L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 octobre 1939, Octobre- Décembre
L’Enseignement Primaire (NOUVELLE SÉRIE) Bulletin officiel du Département de l’Instruction Publique Octobre Novembre Décembre 1939 SOMMAIRE : Pages I.— Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique : Procès-verbal de la session de décembre 1939.62 IL — Retraite de l’honorable Cyrille-F.Deldge.77 III.•— Monsieur Victor Doré est nommé surinten- dant de l’Instruction publique.81 IV.— Chefs du Département de l’Instruction pu- blique .83 * V.—- Présidents du Conseil de l’Instruction publique .84 VI.— Secrétaires du Département de l’Instruction publique.84 VIL — Inspecteurs généraux.85 VIII.— Admission dans les écoles normales de filles 85 IX.—Avis.86 X.— Nominations .86 Vol.III QUEBEC N° II COMITÉ CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE DU 13 DÉCEMBRE 1939 Présents: Monsieur Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique; Son Éminence le Cardinal Villeneuve, o.m.i., archevêque de Québec; Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque de Montréal ; Son Excellence Monseigneur Forbes, archevêque d’Ottawa; Son Excellence Monseigneur Limoges, évêque de Mont-Laurier; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé ; Son Excellence Monseigneur Desranleau, évêque auxiliaire de Sherbrooke ; Son Excellence Monseigneur Rhéaume, o.m.i., évêque de Timmins ; Son Excellence Monseigneur Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe ; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Valleyfield; Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières; Son Excellence Monsei-gneur Courchesne, évêque de Rimouski ; Son Excellence Monseigneur Lamarche, évêque de Chicoutimi ; Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean ; Monseigneur A.-M.Renaud, P.D., représentant Monseigneur l’B- -vêque de Pembroke ; Son Excellence Monseigneur Lafortune, évêque de Ni-colet, Son Excellence Monseigneur Desmarais, évêque d’Amos ; l’honorable sir Thomas Chapais, sénateur et conseiller législatif; l’honorable Jules-Éd.Prévost, sénateur ; 1 honorable Hector Champagne, conseiller législatif; l’honorable juge H.-A.Fortier ; l’honorable Cyrille-F.Delâge, notaire ; Monsieur J.-P.Labarre, assistant-inspecteur général des écoles normales ; Monsieur Augustin hrigon, vice-président de Radio-Canada; Monsieur Hector Perrier, conseil du roi;.Monsieur Jos.-A.Trudel, N.P., président de la commission scolaire.des Trois-Rivières; Monsieur Michael McManus, principal de l’École St-Pati ice, Montréal ; Monsieur Gerald Coughlin, C.R., membre de la Commission des Écoles catholiques de Montréal; et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.La séance s ouvre à neuf heures et demie sous la présidence de l’honorable Cynlle-F.Delâge, ex-surintendant de l’Instruction publique.Aussitôt après la récitation de la prière, l’honorable Delâge informe le Comité qu il a résigné sa charge de Surintendant de l’Instruction publique et qu il a été autorisé à prendre sa retraite le 16 novembre dernier.Bien qu’il soit encore membre du Comité catholique, c’est son désir, dit-il, d’être relevé immédiatement de.ses fonctions de président afin de laisser le Comité parfaitement libre de suivre la coutume très sage qui veut que la présidence soit con-ice au Surintendant de l’Instruction publique.Le nouveau chef du Département de 1 Instruction.publique arrivera dans quelques instants et sera présenté A.^on.ora^^e Damien Bouchard, Premier Ministre intérimaire, et l’honora-e Henri.Groulx, Secrétaire de la Province, qui ont voulu profiter de l’occasion pour venir rencontrer les honorables membres du Comité catholique. L’Enseignement Primaire 63 Se faisant l’interprète de ses collègues, Son Éminence le Cardinal Ville-neuve exprime à l’honorable Monsieur Delâge les sentiments d’estime affectueuse et de reconnaissance du Comité catholique pour les services de premier ordre qu’il a rendus pendant vingt-quatre ans à la cause de l’Enseignement primaire dans cette Province.Dans les fonctions si importantes et parfois difficiles de Surintendant de l’Instruction publique et de président du Comité catholique, Monsieur Delâge s’est imposé à tous par ses qualités personnelles, sa parfaite dignité et son dévouement.À l’occasion de sa retraite, Son Éminence, appuyé par Son Excellence Monseigneur Gauthier ainsi que par Sir Thomas Chapais et Monsieur J.