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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1929-03, Collections de BAnQ.

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50e Vol.Québec, Mars 1929 N° 7 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ÉDUCATION — INSTRUCTION DOCUMENTS OFFICIELS COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE PROCÈS-VERBAL DE LA SESSION DU MOIS DE FÉVRIER 1929 Séance du 6 février 1929.Présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant, président; Son Éminence le Cardinal Raymond-Marie Rouleau; Mgr Georges Gauthier, administrateur du diocèse de Montréal; Sa Grandeur Mgr Forbes, archevêque d’Ottawa, Mgr l’évêque de Valleyfield, Mgr l’évêque de Gaspé, Mgr l’évêque de Mont-Laurier, Mgr l’évêque d’Haileybury, Mgr l’évêque de Sherbrooke, Mgr l’évêque de Rimouski, Mgr l’évêque de Joliette, Mgr l’évêque de Chicoutimi; Mgr Alfred-O.Comtois, représentant Mgr l’évêque des Trois-Rivières, Mgr Zéphirin Lorrain, représentant Mgr l’évêque de Pembroke, Mgr Philippe Desranleau, représentant Mgr l’évêque de Saint-Hyacinthe, le révérend Père Chs Lebrun, représentant Mgr le vicaire-apostolique du Golfe-Saint-Laurent; l’honorable Thomas Chapais, l’honorable Dr J.J.Guerin, l’honorable juge J.-M.Telher, l’honorable juge Hyacinthe-A.Fortier, M.J.-P.Labarre, M.Edouard Montpetit; M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.l’abbé J.-J.Dubé, M.Nérée Tremblay, M.Napoléon Brisebois et M.Lionel Bergeron, secrétaire-ad] omt.Lecture de lettres de Mgr l’évêque des Trois-Rivières, de Mgr l’évêque de Pembroke, de Mgr l’évêque de Saint-Hyacinthe, de Mgr le vicaire-apostolique du Golfe-Saint-Laurent, déléguant res-tivement Mgr Alfred-O.Comtois, Mgr Zéphirin Lorrain, Mgr Philippe Desranleau, le révérend Père Chs Lebrun, pour les représenter à cette session.Le secrétaire lit encore des lettres de Mgr l’évêque de Nicolet et de l’honorable Ernest La-pointe exprimant leurs regrets de ne pouvoir assister à la présente session.La séance est ouverte par la récitation de la prière.Le procès-verbal de la dernière session est approuvé.Avant de passer à l’ordre du jour, le surintendant de l’Instruction publique souhaite la bienvenue à Mgr l’évêque de Joliette, à Mgr l’évêque de Chicoutimi et à M.Édouard Montpetit qui assistent à la réunion du Comité catholique pour la première fois, et il offre (le sincères félicitations à un des membres du Comité, Sir Lomer Gouin, à l’occasion de sa nomination comme Lieutenant-Gouverneur de cette province et suggère que ces félicitations lui soient transmises, ainsi qu’à Lady Gouin, avec les meilleurs vœux de bonheur.Le Comité prend connaissance des rapports suivants: RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE L’EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES Séance du 5 février 1929.Présents:—Mgr Forbes, président; Mgr Langlois, l’honorable Cyrille-F.Delage, l’honorable Dr J.J.Guerin, M.Napoléon Brisebois et M.Lionel Bergeron, secrétaire.Le sous-comité a examiné les ouvrages suivants qui lui ont été soumis: 1.“Cours d’Enseignement Ménager-lère Année”, par les Sœurs de la Chante (Sœurs Grises) de Montréal.—Recommandé pour les Écoles ménagères régionales et, pour les autres écoles, comme livre du maître.2.“Cours d’Enseignement Ménager—2ème Année”, par les mêmes.—Recommande pour les Écoles ménagères régionales et, pour les autres écoles, comme livre du maître.3.“Cours d’Enseignement Ménager—Sème Année”, par les mêmes—Recommandé pour les Écoles ménagères régionales et, pour les autres écoles, comme livre du maître.4.“Cours d’Enseignement Ménager—4ème Année”, par les memes.^ Recommandé pour les Écoles ménagères régionales et, pour les autres écoles, comme livre du maître. 386 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE d'un il n’est 5.“Programme de l’éducation chrétienne”, par un prêtre de Saint-Sulpice.—Ce livre étant n caractère religieux et comme il porte déjà l’approbation de l’autorité diocésaine de Montréal, pas sujet à la recommandation du Comité catholique qui en favorise néanmoins la diffu- sion.“Manuel de langue française—Sème Année”, par les Frères Maristes.—Recommandé.“Manuel de langue française—4ème Année”, par les mêmes.—Recommandé.“Longmans’Modem French Course—-Part 1”, by T.H.Bertenshaw.—Recommandé.“Longmans’ Modem French Course—Part H”, by the same.—Recommandé.Ce rapport est adopté.(Signé) f Guillaume Forbes, Arch.d’Ottawa, Président.Séance du 18 décembre 1928.blay; MM.les inspecteurs C.-J.Miller, J.-Ëdouard Body et L.-P.Goulet, membres adjoints; M.Lionel Bergeron, secrétaire.Le sous-comité, après avoir étudié la question que le Comité catholique lui a soumise concernant l’inspection des écoles, en est venu aux conclusions suivantes: Il ne croit pas opportun la réahsation de diviser la Province en quatre régions, avec un inspecteur régional en tête de chacune d’elles, mais suggère: 1° Que le vœu adopté par le Comité catholique, à sa session de mai 1925, soit renouvelé en le modifiant tel qu’indiqué ci-après.Ce vœu se Usait comme suit: L’honorable Sir Lomer Gouin propose, appuyé par l’honorable juge Tellier: “Attendu qu’en 1911, sur la recommandation du Comité cathohque, le gouvernement nommait un inspecteur général; “Attendu que cet officier a des attributions nombreuses et importantes; “Attendu que, depuis 14 ans, le nombre des écoles normales et celui des inspecteurs d’écoles a presque doublé; “Attendu que les questions pédagogiques soumises au département de l’Instruction publique sont de plus en plus nombreuses; “Attendu qu’il importe de multiplier les congrès des commissaires d’écoles; “Attendu que la tâche de l’inspecteur général actuel est trop lourde pour un seul officier; “En conséquence, ce Comité recommande au gouvernement la nomination d’un inspecteur général adjoint qui aura pour mission spéciale la surveillance et le contrôle des inspecteurs d’écoles, sous la direction du Surintendant de l’Instruction publique, et de faire tout autre travail que celui-ci jugera à propos de lui confier”.2° Que pour améliorer le service de l’inspection des écoles et comme conséquence du vœu qui précède, l’inspecteur général actuel soit nommé inspecteur général des écoles normales et aviseur pédagogique du département de l’Instruction publique et qu’un inspecteur général, ayant pour attribution principale la direction du service de l’inspection des écoles primaires, soit aussi nommé; 3° Que l’échelle des traitements déjà fixée par la Commission du Service civil, dans son rapport de 1925, soit mise en vigueur par le Gouvernement et que l’indemnité accordée pour frais de voyage soit augmentée de cent piastres annuellement.Actuellement, 9 inspecteurs réguliers reçoivent un traitement de $1,600.00; 12, un traitement de $1,800.00; et 31, un traitement de $2,000.00.L’inspecteur, avec les $250.00 qui lui sont accordées comme indemnité de frais de voyage, pour chacune de ses deux visites, se trouve placé dans une situation difficile; il est pris entre les intérêts de sa famille et ses devoirs d’état.S’il entrevoit que les $250.00 accordées pour ses frais de voyage ne suffisent pas pour chaque visite, il se hâtera afin de ne pas entamer le modeste traitement destiné à sa famille.(Signé) Cyrille-F.Delage, Président.RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ PAR LE COMITÉ CATHOLIQUE, A SA SESSION DU 26 SEPTEMBRE 1928, D’ÉTUDIER LE PROJET D’AMÉLIORER LE SYSTÈME D’INSPECTION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE m Présents—L’honorable Cyrille-F.Delâge, président; Sa Grandeur Mgr Georges Courchesne, M.C.-J.Magnan, inspecteur général, M.l’abbé J.-J.Dubé, M.J.-P.Labarre, M.Nérée Trem- îd le» st Êïlaïif les M Jfo fcèü ; Aval M [èmie les Les (Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.Ce rapport reçoit l’approbation du Comité catholique qui charge le Surintendant d’en transmettre une copie aux honorables Premier ministre et Secrétaire de la province en les priant de lui donner leur meilleure attention.•Sir Sapais: r SllT] , lifi Niée L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 387 % r' >lf! lé.idé, RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ PAR LE COMITE CATHOLIQUE, A SA SESSION DE SEPTEMBRE 1928, D’ÉTUDIER LA POSSIBILITE D’ETABLIR UN CONTRÔLE SUR LE DEGRÉ DE CONNAISSANCES QUE DEVRAIENT POSSÉDER LES ASPIRANTES ET ASPIRANTS QUI SE PRESENTENT DEVANT LE BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES Séance du 3 novembre 1928.é, 81(1! » sp en li Présents:—Sa Grandeur Mgr Georges Gauthier, président; l’honorable Çyrille-F.Delâge, Sa Grandeur Mgr Georges Courchesne, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.Jules-Édouard Prévost, M.J.-N.Miller, M.Napoléon Brisebois et M.Lionel Bergeron, secrétaire.Mgr Courchesne prétend que des jeunes filles se présentent devant le Bureau Central sans posséder la préparation suffisante et il voudrait que les aspirantes et aspirants soient tenus de fournir la preuve qu’ils ont fait la 8e année du cours primaire pour être admis à subir l’examen.M.Miller soutient que le Bureau central se montre suffisamment sévère et que les examens qu’il fait subir ont relevé considérablement le niveau de l’instruction dans la Province.Mgr Gauthier et M.Prévost partagent cette opinion, mais veulent un contrôle encore plus complet et, après une intéressante discussion, il est unanimement résolu de recommander au Comité catholique d’autoriser le Bureau central d’exiger que les candidats produisent, préalablement à leur admission, un certificat établissant leur degré d’instruction et l’année du cours scolaire qu’ils viennent de terminer.Le secrétaire ayant donné communication d’une résolution adoptée par les principaux des écoles normales, lors de leur congrès des 10 et 11 octobre dernier, demandant que le Bureau central ne délivre plus des diplômes, mais des permis d’enseignement seulement, le sous-comité ne croit pas devoir considérer cette proposition tant que le Comité catholique ne lui en aura pas confié l’étude.Avant de clore cette séance, le sous-comité prie le Comité catholique de bien vouloir prendre en considération s’il y a opportunité de décréter que le Surintendant de l’Instruction publique soit, ex-officio, président du Bureau central des Examinateurs catholiques.(Signé) f Georges, Arch.-coad.de Mont.Président.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.ck eliii- '3 f! m si l(i tiii itf- [ES- lui Le Comité approuve ce rapport, mais remet à plus tard l’étude de la suggestion contenue dans le dernier paragraphe.Le sous-comité chargé de préparer un programme pour les classes de 9e, de 10e et de lie années n’étant pas prêt à présenter son rapport est continué dans ses fonctions.Le secrétaire ayant donné communication du rapport du dernier congrès des principaux de s Écoles normales, les vœux suivants sont adoptés: Sur proposition de M.J.-P.Labarre, secondé par Mgr Georges Courchesne: 1° “Qu’il soit loisible aux écoles normales d’ajouter une quatrième année à leur cours actuel; 2° Qu’une formation plus complète soit donnée aux instituteurs relativement à l’enseignement agricole et, qu’à cette fin, on adjoigne un ingénieur agricole au personnel enseignant de chaque école normale de garçons; 3° Qu’une subvention soit accordée à toute école de garçons qui donne l’enseignement rural et que le Gouvernement favorise d’une aide spéciale les écoles complémentaires où l’on aura organisé la section agricole; 4° Que le prgramme destiné à la quatrième année des écoles normales, préparé par les principaux desdites écoles, sera pris en considération à la session du mois de mai prochain, après que le Surintendant aura adressé une^copie de ce programme à chacun des membres du Comité”.Sur proposition de Son Éminence le Cardinal Rouleau, secondé par l’honorable Thomas Chapais : 5° “Que le Gouvernement soit prié de nommer un directeur de l’enseignement élémentaire de l’agriculture attaché au département de l’Instruction publique”.Sur proposition de Mgr J.-Alfred Langlois, secondé par l’honorable juge J.-M.Tellier: 6° “Que soit remise à la session de septembre prochain ou de février 1930 l’étude des vœux suivants émis par les principaux des Écoles normales: 1° “Que les inspecteurs d’écoles accordent de préférence les gratifications dont ils disposent aux instituteurs et aux institutrices qui s’appliquent à bien suivre les directions contenues dans les Règlements du Comité catholique relativement à l’agriculture et à l’enseignement ménager; 2° Qu’une allocation spéciale soit votée par la Législature en faveur des municipalités qui engageront de préférence des institutrices porteuses d’un brevet normal”.Le conseil de l’Université Laval ayant, par une lettre en date du 19 janvier dernier, prié le Comité catholique d’amender sa résolution du 7 février 1923 en lui permettant d’ajouter à son 388 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cours de perfectionnement destiné aux instituteurs un cours de mathématiques comprenant l’algèbre, la géométrie et la trigonométrie, ce vœu est exaucé sur la proposition de M.Édouard Mont-petit, appuyé par Mgr Georges Courchesne.Le Comité accepte la démission de M.J.-B.Lagacé comme professeur de dessin à l’École normale Jacques-Cartier et, à la demande de M.l’abbé L.-A.Desrosiers, remet la nomination de son successeur à la session du mois de mai prochain.Le secrétaire ayant donné lecture de résolutions adoptées par l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’École normale Jacques-Cartier et par l’Association des anciens élèves de la même école, Mgr Georges Gauthier propose, secondé par M.l’abbé L.-A.Desrosiers, et il est résolu : “Que le Comité catholique approuve unanimement l’idée d’établir un institut pédagogique pour hommes, à Montréal.” Sur proposition de Mgr Georges Gauthier, appuyé par M.Édouard Montpetit, la résolution suivante est adoptée: “Que le collège Grasset de Montréal, dirigé par les Sulpiciens, étant dans les conditions requises par les règlements, bénéficie de la subvention annuelle accordée aux collèges classiques par le Gouvernement”.Les révérendes Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal ayant demandé que leur Institut pédagogique ait le droit d’accorder des diplômes d’enseignement, M.Édouard Mont-petit propose, secondé par Mgr Georges Gauthier, et il est résolu: “Qu’un sous-comité, composé des auteurs de cette motion, de Mgr de Valleyfield, de Mgr de Joliette, de M.l’abbé L.-A.Desrosiers, de M.Napoléon Brisebois, du surintendant et du secrétaire du département de l’Instruction publique, soit nommé pour étudier cette question”.Sur proposition de Son Eminence le Cardinal, secondé par l’honorable juge J.-M.Tellier, la résolution suivante est adoptée: “Le Conseil de l’Instruction publique, désireux d’apporter son appui à la campagne en faveur d’une meilleure observance du dimanche, recommande au personnel enseignant des écoles de rappeler aux enfants aussi souvent que possible, et plus spécialement durant le prochain mois d’avril, l’importance du précepte dominical et de les mettre en garde contre les violations auxquelles il est de plus en plus exposé dans notre province”.Il est ensuite proposé par l’honorable juge Hyacinthe-A.Fortier, appuyé par M.J.-P.La-barre : “Attendu qu’à la suggestion de ce Comité l’honorable Surintendant de l’Instruction publique s’est entendu, au sujet de la création des Écoles Ménagères Régionales, avec l’honorable Ministre de l’Agriculture: Attendu qu’en vertu de cette entente lesdites Écoles sont, au préalable, agréées par le Ministère de l’Agriculture, puis reconnues officiellement par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique; Attendu que les Écoles ménagères dont les noms suivent ont été agréées par le Ministère de l’Agriculture: Montréal, Montebello, Robérval, Gaspé, Sutton, Saint-Georges, Sainte-Ursule, Sainte-Martine, 1190, rue Guy, Comté de Papineau, “ du Lac-Saint-Jean, “ de Gaspé, “ de Brome, “ de Beauce, “ de Maskinongé, “ de Cbâteauguay, RR.SS.Grises (Hôpital Général).“ “ Grises de la Croix.“ “ Ursulines (Pensionnat).“ “ Ursulines (Pensionnat).“ “ de la Présentation.“ “du Bon-Pasteur.“ “ de la Providence.“ “ des SS.NN.de Jésus et de Marie.Il est résolu que les écoles ci-dessus mentionnées soient reconnues par ce Comité comme Écoles Ménagères Régionales”.Considérant que la dernière édition française des “Règlements du Comité catholique” est presque épuisée, qu’un grand nombre d’amendements ont été apportés à ces Règlements, que plusieurs additions devront leur être faites, le Comité prie le Lieutenant-gouverneur en conseil de lui permettre de prendre sur ses fonds le montant nécessaire pour payer l’impression d’une nouvelle édition desdits Règlements.Mgr Gauthier donne avis qu’à la prochaine assemblée du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, il proposera que ce Comité reconnaisse les scolasticats des Frères enseignants comme écoles normales en conformité avec la loi des Écoles normales de la province.Les congréganistes enseignants ne demandent ni privilège ni octroi.Cette reconnaissance de leurs scolasticats comme écoles normales ne sera accordée que sur le certificat de l’inspecteur géné-ral.Et la séance est ajournée, la prochaine réunion devant avoir lieu le 15 mai prochain, troisième mercredi de ce mois.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire-adj oint L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 389 BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES k Instructions aux personnes qui se proposent de subir l’examen cette année L’examen des candidats aux brevets de capacité pour l’enseignement commencera, en 1929, |j,| le 25 juin et se continuera les jours suivants.Le programme des Écoles normales d’après lequel le Bureau central des Examinateurs catholiques doit faire subir les examens pour l’obtention des diplômes des deux degrés (élémentaire iia et supérieur), comprend les matières suivantes: MATIÈRES GÉNÉRALES Brevet élémentaire Instruction religieuse, Pédagogie, Lecture française, Lecture anglaise, Lecture latine, Grammaire et analyses, Dictée—Écriture, Littérature, Composition, Histoire sainte, Histoire du Canada, Histoire de la civilisation chrétienne, Géographie et instruction civique, Arithmétique, Mesurage, Éléments de comptabilité, Bienséances, Hygiène, Dessin, Brevet supérieur Instruction religieuse, Pédagogie, Lecture française, Lecture anglaise, Lecture latine, Grammaire et analyses, Dictée—Écriture, Littérature, Composition, Histoire sainte, Histoire du Canada, Histoire de la civilisation chrétienne, Géographie et instruction civique Arithmétique, Mesurage, Comptabilité, Bienséances, Hygiène, Dessin, Philosophie.MATIÈRES SPÉCIALES AUX SECTIONS SECTION MÉNAGÈRE (obligatoire pour les femmes seulement) Enseignement ménager, Enseignement ménager, Agriculture et horticulture, Agriculture et horticulture.SECTION COMMERCIALE (facultative pour les femmes, obligatoire pour les hommes) Comptabilité, partie simple et partie double, Comptabilité, partie simple et partie double.Droit commercial.Droit commercial.SECTION AGRICOLE (facultative pour les femmes, obligatoire pour les hommes) Agriculture et économie rurale, Zoologie et chimie agricole, Comptabilité agricole. 390 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SECTION INDUSTRIELLE (facultative 'pour les femmes, obligatoire pour les hommes) Brevet supérieur Algèbre, Technologie, Physique, Chimie, Dessin technique.EXAMEN SUR LES DIFFÉRENTES SECTIONS DU BREVET SUPÉRIEUR 1.Les hommes qui se présenteront pour l’obtention du brevet supérieur seront tenus de subir l’examen sur toutes les matières générales et sur les matières des sections agricole, commerciale et industrielle.- s 2.Les femmes qui se présenteront pour le brevet supérieur seront tenues de subir l’examen sur toutes les matières générales et au moins sur les matières de la section ménagère.De même que le principal de chaque école normale de filles est libre d’ajouter, selon les besoins de sa région, des cours sectionnels ou scientifiques, autres que ceux de l’enseignement ménager, ainsi, le Bureau central des examinateurs catholiques ouvre volontiers les sections spéciales aux candidates du brevet supérieur.Celles-ci pourront donc, en outre de la section ménagère, qui est obligatoire, faire les études en vue des examens de la section commerciale, de la section agricole et même de la section industrielle.Si une jeune fille qui désire obtenir le brevet supérieur a étudié, outre la section ménagère, les matières de la section commerciale ou d’une autre, elle n’aura qu’à déclarer, dans sa demande d’admission, qu’elle désire subir l’examen sur les matières de cette ou de ces sections.Le diplôme qu’elle recevra, en cas de succès, bien entendu, fera mention de cette ou de ces sections.Il n’est pas nécessaire que l’examen sur les matières sectionnelles soit subi la même année que celle de l’examen du brevet supérieur ordinaire.Cet examen peut avoir lieu l’année suivante, ou les années subséquentes.En un mot, une jeune fille peut préparer des examens ou bien sur une section, ou sur deux sections, ou sur les trois sections (à part la section de l’enseignement ménager qui est, nous le répétons, obligatoire) l’année même du brevet supérieur, ou les années qui suivront l’obtention de ce brevet.Si une aspirante munie du brevet supérieur simple désire poursuivre ses études, le Bureau reconnaîtra la valeur de ses examens antérieurs et lui accordera un nouveau diplôme, mentionnant la section ou les sections sur lesquelles elle aura passé avec succès.La somme de cinq piastres sera exigée chaque fois qu’une aspirante demandera de se présenter pour le brevet supérieur.i 1 L’examen du brevet élémentaire portera donc sur les matières de la première et de la deuxième années réunies du programme des Écoles normales (pages 186 à 193 des “Règlements du Comité catholique”, édition de 1924).L’examen du brevet supérieur portera sur les matières mentionnées au programme des Écoles normales (pages 193 à 197 des dits “Règlements”).On ne doit pas oublier que, comme par le passé, les matières du brevet élémentaire sont aussi obligatoires pour le brevet supérieur, lorsque le candidat ne sera pas déjà muni du brevet élémentaire.Les canchdats doivent subir l’examen dans leur langue maternelle sur toutes les matières mentionnées ci-dessus pour chaque catégorie de diplôme, et ceux qui veulent obtenir un brevet pour les deux langues doivent, en outre, être examinés sur les sujets suivants, en français ou en anglais, suivant le cas: grammaire, dictée et composition.La lecture française et la lecture anglaise sont obligatoires pour tous les candidats.I flyit: Curie ! Pitrrt ti-apr aspira JW» EXEMPTIONS 1.Les personnes qui ont obtenu l’ancien brevet élémentaire (celui décerné avant Vannée 192Jf) et qui se présenteront pour le brevet supérieur, seront exemptées de passer un nouvel examen sur les matières suivantes: Histoire sainte, histoire du Canada, bienséances, hygiène et lecture latine.2.Les^ personnes déjà munies de l’ancien diplôme modèle et qui se présenteront pour le brevet supérieur, n’auront pas d’examen à subir sur les sujets qui suivent: Histoire sainte, histoire du Canada, bienséances, hygiène, arithmétique, mesurage, comptabilité, géographie, instruction civique, et lecture latine.L S pion œatc wpit] L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 391 fflaèd icolj itaiis ; oun cou X3Dld| Itsoilll najft es ail) lui (il rntoltl a?