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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1954-05, Collections de BAnQ.

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IIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR IIIe SERIE s -y Volume 13, Numéro 9 — QUÉBEC MAI 1954 ¦¦H î; /' ' .:r.-' r .¦y / K abriter la Dame si puissante et si bonne, venue de France pour les protéger et les garder.Marguerite Bourgeoys de son côté songe de plus en plus à bâtir la chapelle de ses rêves.Elle recueille des aumônes, chez les colons pas riches pourtant, qu’elle ajoute à la somme offerte par ses amis de France; les sœurs elles-mêmes veulent donner de l’argent pour la chapelle et elles en ont si peu! Pour en gagner, elles font des travaux à l’aiguille malgré tout ce qu’elles ont déjà à faire.Enfin, à la joie de tous, les travaux commencent pour tout de bon ! Encore une fois tous se mettent à l’œuvre, les sœurs viennent parfois aider aux durs travaux des ouvriers.On dit qu’une sœur.Sœur Soumillard qui aidait aux maçons est guérie par la sainte Vierge d’une pénible infirmité.Et bientôt l’on voit s’élever une belle chapelle: Notre-Dame de Bon-Secours ! Un Père y célèbre la première messe le 2 juillet, comme vous le savez fête de la Visitation, et le 15 août, autre belle fête de Marie, on y fait une procession très solennelle.Ville-Marie a un lieu de pèlerinages.Dès lors, on dit la messe tous les matins dans la chapelle, on y voit de nombreux pèlerins venir implorer Notre-Dame de Bon-Secours.Une religieuse de ce temps-là écrit: (( C’est la promenade de toutes les personnes pieuses de la ville ».Notre-Dame de Bon-Secours veille sur sa colonie, mais elle ne lui épargne pas l’épreuve ! Un violent incendie consume la chapelle au grand chagrin de tous les habitants, qui ont tout de même une grande joie; celle de retrouver la précieuse statue intacte au milieu des débris de la chapelle: nouveau miracle ! On transporte la statue dans la chapelle du couvent ! Quelques années plus tard, un incendie détruit le couvent, et cette fois encore, un miracle !.la statue est retrouvée dans les cendres du couvent.Marguerite Bourgeoys n’est plus, depuis longtemps déjà, elle est au ciel où elle a reçu la récompense de ses travaux et de ses sacrifices; mais la dévotion à Marie qu’elle a prêchée toute sa vie par ses exemples n’est pas morte avec elle ! Les colons sont désolés de n’avoir plus de lieu de pèlerinage pour Marie, il faut une autre chapelle ! Encore une fois, on fait appel à la charité des colons qui répondent généreusement et bientôt une autre chapelle s’élève à l’endroit où 100 ans avant, Marguerite Bourgeoys avait vu son pieux rêve se réaliser.Les années passent, et malheureusement vers 1830, la piété diminue chez les habitants de Montréal.On ne voit plus autant de visiteurs dans la chapelle, il y a même certains jours où personne n’y entre, si bien qu’on croit plus prudent de tenir les portes fermées à clef durant le jour excepté à l’heure de la messe.Comme cet abandon doit faire de la peine à la sainte Vierge .et peut-être pour donner une leçon à ceux qui l’oublient.Marie permet une chose bien triste: la statue est volée ! la précieuse statue, venue de France ! la statue qui faisait des miracles ! La désolation se répand chez toute la population.De plus, à partir de ce jour, toutes sortes de calamités s’abattent sur la ville: maladies contagieuses, batailles, incendies, etc.L’évêque de Montréal, alors Mgr Bourget, promet à la sainte Vierge de réveiller la piété chez ses fidèles, de rétablir de nouveaux pèlerinages à la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours et d’y faire transporter une autre statue.Le saint évêque est exaucé: une épidémie de choléra cesse aussitôt.Quelques mois plus tard, le 18 mai 1848, une belle statue de bronze est bénite et couronnée dans l’église paroissiale de Notre-Dame à l’heure de la grand-messe; dans l’après-midi, elle est transportée en triomphe à la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, de nouveau ouverte à la piété des fidèles.Le lendemain, Mgr Bourget et tous les prêtres du diocèse font la procession avec la statue, dans les rues de la ville en récitant le rosaire.Au mois d’août de la même année, Mgr Bourget, le grand ami de la sainte Vierge, organise une autre belle fête.Une statue est promenée sur l’eau devant la ville de Montréal et est ensuite installée au dehors de la chapelle, face au port, pour protéger les navigateurs.L’année suivante, on inaugure les exercices du mois de Marie dans la chapelle.La dévotion à Marie est bien réveillée! et cette bonne Mère prouve sa joie en multipliant les faveurs, au milieu des épreuves.Un violent incendie consume un grand nombre de maisons, mais les flammes s’arrêtent devant la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours ! Une nouvelle épidémie cesse subitement après des prières faites à Notre-Dame de Bon-Secours.La Vierge de Bon-Secours se fait tendrement la Mère de tous les affligés qui vont à elle.Elle semble avoir une prédilection pour les marins: les « ex-voto », de jolis petits bateaux qui se balancent, suspendus dans la nef, prouvent que Marie a maintes fois protégé ses enfants en péril sur le vaste océan.En passant devant la Vierge aux bras tendus, les bateaux saluent de trois coups de sirène, encore de nos jours.Dans la chapelle, est placé bien en évidence un buste de Marguerite Bourgeoys pour rappeler le souvenir de celle à qui les Montréalais doivent leur lieu de pèlerinage.Si vous passez devant la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, relique de notre passé, levez les yeux et lisez ces vers écrits sur le portail : « Si l’amour de Marie, En ton cœur est gravé, En passant ne t’oublie de lui dire un Ave.» Impossible de résister à une si pieuse invitation, entrez dans l’antique sanctuaire et priez avec la foi de nos ancêtres.La ville fondée par le pieux M.de Maisonneuve a perdu son beau nom de « Ville-Marie » mais le nom de la Mère si secourable qui a veillé sur nos origines est fièrement porté par plus de 698 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai 20 églises ou sanctuaires de la ville.Marie y reçoit tous les titres: Notre-Dame de Grâce, Notre-Dame de la Paix, Notre-Dame des Anges, Notre-Dame du Rosaire, Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, Notre-Dame du Sacré-Cœur, Notre-Dame de Liesse.Une paroisse rappelle pieusement le plus grand privilège de Marie: son « Immaculée Conception » d’autres évoquent certains événements de la vie terrestre de notre Mère du ciel: La Nativité, La Visitation, La Présentation (Dorval); d’autres témoignent de la protection maternelle qu’elle accorde si généreusement à ses enfants: Notre-Dame de la Garde, Notre-Dame de la Défense, Notre-Dame des Victoires, Notre-Dame du Foyer, Notre-Dame du Perpétuel-Secours, Notre-Dame du Bon Conseil, Notre-Dame Auxiliatrice, etc.Ces vocables rappellent sans doute à la Vierge-Mère qu’elle est toujours la « Dame » tendrement aimée de tous les Montréalais.N.P.— Le professeur choisira parmi les questions qui suivent celles qui conviennent au programme de sa classe.1.Montréal, est-ce une ville ou un village?.Une grande ville.Pour les petits Montréalais: 2.a) Quelle ville habitez-vous ?b) Y a-t-il plusieurs églises à Montréal ?.Oui, plus de 100.3.Donnez le nom de quelques paroisses ou de quelques chapelles qui portent le nom de la sainte Vierge.4.Marie a donc plusieurs noms ?.Oui, on peut lui donner tous les noms qui disent sa puissance, sa bonté, le soin qu’elle prend de nous, le nom du lieu où on la vénère comme: Notre-Dame du Cap, Notre-Dame du Saguenay, où le nom du lieu où elle est apparue, où elle fait des miracles: Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Pontmain, et c’est toujours la sainte Vierge, Mère du bon Dieu.5.Où est située la ville de Montréal ?.Sur une île dans le fleuve Saint-Laurent.{Le professeur montrera sur la carte ou fera un croquis au tableau noir.) 6.Comment s’appelle cette île ?.L’île de Montréal.{Au moyen de la carte ou du croquis, montrer la différence entre Vile de Montréal et la ville de Montréal.) Pour les petits de la région de Montréal: 7.Quels sont les villages ou les paroisses qui sont sur l’île de Montréal et pas dans la ville ?8.Comment s’appelle la montagne qu’il y a sur l’île de Montréal ?.Le Mont-Royal.9.Qu’est-ce qu’une île ?10.Comment s’appelle un endroit où les bateaux arrêtent ?.Un port.11.Montréal est-ce un port ?.Oui.12.Comment feriez-vous pour aller à Montréal si vous voulez faire un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Bon-Secours ?{La réponse varie selon la région habitée par les élèves.) Pour les petits Montréalais: Par quelles rues pouvez-vous vous rendre au sanctuaire Notre-Dame de Bon-Secours ?{La réponse varie selon le quartier habité par les élèves.) 