-A.Trudel, lui offre les vœux très sincères du Comité.L’honorable Monsieur Delâge prononce alors l’allocution suivante : Éminence, Messeigneurs, Messieurs, “ La résolution que vous venez d’adopter, par laquelle vous voulez bien reconnaître d’une manière fort aimable les humbles services que j’ai pu rendre comme Surintendant de l’Instruction publique dans cette Province, depuis près de vingt-quatre ans, ne me laisse pas indifférent ; elle m’a au contraire, veuillez le croire, profondément remué.Une telle appréciation ne pouvait être faite par plus haut tribunal.Aussi, vous avez acquis de nouveaux titres à ma reconnaissance.Mes plus sincères remerciements.J’ai fait tout ce que j’ai pu et non tout ce que j’aurais voulu faire, afin d’assurer la marche de l’Instruction publique dans le chemin du progrès ; c’est ma douce satisfaction: celle du devoir accompli au service d’une noble cause.J’emporte le meilleur souvenir de nos bonnes relations et le conserverai toujours avec celui de votre constante et précieuse collaboration.Je ne disparais pas toutefois complètement, car je reste membre de ce Comité.Si je puis ainsi être parfois utile, j’en saisirai avec empressement toutes les occasions.Je ne puis enfin oublier mon distingué successeur, avec lequel nous aurons encore le plaisir et l’avantage de siéger.Je lui renouvelle donc mes meilleurs vœux de longues, heureuses et fécondes années.” À ce moment, les visiteurs attendus font leur entrée dans la salle.L’hon.Monsieur Delâge leur souhaite la bienvenue et invite l’honorable Premier Ministre intérimaire à prendre la parole.L’honorable Monsieur Bouchard se déclare enchanté de ce que ses fonctions de Premier Ministre intérimaire lui fournissent l’occasion de venir saluer les honorables membres du Comité catholique et de prendre place au milieu d’eux pour quelques instants.Il connaît l’importance de leurs travaux et c’est pourquoi il se gardera bien, dit-il, de charger sa conscience d’un long discours.Il remercie l’honorable C.-F.Delâge des précieux services rendus pendant sa longue carrière comme Surintendant de l’Instruction publique.Il félicite chaleureusement le nouveau titulaire, Monsieur Victor Doré, souligne ses belles qualités de cœur et d’esprit ainsi que sa haute compétence en matières pédagogique et administrative.Il forme pour lui des vœux de longue et fructueuse carrière et se dit assuré que le Comité catholique trouvera en lui un puissant collaborateur dans toutes les œuvres à entreprendre pour assurer le progrès constant de l’école primaire dans la Province de Québec. 64 L/Enseignement Primaire L’honorable Monsieur Groulx exprime à son tour la grande joie qu’il éprouve de cette rencontre avec les hauts dignitaires de l’Église et les autres membres très distingués qui composent le Comité catholique.Il réitère à l’honorable Monsieur Delâge sa vive appréciation de l’excellent travail accompli au cours des vingt-trois dernières années.Il se dit très heureux d’avoir pu trouver un homme compie Monsieur Victor Doré pour prendre la direction du Département de l’Instruction publique.Fils d’instituteur, Monsieur Doré fut initié de bonne heure à l’art de l’enseignement.Doué par nature d’aptitudes pédagogiques remarquables, il les a constamment développées par son travail énergique et la pratique de l’enseignement.En plus d’être un éducateur, Monsieur Doré est un administrateur d’une rare expérience et il n’y a pas à douter, dit Monsieur le Ministre, qu’il saura justifier les espérances mises en lui pour le progrès de la grande cause de l’éducation en cette Province.L’honorable Monsieur Delâge invite alors ses collègues à se choisir un nouveau président et il est proposé par Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque de Montréal, appuyé par l’honorable sir Thomas Chapais, que Monsieur Victor Doré soit nommé président du Comité catholique.Le nouveau président prend son siège et remercie en termes délicats l’honorable Damien Bouchard, l’honorable Henri Groulx et ses distingués collègues du Comité catholique.Sa profonde émotion lui permet à peine, dit-il, de réaliser ce qui lui arrive.Il est très touché de l’estime et de la confiance dont il est l’objet et il espère que la Providence l’aidera à s’en montrer digne.Quant à lui, il fera tout en son pouvoir pour répondre à l’attente des autorités et du public.On attend beaucoup aujourd’hui du Surintendant.On réclame en certains milieux des réformes promptes et radicales.On devrait comprendre que les progrès véritables ne peuvent être le fruit que d’une évolution lente s’effectuant à la lumière de l’expérience et portant non seulement sur les programmes mais aussi sur la mentalité de la population.D’ailleurs, il serait injuste d’ignorer qu’il s’est fait un excellent travail de réorganisation depuis dix ans surtout, dans le domaine de l’enseignement.Il a foi dans l’avenir parce qu’il sait qu’il trouvera un appui solide et un guide éclairé dans le Comité catholique.Il est plein d’enthousiasme parce qu’il compte sur la collaboration généreuse de tous les employés relevant de son service et de tous les amis de l’éducation.Dans l’exercice de ses fonctions, il s’inspirera de l’exemple de son vénérable père sous le patronage duquel il se fait un devoir de mettre l’œuvre importante dont il assume les lourdes responsabilités.L’honorable Premier Ministre intérimaire et l’honorable Secrétaire de la Province prennent alors congé de l’assemblée et l’on passe à l’ordre du jour.1.