L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 septembre 1951, Septembre
MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR IIIe SÉRIE III II ! I Volume 11, Numéro 1 — QUÉBEC SEPTEMBRE 1951 7 ÿfi v .a;- L'INSTRUCTION PUBLIQUE DEPARTEMENT (IIIc série) revue pédagogique du DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mois, excepté en juillet et en août.IMPORTANT RÉCLAMATION DE LA REVUE « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE » A qui s’adresse au bureau de « L’Enseignement Primaire » pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : 1 — L’édition étant épuisée, il est inutile de faire des de- mandes pour les revues parues depuis septembre 1947.2 — Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui désormais portera l’adresse suivante : Département de l’Instruction publique, Edifice Jeanne Hardy, 369, RUE ST-JEAN .QUÉBEC Tél.: 4-8411 — locaux : 896 - 204 U Enseignement Primaire est imprimé par L’Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisée comme envoi postal de la deuxième classe : Ministère des Postes, Ottawa. TABLEAUX ANALYTIQUES DU PROGRAMME DES ÉCOLES PRIMAIRES ÉLÉMENTAIRES 19 5 1 Pages PRÉSENTATION 2 RELIGION.3 FORMATION MORALE.4 LANGUE FRANÇAISE.5 ET PHONÉTIQUES DE LECTURE.6 LECTURE EXPLIQUÉE.17 LECTURE A HAUTE VOIX, ÉLÉMENTS TECHNIQUES LECTURE SILENCIEUSE.21 LECTURE DIRIGÉE ET ACTIVITÉS CONNEXES 25 GRAMMAIRE ET ANALYSE.30 LANGAGE ET RÉDACTION.51 ÉCRITURE.59 ARITHMÉTIQUE.60 HISTOIRE DU CANADA.83 GÉOGRAPHIE.84 CULTURE PHYSIQUE.91 DESSIN.92 ENSEIGNEMENT MÉNAGER.93 CONNAISSANCES USUELLES.97 AGRICULTURE.98 HYGIÈNE.99 BIENSÉANCES.109 INITIATION A LA MUSIQUE.113 TRAVAUX MANUELS.119 LANGUE SECONDE.119 V.B.TABLEAU DE L’EMPLOI DU TEMPS.120 TEXTES LITTÉRAIRES FRANÇAIS ET ANGLAIS 121 2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre PRÉSENTATION Le Département de VInstruction publique présente au personnel enseignant des écoles primaires élémentaires un volume d'un caractère spécial, préparé et publié par le service de « L'Enseignement primaire ».Nous le répétons: dans son esprit, le nouveau programme d'études demande aux titulaires d'adapter leur enseignement au développement mental de leurs élèves et de diffuser la science au rythme des puissances d'assimilation de chaque individu.Cet enseignement nécessite de fréquents diagnostics sans lesquels le maître ne pourrait doser efficacement la matière.Les professeurs doivent également se maintenir au courant des connaissances que l'enfant aura à approfondir au cours de ses sept années d'étude.Cette vue d'ensemble les obligent à connaître le programme dans son entier.La tâche n'est pas facile, car la consultation d'un volume de près de cinq cents pages est compliquée.C'est pourquoi nous avons demandé à des techniciens et à des praticiens d'étudier la possibilité de présenter le programme en tableaux analytiques.Ces spécialistes ont reconnu la chose réalisable, mais ils nous ont souligné les obstacles d'interprétation et de typographie qu'ils auraient à surmonter.Nous avons néanmoins autorisé Vexécution du travail en songeant à un vœu exprimé par les inspecteurs d'écoles, les directeurs, les visiteurs, etc.et aux avantages que le personnel enseignant en retirerait, tout spécialement les maîtres de classes à divisions multiples.Ce volume est un outil qui permettra, non pas de reléguer le programme au second plan, mais d'en mieux réaliser l'esprit.D'ailleurs les tableaux y réfèrent constamment pour les directives pédagogiques générales et spéciales, que le maître soiicieux doit toujours garder à vue.Les matières publiées en tableaux au volume du programme ne sont pas répétées ixi; la référence est indiquée cependant.Nous remercions les artisans du présent travail.Nous espérons que tous les membres du personnel enseignant trouveront quelque utilité pratique à le consulter et nous souhaitons a tous les titulaires la réussite proportionnée à leur dévouement.Le Surintendant de l’Instruction publique. 195 L RELIGION 3 Religion /V, B.— Voir le volume du programme, édition 1951, et æ guider sur le sommaire, page 25 du même volume. 4 I ; E N S E1G N EM ENT PHI M AIR E Septembre Formation morale IS.B.— Voir le volume du programme, edition 1951, pages 215 à 240.> 1951 LANGUE FRANÇAISE Langue française ]\.R.— Référer au volume du programme, édition 1951 et guider sur le sommaire, page 241 du même volume. 6 I ; K N S RIG N R M R NT P RIM AIR R Septembre LECTURE À HAUTE VOIX AVEC ÉLÉMENTS TECHNIQUES ET PHONÉTIQUES Directives pédagogiques générales Programme, pages 243 à 246 Directives pédagogiques spéciales Programme, pages 246 à 257 INITIATION A LA LECTURE PRÉLIMINAIRES Bien distinguer so?i et lettre.Dès les premières leçons de lecture, exiger des élèves une prononciation correcte, sans tension exagérée, une prononciation conforme au bon usage de la langue parlée.Le mot robe, par exemple, ne se prononce pas robe mais rob.