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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1932-11, Collections de BAnQ.

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54e Vol.Québec, Novembre 1932 N° 3 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ÉDUCATION — INSTRUCTION PEDAGOGIE N’EST PAS ÉDUCATEUR QUI VEUT “N’est pas éducateur qui veut.L’on peut être lettré, écrivain, mériter le titre d’humaniste, de philosophe, et ne point appartenir à la grande lignée des éducateurs”.C’est en ces termes que l’abbé Léon MerKlen commence un article bibliographique, appréciant, dans La Croix, de Paris, le volume que M.le chanoine Alleaume vient de consacrer à la mémoire de Mgr Julien, qui fut professeur et supérieur de collège.S’inspirant du livre de M.le chanoine Alleaume (1), livre écrit “dans une langue de haute tenue que pourraient envier plusieurs académiciens”, l’abbé MerKlen trace ainsi le portrait de l’éducateur: “L’éducateur est un homme qui possède à la fois le culte des idées générales et le sens des nuances que revêt dans la vie leur application pratique.“C’est un penseur et un artiste, un observateur qui s’élance d’un bond au firmament de l’universel et un psychologue qui, pour parvenir aux réalisations vivantes, se plonge à bon escient dans le concret.“Pour répondre efficacement à sa mission, il doit beaucoup savoir et avoir pourtant l’esprit de synthèse, goûter les fines analyses et se complaire cependant dans les vues d’ensemble.“S’il joint à ces qualités intellectuelles les vertus morales, il sera un conducteur d’âmes; transplanté d’un milieu de jeunesse sur le vaste champ de la vie publique, il deviendra, naturellement et comme sans effort, un véritable chef de la pensée, le maître d’une génération”.Voilà en pied le portrait de l’éducateur idéal.Dans l’enseignement primaire, l’instituteur peut-il atteindre à un niveau aussi élevé ?Toute mesure gardée, pourquoi pas ?Un instituteur n’est pas nécessairement un primaire au sens péjoratif, c’est-à-dire un esprit étroit, un pédant, un demi-savant.Dans la dernière livraison de Y Enseignement Primaire (2), R.Maurecourt a démontré qu’il y a des membres de l’enseignement secondaire, voire des professeurs d’université, qui sont primaires par plus d’un côté.Un instituteur ne peut-il pas arriver à l’équilibre harmonieux de ses facultés “qui le préserve de toute exagération”.Un instituteur ne peut-il pas devenir “prudent, avisé, réfléchi, homme de bon sens et de juste milieu”.A l’instar de Bourdaloue, dont on célèbre cette année le troisième centenaire (3), l’instituteur ne peut-il pas rester en équilibre: “homme de bon sens et de juste milieu” ?(1) Les Maîtres d’une génération: Mgr Julien, par Charles-J.Alleaume, archiprêtre du Havre.Un vol.in-8° Jésus de 154 pages, avec un portrait, 12 francs.En vente à la librairie Garneau, rueBuade, Québec.(2) Dans VEnseignement Primaire d’octobre, page 76, voir l'article de R.Maurecourt reproduit de l'École, de Paris.(3) Voir dans les Études, de Paris, du 20 août 1932, "Bourdaloue et sa province natale’’. 130 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Homme de bon sens, ai-je dit.Le célèbre auteur des Paillettes d’Or a écrit les lignes qui suivent au sujet du bon sens chez l’éducateur: “La vertu ne suffit pas pour la direction même d’une simple école.La sainteté ne peut suppléer à l’esprit de prudence, de discernement, de réflexion, qui sont les rayonnements naturels du bon sens, pour former une âme d’enfant”.N’a-t-on pas vu des instituteurs, des professeurs même, hommes d’esprit et instruits échouer lamentablement dans l’enseignement, faute de bon sens, de tact, de jugement, en un mot.Ils n’avaient pas “cette faculté de deviner ce qu’il faut faire dans un moment pressant.” “Homme d’équilibre et de juste milieu”, voilà ce que doit être encore l’instituteur.Ainsi “la parole du maître” ne doit pas dégénérer en verbiage.“L’afflux des manifestations verbales, dit Paul Bernard (1), affecte quelquefois les caractères d’une véritable maladie: la verbomanie”.L’instituteur doit donc parler en classe, causer avec ses élèves, mais non pérorer.Socrate ne professait pas, il causait avec ses disciples.“Ses leçons, dit Bernard, étaient des entretiens, des débats, des façons de colloques”.Pour garder l’équilibre, le maître doit donc parler en classe un langage qui sera pour ses élèves d’une “absolue clarté”.Il animera ses leçons et ses récits “de tons vifs et familiers, rehaussant les couleurs de sa palette, donnant de l’éclat aux choses ternes, mettant—en traits nets et sobres—l’accent sur l’essentiel.“Et surtout, ajoute Bernard, apprenons à nos élèves à se servir des livres, ces professeurs muets qui, si nos soins n’ont pas été inutiles, les accompagneront et les éduqueront pendant tout le cours de leur vie”.L’Auteur des Paillettes d’Or et Paul Bernard (2) ont écrit pour les maîtres de l’enseignement primaire, tandis que le chanoine Alleaume a écrit pour les professeurs de l’enseignement secondaire.Mais tous les trois s’accordent sur les qualités fondamentales que doivent posséder tous ceux qui ont pour mission d’enseigner, d’instruire et d’éduquer.Parlant de son modèle comme éducateur (Mgr Julien) le chanoine Alleaume dit: “A l’équipe de professeurs qu’il a groupés autour de lui et auxquels il estime essentiel d’insuffler le même esprit, il répète qu’aucune éducation n’est possible sans mettre sans cesse en contact nos idées avec les réalités; qu’il est inutile de toujours gémir sur les difficultés qu’on rencontre: en chaque enfant sommeillent des possibilités de transfiguration; que l’effort d’éducation ne serait jamais vain qui obtiendrait l’abandon par l’élève de la corvée subie en faveur de la besogne spontanément et joyeusement acceptée”.N’est-ce pas là une théorie pédagogique chère aux instituteurs comme aux professeurs qui ne se contentent pas d’être d’habiles enseigneurs, mais qui sont surtout de vrais éducateurs.C.-J.Magnan.TANT VAUT LA DISCIPLINE, TANT VAUT L’ECOLE (Pour VEnseignement Primaire) Dans le petit état scolaire, une loi doit régir les sujets ; la loi, c’est le règlement.Un royaume où les sujets se conduiraient à leur guise, sans souci des ordres de l’autorité, où chacun lerait fi de toutes les lois, de toutes volontés, serait une véritable anarchie; ainsi en est-il dans une classe où le règlement n’est pas bien observé.La discipline scolaire vise un double objet: l’ordre extérieur et l’ordre intérieur.ii iadisciplhie règle les actes extérieurs, allées et venues, mouvements d’ensemble, etc.elle établit 1 ordre et la régularité et permet ainsi aux activités physiques, intellectuelles et morales de s épanouir dans un milieu plus favorable.En même temps, elle fortifie dans l’âme (1) Paul Bernard—L'École attentive.Paris, 1932.aux lumière!! d p entre V Auteur des Paillettes d’or et Paal Bernard.Le premier s’éclaire s’éclaire qu’à la lumière de la philosÆe humaine etT^utref60011 PU1S6 aUSS1 aUS S°UrCeS de 1,exPériellce- mais û ne L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 131 de l’enfant l’habitude de se gouverner lui-même, c’est là le second objet de la discipline et, je dirais, le principal, puisqu’il est le principe du premier, et qu’il atteint le but de toute bonne discipline: ordonner les efforts de l’enfant pour qu’il en résulte un contrôle parfait de lui-même.La discipline tend encore à créer, dans la raison, ce principe d’ordre qui devra régler la vie de l’enfant devenu homme.Si le maître saisit bien la nature et l’importance de cette partie de la discipline, il verra qu’il a mieux à faire que de tenir son petit monde paralysé par la crainte, et de faire de ses élèves des automates qui obéissent militairement à ses commandements.“Une discipline purement extérieure révolte les âmes hères et déprime les faibles”.Comment pourrait-on préparer les enfants à se gouverner eux-mêmes une fois sortis de l’école, si l’on ne s’efforce pas de développer en eux des convictions profondes, des principes d’ordre, de régularité et de bonne conduite.C’est donc vers l'intérieur qu’il importe de tourner la volonté de l’enfant.Mouvements réglés, silence, sont des effets: la formation morale, voilà ce qui compte, voilà la vraie discipline.Tout le fondement de l’éducation repose dans la discipline.De tout temps, on a reconnu que sans règlement il n’y a pas d’ordre; sans ordre, sans régularité, pas d’éducation et souvent même, pour ne pas dire toujours, pas de moralité; mais trouble, désordre, perte de temps et corruption.C’est donc la discipline qui fait la force et assure le succès d’une école.Il ressort de là l’obligation imposée aux maîtres d’exiger, dans son intégrité rigoureuse, le règlement dans une classe.Il est le premier et principal agent de la vitalité et de la moralité d’une école; et tout ce qui concerne l’enfance doit provoquer l’action du professeur, car rien de ce qui touche la discipline ne doit lui être indifférent; soins physiques, moraux, intellectuels, tout cela fait partie de sa mission.Mais entrons dans quelques détails: d’abord, c’est la discipline qui règle la prière en disposant chacun à s’en acquitter avec respect, attention et dévotion; elle réprime la dissipation, la légèreté, l’insouciance qui pourraient se glisser même dans l’acte religieux.La discipline est encore le plus puissant auxiliaire des études, elle maintient le silence indispensable à la réflexion et si nécessaire au travail.De toutes les vertus, la plus importante et la plus efficace en classe est le silence, parce qu’elle assure toutes les autres.La discipline éloigne et fait disparaître toute cause de distraction; elle préside au travail, ranime le courage, aiguillonne la paresse, réprime la légèreté, arrête la dissipation, règle le temps, en partage l’emploi, prescrit les occupations étrangères à l’étude; enfin, elle voit à ce que tous s’occupent constamment et utilement, se rend compte de la manière dont les devoirs sont faits; elle est en quelque sorte le premier moteur qui fait fonctionner régulièrement toutes les intelligences d’une école en dirigeant tous les travaux; c’est encore elle qui broie les jeunes gens à la soumission, qui leur enseigne le respect, les égards dus aux supérieurs, la déférence et l’aménité envers les égaux et les bons procédés à l’égard de tous; n’est-ce pas elle aussi qui leur insinue de mille manières cette urbanité qui distingue les gens bien élevés ?Concluons de ceci que si l’ordre, la bonne intelligence régnent dans une école, si le travail y est actif et soutenu, si les recréations sont salutaires et innocentes, si la politesse est cordialement observée, si les exercices sont exempts de dissipation et d’insouciance, s tout marche et se meut avec ensemble et dignité, la discipline en est le principe, et seule l’école où règne une parfaite discipline, est digne du nom de maison d’éducation.Quelques moyens généraux à employer pour obtenir une parfaite discipline I.