— PROCÈS-VERBAL DE LA DERNIÈRE RÉUNION Le procès-verbal de la session du 29 septembre 1939 est adopté sans modi fications.2.— RAPPORT DE LA COMMISSION DES PROGRAMMES ET DES MANUELS Cette Commission s’est réunie lé 12 décembre courant pour examiner les manuels soumis à l’approbation du Comité catholique. L’Enseignement Primaire 65 Étaient présents : — Son Excellence Monseigneur Forbes, archevêque d’Ottawa, président; Son Excellence Monseigneur Ross, évêque de Gaspé ; Son Excellence Monseigneur Langlois, évêque de Yalleyfield ; Son Excellence Monseigneur Comtois, évêque des Trois-Rivières ; l’honorable sénateur Jules-Édouard Prévost, l’honorable Hector Champagne, C.L., Monsieur J.-P.Labarre, Monsieur Michæl McManus et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Ouvrages soumis et décisions prises : 1.— “ Histoire de la Musique ”, par Monsieur l’abbé L.-A.Desrosiers.— Approu- vé comme livre du maître et comme manuel de classe pour le cours supérieur des écoles normales.2.— “ Auxiliaire de la Grammaire Française ”, de l’Institut Raymond Thiber- ge.— La Commission ne croit pas devoir approuver cet ouvrage, vu que nous avons quelque chose d’équivalent publié dans la Province et que la classification française ne concorde pas avec la nôtre.La Commission reprend ensuite la question de la revision de la liste des manuels approuvés et, après délibération, elle prie le Surintendant de confier à quelques-uns des employés du Département de l’Instruction publique le soin d’examiner un par un les différents ouvrages qui apparaissent actuellement sur la liste spéciale et de faire rapport à cette Commission à fur et mesure que son travail progressera.(Signé) B.-O.Fh/teatj, (Signé) Guillaume Forbes, Arch.d’Ottawa, Secrétaire.Président.Ce rapport est adopté.3.—RAPPORT DE LA COMMISSION DE COORDINATION ET D’EXAMENS Séance du 25 novembre 1939 Présents: Son Eminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, président; Son Excellence Monseigneur Gauthier, archevêque de Montréal; Son Excellence Monseigneur Forget, évêque de Saint-Jean ; Son Excellence Monseigneur Lafortu-ne, évêque de Joliette ; MM.Victor Doré, Hector Perrier, J.-A.Trudel, J.-P.Labarre, Michæl McManus, le Révérend Père A.DeGrandpré, c.s.v., le Révérend Père Alcantara Dion, o.f.m., et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Son Éminence met à l’étude les questions suivantes : 1.— Modification de Varticle 76a relativement à la composition du Comité de Régie du certificat d'études des High Schools.— D’après les règlements en vigueur, ce comité doit se composer du Surintendant de l’Instruction publique,” de l’Inspecteur général des écoles primaires et de trois autres membres nommés pour deux ans par le Surintendant.Pour donner satisfaction à tous les intéressés, le Département de l’Instruction publique suggère d’y ajouter deux autres membres avec voix consultative.Après délibération, il est proposé par Monsieur Hector Perrier et résolu unanimement que l’article 76a des Règlements du Comité catholique soit modifié en remplaçant le mot “trois” par le mot “cinq” dans la première ligne du douzième alinéa,, paragraphe 2.Cet alinéa, ainsi modifié, se lira comme suit : “ Cinq autres membres nommés tous les deux ans par le Surintendant “de l’Instruction publique qui nommera également le secrétaire dudit “ comité ”.2.— “ La Montée ”, “ La Petite École ”, “ Mes Fiches — La Commission prend connaissance des requêtes faites par Mademoiselle Cécile Rouleau, directrice de “La 66 L’Enseignement Primaire Montée”, le Révérend Frère Gabriel-Joseph, directeur de “La Petite École” et le Révérend Père Martin, directeur de “Mes Fiches”, sollicitant pour leur publication respective le bienveillant patronage du Comité catholique.Après un échange de vues très intéressant, la question reste à l’étude.3.— Equivalence.