin de chaque mois, quelques problèmes qui les aideront à s’assurer si leurs élèves progressent normalement; 2.Guider les aspirants et les aspirantes aux deux brevets du Bureau central en leur faisant étudier, chaque mois, quelques-uns des problèmes les plus importants du programme de chacune des sections du cours complémentaire.COURS INFÉRIEUR (1ÈRE ANNÉE) 1.Calcul mental:— 3d?de 10 = ?16-9=?7X2=?3^ de 20 = ?15^3=?9+5=?30^5=?28-5=?18-4-6 = ?de 18 = ?5X8= ?15+7=?2.Combien de jours y a-t-il dans 2 semaines?dans 5 semaines?dans 3 semaines?dans 6 semaines?3.Charles possède 3 pièces de 10 sous et 3 pièces de 5 sous.Combien de cahiers de 9 sous chacun pourra-t-il acheter?4.Paul a 95 sous et dépense 37 sous.Combien lui reste-t-il ?(2ÈME ANNÉE) 1.Une famille qui habite la ville a envoyé à la campagne 4 enfants pendant 42 jours.Elle a payé $3.00 par semaine pour chaque enfant.Quelle somme a-t-elle dépensée ?Rép.$72.2.Un cultivateur vend 225 sacs de blé à $3.00 le sac; il achète une voiture $118.et 2 harnais à $28.chacun.Quelle somme lui reste-t-il?Rép.$501.3.Si 24 tonnes de foin sont vendues $384., quel sera le prix de 28 tonnes.Rép.$448.4.Combien paierai-je en tout pour les articles suivants: 3+ 1b de fromage à 40 sous la livre; 4M Ibs de sucre à 8 sous la livre; 30 pommes à 20 sous la douzaine.Rép.$1.04. r 668 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE COURS MOYEN (3ÈME ANNÉE) 1.Un commerçant acheta 280 têtes de bétail pour $12,740.et les revendit avec un gain de $8.75 par tête.Combien a-t-il reçu pour chaque animal?Solution: Un animal coûte $12,740.-f-280 =$45.50.“ “ est revendu $45.50+$8.75 = $54.25.Rêy.2.Après avoir vendu de sa charge de patates à une personne, 3+ à une autre et 25 minots à une troisième, un fermier n’avait plus rien dans sa voiture.Combien de minots de patates a-t-il vendus ?Solution: M+H = -p^—% qu’il a vendu aux deux premiers, i- /'S —/''S ce qu’il a vendu au troisième.Jbg = 25; ^8 = ï-f-; f = =40 m.Rép.3.Trouvez la valeur de: 3^+34/7+6^-32/3-5/7-5A- Rép.4 > 3 3 6' (4ÈME ANNÉE) 1.Un fermier paye $2.50 de l’acre pour faire labourer ce champ rectangulaire de 25 perches par 45 perches.Quelle sera la dépense ?Solution : Superficie du champ = 25X45 = 1125 per.car.Réduisons en acres: 1125 = 40=28^8 vergées.283^ = 4 =7g12 acres.7 3VX $2.50 =$17.58.Rép.2.Quel sera l’intérêt de $524.36 pour 2 ans et 170 jours ?Solution: Int.pour 1 an =$524,36X,07 =$36.71.“ “ 2 ans et 170 jrs = $36.7lX2-g-|-2- = $90.51.Rép.3.La moitié de mes marchandises a été détruite par le feu; la moitié du reste a été détruite par l’eau.Si le reste est estimé à $8650., quelle était la valeur totale des marchandises ?Solution : 2/2 - = 3+ 1er reste L2X3+ = M détruite par l’eau +2 ~ 34 == 3A dernier reste 34 =$8650: 4/r = 8650 X $34,600.Rép.COURS SUPÉRIEUR (5ÈME ANNÉE) 1.Un atelier occupe 16 ouvriers et 6 apprentis.Le salaire d’un apprenti est les y de celui d’un ouvrier.Au bout d’un mois de 25 jours de travail, les ouvriers et les apprentis reçoivent ensemble $2080.On demande le salaire journalier d’un ouvrier et celui d’un apprenti.î RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 669 Solution : 6 apprentis reçoivent autant que 6X3/7=24/7 ouvriers.16+2y = 18y ouvriers.2080-4-18y=—-T^)^L = SI 12.salaire (Tun ouv.pour 25 jrs.$112h-25 =$4.48 salaire journalier d’un ouvrier.Rép.$4.48X-f-= $1.92 salaire journalier d’un apprenti.Rép.2.Un joueur perd dans une 1ère partie les f de son argent; dans une 2ème partie, il gagne l/i de ce qui lui restait après la 1ère partie.Il se retire du jeu avec $45.Avec quelle somme y était-il entré?Solution : 1ère partie: perte -f de l’argent; reste f-.2e partie: gain 34 de |-=yV- -l+y^ =15ô ce qu’il possédait après la 2e partie.t5ô ou 34 = $45.-|-de l’argent =45X2 = $90.Rép.3.La superficie d’un triangle est de 1134 verges carrées.On sait que la hauteur est égale aux de la base.Calculer la base et la hauteur du triangle.Solution : Le rectangle de mêmes dimensions que le triangle donné égalerait 1134X2 = 2268 ver.car.Si dans ce rectangle on fait la hauteur égale à la base, on aura un carré dont la superficie égalera ^-^48-4^- = 3969.Le côté, c.-à-d.la base du triangle = V3969 =63.Rép.-^4^ =36 hauteur.Rép.6ème année 1.Combien paierai-je pour faire ensemencer un champ de 40 perches de long sur 30 perches de large, avec de l’avoine valant 35 sous le minot, s’il faut 2 minots de semence par acre ?Solution :— 1Y2 acres superficie.7y X 2 X 0.35 = $5.25.2.Dans un concours de vaches laitières d’une durée de six mois, une vache Jersey a donné 5395 Ibs de lait contenant en moyenne 4.53% de gras; une vache Holstein a donné 7852 Ibs contenant 3.25% de gras; une vache Ayrshire, 6,600 Ibs contenant 3.62% de gras et une vache canadienne 5230 Ibs contenant 5.20% de gras.Quelle vache a remporté la prime Solution : 5395X4.53% =244.3935 Ibs matière grasse Jersey 7852X3.25% = 255.19 lbs.“ “ Holstein.6600X3.62% =238.92 lbs.“ “ Ayrshire.5230X5.20% =271.96 Ibs.“ “ Canadienne.Rép.La Canadienne.3.A peut faire deux fois autant que B dans une journée, mais il ne travaille que les du temps de B.Comment devront-ils se partager la somme de $22.00' qu’ils ont reçue pour un certain travail ? 670 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Solution : Le travail de A =-§- de celui de B X 2 = f de B.$2 2X5 $22X6 = $10.B.Rép.= $12.A.Rép.SECTIONS AGRICOLE, COMMERCIALE ET MÉNAGÈRE (7ÈME ANNÉE) Arithmétique 1.Un commerçant achète un char d’animaux qu’il désire revendre avec 25% de profit.Mais ne trouvant point d’acheteur au prix qu’il demande, il accorde un rabais de 14%.Sa vente effectuée, il se trouve qu’il a fait un profit de $170.Quel a été le prix de vente ?Solution : Soit 100% le prix d’achat.Alors 125% le prix demandé et 125%X86% ou 107.5% le prix de vente 107.5%-100%=7.5% profit.7.5% = $170.1%=W 107.5%= ii-l0Xi07_50 = $2436.66|-, Rép.2.Le montant net des taxes perçues au taux de $1.90 par cent piastres a été $36,309 et le coût de la perception a été de 2% de la taxe totale imposée.Trou- vez la valeur de la propriété imposable.Solution : Sur chaque piastre perçue, la municipalité n’a reçu que $1.00 - .02 = $0.98.$36309 = 0.98 =$37050 taxe totale 37050= .0190 = $1,950,000.Rép.3.Deux nombres de 4 chiffres chacun ont 101 pour plus grand facteur commun et 27573 pour plus petit commun multiple.Quels sont ces nombres?Solution : Le p.p.c.m.de deux nombres égale le produit du p.g.c.f.par les facteurs non communs.27573=101=273 produit des facteurs non communs.Trouvons ces facteurs: 3 2 7 3 7 91 13 1 3 On obtient 3, 7 et 13.Chacun des nombres cherchés égale 101 multiplié par un ou plusieurs de ces facteurs.Après quelques tâtonnements, on trouve: 101X13 = 1313 l’un des nombres.101X3X7=2121 l’autre.Voir section industrielle.Mesurage L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 671 (SÈME ANNÉE) Arithmétique 1.Une certaine somme placée à intérêt simple pendant 9 mois a donné en capital et intétêts $334.40.Si cette somme avait été placée 7 mois de plus, le montant aurait été de $345.60.Trouvez la somme et le taux.Solufa'on : $345.60 - $334.40 = $11.20.Int.pour 7 mois.11 -^0X9 4q p0ur 9 mois.$334.40 - $14.40 = $320.Capital.14 ¦ 4^0X1,2.= 119.20 Int.pour 1 an.Au taux de 1% Tint, de $320.=$3.20.Autant de fois $3.20 dans $19.20 “ “ le taux sera 1%.