èr« iiandi plÔŒ auué paotfJ : 1 ?ril ni«'| tW 3.Les aspirantes qui ont obtenu le nouveau brevet élémentaire ou le nouveau certificat élémentaire, et qui se présenteront pour le brevet supérieur n’auront pas d’examen à subir sur l’histoire sainte, l’histoire du Canada, l’histoire de la civilisation chrétienne, la géographie, l’instruction civique, et la lecture latine.Les hommes seront, de plus, exemptés des matières suivantes: arithmétique, comptabilité, droit commercial, agriculture, zoologie et chimie agricole.Les aspirants et aspirantes qui ont déjà obtenu un diplôme ou un certificat du Bureau central ne doivent pas oublier, dans leur lettre de demande d’admission à l’examen, de mentionner le degré, la date et le numéro de leur diplôme ou de leur certificat.Ils ne sont pas tenus d’envoyer de nouveau leur extrait de baptême, mais ils doivent produire un autre certificat de moralité.ENDROITS OU AURONT LIEU LES EXAMENS Les examens se feront dans les localités suivantes: Montréal, Québec, Trois-Rivières, St-Hyacinthe, Sherbrooke, Nicolet, Rimouski, Chicoutimi, Valleyfield, Hull, Joliette, Baie-St-Paul, Carleton, Farnham, Rivière-du-Loup, Havre-aux-Maisons, Montebello, Plessisville, Ste-Marie-de-Beauce, St-Georges-de-Beauce, Ste-Anne-des-Monts, Ste-Agathe-des-Monts, Ville-Marie, Grande-Rivière, Mont-Laurier, Bonaventure, Rivière-au-Renard, Sept-Iles, Roberval, Victoria-ville, Maniwaki, Fort-Coulonge, Amos, Matane, St-Vincent-de-Paul, comté de Laval, Havre-St-Pierre, Thetford-Mines, Chapeau, Notre-Dame-du-Lac, Ste-Anne-de-la-Pocatière, St-François, comté de Montmagny, et Port-Meunier, Ile d’Anticosti.INSTRUCTIONS AUX ASPIRANTS ET AUX ASPIRANTES Toute personne qui se propose de subir l’examen devant le Bureau central doit, au moins trente jours avant Vépoque fixée pour Vexamen, c’est-à-dire avant le 25 mai, en informer le secrétaire du Bureau et lui transmettre en même temps, conformément aux dispositions de la formule ci-après : 1.Un certificat de moralité signé par le curé ou le desservant de la paroisse où elle a résidé pendant les six mois précédant l’examen; 2.Son extrait baptistaire; 3.La somme exigée comme droit d’examen.Cette somme est de $4.00 pour l’examen du diplôme élémentaire et de $5.00 pour l’examen du diplôme supérieur.Pour être admis à l’examen, les aspirants et aspirantes devront avoir au moins dix-sept ans révolus le ou avant le 31 décembre prochain.On voudra bien ne pas oublier qu’il est tout à fait inutile de faire une demande d’admission à Vexamen si l’on n’a pas l’âge réglementaire.CERTIFICAT ÉLÉMENTAIRE Par arrêtés ministériels en date du 28 novembre 1919 et du 20 février 1928, sur la recommandation du Comité catholique, l’article 83a a été ajouté aux règlements scolaires.Cet article amendé se lit comme suit: “Cependant un aspirant, homme ou femme, âgé d’au moins seize ans révolus ou “qui aura atteint cet âge au trente et un décembre qui suivra la date de l’examen, et qui promettra “par écrit de se présenter au cours des trois années suivantes pour le brevet supérieur, pourra être “admis à subir l’examen sur les matières du brevet élémentaire.S’il réussit à cet examen, sur tou-“tes les matières du dit brevet élémentaire, il jouira des exemptions accordées par le Bureau aux “aspirants au brevet supérieur, déjà munis du nouveau diplôme élémentaire; mais il n’aura pas le “droit de réclamer un brevet élémentaire même lorsqu’il aura atteint sa dix-septième année.” Le Bureau pourra donc admettre aux examens du brevet élémentaire des aspirants et des aspirantes ayant l’âge fixé par l’article qui précède, mais ces personnes devront transmettre au secrétaire du Bureau, à part tous les documents ordinaires: 1.Une promesse écrite de se présenter l’année suivante pour l’examen du diplôme supérieur; 2.Un certificat du supérieur ou de la directrice de la maison d’éducation qu’ils ont fréquentée, attestant qu’au meilleur de sa connaissance, ces aspirants ont réellement l’intention de revenir devant le Bureau pour y subir l’examen du diplôme supérieur.ENSEIGNEMENT MÉNAGER L’article suivant a été ajouté aux règlements du Comité catholique: 836.Le Bureau central fera constater les connaissances pratiques ménagères par les institutions ou écoles (pour leurs élèves) qui préparent les aspirantes aux examens du Bureau central en accordant huit points pour la pratique ménagère, laquelle pratique sera attestée par une carte signée par la supérieure ou directrice de l’institution ou école; cette note accordée pour la pratique de l’enseignement ménager comptera dans le résultat général des examens.Les aspirantes qui ne seront point pourvues de la carte constatant les connaissances pratiques ménagères devront subir, par écrit, un examen supplémentaire d’ordre pratique sur l’enseignement ménager devant le Bureau central; toutes les aspirantes sont libres, néanmoins, de se pourvoir du certificat de pratique ménagère ou de subir seulement l’examen supplémentaire devant le Bureau central. 392 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Voici la formule du certificat dont il est question dans l’article ci-dessus: Mlle du couvent (ou de l’école) de Points alloués Points conservés I.—Le cours d’ouvrage au programme des règlements du Comité catho-liqnp fTnterprétfl.tinn') a-t-il été exécuté?1.6 1.4 1 1 3 IL—La candidate a-t-elle reçu des notions pratiques sur: a) Coupe et confection ?b) Tenue de la maison?.rt Blnnehissage et repassage?III.—La candidate est-elle capable d’exécuter les menus indiqués au pro-* gramme du brevet (élémentaire ou supérieur) ?—Points conservés sur les travaux culinaires de l’année Maximum du nombre de points 8 (Signature) Supérieure.(Signature).Directrice de l’enseignement ménager.CERTIFICAT ÉTABLISSANT LE DEGRÉ D’INSTRUCTION DES ASPIRANTS ET DES ASPIRANTES Le Bureau central a reçu instruction de demander aux candidats (hommes et femmes) qu’ils produisent, préalablement à leur admission, un certificat du directeur ou de la directrice de leur école, établissant leur degré d’instruction et l’année du cours scolaire qu’ils viennent de terminer.—-(Voir ci-dessous la formule de demande d’admission aux examens).Voici la formule que chaque candidat devra remplir bien exactement et envoyer au secrétaire du Bureau central: (Nom de la localité et date).Au secrétaire du Bureau central des examinateurs catholiques, Québec.Monsieur, .• , .Je soussigné.(écrire ses nom et prénoms), né à.(indiquer l’endroit), le.(date de la naissance), domicilié à.(donner le lieu de résidence de ses parents), comté de (nom du comté), ai l’honneur de vous informer que l’ai l’intention de me présenter à.(écrire le nom de la localité où l’on doit se rendre pour l’examen), afin de subir l’examen en (dire si c’est en français ou en anglais, ou dans les deux langues), pour le brevet (élémentaire ou supérieur).J’ai l’honneur de vdus transmettre la somme de $ (mettre le montant des droits d’examen exigés) et le certificat de moralité signé par le curé (ou desservant) de ma paroisse, ainsi que mon extrait baptistaire.J’inclus un certificat du directeur ou de la directrice de mon école attestant que j’ai terminé cette année le cours de la (mentionner Vannée déprogramme d’études officiel), et que j’ai étudié, de plus, les matières spéciales du programme des Écoles normales pour l’obtention du diplôme (élémentaire ou supérieur).(Ceux et celles qui n’auraient pas fréquenté les classes cette année produiront eux-mêmes la déclaration dont il est question ci-dessus.) (Pour les aspirantes seulement, s’il y a lieu)—Je vous envoie, de plus, un certificat de la Directrice de l’école ou du couvent que j’ai fréquenté cette année, attestant que j’ai suivi les cours pratiques d’enseignement ménager et que l’ai obtenu pour cette matière la note.sur un maximum de 8 points.—(Les aspirantes qui produiront ce certificat et qui auront obtenu au moins la note 3 seront exemptées de subir l’examen sur la pratique de l’enseignement ménager).Vous voudrez bien m’envoyer mon diplôme ou l’avis du résultat de mon examen à (now du bureau de poste).' ^ ^ J’ai déjà obtenu le diplôme (élémentaire ou modèle) en l’année (donner l’année).Ce diplôme (ou certificat) porte le numéro (mentionner le numéro).(Signature de l’aspirant). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 393 Le certificat de moralité peut être dans les termes suivants: “Je, soussigné, certifie que j’ai personnellement connu et que j’ai eu l’occasion d’observer “(les nom et prénoms de l’aspirant ou de l’aspirante) pendant (dire le nombre (d’années ou de mois).“Durant tout ce temps, sa vie et sa conduite ont été sans reproches, et je crois qu’.est intègre “et consciencieux (ou consciencieuse).(Signature du curé ou du desservant de la paroisse).Les candidats qui ont été ajournés pour quelques matières à l’examen de juin dernier ne devront pas oublier de mentionner, dans leur nouvelle demande d’admission, le numéro d’ordre qui leur avait été assigné, et ils devront produire un autre certificat de moralité.BACHELIERS ÈS-ARTS, ÈS-LETTRES OU ÈS-SCIENCES Les porteurs du diplôme de bachelier décerné par une des Universités catholiques de la province de Québec qui se présentent devant le Bureau central pour l’obtention d’un brevet de capacité pour l’enseignement, sont exemptés de subir l’examen sur toutes les matières, excepté l’agriculture, la pédagogie, la loi et les règlements scolaires, le dessin, le droit commercial, la comptabilité et la technologie (article 111 amendé des Reglements scolaires).Ces bacheliers doivent faire leur demande d’admission conformément à la formule ci-dessus, produire un certificat de moralité, et faire connaître en même temps à quelle date et par quelle Université le diplôme de bacheher ès-arts, ès-lettres ou ès-sciences leur a été décerné.Je demande comme une faveur toute spéciale aux personnes qui doivent se présenter à la prochaine session du Bureau de m’envoyer le plus tôt possible leur demande d’admission, accompagnée de tous les documents requis.Un trop grand nombre attendent au mois de mai pour demander leur admission.Tout candidat en règle recevra une carte d’admission à l’examen.On voudra bien faire recommander les lettres contenant de l’argent et l’on est prié de ne pas envoyer de timbres-poste pour payer le droit d’examen.Le Bureau ne fournit pas les plumes; chaque candidat devra donc apporter la sienne, ainsi qu’un crayon de mine de plomb, et une gomme à effacer.En ayant l’obfigeance de se conformer fidèlement aux instructions qui précèdent, les aspirants et aspirantes aux diplômes faciliteront l’ouvrage très considérable que nécessite l’organisation des examens et ils me rendront par là même un service signalé.Lionel Bergeron, Secrétaire.DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE CONCOURS ORATOIRE INTERNATIONAL Circulaire adressée aux maisons d’enseignement secondaire, aux écoles primaires supérieures et aux écoles normales Québec, le 17 janvier 1929.Monsieur le Supérieur, Il y a cinq ans s’organisait pour la première fois aux États-Unis, sous le patronage d’un certain nombre des principaux quotidiens de la grande république, un concours oratoire entre toutes les écoles secondaires américaines.Ce concours suscita un intérêt considérable et, dès la deuxième année, plus de 1,400,000 élèves y prirent part.Les rapports des journaux ne tardèrent pas à éveiller l’attention des peuples étrangers et bientôt des concours semblables s’organisèrent dans plusieurs autres pays, notamment en France, en Angleterre, en Allemagne et au Canada.En 1926, le concours devint international et depuis cette date, chaque année, au mois de novembre, a lieu à Washington un tournoi oratoire qui met en présence les jeunes lauréats sortis vainqueurs des divers concours nationaux.Le 1er prix au concours international de 1926 fut attribué au concurrent américain; en 1927, la première place fut accordée au candidat mexicain, et en 1928, ce fut le jeune René Ponthieu, de Paris, qui remporta la palme.Le concurrent canadien^ 394 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE William Fox élève de l’école des Frères de London, Ontario, se classa troisième en 1928 sur la liste des 8 candidats.Les fins poursuivies par les promoteurs de ce concours sont les suivantes: 1° Cultiver la bonne entente entre les peuples; 2° Former les jeunes à l’art de la parole publique et fortifier chez eux les males vertus qu il faut pour affronter et dominer les foules; 3° Diriger les aspirations de la jeunesse vers la supériorité intellectuelle par opposition à la supériorité purement athlétique.Chaque année depuis 1926, la Province de Québec fut chaleureusement invitée à prendre part au concours.Cette année l’on est revenu à la charge encore et l’on y a mis tant d’insistance que j ai cru devoir m aboucher avec les autorités de nos deux universités catholiques pour obtenir leur puissant patronage.M.l’abbé Arthur Maheux, de l’Université Laval, et M.Edouard Montpetit de 1 Université de Montréal, ont bien voulu accepter de représenter la Province dans le Comité canadien et se charger de former un comité d’organisation pour la Province de Québec.Je n’ao-is présentement que comme simple intermédiaire de ce comité et sans arrière-pensée, il va sans dire de porter atteinte à la parfaite autonomie de nos Universités et collèges affiliés.Mon rôle en cette affaire cessera avec la présente lettre et toute communication vous sera transmise directement par le comité provincial, dès qu’il aura complété son organisation.La prochaine livraison de la revue “L’Enseignement Secondaire” vous apportera des informations détaillées relativement à l’origine, au développement, à l’organisation locale et aux règles du concours.Qu il me suffise pour le moment de vous donner les quelques renseignements suivants: Tout élève âgé de moins de 19 ans au 1er février prochain peut s’inscrire comme concurrent pour l’annee 1929; Les quatre sujets de concours choisis par le Comité canadien sont les suivants: “Le Canada parmi les nations” “L’Unification du Canada” “Les peuples du Canada” “Les problèmes économiques du Canada”.L’un quelconque de ces sujets pourra être traité pour l’épreuve régionale, provinciale ou inter-proyinciale.Pour les épreuves préliminaires qui devront se faire dans chaque collège on pourra choisir un sujet de discours quelconque.Chaque discours doit être certifié œuvre personnelle de 1 eleye et recevoir un développement tel qu’il puisse être prononcé dans l’espace de 10 minutes au maximum.On peut se servir à son choix de la langue française ou de la langue anglaise.Les epreuves préliminaires devraient probablement se faire vers le 1er avril et l’épreuve provinciale ou inter-collégiale vers le 1er mai.Le concours inter-provincial aüra lieu comme par les années passées vers le 15 mai et le concours international au mois d'octobre prochain.Des renseignements exacts à ce sujet vous seront communiqués par le Comité provincial aussitôt que possible.-L inscription est gratuite et, grâce à la générosité de l’honorable Secrétaire Provincial, une magnifique récompense sous forme de voyage d’étude à travers le Canada sera accordée à celui qui sortira premier de l’épreuve finale pour la Province.A cette fin, une bourse de $500.00 sera mise à la disposition de l’heureux concurrent.De son côté, le Comité canadien offre comme récompense à celui qui sera proclamé vainqueur lors de l’épreuve inter-provinciale un voyage gratuit à travers lEurope.En outre, les dépenses d’administration du Comité provincial ainsi que les frais de déplacement des membres de ce Comité et des concurrents qui prendront part aux épreuves inter-collégiales ou inter-provinciales sont aussi à la charge de l’honorable Secrétaire de la Province.Je n ai aucun doute que les élèves de nos collèges classiques et autres institutions supérieures d enseignement pourraient figurer avec avantage dans ce concours et qu’ils sauraient y récolter des honneurs qui rejailliraient sur tous leurs compatriotes et prouveraient que l’enseignement secondaire dans notre chère Province n’est inférieur à nul autre.“Haud pluribus impar”.C’est là, M.le Supérieur, le principal motif qui m’a poussé à faire cette nouvelle tentative pour obtenir votre adhésion a ce concours et l’entrée en lice de vos élèves.J’espère donc que vous accueillerez favorablement cette invitation et que, sans déranger en rien votre programme régulier, vous trouverez moyen de faire traiter les sujets indiqués plus haut, dans vos classes de belles-lettres, de rhétorique ou de philosophie.Vous priant d’agréer l’hommage de mes meilleurs vœux et de mon entier dévouement, J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Supérieur, Votre obéissant serviteur, Cyrille-F.Del age, Surintendant. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 395 COMMISSION ADMINISTRATIVE DU FONDS DE PENSION DES FONCTIONNAIRES DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Session annuelle tenue à Québec, le 6 décembre 1928 Présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, président; M.A.-B.Charbonneau, inspecteur d’écoles, délégué de la conférence des instituteurs catholiques-romains de Montréal, M.Nérée Tremblay, professeur à l’École normale Laval, remplaçant M.John Ahern, délégué de la conférence des instituteurs catholiques-romains de Québec; M.M.C.Hopkins, principal de l’École Fairmount, M.Sinclair Laird, doyen de l’École normale du collège Macdonald, délégués de l’Association provinciale des instituteurs protestants, et M.Avila de Belleval, secrétaire.Le procès-verbal de la dernière session est approuvé.Le secrétaire soumet le rapport suivant: Québec, le 6 décembre 1928.Monsieur le Surintendant, Messieurs les membres de la Commission administrative du Fonds de pension des fonctionnaires de l’enseignement primaire, Messieurs, Le soussigné, secrétaire de votre commission, a l’honneur de vous soumettre le rapport qui suit: Comptes du Fonds de pension des fonctionnaires de l’enseignement primaire, pour l’année 1927-28, indiquant le revenu et la dépense, ainsi que le capital.LE REVENU Montant voté par la Législature (Item 44 du budget).$ 2,000.00 Allocation du gouvernement fS.R.1925, ch.133, sec.542).47,000.00 Intérêts sur le capital fS.R.1925, ch.133, sections 541, 543 et 554).10,248.31 Surplus de l’ancien fonds de pension fS.R.1925, ch.133, sec.548).4,832.00 Retenue de 4% sur le fonds des écoles publiques fS.R.1925, ch.133, sec.542).25,000.00 Retenue sur le traitement des instituteurs et des institutrices à même les subventions payables aux municipalités CS.R.1925, ch.133, sections 534, 542 et 549).140,255.76 Retenue sur le traitement des inspecteurs d’écoles fS.R.1925, ch.133, sections 534, 542 et 549).4,022.97 Retenue sur le traitement des professeurs des écoles normales fS.R.1925, ch.133, sections 534, 542 et 549).1,654.16 Retenue payée directement par les fonctionnaires fS.R.1925, ch.133, sections 534, 542 et 554).38,095.89 Remboursé par Pierre Brown.90.00 Chèque cancellé.147.69 Déficit de l’année.12,578.17 —-: $285,924.95 LA DÉPENSE Par les pensions.$ 278,274.82 Par les remboursements.4,938.45 Par les dépenses d’administration.2,674.68 Déposé au trésor de la province, allant au capital (S.R.1925, ch.133, sections 540 et 554).37.00 $285,924.95 396 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE POUR LE COMPTE DU REVENU Surplus des années précédentes.Déficit de Tannée 1927-28.^ ' Placé en fidéicommis dans le trésor de la province.POUR LE COMPTE DU CAPITAL Montant du capital le 1er juillet 1927.Porté au capital pour Tannée 1927-28.’ .’ ’ ^ ^ ' Certifié : Québec, le 30 juin 1928.•$ 248,248.08 12,578.17 $235,669.91 $ 206,658.37 37.00 - $206,695.37 (Signé) Jos.Morin, Auditeur de la province.FONCTIONNAIRES DÉCÉDÉS PENDANT L’ANNÉE 1928 Nom Age Pension Boisselle, M.-Anne annuelle « no Barette, Alphonsine qP IDO .UU i p;n nn Bourgoin, Léonida i nn Cassidy, M.-E lOU.uu onn nn Chaussée, Herminie i nn Forsyth, Alice-J iOO.uu A QQ Fletcher, Annie E olu.oo A*30 no Farnsworth, Maria \JkJ C7 .VJ Z7 i nn Fortier, M.-Georgiana 200 00 Gravel, Mathilde i p;n nn Hamel, Sophronie i ap; nn Kneeland, A.W i 9nn nn Luttrell, Jane 41Q 4ft Lépine, Virginie 150 00 Lafortune, Camilla 150 nn Laporte, Valérie iap; nn MacKercher, John 1UO.uu 1 200 00 Moss, Mrs.Andrew 150 00 Morin, M.-Aimée i f;n nn O’Reilly, Margaret E 150 00 Plaisance, Antoinette 17e; nn Paquette, Marie-Louise 175 00 Paradis, Julienne 150 00 Robert, Hénédine 150 00 Robitaille, Marie 150.00 15n nn Beers, Alphonsine Thumas, Camille-L.-D 213.19 Total $ 7,373.14 Nombre de pensionnaires 27 Moyenne de leur âge 73 Moyenne de leur pension $ 273.07 Monsieur le Surintendant a accepté le nouveau certificat de médecin exigé de Mmes Florentine Longchamp, Rose-Anne Giroux et Anne-Marie Lussier, et leur pension leur a été payée.Les fonctionnaires suivants dont la pension avait été accordée Tan dernier, à condition qu’elles établiraient avoir enseigné vingt ans, ont complété leurs états de service, et, en conséquence, elles ont droit à leur pension : Nom Age Pension Annie MacKinnon $ 309 on M.-Louise Simoneau 151 96 Dorilla Carbonneau 150 00 M.-A.-Léda Bilodeau 150.00 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 397 Suivant les instructions que vous avez données à M.le Surintendant, individuellement, depuis votre dernière session, la pension de Mme J.-O.Ducharme (née Emélie-Julie Bélanger) lui a été payée, avec les arrérages.Cette pension est de $330.40.Le tout humblement soumis, (Signé) Avila de Belleval, 1.3?s, lie too Secrétaire ¦ Le rapport du secrétaire est adopté.La Commission autorise le département de l’Instruction publique à payer la pension de tous les pensionnaires âgés de plus de 56 ans qui ont renouvelé ou renouvelleront leur demande et qui ont établi ou établiront qu’ils y ont droit, et ce, pour le semestre finissant et le prochain semestre.Elle autorise aussi, pour la même période, le paiement de la pension des pensionnaires âgés de moins de 56 ans qui ont en outre produit un certificat de médecin.Cependant la Commission, ayant lieu de croire que la cause en vertu de laquelle certaines pensionnaires ont obtenu leur pension a cessé, donne instruction à son secrétaire de leur donner immédiatement avis, conformément à l’article 528 de la loi concernant l’Instruction publique, que le paiement de leur pension sera discontinué à l’expiration d’une année à partir du mois de juillet prochain, 1929.Les certificats de médecin produits par ces pensionnaires, à l’appui de leur demande, sont incomplets et ne déclarent pas d’une façon assez affirmative qu’elles sont incapables d’enseigner.La Commission autorise le surintendant à leur faire subir un examen spécial par un autre médecin de son choix, en vertu de l’article 526 de la susdite loi, ou à réclamer des médecins qui les ont examinées plus de précision sur la nature et sur la gravité de leurs maladies, et ce, entre le 1er septembre et le 1er décembre 1929, et elle le prie de lui soumettre ces nouveaux certificats et rapports spéciaux de médecins, à sa prochaine session.Ces pensionnaires sont: Nom Ida-Olinda Bastien.Rébecca Bergeron.M.-Lse Bérubé (Mme Alph.Laplante) Elizabeth Boulanger.Wilhelmine Dionne.Marie Doyon.Alice Dupont.Albina Flibotte.Marguerite Houle.Mélanie Leclerc.Corinne Mottard.Agnes Nellis.M.-Anne St-Laurent.Age 48 39 41 49 48 44 39 46 38 42 48 43 43 too 13.19 73.14 lorea- Sur proposition de M.le Surintendant, M.François-Paul Noël, officier spécial du département de l’Instruction publique, chargé conjointement avec M.de Belleval d’expédier la correspondance et les affaires relatives au fonds de pension, est invité à assister à la présente séance de la Commission pour aider M.de Belleval dans l’exercice de ses fonctions de secrétaire et pour lui permettre en même temps de prendre plus intime connaissance des décisions de cette Commission et de s’initier davantage aux matières concernant le fonds de pension.La Commission, après avoir examiné les demandes des fonctionnaires qui ont abandonné l’enseignement pour cause de vieillesse ou de santé, leurs états de service et les certificats produits, ordonne ce qui suit: fete NOUVELLES PENSIONS ACCORDÉES AUX FONCTIONNAIRES AGÉS DE 56 ANS ET PLUS Belcourt, J.-E.Stevenson, Kate.Leblond de Brumath, A.Jasmin, Joseph-Louis-Philippe.Bélanger, Arabella (Mme Z.Gauthier) Côté, Philomène.Gravel, Joséphine.Picard, Émélie (Mme Jos.Beauregard) 76 $1,194 .20 75 209 .54 73 1,200.00 73 1,061.20 72 150.00 69 224.46 68 394 .46 67 173 .98 398 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Robinson, Elizabeth Jane.Brown, Marian Agnes (Mme Robert J.Peacock) McGil, Annie L.(Mme Malcolm Lang).Dumontel, Joséphine.Françis, Gladys Susie (Mme R.Weldon).Tremblay, Joseph-Lévis.Brosseau J.-Maximihen.Dessureault, M.-Laura (MmeJDoscithé St-Cyr).Stenning, Ann.A.Laguë, Georgiana.Simard, Léda (Mme Adélard Boulet).Vallée, Clara.Webb, Minnie Euphemia.Dodds, Agnès O.Hébert, M.-Lse.Norris, Emma Louise.Reynolds, Anna Martha.Stewart, Christina Wright.Walkinshaw, Jennie.Désaulniers, J.-V.Laguë, M.-Lse.Payette, Angéline (Mme F.-X.Guay).Thibaudeau, M.-J.-C.Total 67 357.72 63 403.20 62 323.38 61 505.40 61 333.16 61 1,067.86 60 300.00 60 165.26 60 300.00 59 330.76 59 220.42 59 546.48 58 560.68 57 604.60 57 150.00 57 901.64 57 261.90 57 1,200.00 57 297.10 56 489.00 56 300.00 56 264.32 56 300.00 $14,790.72 La demande de'Mlle M.-Lse Trottier, qui déclare n’avoir enseigné que douze ans, et n’a pa enseigné depuis 1913, est rejetée.FONCTIONNAIRES AGÉS DE MOINS DE 56 ANS Nom Age Pension Lalumière, M.-Rose.Gendreau, Opportune.Bolduc, Héloïse.Boulanger, Azilda.Huard, Marthe (Mme J.-Loisel).Schayltz, Jean Wilhelmine (Mme Alfred Hannaford) Longchamp, Reine (Mme J.-A.Veilleux).Gorman, Kate D.Coombe, M.Jane.Monfette, Marie.'.Paradis, William.Lavallée, Flora.Labbé, Hélène.Laplante, M.-Car.