— Le Secrétaire donne communication de deux lettres par lesquelles Monseigneur le Recteur de rüniversité Laval et Monseigneur le Recteur de l'Université de Montréal informent le Comité catholique que l’Université Laval et l’Université de Montréal accordent l’équivalence au certificat de High Schools décerné sous l’empire des Règlements du Comité catholique.Cette question donne lieu à des expressions d’opinion pleines d’intérêt sur la coordination et la compénétration des programmes primaires et secondaires.La Commission est d’avis qu’il serait très opportun de reprendre les pourparlers déjà entamés à ce sujet avec les autorités de l’Université Laval et de l’Université de Montréal.4.— Communication de Madame Françoise Gaudet-Smet relativement à l'organisation d’un cours d’initiation au service social rural dans les écoles normales de fill' s.— La Commission suggère que les inspecteurs généraux des écoles normales fassent une petite enquête pour savoir comment les causeries projetées pourraient s’insérer dans le programme général de l’école normale.Et la séance est levée.(Signé) B.-O.Filteau, (Signé) Jean-Marie-Rodrigue, Card.Villeneuve, Arch, de Québec, Secrétaire.Président.Ce rapport est adopté.4.—RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE LA REVISION DU PROGRAMME DES ÉCOLES NORMALES DE GARÇONS SÉANCE TENUE À MONTRÉAL, LE 24 NOVEMBRE 1939 Présents: Son Excellence Monseigneur Courchesne, évêque de Rimouski ; Monsieur J.-P.Labarre et Monsieur Michæl McManus, membres du Comité catholique ; Monsieur C.-J.Magnan, inspecteur général des écoles normales ; Monsieur l’abbé J.-J.Dubé, principal de l’Ecole normale Laval ; Monsieur l’abbé Augustin Lemay, principal de l’École normale Jacques-Cartier; Révérend Frère Cyprius-Célestin, principal du Scolasticat-École normale des FF.de l’Instruction Chrétienne, Laprairie ; Révérend Frère Nivard-Anselme, directeur des études chez les FF.des Écoles Chrétiennes ; Révérend Frère Anatole, c.s.c., directeur des études chez les FF.de Sainte-Croix ; Révérend Frère Louis-Cléophas, principal du Scolasticat-École normale des 1 F.Maristes, Iberville, et Monsieur B.-O.Filteau, secrétaire.Sur proposition de Monsieur J.-P.Labarre, Son Excellence Monseigneur Courchesne est nommé président de l’assemblée.Monsieur Magnan, président de la sous-commission chargée de préparer le programme, soumet le rapport suivant : RAPPORT DE LA SOUS-COMMISSION CHARGÉE DE PRÉPARER LE NOUVEAU PROGRAMME DES ÉCOLES NORMALES DE GARÇONS, AU SOUS-COMITÉ DU COMITÉ CATHOLIQUE DONT ELLE DÉPEND Cette sous-commission a été formée par le Comité catholique, à sa session du 10 mai 1939. L’Enseignement Primaire 67 Elle est composée des membres suivants: Monsieur C.-J.Magnan, inspecteur général des Écoles normales, président; Monsieur Victor Doré, membre du Comité catholique ; Monsieur J.-P.Labarre, membre du Comité catholique, secrétaire; MM.les abbés J.-J.Dubé et Augustin Lemay, principaux des Écoles normales Laval et Jacques-Cartier ; les Révérends Frères Cyprius-Célestin, principal du Scolasticat-École normale des Frères de l’Instruction Chrétienne, de Laprairie, et Nivard-Anselme, directeur des études chez les Frères des Écoles Chrétiennes, auxquels ont été adjoints, sur recommandation de l’honorable Surintendant, les Révérends Frères Anatole, e.s.c., directeur des études chez les Frères de Sainte-Croix, et Louis-Cléophas, principal du Scolasticat-École normale des Frères Maristes, d’Iberville, tous deux membres du Comité de Régie des Scolasticats de religieux, et Monsieur Gérard Morisset, directeur de l’enseignement du dessin.La sous-commission s’est réunie le 27 mai 1939, les 6 et 7 octobre, les 7 et 24 novembre 1939, au Département de l’Instruction publique et au bureau de la Commission •des Écoles catholiques de Montréal.Elle a préparé un projet de programme triennal, conformément à la décision du Comité catholique, avec admission à l’école normale après la onzième année des études primaires, et avec sanction au moyen de deux diplômes, dont l’un serait décerné après la deuxième année d’école normale et l’autre, après la troisième.Ce projet de programme, avant d’être soumis à votre sous-comité, requiert, de la part de la sous-commission, une étude plus approfondie et la considération des observations que lui font parvenir les provinciaux des communautés religieuses et celle des remarques particulières des principaux des Écoles normales Jacques-Cartier et Laval, membres de ladite sous-commission.Cette dernière a cependant cru devoir vous faire ce rapport préliminaire pour vous mettre au courant de la situation et recevoir, s’il y a lieu, une nouvelle direction.(Signé) J.