L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 janvier 1955, Janvier
MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR” , /> r mE série iji n i h Volume 14, Numéro 5’— QUÉBEC JANVIER 1955 INSTRUCTION PUBLIQUE DEPARTEMENT revue pédagogique du DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mob, excepté en juillet et en août.IMPORTANT RECLAMATION DE LA REVUE « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE > A qui s’adresse au bureau de « L’Enseignement Primaire > pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : 1 — L’édition étant épuisée, il est inutile de faire de de- mandes pour les revues parues depub septembre 1947.2 — Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui maintenant porte l’adresse suivante : Département de l’Instruction publique, Edifice Jeanne Hardy, 369-A, RUE ST-JEAN - - QUEBEC Tél.: 4-8411 — locaux ï 896-3204 L’Enseignement Primaire est imprimé par L’Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisée comme envoi postal de la deuxième classe : Ministère des Postes, Ottawa.933 Vol.XIV, N° 5, janvier 1955, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Éditorial, Vœux du Surintendant, Omer-Jules Désaulniers, p.338 — Chronique romaine, U Année mariale atteint son point culminant, Georges Huber, p.339 — La Morale est-elle une bonne nouvelle ?Armand Croteau, pire, p.345 — Les visages divers de l'analyse, Richard Bergeron, p.350 — Le coin des Écoles rurales, La désertion des campagnes et l'école, Gaston Béland, p.353 — Le programme des Instituts familiaux, Paul-Henri Carignan, ptre, p.355.LEÇONS-TYPES Religion: 6e année, p.358.Langue française: 8e et 9e années, p.364; 12e année, Sur une tombe, Victor Hugo, p.371.Langue seconde: 8e et 9e années, « La méthode directe de conversation anglaise #, Gertie Kathleen Hart, p.377; « L’Anglais au cours primaire supérieur », My favourite Sports, Roger Hénault, p.379.M athêmatiques: 4e année, p.383; 5e année, p.384; 6e et 7e années, p.385; 8e et 9e années, p.387; 10* année, p.389; 11e année, p.391; 12e année, p.393.Histoire générale: 10®, 11e et 12e années, p.396.Biologie: 10® année (filles), p.401.Chimie: 11e année (filles), p.403.Physique: 12e année (filles), p.405.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES: A l'intention du personnel enseignant.Examens de juin 1955, André Raymond, p.407 — Concours annuel de français, Omer-Jules Désaulniers, p.408 — Chronique de Pédagogie, Louis-Philippe Audet, Les fauves et leurs victimes, Maurice Lebel, p.3 de la couverture.— Aux directeurs de Revues et de Bulletins.La Ligue du Dimanche, p.4 de la couverture. 338 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier EDITORIAL oeux du Surintendant Z! P J E laboureur qui, après une longue journée de labeur, rentre à la maison pour le repas du soir, est heureux parce qu’il a ouvert des sillons qui recevront la semence et produiront la moisson.De même Véducateur qui, le soir venu, quitte Vécole pour gag?ier son foyer, est heureux parce qu’il a ouvert des cerveaux à la vérité, des cœurs à Vamour, des âmes à la charité.Le bonheur de l’un et de Vautre se mesure, ci leur satisfaction d’avoir librement et généreusement accompli leur devoir.La fin de la journée rappelle la fin de l’année.Toutes deux marquent un terme dans Vécoulement du temps: un jour, un an, deux parcelles d’éternité.Toutes deux invitent au recueillement et à la réflexion.lèes membres du personnel enseignant qui, en cette fin de décembre, ont considéré leur travail des douze derniers mois, et tous n’ont pas manqué de le faire, étaient contents ou mécontents d’eux-mêmes selon qu’ils avaient conscience d’avoir donné ou non toute leur mesure, d’avoir accompli ou non tout leur devoir.Ils ont éprouvé une satisfaction bien légitime, ceux qui ont fait tous les efforts dont ils étaient capables, pour mener à bien leur tâche quotidienne, se grandissant eux-mêmes en perfectionnant leur enseignement.Je leur souhaite d'exceller encore plus, pendant l’année qui commerice.Que leur zèle soit vivifié par une ferveur toujours renouvelée.Aux aidres, c’est-à-dire aux instituteurs et aux institutrices qui n’ont pas déployé auprès de leurs élèves, tout le dévouement qu’on attendait d’eux, je souhaite de ne pas s'enliser dans des regrets stériles, mais de prendre de salutaires résolutions.Qu’un nouvel élan vienne ranimer leur ardeur.Faire mieux et davantage.Ces quelques mots résument mes vœux au personnel de nos écoles pour l’an nouveau.J’y ajouterais un autre mot: exceller.S’il est en effet un domaine où l’excellence est de rigueur, c’est bien celui de V éducation.Dans les temps troublés que nous traversons, les responsables de l’enfance et de la jeunesse doivent redoubler de vigilance, pour les protéger des périls qui ne laissent pas de les menacer.Je demande à VEsprit-Saint de dispenser ses lumières aux maîtres et aux maîtresses et, de leur donner la sagesse et la force nécessaires pour assurer cette protection.Enfin, je souhaite à tous les éducateurs la santé du corps et de l’esprit, si indispensable au succès de leur difficile mission.Puisse la divine Providence répandre d’abondantes bénédictions sur nos écoles et, sur tous ceux qui participent à leur fonctionnement.fitCt Me 'î|i{ Le Surintendant de V Instruction publique, Omer-Jules Désaulniers. 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 339 CHRONIQUE ROMAINE L'Année Mariale atteint son point culminant par Georges Huber, journaliste, Rome.^J^ÊCRËTÉE par S.S.Pie XII pour célébrer le premier centenaire de la définition de l’immaculée Conception, VAnnée Mariale à Rome atteignit son point culminant en la fête de la Toussaint, avec le couronnement solennel de l’icone de Marie Salut du peuple romain, et la proclamation de la fête liturgique de Marie Reine.PRÉPARATION Diverses manifestations préludèrent dans la ville éternelle à ces cérémonies: l’exposition du livre marial dans les antiques salles du Palais de Venise, jadis siège du chef du gouvernement italien; les réunions du deuxième congrès mariologique international, avec une trentaine de sections et quelque 400 rapports, tous centrés sur la Vierge et son Immaculée Conception; à côté de ces assises scientifiques, un congrès marial international, pour les pèlerins et les fidèles de Rome, avec des conférences, des cérémonies religieuses, une séance en l’honneur de l’Eglise du silence, une représentation scénique et un concert; enfin, la veille de la Toussaint, le transfert solennel de l’antique icône de Marie Salut du peuple romain, de la basilique de Sainte Marie-Majeure à Saint-Pierre du Vatican, à la tombée de la nuit.Un événement inattendu avait précédé ces manifestations: la promulgation d’une Encyclique sur la royauté de Marie, le samedi 23 octobre 1954.Le but de l’Encyclique ?L’institution d’une fête spéciale de la royauté de Marie, fixée au 31 mai, avec la prescription qu’à cette date se renouvellerait partout la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de Marie.S.S.PIE XII EXALTE LES INEFFABLES GRANDEURS DE MARIE Animé d’une ferveur toute filiale, le Saint-Père exalte dans cette nouvelle Encyclique mariale les ineffables grandeurs de la Vierge.Il souligne que la royauté de Marie découle de la dignité royale du Christ: (( Au sens plein, propre et absolu du mot, Jésus-Christ seul Dieu et Homme est Roi.Toutefois, Marie aussi participe à sa dignité royale, bien que d’une manière limitée et analogique, parce qu’elle est la Mère du Christ-Dieu et quelle est associée à T œuvre du divin Rédempteur.Par cette union avec le Christ-Roi, Marie atteint une gloire tellement sublime qu’elle dépasse Vexcellence de toutes les choses créées; de cette même union avec le Christ, découle cette puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du divin Rédempteur; enfin, cette même union avec le Christ, est source de l’efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.)) 340 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Tout en exaltant Marie, le Chef de l’Église met en garde théologiens et prédicateurs contre deux excès, également dangereux, parce qu’également écartés de la vérité: « Il faut se garder des opinions privées de fondement, dont les expressions exagérées dépassent les limites du vrai: il faut pareillement s'écarter d'une étroitesse d'esprit excessive, quand il s'agit de la dignité unique, sublime » de la Mère de Dieu.Le Saint-Père relève les avantages attachés à un cuite plus éclairé et plus fervent de Marie.Et il rappelle qu’une pareille piété mariale de bon aloi se concrétise dans des actes et des œuvres de pureté, de douceur, de justice sociale, de charité.COMMENT AMENER L’ENFANCE À JÉSUS ?Parmi les multiples manifestations préparatoires aux cérémonies de la Toussaint, la conférence du cardinal Jacques Lercaro, archevêque de Bologne, intéresse particulièrement les éducateurs.Devant un auditoire international, attiré par le renom de l’orateur, Pasteur accompli, le cardinal traita avec une sagesse mêlée de piété et d’humour ce thème: Comment amener les enfants à Jésus par Marie.RÉSUMONS LES VUES DU CARDINAL Entre l’enfant et Notre-Dame il y a une correspondance intime.Le mot maman ne marque-t-il pas le monde de l’enfant?L’enfant a-t-il faim?Il dit: maman! A-t-il peur?Il appelle: maman! Est-il fatigué?Il murmure: maman! A-t-il une joie?Il crie: maman.Or, Marie est la Maman des chrétiens.En exploitant cette correspondance entre le cœur de l’enfant et la maternité de Marie, l’éducateur évitera de se limiter aux éléments sentimentaux.Il importe de fonder la piété mariale des enfants sur des vérités solides.L’heure sonnera où l’adolescent se débarrassera de toutes les idées sans fondement raisonnable.Alors s'écroulera une dévotion nourrie seulement de traditions ou de sentiments; résistera une piété fondée sur le dogme.Telle une planche de salut, elle surnagera après la tempête de l’âge critique.e.“' Kilt jsfcï (ttfe (il!® km j iforii p MJ lift?mit eti > l«, sup sttaii î ];;0Ç1 .‘iiopcl ni la f lf cai R:if a irate i fc{, .litlIîBt pat p fetsti H NE PAS PARLER CHINOIS AUX ENFANTS Cette doctrine solide, il importe de la présenter aux enfants dans une forme assimilable.Les petits parlent un langage à eux, conforme à leur façon de sentir et de penser.L’éducateur avisé apprendra ce langage pour l’employer dans ses contacts avec l’enfance.Parler aux petits le langage des adultes, c’est leur parler le chinois.L’enfant aime le concret; l’abstrait ne le touche pas.Peu sensible au raisonnement, l’enfant affectionne les récits.D’où la nécessité de traduire l’enseignement religieux dans une langue imagée, vivante; d’où l’utilité de dramatiser, d’introduire des dialogues dans l’exposé, de dialoguer avec les enfants dès que leur attention fléchit.Un danger menace les adultes peu familiarisés avec la psychologie de l’enfance: la longueur excessive des instructions.Fût-il saint, un conférencier prolixe peut endormir des auditeurs.Témoin le fait rapporté par l’Écriture Sainte: un jeune homme du nom d’Eutyche assis sur une fenêtre se laissa entraîner à un sommeil profond, tandis que saint Paul discourait longuement à Troade; le jeune auditeur tomba du troisième étage et fut relevé mort.{Actes 20, ,9).L’Apôtre miraculeusement lui rendit la vie.Un éducateur avisé joindra d’une façon organique la prière à l’instruction.Au moment opportun de son exposé, il fera lever son petit auditoire pour une prière à Marie.Par exemple dans le récit de l’Annonciation, il invitera les enfants à répéter la salutation de l’Ange.Éviter les prières trop longues.On évitera pareillement de centrer les prières sur les seuls intérêts temporels.Pourquoi ne pas élever et dilater les désirs des enfants à la fk fkl 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 341 mesure de ceux du Christ ?Porteurs de la grâce sanctifiante, les enfants sont ouverts aux générosités de la vie spirituelle.Mu tu LE CHAPELET DES ENFANTS aiiil'f rticul», l'oratm,; cetlwl MM ! i ! me jor11 II fonder li l«ent s une dé»1 ! déesurlf; ecoi s récit5] dvant'l jiier n'f' 1 saint' w Êcritnl atiur d! jeuse®'1 ¦tioii' •' siir|(' Le chapelet convient-il aux enfants ?demande le cardinal.Oui, a dit la Sainte Vierge dans des apparitions.Non, disent certains, alléguant le poids et la longueur des cinq dizaines.C’est, conclut Son Eminence, qu’on n’initie pas toujours les enfants à une bonne récitation du Chapelet, 'prière accompagnée de méditation.Il importe d’illustrer brièvement chaque mystère, {non pas en chinois, mais dans la langue de l’enfant I) et d’établir si possible un lien entre telle parole de l’Ave et le mystère médité.Le mois de mai: temps idéal pour la formation mariale de l’enfant.Et le cardinal d’évoquer un des souvenirs les plus beaux de ses années de ministère paroissial: les mois de Marie pour enfants: un récit, une prière, puis la procession des enfants à la chapelle de la Vierge {dans l’église) avec une fleur dans la main.Comme thème de ses récits il avait choisi les apparitions de la Vierge.Les enfants écoutaient passionnés: Encore, encore, suppliaient-ils lorsque, après 10 minutes ou un quart d’heure.Monsieur le curé remettait au lendemain la suite de l’histoire.Associations mariales pour enfants ?Oui, à condition que le programme ne soit pas trop chargé.On cultivera dans l’enfant le désir de plaire à Marie, surtout par la pureté, la charité et une confiance à toute épeuve.Le cardinal Lercaro développa trois exemples.Comment exposer aux enfants la maternité divine de Marie ?Une explication théologique les dépasse.Pourquoi ne pas leur faire alors le récit des propos troublants de Nestorius, négateur de la maternité divine, et décrire la convocation, la séance et l’issue du Concile d’Éphèse, en y introduisant des dialogues, des images et de petits faits ?Marie, médiatrice des grâces: pourquoi ne pas décire une salle pleine d’objets chers aux enfants: bicyclettes, ballons, jouets, livres, etc., {si on s’adresse à des garçons), en soulignant que la clef du local est plus précieuse que chacun des objets, et en expliquant que Marie est un peu la clef de la porte donnant accès à toutes les grâces ?La fuite en Egypte: « Un Ange apparut à Joseph pendatit son sommeil, et lui dit: Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je t’avertisse: car H érode va chercher l’enfant pour le tuer.» Ces paroles,— observe le cardinal Lercaro — ne disent pas beaucoup à l’enfant; elles ne le saisissent pas, elles ne sont pas selon son langage.Essayons de les adapter à la mentalité des petits.Et le prince de l’Église de parler et de gesticuler, pendant 5 minutes, comme s’il se trouvait devant un auditoire de bambins.Il met son doigt sur les lèvres.psst.psst.L’Enfant-Jésus dort.Détails.Nouveaux gestes pour la description de la descente de l’Ange.Puis, dialogue entre l’envoyé céleste et Joseph.Enfin, conversation entre Joseph et Marie.Le compte-rendu sténo-graphique des paroles du cardinal tiendrait deux pages de cette revue./ L’évocation — à l’intention des enfants — de l’apparition de l’Ange était un drame, un drame religieux.représenté par une seule personne, qui tour à tour jouait le rôle de l’Ange, de Joseph et de Marie.Le récit se termina par ces paroles de Marie, à qui Joseph vient de raconter l’apparition avec l’ordre de quitter Nazareth pour l’Égypte: « Je suis la petite servante du Seigneur: je veux agir selon sa volonté.)) Et la Vierge éveilla doucement l’enfant pour l’envelopper en vue du long voyage, tandis que Joseph sortait.« per andar a prepare l’asi-nello ».pour préparer l’âne.Applaudissements prolongés de l’auditoire.Pour beaucoup, je crois, l’exemple produit par le cardinal Lercaro fut une révélation.Us n’auraient jamais pensé qu’on pût présenter d’une façon si dramatique trois lignes de l’Évangile.et passionner même un auditoire de prêtres et d’évêques ! ' 342 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PASSIONNER L’ENFANCE POUR LES CHOSES DE DIEU Janvier Une petite remarque.Pasteur dans une des régions les plus déchristianisées de l’Italie—l’Emilie, fief du communisme — le cardinal Lercaro rayonne l’optimisme: il croit dans l’efficacité invincible de l’apôtre animé par la grâce de Dieu; il sait que l’emploi de bonnes méthodes didactiques joue un rôle décisif dans la formation religieuse des enfants, et que, s’il s’y prend bien, un bon catéchiste peut 'passionner les tout petits pour les choses de Dieu, surtout en passant par la Vierge.iri'inC \] I;'!.®1 Cette conférence du cardinal Lercaro fut un des apports les plus précieux de la semaine des manifestations préparatoires à la grande fête du 1er novembre 1954, quatrième anniversaire de la proclamation du dogme de l’Assomption.Je ne m’attarderai pas à décrire dans le détail les diverses phases de la cérémonie: l’attente de plusieurs centaines de milliers de fidèles sur la place et dans la basilique de Saint-Pierre; l’arrivée du Saint-Père et le passage du cortège pontifical au milieu des vivats et des ovations; l’obédience des cardinaux au Souverain Pontife assis au trône; l’allocution de Sa Sainteté; la bénédiction de médailles-souvenirs pour les 400 bannières mariales présentes, le couronnement, à l’autel-papal, de Ticone de Marie Salut du peuple romain; la liesse de la foule; enfin, après la cérémonie dans la Basilique, l’ostension, sur le balcon extérieur du sanctuaire, de l’image couronnée et la bénédiction urbi et orbi du Saint-Père Je relèverai quelques aspects.ivai | ili «fil IillD( ; (Jtouri ; Ail Üned UNE FORET DE BANNIERES D’abord la présence, autour de l’autel papal, d’une forêt de bannières: étendards venus de tous les continents et représentants les principaux sanctuaires mariaux de la chrétienté: Lourdes, Lorette, Fatima, Le Pilar, Notre-Dame du Cap, Einsiedeln, Allotting, Vilna, Czostochowa, Gyor, Guadeloupe, et tant d’autres.Bannières neuves, bannières antiques; bannières bleues, bannières d’or, bannières blanches; bannières des pays libres, bannières (parfois en fac-similé) des pays opprimés; bannières représentant Marie comme Reine, comme Mère, comme Vierge; sous les traits idéalisés d’une Européenne, ou d’une Chinoise, ou d’une fille de Palestine.Ces bannières semblaient s’être réunies dans le plus grand temple de la chrétienté pour louer plus dignement par le concert de leurs beautés ce chef d’œuvre de Dieu dont une récente Encyclique rappelle qu’il dépasse toute louange: Marie, Reine de l’univers.Le rite de l’obédience: chacun des vingt-cinq cardinaux présents gravit les marches du trône pour baiser la main du Pape en signe de soumission.Un à un, les cardinaux montent: avec le cardinal Gerlier, c’est la France, avec le cardinal Agaganian, c’est le proche Orient; avec les cardinaux Mac Guigan et Léger, c’est le Canada, avec le cardinal Wendel, l’Allemagne, avec le cardinal Siri, Gênes: signe palpable et combien émouvant de l’universalité de l’Église catholique ! Les évêques occupent le centre de l’abside.Eux aussi, ils sont venus de tous les horizons, au nombre de plus de 400.Tous portent les mêmes vêtements liturgiques violets, chacun a son visage particulier.Un vieux prélat noir siège parmi eux: la blancheur de ses cheveux tranche sur la couleur de son visage.a nJi if, MOut at U; i: le leu là Ci ibes «ffinlij 1 (titai bleui SkI’oIi Je little des UN APPEL DU PAPE AUX CHEFS D’une voix ferme et sonore le Saint-Père lit son allocution.Son timbre de voix a presque la force de ces dernières années; par contre, les traits du Saint-Père trahissent les symptômes d’une incommensurable fatigue.On a l’impression qu’il se soutient par un effort volontaire extraordinaire et par une aide particulière d’En-Haut.S.S.Pie XII se trouve d’ailleurs encore en état de convalescence.Il est d’autant plus étonnant d’entendre le Pape, dans son allocution, exhorter les chrétiens à un engagement plus viril pour la défense du bien.L’appel s’adresse surtout aux chefs: « nul (aujourd’hui) n’a le droit de ¦•¦s., T H 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 343 lisais | oismclp* se reposer )).A la fin de l’allocution, qui s’achève en prière, le Saint-Père se lève, descend les marches du trône et, découvert, s’agenouille devant l’autel.Il implore l’aide de Marie Reine sur tous les besoins et toutes les souffrances du monde.La voix du Chef de l’Eglise frémit en invoquant pour l’Église du silence l’aide de Marie: (( Régnez spécialement sur cette portion de U Eglise qui est persécutée et opprimée, lui donnant la force pour supporter les adversités, la constance pour ne pas plier sous les injustes pressions, la lumière pour ne pas tomber dans les embûches de Vennemi, la fermeté pour résister aux attaques ouvertes, et à chaque instant une inébranlable fidélité à votre Royaume.)