13.Qui a fondé Ville-Marie aujourd’hui Montréal ?14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.Pourquoi M.de Maisonneuve voulait-il fonder une ville en Nouvelle-France?.Pour y faire connaître et aimer le bon Dieu et la sainte Vierge.Qui a aidé M.de Maisonneuve?.M.Olier, M.de Fancamp, M.de la Dauversière, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys.A qui les Montréalais doivent-ils d’avoir la Eieuse chapelle Notre-Dame de Bon-ecours ?.A Marguerite Bourgeoys.Qui a aidé Marguerite Bourgeoys à construire cette chapelle ?.Des pieux Français qui lui ont donné de l’argent, les colons de Ville-Marie et les religieuses elles-mêmes qui ont rmt aussi donné de l’argent et qui ont travaillé de leurs bras.Quel pieux Français a donné une statue?.M.de Fancamp.1 Pouvez-vous raconter quelque chose d extraordinaire touchant cette statue?m La chapelle que nous pouvons visiter aujourd’hui est-elle celle de Marguerite Bourgeoys ?.Non, un incendie a détruit la 1™ chapelle.Quel évêque de Montréal voulut réveiller la piété des fidèles qui semblait diminuer ?Quel est le nom de l’évêque actuel de Montréal ?Y a-t-il encore des sauvages dans notre pays ?.Oui et tout près de Montréal, a Caughnawaga, mais ils connaissent et aiment le bon Dieu.Y en a-t-il encore qui sont païens ?.••• Oui, plus loin dans le Nord, mais ils reçoivent la visite des missionnaires qui travaillent à leur conversion.Nommez des missionnaires qui portent le nom de la sainte Vierge et qui vont convertir les sauvages du Nord ?.y .Les Oblats de Marie Immaculée. illi 1954 LEÇON-TYPE 699 NOTRE-DAME DU CAP AU CAP-DE-LA-MADELEINE renèt eboi de b pi® ont! fci ni 01!: li tip Note pédagogique.— Le texte ci-dessous est nécessairement un peu long .Pour que la lecture n en soit pas trop fastidieuse, le professeur s'efforcera d'y introduire des commentaires et des questions qui soutiendront l’intérêt.Les professeurs de la région de Trois-Rivières surtout connaissent sans doute maints détails appartenant à la (( petite histoire )) qu’ils pourront ajouter à cette leçon bien incomplète.Le mois de mai qui nous invite à redoubler de ferveur envers Marie est aussi le mois des revisions !.Heureuse coïncidence !.En remontant aux premières pages de votre histoire toutes baignées de l’amour de Marie pour la Nouvelle-France et du culte filial de nos ancêtres envers leur Mère du Ciel, vous vous sentirez ranimés dans votre piété mariale.N.B.— Le professeur peut alors au moyen de questions orales revoir sommairement certains épisodes des débuts de la colonie, illustrant le mieux la protection de Marie envers ses enfants du Canada: le pèlerinage de Jacques Cartier à l’image de Roc-Amadour (voir L’Enseignement primaire, novembre 1950, pages 174.et 175) la fondation de Québec et le retour de Champlain en 1632, la fondation de Ville-Marie (voir « L’Enseignement primaire )), novembre 1950, pages 184, 185, 186) et enfin un mot sur l’expansion missionnaire si visiblement bénie par la sainte Vierge.i De tous les merveilleux récits qui appartiennent au passé marial de notre pays, il en est un qui explique bien pourquoi et comment les sauvages du Nouveau-Monde, pourtant si ignorants et si barbares, ont tout de même ouvert leurjrœur et leur intelligence à la prédication de l’Evangile.Le voici.En 1635, les Jésuites venus au pays pour la conversion des indigènes font un vœu par lequel ils s’engagent à « dire chaque année, douze fois la messe en l’honneur de l’immaculée Mère de Dieu, pour la réussite de leurs travaux évangéliques.En 1636, les colons à leur tour font le vœu de communier et de dire le chapelet douze fois dans l’année, de jeûner la veille de la fête de l’immaculée Conception, pour obtenir par l’intercession de la sainte Vierge la conservation de ce pays et la conversion de ceux qui l’habitent ».Les travaux des missionnaires, mis ainsi sous la protection de Marie et appuyés par la générosité des pieux colons de la Nouvelle-France, ne pouvaient certes pas rester infructueux.Tous les missionnaires d’alors rivalisent de zèle apostolique .et tous trouvent dans leur amour pour Marie, la force et la persévérance héroïques qui les ont immortalisés.« Pas un sillon qu’ils n’aient creusé sans y jeter le germe de la dévotion à l’immaculée » écrit le Père J.-A.Archambault.La région de « Trois-Rivières », dont il sera lus particulièrement question dans cette leçon, ut dès les débuts de la colonie le théâtre des travaux apostoliques de plusieurs de nos missionnaires, Récollets et Jésuites.Le Frère Pacifique Duplessis arrivé au Canada en 1615, fonde au poste, devenu plus tard Trois-Rivières, la première école du temps où il s’efforce de réunir les sauvages du canton pour leur parler de Dieu et de sa sainte Mère.Les Pères de Rrébeuf, Daniel et Lalemant consacrent à cette région, plusieurs années d’un apostolat fécond, prêchant aux colons et aux sauvages, par la parole et l’exemple, une tendre dévotion à Marie.Le Père Ruteux, dont la résidence est sous la protection de l’immaculée Conception, est aussi un fervent dévot à la sainte Vierge.R donne à cette contrée, qu’il arrose de son sang, la plus grande partie de ses travaux apostoliques; lors d’une visite dans une de ses missions du Saint-Maurice, il tombe sous la décharge d’un fusil iroquois et meurt en prononçant les noms de Jésus et de Marie.Un autre apôtre de la région trifluvienne, le Père Anne de Noue ne passe pas un seul jour sans réciter son office de la sainte Vierge.Avec la parole de l’évangile, il sème un grand et profond amour envers Marie.Apostolat qu’il couronne par le don de sa vie: victime de sa charité, il s’égare dans les neiges et les glaces du lac Saint-Pierre, on le retrouve à genoux, les yeux ouverts levés vers le ciel, les bras en croix sur la poitrine, gelé à mort ! C’est le 2 février, fête de la Purification de Marie ! Les colons qui vivent sur ce coin de.terre ne restent pas sourds à la voix de leurs missionnaires 700 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai et tous sont animés d’une grande piété envers notre Mère du Ciel.Nous lisons dans les « Relations » de cette époque: « les habitants de cette région attribuent leur conservation au recours extraordinaire qu’ils ont eu à la sainte Vierge ».Il y a un petit oratoire dans chaque maison, on y dit la prière du matin et du soir quotidiennement, on fait l’examen de conscience, on récite le chapelet et les litanies de la sainte Vierge.Le chef de famille fait les prières auxquelles répondent les femmes, les enfants et les serviteurs.Ajoutons que la première église de Trois-Rivières est placée sous le vocable de ITmma-culée Conception.Tout comme Québec et Ville-Marie, Trois-Rivières honore donc d’un culte touchant, la protectrice du grand royaume de France et de la Nouvelle-France./V.P.— Le professeur devra ici rappeler le nom de Laviolette, fondateur de Trois-Rivières en 1634.Après avoir lu et étudié de si belles pages sur les débuts de notre pays, comment s’étonner de voir s’élever tant de temples consacrés à Marie ?N.P.— En nommer quelques-uns (voir leçon pour 6e et 7e années), mentionner Notre-Dame du Cap, sujet de la leçon.Les élèves de la région de Trois-Rivières seront particulièrement intéressés à étudier l'histoire du sanctuaire Notre-Dame du Cap, de pèlerinage le plus fréquenté de notre pays.Les autres élèves seront aussi heureux de connaître les origines de notre pèlerinage « national ».Le Cap-de-la-Madeleine est une petite ville sise sur les bords du Saint-Laurent, à l’est du Saint-Maurice, en face de Trois-Rivières.Vers 1659, M.Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières devint propriétaire d’une étendue de terre au Cap-de-la-Madeleine, sur laquelle il fit construire une chapelle, la première du Cap.Plus tard elle fut transportée (à l’endroit actuellement occupé par le 1er groupe du Rosaire près du sanctuaire actuel) et elle devint alors la lre église paroissiale du Cap-de-la-Madeleine.Le 1er curé fut Messire Paul Vachon au cœur vibrant d’amour pour la sainte Vierge.Notons qu’il est de la famille de Mgr Alexandre Vachon, archevêque d’Ottawa, qui semble avoir hérité de la piété mariale de son illustre parent.Messire Vachon voulant garder à Marie cette terre déjà fécondée par tant de piété et de vertus, établit en 1694 dans sa paroisse, la confrérie du Saint-Rosaire, la première au pays comme l’atteste le diplôme d’érection conservé au sanctuaire.En 1714, Mgr de Saint-Vallier, évêque de Québec, visitant le Cap-de-la-Madeleine, constate que la petite église qui tombe de vétusté est devenue insuffisante; il demande alors aux paroissiens de construire une église de pierre.La pauvreté des paroissiens oblige le saint curé à quêter en dehors de sa paroisse.Les offrandes des habitants de la rive nord et de la rive sud étant insuffisantes, il recueille aussi des aumônes à Montréal, à Trois-Rivières et à Québec pour assurer le succès de son entreprise, donnant ainsi dès son origine un caractère « national » à l’église du Cap-de-la-Madeleine.En 1854, à l’occasion de la proclamation du dogme de l’immaculée Conception (le professeur devra donner ici quelques explications sommaires) un paroissien donne à son église une bien belle statue représentant la Vierge de la médaille miraculeuse, statue que l’on vénère encore aujourd'hui à Notre-Dame du Cap.L’Église construite par Messire Vachon (dédiée à sainte Madeleine) connaît des heures de piété mariale inoubliables, tout à l’honneur des paroissiens du Cap-de-la-Madeleine, à cette époque.Malheureusement, privée pendant plusieurs années de curés résidents, la paroisse se refroidit dans son amour envers la sainte Vierge, les fidèles en viennent même à déserter l’église et la confrérie du Rosaire sombre dans l’oubli! En 1864, M.l’abbé Luc Désilets est nommé curé.Il a tôt fait de mesurer l'étendue de sa tâche, et son zèle d’apôtre se met à l’œuvre.Un fait peu banal contribue à réveiller la piété des paroissiens.Qui connaît l’histoire du « pourceau qui égrène le chapelet ?» .N.P.