$19.20^$3.20=6%.Rév- 2.Un marchand de Québec achète à New-York 300 verges de drap à $3.60 la verge, sur lesquelles il paye un droit ad valorem de 12}4% et un droit spécifié de 5 sous par verge.A quel prix la verge doit-il marquer ce drap s’il désire pouvoir accorder un rabais de 16-|% tout en faisant un profit de 33-g-% sur le prix de revient ?Solution : 300X3.60 = $1080.Prix d’achat $1080.X 12)^% =$135.Dr.ad.Y.300X.05=$15.Dr.spécifiés.$1080-b$135 +$15.=$1230.Prix de revient.$1230X33-1-% =$410.Profit.$1230+$410 = $1640.Vente.$1640^ 0.83-g-= 1640^ = $1968.Prix marqué.$1968-^300 =$6.56.Rép.3.Un marchand gagne-t-il ou s’il perd, et combien pour cent, en vendant la première moitié d’un baril de sucre à raison de 15 onces par livre, et l’autre moitié à raison de 17 onces par livre ?Solution : Sur la 1ère moitié, il gagne 1 once sur 15 c.-à-d “ “ 2ème “ , il perd 1 once sur 17 c.-à.d yy T5 de K =31) du baril yj de )^ = 31t du baril.-y-1— — —1— -2-—T—2i_JL — 2 — 1 H n D Tl 1 (^r D 1 Tl ¥0 34 510 5 10 2 5 5 QU Darii- ^aUl- •2^5-= 1255 = 0.OO-f-^- ou -|y%.Rép.Il gagne f-f- de un pour cent.SECTION INDUSTRIELLE (7ÈME ANNÉE) 1.Trouvez le poids d’une couche de glace d’un pouce d’épaisseur sur la surface convexe d’un poteau cylindrique de 6 pieds de hauteur et de 4 pouces de diamètre (1 pied cube d’eau pèse 62)^ Ibs et la dilatation de l’eau en gelant est de -3^ de son volume). 672 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Solution : Trouvons d’abord le volume du manchon de glace.Surf, couronne =7r(i?2 - r2) =-2T2- (32 - 22) =J^po.carr.Vol.de la glace = 1 j— X6X 12 La glace égale -j-jj de l’eau.Vol.de l’eau = = 72_oo Poids =^0x0-fr6#8A = 37i| 1b.Rép.2.Trouvez le poids d’un cône d’argent solide 10 pouces de diamètre et de 12 pouces d e hauteur, si le poids spécifique de l’argent est de 10.5.Solution : Surf, de la base = (120-)2 X3y = 25X.-^f-Volumr =25X2/X-î32.Poids = 25X22Xi^gX1_^5 = 119.36 1b.Rép.3.On a payé $30.pour faire enclore un champ circulaire de 10 acres.Combien paiera-t-on pour faire enclore un champ circulaire de 22^ acres?Solution: Les surfaces des figures semblables sont entre elles comme les carrés des lignes homologues; inversement, les lignes homologues sont entre elles comme les racines carrées des surfaces.On aura donc: $30 : z : : V10 V22.5.ou $30X V22.5=x coût de la clôture vTçT $30X_V22.5 = —= $45.Rép.VÏ0 Autre solution: On pourrait aussi chercher la circonférence de chaque champ et appliquer la règle de trois ou méthode de réduction à l’unité.(SÈME ANNÉE) 1.La surface d’une sphère est de 1386 pouces carrés et celle d’un cube, de 1536 pouces carrés.Trouvez lequel des deux solides a le plus fort volume et quelle est la différence.Solution : Surface de la sphère =jvdr = 1386___ Diamètre ou d =, V = ^ O s e>x_7 .= 21 Volume = surface X—g—= ^dSôl po.eu.Surface du cube = 6C2 = 1536 ____ Côté du cube ou c = V = S 256 = 16 Volume du cube = 163 =4096.Différence =4851 - 4096 =755.Rép.Vol.de la sphère excède celui du cube de 755 po.eu.2.Quelle longueur de fil de 0.1 pouce de diamètre peut-on faire avec 1 pied cube de métal ?Solution : Surface du bout du fil =7rr2 = -2T2-X0.052 =-y5-1 pied cube égale 1728 po.eu. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 673 Longueur en pouces = 1728 h-^ 1728X7 055X12 1 7 2 8X7 055X12X5280 12 1 0 5 5 _JL7 2 8X7 7 — -0 5 5 en milles = Algèbre (7ÈME ANNÉE) 1.Effectuer les opérations suivantes et réduire les termes semblables: a) 3r: + 17- (- lLc + 5) b) 4a + 17-56-(a-18+36) Solution : a) 3æ + 17 - ( - 14a:+5) 3a:+ 17 +14a: - 5 17a;+ 12.Réy.b) 4a + 17 - 56 - (a - 18 +36) 4a + 17 - 56 - a + 18 - 36 3a-86+35.Rey.2.Pour remplir un fût de 500 litres, on y verse le contenu de deux tonneaux tels que les f- du 1er valent les f- du 2e.Le tonneau à remplir contient déjà 80 litres.Quelle est la capacité des deux autres ?Solution : Soit x le 1er tonneau et y le 2e.L’énoncé du problème permet d’établir les équations suivantes: ou 10a: =6y ou 10a; - 6y = 0 (1) a;+y+80 =500 ou a;+y=420 (2) Divisons (1) par 2: 5x -3y =0 Multiplions (2) par 3: 3a;+3?/ = 1260 Additionnons memb.à memb.8a; = 1260 x =—-^- = 157.5.Rêp.y =420 - 157.5 =262.5.Rép.3.A quelle heure entre 5 et 6 heures, les aiguilles d’une horloge sont-elles superposées ?Solution : Supposons qu’il est 5 heures et représentons par x l’heure cher- chée.La gr.aiguille aura à parcourir la distance x La petite aiguille aura à parcourir la distance a; - 5 Or on sait que la grande va 12 fois plus vite que la petite.On aura donc: 12 {x - 5) =x ou 12a; - 60 =x ou 12a; - x = 60 lia: =60 X =yy =5^11.Rép. 674 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (SÈME ANNÉE) 1.Une femme dépense $1.44 pour acheter des œufs; si elle en avait acheté une douzaine de moins pour la même somme, ils lui auraient coûté 12 sous de plus la douzaine.Solution : Soit x le nombre de douzaines.Alors —-3—— le prix payé dans 1er cas.et —le prix payé dans 2ème cas 14 4_X 4_4_ =19 x— 1 x Chassant les dénom.:144x- 144a; +144 = 12a;2 - 12a; ou 12ar - 12a; = 144 ou a;2 - a; = 12 Complétant le carré : x2- a; + (-|-)2 = 12 +14 = Extrayant la racine carrée: x -x = +-|-+ H =4.Rép.2.La diagonale et le grand côté d’un rectangle égalent ensemble 5 fois le petit côté; et le grand côté excède le petit côté de 35 verges.Quelle est la superficie du rectangle ?Solution : Soit x le petit côté.Alors a;+35 le grand et Væ2+ (a;+35)2la diagonale L’équation sera: V a;2 + (a;+35)2 +a;+35=5a; P Pour chasser ce radical, isolons-le et carrons membre à membre comme ci-dessous: V aT+ (a;+35)2 =ôa: —a; — 35 =4a; — 35 Carrant : a;2 + (a; +35)2 = 16a;2 - 280a; +1225 ou a;2 +a;2+70a; +1225 = 16a;2 - 280a; + 1225 ou 14a;2 - 350a; =0 ou x2 - 25a; = 0 ou x - 25x + (-2/)2 = (%5-)2 ou x - = it-ÿt.ou enfin x = 2^5-+%5- = 25 petit côté, a;+35 =60 gr.côté 60X25 = 1500.Rép.UN LIVRET PRÉCIEUX Mortification chrétienne, par.le Cardinal Mercier.Seize pages admirables, formant une synthèse lumineuse sur la mortification du corps et de l’esprit.Religieux et religieuses, éducateurs'laïques, trouveront joie et bonheur à lire ces belles pages.Prix: 10 sous l’unité; $1.00 la douzaine;I$7.00 le cent.En vente à l’Institut pédagogique, 4873, Avenue Westmount, Montréal. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 675 LE CABINET DE L’INSTITUTEUR UNE LETTRE DESOPILANTE Le fondateur du “Canard” prêche la spiritualité à sa sœur Religieuse Né aux Trois-Rivières le 4 mars 1842, Hector Berthelot décéda à Montréal le 15 septembre 1895.Il fut tour à tour avocat, reporter, photographe, traducteur et caricaturiste.Sa première publication satirique remonte à l’année 1862, alors qu’il fondait, à Quebec, la Scie dans le but “d’agacer et de châtier” ceux de ses adversaires politiques qu’il estimait ne pas être d’entière bonne foi.Puis il quitta la capiale pour s’établir à demeure à Montréal où il publia successivement le Canard, le Vrai Canard, le Grognard et le Violon.Rire et surtout faire rire résume assez exactement le rôle qu’il remplit durant sa carrière.Ceux qui furent l’objet de sa verve satirique ne lui gardaient pas cependant rancune, tant il y mettait de franche gaieté.Il est surtout connu pour être l’auteur du Canard dont il reprit la publication maintes fois interrompue: il lui faisait d’ailleurs pousser de si amusants, de si joyeux coins-coins! Cet avocat humoriste savait, à ses heures, être sérieux.Il collabora tour à tour à la Minerve, à la Patrie, à la Presse et au Monde.Nous nous rappelons avoir lu que M.E.