L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 janvier 1954, Janvier
MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR %\Vv IIIs SÉRIE )J(m i Volume 13, Numéro 5 —QUÉBEC JANVIER 1954 %.¦ " wm i v ^ DEPARTEMENT L'INSTRUCTION PUBLIQUE (Hie férié) revue pédagogique du DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mois, excepté en juillet et en août.IMPORTANT RECLAMATION DE LA REVUE « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE > A qui s’adresse au bureau de < L’Enseignement Primaire > pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : 1 — L’édition étant épuisée, il est inutile de faire de de- mandes pour les revues parues depuis septembre 1947.2 — Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui maintenant porte l’adresse suivante : Département de l’Instruction publique, Edifice Jeanne Hardy, 369-A, RUE ST-JEAN - - - QUEBEC Tél.: 4-8411 — locaux : 896-3204 L'Enseignement Primaire est imprimé par L’Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Vol.XIII N ° 5, janvier 1954, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Editorial, « 1954 » Année mariale !, Cécile Rouleau, p.282 — Vœux du Surintendant, Omer-J,ules Désaulniers, p.284 — Année mariale, année de sainteté.Son Eminence le Cardinal Paul-Émile Léger, p.285 — Chronique romaine, N'oubliez jamais que la perfection de l’esprit humain se réalise, Georges Huber, p.289 — Livres inspirés, Mgr Irénée Lussier, p.293 — Les verbes pronominaux, Richard Bergeron, p.296 — Connaissez-vous bien la croisade eucharistique?Blondin Duré, s.j., p.298 — Les Bienséances.reines à l'école.Sœur Marie-des-Apôtres, p.m., p.300 — Les fractions ordinaires, Ernest Romano, p.302 — Sonnet à nos vieux professeurs, Françoise Massi-cotte, p.305.LEÇONS-TYPES Religion: 7e année, p.306.Langue française: 8e et 9e années, p.313; 11e année, p.323; Je suis fier de ma langue, est-elle fière de moi ?Bulletin No 4, p.328.Langue seconde: 8e année, La conversation anglaise à l’aide de l’image: Summer and Winter Sports, Albert Fil-teau et Charles Villeneuve, p.329; 9e année, La conversation anglaise à l’aide de l’image: The School Doctor, Albert Filteau et Charles Villeneuve, p.334; 10e, 11e et 12e années, « l’Anglais au cours primaire supérieur », Thèmes d’imitation, Mary sailed for Europe last Summer, p.337; Léo and Jeannette flew to England last month, p.339, Roger Hénault.Mathémat iques: 6e et 7e années, p.341; 8e et 9e années, p.343; 10e année, p.345; 11e année, p.346; 12e année, p.347.Leçon de choses: 3e à la 7e année, Le corps humain, p.348.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES: Tribune pedagogique, Méthode globale, p.355 — Semaine du Dimanche, 31 janvier au 7 février 1954, La Ligue du Dimanche, p.312 — Chronique de Pédagogie, Explications de Textes français et anglais de Maurice Lebel, Philippe Deschamps, c.s.v., pp.3 et 4 de la couverture — Prière composée par Sa Sainteté Pie XII à l’occasion de l’année mariale, p.4 de la couverture.9766 282 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier ÉDITORIAL.n nee av\a par Cécile Rouleau, directrice Le temps fuit! Les personnes passent! Les œuvres demeurent! C'est ainsi que disparaît 1953, que se remplacent, un peu partout, responsables et subordonnés: les uns, chefs d’État ou d'Église, les autres parents ou amis, tous, laissant derrière eux, le fruit de leur travail, de leurs labeurs et de leurs peines, l'exemple d'une vie accomplie ou non en conformité avec les desseins divins.L’an neuf 1954-, de la même façon, passera.Mais l'année mariale, ainsi décrétée par le Vatican, restera à jamais gravée dans les esprits et dans les cœurs.En effet, l'un après.Vautre, chacun des trois cents soixante-cinq jours de l'année chantera les vertus de Marre.N ombreux seront ceux et celles qui se succéderont à la ruche mariale pour préparer le triomphe de la Vierge Immaculée.Ne sommes-nous pas déjà invités à participer à cette œuvre d'épuration?Certes, car la Conférence canadienne de Nosseigneurs les Evêques faisant écho à l’appel de Sa Sainteté, collectivement, approuvait le projet d'un Congrès marial national, dont la responsabilité est confiée au Sanctuaire National du Cap-de-la-Madeleine.De plus, dans chaque diocèse, l'Autorité religieuse lancera, à la façon qui lui est propre, le mot d'ordre: « A VImmaculée, rendons gloire! ».Le Surintendant de V Instruction publique ne sera pas sans préciser l'apport qu’il espère des enfants et du personnel enseignant de la Province.Pourquoi ne pas essayer de deviner ces désirs, de devancer ces directives, en intensifiant immédiatement notre dévotion à Marie, en multipliant nos suppliques, afin qu Elle soit à jamais la Reine des nations, des familles et des individus?Puisse 1954 être marquée du sceau de Marie, dont le cœur, immense comme l'océan, peut tous nous contenir et combler les vides que nous rencontrons au cours de notre pèlerinage terrestre! Puisse 1954 amener les Grands à recourir à Marie, afin qu'Elle les inspire et leur suggère des moyens efficaces pour la cessation des persécutions, l'obtention de la Paix, de cette Paix vraie et durable dont parle Sa Sainteté Pie XII.Puisse 1954faire de tous les enfants de la Province, les piliers inébranlables de la dévotion à Marie; du personnel enseignant, les phares qui mettront en lumière la puissance protectrice de la Mère du genre humain, à qui Jésus lui-même nous a confiés. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 283 i V NJ Telle est Vinterprétation, quen 195J+, la direction de la revue donne aux vœux qu'elle vous exprime par la vieille formule: « Bonne, heureuse et sainte année! » * * * La revue J'attire votre attention sur la Chronique romaine qui, chaque mois, vous transporte au Vatican pour entendre le Saint-Père dans ses exhortations à l'un ou l'autre groupe de pèlerins.Ce mois-ci, en s'adressant aux neurologues, aux infirmières et à la jeunesse catholique, successivement, Sa Sainteté Pie XII parle de la valeur de la foi vivante et vécue comme critère essentiel d'orientation chrétienne, de préservation des mœurs et de la destinée ultraterrestre de l’homme.De Marie, c’est Son Éminence le Cardinal Léger qui nous apporte le message.Nous avons eu l'insigne privilège de publier certains extraits du mandement que VArchevêque de Montréal adressait dernièrement à ses fidèles, pour les exhorter à célébrer de façon exceptionnelle, l’année mariale.Primat de l’Église canadienne, Chef du diocèse dédié à Marie, il convenait que le premier communiqué de VÉpiscopat fut de Montréal.La suite des articles sur la (( Croisade eucharistique » et sur les (( Livres sacrés )) complètent ces pages attribuées à la formation morale et religieuse.Viennent, dans un ordre didactique, les articles sur la langue française, sur les mathématiques, sur les bienséances et les leçons-types.Il est à noter que la leçon de choses rendra d’autant plus de services que les manuels, même pour les années inférieures, ne sont pas encore édités.La tribune pédagogique annoncée le mois dernier, répond aux multiples questions reçues concernant la « Méthode de lecture globale ».Le mois prochain, nous avons cru bien faire en présentant immédiatement les réponses aux autres questions posées sur la (( Méthode de lecture phonétique ».Si vous avez quelques inquiétudes quant à Vinterprétation à donner, sur l’un ou Vautre point du programme, en général, ou des directives consignées dans les manuels approuvés, envoyez vos questions à notre bureau et, par la voie de la revue, à l’aide des meilleurs spécialistes, nous vous aiderons à solutionner vos problèmes.Vous remarquerez que notre numéro ne comporte pas l'article de (( Clinique médico-psychopédagogique ».Faites parvenir quand même les cas à étudier à notre bureau, car cetü chronique n'est pas suspendue; c’est simplement faute d’espace, si elle n'apparaît pas.Voilà, chers collègues, la substance de la revue de janvier.Vous saurez en tirer profit' pour le plus grand bien des enfants qui vous sont confiés.Aidez vos chefs à réaliser leur idéal de relèvement du niveau intellectuel des maîtres, en suivant les directives qui sont consignées dans ces pages que nous vous offrons chaque mois.Bon succès! Cécile Rouleau, directrice. 284 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier du $utinbendant Au mois de juin dernier, Son Éminence le Cardinal Léger adressait un important message aux éducateurs de la Province réunis pour le troisième congrès de la Corporation générale des instituteurs et des institutrices.Dans son allocution, Son Éminence affirmait d'abord l'autorité doctrinale et disciplinaire de l'Église en matière d'éducation et, en second lieu, elle rappelait que l'éducation doit être fondée sur l'amour.Ce message, ai-je dit à cette époque, constitue en quelque sorte le vade-mecum de tout instituteur chrétien, et c'est pourquoi j'ai voulu qu'il fût publié dans l'édition d'octobre de la revue « L'Enseignement Primaire ».Je recommande à tous les membres du personnel enseignant de méditer profondément ces paroles.Le mandat de l'Église dans le domaine de l'éducation est d'origine divine.Son autorité est donc incontestable.Aussi, l'un des premier devoirs de l'éducateur catholique est-il de se soumettre entièrement à cette autorité et de mettre en pratique les directives du Pape et des Évêques.Je souhaite que chaque éducateur s'efforce, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée, de suivre constamment ces directives.Je souhaite aussi que tous les maîtres et maîtresses s'unissent comme les membres d'une même famille pour seconder l'Église dans sa mission d'éducatrice.Son Éminence a développé avec éloquence le thème de l’amour, qui est chanté, comme base de l'éducation.« Ainsi, dit-elle, le maître chrétien doit non seulement enseigner la nature de la charité surnaturelle, mais la pratiquer en se rappelant que sans affection il n’y a pas de confiance et, sans confiance, pas d’éducation.» Mon vœu le plus cher sera donc, que les éducateurs apportent dans l'exercice de leur fonction un cœur débordant d'amour afin qu'ils puissent éveiller dans les âmes qui leur sont confiées cet esprit de charité si nécessaire à la régénération de notre société.1954 sera une année mariale.Que la Vierge Marie, dispensatrice de toutes les grâces, obtienne de son Divin Fils, pour tous les éducateurs, aide et consolation dans leur labeur quotidien.Le Surintendant de l'Instruction publique, Omer-Jules Desaulniers. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 285 Année Mariale .Année de Sainteté par Son Éminence, Révérendissime le Cardinal Paul-Emile Léger, Archevêque de Montréal.N.D.L.R.A V occasion de Vouverture de Vannée mariale, nous n'avons cru mieux faire que de citer des extraits de la lettre pastorale de Son Éminence le Cardinal Paul-Émile Léger, chef de VÉglise canadienne.Montréal devant ses origines à la ville consacrée à Marie il nous semble qu’il appartenait de droit au Pasteur de ce diocèse de nous en parler tout d’abord.Subséquemment, il sera donné l’occasion aux autres évêques d’exposer ici leur point de vue sur la célébration de l’année mariale.« La lumineuse couronne de gloire dont Dieu a ceint le front très pur de la Vierge Mère de Dieu )) 1 resplendira d’un éclat particulier durant cette Année Mariale que le Souverain Pontife a proclamée à l’occasion du centenaire de la définition du dogme de l’Immaculée-Conception.Tous les fidèles se sont réjouis en apprenant cette décision du Vicaire de Jésus-Christ.Une longue expérience de Vingt siècles nous a enseigné, en effet, « qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à Marie, imploré sa protection et demandé ses suffrages, ait été abandonné ».2 Aussi, cette perspective d’une Année Mariale a rempli les cœurs d’un grand espoir et d’une grande joie car « rien n’est plus doux, rien n’est plus cher que d’honorer, de vénérer, d’invoquer et de prêcher partout, avec la plus grande ferveur, la Vierge Mère de Dieu conçue sans la tache originelle ».3 En effet, le Vicaire de Notre-Seigneur, interprète authentique de la volonté de Dieu, vient de nous rappeler en termes clairs et énergiques ce que nous devrions faire en cette année mariale: (( Si donc on s’est trompé, il faut revenir dans le droit chemin; si les ténèbres de l’erreur ont obscurci les esprits, il faut au plus vite 1.Fulgens Corona, Pie XII.2.Prière du « Souvenez-vous ».3.Inefïabilis Deus, Pie IX. 286 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier les dissiper par la lumière de la vérité; si la mort, la vraie mort, a pris possession des âmes, il faut, avec un désir ardent et efficace, s’approcher de la vie, de cette vie céleste qui ne connaît pas de déclin, parce qu’elle vient de Jésus-Christ: en le suivant avec confiance et fidélité dans ce mortel exil, nous jouirons certainement avec lui dans les demeures éternelles d’une béatitude sans fin.Tels sont les enseignements et les exhortations de la Bienheureuse Vierge Marie, notre très douce Mère, qui plus que toutes les mères de la terre, assurément nous aime d’un véritable amour.))4 Pour mettre ce programme à exécution, il faut que l’Année Mariale soit une année de foi, une année de pureté, une année de prière, une année de pénitence, une année apostolique, pour tout dire en un mot, une année de sainteté.L’Année Mariale doit être une année de foi Le Pape avait demandé que l’Année Sainte de 1950 fût l’année du grand retour.Tl revient sur cette idée dans la lettre-encyclique par laquelle il proclame l’Année Mariale: (( De ces exhortations et invitations à un retour général vers le Christ et à une vie généreusement et efficacement conforme à ces préceptes, les hommes ont le plus grand besoin aujourd’hui, alors que bien des esprits s’efforcent d’arracher radicalement des âmes la foi chrétienne.))5 * L’Année Mariale doit être une année de pureté C’est le Souverain Pontife qui insiste sur ce point: « Et tout d’abord, il faut qu’elle (la piété mariale) nous entraîne à une innocence et à une intégrité de mœurs qui nous fassent fuir et éviter jusqu’à la plus légère souillure du péché puisque nous commémorons le mystère de la Très Sainte Vierge dont la conception fut immaculée et préservée de toute tache originelle.))10 Cet enseignement arrive à point.Jamais le mystère de l’iniquité n’aura revêtu une apparence aussi hideuse que de nos jours.La luxure est devenue l’inspiratrice de l’art et une marchandise plus précieuse que l’or.Sous le fallacieux prétexte d’initier les masses à la connaissance du beau, des promoteurs de concours, d’où l’intérêt sordide n’est pas exclu, jettent, la chair humaine en pâture à tous les appétits désordonnés.Le passage de l’é-pître aux Romains dans lequel saint Paul énumère les crimes des païens nous paraît pâle à côté de la turpitude de notre société: « Aussi Dieu les a-t-il livrés aux désirs impurs de leurs cœurs, jusqu’à déshonorer entre eux leurs propres corps; eux qui avaient adoré et servi la créature à la place du Créateur — lequel est béni dans les siècles.Amen.