(Ne pas appuyer sur Ve final, mais se contenter de faire prononcer nettement le b).Le mot pie se prononce pie et non pas pi-e, puisque Ye n’est pas un son dans ce mot mais une lettre muette.Chaque fois qu’il y a discordance entre le mot parlé et le mot écrit, recourir à la vue, et non pas à une prononciation incorrecte, pour fixer l’orthographe.Pour enseigner le mot pie, par exemple, l’écrire au tableau, en expliquer le sens, le prononcer correctement, le faire prononcer aux élèves, le leur faire écrire, et noter que la prononciation de ce mot ne correspond pas tout à fait à l’orthographe; noter la particularité orthographique.Le véritable élément phonétique fondamental est la syllabe et non pas le son.Donc, ne pas abuser de 1 épellation syllabique.Autant que possible, faire syllaber globalement, d un trait.Ainsi, une fois acquises les voyelles i, u, et la consonne d, le maître explique lui-même (au tableau) que d i = di, que d u = du, puis il fait lire globalement di et du.De même, faire syllaber globalement, da, do, dé, etc., et faire dire globalement les mots dada, dodo, dédé.etc.Quand 1 épellation s impose, pratiquer 1 épellation littérale (faire simplement nommer les lettres du mot l’une après l’autre) plutôt que l’épellation syllabique.Exemple: Voici le mot commode.Voyez comment il s écrit: c-o-m-m-o-d-e (et non pas: c-om == com: m-o mo.d-e — de.b aire remarquer cpi il y a deux m dans le mot écrit, mais qu’on prononce comme s’il n’y en avait qu’un.Quand une lettre peut représenter plusieurs sons, éviter (chez les commençants) de rappiochei les differents sons de cette lettre dans une meme leçon.Ainsi, ne pas présenter simultanément robe (o ouvert) et rose {o ferme).Si le manuel présente les deux sons dans la meme page, partager les mots de cette page en deux groupes (correspondant aux deux sons) et les présenter en deux leçons. 1951 LECTURE A HAUTE VOIX 7 TECHNIQUE Au moyen d’un objet, d’une gravure, d’un conte illustré, sur lesquels il fait abondamment parler les enfants pour élargir le champ de leurs expériences, enrichir leur vocabulaire, exercer toutes leurs facultés sensorielles, le maître s’efforce de graver dans leur esprit l’idée d’un être ou d’une action.De l’idée, il passe au mot qui l’exprime.Ce mot, connu globalement, sert à dégager la voyelle ou la consonne à étudier.PREMIERE ANNÉE On commence par l’étude des voyelles représentées par une seule lettre: A, E, É, etc.(Voir au tableau, voyelles orales, page 9).Les enfants sont entraînés à découvrir ces différentes voyelles, à bien les reconnaître, à les émettre avec justesse.Ils sont ensuite initiés au signe qui représente chacune de ces voyelles.Us s’exercent à le reconnaître, à le découvrir, à le tracer dans l’air, sur le tableau noir, sur leur cahier, jusqu’à ce qu’ils puissent l’associer parfaitement à la voyelle qu’il représente.Dès que les enfants connaissent quelques voyelles, le maître commence l’étude des syllabes directes, à l’aide des consonnes simples: P, B, M, etc.(Voir au tableau, page 11.) Après avoir initié les enfants à ces consonnes et aux signes qui les représentent comme il l’a fait pour les voyelles, il leur apprend à reconnaître, à découvrir, à lire et à écrire les syllabes, formées de ces voyelles et de ces consonnes, et les mots simples qui renferment ces syllabes.Et dès qu’il le peut, il compose des petites phrases que les enfants apprennent à lire, à copier, à écrire sous dictée.N.B.— L’ordre selon lequel on enseigne les consonnes (ou autres éléments techniques ou phonétiques) peut être indiqué soit par la facilité de reproduction de ces éléments, soit par leur fréquence dans les mots du langage usuel des enfants, soit par la simplicité de la forme écrite.Un peu plus tard, on introduit les voyelles composées représentées par deux lettres EU, OU, et les voyelles nasales AN, IN, ON, UN, avec des consonnes représentées par une seule lettre.Ensuite, les consonnes représentées par les deux lettres CH, GN, avec les voyelles représentées par une seule lettre, puis les voyelles écrites par deux lettres et les voyelles nasales.Quand on a vaincu ces premières difficultés dans les syllabes directes, on aborde les syllabes inverses et l’on fait exécuter des exercices variés pour chaque voyelle avec des consonnes différentes.L étude de la syllabe fermée vient logiquement après celle de la syllabe inverse puisque, pour la former, il suffit de mettre une consonne simple devant la syllabe inverse.N.B.-— Les consonnes doubles se trouvent souvent engagées dans une syllabe fermée.La lettre double équivaut tantôt à une consonne simple, tantôt à une consonne double.Les consonnes combinées, étudiées en dernier lieu, ne comportent plus de difficulté, parce que les enfants sont devenus familiers avec les consonnes simples, qui conservent pratiquement leur valeur propre dans la consonne combinée. 