-Z.Massicotte a compilé, revu et annoté les deux séries d’articles dus à la plume de Hector Berthelot et intitulées: “Lebon vieux temps”, où le spirituel chroniqueur fait revivre, si je ne me trompe, les mœurs de Montréal d’autrefois.Berthelot nous apprend par la lettre reproduite ci-après qu’il compile pour le Monde les éphémérides de 1837-1838.L’année qui précéda sa mort, pour alimenter sa foi religieuse, il fit un édifiant pèlerinage à Notre-Dame-de-Lourdes, en France, qu’il se complaisait à raconter dans ses moindres détails.Ses funérailles eurent lieu le 17 septembre 1895, dans l’église de Saint-Louis de France.Lucien Serre.LETTRE DE HECTOR BERTHELOT A SA SŒUR RELIGIEUSE A la Révérende Sœur St-E.Aurora, Illinois.Ottawa, 2 janvier 1893.Ma chère Sœur, La présente est pour te souhaiter toutes espèces de félicités dans l’ordre matériel et spirituel pendant l’année 1893.Je suis actuellement à Ottawa où je compile dans la bibliothèque du Parlement, pour le journal le Monde, les éphémérides de 1837-38.Avec mon violon, cela me paie assez bien.J’espère que tu fais des progrès dans ta santé, et j’espère aussi te revoir à Montréal en juillet prochain.Je ne saurais trop te recommander, à l’occasion du jour de l’An, de prendre des résolutions fermes pour la sanctification de ton âme.Chacune de tes actions doit être un grain de blé qui doit être broyé sous la meule des bonnes intentions, afin qu’elle devienne le froment pur dont sera pétrie la galette du bonheur sans mélange que tu grignoteras pendant toute l’éternité.Méfie-toi des pompes du Malin, ce dernier est un “tramp” de la pire espèce qui rôde continuellement autour des poulaillers religieux, où les poules monastiques sont juchées sur les perchoirs de la vie ascétique.Malheur à celles qui s’y perchent en laissant entr’ouverte la porte de la tentation; il les emporte, les plume et les grille bientôt dans sa terrible cuisine.Au “free lunch” de la vie où tu as été conviée, noue autour de ton col, la serviette de la prudence, afin que la sauce du péché ne macule pas la blancheur éclatante de ta robe de vertu.Si par malheur cette robe se tachait, hâte-toi de la porter à la buanderie de la pénitence, où elle sera 676 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE nettoyee avec le savon de la contrition, séchée par la tordeuse du repentir, empesée avec l’empoi du terme propos, et repassee avec les fers des bonnes résolutions, chauffés au feu de l’Amour Divin.D est ainsi que la toilette de ton âme sera irréprochable le jour où elle ira danser dans le céleste séjour.C’est le bonheur que je te souhaite.Ton frère affectionné, Hector Berthelot.IMPORTANCE DE LA LANGUE FRANÇAISE DANS LES PROVINCES DU DOMINION, EN 1921 Provinces 1— Colombie Britannique 2— Saskatchewan.3— Alberta.4— Manitoba.5— Ontario.6— Nouvelle-Écosse.7— —Ile du Prince-Edouard 8— Nouveau Brunswick.9— Québec.Poircentage de la population, âgée de 10 ans et plus sachant parler le français .5.41% .7.38% .7.44% .9.40% .9.66% .11.70% .14.37% .31.13% .85.57% Dans la Province de Quebec, on comptait 1,365,284 personnes d’origine française, âgées de 10 ans et plus, en 1921.De ce nombre, 561,458 parlaient anglais, soit 42%.Au Canada, à la même époque, environ 2,000,000 d’individus parlaient le français, ce qui représente une proportion de 30% sur la population totale du Canada, âgée de 10 ans et plus.Le recensement de 1921 ne donne pas de chiffres pour les années 1911 et 1901 concernant la langue parlee, par provinces.LECTURE HISTORIQUE LIMOILOU _ Limoilou, le benjamin des quartiers de Québec, a célébré, au mois de mai, le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation comme paroisse canonique.Mais elle remonte beaucoup plus haut dans l’histoire de Québec, cette ancienne partie de la Seigneurie de Notre-Dame-des-Anges dans les limites de laquelle se trouvent, aujourd’hui, les trois paroisses de Saint-Charles-de-Limoilou, de Saint-François-d’Assise et de Saint-Zéphirin-de-Stadacona.Limoilou est même, pourrait-on dire, le plus vieux coin de Québec au point de vue strictement historique, puisque c’est au confluent de la rivière Saint-Charles—ancienne Cabir-Couba, et du ruisseau Lairet que le 16 septembre 1535 le Découvreur vint mettre sa petite flotte à l’abri des glaces.On sait le terrible hiver que Cartier et ses compagnons eurent à passer là, dans un fort qui avait été construit à la hâte mais dont malheureusement on ne peut encore localiser l’endroit précis; était-il situé sur la rive droite de la rivière Lairet ou sur la rive gauche ?On l’ignore.La deuxième étape de l’histoire de Limoilou est celle qui marque l’établissement de la Seigneurie de Notre-Dame-des-Anges.On sait que les premiers missionnaires de Québec furent les Récollets qui ne purent bientôt suffire à la tâche.Ils demandèrent de l’aide et on leur envoya les Jésuites qui s’établirent au confluent des rivières Saint-Charles et Lairet.En L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 677 1626, le 10 mars, fut signé par Henri de Lévis, duc de Vantadour, vice-roi de la Nouvelle-France, un acte portant concession aux Jésuites de toutes les terres contenues entre la rivière Beauport et le ruisseau Saint-Michel, formant une superficie d’une lieue de front par trois de profondeur.Ce fut la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges qui prit son nom du couvent des Récollets situé en face de la première maison des Jésuites.Limoilou a eu sa large part des sièges de Québec.C’est sur son territoire actuel que commença et se termina le siège de Québec par sir William Phipps en 1690.On sait que les Anglais tombèrent dans les embuscades dressées par les gens de Beauport et de l’Ile d’Orléans, dans les taillis de la Canardière.Enfin, pendant le siège de 1759, Limoilou a joué un rôle aussi important qu’en 1690.La victoire du 31 juillet 1759 fut gagnée par les Français au Sault-Montmorency et la bataille du 13 septembre fut perdue par eux sur les Plaines d’Abraham.Mais ces deux points extrêmes des positions françaises étaient reliés par Limoilou qui en était le centre.C’est là qu’après la défaite, nos troupes s’en allèrent en désordre, fuyant du côté de Charlesbourg, sur un pont de bateaux, à l’endroit où nous traversons, aujourd’hui, sur le Pont Drouin.Voilà en un trop court résumé l’héroïque et brillant passé de ce coin du territoire québécois où se trouve, aujourd’hui, le benjamin des quartiers de Québec.Damase Potvin.LES MAITRES DE L’ECOLE SONT LES MAITRES DE L’AVENIR _ Un éloquent prédicateur de notre temps, le Père Coubé, a dit: “Les hommes perspicaces ont toujours attaché la plus grande importance à l’éducation.La vie de l’enfant en dépend et, avec sa vie, son éternité.Si l’homme mûr trahit trop souvent les espérances qu’il avait données au matin da sa vie, le vieillard revient d’ordinaire aux chemins où il a essayé ses premiers pas et où il retrouve comme un lointain et très doux parfum de sa joyeuse enfance.Décisive pour la vie, l’éducation l’est par là même pour l’orientation normale de la société.Celui qui élève une génération se prépare une armée qui fera un jour triompher ses idées.Les maîtres de l’école sont les maîtres de l’avenir”.BIBLIOGRAPHIE Dollard n’est pas mort.—Par l’abbé Émilien Gauthier, Québec, l’Action Sociale Limitée, 1927.C’est un drame en cinq actes écrit pour les collégiens, drame du plus haut intérêt, qui convient aux élèves des Ecoles normales (garçons) et aux élèves des écoles complémentaires ^académies).L’annuaire des comtés de chicoutimi et du lac saint-jean.