—Prendre l’autorité sur les enfants.—-Les enfants nous domineront si nous ne les déminons pas; ils seront nos maîtres, si nous ne sommes pas le leur.Il faut donc nous les assujettir entièrement et prendre au premier abord de l’ascendant sur eux.Si le maître ne se met dès les premiers jours en possession de son autorité, les élèves deviendront peu à peu maîtres de la classe et des désordres de toutes sortes s’en suivront.Le jeune maître surtout doit veiller à ne pas laisser entamer son autorité; le premier soin des élèves est d’étudier leur maître; il n’y a point de ruses qu’ils n’emploient pour prendre, s’ils le peuvent, le dessus et si le maître sait déjouer leurs multiples tentatives, il conquiert du même coup l’ascendant sur ses élèves et l’assurance du succès en classe.IL—Bien étudier ses élèves.—-Le maître qui ne connaîtrait pas ses élèves ne saurait leur faire tout le bien que les parents, l’Église attendent de lui; et par là même, il ne pourrait atteindre le second but de la discipline, car, comment faire acquérir des connaissances, si 132 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE l’on ne connaît pas le degré d’intelligence de ses élèves ?Comment les encourager à mieux se conduire, à être plus attentifs à leur devoir, si l’on ne connaît pas leurs dispositions ?Chaque élève demande à être traité et conduit suivant son caractère; vouloir les réduire tous au même niveau serait forcer leur nature; vouloir les diriger tous par les mêmes moyens serait tenter l’impossible.(Montaigne) Il suit de là que la surveillance est le premier moyen mis à la disposition du maître pour qu'il atteigne le but ci-dessus proposé; surveillance aux prières, à l’étude, aux jeux, à l’Eglise.La discipline ne doit pas être si rigide qu’elle contraigne chez l’enfant cette bonne joie qui vient au cœur et sort comme spontanément de son être; n’est-elle pas le plus souvent une manifestation d’une âme pure et libre de toute inquiétude morale ?Tempérée de douceur, la discipline, même ferme, gagne les cœurs des petits et leur laisse la liberté de s’ouvrir, s’ils le désirent.Que les maîtres se mettent bien dans l’esprit que les enfants aiment à être menés et que rien ne les ennuie tant que l’indécision des maîtres ou l’imprécision du règlement.Se faire aimer et respecter des élèves.—Pour cela, être d’une bonté sans faiblesse et d’une justice sans rigueur.La bonté gagne les cœurs, elle vient à bout des caractères les plus revêches, les plus mutins et les plus emportés; elle agit sur les cœurs et rien ne lui résiste.L’instituteur travaille donc à son plus grand avantage en se conduisant à l’égard de ses élèves comme une mère envers ses enfants.Mais la bonté n’exclut pas la justice.Bonté et justice vont en très bonne compagnie et il faut savoir les allier; pour cela, voyons en quoi consiste la justice chez le maître.La justice demande que le même dévouement soit prodigué à tous les élèves, suivant toutefois les circonstances énumérées plus haut ou d’autres analogues.Elle s’allie avec la bonté, puisque son but n’est autre que de faire éviter les excès de la bonté, à savoir, la préférence et l’antipathie.Que de maîtres ont perdu leur autorité le jour où leurs élèves ont dit d’eux: ‘Tl a des préférés” .Que d’enfants ont échappé au but de la discipline en disant “Le maître m’en veut”.Les enfants ont l’œil large pour découvrir une injustice et, chose encore remarquable, ils recherchent pour eux les préférences du maître et ne détestent rien de plus que de se voir mis de côté et de voir les confrères préférés du professeur, et nous connaissons le terme qu’ils emploient pour qualifier ces injustices.Elles s’attaquent à l’autorité du professeur, la ruinent et entraînent après elles des désordres de toutes sortes.Mais les antipathies n’ont pas moins de conséquences que les préférences.Que de cœurs d’enfants sont restés fermés pendant tout le temps de leur éducation pour la seule raison qu’un maître s’est montré bourreau, peut-être en une seule occasion: un seul acte d’injustice suffit pour faire perdre à jamais au maître la confiance des élèves; et Dieu sait ce que vaut cette confiance des élèves pour un vrai éducateur.Frère A.-E., Scolasticat-École normale de Laprairie, Que.PEDAGOGIE PRATIQUE De la préparation de la classe, sa nécessité.Convient-il de tenir un journal de classe ?Quand et comment iaut-il preparer sa classe ?Documents à consulter pour faire cette préparation.av Avant la classe, dit Overberg, vous devez vous y préparer avec soin.Autant il importe ^ vous a vos ej5ves de Es former par l’instruction et l’éducation, autant vous devez avoir a.cœur de vous bien préparer; car, sans préparation, vous échouerez, et quant à l’instruction et a l’éducation”.H L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 133 Le maître qui parlait ainsi avait l’âme pleine d’amour, et les élèves qui l’avaient une fois entendu disaient: “Je voudrais être un instituteur comme Bernard Overberg, de Munster.” Nous serons tous des instituteurs comme Overberg, si nous comprenons de quelle importance est la préparation de la classe, et comment cette préparation doit être faite.Il y a, selon nous, deux manières de comprendre ce devoir: l’une qui constitue la préparation dite éloignée; l’autre, la préparation prochaine.La préparation éloignée s’occupe de tout ce qu’un maître doit faire pour acquérir, augmenter sans cesse les connaissances et les qualités indispensables à sa mission.Le savoir acquis à l’École normale est peu de chose; on y apprend comment on travaille, on entrevoit quel champ vaste les connaissances humaines offrent aux investigations de l’esprit, et c’est tout.Mais ceux qui, un peu plus tard, ont avancé dans la carrière et ont senti, pour la plupart, leur insuffisance, reconnaissent que l’homme qui enseigne a sans cesse besoin d’acquérir, de s’améliorer et de grandir en intelligence et en sagesse.11 faut, en effet, lorsqu’on doit polir ces âmes d’enfants, ces pierres précieuses qui composeront l’édifice social, il faut, dis-je, que la vie surabonde pour la donner à ceux qui ne l’ont pas ou ne la possèdent qu’imparfaitement.Quand nous avons su distinguer cette voie et surtout y persévérer, il importe que l’exercice de la réflexion et de la méditation vienne ajouter à nos connaissances une force nouvelle et comme la trempe dont elles ne sauraient se passer.La réflexion, c’est le ressort de la vie morale.Si nous n’y prenons garde les instincts matériels tendent à dominer la vie spirituelle, à rompre l’équilibre de notre existence; or, la réflexion rétablit cet équilibre, redresse les déviations de la vie morale, si nous prenons l’habitude de nous y livrer à propos ; si nous savons appeler notre pensée sur les choses graves et sérieuses de l’existence, au lieu de nous laisser distraire par des préoccupations étroites et mesquines; si nous savons enfin donner à notre jugenent une solidité éprouvée, à notre esprit une croyance inébranlable et raisonnée aux choses qu’il a mission d’enseigner.La réflexion est une pratique des sages; l’instituteur doit être essentiellement un sage.Voilà pour la préparation éloignée.La préparation prochaine comporte trois parties essentielles: celle du cœur, celle des devoirs et leçons du jour, celle des objets matériels.Dans la préparation du cœur le maître doit, comme première pensée de chaque jour, encourager lui-même son zèle; se redire quels sont ses devoirs; se prémunir, se fortifier contre les défaillances que ferait naître la difficulté de sa tâche; se pénétrer aussi de toutes les vertus qu’il doit inspirer par l’exemple.Si cette préparation est comprise; si la pensée du bien en est l’essence; si nous sommes convaincus que nous rendons de grands services aux familles, au pays; alors réchauffés à ce foyer pénétrant de la préparation du cœur, comptons que la journée sera fructueuse pour tous.A cette préparation succédera celle des leçons et devoirs journaliers.C’est ici que j’entends répondre à la question du journal de classe.Jadis des prescriptions rigoureuses ont ordonné la tenue de ce journal; puis le relâchement, l’abandon y ont succédé; mon avis est que jamais l’on n’aurait dû négliger l’emploi de cet indispensable auxiliaire.Le journal de classe; c’est le confident de nos actes, c’est le témoin de l’esprit de suite que nous apportons dans notre enseignement; c’est comme le mémorial de nos efforts, c’est, à l’égard de nos supérieurs, la marque de notre ponctualité; à l’égard de nos élèves, la preuve manifeste de notre préoccupation constante pour leurs progrès; c’est enfin le gardien fidèle et complaisant de devoirs choisis dont nous pourrons commodément au besoin retrouver les indications.Quand doit se faire la préparation de ce journal ?Le matin ordinairement.Le soir, le corps et l’esprit, fatigués par un travail où l’on donne tout le meilleur de son être, ont besoin l’un et l’autre de repos, de détente; le matin, au contraire, nos membres et nos organes reposés, nos facultés, régénérées, permettent, redemandent un nouvel exercice.C’est l’heure où le maître reprend utilement ses devoirs; toutefois cette heure n’est pas celle de l’arrivée de ses élèves; c’est celle qui précède; c’est l’heure silencieuse où personne n’a le droit de le déranger ni de réclamer de lui un service touchant ses