-Marg.Rhéaume, Emma.Paradis, Léopoldine.Boudreau, Alma.Archambault, Alexina.Landry, Maria-V.Laflamme, Anna-M.-Théodosie.Lachambre, Albina.55 $227.26 55 300.00 55 150.00 54 251.16 54 240.36 54 724,80 53 200.90 52 300.00 50 595.80 50 163.08 50 425.98 49 300.00 47 208.00 47 150.00 47 171.24 44 363.08 42 300.00 40 150.00 40 177.20 39 166.38 38 206.56 Total.Reporté 5,771.80 14,790.72 Grand Total 52 56 $ 395.43 20,562.52 Nombre de pensionnaires Moyenne de leur âge.Moyenne de leur pension L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 399 Mesdemoiselles Exilina Richer, Marcelline Rodier et Aglaé Tremblay auront droit à leur pension, si elles établissent avoir enseigné vingt ans dans une école sous contrôle.Mesdemoiselles Joséphine Boutin, M.-Lse-Lydia Groleau, Aurélie Laroche et M.J.-L.-Lucien Tremblay devront subir un autre examen médical.Sont refusées, les demandes de Mmes P.-,J.Boyce (née Julia Brennan) J.-H.Morin (née M.-Blanche de Montgrand) J.Vachon (née Elmina Bouchard) de Mlles Edmée-Onéda Allie, Elizabeth-Anne Duff, Alma Ducharme, Philomène Lévesque, Clotilde Mineault.DEMANDES DE REMBOURSEMENT DE RETENUES ACCORDÉES Nom Age Montant Bolduc, Adélaïde.41 S 53.25 Campeau, Aurore.33 77.86 Croisetière, Marie (Mme L.Ménard).63 88.76 Desjardins, Raoul.44 442.85 Knox, Madeleine.29 180.56 Laflamme, Aldéa.28 78.36 Marchand, Bernadine.37 49,25 MacKenzie, Mary A.52 67.14 Tousignant, Albertine.38 47.49 Yaugeois, Albina.29 93.99 Total.$ 1,179.51 Moyenne de l’âge.39 Moyenne des retenues.$ 117.95 ^ Les demandes de Mme Adélard Bergeron (née Caroline Boudreau) et de Mademoiselle Dina Thériault sont accordées sous la condition qu’elles établissent, à la satisfaction du surintendant, qu’elles ont enseigné au moins dix ans dans une école sous contrôle Celles des fonctionnaires suivantes sont rejetées: Mmes Alph.Arnaud (Eva Beauséjour), Emile Levasseur (Angéline Cormier), Zénon Nadon (M.-Emma Hébert), Gédéon Roy (Eva Poulin); Mlles Simone Boulanger, Ida Doucet, Alphonsine Dumont, Laurenza Durocher, Régina Gobeil, Blanche Joubert, Alma JVIailhot, Albina Richard, Angéline Vallée, Adrienne Vel.) La Commission autorise en outre M.le surintendant à payer à M.Gustave Girard, inspecteur d’écoles, qui vient de prendre sa retraite, la pension à laquelle il peut avoir droit, dès qu’il aura produit sa demande en la forme ordinaire et établi ses états de service, et à rembourser à Mlle Katie Dwyer, institutrice, qui a quitté le service depuis 1925, si elle aussi en fait une demande officielle et produit un certificat de médecin établissant qu’elle a cessé d’enseigner pour cause de santé.CAS PARTICULIERS dossier 914-p: Madame Jos.Delisle (née Alice Vézina) a obtenu une pen ion en 1925.En 1916, elle avait fait une première demande qui fut refusée.Elle réclame des arrérages.Demande refusée.dossier 1715—p : Monsieur Arsène Paquin, inspecteur d’écoles, demande le remboursement des retenues qu’il a versées pour assurer une demi-pension à sa femme, décédée le 29 mars dernier.La Commission ne voit rien dans la loi qui lui permette d’accorder cette demande.dossier 2054—p : Madame Raoul Larochelle (née Alice Thériault) fonctionnaire âgée de 46 ans, a soumis 1 an dernier une demande de pension qui fut refusée parce que le certificat du médecin qui 1 accompagnait n établissait pas, a la satisfaction de la Commission, qu’elle était incapable d’enseigner.Elle a quitté l’enseignement le 24 décembre 1924 et s’est mariée le 8 janvier 1925.Après avoir examiné le nouveau certificat produit par cette personne et pris connaissance de ses explications, la Commission ne croit pas devoir revenir sur sa décision de l’an dernier.dossier 2271—p: Madame Eugene Nadeau (née Augustine Bérubé), déclare avoir enseigné dix ans sous contrôle et ensuite avoir tenu une école indépendante pendant neuf ans.Elle n’a pas demandé au surintendant l’autorisation de continuer ses versements au fonds de pension et n’a rien versé pour les années pendant lesquelles elle a ainsi tenu une école privée.Elle n’a de retenues à son crédit dans le fonds de pension que pour huit années.Elle a cessé d’enseigner il y a trois ans.Elle offre de payer les retenues qu’elle aurait dû verser et à faire compter ses neuf années d’enseignement irrégulier pour établir ses droits à une pension.Dans ce cas, elle reprendrait l’enseignement.Se basant sur 1 article 554 de la loi de l’Instruction publique, la Commission décide que pour ne pas perdre ses droits à la pension le fonctionnaire qui enseigne dans une école indépendante doit, au préalable, en avoir obtenu l’autorisation spéciale du surintendant et payer régulière- 400 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ment la retenue sur son traitement.Depuis le 2 juillet 1913, il n’est plus permis à un fonctionnaire qui a négligé de remplir ces formalités de régulariser sa situation.dossier 2050-p : Mademoiselle Emilie Dubé soumet une demande identique à la précédente.Même décision.dossier 2421—p : Madame G.J.Mclnnis fnée Odile-V.Dufresne) a enseigné pendant dix ans.Elle a quitté le service en juin 1925 et s’est mariée le 1er septembre suivant.En 1926, elle a fait une demande de remboursement de retenues que la Commission n’a pas accordée, trouvant que le certificat de médecin produit à l'appui ne démontrait pas suffisamment son incapacité.Elle réitère cette demande, mais sans produire de nouveaux certificats de médecin.Demande de nouveau rejetée.dossier 271 6-p: Madame J.-L.St-Pierre (née Cécilia Girard) soumet un nouveau certificat de médecin à l’appui de sa demande de pension qui avait été rejetée l’an dernier.Ce certificat étant jugé assez probant, la pension de Mme St-Pierre est accordée.dossier 2746-p: Le secrétaire fait rapport que M.le surintendant a autorisé le paiement de la pension à Mme Ls Girard (née Sylvie Bédard) dont il avait oublié, par erreur, de produire la demande l’an dernier.Elle a enseigné vingt-deux ans et est âgée de 70 ans.Monsieur le surintendant soumet une requête de l’Association des Institutrices catholiques de Québec, Incorporée, demandant que le minimum des pensions soit porté de $150.00 à $200.00 et que l’augmentation accordée aux pensionnaires qui ont enseigné plus de 20 ans soit de $10.00 au lieu de $5.00 pour chaque année de service en sus de 20 ans, jusqu’à concurrence de $400.00 au lieu de $300.00.Considérant le déficit du fonds de pension pour le dernier exercice financier, cette Commission ne croit pas pouvoir appuyer cette requête.Monsieur A.-B.Gharbonneau propose, secondé par M.Nérée Tremblay, que l’honorable secrétaire cle la Province soit prié de bien vouloir faire amender l’article 531 de la loi concernant l’Instruction publique (S.R.1925, ch.133) en y insérant après le mot “servi”, dans la cinquième ligne, les mots “au moins deux ans”.Cet amendement ne serait que la confirmation du règlement No 8 de cette Commission.La Commission prie M.le surintendant de bien vouloir faire, auprès de l’honorable ministre des Travaux publics, des démarches à l’effet d’obtenir des casiers métalliques pour la conservation des livres et archives du fonds de pension et aviser à toutes autres mesures à prendre pour que ces livres et archives soient protégés contre le feu.Elle autorise aussi M.le surintendant à payer, en outre des indemnités ordinaires accordées aux membres de cette Commission pour frais de voyage et de déplaceront et à quelques employés du département pour travaux spéciaux, une somme de deux cents dollars à M.Ernest Gagnon, pour les recherches qu’il a dq faire dans les livres du fonds de pension, depuis sa dernière session, afin d’établir les états de services des fonctionnaires, et à M.Paul Delâge, pour la poursuite de ce travail, une somme de six cents dollars, pour l’année commencée le 1er décembre courant.Monsieur Hopkins propose, secondé par M.Nérée Tremblay, et il est résolu que le salaire du secrétaire soit fixé, pour l’année commencée le 1er décembre courant, à la somme de seize cents dollars, payable mensuellement.La Commission exprime à M.Ers-Paul Noël sa reconnaissance pour les services rendus à son secrétaire.Et la session est close.Cyrille-f.Del age, Président Avila de Belleval, Secrétaire.avis aux inspecteurs d’écoles, professeurs et instituteurs, fonctionnaires de l’enseignement PRIMAIRE L’honorable surintendant de l’Instruction publique croit devoir rappeler à tous les inspecteurs d’écoles, professeurs et instituteurs, fonctionnaires de l’enseignement primaire, qui désireraient assurer une demi-pension à leur femme, au cas où elle leur survivrait, et qui n’ont pas acquitté régulièrement la retenue supplémentaire exigible à cette fin, que le délai de faveur accordé pour le paiement de cette retenue expire le 30 juin prochain, 1929.(Article 534 de la loi concernant l’Instruction publique, S.R.P.Q., 1925, ch.133). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 401 PEDAGOGIE LES ÉCOLES MÉNAGÈRES RÉGIONALES Une réunion importante Le mardi, 15 janvier, les directrices des Écoles Ménagères Régionales de la Province se sont réunies à la Maison-Mère des Sœurs Grises, rue Guy, Montréal.La réunion avait été convoquée à la demande de M.le Surintendant de l’Instruction publique, afin d’étudier les programmes et les règlements des Écoles ménagères régionales adoptés par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique à sa séance de septembre 1928, règlements et programmes approuvés peu de temps après par le Lieutenant-Gouverneur en conseil.L’assemblée fut présidée par l’honorable M.Delâge, Surintendant de l’Instruction publique.Assistaient aussi à la réunion: M.Lionel Bergeron, Secrétaire du département de l’Instruction publique; M.C.-J.Magnan, Inspecteur général et conseiller pédagogique du département de l’Instruction publique; M.l’abbé H.Bois, Inspecteur de l’enseignement ménager; M.Alphonse Désilets, Chef du Service d'Économie domestique, représentant le Ministère de l’Agriculture.Les révérendes Sœurs dont les noms suivent assistaient à la réunion : Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) Sœur Sainte-Luce, assistante générale, Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) de Montréal.Sœur McKenna, assistante générale, Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) de Montréal.Sœur Saint-Jean-Baptiste, assistante générale, Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) de Mont.Sœur Saint-Louis de Gonzague, assistante générale, Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) de Montréal.Sœur A.Fiché, supérieure de la province de Montréal.Sœur Dalton, supérieure de la province d’Youville.Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame Sœur Sainte-Anne-Marie, maîtresse générale des études, de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.Sœur Sainte-Marie-Vitahne, directrice générale de l’enseignement ménager.Sœurs des SS.NN.de Jésus et de Marie Sœur Marie-Catherine-de-Suède, maîtresse générale des études.Sœur Marie-Catherine-de-Cardone, directrice générale d’enseignement ménager.Sœur Marie-Agnès-de-Rome.Sœurs de la Présentation de Marie Sœur Marie-Saint-Zéphirin, directrice de l’École Normale de St-Hyacinthe.Sœur Marie-Saint-Maurice, directrice de l’enseignement ménager de St-Hyacinthe.Sœur Marie-Sainte-Césarine, directrice de l’École Ménagère Régionale de Sutton.Sœur Marie-de-Bethléem, maîtresse d’enseignement ménager de Sutton.Sœur Marie-Saint-Gabriel, maîtresse d’enseignement ménager de Sutton. 402 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Sœurs Grises de la Croix Sœur Marie-Blanche, supérieure de l’École Ménagère Régionale de Montebello.Sœur Jeanne de Domrémy, de l’École Ménagère Régionale de Montebello.Sœurs de la Providence Sœur Marie-des-Servites, supérieure provinciale de Joliette.Sœur Étienne-de-Hongrie, directrice provinciale des études de Joliette.Sœur Jeanne-de-Marie, supérieure locale, École Ménagère de Ste-Ursule.Sœur Flaminia, directrice de l’École Ménagère Régionale de Ste-Ursule.Sœurs du Bon-Pasteur de Québec Sœur Marie-de-Saint-Pierre, supérieure de l’École Ménagère Régionale de St-Geo.-de-Beauce.Sœur Marie-de-Saint-Luc, Bon-Pasteur de Québec.Sœurs de la Charité (Sœurs Grises) de Montréal Sœur Saint-Augustin, assistante provinciale.Sœur Deguire, assistante provinciale.Sœur Massicotte, supérieure, Notre-Dame de Liesse.Sœur Sainte-Sabine, supérieure, École Ménagère Professionnelle de Saint-Joseph de Mont.Sœur A.Houle, maîtresse d’enseignement ménager, de Saint-Joseph de Montréal.Sœur A.Baulne, supérieure, Couvent d’Youville de Saint-Benoît.Sœur Legault, hospitalière en chef, rue St-Mathieu.Sœur Saint-Gabriel, directrice, École Ménagère Régionale.Sœur Êthier, École Ménagère Régionale.Sœur Rousselot, École Ménagère Régionale.Sœur Ouimet, École Ménagère Régionale.Sœur Elie, École Ménagère Régionale.Sœur J.Lefebvre, École Ménagère Régionale.Sœur Y.Morin, École Ménagère Régionale.Les officiers du département de l’Instruction publique, MM.Delâge, Bergeron et Magnan commentèrent les nouveaux programmes et firent connaître la portée des règlements qui les accompagnent.M.l’abbé Bois et M.Désilets prirent aussi part aux délibérations.Plusieurs religieuses posèrent des questions et firent connaître leur opinion sur la mise en œuvre des programmes et des règlements.La réunion fut intéressante et pratique.Les Écoles Ménagères Régionales sont de création récente.Leur établissement a été suggéré lors du premier Congrès pédagogique d’enseignement ménager tenu à Saint-Pascal, en 1926.En vertu d’une entente intervenue entre l’honorable Ministre de l’Agriculture et le Surintendant de l’Instruction publique, les Écoles Ménagères Régionales sont d’abord agréées comme telles par l’honorable Ministre de l’Agriculture, puis reconnues officiellement pas le Comité cathohque du Conseil de l’Instruction publique.Ce dernier a dressé un programme spécial pour les Écoles ménagères régionales à qui il a donné des règlements conditionnant ce programme.C’est le Surintendant de l’Instruction publique qui est tenu de s’assurer si ces programmes sont bien suivis et si les règlements sont bien observés.L’organisation des Écoles Ménagères Régionales : programme, règlements, etc., a été approuvée définitivement par le Lieutenant-Gouverneur en conseil.L’inspection des Écoles Ménagères Régionales sera faite par l’inspecteur de l’enseignement ménager, M.l’abbé Bois, et, sur ses rapports et avis, les diplômes et certificats que les Écoles M énagères Régionales sont autorisées à octroyer L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 403 seront signés par le Surintendant de l’Instruction publique.Les Écoles Ménagères Régionales dont l’organisation, l’installation et l’outillage permettent de développer l’enseignement ménager sur une échelle plus étendue en ajoutant aux années du cours primaire complémentaire une année ou deux de formation spéciale.Ce cours de perfectionnement a pour but: lo Préparer des maîtresses d’enseignement ménager pour les écoles normales primaires, les écoles primaires complémentaires et les écoles ménagères; 2o Initier les jeunes filles à la vie du foyer.Le cours de perfectionnement comprend deux années et donne droit, après la première année, à un brevet élémentaire d’enseignement ménager et, après la deuxième année, à un brevet supérieur.Mais pour obtenir tels brevets, les candidates doivent être porteurs d’un diplôme d’enseignement classique.Le programme pourvoit aussi à des cours de vacances pour les institutrices, les religieuses et les jeunes filles déjà munies d’un diplôme d’enseignement classique et qui désirent se pourvoir soit d’un brevet ou d’un certificat d’aptitude à l’enseignement ménager.Voici la liste des Écoles Ménagères Régionales agréées par le Ministère de l’Agriculture et reconnues officiellement par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique: l’École de Sainte-Martine, comté de Chateauguay, dirigée par les Sœurs des SS.NN.de Jésus et de Marie; l’École de Montebello, comté de Papineau, dirigée par les Sœurs Grises d’Ottawa; l’École de Sutton, comté de Brome, dirigée par les Sœurs de la Présentation; l’École de la rue Saint-Mathieu, Montréal, dirigée par les Sœurs Grises; l’École de Sainte-Ursule, comté de Maskinongé, dirigée par les Sœurs de la Providence; l’École de Roberval, comté du Lac Saint-Jean, dirigée par les Dames Ursulines; l’École de Saint-Georges, comté de Beauce, dirigée par les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec; l’École de Gaspé, dirigée par les Dames Ursulines.SUR LE VIF Nécessité pour les instituteurs et les institutrices de préparer leurs leçons et de travailler à leur instruction personnelle (Pour “ L’Enseignement Primaire”) Voilà un sujet qui n’est pas nouveau, qui a été proposé bien des fois dans les conférences pédagogiques et dont tous les journaux d’enseignement, celui-ci comme les autres, ont eu à s’occuper.Pour enseigner des notions aussi multiples que celles qui sont imposées par les programmes; pour obtenir les résultats que tout enseignement sérieux doit produire, combattre les tendances que nous avons tous à la routine et nous rapprocher sans cesse de la méthode rationnelle, il importe que le maître, quelle que soit sa position dans la hiérarchie, unisse à une instruction solide le talent d’enseigner, c’est-à-dire la facilité à exposer, l’art de présenter les choses sous leur aspect naturel, l’habileté à les disposer de la manière la plus conforme aux dispositions et aux besoins des élèves, l’emploi des formes les plus propres à faire pénétrer la lumière dans leur esprit : il faut, en un mot, qu’il possède de profondes connaissances pédagogiques.Pénétrons-nous bien de cette pensée salutaire, qu’on ne possède jamais à un assez haut degré l’art précieux de faire passer dans les intelligences les connaissances élémentaires que l’on est chargé d’enseigner.C’est un art d’observation et qui, en cette qualité, appelle ceux qui s’y livrent à un progrès continu, qui exige de leur part un travail de tous les jours, soit pour préparer leurs leçons, soit pour entretenir, fortifier et augmenter ses connaissances personnelles.On sait que celui qui n’avance pas recule. 404 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ni rinstruction la plus élevée, ni les titres les plus laborieusement acquis ne peuvent nous dispenser de travailler à augmenter la dose de notre savoir, et cette tâche nous incombe aussi longtemps que nous avons à remplir le rôle d’éducateur.L’instituteur ne peut donc, à moins de circonstances fortuites et de force majeure, se dispenser de se réserver chaque jour quelques instants à consacrer à l’étude.Son intérêt l’exige autant que l’intérêt des élèves: tant vaut le maître, tant vaut l’école.Que de fois, dans une longue carrière, n’avons-nous pas eu à constater la rigoureuse vérité de ce principe ! L’instituteur se doit tout entier à son devoir professionnel; c’est pourquoi, lorsqu’il a fourni dans son école sa tâche quotidienne, il faut encore qu’il prépare consciencieusement celle du lendemain, en s’aidant tout à la fois de l’étude et de la réflexion: C’est à ce prix seul qu’il parviendra à donner à son enseignement une direction sûre et une base solide.Rien de sérieux ne s’improvise, qu’on le sache bien, et en fait d’enseignement moins qu’en toute autre chose.Si docile que soit la mémoire, si prompte et si vive que soit la parole, si claires que soient dans l’esprit les connaissances que l’on enseigne, on ne peut faire une leçon avec assurance, netteté et mesure qu’autant qu’on l’a soigneusement préparée.Overberg, dont le talent de professeur était tel qu’on accourait de loin pour se former à ses leçons, a laissé dans un journal de sa jeunesse les réflexions suivantes que l’on ne saurait trop méditer: “Ce matin, je suis encore allé faire mon instruction sans l’avoir suffisamment préparée.O Dieu! aidez-moi pour que cela ne m’arrive plus.C’est une illusion de me dire à moi-même: Sois tranquille, tu es maître de ton sujet, telle affaire est plus importante.” Si ce grand maître (1) dans l’art d’enseigner trouvait indispensable le soin de préparer ses leçons, combien ce même soin doit paraître nécessaire au maître ordinaire! Ayons donc toujours présentes à l’esprit les paroles du vertueux Overberg, et en dépit de toutes les entraves, sachons trouver un moment pour régler d’avance le travail du jour, lire attentivement le texte des leçons qui devront être expliquées aux élèves, recourir à nos souvenirs et à nos ouvrages pédagogiques, afin de saisir, ne fût-ce qu’au vol, un trait, une anecdote, une pensée, une maxime, un commentaire qui animent et qui vivifient l’enseignement du livre, toujours sec et froid par lui-même.Avec cela, appliquons-nous à exprimer nos explications et nos développements avec autant de clarté que de simplicité, et dans ces conditions, nous serons sûrs de nous faire écouter et d’être vraiment des éducateurs.C.Y.LA VIE DES CHAMPS, SOURCE DE BONHEUR (2) in Enfin le tableau de Blanche Lamontagne manquerait de poésie s’il n’était animé par “un ruisseau chantant sur lequel ploie un pont rustique et où les oies calmes mirent leur col de neige.Coin enchanteur où le vol des pensées est sans limite”.Aussi _voyez-le tout près de la “maison blanche, vaste, spacieuse”, puis levez les yeux, portez au loin votre regard, “le vol de vos pensées fuira vers un horizon sans limite.” Oh! les horizons larges de la campagne! comme ils invitent aux idées grandes et fortes! comme ils parlent bien du Créateur qui a mis pour nous un reflet de sa beauté dans les matins lumineux, les midis resplendissants et les soirs pleins d’étoiles! Tandis qu’à la ville, l’horizon se ferme au premier tournant de la rue, et l’œil en quête de beau panorama ne rencontre bien souvent que la ligne monotone et raide des balcons qui se succèdent aux façades grises ou rouges des maisons.Combien le spectacle de la belle nature repose, donne du bonheur, donne le goût de la beauté morale! Il inspire tout particulièrement l’esprit de prière, car le cultivateur sait fort bien que s’il prépare lui-même le sol et y dépose la semence, c’est Dieu qui la fait croître et arriver à maturité.Les enfants initiés de bonne heure à admirer la nature, à comprendre la campagne, à s’intéresser aux travaux, aux produits et aux revenus de la terre, acquièrent une force invincible de résistance contre l’entraînement du flot d’émigration vers les villes ou vers l’étranger.(1) Bernard Overberg (1754-1826), une des gloires les plus pures de la pédagogie catholique.Naquit en Wesphalie, Allemagne, en 1754 et mourut en 1826.(2) Pour I et II, voir L'Enseignement Primaire de février 1929. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 405 Quand l’illusion proposera au jeune homme ou à la jeune fille, comme dans un mirage, d’un côté les recettes apparemment élevées, les heures limitées du travail à la ville, et, de l’autre, l’ouvrage rude et constant de la campagne avec moins de monnaie sonnante dans sa bourse de tous les jours, ils sauront rétablir la réalité et faire le bilan des avantages que la campagne leur offre au point de vue de la morale, de l’hygiène, de la santé, de la liberté, de la prospérité constante et progressive.C’est donc un grave devoir pour l’institutrice d’ouvrir le cœur de ses élèves à l’amour du sol en donnant à leur intelligence dès connaissances au moins rudimentaires sur l’agriculture et en faisant valoir devant eux les bienfaits de la vie rurale.Car tout amour a le même principe : pour aimer un bien il faut d’abord le connaître, et mieux on le connaît, plus on l’aime.Pour faire aimer la terre, les pourquoi et les parce que ne peuvent qu’augmenter les motifs d’attachement.Dans une école delà campagne, et même dans celle de la ville, des leçons de choses bien choisies porteront sur la vie des champs.L’enfant apprendra à connaître et à admirer la perfection des êtres dans chacun des trois règnes de la création: on l’habituera à faire monter sa reconnaissance vers Dieu “avec le parfum des fleurs, avec le troublant mystère de la féconde nature”.Après une leçon sur les parties et les fonctions d’une plante ou d’une fleur, l’enfant prendra plaisir, au retour de l’école, à étudier sur place plantes et fleurs du jardin.De même quelques explications feront comprendre pourquoi et comment on améliore la terre, pourquoi on varie le genre de culture dans un même terrain d’année en année, etc,.En toute occasion, durant les classes, l’institutrice rappellera aux enfants les avantages de la campagne et de la ferme aussi bien que les misères des villes pour les pauvres ouvriers qui sont exposés à toutes sortes de dépenses.Un bon journal d’agriculture lui serait un puissant auxiliaire dans la préparation des leçons de ce genre.Enfin, si les parents voulaient y mettre eux-mêmes de la conviction et de la méthode en créant à la maison une atmosphère de contentement de leur état de cultivateur, s’ils voulaient éveiller chez leurs enfants l’intérêt pour les travaux de la terre en leur confiant, par exemple, le soin d’un détail de la ferme et leur en attribuer le rendement, ce serait là un stimulant et un lien qui retiendrait pour de bon le cœur du petit Canadien au sol natal.Quoique je n’aie pas la lyre de Blanche Lamontagne, dans la petite école de “nos champs ou de nos rives”, j’essaierai, moi aussi, de préparer une “moisson nouvelle”.Et, si après des jours de travail, d’exhortations où je me serai efforcée de créer chez mes élèves une mentalité rurale, je vois un de ces enfants à la mine vaillante et au regard clair se lever et me dire: “Moi, mademoiselle, je veux faire un habitant.Je vois comme c’est beau la campagne, et comme c’est grand de travailler toujours sous le regard du bon Dieu!” Oh! alors ce me sera une récompense et j’aurai la satisfaction intime et réconfortante d’avoir été un artisan de la cause nationale en conduisant mes élèves vers l’amour de “la vie des champs, source de bonheur!” Une élève du cours supérieur, de l’École normale de Valley field.L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX DANS LES ÉCOLES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Dans la livraison de février du Messager Canadien du Sacré-Coeur, de Montréal, le R.P.Dugré, s.j., a publié un bel article sur l’intention générale de l’Apostolat de la prière pour le mois de février 1929: “Que le pouvoir civil reconnaisse les droits de l’Église en matière d’éducation”.Après avoir parlé de l’importance de la religion à l’école et démontré les funestes résultats de l’école sans Dieu, le R.P.Dugré, écrit: “Réjouissons-nous de ce que, dans notre province de Québec, l’Église ait conservé dans l’école toute la liberté dont elle a besoin pour y donner l’enseignement religieux.Prions aussi pour que, dans la pratique, cette liberté soit pleinement mise à profit.On souhaiterait que, chez nous, les prêtres eussent le loisir d’enseigner le catéchisme dans toutes les écoles.En fait, la plupart du temps, le curé doit s’en remettre de ce soin aux instituteurs et aux institutrices et se contenter de s’assurer que le catéchisme est enseigné sérieusement et bien appris.Quand ce sont des Frères ou des religieuses qui sont chargés des écoles, on peut se rassurer; la formation spirituelle, les cours 406 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de religion qu’ils continuent à recevoir toute leur vie, leur fournissent, avec la conviction intime et le zèle communicatif, les connaissances nécessaires pour bien enseigner la religion aux enfants.Les laïques n’ont pas les mêmes avantages.Puissent-ils, au moins, prendre conscience de l’impor-tapce de leur rôle et de leur responsabilité, pour s’acquitter dignement de la haute fonction que l’Église leur confie.Les commissaires d’écoles, les inspecteurs, ne sauraient trop insister pour que cette partie du programme d’enseignement soir parfaitement remplie.S’ils allaient s’en désintéresser, s’ils allaient lui faire la maigre part, sous prétexte que l’examen de catéchisme ne compte pas pour le diplôme, ou qu’on l’apprendra plus tard à l’église, se serait ruiner dans l’esprit des enfants l’estime qu’ils doivent lui accorder, ce serait déjà les acheminer vers l’indifférence religieuse.Sans doute, on ne peut mettre dans la tête d’un enfant toute la science théologique nécessaire aux adultes instruits; ceux-ci devront poursuivre toute leur vie leur cours de religion; mais ce qu’il faut inculquer aux enfants dès le bas âge, c’est le respect de la religion, la persuasion profonde que ses intérêts ont la préséance sur tout le reste, parce qu’ils se confondent avec le bien de l’âme, la gloire de Dieu, la poursuite de la fin dernière.” VERS LE PASSE GLANURES SCOLAIRES Nos devanciers et la pédagogie A TRAVERS LES REGISTRES DES ASSOCIATIONS D’INSTITUTEURS DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC {suite).(Voir L’Enseignement Primaire de novembre, décembre 1928, et de janvier, février 1929.) V 1869-1870-1871 Questions d’enseignement traitées 1870-1871.aux assemblées de ces sociétés durant les années 1869-A ASSOCIATION DES INSTITUTEURS CATHOLIQUES DE LA CIRCONSCRIPTION DE L’ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER, DE MONTRÉAL, FONDÉE LE MERCREDI, 3 MARS 1857.(1869).—Sterne réunion, vendredi, 29 janvier 1869.—Président: M.M.Émard; secrétaire: M.J.-O.Cassegrain.1.-—L’éducation et l’instruction.—M.G.Martin.2.—La meilleure méthode d’enseigner l’anglais dans nos écoles françaises.(Sujet de discussion.) 87eme réunion, vendredi, 28 mai 1869.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1-—L’éducation physique des enfants et l’hygiène dans les écoles.—M.L.Grondin, I.E.2.—Serait-il à propos d’introduire dans nos écoles françaises des livres d’épellation à l’instar de ceux qui sont en usage dans les écoles anglaises ?(Sujet de discussion.) 3.^—Les devoirs de l’homme et du citoyen.—M.D.Boudrias.88eme réunion, vendredi, 27 août 1869.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1.—Réflexions sur la discipline.—M.M.Caron, I.E.2.—Serait-il à propos d’enseigner l’agriculture et l’horticulture dans nos écoles?(Sujet de discussion.) 3.—Éloges du Catéchisme Agricole du Rév.P.Leclerc.—M.C.Gélinas.(1870).—89eme réunion, vendredi, 29 janvier 1870.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1-—Enseignement du commerce et de l’agriculture dans les écoles.—M.F.-X.Valade, I.E.2.—Même sujet de discussion que celui de la réunion du 27 août 1869.3.—L’éducation pratique.—M.F.Verner. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 407 40hme réunion, vendredi, 27 mai 1870.-—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1.—La construction des maisons d’écoles.—M.J.-C.Paradis.2.—Nos maisons d’écoles, telles que construites, sont-elles de nature à compromettre la santé ?(Sujet de discussion.) ^^èmeréumon, août 1870.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1.-—Nécessité d’inspirer du goût pour l’éducation.—M.F.-X.Valade, I.E.2.—Quelle est la méthode la plus prompte pour faire acquérir l’orthographe d’usage aux enfants?(Sujet de discussion.) (1871).—4Seme (1) réunion, vendredi, 27 janvier 1871.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.Quelle est la méthode la plus prompte pour faire acquérir l’orthographe syntaxique aux enfants?(Sujet de discussion.) 44'eme réunion, 26 mai 1871.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1.—Rapport sur les travaux de VAssociation, de 1865 à 1870 inclusivement.—M.J.-O.Cassegrain.2.—Même sujet de discussion que celui de la réunion du 27 janvier 1871.3.—Les punitions corporelles dans les écoles primaires.—M.P.Demers.4.—Causerie sur un voyage aux États-Unis, (1ère partie).—M.U.-E.Archambault.45eme réunion, vendredi, 25 août 1871.—Président: M.J.-O.Cassegrain; secrétaire: M.Wm Fahey.1.—But de l’éducation, et nécessité, pour l’instituteur, de donner à son enseignement une direction conforme à ce but.—-M.J.-O.Cassegrain.2.—Est-il préférable d’appliquer, à la discipline dans les écoles, le système monar- chique ou le système républicain ?(Sujet de discussion.) 3.—Causerie sur un voyage aux États-Unis, (2ème partie).—M.U.-E.Archambault.B ASSOCIATION DES INSTITUTEURS CATHOLIQUES DE LA CIRCONSCRIPTION DE L’ÉCOLE NORMALE LAVAL, DE QUÉBEC, FONDÉE LE MERCREDI, 13 MAI 1857.(1869).—S0ème réunion, samedi, 30 janvier 1869.—Président: M.F.-X.Gilbert; secrétaire: M.Alf.Esnouf.1.—La météorologie.—M.Ls.Lefebvre.2.—Excellence de la Grammaire de M.C.-J.-L.Lafrance.—M.N.Thibault.3.—Quelles sont les branches d’instruction qui doivent principalement occuper l’instituteur?(Sujet de discussion.) S7ème réunion, samedi, 29 mai 1869.-—Président: M.F.-X.Gilbert; secrétaire: M.Alf.Ésnouf.1.—Même sujet de discussion que celui de la réunion du 30 janvier 1869.2.—Résumés des opinions émises, 1°—sur le sujet de discussion de la réunion du 30 janvier 1869,—par M.F.-X.Toussaint; 2°—sur celui de la réunion du 29 mai 1869,—par M.J.-B.Cloutier.88eme réunion, dernier samedi d’août 1869.—Président: M.Ls.Lefebvre; secrétaire: M.Jos.Létourneau.1.—L’arithmétique.—M.J.-B.Cloutier.2.—Quel est le meilleur moyen de rendre l’enseignement attrayant pour les enfants, afin de les engager à fréquenter les écoles plus régulièrement.(Sujet de discussion.) (1870).—SSème réunion, samedi, 29 janvier 1870.—Président: M.Ls.Lefebvre; secrétaire: M.Jos.Létourneau.1—Les Caisses d’épargne en faveur des instituteurs.(Sujet de discussion.2.—Nos conférences: moyens d’y attirer un plus grand nombre de membres.—M.Jos.Létourneau et M.B.Pelletier.3.—Écoles de garçons tenues par des institutrices.—M.N.Laçasse.4.—L’instruction publique, au point de vue théologique.—Abbé Th.-A.Chandonnet, principal de l’École normale Laval, de Québec.40eme réunion, samedi, 28 mai 1870.—Président: M.Ls.Lefebvre; secrétaire: M.Jos.Létourneau.1-—Botanique: La germination et la croissance des plantes.—M.J.-B.Cloutier.2.—Même sujet de discussion que celui de la réunion du 29 janvier 1870.3.—Les Caisses d’économie en faveur des instituteurs.—Hon.P.-J.-O.Chauveau, Surintendant de l’Instruction publique.4.—L’inspection des écoles a-t-elle été utile?—M.N.Laçasse, professeur, et M.L.-F.Béland, I.E. 408 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Jfleme réunion, samedi, 27 août 1870.—Président: M.Jos.Létourneau; secrétaire: M.Frs.Simard.1.—Quelques réflexions sur le salaire des instituteurs.—M.Frs.Simard.2.—Comment doit-on traiter les instituteurs qui s’offrent au rabais?(Sujet de dis- cussion.) 3.—Meilleure méthode d’enseignement de l’agriculture dans les Écoles normales.— Abbé Th.-A.Chandonnet, principal de l’École normale Laval, de Québec.(1871).—Ji2eme réunion, samedi, 28 janvier 1871.—Président: M.Jos.Létourneau; secrétaire: M.Frs.Simard.1.—Historiens du Canada.—N.Thibault.2.—Nécessité d’étudier notre histoire nationale.—M.F.-X.Toussaint.3.—Qualités morales nécessaires à l’instituteur: les douze vertus d’un bon maître.— M.N.Laçasse.4.—Jusqu’à quel point l’enseignement de l’agriculture pourra-t-il être utile dans nos écoles?(Sujet de discussion.) 5.—Éloges du Petit Manuel d’Agriculture de M.le Dr.Hubert Laitue.—M.N.Thi- bault.JfS'eme réunion, samedi, 27 mai 1871.—Président: M.Jos.Létourneau; secrétaire: M.Érs.Simard.1.-—D’Iberville et son temps, (1ère partie).—M.N.Thibault.2.—a) Est-il à propos d’enseigner l’histoire ?b) Quelle histoire convient-il d’ensei- gner aux élèves de nos campagnes?c) Comment faut-il enseigner l’histoire?(Sujets de discussion.) Jf-J^eme réunion, samedi, 26 août 1871.—Président: M.Jos.Létourneau; secrétaire: M.N.Laçasse.1.—Le Grand Horloger de l’univers.—M.F.Declercq.2.—a) Jusqu’à quel point peut-on enseigner l’anglais dans les écoles composées uniquement de Canadiens français ?b) Dans quelles écoles doit-on enseigner cette langue ?(Sujets de discussion.) (2) Ce coup d’œil rétrospectif, sur les sujets divers traités par les membres des associations d’ins-tituteurs de Montréal et de Québec, de 1857 à 1871, dénote chez ces éducateurs d’autrefois, une fidèle persévérance dans le travail, un excellent esprit de collaboration: qualités indispensables à tout bon membre d’une société.Pierre-Paul Magnan, Professeur à l’École normale Laval, de Québec.Québec, 20 février 1929.UNE MISE EN GARDE Théories à surveiller en matière d’éducation Dans un récent numéro de La Croix, de Paris, 9 novembre 1928, nous lisons l’importante note qui suit: Il se tient tous les deux ans une conférence mondiale du Cercle international d’études pour la réforme de l’éducation.La dernière session a eu lieu à Locarno du 2 au 16 août 1927; la session de 1929 sera convoquée à Copenhague.(1) Erreur de numération.—Le nombre ordinal {réunion) a été omis et substitué par le nombre ordinal JtSème {réunion).Il s’en sait que l’ordre des réunions subséquentes souffre de cette méprise.Nous nous en tenons à celui indiqué à l’en-tête de chaque procès-verbal.(2) Le relevé, que nous avons fait jusqu’à ce jour, des sujets traités devant les Associations des Instituteurs Catholiques des Circonscriptions des Écoles normales Jacques-Cartier, de Montréal, et Laval de Québec, constitue l’ensemble des causeries données par ses membres, depuis leur fondation, 1857, jusqu’à 1871 inclusivement.Cette nomenclature de sujets de conférence nous donne une excellente idée du travail accompli par nos prédécesseurs durant les quinze premières annéeo d’existence de leurs sociétés.C’est avec un plaisir tout particulier, que nous avons réuni les titres de ces entretiens, d’une époque déjà lointaine Nous aimons à penser que la lecture de ces évocations du p,Jssé a intéressé plus d’un lecteur.Quand les circonstances nous le permettront, nous continuerons à grouper ces glanures attrayantes.P.-P.M. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 409 Nous nous préoccupons peu en France de ces manifestations pédagogiques.Il convient cependant de noter que, d’année en année, le nombre des congressistes augmente; à Locarno, il dépassait le nombre de 1,000.Les plus nombreux étaient les Américains, les Anglais et les Allemands, Les peuples asiatiques, Chinois, Japonais, Indous, y prirent également part ainsi que la Russie soviétique et la République de Libéria.La Commission d’éducation de La Plus Grande Famille (1) nous fait connaître les théories pédagogiques inquiétantes qui ont été émises à ce congres; il convient de s’en préoccuper et de les tenir, comme l’on dit, à l’œil, car, tôt, ou tard, elles nous seront importées comme des découvertes scientifiques en matière de pédagogie: Le thème général de la conférence était: “Liberté et réglementation”.Les tendances qui se manifestèrent d’une manière dominante dans le Congrès furent, dans le domaine philosophique, celles qui s’orientent vers la psychologie individuelle et la psychologie analyse.Les professeurs Adler et Oscar Fister exprimèrent l’avis que la jeunesse doit être élevée en vue de l’utilité commune.Le professeur Adler distingua trois catégories d’enfants: ceux qui sont atteints de défauts organiques, ceux qui ont été gâtés, ceux qui ont été haïs.Oscar Fister repoussait le principe d’Adler.Il proposait une méthode d’après laquelle il existerait, dans chaque école, un conseiller scolaire n’appartenant pas aux corps enseignants et qui serait plutôt un ami de l’école, chargé de traiter, par les principes de la psycho-analyse, le cas des enfants difficilement éducables.Le professeur Paulsen, de Berlin, a exprimé l’avis que l’opinion publique actuelle se laisse trop guider par des théories; elle devrait être inclinée vers un mode d’éducation pratique.La puissance instructive devrait passer du professeur à l’écolier.Il pense qu’aucune réforme scolaire ne sera possible, tant que le dernier maître d’école n’aura pas été chassé de l’école.D’après lui, l’enseignement encyclopédique et l’enseignement artistique empêchent tout progrès intellectuel parce qu’ils détruisent la fantaisie dès le jeune âge.Notre époque aurait besoin d’hommes synthétiques et créateurs.Le professeur Mark pense que la réforme de l’éducation signifie un renouvellement des conditions de la vie en tant que phénomène individuel et phénomène social.L’école doit être affranchie de la servitude d’un but d’éducation.Actuellement, l’école est encore un instrument aux mains de la société, et aucune réforme scolaire ne pourra se produire tant que l’État lui-même ne sera pas réformé.Des directives pédagogiques se sont révélées à Locarno; il ressort que deux groupes se trouvaient en présence: les partisans de l’externat et les partisans de l’internat.En fait de dispositions d’ordre pratique, la plupart des éducateurs réunis à Locarno recommandent la suppression des classes et surtout celle de bancs.La salle d’école doit être un heu familial, comme l’est la chambre d’un enfant dans la maison paternelle.Les orateurs se prononcèrent aussi pour la suppression des livres scolaires et pour le renforcement de l’enseignement manuel, la mise à l’écart des maîtres, l'abolition de toute action autoritaire, la mise en valeur de ceux, parmi les écoliers, qui ont des facultés de chef, même, d’après certains opinants, l’établissement d’une autorité des écoliers des plus âgés sur les plus jeunes.Enfin, une grande partie de l’assemblée était favorable à la coéducation excluant la séparation des élèves d’après leur sexe' et suivant leur âge, ce mode d’éducation leur paraît propre à former l’homme social.Il n’est pas besoin de faire remarquer combien les idées préconisées à Locarno sont subversives de toute tradition éthique et pédagogique en honneur depuis des siècles parmi les peuples civilisés.L’application d’une telle méthode ne pourrait conduire qu’à la ruine de l’enseignement et de la morale.(l) Revue de la Plus Grande Famille, août 1925, p.1601.4 410 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE CAUSERIES HYGIÉNIQUES MARS Encore la propreté {Présentées -par la Compagnie d’Assurance “Métropolitaine”) (Pour L’Enseignement Primaire) chapitre de la propreté ne saurait être fini lorsqu’on a parlé des soins de la bouche ou de 1 habitation et des alentours de celle-ci.Nous ne pouvons oublier l’importance des mains et de leur propreté.En effet, les mains sont exposees—forcement ou volontairement—au contact de nos habits, des objets qui nous entourent lesquels sont souvent malpropres, poussiéreux ou contaminés.Et combien de fois sans la moindre nécessité, ne portons-nous pas nos doigts à la bouche au nez, aux yeux?Habitude des plus répréhensibles.’ Parlons un instant des repas et de l’usage qu’on fait des mains à table.Nous manions les ustensiles, couteaux, fourchettes, cuillers avec nos mains; c’est avec la main que l’on porte à sa bouche le pain, le gâteau, souvent les fruits.Avons-nous songé qu’il est ainsi fort possible de souiller sa nourriture, si les mains ne sont pas scrupuleusement propres ?i iLe'! m,ains s.e salissent très vite, elles offrent sous les ongles, dans les plis de la paume et entre les doigts des asiles nombreux aux saletes, aux poussières, aux agents de contamination.On doit donc se laver les mains à l’eau et au savon plusieurs fois par jour, mais surtout au moment des repas.L élève qui a participé au jeu, qui a manié ses livres et ses cahiers, qui a touché les bancs, les tables, les murs, qui a fait la visite obligatoire des fieux d’aisances, sait bien qu’il y a un grand devoir de propreté qui s’impose, celui de se nettoyer les mains.Aujourd’hui beaucoup plus qu’autrefois on attache de l’importance à la toilette des mains.On les tient propres, on voit à ce que les ongles ne soient pas trop longs, et surtout à ce qu’ils ne soient pas en deuil.Les ongles offrent un abri à bien des saletés; il faut déloger ces saletés et présenter des mains blanches et propres chaque fois qu’on se met à table.A TABLE Et ces soins de propreté doivent s’étendre à son couvert, et à la nappe ou à la table elle-même.Manger proprement comprend aussi une tenue convenable, l’absence de bruit par la bouche, un usage bienséant de son couteau et de sa fourchette.Il va sans dire que l’on doive soigneusement éviter en tout temps d’introduire ses doigts ou dans la bouche, ou dans le nez, o u dans les yeux les oreilles et les cheveux, mais surtout lorsqu’on est à déjeuner, à dîner ou à souper.Que les élèves n oublient pas que leur éducation collégiale leur impose l’obligation de donner partout 1 exemple du savoir-vivre et de la bonne tenue.LE NEZ ET LES OREILLES Le nez et les oreilles doivent être bien soignés et bien propres.Le mouchoir toujours et un coin mouillé de la serviette le matin serviront à nettoyer le nez et les oreilles.Il ne faut jamais se servir de ses doigts ou d’un instrument, épingle ou autre chose pour se nettoyer le nez ou les oreilles.Ce sont là des habitudes malséantes et même dangereuses que chacun doit s’évertuer à faire disparaître.LES PIEDS On conçoit facilement que les pieds, enfermés toute la journée dans une enveloppe de cuir, ne reçoivent qu’une aération bien imparfaite.De plus, la transpiration des pieds a quelquefois ses inconvénients.Nous croyons que la plupart de nos maisons d’éducation font un règlement à leurs élèves de pratiquer le bain de pied assez souvent.Il faut employer de l’eau et du savon.L’eau ne doit pas être chaude absolument.Même le bain de pied froid, si la friction est vigoureusement pratiquée, stimule davantage la circulation et remédie à la sensation de froid aux pieds si commune.L’eau et le savon jouent un grand rôle dans la vie hygiénique.Ils nous débarrassent d’éléments malpropres et nuisibles, ils activent la circulation et les échanges cutanés; leur usage généreux apporte un sensation de bien-être.Chaque matin, au lever, un bon lavage et un bon savonnage à L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 411 l’eau froide, du visage et des mains, chasse les langueurs du sommeil, ouvre l’âme et le cœur à la nature et à la pleine notion de l’existence.On se sent frais et dispos, et comme dit le poète, on a tendance à jeter un meilleur regard sur l’univers et à mieux apprécier le grand bienfait de la vie que le Créateur nous a prêtée.Donc propreté! Propreté de la figure et des mains; de la bouche, du nez et des oreilles; propreté des pieds et du corps.propreté chez soi, propreté autour de soi, propreté à l’église, propreté à table.Ayons de la tenue: ne crachons jamais sur les planchers ou les murs, ayons soin de ne pas tousser ou éternuer dans le vide.La propreté comprend tout cela.Dr Henri Béland, Sénateur.(Du Bureau-Chef de la “Métropolitaine”, Ottawa.) LA LECTURE EN CLASSE Comme élément d’intérêt et moyen de culture générale (suite et fin) (1) Bien que fermée aux bruits du monde, votre classe ne l’est pas aux événements actuels, religieux, scientifiques ou historiques.En préparant vos classes, vous savez placer la note opportune, la réflexion qui s’impose.En histoire du Canada, en êtes-vous rendus aux admirables chevauchées de nos premiers t missionnaires, ou le dimanche, à l’église, a-t-on commencé une neuvaine aux Bienheureux martyrs Jésuites, vous lisez en classe et vous faites apprendre par cœur: Nos martyrs cana-! diens de Louis Fréchette: NOS MARTYRS CANADIENS On n’avait guère vu spectacle plus étrange Que cette courageuse et modeste 'phalange Pleine d’ardeur mystique et de projets virils, Qui, nouveaux messagers de la parole sainte, Traversaient l’univers pour se jeter sans crainte Au-devant des plus grands périls.Vieux prêtres au front chauve ou lévites imberbes, Pieds nus, mais souriants, harassés mais superbes, Aux plus mortels dangers prodiguant leurs défis, Je crois les voir encor, dans leur ardeur sans borne, S’enfoncer à travers l’horreur du désert morne, Sans autre arme qu’un crucifix.Oh! lorsque je parcours nos annales naissantes, Et que, tournant du doigt ces pages saisissantes, J’essaye à suivre un peu par la pensée, au fond De la forêt immense encore inexplorée, Ces immortels semeurs de la moisson sacrée, J’en éprouve un trouble profond.Louis Fréchette: Mots a expliquer: Phalange, mystique, viril, lévite, imberbe, morne.Mais vous aimez les livres, vous faites de la lecture de beaux et bons livres vos meilleures récréations.Vous profitez d’une des dernières heures de l’année scolaire, heures toujours poignantes et graves, parce que quelques-unes de vos élèves vont quitter la classe pour toujours, pour faire passer dans l’âme de ces chères élèves votre affection pour les bonnes et utiles lectures.Vous lisez alors la Bibliothèque, magnifique morceau signé du beau nom de De Ségur: (l) Voir “L’Enseignement Primaire” de février 1929. 412 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE liA BIBLIOTHEQUE Quand du temps qui soupire et pleure, La pluie éternise le cours, Et qu’exilé dans ma demeure, Il me faut tromper d’heure en heure L’uniformité des longs jours; Quand une chaleur tropicale Verse aux moissonneurs le sommeil, Qu’un air brûlant des prés s’exhale, Et que, sous l’herbe, la cigale Dit seule son hymne au soleil; Je m’enferme en la solitude, Où, parmi les obscurs écrits Que jamais ne troubla l’étude, Veillent mes auteurs favoris, Amis de cœur et d’habitude.Leur esprit visite le mien: Ils me redisent leurs merveilles.Leur voix enchante mes oreilles, Et je goûte en leur entretien Des félicités sans pareilles.Si je veux déserter la terre, Bossuet, l’éclair dans les yeux, Fond sur moi, me prend en sa serre, Et parmi le bruit du tonnerre, M’emporte éperdu dans les cieux.Près de Fénelon je médite, Je m’anéantis en Pascal.Avec l’histoire je m’irrite, Et j’unis au fouet de Tacite La satire de Juvénal.il U J'a pat !