8 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre Pour faciliter la construction de petites phrases simples, on peut introduire le présent de quelques verbes d’un usage courant.Tout le temps que dure cette initiation, la lecture, l’écriture et l’orthographe s’enseignent de pair, autant que possible.Il appartient au maître de choisir le moment opportun pour enseigner le véritable nom des lettres et commencer l’épellation.Cela peut se faire dès que les enfants connaissent bien quelques consonnes.Tous ces éléments techniques auxquels les enfants doivent s’initier ne sont que des moyens pour les rendre capables de lire.La lecture est donc l’objet final de tous ces exercices et elle doit rester l’occupation principale.En conséquence, il faut beaucoup faire lire les enfants.Tout en insistant sur l’émission juste des sons, sur une articulation nette sur une prononciation correcte des mots.DEUXIEME tXXÉE Revision du programme de première année: voyelles et consonnes, syllabes directes, inverses, fermées, consonnes doubles et consonnes combinées.A mesure que s’élargit la connaissance des éléments techniques de la lecture, il devient plus facile de composer des textes suivis ou d’en faire lire dans le livre de lecture.Etude des diphtongues, des variantes orthographiques de certaines voyelles, des variantes orthographiques de certaines consonnes; — étude des lettres nulles: la lettre H, les lettres muettes à la fin des mots.(Voir le tableau, page 9) TROISIEME ANNÉE Au début de 1 année, le maître fera une revision rapide pour s’enquérir des connaissances que possèdent les élèves et pour découvrir leurs déficiences.Ensuite, il repartira sur les différents mois de l’année scolaire les difficultés qu’il doit approfondir, en ayant soin de moins insister sur ce qui est déjà bien acquis et de s’attacher a ce qui représente de plus grands obstacles.Par le moyen d’exercices appropriés, il insistera sur les diphtongues, les variantes orthographiques des voyelles, les variantes orthographiques des consonnes, les lettres muettes, les éléments phonétiques qui présentent des difficultés d émission ou d’articulation, afin d’amener graduellement les élèves à lire sans hésiter les mots qui renferment ces difficultés spéciales.Ces exercices préliminaires constituent une préparation nécessaire à la lecture courante. 1951 LECTURE A HAUTE VOIX 9 TABLEAU ANALYTIQUE DU PROGRAMME N.B.— U astérisque indiq ue en quelle classe enseigner l’ite m concerné.Les trois points signalent qu'il faut revoir cet Hem.VOYELLES Son proprement dit: le mot « voyelle », dans le programme peut désigner un son s’écrivant en une ou plusieurs lettres.VOYELLES ORALES VOYELLES COMPOSÉES VOYELLES NASALES VARIANTES ORTHOGRAPHIQUES comme dans Claude, faute, pauvre: comme dans cadeau, eau, gâteau.comme dans aigle, fraise, semaine; comme dans neige, reine, peine.AND Roland, marchand; ANT ¦ AN comme dans enfant, savant; élément, serpent.main, pain, train; • IN comme dans im portant.>devant 10 L’ENfiEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre 3e 7e AY = AI (È) + I consonne comme dans crayon, payer; OY = 01 (0U\) + I consonne, comme dans noyau, voyage, royal; UY = UI + I consonne, comme dans tuyau, essuyer, appuyer.E = È dans EC = comme dans bec, sec; dans EL = comme dans autel, mortel, sel; dans ER = comme dans ver, fer, mer, cher; dans ES = comme dans messe, reste, veston.OEU = EU comme dans œuf, bœuf, cœur, sœur.DIPHTONGUES Les voyelles I, OU, U, quand elles sont suivies d’autres voyelles se transforment souvent en semi-voyelles et font à peu près l’office de consonnes.La consonne I se représente par l’Y; la consonne OU, par le W anglais; la consonne U n’a pas de signe qui la représente.Ces diphtongues se prononcent en une seule émission de voix.IA : YA tiare, diable.| 10 : YO fiole, pioche.IÈ : YÈ pièce, nièce.IÊ : YÉ piété, amitié.^.IAN : Y AN viande, mendiant.ION : YON camion, légion.1 IEN : YEN chien, lien, chrétien .IEU : YEU Dieu, lieu.* OUA : WA ouate, douane.OUÉ : WÉ avoué, bouée.OUÈ : WÈ fouet, brouet.OUIN : WEN marsouin, pingouin 01 : WA joie, roi, loi.OIN : WEN join, coin, foin.LIA : suaire, persuader.UÊ : buée, nuée.UÈ : êcuelle, Emmanuel.UÈ : muet, menuet, désuet.UI : fuite, nuisant, luisant UIN : juin.* Remarque: — Après un groupe de consonnes dont la dernière est L ou R, la diphtongue est généralement impossible: 1951 LECTURE A HAUTE VOIX Adri-en, êcrou-er, boucli-er, éblou-ir, afflu-evt, brui-ne, obstru-er.CONSONNES Bruit, articulation ou son chuchoté.Dans le programme, le mot consonne désigne une articulation s’écrivant avec une ou plusieurs lettres.CONSONNES SIMPLES P, B, M, F, V; — T, D, N, S, Z; — L, R.J.C, G, K.CONSONNES ÉCRITES EN DEUX LETTRES CH, GN CONSONNES DOUBLES Consonne répétée: ex.: mm dans immortel.Ne pas confondre consonne double et lettre double: dans commode, par exemple, la lettre double mm représente la consonne simple m; on prononce comode.CONSONNES COMBINEES Groupe de consonnes différentes liées dans l’articulation; ex.: GR dans grammaire, BL dans capable.