> eremoiii! A riwii’é j le bake I ¦Épi éteBbarii au: Mil I diM® l'est* gcarâ* if ant1* ABSORBE DANS UN COLLOQUE INTERIEUR.Avant de poser la couronne étincelante d’or et de perles sur le chef de Marie, Pie XII se recueille intensément, les paupières closes, les mains jointes, la tête inclinée.Absorbé dans un colloque intérieur il semble oublier les dizaines de milliers de regards convergeant vers lui.Silence dans la basilique.Lorsque les mains pâles du Pape élèvent le diadème pour couronner Marie, une explosion de vivats monte dans l’immense sanctuaire: on applaudit, la forêt des bannières s’agite, la foule frémit d’enthousiasme.Une demi-heure plus tard, le Saint Père apparaît à la loggia de la Basilique extérieure, à gauche de l’image couronnée: deux prélats élèvent celle-ci au centre du balcon, tandis que, modestement, Pie XII se tient de côté, la tête découverte: le Chef de l’Église s’efface devant Marie Reine de l’univers.Par-dessus les pèlerins massés sur la place et qui n’ont pu entrer pécédemment dans la basilique, la bénédiction du Pape s’étend aux centaines de milliers de chrétiens pésents d’esprit et de cœur, grâce aux liens de la radio et de la télévision.Caressées par le soleil d’automne, les bannières mariales oscillent au-dessus des têtes.« QUOI QUE FASSE UN CHRÉTIEN.» Le lendemain, pour éviter aux 400 prélats présents à Rome les fatigues d’un déplacement à Castel Candolfo, sa résidence d’été, Pie XII se rend au Vatican pour recevoir à 10 heures du matin les évêques et cardinaux.Il saisit l’occasion pour « continuer une conversation commencée » avec eux le lendemain de la canonisation de Pie X, en leur signalant certaines erreurs actuelles sur le sacerdoce et le gouvernement de l’Église.Le Saint-Père dénonce avec force la théorie qui restreint la compétence de l’Église aux choses strictement religieuses: l’autorité de l’Église s’étend aussi à toute la matière de la loi naturelle: principes, interprétation, application.Pourquoi?En raison de la dépendance entre l’observation de la loi naturelle et le cheminement de l’homme vers Dieu, but de la vie.Et le Pape de rappeler ces paroles de saint Pie X {citées aussi par Pie XI dans son Encyclique sur Véducation chrétienne: « Quoi que fasse un chrétien, même dans Vordre des choses terrestres, il ne lui est pas permis de négliger les biens surnaturels; bien plus, il doit, selon les enseignements de la sagesse chrétienne, diriger toutes choses vers le Souverain Bien comme vers la fin dernière.En outre, tordes ses actions, en tant que bonnes ou mauvaises moralement, c’est-à-dire en tant que conformes ou non au droit naturel et divin, sont sujettes au jugement et à la juridiction de l’Eglise.)) Un guide consciencieux pourrait-il se taire en voyant ses protégés s’écarter du sentier et compromettre la réussite de l’ascension projetée ?Après avoir lu son discours, le Saint-Père s’entretint brièvement avec les cardinaux présents, pour regagner ensuite sa résidence d’été au-dessus du lac d’Albano.Je terminerai sur un passage de la prière adressée par le Pape à Marie Reine, cette chronique trop succinte des récentes journées mariales de Rome: 344 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier « Notre Reine et Notre-Dame, régnez sur les routes et sur les places, dans les cités et les villages, dans les vallées et les montagnes, dans les airs, sur terre et sur mer; et accueillez la prière de ceux qui savent que votre Royaume est un Royaume de miséricorde, où toute supplication est entendue, toute douleur réconfortée, toute infortune soulagée, toute infirmité guérie et où, comme sur un signe de vos très douces mains, la vie renaît souriante de la mort elle-même.» Georges Huber.“ Un cœur d’enfant pour Dieu, un cœur de frère pour le prochain, un cœur de juge pour nous-mêmes”, c’est dans ce triple mouvement que le cœur du chrétien trouvera le sens, la forme et la règle de son activité.La vie intérieure n’a pas de formule plus pleine.Mgr BAUNARD. ÉDUCATION ET FORMATION 345 1955 La Morale est-elle une Bonne Nouvelle?par Armand Croteau, pire.Office Catéchistique Provincial, Saint-Jean, Québec.SYNTHÈSE — V fA.morale, une bonne nouvelle ?Allons donc ! Le dogme, oui.((Que Dieu est miséricordieux sans limites, qu II a envoyé son Fils éternel pour me garer de Venfer désagréable, qu II s'insère dans mon tube digestif par VEucharistie, qu II m’invite à une étreinte inlassable dans les noces célestes », — voilà une fameuse de bonne nouvelle .Mais la morale ?(( Faites attention aux danses jazzées, — n'ingurgitez pas trop de Brandy, — levez-vous au son du réveille-matin, — pas de T-bone le vendredi, — il faut raconter toutes les turpitudes avec leur nombre et leur espèce à un homme ensoutané », — ne venez pas me soutenir que c’est gai, que c’est enthousiasmant, que c’est ravissant, Monsieur .— Tout dépend peut-être de la façon dont on enseigne la morale .— Je croyais qu’il n’y avait qu'une seule façon .— J’en vois au moins CINQ ! — Aaaah ?e COMPTOIR DES MÉTHODES 1.La première méthode s’emploie principalement à résoudre dks cas concrets: (( Est-ce péché d'embrasser un garçon sur les lèvres ?— Est-ce mortel de se vider trois bouteilles de Dow dans l'estomac ?— Est-il permis de se vêtir d'un costume de bam en deux petits morceaux ?— Une Enfant de Marie peut-elle danser le Mambô ?— Est-ce grave d'arriver au Credo de la messe dominicale ?» Les bibliothèques de séminaires renferment toutes des manuels de théologie morale tricotés sur ce patron-là.C’est typiquement la formule de certaines pages bien connues de quelques annales dévotes.Les manuels de catéchisme sont rarement cuisinés d’après cette recette, mais un professeur de catéchisme pourrait pratiquement échafauder sa classe de morale dans ce climat-là. 346 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Jugement: utiliser ce système de « cas de conscience )) en 10e année, au milieu d’adolescents vigoureux et de sentimentales jouvencelles, me semblerait une curieuse de (( bonne nouvelle )) que le Verbe serait venu expliquer à la terre pitoyable, et un moyen assuré de faire culbuter tête première dans le fumier les élèves qui mettraient leur préoccupation primordiale à sucer les jouissances terreuses jusqu’au bord exclusivement de la (( matière grave ».2.La deuxième méthode d’enseigner la morale grimpe au-dessus des cas spécialisés et donne la prépondérance à des règles générales comme celles-ci: (( Ne sacre pas, ne bûche pas le dimanche, ne te saoule pas, ne désire pas les chalets des professionnels, ne t'amuse pas avec les femmes mariées, ne tire pas les cheveux de tes petites sœurs .» Remarques: ici la morale deviendrait surtout une litanie de défenses, un catalogue de barrières, une manufacture de clôtures barbelées; donc, succès pédagogiques très douteux: quelle Monique gonflée d’idéal, assoiffée de vie pleine, quel François bouillonnant d’énergies, épris de liberté tarza-nesque ( ?), pourraient jamais s’emballer pour une liste farouche d’interdictions mortelles, pour un professeur qui s’emploie, non à révéler des desserts savoureux mais principalement à indiquer les poisons les plus virulents ?Résultat spirituel probable : une mentalité de crainte {je n’ai qu’une âme qu’il faut absolument sauver de Véternelle tisonnée), et une conférie de chrétiens satisfaits dès qu’ils n’ont pas carrément enfreint une dizaine de prohibitions rigoureuses, dont le souci premier est de ne pas mourir, {comme si la vie d’un œillet odorant consistait surtout à ne pas .être froissé par un bull-dozer .) Bonne nouvelle que cette morale-là ?— Ce n’est pas évident pour ma tête lasse .3.La troisième méthode (sur notre comptoir) n’est pas farcie de cas concrets, — elle n’est pas un chapelet de vetos ni de tabous, — non.Elle respire plus haut.Elle ressemble à ceci: (( Raye tes dettes à la pharmacie, écoute ton père, travaille honnêtement au garage, prends soin de ta grand’mère, dis la vérité au palais de justice, sois bon pour ta pauvre femme .» Remarques: nous voici à l’étage des principes positifs, c’est beaucoup moins asphyxiant que tout à l’heure .Mais à la réflexion, je m’aperçois que ce serait surtout une morale de gros bon sens, une morale naturelle, qui incombe à tout être humain créé par Dieu et vivant en société.Je m’avise aussi que le principal des Dix Commandements est justement un rappel de la morale naturelle.Je constate enfin que cette morale-là existait avant Jésus-Christ, qu'on n’avait pas besoin qu’il vienne à Bethléem pour nous l’exposer, que ce n’est pas proprement la « bonne nouvelle » que les anges chantaient au-dessus de la Crèche, la grande Joie que le christianisme véhicule exclusivement sur la terre .Si, dans cette lumière, je note que certains catéchismes anciens insistaient presqu’uni-quement sur les commandements du Sinaï, et si je compute le temps employé dans certaines classes à étaler les préceptes de la Loi Ancienne, puis les rares minutes concédées à l’amour des ennemis, au renoncement inéluctable de l’Évangile, aux huit Béatitudes proposées par le Sermon sur la Montagne, au mépris des choses terrestres, à la chasteté perpétuelle, à la pauvreté en esprit, — je me demande avec angoisse si nous enseignons la doctrine propre à Jésus-Christ ou la morale naturelle qui s’impose aussi aux païens .Cette morale serait-elle une bonne nouvelle, ou pas même une nouvelle du tout ?Il vaudrait la peine d’écrire des articles laborieux de revue si on obtenait qu’un seul professeur de catéchisme prenne la peine de réfléchir là-dessus .4.Une quatrième méthode parvient à inviter les Baptisés à poser des gestes que le Sinaï n’exigeait nullement: « Aime tes ennemis, raconte du bien de ceux qui te tortu-rent, offre la joue gauche à qui te gifle sur la droite, donne aussi ta robe à qui veut t'arracher ton paletot, vise les dernières places dans les banquets de cérémonies, vends ta bicyclette et donnes-en le prix aux quêteux, fouette ton corps chéri et réduis-le en servitude, bienheureux ceux qui pleurent, méprise-toi cordialement toi-même .» Remarque: ce n’est plus un buisson de cas de conscience, — ni un répertoire de défen- hW f a«r If I«!r in |®P>r lioM 1:1 n'es pim M i '“t ÉDUCATION ET FORMATION 347 1955 ses, — ni la loi naturelle des incroyants, — ni la morale propre à Vancien Testament, — c’est quelque chose de propre à Jésus, à l’Évangile, au christianisme, au nouveau Testament.Je suis obligé de savoir que les vertus surnaturelles chrétiennes dépassent les habitudes exigées d’un bon païen, non seulement parce que le baptisé serait obligé de poser les mêmes gestes qu’un incroyant pour un motif supérieur {le ciel bêatifique) mais parce que le chrétien doit « faire des choses )) qui n incombent pas au païen.Je suis obligé de savoir que la morale surnaturelle n’est pas réservée aux Carmélites et aux Trappistes mais une façon de vivre qui oblige tous les baptisés, ces « concitoyens des saints et cohéritiers de Jésus-Christ »: obéir à la raison naturelle, au bon sens, au Sinaï ne suffisent pas à conduire au ciel en 1955 .Je constate en même temps que voilà un grand appel, un souffle entraînant, une doctrine morale ouverte sur un idéal héroï-que, un épanouissement illimité sur un océan d’amour, qui peut tenter profondément un cœur chaud de 15 printemps .— Cette morale positive, surnaturelle, chrétienne, est vraiment une bonne nouvelle .5.Une cinquième méthode ?N’est-ce pas une gageure, et peut-on concevoir une façon d’enseigner la morale, supérieure à celle qu’on vient de regarder ?Oui, mon ami.Dans un cerveau fiévreux d’adolescent, dans un cœur grisé par les stades ou les romans passionnels, intrigué perpétuellement par l’autre sexe captivant, la loi, même positive et chrétienne, n’aguiche pas, toujours autant qu’on le désirerait, n’enthousiasme pas autant qu’on le rêverait, n’entraîne pas autant qu’on le souhaiterait.Et Dieu le savait fort bien puisqu’il a voulu nous fournir son propre Fils Incarné comme modèle, comme maître, comme chef; le Verbe infini s’est additionné des bras humains et un cœur de chair pour montrer la route morale à des hommes composés de bras vigoureux et de cœurs affectueux .La cinquième méthode pédagogique en morale est donc celle même de Dieu le Père: elle donne un enseignement par principes, par principes positifs, par principes positifs surnaturels, mais centré sur Jésus, synthétisé sur Jésus notre chef, sur Jésus qui en est le docteur, le maître, le professeur, le modèle, l’exemple et l’appui permanent par sa grâce.Hélas ! cette méthode, choisie sérieusement par Dieu pour moraliser les hommes, n’est pas toujours très évidente dans les catéchismes-manuels ni dans les classes climatisées.Au traité de l’Incarnation, on dit tout fort que la Deuxième Personne a pris un organisme corporel pour nous servir de tête et de modèle, et ensuite .on l’oublie avec ténacité dans l’exposé des commandements et des vertus .On met trop souvent dans un tiroir ou sous le pupitre la lumière divine personnelle que le plan de Dieu-pédagogue destinait à briller continuellement sur le chandelier .P.S.— Quelle méthode, parmi ces cinq, ai-je surtout utilisée jusqu’ici ?Quelle est la meilleure ?Quelle est celle qu’emploie (( Témoins du Christ », tome III ?BALANÇOIRE DES MÉTHODES — Ce sous-titre, Monsieur, n’est-il pas irrespectueux ?— Il signifie que dans l’histoire on a utilisé tantôt l’une, tantôt l’autre des cinq méthodes précédentes .— Et pourquoi tenez-vous à ce que nous fassions cette excursion dans les siècles poussiéreux ?— Pour mieux faire apprécier encore l’extraordinaire manuel (( Jésus notre Chef ». 348 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE — Vous y mettez vraiment un zèle surprenant ! — C’est que l’enseignement enthousiaste de la morale chrétienne synthétisée en vaut mille fois la peine.— Promenons-nous donc dans les temps anciens .1.Comment Jésus lui-même enseignait-il la morale — D’abord, il avait un goût extra-ordinaire de la synthèse: pendant que moxdt rabbis s’entredéchiraient autour d’un catalogue de prescriptions méticuleuses où s’alignaient sur un même plan d’importance a moucherons et chameaux)), où se côtoyaient l’accessoire {se laver les doigts avant de manger) et le principal {aimer Jéhovah de toute son âme), Jésus répétait que le grand commandement de l’Amour contient toute la Loi, synthétise toute la morale.— Ensuite, Jésus invitait ses auditeurs à faire plus que ce qu’exige le Sinaï rocailleux: (( Vends ta maison et marche derrière moi, — bienheureux les pauvres, — malheur à vous qui riez, — il vaut mieux ne pas se marier, — ne vous amassez pas de trésors que la rouille gruge, — ne vous inquiétez pas de ce que vous maiigerez; — il enseignait une morale surnaturelle.— Enfin, Jésus ne passait pas ses après-midi à rappeler des défenses graves, à mesurer quand est-ce qu’un toucher devient indécent, Il lançait en avant, vers l’idéal, (( soyez parfaits comme votre Père, bienheureux ceux qui ont faim de la sainteté.)) — Jésus enseignait une morale synthétisée, surnaturelle, positive.2.Les Pères de l’Eglise, ces grands saints des sept premiers siècles, comment ont-ils enseigné la morale ?Us exhortaient au détachement du monde, à la virginité, à la vie monastique, à la patience dans la persécution, à la force sur les chevalets et dans les écartelements, à l’espérance inconfusible du ciel, à l’aumône, à la prière contemplative, au jeûne multiplié, au détachement de la terre fugace, au mépris de soi .Leur « morale )) n'est jamais casuistique, rarement rédxiite aux dix commandements anciens, positive et très peu minimisée à un système de défenses, supérieure à ce qu’exige la raison humaine, lancée vers un immense idéal, proprement pleine de Jésus-Christ.Janvier Mais ils ne font pas encore la synthèse complète et profonde qu’opérera le Moyen-Age .3.Aux 13e et 13e siècles, on compile les dires des Pères en savants assemblages disposés d’après le plan du Credo.Dogme {Trinité, Incarnation, Grâce) et morale {bonheur, vertus, perfection) n’y sont jamais séparés en ouvrages isolés: Saint Thomas d’Aquin, le plus grand des théologiens, étudie dans une vaste synthèse Dieu, la Création, le bonheur, les vertus théologales et cardinales, Jésus, les sacrements, les fins dernières .Et l’enseignement moral de ce temps-là est toujours une architecture de principes, jamais une simple série de cas de conscience à résoudre.Et la morale thomiste est construite autour des vertus, des actes bons, non autour des défenses du Sinaï ni autour des péchés mortels.Elle aboutit dans Y étude de la perfection humaine, terrestre et céleste .Bref, au Moyen-Age, un enseignement synthétique, — pas casuistique, — autour des vertus, — surnaturel.{Quelque chose de beau .) Mais l’histoire se dévide souvent selon les oscillations d’une balançoire .illsjf ifiilék 4.Naissance de la casuistique.— Raymond de Pennafort le premier a composé, à l’usage des confesseurs, une morale de cas de conscience.C’était une réaction utile contre les élévations parfois éthérées de certains savants qui semblaient oublier, dans leurs biliothèques, que la morale doit tout de même être vécue dans la cuisine et la chambre à coucher, et que les pénitents ont souvent le goût de demander à leurs curés si telle jouissance est gravement défendue .Mais les successeurs de saint Raymond n’ont pas toujours su éviter complètement l’excès contraire {la balançoire.), et on vit bientôt pulluler toute une collection de catalogues de péchés classifiés, des « arts d’offenser Dieu avec variété », la science du Mal tout simplement .On descendait rapidement vers les méthodes 3e, 2e lre .La théologie morale allait s’embourber dans la casuistique .5.Ruine de la théologie morale.