fonctions accessoires.Alors, les yeux sur les programmes, sur l’emploi du temps, sur les cadres de son journal de classe, l’instituteur se pose des questions auxquelles il répond par des notes qui fixent les détails de la besogne journalière: qu’apprendrai-je aujourd’hui à mes élèves ?Comment ce 134 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE jour s’enchaînera-t-il utilement à ceux qui le précèdent ou le suivront ?Quels sont les besoins particuliers de ces intelligences?Est-ce que je comprends suffisamment ce que j’ai à enseigner?Aurai-je la justesse, la précision que réclame telle leçon?Mes exemples seront-ils bien choisis, appropriés au sujet ?Ne serai-je pas obscur, incomplet ?Saurai-je convaincre à propos ?Telles leçons, tels devoirs seront-ils applicables à la position sociale, au genre de vie, aux habitudes de mes jeunes disciples ?etc.Et ainsi le directeur prévoyant et zélé règle à chaque pas la marche, la convenance de son enseignement; il ne craint pas de descendre à trop de détails en indiquant par ses notes les problèmes, les dictées, les lectures, les exemples, les maximes, dont il fait choix pour la journée.S’il a besoin de raviver des idées ou des faits précis, des textes qui lui échappent, le thème d’une leçon que sa mémoire n’a pas fidèlement conservée, n’a-t-il pas à sa disposition la bibliothèque scolaire, ses notes personnelles, ses journaux de classe antérieurs, ses ouvrages favoris et usuels où le crayon n’a pas craint de souligner ça et là les idées essentielles pour les ressaisir vivement au besoin.Je suis fermement convaincu que la tenue fidèle et suivie du journal de classe aura les meilleurs effets, et je recommande aux jeunes maîtres surtout de prendre, au début de leur carrière, la résolution inébranlable d’apporter tous leurs soins à la préparation de ce journal.Je leur promets le succès.Si mon vœu même avait chance d’être entendu, je dirais que je conçois un type tout spécial quant à la forme matérielle de ce journal, de son cadre et des dispositions qu’il comporte: ainsi sur le recto de chaque feuille serait le cadre ordinaire disposé selon les divisions de l’emploi du temps; sur le feuillet à gauche, qui serait le verso du précédent, une page libre où seraient imprimées une ou deux pensées pédagogiques offertes quotidiennement à la méditation du maître; au-dessous un espace blanc où l’on pourrait, en quelques mots, résumer sa journée, ses efforts, les faits, les incidents particuliers, ses remarques, ses réflexions personnelles, qui constitueraient comme l’histoire, le reflet de la vie à l’école.Ceux qui accomplissent leur devoir dans toute l’honnêteté de leur conscience, ceux qui n’ont eu à toute heure du jour que la pensée du bien, peuvent-ils craindre d’en laisser la trace ?Je n’ai plus qu’un mot à dire, touchant la préparation des choses matérielles, auxiliaires du maître et des élèves dans la succession de leurs travaux.Cette préparation évitera non seulement des pertes de temps, me fera gagner nombre de minutes au cours d’une journée: elle aidera aussi au maintien de la discipline.Les cahiers spéciaux, les livres nécessaires à une lecture, à une leçon, et placés peut-être dans la bibliothèque, seront sous la main au moment opportun; la carte sur laquelle une démonstration doit être faite sera dépliée; les objets devant servir à la leçon de dessin seront placés à la portée de tous ; les encriers seront pourvus d’encre, la craie sera abondante près des tableaux; l’éponge même n’en sera pas absente.Ce simple exposé fait-il assez comprendre ma pensée ?.Oui.Alors je termine, en rappelant encore ce mot d’Overberg: "Maîtres, préparez vos classes, ou vous échouerez quant à l’instruction, quant à l’édu-"cation”.Pierbe Eons.ENSEIGNEMENT AGRICOLE Quelques observations sur un très vieux thème (Pour VEnseignement Primaire) Lue ancienne méthode toujours nouvelle.Où l’on voit que l’enfant est "un prince charmant” en quête d’un conte de fée et d'un beau livre d’images.La Terre et ses merveilles.Un enseignement vivant et attrayant.Plaçons le petit campagnard dans son milieu. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 Le mois de septembre est passé, et, avec lui les expositions scolaires.Nous avons eu la bonne fortune d’en visiter trois: à Nicolet, à N.-D.des Anges, (Portneuf), et au sein de la Gaspésie, à St-Elzéar de Bonaventure.A chaque endroit, le souci d’imprégner l’enseignement primaire d’un caractère champêtre s’est manifesté à nos yeux.A Nicolet, à N.-D.des Anges, les institutrices, à part les produits de la ferme apportés par les élèves, avaient exposé des collections de mauvaises herbes et de plantes utiles; en plus, à St-Elzéar, dans la chapelle-école, où se tenait l’exposition, on remarquait, pendus aux murs de la classe, des tableaux agricoles.Partout, de l’entrain, de l’intérêt, de l’émulation.L’agronome Joyal, l’inspecteur Pellerin, de même que le curé Pierre Chalifour et l’inspecteur Filteau, peuvent être fiers des résultats obtenus chez eux.A Nicolet, M.l-’Inspecteur général des écoles primaires, C.-J.Miller, vint lui-même présider à l’exposition scolaire.Grand honneur et bel encouragement à tous les participants.A St-Elzéar, la pluie continue, la boue des chemins et le vent très froid n’ont pu empêcher le sourire et le zèle de ce “cher curé Plourde”, de ses vaillantes institutrices, suivies de leurs gentils élèves.Beau mouvement en effet.Ici et là, on désire de plus en plus—et quelle caractéristique significative!—s’inspirer, dans l’enseignement primaire, des nécessités rurales qui saisiront les enfants au sortir de l’école.Le caractère éducatif des jardins et expositions scolaires a fait ses preuves.Voilà pour le dehors de l’école.Mais, à l’intérieur de nos classes, particulièrement au cours de nos longs hivers, la vue des choses de la nature et la valeur des leçons qu’elle offre deviennent presqu’impossibles.C’est alors qu’il faut songer à créer un peu la nature en dedans, au sein des classes.Comment y arriver ?Certaines classes de nos couvents et collèges ruraux, au vrai, encore peu nombreuses, offrent à la vue des visiteurs de délicieux modèles, et, croyez-le, organisés à peu de frais.On y voit des plants, des fleurs, des dessins champêtres en craie de couleur au tableau noir; d’autres classes étalent, sur leurs murs, des tableaux muraux variés.Ces tableaux représentent diverses scènes agricoles.Ce sont des paysages gracieux, des fermes bien tenues, des labours, des semailles, des récoltes.Plus Ipin, ce sont des instruments aratoires, des animaux domestiques, des plantes utiles ou nuisibles, etc.Voilà une atmosphère amie de la Terre.Leçon admirable dont l’enfance profite.Le tout, spectacle vivant et fructueux, demeure à sa vue en permanence.Mémoire et intelligence, goût et jugement sont mis en œuvre, par cette méthode judicieuse, très pédagogique.Tout cela, éveillant chez l’enfant le sens de l’ordre et de la beauté, ne peut que le situer dans le milieu champêtre d’où il vient et où il importe de le réintégrer constamment.Tous en bénéficient, même les trente-troisièmes de classe.que l’on retrouve quelquefois 'premiers, dans la vie.! Avec ces tableaux agricoles, collectionnés à peu de frais et disposés sur toile ou carton avec ordonnance, un maître intelligent, à l’esprit “terrien”, au lieu de se cantonner dans les pages d’un manuel d’agriculture, rigide et abstrait, peut, de façon vivante, donner des leçons de choses aussi charmantes qu’un conte de fée.Ne l’oublions pas, le manuel d’agriculture ne devrait être mis qu’à la disposition des élèves les plus âgés.Chez les petits, un manuel d’agriculture peut fort bien devenir, (avec le pouvoir de les endormir.) complexité et sécheresse, ennui et perte de temps.Les gens d’expérience en savent quelque chose! Les notions agricoles sont assimilées et comprises par une méthode concrète, vivante et imagée.A cette fin, le musée et les tableaux scolaires deviennent de puissants auxiliaires et offrent une valeur éducative dont le maître avisé ne saurait se priver.Il nous arrive souvent de visiter les écoles (même en “pèlerin”.).Que de jolies choses et aussi que de progrès! Il faudrait que la petite école ait aussi une presse à elle, pour en raconter les initiatives magnifiques, hélas, si peu connues! Récemment, dans une petite école de rang, nous avons été agréablement impressionné, à la vue d’une série de tableaux agricoles confectionnés par l’institutrice.Celle-ci avait découpé, dans des revues agricoles usagées, des dessins ou gravures, 136 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE se rapportant aux choses du sol.A titre de spécimen, exposons ici le tableau ci-dessous, montrant les animaux de la ferme avec races et noms respectifs; (Voir tableau ci-dessous:) Hollandaise Vache Leicester Mouton Canadien Cheval Cheval Canadienne Vache Shropshire Mouton Ayrshire Vache Percheron Cheval Cheval Mouton Oxford Porc à bacon Yorkshire Porc à lard gras Chester Blanc POULES de race Plymouth Rock, Rhode-lsland, Livournes, Chantecler.BASSE-COUR- Canard Pékin, Dindes bronzées, Oies, Lapins, Pigeons.I.—TABLEAUX DES ANIMAUX DE LA FERME Voilà, à peu de frais, un vrai tableau champêtre, monté par l’institutrice, de son initiative et de ses propres ressources.Bel exemple qui ne peut manquer de faire grand bien.Les amies de l’agriculture et les précurseurs de cette méthode ne peuvent que goûter, en l’occurrence, les joies de l’invention et la beauté de cette solution ingénieuse.Quelle parité cette solution n’établit-elle pas dans notre pensée?En effet, elle va du connu à l’inconnu, du concret à l’abstrait, du particulier au général.Vieilles sentences, vieilles vérités pédagogiques, toujours nouvelles, toujours utiles.Peuvent-elles être mieux appliquées que par un enseignement aussi clair et prenant, que par le spectacle naturel du monde champêtre ?Et, croyons-nous, une méthode, qui ne tient aucun compte du goût du visible chez l’écolier et de la psychologie de l’enfance, porte nécessairement à faux.L’ancien procédé impérial., sec et despotique, imposant un texte aride, faisant uniquement appel à la mémoire, tenant l’enfant dans l’invisible, restreignant ses autres facultés prêtes à s’épanouir, ne peut que produire des automates et des médiocres, ou encore des inactifs et des immobilisés.En agriculture, de même que pour les autres matières, la méthode vivante et imagée ne peut qu’ouvrir à la vie intelligente et cordiale, l’esprit et le cœur des enfants.L’esprit humain à son point de départ dans le sensible.Pour l’enfant, comprendre c’est voir.L’enfant, a-t-on dit, est un prince charmant.Heureuse expression! Il lui faut un livre d’images, un récit merveilleux.Répondons à ce légitime désir.Penchons-nous sur l’âme enfantine, encore fraîche et éprise de beauté.Mettons la vie en nous et dans notre enseignement, et,à ces chers petits, ouvrons, de façon captivante et délicieuse, ouvrons le chemin fleuri de la Connaissance et de la Vérité.Ceci, pour leur plus grand bonheur et peut-être aussi.pour le nôtre.! Jean-Chs Magnan, Agr., Ministère de VAgriculture de Québec. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 137 LES SCIENCES NATURELLES DANS L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE II A Pécole primaire (suite) (1) De l’avis des psychologues, le sens esthétique se manifeste rarement avant l’âge de dix ans, et ce n’est qu’à partir de l’âge de treize ans en moyenne que l’adolescent devient susceptible d’une véritable éducation esthétique.Il ne s’agit donc pas, avec des enfants de moins de dix ans, d’enseigner l’art proprement dit, de donner des leçons systématiques de peinture, d’architecture, de sculpture, d’exposer les règles de la perspective, d’expliquer les effets d’ombre et de lumière.Il s’agit seulement de former le goût.Or, le goût, s’il est une disposition naturelle et instinctive de l’esprit, est aussi une qualité perfectible, dont il est nécessaire de faire l’éducation.Cette éducation doit commencer tôt.Tout ce qui contribue à la culture générale de l’esprit et du cœur, tout ce qui tend à inculquer à l’enfant l’amour de l’ordre, de la simplicité, de l’harmonie,contribue également à la formation du goût.Mais il est d’autres moyens plus directs et parmi ceux-ci, le plus agréable, le plus accessible, et peut-être le plus efficace: la contemplation des beautés du monde vivant.Je me garderai bien d’évoquer ici un seul des trésors d’harmonies, de parfums, de délicatesses, de somptueuses couleurs, d’incomparables grandeurs que la nature animée peut offrir à l’admiration des enfants.Qu’on relise plutôt quelques-uns de ces grands poètes que la nature a conquis: Fabre (Souvenirs entomologiques); et plus près de nous: Jacques Delamain (Pourquoi les oiseaux chantent); André Martignon (Un promeneur à pied); Marie-Victor in, des Frères des Écoles chrétiennes, le chantre le plus exact de notre nature québécoise (Croquis Laurentiens), etc.Tant de merveilles qui ont enrichi tous les beaux-arts, même la musique, et renouvelé leurs sources d’inspiration, ne sont nullement inaccessibles à l’admiration de l’enfant, car l’enfant aime les beaux paysages, les fleurs, les oiseaux, les insectes, les couleurs, les sons, les parfums.Exercer le goût des enfants par l’observation directe des beautés de la nature doit être, pour une bonne part, l’œuvre des sciences biologiques.Des leçons de zoologie ou de botanique qui se borneraient “à affubler de noms pédants des animaux empaillés ou des fleurs séchées” (R.Paucot), et que ne viendraient jamais vivifier les élans vers la beauté, les souffles de l’admiration, devraient être impitoyablement bannis des écoles.En outre, le dessin, en sciences naturelles, doit être d’un usage constant.Or, le dessin est un des exercices les plus propres à développer le goût.Dans un premier stade, généralement de quatre à huit ans, l’enfant est incapable de copier les objets, les modèles; il représente, non pas ce qu’il voit, mais ce qu’il sait, de ces objets, de ces modèles.Il fait du dessin-langage.L’exercice, ici, aura uniquement pour but de stimuler Vobservation.Plus tard, l’enfant devient capable de copier les objets et d’en saisir les éléments de beauté lorsqu’ils lui sont signalés.A cette éducation esthétique par le dessin, la collaboration de l’Histoire naturelle est précieuse, car les objets qu’elle offre à l’analyse excitent 1 intérêt de l’enfant, captivent son attention, et constituent un ensemble de modèles d’une infinie variété, allant des plus simples aux plus complexes.Enfin, dans les classes les plus avancées (primaire, supérieure) au dessin-copie vient s’ajouter le dessin artistique; les élèves doivent tendre à styliser leurs modèles biologiques, et à en déduire des compositions décoratives.Si l’on veut se faire une idée des ressources incomparables qu’offrent, de ce côté, les formes végétales et animales, qu’on se reporte aux admirables chefs-d’œuvre des imagiers du XlIIe siècle, (à suivre).Dr Geo.Prûfontaine, Professeur de biologie à l’Université de Montréal et à l’École normale de Saint-Hyacinthe.(1) Voir l’Enseignement Primaire de septembre et octobre 1932. 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DOCUMENTS OFFICIELS COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE PROCÈS-VERBAL DE LA SESSION DU MOIS DE SEPTEMBRE 1932 Séance du 28 septembre 1932.Présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant, président; Son Excellence Mgr Villeneuve, archevêque de Québec, Son Excellence Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, Son Excellence Mgr Forbes, archevêque d’Ottawa; Mgr l’évêque de Nicolet, Mgr l’évêque de Valleyfield, Mgr l’évêque de Gaspé, Mgr l’évêque de Mont-Laurier, Mgr l’évêque de Ri-mouski, Mgr l’évêque d’Haileybury, Mgr l’évêque de Chicoutimi, Mgr l’évêque de Sherbrooke, Mgr l’évêque de Johette; Mgr Comtois, représentant Mgr l’évêque des Trois-Rivières, Mgr Lorrain, représentant Mgr l’évêque de Pembroke, Mgr Desmarais, représentant Mgr l’évêque de Saint-Hyacinthe; l’honorable Dr J.J.Guerin, l’honorable Hector Champagne, l’honorable juge J.-M.Tellier, l’honorable Jules-Edouard Prévost, l’honorable juge Hyacinthe-A.Fortier, l’honorable juge Wilfrid Mercier, M.J.'-P.Labarre, M.Antonio Perrault, M.Édouard Montpetit, M.Victor Doré, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.l’abbé J.-J.Dubé, M.Napoléon Brisebois, M.Nérée Tremblay et M.Lionel Bergeron, secrétaire adjoint.La séance est ouverte par la récitation de la prière.Le procès-verbal de la dernière session est approuvé.Le secrétaire ayant donné lecture d’un arrêté ministériel, en date du 4 août 1932, nommant l’honorable juge Antonin Galipeault membre du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, en remplacement de l’honorable juge Auguste-M.Tessier, décédé, le Surintendant prend la parole et s’exprime comme suit : “Avant que nous procédions à l’ordre du jour, permettez que je dépose sur la tombe trop tôt ouverte de l’honorable juge A.-M.Tessier, notre collègue, avec nos profonds regrets, l’expression de nos plus vives sympathies, et que j’offre à l’honorable juge Antonin Galipeault nos plus sincères féhcitations pour le témoignage que lui a rendu le Gouvernement de la Province en l’appelant à recueillir cette succession.Je manquerais aussi à mon devoir, il me semble, si je ne me faisais pas également votre interprète pour dire à l’honorable juge J.-M.Tellier, un de nos plus précieux collègues, que sa promotion si méritée au poste important de Juge en Chef de la Cour du Banc du Roi nous a grandement réjouis et ne le priais d’agréer nos cordiales féhcitations ainsi que nos meilleurs vœux”.Mgr Brunault prie ses collègues de vouloir bien accepter le témoignage de sa reconnaissance pour les félicitations qu’ils lui ont offertes, lors de la dernière session du Comité catholique, à l’occasion de ses noces d’or sacerdotales et il les remercie de l’avoir désigné, à la suggestion de M.Mont-petit, comme méritant la décoration de l’Ordre du Mérite scolaire.L’honorable juge J.-M.Tellier remercie aussi les membres du Comité qui, par la bouche du Surintendant, veulent bien lui donner cette marque de haute estime.Le secrétaire soumet à l’approbation du Comité catholique les rapports suivants: RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE L’EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES Séance du 27 septembre 1932.T-.Présents: Mgr Forbes, président; Mgr Brunault, Mgr Langlois, l’honorable Cyrille-F.Delage, surintendant, l’honorable Dr J.J.Guerin, l’honorable Hector Champagne, M.Napoléon Bnsebois, M.Antonio Perrault et M.Lionel Bergeron, secrétaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 139 Le sous-comité a examiné les ouvrages suivants qui lui ont été soumis: 1.“Histoire du Canada—3e année”, par Jacques Morency.—Refusé.2.“Histoire du Canada—4e année”, par le même.—Refusé.3.“Géographie—3e année”, par Jacques Morency.—Refusé.4.“Géographie—4e année”, par le même.—Refusé.5.“Dictées graduées et Analyses—1er Manuel”, par les Frères du Sacré-Cœur.—Recommandé comme livre du maître.6.“Dictées graduées et Analyses—2e Manuel”, par les mêmes.—Recommandé comme livre du maître.7.“Dictées graduées et Analyses—-3e Manuel”, par les mêmes.—Recommandé comme livre du maître.S.“Canadian Catholic Corona Readers”—Primer I—Primer II—First Book—Second Book— Third Book—Fourth Book”, approved by the Minister of Education for use in the Roman Catholic Separate Schools of Ontario.—Recommandé.9.Économie et Placements vs Gaspillage” (éditions française et anglaise) par M.l’abbé O.Bélanger.—Recommandé comme livre du maître.10.Demande d’approbation d’un planétaire, par The School Equipment Company, d’Ottawa.—Le sous-comité ne prendra en considération la demande d’approbation de ce planétaire que lorsqu’on lui aura fourni la preuve qu’il est breveté au Canada.Ce rapport est approuvé.(Signé) f Guillaume Forbes, Arch.d’Ottawa, Président.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.RAPPORT DU BUREAU DES EXAMINATEURS POUR LES ASPIRANTS A LA CHARGE D’INSPECTEUR D’ÉCOLES Le Bureau des Examinateurs catholiques pour les candidats à la charge d’inspecteur d’écoles a l’honneur de faire rapport au Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique qu’il s’est réunqà l’École normale Laval, Québec, les 23, 24, 25 et 26 août 1932.