• ¦ • .Cf.Programme ; Phonétique.VARIANTES ORTHOGRAPHIQUES X = Ks — comme dans hixe, Félix, Alexis; = Gs — comme dans exilé, exercice; — S — dans dix, soixante; — Z — comme dans deuxième, dixième; Y = i voyelle, comme dans Yvon, cygne; W = ou consonne, comme dans Wilfrid, tramway.QU = K — comme dans quatre, tuque; devant E, I, Y cerveau, cerise, cerveau; - ciel, cire, cirque, ciseau; cygne, cymbale, cylindre.géant, genou, gerbe, geste; girafe, girouette, gîte; gymnastique devant E, I, Y Ç = S — comme dans glaçon, façade, garçon.CH = K — dans certains mots comme chrétiens, Christ.Ie 12 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ILL AILLE EILLE EUIL UEIL OUILLE PH S T — comme bille, fille, grille; — comme bataille, paille, médaille; — comme dans oreille, abeille, veille; comme dans écureuil, chevreuil; — comme dans cueillir, cercueil, orgueil; — comme dans rouille, bouille, houille.F — comme dans phare, téléphone, Philippe, orphelin.Z — entre deux voyelles comme dans Basile, église tisane, prison, poison.S —• devant ION comme dans nation, aviation, navigation, action.j LETTRES NULLES H: Lettre muette, comme dans une heure, bonheur.N.B.— Quand elle est aspirée, elle n’admet ni l'élision de l’article ni la liaison avec le mot précédent: « le héros, les grands hêtres.'» .C, D, G, P, R, S, T, X à la fin des mots, comme dans: banc, tronc; — regard, bord, chaud; rang, poing; — champ, coup; — panier, beurrier, calendrier; — bas, dos, brebis, repas; — chat, plat, paletot, lit; — croix, voix, crucifix, époux, curieux, joyeux.L’E MUET L ^ muet final ne se prononce pas.On prononce seulement un e chuchoté à la fin du mot possible (e) et autres semblables.L’e final ne se prononce franchement que pour empêcher une rencontre imprononçable ou trop inharmonieuse de consonnes {chambre noire).Dans le corps des mots, 1 e muet ne se prononce pas non plus {galrie et non pas galerie), sauf pour la raison ci-dessus mentionnée {chandelier, contrebande, porteplume).SYLLABE INVERSE Quand on a vaincu les premières difficultés dans les syllabes directes, on aborde les syllabes inverses et l’on fait exécuter des exercices variés pour chaque voyelle avec des consonnes différentes.SYLL ABEJFERMÉE L’étude de la syllabe fermée vient logiquement après celle de la syllabe inverse puisque, pour la former, il suffit de mettre une consonne simple devant la syllabe inverse. 1951 LECTURE A HAUTE VOIX 13 Ie 2e 3e 4e 5e 6» 7- ACCENT ET RYTHME Respecter, dès l’initiation à la lecture, l’accent et le rythme, pour prévenir la fâcheuse habitude de la lecture ânonnante, hachée ou psalmodiée.* L’accent (tonique ou à'intensité) consiste à articuler telle syllabe d’un mot avec plus de force que les autres syllabes.L’accent porte en français sur la dernière syllabe à voyelle prononcée du mot phonétique: paPA, le petit garÇON.Le mot phonétique ne correspond pas toujours, loin de là, au mot grammatical.On peut le définir: « Tout mot grammatical ou groupe de mots grammaticaux exprimant une idée simple »; ex.: J’ai vu / un bel oiseau / qui survolait / l’étang.(Les mots phonétiques sont séparés par des traits obliques).C’est le retour de l’accent à intervalles variables qui forme le rythme.Il faut veiller, dans la lecture, à ne pas couper le mot phonétique.Il faut aussi enchaîner dans le débit les mots phonétiques étroitement unis par le sens : J’ai vu / un bel oiseau/ / qui survolait / l’étang.(Il n’y a qu’une pause quelque peu importante dans eette phrase; elle est indiquée par un double trait oblique).Grâce à ce système d’indications par traits ou autres signes équivalents, la lecture pourrait servir de base à l’analyse, puisque les mots phonétiques correspondent généralement à des unités de pensée .TON Le plus tôt possible, on habituera les enfants à ne morceler ni les mots ai les phrases, mais à lire tout de suite dans le ton naturel de la conversation .Le maître commencera à faire remarquer les mots de valeur, que les élèves souligneront de la voix.On bannira les tons maniérés, faux, chantants ainsi que toute imitation servile du maître ou de la maîtresse.On encouragera plutôt l’élocution qui manifeste la personnalité de l’élève.La lecture deviendra ainsi de plus en plus expressive et rendra de façon appropriée les idées et les sentiments exprimés dans le texte.PAUSES Les élèves s’initieront graduellement à la lecture courante.Us apprendront à observer les pauses indiquées par la ponctuation et le sens Le maître ne se contentera pas de faire observer les pauses, mais il expliquera aux élèves quelles sont celles qu’exige le sens.Il fera remarquer quels sont les mots que l’on sépare, quels sont ceux qu’il ne faut jamais séparer, puisque les pauses sont avant tout régies par la pensée à exprimer. 14 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1* 2e L’élève saura qu’il existe un certain nombre de repos non ponctués auxquels la lecture intelligente et expressive doit se soumettre pour rendre toutes les nuances de la pensée.3 LIAISONS On habituera les élèves à faire les liaisons obligatoires.Plus tard on les initiera aux règles générales des liaisons pour qu’ils sachent quand la liaison se fait et quand elle ne se fait pas.On leur fera observer enfin que les liaisons sont régies par des règles qu’imposent l’euphonie et le bon goût, et dont il faut connaître au moins les principales.C’est à l’aide d’exemples pratiques que le maître enseignera aux élèves les cas de liaison ou de non-liaison des diverses consonnes et les modifications que subissent certaines d’entre elles à cause de la liaison; qu’il les habituera, tout en pratiquant une grande sobriété dans les liaisons, à toujours respecter celles qui demandent l’euphonie, le bon goût.Voici quelques règles élémentaires et essentielles concernant la liaison.