«( Mais surtout Sévigné m’enchante Par la grâce et le tour des mots, Si fine, quand elle est méchante, Dans ses tendresses si touchante; Si Française en ses vifs propos! En ces entretiens le temps passe Rapide et charmant à la fois, Et la nuit survenant me chasse Avant que mon âme se lasse D’ouïr parler ces grandes voix.I litret «les litlepr lit per L Fi:;: De Ségur.p- ' Ma propre voix doit se taire, j’ai parlé trop longtemps.Il me resterait à signaler àj votre aimable attention, ici je m’adresse particulièrement aux jeunes de la famille ensei-i gnante, les livres canadiens où il est facile de trouver de belles pages où les choses de chez nous sont décrites avec art et fidélité.Entre plusieurs autres, je désire mentionner: Chez nous et che?nos Gens, de Rivard; Les choses qui s’en vont, du Frère Gilles; les Récits Lamentions, du Frère Marie-Victorin; les Ro/paillages, de l’abbé Groulx; Au cœur de l’Histoire du Canada, par Louis-Raoul de Lorimier; Vieilles choses et Vieilles gens, de M.G.Bouchard.Je me résume donc en disant: La lecture en classp bien choisie, bien faite et en temps opportun, est un moyen efficace pour faire acquérir agréablement aux élèves un complément d’instruction et d’éducation qu’ils emporteront avec eux dans la vie comme un viatique précieux.J’ai ai fait l’expérience et j’en suis convaincu: “C’est par la lectuhe que le beau rayonne dans l’intelligence, l’illumine, la pénètre, la force à chercher”.Sachons donc puiser dans la meilleure littérature française,_ si riche et si abondante, et dans nos belles pages canadiennes, l’aliment précieux qui fortifiera notre vie scolaire et lui donnera un intérêt et une fécondité de première valeur.C.-J.Magnan. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 413 MÉTHODOLOGIE LA LECTURE EXPLIQUÉE A L’ÉCOLE PRIMAIRE COMPLÉMENTAIRE ET A L’ÉCOLE NORMALE ((Pour “L’Enseignement Primaire”) LA LECTURE EXPLIQUÉE LA FRANCE Michelet.—Le Peuple (1846.) La nationalité, la patrie, c’est toujours la \ie du monde.Elle morte, tout serait mort.Demandez plutôt au peuple, il le sent, il vous le dira.Demandez à la science, à l’histoire, à l’expérience du genre humain.Ces deux grandes voix sont d’accord.Deux voix?non, deux réalités, ce qui est et ce qui fut, contre la vaine abstraction.J’avais là-dessus mon cœur et l’histoire; j’étais ferme sur ce rocher; je n’avais besoin de personne pour me confirmer ma foi.Mais j’ai été dans les foules, j’ai interrogé le peuple, jeunes et vieux, petits et grands.Je les ai entendus tous témoigner pour la patrie.C’est là la fibre vivante qui chez eux meurt la dernière.Je l’ai trouvée dans des morts.J’ai été dans les cimetières qu’on appelle des prisons, des bagnes, et là j’ai ouvert des hommes; eh bien! dans ces hommes morts, où la poitrine était vide, devinez ce que je trouvais.la France encore, dernière étincelle par laquelle peut-être on les aurait fait revivre.Ne dites pas, je vous prie, que ce ne soit rien du tout que d’être né dans le pays qu’entourent les Pyrénées, les Alpes, le Rhin, l’Océan.Prenez le plus pauvre homme, mal vêtu et affamé, celui que vous croyez uniquement occupé des besoins matériels.Il vous dira que c’est un patrimoine que de participer à cette gloire immense, à cette légende unique qui fait l’entretien du monde.Il sait bien que s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles, il trouverait là Napoléon, nos armées, notre grande histoire, pour le couvrir et le protéger, que les enfants viendraient à lui, que les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, qu’à l’entendre seulement nommer ces noms, ils baiseraient ses vêtements.Pour nous, quoi qu’il advienne de nous, pauvre ou riche, heureux, malheureux, vivant, et par delà la mort, nous remercierons toujours Dieu de nous avoir donné cette grande patrie, la France.Et cela, non pas seulement à cause de tant de choses glorieuses qu’elle a faites, mais surtout parce qu’en elle, nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et le pays sympathique entre tous, l’initiation à l’amour universel.Ce dernier trait est si fort en la France, que souvent elle s’en est oubliée.Il nous faut aujourd’hui la rappeler à elle-même, la prier d’aimer toutes les nations moins que soi.Sans doute, tout grand peuple représente une idée importante au genre humain.Mais que cela, grand Dieu, est bien plus vrai de la France! Supposez un moment qu’elle s’éclipse, qu’elle finisse, le lien sympathique du monde est relâché, dissous, et probablement détruit.L’amour qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant.La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà, tout près de nous, sont arrivés d’autres globes.I—UNE OBSERVATION PRÉALABLE Devant ce texte, deux scrupules m’ont d’abord arrêté: d’abord, c’est un texte relativement difficile; et puis, c’est un texte de Michelet.Mais la difficulté ne m’a pas paru insurmontable, surtout pour de grands jeunes gens qu’il faut bien habituer au maniement des idées; et les idées développées ici sont en soi assez justes, assez nobles, assez riches pour mériter un effet.Du coup, la seconde objection devenait moins grave.Partisan passionné, anticlérical violent, théoricien politique souvent dangereux, Michelet ne se montre ici qu’un grand patriote.Autant que sensible et généreux, autant qu’imaginatif, il se révèle sage, raisonnable, docile aux leçons de 414 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1 expérience, rebelle à certaines utopies funestes.Et cette page écrite en l’honneur à’une patrie pourrait, sans grand artifice, s’appliquer à tel autre pays, surtout quand ce pays tient, comme le Canada, de si près à la France.En d’autres termes, cet hymne tout frémissant de lyrisme patriotique comporte une leçon générale et un intérêt universel.C’en est assez, sans doute, pour justifier notre choix.COMMENTAIRE LITTÉRAL Nationalité: Ici, le fait d’appartenir à une nation et d’en tenir tel ou tels caractères.' ^>a^ne; Exactement, la terre des pères (en latin, terra patria), la terre des aïeux: puis, le pays ou I on est né et auquel on appartient comme citoyen.C’est toujours la vie du monde: La possession d’une patrie, l’attachement à une patrie est une des conditions indispensables à la vie du monde civilisé.Ces deux grandes voix: la voix du peuple et la voix de la science, l’un parlant avec son cœur {il le sent), l’autre formulant les lois de l’histoire et de l’expérience humaine.Deux réalités', ce qui est et ce qui fut: Ce qui est, c’est-à-dire le peuple actuellement vivant;— ce qui fut, c’est-à-dire le passé raconté par cette science qu’est l’iiistoire.Contre la vaine abstraction: l’abstration c’est par opposition aux choses réelles, l’idée universelle qu’on en a tirée.Ainsi d’actes charitables multipliés, on a tiré l’idée générale et la définition de charité c\\ii tout en s’appliquant à ces actes réels, n’a pas en soi d’existence indépendante et vraie.Ici, Michelet, aux idées abstraites d’humanité, de fraternité, oppose cette chose réelle, cet être vivant qu’est la patrie.J’avais là-dessus mon cœur et l’histoire: j’avais sur cette question de la patrie le témoignage de mon cœur et de l’histoire.Confirmer: Fortifier.La fibre vivante: Fibre, chacun des éléments ténus, allongés, flexibles, dont l’entrelacement constitue certaines substances animales, végétales ou minérales.—Au sens figuré, comme ici, élément vital profond, intime: aller jusqu’à la fibre.Des morts: sens figuré.Pour Michelet, les prisonniers, les bagnards sont comme des morts enfermés dans ces cimetières que sont les prisons, les bagnes.Bagne: lo prison d’esclave chez les Turcs;—2o lieu de répression pour malfaiteurs condamnés aux travaux forcés (les forçats).J’ai ouvert des hommes: en les interrogeant, il a, pour ainsi dire, ouvert leur cœur.On les aurait fait revivre: comme un foyer où ne brille plus qu’une dernière étincelle.Patrimoine: bien transmis par les aïeux.A cette gloire immense, qui est celle de la France.Légende: lo ce qui doit être lu.2o récit pieux, édifiant, lu dans les communautés, au réfectoire; 3o fragment de la \ ie des Saints lu au bréviaire; 4o récit souvent d’origine populaire où le merveilleux se mêle à la réalité; 5o inscription qui se lit autour d’une médaille, ou sous une image, qu’elle explique—Ici le récit, à la fois merveilleux et vrai, qu’est la suite de l’histoire de France.Au dernier désert: le désert le plus reculé.Il trouverait là Napoléon: c’est-à-dire le souvenir de Napoléon.Pour le couvrir et le protéger: jLe respect, l’admiration qu’inspire partout l’Histoire de France, assure partout respect et protection à celui qui peut se réclamer de cette Histoire.Advenir: synonyme exact du mot arriver.Le représentant des libertés du monde: A la veille de cette année 1848 qui devait voir en Europe tant de révolutions, libératrices ou non, la France apparaissait plus que jamais comme le champion des libertés du monde.Le pays sympathique entre tous: lo par son agrément, son charme physique; 2o par le caractère sociable de ses habitants.L’initiation à l’amour universel: Initier, c’est faire entrer, au sens moral, dans un domaine inconnu, sinon interdit.La France initie à l’amour universel: lo en se faisant aimer elle-même, pour les deux raisons que nous venons d’indiquer; 2o parce qu’elle a souvent prêché et pratiqué la fraternité des peuples.Importante au genre humain: Nous dirions plutôt importante pour, mais le verbe importer voulant après lui la préposition à, la construction de Michelet est ici correcte.Le lien sympathique du monde: tout ce qui établit entre les différentes parties du monde des liens de sympathie.Relâché, dissous.: Relâcher, c’est desserrer, détendre, au propre et au figuré.Dissoudre, c’est désorganiser un composé en faisant cesser la cohésion de ses parties.L’âge glacé: par une image brusque et hardie Michelet assimile le refroidissement sentimental, moral, que subirait la terre, au refroidissement physique des planètes vieillies.ANALYSE LITTÉRAIRE Nous avons ici un exemple de démonstration passionnée.L’objet en est clairement proposé dès la première ligne: “La nationalité, la patrie, c’est toujours la vie du monde.Elle morte, tout serait mort”. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 415 A cette formule initiale répond, à la fin, une image tragique qui n’est que l’application particulière de l’idée générale exprimée d’abord, et sa reprise en des termes analogues: “L’amour, qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant.La terre entrerait dans l’âge glacé, où.déjà, tout près de nous, sont entrés d’autres globes”.Entre ce point de départ et ce point d’arrivée, progression constante et sûre.D’abord, avons-nous dit, une vérité générale: la réalité de la patrie, son importance dans la vie de l’humanité.Pour l’appuyer, une double série de témoignages: lo un témoignage sentimental, collectif et anonyme: celui du peuple, qui répond avec son coeur.2o un autre témoignage, collectif encore et anonyme, mais réfléchi, établi selon des méthodes rationnelles: celui de la science.Celui-ci n’a pas besoin d’être justifié.De celui-là, Michelet établit, par des exemples, la convaincante universalité.Il interroge non seulement toutes les catégories des foules, mais (voyez la gradation) ces morts-vivants qu’on pourrait croire étrangers à la patrie: même ceux-là ont témoigné pour elle.Ici, naturellement, la démonstration se fait plus particulière.Des individus ont une patrie.Indifférents peut-être à Vidée de patrie en général, ils aiment leur patrie.Ainsi au terme abstrait s’est nécessairement substitué un nom concret celui de la France.Reste, même pour des simples, même pour des misérables, à justifier leur sentiment.Leur réponse pour être d’ordre sentimental, n’en est pas moins raisonnable et solide: ils sont patriotes parce qu’ils se savent les héritiers d’un patrimoine moral incomparable; et à leur tour, en l’honneur de leur pays, ils invoquent le consentement universel: “Il sait bien que s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles.les enfants viendraient à lui”, etc.Fort de cet unanime hommage rendu à son pays, et non content d’y ajouter celui de sa fierté reconnaissante, l’historien donne de sa prédilection la raison suprême: “En elle (la France), nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et le pays sympathique entre tous, l’initiation à l’amour universel”.Et, parce que, à se mettre au service de la fraternité humaine, la France est capable de s’oubüer elle-même, sa disparition serait, plus qu’aucune autre, dommageable au monde.Ainsi s’achève la démonstration de Michelet.Mais autant que rigoureuse, cette demonstration est, avons-nous dit, passionnée.Elle l’est, d’abord, par la nature des arguments invoqués.Michelet qui a si bien su peindre ailleurs le visage'de la France, ne célèbre pas ici sa beauté physique, ni sa fécondité naturelle, ni l’agrément de la vie qu’on y mène.Il ne vante pas davantage sa puissance.Si, comme presque tous ses contemporains, il subit le prestige de celui qui restait l’Empereur, c’est pour la patrimoine glorieux, qu’ont laissé derrière eux Napoléon et ses armées.—-Enfin et surtout, nation généreuse, nation apôtre, il aime la France, pour son abnégation.—Tout cela, ce sont des arguments d’ordre sentimental.Michelet les développe avec une ardeur chaleureuse.Comme s’il avait devant lui un véritable auditoire, il procède par apostrophes: “Demandez plutôt au peuple.Demandez à la science.Devinez ce que je trouvais.Prenez le plus pauvre homme.Supposez un moment.”.Comme un orateur impatient, il prévient les objections: “Ne dites pas.que ce ne soit rien.—Cette formule même a quelque chose de pressant: “Ne dites pas, je vous prie.” Et c’est bien une conviction profonde qu’il veut communiquer à ses auditeurs.Aussi ne craint-il pas de manifester ici ce “moi” que d’autres naguères proclamaient haïssable: “J’avais là-dessus mon cœur et l’histoire; j’étais ferme sur ce rocher; je n’avais besoin de personne pour confirmer ma foi.”—“Pour nous, quoiqu’il advienne de nous., nous remercierons toujours Dieu de nous avoir donné.” Et quelle façon dramatique,—légitime d’ailleurs,—de se mettre en scène.L’historien reconstitue sous nos yeux l’enquête qu’il a conduite.Nous assistons à ses démarches: “J’ai été dans les foules.J’ai été dans les cimetières.”—Nous voyons ses gestes: “Là j’ai ouvert des hommes—.— Nous assistons à ses entretiens:"J’ai interrogé le peuple, jeunes et vieux, petits et grands.Je les ai entendus témoigner pour la patrie.” C’est dire déjà qu’à la chaleur et au mouvement oratoires, Michelet joint une imagination, de poète.Comme l’idée se fait chez lui sentiment, passion, elle se transforme également en image D’ailleurs, n’oppose-t-il pas lui-même les réalités à la vaine abstraction.A.la science comme au peuple, il prête également une “voix”.Pour peindre sa certitude, “j’étais ferme sur un rocher”, dit-il.Le peuple, ce n’est pas pour lui une vague foule anonyme, ce sont des individus “jeunes et vieux, petits et grands”.—Leur patriotisme (abstraction) devient “la fibre vivante qui.meurt la dernière”.—Les criminels deviennent pour lui des “morts”) au lieu d’interroger leur conscience, il “ouvre leur poitrine”, et dans cette poitrine “vide”, il trouve, “dernière étincelle”, la France encore.Fait-il appel au témoignage du plus “pauvre homme”, il le montre “mal vêtu, affamé”.L’envoie-t-il enquêter sur la patrie, il choisit exprès les terres les plus lointaines ou les plus redoutables à l’homme (“dernier désert.équateur.pôle.”); et là, évoquant, au souvenir de Napoléon, des groupes précis d’admirateurs, il peint leurs attitudes, leurs gestes, il fait entendre 416 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE leurs paroles: “Les enfants viendraient à lui, les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, ils baiseraient ses vêtements”.Cette puissance d’imagination lui permet de vivifier l’abstraction même.“La nationalité, la patrie, c’est toujours la vie du monde.Elle morte, tout serait mort”.Ainsi s’exprime-t-il dès la première ligne.La conclusion ne sera pas différente.Mais l’image qui n’était d’abord qu’indiquée, devient pour finir une hardie et dramatique hyperbole: “Supposez un moment qu’elle s’éclipse.L’amour qui fait la vie du globe en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant.La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà, tout près de nous, sont arrivés d’autres globes”.Cette page, éclatante et frémissante, caractérise bien Iqgénie de Michelet.Ce savant laborieux et patient est un passionné qu’entraîne son imagination.Égaré par un préjugé, il peut, en toute bonne foi, s’emporter jusqu’aux pires erreurs et aux pires injustices.Quand la liberté de son jugement reste entière, il peut, comme ici, mettre au service de la vérité toutes les puissances de l’art oratoire et toutes les séductions de la poésie.* * * SUJET DE DEVOIR En s’inspirant de Michelet, et par un travail facile d’adaptation, on pourra traiter du patriotisme canadien.lo La terre canadienne: “Ne dites pas que ce ne soit rien d’être né dans le pays qu’arrose le Saint-Laurent, etc.2o L’histoire du Canada et son patrimoine moral.3o Ce que le Canada représente aujourd’hui dans le monde civilisé.Mais, si Michelet nous fournit un sujet et un plan, peut-être ne faudrait-il pas prendre le même ton que lui.Les généraütés oratoires, les beautés poétiques sont dangereuses à l’école.Dans un sujet de ce genre, ce qui importe avant tout ce sont des faits exacts,précis et bien ordonnés.Si on peut les présenter avec force et chaleur, ce sera très bien.Mais le danger est ici de prendre les mots pour des réalités et les images pour des arguments.Heureusement, avec une histoire aussi riche que celle du Canada, le danger est facile à éviter.Gaillard de Champris.ANALYSE LITTÉRAIRE La Chambre nuptiale (Louis Veuillot) LA CHAMBRE NUPTIALE .Mon cœur battait quand je descendis de voiture à la porte d’Henri.J’allais le revoir après quinze ans d’absence.Nous avions été compagnons de marches et de cavalcades, compagnons de clairs de lune et de levers de soleil, compagnons de fêtes, de lectures, de rêveries, d’opinions, de chimères; enfin, compagnons de vingt ans.Nous nous étions assis à la même table, la dernière fois, pour le festin de ses noces; et le lendemain, au milieu de cette grande fête de sa vie, je lui avais dit adieu.Dérobant une heure à sa joie, il était venu me reconduire, seul, bien loin, ne pouvant me quitter, ni cesser de me parler de son bonheur.Je l’avais laissé l’homme le plus heureux du monde, au comble de ses vœux, bien établi, plein de confiance, plein de projets.Il ne songeait qu’à parer sa femme, qu’à embellir sa maison, qu’à planter son jardin.Je verrais comme ses enfants seraient bien élevés, il me les amènerait, je serais parrain du second, tout au moins du troisième.Depuis quinze ans, nous ne nous étions point revus; depuis cinq ans, à peine nous étions-nous écrit.Cependant, je n’ignorais pas qu’il avait prospéré, que sa vie était paisible, qu’il m’aimait toujours.Je savais, et j’en étais encore plus charmé, qu’il connaissait et qu’il aimait Dieu, et que je retrouvais dans l’ami de ma jeunesse un bon chrétien, un fervent catholique, un frère.Sa maison était celle où je l’avais laissé.Il l’habitait depuis le jour de son mariage.Que de visites nous y avions faites avant ce jour! que de conseils et de délibérations entre nous, pour la rendre digne de la souveraine qu’on y attendait! Une vieille servante m’ouvrit: “Quoi! c’est vous, Monsieur!’’ Je la regardai: “Vous ne me connaissez pas?” reprit-elle.—Quoi! Madelon, c’est vous m’écriai-je à mon tour.Avez-vous été malade, ma chère?—Ah! poursuivit Madelon, j’ai fait la maladie de tout le monde, et j’ai quinze ans de plus qu’il y a quinze ans.Je suis arrivée de quarante-cinq à soixante, toujours sur mes jambes.Mais ne vous inquiétez pas,^ je sais encore faire la galette de sarrazin.” C’était un grand talent, que nous avions souvent célébré.Je lui promis mon appétit d’autrefois.“Et Henri, comment va-t-il ?—Il va bien, Monsieur, il a fait comme vous' il a oubhé de vieillir.Qu’il sera content de vous voir! Il ne manque pas de parler de vous quand je lui sers quelque chose que vous aimiez.Venez: il est est là-haut, avec Madame, dans la chambre bleue; vous savez, la chambre nuptiale, comme vous disiez.Étiez-vous gai dans ce temps-là, Monsieur! Vous avez tout de même l’air plus rassis.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 417 Madelon avait toujours trouvé quelque chose de très plaisant à ce mot de chambre nuptiale.Elle n’était pas parvenue sans peine à le prononcer correctement, et depuis quinze ans elle continuait d’en rire, sans savoir pourquoi."Quelle drôle de chose, Monsieur, poursuivit la bonne créature, en s’arrêtant pour reprendre haleine sur les marches de cet escalier, qu’autrefois elle franchissait quatre à quatre comme nous; quelle drôle de chose, cette jeunesse, pour avoir comme ça des mots et des idées qui font rire! En disiez-vous, avec M.Henri! Il y en a qui me reviennent et qui me dérident encore.Peut-être que ça ne serait pas de même aujourd’hui.Vous ne le diriez pas de même aujourd’hui.Vous ne le diriez plus, ou je n’en rirais plus.La peine nous arrive de tant de côtés dans la vie de ce monde! Le souci finit’par faire son nid en dedans de nous, et nous restons tristes même sans sujet de chagrin.Ça se prend à tout le tempérament, Monsieur; et j’ai peur que vous n’aimiez plus mes galettes.” La marche lourde de Madelon s’accordait trop avec sa philosophie pour que l’une et l’autre ne fissent pas sur moi une certaine impression.Je me trouvai vieux tout à coup, dans cette maison et sur cet escalier où je me souvenais d’avoir été si jeune.J’y avais senti mes jarrets plus souples, mon cœur plus allègre.Madelon me mettait un poids de quinze ans sur les épaulete.J’entrai sans me faire annoncer dans la chambre bleue.Henri me sauta au coup.C’était toujours lui; c’était cet œil pétillant, ce cœur vif que j’avais tant aimé.Le moment d’après, ce premier feu éteint, il me sembla que je ne le reconnaissais plus.Sa taille svelte et droite s’était épaissie et courbée; sa parole si rapide était devenue lente; le temps avait fait son sillon sur ce front dégarni de son abondante chevelure ; front paisible autrefois, et maintenant grave.Plus de flamme de gaieté dans ces yeux, qui désormais avaient trop regardé la vie.Je me rappelai qu’Henri, jadis, se plaignait de ne pouvoir dompter au fond de son âme l’opiniâtre sentiment du ridicule.“—J’ai trop envie de rire, disait-il; j’ai un démon qui me fait remarquer les grimaces des gens oui pleurent, même quand je les aime et quand je les plains.” Ah! je n’eus pas besoin de lui demander son histoire pour savoir qu’il avait pleuré à son tour, que ce sentiment de l’ironie était dompté, cette flamme du rire à jamais éteinte.La femme d’Henzi m’avait moins vu.Elle ne put pas, sans un petit effort, se rappeler ma figure et mon nom.Et moi, partout ailleurs, je lui aurais parlé sans la reconnaître.Dans ma mémoire, c’était la fée de la jeunesse, vêtue de gaze, couronnée de fleurs, abordant la vie le sourire aux lèvres, par les chemins verts du printemps.Un cœur que rien n’a froissé, des regards qui n’ont vu rien de triste, un esprit qui n’a point conçu d’alarmes, des oreilles qui n’ont entendu que de douces paroles, des mains qui n’ont porté que des bouquets: tout le matin, toute la fleur, toute la promesse de la vie ! Ainsi elle m’était apparue le jour de son mariage, chrétienne, femme, enfant tout ensemble, harmonie de beauté, de foi, d’amour, de candeur; sérieuse parce qu’elle croyait, heureuse parce qu’elle aimait, radieuse parce qu’elle ignorait.Après quinze ans, c’était une épouse vieillie aux soucis du ménage, une fille en deuil de sa mère, une mère en deuil de ses enfants.Sur son visage pâli, le torrent des larmes avait creusé plus profonde la trace des années; dans son cœur soumis à la croix, elle étouffait l’inconsolable sanglot de Rachel.Je me rappelai que nous l’appelions Stella matutina: Maintenant,pensai-je, c’est Mater dolorosa qu’il faudrait dire.Et dans ce moment, mes yeux qui parcouraient la chambre bleue et qui ne la reconnaissaient plus, s’arrêtèrent sur une image de la Mère de douleurs, au cœur percé de sept glaives.Henri pria sa femme d’aller chercher ses enfants qu’il voulait me montrer.J’avais achevé l’examen de la chambre bleue.“Je ne retrouve ici, dis-je à mon ami, quand nous fûmes seuls, que ton visage et ton cœur.Nous avions fait de cette chambre un musée qui n’est pas celui que je vois.