Étaient présents à cette session:—M.l’abbé L.-A.Desrosiers, président; M.l’abbé J.-J.Dubé, M.C.-J.Magnan, M.C.-J.Miller, M.J.-M.Manning et M.J.-N.Miller, secrétaire.Au commencement de la séance du 23 août, après lecture et adoption du procès-verbal de la dernière session, les membres du Bureau prennent communication des demandes d’admission aux examens soumises par les aspirants dont les noms suivent:—Jean-Marie Badeau, Ls-Philippe Bérubé, François-Xavier Bonin, J.-René Corbeil, Omer-Jules Désaulniers, Lionel Desmarais, J.-Adélard Faubert, Rosario Filion, Albert Gaudreault, Roland Genest, Robert Goulet, J.-Alfred Hervieux, Henri John, René Laçasse, Léonidas Lafond, J.-Lucien Laperrière, James Albert McMurray, André Raymond, J.-Édouard Robitaille et J.-Arcadius Thériault.La demande d’admission de M.Roland Genest n’est pas acceptée, parce qu’il n’a pas encore enseigné pendant au moins cinq ans dans une école sous le contrôle de commissaires ou de syndics de la province de Québec.Tous les autres sont admis.A cette même séance du 23 août, le Bureau adopte les questions et les problèmes d’examen qui suivent: SUJET DE COMPOSITION FRANÇAISE Comment comprenez-vous les relations de l’école et de la famille?Développez le sujet ci-dessus.PÉDAGOGIE 1.De quels principes l’instituteur doit-il se pénétrer dans la mise à exécution du programme d’études ?2.Dites l’importance absolue et relative des matières du programme.3.Que pensez-vous du travail des élèves à domicile ?4.Pour être “bonne et profitable”, quelles “conditions” doit réaliser une “leçon” ?5.Tracez la marche d’une leçon de lecture courante. 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE HISTOIRE DE LA PEDAGOGIE a) Histoire générale de la pédagogie: 1.Dites quels sont les grands préceptes apportés au monde par le Christianisme en matière d’éducation.2.Donnez le résumé de la doctrine pédagogique de saint Joseph Calazance.3.Faites connaître les principales idées de Montaigne sur l’éducation.b) Historique de l’instruction publique dans la province de Québec: 4.L’instruction publique au Canada fut-elle négligée sous la domination française ?Justifiez votre réponse.5.En quelle année, sous le régime anglais, l’école confessionnelle fut-elle officiellement reconnue dans la province de Québec?HISTOIRE GÉNÉRALE 1.Qu’appelle-t-on Pères de l’Église?Nommez les principaux jusqu’au 5e siècle de notre ère.2.Quelle doctrine nomme-t-on islamisme ?Qui en est l’auteur ?Où se répandit-elle et quelles en furent les conséquences jusqu’aux croisades?3.Dites brièvement quels furent les résultats de la découverte de l’Amérique.4.Quel rôle a joué l’Acadie dans notre histoire jusqu’à la conquête?5.Racontez brièvement la découverte de l’Ouest canadien par les La Vérendrye.SCIENCES NATURELLES 1.Quelle est la loi physique en vertu de laquelle flottent les bateaux de fer, s’enfoncent les sous-marins, montent ou descendent dans l’eau les poissons?2.Expliquez le phénomène de la condensation de la vapeur avec application à l’alambic.3.Nommez les quatre sortes de nuages, les sept couleurs de la lumière blanche, les sortes d’électricité et de lentilles.4.Dites brièvement sur quels principes reposent la photographie, le cinéma, le phonographe, la radio et la boussole.LOI ET RÈGLEMENTS SCOLAIRES a) Loi de V Instruction publique: 1.Quelles formalités une corporation scolaire doit-elle remplir pour obtenir l’autorisation de contracter un emprunt?2.Quand des emprunts temporaires peuvent-ils être contractés et pour quels montants?3.Lar qui, quand et comment est fait le recensement annuel des enfants d’une municipalité scolaire ?b) Reglements du Comité catholique: 4.A quelle distance du chemin public doivent être construites les maisons d’école?5.Quelle est la durée de l’année scolaire pour les écoles catholiques?THÈME ANGLAIS Cours de lecture Lagacé.—23e édition.—Page 112.“Le petit Serin”:—De: “Une petite fille nommée Carohne”, elle le mit dans la cage”.—(15 lignes).jusqu’à: “puis VERSION ANGLAISE Fradet’s Modem History.—Page 162.From:/‘By this time, the empire was in a most deplorable condition”, .to: “as far as the Straits of Constantinople”.—(16 lignes).GÉOGRAPHIE Cinq questions au choix: L a) Dites comment se produisent les volcans; 6) Quelle est leur forme en général ?c) Où les trouve-t-on ?d) Quels sont leurs effets ?2.Que sont les marées ?Comment sont-elles produites ? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 141 3.Quels sont les États les plus grands ?Les plus populeux ?4.Quels sont les pays qui exportent en plus grande quantité les produits dérivés du lait?5.Quels sont les ports de commerce les plus importants du monde ?6.Dans le gouvernement fédéral, à qui appartient le pouvoir exécutif ?Le gouverneur général peut-il gouverner sans l’avis de personne?Quel est le rôle des ministres ?7.Que dit-on de l’importance des forêts canadiennes?8.Avec quels pays surtout le Canada fait-il du commerce—importation et exportation ?ARITHMÉTIQUE 1.Multipliez 43.2 par 0.07 et divisez le produit par 0.0036.2.Il y a dans une place forte 9,000 hommes qui ont des vivres pour 64 jours.La ville est sur le point de subir un siège qui doit durer 150 jours.Combien faut-il faire sortir d’hommes pour qu’en diminuant la ration de Vs les vivres puissent être suffisants pour ce temps?3.Une personne place les 3/s de son capital à 5.5% et le reste à 4.5%.Au bout de l’année, tout compris, elle dispose de $71,468.00.Quel est son capital ?4.Une propriété paye une taxe de 10% sur le revenu et une taxe foncière de 12^% sur ce qui reste.Après ces deux paiements, il reste au propriétaire $1,612.00.Quel était le revenu de cette propriété sans déduction aucune?5.Seize ouvriers, en travaillant 4 jours et 8 heures par jour, ont fait 64 verges d’ouvrage Combien faudrait-il d’ouvriers travaillant 7 jours et 10 heures par jour pour faire 280 verges du même ouvrage?ALGÈBRE 1.La fortune d’une personne est partagée en deux parties égales; la première partie, placée à 5%, rapporte $12.00 de plus que la deuxième placée à 41^%.Quelle est la fortune de cette personne ?2.En disposant un certain nombre d’arbres en carré de façon à former des rangées parallèles et toutes équidistantes dans les deux sens, on trouve 46 arbres de reste.En ajoutant un arbre par rangée de manière à avoir un carré de plus, il en manque 25 pour achever ce carré.Combien avait-on d’arbres?3.Quelle est la surface d’un triangle rectangle dont la base a 10 verges et dont la différence entre les deux autres côtés est de 2 verges ?4.Quatre livres de thé et trois livres de café coûtent en tout $2.50.Si le prix du thé augmente de 20% et que celui du café diminue de 15%, quatre livres de thé et trois livres de café se vendront $2.65.Trouvez le prix d’une livre de thé et celui d’une livre de café.5.Trouvez au moyen de logarithmes la septième racine de 2187.GÉOMÉTRIE 1.Combien faudrait-il de verges cubes de terre pour élever de 5 pieds le niveau d’un terrain rectangulaire ayant 50 pieds de longueur et 40 pieds de largeur ?2.Trouvez la surface latérale d’un cône droit qui a 22 pouces de diamètre et 40 pouces de hauteur.3.Une chambre a 30 pieds de long sur 27 de large.Combien de verges de tapis ayant ^ de verge de large faudra-t-il pour couvrir le plancher de cette chambre, s’il y a une perte de 2 pieds par laize en appareillant le tapis ?4.La surface d’un trapèze est de 612 pieds et les bases parallèles ont 24)4 pieds et 43)4 pieds; quelle en est la hauteur ?5.Un officier fait établir une tente de forme conique d’un volume intérieur de 594 pieds cubes.La hauteur étant de 6 pieds, quel doit être le rayon de la base ?AGRICULTURE 1.Citez trois plantes de la famille des légumineuses.2.Qu’appelle-t-on graminées ?Nommez-en quelques-unes.3.Qu’appelle-t-on matières fertilisantes du sol et quelles sont-elles?4.Citez des racines comestibles.5.Que tire-t-on du blé et de quoi se compose la farine de blé ? 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PHILOSOPHIE 1.Les tigres sont carnivores; Or, mon chien est carnivore; Donc, mon chien est un tigre.Contre quelle loi du syllogisme pèche ce raisonnemen t ?2.Qu’est-ce que l’imagination ?Quels êtres en sont doués ?3.Quel est l’objet propre de l’intelligence humaine?Prouvez qu elle 1 emprunte aux choses sensibles 4.Par quelles propriétés essentielles de l’âme humaine prouvez-vous son immortalité ?5.Qu’est-ce que la loi éternelle ?La loi naturelle ?DESSIN 1.Dessinez, telle que vous la voyez, la chaise placée devant vous.2.Dessinez, de mémoire, une branchette d’érable avec quelques feuilles.LECTURE EXPLIQUÉE ET LITTÉRATURE 1.Lire à haute voix la fable de La Fontaine intitulée: “Le laboureur et ses enfants’’ (livre V, fable IX).Tenir compte de la prononciation et de l’expression.2.Explication littéraire et vocabulaire: Que signifient les expressions: a) “C’est le fonds qui manque le moins”; b) “dès qu’on aura fait l’oût” ?3.Quelle figure de construction renferment a) le 6e vers?“Que vous ont laissé nos parents”; b) le 13e vers?“Le père mort, les fils vous retournent le champ”.4.Déterminez les quatre parties de cette fable (exposition, nœud, dénouement, moralité).5.Dans quel genre littéraire se sont distingués Châteaubriand, Lamartine et Victor Eugo?6.Citez quelques-unes des principales œuvres d’Octave Crémazie et de Louis Fréchette.A la séance de l’après-midi dy 23 août eL aux séances de l’avan"-midi et de l’après-midi des 24, 25 et 26 août, les candidats subissent les examens sur les matières qui précèdent.Après correction des épreuves, le Bureau constate que MM.René Laçasse, Léonidas Lafond et Omer-Jules Désaulniers méritent de recevoir le diplôme français, avec la note “distinction” M.J.-Alfred Hervieux obtient le diplôme français et anglais, avec la note “bien”.M.James Albert McMurray, le diplôme anglais et français, avec la note “bien”.MM.André Raymond et J.-René Corbeil, le diplôme français, avec la note “bien”.Le président du Bureau fait connaître aux intéressés le résultat de leurs examens, puis il distribue les diplômes aux candidats heureux, et la session est ajournée.Approuvé.