— 4.Fulgens Corona, Pie XII.5.Ibidem.10.Fulgens Corona, Pie XII. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 287 L’Année Mariale doit être une année de prière Nous savons avec quelle insistance le Divin Maître recommande la prière dans son Évangile.La parabole du juge inique qui consentit à entendre la cause de la veuve ne fut-elle pas proposée, nous dit saint Mathieu, pour enseigner « la nécessité de toujours prier sans jamais se lasser »17 Et ces crimes dont nous avons dressé la liste inquiétante, il y a un instant, le Maître ne nous rappelle-t-il pas que nous ne pourrons les combattre que par « la prière et le jeûne )).18 Aussi aux heures difficiles de sa vie, l’Église s’est-elle réfugiée dans la prière sachant que Dieu envoie encore ses anges pour délier les chaînes qui alourdissent sa marche.19 Les grandes victoires que l’Église a remportées sur les ennemis de Dieu dans les siècles passés ont été obtenues par les prières des fidèles beaucoup plus que par l’habileté des stratèges.La victoire de Lépante en 1571 et le triomphe sur les Sarrasins en 1716 furent accordés à l’Église qui adressait en ces heures décisives une prière fervente à la Vierge du Rosaire.L’Année Mariale doit être une année de pénitence Comme il revient souvent ce mot sur les lèvres bénies de la Vierge! A Lourdes, l’immaculée Conception résume son message en le répétant trois fois: (( Pénitence! Pénitence! Pénitence! » A Fatima, la Dame initie les trois enfants à des pratiques de pénitence austère: jeûnes, mortifications épuisantes, épreuves surhumaines pour des enfants, et maladies cruelles qui devaient en conduire deux à la tombe.Si la Vierge insiste tant sur la pratique de la pénitence c’est qu’elle perce maintenant le mystère de la rédemption et, dans la lumière de Dieu, Elle comprend mieux que lorsqu’Elle était au pied de la croix, la nécessité de l’abnégation, du renoncement, et de la vraie pénitence dans l’économie du salut.Son Fils avait dit un jour: (( Si vous ne faites pénitence vous périrez tous ».27 Elle insistera sur ce point à Fatima et lors de la quatrième apparition, elle dira aux voyants: « Priez et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour elles )).28 C’est que, au jugement même du Pape: « l’effort exaspéré pour conquérir ici-bas et à tout prix, une entière félicité, la fuite de la souffrance comme du dernier malheur, l’affranchissement de tout devoir pénible (( sont les causes » de la multiplication actuelle de gestes insensés de rébellion contre la vie et son Auteur, parce que, dans une prétention antichrétienne, on veut en exclure toute sorte de souffrance )>.29 L’Année Mariale sera donc, pour les chrétiens sincères, une excel- 17.S.Luc, XVIII, I 18.S.Marc, IX, 28 19.Actes, V, 19; XII, 7 27.S.Luc, XIII, 3 28.Fatima, Merveille Inouïe, Chanoine C.Barthas.29.Allocution aux fidèles de Rome et du monde, 26-III, 50 288 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier lente occasion d’accepter dans leur vie toute la loi du Seigneur, premier moyen de sainteté.L’Année Mariale doit être une année apostolique Si l’Église nous demande ce service marial durant une année, c’est afin que nous nous enrôlions dans la croisade pour la conquête ou la reconquête de son royaume, qui est le Royaume de Dieu.S’adressant aux pèlerins réunis à Fatima, le Pape leur disait: « En cette heure décisive de l’histoire, de même que le royaume du mal, déployant une infernale stratégie, recourt à tous les moyens et déchaîne toutes ses forces pour détruire la foi, la morale, le règne de Dieu, de même les fils de lumière, les enfants de Dieu doivent tout employer et tous s’engager pour les défendre, si l’on ne veut pas voir une ruine immensément plus grande et plus désastreuse que toutes les ruines matérielles accumulées par la guerre.)) « Dans cette lutte, il ne peut y avoir de neutres ni d’indécis.Il faut un catholicisme éclairé, convaincu, sans peur, s’inspirant de la foi, obéissant aux commandements, fait de sentiments et d’œuvres, en public ou en particulier.Répétons le cri que poussait, il y a quatre ans à Fatima, la brillante jeunesse catholique: (( Catholiques cent pour cent!.32 « Catholiques cent pour cent )) afin que toutes les âmes soient ramenées à Jésus par Marie et que la paix du Christ soit donnée au monde par le Règne du Christ, telle doit être notre devise durant l’Année Mariale! Oui! Allons à la conquête du monde, mais à la suite de Jésus et de sa Sainte Mère! Travaillons, à bâtir dans notre milieu concret de vie cette cité de paix dont le Vicaire de Jésus-Christ nous trace les lignes dans sa lettre encyclique: (( Alors seulement on pourra espérer que refleurisse partout la vie chrétienne; que s’affirment dans toute leur vigueur les vrais principes, fondements de la Société; que s’établissent entre les classes sociales des liens de sincère estime mutuelle fondée dans la justice et la charité; que cessent les haines génératrices de nouvelles misères et propres à pousser parfois les cœurs exacerbés jusqu’à l’effusion du sang; et qu’enfin, dans l’apaisement des conflits qui opposent les groupes de différent niveau social, les droits sacrés des parties en cause soient équitablement reconnus et puissent, d’un commun accord et dans le respect réciproque, être précisés et fixés pour le plus grand bien de tous.))35 Et alors l’Année Mariale aura été une année sainte! C’est le vœu que nous formulons en adressant au Cœur Immaculé et Douloureux de Marie la prière du Vicaire de son Fils sur la terre.32.Radio-Message, Pie XII, 13-V-46 35.Fulgens Corona, Pie XII.Le Cardinal Paul-ÉmileMæger. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 289 CHRONIQUE ROMAINE."N'oubliez jamais que la perfection de l'esprit humain se réalise ." par Georges Huber^ journaliste, Rome.Parmi les discours prononcés ces dernières semaines par le Souverain Pontife, trois intéressent les éducateurs.Parlant le 1er octobre de la neuropsychiatrie à un groupe d’infirmières et d’assistantes sociales, le Saint-Père développa quelques considérations précieuses aussi pour la psychologie chrétienne.Car, n’est-il pas vrai que la vie trépidante moderne entame l’équilibre psychique de l’enfance et de la jeunesse, et que, d’autre part, certains procédés de la psychanalyse appellent de graves réserves ? « Si tu as vu un homme un, dit Goethe, tu as vu une grande chose )).Parole admirable de profondeur, qui s’applique pertinemment à S.S.Pie XII.Dans les multiples discours prononcés sur le Pape, vous trouvez une unité substantielle.Tous partent de la même base, et tous convergent vers le même but.Ne l’avons-nous pas entendu tout à l’heure rappeler successivement aux neurologues, aux infirmières et à la jeunesse la valeur éducative de la foi, vivante et vécue, dans la destinée ultraterrestre de l’homme ?Cette unité, qui fait la supériorité éclatante de la doctrine catholique, ne tient-elle pas à l’acceptation et à l’application intégrales de la vérité ?Georges Huber.Rome, octobre 1958.¦s i« ticelsis (it 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 293 Livres inspirés par Mgr Irenée LUSSIER, P.D., Visiteur ecclésiastique en Chef, La Commission des Ecoles catholiques de Montréal LA BIBLE (suite) DIEU est l’auteur principal, disons simplement, est l’auteur de la Bible.Serait-il possible que le Dieu de vérité y fasse des affirmations erronnées ?— Poser la question c’est y répondre.Et la conclusion est formelle, absolue: la Bible n’affirme aucune, absolument aucune erreur.Nous allons expliquer.L’intention divine en inspirant les auteurs sacrés, c’est de faire connaître aux hommes les desseins de la Providence sur l’humanité: la bonté créatrice, l’infidélité de la créature, l’origine du mal, l'inlassable poursuite amoureuse de l’homme par Dieu et la quasi constante ingratitude de l’homme pour Dieu.La Bible nous transmet du ciel la signification et la direction de l’histoire de l’homme.Tout vient de Dieu, tout retourne à Dieu.L’homme ayant gaspillé le don de Dieu, Dieu rénove son don dans le Christ.Jésus devient le chemin, la voie, l’unique voie vers Dieu.Entre Dieu le Père, créateur, et le Christ il y a le peuple juif qui conduit au Christ; entre le Christ et Dieu le Père, il y a l’Eglise du Christ qui conduit au Père.Le centre du monde c’est le Christ; le centre de la Bible, c’est le Christ.Tout ce qui est écrit sous l’inspiration divine l’a été pour nous faire connaître l’économie du salut: l’union au Christ, qui, lui seul, nous mène à son Père.Cette union a été préparée; aujourd’hui nous en vivons dans le temps, entretenant ainsi l’espérance d’en vivre éternellement.L’Ancien Testament a été voulu pour l’édification du peuple élu, les Juifs; il a été voulu tout autant et même plus pour le nouveau peuple élu que nous sommes, l’Eglise.L’Ancien Testament nous amène au Christ; nous y trouvons la révélation progressive des secrets de Dieu jusqu’à la révélation plénière du Nouveau Testament dans et par le Christ.Ainsi, aujourd’hui, nous possédons dans le Christ la loi du jugement particulier et du jugement dernier: l’avons-nous assez aimé, lui, le Christ, pour devenir avec Lui, en Lui et par Lui, fils de Dieu ?Dieu, dans l’ancienne Alliance, a donc écrit ou fait écrire d’abord pour les Juifs, et par les Juifs pour nous.S’il a parlé immédiatement pour les Juifs, il faut pour bien comprendre la signification lointaine, c’est-à-dire chrétienne, de ce langage, il faut de toute nécessité bien comprendre la signification prochaine, c’est-à-dire juive, qui en est le fondement: il faut donc scruter le sens des mots dans ce temps-là, le contexte social, les habitudes de vie familiale, le mode de gouvernement au temps de l’auteur inspiré, etc., etc.D’où l’importance de multiples sciences profanes pour arriver à une connaissance aussi approfondie que possible du sens divin des Ecritures.Dieu, en raison du degré de culture et des circonstances particulières du milieu de vie dans lequel évoluait le peuple Juif, ne pouvait pas révéler en entier, dès le début, tous ses secrets et la totalité de ses exigences.Ne voit-on pas le Christ avouer franchement à ses apôtres: (( Il y a bien d’autres choses à vous dire; ce sera pour plus tard; 294 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier vous ne pouvez pas les comprendre à présent.)) Dieu traitant avec les hommes, procède avec lenteur et selon les exigences de l’esprit humain.C’est pourquoi la révélation a été progressive.Et il y a là sujet d’étonnement, d’émerveillement: la progression s’est faite sans avoir eu jamais à démentir comme fausses les affirmations antérieures.Ce n’est jamais par rejet du faux, jadis affirmé comme vrai, que le progrès a lieu, mais toujours par dépassement du vrai déjà possédé.Qu’il en soit ainsi tout le long de l’histoire écrite d’un peuple, couvrant deux millénaires, cela exige plus que l’intelligence humaine.Que l’on regarde les difficultés quotidiennes rencontrées dans l’éducation des enfants, sur un seid point particulier comme l’éducation de la pureté: comment rester toujours dans la vérité, en ne disant que ce qu’il faut dire et tout ce qu’il faut dire ?L’on comprendra alors la difficulté à transmettre tout un dogme et toute une morale dans une adaptation parfaite aux besoins du temps et sans aucune compromission de la vérité.La Trinité et la résurrection de la chair sont deux exemples de vérités dont la connaissance a été lentement acquise.Dieu auteur.Aucune erreur.Langage adapté au peuple Juif et pourtant, en définitive, langage chrétien.Il n’est pas facile, avouons-le, de bien comprendre.Essayons d’aller plus avant.Quand l’Eglise affirme qu’il n’y a aucune erreur dans la Bible, elle entend bien proclamer comme vérité divine uniquement ce que Dieu a voulu dire.Quel est alors le sens du texte sacré ?Il y a un sens littéral et le sens spirituel.Le sens littéral C’est le plus important.C’est lui qui a été, le premier, voulu de Dieu.Seulement il faut bien le comprendre.Si l’on prenait toujours les mots au pied de la lettre, matériellement, on arriverait souvent à des non-sens.Dieu parle aux hommes dans leur langage d’hommes.Or, il nous arrive souvent d’employer des mots dans un sens métaphorique, sans que jamais l’idée vienne à quiconque de les entendre dans leur sens matériel.Ainsi, quand je dis que le club des Yankees a écrasé le club des Dodgers, personne ne se méprend sur le sens du mot (( écrasé », pas plus qu’on ne pense à la peinture blanche ou à la chaux quand je dis: « le Canadien a « blanchi » le Chicago ».Nous disons ainsi quotidiennement: le soleil se lève, se couche, s’obscurcit, monte, descend, etc.Un brin de science nous apprend que le soleil, matériellement, physiquement, ne fait rien de tout cela.Et cependant nous continuons à parler ainsi parce que cela veut dire quelque chose de réel, que tout le monde comprend: le commencement, la fin du jour, etc.C’est là du langage courant, à signification obvie.Dieu a parlé ce langage, souvent.C’est ainsi qu’il fait dire à l’auteur sacré: « le bras de Dieu », « la colère de Dieu », (( Dieu se reposa », etc., etc.Nous savons tous que Dieu n’a pas de bras, qu’il ne se met pas en colère et qu’il n’a jamais besoin de repos.Ces mots nous font comprendre, en langage humain, des attitudes ou des exigences de Dieu vis-à-vis nous.Et c’est dans ce sens qu’ils sont inspirés et absolument exempts d’erreur.L’on voit, par ce qui précède, le sens littéral du mot de Jean-Baptiste parlant de Notre-Seigneur : « VoiciV Agneau de Dieu )) L’on comprend encore que l’expression a frères de Jésus-Christ » ne contredit en rien le dogme de la virginité de Marie, puisque dans le langage du temps le mot (.