-P.Labarke, Secrétaire.Montréal, le 24 novembre 1939.Monsieur l’abbé Lemay donne lecture d’un mémoire où il expose de nouveau la situation spéciale de Montréal et insiste pour que, dans la préparation du nouveau programme, on tienne compte de cette situation.Après délibération, le sous-comité recommande que ce rapport soit adopté et que la sous-commission soit autorisée à continuer son travail.Et la séance est levée.(Signé) B.-O.Filteau, (Signé) Georges Courchesne, Évêque de Rimouski, Secrétaire.Président.Ce rapport est adopté.5.—RAPPORT DU SOUS-COMITÉ DE L’ENSEIGNEMENT MÉNAGER (Signé) C.-J.Magnan, Président.SÉANCE DU 24 NOVEMBRE 1939 Étaient présents : — Son Excellence Mgr Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe ; M.le Sénateur Prévost, M.Antonio Perrault, M.l’abbé Albert Tessier et M.B.-O.Filteau, secrétaire.Sur proposition de M.le sénateur Prévost appuyé par M.Antonio Perrault, Son Excellence Mgr Decelles est nommé président de l’assemblée.La sous-commission prend connaissance du rapport général de l’abbé Albert Tessier, visiteur-propagandiste des écoles ménagères. 68 L’Enseignement Primaire Elle constate avec plaisir que l’éducation domestique est en progrès notable et qu’on lui accorde de plus en plus, tant dans les milieux culturels que dans le public, l’attention que mérite cette formule complète de préparation à la vie.On avait peut-être trop considéré l’enseignement ménager comme un à côté, comme une simple annexe du programme scolaire, alors que toute l’éducation féminine devrait en être complètement imprégnée, même dès la petite école.Depuis quelques années, les programmes et les règlements ont été complètement remaniés.Les écoles ménagères régionales surtout sont devenues véritablement des écoles autonomes, ayant un programme sagement dosé, où la culture intellectuelle se mêle, dans un tout bien harmonisé, avec Ventraînement moral et manuel des élèves.Éducation complète, tendant, avec réalisation, à la préparation des jeunes filles à la vie normale qui les attend : la vie du foyer.Pour donner à cette formule son maximum de rendement, on a assoupli les cadres du règlement traditionnel des pensionnats, et on s’est appliqué à créer dans les écoles une atmosphère qui favorise les initiatives personnelles, développe le sens des responsabilités, entraîne les jeunes filles à agir par elles-mêmes, sous une orientation nette, mais discrète.Les résultats ont été, dès le début, absolument probants.Aujourd’hui, même les hésitantes sont convaincues qu’une certaine souplesse de discipline peut facilement se concilier avec les exigences d’une réglementation indispensable partout où vivent des groupes d’étudiants.Directrices et maîtresses sont pleinement gagnées ; et les élèves sont, cela va sans dire, ravies d’une formule d’éducation qui fait davantage appel à leur personnalité et développe chez elles un sens plus mûr des réalités de la vie.Il restait à convaincre les parents, peu disposés à admettre qu’il est nécessaire de payer des années de couvent pour apprendre aux jeunes filles à tenir maison! Il a fallu multiplier les conférences et les écrits pour expliquer tout ce que comporte ce terme trop prosaïquement ramené à des besognes de cuisine ou de ménage.C’était du même coup tenter de remettre à l’honneur, dans les esprits, la noblesse du Foyer ! La noblesse aussi du rôle de “Mater familias” et de “Magistra domus”.Même de ce côté, les résultats ont dépassé les espérances.En trois ans, les élèves des écoles ménagères régionales ont plus que doublé en nombre.Inférieurs à 200, en 1937, les effectifs présents atteignent près de 450! Et on pourrait doubler très rapidement ces chiffres ! Ce qni est consolant, c’est que cette vogue ne tient pas à l’espoir d’avoir des “positions” de conférencières : la grosse augmentation porte en effet du côté de la section familiale, exclusivement orientée vers la préparation à la vie du foyer.Devant l’augmentation continue des demandes, les écoles ménagères se voient forcées d’élargir leurs cadres, tellement qu’un bon nombre songent déjà à transformer leur maison mixte (pensionnat-école ménagère) en école exclusivement ménagère.Cela exigera évidemment des sacrifices nouveaux, assez lourds, et que l’octroi actuel de $1,500., ne peut convenablement compenser.Cet octroi de $1,500., passe, presque partout, en bourses totales ou partielles, de sorte que les maisons doivent prendre a leur charge les déboursés considérables qu’exigent l’aménagement et le fonctionnement d’une école ménagère.Cet aménagement est beaucoup plus onéreux que 1 équipement d’une simple maison d’éducation ordinaire.Il faut des métiers, des rouets, des moulins à coudre, des batteries de cuisine, des poêles, etc., sans parler de la matière première exigée pour les différents travaux pratiques des