(Signé) L.-A.Desrosiers, Ptre, Président.(Signé) J.-N.Miller, Secrétaire RAPPORT DU BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES AU COMITÉ CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le Bureau central des Examinateurs catholiques a l’honneur de vous faire son rapport, comme il y est tenu par les prescriptions de l’article 113 des règlements scolaires.Dans le cours de l’année académique 1931-32, le Bureau a tenu deux sessions: la première, le 29 décembre 1931, et la seconde, les 28, 29 et 30 juillet 1932.Comme d’habitude, la première session annuelle a eu pour objet l’organisation des examens de l’année alors courante, l’adoption des questions, des dictées et des problèmes à être soumis aux candidats, le choix des examinateurs-délégués, au nombre de 157, chargés de la surveillance des aspirants et aspirantes dans les différents centres de la province de Québec où ont lieu les examens, etc.A leur seconde session annuelle, les membres du Bureau ont révisé la correction des épreuves d’examen qui avait été faite avec beaucoup de soin, dans le courant du mois de juillet, et ils ont décerné les diplômes et les certificats aux aspirants et aux aspirantes qui avaient conservé, sur les diverses matières du programme, le nombre de points requis par les règlements.Les examens ont duré quatre jours, du 21 au 24 juin inclusivement, et ils ont eu heu dans les quarante-sept localités mentionnées à l’article 80 amendé des Règlements du Comité catholique.4,339 aspirants et aspirantes aux diplômes ont été admis aux examens, après s’être conformés fidèlement aux exigences des règlements.C’est 311 de plus que l’année précédente. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 343 Les 4,339 aspirants et aspirantes, 526 hommes, dont 249 religieux appartenant à diverses communautés enseignantes, et 3,813 femmes, dont 137 religieuses de plusieurs communautés, se répartissent comme suit: 2,374 (179 hommes et 2,195 femmes) pour le diplôme d’école primaire élémentaire; 1,965 (347 hommes et 1,618 femmes) pour le diplôme d’école primaire complémentaire ou supérieur, dont 76 étaient porteurs de diplômes de bacheliers obtenus d’une université catholique de la Province.3,511 (327 hommes et 3,184 femmes) ont passé leurs examens avec succès, savoir: 1,887 (107 hommes et 1,780 femmes) pour le brevet élémentaire; 1,624 (220 hommes et 1,404 femmes) pour le brevet supérieur.828 (199 hommes et 629 femmes) n’ont pas réussi dans leurs examens, savoir : 487 ( 72 hommes et 415 femmes) pour le diplôme élémentaire; 341 (127 hommes et 214 femmes) pour le diplôme supérieur.Ce qui donne les résultats suivants : 1° Pour le brevet élémentaire, 79.4 pour cent ont réussi et 20.6 pour cent ont échoué; 2° Pour le brevet supérieur, 82.6 pour cent ont réussi et 17.4 pour cent ont échoué.Résultat général: 80.9 pour cent de tous les candidats ont obtenu des diplômes et 19.1 pour cent ont été refusés.De plus, le Bureau a admis aux examens du brevet élémentaire, en vertu d’un règlement du Comité catholique adopté à la session de septembre 1919 et amendé en 1927, 622 aspirants et aspirantes qui n’avaient que seize ans.Ces candidats ne peuvent aspirer à recevoir le diplôme élémentaire à la suite de leurs examens; mais, s’ils réussissent sur toutes les matières, ils peuvent se présenter dans le cours des trois années suivantes pour le brevet supérieur et jouir des exemptions accordées aux aspirants et aspirantes déjà munis du brevet élémentaire.Sur les 622 admis à l’examen du certificat élémentaire, 588 (3 hommes et 585 femmes) ont réussi, soit 94.5 pour cent et 34 (34 femmes) ont échoué, soit 5.5 pour cent.L’examen de ces jeunes aspirants et aspirantes a donc été très bon.Voici l’opinion des membres du Bureau sur l’ensemble des épreuves qu’ils ont corrigées: MATIÈRES Instruction religieuse.Lecture française.Lecture anglaise.Lecture latine.Grammaire française et analyse.Dictée française.Écriture.Littérature.Composition française.Histoire sainte.Histoire du Canada.Histoire de la civilisation chrétienne Géographie et instruction civique.Arithmétique.Mesurage.Algèbre.Comptabilité.Pédagogie.Bienséances.Hygiène.Dessin.Philosophie.Enseignement ménager.Agriculture.Zoologie et chimie agricole.Physique.Droit commercial.Technologie.ÉLÉMENTAIRE Très bien Bien Bien Bien Très bien Bien Passable Très bien Assez bien Très bien Passable Bien Bien Très bien Très bien Très bien Très bien Bien Très bien Faible Très bien Bien Bien SUPÉRIEUR Très bien Très bien Bien Bien Très bien Bien Assez bien Très bien Très bien Très bien Bien Bien Bien Très bien Très bien Bien Très bien Très bien Très bien Très bien Assez bien Bien Très bien Bien Passable Assez bien Bien Bien 144 L’ENSIGENEMENT PRIMAIRE Langue anglaise (pour les aspirants et aspirantes de langue anglaise) Grammaire anglaise et analyse Dictée anglaise.Littérature anglaise.Composition anglaise.Très bien Très bien Bien Passable Très bien Très bien Très bien Bien Anglais (pour les candidats dont la langue maternelle est le français) Grammaire anglaise et analyse Dictée anglaise.Composition anglaise.Très bien Bien Faible Très bien Bien Faible Le Bureau attire de nouveau l’attention du personnel enseignant ainsi que des aspirants et aspirantes sur les matières dont la note moyenne est inférieure à “bien”.Et la session est ajournée sine die.(Signé) Joseph Ferland, ptre, Président.Approuvé.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ PAR LE COMITÉ CATHOLIQUE, A SA SESSION DU 11 MAI 1932, D’ÉTUDIER a) LES PROGRAMMES, LES DIPLÔMES A DÉCERNER, L’AGE AUQUEL UN ÉLÈVE PEUT ÊTRE DIPLÔMÉ, EN VUE d’ÉLEVER, SI POSSIBLE, LE NIVEAU DES ÉTUDES DANS LES ÉCOLES NORMALES ET ASSURER LEUR PLEINE EFFICACITÉ b) L’ENSEIGNEMENT DE l’anglais a l’École NORMALE JACQUES-CARTIER Séance du 16 septembre 1932.Présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, président; Mgr Georges Courchesne, Mgr Joseph-Arthui Papineau, l’honorable Dr J.J.Guerin, M.Victor Doré, M.J.-P.Labarre, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.l’abbé J.-J.Dubé, M.Napoléon Brisebois et M.Lionel Bergeron, secrétaire.M.Brisebois, qui a fait nommer ce sous-comité, expose ce qu’il voudrait obtenir: Le niveau de l’instruction, dit-il, s’est sensiblement élevé dans la Province depuis quelques années.Un programme pour les classes des 9e, 10e et lie années a été préparé et adopté par le Comité catholique et un grand nombre d’élèves fréquentent ces cours supplémentaires.Ces études sont cependant facultatives dans les écoles normales et M.Brisebois désirerait qu’elles soient obligatoires dans les écoles normales de garçons.On fait remarquer qu’au point de vue enseignement, les villes de Montréal et de Québec ne sont pas dans les mêmes conditions, n’ont pas les mêmes be-soiné et qu’il y a lieu d’exiger que l’École normale Jacques-Cartier, qui doit préparer des professeurs pour les classes des 9e, 10e et lie années et pour des classes exclusivement anglaises, fournisse des sujets absolument capables de remplir cés fonctions.Tous les membres de ce sous-comité prennent part à une longue et intéressante discussion et plusieurs suggestions sont soumises dont voici les principales : ‘ri a) L’Ecole normale Jacques-Cartier ne devrait accepter que des élèves ayant fait la lie année et leur décerner un diplôme après deux ans d’entraînement pédagogique; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 145 b) Pour l’anglais, les porteurs du titre de bacheliers de cette langue recevraient pendant un an, aux frais de la Commission scolaire catholique de Montréal, un cours spécial d’anglais, obtiendraient un brevet d’enseignement et seraient employés comme suppléants ou comme instituteurs réguliers; c) Les professeurs déjà en activité seraient tenus de suivre des cours de perfectionnement ou de fréquenter l’Institut pédagogique du Mont Saint-Louis; d) L’âge d’admission à l’école normale serait augmenté.Le sous-comité, en soumettant ce rapport préliminaire, considère qu’il lui reste encore plusieurs points à étudier avant de pouvoir présenter un rapport définitif sur un sujet si important et il prie le Comité catholique de le maintenir en fonction.(Signé) Cyrille-F.Delage, Président.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.Ce rapport reçoit l’approbation du Comité catholique et le sous-comité est continué dans ses fonctions.RAPPORT CONCERNANT L’ENSEIGNEMENT DES TRAVAUX MANUELS DANS LES CLASSES DES 5e ET 6e ANNÉES Québec, le 8 septembre 1932.Le sous-comité chargé d’étudier l’opportunité d’exiger que l’enseignement des travaux manuels soit donné dans les^classes des 5e#et 6e années du cours élémentaire s’est réuni une troisième fois, le 30 août 1932, à l’École normale Jacques-Cartier, sous la présidence de Son Excellence Mgr Georges Courchesne, et la résolution suivante, présentée par M.Augustin Frigon, a été unanimement adoptée: "Qu’en vue de rendre cet enseignement obligatoire, le Comité catholique soit prié: a) De l’inscrire au programme d’études des écoles normales de garçons et de recommander aux principaux et directrices des écoles normales de filles de donner à cet enseignement une attention particulière; b) De prier Nos Seigneurs les évêques d’orienter vers cet enseignement le personnel enseignant de leur district respectif; c) De prendre les moyens pour qu’un traité de travaux manuels soit fourni aux écoles et d’entrer en communication à ce sujet avec la Commission scolaire catholique de Montréal qui possède déjà certaines pubhcations se rapportant à cette matière; d) D’exiger que les inspecteurs d’écoles encouragent l’enseignement des travaux manuels et qu’ils fassent rapport au Surintendant, aussitôt que possible, de ce qui s’est fait antérieurement dans leur district à ce sujet”.(Signé) f Georges Courchesne, Président.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.Ce rapport est adopté. 146 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ PAR LE COMITÉ CATHOLIQUE, A SA SESSION DU 14 MAI 1931, D’ÉTUDIER L’OPPORTUNITÉ DE PERMETTRE AU BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DE FAIRE SUBIR DES EXAMENS SUR LES MATIÈRES DE LA QUATRIÈME ANNÉE DES ÉCOLES NORMALES Québec, le 21 août 1932.Ce sous-comité s'est réuni à l’École normale Jacques-Cartier, le 15 du mois de juillet dernier.