— Si quelques élèves connaissent le fait, les laisser le raconter dans leurs propres mots, en les corrigeant au besoin, la leçon en sera plus vivante.La veille de l’Ascension 1867, M.le curé Désilets attend ses paroissiens au confessional en vue de la belle fête du lendemain.Il n’y vient personne.Le bon curé très désolé verse au pied de l’autel le trop plein de son cœur attristé de tant d’indifférence.Un bruit attire son attention .il fait quelques pas et voit devant l’autel de la confrérie du Rosaire si déserté, un pourceau avec un chapelet entre ses dents !.Tout de suite, le bon curé enlève le chapelet et chasse l’animal.Puis il tombe à genoux devant la sainte Vierge en se disant tristement: « Les pourceaux ramassent le chapelet que les hommes laissent tomber ».Il demande pardon à Marie d’un tel outrage et promet solennellement de rétablir la dévotion au rosaire dans sa paroisse.Le lendemain, jour de la fête, il raconte le fait à ses paroissiens, qui comprennent leur oubli, s’en repentent et reviennent sincèrement à leurs pieuses habitudes.Dans l’histoire de Notre-Dame du Cap, deux dates marquent des événements prodigieux: 1879-1888.Deux miracles ! miracles attestés par des personnes dignes de fois et qui sont vraiment le point de depart des pèlerinages à la Vierge du Rosaire, au Cap-de-la-Madeleine.Qui connaît le miracle de 1879 ?.N.P.— Si quelqu'un le connaît, en demander le récit.Une conversation bien dirigée reposera de la lecture et stimulera l'attention.L’église bâtie par le curé Vachon est bientôt trop petite pour la population du Cap-de-la-Madeleine.A l’automne de 1878, Mgr Lafleche, évêque de Trois-Rivières, donne l’ordre de 1954 LEÇON-TYPE 701 bâtir une autre église paroissiale plus grande.M.le curé Désilets et son vicaire, l’abbé Duguay mettent tout leur zèle à réaliser ce projet.Pour s’assurer la protection de la sainte Vierge dans cette pieuse entreprise, ils réunissent chaque dimanche, les paroissiens à l’autel de la confrérie du Saint-Rosaire pour la récitation du chapelet.Chaque semaine, les « Ave » montent confiants et nombreux vers la Madone.La pierre nécessaire à la construction de la nouvelle église a été préparée à Sainte-Angèle de Laval, sur la rive sud, de l’autre côté du fleuve: il faut donc la traverser au Cap.N.P.— Montrer sur la carte et bien localiser les endroits.C’est l’hiver ! il faut attendre que la glace soit bien prise sur le fleuve, assez solide pour porter le poids de lourdes charges.Or, cette année-là, la température est particulièrement douce et pluvieuse et la glace ne se forme que sur les bords: impossible de traverser! Les paroissiens redoublent de ferveur dans la récitation de leur chapelet du dimanche .Janvier, février passent .mars s’en vient ! A cette époque de l’année, il est humainement bien impossible que la glace prenne solidement sur le fleuve, mais le pieux curé et son vicaire ne perdent pas espoir.Avec la permission de son évêque, M.le curé fait alors un vœu.Il avait été décidé de démolir la vieille église et d’utiliser la pierre dans la construction de la nouvelle église.M.le curé Désilets promet de conserver la vieille église et de la dédier spécialement au culte du Saint-Rosaire, si le transport de la glace sur le fleuve devient possible.Le 14 mars, vers le soir, après une pluie de toute la journée, le vent se met tout à coup à souffler avec violence et poussent dans le courant les glaces attachées à la rive, elles s’entassent et se joignent de manière à former un pont jusque sur l’autre rive ! et un pont solide, capable de supporter les voitures chargées de pierre, alors que de chaque côté il n’y a que neige et glaces flottantes.Les « Ave » des paroissiens et de leurs prêtres avaient été plus puissants que le froid de l’hiver ! Pendant une semaine plus de 100 voitures circulent sur le pont miraculeux, sans qu’aucun accident ne se produise.Le transport fini, le soleil se hâte de fondre neige et glace, et tout disparaît ! Le prodige du « Pont des chapelets » a été immortalisé sur le terrain actuel du pèlerinage par la construction d’un pont orné de huit gigantesques chapelets, dont les 4 plus grands ont chacun 35 pieds de longueur.1888 ! autre date innoubliable dans l’histoire de Notre-Dame du Cap ! Autre miracle ! Qui le connaît ?.C’est le « Prodige des Yeux »?.N.P.— Là encore, le récit fait par un élève serait préférable, même s'il est inexact.Après la construction de l’église nouvelle, dédiée à sainte Madeleine, M.le curé Désilets selon la promesse qu’il avait faite à Marie, fait restaurer l’ancienne église.Après une toilette complète du plancher, des murs et de la voûte, il fait redorer le maître-autel et y place la « Madone aux yeux baissés » (cadeau de 1854) aux pieds de laquelle les chapelets des paroissiens ont obtenu le « pont de glace miraculeux ».Le 22 juin 1888, de grandes fêtes inaugurent le sanctuaire désormais consacré à honorer Notre-Dame du Rosaire.(Le sanctuaire actuel) Le soir de ce jour, un malade, Pierre Lacroix, se fait transporter dans la chapelle rajeunie pour prier Notre-Dame du Rosaire au pied de sa statue.M.le curé Désilets et le Père Frédéric franciscain, apôtre zélé de la dévotion au chapelet, accompagnent l’infirme.Pendant qu’ils sont tous les trois en prières: ô prodige ! la vierge ouvre les yeux, les élève et les dirige vers l’horizon lointain (du côté de Trois-Rivières, disent les témoins), son regard est naturel comme celui d’une personne vivante, empreint d’un peu de tristesse, ce prodige dure de cinq à dix minutes .Les trois témoins émus et joyeux ont raconté d’une façon tout à fait identique le « Prodige des Yeux » de la statue appelée depuis la statue miraculeuse.Par ce regard levé vers l’horizon lointain, la Vierge semble inviter tous ses enfants du Canada à aller la visiter dans ce petit coin de terre qu’elle a adopté pour en faire le théâtre de ses plus insignes faveurs.La bonté de Marie s’est en effet plus d’une fois manifestée dans son sanctuaire, où accourent tant de pèlerins depuis plus de 60 ans (1888).D’autres dates méritent de s’écrire dans l’histoire du sanctuaire de pèlerinage du Cap-de-la-Madeleine : 1892: - Fondation des Annales destinées à faire connaître les faveurs de Marie et à entretenir la ferveur mariale des Canadiens.1902 : - Le sanctuaire est confié aux Oblats de Marie Immaculée.1904: - Couronnement solennel de la statue miraculeuse.1909: - Les évêques du Canada réunis à Québec pour un concile forment le vœu suivant: « Il est désirable que les fidèles du Canada visitent en pèlerinages le sanctuaire de Notre-Dame du Cap ».Le sanctuaire est officiellement: (( national ».1939: - Le Souverain Pontife approuve et bénit le projet de construire une basilique mariale au Cap-de-la-Ma-deleine.1947:-Voyage triomphal de la statue de Notre-Dame du Cap, du Cap-de-la-Madeleine à Ottawa.1950: - Inauguration de la Croisade de la récitation du chapelet en famille. 702 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai Le 1er octobre, Phonorable Onésime Gagnon, au nom du premier ministre de la province, consacre la province de Québec au Cœur Immaculé de Marie dans son sanctuaire de Notre-Dame du Cap.N.P.— Tous ces événements méritent d'être commentés et expliqués.Nous ne pouvons pas le faire dans cette leçon.Le professeur donnera les détails qu'il jugera bon de faire connaître aux élèves.Nous dirons ici un mot de la cérémonie du couronnement.Vous avez déjà vu l’image de « Notre-Dame du Cap » ?.Vous avez sans doute remarqué que la Vierge aux yeux baissés porte un diadème de reine?.En effet notre madone nationale a été solennellement couronnée au nom du Pape Pie X en 1904, en l’année du 50® anniversaire des apparitions de Lourdes.A cette occasion de grandes fêtes se déroulent au Cap-de-la-Madeieine, et le 12 octobre, à 10 heures du matin, au son des cloches et du canon, en présence du délégué apostolique, de 14 évêques et archevêques, de plusieurs centaines de prêtres et d’une foule de 15,000 personnes, Mgr Cloutier, évêque de Trois-Rivières, dépose une couronne d’or sur le front de la statue miraculeuse du sanctuaire Notre-Dame du Rosaire, au Cap-de-la-Madeleine! Honneur insigne et unique dans l’histoire religieuse de notre pays! Pour avoir les honneurs d’un couronnement solennel, il faut des titres spéciaux; Rome en exige ordinairement trois: l’ancienneté du culte, l’authenticité des miracles, la venue de pèlerins au sanctuaire.L’histoire que vous venez d’étudier prouve que la Vierge du Cap mérite bien son diadème de Reine .: Reine du Canada ! Notons que la Vierge du Cap tient entre ses mains un rosaire doré dont les grains sont faits du bois des arbres du jardin de Gethsémani.Don du pieux franciscain, apôtre de Marie, le Père Frédéric, dont la cause de béatification est introduite à Rome.Depuis plus de 60 ans, Marie continue à attirer les foules et elle ne se lasse pas de secourir les misères spirituelles et corporelles qui sont confiées à son cœur de Mère: les prodiges de 1879 et de 1888 ont été le prélude d’une longue série de faveurs extraordinaires accordées aux pèlerins venus au sanctuaire de Notre-Dame du Cap.Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire les pages édifiantes des Annales de Notre-Dame du Cap, ou à visiter sa chapelle, là, de nombreux « ex-voto » attestent que Marie écoute favorablement ceux qui s’adressent à sa bonté.N.P.— Dire un mot de la glorieuse randonnée de Notre-Dame du Cap, en route vers Ottawa pour la tenue du congrès marial de juin i9à7.Les mots « congrès marial )) méritent quelques explications, le professeur devra les donner brièvement.Les élèves qui habitent entre Trois-Rivières et la frontière ontarienne ont peut-être vu l'imposant cortège de la Vierge en 19h7, s'en souviennent-ils?.Si oui, recueillir leurs souvenirs enfantins qui en diront plus que tous les merveilleux récits du professeur .Pour les autres, donner un bref aperçu.Partie de son sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine, la Madone se dirige vers Ottawa, semant partout les marques de sa tendresse et recueillant partout les pieuses et touchantes démonstrations d’amour filial de ses enfants.La statue miraculeuse est placée sur un trône qui rappelle « l’Arche d’Alliance » (dont on vous a parlé dans votre histoire sainte).Le char-automobile qui la porte évoque le « Pont des chapelets » que l’on voit sur le terrain du pèlerinage.« Le char de la Vierge n’aura pour tout moteur que l’amour de son peuple, il sera poussé à bras d’hommes » avait écrit le Père Supérieur du Cap-de-la-Madeleine .mais 2 semaines avant le départ, il a fallu renoncer à ce projet, car le char marial était trop lourd et le voyage aurait été trop long.Entre les arrêts, les pèlerins prenaient tous l’automobile et allaient à une assez vive allure; mais à la limite des villes ou des villages, tout le cortège se formait à pied et se joignait aux pèlerins de l’endroit venus acclamer leur « Reine » et l’escorter pendant tout le temps de son séjour parmi eux.Partout, le cortège soulève les foules qui jettent des fleurs, qui portent des oriflammes et des drapeaux, qui chantent, qui acclament, qui prient et .qui pleurent.Le char triomphal de la Madone passe dans 5 diocèses, de paroisse en paroisse, sous le soleil éblouissant de mai ou sous la pluie battante, rien n’arrête ce pèlerinage où se mêlent les prières, les chants, la joie, les sacrifices et le renoncement.La Vierge quitte le Cap-de-la-Madeleine le 1er mai sous une pluie froide et abondante: premier sacrifice demandé aux pieux pèlerins qui ne s’en effraient pas et partent quand même, à pied vers la ville des Trois-Rivières.La pluie et le verglas ont empêché la décoration des rues et des maisons, mais Trois-Rivières offre à Marie la plus belle décoration qui soit: une foule qui grelotte sous le frimas et qui chante quand même les louanges de la « Reine du ciel ».Premier arrêt fait dans un décor de pénitence et de sacrifice ! Jusqu’à son départ, la Vierge voit défiler à ses pieds, ses enfants de la cité trifluvieime, venus humbles et confiants déposer leurs hommages et exposer leurs besoins à la Mère si bonne qui les visite.Accueil qui se renouvelle partout, à chatpae halte, tout le long de l’itinéraire de ce pèlerinage marial.Le soir du 2 mai, le cortège reprend la route sur la rive nord du Saint-Laurent, visitant les villes et les villages jusqu’à Montréal où la Vierge séjourne 7 jours.Les paroisses, les couvents, les collèges, les hôpitaux ou autres institutions de cette ville qui reçoivent l’Auguste Visiteuse garderont longtemps le souvenir de ces heures de piété mariale ! Montréal, c’est encore « Ville-Marie » Les démonstrations enthousiastes de ces jours inoubliables l’ont prouvé ! En quittant Montréal, le char de la Vierge se dirige vers l’Outaouais, tantôt sur la rive sud, tantôt sur la rive nord.Notre-Dame reçoit 1954 LEÇON-TYPE 703 partout les honneurs les plus touchants, jusqu’à son arrivée dans la capitale canadienne: Ottawa où elle arrive le 10 juin.Le 16 juin, elle est installée triomphalement sur le trône qu’elle doit occuper durant le congrès, magnifique déploiement de tout ce que l’amour filial peut inventer de grandiose pour honorer une Mère ! Le congrès se termine le 24 juin.La Vierge du Cap reprend le chemin du retour et rentre « chez-elle » sans éclat, le 27 juin, par une belle soirée étoilée ! « Partie sous le grésil et la pluie, la Madone rentre au port dans l’allégresse d’une moisson d’étoiles » écrit Jean d’Orléans, dans le volume qui relate ce magnifique pèlerinage.Notre Madone « nationale » ne limite pas ses faveurs à la seule province de Québec.Elle a bien voulu répondre à l’invitation de ses autres enfants du Canada, elle a visité les provinces de l’Ouest où elle a reçu encore un accueil baigné de piété et d’amour.Tous se portèrent avec un enthousiasme délirant sur le passage de la « Reine du Canada », « Messagère de Dieu ».Pour la seule année 1950, le sanctuaire de la Vierge du Rosaire au Cap-de-la-Madeleine a reçu 717,000 pèlerins, dont 100,000 pour la seule fête du 15 août.Chiffres imposants qui disent l’insuffisance du sanctuaire actuel et la nécesstié de la future basilique que les Pères Oblats, gardiens du pèlerinage, veulent élever à la gloire de leur Immaculée Mère.La future basilique pourra contenir 2,500 personnes assises, dit-on, et ce sera une basilique vraiment nationale.Tout comme la première église bâtie par le dévoué curé M.Vachon, le temple d’aujourd’hui sera construit grâce aux aumônes venues de tous les coins du pays.Ajoutons que le vieux sanctuaire, relique du passé marial de ce coin de terre, sera jalousement conservé à la piété populaire et rappellera la foi des apôtres de Marie, religieux et laïques, qui ont illustré cette région.Petits enfants du Canada français, petits enfants d’une terre mariale, gardez toujours dans vos cœurs, une tendre dévotion à Marie: ce sentiment est un précieux héritage légué par nos ancêtres.1.Quels ont été les premiers missionnaires venus au pays P.Les Récollets ou Franciscains et les Jésuites.2.Quel vœu font les religieux et les pieux laïques de la colonie pour obtenir de Marie la conversion des sauvages de la Nouvelle- France P 3.Quel fut le premier instituteur à Trois- Rivières?.Le Frère Pacifique Duplessis.4.Nommez des apôtres de la région de Trois- Rivières P.Les Pères Buteux et Anne de Noue.5.Qui fonda la ville de Trois-Rivières P en quelle année?.Laviolette en 1634.6.Faites connaître l’amour que les fidèles d’alors portaient à la sainte Vierge?7.Quel sanctuaire de pèlerinage à Marie possède cette région P 8.Quel fut le curé fondateur de ce sanctuaire P 9.Quels prodiges marquent les années 1879 et 1888 ?10.A qui fut dédiée l’église paroissiale construite en 1879?._._.A Sainte-Madeleine, il y a aujourd’hui 2 autres paroisses au Cap-de-Ia-Madeleine: la paroisse Sainte-Famille et celle de Saint-Lazare.11.Quels événements marquent les dates 1904 et 1947 dans l’histoire du pèlerinage de Notre-Dame du Cap ?12.Où est située la ville du Cap-de-la-Made- leine ?(Se servir de la carie.) 13.Pour aller du Cap-de-la-Madeleine à Qué- bec, faut-il remonter ou descendre le fleuve?.pour aller à Montréal?.Pour aller à Québec, il faut descendre le fleuve, pour aller à Montreal, il faut remonter le fleuve.14.Si vous allez de Montréal,^ au Cap-de-la- Madeleine, aurez-vous à traverser le Saint-Maurice P.Oui, à Trois-Rivières, (montrez sur la carte), 15.Si vous aviez suivi Notre-Dame du Cap dans son pèlerinage vers Ottawa ?quelles grandes villes auriez-vous pu visiter P.Trois-Rivières, Montréal, Ottawa.16.Nommez en suivant sur la carte 3 autres endroits où a passé le cortège sur la rive nord du Saint-Laurent.17.Pour les élèves de la région de Montreal: Quel pont relie la rive nord du Saint-Laurent à l’île de Montréal P.Le pont de Repentigny.18.Qu’est-ce qui sépare les deux provinces de Québec et d’Ontario P.• .La rivière Outaouais.19.Aux enfants qui habitent non loin de la frontière ontarienne: Quel endroit marque les limites de notre province sur la rive sud de l’Outaouais P.Pointe-Fortune.20.Quelle est la capitale du Canada P.Ottawa.(montrer sur la carte) 21.Quelle ville est située en face d’Ottawa?.Hull.22.Comment pouvez-vous vous rendre au Cap- de-la-Madeleine P (Réponse selon la region.) 23.Si vous demeurez à Nicolet, devrez-vous traverser le fleuve pour aller au Cap P.Oui.24.Si vous demeurez au Lac Saint-Jean ?(Non en montrant sur la carte.) 