(.frère » veut tout aussi bien dire cousin que frère proprement dit.Le sens spirituel Il est arrivé souvent que l’Esprit-Saint, voyant au-delà des années et des siècles, donnait aux mots, (ou aux événements) en plus de leur signification littérale, une portée beaucoup plus riche, une signification insoupçonnée des Juifs, mais très claire pour nous chrétiens.Ce sens est voulu de Dieu.C’est ainsi que Joseph, David, Jonas nous révèlent le Christ qu’ils préfiguraient, dont ils étaient des « types »; (ainsi d’Esther et de Judith en regard de Marie).Pareillement, l’Ancien Testament nous éclaire souvent sur la conduite morale qu’il nous faut observer, nous chrétiens du XXe siècle.Ainsi le livre de Job nous enseigne le sens chrétien de la souffrance; celui de 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 295 Tobie nous est lumière pour l’observation des 4e et 9e commandements.Pareillement encore, l’Ancien Testament nous éclaire sur la fin du monde et le triomphe de l’Eglise, non pas nécessairement en nous en parlant directement, mais en nous en donnant des figures, des types dans les événements de l’histoire des Juifs et de la Jérusalem terrestre.L’Ancien Testament, au-delà de son sens littéral, a donc souvent un sens spirituel qui nous parle du Christ, de notre conformation au Christ, de notre triomphe éternel dans le Christ.Il y a un autre sens, celui-là non inspiré, non voulu directement de Dieu, mais que l’Église tolère quand on n’en abuse pas et que nos intentions sont bonnes; c’est le sens nommé (( accommodatice )).En réalité ce n’est pas un sens de l’Écriture.Quand j’emploie une parole des Saints Livres, ni dans son sens littéral ni dans son sens spirituel, mais en l’adaptant aux circonstances pour appuyer ma prédication et inciter à la piété, je ne fais pas un mauvais usage de la parole de Dieu; mais il me faut procéder en cela avec prudence et respect.Ainsi on lit dans les psaumes « Dieu est admirable en son sanctuaire )).Comme l’expression peut aussi se traduire « Dieu est admirable en ses saints )), j’emploie cette deuxième traduction pour célébrer le patron de la paroisse, bien que je sache parfaitement que c’est la première traduction qui est la pensée de Dieu.Cela est permis, mais il est important de ne pas affirmer que « mon utilisation » du texte sacré est exactement le sens de la parole de Dieu.Il nous semble que nous en avons dit suffisamment long pour amener, sans discussion, à la conclusion: Pour voir clair dans le sens des Saints Livres, Dieu n’a pas pu nous abandonner à nos seules lumières; il a dû, pour assurer la bonne intelligence de ses écrits, nous donner un guide sûr, gardien de sa parole, responsable de sa juste interprétation.Ce guide, c’est l’Église.Et l’Église nous éclaire de la façon suivante sur l’absence d’erreur dans la Bible : En matière scientifique, la Bible utilise les conceptions courantes au temps de l’auteur inspiré, non pas pour affirmer ces conceptions comme vraies, mais pour faire comprendre une vérité religieuse.Ainsi la Bible ne se prononce pas sur le mode de création; elle utilise simplement une manière de parler pour affirmer que le monde a été créé par Dieu.Et dans cette affirmation seule, la vérité de Dieu est impliquée.Tous les mots ont été inspirés, mais pour arriver à cette affirmation capitale.En matières historiques, il faut faire des distinctions semblables.Ce qui importe c’est de trouver ce que Dieu voulait affirmer pour la vie religieuse et morale de son peuple et de la chrétienté.En matières religieuses c’est plus facile.C’est là le but des Saints Livres: parler de Dieu à l’esprit et au cœur de l’homme pour l’entraîner au service divin.Toutes les affirmations religieuses, toutes les exhortations au service de Dieu, tous les souffles de ferveur religieuse sont des présences de Dieu.C’est plus facile, venons-nous de dire.Et encore ! Dieu nous parle de lui-même avec des mots humains.Si ces mots ont une aptitude à nous faire vraiment connaître la personne à laquelle ils se rapportent, ils sont absolument incapables d’étreindre leur objet; pas plus les mots employés n’en sont capables que notre intelligence.Mais les mots de Dieu sont lourds de Dieu, sont riches de Dieu.Comme il faut les scruter avec amour et humilité, réclamant la lumière de la foi, avec instance, pour toujours mieux comprendre Celui dont ils nous parlent ! Dieu est auteur de la Bible.On ne peut pas comprendre Dieu, on ne peut pas comprendre les mystères, pourquoi tant étudier la Bible ?Nous touchons là une erreur pratique, trop répandue par une mauvaise explication du mot (( comprendre ».On ne peut comprendre les mystères, soit.Mais en les étudiant avec son cœur, est-ce qu’on ne peut pénétrer plus avant dans les secrets de Dieu, dans son intimité ?On le doit ! Irénée Lussier, P.D. 296 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Les verbes pronominaux par Richard Bergeron, Ecole normale Jacques Cartier, Montréal.NOUS avons gardé, pour ce mois-ci, « un beau cas )), comme disent les médecins.Partis de la Grammaire, où nous avons situé la Syntaxe, nous avons délimité, à l’intérieur de celle-ci, le domaine de l'accord.Des trois seules règles générales que nous avons formulées, nous examinions, le mois dernier, quelques cas particuliers se rapportant à la deuxième, celle du participe passé des temps composés à auxiliaire avoir.Aujourd’hui, nous aborderons le cas du participe passé des verbes pronominaux, sur lequel nous essaierons de projeter quelque lumière.Notons d’abord que, de l’opinion des meilleurs syntacticiens modernes et des historiens de la langue, tous les verbes pronominaux, accidentellement ou essentiellement, étaient sentis à l’origine comme de véritables réfléchis.« Je me suis repenti », « Je me suis souvenu », voulaient réellement dire: « J’ai repenti moi-même », « J’ai souvenu moi-même ».Cette valeur réfléchie est disparue d’un certain nombre de verbes, soit parce que quelques-uns sont sortis de l’usage comme verbes non pronominaux ou ordinaires, soit parce que, employés non pronominalement, leur sens est devenu différent de celui qu’ils ont conservé dans les composés pronominaux.De cette constatation, tirons la conséquence pratique suivante.Il ne faut pas essayer de comprendre, actuellement, l’accord mécanique de quelques pronominaux.Si cet accord s’expliquait très bien à l’origine, il est aujourd’hui arbitraire, imposé par l’usage, et purement conventionnel.Pour mieux expliquer et faire comprendre les cas compréhensibles dans ce domaine, les grammairiens actuels présentent les pronominaux, en les divisant de la façon suivante : 1° Les pronominaux à sens passif: ceux dont le sujet représente ordinairement un être inanimé et dont le sens est identique à celui d'un verbe de forme passive.Ex.: (( Ces maisons se sont élevées rapidement », RÉSOLUTION — PRIÈRE Les élèves de 7e année peuvent suggérer d’èux-mêmes des résolutions très concrètes et pratiques.Ils peuvent s’unir pour une œuvre collective de charité: par exemple, habiller un enfant pauvre de l’école pour sa première communion ou toute autre œuvre locale.Ils peuvent trouver aussi une prière qui exprime exactement la miséricorde ou la charité: Prière pour les vivants et pour les morts, de la prière du soir, au Missel.APPLICATION (au cahier de catéchisme) Oeuvres d’entraide dans la paroisse 1.Quelles institutions de charité existent dans ma paroisse ?Pour les malades ?Pour les pauvres ?Pour les ignorants ?2.Qui s’occupe d’eux ?Comment sont-ils soutenus ?3.Puis-je y apporter mon aide dès maintenant ?Comment cela ?Et plus tard ?Rédiger les réponses à ce questionnaire.SEMAINE DU DIMANCHE 31 janvier au 7 février 1954 sous le patronage de l’épiscopat.AUX DIRECTEURS DE REVUES ET DE JOURNAUX La prochaine Semaine du dimanche aura lieu, sous le patronage de Nosseigneurs les Évêques, du 31 janvier au 7 février 1954.Elle devra rappeler la nature du précepte dominical, dont l’observation est rendue plus difficile de nos jours, et en faire saisir toute l’importance.Il se peut que dans telle région, il soit opportun d’insister sur un point particulier.A chacun d’y voir.Comme les années précédentes cependant, la Ligue du dimanche croit devoir proposer un thème général: Nous l’empruntons à ces paroles récentes de Pie XII: (( Le dimanche doit être un jour de tranquillité et de repos, dans un climat de piété élevée.)) (Aux travailleurs italiens, 14 mai 1953, pour l’anniversaire de Rerum novarum.) Nous comptons de nouveau sur la collaboration des revues, bulletins et journaux.Un article, quelques mots d’ordre aideront à remuer l’opinion.Nous remercions à l’avance les directeurs, ecclésiastiques et laïcs, qui apporteront leur concours à cette importante campagne.La Ligue du Dimanche Secrétariat de la Ligue du Dimanche, Maison Bellarmin 25, rue Jarry ouest Montréal-14 1954 LEÇON-TYPE 313 Langue française HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES LES OISEAUX ÉVEIL DE L’INTÉRÊT Note pédagogique.— Par tous les moyens à notre portée, procurons-nous des gravures d’oiseaux.Il y en a de si jolis ! Si l’on veut bien se reporter à la page 6 de “L'Encyclopédie Grolier” à la lettre 0, nous y verrons des oiseaux de rêve.Toutes les couleurs de Varc-en-ciel semble?it se rencontrer sur les tuniques soyeuses des heureux habitants de l’air.Le vert-émeraude voisùie avec Vorange-clair bordé d’hermine, chez le tropicale tricolore; le dur-bec des pins est tout pimpant dans sa robe rose, agrémentée de brun-clair.Que penser encore du rouge-gorge bleu de l’ouest avec son casque et sa pèlerine couleur de ciel, ressortant à ravir sur un plastron orange ?.A l’énoncé de ces splendeurs, ne sommes-nous pas pressés de les faire admirer autour de nous ?Ce thème fera l’objet des leçons de janvier.PRÉSENTATION DU TEXTE Mes chers élèves, L’hiver bat son plein, et les oiseaux se font rares.Seuls les moineaux têtus affichent leur cranerie, en bravant les rigueurs de la saison.Malgré les beautés de la blanche nature, n’éprouvons-nous pas une certaine nostalgie, celle des oiseaux ?Il y en a de si jolis qui chantent et s’ébattent, dans les paradis de la terre, où c’est l’été toujours ! .Un instant, par la pensée, voyons-les se bercer capricieusement sur les tiges des arbustes fleuris.ou recueillir la rosée au sein des roses superbes.Mais il est temps de voir comment les grands amants de la Nature considèrent ces joyeux chanteurs si artistement vêtus par la Main de la Providence.LECTURE PAR LE MAÎTRE Texte Les oiseaux Qu’est-ce qui se passait là, autour de ces arbres solitaires?Mille oiseaux divers, et puis des milliers encore, petits et grands, se posaient, sautaient, volaient.À pleines brassées, à pleines grappes, en essaims, jetés dans l’air comme du blé.Et des gazouillis, piaillements, tirelis, trilles et roulades: le ciel en vibrait.A mesure que François s’approchait, les oiseaux sifflaient et chantaient plus fort, semblaient se multiplier, fourmillaient dans les arbres, sur l’herbe et dans les airs.François était surpris de voir tant d’oiseaux ensemble.Oiseaux connus tel que le héron, le rossignol, l’étourneau, le roitelet, le corbeau, le rouge-gorge et l’alouette, son amie, et le pigeon et le.moineau; mais aussi des inconnus dont certains étaient si beaux, qu’on n’aurait pu leur trouver un nom.Il y en avait de roses et de bleus, de mouchetés, d’aucuns dont le plumage semblait d’écailles, d’autres aux reflets dorés, d’autres encore aux reflets rouges et verts.Il y en avait comme des aurores, comme des coquillages de nacre, comme du brocart, comme des flammes, comme de la soie, comme des soupirs d’or, comme de neige et de fil d’argent.Étranges et beaux de formes et de ligne, avec des collerettes et des capuchons et des huppes, bouclés, frisés, avec des queues comme des ciels de soir, ou fines comme des fleurs de gel sur les carreaux.Un rêve de couleurs et de teintes, et là-dessus le soleil qui faisait tout étinceler et rayonner.Chaque oiseau avait son bruit, son cri et son chant à lui et tous voletaient et battaient des ailes autour de François, qui frémissait et tremblait de bonheur.— Ah ! non pour moi, pensa-t-il, mais pour l’amour de Dieu ! 314 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Et son cœur remua, et sa langue.R leva les mains, il voulait dire quelques mots aux oiseaux.Et soudain, ces milliers d’oiseaux furent immobiles et muets, et se posèrent en cercle autour de lui.Les petits se faufilaient sous les grands, jusqu’au premier rang.Les arbres en étaient chargés, on ne voyait plus une feuille, chaque branche était comme emmitouflée dans les soies, les duvets, les escarboucles les plus splendides.Quelques petits oiseaux vinrent se poser sur ses épaules, sur ses bras étendus.Félix Timmermans.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Pourquoi le texte débute-t-il par une inter- rogation ?.C’est pour attirer l’attention des lecteurs.2.Que nous dévoile la deuxième phrase du morceau ?.Elle nous dit que mille oiseaux divers, puis des milliers encore, petits et grands, se pressent autour des arbres solitaires.3.Comment l’auteur peint-il l’afïluence des jolis chanteurs ?.Ils sont là, à pleines brassées, à pleines grappes, en essaims, jetés dans l’air comme du blé, se posent, sautent, volent.4.Comment traduit-il leurs cris ?.Leurs cris s’expriment en des gazouillis, des piaillements, des tirelis, des trilles, des roulades.le ciel en vibre.5.En littérature, comment nomme-t-on les mots formés par une harmonie imitative, comme glouglou, tic-tac, frou-frou, gazouillis, trille, etc.?.On les appelle onomatopées.6.De quel François est-il question ici ?.De nul autre que l’extatique saint François d’Assise, fou sublime de Dieu et incomparable amant de la nature.7.Quel phénomène se passe-t-il à mesure qu’il s’approche des arbres ?.A mesure qu’il s’approche, les oiseaux chantent et sifflent plus fort, ils semblent se multiplier, fourmillent sur les rameaux, sur l’herbe et dans les airs.8.Nommez les premiers au rendez-vous.Le héron, le rossignol, l’étourneau, le roitelet, le corbeau, le rouge-gorge, l’alouette, son amie, le pigeon, le moineau.9.Comment l’auteur dépeint-il les autres ?.Il les dépeint par leurs couleurs: des roses et des bleus, des mouchetés, d’autres dont le plumage semble d’écailles, d’autres, enfin aux reflets dorés, aux reflets rouges et verts.10.La poésie n’entre-t-elle pas pour beaucoup dans la description qu’il fait de certains autres ?.Oui, et c’est ce qui fait le charme de ce délicieux morceau.Voyons l’énumération suivante: Il y en avait comme des aurores, des coquilles de nacre, du brocart, des flammes, de la soie, des soupirs d’or, de neige et de fil d’argent.11.Toutes ces couleurs ne semblent-elles pas des pures fantaisies ?.Nullement.Pour celui qui a voyagé ou parcouru la forêt, pas un doute n’existe au sujet du merveilleux plumage des oiseaux.C’est une féérie de grâce et de couleurs.12.Qu’ajoute encore l’auteur comme traits distinctifs pour quelques-uns ?.