Étaient présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant, à qui fut confiée la présidence; Son Excellence Mgr Georges Courchesne, Son Excellence Mgr Joseph-Arthur Papineau, l’honorable Dr J.J.Guerin, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.J.-P.Labarre, M.Nap.Brisebois et M.Lionel Bergeron, secrétaire.Après avoir pris connaissance d’une lettre du Bureau central des Examinateurs catholiques demandant le pouvoir d’accorder des diplômes aux élèves qui auront passé des examens sur les matières de la 4e année des écoles normales ou des 10e et lie années des écoles publiques, le sous-comité considère cette requête, la discute longuement et croit devoir recommander que les écoles normales aient seules le privilège d’octroyer de tels diplômes.(Signé) Cyrille-F.Del age, Président.(Signé) Lionel Bergeron, Secrétaire.Ce rapport est adopté.RAPPORT SUR LES EXAMENS DU CERTIFICAT D’ÉTUDES PRIMAIRES Québec, le 23 septembre 1932.L’honorable Cyrille-F.Delage, Surintendant de l’Instruction publique, Québec.Monsieur le Surintendant, J a-i h°nfieur d0 vous soumettre mon premier rapport général sur l’organisation des examens du Certificat d’études primaires dans les districts scolaires de la Province.Pour se conformer au désir exprimé par le Comité catholique, le 30 septembre 1931, 57 inspecteurs de districts ruraux et un inspecteur d’un district urbain ont organisé des examens pour l’obtention du Certificat d’études de 6e et de 8e années.Monseigneur Leventoux, MM.Theriault, Auger et Brillon, pour des raisons tout à fait particulières, n ont pu entreprendre le travail nécessaire à cette fin.M.Desjarlais n’a pas cru devoir s occuper de cette innovation.Les inspecteurs de Montréal et de Québec se sont abstenus de faire subir lesdits examens, vu le systf me déjà en vigueur dans ces deux cités. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 147 BUREAUX D'EXAMENS 532 municipalités scolaires ont accepté avec empressement le projet qui leur a été soumis par MM.les inspecteurs et plusieurs autres ont manifesté l’intention de faire concourir leurs élèves l’an prochain.Dans la presque totalité des bureaux, la surveillance fut confiée à MM.les curés ou à MM.les vicaires.Ailleurs, des notables de la paroisse se chargèrent de cette tâche.Je tiens à souligner le fait que plusieurs surveillants ont prêté leurs concours à titre gratuit.ASPIRANTS 6,136 élèves, dont 5,685 de sixième année et 451 de huitième année, se sont présentés pour subir les examens requis.Sur ce nombre, 4,322 ont obtenu un certificat d’études de sixième année et 369, un certificat d’études de huitième année, soit une moyenne de 76% pour les élèves de sixième et de 81% pour les élèves de huitième.Ce résultat est donc très satisfaisant.MODES d’examens ET DE CORRECTION Le système suivi pour l’organisation des examens et la correction des épreuves a varié d’une région à l’autre et, dans certains cas, entre les districts d’une même région.a) Ainsi, quelques inspecteurs ont exigé des commissions scolaires une contribution de $1.00 par élève de 6e année et de $1.50 par élève de 8e année, les inspecteurs fournissant la papeterie et payant les surveillants et les correcteurs.La plupart des inspecteurs ont fixé le droit d’admission à 25 sous par élève de 6e année et à 50 sous par élève de 8e année, les commissions scolaires s’engageant à payer $3.00 par jour à chacun des surveillants.Quelques commissions scolaires n’ont rien souscrit; dans ces cas, les élèves eux-mêmes ont payé leur droit d’admission aux examens.Le curé d’une paroisse a bien voulu fournir lui-même la somme requise, afin de permettre aux élèves de 6e année de ses écoles de subir les examens du Certificat d’études.b) Le choix des questions d’examens fut également laissé aux inspecteurs d’écoles; de sorte que, le questionnaire n’ayant pas été uniforme, nous ne pouvons, dans la plupart des cas, établir de comparaisons justes entre les diverses régions, ni même les districts d’une région.Les examens eurent lieu le 16 juin dans la majorité des districts tandis que, dans un certain nombre d’autres, ils durèrent deux jours, les 16 et 17 juin.c) La correction des épreuves fut faite d’après deux systèmes.Un certain nombre d’inspecteurs corrigèrent seuls les copies d’examens, tandis que la plupart formèrent des comités de correction composés des représentants des communautés religieuses enseignantes et des maîtres et maîtresses de leurs districts respectifs.d) Le résultat des examens et le certificat d’études furent transmis aux aspirants heureux, avant la distribution des prix.En terminant ce rapport, je dois rendre hommage au dévouement des inspecteurs d’écoles qui, malgré les difficultés du début, ont pu mener cette organisation à bonne fin.Malgré les faiblesses constatées, faiblesses dues à l’absence d’une direction unique, le Certificat d’études constitue une innovation qui est destinée à produire d’excellents- résultats tant au point de vue de la classification des élèves que de l’émulation dans les classes.Cette organisation mérite d’être continuée et perfectionnée. 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE STATISTIQUES Nombre de municipalités Élèves qui ont subi les examens Total Certificats décernés Total Pourcentage 6e 8e 6e 8e Région No 1 37 575 84 659 373 68 441 6e année 65% 8e “ 80% Région No 2 134 1,161 174 1,335 899 155 1,054 6e “ 77% 8e “ 89% Région No 3 46 512 58 570 424 31 455 6e “ 82% 8e “ 53% Région No 4 .44 60S 608 429 429 6e “ 70% 73% 82% Région No5 145 1,178 81 1,259 860 67 927 6e “ 8e “ Région No 6 52 361 361 278 278 6e “ 77% 83% 77% 43% Région No 7 44 643 643 539 539 6e “ Région No 8 29 362 7 369 281 3 284 6e “ 8e “ Totaux pour les 8 régions 531 5,400 404 5,804 4,083 324 4,407 6e année 8e “ 75% 80% Verdun: Insp.J.-R.Côté 1 285 47 332 239 45 284 6e année 83% 95% 8e “ Totaux pour la Province 532 5,685 451 6,136 4,322 369 4,691 6e année 8e “ 76% 81% euillez agréer, Monsieur le Surintendant, l’assurance de mon entier dévouement.(Signé) C.-J.Miller, Inspecteur général des écoles primaires.Ce rapport est reçu et sur proposition de Mgr Papineau, secondé par Mgr Forbes, il est résolu: ‘‘Qu’un sous-comité, composé du proposeur et du secondeur de cette motion, de Mgr Langlois, de M.Antonio Perrault, de M.\ictor Doré et de M.C.-J.Miller, comme membre adjoint, soit chargé d étudier cette question du Certificat d’études et de suggérer des amendements à l’article 76n des Règlements du Comité catholique, s’il le juge à propos”. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 149 PREMIER RAPPORT ANNUEL DU COMITÉ DE RÉGIE DES SCOLASTICATS-ÉCOLES NORMALES Québec, le 15 septembre 1932.L’article 164/ des Règlements du Comité catholique concernant les Scolasticats-écoles normales pourvoit à la création d’un bureau d’aviseurs ou “Comité de Régie” composé de cinq membres comme suit:—le Surintendant de l’Instruction publique, l’Inspecteur général des écoles normales, un autre officier du Département, nommé par le Surintendant, et deux représentants des Scolasticats désignés à tour de rôle par les supérieurs provinciaux des congrégations religieuses intéressées, suivant l’ordre d’ancienneté de ces dernières ou la date de leur érection comme Écoles normales.Ce Comité a pour fonctions d’assister le Surintendant d’une manière générale dans l’interprétation des Règlements concernant les scolasticats et, en particulier, d’organiser les examens finals qui doivent avoir lieu tous les ans, au mois de juin et au mois d’août, dans chacune des nouvelles écoles normales.La formation du premier Comité de Régie s’est faite conformément à ces dispositions de nos règlements scolaires et ce Comité comprend actuellement les membres suivants:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, Surintendant de 1T.P., président ex-officio; M.Lionel Bergeron, Secrétaire D.I.P., nommé par lettre du Surintendant en date du 15 janvier 1932; M.C.-J.Magnan, Inspecteur général des écoles normales, membre ex-officio ; le révérend Père Alphonse de Grandpré, désigné par le révérend Père provincial des Clercs de St-Viateur, par lettre en date du 14 septembre 1931, et le cher Frère Éphrem, désigné par le révérend Frère provincial des Frères des Écoles Chrétiennes, de la province de Montréal, par lettre en date du 15 janvier 1932.A sa première réunion, le 31 mars dernier, le Comité a choisi, comme secrétaire, M.B.-O.Filteau, assistant-secrétaire du Département de l’Instruction publique.Ce Comité a l’honneur de faire rapport au Comité catholique que, depuis sa constitution, il a tenu quatre réunions au cours desquelles il s’est occupé du choix des questions et de l’organisation générale des examens de juin et d’août derniers ainsi que de diverses questions de régie générale concernant les nouvelles institutions.A l’examen tenu les 15, 16 et 17 juin dernier, 273 candidats ont été présentés par les neuf scolasticats alors en activité.Le tableau qui suit donne la répartition des candidats entre les diverses écoles normales: École normale de Laval-des-Rapides (FF.EE.CC.) : Brevet élémentaire, 38 “ supérieur, 26 Ecole normale de Rigaud (C.S.V.) : Brevet élémentaire, 21 “ supérieur, 26 École normale de Côte-des-Neiges, Montréal, (C.S.C.) : Brevet élémentaire, 6 “ supérieur, 11 École normale d’Iberville (FF.Maristes) : Brevet élémentaire, 13 “ supérieur, 11 École normale de Laprairie (FF.I.C.) : Brevet élémentaire, 25 “ supérieur, 18 150 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE École normale de Sault-au-Récollet (FF.St-Gab.).Brevet supérieur, 14 École normale de Granby (FF.S.G.): Brevet élémentaire, 18 “ supérieur, 7 École normale de Sainte-Foy (FF.EE.CC.) : Brevet élémentaire.16 “ supérieur, 8 École normale de la Pointe-du-Lac (FF.I.C.) : Brevet élémentaire, 10 “ supérieur, 5 De ces 273 candidats, 192 ont réussi, dont 93 pour le brevet élémentaire et 99 pour le brevet supérieur.Au deuxième examen qui a eu lieu