élèves.Il serait fort souhaitable que les écoles de formation ménagère aient leurs maisons autonomes.Jusqu’ici l’obstacle principal au renouveau tenté est venu de la cohabitation des élèves avec des “ pensionnaires.de pensionnat ” / Nous avons obtenu presque partout que les élèves ménagères aient leurs locaux propres, leurs règlements de vie bien à elles, leur uniforme aussi, mais il reste que l’atmosphère du pe nsionnat paralyse partout la pleine expansion désirée.Les supérieures ne parviennent pas toujours à trouver la formule souple qui assurerait à l’école ménagère son plein épanouissement.La peur de troubler la vie du pensionnat constitue une entrave assez sérieuse ! Il ne s agirait pas, pour la plupart des écoles du moins, de se lancer dans des-constructions nouvelles.Il s’agirait tout simplement de transformer les maisons ac- L’Enseignement Primaire 69 tuelles en écoles exclusivement ménagères.Il semble que c’est actuellement la réforme la plus désirable.et la plus prudente.Ceci permettrait au visiteur-propagandiste d’intensifier la croisade commencée.Il y a là un champ d’action merveilleux, où on a l’impression de servir les intérêts vitaux de l’Église et de la Société.Il serait pénible, faute de maisons assez vastes, d’être forcés de mettre une sourdine à une campagne d’éducation aussi salutaire ! Devant cette situation, la sous-commission de l’Enseignement ménager, pleinement convaincue qu’il y va des fondements mêmes de notre vie familiale et sociale, émet le vœu : 1° Que les autorités accordent, aux écoles ménagères régionales, même dans les budgets, un traitement qui réponde mieux à la haute valeur des services qu’elles rendent.Il est en conséquence suggéré que, à l’exemple des écoles moyennes d’agriculture, ces maisons ménagères régionales, au nombre actuel de 19, bénéficient, en plus de l’octroi annuel de $1,500., de bourses accordées au pro rata des élèves.Ces bourses pourraient être de $5., par mois par élève (les bourses agricoles sont de $7., par mois), jusqu’à concurrence de 50 élèves par école.Ces bourses ne s’appliqueraient qu’aux élèves pensionnaires.Les sommes à débourser, selon cette formule, ne peuvent être excessives; elles seront en tout cas bien placées et assureront, en formant de pair nos filles et nos garçons, un rendement plus équilibré aux efforts que les autorités déploient pour relever notre jeunesse.Des garçons mieux préparés à la vie, ont le droit de compter sur des épouses mieux préparées aussi ! Ceci est particulièrement important pour les milieux ruraux.Vouloir attacher les garçons à la terre, sans s’occuper d’y intéresser également les jeunes filles, c’est mettre rien qu’une roue à la voiture ! 2° La sous-commission, reconnaissant l’importance du travail de propagande mené par le visiteur pour réhabiliter les vertus et les travaux domestiques, estime que ce travail d’éducation devrait être poussé encore plus activement dans tous les milieux : maisons d’enseignement et couvents ; maisons de formation de prêtres, de religieux et de religieuses ; écoles normales, collèges classiques ; auditoires de parents ; cercles d’U.C.C., cercles de fermières, cercles de jeunes agriculteurs, groupes de jacistes, de jocistes, etc.Afin d’accorder au visiteur-propagandiste plus de loisirs et plus de liberté d’action, afin aussi d’assurer aux écoles des directives techniques appropriées, directives qu’un homme ne peut entreprendre de donner, la sous-commission suggère qu’une visiteuse féminine soit affectée aux écoles ménagères, pour orienter leur travail, leur suggérer des initiatives, leur donner des conseils et faire des observations d’ordre pratique.Cette visiteuse devra aussi s’intéi’esser à la propagande et à l’aspect hautement formateur de l’éducation domestique.Elle devra posséder la compétence nécessaire dans les différents travaux domestiques et avoir assez d’expérience de la vie pour être en état d’exercer une influence qui tienne compte des réalités et des besoins propres à chaque milieu.L’école ménagère n’est pas, et ne doit pas, être une école spécialisée d’arts domestiques.Elle doit développer l’amour de la “belle ouvrage”, le bon goût, l’ingéniosité créatrice, le tout en fonction de la vie d’un foyer ordinaire.3° Considérant que l’éducation domestique entendue dans son sens large de préparation à la vie devrait constituer le pivot de la formation scolaire, et non pas apparaître comme une “spécialisation”, la sous-commission suggère qu’on apporte le temps et l’attention voulus à l’enseignement des “matières ménagères” imposé par les nouveaux programmes, et qu’on prenne toutes les mesures requises pour que cette partie du programme n’apparaisse pas comme un simple accessoire, mais prenne une place prépondérante dans l’esprit des inspecteurs, des maîtresses et des élèves.Il y a là, avant tout, un problème d’atmosphère ! On se plaint, dans bien des milieux, que le programme est trop chargé et que les heures consacrées à Véducation domestique sont trop restreintes.Le cas mérite attention, fallut-il, pour le régler accepter le sacrifice de quelques règles de grammaire ou d’arithmétique ! 