—Année 1927, édité par “Le Progrès du Saguenay” avec un goût parfait.Cet annuaire ne contient pas que des adresses et des statistiques, renseignements qui ne manquent pas d’intérêt, mais il renferme plusieurs autres chapitres de haute valeur : Le Saguenay industriel.—Voix régionales.—Biographies.Le chapitre “Voix régionales” contient des études de behe facture littéraire sur l’histoire, les traditions et les institutions de la région.Les maisons d’éducation, les commissions scolaires, les instituteurs et les institutrices des comtés de Chicoutimi et du Lac Saint-Jean se feront sans doute un devoir de se procurer l’Annuaire.La petite ecole.Bulletin de l’Association des Écoles rurales catholiques de la Province de Quebec.Casier 144, Station C., Montréal.^C’est le premier numéro d’un petit bulletin bimensuel, qui sera l’organe de l’Association des Ecoles rurales, récemment fondée à Montréal et dont M.F.Cloutier, instituteur, est le directeur-secrétaire et M.l’abbé A.Desrosiers, principal de 1 Ecole Normale Jacques-Cartier, l’aumônier.Nous souhaitons que la nouvelle association utillise L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE les groupements déjà formés par les Écoles normales de filles et ou’elle obtienne dans chaque diocèse l’approbation de l’évêque.Ces cadres et cette protection lui assureront l’avenir en l’orientant avec prudence et sagesse vers le but généreux qu’elle poursuit.Publications du bureau des statistiques de la province de québec.—Chaque année le Bureau des Statistique fait paraître plusieurs publications très au point et fort intéressantes.Voir la liste de ces publications: 1° L’Annuaire Statistique depuis 1914 inclusivement.2° Res Statistiques municipales depuis 1914 inclusivement.3° Les Statistiques de l’Enseignement depuis 1915 inclusivement 4° Les Statistiques judiciaires depuis 1914 inclusivement.5° Les Statistiques des Etablissements pénitentiaires depuis 1914 inclusivement.6° Les Statistiques des Institutions d’Assistance depuis 1915 inclusivement.7° L’État financier des Corporations scolaires depuis 1915 inclusivement.8° La liste des Corporations municipales, avec noms et adresses des officiers municipaux, depuis 1917 inclusivement.L’Annuaire Statistique est publié en français et en anglais dans des volumes distincts, tandis que les autres publications sont bilingues, sous une même couverture.L’Annuaire Statistique de même que le Statistical Year-Book sont adressés sur réception de $1.00 le volume relié.Adressez toute demande au CHEF DU BUREAU DES STATISTIQUES, Secrétariat de la Province, Hôtel du Gouvernement, Québec.Le chant a l’école—-Initiation musicale.—Par une religieuse de l’Institut pédagogique, Congrégation de Notre-Dame, Montréal.C’est un guide précieux, en deux parties, publiées sépa-remment, imprimé et illustré avec fort goût.La premiere partie est pour le Cours 'préparatoire, 64 pages, livre du maître: prix 50 sous, franco 60.La seconde partie est pour le Cours élémentaire, 294 pages, livre du maître; prix $2.50, franco, $2.60.Le chant à l’École a été approuvé par le Comité catholique à sa séance du 19 mai 1926.L’auteur a reçu de nombreuses lettres d’approbation, lettres venant des meilleures autorités pédagogiques.Méthode, clarté, précision bon goût caractérisent Le chant à l’école.Le but de cet ouvrage est éminemment éducatif, “car le chant est un puissant auxiliaire de développement intellectuel et de formation morale”.In memoriam: AL Vabbé Joseph-G.Gélinas, pire, par E.Ha?nelin, ptre, du Séminaire des Trois-Rivières.-—Biographie fidèle de ce professeur d’élite, de ce bon patriote et de ce saint prêtre que fut AL l’abbé Gélinas, M.l’abbé Hamelin a su tracer en seize belles et nobles pages le portrait d’un prêtre éducateur qui mérite d’occuper une place d’honneur dans l’histoire de l’enseignement en notre province.A series of phonetic lessons.—Prepared by Madame M .-Eugénie Lorans, a graduate of the Laval Normal School, Quebec City.—Ouvrage publié par la librairie Beauchemin, Montréal, et destiné aux maîtres et aux maîtresses qui enseignent le français à des élèves de gangue anglaise.Madame Lorans a reçu plusieurs témoignages en faveur de la méthode qu’elle préconise, méthode qui nous semble bien rationnelle.S’adresser à Madame Eugénie Lorans, 31, rue Osgoode, Ottawa.Canadiana.—Joli album canadien de 14 pages, dédié “aux jeunes” pour les aider à mieux étudier l’Histoire du Canada.Une douzaine de tableaux synoptiques résument les principaux faits historiques avec les dates.L’ouvrage est orné de près de 300 illustrations.S’adresser à l’auteur, M.l’abbé Oscar Genest, Séminaire de Québec.c.J.M.PENSÉE SUR LA FORÊT La forêt embellit un pays, elle le rend attrayant pour ceux qui y vivent et pour ceux qu i viennent y chercher le repos, les plaisirs de la chasse et de la pêche. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 679 RÉPANDONS “L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE” Nos lecteurs sont témoins des efforts que nous faisons pour rendre L’Enseignement Primaire de plus en plus pratique et instructif.Au lieu de 64 pages, nous avons souvent donné 68 et 72 pages.Une collaboration variée et choisie fournit au personnel enseignant des pages de culture générale à côté de nombreuses pages -pratiques.Les maisons d’éducation et les commissions scolaires pourraient favoriser la diffusion de la revue, organe des écoles catholiques de la Province de Québec, en ajoutant à l’abonnement du Gouvernement des abonnements supplémentaires afin de permettre à tous les maîtres (ou maîtresses)—-d’une école ou d’un couvent de lire L’Enseignement Primaire.Abonnement: $2.00 payable d’avance, Adresse: Case postale 636, H.-V., Québec.LIVRES DE RÉCOMPENSE.—AUTEURS CANADIENS Aux commissions scolaires qui désireraient se procurer des ouvrages canadiens comme livres de récompenses, nous nous permettons de signaler deux nouveaux volumes qui paraîtront vers le 15 juin prochain et dont l’auteur est MÇe Juge Camille Pouliot de la Cour Supérieure de Québec.Le premier de ces volumes s’intitule “Évocations Historiques”; le second “Glanures Historiques et Familiales”.Monsieur le Juge Pouliot est un érudit et un chercheur et il s’est plu à glaner dans le champ de notre histoire une foule de détails inédits ou tout au moins inconnus de la masse touchant l’érection de nos monuments historiques et rétablissement de certaines de nos vieilles familles dans la région de Québec.Les deux ouvrages qu’il mettra bientôt en librairie sont très bien illustrés et d’une lecture à la fois accessible à tous, amusante et instructive.Nous en recommandons fortement l’achat comme livres de récompenses dans les cours supérieurs et complémentaire.Ils seront certainement très appréciés de la jeunesse.Adresser les commandes à l’auteur au numéro 128 rue Ste-Anne, Québec.Jeu amusant et instructif.