(Notons que le nombre des liaisons tend à diminuer dans le français parlé courant).Règle générale: La liaison ne se fait qu’à l’intérieur du mot phonétique Applications : * 1.Les mots accessoires se lient donc au mot principal quand ils le précèdent.a) Mot-outil + Nom {Mot-outil désigne les déterminants et la pre- position) .Les enfants, cet enfant, ces écoles, mes amis, trois arbres, quelques endroits, sans avis, sous un meuble, dans un pétrin.b) Qualificatif + Nom: Un charmant homme, de grand yeux, de graves inconvénients.* a) Pronom personnel + Verbe: Nous entrons, ils ont fini, vous ergotez.N.B.— Le nom sujet ne se lie pas au verbe.Les enfant (s) ont travaillé.d) Auxiliaire + Participe; Auxiliaire + Infinitif: Il est aimé, je veux aller.e) Adverbe + Adjectif; Adverbe + Adverbe; Adverbe -fi Verbe: Tout aimable, très aimable, vraiment aimable; très intimement, plus intimement, moins intimement; il ne m'a pas attendu, il n a pas appris sa leçon. 105 V LECTURE A HAUTE VOIX 15 2® 3® 6e 2.Après le mot principal, les mots accessoires ne se lient pas toujours a) On lie le verbe sur il, ils, en, y, qui le suivent: Vient-il, viennent-ils, donnes-en, vas-y.b) Après le nom, le qualificatif se lie de moins en moins: Le gouvernemen (^udent au programme Ie 2e 3e ?.* .?• • • * * * ?* * * 4 Septembre 5e 6e * 1951 HISTOIRE DU CANADA 83 Histoire du Canada N.B, — Référer au volume du programme, édition 1951, pages 367 à 389. 84 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre GÉOGRAPHIE Wrectives pédagogiques générales Programme, page 391 directives pédagogiques spéciales Programme, page 392 TABLEAU ANALYTIQUE »U PROGRAMME N.B.—L'astérisque indique en quelle classe enseigner Vilem concerné.Les trois points signalent qu'il faut revoir cet item.1 — Initiation Notion de direction: en haut, en bas; devant, derrière; au-dessus, au-dessous; à côté de, à gauche, à droite.Notion de distance et de dimension: a) près de, loin, de plus loin que, moins loin que (faire évaluer au moyen d'unités de comparaison à la portée de l'enfant: le pas, la règle, le crayon, etc.).-.b) petit, moyen, gros, grand.Notion d'orientation: a) Manière de s’orienter d’après la position du soleil b) Les quatre points cardinaux .t — Notion de plan et de carte: a) Plan horizontal du plancher de la salle avec orientation.b) Plan de la classe avec meubles.c) Compléter le plan de la classe.d) Plan des contours de l’école, de la cour, des rues avoisinantes e) Plan simplifié de la paroisse./) Plan simplifié de la région représentant par des points, le village de l’enfant et les villages environnants.g) Initiation à la carte simplifiée du pays.k) Le globe terrestre.i) Compléter l’initiation à la notion de carte par des exercices élémentaires portant sur des cartes simplifiées de la région, de la Province, du pays.2e 4e 5e 6° 7e 1951 GÉOGRAPHIE 85 OBSERVATIONS ELEMENTAIRES SUR LE MILIEU OÙ VIT L’ENFANT I — MILIEU PHYSIQUE A) Initiation à la notion de temps 1 — Au point de vue durée: a) Le jour et la nuit (soleil et lune).b) Le matin, le midi, l’après-midi, le soir.c) Les jours de la semaine .d) Aujourd’hui, hier, demain.2 — Au point de vue climat: a) Les nuages, la pluie, le brouillard.b) La chaleur, le froid.c) La neige, la glace.d) Le vent.e) Les orages, les éclairs, le tonnerre./) La rosée.g) L’hiver, l’été.h) Les saisons.i) Action du climat sur la végétation, les travaux et la produc- tion de la terre, les températures, les jeux.j) Le cycle de l’eau: la formation des nuages au-dessus des nappes d’eau, les chutes de pluie, le ruissellement vers la mer, nouvelle formation des nuages.B) L’écorce terrestre 1 — Le relief du sol et les cours d’eau (représentation par le dessin et le modelage) .2— ’La transformation des reliefs sous l’action de l’air et de l’eau.3— Reliefs et accidents géographiques qui en résultent.a) Ruisseau, source, rivière.b) Affluent.c) Plaine, plateau.d) Colline, montagne.e) Volcan.f) Cap, falaise.g) Étang, lac, mer.k) Plage .ï) Marais .j) Baie, golfe./c) Ile.l) Presqu’île, archipel.C) Les cinq parties du monde 6e I — Localisation des continents sur le globe ou sur la mappemonde 2—• Position respective des continents (siivation).•.3 — ÊUndue relative. 