704 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES NOTRE-DAME DES VICTOIRES À QUÉBEC Écoliers canadiens-français, qui aimez la sainte Vierge, comme vous devez être fiers des origines mariales de notre pays ! Notre patrie est née enveloppée de l’amour que portaient nos fondateurs à la « Douce Dame et Protectrice de la France )) ! Marie en retour manifesta à plusieurs reprises une maternelle protection à la colonie naissante, la sauvant maintes fois de mille dangers.Dès les toutes premières pages de notre histoire, nous lisons le nom de Marie.Dans son 2e voyage, Jacques-Cartier découvre une île en entrant dans le fleuve, il la nomme- Assomption.Durant l’hiver qu’il passe à Québec, une épidémie de scorbut éclate parmi les braves marins venus en Nouvelle-France, Cartier attache à un arbre une image de Notre-Dame de Roc-Amadour, vénérée dans son pays.Il demande aux malades de s’y rendre en procession en chantant les litanies et les psaumes, pour obtenir leur guérison.Vous savez de quelle manière touchante, Marie exauce les prières de ses enfants exilés sur cette terre nouvelle.(Voir leçon pour lTe année, revue de novembre 1950, pages 17If.et 175.) A l’endroit précis du pèlerinage de 1535, s’élève l’église de la paroisse de Saint-François d’Assise (à Québec), dont la crypte est dédiée en sanctuaire à Notre-Dame de Roc-Amadour pour garder le souvenir de la première manifestation de piété mariale en notre pays.Québec à peine recouvré en 1632 voit s’élever une église sous le vocable de Notre-Dame de la Recouvrance et Champlain, le pieux fondateur de Québec établit la fête du 8 décembre, comme tribut d’hommage et de reconnaissance à la Mère du ciel qui a permis son retour dans la Nouvelle-France.Les premiers missionnaires, Franciscains et Jésuites implantent l’amour et le culte de Marie dans tous les postes et missions confiés à leur zèle apostolique.Que dire de l’amour ardent qui portaient à la Mère de Dieu tous les héros et martyrs qui ont fécondé de leur sang le sol de la Nouvelle-France.Nous ne reviendrons pas sur l’intervention miraculeuse de la sainte Vierge dans la fondation et la suvivance de Ville-Marie.Cette épopée mariale est une belle page de notre histoire que nous avons déjà étudiée.(Voir « L'Enseignement primaire », novembre 1950, pages 183 à 189.) Arrêtons-nous à ce qui fait la célébrité de l’église Notre-Dame des Victoires à Québec, dont l’histoire est intimement liée à l’histoire militaire de notre pays.En 1680, Mgr de Laval demande au roi Louis XIV de concéder la place dite fait un magnifique travail appelé à intensifier notre amour pour notre Mère du Ciel.Le peuple canadien-français se souvient de ses origines mariales dans toutes les circonstances heureuses ou malheureuses, se révèle une tendre confiance à l’immaculée Mère de Dieu.Des manifestations publiques ont prouvé plus d’une fois que le culte d’amour envers Marie fait partie de notre héritage national.Parmi ces manifestations publiques, mentionnons la tenue des congrès mariais à Québec en 1929, en Acadie en 1931, à Ottawa en 1947 et à Montréal en 1948.A Ottawa, c’est tout un peuple qui a magnifiquement chanté les louanges de Marie et ses chefs n’ont pas craint de s’agenouiller pour renouveler solennellement sa consécration au Cœur Immaculée de Marie.Pourquoi n’écrirait-on pas dans l’histoire religieuse de notre pays: « 1950 est Pannée de la croisade du chapelet en famille, croisade qui rapporta un consolant résultat, puisque 2,216,547 personnes ont signé la promesse de réciter le chapelet en famille chaque jour.Une multitude d’Ave montent par conséquent quotidiennement vers la « Reine du Canada ».Comme conclusion pratique de cette leçon, lisons ces lignes du Père Conrad-M.Morin, o.f.m.: « Soyons de loyaux sujets d’une telle Reine! Mais, soyons-le avant tout d’esprit, de volonté, de cœur! Soyons, en somme, fidèles à la tradition mariale de nos ancêtres! Il y va non seulement de la vitalité de notre christianisme et de l’assurance de notre salut, mais peut-être aussi de la survivance française et catholique de notre race! N.P.— Les professeurs de 6e année choisiront parmi les questions ci-dessous celles qui répondent au programme de leur classe.1.Demeurez-vous au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest de Québec ?2.Qu’est-ce qu’un cap ?Comment se nomme le cap sur lequel on a fondé Québec ?3.Quel nom porte aujourd’hui l’île baptisée: « Assomption » par Cartier ?.L’île d’Anticosti.4.Tracez les deux rives du Saint-Laurent, placez Québec, l’île d’Anticosti et 3 autres endroits dont on vous parle dans le texte que vous venez de lire.5.Si vous voulez aller en pèlerinage à Notre- Dame des Victoires à Québec, comment vous y rendrez-vous ?Pour les écoliers de Québec: Où est exactement l’église Notre-Dame des Victoires ?Comment vous y rendez-vous ?6.Quelles provinces remplacent ce qui s’appe- lait autrefois l’Acadie ?Nommez un lieu de pèlerinage à Marie dans l’une de ces provinces ?7.Si vous habitez Régina, quel lieu de pèleri- nage pouvez-vous facilement visiter ?8.Quel est le lieu de pèlerinage le plus rappro- ché de votre localité ?Comment pouvez-vous vous y rendre ?9.On dit que les zouaves pontificaux ont prêté un serment de fidélité aux pieds de Notre-Dame des Victoires avant leur départ pour Rome, donnez le pays, la partie du monde, le fleuve, la nationalité, le grand personnage qu’évoque le mot Rome?.L’Italie, l’Europe, le Tibre, la nationalité italienne, le pape.10.On dit que des visiteurs viennent à Notre- Dame des Victoires de plusieurs^ pays de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, de l’Europe et même de l’Asie._ Nommez des pays d’où viennent les visiteurs qui vont à Notre-Dame des Victoires ?.Guatémala, Honduras, Argentine, Brésil, Chili, la France, l’Angleterre, l’Espagne, les Indes, la Chine, le Japon, etc.11.Par quelles routes les voyageurs de ces divers pays peuvent-ils venir à Québec ?(La réponse doit se donner sur la carte.) 12.Les touristes venant de New-York, de Boston, de Baltimore peuvent-ils faire tout le voyage en bateau ?.Oui, par l’Atlantique et le fleuve Saint-Laurent.ï 13.Quelle épreuve eut à subir Cartier dans l’hiver qu’il passa à Stadaconé ?.Le scorbut.14.Quel acte de piété accomplit Cartier pour obtenir la guérison de ses hommes ?15.Quelle chapelle à Québec garde le souvenir de ce premier pèlerinage ?16.Quel fut le fondateur de Québec P _ Faites connaître son grand esprit chrétien.17.Que vous rappellent ces mots: «Quebec à peine recouvré en 1632 » ?.— • • La prise de Québec par les frères Kerk en 1629 et la remise de la Nouvelle-France à la France en 1632.18.Nommez des missionnaires qui ont implanté la dévotion à Marie dans la Nouvelle-France ?(La réponse peut varier.) 19.Quel fut le premier évêque de la Nouvelle- France ?A quelle œuvre se dévoua-t-il particulièrement dans son immense diocèse ?Quel fut son successeur ? 1954 LEÇON-TYPE 707 atm.îll« red 20.Que rappellent les dates 1690 et 1711 que vous voyez écrites dans l’église de Notre-Dame des Victoires ?21.Qui était gouverneur de la Nouvelle-France: a) en 1690 ?.Frontenac.b) en 1711?.Le marquis de Vaudreuil.22.Par quelle parole Frontenac s’est-il rendu célèbre lors du siège de Québec ?23.Qui commandait l’armée de terre qui voulait attaquer la Nouvelle-France: a) en 1690 ?.Winthrop.b) en 1711 ?.Nicholson.c) D’où venaient ces armées de terre ?.De la Nouvelle-Angleterre.24.a) Quel amiral anglais voulut faire le siège de Québec en 1690?.Phipps.b) Qui commandait la flotte anglaise qui périt sur le récif de l’île aux Oeufs ?.Walker.25.Comment les Canadiens ont-ils immortalisé ces marques évidentes de la protection de Marie ?.En donnant à l’église de la basse-ville en 1690 le nom de Notre-Dame de la Victoire et en 1711 celui de Notre-Dame des Victoires.26.Que vous rappellent ces mots le bombarde- ment de 1759 ?.Le siège de Québec lors de la guerre de Sept ans.27.Quel grand changement apporta la guerre de Sept-Ans pour le Canada ?.La cession à l’Angleterre.28.A quel danger échappa plusieurs fois la précieuse église de la basse-ville?.A l’incendie en 1838, en 1840, en 1854.29.Pourquoi l’année 1888 fut-elle l’occasion de grandes fêtes pour l’église Notre-Dame des Victoires ?Quel honneur lui fut fait en 1946 ?30.Donnez des dates qui pourront s’écrire dans l’histoire religieuse de notre pays pour signaler la dévotion des Canadiens français envers Marie ?.Plusieurs; entre autres: 1947, congrès marial à Ottawa.1950: grande croisade pour la récitation du chapelet en famille.HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES NOTRE-DAME DE GUADELOUPE Note pédagogique.