— La séparation affreuse du dogme {Jésus-Christ 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 349 in auto1: ' pécil sjhIk STflÜ aymofi posé, i pPPfj l notre lumière) et de la morale, l’exposé de nos devoirs selon le plan ancien du Sinaï, l’insistance sur les préceptes de la loi naturelle, et bientôt sur les défenses mortelles et les cas concrets de conscience, allaient amener la ruine désastreuse de la véritable morale positive, chrétienne, synthétisée sur Jésus-Christ.Mais la balançoire ayant atteint un terme de son mouvement allait s’élancer heureusement dans l’autre direction .6.Renouveau contemporain.— Il y a cinquante ans, Léon XIII demandait que dans les séminaires et universités on se remette résolument à l’étude de saint Thomas.Bientôt apparurent des manuels de morale édifiés autour des vertus surnaturelles plutôt que sur le plan des commandements de Dieu, des manuels où le positif précède la défense, des manuels où ce qu’il faut faire prend le pas sur les sortes de péchés, où le surnaturel dépasse le naturel .Conséquemment, les auteurs de catéchismes ont édité depuis des textes où la prépondérance est donnée au Christ, — aux vertus chrétiennes, — aux actes bons, — à la perfection surnaturelle.« Il est vraiment digne et solidaire, juste et équitable, de vous en rendre grâces.Seigneur, en tout temps et en tout lieu .» 7.La tâche d'un catéchisme actuel, à la page 1955, vivant et non fossilisé, est donc de fournir une morale: a) synthétisée sur Jésus, b) chrétienne et non païenne ou naturelle, c) positive et non principalement de défenses cataloguées, d) par principes exaltants et non par cas individualisés, e) adaptée intelligemment aux pro- blèmes nouveaux de notre vingtième siècle .C’est là la besogne qui confronte les audacieux qui osent entreprendre de rédiger un catéchisme, et ce sont les cinq qualités extraordinaires qui font la supériorité étonnante de « Jésus notre Chef » sur tout un rayon alourdi de catéchismes démodés comme des vieilles Ford 1918 .Le mois prochain, si Dieu le veut toujours, nous feuilletterons ensemble les principales pages de ce manuel de 10e année, pour voir comment tout s’y relie à Jésus.Mais il m’a paru, vu Y importance extrême du sujet, qu’il fallait aujourd’hui, préalablement, exhumer ces notions de méthodes et d'histoire, pour être en mesure d’estimer, d’apprécier, d’aimer, d’enseigner comme il convient la morale chrétienne qui est vraiment une « bonne nouvelle »: Mon joug est doux et mon fardeau n’est pas pesant .Armand Croteau, prêtre.k cl^ Ce n’est pas la même chose de dire : Je t’interdis cela parce que j’ai la force ; ou de dire : Je t’interdis cela parce que tu n’as pas le droit.Louis VEUILLOT. 350 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Les visages divers de l'analyse par Richard Bergeron, professeur.Ecole normale Jacques-Cartier, Montréal.lilàirt ih tuff PUS affirmions, en concluant notre première étude, que l’analyse ne devait avoir, au cours primaire élémentaire, aucune existence autonome; que (( les devoirs ou exercices qui comportent une série de mots à analyser, tous sur le même patron, sont à réprouver ».Il est temps d’expliquer davantage ce jugement, de le nuancer un peu, et de montrer quels visages divers, plus attrayants que celui de l’exercice en forme, peut prendre l’analyse.feaite, en h joli l iji Ira i jour J lu comn ist de h itfe tern sera le g iflili).Qu’entendoRs-nous exactement par exercices systématiques et autonomes d’analyse ?Nous voulons dire ces exercices donnés en classe ou à domicile et qui comportent une dizaine de mots {souvent davantage), dont il faut indiquer la nature, toutes les formes {genre, nombre; groupe forme, voix, mode, temps, personne) et la fonction.Des travaux de ce genre, qui deviennent pour les enfants du casse-tête ou de la devinette, sont en soi fastidieux et n’ont presque plus aucun lien avec la vie; c’est de l’artificiel érigé en système.Les seides raisons qui nous sembleraient devoir légitimer des exercices de ce genre, et à condition qu’ils soient très courts, sont la mémorisation de la terminologie et la fixation du cadre général de l’analyse {nature, formes, fonction).Mais il existe d’autres moyens, plus humains, d’assurer une telle acquisition.Ainsi, il est excellent {nous l'avons expérimenté) de construire graduellement au tableau noir, à mesure que les notions sont vues, un tableau synoptique d’analyse, en trois colonnes: Nature, Formes, Fonction.Les enfants s’habituent à consulter au besoin ce tableau qu’ils ont constamment sous les yeux et, à la fin de l’année, la plupart ont appris les termes techniques né- cessaires.Cela, sans trop d’effort, sans ennui, et surtout sans qu’ils gardent l’impression que l’analyse est une matière assez semblable à un jeu de hasard, moins le plaisir.?! i!t ) i*‘j et an Si è fia B ilii »r Il reste que l’exercice systématique peut être utile pour ancrer une notion qu’on vient tout juste de voir.Mais alors, qu’en général la série ne compte pas plus de cinq mots à analyser du même coup et qu’on n’exige pas, pour chaque mot, toutes les particularités lexicologiques, morphologiques et syntaxiques.Que l’épreuve porte uniquement sur le point précis à fixer.^roaiic iir m Il prfpo b T' :: ïi facili * tenu H,:i Met 'm * Même avec ces raisons pour légitimer sa présence occasionnelle, l’analyse en forme devrait se pratiquer dans une mesure plutôt restreinte, vu que l’école primaire ne vise pas à former des techniciens du langage et qu’il existe bien d’autres manières, variées et vivantes, de pratiquer l’analyse.* * * '"forte ¦ bit, wieur Noim Rappelons d’abord comme il est impor-ant et plus naturel de considérer, en français, plutôt le groupe que le mot, à tout le ¦ frijoi Nve noins le groupe avant le mot.Nous com->renons mal que, dans une phrase donnée, H ( ;fap|, 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 351 un titulaire fasse analyser des mots simples, avant d’avoir demandé la décomposition en groupes fonctionnels.Cette première étape nous paraît presque toujours indispensable.Il faut procéder, nous l’avons dit dans notre seconde étude, de la phrase aux groupes fonctionnels, des groupes principaux aux groupes secondaires {ou sous-groupes), des groupes secondaires aux 'expressions ou aux locutions, de celles-ci aux mots {quand c’est possible).ne èïi lome; f 0!IJ illf jngemei! Illustrons d’un exemple.Soit la phrase suivante, en septième année: (( Le joli petit chien de mon meilleur ami ma?ige très régidièrement ses trois repas de chaque jour.)) fort, iq dent lis atière ^ ition f 1 lais ali'l ;e pa$ Pi is n“f 1 en lest» rpr en >ï On commencera par faire trouver le pivot de la phrase, c’est-à-dire le verbe, avec les termes adjoints qui l’accompagnent: ce sera le groupe-verbe {«.mange très régulièrement))).De là, par des questions appropriées, on passera facilement au groupe-sujet {«le joli petit chien de mon meilleur ami))) et au groupe-complément {«ses trois repas de chaque jour))).Ensuite, à l’intérieur du groupe-sujet, on reconnaîtra le sous-groupe complément du nom {«de mon meilleur ami))) qui, par l’intermédiaire de la préposition de, se rapporte au 1er sous-groupe {«Le joli petit chien))); puis, après avoir fait découvrir le mot principal de chaque sous-groupe {«chien)) et «ami))), il sera facile de faire reconnaître que les autres termes s’y rapportent, gravitent autour d’eux.De même, dans le groupe-verbe, le sous-groupe adverbe {«très régulièrement)) sera reconnu comme se rapportant au verbe {«mangea), et, à l’intérieur du sous-groupe, on verra vite que «très)) se rapporte à «régulièrement)).Enfin, dans le groupe-complément, le sous-groupe complément du nom {«de chaque jour))) se rapporte, par la préposition de, au sous-groupe qui le précède (« ses trois repas )>); à l’intérieur de chaque sous-groupe les termes adjoints se rapportent aux termes principaux {«repas)) et «jour))).On aperçoit bien que l’analyse des mots, survenant après une telle décomposition progressive, sera beaucoup plus fructueuse et qu’elle facilitera la compréhension.Il ne s’agira plus d’un travail mesurant, chez l’élève, sa capacité de mémorisation de certains termes techniques, .mais d’une tâche susceptible de lui faire connaître le mécanisme de la phrase française.Il ne se sentira plus devant une devinette, mais un peu comme en face d’un jouet, d’une machine à démonter progressivement.Voici maintenant deux procédés par lesquels on recourra à la synthèse, afin d’éviter cet assèchement de l’analyse dont nous avons déjà parlé.D’abord, dans l’analyse des mots-ligatures {préposition, pronom relatif, conjonction), on fera souvent indiquer les groupes mis en rapport, au lieu de considérer les mots isolés.Ainsi, dans notre phrase de tout à l’heure, on pourra énoncer comme suit la fonction du premier de: «marque un rapport entre le complément mon meilleur ami et le groupe le joli petit chien)).Un autre excellent procédé consistera à faire construire, tout de suite après l’exercice de décomposition, une ou deux autres phrases au sens différent, mais au patron identique à celui de la première.D’ailleurs la décomposition même de la phrase initiale, qui se sera déroulée avec le texte entier constamment sous les yeux de l’enfant, lui aura déjà assuré, au moins en partie, la révification de la synthèse.Notons que la phrase-exemple que nous avons choisie pour la 7e année, illustre une marche de l’analyse qui convient à tous les degrés.Il suffit de l’alléger de certains éléments ou de certains groupes à mesure qu’on descend.En passant par l’état: «Le petit chien de mon ami mange régulièrement ses repas quotidiens)), elle pourrait devenir: «Mon chien mange trois repas)).* * * On n’est évidemment pas tenu de faire de l’analyse seulement d’une façon systématique, selon l’exemple donné plus haut.Le plus souvent, on pratiquera avec avantage ce que nous appellerions l’analyse occasionnelle et partielle.Au moment de la lecture d’un texte, en quelque matière que ce soit, ou bien pendant un exercice de langage; au cours de la phraséologie écrite, de la correction de la rédaction ou d’un exercice quelconque; 352 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier lors de l’exposé d’une notion grammaticale; bref, à n’importe quel moment, puisque, si on n’enseigne pas toujours le français, on expose toutes les matières en français, il sera possible de demander aux élèves tantôt la nature, tantôt une ou des formes, tantôt la fonction d’un groupe ou d’un mot.Pour faciliter sa découverte du point demandé, on lui indiquera même les particularités qui ne font pas l’objet de la question.Sans qu’on prononce le terme analyse, on initiera ainsi constamment les élèves au mécanisme élémentaire de la langue.Et ils ne se sentiront pas écrasés par le poids de la technique, dont le rôle est d’aider à la compréhension, non d’empêcher d’y atteindre comme il arrive, hélas ! souvent.1.Que les exercices systématiques d'analyse soient toujours courts.Que chacun porte sur un seul fait grammatical, en vue de Vacquisition d’une notion bien précise ou d’un terme technique nouveau.Ne faisons jamais analyser les mots simples d’une phrase, sans une décomposition préalable des groupes.Marche: phrase, propositions, groupes, sous-groupes, locutions, mots.3.Ne pas oublier la synthèse, toujours nécessaire.4.Pratiquer parfois l’analyse systématique {progressive) d’une phrase, en guidant les élèves; et s’adonner constamment à l’analyse occasionnelle et partielle.Pour nous conformer aux principes que nous conseillons d’adopter, faisons la synthèse-résumé de ce que nous venons de voir: Nous n’avons rien dit, d’une façon directe, de la distinction importante: analyse orale, analyse écrite.Nous y reviendons une autre fois.Richard Bergeron.Après la vocation du prêtre, il n’en est point de plus grande que celle d’un instituteur qui sait ce qu’il fait.Louis VEUILLOT.0 is ha Mus c : lilqiit tro ! Jar; 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 353 LE COIN DES ECOLES RURALES ¦a désertion des campagnes t l'école içoni par Gaston Béland^ i.e.A semaine sociale qui s’est tenue cet automne à Mont-Laurier, a remis en lumière un problème d’une grande importance pour nous: l’exode des campagnes vers les villes.Comme plusieurs, j’ai suivi avec grand intérêt, dans les journaux, le compte-rendu des conférences prononcées à ces importantes assises.Tous les orateurs ont été unanimes, à regretter cette désertion de nos campagnes et jusqu’à Sa Sainteté le Pape Pie XII qui, dans son message aux semainiers qualifiait de (( funeste » cet exode des campagnes vers les villes.Les causes de ce triste phénomène sont assez nombreuses et, à ceux qui croiraient trouver la bête noire, en pensant que l’école et l’institutrice de nos campagnes sont les responsables de ce grand dérangement, il faudrait bien leur dire ceci.S’il y a chez-nous une personne, qui s’est dévouée sans compter, pour aider nos ruraux c’est bien l’institutrice, surtout l’institutrice de nos écoles de rang.Et personne de sérieux ne prétendra, que c’est le gros salaire qui l’attirait.Tout le monde sait que l’institutrice de nos rangs a enseigné dans le passé, pour des traitements dérisoires et continue encore aujourd’hui dans trop de nos paroisses, à enseigner pour des salaires pas tellement élevés.Sont-ce les conditions idéales de travail qui l’ont portée à se dévouer si totalement à la cause rurale ?Sûrement pas, car elle a presque toujours enseigné dans une école minable, au système de chauffage du temps de Champlain, très souvent alimenté de mauvais bois.Pourtant dans cette maison sans attrait — souvent la pire du rang — elle se dévouait sans compter, du matin au soir, y accomplissant des prodiges.Oui, des prodiges avec six ou sept divisions et 20 à 25 élèves, leur montrant à lire, écrire Iet compter, les rudiments de l’histoire et de la géographie, sans oublier la religion qu’elle a toujours enseignée, non seulement en paroles, mais par l’exemple d’une vie sans reproche, faite de renoncements, de sacrifices et du don d’elle-même.Mais, à côté de ce dévouement héroïque que l’on rencontre dans nos écoles de rang et de village, il y a peut-être lieu de se demander, si nos élèves ont toujours reçu l'instruction et la formation, qui les auraient davantage attachés à la terre, à la campagne qui est et sera toujours le réservoir de nos forces vives, le réservoir de l’équilibre et du bon sens.Je crois que le plus grand vice de nos écoles de campagne, c’est qu’elles sont désertées trop de bonne heure.Les causes sont multiples, mais parmi celles sur lesquelles le personnel enseignant peut avoir quelque influence, il y a le facteur intérêt.Est-ce que trop souvent on ne prend pas pour acquis que les enfants sont obligés de fréquenter l’école et, qu’ainsi il n’est pas nécessaire de la rendre intéressante pour les y garder?La classe! elle pèse sur eux comme une chape de plomb, elle les fixe comme une lourde chaîne, elle tombe sur eux comme une pluie lente et prolongée. 354 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier N’y aurait-il pas moyen de changer quelque chose là-dedans ?Oui, certainement car il y a des classes intéressantes, des classes que les élèves quittent à regret.Qu’est-ce donc qui rend ces écoles si attirantes ?C’est d’abord la vie.Les enfants sont à éveiller non à engourdir.Victor Hugo écrivait : « Allumons les esprits, c'est notre loi première )).Il faut donc que la maUresse agisse, et surtout, fasse agir l’enfant.Non pas, d’une activité simplement physique ou de production mais surtout d’une activité intellectuelle.Se rappeler que l’école, ce n’est pas tant une manufacture de certificats d’études, mais surtout, un sanctuaire ou l’élève doit apprendre à penser, à réfléchir, à observer.La belle formation de 1 esprit np nuit pas, bien au contraire, aux bons résultats des examens.Il faut de plus que l’institutrice sache raconter.Selon Jean-Marie Laurence: (( Le bo?i maître doit être comédien, bon diseur, bon conteur; voilà les sept huitièmes de l'art d'enseigner)) C’est, en tout cas, la condition essentielle pour capter l’imagination -et le cœur de l’enfant les deux portes de son intelligence.Il faut savoir habiller les choses abstraites avec des symboles chauds et des formes vivantes.Il faut aussi chasser l’artificiel.Ainsi que le rappelait il y a quelques années l’abbé Arthur Maheux: « c'est là le grand secret de la pédagogie.Et c'est plus vrai encore, s'il s'agit des écoles rurales.L'enfant de la ville grandit dans un milieu déjà très artificiel, tandis que le petit rural grandit dans la réalité splendide de la nature.Or, l'École, la Pédagogie, oublie trop facilement les droits et les exigences de la nature.En ce cas, le jeune rural se sent perdu, il manque d’air, il étouffe, il a hâte de sortir de ce milieu étouffant.En effet, -il en sort très tôt, trop vite, à son grand détriment pour le moment et pour l'avenir ».Tout cela est particulièrement vrai pour les garçons.Les filles vont à l’école assez longtemps, elles y prennent des manières et atteignent une certaine culture.Mais est-ce que nos grands garçons des rangs peuvent être intéressés à fréquenter l’école du rang, où je le répète, trop souvent l’artificiel et le conventionnel les rebutent à jamais ?Ce qui se produit c’est que nos campagnardes instruites ne sont guère intéressées à épouser des ignorants.Il y a alors danger qu’elles tentent fortune ailleurs, qu’elles désertent leur rang, leur village, leur milieu.Les garçons resteront à la campagne, si les filles y consentent.Il faut donc, à tout prix, prolonger la scolarité de nos garçons, pour une agriculture plus efficiente et pour J -une paroisse plus forte.Les jeunes gens: i d’aujourd’hui seront les conseillers, les! jîl commissaires, les marguillers, les coopérateurs de demain.Or, la prolongation de la scolarité chez nos garçons des rangs est une tâche au-dessus des forces de l’institutrice.Elle en a déjà plein les bras.Il faudra bien qu’un jour, nos ruraux et les commissaires d’écoles tentent de solutionner ce grave problème.i EJ BSOC Si au moins, nos jeunes, qui ont toutefois réussi à apprendre à lire, avaient en même temps, pris le goût de la lecture, ils auraient pu, plus tard augmenté leur bagage de connaissances et les expériences de la vie aidant, en arriver à une certaine formation.Mais, pour que ces élèves eussent pu prendre à l’école le goût de la lecture, il leur aurait j f’j fallu des livres.Mais voilà, dans nos écoles de campagne en général, il n’y en a pas delivres.Pourtant, il y a des années que le Hei Département de l’Instruction publique fait aux commissions scolaires des offres très intéressantes à ce point de vue.Il faut cependant convenir que ça bouge un peu! 41 ^ mais tranquillement, pas vite.Je suis convaincu que lorsque nos ruraux, grâce à une scolarité plus longue et bien orientée, auront une instruction et une for- ffel mation plus adéquates, la campagne sera plus intéressante pour tout le monde et l’agriculture plus rémunératrice, parce que mieux pratiquée.Les désertions y seront: kj peut-être moins nombreuses et l’école aura contribué, comme c’est son rôle, à préparer les gens à vivre dans leur milieu.Il faut prendre tous les moyens pour sauver la paroisse rurale, son rôle au sein de notre peuple est trop important.On l’a déjà dit et répété: « nos ruraux n’ont pas pour unique fonction de fournir aux citadins des carottes et du fromage, ils doivent aussi les approvisionner de bon sens et de sains principes d'économie sociale.)) Gaston Béland.ni ÉDUCATION ET FORMATION 355 ga» a oes, fe,1 coopè inné scsti :iitrà e: ! Jelsii | iraatiti I uprai' j orarni I lans a ! 