—Le goût de l’esprit, me répondit-il, avait arrangé cette ancienne décoration: peu à peu elle a été remplacée par le goût et par les besoins du cœur, qui sont la prière et le souvenir.Ni toi ni moi n’avions songé au Crucifix: le voilà.A l’endroit qu’il occupe se trouvait, si tu t’en souviens, la diane chasseresse: elle nous aurait moins consolés, quand la mort est venue allumer ici ses flambeaux ! J’ai donné à ma femme cette image de Marie au pied de la croix, et elle a remplacé je ne sais quelle gravure poétique après la mort de notre premier enfant.Ce dessin, au-dessus de la toilette, où était la grande fête de Watteau, représente la tombe de mon père dans le cimetière de son village; c’est par là que j’ai commencé de bâtir, et les cyprès qui entourent l’édifice sont les premiers arbres que j’ai plantés.A côté est le portrait de la mère de ma femme.Elle est morte dans cette chambre que nous seuls pouvons habiter désormais.Ces autres portraits sont maintenant ce qui nous reste de presque tous les êtres chers qui nous ont élevés, qui ont travaillé et souffert pour nous, et si tendrement pris soin de notre bonheur.Cet ange qui s’envole au ciel est le second enfant que Dieu nous a repris, notre chère petite Thérèse.Nous l’avons perdue l’année dernière, à six ans.Elle s’est écriée: "Dieu ! Dieu ! où est Dieu ! Je veux aller à Dieu !” Et elle a emporté les derniers jours heureux de sa mère.Les yeux d Henri se remplirent de larmes.Troublé moi-même, je promenai silencieusement mes regards sur tous ces souvenirs funèbres.Mon ami comprit ma pensée.Oui, frère Louis, me dit-il, en me serrant la main, voilà ce que devient une chambre nuptiale: au bout de quelques années, c’est un mémorial de deuil, écrit du doigt de la mort.Mais, ajouta-t-il avec la forte foi du chrétien, grâce au Christ éternel, ni l’infamie, ni l’aversion, ni le désespoir ne sont entres ici; et que savons-nous si ce n’est pas la douleur qui nous a conserve au contraire 1 amour, la confiance et la paix?” Louis Veuillot. 418 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE REMARQUE PRELIMINAIRE Le travail d’analyse littéraire dans les classes d’École normale et autres semblables a pour but de démontrer que l’on comprend sa lecture.Le meilleur moyen, pour le maître, de se rendre compte que l’élève comprend ce qu’il lit est de lui faire traduire, à sa manière, les idées de l’auteur, d’abord dans leur suite détaillée, puis dans leurs groupements naturels, enfin dans leur ensemble.C’est ce que j’appelle l’analyse du détail, la synthèse des parties, la synthèse générale.L’analyse qu’on va lire voudrait être un modèle de devoir d’élève, selon ce procédé.J’y ajoute quelques simples appréciations des plus remarquables qualités du morceau, quant à la forme, afin toujours d’apprendre à l’élève à observer aussi le style en lisant et à rendre compte de ses observations.A noter une distinction essentielle: jusqu’à la synthèse générale, c’est l’auteur qui parle par la bouche de l’èlève.A partir de cette synthèse, c’est l’élève qui, du dehors, observe et parle en son nom.Cette distinction est très importante dans la pratique de l’analyse littéraire.ANALYSE DU DETAIL “Mon cœur battait.” Pourquoi?D’abord parce que j’allais revoir un ami, un ami que je n’avais pas vu depuis 15 ans.un ami de jeunesse, un ancien compagnon de chaque jour, un compagnon de 20 ans.un ami que j’avais quitté le lendemain de ses noces.Il était venu me reconduire, plein de sa joie, au comble de ses vœux, m’énumérant ses projets d’avenir, touchant sa femme, son établissement, ses enfants.Il y avait 15 ans de cela: voilà pourquoi mon cœur battait en frappant à sa porte.Si j’étais ému, ce n’est pas que j’ignorasse ce qu’il était devenu.Je savais que l’aisance et la paix habitaient à son foyer, qu’il m’aimait toujours, mais surtout qu’il aimait Dieu et était un fervent catholique.Il habitait toujours la même maison, cette maison que nous avions préparée ensemble avec tant de soin, autrefois, pour recevoir la future épouse.—La servante, Madelon, me reconnut avant que je la reconnusse.“Vous êtes tellement changée, lui-dis-je, je vous ai crue malade.—Malade de vieillesse, Monsieur, mais je sais encore faire la galette de sarrazin.— j’en mangerai encore.”—C’était là son grand talent.“Et comment va Henri?—Bien, et toujours comme vous.Il parle souvent de vous.Il va être bien content de vous voir.Il est avec Madame, dans la chambre nuptiale, comme vous disiez si drôlement.Vous avez l’air plus rassis tout de même.Cette expression de chambre nuptiale avait toujours amusé Madelon, elle avait réussi avec peine à la prononcer, et elle en riait encore.Cette bonne Madelon! S’arrêtant aujourd’hui dans l’escalier pour se reposer: “Etiez-vous gai, un peu, dans ce temps-là! dit-elle; en disiez-vous de drôles de choses! Des fois, j’y pense et j’en ris encore.Mais je crois bien que ce ne serait plus la même chose aujourd’hui.Avec le temps, la peine vient, et de partout; on reste triste, et l’on perd même le goût de la galette.La marche lourde de Madelon et ses réflexions m’impressionnèrent.Dans cette maison où j’avais été si jeune et si allègre, dans cet escalier que je gravissais quatre à quatre autrefois, je me sentis tout à coup vieilli de quinze années.Madelon venait de me charger de ce poids.J’entrai chez Henri, à l’improviste.Nous nous embrassâmes, et je ne vis pas d’abord combien, avec le même cœur qu’autrefois, mon ami était changé d’aspect.Les quinze ans écoulés avaient fait une autre taille, une autre parole, un autre front, d’autres yeux: le sérieux de la vie, le malheur étaient venus.La fleur de jeunesse, que j’avais cru un moment retrouver, avait disparu de ce visage toujours bon, mais devenu grave.Henri, autrefois, était trop porté à l’ironie, même à l’endroit des malheureux, de ceux qu’il aimait, lorsqu’il apparaissait chez eux quelque chose de ridicule.Ah! je m’aperçus qu’il avait pleuré à son tour, et qu’il n’avait plus envie de rire.Quant à la femme d’Henri, elle eut peine à me reconnaître, et je n’eus pas moins de difficulté à me la remettre.Elle était restée dans ma mémoire la fée de la jeunesse, où tout était fleur, sourire et printemps; où tout, cœur, esprit, sens, n’avait pris contact qu’avec la candide et paisible joie de vivre et les riantes promesses de l’avenir.Ainsi je l’avais vue le jour de ses noces: triple image de la chrétienne grave dans sa religion, de la femme heureuse d’aimer, de l’enfant pleine de candeur, réalisant en sa personne cette suave harmonie.Quel change- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 419 ment aussi chez elle! L’âge, les travaux, les soucis, les deuils, les larmes, avaient laissé des traces profondes sur le visage de l’épouse, de la mère, de la fille.Nouvelle Rachel, l’ancienne Stella matutina était devenue une Mater dolorosa.Précisément, dans cette chambre bleue, que je ne reconnaissais plus, je remarquai une image de la Mère des douleurs.Henri, voulant me montrer ses enfants, envoya sa femme les quérir.Je lui dis alors: “Je ne retrouve plus ici que toi: ce n’est plus la chambre que nous avions si bien ornée, mais d’une façon un peu profane.—Le cœur a pris la place de l’esprit, répondit mon ami.Les décorations de la religion et du souvenir ont remplacé les toiles où se plaisait notre goût artistique.Le crucifix, auquel nous n’avions pas songé, nous a mieux consolés que Diane chasseresse, à l’apparition de la mort.Quand celle-ci a pris notre premier enfant, j’ai donné à ma femme cette Mater dolorosa.A la place de la grande fête de Watteau, j’ai mis ce dessin de la tombe de mon père.J’ai commencé par là à bâtir et à planter des arbres: des cyprès.Voici le portrait de ma belle-mère, morte ici-même dans ce lieu désormais réservé à nous seuls.Ces autres portraits représentent les êtres qui nous furent chers à divers titres, presque tous morts.Enfin voici notre bien aimée petite Thérèse, qui s’envola au ciel, à six ans, l’année dernière, en demandant le bon Dieu.Ce fut la fin du bonheur de ma femme.” Henri pleurait.Je regardai tous ces souvenirs funèbres, sans parler.“Oui, frère Louis, dit-il, répondant à ma pensée, et en me serrant la main, une chambre nuptiale, au bout de 15 ans, c’est un mémorial écrit par la mort.Mais, grâce à Dieu, reprit ce chrétien admirable, cette chambre est restée fermée à l’infamie, à l’aversion et au désespoir; et c’est même, sans doute, la douleur qui nous a conservé l’amour, la confiance et la paix.SYNTHESE DES PAETIES En frappant à la porte d’Henri après 15 ans de séparation, j’éprouvais une émotion bien naturelle au moment de revoir le plus intime compagnon de ma jeunesse, que j’avais quitté le lendemain de ses noces.Cependant, j’étais sûr de retrouver en lui un homme qui avait prospéré, un ami fidèle, et surtout un bon chrétien.Henri habitait toujours cette chère maison, ce nid préparé avec tant d’amour, à la veille de son mariage.L’ancienne servante, Madelon, vint m’ouvrir: “Nous avons vieilli, Madelon.” —Oui, mais je tiens debout, et je fais encore de la bonne galette de sarrazin.” Nous célébrions ce grand talent, qui était le sien.“Monsieur Henri, poursuivit-elle, sera bien content de vous voir.Il est, avec Madame, dans la chambre nuptiale, Venez.” Ce mot l’avait toujours amusée et l’amusait encore, sans qu’elle sût pourquoi.“Vous étiez bien gais, tous deux, dans ce temps-là, dit-elle encore, en reprenant haleine sur l’escalier.Quelle plaisante jeunesse ! Je m’en souviens toujours.Mais, si vous êtes comme moi, le chagrin a dû venir, et mes galettes vont s’en ressentir, je le crains bien.” Les dernières paroles de Madelon et son pas alourdi me chargèrent tout à coup d’un poids de 15 ans, au moment d’entrer dans cette maison, qui m’avait d’abord rappelé un délicieux temps de jeunesse.En abordant Henri, après un moment d’effusion et d’illusion, je ne reconnus plus le même homme.Au physique et au moral, la vie et le malheur avaient fait leur œuvre.Porté autrefois à l’ironie, les larmes l’avaient guéri de ce défaut, je le vis bien.Le changement n’était pas moindre chez sa femme, Nous eûmes peine à nous reconnaître.Pour moi, elle était restée la vision du jour de ses noces, la vision de la jeunesse et du bonheur, et des promesses de la vie.J’avais devant moi un visage pâli et creusé par les soucis et les larmes; au lieu de l’Etoile du matin, une Mère de douleur, dont fine image suspendue au mur était le symbole.“Je ne retrouve plus que ton cœur ici, dis-je à Henri pendant que sa femme allait chercher les enfants.Que sont devenus ces tableaux dont nous nous étions plu à orner votre chambre nuptiale?—Je les ai remplacés, comme tu vois, par le crucifix et les images de notre religion sainte et de nos deuils.Ils nous ont mieux consolés, nous rappellent nos bien aimés, morts en si grand nombre, et nous disent qu’il n’y a qu’un lieu pour le vrai bonheur, celui où ils sont.” Henri se tut.Nous pleurions.“Oui, frère Louis, poursuivit-il, voilà ce que devient promptement une chambre nuptiale: un mémorial de deuil.Mais, loué soit Dieu! nous comprenons la leçon de la douleur.Dieu, dans sa miséricorde, nous l’envoie pour nous préserver du mal et nous garder dans la paix et son divin amour. 420 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SYNTHÈSE GÉNÉRALE Dans ce morceau, Louis Veuillot raconte la visite qu’il fit à un intime ami de jeunesse qu’il n’avait pas revu depuis quinze ans.Cet ami, du nom d’Henri, qu’il avait quitté au milieu des réjouissances et des promesses de son mariage, il le retrouvait tout changé, tout grave, au milieu des images de ses deuils, qui tapissaient désormais les murs de sa chambre nuptiale.La vie et les épreuves avaient fait de sa femme, autrefois le symbole de la jeunesse enchantée, une sorte de Mater dolorosa.Louis retrouvait les mêmes cœurs d’amis, mais combien meurtris par la douleur.“Voilà, dit Henri, ce que devient une chambre nuptiale: un mémorial de deuil.Mais nous avons conservé la paix que donnent la religion et la confiance en Dieu.” Louis Veuillot trace, dans ce tableau, un diptyque dont le premier panneau représente toute la joie pure de vivre, toute l’allégresse du jour des noces, tout Fespoir candide de l’avenir, brossant, en particulier, un portrait idéal de la jeune mariée.Dans le second panneau, c’est la réalité de la vie, l’amertume de l’épreuve, la tristesse des deuils, mais l’immortelle espérance du chrétien, instruit par la douleur.grandes lignes: Succession des faits sous forme abstraite.1.—Réflexions et sentiments de l’ami en arrivant à la maison d’Henri; 2.—Bout de dialogue pittoresque avec la servante; 3.—Entrée dans la chambre nuptiale, suivie immédiatement du double portrait d’Henri et de sa femme; contraste au physique et au moral entre autrefois et aujourd’hui, séparés par 15 années; 4.—Description de la chambre: même contraste dans le symbolisme des murs au temps des noces et après les deuils; 5.—Définition attendrie de la chambre nuptiale: un mémorial écrit par la mort, mais sanctifié par la foi.SYNTHÈSE EN UNE SEULE PHRASE A l’occasion d’une visite à un ami intime marié depuis 15 ans, Louis Veuillot compare le bonheur d’autrefois et la tristesse d’aujourd’hui, amenée par les épreuves et vicissitudes de la vie en ménage, établissant un vif contraste entre la chambre nuptiale au jour des épousailles et ce que la font les soucis, les travaux et les deuils, paisible néanmoins et sanctifiée par la résignation chrétienne.FORME On retrouve dans ce morceau toutes les qualités du grand écrivain : finesse, gaieté, coloris, art de peindre les situations les plus variées, art de narrer, art de dialoguer, en un mot, art d’écrire.Il faut noter, en particulier, le portrait ailé de la jeunesse dans la personne de la femme d’Henri, le langage pittoresque de la servante Madelon, la description de l’amitié des deux jeunes gens, notamment à l’approche du mariage d’Henri.Le cœur ne perd jamais ses droits chez Veuillot.On l’entend battre tout au long de cette histoire; et c’est un cœur plein de générosité, d’enthousiasme et de religion, de fidèle et compatissante affection.A remarquer encore l’art des transitions et la gradation du sujet; le passage naturel de l’allégresse à la gaieté, de la gaieté au sérieux, du sérieux à l’attendrissement.Louis Veuillot prend tous les tons avec une merveilleuse facilité, accrue encore par sa foi chrétienne infrangible, fond solide sur lequel reposent toutes ses pensées, tous ses sentiments, toutes ses conceptions, tout son art.La chambre nuptiale est Une page comme il y en a des milliers dans l’œuvre de Louis Veuillot.Elle est triée du charmant recueil: Historiettes et Fantaisies.Reste à piquer quelques phrases saillantes: “compagnons de clair de lune et de levers de soleil”; “je serais parrain du second” (de ses enfants) ; “pour la rendre digne (la maison) de la souveraine qu’on y attendait”; “le souci finit par faire son nid en dedans de nous”; la “philosophie” de Madelon; “ces yeux, qui désormais avaient trop regardé la vie”; ‘des grimaces des gens qui pleurent”; “des mains qui n’ont porté que des bouquets: tout le matin, toute la fleur, toute la promesse de la vie!”; “quand la mort est venue allumer ici ses flambeaux”.“Elle a emporté les derniers jours heureux de sa mère”.—Ces images, ces traits poignants, montrent assez l’esprit et le cœur de Louis Veuillot.N.Degagné, Pire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 421 ENSEIGNEMENT MÉNAGER MARS.—La journée ménagère a l’École primaire élémentaire Première année Deuxième année Troisième année 8.45 Visite de.propreté: Hygiène: Vêtements pour chaque saison.9.00 Explication du catéchisme: Une vertu chrétienne, explication simple, rendue facile par des traits.9.30 Lecture, exercice de vocabulaire, etc.Gram.: appliquée.Étude du verbe avoir, temps de l’ind.Recherche des verbes, dans la lecture.Préparation de la leçon de lect.Me partie le.2e, 3e, 4e leçons.Explication du texte, à l’aide de questions simples et faciles.10.00 P’aire écrire et rechercher le son: our, jour, retour, etc., les sons: or, 1ère, oir.Lecture, analyse et vocabulaire ?Compte rendu oral du texte.Étude de la gram.Verbes rég.le et 2e conjugaison.Rechercher les pronoms pers.en indiquer la fonction : analyse des verbes de la le conjugaison.10.30 Écriture.Écriture.Grammaire enseignée par l’analyse.Analyse des pronoms pers., sujets.Analyse des verbes.11.00 Récitation du catéchisme sous un moniteur.Récitation du catéchisme.Lecture, exercices de langage.Rédaction orale : décrire l’armoire.Comment on fait un peloton de laine.Décrire les objects nécessaires pour coudre.11.20 Leçons de choses: le pain; le lait; soupe au lait, panade; pommes de terre.1.15 Dessin ou découpage Garçons Couture et tricot pour les filles Arith.: Vente du blé, du lait, des pommes de terre.Achat de farine, achat du pain, prix de fabrication, etc.2 00 Récitation du catéchisme.Rédaction: Comment on fait le pain; transformation du grain de blé dans le sol ; ce que devient une bouchée de pain; comment fait-on le beurre.2.45 Géographie.—La laine, partie du pays où on élève des moutons; transformation de la laine; différentes étoffes de laine; la soie; pays producteurs; rôle de la soie dans le vêtement, dans l’industrie.3.15 Histoire du Canada: La taille des érables; les sucres; le métier; moulins à carde, la tonte des moutons.3.45 Agriculture et horticulture Y.R.C.C. 422 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’ANGLAIS A L’ÉCOLE PRIMAIRE (D’après “La Classe en Anglais” des Frères de l’Instruction Chrétienne) leçon cinq.—The fifth lesson GATHERING APPLES.—(Suite) (1) What has Jane in her apron?—Jane has apples in her apron.Why does Jane wear an apron?—Jane wears an apron to protect her dress.What protects Jane’s dress?— An apron protects Jane’s dress.What does Jane hold with her left hand?—With her left hand Jane holds the corners of her apron.What does she do with her right hand ?—With her right hand she takes the apples which Charles gives her.Count the apples she has in her apron.—I do not see them all; so I cannot count them all.How many apples do you think she has ?I think that she has about one dozen apples, i i wl?at you can about Jane.—Jane is standing under an apple-tree; she looks up at Charles- she holds the corners of her apron with her left hand; and with her right hand she receives thé apples which Charles gives her.Do you see any one else in the picture ?Yes, I see three other persons in the picture.do they do ?One of them is a man; he is choosing the apples; a boy is running in the held; and another man walks in a field beyond the house.What is the first man doing ?—The first man is choosing the apples.Who is this man ?—It is Charles’s father.Are you sure of it?—Yes, I am sure of it.What does the picture represent ?—The picture represents a scene on a farm.Does Charles live on a farm ?—No, Charles does not live on a farm.Do you remember where he lives ?—He lives in the city; his house has a sidewalk in front of it.Who is that man then ?—He must be a relation of Charles and Jane, perhaps their uncle.Now I shall explain what the man is doing: he is “sorting” the apples.(This word could be explained in French).Explain “sorting”.—Sorting means choosing the apples, putting all those of the same kind and size together.Who is sorting the apples ?—Charles’s uncle is sorting the apples.Is the man standing ?—No, he is not standing, he is kneeling.Express this otherwise.—The man is on his knees.What is he doing ?—He is sorting the apples.Say something about the man’s hat.—The man’s hat is made of straw; it has a large brim.What is made of straw ?—The man’s hat is made of straw.What about the brim of the hat ?—The brim of the hat is very wide.What is the man doing ?—The man is sorting the apples.Where are the apples?—The apples are on the ground.What does the man hold in his hand ?—The man holds an apple in his hand.What does he do with the apple?—He looks at it.Why does he look at it ?—He looks at it to see if it is good.What does he do with it if it is good ?—If it is good, he puts it in the basket.What did you say the man was doing ?—We said that the man was sorting the apples.How does he sort the apples ?—He takes the apples in his hands, looks at them, and if they are good he puts them in a basket.How many basaets do you see?—I see two baskets.Where are those baskets ?—They are in front of Charles’s uncle.Are the baskets full?—No, the baskets are not full.Are there apples in them ?—There must be apples in them.What does he do with the baskets when they are full ?—When the baskets are full he empties them into the barrels.(l) Voir “L’Enseignement Primaire” de février 1929. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 423 When does he empty the baskets into the barrels ?—He empties them into the barrels when they are full.How many barrels do you see?—I see two barrels., > Are they full ?—One of them is full.What about the other?—The other one is empty.In what position are they ?—One of them is standing, the other is lying on the ground.Which barrel is standing?—The barrel which is full is standing.Which is lying on the ground?—The empty barrel is lying on the ground.What apples are placed in the barrels ?—The good apples are placed into the barrels.What is done with the apples ?—The apples are sent to the city to be sold.Who is the boy running in the field ?—That boy running in the field must be Charles’s cousin.Where is he going ?—He seems to be running towards the fence.Who is running towards the fence ?—Charles’s cousin is running towards the fence.What does he see there?-—He sees a squirrel on the fence.Where is the squirrel?—The squirrel is on the fence.What is the fence made of ?—The fence is made of posts and poles.How many posts do you see ?—I see eight posts.How many poles can you see?—I can see fourteen poles.Which is the bigger: a post or a pole ?—A post is bigger than a pole.Which is the longer?—The pole is longer than the post.Is the squirrel on a pole or on a post ?—The squirrel is on a post.What is the squirrel doing ?—The squirrel is eating a nut.Who eats nuts.—The squirrel eats nuts.Do you also eat nuts?—Yes, we also eat nuts.Do you think that the squirrel will wait for the boy?—No, I do not think so.Where is the second man of the picture ?—The second man of the picture is walking in the field beyond the house What does he do ?—He walks in the field and carries something.Do you see any animals in the picture ?—Yes, I see some animals in the picture.Where are they ?—They are in a field beyond the house.What do they do ?—They graze in the field.Look at the right hand corner.—Do you not see any animals there ?—Yes, we see birds.How many birds are there ?—There are two birds.Where are they?—They are behind Jane.Are they wild?—They do not seem to be wild.What kind of bird are they?—I think that they are pigeons.How many houses do you see?—I see one, two, three, four houses.Who lives in the first house ?—Charles’s uncle lives in the first house.How many doors has the house?—I only see one door.Is there more than one door?—-Yes, there must be at least two doors.How many windows are seen?—-Six windows are seen.Is there a gallery ?—Yes, there is a gallery.Tell something about the house.—-The house has a gallery in front; the roof is stanting; I see one door, six windows, two chimneys; the smoke comes out of one.How many chimneys are there?—There are two chimneys.What do you notice near the house?—Near the house I notice a flag.Where is the flag.—The flag is up in the air.What holds it there?The flag pole holds it there.Where is the flag placed ?—The flag is placed at the end of the flag pole.Is the flag pole tall?—Yes, the flag pole is very tall.Is it as tall as the house ?—It is taller than the house.What do you see beyond the house ?—Beyond the house I see a windmill.What is the windmill used for ?—The windmill is used to pump water.Is there any well near the house ?—Yes, there is a well near the house.Where is it ?—It is in front of the house.What is there in the well?—There is water in the well.How is the day ?—The day is clear.In what season is the scene taking place?—The scene is taking place in Autumn.When are apples gathered?—Apples are gathered in Autumn.Would you like to gather apples?—Yes, we would like to gather apples. 424 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE COURS INFÉRIEUR H14H5 141t.nyiL'EWIE St- RO'-" 2’ AWft LlJflEN PAQUET.|'E APtÉE A.ST-BOCK.ptWtcTivE.COURS MOYEN MAR5 l'U'i- PECORAt'ON 2?