—“Qui sait-”—C’est le nom d’un jeu très attrayant qui devrait se trouver dans toutes nos écoles et j’oserais dire dans toutes nos familles canadiennes-françaises.Le matériel de ce jeu se compose principalement de trois séries de jetons renfermant chacun une question très intéressante sur î’histroire du Canada, la géographie, le vocabulaire, etc.Ces jetons sont confiés à l’un des joueurs qui prend le nom de “capitaine”.D’autres cartes divisées en cases ou rectangles sont mises entre les mains des autres joueurs qui peuvent à volonté être divisés en plusieurs camps rivaux, de manière à augmenter l’émulation.Le capitaine pose une question à chaque camp, à tour de rôle, et le joueur qui fournit la réponse reçoit le jeton qu’il place sur l’une des cases de sa carte.Le premier camp qui réussit à remplir toutes ses cases gagne la partie.Rien de plus profitable pour les heures de récréation à l’école ou autour de la table de famille.En vente chez Mme Eugénie Lemieux-Pouliot, 128, rue Ste-Anne, Québec.Prix: $1.00 chaque série.L’édition anglaise, Who, Knows, se vend au même prix.LE PAPE DENONCE LES ROMANS IMMORAUX Sa Sainteté Pie XI a demandé récemment aux évêques du monde entier d’entreprendre une croisade contre la lecture des romans immoraux.Les nouvelles instructions pontificales ont un triple objet: 1.Signaler le danger, surtout pour les jeunes, de la littérature immorale.Les facilités d’impression et le bon marché valent à celle-ci une énorme diffusion dans le public.2.Inviter les évêques et le clergé diocésain à lire, pour les condammner s’il y a lieu, les ouvrages dont le nombre est trop grand pour que l’autorité romaine elle-même les examine à fond.3.Rappeler aux Catholiques que la lectine de livres évidemment immoraux constitue un péché mortel, que ces livres aient été condamnés ou nonpar l’autorité ecclésiastique, mis ou non à l’index. 680 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le Saint-Siège, dit la lettre aux évêques, voit avec horreur, non seulement l’existence d’un nombre énorme de livres décrivant par le menu la pratique du vice, mais encore la diffusion d’ouvrages qui prétendent faire d’un faux mysticisme religieux la justification d’une sensualité morbide.Citant les Écritures, elle déclare que la foi sans les œuvres est une foi morte; que la grande fragilité de la nature humaine et son inclination innée au plaisir sensuel font que rien ne peut justifier, les tableaux ou desçriptions littéraires évoquant ce plaisir.Ni la splendeur du style, ni l’exacte analyse psychologique demandée par les théories modernes, ni le fait de la punition suivant le vice et le remords l’abandon ne peuvent justifier ces ouvrages.“Rien d’étonnant, lit-on dans la lettre pontificale, si le monde, qui se recherche lui-même au point de mépriser Dieu, se délecte à la lecture de ces ouvrages, mais il est pénible de voir des écrivains se prétendant chrétiens les écrire”.CONSEILLEZ LA PRUDENCE AUX ENFANTS Dans une récente circulaire adressée aux commissions scolaires, M.le Surintendant dit ce qui suit au sujet des dangers de l’automobilisme pour les enfants: “ Sous ce titre, j’ai attiré votre attention, l’année dernière, sur les dangers de l’automobilisme pour les enfants.Veuillez rappeler de nouveau au personnel enseignant qu’il importe de leur donner des conseils de prudence, afin de prévenir les accidents dus à leur légèreté et à leur témérité.” Les instituteurs et les institutrices se feront donc un devoir de donner souvent des conseils de prudence aux enfants sur la façon de se protéger contre les nombreux dangers qu’offre la circulation de plus en plus intense des automobiles.Que les enfants, par vantardise ou témérité, ne s’exposent pas à de regrettables accidents, même à la mort.Il convient aussi de rappeler les lois de la politesse vis-à-vis des voyageurs.C.-J.M.VISION D’ÉTÉ Effet de lune Des hauteurs de la nuit profonde Les astres versent leur clarté, Et le lac dormant en son onde Réfléchit leur pure beauté.Un nouveau ciel, un nouveau monde Apparaît à l’œil enchanté; L’esprit en vain jette la sonde En cette double immensité.La terre, lasse, se repose : Le soir apaise toute chose, Et sous la garde des roseaux.Comme en son palais une reine, Lp lune argentée et sereine Dort immobile au fond des eaux.De Ségur.RETRAITES FERMÉES Le 27 juin au soir commencera au couvent de Jésus-Marie, Sillery, une retraite de décision.Les personnes qui désirent en suivre les exercices sont priées d’en donner avis au plus tôt possible, adressant leur lettre ainsi: Révde Mère Supérieure, Couvent de Jésus-Marie, Sillery-Berger-ville, P.Q.Une retraite fermée pour jeunes filles et institutrices aura lieu à Québec pendant les vacances prochaines, du 5 au 9 juillet, inclusivement.Prière de s’adresser au plus tôt à la Rvde Mère supérieure, Couvent Saint-Joseph, 70, Chemin Sainte-Foy, Québec. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 681 Une retraite fermee, pour les anciennes élèves et les autres institutrices, aura lieu à l’École normale de Montréal, dans les derniers dix jours du mois d’août.Celles qui désirent y prendre part sont priées de s’inscrire de bonne heure, et la date exacte des exercices leur sera indiquée au commencement d’août, par La Directrice, Congrégation de Notre-Dame, École normale, 992 Sherbrooke-ouest, Montréal.Une retraite fermée pour jeunes filles aura lieu au Couvent des Soeurs de la Charité de St-Louis, Loretteville, du 24 au 28 juin.Elle sera prêchée par le R.Père G.Faure, O.M.I.Prière de se faire inscrire au plus têt.revue des Evénements ^ Le 22 avril dernier, S.G.Mgr Georges'Gauthier, archevêaue-coadjuteur de Montréal, a remis la croix.de Chevalier de Samt-Sylvestre à M.L.-P.Jasmin, instituteur depuis 54 ans.M.Jasmin est encore dans la carrière de l’enseignement, carrière qu’il a honorée par sa valeur professionnelle et son zèle inlassable.Nos félicitations au nouveau chevalier.Les 20 et 21 du present mois, le College de Sainte-Anne de La Pocatière célébrera le centenaire de^sa fondation.C est en 1827, en effet, ciue cette excellente maison d’enseignement secondaire a été établie par M.l’abbé Painchaud.Le 26 mai dernier, l’École normale de Saint-Pascal a célébré les Noces d’Or sacerdotales de M.le chanoine A.Beaudet, fondateur et principal de cette institution.Les 27 et 28 mai dernier, la Société du Parler français au Canada a célébré avec éclat son vmgt-cmauieme anniversaire.Fondée à l’Université Laval de Québec le 1er février 1902, cette société a fait beaucoup pour préserver notre langue de l’in correction et de l’envahissement des mots etrangers.Elle a aussi remis en honneur nombre de vieux mots canadiens, réputés étrangers ou de mauvais goût, vieux mots d’origine bien française et conservés jusqu’à nous.Son influence sur la nationalisation de la littérature canadienne a été manifeste.L’Académie française s’était fait représenter aux fêtes du Parler Français par S G Mot A Baudnllart.' __ La collation des diplômes aux élèves de l’Institut pédagogique de Montréal a eu'lieu samedi le / mai dernier, sous la présidence de Mgr Piette, recteur de l’Université de Montréal.M.J.-P.La b aire a présenté le rapport des cours français et M.1 abbe O’Rourke, celui des cours anglais.Au cours de 1 annee scolaire qui vient de se terminer, 54 reliaieuses ont obtenu le certificat de ¦competence decerne après deux ans d’études pédagogiques; 22 autres religieuses ont obtenu le diplôme supérieur decerne après trois ans d’études pédagogioues.M.1 abbé Henri Jasmin a proclamé les noms des nouveaux bacheliers en pédagogie, les pre-nners depuis 1 etablissement de ce grade.Ce sont Sœur Gabrielle-Marie, des SS.NN.de Jésus et de Marie, Sœur Marie-Rolande, des SS.NN.de Jésus et Marie; Sœur Marie des Chérubins, des Sœurs de Sainte-Grou ; Sœur Sainte-Agnès du Sacré-Cœur, Cong.N.-D.: Mlle Alexina Beaudry, institutrice à l’Académie Marchand.Du 11 juillet au 7 d’août, des cours de vacances seront donnés à l’Institut pédagogique à l’intention des institutrices de la campagne.La pension de ces institutrices sera payée par le gouvernement provincial.