'eiia[4 éespat ffli» lniill! * 0/' Le programme des Instituts Familiaux par Vabbé Paul-Henri Carignan^ ptre^ Visiteur propagandiste des Instituts familiaux et des Ecoles moyennes familiales de ta province de Québec U EU de gens connaissent bien les Instituts Familiaux.Il existe encore beaucoup d’ignorance et de préjugés à leur sujet, même chez certaines personnes qui s’occupent d’éducation.C’est ainsi, par exemple, que des mamans veulent imposer à l’Institut Familial leurs filles qui n’ont fait que leur 7e année; pas surprenant, quand des spécialistes en éducation publient dans des revues sérieuses que les Instituts Familiaux reçoivent les élèves en 8e année.Certaines religieuses, plutôt mal renseignées que mal intentionnées, essaient de diriger les jeunes filles peu douées vers les Écoles ménagères .Au moins, elles y apprendront à faire des tartes, à raccom-mo'ier des bas et à faire le ménage ' La plupart des hommes considèrent assez sympathiquement ces écoles qui, à ce que l’on dit, préparent des «.femmes dépa-reiüêes ».Le présent article a pour but de renseigner les lecteurs sur le programme des Instituts Familiaux et l’esprit qui l’anime.Voici ce qu’en dit Sœur Théodore-de-la-Croix, directrice de l’Institut Familial de Saint-Lambert: «Pour élaborer une pédagogie qui vive, il faut un programme sagement dosé.On y travaille depuis plus de quinze ans, avec essais, suivis d'enquête, de discussions, de retouches.Les additions, les soustractions, les changements lents, hardis, mais prudents à la fois, montrent qu’on ne veut pas de Và-peu-près et qu’on attend les résultats pour construire grand et haut, mais simple et pratique)).(La pédagogie des Instituts Familiaux, p.5).Un souci constant anime ceux qui bâtissent le programme: préparer les jeunes filles à leur mission de femme.«Une différenciation physiologique et instinctive fait que tôt ou tard, un désir inconscient ou conscient de la maternité naîtra dans le cœur de la jeune fille et de la femme et que tôt ou tard, le souci d’être un guide apparaîtra dans le cœur de l’homme.)) « Dès lors, il convient de prévoir, à côté des disciplines communes aux garçons et aux filles, un enseignement qui prépare les jeunes filles à cet aspect féminin de leur vie. 356 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier ll$ Nous le concevons comme une occasion pour elles de faire la synthèse de leur personnalité autour de centres d’intérêt communs la maison, Venfant, la famille: notions qui intéressent par nature les femmes et qui ne cessent pas pour autant d’appartenir à l’ordre intellectuel et moral comme à l’ordre pratique; moyens pour les adolescentes de concevoir un esprit, un éclairage spécialement féminin de leur vie et de situer leurs activités intellectuelles ou pratiques les plus hautes dans la perspective de leurs responsabilités et de leurs possibilités de jeunes filles, puis, le plus souvent, d’épouses et de mère.» (Bulletin de VÉducation nationale, France, 1945).C’est à la lumière de cet éclairage féminin et familial qu’a été élaboré le programme que doivent suivre les jeunes filles des Instituts Familiaux, de la 10e à la 13e année inclusivement.Voici l’énumération des matières au programme ainsi que le nombre d’heures accordées à chaque année du cours.(s tra a ORDO GÉNÉRAL 1 re 2e 3e 4e [i(|uer ® chin C’est Heures Heures Heures Heures Total '(in ma Formation religieuse 70 70 70 70 280 330 BU,.Pédagogie familiale et psychologie.50 60 65 155 lojiie Logique 15 — — — 15 kslf Alimentation 30 30 30 30 120 h fk Puériculture — 15 (stage de 10 jours) 15 30 h Français 150 120 90 90 450 «lié Politesse et étiquette 10 10 15 15 50 Arithmétique et comptabilité 30 30 15 :— 75 h Anglais 30 30 30 30 120 Chimie 20 30 30 — 80 : Physique 20 20 20 — 60 r Anatomie et physiologie 15 20 30 — 65 Hygiène et secourisme 15 15 15 — 45 Jil'oii Art culinaire 150 150 150 150 600 I Administration et tenue de maison .(théorie) 10 20 — — 30 Couture et confection 210 200 200 200 810 Coupe — 15 15 15 45 Entretien du linge, raccommodage.20 20 10 — 50 Points d'ornements, tricot, crochetage.45 45 30 30 150 Dessin et arts décoratifs 30 30 30 30 120 Tissage 50 60 60 — 170 Agronomie, science naturelle (Leçons-promenades) 20 20 20 20 80 Culture physique, chant, diction .60 60 60 60 240 A ces 4015 heures, s’ajoutent évidemment, cherches personnelles.Le total des heures les heures consacrées à l’étude et aux re- de travail peut se diviser ainsi: ÉDUCATION ET FORMATION 357 travail manuel: travail intellectuel: culture personnelle: 'olal 2020 heures.4750 heures.1200 heures.Comme on pourra le constater, l’importance est accordée nettement à la culture générale.Un agencement heureux permet l’alternance des travaux intellectuels et des travaux manuels.D’autant plus que rarement le travail manuel demeure purement manuel.Il y a toujours des nuances spirituelles ou scientifiques.L’on ne peut faire une cuisine raisonnée sans expliquer une foule de phénomènes physiques ou chimiques qui se présentent.C’est à tort que souvent l’on restreint, l’humanisme à des activités purement intellectuelles.Il avait très raison ce pédagogue qui disait: ((Celui qui a son idée dans le creux de la main est souvent un être de plus d’intelligence, en tout cas plus complet, que celui qui la porte dans sa tête, incapable de s’exprimer autrement que par une formule.» A mesure que cette série d’articles progressera vous apprendrez que les élèves des Instituts Familiaux ont en mains toute une série de manuels composés spécialement pour elles, volumes faits sur mesure, si Ton peut ainsi parler.C’est ainsi que Madame M.-P.Vinay a composé des traités de Pédagogie familiale, de Psychologie, de Caractérologie.M.Joachim Delorme, professeur à l’école des Hautes Études de Montréal a écrit des manuels de Physique et de Chimie à l’usage des jeunes filles.Quatre volumes de spiritualité féminine sont dus à la plume alerte et apostolique de l'abbé Robert Llewellyn.Le dernier ouvrage paru «Divertissements littéraires» de Mademoiselle Claude Francis est un véritable bijou artistique où nos jeunes filles pourront goûter la littérature et la civilisation françaises du Moyen-Age et de la Renaissance en attendant trois autres volumes, sur les siècles suivants.D’autres manuels suivront, en particulier, une Histoire du Canada de Mgr Albert Tessier, centrée sur l’influence féminine dans l’Histoire de notre pays et un traité de “Sociologie familiale» par M.Marcel Clément, éminent sociologue français.Le programme des Instituts Familiaux vise réllement à la culture générale en suivant cette pensée d’Henri Fourrât: ((Il faut en tout viser à l’humain, à l’universel, mais on n’arrive à l’universel que par une grande fidélité à une réalité particulière.» Paul-H.Carignan, ptre.Ü ATTENTION: Date de T Inscription des aspirants-inspecteurs d’écoles AVIS AUX INSTITUTEURS Les instituteurs qui désirent se présenter devant le Bureau des Examinateurs des aspirants-inspecteurs d’écoles en juillet ou en août 1955, doivent s’inscrire d’ici le premier février prochain.B.-O.FILTEAU, Secrétaire. 358 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier j£eçcnts-9ijfies (d’après le programme) fVISK jiiiié lt le Mit m i jeûne .JANVIER .Religion ),ûU! CATECHISME JE DOIS AIMER ET SERVIR LE BON DIEU, MON PERE DU CIEL Idées à inculquer Actes à provoquer LE JEUNE ET L’ABSTINENCE 1.Le sixième commandement de l’Eglise nous ordonne de nous priver d’aliments gras {viande et jus de viande), à certains jours de l’année.{55^-555) 2.L’obligation de l’abstinence commence à sept ans accomplis.Celui qui, volontairement et sans raison suffisante, mange gras un jour maigre, commet un péché mortel.{556-557) 3.L’Église catholique nous ordonne de jeûner et de faire maigre à certains jours de l’année pour que nous fassions pénitence.1.La fidélité au sixième commandement de l’Église comme preuve d’amour pour Dieu.2.L’amour de la pénitence: a) comme expiation nécessaire; b) comme moyen de favoriser l’épanouissement de la vie de la grâce en notre âme. LEÇON-TYPE Moyens concrets 1.Tableaux de l’Ancien Testament.2.Tableau du Nouveau Testament: Jésus au désert.3.Calendrier liturgique — Le crucifix.REVISION SUCCINCTE DE LA LEÇON PRÉCÉDENTE: LE JEUNE.Dans notre dernier catéchisme, nous avons étudié le cinquième commandement de l’Église.Que nous ordonne ce cinquième commandement de l’Église?.Dressons un tableau des jours de jeûne en trois parties: carême, quatre-temps, vigiles.Nous reparlerons du jeûne au cours de cette leçon pour en apprendre les avantages, car si l’Église inspirée par le Saint-Esprit nous prescrit le jeûne, c’est pour le plus grand bien de notre ame.1.Qu’est-ce que le carême ?Le carême ou sainte quarantaine est un jeûne de quarante jours, établi pour honorer et imiter le jeûne de Notre-Seigneur, et pour nous préparer par la pénitence à la fête de Pâques.2.Quand commence et finit le carême ?Le carême commence le mercredi des cendres et finit le samedi saint à midi.{Catéchisme, p.267) 3.Quels sont les jours de jeûne du carême?{p.267) Tous les jours du carême, excepté les dimanches.{Ecrire au tableau) INTRODUCTION A LA LEÇON NOUVELLE L’ABSTINENCE Rappelons maintenant en quoi consiste le jeûne.Le jeûne consiste à ne prendre qu’un seul repas complet par jour {5^8), soit le midi ou le soir {5J^9).On peut y ajouter deux collations dont la quantité d’aliments est autorisée par l’évêque.{550) Le jeûne consiste donc dans la privation d’une certaine quantité d’aliments.Il y a aussi une autre privation que l’Église impose à certains jours, sur la qualité des aliments.Cette privation prend le nom d'abstinence.(Écrire au tableau).L’abstinence est l’objet du sixième commandement de l’Église; nous l’étudierons aujourd’hui.4.Ip 5.Que sont les quatre-temps ?Les quatre-temps sont des jours de jeûne que nous devons observer quatre fois par année.Ces jours sont le mercredi, le vendredi et le samedi que l’Église a choisis en mémoire de la passion, de la mort et de la sépulture de Notre-Seigneur.{Ecrire au tableau: mercredi, vendredi et samedi) Qu’appelle-t-on « vigiles » ?Le mot vigile signifie veille.On appelle vigile la veille de certaines fêtes.Les vigiles nous préparent à célébrer les fêtes avec plus de ferveur.L’Eglise prescrit le jeûne aux grandes vigiles.6.Quelles sont les quatre grandes vigiles ?{p.266) Les vigiles de Noël, de la Pentecôte, de la Toussaint et de la solennité de l’Assomption.{Ecrire au tableau) 7.Résumons tous les jours de jeûne d’obliga- tion: o) Carême: tous les jours, excepté le dimanche.b) Quatre-Temps: mercredi, vendredi et samedi.c) Vigiles: de Noël, de la Pentecôte, de la Toussaint et de la solennité de l’Assomption.CAUSERIE — REFLEXION L’Abstinence: sa nature d’abstinence jours Le cinquième commandement de l’Église concerne les grandes personnes, mais le sixième est pour les enfants, comme pour les grandes personnes.Vous l’avez appris en 4e année et vous le pratiquez depuis que vous avez sept ans, l’âge de raison.Peut-être en avez-vous demandé la raison à votre maman ?Peut-être vous a-t-on expliqué ce commandement en classe, en une occasion quelconque?Aujourd’hui, vous apprendrez les prescriptions récentes de la loi de l’abstinence.Mais surtout je voudrais que vous en compreniez bien les motifs et les avantages afin que vous l’aimiez cette loi, et que l’aimant, vous la pratiquiez fidèlement toute votre vie.Récitez le sixième commandement de l’Église.Vendredi, chair ne mangeras, ni jours défendus mêmement.Que signifie le mot « chair » ?.La chair des animaux que l’on appelle ordinairement la viande.Donnez à ce commandement une expression plus facile qui puisse être saisie immédiatement.{Laisser les élèves trouver cette expression et choisir la plus simple) « Tu ne mangeras pas de viande le vendredi, ni les jours défendus.)) 10 360 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’ordre est clair n’est-ce pas ?Votre catéchisme l’exprime en deux réponses que nous allons lire: 554 et 555.Que nous ordonne le sixième commandement de V Eglise ?(554) Le sixième commandement de l’Église nous ordonne de nous priver d’aliments gras à certains jours de l’année.{Faire abstinence) Quels sont les aliments que l'Eglise nous défend de manger les jours maigres ?(555) La viande et le jus de viande.La privation de viande que l’Église nous ordonne prend le nom à'abstinence.Il nous sera plus facile maintenant d’employer ce seul mot puisque vous en comprenez le sens.Le mot abstinence est celui qui est employé dans la liturgie de l’Église avec le mot jeûne.Comme nous avons appris les jours de jeûne, apprenons maintenant les jours d’abstinence; écrivons-les pour les mieux retenir.Nous remarquerons que certains jours d’abstinence sont en même temps des jours de jeûne.Quels sont les jours d’abstinence ?.{Pensez aux jours où vous mangez maigre et trouvez vous-mêmes ces jours.) Il faut maintenant distinguer deux sortes de jours d’abstinence: a) les jours où les trois repas sont maigres: abstinence totale; (Ecrire) b) les jours où le repas principal peut être gras et les deux autres maigres: demi abstinence ou abstinence partielle.(Écrire) Parmi les jours d’abstinence que vous avez nommés, lesquels sont d’abstinence totale ?quels sont ceux d’abstinence partielle ?(Écrire) Résumons maintenant les jours d'abstinence en regard des jours de jeûne.a) Abstinence totale: 1.Tous les vendredis de l’année, (Excepté celui où tombe une fête d’obligation.Ex.: Noël, un vendredi.) 2.Le mercredi des cendres et le samedi saint jusqu’à midi.3.Les vigiles de Noël et de la solennité de Y Assomption b) Abstinence partielle: 1.Les mercredis et les samedis des quatre-temps.2.Les vigiles de la Pentecôte et de la Toussaint.De tels calendriers existent.C’est d’abord Yordo des fidèles que toute famille catholique devrait avoir.{Faire connaître l'ordo si les élèves ne le connaissent pas.) Il y a aussi: le calendrier d’art religieux, de l’œuvre des vocations, de l’Oratoire Saint-Joseph, de Notre-Dame du Cap, etc., etc.Quelq ies-uns indiquent en toutes lettres: jeûne, abstinence, demi-abstinence ou les deux à la fois.D’autres ont des signes conventionnels: une tête de poisson ou un poisson plus petit pour la demi-abstinence ou abstinence partielle.{Montrer l'un ou l'autre de ces calendriers ou tout autre semblable).Ainsi les moyens de se renseigner ne manquent pas.Toute famille catholique doit avoir l’un de ces calendriers pour le consulter à temps, surtout la maman qui doit préparer les repas.C’est un aide-mémoire, car le curé de chaque paroisse annonce toujours le jeûne et l’abstinence, au prône du dimanche qui précède soit le carême, soit les quatre-temps, soit une vigile.OBLIGATION DE L’ABSTINENCE Voici maintenant deux questions auxquelles vous pouvez déjà répondre puisque vous connai-sez déjà la pratique de l’abstinence.1.A quel âge commence l'obligation de ne pas faire gras les jours maigres ?(556) A sept ans accomplis.2.Quel péché commet celui qui, volontairement\et sans raison suffisante, mange gras un jour maigre ?(557) Janvier 3.Les jours de carême autres que le vendredi, le mercredi des cendres et le samedi saint pour les personnes qui jeûnent.Vous trouverez ce que nous venons d’écrire à la page 266 de votre catéchisme.Comme il est facile d’oublier les jours de jeûne et d’abstinence, vous pourriez vous faire un calendrier et vous sauriez tout ce qu’il faut y inscrire en tenant compte des deux tableaux que nous avons sous les yeux.Voyons un peu ce que vous écririez .{Laisser les élèves chercher les réponses.) 1.Mercredi des cendres ?.Jeûne et abstinence totale.2.Mercredi des quatre-temps ?.Jeûne et abstinence partielle.3.Samedi saint ?.Jeûne et abstinence totale jusqu’à midi.4.Vendredi?.Abstinence totale.5.Vigile de la Pentecôte ?.Jeûne et abstinence partielle.3ts e t Iro h. LEÇON-TYPE 361 1955 Celui qui, volontairement et sans raison suffisante, mange gras un jour maigre, commet un péché mortel.'faire ’"nree usaro:' 'oiisfc m- jusqm dW! liolfi « k iissi: lu es ïw': re-Da8! eats iiii-aHl ont ente « | [di j Comparons l’obligation de l’abstinence avec celle du jeûne.A quel âge commence l’obligation de jeûner?(551).A quel âge cesse l’obligation de jeûner?(552) .Quel péché | commet celui qui, volontairement et sans raison grave, ne jeûne pas les jours de jeûne ?(553).Nous constatons que l’obligation de l’abstinence commence beaucoup plus tôt que le jeûne et ne doit pas cesser de toute la vie (à moins de raison grave).Pourquoi cela?.(Les enfants qui font abstinence mais ne jeûnent pas savent déjà pourquoi.) La loi de l’abstinence est plus générale que celle du jeûne parce qu’étant une pénitence moins dure, elle est possible aux enfants et aux personnes âgées.L’obligation de la garder est grave comme celle du jeûne, approfondissons-la.Pour faire un péché mortel contre l’abstinence, il faut trois conditions; trouvez-les dans la réponse de votre catéchisme.(Écrire) 1.manger gras un jour d'abstinence: matière du péché, 2.volontairement, 3.sans raison suffisante.Manger gras.Que peut-on considérer comme une matière grave ?comme matière légère ?.On considère comme matière grave un repas gras; mais il n’y aurait que matière légère et par conséquent péché véniel à prendre un peu de bouillon gras ou quelques bouchées de viande.Volontairement.Que veut dire « volontairement » ?.Cela signifie enfreindre le précepte de l’Eglise en sachant bien que l’on désobéit, le violer avec mépris, ne pas vouloir se gêner pour obéir à l’Eglise et à Dieu.Car la loi de l’abstinence est gênante et il faut parfois beaucoup de courage pour y être fidèle.L’Ancien Testament renferme de beaux exemples de fidélité généreuse même héroïque à l’abstinence.Nous lisons dans la vie de Tobie: « Lors donc qu'il fut arrivé Comme captif avec sa femme et son fils, en la ville de Ninive, où était toute sa tribu, bien que tous les autres mangeassent des mets de païens, il garda son âme pure et ne se souilla pas par leurs viandes.» (Tobie L, 11-12) ,U:.Daniel (qui fut prophète) alors qu’il n’était encore qu’un jeune Hébreu élévé à la cour du roi Nabuchodonozor, à Babylone, « résolut en son cœur de ne pas se souiller par les mets du roi et il demanda à son chef de ne pas l'obliger à se souiller (à en manger) ».(Daniel 1, 3) Un saint vieillard nommé Êléazar, au temps d’ime persécution des Juifs par un roi païen, « préféra mourir que de feindre (faire semblant) de manger des viandes défendues par la loi de Dieu.(Mach.11) Les sept frères Machabées avec leur mère subirent également le martyre plutôt que de transgresser la loi de Dieu en mangeant des viandes défendues.(11 Mach.VII) Vous étudierez en détail ces exemples dans votre Histoire Sainte.