— La dévotion à la Madone est très répandue en Amérique latine.Comme elle l'est d'ailleurs par toute la terre.Nombreux sont les lieux où Marie a affirmé sa maternité divine et la toute-puissance de la prière.Ses sanctuaires se multiplient au rythme des faveurs spirituelles et temporelles dont elle ne cesse de gratifier ceux qui croient, qui soufrent, qui aiment et qui espèrent.On l'invoque sous tous les vocables.Elle répond dans toutes les langues.Sa patrie n'a pas de frontière: elle est immense comme son amour pour les hommes que son Fils est venu sauver.Avant de traiter le sujet qui nous intéresse plus particulièrement, Notre-Dame de Guadeloupe, nous voulons signaler deux autres sanctuaires de l'Amérique latine dont l'histoire est venue jusqu'à nous.Notre-Dame del Cobre, à Cuba, remonterait à l’époque de Christophe Colomb.Une statue, dite Notre-Dame de la Charité, fut emportée par les Espagnols qui composaient l’équipage du découvreur de l’Amérique.Après plusieurs périgrinations, la statue fut conservée à Cuba où on lui éleva une magnifique basilique qui reçoit chaque année des pèlerins de toutes les couleurs.Tous sont animés d’une même foi en celle qu’ils invoquent en leur langue: Nuestra Senora de la Caridad del Cobre.Le culte que la République Argentine rend à la Mère de Dieu remonte à plus de trois cents ans.En l’an 1630, une statue miraculeuse s’arrêta à 12 lieues de Buenos-Aires, dans la ville de Lujan.Elle s’y installa à demeure et depuis, ne cesse de prodiguer ses faveurs aux trois républiques de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay. 708 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai Les offrandes apportées à Notre-Dame de Lujan sont innombrables.Le maître-autel, les murs, les colonnes, les couloirs sont tapissés d’ex-voto et d’argent.En plus de ces témoignages visibles, les gardiens du sanctuaire conservent dans des armoires d’autres ex-voto, les uns en argent, évalués en tonnes, les autres en or (il y en a des quintaux), et des kilos de pierres précieuses.Pour la confection de l’ostensoir, l’artiste à reçu 9 kilos d’or et dix mille perles.A côté du témoignage des riches, s’étale celui des pauvres: des béquilles et d’humbles objets en cire, des images, des chapelets, des dons divers qui publient, en même temps que les bontés de Notre-Dame de Lujan, l’amour et la gratitude de ses enfants.Sous le vocable de « Notre-Dame de Guadeloupe », s’élève, près de Mexico, un pieux sanctuaire dédié à la Mère de Dieu.Il rappelle l’histoire touchante de la Dame très belle qui se pencha vers une humble famille d’indiens pour dicter un message de paix et d’amour.Juan Diego, sa femme Lucie et l’oncle Bernardin sont tous trois d’une foi naïve et d’une piété sincère qui rappellent celles des premiers chrétiens.Par un matin de décembre 1531, sur la route qui le conduit à Mexico où il se rend à la messe, Diego entend soudain une voix suave qui l’invite à s’approcher.Levant les yeux vers la colline, il voit une nuée transparente environnée d’une lumière plus vive qu’un soleil radieux.L’indien ressent quelque chose d’infiniment doux.Un bonheur indicible pénètre tout son être.Une seconde fois, il entend l’appel: « Juan, viens ».Obéissant à l’invitation.l’Aztèque gravit la pente escarpée.Ses regards se portent alors sur une femme d’une grande beauté.« Où vas-tu, mon enfant?» — «A Saint-Jacques, pour y entendre la messe en l’honneur de la Mère du Sauveur.» — «C’est bien, mon fils; ta dévotion m’est agréable ainsi que l’humilité de ton cœur.Sache donc que je suis cette Vierge, Mère de Dieu, auteur de la vie et protecteur des faibles.Je veux qu’on bâtisse ici un temple où je me montrerai ta tendre Mère, celle de tes concitoyens et de tous ceux qui invoqueront mon nom avec confiance.Va de ma part trouver l’évêque et raconte-lui fidèlement tout ce que tu as vu et entendu.» Juan Diego s’empresse d’aller porter le message à l’évêque de Mexico qui l’écoute avec bienveillance mais le laisse partir sans rien lui promettre.Sur le chemin du retour, il a la joie de revoir la Madone qui lui réitère son désir.Aussi, dès le lendemain, Diego revient à la charge auprès de Mgr de Zumarraga.— « Si c’est la très sainte Vierge qui t’envoie, qu’elle le prouve, lui dit l’évêque.Si elle veut une église qu’elle me donne un signe de sa volonté.Marie ne parait nullement froissée de la condition posée.— « Viens ici dès demain et je te donnerai une marque certaine de la véracité de tes paroles.» La maladie soudaine de l’oncle Bernardin empêcha l’Indien d’être fidèle au rendez-vous.En quelques heures, l’état du vieillard fut si critique que Diego s’empressa d’aller chercher un prêtre.Comme il longeait la colline des apparitions, la Dame se présenta de nouveau à sa vue.— « Ne t’afflige pas de la maladie de ton oncle.Ne sais-tu pas que je suis ta mère et que tu es sous ma protection?Présentement, ton oncle est guéri.» — «Alors, belle Dame, donne-moi le signe dont tu m’as parlé, s’écrie Diego qui ne doute pas un instant de la guérison du malade et qui est déjà prêt à retourner chez l’évêque.— « Monte jusqu’au sommet de la colline, lui dit la Vierge.Coupe les roses que tu y trouveras, mets-les dans ton manteau et apporte-les moi.Je te dirai quelle conduite tenir ensuite.» Des fleurs fraîches et éclatantes s’offrent à la vue de l’Indien.Ravi, il en compose une gerbe qu’il présente à la Vierge.— « Porte-la de ma part à l’évêque; c’est là le signe certain de ma volonté.Qu’on ne tarde pas d’ériger un temple en mon honneur.» L’humble ambassadeur de la Reine des Cieux reprend allègrement la route de Mexico.Au palais épiscopal, il doit faire antichambre.Pendant qu’il attend, des serviteurs poussés par la curiosité entr’ouvent son manteau et cherchent à s’emparer des roses.Quelle n’est pas leur surprise de voir les fleurs s’évanouir à l’instant faisant place à des simples dessins sur l’étoffe.Averti, l’évêque fait appeler l’Indien qui lui exprime de nouveau le désir de la Vierge et lui présente les fleurs du miracle.Une seconde merveille s’opère à l’instant: sur le fond du manteau apparaissent les traits de la Vierge.Profondément ému.Mgr de Zumarraga prend le précieux manteau qu’il dépose avec respect dans son oratoire.La nouvelle se répand rapidement.De partout, les fidèles accourent pour contempler et vénérer la sainte relique.Dès le jour suivant, une foule immense accompagne l’évêque qui se rend à la colline où Diego, doit lui indiquer l’endroit des apparitions.Mais Diego ne sait plus.Tout absorbé par les merveilles qui se déroulaient sous ses yeux, il n’a point remarqué le point précis où la Vierge lui est apparue.Un autre prodige vient le tirer d’embarras: une source jaillit subitement et marque le lieu béni.Cette source n’a pas cessé de couler depuis et ses eaux ont opéré des guérisons innombrables.Aux commissaires envoyés par l’évêque pour constater la guérison de Bernardin, celui-ci raconte: « Au moment où j’allais succomber, Marie a daigné se montrer à moi pour me rendre la santé et me laisser ce message: — Qu’un sanctuaire me soit érigé sous le vocable de Notre-Dame de Guadeloupe. 1954 LEÇON-TYPE 709 Admirable délicatesse de la très sainte Vierge! En effet, la plupart des conquérants qui fondèrent l’empire du Mexique venaient d’une province d’Espagne où se dresse la ville de Guadeloupe, très chère aux Espagnols.En apparaissant sous les traits d’une noble Indienne et en déclarant à Diego qu’elle se montrerait la tendre Mère de ses concitoyens, Marie prenait la défense de ce pauvre peuple païen durement opprimé par les conquérants.Cette bienveillance attira les cœurs mexicains à la Vierge de Guadeloupe et les conquit à la foi catholique.Marie inonda son peuple de grâces.En 1544, elle délivra Mexico d’une cruelle épidémie; quatre-vingt-cinq ans plus tard, de la terrible inondation d’un lac voisin.En 1737, la peste qui sévissait en cette ville cessa instantanément à la suite du vœu de ses habitants de proclamer Notre-Dame de Guadeloupe patronne principale de la Nouvelle-Espagne.Bienfaits sans nombre ainsi que l’attestent plus de cinq cents églises et chapelles qui lui ont été dédiées au Mexique, en Amérique, voire même en Europe et en Asie.Les Mexicains sont fiers de leur Madone et, lors des guerres de l’Indépendance, en 1810, la sainte image fut reproduite sur le premier drapeau national.Au mois d’octobre 1944, Mgr Martinez, archevêque de Mexico, proclama une année jubilaire qui devait se clore par des cérémonies grandioses.Cérémonies qui furent ^présidées par le légat papal de S.S.Pie XII, S.Eminence le cardinal R.Villeneuve, archevêque de Québec et primat du Canada.En cette circonstance, des milliers de pèlerins s’unirent pour glorifier leur Reine, la céleste patronne de toute l’Amérique latine, Notre-Dame de Guadeloupe.La plus appréciée de toutes les offrandes fut certainement celle des étudiants de toutes couleurs qui restent la grande force spirituelle du nouveau continent.Puissent les catholiques qui sortent à peine d’une persécution sanglante organisée par les francs-maçons et les communistes triompher à jamais des forces du mal, par la toute-puissante protection de Notre-Dame de Guadeloupe.D’après « Message Marial ».Les Frères des Ecoles chrétiennes.QUESTIONNAIRE 1.Où s’élève le sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe ?2.Qu’est-ce que Mexico P 2.Situez la capitale du Mexique par rapport à Vera-Cruz P 4.Laquelle des deux villes est un des plus grands ports du pays P 5.Pourquoi le sanctuaire de Notre-Dame s’élève-t-il à quelques milles de Mexico et non à Mexico même P 6.A quelle époque la Vierge exprima-t-elle le désir d’être honorée sous le nom de Notre-Dame de Guadeloupe P 7.A qui s’adressa sa demande P 8.Que savez-vous de cette humble famille aztèque P 9.Notez-vous une préférence de la part de la Mère de Dieu, à