° YEAiV G.KELLY.MARS l_____) L_ PVOtÊLLE v y MARS,/AÏS MARS.flM.mSNCHi TANNEE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 425 LE DESSIN A L’ÉCOLE PRIMAIRE Le dessin de mémoire (Pour “L’Enseignement Primaire”) Le dessin “libre”, déjà expliqué le mois précédent, est quelque peu analogue au dessin de “mémoire”; l'un comme l’autre viennent également en aide à la leçon hebdomadaire.Le maître aura épuisé, ou à peu près, le cycle des objets ordinaires à portée des élèves: châssis,, porte, siège, table, banc, bureaux, tableau, boîte à craie, brosse, horloge, tasse, fontaine.Pour quelque temps encore, soucieux de rendre son enseignement intuitif, il aura cherché le modèle-nature parmi les objets appartenant aux élèves: livre, plumier, encrier, sac à livres, chapeau, bonnet canif, mitaines, caoutchoucs (claques).Enfin, tout y est passé, y compris les articles de luminaire et de chauffage.Eh bien, admettant que le modèle-nature lui manque réellement, le maître trouvera un supplément d’objets à dessiner plus abondant encore, en ayant recours au dessin de mémoire.Il lui faudra déterminer à l’avance une série d’objets simples, connus des élèves, ou d’un usage courant, et d’exécution facile; verre, balai, pipe, peigne, brosse à dent, couteau, fourchette, casse-rolle, seau, marteau, hache, fruit, fleur.Qui ne se rappelle, en effet, avoir vu dans l’appartement, à la cuisine, au salon, une table commune avec un tiroir, une chaise simple, un petit pot à fleur, une lampe dont l’abat-jour voile discrètement l’endroit difficile.Les jeux au dehors fourniront aussi un bon nombre d’objets pouvant être dessinés de mémoire: balle ou ballon, toupie, cerf-volant et cerceau, flûte, tambour et baguettes; traîneau, patin, raquette, skis, gouret et rondelle.Voilà pour les objets les plus ordinaires, connus de tous.Le maître aura à cœur de se former un cours personnel, qui deviendra plus volumineux d’année en année, avec le nombre des sujets à faire dessiner.A la campagne comme à la ville, chez les filles aussi bien que du côté des garçons, les sujets abondent pour qui sait regarder: ce papillon, cette ruche, cette maisonnette, que j’aperçois sur mon chemin, fera mon affaire.Un léger croquis, ajouté à la suite de tant d’autres, sera profit pour mon enseignement Pour un éducateur, à qui le mot “programme” dit quelque chose, nous signalerons ici, les diverses étapes où se trouve consigné le dessin de mémoire, puis l’usage qu’on en devra faire.Aux cours préparatoire et inférieur, il n’est nullement fait mention du dessin de mémoire, celui-ci étant tout simplement assimilé “aux crayonnages fibres, spontanés ou suggérés”, que feront, “en classe ou hors la classe” les élèves de ces degrés.Il n’apparaît donc pour la première fois qu’au cours moyen, en 3e année, où l’on pourra faire reproduire des motifs ou objets “dessinés 'préalablement”, puis, en 4e année, où l’on pourra exiger le tracé de motifs ou objets” non dessinés précédemment”.(Page 143).Il ne faudrait pourtant pas être ici esclave de la lettre, et perdre un temps précieux à répéter tout de suite de mémoire, un dessin qui vient d’être dessiné sur le revers de la page, ou expliqué de visu, puis enlevé de la vue.Cette interprétation servile ne répondrait pas au but du dessin de mémoire; il serait plus rationnel d’y avoir recours comme une nécessité de circonstance, lorsque les objets manquent ou deviennent rares.Sachons alors entremêler la leçon sur objet visible avec celle dite de mémoire: la margelle du puits avec sa brimbale, la chaudière renversée sur le piquet, la hache plantée dans une bûche, le sucrier, la salière, le porte-allumettes, une nichée d’oiseaux.A chacun donc de se créer son petit répertoire, qu’il pourra utiliser à l’avenant.Autant d’objets qu’on peut donner à tracer de mémoire, sans exiger, bien entendu, la précision des contours et des ombres, ni la perfection qu’on serait en droit d’attendre d’un dessin pris sur objet présent.Au cours supérieur, et encore plus au cours complémentaire, le dessin de mémoire, comme d’ailleurs le dessin libre (voir ’’L’Enseignement Primaire(l) 11 de février), jouera un rôle important.Ce sera l’occasion d’initier les élèves à certains travauc, plus d’imagination, d’invention, de composition ou moins personnels, ou à la reproduction de motifs dont le symbolisme soit assez connu; tels que: monogrammes, emblèmes et attributs; drapeaux, blasons et armoiries; marques de commerce ou de fabrique, parfois locales s’il y a fieu.Ces motifs divers sont d’abord imités de ce qu’on peut trouver sur des monuments, journaux, revues, calendriers: Torche ou flambeau, la balance, le caducée, la corne d’abondance, l’ancre, l’étoile.(1) Occasion encore de faire saisir les sens allégorique des peintures, sculptures et ornements qui recouvrent les murs, la voûte de nos églises et édifices publics, ou qu’on retrouve souvent sur des images pieuses.Ce sera par exemple l’œil de Dieu nimbé de gloire, la colombe aux rayons dorés, l’Agneau sur le livre de vie, le pélican, le monogramme du Christ, (labarum), du Sauveur, I.H.S., de la Vierge, M.A., tout autant de motifs qui peuvent intervenir à titre de dessin de mémoire, comme décoration des surfaces, même au cours de dessin dit “géométrique.” C’est dire que le professeur d’un cours plus avancé, doit se faire lui aussi son petit répertoire, un recueil de motifs qui pourraient entrer dans son cours de dessin.(Mars 1929).Frère Prosper, e.c.Inspecteur du dessin, Commission scolaire de Québec.(l) On trouvera ci-après la reproduction d’une vignette déjà parue dans L'Enseignement Primaire de juin 1924, due à la plume du C.F.Quintil, E.C., avec l’obligeance du directeur de la revue, M.C.-J.Magnan, qui en autorise la réimpression.F.P. 426 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 0wi &n\A> oL ovi g.m c m oLu^S/û c£2.é 5^^ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 427 COURS SUPÉRIEUR J-ACHINE MAR^.Jlü.5!ANNEE JEAN-PAUl MORIN .M,RANGER, JNN0.V(.E JOURNAL.c_c_c_c cQfcOt c OEUPS •v, TSmà***.c_c c' C 'C 'C c- c_c_trjfcrit' ^üKirIP c !c Pl'tRRE L*voit MA CLASSE ST RO CH CPAnnee COURS COMPLEMENTAIRE Mars l*) Ecole il.- EuL-.Vm TALON DOUCiNE L.Brouillard.E.Je SdUbprn Mars I*) Ecole De Saia&errc.fOLOniE 7 MA'N'Ç L.DEOCHArELETS.mmm SSI 428 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’HISTOIRE NATURELLE A L’ËCOLE PRIMAIRE Les mauvaises herbes (Pour U Enseignement Primaire) maître.—Les difficultés sans nombre que rencontre le cultivateur dans l’exercice de sa profession nous met sans cesse sous les yeux le terrible anathème porté par le Créateur contre Adam après la chute originelle: “Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front et la terre maudite à cause de toi, ne produira que des ronces et des épines.” Dès lors, par un effet de cette malédiction divine, la culture de la terre qui était pour l’homme une source de jouissances est devenue son châtiment.Des ennemis de toutes sortes surgissent de partout et s’attaquent à ses récoltes sur lesquelles ils prélèvent une lourde contribution.Ainsi nous avons vu jusqu’à quel point les insectes nuisibles augmentent les difficultés de la culture et la rendent moins rémunératrice.Les sécheresses, les pluies excessives, les gelées prématurées font encore subir à l’agriculture des pertes énormes.Nous allons aujourd’hui causer d’un autre ennemi aussi nuisible que les insectes et dont les ravages annuels dans notre province se chiffrent à des millions de dollars: j’ai nommé les mauvaises herbes.germain.—Je savais bien que les mauvaises herbes étaient un obstacle à la culture, cependant je ne croyais pas que les dommages qu’elles causent fussent si importants.maître.—Bien que reconnues d’une manière générale, ces pertes sont de beaucoup plus élevées qu’on ne s’en rend vraiment compte, même chez une foule de cultivateurs.Mais voyons de quelles manières ces ennemis font tort à l’agriculture.lo.Les mauvaises herbes sont surtout nuisibles en ce qu’elles enlèvent au sol les principes nutritifs nécessaires aux plantes cultivées—En enlevant au sol une bonne partie de son humidité, elles augmentent les effets désastreux de la sécheresse.2o.Elles prennent la place des plantes utiles, car elles sont généralement plus rustiques et plus prolifiques.3o.Elles augmentent le coût des différentes opérations culturales, labourage, hersage, semis, fauchage, battage etc.4o.Elles déprécient la valeur des récoltes par leur présence dans le fourrage ou la présence de leurs graines dans le grain.5o.L’extirpation des mauvaises herbes fait perdre au cultivateur un temps précieux et l'oblige souvent à cultiver des plantes moins avantageuses.60.Elles sont un refuge pour les spores des maladies fongueuses et un attrait pour les insectes nuisibles.7o.Elles nuisent aux instruments aratoires lors des moissons.80.Certaines d’entre elles sont nuisibles aux animaux de la ferme, soit par leur caractère vénéneux, soit par le goût particulier qu’elles donnent au lait.9o.Elles sont désagréables à la vue et diminuent ainsi la valeur des propriétés où elles croissent.Il est de première importance que le cultivateur débarrasse ses champs des mauvaises herbes en recourant aux moyens d’extermination dont nous parlerons dans la suite, et empêche l’introduction de nouvelles espèces.Mais pour lutter avantageusement contre cet ennemi, il faut le bien connaître; de là la nécessité d’étudier et d’observer.Pour le cultivateur, les mauvaises herbes ne comprennent pas seulement celles qui, de par leur nature, sont réellement nuisibles, telles la Moutarde sauvage et l’Epervière orangée, mais encore toute plante importune ou plutôt désagréable à la vue; ainsi, un épi de blé croissant dans une plantation de navets doit être considéré comme mauvaise herbe, parce qu’il y est inutile et nuit plutôt à la vue d’ensemble.On classe les mauvaises herbes d’après la durée de leur existence en plantes annuelles, bisannuelles, et vivaces.ANNUELLES Ces plantes qui complètent leur existence en une seule année ont des racines petites, fibreuses et produisent une grande quantité de graines.Vous connaissez déjà le Chou-gras, la Moutarde des champs, la Renouée liseron, le Mouron blanc, le Pourpier, qui appartiennent à cette classe.Quelques mauvaises herbes sont appelées, “Annuelles-hivernantes”; ce sont celles dont la graine germe en été ou à l’automne et produit une certaine végétation qui passera l’hiver sans périr pour compléter son développement l’été suivant.La Bourse à pasteur, le Tabouret des champs, la Bardanette, le Passerage, etc., sont des plantes dites annuelles-hivernantes. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 429 LES MAUVAISES HERBES CHOU GRAS ChenofXHiium album LAMS’S QUARTERS SILENET>£ NUIT Stierte tuHtiflara L.NÎQHT rLOWER5NQ CATCHFLY ' .^ “ VIPERINE Echium val g art L BLUE WEED CHIENDENT Agropyran reptns L.COUCH GRASS 1—Plante annuelle.2—Plante annuelle hivernante.3—Plante bisannuelle.4—Plante vivace. 430 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BISANNUELLES Ce sont des plantes qui ont besoin de deux années pour compléter leur croissance.Elles germent au printemps, produisent des racines et des feuilles la première année, des fleurs et des graines la seconde.A cette classe appartiennent la Cigûe, la Primevère, la Bardane, la Vipérine, etc.VIVACES On comprend sous ce titre les plantes qui continuent à pousser pendant de nombreuses années et produisent annuellement des tiges et des graines.On les divise en deux classes.Celles dont les racines sont profondes comme le Chardon du Canada, le Laiteron vivace, le Liseron des champs, la Silène enflée, et celles dont les racines sont à la surface du sol tels le Plantain, le Chiendent, l’Achillée millefeuille, etc.COMMENT LES MAUVAISES HERBES SE RÉPANDENT La plupart de celles que l’on trouve dans notre province sont venues des autres contrées et se sont propagées d’une ferme à l’autre de diverses manières.D’abord par les agents naturels, les cours d’eau, le vent, les oiseaux et certains herbivores chez lesquels les graines traversent le canal digestif sans perdre leurs facultés germinatives.Ensuite, par l’homme lui-même.Les graines de mauvaises herbes sont très souvent, pour ne pas dire toujours, mêlées aux graines de semences importées, surtout quand il s’agit de graines à bon marché.Les chemins de fer, les voitures, les instruments aratoires, le fumier apporte des villes ou des fermes voisines, les litières des animaux transportés par les chars contribuent pour beaucoup à introduire sur nos fermes toutes sortes de mauvaises herbes.COMMENT LES DÉTRUIRE Les moyens de destruction varient avec la nature des plantes et leur mode de végétation.S’agit-il de plantes annuelles, on provoquera la germination des graines pour détruire ensuite les jeunes plantes avant qu’elles ne produisent une nouvelle semence.Quant aux bisannuelles, elles seront fauchées ou enfouies par un labour avant la floraison.Dans le cours de la deuxième année le fauchage répété empêcher i la formation de nouvelles graines et débarrassera le sol de ces plantes.Les plantes vivaces sont sans contredit les plus nuisibles et celles dont la destruction offre le plus de difficultés.Nous savons que les plantes respirent et absorbent une bonne partie de leur nourriture par leurs feuilles; les plantes vivaces ont ceci de particulier, qu’elles possèdent sous terre des réservoirs spéciaux, tubercules, bulbes, rhizomes où s’accumule la nourriture, ce qui permet au printemps et pendant plusieurs années consécutives, la croissance de nouvelles tiges.Aussi, pour détruire ces plantes, est-il nécessaire de s’attaquer aux réservoirs souterrains qu’un labour ramènera à la surface du sol où ils seront desséchés par le soleil.Le temps le plus favorable pour pratiquer ce labour sera celui où la croissance des tiges florifères est complétée et avant que les graines ne soient mûries.A cette époque, les rhizomes ayant épuisé leur réserve de nourriture en faveur des tiges, sont très affaiblis et, partant plus faciles à détruire.(à suivre) E.Litalien, i.E.L’ÉCONOMIE L’économie a donc de multiples avantages, dont le plus grand n’est pas tant de procurer à ceux qui la pratiquent des ressources que de les mettre en état de s’en procurer facilement.L’homme qui sait prévoir, et qui sait vouloir, est nécessairement économe.Et l’homme économe est la grande force économique d’un pays.La pauvreté, qu’on le remarque bien, tient bien moins à ce que les ressources font défaut, qu’à ce qu’elles sont gaspillées.Economie n’est pas mesquinerie.Etre économe est tout simplement vivre suivant ses ressources, et non suivant ses appétits.Et l’homme n’est vraiment homme que lorsqu’il sait dominer ses appétits.Celui qui obéit à ces lois est tout naturellement économe.Celui qui est économe sait prévoir et vouloir.Et celui qui sait prévoir et vouloir s’élève nécessairement et domine ceux qui ne savent que céder et plier.(Reproduit du Courrier de Sorel). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 431 ENSEIGNEMENT PRATIQUE INSTRUCTION RELIGIEUSE Création de Phomme Lorsque Dieu eut créé le Paradis terrestre, qu’il en eut fait un séjour délicieux, vraiment enchanteur, il ne manquait plus qu’un maître en ce pays, qu’un roi en ce palais.C’est alors que Dieu créa l’homme, en le formant, quant à son corps, de la poussière de la terre.C’est-à-dire que notre corps est composé de substances qui se trouvent dans la terre et qui doivent y retourner, qui y retournent même sans cesse, puisque notre corps se renouvelle constamment.Donc l’homme par son corps ressemble aux animaux.Mais son âme, d’où vient-elle ?Certainement pas de la poussière, comme le corps, mais directement de Dieu, à l’image duquel elle a été faite.De même qu’un enfant ressemble à son père ou à sa mère ou à tous les deux, ainsi nous ressemblons par notre âme à notre Père céleste; nous sommes, dans une certaine mesure, de même nature que lui.Notre âme est donc spirituelle, c’est-à-dire qu’elle comprend les idées, les réalités qui ne se voient pas, comme la justice, la vertu, la beauté, Dieu, etc.Les opérations de l’âme étant spirituelles, indépendantes de la matière, nous avons le droit de dire que l’âme aussi est spirituelle.Sans doute on ne la voit pas, mais il y a bien des choses que nous ne voyons pas et dont l’existence est cependant certaine.Le souffle de vent qui pousse le bateau sur la mer, ne se voit pas, pourtant il existe.Nier l’existence de l’âme parce qu’on ne peut ni la voir, ni la toucher, ni l’imaginer, c’est comme si on niait la lumière du soleil, sous prétexte qu’on ne peut pas la peser ou la mettre.en bouteille.De plus, notre âme est raisonnable et intelligente.L’animal, lui, n’a que de l’instinct qui ne raisonne pas; c’est pourquoi il agit toujours de la même façon.Depuis toujours les hirondelles font leur nid de la même manière et les castors construisent leurs cabanes et leurs ponts comme les historiens et naturalistes de l’antiquité nous disent les avoir vus faire.Ils agissent donc sans faire de progrès, sans inventer, sans profiter de l’expérience des parents: les pièges prendront toujours les souris et les loups.L’homme, intelligent, invente des habillements variés, des constructions nouvelles, des aliments nouveaux, des machines, des instruments toujours plus perfectionnés, tels que le téléphone sans fil, les avions, etc.On peut donc bien le dire, la raison humaine est comme un reflet, comme une image de l’intelligence de Dieu.LANGUE FRANÇAISE École primaire élémentaire COURS INFÉRIEUR EXERCICES DE PENSEE ET DE LANGAGE.1.—Le maître fera trouver les actions que fait ou que peut faire le forgeron en^travaillant : Le forgeron allume son feu.—Il tire le soufflet/—-Il mouille le charbon.—Il prépare ses outils.—Il place un morceau de fer dans le feu.—Il active le feu.—Il prend ses pinces.—Il saisit le fer rouge.—Il le pose sur l’enclume.—Il le bat avec son marteau.—Il l’aplatit—Il le plie.—-Il le coupe.—Il le plonge dans l’eau.—Il chante dans sa forge.2.—'Faire reprendre toutes ces petites phrases en mettant, les verbes au futur: 432 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Demain, le forgeron allumera son feu.—Il tirera.Mettre ensuite au passé: Hier, le forgeron a allumé son feu.—Il a tiré.DICTÉES i Les adjectifs terminés au masculin par l’e muet, ne changent pas au féminin.Animal sobre—personne sobre—homme eune —femme jeune—insecte utile —chose utile—plancher mobile—porte mobile—chien fidèle—servante yidèZe—enfant docile—classe docile—pantalon large—chaussure large— tracé courbe—ligne courbe—souvenir désagréable—séparation désagréable—arrêt pénible—sentence pénible.Exercice.—lo Reconnaître le genre de l’adjectif qualificatif employé.2o Dire pourquoi l’adjectif n’a pas changé.II Les adjectifs terminés pas as, el, eil, en, on, doublent la dernière consonne avant d’ajouter l’e muet.Bon serviteur—bonne servante—usage ancien—maison ancienne—tyran cruel—femme cruelle—habit pareil—tenue pareille—veau gras—vache grasse— loup glouton—personne gloutonne—-procédé noble—- parole noble— vue élevée—langage éZew?—paysan crédule— paysanne crédule—pain moisi—croûte moisie.ni CE QUE j’AIME J’aime papa et maman, mon frère et ma sœur, mon oncle et ma tente, mon _ cousin Henri, ma marraine Marie et mes amis Paul, Julien et François.J’aime mon petit pays.(le nom du village ou de la ville), et ma patrie, le Canada.Par-dessus tout, j’aime le bon Dieu qui m’a créé, qui m’a tout donné.J’aime aussi beaucoup la sainte Vierge, mère du petit Jésus, mon Sauveur, qui est aussi ma mère.Mots à étudier d’avance: Pays.—Par-dessus tout.—Beaucoup.—Sauveur.Exercices.-—-Écrire au tableau le texte ci-dessus; lo le faire lire; 2o faire compter les phrases, les mots; 3o faire trouver le seno des mots en italiques- 4o effacer._ _ Questionnaire.—Qui aimez-vous?— Pourquoi aimez-vous votre pays, votre patrie ?Pourquoi aimez-vous le bon Dieu par-dessu o tout ?Faire la dictée: la maîtresse dit, à voix haute, une proposition ou un membre de phrase, les enfamts le répètent et l’écrivent ensuite sur leurs cahiers.Écrire au tableau les mots: pain, — sel, — eau,-—-lait; puis rôti,— ragoût,—soupe,—dessert,— purée; enfin, légume,—boulanger,—-cuisinier.Remarquer que les mots du premier groupe se prononcent d’un seul coup, ne contiennent qu’un seul son; ceux du deuxième se prononcent en deux fois; ceux du troisième se prononcent en trois fois.RÉCITATION Le grand-père et l’enfant.Je crois le voir encor.Sa tête, couronnée De beaux cheveux blanchis par l’âge et le chagrin, Se penchait en avant, doucement inclinée; Son visage était grave à la fois et serein.Son cœur était ouvert à tous.On pouvait lire.Le calme sur son front, la bonté dans ses yeux Et lorsque sur sa bouche il passait un sourire: On croyait voir briller comme un rayon des cieux’ (Tournier.)- COURS MOYEN EXERCICES DE PENSEE ET DE LANGAGE Les sujets suivants étant donnés, trouver un verbe et un complément qui puissent leur convenir: La lampe.échure la chambre.L’incendie.a brûlé toute la grange.Les étoiles.brillent au ciel.La glace.couvre la rivière.Les enfants.glissent sur l’étang gelé.Le forgeron.frappe sur l’enclume.La mer.porte les vaisseaux.Le pilote.dirige le navire.DICTÉES i Formation du féminin dans les adjectifs V Mon frère est fort, mais ma sœur est plus forte que lui.—Cette petite fille est méchante et elle est désobéissante.—Ma mère est prévenante pour ma grand’mère.—Voici une robe élégante et une agrafe brillante.—Une personne patiente et calme se fatigue peu.Le feu est ardent et la flamme est bridante.—Mon cousin est adroit, mais sa sœur est encore plus habile.—Une écolière docile aura des prix à la fin de l’année.—Voici une plante salutaire et une tisane bienfaisante.—Cette eau est pure, claire et légère, aussi elle est L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 433 très saine.—Mon enfant, tu dois avoir toujours la figure propre et les ongles nets.— Un cheval agile est passé devant moi.Questions diverses.^—-Comment forme-t-on ordinairement le féminin dans les adjectifs?-— Quand un adjectif est terminé au masculin par un e muet, est-ce qu’il change au féminin ?•—-Ex.: Comment écririez-vous le féminin des adjectifs suivants: insolent -— prudent •—• content -— honnête — raisonnable •—- chaud •—- froid —- utile — coupable ?II LA PENDULE Jour et nuit, la pendule fait entendre son tic-tac monotone.Sans arrêt, les aiguilles tournent autour du cadran d’émail.Elles marchent si lentement qu'elles paraissent immobiles; elles avancent pourtant et la sonnerie nous rappelle que déjà une heure s’est écoulée.La pendule nous dit aussi que le temps passe vite, qu’une heure perdue ne se retrouve plus.Rappelons-nous qu’un jour nous devrons rendre compte à Dieu de chacun des moments de notre vie.Questions et explications.^—-A quoi sert une •pendule.Citez quelques circonstances dans lesquelles il est utile de savoir l’heure.—Les aiguilles.Qu’appelle-t-on encore aiguille.¦—• Émail.Matière blanche qui recouvre le métal du cadran.Quel est le pluriel de ce nom?—Quel est le contraire de immobile.Maximes.-—Le temps perdu ne se rattrape jamais.—Patience et longueur de temps font plus que force ou que rage.¦—Dieu nous demandera compte de l’emploi de chacune des heures de notre vie.RÉCITATION Le matin et le soir de la vie Petits enfants, courez dans la prairie, Chantez, jouez au doux parfum des fleurs; Profitez bien du printemps de la vie, Trop tôt, hélas! vous verserez des pleurs ! Pour soulager mon cœur gonflé de larmes, Fermettez-moi d’assister à vos jeux, Pour un vieillard, ils sont remplis de charmes, Auprès de vous, je me sens plus heureux.En vieillissant, j’ai connu la tristesse; Ceux que j’aimais, je les ai vus partir! Oh! laissez-moi vous prouver ma tendresse, C’est en aimant que je voudrais mourir! Un jour, hélas! vous n’aurez plus de mère, Pour égayer votre frôle berceau.A Dieu pour elle offrez une prière, Aimez-la bien au-delà du tombeau.Derniers amours de ma vieillesse, Venez, venez, petits enfants ! Je veux de vous une caresse, Pour oublier mes cheveux blancs ! COURS SUPÉRIEUR EXERCICES D’INTELLIGENCE ET DE LANGAGE Trouver une ou plusieurs actions que l’on peut faire avec les objets dont les noms sont donnés: Aiguille.—Avec une aiguille, on peut coudre, repriser.Canif.—Avec un canif, on peut couper, tailler, gratter.Balle.—On peut lancer, recevoir, loger, perdre une balle.Glace.—Sur la glace, on peut glisser, patiner.Eau.—Avec l’eau, on peut laver, nettoyer, cuire les aliments.Brosse.—Avec une brosse, on peut brosser, frotter, nettoyer.Crayon.—Avec un crayon, on peut écrire, dessiner, griffonner.Pinceau.