(Programme) Pour le moment, voyons comment ils nous montrent bien la ligne de conduite à tenir pour garder fidèlement l’abstinence.Précisons quelques points : 1.Lors même qje dans une famille quelques membres mangent gras, il faut avoir le courage de manger maigre les jours d’abstinence.2.Si quelqu’un veut nous contraindre à manger gras le vendredi, comme Daniel, nous devons demander à ue pas être contraints de violer la loi de l’Eglise.Par exemple, un homme qui ne pratique pas peut vouloir contraindre sa femme à manger gras, même ses enfants.3.Si r ’on se moque de nous, laissons passer les railleries, elles cesseront d’elles-mêmes.Par exemple, dans un restaurant, on peut ordinairement demander des aliments maigres le vendredi: les restaurateurs doivent en avoir pour ceux qui en demandent.Que des camarades se moquent tant qu’il leur plaira, cela ne doit pas nous émouvoir.La loi de l’abstinence demande toujours quelque sacrifice de notre part.N’en soyons pas étonnés, c’est pour cela qu’elle a été instituée, nous le dirons de nouveau dans quelques instants.Notre fidélité doit être un témoignage de notre foi aussi bien que de notre amour, comme nous l’enseignent Tobie, Daniel, les Machabées.Il y a sans doute, de nos jours, beaucoup de catholiques qui donnent ce témoignage.Que c’est beau ! Vous seriez de ce nombre, n’est-ce pas si l’occasion s’en présentait ?Sans raison suffisante.L’Église est une bonne mère.Comme pour le jeûne, elle admet des raisons qui dispensent de l’abstinence.Quelle sont ces raisons ?(Laisser les élèves trouver ces raisons qui sont les mêmes que celles du jeûne, et qui ont été enseignées dans le catéchisme précédent.) Raisons qui dispensent de Vabstinence: maladie, convalescence, faiblesse de constitution, prescription du médecin, travail exceptionnellement pénible, certain voyage pénible, pauvreté.(Les pauvres qui mendient peuvent manger ce qui leur est donné.) Mais il y a des motifs qui ne dispensent pas de l’abstinence, qui ne sont que des prétextes pour y manquer, par exemple: le désir d’agir â sa fantai- 362 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvie sie, la manière de voir de certains membres de la famille, une visite d’amis, le respect humain, des fêtes, etc.Pour nous assurer du sérieux de nos motifs, nous devons les soumettre à notre curé ou à notre confesseur.Remarquons enfin que l’abstinence étant une pénitence moins pénible que le jeûne, il faut des motifs ou des raisons plus graves pour nous en dispenser.MOTIFS DE L’ABSTINENCE ET DU JEUNE L’abstinence, comme le jeûne, a des ennemis: ceux qui n’appartiennent pas à notre sainte religion d’abord, et hélasj les mauvais catholiques.Les ennemis de l’Église l’accusent d’une sévérité trop exigeante.Les mauvais catholiques manquent de conviction religieuse et d’amour du bon Dieu.Pour vous, mes enfants, qui voulez être de bons catholiques, il importe de former vos convictions religieuses et de les affermir par un grand amour du bon Dieu.Pourquoi l'Église catholique nous ordonne-t-elle de jeûner et de faire maigre à certains jours de Vannée ?.(Laisser les élèves donner diverses réponses, les résumer et les mettre en valeur.) Pour que nous fassions pénitence.(558).C’est la simple réponse de votre catéchisme.Elle dit tout, mais il faut la développer pour la bien comprendre, et considérer les motifs que nous avons de faire pénitence.Les Juifs pratiquaient l’abstinence et le jeûne prescrits par Dieu à Moïse.Ils jeûnaient en expiation des fautes le jour de la fête de l’Expiation.(LéV'.XVI, 29-31).C’était là un jeûne public, mais l’histoire cite plusieurs personnages, qui firent des jeûnes particuliers: Moïse jeûna sur le Sinaï (Exode XXIV, 18); David jeûna toute une journée à l’occasion de la mort de Saül (11 Rois 1, 4); sur l’ordre du prophète Jonas, les habitants de la ville de Ninive jeûnèrent en expiation de leurs péchés et Dieu leur pardonna (Jonas III, 4, 10).Nous ne doutons pas que Notre-Seigneur ait observe fidèlement les jeûnes et les abstinences ordonnés par Moïse, et de plus, l’Evangile nous rapporte qu’il a fait un long jeûne particulier, lequel ?.Le jeûne de quarante jours au désert, avant sa vie publique.(Luc IV, 21) Si nous parcourons le saint Évangile, nous y trouvons plusieurs enseignements de Notre-Seigneur sur les motifs du jeûne, sur la manière de jeûner et sur la récompense du jeûne.(Marc IX, Math.VI) Donc, mes enfants, nous voilà bien convaincus que l’Eglise suit fidèlement l’Évangile, c’est-à-dire la parole et l’exemple de Jésus, son divin Fondateur, en nous prescrivant le jeûne et l’abstinence^ Ces deux pénitences sont une invention divine avant d’être un précepte de l’Église.Obéir à l’Eglise, c’est obéir à Dieu même.Et obéir à Dieu, c’est adorer sa sainte volonté, c’est surtout Jui donner une grande preuve d’amour, celle qui lui plaît davantage.Nous devons faire pénitence par le jeûne et l'abstinence: 1.Pour obéir à l'enseignement de Notre-Seigneur et de l'Église.Par quelle parole Notre-Seigneur nous a-t-il enseigné la grande loi de la Pénitence ?.« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.» (Luc XIII, 5).Cette parole ne laisse aucun doute dans notre esprit: la pénitence est absolument nécessaire au salut.Renoncer à la pénitence, c’est renoncer au ciel.L’Église ne pouvait donc manquer de nous aider à faire pénitence en nous en indiquant le mode ou la manière: jeûne et abstinence; et le temps: carême, quatre-temps, vigiles, vendredis.Avant d’être enseignés par Notre-Seigneur, le jeûne et l’abstinence étaient connus chez les Juifs.On peut même faire remonter l’abstinence au paradis terrestre.Dieu dit à nos premiers parents: « Vous pouvez manger du fruit de tous les arbres qui croissent dans ce jardin, mais vous ne mangerez pas du fruit de l'arbre de la science du bien et du mal.» (Gen.11, 17).Voilà bien une abstinence.Dieu demandait à Adam et à Eve une privation en témoignage de leur amour.A son tour, l’Eglise nous dit: Le vendredi, vous {jouvez manger de tous les aliments: poisson, égumes, fruits, etc., mais vous ne mangerez pas de viande.Elle nous demande cette privation pour que, par notre obéissance et notre pénitence, nous donnions au bon Dieu ime marque de notre amour.2.Pour expier nos péchés et nous unir à Jésus-Christ dans sa passion.Quand nous pensons à nos fautes, nous sentons le besoin de faire pénitence n’est-ce pas ?parce que nous comprenons que la pénitence est une preuve de notre repentir sincère et de notre amour.(Le crucifix).Pouvons-nous considérer Jésus sur la croix, sans vouloir unir notre pénitence à «es souffrances et à sa mort?Voilà pourquoi l’Église a choisi le vendredi comme jour d’abstinence, tous les vendredis de l’année.« pour nous faire faire pénitence le jour où Jésus-Christ a souffert pour nous » selon l’ancien texte du catéchisme.Quel beau jour que le vendredi ! Un jour d’amour ! Le jour où Notre-Seigneur nous a donné la plus grande preuve de son amour, et le jour où nous lui donnons en retour, chaque vendredi de notre vie, un témoignage d’amour par l’abstinence totale et parfois par le jeûne.Est-ce que nous y pensons ?.3.Pour réprimer nos mauvais penchants et obtenir des grâces.Vous savez, mes enfants, que le péché originel a laissé en nous des suites qui sont l’ignorance et la concupiscence.Or, une personne qui fait pénitence, parce qa’elle attire en elle la grâce, a plus de lumière dans son intelligence pour comprendre les choses du bon Dieu.En second lieu, pour réprimer les mauvais penchants de la sensualité, elle fait des actes de volonté.Alors sa volonté se détache du mal et devient plus forte pour le bien.Comprenez- 1955 LEÇON-TYPE 363 eut menti le nu ictlj vous, mes enfants, le grand bienfait des pénitences que l’Église nous demande ?Ajoutons que la pénitence est toujours récom-jeusée.Elle est toute-puissante sur le cœur de )ieu.Pourquoi ?.Parce qu’elle est un acte ’amour sincère et véritable.On n’en finirait oas de citer des exemples puisés dans l’Ancien et le Nouveau Testament et dans la vie des saints.En voilà assez pour nous faire aimer la pénitence que l’Église nous demande.CONCLUSION Mes enfants, tous ces motifs ^du jeûne et de l’abstinence, si entraînants, l’Eglise nous les fait redire dans la préface du carême pour nous encourager à la pénitence.Vous ne l’avez peut-être jamais remarqué ?Lisons attentivement quelques lignes: {Usage du missel) « Seigneur saint.Père tout-puissant.Dieu éternel, par le jeûne auquel vous assjjétissez nos corps, vous réprimez les vices ., vous élevez l'esprit .et vous nous accordez la vertu .et la récompense.Comme nous serons heureux, mes enfants, de présenter au bon Dieu les abstinences de notre vie et nos jeûnes aussi, lorsque viendra le temps de la récompense.SYNTHESE POUR LA FIXATION DE LA MATIÈRE 1.Que no js ordonne le sixième commandement de l’Église ?2.Quels sont les jours où l’Église nous ordonne de manger maigre: a) jours d’abstinence totale ?b) jours d’abstinence partielle ?3.Quels sont les aliments gras que l’Église nous défend de manger les jours maigres ?4.A quel âge commence l’obligation de ne pas manger gras les jours maigres ?5.Quel péché commet celui qui, volontairement et sans raison suffisante, mange gras un jour maigre ?6.Quelles sont les raisons qui dispensent de l’abstinence ?7.Pourquoi l’Église catholique nous ordonne- t-elle de jeûner et de faire maigre à certains jours de l’année ?DEVOIR AU CHOIX 1.Dites quelle abstinence, totale ou partielle vous-même à votre âge, vous devez observer les jours suivants: a) le samedi des quatre-temps ?{partielle) b) la veille de la solennité de l’Assomp- tion ?{totale) c) la veille de Noël ?{totale) d) tous les vendredis ?{totale) e) le mercredi des quatre-temps ?{partielle) a) Pourquoi l’Église a-t-elle fait choix du vendredi comme jours d’abstinence totale ?6) Q tel bien cette abstinence peut-elle procurer à notre âme ?Elisabeth LESEUR Ne pas être compris, souffrance bien vive: savoir que Dieu comprend, joie plus grande que toutes les souffrances. 364 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvie Langue française HUITIÈME ET NEUVIÈME ANNÉES LE SAGUENAY ET SES RICHESSES ÉVEIL DE L’INTÉRÊT Note pédagogique.— Se 'procurer des objets d’aluminium.Il en existe de fort beaux: tels, par exemple les coupe-papier, les bagues, etc.En faire remarquer la légèreté et le brillant.U aluminium ne se ternit jamais.Mes chers élèves, PRESENTATION DU TEXTE Vous entendez souvent parler de croisières au Saguenay, si vous voulez, nous irons aussi, non en bateau, mais par la pensée et en nous aidant d’images et de cartes.La vallée du Saguenay est de formation très ancienne.Elle remonte à l’époque où les glaciers couvraient la moitié du continent nord-américain.Dans leur marche, ces immenses glaciers bouleversèrent le sol et les rochers, aplanirent les montagnes et creusèrent de profondes vallées dont l’une des plus typiques, est celle où coule aujourd’hui la rivière Saguenay, avec ses insondables profondeurs et ses hautes falaises de pierre polie.|: LECTURE PAR LE MAITRE Texte Le Saguenay et ses richesses Durant la dernière guerre mondiale, combien de fois a-t-on signalé que de gros bombardiers alliés, après d’audacieux raids au-dessus du territoire ennemi, revenaient à leur base avec des moteurs avariés, des ailes déchirées, le fuselage crevé.L’on s’étonnait de voir comment ces avions pouvaient encore voler après avoir reçu tant de coups.Les plus étonnés étaient sans doute les pilotes, parce qu’ils comprenaient mieux que tous, l’incroyable borme fortune qu’ils avaient de revenir à la base malgré l’état lamentable de leurs appareils.C’est que la plupart de ces avions étaient construits avec l’aluminium du Canada, aluminium produit par la vallée du Saguenay.Presque tous les avions de transport qui survolent aujourd’hui, avec rapidité et sécurité, le territoire canadien et les autres pays du monde sont aussi faits de ce même métal qui vient du même endroit.C’est dans la vallée du Saguenay, plus précisément dans la cité d’Arvida, que se trouve la plus grande usine d’aluminium au monde.On peut y produire plus de sept cents millions de livres d’aluminium par année.C’est là d’ailleurs, le chiffre de production que l’on y a atteint aux jours les plus difficiles de la guerre alors que l’on avait un besoin si grand et si pressant de ce métal qui unit la force à la légèreté.La région que l’on veut choisir pour y établir l’industrie de l’aluminium, doit offrir trois avantages essentiels: la main-d’œuvre, l’électricité et les facilités de transport.La vallée du Saguenay est devenue le plus grand centre d’aluminium au monde parce qu’elle réunit ces trois éléments.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Que remarquait-on, lors de la dernière guerre mondiale ?.On a signalé que de gros bombardiers revenaient souvent à leur base, avec des moteurs avariés, des ailes déchirées, le fuselage crevé.2.Qui avait à se féliciter le plus de cet état de choses ?.] C’étaient les pilotes eux-mêmes, parce 955 LEÇON-TYPE 365 qu’ils comprenaient mieux que les autres leur incroyable bonne fortune.3.De quel métal s’était-on servi pour construire les avions ?.On s’était servi de l’aluminium du Canada, aluminium produit dans la vallée du Saguenay.4.D’où viennent presque tous les avions de transport ?.Ils viennent presque tous d’Arvida, le plus grand centre d’aluminium du monde.5.Combien de millions de livres d’aluminium, l’usine d’Arvida peut-elle produire, chaque année ?.Sept cents millions de livres d’aluminium.6.Ce métal est-il d’une grande utilité ?.Il est d’une très grande utilité à cause de sa force et de sa légèreté.7.Où est situé Arvida ?.Arvida est situé sur le cours du Saguenay, non loin de Kénogami, Jon-quière et Chicoutimi.La population de dix mille âmes, est susceptible d’augmenter chaque année.8.Quel territoire occupe l’usine d’aluminium ?L’usine d’Arvida, qui occupe un territoire d’un mille et demi de longueur et trois quarts de mille de largeur, produit deux millions de livres d’aluminium par jour.9.Quels sont les avantages essentiels requis pour établir l’industrie d’aluminium ?.Ce sont: a) la main d’œuvre; b) l’électricité; c) les facilités de transport.10.Pourquoi la vallée du Saguenay est-elle devenue le plus grand centre d’aluminium du monde ?.Parce qu’elle réunit ces trois éléments.LECTURE PAR LES ÉLÈVES Lecture silencieuse.Lecture individuelle.GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Relever les participes du texte et justifier leur accord.a) a signalé.Part.pass.conj.avec l’aux.avoir inv.compl.dir.après.b) avariés.Part.adj.s’accorde avec moteurs, masc.plur.c) déchirées.Part.adj.s’accorde avec ailes, fém.plur.d) crevé.Part.adj.s’accorde avec fuselage, masc.sing.e) avoir reçu.Part.pass.conj.avec l’aux.avoir inv.compl.placé après./) étonnés.Part.adj.s’accorde avec pilotes, masc.plur.g) étaient construits.Part.pass.conj.avec l’aux.être, s’accorde avec le sujet avions.h) produit.Part.adj.s’accorde avec aluminium, masc.sing.0 sont faits.Part.pass.conj.avec l’aux.être, s’accorde avec le sujet avions.j) a atteint.Part.pass.conj.avec l’aux.avoir, s’accorde avec que ayant pour ant.chiffre.k) est devenue.Part.pass.conj.avec l’aux.être, s’accorde avec le sujet vallée.Règle 2.Les verbes intransitifs n’ayant pas de com- plément direct, le participe passé de ces verbes conjugués avec avoir est invariable: Ces histoires nous ont plu.Nous avons ri de cette aventure.Nous avons joui de ce beau panorama.Participes passés: 3.Coûté, valu et pesé.a) Coûter est intransitif dans le sens propre d'être acheté un certain prix.Exemple: Les deux piastres que ce livre m’a coûté.b) Il est transitif dans le sens figuré de causer, occasionner.Exemple: Les heures de réclusion que ce travail m’a coûtées, ne me l’ont pas fait regretter.c) Valoir est intransitif dans le sens propre de avoir un certain prix.Exemple: Les vingt piastres que ces livres ont valu.d) Valoir est transitif dans le sens figuré de procurer.Exemple: Les honneurs que ces écrits m’ont valus, m’ont laissée toute confuse.e) Peser est intransitif dans le sens de avoir un certain poids.Exemple: Les soixante livres que cet enfant a pesé.f) Peser est transitif dans le sens de constater le poids, et dans le sens figuré de examiner.Exemple: Les paquets que vous avez pesés.Ces raisons, je les ai pesées.Pour résumer, disons que les participes de ces trois verbes restent invariables au sens propre et qu’ils varient lorsqu’ils sont employés au sens figuré. 366 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier 4.Verbes en cer, ger, yer, eler, eter.Pendant que nous voyageons, les nuages s'amoncellent.Nous côtoyons la rivière; nous logeons sous un toit hospitalier.a) Les verbes en ger: voyager, loger, pren- nent un e muet devant les voyelles « a » et « o ».b) Les verbes en yer, changent 1’ « y » en « i » devant un « e » muet: Il essuiera ses pleurs.Il emploiera la douceur pour réussir.Dans les verbes en « ier », yer, et en éer, il faut conserver 1’ « i », 1’ « y », ou 1’ « e » du radical, quand la terminaison commence par un « i » ou par un « e ».Exemple: Que nous priions Notre-Dame.Que nous payions nos dettes.j'agréerai vos hommages.Depuis longtemps je projette cette excursion, mais les difficultés s'amoncellent sous mes pas.c) Les verbes en eler et en eter doublent la consonne « 1 » ou « t» devant une syllabe muette.Cependant il y_a des exceptions.CONJUGAISON Temps du subjonctif: 1.Verbes comprendre et admirer.Subjonctif présent: 2.Que je comprenne et que j’admire, que tu comprennes et que tu admires, qu’il comprenne et qu’il admire, que nous comprenions et que nous admirions, que vous compreniez et que vous admiriez, qu’ils comprennent et qu’ils admirent.Imparfait du subjonctif: 3.Que je comprisse et que j’admirasse, que tu comprisses et que tu admirasses, qu’il comprît et qu’il admirât, que nous comprissions et que nous admirassions, que vous comprissiez et que vous admirassiez qu’ils comprissent et qu’ils admirassent.TV.P.— Ce temps est fort peu usité, mais encore faut-il familiariser nos élèves avec la difficulté de la conjugaison.Correspondance des temps: 4.Il faut que nous soyons des hommes de conscience et d’honneur, que nous sachions lire dans le livre admirable des œuvres de Dieu.5.Il faudrait qu’il sortît de lui-même pour faire le bien autour de lui.6.Je désirerais qu’il maintînt sa décision pre- mière.C’est le plus sûr moyen d’arriver à son but.ANALYSE GRAMMATICALE Quelques difficultés dans l’analyse du pronom Analyser les mots en italique: 1.0 Vous, Médiatrice de toute grâce, regardez vos enfants et protégez-Zes; chacun d'eux vient à Vous, Mère de Miséricorde, qui êtes celle, vers qui nous tournons nos yeux suppliants.a) Vous.Pron.pers.2e pers.du fém.plur., mis en apostrophe.b) les.Pron.pers.3e pers.du masc.plur.compl.dir.de protégez.c) chacun.Pron.indéf.3e pers.du masc.sing, sujet de vient.d) eux.Pron.pers.3e pers.du masc.plur.compl.dét.de chacun.e) vous.Pron.pers.2e pers.du fém.plur.compl.ind.de vient.f) qui.#.Pron.conj.ayant pour ant.vous {Mère de Miséricorde), 2e pers.fém.plur., sujet de êtes.g) celle.Pron.dém.3e pers.du fém.sing., attribut de qui.h) qui.Pron.conj., ayant pour ant.celle, 3e pers.du sing., compl.ind.de tournons.ï) nous.Pron.pers.lre pers.du plur., sujet de tournons.ANALYSE LOGIQUE 1.Si le jeune Charles Martin Hall n’avait pas continué ses recherches, nous n’aurons pas aujourd'hui l’aluminium à notre service.Deux propositions dans cette phrase.à) iTB proposition: Si le jeune Charles Martin Hall n’avait pas continué ses recherches.Proposition sub.cire, de condition de n’aurions.Sujet.Charles M.Hall.Verbe.avait continué.Compl.mod.ne pas.Compl.dir.ses recherches.b) 2e proposition: nous n’aurions pas aujourd’hui l’aluminium à notre service.Proposition principale.Sujet.nous.Verbe.aurions.Compl.mod.n’ pas.Compl.dir.l’aluminium.Compl.cire, de condition. 1955 LEÇON-TYPE 367 2.si le jeune Charles, etc.Compl.ind.