chacune de ses apparitions, pour les pauvres et les humbles P 10.En quels autres endroits et à qui est-elle apparue ?11.Juan Diego était un aztèque.Que savez- vous de cette race P 12.De quels éléments se compose actuellement la population mexicaine ?13.Parmi les Créoles, descendants d’Euro- péens, peut-on croire que ces derniers étaient surtout des Espagnols P 14.A quel moment de l’histoire, Fernand Cortez fit-il la conquête du Mexique P 15.Où repose son tombeau P 16.Quel est le plus somptueux temple catho- lique de l’Amérique P 17.De quelle façon les Mexicains secouèrent-ils le joug espagnol vers 1810 P 18.Comparez la superficie du Mexique à celle de la province de Québec P 19.Le climat mexicain est-il le même que le nôtre P 20.Quels produits miniers trouve-t-on au Mexique P 21.Les poteries mexicaines ainsi que certains bi- joux se vendent-ils sur le marché canadien P 22.Quelle est la religion du pays P 23.La dévotion des Mexicains à l’endroit de Notre-Dame s’est manifestée de quelle façon, lors des guerres de l’Indépendance P 24.Sous quels traits Marie apparut-elle à Diego P 25.Pourquoi choisit-elle le nom de Guadeloupe qui n’était pas alors un nom mexicain P 26.Comment Marie se montra-t-elle la tendre Mère des concitoyens de Diego P 27.De quelle façon ces derniers eurent-ils à souffrir des conquérants ?28.De quelles grâces spirituelles Marie combla- t-elle son peuple P 29.N’y eût-il que des grâces spirituelles obte- nues par l’intercession de Notre-Dame ?30.En quelle année Mexico fut-il délivré d’une première épidémie P 31.Quel vœu firent les Mexicains lors de l’épi- démie de peste en 1737 P 32.Environ combien d’églises et de chapelles lui ont été dédiées depuis P 33.Citez la première guérison obtenue par Notre-Dame de Guadeloupe ?34.Cette première fut-elle la seule P 35.A quel titre S.Eminence le cardinal R.Villeneuve assista-t-il aux fêtes de Guadeloupe P 36.S.Éminence le cardinal Villeneuve est-il encore l’archevêque de Québec P 37.Que signifient l’expression: « des étudiants de toutes couleurs P » 38.Quand eut lieu la persécution religieuse dont il est question dans le texte P 39.Le sang des martyrs inonda-t-il le sol mexi- cain comme dans la JFtome païenne, aux premiers temps de l’Église P 40.Comment les Mexicains, à l’instar de tous les autres peuples de la terre, pourront-ils triompher du mal P 710 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai DIXIÈME, ONZIÈME et DOUZIÈME ANNÉES LE VOYAGE DE LOURDES De tous les messages mariais communiqués à la terre, celui de Bernadette Soubirous est certainement le plus connu.— « Je suis l’immaculée Conception )) — Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre — « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! » Nous nous attarderons donc au rocher de Massabielle.Mais avant d’entreprendre « Le voyage de Lourdes », nous voulons saluer la Vierge invoquée en d’autres lieux et sous de multiples vocables.En France, c’est aussi Notre-Dame de Boulogne, au nord, Notre-Dame des Victoires, à Paris, successivement désignée sous les noms de Notre-Dame de Montaigu, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame de Savonne; Notre-Dame de la Garde, à Marseille; Notre-Dame de Fourvière, la reine de Lyon; Notre-Dame du Laus, au sud; Notre-Dame de la Salette; Notre-Dame de Pontmain, aux confins de la Normandie et de la Bretagne; Notre-Dame de Pellevoisin, à 70 milles environ de la ville de Tours.L’Espagne nous offre Notre-Dame de Montserrat, non loin de Barcelone, Notre-Dame de Guadeloupe, en Estramadure; Notre-Dame del Pilar, à Saragosse.Si l’on mentionne le Portugal, immédiatement un nom nous vient aux lèvres' Notre-Dame de Fatima.Après Notre-Dame de Lorette où se trouve la maison habitée par la Sainte Famille à Nazareth, l’Italie ne prie-t-elle pas encore Notre-Dame du Bon Conseil, à 10 milles au sud de Rome ?La Belgique s’enorgueillit de posséder Notre-Dame du Hal, à 3 lieues de Bruxelles, Notre-Dame de Beauraing; Notre-Dame d’Asemberg, au sud de Bruxelles et Notre-Dame de Banneux, à l’est de Liège.En Suisse, dans la Forêt-Noire, c’est Notre-Dame des Ermites (d’Einsiedeln) qui attire chaque année des milliers de pèlerins.En Pologne, la dévotion mariale est très fervente.Entre Varsovie et Cracovie s’élève Notre-Dame de Chestochowa, comparable à nul autre temple chrétien pour l’opulence de ses trésors.En 1947, lors de l’assemblée annuelle de l’épiscopat polonais, un million de pèlerins se réunirent au célèbre sanctuaire.La terre entière publie les louanges de Marie.A tous les âges de l’humanité, comme sous tous les climats, elle s’est révélée la Vierge prudente, la Mère aimante, le Refuge des opprimés, la Force des faibles et la Dispensatrice des grâces divines.Qu’en cette année mariale, elle règne en Souveraine sur tous les cœurs ! (( Si celle-ci guérit, je croirai aux miracles ».Dr Alexis Carrel.Au-dessus des rampes monumentales qui montent de l’église inférieure jusqu’à la basilique toute blanche avec sa flèche élancée, la place du Rosaire était baignée de lumière .Il était à peu près deux heures.Quelques pèlerins isolés s’accoudaient aux rampes de la basilique, et celle-ci, élégante et svelte, semblait s’élancer dans le ciel bleu, comme le jet d’une lumière éperdue.Suivi d’un ami, Carrel se dirigea vers les piscines.Il franchit la haute route, dont l’om- bre se projetait sur le sol tout blanc bordant le Gave, et sentit la fraîcheur qui régnait sous les arbres.Dans l’air léger, un souffle parfume passait.Les malades n’étaient pas encore arrivés.Carrel entra et s’assit sur un banc,^ à la porte de la piscine des femmes.Un vent léger agitait le feuillage sombre des platanes.Des taches de soleil remuaient doucement sur le sol dallé.Sous la frondaison obscure, il apercevait les prairies situées au delà du Gave, la chaîne basse 1954 LEÇON-TYPE 711 des collines parsemées de métairies aux murailles blanches et le ciel d’un bleu vibrant, où passaient quelques nuages lumineux.Dans le lointain, une petite cloche jeta l’appel de sa voix d’argent.Une cigale chanta.C’était une vision de calme fraîcheur, de joie et de repos.La paix délicieuse de l’heure dissipait ses préoccupations scientifiques, son souci constant de départ.Il se hâtait de goûter le charme étrange de la terre de Lourdes, où, dans une lumière d’une ineffable douceur, toutes les horreurs humaines viennent se montrer.Un groupe de pèlerins arriva.Puis des centaines de malades.A .et un monsieur à guêtres jaunes étaient attelés à un brancard.Marie Ferrand y gisait sur le dos, toute mince sous sa couverture marron, qui bombait au niveau du ventre.La respiration était rapide et courte.Au-dessus de sa face de cadavre, l’infirmière tenait ouverte une ombrelle blanche.La malade semblait avoir perdu connaissance.Carrel saisit le poignet.Le pouls battait la campagne, la figure était terreuse.Il disposa près de lui, sur un banc, la seringue de Prevaz et la bouteille d’éther, puis il attendit.« Qu’il est donc difficile, songeait-il, de fixer l’avenir d’un malade! Il est bien évident que cette jeune fille est perdue.Mais je ne suis pas capable de savoir si elle mourra dans une heure, ou dans trois ou quatre jours.Si elle venait à mourir dans la piscine, je serais curieux de voir l’impression produite sur les pèlerins, parce que cela semblerait la faillite du miracle.» Sa pensée se concentrait sur Marie Ferrand dont il connaissait l’histoire, la vie de tuberculeuse écoulée dans les hôpitaux.Passant de la pleurésie à la péritonite tuberculeuse, elle allait mourir sans avoir connu de la vie le charme du printemps et de l’amour.Cependant, elle était moins malheureuse qu’elle ne le semblait, car elle croyait au Christ qui était son espoir et sa seule pensée.La petite voiture de Marie Ferrand quitta la piscine.En hâte Carrel s’approcha.L’état de la moribonde ne s’était pas modifié.« On lui a fait seulement quelques lotions sur le ventre, dit l’infirmière: les dames n’ont pas voulu la baigner.Nous allons la porter devant la grotte de Massabielle.Un prêtre se mit à genoux en face des malades et de la foule.Il éleva vers le ciel ses bras en forme de croix et récita des invocations.Un tel espoir jaillissait de sa clameur qu’on eût dit qu’elle montait directement vers la Vierge.« Sainte Vierge, guérissez nos malades », reprit la fou h; en un cri puissant qui ondulait comme la houle.Une sorte de souffle parcourait la foule.Quelque chose d’insaisissable, de puissant, d’irrésistible et de silencieux courait à travers elle, souleA'ant les volontés, ainsi que la tourmente sur la montagne.Carrel sentait distinctement cette impression puissante qui lui serrait la gorge et lui crispait les bras.Sans savoir pourquoi, il avait envie de pleurer.Que devait être l’impression des malades, aggravée par leur faiblesse, si un homme en pleine santé, comme Carrel, l’éprouvait à ce dégré.Il regardait tous les malades, surtout les nerveux, et s’attendait à les voir se lever en criant leur guérison dans la joie.Personne ne bougea.Il se rendit à la grotte.Il était environ deux heures et demie.Sous le rocher de Massabielle, la grotte brillait des mille feux de ses cierges.Des chapelets, des béquilles couvraient ses parois et son entrée.Et, à travers la haute grille de fer qui défend son abord, on voyait une statue de la Vierge, droite, dans l’enfoncement du roc où autrefois Bernadette avait vu la Dame blanche illuminée, F Imm aculée-Conception.Au premier rang, tout contre la barrière, une civière était déposée sur le sol, celle de Marie Ferrand.La malade respirait à peine; elle semblait être à l’agonie.Tout à coup, il sembla à Carrel que l’aspect de sa figure se modifiait, que les reflets blêmes disparaissaient, que sa peau était moins pâle.