4° La sous-commission suggère que les conditions d’admission aux différentes .années du programme ménager régional s’appliquent comme suit, pour les candidates ayant dépassé la 9e année du cours primaire.2 L’Enseignement Primaire a) Pourront être admises en 12e année ménagère, les porteuses d’un brevet normal supérieur ou complémentaire, émis après le 1er juillet 1938, ainsi que les bachelières ès arts ayant terminé leur cours classique.b) Pourront être admises en 11e année ménagère: 1.— Les élèves porteuses d’un brevet élémentaire d’école normale émis après le 1er juillet 1938 ; 2.— Les élèves porteuses d’un brevet complémentaire d’école normale obtenu d’après les règlements en vigueur avant le 1er juillet 1938 ; 3.— Les porteuses du brevet complémentaire du Bureau central ; 4.— Les porteuses du certificat de lettres-sciences de l’Université de Mont- réal ; 5.— Les porteuses du certificat supplémentaire de l’Université Laval.5° La sous-commission suggère que les élèves du cours régulier puissent avoir le loisir d’être quart ou demi-pensionnaires, même celles qui se préparent au diplôme de compétence domestique.Les élèves de la section familiale pourront même être admises comme externes.6° La sous-commission suggère l’adoption des résolutions suivantes, soumises lors du Congrès de Loretteville, tenu les 24, 25, 26 octobre 1938 : 1.— Re-numéro 4 de l’article III des règlements, page 2.— Le problème dif- ficile du recrutement amène sur le tapis la question des bourses d’études ; on adopte la résolution suivante à l’unanimité : “ Les octrois actuels ne répondent plus à l’ampleur et aux besoins de l’enseignement ménager.Us ne permettent pas d’aider suffisamment les familles des classes moyennes.Celles qui ont le plus besoin de discipline et d’un entraînement capables de les relever moralement et financièrement.On suggère donc, conformément au désir exprimé dans la lettre collective de NN.SS.les Évêques sur le problème rural, qu’une plus grande diffusion soit donnée à la formation domestique, et qu’un mémoire soit présenté en ce sens aux autorités compétentes.” 2.— Re-article 1er, section VII, des règlements, page 4, on propose l’addition suivante : “ L’examen final de 11e et de 12e années se passera au début de juin, afin de permettre l’exécution de certains travaux pratiques et l’organisation de l’exposition annuelle des pièces d’art ou d’artisanat domestiques de l’école.” 3.— Re-article lor de la section VIII, page 6 des règlements, l’assemblée sou- met à l’unanimité les vœux suivants : 1° Que le devoir de français comprenne deux sujets différents soumis au libre choix des élèves, l’un portant sur un thème de portée générale, l’autre étant plus spécialement adapté à la vie rurale.2° Que les questionnaires d’examens soient préparés de façon à laisser aux élèves une certaine latitude en leur permettant de choisir les questions dans une proportion de 3 sur 5.Ceci pour rassurer maîtresses et élèves dans l’adaptation du programme aux conditions des diverses régions desservies.4.— Proposé à l’unanimité que l’article 2 de la section XII des règlements- soit modifié comme suit : L’Enseignement Primaire 71 “Ce cours, pou ¦ donner droit à un diplôme d’enseignement ménager comprend trois stages de vacances et deux années d’application, le tout couronné par un examen.Cet article n’aura vigueur que jusqu’au 1er août 1941 pour les institutrices laïques, mais il demeurera en force pour les religieuses 7° Re-diplôme à double témoignage — Les parents et le public attacheront toujours, avec raison, une très grande importance aux diplômes.Ces parchemins sont une attestation, reconnue comme officielle et finale, de la compétence professionnelle ou sociale d’un candidat à une fonction.En enseignement ménager (plus justement désigné sous le nom de formation, ou d'éducation domestique), il importe que ce témoignage officiel ne porte pas sur un seul aspect de la personnalité, sur les seuls succès scolaires.