à notre service.Dès qu’il eût terminé ses études, le jeune Hall construisit un laboratoire dans le hangar de son père et commença ses recherches.Trois propositions dans cette phrase.a) ire proposition: Dès qu’il eût terminé ses études.Proposition circonstancielle de temps de construisit et commença.Sujet.il.Verbe.eût terminé.Compl.dir.études.b) 2e proposition: le jeune Hall construisit un laboratoire dans le hangar de son père.Proposition principale.Sujet.jeune Hall.Verbe.construisit.Compl.dir.laboratoire.Compl.cire, de lieu.hangar.c) 3e proposition: et (il) commença ses recherches.Proposition principale coordonnée elliptique.Sujet.il sous-ent.Verbe.commença.Compl.dir.recherches.3.Faire la guerre.guerroyer.4.Qui aime trop la guerre.guerroyeur.5.L’endroit où se loge une sentinelle.guérite.6.Un artilleur qui lance des bombes est un.bombardier.Mais dans le texte, ce mot désigne un gros avion de guerre, chargé de donner la chasse aux ennemis, au moyen des bombes dont il est abondamment pourvu.7.Incursion rapide, exécutée en territoire ennemi par une troupe.raid.Dans le texte, l’incursion rapide se fait par avion.On appelle cela une attaque-éclair, un combat-éclair.8.Etendue de terre dépendant d’une autorité, d’une juridiction, d’un corps d’armée.territoire.9.Ensemble des longerons, entre toises, tubes qui constituent la charpente d’un aéroplane .f uselage.^ 10.Métal blanc, léger, solide, qui a l’éclat de l’argent.aluminium.On l’emploie en orfèvrerie; on en fait aussi des ustensiles de cuisine.DICTÉE EXERCICE GRAMMATICAL 1.Excepté ces personnes courageuses, les autres ont fui en présence du danger.2.Vu la ténacité des recherches du jeune chimiste, le succès ne manqua pas de lui sourire.3.Passé la semaine prochaine, je ne pourrai plus vous recevoir.4.Supposé vos talents, on vous a pensé capable de réussir.5.Vous paierez la somme de dix dollars, taxe comprise.6.Les choses que vous avez laissé faire, ne sont pas à votre avantage.7.Ces fruits que j’ai fait cueillir étaient bien ûrs.8.Que de millions de jeunes vies ont coûtées les guerres exterminatrices ! 9.La légèreté vous a fait commettre bien des fautes que vous auriez dû éviter.10.Ceux dont vous avez essuyé les pleurs vous garderont toujours une profonde reconnaissance.VOCABULAIRE 1.Lutte à main armée entre deux peuples ou deux partis de même nationalité, .guerre.2.Celui qui fait, qui aime la guerre.guerrier.Les usages de l'Aluminium Tout dans votre entourage illustre l’importance de cette découverte.Dans l’air, les avions construits en aluminium survolent avec rapidité le globe terrestre.Sur terre, ce sont de nouveaux trains aéro-dynamiques dont la fabrication exige une grande quantité d’aluminium.Et que dire des automobiles, des autobus, des camions, des bicyclettes ?Il y a aussi des fils d’aluminium qui transportent l’énergie électrique pour l’éclairage des rues, le chauffage des maisons et le fonctionnement des outillages d’usine.Votre radio contient plusieurs pièces d’aluminium.Les casseroles et autres ustensiles de cuisine sont aussi en aluminium.Il en est de même des lessiveuses, des machines à coudre, des réfrigérateurs, des balayeuses électriques, des canots-automobiles et des moteurs de toutes sortes.A peu près partout, l’aluminium est devenu un métal de première nécessité.On l’utilise même dans la construction des maisons.Ajoutons que la peinture d’aluminium, de même que les feuilles d’aluminium, parfois minces comme du papier de soie, trouvent partout de multiples emplois.Les usages pratiques de l’aluminium sont légion; c’est (pie ce métal est léger et fort, aussi fort que l’acier, mais trois fois moins lourd.L’aluminium ne rouille pas.On peut le rendre malléable ou, au contraire, lui assurer une grande rigidité.De fait, c’est le métal qui rend le plus de services, le métal magique du XXe siècle.Traduit de l’anglais. 368 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Que pouvons-nous voir autour de nous pour prouver l’importance de l’aluminium .a) Dans l’air: les avions construits en aluminium, survolent avec rapidité le globe terrestre.b) Sur terre: les trains aéro-dynami- ques, les automobiles, les autobus, les camions, les bicyclettes.2.Que doit-on mentionner encore ?.Les fils d’aluminium qui transportent l’énergie électrique.3.A quoi sert l’énergie électrique ?.A l’éclairage des rues, au chauffage des maisons et aux outillages d’usine.4.Enumérez les objets à notre usage qui con- tiennent de l’aluminium.Les radios, les casseroles et autres ustensiles de cuisine; les lessiveuses, les machines à coudre, les réfrigérateurs, les balayeuses électriques, les canots-automobiles, et les moteurs.5.Où l’emploie-t-on encore ?.Dans la construction des maisons.La peinture d’aluminium, les feuilles d’aluminium, parfois minces comme du papier de soie, trouvent partout de multiples emplois.6.Quels sont les avantages de l’aluminium ?.Ce métal est léger et très fort, aussi fort que l’acier, mais trois fois moins lourd.Il ne rouille pas.On peut le rendre malléable ou lui assurer une grande rigidité.7.Comment l’a-t-on surnommé?.On l’a surnommé le métal magique du XXe siècle.8.Que devons-nous considérer en constatant ces choses ?.Nous devons penser que le bon Dieu a donné à chaque siècle ce dont les hommes avaient besoin pour envisager les devoirs d’une époque nouvelle.9.Qu’est-ce que les hommes oublient malheu- reusement trop souvent ?.Les hommes oublient de remercier le Créateur de toutes les merveilles de la nature; en véritables ingrats,* ils s’attribuent le succès de leurs découvertes, s’en servant même quelquefois pour semer partout l’épouvante et la mort.GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Exige: les verbes en ger prennent un « e » devant les voyelles « a » et « o ».Exemple: Nous exigeons, il exigea, a) Tout.Pron.ind., 3e pers.du masc.sing., sujet de illustre.b) importance.Nom com.fém.sing., compl.dir.de illustre.c) avions.Nom corn.masc.pl., sujet de survolent.ci) construits.Part, adj., masc.pi., s’accorde avec avions.e) aéro-dynamiques.Adj.quai, composé, masc.pl., quai, trains.Programme du mois: 1.Les verb es en indre et en soudre, ne conservent le « d » qu’au futür simple et au présent du conditionnel.Exemple: Je plains ceux qui ne croient pas à l’existence de Dieu; ce problème se résoudra-t-il pour eux en anathèmes ?Ce nuage se résout en pluie et je crains qu’il abîme la moisson.2.Les drapeaux de notre armée ont été bénits solennellement.Le peuple canadien semble béni de la Vierge Immaculée.Remarquons les différentes manières d’orthographier le participe béni.Po rr les choses consacrées par les prières de l’Eglise, ce participe s’écrit avec un « t » : bénit, bénite.Dans les autres cas, il fait béni, bénie.3.Ce souvenir est dû aux ancêtres; mû par l’inspiration, ce poète a fait des prodiges.Les verbes devoir, redevoir et mouvoir, prennent l’accent circonflexe seulement au participe passé masculin singulier: dû, redû, mû.Les participes: 4.Participes passés suivis d’un infinitif.a) Le participe passé suivi d’un infinitif est variable s’il a pour complément direct le pronom qui précède; ce pronom fait alors l’action marquée par l’infintif.Exemples: Les prunes que j’ai vues mûrir, (les prunes que j’ai vues mûrissant: c’étaient les prunes qui mûrissaient).Ces enfants que j’ai vus jouer, (les enfants que j’ai vus jouant: c’étaient les enfants qui jouaient.) b) Le participe passé est invariable, s’il a pour complément direct l’infinitif; alors le pronom ne fait pas l’action exprimée par l’infinitif.Exemple: Les fruits que j’ai vu cueillir.(On ne peut pas dire: les fruits que j’ai vu cueillant; ce n’étaient pas les fruits qui cueillaient) Il semble qu’avec un procédé aussi simple, les élèves comprendront très bien cette règle. 1955 LEÇON-TYPE 369 CONJUGAISON Indicatif présent: 1.Je peux ce que je veux et je sais ce que je vaux, tu peux ce que tu veux et tu sais ce que tu vaux, il peut ce qu’il veut et il sait ce qu’il vaut, nous pouvons ce que nous voulons et nous savons ce que nous valons, vous pouvez ce que vous voulez et vous savez ce que vous valez, ils peuvent ce qu’ils veulent et ils savent ce qu’ils valent.Futur simple: 2.Je pourrai ce que je voudrai, et je saurai ce je vaudrai, tu pourras ce que tu voudras, et tu sauras ce tu vaudras, il pourra ce qu’il voudra et il saura ce qu’il vaudra, nous pourrons ce que nous voudrons et nous saurons ce que nous vaudrons, vous pourrez ce que vous voudrez et vous saurez ce que vous vaudrez, ils pourront ce qu’ils voudront et ils sauront ce qu’ils vaudront.Subjonctif présent: 3.Que je puisse ce que je veux et que je sache ce que je vaux, que tu puisses ce que tu veux et que tu saches ce que tu vaux, qu’il puisse ce qu’il veut et qu’il sache ce qu’il vaut, que nous puissions ce que nous voulons et que nous sachions ce que nous valons, que vous puissiez ce que vous voulez et que vous sachiez ce que vous valez, qu’ils puissent ce qu’ils veulent et qu’ils sachent ce qu’ils valent.ANALYSE GRAMMATICALE 1.« Je ne quitterai pas mon laboratoire, disait le jeune Martin Hall, avant de découvrir l’aluminium, me servant de tous les moyens possibles.Si je n’y croyais pas parvenir, j’irais par tout le pays pour aller chercher les moyens de le trouver ailleurs.» a) découvrir.Verbe trans., 2e groupe, inf.prés., compl.cire, de quitterai.b) servant.Verbe trans., 2e groupe, part, prés., compl.cire, de quitterai.c) parvenir.Verbe intr., 2e groupe, inf.prés., compl.dir.de croyais.d) aller chercher.Loc.verb, trans.inf.prés., compl.ind.de irais.e) trouver.Verbe trans., 1er groupe, inf.prés., compl.dét.de moyens.ANALYSE LOGIQUE 1 Bien que la nature ait doté la vallée du Saguenay des principaux éléments requis pour faire le plus grand centre d’alumi- nium du monde, il ne faut cependant pas oublier les hommes qui, dans le passé, ont préparé la voie.Trois propositions dans cette phrase.a) ire proposition: Bien que la nature ait doté la vallée du Saguenay des principaux éléments requis pour en faire le plus grand centre d’aluminium du monde.Proposition sub.cire, de con- cession de faut oublier.Sujet.nature.Verbe.ait doté.Compl.dir.vallée du Saguenay.Compl.ind.des principaux éléments, etc.b) 2e proposition: il ne faut cependant pas oublier les hommes.Proposition principale.Sujet.il (suj.ap.) Verbe.faut oublier.Compl.mod.ne pas.Compl.dir.les hommes.Compl.cire.la lre proposition.c) 3e proposition: qui, dans le passé, ont préparé la voie.Subordonnée, compl.déterm.du mot hommes.Sujet.qui.Verbe.ont préparé.Compl.dir.la voie.Compl.cire, de temps.dans le passé.Deuxième analyse: 2.L’aluminium est aussi fort qu’il est léger, malléable et flexible.Deux propositions dans cette phrase.a) lre proposition: L’aluminium est aussi fort.Proposition principale.Sujet.aluminium.Verbe.est.Attribut.fort.Compl.cire, de comp.qu’il est léger, malléable, etc.b) 2e proposition: qu’il est léger, malléable et flexible.Sub.cire, de comparaison de est.Sujet.il.Verbe.est.Attribut.léger, malléable, flexible.EXERCICE GRAMMATICAL Faire accorder les mots en italique et dire le pourquoi de l’accord.1.Il y a moins de cent ans, la vallée du Saguenay, située à environ trois cents milles au nord-est de Montréal, était couverte de forêts et presque inconnue.On y rencontrait à peine quelques pionniers intéressés à la coupe du bois.Aujourd’hui, bourdonnante d’activité avec une population de plus de cent cinquante mille âmes, elle est devenue le centre de la principale aluminerie du 370 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier monde.Cette transformation est due au merveilleux parti que l’homme a su tirer des eaux massives du Saguenay.2.En résumé, cette page d’histoire est celle d’une rivière — le Saguenay,— qui, après s’être échappée du Lac St-Jean, baigne une vallée encaissée entre deux rangées de montagnes et se jette dans le fleuve Saint-Laurent, à cent milles à l’est de Québec.Sur un parcours de trente milles, à partir de l’endroit où se décharge le Lac Saint-Jean, le Saguenay n’est qu’un cours d’eau tumultueux et bondissant, pressé d’atteindre la mer par le seul passage qui s’offre.Puis, il s’élargit, se creuse, devient l’une des rivières les plus profondes du monde.Alors, il ralentit sa course, et, traversant une double rangée de rochers abrupts, pareils à des fiords, il se déverse paisiblement dans le Saint-Laurent.3.S’il vous est arrivé de marcher dans le courant d’une rivière, vous avez dû sentir que l’eau en mouvement exerçait sur vos jambes une forte pression, C’est qu’elle est lourde et qu’elle déploie une force quand elle se meut.Un assez fort volume d’eau dans un courant rapide peut même vous culbuter et vous entraîner.RÉDACTION Votre papa, très fier de vos succès, vous paie un voyage au Saguenay.Racontez votre belle excursion.Plan: Dites où est située cette belle région.Votre bonheur, à la pensée de la visiter.Par quelle voie irez-vous ?Automobile, bateau de plaisance, ou avion.Les trois moyens de transport sont parfaitement accessibles.Pour ne pas commettre d’erreurs géographiques, prenez une carte de la province.Précisez le lieu de votre ville ou de votre paroisse natale.Vous saurez alors le mode le plus avantageux de locomotion.Pour ceux et celles qui demeurent sur la rive sud, le bateau et l’avion sont tout indiqués.Ceux qui sont sur la rive nord, savent aussi à quoi s’en tenir.Vous imaginez les agréments de la route.Vous visitez Chicoutimi, Jonquière, Arvida, et autres centres, tous plus intéressants les uns que les autres.Enfin vous exprimez votre joie à vos parents, lorsque de retour, vous pouvez enfin leur raconter votre superbe voyage.Conseils: Ce sujet est très simple, instructif et intéressant.Un peu d’imagination, et vous verrez quels beaux résultats seront les vôtres.CHANT C’est Vaviron qui nous mène en haut.„ Isabeau s’y promène.La légende des flots bleus.Albums de M.l'abbé gadbois.Pour mi meilleur Français NE PAS DIRE : Par lettre enregistrée.Cette proposition est finale.Si je serais riche.Si y aurais su.DIRE : Par lettre recommandée.Cette proposition est définitive.Si jfétais riche.Si jfavais su. LEÇON-TYPE EXPLICATION DE TEXTE DOUZIÈME ANNÉE SUR UNE TOMBE par Victor Hugo Je viens à vous, Seigneur, Père auquel il faut croire; Je vous porte, apaisé, Les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire Que vous avez brisé; Je viens à vous, Seigneur ! confessant que vous êtes Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant ! Je conviens que vous seul savez ce que vous faites Et que l’homme n’est rien qu’un jonc qui tremble au vent.Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme Ouvre le firmament Et que ce qu’ici-bas nous prenons pour le terme Est le commencement; Je conviens à genoux que vous seul, Père auguste, Possédez l’infini, le réel, l’absolu; Je conviens qu’il est bon, je conviens qu’il est juste Que mon cœur ait saigné, puisque Dieu l’a voulu ! Je ne résiste plus à tout ce qui m’arrive Par votre volonté.L’âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive, Roule à l’éternité .Dès qu’il possède un bien, le sort le lui retire.Rien ne lui fut donné, dans ses rapides jours, Pour qu’il s’en puisse faire une demeure et dire: C’est ici ma maison, mon champ et mes amours ! Il doit voir peu de temps tout ce que ses yeux voient; Il vieillit sans soutiens.Puisque ces choses sont, c’est qu’il faut qu’elles soient, J’en conviens, j’en conviens ! L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 372 Janvier Dans vos cieux, au delà de la sphère des nues, Au fond de cet azur immobile et dormant, Peut-être faites-vous des choses inconnues Où la douleur de l’homme entre comme élément .INTRODUCTION Victor Hugo (1802-1885) est considéré aujourd’hui comme le plus grand poète de la France au XIXe siècle.Les Editions Valiquette, de Montréal, ont publié en 1944 les œuvres poétiques complètes de Victor Hugo en un seul volume; c’est la première édition du genre au monde.C’est en 1822, à vingt ans, qu’il publia son premier recueil de vers: Odes, qui fut accueilli avec enthousiasme; Louis XVIII le pensionna et le fit chevaher de la Légion d’honneur.Avant son exil (1802-1852), il écrivit, outre des romans et des drames en prose, de nombreux ouvrages poétiques: 1826: Odes et Ballades : 1827 : Cromwell, drame non joué; 1829 : Les Orientales : 1830 : Hernani, drame : 1831 : Les Feuilles d'automne, Marion de Lor-me, drame : 1832 : Le Roi s'amuse, drame : 1835 : Les Chants du Crépuscule; 1837 : Les Voix intérieures: 1838: Ruy Bios, drame; 1840: Les Rayons et les Ombres; 1843: Les Burgraves, drame.C’est pendant son exil (1852-1870) qu’il écrivit: 1853: Les C/iâ/imenfs, satires; 1856: Les Contemplations, poésies lyriques; 1859: La Légende des Siècles (lre série, la deuxième et la troisième série parurent respectivement en 1877 et en 1883); 1865: Chansons des Rues et des Bois.« Sur une tombe » est un extrait du livre IV des Contemplations (1856), qui est avec le livre VI le plus nouveau du volume de poèmes; le livre IV, Pauca meae, est consacré à la mémoire de la fille de Victor Hugo, tandis que le livre, Au bord de l'Infini, contient d’étranges théories philosophiques.Le poète écrit dans la préface des Contemplations.« Ce livre contient autant d’individualité du lecteur que celle de l’auteur .Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.» « Une destinée est écrite là jour à jour.)) Il a écrit les Contemplations dans le dessein de mettre « toutes les impressions, tous les souvenirs, toutes les réalités, tous les fantômes .que peut contenir une conscience)); ce sont les (.(Mémoires de son âme».Léopoldine, la fille aînée de Victor Hugo, s’était noyée dans la Seine, à Villequier, le 4 septembre 1813; son mari, Charles Vacquerie, qu’elle avait épousé quelques mois auparavant périt aussi avec elle.Voilà le cruel événement qui a servi d’inspiration au poète, accablé de douleur.Ce poème, composé en 1847, quatre ans après le malheureux accident, parut seulement en 1856.Victor Hugo.NATURE ET PLAN DU MORCEAU Sur une tombe est un chant de douleur paternelle sincère et déchirante.C’est un poème de résignation frémissante devant Dieu, où le poète, apaisé, ne peut cependant pas s’empêcher de sanglotter et d’avoir des sursauts de révolte.C’est le poème par excellence, peut-on dire, du souvenir douloureux et de la résignation chrétienne.Il est composé de huit strophes de quatre vers chacune; les lre, 3e, 5e et 7e strophes renferment des vers de six syllabes qui accompagnent fort heureusement le vers alexandrin, tandis que les 2e, 4e, 6e, et 8e strophes ne renferment que des vers alexandrins (héroïques, de douze syllabes).Chaque strophe développe un aspect du thème général du poème: la résignation à la volonté divine.La première strophe indique l’apaisement, la résignation: ((Je vous porte, apaisé, les morceaux de ce coeur .» Le poète porte son deuil depuis quatre ans, et c’est à l’occasion de son retour à Villequier, en 1847, qu’il écrivit ce poème.La deuxième strophe montre la confiance du poète en Dieu, qui est bon et qui sait mieux que l’homme ce qu’il lui faut.La troisième strophe nous élève à la pensée du ciel; la vie terrestre n’est qu’un court passage.La quatrième strophe développe la même pensée que la strophe précédente; c’est Dieu qui a voulu tout cela.Le cinquième strophe est une sorte de commentaire ou de paraphrase du: ((Fiat voluntas tua.Que ta volonté soit faite! » La sixième ^strophe, dirait-on, paraphrase un verset de l'Épilre aux Hébreux (XIII, là): ((Nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente.)) La septième strophe fait ressortir le néant de l’homme et chante la résignation à la volonté de Dieu.La huitième strophe résume, pour ainsi dire, le thème du poème en montrant le rôle de la douleur dans la vie chrétienne.Ce poème est un modèle de composition.Chaque strophe présente un aspect particulier au thème général, constitue un tout lyrique bien défini.Ce qui sert aussi à unir ce poème et à en faire un ensemble bien fondu, c’est la répétition du leitmotiv à travers les 2e, 4e, 6e et 7e strophes: l’idée du néant de l’homme est reprise dans chacune de ces strophes.ANALYSE DES IDEES ET DES SENTIMENTS 1ml c®P 1 ! » ( ! ¦s ele lis I '49 ¦f H (£0 ai d iffcr f ï!