86 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre 4 — Océans qui les baignent.5— Caractères saillants provenant: a) De la forme générale .b) Du relief.c) Du climat.d) Des races.D) La terre 1 — Sa forme.2 — Ses dimensions.3 — Ses mouvements de translation et de rotation.4 — Sa représentation cartographique.a) Globe terrestre.b) Mappemonde.5- — Ses zones climatiques: glaciales, tempérées, torrides 6— Les cercles de la sphère: méridiens, parallèles.II — MILIEU HUMAIN Ie 1 — Points marquants de la localité.: a) La rue (ruelle), le chemin, la route, le trottoir, la gare.b) La campagne, les champs, les prairies.c) La ferme, la grange, les maisons, l’église, l’hôtel de ville, le bureau de poste, les monuments, le cimetière.d) Le village, la ville.e) La rivière, la mer, le quai, le pont, le port, le phare, les ba- teaux, le brise-lames, le barrage./) Tout autre point de repère important de la localité.2 — Œuvre de Vhomme: a) Les aliments des repas quotidiens.b) Les vêtements: avec quoi on les fait.c) La ferme: ses principaux bâtiments, instruments aratoires et animaux.d) Une industrie locale, un commerce local, un chantier de cons- truction .e) Notre village (paroisse ou ville)-, quelques-unes de ses carac- téristiques ./) Comment on peut y venir ou en sortir: par terre (route, chemin defer), par eau et par air.g) Nommer et localiser les endroits voisins (villes, villages, paroisses,) .3 — Formes de Vactivité humaine: Rôle que jouent dans notre vie: a) L’agriculteur, le commerçant, l’ouvrier, le curé, l’homme de profession, l’instituteur.b) Les moyens de transport.c) Compléter ces notions en mettant entre les mains des enfants des livres qui illustrent les mœurs, les coutumes et les occupations dans d’autres régions, d’autres pays.* * * * * * * 1951 GÉOGRAPHIE 87 4 — L'homme: a) L’homme à la surface du globe.b) La répartition des groupements humains .c) Les principales races: blanche, jaune, noire d) 'Les principales langues.e) Les principales religions.LA PROVINCE DE QUÉBEC A) Description de l’ensemble de la province / — Au point de vue physique: a) Relief.b) Cours d’eau: La grande voie du Saint-Laurent.Les principaux affluents: au nord: Outaouais, Saguenay, Saint-Maurice au sud: Richelieu, Saint-François, Chaudière c) Climat.d) Végétation.e) Ressources naturelles.2 — Au point de vue humain: n) Notes historiques.b) Population, peuplement.c) Localisation de ses principales villes.d) Agriculture, industrie, commerce.e) Voies de communication ./) Gouvernement.g) Religion, nationalités, langues, institutions.B) Étude particulière des régions 1 —- Le Bouclier canodien: a) Les Laurentides.•.b) Le Saguenay, Lac Saint-Jean.c) L’Abitibi, Témiscamingue.2 — La région des Apalaches: a) Les Cantons de l’Est.b) Le Sud de l’estuaire .c) La Gaspésie .J — La région du Saint-Laurent: a) La plaine de Montréal.b) La plaine des Trois-Rivières.c) La région de Québec.C) Revision de la province de Québec Oe 4 e 6* * * ?* * * * ?* « * * * * * * ?« * * * * * 0 Aspect physique et humain de cette Province en faisant ressortir ses caractères distinctifs: reliefs, ressources naturelles, voies de communication, peuplement, religion, nationalités, langues, institutions. 88 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre I® 2® 3® 4° 6" LES PROVINCES CANADIENNES {Québec excepté) A) Les provinces maritimes.B) L’Ontario.(?) Les provinces centrales.D) La Colomoie britannique {canadienne).Aspect physique: Relief, coors d’eau, climat, végétation.Aspect humain: Notes historiques.Population.Agriculture, industrie, commerce.Voies de communication.Gouvernement .LE CANADA A)' Aperçu sur le pays 1— La forme d’ensemble de notre pays.2 •— Son immensité, ses limites.3 — Ses divisions en provinces.4 — La place que tient la province de Québec dans l’ensemble du pays B) Les cinq grandes régions naturelles 1 — Le Bouclier canadien.2 — La région du Saint-Laurent.3 — La région des Apalaches.4 — Les plaines centrales.5 — Les montagnes de l’Ouest.Montrer que ces régions se prolongent aux États-Unis.Les provinces qui s’y trouvent.C) Les caractéristiques d’ensemble au point de vue 1 — Physique: Relief, cours d’eau, climat, végétation.2 — Humain: Notes historiques.Population.Agriculture.Vie économique.Voies de communication.Gouvernement.•.* * * * ?* ?* * * * * * * * * * * * * * * * ? 1951 GÉOGRAPHIE 89 1» 2° 3 e ^ e • 5» 6° 7« D) Revision sur le Canada Revue générale du Canada en faisant ressortir les rapports culturels et économiques qu’il entretient avec les autres pays du monde.L’ENSEMBLE DU CONTINENT NORD-AMÉRICAIN (Moins le Mexique) A) Le Canada .B) Les États-Unis d’Amérique.Aspect physique: Situation, étendue.Régions naturelles (vioiürer que ces régions se •prolongent aux États-Unis) Relief, climat, hydrographie, végétation.Aspect humain: Notes historiques.Population.Vie économique.Voies de communication.LES ETATS-UNIS Aspect physique: Situation, étendue.Régions naturelles (montrer que les régions canadiennes se prolongent aux États-Unis) .Relief, hydrographie, climat, végétation.B) Aspect humain: Notes historiques.Population.Vie économique.Agriculture, industrie, commerce.Voies de communication.Gouvernement.C) Grandes régions: Nouvelle-Angleterre, Est-Central, le Sud, le Centre Ouest, l’Ouest * * ?* * « * * * * L’AMÉRIQUE DU SUD l ue d'ensemble: Situa'ion.Forme générale.Traits généraux du relief Caractères du climat . 90 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1“ Peuplement.Étendue comparée avæc le Canada.Ressources naturelles.Les divers États et leur capitale.;.Analogie des formes d’ensemble des deux Amériques AMÉRIQUE CENTRALE, MEXIQUE, ANTILLES Vue d'ensemble: Situation.Traits généraux du relief.Caractères du climat.