^ Le programme des cours est pratique et varié.S’adresser à la Rvde Supérieure, C.N.D., Institut pédagogique, 4873, avenue Westmount, Montréal.Le ministère de 1 Instruction publique d’Ontario fera donner à Québec en juillet prochain aes cours de français à un groupe d’institutrices chargés de l’enseignement de notre langue dans les ecoies intermediaires, les high schools et les collèges de la province-sœur.Les cours seront donnés par des professeurs canadiens français, professeurs de l’Université Laval, probablement.Les institutrices ontariennes seront reçues au magnifique couvent des Sœurs de Jésus-Marie, Sillerv, où es cours de français seront donnés.C’est par l’intermédiaire du Surintendant de l’Instruction pu-Dlique de Quebec que les arrangements relatifs à ces cours ont été conclus. 682 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Un concours, organisé par le journal “Free Press”, de Winnipeg, sur le 60e anniversaire de la Confédération, vient de se terminer par le succès d’une jeune canadienne-française (les concurrents ne devaient pas avoir plus de 19 ans).La province du Manitoba avait été divisée en 18 districts dont un canadien-français.Mlle Simone Landry, du couvent de Saint-Adolphe, dirigé par les Filles de la Croix de Saint-André, qui remporta la palme dans le district français, a aussi décroché haut la main les honneurs de la victoire dans le concours d’élimination général, l’emportant sur 17 concurrents et concurrentes de langue anglaise.Ce brillant succès est une réponse éclatante à ceux qui parlent de l’infériorité des écoles françaises dans les campagnes du Manitoba.C.-J.M.PENSEES Trois principaux motifs doivent nous rendre le temps précieux et estimable.Premièrement,, il est le prix de l’éternité; secondement, il est court; troisièmement, il est irréparable.—Massillon.Trois mots résument le devoir d’un chrétien: Un cœw d’or,—-Une main defer,—Une âme de feu.L’or, c’est la pureté qui brille dans le regard et le dévouement qui se donne sans compter.Le fer, c’est la volonté tenace qui ne cède jamais devant le devoir.Le feu, c’est le zélé qui éclaire autour de lui, qui embrase et transforme.OU FAIRE RELIER “ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ” Voilà la fin de l’année scolaire qui approche : il est donc temps de songer à faire relier L’Enseignement Prinaire.M.Jérémie Richard, 31, rue Sault-au-Matelot, Québec, s’est fait une spécialité de relier notre revue à un prix modéré.Ouvrage bien fait et promptement eyécuté.BOITE AUX LETTRES Question.—Veuillez donc me dire si les années passées à l’École normale comptent pour la pension ?Réponse.—Non.Question.—Le lundi de Pâques est-il un jour de congé scolaire légal?Réponse.—Non.Ce jour n’est pas compris dans la liste des congés mentionnés à l'article 17 des Réglements du Comité catholique.Question.—Une institutrice qui a enseigné 9 ans dans la Beauce et 1 an dans l’Abitibi, a-t-elle-droit à la prime de dix ans de service dans l’enseignement sous contrôle des commissaires?Réponse.—Oui.Question.—Les commissaires d’écoles sont-ils obligés de faire visiter les classes par un médecin ; et, dans l’affirmative, la maîtresse peut-elle la faire visiter au compte de la commission scolaire, si cette commission ne s’en occupe pas ?Réponse.—La visite des écoles et des élèves par un médecin n’est pas obligatoire dans les écoles.Cependant la loi de l’Instruction publique autorise les corporations scolaires à décréter, par résolution, la visite médicale des écoles et des élèves et à fame les dépenses occasionnées par cette inspection. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 683 COMMANDEMENTS DE LA PROTECTION DES FORETS 1 Règlements tu observeras Toujours très scrupuleusement.2 En forêt ne circuleras Qu’avec un permis seulement.3 Avec grand soin tu choisiras Un bon endroit de campement.4 Feu de cuisson allumeras Sur le bord de l’eau seulement.5 En quittant, ce feu éteindras Toujours bien soigneusement.6 Dans la forêt quand tu seras Ne fume jamais en marchant.7 Pipes, cigares banniras Et cigarettes mêmement.8 Un abatis n’allumeras Que quand il n’y aura pas de vent.9 Mais avant cela, tu prendras Un permis très fidèlement.10 Ce permis tu le recevras Du garde-feu gratuitement.11 Faisant ainsi, tu protégeras Nos bois, nos forêts mêmement.12 De la prudence montreras Pour que tous en fassent autant.Ainsi tu coopéreras Avec notre département.Le Service de la Protection des Forêts. 684 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DEUX SECRETS PÉDAGOGIQUES (Pour U Enseignement Primaire) Le premier, c’est l’intérêt.On ne fera pas avancer sa classe, évidemment, si l’on n’en obtient pas le travail: le travail personnel seul profite.Mais on ne fera pas travailler une classe si on ne l’intéresse pas.Voyez ce maître.Toute son intelligence est dans son regard, et toute son âme est sur ses lèvres.Sa science, humble ou élevée, coule de source, je veux dire qu’il n’a pas besoin du livre: rien qui tue l’intérêt comme le livre.Le doctus cum libro n’est pas un professeur.Belle leçon que celle où maître et élèves suivent dans un livre! Non; c’est les yeux dans les yeux qu’on s’adresse à une classe.C’est signe, d’abord, de l’intérêt que vous prenez vous-même à votre leçon, et de celui que vous provoquez.Votre flamme se communique à vos élèves, et elle vous revient plus vive.Toute matière est intéressante en elle-même; et toute intelligence est curieuse de connaître.Il s’agit d’éveiller cette curiosité, de révéler cette intelligence à elle-même.Il s’agit encore de révéler à l’élève l’attrait que recèle la chose enseignée et de le lui inspirer, car, par lui-même, il ne saurait le découvrir, ni, par conséquent, le sentir.Si l’on obtient ce résultat, le succès est certain, et il est déjà acquis.L’enfant étudiera ce qu’il trouvera agréable.Dès lors, le maître fera de sa classe ce qu’il voudra: elle est dans sa main.Mais comment voulez-vous que des enfants, qui ne savent pas encore, s’intéressent à une chose qui a l’air de vous ennuyer vous-même, et qu’au surplus vous cherchez, en tâtonnant, dans votre livre ?Et comment pouvez-vous prétendre qu’ils étudient une matière qui les laisse indifférents, tout comme vous-même?Et comment alors pensez-vous réussir?Votre insuccès n’étonne que vous.Changez de méthode; travaillez, intéressez-vous; sinon, quittez l’enseignement; ce n’est pas votre affaire.Il y a d’ailleurs là une question de probité.Il ne faut pas tromper le public et les familles et compromettre l’éducation des enfants.Soyez plutôt maçon (ou couturière), si c’est votre métier.L’intérêt, dans l’enseignement, est assez indépendant des méthodes proprement pédagogiques.Il est au-dessus de toute méthode; ou, si l’on veut, il est la méthode suprême à laquelle les autres ne font que s’adapter.Celles-ci ne valent rien sans celle-là: elle, à la rigueur, peut se passer de leur secours, parce qu’elle inclut tous les principes supérieurs de l’enseignement: travail du maître et des élèves, classe vivante et attentive, confiance et affection réciproques.Mais le maître, le premier, doit aimer ses élèves: c’est à lui de commencer.Il est sûr du retour.Et c’est le second secret pédagogique dont je veux parler.Il n’est pas question d’amitié sensible, chose d’ailleurs impossible au même degré à l’égard de tous, et qui ne saurait que dégénérer en privautés et en préférences, ce qui est la peste d’une classe; mais d’un sentiment élevé et surnaturel, d’autant plus fort et plus assuré de ne point faire acception de personne.Cette