| (3-4); « que mon cœur ait saigné » (16). LEÇ0N-TYPE 375 Victor Hugo emploie ici des mots cornants impies, mais qui portent, à tel point, ils sont urds de sentiments.Il faut les lire, les relire, ;’y arrêter même un instant pour en saisir toute a portée.En voici quelques-uns : , 2: apaisé; calmé, adouci.3: morceaux de ce cœur: image qui répond à briser.V.6: clément; la clémence (Auguste pardonna, à Cinna), est une vertu qui consiste à pardonner.V.6: indulgent: porté à l’indulgence, au pardon ! des fautes d'autrui.V.7: je conviens: avouer.V.11: le terme: la fin, la borne, la limite, y, 13: auguste: majestueux, vénérable.\V.î;r.l’infini: ce qui est sans limite.V.Id: le réel: ce qui est réel par apposition à faux, imaginaire.V.Id: l’absolu: ce qui existe en soi, indépendamment de toute condition.V.22: rapides: qui passent vite.V.29: nues: nuages; ils forment comme une boule.une sphère.immobile: l’azur, l’air, le ciel, ne se meut (l’œil).V.30: dormant: l’azur est muet, silencieux, (l’oreille).V.32: élément: corps simple, indécomposable, objet qui concourt à la formation d’un tout.une (fiifiif il le» suivi tnsàf feu c ont su Elles l| V.30: pas ntfi 01 cette1 Les phrases sont aussi rythmées que le vocabulaire est simple.Elles sont essentiellement musicales, le son étant — associé à la pensée et au sentiment.Tantôt la phrase se déroule dans une strophe entière (5e, 8e ) et forme un tout harmonieux; la dernière strophe est tout particulièrement heureuse à cet égard, c’est même une période digne de la prose la plus poétique de Bossuet.Tantôt la phrase, loin de former une strophe, enjambe, pour ainsi dire, sur la suivante et arrondit ainsi la pensée; celle-ci reste comme en suspens par l’emploi du point et virgule: Je viens à vous, Seigneur, Père auquel i faut croire; (F.1) Que vous avez brisé;"(V.4) Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme ( V.9) Est le commencement; (V.12) .Je conviens à genoux que vous seul, Père auguste, Possédez l’infini, le réel, l’absolu; (V.13-lb) Je conviens qu il est .(V.15).|fl4J nurk fl La lre et la 3e strophes se terminent par un point et virgule; la 2e et la 4e strophes sont donc une continuation ou un prolongement de la pensée exprimée plus haut.Les phrases de ces strophes possèdent donc un rythme abondant, (voulant, en grande partie oratoire ou périodique.D’autre part, le rythme des phrases dans les 5e, 6e et 7e strophes est plus haletant, plus haché ou morcelé, moins ample que dans la partie qui précède: Je ne résiste plus à tout ce qui m’arrive Par votre volonté.L’âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive.Roule à l’éternité .(F.17-20) Dès qu’il possède un bien, le sort le lui retire (F.21) Il doit voir peu de temps lout ce que ses yeux voient; (V.25) Il vieillit sans soutiens.(V.26) Puisque ces choses sont, c’est qu'il faut qu’elles soient, J’en conviens, j’en conviens ! (F.27-28) Il y a donc mie différence marquée entre le rythme de ces phrases et celui des quatre premières strophes.Ce qui frappe aussi, c’est non seulement le parallélisme fort heureux des hémistiches: Je conviens qu’il est bon, je conviens qu’il est juste (V.15) L'âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive (V.19) mais aussi l’emploi de vers où les mots d’une syllabe abondent et qui révèlent la simplicité du langage: Il doit voir peu de temps tout ce que ses yeux voient; (V.25) Puisque ces choses sont, c’est qu’il faut qu’elles soient, (V.27) Et que l’homme n’est rien qu’un jonc qui tremble au vent ( F.6‘) L’âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive (F.19) Mais cette simplicité est savante et voulue.Notons, par exemple, l’heureuse place des mots suivants: apaisé (V.2) s’oppose à brisé (V.4), êtes rime avec faites (V.5-7).Les antithèses ne manquent pas non plus: «.Vous seul savez)) (V.7) s’oppose à «l’homme n’est rien)) (V.8), comme ‘ferme)) (V.9) et «ouvre)) (V.10) «terme)) (V.11) et «commencement)) (V.12) forment des antithèses; «possède)) et «retire)) (Y.21) sont aussi deux verbes antithétiques.La 5e strophe renferme aussi un rejet des plus fameux: « roule à Véternité)) (V.20): L'âme de deuils en deuils, l’homme de rive en rive, Roule à l’éternité.(F.19-20) Victor Hugo commît aussi parfaitement la valeur d’un mot mis à sa place.Si nous analysons, par exemple, la dernière strophe, nous voyons qu’elle révèle une science rythmique infaillible.Le poète s’y adresse à Dieu lui-même.Dans vos deux, au delà de la sphère des nues.Au fond de cet azur immobile et dormant, 376 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Peut-être faites-vous des choses inconnues Où ki douleur de l’homme entre comme élément .(V.29-32) Deux épithètes, admirablement placées après la césure, suffisent au poète pour nous faire entrevoir l’infini des cieux: (.(immobile et dormant» (Y.30).Le rythme musical de cette strophe, où la phrase principale est rejetée à la fin — ou dirait le geste auguste du semeur — rappelle celui de l’Eveil des cloches du vieux Paris par le même auteur.Mais l’élan est ici plus contenu et moins sonore que dans le célèbre passage de prose de Notre-Dame de Paris.Il y a quelque chose ici qui rappelle le cri d’angoisse de Pascal à la rue de la voûte céleste: ((Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie».Chacune des cinq premières strophes commence par « je»: Je viens à vous (Y.1), Je viens à vous (Y.5), Je dis (V.9), Je conviens (V.13), Je ne résiste plus (V.17).Puis, le poète, oubliant sa petite personne ou désireux d’élargir son cas indiv iduel et de lui donner une portée plus générale, parle, dans les trois strophes suivantes, de l’homme en général et du rôle de la douleur humaine sur terre (F.21-32).La dernière strophe atteint même l’universel.Dans vme seule phrase, admirable de rythme et de composition, le poète pose le problème de la souffrance dans le monde.Elle est autrement chrétienne, cette phrase, que le cri de révolte, d’absurde et de néant que l’on entend aujourd’hui dans certains essais ((noirs)) ou dans certaines pièces ((noires»; cette épithète est fort à la mode dans notre monde déséquilibré.Victor Hugo n’aurait écrit que cette strophe, il aurait donné une leçon chrétienne de foi aux hommes de bonne volonté: Dans vos cieux, au delà de la sphère des nues, Au fond de cet azur immobile et dormant.Peut-être faites-vous des choses inconnues Où la douleur de l’homme entre comme élément.Quelle musique dans ces vers ! Quel art merveilleux de combiner les mots ! Quelle noble pensée ! C’est même une heureuse et profonde pensée.En conclusion, on peut dire, que cet admirable poème de la douleur paternelle et de la résignation chrétienne, allie à son plus haut degré la perfection du travail artistique à la grandeur de la pensée à la sincérité profonde du sentiment.Louis Veuillot, qui s’y connaissait en matière de littérature, disait de ce poème de Victor Hugo: ((Il n’y a pas de plus beaux vers dans la langue française, ni dans la langue chrétienne.» Étude de Dieu : théologie des astres : astronomie des os : ostéologie de la terre : géologie des arts : technologie de Fame : psychologie des gestes : mimologie des dents : odontologie des muscles : myologie des animaux .: zoologie ta IM 1055 LEÇON-TYPE 377 Langue seconde HUITIEME ET NEUVIEME ANNEES Livre No 3.La Méthode directe de Conversation anglaise (La M.D.C.A.) par Gertie Kathleen Hart, diplômée de la Faculté des Lettres de la Sorbonne, professeur de la méthodologie de la langue seconde à l'Université Laval.MARCHE A SUIVRE dans la préparation des examens de neuvième année D’après les trois principes fondamentaux de la Méthode Hart, avant de rendre dans une autre langue les idées exprimées dans sa langue maternelle, on doit: PREMIÈREMENT: Choisir l’expressio expression (le ou les mois); DEUXIÈMEMENT: Choisir le tour de phrase (interrogatif?négatif?) et la forme (ordinaire?progressive?); TROISIÈMEMENT: Choisir le temps (au présent?au passé?au futur?) (Voir le développement de ces trois principes au livre du maître no 1, p.XL) Prenons, par exemple, le thème qui a été proposé aux examens de neuvième année, le 17 juin 1952: PIERRE ET JEAN «Avez-vous vu Pierre et Jean au jeu?Je les ai vus à toutes les saisons et ils savaient toujours bien s’amuser.L’été dernier, tous les soirs ils jouaient au ballon-panier avec plusieurs compagnons.Ils couraient; cet exercice était bon pour leur santé.Quelquefois, ils allaient nager et, sortis de l’eau, ils s’exposaient aux rayons du soleil.A l’automne, ils traversaient les champs pour se rendre à l’école.Mais l’hiver était la meilleure saison.Ils pouvaient se servir de traîneaux, de skis, de patins, faire des bonhommes de neige aux yeux noirs, aux joues rosées et aux lèvres rouges.Le printemps revient, la neige fond; bientôt ils pourront jouer à la balle.Ces enfants grandiront bien et auront une bonne santé, car ils font beaucoup d’exercices physiques.» Afin d’être en possession des matériaux nécessaires pour bien faire le thème proposé ci-dessus, demander aux élèves de: choisir les expressions (premier principe), c’est-à-dire, contrôler le vocabulaire nécessaire pour rendre telle ou telle idée.Par exemple, en procédant paragraphe par paragraphe, les élèves soulignent tous les verbes, et notent dans la marge les mots les moins familiers: a) les verbes; b) les noms; c) les « mots groupés »; et d) les particularités.Ainsi, dans le premier paragraphe, les élèves ne notent que les « mots groupés »: at play et to have a good time (fun), car les verbes to see, to know et les noms sont très familiers; cependant, ils notent la particularité suivante: 378 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE in every season.Si les élèves ont omis de noter le vocabulaire ci-dessus, le maître l’écrit au tableau et rappelle que: a) to have a good time (appris au livre no 1, série 23) signifie s’amuser; b) at play signifie au jeu; c) in every season est l’équivalent de à toutes les saisons; que in signifie au cours de, pendant; d) every s’emploie pour signifier chaque dans le sens l’un après l’autre (livre du maître no 1, série 1); que every a un sens singulier, que le mot qui le suit (season) est aussi au singulier.Avant de déterminer le tour de phrase et la forme (deuxième principe) et le temps (troisième principe), pour rendre les idées exprimées dans le premier paragraphe, il vaut mieux continuer de contrôler tout le vocabulaire du texte.Dans le deuxième paragraphe, les élèves soulignent les verbes et notent leurs équivalents anglais dans la marge: to expose oneself to, to walk through, to come again, to melt et to be able; ils notent aussi les noms et les adjectifs moins familiers: basket-ball, several et companions; ray, cheek et lip; ils notent aussi les « mots groupés » : to be good for one’s health (livre du maître no 3, série 8); to go swimming, to walk through the .; to go to school et out of water; ils notent aussi les particularités: several, their favourite season, et snowmen with black eyes.Si les élèves ont omis de noter le vocabulaire ci-dessus, le maître rappelle que: a) several signifie plusieurs dans le sens de plus de deux ou trois, plusieurs, mais pas en très grand nombre, alors que many signifie plusieurs dans le sens un assez grand nombre; b) their favourite season est l’équivalent de la meilleure saison (la saison préférée); il rappelle l’emploi fréquent du possessif (their favourite season).(Aux trois livres du maître de notre méthode, on souligne constamment cette particularité de l’emploi fréquent du possessif en anglais ; c) snowmen with dark eyes est l’équivalent de bonhommes de neige aux yeux noirs; qu’on emploie with pour signifier l’idée d’attribution circonstancielle (voir au livre du maître no 2, règle 2.a), page 20); qu’on emploie dark plutôt que black quand il s’agit d’yeux noirs (bruns); d) the s’emploie dans the spring comes again, car il s’agit de désigner telle saison en particulier par rapport à d’autres.Dans le troisième paragraphe, les élèves soulignent les verbes et notent leurs équivalents anglais dans la marge; ainsi to grow; Janvier ils notent aussi les « mots groupés »: to have a good health (livre no 3, série 8), et to take physical exercice.On est maintenant en mesure d’appliquer les deuxième et troisième principes (choix du tour de phrase et de la forme, et choix du temps grammatical).PREMIER PARAGRAPHE: Par exemple, dans la première phrase, s’agit-il d’une interrogation ?à quelle forme, ordinaire ou progressive ?à quel temps ?Oui, il s’agit d’une interrogation, à la forme ordinaire.Il faut un auxiliaire pour commercer la question.S’agit-il d’une action complètement passée, disparue ?faite dans un temps passé ?Non.Il s’agit du deuxième présent (voir le livre du maître no 3, p.73).Il s’agit de considérer le prolongement de l’action: auxiliaire have: Have you seen Peter and John at play ?La même règle est appliquée dans la première partie de la réponse à cette question: I have seen them in every season and .; Par contre, dans le second membre de phrase: they always knew how to have a good time ., on emploie le verbe au premier passé, car l’action l se rapporte à un temps complètement passé (les saisons passées); in every season (at that time) they knew .| DEUXIÈME PARAGRAPHE: Last summer, they played basket-ball every evening1 with several companions.They ran; that exercice was good for their health.Somes-times they went swimming and, out of water, they exposed themselves to the rays of the sun.In the autumn (or fall) they walked through the fields to go to school.But winter was their ! favourite season.They could use sleighs, skis, skates, make snowmen.Dans cette première partie du deuxième para- | graphe, tous les verbes sont au premier passé, parce que l’indication d’un temps complètement passé (Last summer) l’exige.The spring comes again, the snow melts; they will soon2 be able to play ball.Dans cette seconde partie du deuxième paragraphe, on emploie les deux premiers verbes au présent pour donner plus de vivacité au style.On emploie le dernier au futur car Faction to be able to play ball aura lieu dans un temps à iita IBs 1.L’inversion est moins fréquente en anglais; on s’en tient plutôt à l’ordre logique de la phrase: sujet (they), verbe (played,) compléments (basket-ball, every evening et with several companions).2.Ici encore, on s’en tient à l’ordre logique de la phrase: l’adverbe (soon) se place devant le verbe: soon be able.ii 1955 LEÇON-TYPE 379 i ttiiii la I® j *ïi .¦ 11» i les deux pre-il s’agit d’une ’auxiliaire will venir; on y emploie l’auxiliaire will: il n’y a aucune idée d'obligation, laquelle serait eu ce cas, signifiée par shall TROISIÈME PARAGRAPHE: These children will grow well, and will have good health for they take many physical exercices.Dans cette dernière phrase, miers verbes sont au futur car action future.On y emploie pour la raison donnée ci-dessus.On emploie le dernier verbe au premier présent, à la forme ordinaire, car il s’agit d’une action habituelle (they take many physical exercices).En partant de textes français, on pourra initier les élèves à rendre adéquatement en anglais ceux qui leur seront proposés aux examens de 9e année.Par exemple, si le maître s’inspire du texte no 12 (Livre du maître no 3, page 109, lecture 12,) il doit d’abord: 1° enseigner le vocabulaire qu’il trouve à la page 35 du livre du maître no 3; 2° donner les explications sur les particularités exposées dans les règles 1.et 2.de cette même page; 3° faire converser les élèves en employant ce vocabulaire et en leur faisant faire l’application des règles qui s’y rapportent; 4° faire lire, à la page 15 du livre de l’élève no 3; le texte anglais correspondant; et seulement ensuite, 5° écrire, au tableau quelques paragraphes du texte français en demandant aux élèves d’en noter le vocabulaire le moins familier.En résumé, procéder en s’inspirant des directives déjà données pour le texte dont on a fait ci-dessus l’analyse.Note.Il n'y a que les six mots suivants qui ne correspondent pas au vocabulaire systématique des trois premiers livres de la Méthode Hart: several, ray, rosy, cheek, to melt et to grow.On sait que les examens de 7e aimée sont basés sur un vocabulaire systématique; il est à souhaiter que, à l’avenir, ceux de 9e année le seront également.ew.« L’ANGLAIS AU COURS PRIMAIRE SUPERIEUR » eyri! A) Thème d’imitation: met0 li I Tl: nie I*1 V; ¦ i >[!.ig-:1 il# lai^ api# tie»5?« MY FAVOURITE SPORTS » par Roger Renault, M.A., L.PécL, L.Dic., Principal de Vécole St-Jacques élémentaire, Montréal, VOCABULAIRE Verbes Noms 2.To ski skier 1.week-end fin de semaine To skate patiner 2.Park parc To play baseball jouer à la balle-au-camp.3.Skiing le ski To play hockey jouer au hockey (gouret) 4.Skier skieur To play tennis jouer au tennis 5.Mountain montagne To go (Went, Gone) To go skiing To go skating aller aller faire du ski aller patiner 6.Cup (trophy) coupe (trophée) To say (Said, Said) dire 7.Spare time loisirs ADJECTIFS QUALIFICATIFS Favorite favori 5.Proud fier Every tous les (chaque) 6.New nouveau 380 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.Expert expert 7.Only seul 4.Poor médiocre (pauvre) AUTRES 1.Often souvent 7.Because parce que 2.At à (sans mouvement) 8.Yet encore 3.To à (avec mouvement) 9.Although bien que 4.Far loin 10.Alas hélas 5.Only seulement 11.Enough assez 6.Why pourquoi 12.Almost presque EXPRESSIONS COURANTES 1.To be good AT a sport 2.To be PRETTY good 3.By the way 4.Not yet Être bon (exceller) à un sport.Être assez bon.A propos.Pas encore.CAS DE GRAMMAIRE Janvie 1.I have many.J’en ai beaucoup (sous-enlendu: de sports favoris).On emploie many pour les choses qui se comptent et much pour celles qui ne se comptent pas.Ex.î I have much courage, J’ai beaucoup de courage.2.Almost every night.Presque tous les soirs.Every a un sens singulier, c’est pourquoi on peut également traduire « Every night » par « chaque soir ».ïn: - CONJUGAISON MODÈLE D’UN VERBE RÉGULIER AUX TROIS FORMES Verbe vouloir To want (Wanted Wanted) I want ' You want He wants (She wards) We want You want They want Present de l’indicatif FORME AFFIRMATIVE Je veux Tu veux Il veut (Elle veut) Nous voulons Vous voulez Ils (elles) veulent Remarque: — A la forme affirmative on écrit d’abord le sujet, puis le verbe.Ex.: I want.(1) , (2) (1) (2) De plus, on ajoute S au verbe, à la 3e personne du singulier de l’indicatif présent.Ex.: He wants.Lorsqu’un nom est employé à la place du pronom la même règle s’applique.Ex.: Robert wants.The boy wTants.L’on pourrait également remplacer She wants » par « MARY wants » ou par « The girl wants ».FORME NÉGATIVE I do not want You do not want He does not want (She does not want) We do not want You do not want They do not want Je ne veux pas.Tu ne veux pas.Il ne veut pas.