Étranges et beaux de forme et de ligne, avec des collerettes, des capuchons, des huppes.bouclés, frisés, avec des queues comme des ciels de soir, ou fines comme des fleurs de gel sur les carreaux.13.Expliquez les expressions: a) « des queues comme des ciels de soir; L’auteur veut dire que la queue de certains oiseaux est bleu-foncé comme le firmament, le soir.b) comme des fleurs de gel sur les car- reaux.» D’autres ont des plumes si fines, qu’elles ressemblent aux arabesques, dessinées par la gelée, sur les vitres, telles sont les plumes du paradisier.14.Comment cet artiste-peintre résume-t-il son poétique tableau ?.Un rêve de couleurs et de teintes.et là-dessus, le soleil qui fait tout étinceler et rayonner.15.Saint François semble-t-il heureux?.François frémit et tremble de bonheur au milieu des cris, des chants, des vols et des battements d’ailes.16.Quelle pensée effleure alors le saint ?.Il veut parler aux oiseaux.17.Que se passe-t-il alors aussitôt ?.Les milliers d’oiseaux deviennent immobiles et muets, se posent en cercle autour de lui.18.De quelle scène charmante est-on alors témoin ?.Les petits se faufilent sous les grands, jusqu’au premier rang.Les arbres en sont chargés.On ne voit plus une feuille, chaque branche est comme emmitouflée dans les soies, dans les duvets, les escarboucles les plus splendides.19.Où se posent même quelques-uns qui n’ont pu trouver place sur les arbres ?.Quelques petits oiseaux, plus familiers que les autres, se posent sur les épaules de François et sur ses bras étendus. 1954 LEÇON-TYPE 315 GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Le pronom: /V.P.— Il est bon de rappeler quelques règles de grammaire concernant le pronom.On évitera ainsi beaucoup de fautes de langage.Ex.: Moineau voleur, je vous fais grâce, même si elle n’est pas méritée.Pour rendre cette phrase correcte, il faudrait dire: Moineau voleur, je vous accorde votre grâce, même si elle n’est pas méritée.Les pronoms ne peuvent remplacer que des noms déterminés, c’est-à-dire précédés d’un article ou d’un adjectif déterminatif.2.La mouette crie dans la brume et elle si utile, qu’elle sert presque de phare et de sirène aux jours de tempête.Est-ce la mouette, est-ce la brume qui est utile ?Ici, la phrase forme une équivoque.Pour rendre cette phrase plus claire, il faudrait dire: Dans la brume, les cris de la mouette, servent presque de phare et de sirène.Pour les pêcheurs, cet oiseau est très utile aux jours de tempête.3.Les moucherolles se nourrissent d’insectes qu'ils attrapent au vol.Les pronoms personnels employés comme sujets se placent ordinairement avant le verbe.Dans les phrases interrogatives, ils se placent après le verbe.Ex.: As-tu vu le moucherolle brun, presque toujours perché sur une branche sèche, à la lisière du bois ou sur un arbre isolé ?Ils se construisent des nids artistement faits, qu'ils posent sur des arbres ou des arbrisseaux.4.Relevez quelques pronoms du texte.En dire l’espèce et la fonction.a) En (vibrait).pron.pers.3e pers.du sing, compl.ind.de vibrait.b) se (posaient).pron.pers.3e pers.du pi.compl.dir.de posaient.c) s' (approchait) mis pour se,.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de approchait.d) on (n’aurait pu).pron.ind.3e pers.du sing, sujet de aurait pu.é) leur (trouver).pron.pers.3e pers.du plur.compl.ind.de trouver./) certains (étaient).pron.ind.3e pers.du plur.sujet de étaient.g) Qu’est-ce) qui ?).pron.inter, comp.sujet de se passait.h) dont (certains étaient si beaux).pron.relat.marque la relation entre inconnu et certains.L’expression « il y en avait » est un idiotisme où les pronoms neutres: il, en, y, s’emploient sans rapport, avec rien de précédemment énoncé, ils ne s’analysent pas à part.On peut les considérer comme faisant partie du verbe.Ex.: Il y en avait: locution verbale intransitive.i) qui (faisait tout étinceler).pron.relat.ayant pour ant.soleil, 3e pers.du sing, sujet de faisait étinceler et rayonner.j) tous (voletaient et battaient).pron.ind.3e pers.du plur.sujet de voletaient et battaient.k) qui (frémissait).pron.relat.ayant pour ant.François, 3e pers.du sing, sujet de frémissait et tremblait.l) il (leva).pron.pers.3e pers.du sing, sujet de leva.m) lui (autour de lui).pron.pers.3e pers.du sing, compl.ind.de se posèrent.n) il (voulait).pron.pers.3e pers.du sing, sujet de voulait dire.o) en (étaient chargés).pron.pers.3e pers.du plur.compl.ind.de étaient chargés.Verbes: Emplois spéciaux des temps du conditionnel et de l’impératif: 1.Le dénicheur de nids pensait qu’on lui ferait grâce; il s’était imginé qu’il échapperait à la punition, qui lui était réservée.Illusion.Après un passé, lorsque le premier verbe marque le doute, on peut employer le conditionnel sans expression conditionnelle.2.Cependant quand il s’agit d’un fait certain, il ne faut pas employer le conditionnel présent pour le futur de l’indicatif.Ex.: J’ai appris que vous étudierez cet été et non que vous étudieriez, etc.3.J’étais persuadé que vous auriez aimé la leçon concernant les oiseaux.Cette phrase n’est pas correcte, parce que le conditionnel passé ne doit pas être employé pour le conditionnel présent.Il faut dire: J’étais persuadé que vous aimeriez la leçon concernant les oiseaux.Différence entre le participe présent et l’adjectif verbal: iV.P.— Dès décembre, une dictée correspondant au centre d'intérêt a initié occasionnellement les élèves aux difficultés du participe présent et de l’adjectif verbal.Il est temps de récolter ce que nous avons semé.L’alouette chante une heure sans s’interrompre d’une demi-seconde, s’élevant verticalement 316 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier dans les airs jusqu’à des hauteurs de mille mètres et courant des bordées dans la région des nues pour gagner plus haut, et sans qu’une seule de ses notes se perde dans ce trajet immense.1.On reconnaît que le mot terminé en anl est participe présent, lorsqu’il est suivi d’un complément direct.Ex.: l’alouette courant des bordées — courant, quoi ?des bordées.2.Lorsqu’il est précédé de la préposition en, exprimée ou sous-entendue.Ex.: l’alouette s’élève dans les airs en chantant.3.Lorsqu’il exprime une action et qu’il peut être remplacé par un autre temps du verbe.Ex.: s'élevant verticalement, etc., on pourrait dire: s'élevait.4.Lorsqu’il est accompagné de la négation ne.Ex.: L’hirondelle ne s'arrêtant presque jamais dans son vol, semble infatigable.jV.P.— Il ne faut pas oublier d'insister sur un certain nombre de participes présents qui changent d'orthographe en passant à l'état d'adjectifs ou de verbes.1.Ex.: Le duvet, adhérant au corps des oiseaux, retient la chaleur et les protège du froid.Combien y a-t-il d'adhérents au Cercle des Jeunes Naturalistes ?2.Les oiseaux affluant de toutes parts autour du Pauvre d’Assise, le remplissaient d’un bonheur éperdu.Les deux affluents contribuent pour beaucoup à l’utilité de cette rivière.3.Le moineau, fatiguant toute la gent ailée, par ses querelles, s’est rendu odieux, même à l’homme.Exterminer les insectes, est une besogne trop fatigante pour l’homme, la divine Providence lui a adjoint des myriades d’oiseaux pour l’aider.4.Tout homme, négligeant de protéger les oiseaux, commet une lourde faute.Les enfants négligents seront punis un jour- Familiariser nos élèves avec la correspondance des temps.N.P.— Aidons nos enfants à éviter l'emploi disgracieux des « rais )) après les si: «si j'aurais ».«.si je n'aurais pas ».Ce sont des expressions courantes dans le vocabulaire écolier.1.J’aurais capturé cet oiseau, si je n'avais pas compris le tort fait à 1’agriculture.2.J’aurais pu voir la lune, même en plein jour, si je m'étais penchée sur le bord de ce puits profond.3.Je ne pourrais être joyeuse, si je n'entendais les trilles des oiseaux.4.Si j'avais mieux compris la délicatesse du Créateur à l’égard de l’homme, j’aurais protégé davantage nos amis les oiseaux.CONJUGAISON Verbes confire, conclure et conduire, a) au conditionnel; b) à l’impératif.Mode conditionnel présent: Je confirais des fraises, tu confirais, il confirait, nous confirions, vous confiriez, ils confiraient.Conclure: Je conclurais, tu conclurais, il conclurait, nous conclurions, vous concluriez, ils conclueraient.Conduire: Je condurais, tu conduirais, il conduirait, nous conduirions, vous conduiriez, ils conduiraient.Passé lre forme: Confire: J’aurais confi, tu aurais confi, il aurait confi, nous aurions confi, vous auriez confi, ils auraient confi.Conclure: J’aurais conclu, tu aurais conclu, il aurait conclu, nous aurions conclu, vous auriez conclu, ils auraient conclu.Conduire: J’aurais conduit, tu aurais conduit, il aurait conduit, nous aurions conduit, vous auriez conduit, ils auraient conduit.Passé 2e forme: Confire: J’eusse confi, tu eusses confi, il eût confi, nous eussions confi, vous eussiez confi, ils eussent confi.Conclure: J’eusse conclu, tu eusses conclu, il eût conclu, nous eussions conclu, vous eussiez conclu, ils eussent conlu.Conduire: J’eusse conduit, tu eusses conduit, il eût conduit, nous eussions conduit, vous eussiez conduit, ils eussent conduit.Impératif: Confire: confis, confisons, confisez.Conclure: conclus, concluons, concluez.Conduire: conduis, conduisons, conduisez.Accent circonflexe sur les temps des verbes: iV.P.— Les élèves hésitent parfois lorsqu'il s'agit de mettre l'accent sur les temps des verbes.Nous récapitulerons souvent le tableau suivant, il leur servira d'aide-mémoire.Tous les verbes prennent l’accent circonflexe à cinq temps: 1.A la première et à la seconde personne du plu- riel du passé défini.Ex.: Nous confîmes, vous confîtes.2.A la première et à la seconde personne du pluriel du passé antérieur: Nous eûmes conduit, vous eûtes conduit.3.A la troisième personne du singulier du conditionnel passé.Ex.: il eût conclu cette affaire.4.A la troisième personne du singulier de l’tm- parfait du subjonctif: qu’il conclût cette afiaire.5.A la troisième personne du singulier du plus-que-parfait du subjonctif: qu’il eût conduit. 1954 LEÇON-TYPE 317 ANALYSE GRAMMATICALE Fonctions du pronom: L’alouette.1.Elle part du sillon, comme une flèche porte au ciel l’hymne de la joie.elle.pron.pers.3e pers.dn sing, sujet de part.2.L’oiseau du laboureur, c’est l’alouette qu’il retrouve partout, pour /’encourager, le soutenir./’, le.a) pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de encourager.b) pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de soutenir.3.L’alouette est là, pour lui chanter l’espé- rance.lui.pron.pers.3e pers.du sing, compl.ind.de chanter.4.L’espoir habite en eux.eux.pron.pers.3e pers.du plur.compl.cire, de habite.5.L’alouette est une amie, dont il ne faut pas taire le nom.dont.pron.relat.3e pers.du sing, compl.déterm.de nom.6.Au-dessus des sillons, deux alouettes enten- dent des appels, c’est quelques-unes des leurs, sans doute.leurs.pron.pos.3e pers.du plur.compl.dét.de quelques-unes.7.Elles sont gentilles envers tous.tous.pron.ind.3e pers.du plur.compl.cire, de sont.8.Que sont-elles devenues, durant le rigoureux hiver P que.pron.inter, compl.cire, de sont devenues.ANALYSE LOGIQUE 1.Les oiseaux ravissaient tellement le petit Pauvre d’Assise, qu’il ne se lassait pas de les bénir et de les regarder.Deux propositions dans cette phrase.a) P* prop.: Les oiseaux ravissaient tellement le petit Pauvre d’Assise.Proposition principale.Sujet.oiseaux.Verbe.ravissaient.Compl.dir.Pauvre d’Assise.Compl.adv.tellement.b) 2e prop.: qu’il ne se lassait pas de les bénir et de les regarder.Sub.cire, de conséquence de ravissaient.Sujet.il.Verbe.lassait (se).Compl.mod.ne pas.Compl.ind.bénir et regarder.2.Si doux que soit le bonheur, il lassera bientôt, si nous en abusons.Trois propositions dans cette phrase.a) /re prop.: Si doux que soit le bonheur.Sub.cire, de concession de lassera.Sujet.bonheur.Verbe.soit.Attr.doux.b) 2e prop.: il lassera bientôt.Proposition principale.Sujet.il.Verbe.lassera.Compl.mod.bientôt.c) 5e prop.: Si nous en abusons.Sub.cire, de condition de lassera.Sujet.nous.Verbe.abusons.Compl.ind.en.Quelques phrases sur les cas ce et se, c’est et s'est.1.Les nuages, l’herbe, les bêtes, les hommes, la terre, le soleil, les étoiles, tout ce qui est sorti des mains de Dieu, comme un richesse débordante.ce.est un pronom démonstratif, il s’écrit ce.Il précède ordinairement le verbe être.Ce sont les splendeurs du ciel qui parlent le plus souvent à nos cœurs.2.Les oiseaux s’étaient posés sur les arbres.s’.est pronom personnel et compl.dir.de étaient posé.Se précède ordinairement un auxiliaire suivi d’un participe: Ils se sont vus.EXERCICES GRAMMATICAUX Faire accorder les mots en italiques.Etude sur les oiseaux.1.Les passereaux.— L’ordre des passereaux comprend plus de la moitié de toutes les espèces d’oiseaux.On a accumulé dans cet ordre des espèces qu’il n’était pas possible de classifier ailleurs.Ils varient extrêmement, en taille du corbeau à l’oiseau-mouche, en couleurs, du noir absolu et uniforme aux teintes les plus éclatantes, si les uns sont silencieux ou criards, c’est dans cet ordre qu’on trouve les meilleurs oiseaux chanteurs.Presque tous marchent en sautillant.La grande majorité préfèrent aux champs les forêts ou la lisière des bois.Les familles suivantes ont des représentants dans l’Amérique du Nord: les moucherolles, les alouettes, les hirondelles, les corneilles, corbeaux et geais, les sittelles, les grimpereaux, les merles, les grives, les jaseurs, les pies-grièches, les viréos, les fauvettes, les étourneaux, les tangaras, les gros-becs et les pinsons. 318 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier 2.Le colibri.