« Je suis halluciné », se dit-il.Se penchant sur la balustrade, il tendit toutes ses facultés d’attention sur Marie Ferrand ne regardant plus qu’elle.Il sentait que quelque chose allait arriver.Carrel se raidit contre une légère émotion.La figure de Marie Ferrand se modifiait toujours.Ses yeux brillants fixaient la grotte.Carrel se sentit pâlir.Stupéfait, il voyait, vers la ceinture, la couverture se déprimer peu à peu au niveau du ventre.Au bout de quelques minutes, la tuméfaction du ventre semblait avoir complètement disparu.II s’approcha alors de Marie Ferrand, observa sa respiration et regarda son cou.Le cœur, quoique très rapide, battait régulièrement.« Comment vous sentez-vous », lui demanda-t-il ?» — « Très bien, pas très forte, mais je sens que je suis guérie », répondit tout bas la malade.Au bout de quelques moments, elle souleva la tête, remua un peu et se mit sur le côté sans donner la moindre signe de douleur.Il était environ quatre heures.Carrel ne parlait plus, ne pensait plus.Cette chose inattendue était à tel point contraire à toutes ses prévisions qu’il croyait rêver! C’était la chose impossible, c’était la chose inattendue, c’était le miracle qui venait de se produire! Une jeune fille mourante était guérie.— « Me voilà donc mêlé à une histoire de miracle.Si vraiment c’est un miracle, il faut admettre la puissance surnaturelle.Tout cela est si extraordinaire! Quelle est cette force qui sort de l’eau de Lourdes?Au fond, je n’y comprends rien ».Quelques heures après, il retrouvait la jeune fille à l’hôpital, assise sur son lit.Ses yeux brillaient dans sa figure grise encore décharnée, mais mobile et vivante, avec un peu de rose aux joues.La commissure des lèvres au repos gardait un pli douloureux, empreinte des années de souffrances.Mais de toute sa personne émanait un indéfinissable sentiment de calme qui rayonnait autour d’elle et illuminait de joie la triste salle.« M.le docteur, je suis complètement guérie, dit-elle à Carrel qui était allé auprès d’elle.Je me sens très faible mais il me semble que si je le voulais, je pourrais marcher.» — « Qu’allez- 712 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai vous faire maintenant que vous êtes bien pénétrée de la possibilité de votre miracle et de la guérison?» — Tout simplement, elle répondit: « J’irai chez les religieuses de saint Vincent de Paul et je soignerai les malades.» Pour qu’on ne vît pas son émotion, Carrel sortit.En lui, impérieusement, se levait le besoin de connaître la cause des phénomènes étonnants qui se déroulent à Lourdes.Il se promena longtemps sur l’immense plateforme qui précède l’entrée de la basilique.Des voix nombreuses s’élevaient à l’intérieur du sanctuaire.Un groupe de pèlerins basques garnissait la nef jusqu’aux portes de l’église.Carrel s’avança vers le seuil.Dans l’éblouissement des lumières et des ors s’élevait le chant de l’orgue et des voix sonores.Il s’assit à côté d’un vieux paysan, sur une chaise, et, la tête dans ses mains, longtemps il resta immobile, bercé par les cantiques de la nuit, tandis que du fond de son âme montait cette prière: « Vierge douce, secourable aux malheureux qui vous implorent humblement, gardez-moi.Je crois en Vous.Vous avez voulu répondre à mon doute par un miracle éclatant.Je ne sais pas le voir et je doute encore.Mais mon plus grand désir et le but supérieur de toutes mes aspirations est de croire, de croire éperdument, aveuglement, sans plus jamais discuter ni critiquer.Votre nom est plus doux que le soleil du matin.Prenez le pécheur inquiet et au cœur agité, au front plissé, qui s’épuise à chercher des chimères.Sous les conseils profonds et durs de mon orgueil intellectuel, gît, malheureusement étouffé encore, un rêve, le plus séduisant de tous les rêves, celui de croire en Vous et de Vous aimer, comme les moines à l’âme blanche.» D’après « Le Voyage de Lourdes », Dr Alexix Carrel.QUESTIONNAIRE 1.Dans quel pays d’Europe situez-vous Lour- des ?2.Un groupe de Londonniens organisent un pèlerinage à Lourdes.Quels itinéraires peuvent-ils suivre ?3.Où s’étendent les Alpes ?4.Quelles montagnes séparent la France de l’Espagne ?5.Connaissez-vous un célèbre sanctuaire ma- rial situé dans les Pyrénées ?6 En quelle année la Vierge de Lourdes apparut-elle à Bernadette ?7 Quel message lui donna-t-elle ?8.Sous quel nom se présenta-t-elle à l’humble fille des Soubirous ?9.Le dogme de l’immaculée Conception avait-il été promulgué à l’époque des apparitions ?10.Quelle autre prérogative de la Vierge fut décrétée dogme de foi, durant la présente année scolaire ?11.Le Dr Alexis Carrel, en voyage à Lourdes pour examiner les malades, avait fait des études médicales poussées, à Paris.Qu’est cette ville, par rapport à la France?12.Est-elle vraiment la métropole littéraire, scientifique et artistique du monde entier ?13.A-t-elle une industrie spéciale ?14.Qu’est-ce que le Canada importe de la mère- patrie ?15.Est-il juste de croire que Rouen fut, jadis, la métropole religieuse du Canada ?16.Quelles races ont contribué à former le peuple français ?17.De quelle façon la France catholique rayon- ne-t-elle dans le monde ?18.Vers 1858, lors des apparitions de la Vierge à la grotte de Massabielle, la France était-elle une république (forme actuelle du gouvernement) ou une monarchie ?19.Nommez les plus connues des stations ther- males de la France ?20.Vers le début du siècle, le Dr Carrel était prosecteur (celui qui prépare les dissections pour un cours d’anatomie) à la faculté de Lyon.Par quoi cette ville est-elle surtout célèbre ?21.Les pays qui entourent la France sont-ils tous des pays alliés ?Motivez votre réponse.22.La ville de Rome existait-elle sous l’empire romain ?En reste-t-il des vestiges ?Quelle est sa situation par rapport à Marseille ?23.Que savez-vous des catacombes ?24.Quelle basilique est construite sur une partie des Catacombes, près du cirque de Néron ?25.L’Allemagne est encadrée par de nombreux états : lesquels ?26.Quel pays d’Europe est le foyer du com- munisme ?27.Quelle demande fit la Vierge, à Fatima, pour la conversion de la Russie afin que renaisse la paix dans le monde ?28.Le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima est-il très éloigné de Lourdes?29.Les pèlerins se rendent-ils nombreux à Lourdes ?30.Tous les malades qui implorent leur guérison sont-ils exaucés à l’exemple de Marie Ferrand ?31.Cette jeune fille avait-elle quelque espoir de guérison par la médecine ?32.Le médecin qui suivit son cas avec intérêt durant tout le voyage à Lourdes, était-il un croyant ?jV.P.— Le Dr Alexis Carrel avait, reçu une formation religieuse mais, absorbé par des études scientifiques, l’esprit séduit par la critique allemande, il s’était réfugié dans un cept ic isme indulgent.Le rat ionalisme sat is-faisait son esprit mais, au fond de son cœur, il souffrait d'une absence. 1954 LEÇON-TYPE 713 Ce grand savant français vécut autant dans le Nouveau-Monde que dans Vancien puisqu'il passa la plus grande partie de son temps au Rockefeller Institute for Medical Research, de New-York.Il écrivait, peu de temps avant sa mort: « Seigneur, prenez la direction de la vie car je suis perdu dans l'obscurité.Tout ce que votre volonté m'inspirera de faire, je le ferai.Il faut, Seigneur, s'approcher de Vous en toute pureté et humilité.Comment réparer le mal que j'ai fait aux autres et faire aujourd'hui le bien que j'ai omis défaire?Donnez-moi Vintelligence et la lumière afin que je sois capable de répondre à votre appel.» Il le fut, car il mourut pieusement, muni des sacrements de la sainte Eglise.33.Le Dr Carrel partagea-t-il l’émotion de la foule devant la grotte de Massabielle ?34.Comment Bernadette fit-elle surgir, sur l’ordre de la Vierge, la source qui alimente encore la piscine des malades ?35.Pourquoi Marie Ferrand ne descendit-elle pas dans la piscine ?36.A quel moment Carrel remarqua-t-il une amélioration sensible chez la mourante ?38.Le médecin sceptique admit-il le miracle?39.Quelle réponse émouvante fit la miraculée au médecin qui s’inquiétait de ses projets d’avenir ?40.Comment la Vierge s’est-elle révélée, à tous les âges et sous tous les climats ?37.Comment s’opéra le miracle ?REINE Par le chapelet .sur les ondes .et par un réseau de postes mariais .églises, chapelles consacrées à Marie et devenues lieux de pèlerinage ou tout au moins de prière intense; grottes de Notre-Dame, disséminées partout sur terre et même sur mer?Notre-Dame de Bonsecours, à Montréal ((
de

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