—Avec un pinceau, on peut peindre, badigeonner.DICTÉES i Des signes orthographiques Une condition essentielle pour se servir convenablement de la langue écrite, c’est de connaître Y orthographe.Par ce mot on désigne l’art de représenter les mots à l’aide de lettres et des signes orthographiques suivants des règles établies.On appelle signes orthographiques certains signes employés dans l’écriture pour modifier la pronociation des voyelles et des consonnes, ou pour indiquer leur suppression.Ces signes sont de quatre espèces différentes: les accents, le tréma, Vapostrophe et la cédille.Les accents sont au nombre de trois: l’accent aigu, l’accent grave et l’accent circonflexe: l’accent aigu se place sur les é fermés, l’accent grave sur les è ouverts, et l’accent circonflexes, sur les voyelles longues, celles qui se prononcent lentement, comme dans les mots suivants : âme, tHe, île, tôle, piquûre.Questions grammaticales.—Dans quel t la grammaire use-t-elle des accents?Dans le but de mettre d’accord l’orthographe des mots avec leur prononciation.—-Sur quelles lettres place-t-on l’accent aigu?On le place sur les é fermés.— Et l’accent grave?Cet accent se place sur les è ouverts, sur la préposition à et dès, sur les adverbes là et où.—-Et l’accent circonflexe?Cet accent se met sur les voyelles longues de certains mots: noms, adjectifs, participes: comme beau rôle, fruit crû, traitement dû; on l’emploie encore pour marquer la sunpression de certaines lettres dans l’orthographe de quelques mots: âge (ange)-—boîte 434 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (boiste), etc.¦—- Pourquoi emploie-t-on le tréma?Le tréma formé de deux points se place sur les voyelles e, %, u, pour indiquer qu’on doit, dans la prononciation, les détacber de la voyelle qui les précède et ne pas faire des deux voyelles une voyelle composée: aiguë — haï — Satil.— Quel est le put de 1/apostrophe ?De marquer la suppression d’une voyelle finale devant un mot commençant par une voyelle ou une h muette.-—Quel est l'emploi de la cédille?La cédille, espèce de virgule, se place sous le c devant l’une des voyelles a, o, u, quand on veut lui donner le son de l’s: forçat — leçon — gerçure.II Le vieillard et l’enfant Entre les vieillards et les petits enfants, il y a une intimité d’une espèce très particulière, et beaucoup plus profonde qu’on ne croit.Séparés par toute une longue vie, ils se tendent instinctivement les bras, ainsi que deux amis qui se retrouvent.Ne semble-t-il pas que l’existence soit un de ces anneaux brisés et flexibles dont les deux extrémités se rejoignent naturellement aussitôt qu’a cessé l’effort qui les séparait ?La vieillesse, en désintéressant l’homme d.es luttes de la vie, le dépouille de ses passions d’emprunt, lui arrache son masque, le rend à sa nature première, et pendant cet instant, qui est le dernier, le place hors de la scène, pour lui faire mieux comprendre le rôle qu’il a joué, souvent à son insu._ Si proche de la fin, l’avenir en ce monde est bien peu de chose.Le présent même échappe à la faiblesse croissante; le vieillard se réfugie dans le passé, n’ayant plus de gîte ailleurs, et il vit tout entier dans le rêve de ce qui fut, tout comme l’enfant qui vit tout entier dans le rêve de ce qui sera.Le petit enfant et le vieillard sont deux poètes.enfermés dans leur impuissance: celui-ci ne peut plus, celui-là ne peut pas encore.Voilà, je crois, un lien secret qui les réunit l’un à l’autre.Ainsi que deux prisonniers, ils regardent la vie à travers les barreaux; non par la même fenêtre, assurément, mais ils se sentent voisins et se touchent, tout en se tournant le dos.Questions.—1.Analyser logiquement : Ne semble-t-il pas que Vexistence soit un de ces anneaux brisés et flexibles?2.Pourquoi le verbe de la seconde proposition (que l’existence soit) est-il au présent du subjonctif ?3.^ Expliquer le sens de: “La vieillesse en désintéressant l’homme de la vie le dépouille de ses passions d’emprunt.” 4.Analyser grammaticalement - Si proche de la fin.5.Que signifie le mot gîte?—Rendre compte de son emploi dans le cas présent.RÉCITATION Le Niagara L’onde majestueuse avec lenteur s’écoule, Puis sortant tout à coup de ce calme trompeur, Furieux, et frappant les échos de stupeur, Dans l’abîme sans fond le fleuve croule.C’est la chute! son bruit de tonnerre fait peur Même aux oiseaux errants, qui s’éloignent en foule Du gouffre formidable où l’arc-en-ciel déroule Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.Tout tremble: en un instant cette énorme avalanche D’eau verte se transforme en monts d’écume blanche, Farouches, éperdus, bondissant, mugissant.Et pourtant, ô mon Dieu! ce flot que tu déchaînes, Qui brise les rochers, pulvérise les chênes.Respecte le fétu qu’il emporte en passant! L.-H.Fréchette.COMPOSITION La souffrance lo Maxime.—-Faire écrire au tableau noir la Morale qui suit: "La souffrance est un hôte importun, mais qu'encore il faut recevoir et traiter avec égards pour toutes les leçons qu'elle enseigne." 2 Développement.—Mes enfants, il faut avoir été malade pour apprécier vraiment la vie et la santé.Un grand poète a exprimé cette vérité dans des vers admirables: “Comprendrais-tu des cieux l’ineffable harmonie, Le silence des nuits, le murmure des flots, Si quelque part là-bas la fièvre et l’insomnie Ne t’avaient fait songer à l’éternel repos ?” Mais la souffrance ne nous apprend pas seulement à apprécier la vie et la santé.Elle est une école de courage, de patience, de résignation.Vous savez tous, mes enfants, qu’il y a, comme on dit “de bons malades” et “de mauvais malades”.Les bons malades souffrant patiemment, offrant leurs souffrances au bon Dieu, se laissent soigner avec docilité, ne montrent pas d’exigences ni de caprices, et dissimulent leurs souffrances du mieux qu’ils peuvent pour ne pas affliger ceux qui les entourent.Les mauvais malades font tout le contraire, et l’on ne peut s’empêcher, tout en les plaignant, de les blâmer un peu.On apprend, aussi, quand on souffre, la valeur de l’affection.Quand on a vu, empressés autour de son lit de malade, les parents, les amis, les bons camarades, on se sent pénétré L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 435 d’amour et de reconnaissance envers ceux qui ont adouci ces pénibles moments.3o Conclusion.—Mes enfants, apprenez à supporter vaillamment et chrétiennement la souffrance physique.Se plaindre pour un petit mal est chose ridicule, même à votre âge.Les enfants douillets font rarement des hommes courageux et forts.Proposez-vous donc de ne pas vous plaindre comme un bébé quand vous souffrirez de quelque douleur physique.COURS COMPLÉMENTAIRE DICTÉE LE DÉSERT La Providence, 1, qui a répandu tant de richesses sur le sol que nous habitons, semble s’être montrée plus avare 2 à l’égard de quelques points du globe.Là, au lieu d’une terre féconde, un sable toujours stérile qu’une goutte d’eau n’humecte pas 3; là, aucune herbe qui puisse nourrir nos animaux domestiques.Pas un être vivant n’y interrompt la solitude et le silence; l’homme n’y fixe pas sa demeure; il passe en_ fuyant 4, et c’est à peine s’il laisse l’empreinte de ses pieds sur la poussière qu’il soulève.C’est le désert.5 S’il y a un désert que nous devons aimer, celui de la solitude avec Dieu, il y en a un autre que nous devons craindre, celui que Dieu fait en nous quand il s’éloigne de nous 6.Là où Dieu n’est pas, c’est le désert, et ni l’éclat des assemblées humaines, ni la multitude des hommes 7 ne peuvent combler ce vide immense 8.Mgr de la Bouillerie.20645—Enseignement Pràimaire feuillet 9 et suiv.Commentaire.-—-1.Sorte d'antonomase: le nom qui désigne la suprême sagesse avec laquelle Dieu dirige et prévoit tout, est employé pour le désigner lui-même.2.L’avarice est un vice de l’humanité: c’est par antithèse et dans un sens figuré que cette épithète est appliquée ici.3.Hyperbole, l’expression est exagérée afin de rendre la pensée plus frappante; il en est de même dans les phrases suivantes: l’idée de désert est rendue plus saisissante par cette description d’un silence absolu, d’une absence complète d’êtres vivants.4.Dans cette phrase courte et rapide, il semble que l’auteur veut mettre sous nos yeux l’image des caravanes et de leur course à travers le désert.5.Ces quelques mots résument l’allégorie et les images si frappantes qui précèdent.6.A prendre les mots dans leur sens exact, le terme de “désert” convient mieux à cet autre état de l’âme qu’à celui dont l’auteur parle d’abord.7.“L’éclat des assemblées humaines, la multitude des hommes” expressions métonymiques, dans lesquelles les termes abstraits sont employés pour les termes concrets; la première est pour: la société, le monde et ses plaisirs éclatants; la seconde pour: les hommes si nombreux qu’ils soient.8.Expression métaphorique et hyperbolique qui donne une idée saisissante et vraie de l’etat de l’âme isolée de Dieu.RÉCITATION La fête de Pâques Voici Pâques! Voici la fête triomphante ! Depuis dix-huit cents ans, l’Eglise, avec fierté, Célèbre en ce grand jour, la victoire éclatante De son glorieux Chef, du Christ ressuscité ! Tout le peuple chrétien, avec ivresse chante Le vainqueur de la mort, le Dieu de majesté Qui fit sentir aux Juifs sa main toute-puissante, Et des méchants confond la folle impiété.Le Christ est désormais immortel, impassible; Le remettre au tombeau, c’est bien plus impossible Que de pulvériser les monts Himalaya ! Saluons le drapeau de ce Maître invincible, Acclamons sa grandeur, sa force irrésistible.Pâques est de retour: chantons l’Alleluia ! Abbé Pothérat.COMPOSITION SUJET A TRAITER Le viois de Saint-Joseph lo Pourquoi le mois de mars est-il dédié à saint Joseph?2o Confiance que nous devons avoir en saint Joseph.3o II est le patron de la famille.SUJET TRAITÉ Le mois de mars a été dédié à saint Joseph, car sa fête est placée presque au milieu du mois, le 19.Il était bien naturel qu’on fêtât spécialement ce grand saint et qu’on lui consacrât un mois.N’a-t-il pas été le père nourricier de l’enfant Jésus, le protecteur de la Sainte-Vierge et ne lui devons-nous pas une tendre reconnaissance pour sa vie toute de devoirs et de sacrifices ?Quel grand honneur il a connu! être le gardien de Jésus! protéger sa petite enfance, le sauver de la colère d’Hérode! Oh! comme cette figure de saint Joseph est grande et touchante! Comme j’aime ce mois dans lequel nous pouvons méditer ses grandeurs et sa profonde humilité! J’ai une grande confiance en saint Joseph, car je suis bien persuadé que Jésus ne doit rien lui refuser quand il intercède pour nous.Notre-Seigneur doit l’écouter encore au ciel comme il l’écoutait, petit enfant, sur la terre; 436 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE aussi j’aime à m’adresser à Dieu par son intermédiaire.Puis, saint Joseph est le patron de la famille: n’a-t-il pas été le chef de la Sainte-Famille?de celle qui doit être le modèle des nôtres ?Saint Joseph connaît les besoins mutuels de tous, il les a ressentis, Il a travaillé de ses mains, il a subi les fatigues d’un labeur quotidien.Toutes ces raisons font que saint Joseph peut être et est en effet compatissant pour nos fatigues, nos inquiétudes et que, les connaissant, il désire les soulager.Aussi, allons à lui avec confiance; il ne nous rebutera certainement pas, et s’il semble nous faire attendre un peu les grâces demandées, c’est que, sans doute, c’est meilleur pour notre salut.SECTION AGRICOLE DICTÉE I l’agricultuke L'agriculture n’est pas, comme peuvent le croire bien des personnes, un art grossier qu’on peut pratiquer sans instruction et au hasard.L’observation seule ne suffit pas pour tirer parti des trésors immenses que la terre cache dans son sein.De même que l’industrie a besoin d’être aidée par les sciences, ainsi l’agriculture, pour faire des progrès, doit s’appuyer sur les découvertes scientifiques; ce n’est donc pas un art purement manuel; le cultivateur qui veut faire produire à sa terre d’abondantes récoltes, a besoin d’étudier et de se tenir au courant de tout ce qui intéresse l’agriculture.Explications et Exercices.—Agriculture: signifie la culture des champs: plusieurs mots se terminant ainsi en culture, ont une signification analogue: apiculturë, culture des abeilles, etc.—• Peuvent: indiquer le sujet de ce verbe; conjuguer oralement l’indicatif présent et le passé défini de ce verbe^ •— Le croire: le, quelle sorte de mot est-ce, un article ou un pronom ?(pronom tenant la place de cela).—• Grossier: c’est-à-dire un art qui ne demande que des efforts physiques et aucune intelligence.¦— flasard.-comment écrit-on les mots hasardeux, hasarder ?(rappeler à l’enfant que c’est avec un s et non pas un z).—Observation: c’est-à-dire qu’il ne suffit même pas de bien se rendre compte comment les choses se passent, il faut encore, pour un bon agriculteur, l’instruction nécessaire.—Seule: pourquoi mettez-vous ce mot au féminin ?—-Trésors immenses: tout ce qui pousse à la surface de la terre.—• Sein: quelle différence d’orthographe et de signification y a-t-il entre sein sain et saint.—Industrie: ce mot désigne les diverses opérations qui concourent à la production des richesses.•—- Aidée: à quel temps ce verbe se trou- ve-t-il?—Progrès: quelle est la fonction de ce mot dans la phrase ?—-Scientifique: de quel nom cet adjectif est-il dérivé ?Comment l’écrivez-vous au masculin ?—• Art manuel: c’est-à-dire un art, un travail où les mains seules soient utilisées.¦—• Produire: indiquer le complément direct de ce verbe.— Abondantes: quelle différence dans la manière d’écrire ce mot, et le mot prudentes, (l’un avec un a, l’autre avec un e).Faire l’analyse grammaticale de la première phrase.-—-Faire une ligte de tous les pronoms, en indiquant chaque espèce de ces pronoms.II RESTEZ A VOS CHAMPS Jeunes travailleurs des champs, méfiez-vous des villes; sans doute elles vous offrent de nombreuses ressources, mais rarement on y trouve ce qu’on avait espéré.L’on y brille; de splendides monuments charment vos regards, les rues sont animées par une foule bruyante, les magasins sont remplis des produits des arts et de l’industrie, mais le pain de l’ouvrier est le prix d’un rude labeur dans les ateliers où n’entrent jamais un parfum de fleurs, un rayon de soleil.A la campagne, le cultivateur travaille au milieu d’un air pur; tout est calme autour de lui.Le soir, il rentre dans sa modeste maison, la flamme illumine le foyer, le souper fume sur la table et les enfants poussent de longs cris de joie à la vue de leur père.Restez à vos champs, laboureurs; soyez fidèles au clocher natal, à vos vallons, aux grands arbres de vos forêts, à vos maisons.Exercices et Analyses.-—-Splendides: indiquer des synonymes: beaux, superbes, etc.-—L'on u brille: analyser les pronoms contenus dans cette-phrase.—Animées: justifier l’accord de ce participe passé.—-Bruyante: faire l’analyse de cet adjectif.— Parfum: indiquer un nom de la même famille (parfumerie ou parfumeur).—-Pur: quel est le féminin?Vallon: de là, vallée; ces deux mots viennent de val.Faire l’analyse de tous les pronoms.—Souligner les verbes à un mode personnel, en faisant connaître leurs sujets et leurs compléments, s’il y a lieu.LECTURE EN CLASSE LE REPOS DU DIMANCHE Un paysan se moquait de son voisin parce que celui-ci ne voulait pas comme lui, passer de temps en temps le dimanche à travailler aux champs, mais qu’il cherchait au contraire, à sanctifier le jour du Seigneur, en assistant aux offices.—Suppose, lui dit le voisin, dans l’intention de l’éclairer, suppose que j’aie sept louis en poche et que, rencontrant un homme su r L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 437 le chemin, je lui en donne six.Que dirais-tu de cela ?—Je te trouverais généreux et je dirais que l’homme qui t’aurait rencontré en si bonne disposition pour lui te devrait bien de la reconnaissance.Fort bien! Mais si, au lieu de m’en savoir gré, il me jetait parterre et me volait le dernier louis que je me serais réservé, que dirais-tu alors?—Le misérable! Il faudrait le pendre.—Ami, c’est pourtant là ton histoire: Dieu t’a accordé six jours, pour travailler et gagner ton pain; il ne s’est réservé que le septième; il nous a commandé de le sanctifier.Et toi, au lieu d’être reconnaissant de ses dons et de respecter sa volonté, tu lui voles le septième jour.Le cas n’est-il pas le même ?Que t’en semble.Le paysan en convint, fit réflexion sur lui-même et s’amenda ?Louis Veuillot.SECTION MÉNAGÈRE DICTÉE LA MEILLEURE AMIE DES JEUNES FILLES La meilleure amie des jeunes filles, c’est l’aiguille: oui, l’aiguille à coudre, à broder, même à tricoter.Aujourd’hui, l’aiguille est passée de mode; elle est reléguée parmi les vieilleries d’autrefois; certaines jeunes femmes ne travaillent plus; j’en connais qui n’ont pas de dé.Est-ce par préférence pour les occupations plus sérieuses: l’étude, la lecture?Nullement.C’est par amour du bavardage.Jamais on n’a tant bavardé et si peu causé.C’est aussi par dédain de l’effort du travail.A quoi bon se donner la peine de faire ce qu’on peut acheter tout fait ?Et cependant les travaux à l’aiguille ont ce privilège incomparable qu’il en reste toujours quelque chose.La lecture, la musique, vous laissent une impression charmante, mais ce n’est qu’une impression, c’est-à-dire je ne sais quoi d’éphémère qui s’efface jour à jour et finit par disparaître.Les travaux des doigts échappent souvent à cette dure loi.Cela existe, cela se voit, cela passe de génération en génération; cela parle de vous à vos petits-neveux.Isabelle.exercices Idées.—Redites, d’après le texte, en quoi les travaux à l’aiguille l’emportent sur les autres distractions féminines.Expliquez et commentez ce passage : Jamais on n’a tant bavardé et si peu causé.HYGIÈNE PRATIQUE (contagion de la phtisie) Les poitrinaires, tant qu’il leur reste des forces, vont et viennent, circulent, vaquent à leurs affaires, comme d’habitude.Dans nos relations volontaires ou non, nous sommes exposés journellement au voisinage d’un phtisique, et il importe de ne pas oublier que la phtisie est très contagieuse.Les précautions à prendre concernent surtout les crachats.Le malade ne doit pas expectorer ses sanies au hasard sur le parquet de sa chambre, mais dans un linge, un moue mir spécial, dans un craccoir garni de sciure de bois.Ces objets seront ensuite désinfectés par l’immersion dans l’eau bouillante qui détruira les germes de la tuberculose.De telles mesures bien observées sauveraient beaucoup de personnes victimes de leur imprudence.Annotations.-—Poitiinaiies: Nom générique donné à celui qui a la poitrine malade; poitrinaire et phtisique sont des mots synonymes.—Aller et venir sont deux verbes irréguliers et neutres.Le premier s’emploie avec l’auxiliaire avoir pour marquer l’action et avec l’auxiliaire être pour exprimer l’état.Le pronom en, dans les phrases où figure le participe allé, doit toujours précéder l’auxiliaire ; on doit dire: je m’en suis allé et non je me suis en allé.—Relations: C’est le rapport qui est entre deux personnes que l’on considère ensemble et respectivement l’une à l’autre.—Contagieux: Se dit de ce qui produit la contagion ou se propage par le contact, l’exemple, etc., mal contagieux, parole contagieuse.¦—• Expectorer: C’est expulser, rejeter de la poitrine et des poumons les mucosités qui s’y trouvent et en gènenl le fonctionnement; expectoration est l’action d’expectorer, de cracher, de rejeter an dehors.—-Sciure: Le suffixe ure marque le résultat de l’action de la scie; la sciure est, en effet, la poudre qui tombe du bois que l’on scie.ENSEIGNEMENT ANTIALCOOLIQUE ANALYSE (phrases a écrire au tableau noir) 1.L’acoolique est un client des maladies du cœur, qui se terminent toujours soit par l’hydropisie, soit par la mort subite.2.Sous l’influence de l’alcool, le cœur se recouvre de graisse, il se contracte plus faiblement et la circulation du sang se ralentit.3.L’alccol modifie les éléments du sang.Il le rend, plus coagulable.4.Cinquante pour cent des morts subites sont dues à l’alcool.{Reproduit des tableaux d’enseignement anti-alcoolique des Clercs de Saint-Yiateur.) A L’ECOLE RURALE st .H ’ M.Jean-Charles MAGNAN, agronome, donnant des leçons de choses agricoles à l’Ecole primaire complémentaire de Saint-Casimir, comté de Portn euf.Èmm « r m aisp*" SW L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 439 MATHÉMATIQUES ARITHMÉTIQUE, ALGEBRE ET MESURAGE Avertissement.—Afin de donner à cette partie de la revue un caractère vraiment pratique, nous avons cru devoir nous enfermer strictement, pour le choix des problèmes, dans le cadre tracé par la “Répartition mensuelle du programme’’ préparée par MM.Miller et Brionne et recommandée par le Surintendant de l’Instruction Publique pour toutes les écoles primaires de la province.Les exercices proposés dans chaque livraison ont un double but: 11.Fournir régulièrement aux instituteurs et aux institutrices, pour la récapitulation qu’ils ne doivent pas manquer de faire à la fin de chaque mois, quelques problèmes qui les aideront à s’assurer si leurs élèves progressent nor-| malement ; 2.Guider les aspirants et les aspirantes aux deux brevets du Bureau central en leur faisant étudier, chaque mois, quelques-uns des problèmes les plus importants du programme de chacune des sections du cours complémentaire.COURS INFÉRIEUR 1ère année 1.Complétez la table d’addition suivante: 9 + 1 = 10 9+2=11 9+3 = — N.-B.—Dans cette classe, il importe de faire d’addition.2.Combien font?p +9+6+4 15+8 + 7+9 27+3+4 + 5 37 + 5+7+4 3.Additions: réciter fréquemment les 43+8+6 + 7 35 + 5+9+6 tables 36 27 48 37 54 + 25 + 19 + 25 + 18 +18 Soustractions: 65 63 68 66 61 -46 -26 - 19 -37 -45 5.Un jardinier a récolté 26 minots de patates, 18 minots de carottes et 15 minots de choux de Siam.Combien de minots de légumes a-t-il récoltés en tout? 440 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2e ANNÉE 1.Faites les multiplications suivantes: 45 54 65 X 13 X 14 X 15 37 X 16 39 X 18 28 X 18 2.Un fermier vend 7 vaches à $65.l’une.Il achète avec la somme reçue 30 moutons à $9.l’un.Quelle somme lui reste-t-il?3.Un cultivateur vend 7 pains de sucre de 4 livres à 18 sous la livre.Combien reçoit-il?4.Dans un cruche de 2 gallons, on verse 1 gallon, 1 pot et 1 pinte d’huile.Combien manque-t-il pour remplir la cruche?5.Faites les divisions suivantes: 45-^9 = 54^6 = 32-4 = 27-3 = 6.Faites les divisions suivantes et indiquez le reste: 27-6=?45-6=?34^-4=?47-^9 = ?Ex.: 27 — 6 = 4 et il reste 3.56 = 7 = 63 = 9 = 61 = 7= ?67-9= ?COURS MOYEN 3e ANNÉE Si ivec : 2.lerocl 1.Faites les divisions ci-dessous: 78.12 par 3.6- 1675.8 par 0.49-‘il.904 par 3.1 -452.92 par .052.Rép.: 21.7 - 3420.- 3.84 - 8710.2.Jos Hardy, de Neuville expédie à Emond & Côté, de Québec, 16 paniers de tomates à 2.25; 27 sacs de carottes à $0.85; 18 sacs d’oignon à $2.35; 48 doz.de céleri à $0.45.Faites la facture et trouvez-en le total.Réponse : Neuville, le 15 nov.1928.EMOND et COTÉ Doit à Jos.Hardy $2.25 $ 36 0.85 22 95 2.35 42 30 0.45 21 60 3.Trouvez mentalement le dénominateur commun et additionnez les fractions suivantes: «) K+f+iV; b) I+1+-A-; c) )di U 5 “I- IA) "É 2 cO d) f+i+tV; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 441 1^ ou 1|-.Réy.a) K+f + Solution Autres réponses: b) 1T8- ; c) 2^-; d) 1 4 4e ANNÉE 1.Si le lait donne de son poids en crème et que la crème donne de son poids en beurre, combien de livres de beurre pourra faire une fermière avec 570 Ibs de lait?Solution : La crème =-^- du lait.Le beurre = %5 de la crème ou de du lait.5 6 3^ de 570= 19 Ibs.Rép.2.Un cultivateur vend J- de sa récolte de foin le 15 sept, et du reste le 1er octobre.Quelle a été sa récolte totale s’il lui reste encore 24 tonnes de foin?Solution : Après la 1ère vente, il lui reste %.Il vend alors -g- de =^- 8 2 4-9 Il lui reste # # de la récolte = 24 tonnes s- i 8 8.8 2 4 X 8 U = 64 tonnes.Rép.3 3.Combien font: a) 10% de $240?c) 25% de 4240 Ibs.b) 4% de 124 minots ?d) 20% de 45 gallons ?Rép.: b) — f^o4 =4.96 mts.a) $24°x^ =$24.m 10 c) 4240x2^ = 10601hs- m d) 45X^ = 9.gai.m 4 5 COURS SUPÉRIEUR 5e ANNÉE 1.Quelles fractions ordinaires représentent 50%; 75%, 25%, 12p2%, 373^%, 62^%, 87^%?Kep.: ou70==ÿ! Autres réponses Autres réponses: f, 34, i, |, f, 2.Un fermier achète 36 têtes de bétail à $25.l’une et, après en avoir perdu 6, vend le reste à $40 par tête.Trouvez son gain pour cent.Solution : $25X36 =$900.prix d’achat.36- 6 =30.ce qui reste à vendre. 442 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE $40.X30 = $1200.Vente.$1200.- $900.= $300.Gain.1% de $1200.=$12.Autant de fois $12.dans $300.Autant de fois 1%.$300.-$12.=25.Pép.:25%.3.J’achète 450 minots de blé à 67 sous le minot et je les revends à $1.05 le cent livres.Trouver mon gain.Solution : 450X67 = $301.50.Achat.450X60 = 27000 Ibs.2jlo_o_^
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