— Le colibri ou oiseau-mouche se distingue par sa petite taille et son brillant plumage.Son bec, pointu et aplati, à la base, est de longueur moyenne et consiste en deux sections coniques terminées par une partie extensible.Les pattes sont courtes et faibles; les ailes, longues et minces, se prolongent jusqu’à la queue.Le colibri se nourrit d’insectes vivants qu’il va attraper autour des fleurs ou dans les corolles mêmes.Parfois, il dépouille un arbre de son écorce.Cet oiseau peut facilement introduire sa tête et la moitié de son corps dans une fleur, de façon à transporter le pollen d’une plante dans une autre.Le colibri dont on connaît cent vingt-cinq genres répartis en cinq cents espèces, est l’un des principaux agents de la fécondation croisée.On le trouve en Amérique, depuis le Labrador et le sud de l’Alaska jusqu’en Patagonie.Il est aussi très répandu au Canada et dans l’est des Etats-Unis.Enc.Grolier.VOCABULAIRE Qui suis-je ?1.Animal vertébré, ovipare, revêtu de plumes et ayant deux pieds et deux ailes, oiseau.2.Oiseau du paradis.paradisier 3.Oiseau-mouche.colibri 4.Panorama vu d’un avion.à vol d’oiseau 5.Un tout petit oiseau.oiselet 6.Chez les oiseaux, la trachée-artère, les pou- mons et les sacs aériens, se nomment.appareil-respiratoire.7.Les plumes rigides des ailes sont les.rémiges.8.Les plumes rigides de la queue sont les.rectrices.9.Les plumes qui sont sur le corps sont les.tectrices.10.Ce qui conserve la chaleur animale sur les oiseaux s’appelle le.duvet.11.Le jaune, le blanc, la chambre à air, la mem- brane coquillière et la coquille composent un.œuf.12.La petite tache blanche visible sur le jaune est.l’embryon.13.Genre d’oiseau-coureur qui atteint jusqu’à 2m50 de haut, qui ne peut voler, qui a de fort belles plumes et habite l’Afrique.autruche.14.Oiseau palmipède à ailes très courtes, qui habite les rivages des régions polaires.pingouins.15.Oiseau qui habite surtout l'Amérique tropi- cale et qui se nourrit principalement de mouches.moucherolle.16.Genre d’oiseau appelé parfois grimpereau ou pic-bleu.sittelle.17.Sous-genre de grive à livrée sombre merle.18.Le petit du merle.merleau.19.Femelle du merle.merlette.20.Oiseau très utile à l’agriculture par le grand nombre d’insectes qu’il détruit.mésange.21.Petit passereau chanteur, de plumage fauve .fauvette.22.Genre d’oiseau aux couleurs vives, tangara.23.Passereau chanteur de nos pays, pinson.Les passereaux mâles ont un beau plumage bleu et verdâtre coupé de noir avec la gorge rouge.DICTÉE Sermon aux oiseaux Chers petits oiseaux, mes frères, louez et remerciez Dieu qui est votre Père comme le mien.Car nous sortons de ses mains, son amour nous environne et nous meut.Regardez comme il s’est occupé de vous.Il vous a gardés dans l’arche de Noé.Il vous a donné le loisir et le plaisir de voler quand et où vous voulez; tout l’espace est à vous.Il vous a donné un chaud plumage, d’épais manteaux contre la pluie et la neige ; et vos petits les reçoivent, sans que vous deviez filer ni coudre.Et comme ils sont beaux, vos vêtements, beaux comme les fleurs et les arcs-en-ciel ! Il s’occupe de votre nourriture, que vous trouvez prête sur les arbres, dans les prés, au bord des eaux et des fontaines et dans les rues.Il vous a donné pour y nicher, des fentes dans les rochers, des meules, des peupliers, et les tuiles des toits.Il a donné à chacun de vous une chanson et une langue dans laquelle vous appelez vos frères et leur parlez, dans laquelle vous pouvez louer le Seigneur et le bénir.Voyez-vous maintenant comme Dieu a soin de vous et vous conserve la vie P C’est pourquoi ne soyez point ingrats et demeurez simples et pauvres, en exemple aux hommes, et ne vous lassez pas de célébrer votre Père d’une voix ardente.Votre chant est une oraison.Chantez ! chantez ! Et alors, ils se reprirent à siffler et à chanter, chacun selon sa nature, et ils inclinaient leurs petites têtes pour signifier que ce sermon leur plaisait beaucoup.Et François, les entendant et les voyant, chanta avec eux, rempli de joie reconnaissante.Là-bas, les Frères, à genoux, contemplaient le prodige.Ils virent François donner sa bénédiction aux oiseaux et soudain tout éclata et jaillit en l’air comme une fontaine, haut, très haut dans le ciel, et se dispersa en forme de croix, vers les quatre points cardinaux.Félix Timmermans.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Quel est l’auteur du sermon aux oiseaux P.Pour parler aux oiseaux il fallait être 1954 LEÇON-TYPE 319 saint et poète: c’est ce qui caractérise bien saint François d’Assise.2.Connaissez-vous d’autres noms que l’on donne à ce saint P.Le stigmatisé d’Alverne, le Poverello, le Séraphin d’Assise.3.Pourquoi prêche-t-il aux oiseaux ?N’est-ce pas une folie, une originalité ?.Selon le monde, oui.mais ce mystique est tellement enflammé de l’amour de Dieu, qu’il laisse déborder son cœur sur toutes les créatures créées par lui.4.Quel miracle insigne récompense sa simpli- cité, son amour et sa foi P.Les oiseaux l’écoutent avec respect, comme s’ils comprenaient le sens de ses paroles.5.Quelle invitation leur adresse-t-il en premier lieu ?.Il les invite à louer et à remercier Dieu qui est leur Père, comme le sien.6.En quels termes François parle-t-il aux oiseaux ?.En des mots affectueux: (( Chers petits oiseaux », louez et remerciez Dieu, car nous sortons de ses mains, son amour nous environne et nous meut ».Il n’y a qu’un saint, épris d’amour pour Jésus, qui puisse prononcer de telles paroles.7.Que s’efforce-t-il encore de faire comprendre à ses frères ailés P.Le saint leur explique que la Providence s’occupe d’eux tous.Avec complaisance il énumère: « Il vous a gardés dans l’arche de Noé; il vous a donné le plaisir de voler quand et où vous voulez: tout l’espace est à vous.Heureux petits oiseaux ! » 8.De quelle façon mentionne-t-il leur plu- mage P.Il vous a donné d’épais manteaux contre la pluie et la neige; et vos petits les reçoivent sans que vous deviez filer ni coudre.9.Comment se fait-il que les plumes des petits oiseaux ne sont pas mouillées quand il pleut P.Parce qu’elles sont enduites d’une sorte de graisse qui les rend presque invulnérables à l’eau.10.A quoi compare-t-il le plumage des oiseaux P Aux fleurs et aux arcs-en-ciel.11.Comment démontre-t-il encore les soins de la Providence P pour leur nourriture et leur gîte ?.Il s’occupe de votre nourriture que vous trouvez prête sur les arbres, dans les prés, au bord des eaux, et des fontaines.Vous nichez dans les fentes des rochers, dans les meules, sur les peupliers et les tuiles des toits.12.Que leur a-t-il donné surtout ?.Une chanson et une langue dans laquelle ils se comprennent, se parlent, s’appellent.Une chanson qui loue le Seigneur et le bénit.13.Quelle recommandation ajoute-t-il à l’adresse des oiseaux ?.Ne soyez pas ingrats demeurez simples et pauvres en exemple aux hommes.Ne vous lassez pas de célébrer votre Père d’une voix ardente.Votre chant est une prière.Chantez ! chantez ! 14.Comment répondent les oiseaux ?.Par des sifflements, des chansons, chacun selon sa nature.ils inclinent même leurs petites têtes pour signifier que le sermon leur plaît beaucoup.Et François chanta avec eux, rempli de joie et de reconnaissance.15.De quelle scène délicieuse le chant est-il suivi P.François donne sa bénédiction aux oiseaux et soudain tout éclate et jaillit en l’air comme une fontaine, haut, très haut dans le ciel et se disperse en forme de croix, vers les quatre points cardinaux.16.Que nous inspire la lecture de ce morceau P.Une admiration sans bornes pour les merveilles accomplies par Dieu à la prière des saints.Le Poverello d’Assise n’avait pas toujours été l’ami intime du bon Dieu, mais il l’est devenu en méditant l’Evangile, en le prenant au sérieux.La véritable sainteté ne peut sortir que de là.Pour le cœur simple et confiant, l’Amour divin accomplit des merveilles.GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Quelle est la fonction du mot « frères »?.Apposition de chers petits oiseaux.2.A quel temps sont les verbes « louez » et « remerciez » P.Ces deux verbes sont à l’impératif, 2e pers.du pluriel.3.Comment doit-on analyser qui dans la lre phrase ?qui.pro.relat.ayant pour ant.Dieu, sujet de est.4.Quelle est la fonction de Père ?Père.nom propre, masc.sing.attr.de qui.5.Enumérez quelques pronoms possessifs, mas.sing.Le mien, ie tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur. 320 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier 6.Indiquez: a) le sujet, b) le compl.de « envi- ronne » et « meut ».Sujet.amour; compl.dir.: nous.7.Quelle figure de littérature domine dans ce morceau ?.••••.• L’énumération.L’auteur indique quels motifs incitent les petits oiseaux à louer Dieu.8.A quelle parabole évangélique fait-il allusion quand il parle de « filer » et de « coudre » ?« Ne vous préoccupez pas pour votre vie.Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment pas, ne moissonnent pas.et cependant votre Père céleste les nourrit.et pour le vêtement, pourquoi vous en préoccuper ?Regardez les lis des champs.» 9.Quelle autre figure de littérature emploie-t-il en parlant des vêtements ?.Une comparaison: beaux comme les fleurs des arcs-en-ciel.10.Donnez la règle d’accord d’arc-en-ciel.Quand deux noms sont unis par une préposition, le premier seul prend la marque du pluriel.11.A quel temps est employé le verbe dans l’expression: chantez ! chantez ! .Ce verbe est à l’impératif.12.Indiquez: a) Yinfinitif; b) les participes présent et passé de quelques verbes de la dictée.a) Louez.louer, louant, loué, louée.b) Remerciez.remercier, remerciant, remercié, remerciée.c) Est.être, étant, été.d) Sortons.sortir, sortant, sorti, sortie.e) Environne.environner, environnant, environné, environnée./) Meut.mouvoir, mouvant, mû, mue.g) Regardez.regarder, regardant, regardé, regardée.h) Donné.donner, donnant, donné, donnée.t) Voulez.vouloir, voulant, voulu, voulue.j) Reçoivent.recevoir recevant, reçu, reçue.k) Filer.filer, filant, filé, filée.l) Coudre.coudre, cousant, cousu, cousue.ni) Voyant.voir, voyant, vu, vue.n) Plaisant.plaire, plaisant, plu.Avec les mots suivants, former des noms, des adjectifs et des verbes: a) Dieu.divinité, divin, déifier, diviniser.b) Frères.fraternité, fraternel, fraterniser.c) Père.paternité, paternel.d) Mains.manuterge, maniable, manière, manier.e) Amour.amabilité, aimable, aimer./) espace.spacieux, espacé, espacer.g) pluie.pluvieux, pluvial, pleuvoir.h) vie.vieillard, viable, vieillir, vivre.CONJUGAISON 1.Verbe: mouwotV une pierre.a) Indicatif présent: Je meus, tu meus, il meut, nous mouvons, vous mouvez, ils meuvent une pierre.b) Imparfait: Je mouvais, tu mouvais, il mouvait, nous mouvions, vous mouviez, ils mouvaient une pierre.c) Passé défini: Je mus, tu mus, il mut, nous mûmes, vous mûtes, ils murent une pierre.d) Passé indéfini: J’ai mu, tu as mu, il a mu, nous avons mu, vous avez mu, ils ont mu une pierre.e) Futur: Je mouvrai, tu mouvras, il mouvra, nous mouvrons, vous mouvrez, ils mouvront une pierre./) Impératif: Meus, mouvons, mouvez une pierre.g) Présent du subjonctif: Que je meuve, que tu meuves, qu’il meuve, que nous mouvions, que vous mouviez, qu’ils meuvent une pierre.h) Participe présent et participe passé: Mouvant, mu, mue.2.Filer et coudre.a) Indicatif présent: Je file et je couds, tu files et tu couds, il file et il coud, nous filons et nous cousons, vous filez et vous cousez, ils filent et ils cousent.b) Futur: Je filerai et je coudrai, tu fileras et tu coudras, il filera et il coudra, nous filerons et nous coudrons, vous filerez et vous coudrez, ils fileront et ils coudront.c) Impératif: file et couds, filons et cou- sons, filez et cousez.d) Subjonctif présent: Que je file et que je couse, que tu files et que tu couses, qu’il file et qu’il couse, que nous filions et que nous cousions, que vous filiez et que vous cousiez, qu’ils filent et qu’ils cousent.e) Participe présent: filant et cousant.f) Participe passé: filé et cousu; filée et cousue. 1954 LEÇON-TYPE 321 ANALYSE GRAMMATICALE 1.La lune et le soleil sont deux flambeaux merveilleux, mais celle-là l’emporte sur celui-ci par sa grâce sereine au profond du ciel sombre.a) celle-là.pron.démons, fém.sing, sujet de emporte.b) celui-ci.pron.démons, masc.sing, compl.ind.de emporte.2.Vous n’avez pas la même langue, mais l’en- fant qui parle bien fait son devoir envers la sienne, comme toi envers la tienne.a) la sienne.pron.poss.fém.sing, compl.ind.de fait (son devoir) b) la tienne.pron.poss.fém.sing, compl.ind.de fait (sous-ent.) 3.Dieu est celui dont personne ne peut s’affran- chir.o) Dieu.nom propre masc.sing, sujet de est.b) celui.Pron.démons, masc.sing.att.de Dieu.c) dont.pron.conj.ayant pour ant.celui 3e pers.du sing, compl.ind.de s’affranchir.d) personne.pron.ind.masc.sing, sujet de ne peut.e) s’.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de s’affranchir.ANALYSE LOGIQUE 1.La divine Providence exerce sur la création un mystérieux pouvoir, de sorte que, par ses soins attentifs, rien ne manque à ses Elus humbles créatures.>eux propositions dans cette phrase.a) fre prop.: La divine Providence exerce sur la création un mystérieux pouvoir .Proposition principale.Sujet.Providence.Verbe.exerce.Compl.dir.merveilleux pouvoir.Compl.cire.sur la création.b) 2' prop.: de sorte que, par ses soins attentifs, rien ne manque à ses plus humbles créatures.Subordonnée cire, de conséquence de exerce.Sujet.rien.Verbe.manque.Compl.ind.humbles créatures.Compl.cire, de manière.par ses soins attentifs.EXERCICES GRAMMATINAUX 1.Faire accorder les mots en italique.Migration des oiseaux: Les migrations annuelles des oiseaux nous offrent quelque chose de surprenant et de merveilleux.La science, quelques progrès qu’elle ait faits, ne s’est pas encore expliqué comment certaines espèces d’oiseaux, toutes privées qu’elles sont, de la raison, que nous seuls avons reçue en partage, peuvent savoir le chemin qu’il leur faut tenir et jusqu’où elles doivent aller.Chaque année, nous les avons vus et nous les voyons, sans boussole, ni provisions, et dans l’ordre le plus régulier, entreprendre et achever d’immenses voyages au-delà des mers.Qui a instruit ces êtres de la route qu’ils ont suivie?Qui est-ce qui les a conduits et nourris pendant le voyage ?Ne font-ils pas ce que les hommes même seraient impuissants à exécuter ?Expérience, secours, directions, préparatifs: tout ne nous serait-il pas indispensable pour entreprendre des voyages de longs cours ?2.Et, tout aidés que nous sommes de la raison que Dieu nous a donnée, de la boussole que nos savants ont inventée, des cartes, que nos géographes ont dressées, pourrions-nous, au-dessus de tant de mers et de montagnes, suivre la route aussi invariablement que le font les oiseaux sans aucun secours ?De quelque côté que je considère ces voyages étonnants, j’y découvre une action ou un pouvoir providentiels.Oui, Seigneur, j’y reconnais votre vertu toute-puissante.C’est vous qui les avez doués de l’instinct extraordinaire auquel tous les siècles les ont vus obéir aveuglément.C’est vous qui les avez conduits dans les pays, sur les arbres même, ainsi que vers les chaumières où leur sont assurées la subsistance et la nourriture.C’est vous qui les guidez dans leurs migrations lointaines.VOCABULAIRE Qui suis-je ?1.Oiseau à long bec, au cou long et grêle qui vit de poissons et appartient à l’ordre des échassiers.héron.2.Le petit du héron.héronneau.3.Lieu où les hérons se retirent pour faire leurs nids.héronnière.4.Genre de passereaux dont le chant est très agréable.rossignol.5.Diminutif de rossignol.rossignolet. 