affection porte aussi le nom de zèle, ou de dévouement.C’est une des belles formes de la charité.Quel meilleur et plus fécond apostolat que de travailler avec amour sur des âmes d’enfants ?Ici encore, le succès est garanti, bien qu’avec un cœur d’apôtre on recherche quelque chose de plus excellent que le succès.On atteint l’esprit par le L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 685 cœur, et les têtes les plus récalcitrantes, se sentant l’objet d’une attention sincère, donneront tout leur effort; à plus forte raison les autres.Toute la classe marchera avec allégresse, rendant amour pour amour, travail pour travail.Mais ne comptez pas sur cette belle ardeur, si vous ne savez l’allumer.Si votre cœur est pris ailleurs: intérêt vulgaire, ou vanité, ou plaisir, vous n’aurez pas non plus celui de vos élèves; et vous n’aurez pas davantage leur esprit.Votre froideur, votre indifférence, vos préoccupations égoïstes, ne récolteront que paresse, dissipation, indiscipline, et, pour vous, ennui et souffrance.Vous aussi, vous feriez mieux de vous en aller.Vous êtes, à l’école, singulièrement déplacée, et vous causez les plus grands torts.Donner son cœur à ses enfants, être père, être mère, voilà donc encore un grand secret pour réussir dans l’enseignement, qui supplée à bien d’autres procédés, et qui n’est suppléé par aucun.Au reste, l’amour et l’intérêt ne sont nullement incompatibles avec la théorie et la pratique technique de la pédagogie.Ils leur procurent, au contraire, toute leur efficacité, cela est facile à déduire de ce que nous venons de voir.N.Degagné, pire.“ NOS HUMANITÉS ” (1) (Extrait de la préface) Quant aux chapitres qui traitent des méthodes de l’enseignement du français, du grec et du latin, de l’anglais, ou langue seconde, de l’histoire et de la géographie, ils sont construits d’après un plan qui permet à l’auteur de dire presque tout: il y fait d’abord l’histoire des méthodes suivies depuis le seizième siècle, puis il y expose les principes et la pratique de la pédagogie contemparaine.Il y a là une somme de faits et d’idées que les professeurs aimeront à connaître et à méditer, et dont ils feront bénéficier leur enseignement._M.l’abbé Courchesne termine son livre p?r une étude importante sur la vocation: la famille et le choix d’une carrière.On en saura gré à l’auteur, parce qu’il y expose sous tous ses principaux acpects une question qui préoccupé toujours l’esprit de nos éducateurs.C’est donc, peur conclure cette préface, tout un traité de l’art et de la science d’enseigner, un exposé très substantiel des moyens de faire les âmes meilleures, les esprits plus efficaces, que l’on trouve dans le présent ouvrage de M.le chanoine Courchesne.Nous ajoutons que ce traité est une sorte de somme encyclopédique des questions étudiées, où les faits se mêlent aux idées, les doctrines à l’expérience, et où la bibliographie est copieusement indiquée.Le livre suppose un immense travail d’accumulation et de réflexion.Nous lui souhaitons auprès de nos éducateurs le plus constant succès.Camille Roy, pire, Recteur de l’Université Laval.(1) Voir L'Enseignement Primaire d’avril 1927.FEU M.J.-D.FRÈVE Au moment de mettre sous presse, nous apprenons avec regret la mort de M.J.-D.Frève, ex-professeur à 1 Ecole Rormale Laval, décédé le mardi 17 mai dernier, à l’âge de 74 ans et 3 mois.Dans une prochaine livraison nous ferons connaître la carrière de ce professeur de mente. 686 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TABLE DES MATIÈRES Septembre 1926 à juin 1927 Pédagogie: Pages De l’autorité dans l’enseignement, C.-J.Magnan.1 La transition, N.Degagné, ptre.4 Une vocation, Mme de Genlis.5 Conseils d’une Supérieure de communauté à ses filles spirituelles et aux institutrices laïques, Sr M.V.B.5, 76, 136, 212, 273, 366, 434, 477, 621 L’interrogation, L.Riboulet.7, 78 La rédaction à l’école primaire, Jacques Labrie.9 L’hygiène à l’école, Michel Charbonneau.10 Les œuvres de la Vénérable Mère Marie de l’Incarnation, Dom.Jameh.11,88,265, 270 Premier congrès pédagogique^ d’eostigne-ment ménager au Canada, à St-Pascal, P.Q., Une Religieuse Congressiste.65 Les arriérés scolaires, Un Instituteur.81, 82 Pédagogie pratique: de l’attention et de l’inattention, Un modeste primaire.83 Une classe en plein air, E.About.85 Fréquentation régulière de l’école: moyen de l’obtenir.86 Un cours de pédagogie en tableaux synop- A Jacques Cartier, découvreur du Canada, C.-J.Magnan.136 L’institutrice et la survivance, Charles Gagné.141 L’enfant gâté, ilfgrr Dupanloup.144 L’enseignement ménager à l’école primaire, C.-J.Magnan.201 Les arriérés scolaires, Elmire Hamel.210, 282 Aux instituteurs et institutrices ruraux: l’enfant du sol, Antoine Dessane.214 Le respect filial, Mgr Dupanloup.214 Hygiène: l’oxigène, Air pur.• • • • ^14 Comment les enfants peuvent témoigner leur amour pour la patrie.215 Idées pédagogiques pour l’éducation des filles .215 L’enseignement ménager et l’école rurale, Cousine Avette.; ¦ 215 Une ardoise centenaire, Pierre de Saint- Aubin.217,218 L’étude, N.Degagné, pire.271 Une précieuse collaboration, J.-D.Dufour.275 Conférence contre la dictée ordinaire.275 La charité bien enseignée, P.-Van Tricht.277 L’éducation des parents par les enfants, Le- gouvé.;.278 La bonté à l’égard des enfants, Fidelis.278 L’école primaire rurale, Jules Mélines.279 Le catholicisme et la science, Léon Daudet.280 Le bienheureux Solomon, martyrisé en 1792, F.P.283 De la géographie, Aimée Samson.285 Un triomphe pédagogique, C.-J.Magnan.362 Vers le passé: Glanures scolaires, Pierre- Riboulet.369 Nécessité de l’autorité dans l’enseignement, C.-J.Magnan.433 Pages De la nécessité du travail continuel et personnel chez l’institutrice, Mlle C.Dard.436 La taxe de l’instruction publique et la dépense du théâtre, C.-J.M.439 Et le petit catéchisme ?L.-A.Musette.439 De l’exercice de l’autorité, C.-J.Magnan.474 Nécessité des répétitions à l’école primaire, Expérience.475 Avis aux auteurs d’ouvrages classiques.479 Nouveauté pédagogique: “Noshumanités”, 480,685 L’école en Suisse, Judes Gourdeault.481 Précieuses reliques historiques conservées au monastère des Ursulines des Trois- Rivières, C.-J.M.481 La croix fleurdelisée.482 La chapelle de Nazareth.483 Statistiques scolaires: remarques d un inspecteur, Alphonse-L.Auger.548 Condition essentielle du succès dans l’enseignement, Un inspecteur d'écoles.548 “Premier congrès pédagogique provincial d’enseignement ménager”.552 “Premier congrès d’enseignement ménager”: préface de Mgr L.-A.Paquet.552 Sur l’enseignement de l’orthographe.554 Maison où mourut Crémazie au Havre, C.- J.M.545 Le centenaire de naissance d’Octave Crémazie, C.-J.Magnan.546 La fête de la Confédération.609 La Confédération, C.-J.Magnan.609 L’enseignement de la géographie à l’école primaire, Sœur Sainte-Anne-Marie.611 Question de français: ces douteux ou condamnable, N.Degagné, ptre.614 La petite école du rang, Jean-Chs Magnan.617 Payons mieux les institutrices, le Surintendant de l'Instruction publique.619 Vers le passé: les Associations d’instituteurs, Pierre-Paul Magnan.619 La cause de béatification de Frédéric Oza- nam.624 Le droit des parents et des minorités en matière d’éducation.625 Deux secrets pédagogiques, N.Degagné, ptre.684 Feu M.J.