Étendue comparée avec le Canada.Ressources naturelles.Les divers États et leur capitale.LES PRINCIPAUX PAYS D’EUROPE ET DU RESTE DU MONDE A) Europe Vue d'ensemble: Situation.Traits généraux du relief.Climat.Étendue approximative des États (en comparant avec le Canada) spécialement: la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Italie, l’Allemagne avec leur capitale, leurs ressources naturelles.Le professeur invitera les élèves A découvrir sur la carte, par eux-mêmes, les autres États de l’Europe.B) Les autres pays du monde t Localisation, avec leur capitale, etc., des principaux pays de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie.Inviter les élèves à < empiéter leurs connaissances par des lectures personnelles.TRAVAUX PRATIQUES Travwxx variés: ?) de dessin, découpage, coloriage.?) de modelage (sable, glaise, pâte à papier, neige, matière plastique).e) à l’aide de la carte muette.Lectures géographiques 1951 GÉOGRAPHIE 91 Culture physique N.B.— Référer au volume du programme, édition 1951, pages 403 à 423. 92 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SeptemL Dessin N.B.— Référer au volume du programme, édition 1951, pages 423 à 473. 1951 ENSEIGNEMENT MÉNAGER 93 ENSEIGNEMENT MÉNAGER Directives pédagogiques générales Programme, pages 475 à 477 TABLEAU ANALYTIQUE DU PROGRAMME N.B.— L'astérisque indique en quelle classe enseigner l’item concerné.Les trois points signalent qu’il faut revoir cet item.le 2° 3e 4° 5° 6° 7' DÉCOUPAGE DE PAPIER Ifnages, pages de catalogues, de revues, d’albums, ou tout autre genre d’illustrations.Pliage de papier; exercices faciles, formes simples.Pliage et tressage.Pliage et tressage plus élaborés.TRICOT Corde sur fuseau à quatre ou cinq épingles .Manière de monter et de finir un tricot.Exercices sur dix ou vingt mailles, environ un pouce.Uni, à deux aiguilles.Couverture pour le lit de la poupée ou poignée.Mailles à l’endroit et mailles à l’envers sur deux aiguilles .Bonnet de bébé ou de poupée, ou béret.Par côtes fini au crochet.Une tuque droite ou un sac à main.Mitaines.Demi-bas ou chaussettes.COUTURE Piquage sur carton (avec fils ou laines de couleur) .Au lieu de se servir d’aiguilles, on peut enrouler à l’extrémité de la laine, du tissu gommant en cellophane dont on finit le bout en pointe.Ce procédé est économique et élimine les risques d’accidents.Manière d’enfiler une aiguille avec du fil ou de la laine . 94 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre Ie 2f 3e 4e 5e 6« 7* Manière de faire un nœpd.Point devant.Manière d’arrêter le fil.Exercice du point devant et d’arrêt du fil sur une retaille quelconque Couvre-lit de poupée: bords effrangés (application du point devant aux angles et, sur dessin familier d'allure enfantine, au centre).Commencer les coutures sans nœud.Point piqûre (point de machine).Drap, taie d’oreiller pour lit de poupée; tablier de bébé ou serviette.Un article au choix) .Point d’ourlet.Petit tablier d’enfant, ou bonnet breton, ou sac à ouvrage.Éléments de la couture; les quatre points fondamentaux: devant, arrière, ourlet, surjet.Tablier de ménage, sans manches et sans motifs de dessins imprimés, ou sac à buanderie, ou taie d’oreiller.Jupon combinaison ou robe de nuit avec manches à même .Boutonnière de lingerie.Manière de préparer du vieux linge pour l’utiliser (défaire, laver, presser)-, une ou deux démonstrations.Initiation â la machine à coudre.^ Jupe paysanne ou tablier de cours à bavette avec ceinture à la taille (couture droite).Point de tige (exécuté sur le morceau de couture).Très petit dessin.Point de reprise, comme préparation au reprisage, et point marguerite (exécutés sur le morceau de couture) (dessin simple).Fils tirés, points de tige, de marguerite ou de reprise (exécutés sur le morceau de couture) un seulement.Point de croix.Garniture/acuf/afite pour le morceau de couture.Pour l’exécution de ce point, on devra faire usage de canevas ou autre tissu à brins lâches.Une fois la broderie terminée, on devra apprendre à l’élève comment effilocher le tissu.Point plumetis: monogramme brodé.* * * * * * * * * « * * * ?« 4c ?* * RACCOMMODAGE Reprise des bas.Pose d’une pièce à couture rabattue ou à couture surjetée Applicable, lorsque possible, sur morceau de lingerie.Un remaillage de tricot.ALIMENTATION ET PRATIQUE CULINAIRE Théorie Développer, chez les fillettes, le respect de la tâche féminine dans le domaine de l’alimentation.Notions sur l’usage des aliments fondamentaux: lait et ses dérivés; céréales, fruits, légumes, viandes.Illustration*’ au moyen de tableaux.» * » 4c 4c 1951 ENSEIGNEMENT MÉNAGER Ie 2n 3 4° 5e Quelques notions sur les œufs, poissons, huile de foie de morue, sucres, gras, pâtes alimentaires, pain.Récapitulation et discussion des notions étudiées sur le groupe d’aliments utilisés à chacune des leçons pratiques suivantes: Six leçons pratiques en sixième année (une préparation dans chaque groupe).Sept leçons pratiques en septième année (une préparation dans chaque groupe).Pratique Préparation du lait chocolaté.Bouillon à la reine.Préparation de légumes crus: bâtonnets de carottes et de navets.Composition et préparation du dîner scolaire (démonstration).Les mesures.Les céréales: gruau, biscuits à la cuillère, café d’orge si possible.Les desserts simples: blancs-mangers, poudings au riz ou tapio a, ou sagou, ou pain, au choix.Les sauces: béchamelle moyenne (sauce blanche); mayonnaise cuite; sauce sucrée pour desserts.Pâtes alime taires: macaroni ou spaghetti, ou nouilles, avec sauce, au fromage ou aux tomates.Les légumes: préparation; pommes de terre au four, variétés de salades de légumes crus.CuLson d's légumes: carottes, navets, oignons, pommes de terre, choux, choux-fleurs, blé d’Inde, courges, betteraves, feuilles de betteraves, de navets, bettes à cardes, panais, épinards.Macédoine.