les 22, 23 et 24 août dernierje nombre des candidats, parmi lesquels on comptait deux nouveaux aspirants seulement, a été de 76.Tous, à l’exception de deux, ont subi l’examen avec succès, ce qui donne le résultat final suivant: Brevet élémentaire avec grande distinction, 2 “ “ avec distinction, 70 “ “ avec satisfaction 72 Total 144 Brevet supérieur avec grande distinction, 2 “ “ avec distinction, 85 “ avec satisfaction, 36 Total 124 Conformément aux Règlements du Comité catholique, les examens dans chaque maison ont été présidés par un délégué du Surintendant et la correction des épreuves s’est faite par huit jurys composés de trois membres chacun dont un représentant du Surintendant et deux délégués des écoles normales intéressées, sous la direction générale de l’Inspecteur des écoles normales ou du Secrétaire du Comité de Régie.Tel que prescrit par les Règlements, des rapports ont été préparés sur trois des matières d’examen: le premier, sur la religion, par le cher Frère Adhémar, C.S.C.; le deuxième, sur la pédagogie, par le cher Frère Abre de Jésus, F.E.C., et le troisième, sur la composition française, par le cher Frère Liguori, F.I.C.Ces rapports qui renferment de précieux conseils pour les candidats et d’excellentes observations pédagogiques, seront communiqués sans retard aux principaux des écoles normales.Pour terminer, nous dirons que la plus cordiale coopération a marqué les rapports auxquels ces examens ont donné lieu entre le Surintendant, le Département de l’Instruction publique, les membres religieux du Comité de Régie, les délégués du Surintendant et le personnel des nouvelles écoles normales.Nous aimons à en citer comme preuve la résolution qui suit, adoptée par les directeurs des Scolasticats à la suite des examens de juin dernier, et transmise au Comité de Régie par le révérend Frère Éphrem: “Très satisfaits de la manière dont se sont faites la surveillance des examens qui ont eu lieu ces jours derniers dans leurs établissements et la correction des copies de ces examens; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 151 De plus, heureux de ce qu’à la clôture de ces épreuves, le révérend Père de Grandpré, se faisant leur interprète, a exprimé leur reconnaissance envers Messieurs les surveillants et Messieurs les correcteurs; Les Directeurs des Écoles normales congréganistes, sur la proposition des frères directeurs Rosius et Albertus, prient le frère Êphrem de transmettre leurs bien sincères remerciements à l’honorable Monsieur le Surintendant de l’Instruction publique et au Comité de Régie des écoles normales; ils désirent exprimer leur reconnaissance tout particulièrement envers Monsieur le Commandeur inspecteur des écoles normales et Monsieur le secrétaire du Comité de Régie pour le dévouement qu’ils ont manifesté en cette occasion”.Les excellentes relations dont cette résolution fait foi sont d’un heureux augure.Il y a^lieu d’espérer que les nouvelles écoles normales continueront à se développer dans cette atmosphère de confiance mutuelle et qu’ainsi ces institutions contribueront d’une manière de plus en plus efficace au progrès de l’instruction publique dans cette Province.(Signé) Cyrille-F.Delage, Président.(Signé) B.-O.Filteau, Secrétaire, Ce rapport est approuvé.RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ D’EXAMINER LES TABLEAUX DESTINÉS A FAVORISER L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE DANS LES ÉCOLES RURALES Réunion du 15 août 1932.Sont présents:—L’honorable Cyrille-F.Delâge, S.I.P., président^ M.C.-J.Magnan, Inspecteur général des Écoles normales; M.l’abbé J.-J.Dubé, principal, École normale Laval; M.Pabbé J.-E.Maurais, principal, École normale de Saint-Pascal; M.Nérée Tremblay, professeur, École normale Laval; M.C.-J.Miller, Inspecteur général des écoles primaires; MM.L.-O.Pagé, J.-A.Paquin, Lucien Gagnon et J.-Chs.Magnan._ Le secrétaire donne lecture d’une lettre par laquelle M.le chanoine Gervais, principal de l’Ecole normale de Joliette, s’excuse de ne pouvoir être présent.Cette réunion a spécialement pour objet d’étudier les améliorations à faire aux tableaux agricoles préparés par M.J.-Chs Magnan.Après avoir examiné les tableaux, exposé et entendu les explications de M.J.-Chs Magnan, le Comité adopte les propositions suivantes et les soumet respectueusement à l’approbation de MM.les Membres du Comité catholique: a) Proposé par M.L.-O.Pagé: “Que les tableaux soient montés dos à dos sur des cartons solides afin d’en réduire le nombre et d’en assurer la conservation”; b) Proposé par M.L.-O.Pagé: “Que les tableaux soient bilingues afin de profiter également aux élèves des deux langues”; c) Proposé par M.J.-A.Paquin: “Que l’on ajoute au bas des tableaux quelques phrases bien choisies résumant les notions essentielles que l’institutrice devra s’efforcer de communiquer à l’aide de chacun d’eux”; d) Proposé par M.Lucien Gagnon: “Que quelques mots appropriés, inscrits sur chacun des tableaux, viennent aussi rappeler aux institutrices que les exercices de vocabulaire, de leçons de choses et de rédaction peuvent facilement se combiner avec l’enseignement de l’agriculture”; 152 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE e) Proposé par M.C.-J.Miller: “Que la série des tableaux à distribuer comprenne aussi les trois tableaux suivants: 1.Tableau des mauvaises herbes, publié par M.Orner Caron, botaniste provincial; 2.Tableau de rotation, publié par M.L.-O.Pagé; 3.Tableau des insectes nuisibles, publié par M.Geo.Maheux”.Il est ensuite proposé par M.C.-J.Magnan, appuyé par M.Nérée Tremblay: “Que le Comité catholique, s’il approuve la série des tableaux ci-dessus proposés, veuille bien les recommander à l’honorable Ministre de l’Agriculture afin que celui-ci en assure la publication et les mette ensuite à la disposition du Surintendant de l’Instruction publique qui verra à leur distribution dans les écoles primaires de cette province”.Proposé par M.l’abbé J.-E.Maurais, appuyé par MM.L.-O.Pagé et J.-A.Paquin: “Que MM.Nérée Tremblay, C.-J.Miller et J.-Chs Magnan soient chargés, en collaboration avec l’honorable Ministre de l’Agriculture, de surveiller la préparation définitive des tableaux agricoles et en particulier de rédiger les directions et les conseils qui doivent figurer sur chacun d’eux”.Et la séance est ajournée.(Signé) Cyrille-F.Delage Président.(Signé) B.-O.Filteau, Secrétaire.Ce rapport est adopté, mais le Comité catholique décide que ces tableaux, avant d’être distribués, devront être soumis à l’approbation du sous-comité chargé d’examiner les ouvrages classiques.De plus, en vue de développer davantage cet enseignement agricole, il est résolu, sur proposition de 1 honorable Jules-Edouard Prévost, secondé par M.Antonio Perrault: “Qu’un sous-comité, composé de Mgr Ross, de Mgr Courchesne, de l’honorable Hector Champagne, de 1 honorable Jules-Edouard Prévost, de M.Antonio Perrault et de M.Nérée Tremblay, soit chargé de rechercher les moyens à prendre pour favoriser l’enseignement agricole dans les ecoles primaires”.Sur proposition de Mgr Comtois, appuyé par Mgr Papineau, il est résolu: v Bureau central des Examinateurs catholiques soit autorisé de faire subir les examens a^phawinigan falls et que 1 article 80 des Règlements du Comité catholique soit amendé à cet .Be Comité, après avoir pris connaissance d’une communication de la Légion Canadienne qui lui demande 1 autorisation de prélever une souscription des élèves dans les^ écoles de Montréal, lait réponse que cette permission doit être demandée à la Commission des Écoles catholiques de Montreal a laquelle toute discrétion est accordée.La requête des institutrices des écoles primaires catholiques de la Province qui réclament une amelioration a leur sort est lue et le Comité répond qu’il ne croit pas posséder le pouvoir de se rendre au désir des requérantes.Son Excellence Mgr \ illeneuve saisit alors l’occasion de présenter la résolution suivante: i e J°urna' Gazette de Montréal”, en date du 28 septembre 1932, contient l’information ExcelleïceMgr Gauthier ^ Pr0Vince Serait Prochainement modifié- Je propose, appuyé par Son Que le (gouvernement et la Législature soient priés de ne pas mettre cette question à l’étude avant qu au préalable le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique n’ait été consulté”. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 153 Les résolutions qui suivent, concernant la nomination de principaux et de professeurs d’écoles normales, sont adoptées avec prière au surintendant de les faire sanctionner par le Lieutenant-gouverneur en conseil, conformément à l’article 481 du Code scolaire: 1° Sur proposition de Mgr Gauthier, secondé par Mgr Langlois: Pour l’Ecole normale des Frères des Écoles Chrétiennes, Laval-des-Rapides: Principal : Frère Mennas-Rosius Frère Mamertus-Andrew “ Abre de Jésus '¦ Modestus-Léopold “ Severinus-Basil “ Ramir-Adrien “ Rimer-Ludovic “ Maltin-Grégoire “ Marien-Charles “ Nivard-Anselme “ Natalique-Jean “ Octavian-Leo “ Alagin-Adolphe “ Malon-Michel “ Marie-Olivier “ Marie-Stanislas “ Ménèle-Charles “ Magne-Bénilde “ Marc de Jésus “ Méhssène-Gédéon M.le Dr J.-A.Baudouin 2° Sur proposition de Mgr Gauthier, appuyé par M.Édouard Montpetit: Pour l’École normale Saint-Gabriel (Frères de Saint-Gabriel) Montréal: Principal : Frère Narcisse-Joseph Frère Ananie “ Bernardin-de-Sienne “ Constantien “ Martial-Joseph “ Frumence “ François-Solano “ Robert-François “ Théophane “ Elphège 2° Sur proposition de Mgr Gauthier, secondé par Mgr Desmarais: n) Pour l’École normale des Frères de l’Instruction Chrétienne, Laprairie: Principal : Frère Cyprius-Célestin Directeur des études: Frère Rémi Frère Liguori U XT' ’ , Frère < i Épiphane “ Frédéric U vjruraiu R obert Professeurs réguhers: “ Clément-Marie “ Théodore “ Claude-Joseph Professeur adjoint Frère Florentin 154 L’ENSEIGNEMENT PR]MAIRE b) Pour l’École normale des Frères de l’Instruction Chrétienne, la Pointe-du-Lac.Principal : Frère Théoctène-Marie Assistant-principal : Frère Justinus Frère Emmanuel “ Arsène-Louis Professeurs:
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