322 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier 6.Gros oiseau noir de l’ordre des passereaux vulgairement appelé sansonnet.étourneau.7.Oiseau de très petite taille qui vit dans les haies et les buissons des régions tempérées .roitelet.8.Genre d’oiseaux passereaux, comprenant de grandes formes à vastes ailes, à plumage noir.corbeau.9.Petits oiseaux d’Europe acclimatés au Ca- nada et qui ont la gorge rouge.rouge-gorge.10.Petit oiseau des champs, à plumage gris, marqué de taches foncées.alouette.11.Oiseau de l’ordre des colombins, dont plu- sieurs espèces sont domestiquées.pigeon.12.Femelle du pigeon.pigeonne.13.Jeune pigeon.pigeonneau.14.Habitation préparée par les pigeons domes- tiques .pigeonnier.15.Passereau très commun en Europe, trans- porté au Canada en 1868.moineau.16.Oiseau chanteur à plumage rouge, noir, jaune et blanc et qui aime à se nourrir des graines du chardon, d’où leur nom.chardonneret.17.Oiseau de la grosseur d’un merle, ayant une touffe de plumes sur la tête.huppe.DEVOIR Illustration du texte et de la dictée.Dessiner de jolis oiseaux aux couleurs vives, découper et coller sur papier fort, carton ou encore sur bois mince.S’emploie pour décorations des classes, salles d’études, etc.Le coup d’œil est très intéressant.RÉDACTION Imprudence Auprès de votre maison, sur l’herbe du parterre vous apercevez Monsieur le Merle et Madame la Merlette, donnant avec patience à leurs tout petits, les premières leçons de vol.Nino, Titi et Fanfan écoutent docilement les leçons maternelles; mais Finet, le petit dernier, ne veut rien entendre.Il regarde ça et là, sautille près d’une rose en fleur, becquette une mouche sur une touffe de violettes, enfin, il ne prête aucune attention aux conseils de ses parents.Non loin de là, un chat surveille la scène et se promet un bon régal.— Bientôt, le méchant fond sur la nichée.Tous s’envolent, sauf Finet.il ne sait pas voler.Il est croqué.— Pauvre petit oiseau, victime de sa légèreté et de son imprudence ! Imaginez la scène.Faites parler les oiseaux.Montrez la légèreté de Finet, son insouciance.Tirez la morale de cette histoire.Illustrez votre rédaction d’un joli dessin.Vous verrez comme vous en serez contents ! Bon succès ! RÉCITATION En me promenant, j’ai vu ce matin Penché sur la croix, au fond du jardin.Un petit oiseau dont la voix joyeuse Lançait aux échos sa gamme rieuse.J’écoutais ravie, et je me disais; Que chante-t-il donc en ces deux versets ?Il est sur la croix et chante quand même.Voilà qui m’inspire un nouveau poème.Il ne savait pas, le chantre éperdu Tout ce qui vibrait dans mon cœur ému.Mais en écoutant sa fraîche romance.J’apprenais comment traiter la souffrance.Chanter sur la croix, voilà la leçon Qu’elle me donna, Petit, ta chanson.Je veux la graver au fond de mon âme, Et pour l’avenir m’en faire un programme.Seigneur, j’ai besoin de votre secours Pour rester sereine aux plus mauvais jours, Si vous m’attachez à la croix sanglante, Donnez-moi la grâce afin que je chante.Millicent.N.B.— Ce joli poème a été mis en musique par le Rév.Frère Benjamin, C.S.C.CHANT C’est un oiseau qui vient de France No 27 L’hirondelle messagère No 33 L’hirondelle No 91 Noël des petits oiseaux No 119 Alouette, n’aie pas peur de moi No 96 Albums de M.l'abbé Gadbois. 1954 LEÇON-TYPE 323 EXPLICATION DE TEXTE ONZIÈME ANNÉE LA SORTIE DE LA MESSE A PÉRIBONKA par Louis Hé mon « ITE, MISSA EST » La porte de l’église de Péribonka s’ouvrit et les hommes commencèrent à sortir.Un instant plus tôt, elle avait paru désolée, cette église, juchée au bord du chemin, sur la berge haute au-dessus de la rivière Péribonka, dont la nappe glacée et couverte de neige était toute pareille à une plaine.La neige gisait épaisse sur le chemin aussi, et sur les champs, car le soleil d’avril n’envoyait entre les nuages gris que quelques rayons sans chaleur et les grandes pluies de printemps n’étaient pas encore venues.Toute cette blancheur froide, la petitesse de l’église de bois et des quelques maisons, de bois également, espacées le long du chemin, la lisière sombre de la forêt, si proche qu’elle semblait une menace, tout parlait d’une vie dure dans un pays austère.Mais voici que les hommes et les jeunes gens franchirent la porte de l’église, s’assemblèrent en groupes sur le large perron, et les salutations joviales, les appels moqueurs lancés d’un groupe à l’autre, l’entre-croise-ment constant des propos sérieux ou gais témoignèrent de suite que ces hommes appartenaient à une race pétrie d’invincible allégresse et que rien ne peut empêcher de rire.Cléophas Pesant, fils de Thaddée Pesant le forgeron, s’enorgueillissait déjà d’un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain avec larges épaules matelassées; seulement il avait gardé pour ce dimanche encore froid sa coiffure d’hiver, une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter.A côté de lui, Egide Simard, et d’autres qui, comme lui, étaient venus de loin en traîneau, agrafaient en sortant de l’église leurs gros manteaux de fourrure qu’ils serraient à la taille avec des écharpes rouges.Des jeunes gens du village, très élégants dans leurs pelisses à col de loutre, parlaient avec déférence au vieux Nazaire Larouche, un grand homme gris aux larges épaules osseuses, qui n’avait rien changé pour la messe à sa tenue de tous les jours: vêtement court de toile brune doublé de peau de mouton, culottes rapiécées et gros bas de laine grise dans des mocassins en peau d’orignal.— Eh bien, monsieur Larouche, ça marche-t-il toujours de l’autre bord de l’eau ?— Pas pire, les jeunesses.Pas pire ! Chacun tirait de sa poche sa pipe et la vessie de porc pleine de feuilles de tabac hachées à la main et commençait à fumer d’un air de contentement, après une heure et demie de contrainte.Tout en aspirant les premières bouffées ils causaient du temps, du printemps qui venait, de l’état de la glace sur le lac Saint-Jean et sur les rivières, de leurs affaires 324 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier et des nouvelles de la paroisse, en hommes qui ne se voient guère qu’une fois la semaine à cause des grandes distances et des mauvais chemins.Puis les conversations se ralentirent et l’on se tourna vers la première marche du perron’ d’où Napoléon Laliberté se préparait à crier, comme toutes les semaines, les nouvelles de la paroisse.Il resta immobile et muet quelques instants, attendant le silence, les mains à fond dans les poches de son grand manteau de loup-cervier, plissant le front et fermant à demi ses yeux vifs sous la toque de fourrure profondément enfoncée; et quand le silence fut venu, il se mit à crier les nouvelles de toutes ses forces, de la voix d’un charretier qui encourage ses chevaux dans une côte.Pendant ce temps, les femmes avaient commencé à sortir de l’église à leur tour.Jeunes ou vieilles, jolies ou laides, elles étaient presque toutes bien vêtues en des pelisses de fourrure ou des manteaux de drap épais; car pour cette fête unique de leur vie qu’était la messe du dimanche, elles avaient abandonné leurs blouses de grosse toile et les jupons en laine du pays, et un étranger se fût étonné de les trouver presque élégantes au cœur de ce pays sauvage, si typiquement françaises parmi les grands bois désolés et la neige, et aussi bien mises à coup sûr, ces paysannes, que la plupart des jeunes bourgeoises des provinces de France.INTRODUCTION Louis Hémon, né à Brest en 1880, était fils d’universitaire; son père était professeur de littérature française à la Sorbonne.Le fils émigra au pays un peu avant la première guerre mondiale.Il s’installa au lac Saint-Jean pour y observer et y vivre la vie du défricheur canadien.Après l’avoir partagée lui-même durant un an et demi, il se mit à la décrire et à la raconter dans un roman intitulé: Maria Chapdelaine, qui parut en 1916 et qui a été depuis traduit dans toutes les langues.C’est sans doute le meilleur ouvrage de Louis Hémon, qui a écrit plusieurs romans.Maria Chapdelaine parut en 1916, trois ans après la mort de son auteur; ce dernier, atteint de surdité, fut frappé un jour par une locomotive à Chapleau, Ontario, alors qu’il marchait sur la voie ferrée.On peut voir son monument près de la gare de Chapleau, dans le nord de l’Ontario; l’inscription qui est rédigée en anglais et en français, est à l’adresse de l’immortel auteur de Maria Chapdelaine.NATURE DU MORCEAU Cet extrait de Maria Chapdelaine est une description précise, sympathique, intéressante, d’une foule d’hommes et de femmes à la sortie de la messe à Péribonka, dans le lac Saint-Jean.Ce tableau est réaliste, direct et simple; il déborde de sympathie et d’admiration pour les gens qu’il décrit.PLAN DU MORCEAU Le passage comprend trois parties: 1° le cadre du paysage, c’est-à-dire l’église de Péribonka, en hiver; 2° la sortie des hommes, leur physionomie générale, quelques types, un court dia- Louis Hémon.logue, ralentissement des conversations, le crieur public; 3° la sortie des femmes; dernier paragraphe.Ces trois parties sont d’inégale longueur; le cadre du paysage est brièvement décrit; la foiüe de femmes sur le perron de l’église, est aussi rapidement présentée.La majeure partie du morceau est donc consacrée à la peinture de la foule des hommes et des jeunes gens.LE CADRE DU PAYSAGE Le romancier entre tout de go dans son sujet; le lecteur est plongé, dès le début, in médias res, au milieu de l’action.« Ile, missa est ».Allez, la messe est dite.Telle est la formule liturgique de la messe, que prononce le célébrant avant de donner la bénédiction finale.Ainsi débute le roman de Maria Chapdelaine.C’est une excellente façon d’exciter l’intérêt et la curiosité.Pareil début en latin ne saurait mieux révéler l’endroit où nous sommes.Suit la description de l’église, de la rivière et de la saison.« La porte de l'église de Péribonka s'ouvrit et les hommes commencèrent à sortir.» Cette église de défricheurs canadiens, au lac Saint-Jean, est de modeste dimension: elle n’a qu’une porte.Les hommes sortent les premiers.Est-ce parce qu’ils sont moins pieux que les femmes ?Est-ce un usage de l’endroit ?Suivent-ils en cela la directive du curé de la paroisse ?Aujourd’hui ce sont souvent les femmes qui sortent les premières.La foule des hommes fait ressortir l’isolement de l’église.« Un instant plus tôt elle avait paru désolée, cette église, juchée au bord du chemin sur la berge haute au-dessus de la rivière Péribonka.» Elle est solitaire, isolée, « juchée » en bordure d’un chemin qui paraît aussi désert que l’église elle-même.On la voit sur le bord escarpé et élevé qui domine la 1954 LEÇON-TYPE 325 rivière Périboaka; elle fait donc face à la rivière, « dont la nappe glacée et couverte de neige était toute pareille à une plaine ».La berge haute sur laquelle est située l’église domine une plaine couverte de glace et de neige: c’est la rivière Péribonka en hiver et au début du printemps.La saison n’est guère clémente; partout la neige couvre le sol.« La neige gisait épaisse sur le chemin aussi, et sur les champs, car le soleil d’avril n’envoyait entre les nuages gris que quelques rayons sans chaleur et les grandes pluies de printemps n’étaient pas encore venues.» La phrase qui suit complète l’impression de froid, de solitude et d’austérité, qui se dégage de ce paysage: « Toute cette blancheur froide, la petitesse de l’église de bois et de quelques maisons, de bois également, espacées le long du chemin, la lisière sombre de la forêt, si proche qu’elle semblait une menaça, tout parlait d’une vie dure dams un pays austère.» Il y a un je ne sms quoi de triste et de mélancolique dans ce paysage familier aux Canadiens; d’une part la rivière ressemble à une plaine couverte de neige et de glace; d’autre part la forêt sombre semble une menace; l’église et les maisons sont petites, faites de bois, espacées l’une de l’autre.Tel est cet austère paysage.LA PARTIE CENTRALE Or, une foule animée d’hommes et de jeunes gens forme un saisissant contraste à ce cadre triste et désolé, froid et mélancolique.Des notes de gaieté, des « salutations joviales », des « appels moqueurs » dans ce milieu désert.« Mais voici que les hommes et les jeunes gens franchirent la porte de l’église, s’assemblèrent en groupes sur le large perron, et les salutations joviales et les appels moqueurs lancés d’un groupe à l’autre, l’entre-croisement constant de propos sérieux ou gais témoignèrent de suite que ces hommes appartenaient à une race pétrie d’invincible allégresse et que rien ne peut empêcher de rire.» La sociabilité est sans doute le premier trait caractéristique de ces gens; comme ils se rencontrent seulement une fois par semaine, le dimanche, ils forment tout naturellement des groupes pour échanger des propos.Le second trait, qui découle du premier, est la gaieté, l’amour du rire; « ces hommes appartenaient à une race pétrie d’allégresse et que rien ne peut empêcher de rire ».Cette gaieté communicative révèle une conception particulière de la vie, une façon heureuse de voir les choses et une solide santé morale; les gens de cette trempe n’ont pas peur de vivre; loin de redouter la vie et de la craindre, ils en apprécient tous les instants, comme ils en voient les aspects changeants, drôles ou tragiques.Louis Hémon n’aurait pu faire un meilleur compliment à l’esprit et à l’âme de nos défricheurs.Après avoir ainsi décrit la foule en général, l’auteur passe ensuite en revue, pour ainsi dire, quelques types particuliers: Cléophas Pesant, Egide Simard, Nazaire Larouche, des jeunes gens élégants, Napoléon Laliberté.Ce n’est pas sans une pointe d’ironie que l’écrivain présente Cléophas Pesant, dans son « habil- lement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées ».Cet élégant a hâte de voir disparaître l’hiver et le froid; « il avait gardé.une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de^ lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter ».Tel est le fils du forgeron Thaddée Pesant.Fier et vaniteux, il s’habille à la mode, il aime son complet (( de couleur claire » qu’il porte en plein hiver, comme si l’on était déjà arrivé à l’été.Il est donc endimanché.