(Une seide préparation au choix).Les soupes: soupe à base de bouillon gras.soupe à base de bouillon maigre.(Utiliser largement les légumes dans les deux cas).Les œufs: à la coque, sur le plat, pochés, omelette; cossetarde nature ou aromatisée avec fruits.Viandes: démonstration; préparation surtout des abats: foie, cœur et rognons .Poissons: une démonstration.Desserts à base de gélatine: gelée au café, ou mousse aux fruits.Les fruits: jus de fruits, salades, fruits cuits.Gâteau simple et biscuits.N.B.— Si, à cause de difficultés insurmontables, on ne peut donner, à Vêcote, l'une ou l'autre des applications pratiques, la leçon théorique reste quand même au programme pour une préparation dans chaque groupe.La maîtresse invitera alors les élèves à faire les exercices pratiques à la maison.TENUE DE MAISON Habituer Félève à mettre de l’ordre dans les objets à son usage 96 i: ENS El G N E M EN T P II IM AIRE Entraîner les élèves au sens et au goût de l’ordre dans leurs objets personnels.Époussetage occasionnel des pupitres et des chaises de classe.La façon de se servir du balai et de la vadrouille.Importance de la bonne tenue de la maison.Apprendre à faire un lit.Lavage de la vaisselle et entretien usuel de la batterie de cuisine.Mise en ordre des armoires et des tiroirs.Qualités de la maîtresse de maison.Entretien et nettoyage du poêle.Entretien des parquets et de la salle de bain; application pratique lorsque possible.ENTRETIEN DU LINGE (Théorie) Lavage des bas: laine, coton, soie {une démonstration).Lavage du linge blanc.Humecter, repasser et plier le linge non amidonné.Repassage du linge amidonné, après avoir préparé l’amidon cru et l’amidon cuit.Manière de ranger le linge dans les armoires.Lavage des lainages; procédés divers.CAHIER Exécution, sur morceau de tissu 4x6 des quatre points fondamentaux Indiquer le nom de chaque point.Pose d’une pièce; utiliser l’angle du tissu afin de n’avoir qu’un coin à rabattre.Inscrire les indications pour le tricot.Boutonnière de lingerie; préparatif et exécution . 1951 CONNAISSANCES USUELLES 97 Connaissances usuelles N.B.— Référer au volume du programme, édition 1951, pages 483 à 509. 98 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre A grieulture TV.B.— Référer^au volume du programme, edition 1951, pages 509 à 519. 1951 HYGIÈNE 99 HYGIÈNE Directives pédagogiques générales Programme, pages 520 à 523 TABLEAU ANALYTIQUE DU PROGRAMME !W.B ¦—¦ L'astérisque indique en quelle classe enseigner l’item concerné.Les trois points signalent qu’il faut revoir cet item I — PROPRETÉ 5e 7» Habitudes à cultiver 1 — Arriver propre à l’école et s’efforcer de le rester toute la journée.2 — Quand et comment se laver la figure, le cou et les oieilles.3 — Il est préférable d’être seul à se servir de sa serviette.4 — Prendre un bain ou toilette générale au moins une fois la semaine 5 — Comment se servir des toilettes ou cabinets d’aisance.G — Prévenir la constipation par des habitudes régulières.7 — Se changer de sous-vêtements deux fois la semaine, si possible .Soin des mains 1 — Quand et comment se laver les mains.2 — Toujours se laver les mains avant de manger et après avoir été à la chambre de toilette.3 — Se laver les mains au besoin à l’eau tiède et au savon.Bien les assécher afin de prévenir les gerçures.Soin des ongles 1 — Éviter de se ronger les ongles.2 — Quand et comment se nettoyer les ongles.3 — Rôle des ongles.Soin des cheveux 1 — Quand et comment se peigner.2 — Gardei ses cheveux propres et soignés; se repeigner au cours de la journée, si nécessaire.3 — Il est ptéférable d’être seul à se servir de son peigne et de sa brosse à cheveux.4 — Avoir son propre peigne et sa brosse à cheveux; comment les tenir propres .5 — Se laver la tête et se peigner au peigne fin fréquemment.6 — Rôle des cheveux. 100 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre le 2 e.Soin des pieds 1 — Il est recommandé de se changer de bas tous les jours ou au moins deux fois la semaine après s’être lavé les pieds.2 — Prendre bien soin de ses pieds.Porter des chaussures appro- priées, confortables et â ses mesures.Soin des yeux 1 — Éviter de se frotter les yeux.2 — Protéger et ménagei ses yeux.3 — Porter des verres lorsqu’ils sont prescrits.4 — Éviter de fixer le soleil, la flamme des lampes à acétylène et autres lumières vives.6 — Éviter de lire dans un véhicule en mouvement quand la trépidation est accentuée .
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