{Mater familias, ou magistra domus, sont les fonctions les plus complexes et les plus graves de la société ! ) Un diplôme de sténographie, de piano, de tissage, de cuisine, etc.peut se contenter de renseigner sur la compétence spéciale acquise et démontrée par des examens ! Mais un diplôme de magistra domus n’est pas satisfaisant s’il ne tient compte que des facteurs trop délimités dont un examen peut rendre témoignage.Il ne s’agit pas de minimiser ou de mépriser la valeur de contrôle des examens, mais d’autre part, il serait désirable qu’on y ajoutât quelque chose de plus expressif de toute la personnalité.C’est un puissant moyen de garder aux valeurs de fond leur importance aux yeux des élèves et des maîtresses ! On aura beau ergoter, il restera toujours vrai que l’examen du diplôme est le but qui inspire presque tout le travail de l’année.Il serait donc opportun d’établir un diplôme comportant un double témoignage : 1.— Celui du Département, capable de contrôler, avec impartialité et équité égales pour tous les candidats, les valeurs quantitatives exprimées en chiffres: rendement dés travaux scolaires (sciences théoriqiies ou appliquées) et des examens communs de fin d’année.2.— Celui des autorités locales, portant sur les valeurs qualitatives de chaque élève : vertus domestiques, attitudes devant les gens et devant les problèmes de la vie: serviabilité (30) ; entrain et bonne humeur (20) ; économie (15) ; ordre et propreté (15) ; ponctualité (10) ; débrouillardise (10) (Total 100).Ces valeurs personnelles sont difficiles à traduire en chiffres, avec une exactitude mathématique.Ce n’est pas une raison pour ne pas en tenir compte.Mais, seules les autorités locales (directrices et maîtresses), qui ont vu les élèves à l’œuvre, dans des cadres assez souples pour laisser s’épanouir les personnalités, sont en état de porter un jugement d’ensemble satisfaisant.Ce jugement s’appuierait sur les chiffres donnés plus haut, pour guider l’appréciation des autorités compétentes, mais ces chiffres n’apparaîtraient pas sur les documents officiels.L’élève qui, au jugement de tout le personnel, et peut-être aussi des compagnes, aurait mérité pour ses deux ou trois ans de fréquentation scolaire, 90% du total accordé aux valeurs qualitatives, recevrait une note de TRÈS HAUTE LOUANGE; pour 80%, HAUTE LOUANGE; 70%, LOUANGE; 60%, NIL ou la note SATISFACTION.Ainsi, nous aurions un diplôme et un certificat pleinement significatifs, qui renseigneraient non seulement sur les aptitudes mentales et physiques, exprimées par les notes d’examens ; mais aussi sur les attitudes manifestées devant les gens, devant la vie.au cours des études.En définitive, ce diplôme, s’approchant du diplôme idéal, ferait mention, en deux notes différentes : a) Du résultat des examens, tant de l’Institut que du Département, tant périodiques que finals, soit en science théorique, ou en science appliquée.b) De l’appréciation des attitudes et des dispositions de caractère de l’élève par l’Institut.(Cela implique naturellement qu’il est fait mention de Tins- 72 ^Enseignement Primaire titut où l’élève a suivi des études.Il n’est pas indifférent que la formation ait été acquise en telle maison ou telle autre, et il n’est que juste de récompenser les efforts variés.) Dans le cas d’un diplôme d’école ménagère, par exemple, on sait déjà par le programme quelles sont les sciences théoriques et pratiques sur lesquelles les candidates ont été instruites et sur lesquelles elles ont subi un examen ; on sait aussi quelles sont les attitudes que l’on veut développer chez une candidate à la haute et difficile fonction de mater familias et de magistra domus: serviabilité, bonne humeur, économie, ponctualité, ordre, débrouillardise.En conséquence la sous-commission propose que soient acceptées les formules suivantes de Diplôme et de Certif icat.SECTION DE L'ÉDUCATION DOMESTIQUE LE DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC en considération des études poursuivies durant trois années (10e, 11e et 12e), et des examens subis selon les règlements en vigueur, estime que Mademoiselle.a reçu la formation requise pour l’enseignement des sciences et disciplines domestiques, et, en conséquence, il lui décerne ce DIPLOME DE COMPÉTENCE DOMESTIQUE avec la note.très grande distinction.L’ÉCOLE MÉNAGÈRE DE.dirigée par les RR.SS.en considération des dispositions personnelles manifestées par la titulaire ajoute à ce diplôme le témoignage de sa.très haute louange.Donné à Québec, le Donné à , le Surintendant Supérieure Directeur Directrice N.B.— 90% aux examens, donneraient la note * 1 TRÈS GRANDE DISTINCTION 90% de personnalité “ “ “ ] 1 TRÈS HAUTE LOUANGE 80% “ tt u « 1 GRANDE DISTINCTION \ HAUTE LOUANGE 70% u « « j \ DISTINCTION LOUANGE 60% “ (1
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