Égide Simard et ses voisins, sur le perron de l’église, portent encore des fourrures et des pelisses, tandis que des jeunes gens du village sont « très élégants dans leurs pelisses à col de loutre ».Les « écharpes rouges » serrant la taille des hommes qui portent de « gros manteaux de fourrure », jettent une note de gaieté dans le tableau; on les appelle aussi des « ceintures fléchées ».Ces dernières ont presque disparu de nos coutumes.Louis Hémon établit ici un autre contraste entre cette jeunesse, élégamment vêtue, et le vieux Nazaire dans a sa tenue de tous les jours », à qui elle parle a avec déférence ».C’était a un grand homme gris aux larges épaules osseuses qui n’avait rien changé pour la messe à sa tenue de tous les jours: vêtement court de toile brune doublé de peau de mouton, culottes rapiécées et gros bas de laine grise dans des mocassins en peau d’orignal ».Saillants et volumineux sont les os des épaules de Nazaire Larouche, qui ne sont pas a matelassées », comme celles du jeune Cléophas Pesant; cette imperfection physique du vieux Nazaire n’est pas corrigée par son habillement, un a vêtement court de toile brune ».Ce a grand homme gris » porte des a culottes rapiécées » et de a gros bas de laine grise )); pareil accoutrement fait ressortir sa taille.Le court dialogue qui suit est un exemple de régionalisme ou de provincialisme, a Ça marche-t-il toujours de l’autre bord de l’eau ?— Pas pire, les jeunesses.Pas pire.» Ce langage du terroir ne manque point de saveur.Le vieux Nazaire répète le tour négatif populaire, une espèce de litote, a pas pire »; rien de compromettant ni de trop précis.Le dialogue ne se poursuit pas.Les gens causent sans poser de questions, a Tout en aspirant les premières bouffées ils causaient du temps, du printemps qui venait, de l’état de la glace sur le lac Saint-Jean et sur les rivières, de leurs affaires et des nouvelles de la paroisse, en hommes qui ne se voient guère qu’une fois la semaine à cause des grandes distances et des mauvais chemins.» Les sujets de conversations sont indiqués; les défricheurs parlent de ce qu’ils connaissent le mieux et de ce qui leur tient le plus à cœur; ce sont des termes concrets et réalistes qui les concernent directement.Le perron de l’église devient alors comme une agence d’informations, un bureau de renseignements, un journal parlé de la paroisse.Ils causent d’autant plus librement, ces colons de Péribonka, qu’ils ne se sont pas vus depuis une semaine.Bien qu’il fasse encore froid, ils ne craignent pas la rigueur de la saison; ils causent en groupes, tout en fumant leurs pipes.« Chacun tirait de sa poche sa pipe et la vessie de porc pleine de feuilles de tabac 326 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier hachées à la main et commençait à fumer d’un air de contentement, après une heure et demie de contrainte.» La grand’messe avait duré une heure et demie.Personne ne fume de cigarette.La vessie de porc contenant le tabac est de manufacture canadienne, tout comme la « casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de libre », ou le « vêtement court de toile brune doublé de peau de mouton », les « culottes rapiécées et les gros bas de laine grise dans des mocassins en peau d'orignal ».Tous les hommes fument la pipe.« Puis les conversations se ralentirent et l’on se tourna vers la première marche du perron, d’où Napoléon Laliberté se préparait à crier, comme toutes les semaines les nouvelles de la paroisse.» Un autre personnage fait ainsi son apparition: c’est le crieur public.Il se tient sur la première marche du perrron pour annoncer les nouvelles de la paroisse; ainsi se précise et se complète l’information que les défricheurs viennent, d’échanger dans leurs conversations.Louis Hémon note avec autant de précision que de bonheur dans l’expression, l’attitude, la physionomie, la voix du crieur public; grâce à quelques traits caractéristiques finement relevés, le lecteur voit aisément cet homme en imagination; Napoléon Laliberté est un personnage haut en couleur, fort bien campé.« Il resta immobile et muet quelques instants, attendant le silence, les mains à fond dans les poches de son grand manteau de loup-cervier, plissant le front et fermant à demi ses yeux vifs sous la toque de fourrure profondément enfoncée; et quand le silence fut venu, il se mit à crier les nouvelles de toutes ses forces, de la voix d’un charretier qui encourage ses chevaux dans une côte.» Le crieur est un personnage d’importance; il se compose une figure pour imposer le silence et se faire entendre de tous les hommes; c’est aux hommes surtout qu’il s’adresse.Il « crie » les nouvelles de la paroisse; on dirait « un charretier qui encourage ses chevaux dans une côte ».Son attitude est inoubliable: « les mains à fond dans les poches de son grand manteau de loup-cervier.ses yeux vifs sous la toque de fourrure profondément enfoncée ».Le portrait de Napoléon Laliberté, crieur de Péribonka, est fait de quelques détails précis, pittoresques et bien choisis; il est impossible de le confondre avec Cléophas Pesant ou Egide Simard ou Nazaire Larouche.LA FOULE DES FEMMES Dans le dernier paragraphe, qui constitue la troisième partie du morceau, les femmes sont présentées.Pendant que Napoléon Laliberté crie « les nouvelles de toutes ses forces », « les femmes avaient commencé à sortir à leur tour ».L’auteur les décrit de façon générale; il ne nous montre aucun type particulier parmi elles, aucune ne se détache de la foule.Ce qui les caractérise presque toutes, c’est l’élégance de leur mise.« Jeunes ou vieilles, jolies ou laides, elles étaient presque toutes bien vêtues en des pelisses de fourrure ou des manteaux de drap épais., » « et un étranger se fût étonné de les trouver presque élégantes au cœur de ce pays sauvage ».Quel contraste entre l’élégance du vêtement des femmes et l’aspect austère, rude et sauvage du paysage ! Ces femmes de défricheurs portent « des pelisses de fourrure ou des manteaux de drap épais »; « elles avaient abandonné leurs blouses de grosse toile et les jupons en laine du pays ».Les messe du dimanche était pour elles la « fête unique de leur vie ».L’auteur ne peut s’empêcher de les admirer et de les trouver « si typiquement françaises parmi les grands bois désolés et la neige, et aussi bien mises à coup sûr, ces paysannes, que la plupart des jeunes bourgeoises des provinces de France ».Ces femmes, nées d’une race fière et héroïque, sont des créatrices d’empire; elles sont dignes de leurs ancêtres, dont elles continuent l’énergique et silencieuse tâche; elles écrivent et font l’histoire du pays.LA COULEUR LOCALE L’auteur a beau être un Français, il a vécu assez longtemps à Péribonka pour en saisir le cadre et la couleur locale; il a fort bien observé le milieu.A noter, par exemple, la précision avec laquelle il décrit les costumes: « un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées.une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre.chapeau de feutre dur.Egide Simard et d’autres.agrafaient en sortant de l’église leurs gros manteaux de fourrure qu’ils serraient à la taille avec des écharpes rouges.pelisses à col de loutre.vêtement court de toile brune doublé de peau de mouton, culottes rapiécées et gros bas de laine grise dans des mocassins en peau d’orignal.» Napoléon Laliberté se tenait immobile, « les mains à fond dans les poches de son grand manteau de loup-cervier ».« fermant à demi ses yeux vifs sous la toque de fourrure profondément enfoncée ».Les vêtements des femmes sont aussi bien décrits que ceux des hommes.On remarque le même souci de la couleur locale, par exemple dans la façon dont les hommes fument.« Chacun tirait de sa poche sa pipe et la vessie de porc pleine de feuilles de tabac hachées à la main et commençait à fumer d’un air de contentement, après une heure et demie de contrainte.» Les noms propres aussi font partie de la couleur locale.IMPRESSIONS DE L’AUTEUR On devine aisément, à la lecture du morceau, les impressions de Louis Hémon.On peut les résumer d’un mot: un sentiment de profonde humanité.Ce sentiment se manifeste d’abord par l’attendrissement avec lequel il décrit les habitudes, les vêtements, les gestes des défricheurs en qui il reconnaît, avec une vive émotion, des frères de son pays d’origine.Il exprime ainsi son admiration pour les paysannes, « si typiquement françaises », qui lui rappellent les bourgeoises des provinces de France.Dès le début, il ne cache pas sa chaude sympathie pour les colons de chez-nous, pour ces hommes qui, « appartenaient à une race pétrie d’invincible allé- 1954 LEÇON-TYPE 327 gresse et que rien ne peut empêcher de rire »; il admire leur courage et leur endurance, il aime leurs conversations et leurs rires.LE STYLE Ce morceau se distingue surtout par la précision du style, la chaleur et la sonorité des phrases, la force évocatrice des images.Nombreux sont les exemples que l’on peut citer touchant la précision: juchés, berge, nappe, gisait, perron, joviales, appels, entrecroisement, pétrie, oreillettes, agrafaient, écharpes rouges, bouffées, pelisses, vessie de porc, toque de fourrure, etc.Les images abondent sous la plume de l’auteur.Voici celles qui nous paraissent les plus neuves, les plus hardies et les plus pittoresques: cette église, juchée au bord du chemin.au-dessus de la rivière Péribonka, dont la nappe glacée et couverte de neige était toute pareille à une plaine.une race pétrie d’invincible allégresse.un habillement américain aux larges épaules matelassées.Quelle vigoureuse comparaison que celle de la voix du crieur semblable à « la voix du charretier qui encourage ses chevaux dans une côte.» Mais ce qui frappe le plus peut-être dans ce passage, c’est le rythme des phrases; celles-ci sont plutôt longues et bien équilibrées, on dirait même qu’elles ont été prononcées à haute voix avant d’être écrites.Loin de se perdre en des détails ou en des explications enchevêtrées, elles notent l’essentiel; elles suggèrent et évoquent beaucoup plus qu’elles ne disent; elles font ressortir quelques traits pittoresques, elles ne disent pas tout, elles font appel à l’imagination.Tout en faisant voir les choses et les hommes, elles débordent de sensibilité, de chaleur, de rythme, de sonorité.Elles sont intimement liées entre elles; elles ne dressent pas d’inventaire sec et ennuyeux.L’auteur réagit en présence des hommes et de la nature.Il n’écrit pas seulement avec son esprit, mais aussi avec son cœur; il voit la scène dans son ensemble, comme un paysage.Lisez attentivement le premier paragraphe, le cadre du paysage et la présentation des hommes; vous y verrez la souplesse, la vie, la spontanéité des phrases, aussi bien que l’absence de chevilles et la plénitude du sentiment, l’art de lier les phrases les unes aux autres et de faire des transitions presque invisibles.Il sait aussi faire ressortir le sujet en le répétant sous forme différente: (( Un instant plus tôt elle avait paru désolée, cette église, .un étranger se fût étonné de les trouver presque élégantes .et aussi bien mises à coup sûr, ces paysannes .; » ce procédé donne du rythme et de l’élan à la phrase.On a l’impression que tout est fondu dans ce style; c’est vu, c’est expérimenté, c'est senti.« Un instant plus tôt elle avait paru désolée, cette église, juchée au bord du chemin sur la berge haute au-dessus de la rivière Péribonka, dont la nappe glacée et couverte de neige était toute pareille à une plaine.La neige gisait sur le chemin aussi, et sur les champs, car le soleil d’avril n’envoyait entre les nuages gris que quelques rayons sans chaleur et les grandes pluies de printemps n’étaient pas encore venues.Toute cette blancheur froide, la petitesse de l’église de bois et des quelques maisons, de bois également, espacées le long du chemin la lisière sombre de la forêt, si proche quelle semblait une menace, tout parlait d’une vie dure dans un pays austère.Mais voici que les hommes et les jeunes gens franchirent la porte de l’église, s’assemblèrent en groupes sur le large perron, et les salutations joviales, les appels moqueurs lancés d’un groupe à l’autre.Ventre-croisement constant des propos sérieux ou gais témoignèrent de suite que ces hommes appartenaient à une race pétrie d’invincible allégresse et que rien ne peut empêcher de rire.» Ce paragraphe renferme bien des noms et des adjectifs dont l’extrême justesse mériterait d’être relevés.En voici quelques-uns sur lesquels le maître ferait bien d’attirer l’attention: désolée, juchée, nappe, plaine, austère, joviales, entrecroisement.Arrêtons-nous un instant à ces expressions : blancheur froide: c’est le pâle soleil d’avril qui est ici évoqué avec la neige; ses rayons sont froids, sans chaleur.pays austère: cette impression fâcheuse est causée par la neige et le soleil.lisière sombre: contraste marqué entre la nappe blanche de la neige et l’idée de ténèbres contenue dans sombre.Mais sombre est ici employé au figuré: redoutable.De là la menace pour l’homme.race pétrie d’invincible allégresse: race pétrie de; c’est-à-dire faite de; image pittoresque empruntée au pain.L’allégresse, la joie extrême, est le principal ingrédient dont est faite cette pâte.Et cette grande joie ne peut être vaincue; cet élément spirituel de santé morale, personne ne peut le vaincre.La joie est invincible.CONCLUSION Ce morceau est beaucoup plus qu’une magistrale description d’une foule d’hommes et de femmes sortant d’une église de défricheurs; il contient aussi une haute leçon morale de fierté, de courage et d’endurance, car c’est par de braves gens, comme ceux que l’on voit sur « le large perron » de l’église de Péribonka, que fut fait notre pays.Une race qui ne peut s’empêcher de rire aime trop la vie pour pouvoir mourir. 