-D.Frèvs.685 Méthodologie : La lecture .expliquée à l’École complémentaire et à l’École normale, Gaillard de Champris, 12, 90, 145, 219, 288, 370, 442, 484, 625 L’Histoire naturelle à l’école primaire, E.Litalien, 18, 94, 155, 232, 299, 379, 448, 493, 561, 632 Leçons de choses.20, 101, 238, 567, 582 La vie rurale, Paul Tardivel.22.150, 234, 295 Le dessin à l’école primaire, Joseph Pla-mondon, 23, 97, 157, 228, 296, 377, 446, 503, 565, 635, 636 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 687 Méthodologie (Suite) : Pages Enseignement de l’anglais, Un Frère de VInstruction chrétienne, 28, 108, 151, 240, 303, 384, 450, 497, 573, 639 Lectun s historiques, 105, 106, 237, 302, 451, 676 Lectures géographiques.129, 307 Lectures littéraires.64, 129, 153, 304 Novembre, Victor de Laprade.154 Analyses littéraires,A^-.Degagné, pire.155, 225 Pédagogie pratique, Un vieux Maître.162, 135, 476 Pour les pauvres, Victor Hugo.306 Allons à Béthléem, Damberl.307 Compositions françaises.382, 385, 386, 452, 493 Repos du soir, {poésie).383 Littérature: Le roman de Louis Hémon, Melle C.Dard.506 Hygiène de la propreté.573 Étude littéraire: le 19e siècle.493, 579, 635 Documents: officiels: Bureau central des examinateurs catholiques.31, 32, 33, 90, 242, 246, 312, 359, .405, 430, 521, 583, 655, 656 Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.164, 406, 645 Premier congrès pédagogique d’enseignement ménager.Saint-Pascal.34 Nouvelles municipalités scolaires catholiques.89 Changement de noms de certaines municipalités scolaires.90 Commission administrative du Fonds de pensions.175, 315, 352 Service de l’inspection des écoles.180 Conditions du concours du Prix David.357 La propreté de l’eau à l’école, (Le Surintendant).358 Rapport du Surintendant de l’Instruction publique.387 Nomination de M.E.Monpetit au Conseil de l’Instruction publique.405 Avis aux instituteurs et aux institutrices.405 Avis aux institutrices.405 Nomination d’inspecteurs d’écoles.521 Circulaire du Surintendant de l’Instruction publique.521 La fête des arbres.585 Lois modifiant la loi de l’Instruction publique.652 Documents scolaires: lôfième conférence de l’Association de l’École Normale Jacques-Cartier, A.-B.Charbonneau.36 Association des instituteurs catholiques de Québec, (circonscription de l’École Normale Laval):.37 5^5 Alliance catholique des professeurs de Montréal: Section des institutrices: Louise Savoie 0 x., .40,512 bection des instituteurs, Louis Baron.513 Association des institutrices catholiques de Québec.184 lOème anniversaire du Cercle d’étude des instituteurs de Québec.512 Congrès des commissaires d’écoles de Ba-gotville.106, 180, 308, 387, 456, 509 Enseignement pratique: Pages Instruction religieuse A\, 110, 185, 246, 318, 389, 459, 524, 585, 658 Langue Française: Ecole primaire élémentaire: Cours inférieur.42, 186, 318, 389, ^ 459, 525, 586, 659 Cours moyen.43, 111, 248, 249, 250, 390, 660 Cours supérieur.45 , 112, 251, 390, 661 École primaire complémentaire.115, 188 o 322, 391, 461, 589, 663 Section agricole.47, 119, 190, 254, 325, 392, 530 Section ménagère.49, 117, 191, 253, 323, 392, 529 Section industrielle.51, 119, 193, 394 Enseignement antialcoolique.51, 52, 255 Histoire du Canada.532, 591, 665 M ATHÉM ATHIQUES : École primaire élémentaire.Arithmétique 52, 53, 54, 121, 194, 256, 326, 394, à 401,’ ^ .462 à 472, 535, 593, 667 Sections: agricole, ménagère et commerciale.55 à 57, 123, 124, 125, 196, 259.329, 397, 465, 567, 592à 600, 465, 537, 670 Section industrielle.56, 124, 197, 260, 330, 399, 466, 538, 598, 671 Cabinet de l’instituteur: Petite revue.57> 200 “Petite Encyclopédie de la bonne cuisinière 60 Jeunes d’autrefois, jeunes d’aujourd’hui.60 La soie et l’épinette.60 Comment lutter contre le mauvais cinéma.60 La question juive chez-nous.61 Ma première année de classe.61 Vieilles choses et vieilles gens.61 Une nouvelle édition de la “Répartition mensuelle”.61 Géographie, “Cours complémentaires”.62 Le drapeau canadien-français.62 Feu M.L.-O.David.63 Lecture géographique: la Province de Québec.63 Lecture littéraire: L’amour de la Patrie, Châteaubriand.64 “L’Abeille”.! ! ! ! !'.! ! ! ! 87 Origine du “God Save the King”.127 Combien disons-nous de mots dans un an.127 Seigneur que votre règne arrive.127 La décadence féminine.128 La propreté.128 Boîte aux lettres.128, 264, 471, 541, éÔÔ, 682 Bibliographie.59, 130, 131, 132, 333, 402 „ et 403, 469, 544, 605, 677 Uonseils aux ecohers.i§5 La Préfecture apostolique de la Baie d’Hudson.2Q8 Mgr J.-A.Fontaine.199 Une bienfaitrice de notre peuple.241 Une arrière-petite-fille de Frédéric Ozanam à Québec, Irénée Masson.262 Questions et réponses.263 Faites relier “l’Enseignement Primaire” n , , , , 263, 472, 682 Concours dans les ecoles normales.264 L’Almanach de la langue française.264 La Sainte-Enfance.264 Le calendrier de Saint-Joseph.! 264 La femme et le tabac, G.d’Azambja.295 Le trésor caché.332 Pourquoi l’Index?.!!!!!.!! 336 688 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Cabinet de l’instituteur (Suite) : Pages La cause de Béatification de la vénérable Mère d’Youville.336 Section des Jardins scolaires, Adrien Desautels.336 Une lettre inédite de Pamphile LeMay, Lucien Serre.401 Le peuple acadien.402 Charlemagne inspecte les écoles.402 Une triste catastrophe.403 Feu M.l’inspecteur J.-M.Côté.403 Feu M.l’abbé Joseph Gélinas.468 La dernière dictée préparée par M.l’abbé Gélinas.468 La langue française au Canada.469 A l’index.469 Nouveauté pédagogique.470 Un concours littéraire.471 Concours pour les jeunes.472 Le vieux moulin séculaire de l’Isle-aux-Cou- dres.472 Les billets d’Ozanam.541 L’art musical, complément d’éducation, Un anniversaire important.543 Deuxième volume des discours et conférences du Surintendant de l’Instruction publique.544 La langue française, Mgr L.-A.Paquet.572 Mgr Emard.581 Les dix frères et sœurs d’Octave Crémazie, Lucien Serre.641 “La beauté du Verbe”.604 “Vieux Manoirs et vieilles Maisons”.605 “La phonétique française”.606 La population de la Province de Québec.606 “Initiation au calcul”.607 “Le Bâtonnet compteur”.607 “Vie de mère Gamelin”.607 “Conférences et discours”.607 Le 24 mai.607 Les Filles de Jésus.60S Glanures historiques: bataille de Carillon.608 Étendue du Canada.60S O Canada!.608 Un livret précieux.674 Pages- Une lettre désopilante, Lucien Serre.675 La langue L ançaise au Canada.676 Lecture historique: Limoilou.676 Les maîtres de" l’école sont les maîtres de l’avenir.677 Retraites fermées.680 Revue des événements.681 Commandements de la protection de la T1 forêt.683 Pensée sur la forêt.678 Conseillez la prudence aux enfants.680 Vision d’été.680 Répandons “L’Enseignement Primaire”.679 Auteurs Canadiens.679 Le Pape dénonce les romans immoraux.679 Pensée.682 Où faire relier “L’Enseignement Primaire” .682 Illustrations : Dessins, 26, 98, 158, 229, 297, 378, 447, 505, 566, 633 Le rouet.23,’ 193 Les trois voleurs.’ 103 Une maison canadienne.151 Une ardoise centenaire.197 “Il est né le divin Enfant”.245 Bethléem.2Ç2 Chapelle des Ursulines de Québec, (1656).269 Le Bienheureux Frère Salomon.284 Maison où naquit Mgr Bourget.303 La Basilique de Saint-Pierre.304 Virginie Blais, sourde-muette-aveugle.363 Patits oiseaux hivernant au Canada.380 Musique: le Renard et le Bouc.454 Le vieux moulin de l’Isle-aux-Coudres.472 La croix fleurdelisée.482 La chapelle de Nazareth.483, 484 La maison où mourut Crémazie, au Havre.545 Description d’un oiseau.561 Les sept ordres de nos oiseaux.563 Carte des principaux bassins houillers.569 “Gathering lilies”.574 Les Pères de la Confédération.610 La nichée.662
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