328 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Je suis fier de ma langue est-elle fière de moi?Bulletin N°: 4.Ja?ivier 195^.A) Idée générale: N’est-on pas habituellement fier de sa famille ?De même n’est-on pas, plus ou moins consciemment, fier de sa nationalité ?Pourquoi alors ne serions-nous pas fiers d’un des plus beaux signes extérieurs de notre nation: la langue française?C’est un peu notre âme: gardons-la propre.B) Conseil pratique général: Vous êtes prêts à procéder à votre enquête locale.Préparez des feuilles dont une moitié sera réservée aux mauvaises prononciations, l’autre moitié aux expressions et mots anglais.Choisissez une dizaine d’enquêteurs intelligents {membres d’une association, élèves dune classe supérieure), qui, pendant une semaine ou deux, noteront les fautes entendues au hasard des sorties et des rencontres.Les bulletins suivants vous indiqueront comment utiliser le matériel recueilli.C) Détails à corriger: a) Prononciation: Il est désagréable d’entendre prononcer, nein-ge, chêin-ne, mien-ne, semain e.au lieu de nei-ge, chê-ne, mien-ne, semai-ne.Attention de bien détacher è au voisinage de n ou de m.b) Vocabulaire: Anglicismes visibles et faciles à corriger: overshoes, pardessus; coat, paletot ou veston; suit, complet ou habit; double breast, croisé; turn up et lapel, revers.c) Construction (syntaxe): (( Ousqu’à l’est?Ousque tu vas?» Est-ce du français ou du chinois?Pourquoi pas: « Où est-elle ?Où vas-tu ?» TOUT BONNEMENT, JE PARLE BIEN -V.P.— Conservez ce bulletin, qui fait suite aux précéde?its.Seriez-vous incapable des légères corrections qu’il vous propose ? 1954 LEÇON-TYPE 329 Langue seconde (( La conversation anglaise à l’aide de l’image )) HUITIÈME ANNÉE par Albert Filteau et Charles Villeneuve, Montréal.SUMMER AND WINTER SPORTS There are four seasons in a year: spring, summer, autumn and winter.Every season has its own beauty, its sports and even its discomforts.In Canada, summer and winter are short and often bitterly cold.The green grass of summer becomes a snowy blanket during the winter.For this reason, there are many sports to be enjoyed by Canadians all year round.As spring succeeds winter, the awakening of Nature causes fishermen to invade brooks, rivers and lakes.Summer follows bringing with it bright sunshine and vacation time.Then the most popular sports are swimming, diving, canoeing, boating, camping, cycling, tennis, baseball and golf.Too soon the happy hours pass away, for holidays like all good things must come to an end.With the arrival of gray autumn, children return to school to continue their studies.Hunters, on the other hand, find time to wander through the woods in quest of partridges, ducks, foxes, deer, moose, bears and wolves.When December comes every boy and girl looks forward to winter games.The weather gets colder and colder; snow begins to fall; ponds and skating rinks freeze.Everyone is ready to try new thrills with skates, toboggans and skis.Some people like driving a sleigh over the crisp snow, others delight in skiing down hills or tobogganning on the slopes of the Laurentian hills.For boys especially there is the joy of playing a fast game of hockey, Canada’s national sport.Every Canadian should be grateful to God for the privilege of living in a wonderful country like Canada.1.Name the seasons of the year.2.Are summer and winter alike ?3.Why can Canadians enjoy many sports ?4.When do people like to go fishing ?5.Where do fishermen go in the spring ?QUESTIONS 6.What is your favorite sport ?7.Mention some summer sports.8.Which sport do you like the least ?9.Is it necessary to know how to swim ?10.When do children return to school ?11.Why do children go to school ?12.Is summer the hunting season ? s» 330 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier -'!¦ .u.^iÉ8^É|Sfa — 1954 LEÇON-TYPE 331 13.What birds do hunters shoot?14.Are there many animals for hunters to find in the woods ?15.Do you like winter games ?16.Where do you go skating ?17.Have you ever been on a sleigh ride P 18.Is tobogganning a better sport than skiting ?19.Are the Laurentians good for winter sports ?20.What winter game do boys prefer ?21.What is Canada’s national sport?22.Can you ride a bicycle ?23.Is baseball a fast or a slow game ?24.Should Canadians be proud of their country ?25.Look at the picture and answer the follow- ing questions: a) Where is the Church ?b) What game is being played by the boy and girl ?c) How does the boy move his boat ?d) What kind of board do you see on the shore P e) What are the boys on the hill doing ?/) What kind of clothes do children wear in summer ?In winter ?VOCABULAIRE 12.canoeing 13.boating 14.camping 15.cycling 16.hunter 17.partridge 18.duck 19.fox 20.deer 21.moose 22.bear 23.wolf 24.awakening 25.grateful 26.wonderful 27.new thrills 28.arrival 29.to invade 30.to succeed 31.to follow 32.to dive 33.to wander 34.in quest 35.to freeze 36.to try 37.to look forward to canotage canotage camping cyclisme chasseur perdrix canard renard cerf, chevreuil orignal ours I©up réveil reconnaissant merveilleux nouvelles émotions arrivée envahir réussir suivre plonger errer à la recherche geler essayer attendre avec plaisir 1.Discomforts Inconvénients, 38.on the other hand d’autre part, par contre 2.even même [désavantages 39.all year round (pendant) toute l’année 3.skating rink patinoire 40.bitterly cold froid de loup 4.pond étang 4L the sun was shin- il faisait grand soleil 5.brook ruisseau ing bright 6.river rivière 42.the snow was crisp la neige craquait sous 7.lake lac under foot nos pas 8.swimming nage, natation 9.diving action de plonger CAUSERIE 10.dive plongeon Les élèves doivent, à tour de rôle, résumer 11.diving-board plongeoir oralement la leçon de lecture.GRAMMAIRE Degrés de comparaison 1.Comparatif d’égalité: as .as Comparatif d’inégalité: not so .as (Affirmation) John is as strong as Louis.(Négation) John is not so strong as Louis.Jean est aussi fort que Louis.Jean n’est pas aussi fort que Louis 2.Comparatif de supériorité: stronger than, more difficult than a) Adjectifs courts: (d'une ou de deux syllabes) On ajoute er à l’adjectif, et que se rend par than John is stronger than Mary.b) Adjectifs longs: (de plus de deux syllabes) On emploie more devant l’adjectif et que se rend par than.Jean est plus fort que Marie.Our lessons are more difficult than yours.Superlatif de supériorité: a) Adjectif courts: On ajoute est à l’adjectif.John is the strongest boy of his class.Nos leçons sont plus difficiles que les vôtres.Jean est le garçon le plus fort de sa classe. 332 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier b) Adjectifs longs: On emploie the most devant l’adjectif.This is the most difficult lesson.C’est la leçon la plus difficile.4.Comparatif d’infériorité: less .than, not so .as On emploie less devant l’adjectif et que se rend par than.Mary is less strong than John.Marie est moins forte que Jean.Cette dernière forme est peu usitée.On dit plutôt: John is not so strong as Mary.Jean n’est pas aussi fort que Marie.5.Superlatif d’infériorité: the least .On emploie the least devant l’adjectif.This lesson is the least difficult.Cette leçon est la moins difficile.N.B.— Adjectifs irréguliers: good, better, best bon, meilleur, le meilleur bad, worse, worst mauvais, pire, le pire LE VERBE To work Potential Mood — Present Tense Signs: May, Can, Must I may work your may work he may work we may work you may work they may work Past Tense Signs: Might, Could, would, Should I might work you might work he might work we might work you might work they might work Attention: 1.Might est le passé de may et exprime la permission ou la possibilité.I might do that, if somebody helped me.Je pourrais faire cela, si quelqu’un m’aidait.2.Could est le passé de can et exprime le pouvoir, l’habileté.Could you translate this exercise, if you tried.Pourriez-vous traduire cet exercice si vous essayiez.3.Would et should s’emploient de la même manière que will et shall et suivent les mêmes règles.N.B.a) Après it is necessary, just, right possible etc., employer should à toutes les personnes.It is necessary that you should study.II faut que vous étudiiez.b) Would parfois exprime la répétition, l’habitude: Louis would learn his lessons every day at eight o’clock.Louis apprenait ses leçons tous les jours à huit heures.EXERCICES I — Employez correctement la forme de l’adjectif: 1.This pencil is (long) that one.2.My friend is (rich) I.3.Who is (tall) in your class ?4.Our church is (beautiful) of all.5.This exercise is (easy) 6.Mount Royal is not (high) mountain in the world.7.Which is (large) city in the world ?8.Alfred is (clever) Henry.9.The weather is (fine) today than it was yesterday.10.My book is (interesting) yours. 1954 LEÇON-TYPE 333 II — Complétez la phrase en employant l’adjectif au superlatif: Ex.: Paul is the tallest in his class.1.This field is large .2.Today is hot.3.The house is old .4.Peter is successful .5.That tree is high .6.The knife is sharp .7.John is happy .8.Louis has a strong dog .9.Have you an interesting book ?.Ill — Observez les contractions et nommez les lettres que remplace l’apostrophe.7.I’ve I have 8.I have’nt I have not 9.He has’nt he has not 10.we have’nt we have not 11.he isn’t he is not 12.we are’nt we are not IV — Employez convenablement my, can must: 1.Boys, you .not play in the street.2.Yes, Mary, you .come in.3.Henry, .you open the window ?4.John, .you help Henry to finish problem ?5.You .write your homework properly.his 1.I’m I am 7.Remember, boys and girls, you .2.You’re You are be neat end clean.3.He’s he is 8.If your work is properly done you 4.We’re we are five good marks.5.You’re you are 9.Louise, .you speak English.6.They’re they are 10.If you want to succeed you .work V — J’apprends mes verbes irréguliers.Infinitive Present Past Tense Past Participle To become devenir became (I have) become To find trouver found ( “ ) found To freeze geler froze ( “ ) frozen To fall tomber fell ( “ ) fallen To feel sentir felt ( “ ) felt To tell dire told ( “ ) told To shoot tirer shot ( “ ) shot To sit s’asseoir sat ( “ ) sat To stand se tenir stood ( “ ) stood To wear porter (user) wore ( “ ) worn always wm VI — Employer correctement sit, sits, sat, sat, sitting: 1.We .on the bench.2.Mary .on a chair.3.John .here an hour ago.4.They have .there for two hours.5.Where is Henry .now ?6.You should .in your own seat.7.Does the baby .in his high chair ?8.Henry .near the back of the classroom.9.My dog has been .before me for ten minutes.10.Last night he .in the same position for fifteen minutes.VII — Apprenez par cœur: Persevere Drive the nail aright, boys Hit it on the head; Strike with all your might, boys While the iron’s red.When you’ve work to do, boys, Do it with a will; They who reach the top, boys First must climb the hill.Standing at the foot, boys, Gazing at the sky, How can you get up, boys If you never try ?Though you stumble oft, boys Never be downcast; Try, and try again, boys You’ll succeed at last 334 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier NEUVIÈME ANNÉE THE SCHOOL DOCTOR par Albert Filteau et Charles Villeneuve, Montréal.Doctor Jones comes to visit the school every Tuesday and Thursday.Nurse Martin is always there to help him.The school doctor and the nurse are very kind people who want all school children to be healthy.They know that the child who is in good health finds it easier to study.The pupils are examined in small groups.The nurse’s first task is to weigh and measure them to see if they have gained in weight and in height.The doctor looks at their throat and teeth to make sure that no infection or decay are present.He also sounds their chests to note the conditions of their heart and lungs.After examining the children, Doctor Jones advises them to avoid drafts, to dress properly and to keep clean.« Clealiness prevents the growth of germs », he always adds.Nurse Martin tells the boys and girls to eat proper food and to take moderate exercise for the welfare of their bodies.Later on the good doctor sees the little patients who are waiting at his office door.Mary has a broken arm which she wears in a sling.Poor Johnny has a pain in his stomach from eating too quickly.Of the other patients, one has a headache, another an earache and the third a backache.One little boy has a patch over his sore eye.The doctor will help them all to get well.Many people believe that they should visit the doctor only when they are very sick.They do not realize that a doctor can prevent disease as well as cure it.The person who waits too long before seeing the doctor is much harder to heal.As the old saying goes, (( An ounce of prevention is worth a pound of cure.)) The doctor is a good friend in sickness and in health.QUESTIONS 1.Is being healthy more precious than gold ?2.Who would not like to be healthy ?3.Are the school teachers pleased with healthy pupils ?4.Who are those who devote so much of their time trying to keep you healthy ?5.When does Doctor Jones visit the school ?6.W ho helps Doctor Jones in his work ?7.Are Doctor Jones and Nurse Martin kind to the school children ?8.Why do they want every child to be so heal- thy ?9.Could you study well if you were sick ?10.Is it more interesting to study when you feel well ?11.Why does the nurse weigh and measure the children ?12.How much do you weigh P 13.What is your height P 14.Are you under or over weight P 15.Why does Doctor Jones look at the chil- dren’s throat and teeth P 16.What should you do if you had decayed teeth P 17.Why does the doctor also sound the chil- dren’s chests ?18.After having examined the children what will be say to them ?Look at the picture and tell me: 1.Who is ringing the bell P 2.Why does she wear a sling P 3.What is the matter with poor Johny P 4.Why does he have a pain in his stomach P 5.Who is the next patient P 6.Why does the little girl have a hand on her ear P 7.Describe the last patient.8.Whom do you see in the Doctor’s office P 9.What is Doctor Jones doing P 10.Why is Nurse Martin weighing the little boy ? 1954 LEÇON-TYPE 335 X : ¦ \jj$ '&‘X$*£li
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