(Elle ne veut pas.) Nous ne voulons pas.Vous ne voulez pas.Ils ne veulent pas.k Remarque: — A la forme négative on écrit le sujet d’abord, puis l’auxiliaire do, la négation O) .(2) not et enfin le verbe.Ex.: I do not want.(I don't want: en conversation) He does not want (3) (4) (he doesn't ward: en conversation). 1955 LEÇON-TYPE 381 FORME INTERROGATIVE Do I want?Est-ce que je veux ?Do you want?Est-ce que tu veux ?Veux-tu ?Does he want?{Does she want) Est-ce qu’ il veut ?Veut-il ?Veut-elle ?Do we want?Est-ce que nous voulons ?Voulons-nous ?Do you want?Est-ce que vous voulez ?Voulez-vous ?Do they want?Est-ce qu’ ils veulent ?Veulent-ils ?Remarque: — A la forme interrogative on écrit d’abord do, traduisant « est-ce que ?» exprimé , (2) ou sous-entendu, puis le sujet et enfin le verbe, le not n’ayant pas ici sa place.Ex.: do I want?(1) (4) (3) (2)(D (4) DRILL EXERCISE {A traduire sans regarder le français) 1.Do you want a hockey?2.Yes, I want one.(or yes, I do) 3.Does she want a tennis racket?4.She does (or she wants one) 5.Does Robert skate?6.He does not skate very often.7.Do mary’s sisters ski?8.They do (or they ski).9.Do we like sports?10.Yes, we do.(or we like them).11.Does Robert’s uncle win a cup every year?12.Yes, he does, (or yes, he wins one).EXERCICE D’APPLICATION {A traduire sans regarder l'anglais) 1.Voulez-vous un hockey ?(gourd).2.Oui, j’en veux un.3.Veut-elle une raquette de tennis?4.Elle en veut une.5.Robert patine-t-il ?6.Il ne patine pas très souvent.7.Les sœurs de Marie skient-elles ?8.Elles skient.9.Aimons-nous les sports ?10.Oui, nous les aimons.11.Est-ce que l’oncle de Robert gagne une coupe (chaque année ?) 12.Oui, il en gagne une.TEXTE ANGLAIS « My favourite sports » Robert: « What are your favourite sports?» Mary: « My favourite sports are skating and tennis.» Robert: « Do you often play tennis ?» Mary: « I play tennis every week-end at Lafontaine park.» Robert: « Are you good at it ?» Mary: « I am pretty good.By the way what are your favourite sports ?» Robert: « I have many: baseball in summer, hockey and skiing in winter.» Mary: « Do you also skate ?» Robert: « I do occasionally but not often.» Mary: « Do you go far when you go skiing ?» Robert: « I don’t go very far, I only go to the mountain.» Mary: « Why do you go there ?» Robert: « Because I am not yet an expert.» TEXTE FRANÇAIS « Mes sports favoris » Robert: « Quels sont tes sports favoris ?» Marie: « Mes sports favoris sont le patin et le tennis.» Robert: « Joues-tu souvent au tennis ?» Marie: « Je joue au tennis toutes les fins de semaine au parc Lafontaine.» Robert: «Es-tu bonne à ce jeu?(Excelles-tu à ce jeu?Joues-tu bien?) » Marie: « Je suis assez bonne.A propos, quels sont tes sports favoris?» Robert: « J’en ai plusieurs: la balle-au-camp en été, le hockey et le ski en hiver.» Marie: « Patines-tu aussi ?» Robert: « Je patine occasionnellement, mais pas souvent.» Marie: « Vas-tu loin quand tu vas faire du ski ?» Robert: « Je ne vais pas très loin, je vais seulement à la montagne.» Marie: « Pourquoi vas-tu là ?» Robert: « Parce que je ne suis pas encore un expert.» 382 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Mary: « Your uncle Henri is.Although he does not skate he is an expert skier.» Robert: « Alas, I confess I am a very poor one, hut I am proud of my uncle: he wins a new cup every year.He was the champion of Canada in 1950.Say, Mary, do your sisters ski ?» Mary: « They do but I don’t.» Robert: « Why not ?» Mary: « Because I have not enough spare time: I study for my B.A.almost every night.» Robert: « You have not much time for sports, then.» Mary: « The only time I play tennis is on Saturday or Sunday.» Robert: « There is nothing like sports to make you forget your troubles!» Marie.: (( Ton oncle Henry en est un.Bien qu’il ne patine pas, il est un skieur expert.» Robert: « Hélas, je confesse (f avoue) que j’en suis un médiocre, mais je suis fier de mon oncle: il gagne une nouvelle coupe chaque année.Il était le champion du Canada en 1950.Dis donc, Marie, tes sœurs font-elles du ski ?» Marie: UX QUESTIONS 1.Quel nom donne-t-on à la science qui traite de la vie des corps organisés ?.Biologie.2.Quelle est la science qui étudie plus spéciale- ment les végétaux ?.Botanique.3.Quelles sont les parties constituantes de l’appareil nutritif des plantes ?.Racine, tige, feuille.4.Comment est organisée la racine ?.Elle porte une coiffe, est munie de poils absorbants et se ramifie en radicelles.fctp 7 'ill II’ 0 f 8.ctf iule# Ji’i!1 9.colrf Igil#'1 lin’" o |> C011' Décrivez la tige.Elle porte des feuilles, se termine par un bourgeon terminal, porte à Pais-selle des feuilles de petits bourgeons auxiliaires.Quelles sont les parties constituantes de la feuille?.Limbe, pétiole, gaine.Quelle est la structure de la feuille ?.Parenchyme, faisceaux libéro-ligneux, épiderme.Quelles sont les trois grandes fonctions de la nutrition ?.Respiration, transpiration, assimilation chlorophyllienne.En quoi consiste l’assimilation chlorophyllienne ?.Phénomène par lequel les parties vertes des plantes absorbent le gaz carbonique de Pair, le décomposent en carbone qu’elles fixent dans leurs tissus et en oxygène qu’elles dégagent.Quels sont les aliments indispensables à la plante ?.Carbone, hydrogène, oxygène, azote, soufre, phosphore, potassium, calcium.Quelle est l’influence de l’assimilation chloro- eienne sur les éléments de la sève j P.Sont transformés par fixation de car- bone en albuminoïdes, sucres, amidon, corps gras.12.Comment les plantes peuvent-elles se repro- duire ?.Bouturage, marcottage, greffage, par spores, par œufs.13.Quelles sont les principales parties d’une fleur ?.Calice, corolle, androcée, pistil.14.Quelles sont les trois phases de la féconda- tion ?.Pollinisation, germination du pollen, formation de l’œuf végétal.15.Qu’est-ce que la graine ?.C’est l’ovule fécondé et développé.16.Qu’est-ce que la germination ?.La transformation de la graine en plante.17.Comment a-t-on classé les champignons ?.En saprophytes, parasites et symbiotiques.18.Quels sont les caractères généraux des muscinées ?.Elles possèdent des tiges et des feuilles, mais elles n’ont ni racines ni fleurs: hépatiques, sphaignes, mousses.QUI SUIS-JE ?1.Je suis la partie aplatie de la feuille .Limbe.2.Je suis la partie de la feuille qui la fixe à la tige.Pétiole.3.Nous puisons les sucs de la terre.Poils absorbants.4.Notre tige est ordinairement creuse.Chaume.5.Je suis l’ensemble de toutes les étamines.Androcée.6.Je suis la partie de la fleur qui, en se déve- loppant, deviendra un fruit.Pistil. 402 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier H 7.Je proviens du développement de l’ovule.Graine.8.Je suis une provision de nourriture destinée à l’embryon.Albumen.9.Je suis un arbre à sève sucrée; mon fruit est formé de deux samares ailées réunies à la base.Erable.10.Je suis la loi de la transmission des qualités et des défauts.Hérédité.Vrai ou faux ?1.Le protoplasme est une sorte de gelée semi- fluide .Vrai.2.« Le protoplasme est la base physique de la vie ».Vrai.3.La cellule ne fait que respirer.Faux.11.La graine provient du développement de l’ovule fécondé et contient l’embryon.Vrai.12.Les stomates sont les organes essentiels de la transpiration.Vrai.13.La symbiose est un mode d’existence aux dépens des autres êtres vivants.Faux.14.I^e parasitisme est un mode de vie en com- mun .Faux.15.Le gaz carbonique est capté par la chloro- phylle de la plante.Vrai.COMPLÉTER 1.Le nom de .est attribué à tous les tissus formés d’une agglomération de.vivantes .s parenchyme, cellules.4.La cellule primitive ou œuf se multiplie pour former l’organisme entier.Vrai.5.Huxley a découvert les lois de l’hérédité.Faux.6.La fleur est l’organe reproducteur.Vrai.7.Le calice est l’ensemble des pétales.Faux.8.Le filet est le support de l’anthère.Vrai.9.La pollinisation consiste dans le transport des graines de pollen sur le stigmate.Vrai.10.La corolle peut être formée de 3, 4 ou 5 sépales.Faux.2.La ., la .et les .sont connues comme organes végétatifs.racine, tige, feuilles.3.4.La respiration, la transpiration, l’assimilation chlorophyllienne sont les trois grandes fonctions de la.nutrition La photosynthèse est la fonction par laquelle un végétal, sous l’action de la lumière, combine le .et l’humidité qu’il prend dans l’air, pour fixer des.dans ses tissus.gaz carbonique, féculents.Pas l’ét à fo syiti 5.Dépourvus de ., les végétaux sont dans : l’impossibilité de fabriquer eux-mêmes Toi leurs.I.H il) chlorophylle, aliments A TTENTiON .¦ r,yj Nous prions les titulaires qui pourraient facilement se départir des numéros L.de «l’Enseignement primaire» de 1880 à 1888 de bien vouloir les adresser à i Ljp| notre Bureau.9 Pour nous obliger, vous pourrez sans doute nous faire parvenir, par messagerie (express) aux frais du Département de l’Instruction publique, les revues de cette 2e série, dont vous pourrez disposer, et les adresser comme suit : « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE » Ç Département de l’Instruction publique, 309-A, rue Saint-Jean, Québec. nieDl iL, U][\" Lw e.„ 955 LEÇON-TYPE 403 Chimie end i ONZIÈME ANNÉE (filles) feuill lutril ilaiji limi 'il pa kuli ilime' RECAPITULATION SUR LA CHIMIE GENERALE ET LES MÉTALLOÏDES DÉFINISSEZ LES TERMES SUIVANTS 1.Liquéfaction.Passage d’un corps de l’état gazeux à l’état liquide.2.Cristallisation.Arrangement de molécules de façon à former des polyèdres réguliers ou symétriques.3.Élément.Tout corps qu’on ne peut dédoubler en plusieurs autres corps jouissant de propriétés différentes.1.Analyse.Décomposition d’un corps en ses parties constituantes.5.Catalyseur.Substance qui modifie la vitesse d’une réaction chimique.TROUVEZ LE NOMBRE D’ATOMES ET LE POIDS MOLÉCULAIRE DES COMPOSÉS SUIVANTS 1.NH4OH.7 atomes; 44 grammes.2.Na2S04.7 atomes; 142 grammes.3.CaCOs.5 atomes; 100 grammes.4.KCIO3.5 atomes; 122.5 grammes.5.Pb(N03)2.9 atomes; 331 grammes.FORMULEZ 1.Hydroxyde ferreux.Fe(OH)a.2.Oxyde cuivreux.CuaO.6.Molécule._.3.Chlorure stannique.SnCL.La plus petite partie d’un corps qui puisse exister à l’état libre.4.Oxyde msrcurique.IllUff 7.Atome.5.Acide chlorique.La plus petite quantité d’un élément pouvant entrer en combinaison.HgO.HClOa.3.Valence.Capacité de combinaison ou de substitution d’un élément à l’hydrogène.9.Sel.Composé résultant de la substitution d’un métal à l’hydrogène, dans un acide.9.Amalgame.4.PbCNOs) Alliage de mercure avec un ou plusieurs métaux.NOMMEZ 1.HaSO^.Acide sulfurique.2.KCIO3.Chlorate de potassium.3.CaCOs.Carbonate de calcium.Nitrate de plomb.5.AIPO4.Phosphate d’aluminium. 404 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier i9 ÉCRIVEZ LA FORMULE ET LE NOM DES COMPOSÉS QUI RÉSULTENT DES COMBINAISONS SUIVANTES Formule 1.S +02 -> 2.2Mg -{- 02 —> 3.2H2 -p 02 —> 4.Cl2 4- 2Na —> 5.H2 + Cla -4 6.3Cla + 2P —> 7.2Na + 02 —> 8.NaOH -|- C02 —» 9.S +Ha -4 10.Na + 3Ha Eau: 1.Quelle différence y a-t-il entre a) l’eau filtrée ?.Elle a passé dans un filtre b) l’eau stérilisée ?.Elle a été traitée pour tuer les microbes.c) l’eau distillée ?.Provient de la distillation de Peau ordinaire.Oxygène: 2.Donnez deux moyens de préparer l’oxygène en laboratoire.2KCIO3 + MnOz —> 2KC1 + 302 + Mn02 2Na202 + 2H20 —?4NaOH + 02.Nom du composé SOa Anhydride sulfureux 2MgO Oxyde de magnésium 2H20 Eau 2NaCl Chlorure de sodium 2HC1 Acide chlorhydrique 2PCI3 Chlorure de phosphore Na202 Bioxyde de sodium NaHCOa Carbonate acide de sodium H2S Acide sulfhydrique REF 2NH3 Ammoniac ¦ Ifiki Tout Je Soufre : 6.Quelle est l’action du soufre sur les métalloïdes ?S -{- o2 —> so2 S + H2 -> HaS 2S + C -4 CS2 .Ite Los lioni Azote: 7.Quelle est la principale source d’azote?.L’air, y Acide nitrique: 8.Quel est le réactif de l’acide nitrique ?.La tournure de cuivre et l’acide sulfurique concentrée en présence d’acide nitrique ou d’un nitrate dégagent des vapeurs rouge brunâtre de peroxyde d’azote.Hydrogène: 3.Nommez deux métaux qui en réagissant sur l’eau donnent de l’hydrogène.Le potassium et le sodium.Air: 4.Nommez les constituants de l’air.Oxygène, azote, argon, néon, krypton, xénon, hélium, radon, hydrogène, gaz carbonique.Chlore: 5.Quelle est l’action du chlore sur l’acide sulfhydrique et sur l’ammoniac?.H2S + Cl2 —> 2HC1 + S 2NH3 + 3CL —> 6HC1 + Na Phosphore: 9.Nommez deux éléments qui entrent dans lf fabrication des allumettes.Soufre et phosphore: phosphore roug< et sesquisulfure de phosphore.Carbone: Prouvez que le carbone est un réducteur.2Fe203 + 3C —?4Fe -f 3C02 Silice: 11.Quelles sont les matières premières qui eu trent dans la fabrication du verre?.Sable qui apporte la silice, carbonat de calcium, carbonate de sodium carbonate de potassium et quelque fois l’oxyde de plomb.Ê'îl loi] l)Ei 1 f®4]i % j Sojh 955 LEÇON-TYPE 405 Physique DOUZIÈME ANNÉE (filles) RÉPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES 1.Qu’est-ce qu’une force ?.Toute cause capable de produire ou de modifier un mouvement.2.Vitesse et loi du mouvement uniforme.Les espaces parcourus sont proportionnels au temps: e = vt; d’où v = - 3.Indiquez les trois genres de leviers.a) Le point d’appui A entre R et M.b) La résistance R entre A et M.c) La force motrice M entre A et R.4.a) Énoncez la loi d’attraction universelle.Les corps s’attirent en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance.b) Quel appareil sert à mettre en évidence cette loi de Newton ?.Balance de torsion de Cavendish.5.a) Tous les corps tombent-ils également vite dans le vide ?.Tous les corps tombent également vite dans le vide.b) Expérience?.Tube de Newton.6.Pendule simple : lois, formule.La période d’un pendule simple est: a) indépendante de l’amplitude, pourvu que celle-ci soit petite; b) indépendante de la masse qui est attachée au bas de la corde; c) directement proportionnelle à la racine carrée de la longueur du pendule; d) inversement proportionnelle à la racine carrée de g 7.Quand une balance est-elle sensible ?.a) Fléau léger; b) centre de gravité du fléau près de l’arête du couteau central; c) fléau court; d) frottements faibles.8.Définir densité absolue et densité relative d’un corps.Densité absolue ou masse spécifique: masse de l’unité de volume d’un corps; densité relative: le quotient de sa masse par la masse d’un égal volume d’eau.9.Énoncez le principe d’égalité de pression ou principe de Pascal.Une pression exercée sur un liquide se transmet en tous sens, avec la même intensité, sur toute surface égale à celle qui reçoit la pression.10.Principe d’Archimède ?.Un corps plongé dans un liquide perd une partie de son poids égale au poids du liquide déplacé.IL Que prouvent les expériences du crève-vessie et des hémisphères de Magdebourg ?.Existence de la pression atmosphérique .12.A quoi sert le baromètre ?.Mesurer la pression atmosphérique.13.Énoncez la loi de Mariotte, formule.La température restant la même, le volume d’une masse donnée de gaz est en raison inverse de la pression qu’elle supporte.y- = P , d’où VP = ViPi 14.A quoi servent les manomètres ?.A mesurer la tension des gaz et des vapeurs.15.Énoncez les lois des mélanges des gaz.Tous les gaz se diffusent l’un dans l’autre: expérience de Berthollet.La pression d’un mélange de gaz est égale à la somme des pressions que posséderait chaque gaz, s’il occupait, 406 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE à lui seul, le volume total offert au mélange: loi de Dalton.16.A l’aide de quel instrument feriez-vous l’inscription graphique d’un gaz ?.Capsule de Marey.17.Définir ondes transversales; formule de la vitesse.Ondes dont les vibrations sont perpendiculaires à la direction de propaga- 18.Nombre de vibrations du do3 P.Janvier .256 19.Quelle est la vitesse du son dans l’air?Quelle formule emploie-t-on pour calculer cette vitesse P.J 340 m.par seconde à 15°C.331 m.par seconde à 0°C.V = 331 1 + 273 m sec.tion de l’onde • v-t/— V m 20.Indiquez la formule des cordes vibrantes.2L V m ABREGEONS (Souvent un seul mot peut remplacer tout un membre de phrase qui commence par qui .) INSTRUMENT QUI COMPTE, MESURE, etc.la chaleur élevée.le temps précis.la température.la force du vent.le chemin parcouru.la force de l’électricité .la vitesse de la marche.les angles du terrain.la tension du gaz.la vitesse d’un véhicule.la pression atmosphérique.les petites dimensions.le diamètre du soleil.pyromètre chronomètre thermomètre anénomètre odomètre voltamètre podomètre graphomètre gazomètre velocimètre baromètre micromètre héliomètre RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES 407 Renseignements et directives À L’INTENTION DU PERSONNEL ENSEIGNANT Examens de juin 1955 Le personnel enseignant laïc, déjà diplômé, qui désire se présenter aux examens de juin 1955 en vue d’obtenir un brevet complémentaire ou supérieur d’enseignement, doit s’inscrire au Service des Examens officiels avant le 15 avril 1955.Les conditions à remplir diffèrent, selon qu’on a déjà réussi quelques examens en 1953 ou en 1954, ou qu’on se présente pour la première fois.Dans le premier cas, on n’a qu’à envoyer avant le 15 avril à ANDRÉ RAY- MOND, Service des examens officiels, Dept.de LTnst.publique, Québec: 1° ses noms et prénoms, et son adresse; 2° la date et le lieu de sa naissance; 3° le degré du brevet sollicité; 4° la liste des matières sur lesquelles on désire concourir; 5° le nom de l’École normale où l’on a l’intention de subir les examens.6° la date (mois et année) des examens déjà subis.Dans le deuxième cas, c’est-à-dire pour les instituteurs et les institutrices qui commencent la série des douze (1S) examens en juin 1955, on est prié: 1° de faire parvenir, avant le 1er mars 1955 à M.Philippe Garneau, directeur général adjoint des Écoles normales, la formule spéciale d’admission.(On pent se 'procurer cette formule chez ce dernier).2° de transmettre, avant le 15 avril 1955, à M.André Raymond, Service des examens officiels, les renseignements exigés plus haut: i.e.ses nom et prénoms, etc., mais seulement après avoir reçu de M.Garneau l’admission aux examens.Sur réception des derniers documents, le Chef du Service des examens officiels avisera chaque candidat, qu’il est inscrit régulièrement pour les prochains examens.Les religieux et les religieuses intéressés, ont à remplir les mêmes conditions, par l’entremise du Principal ou de la Directrice de leur scolasticat respectif.Le Chef du Service des examens officiels, André Raymond. 408 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Janvier Concours annuel de français Constatant tout l’intérêt que soulève le concours de français, nous sommes heureux d’en annoncer aujourd’hui la continuité pour une troisième année.Après étude de la liste des gagnants et sur re commandation d’éducateurs éclairés, nous avons cru opportun d’en modifier les conditions.CONDITIONS D’ELIGIBILITE 1.Le concours s’adresse à tous les élèves et à tous les titulaires des classes de 7e, 9e, 10e, 11e et 12* années des écoles primaires de la Province.2.Sont aussi admis à y participer les élèves de moins de 19 ans {30 juin i955) des institutions indépendantes: a) S’ils sont des élèves réguliers de l’institution; b) S’ils suivent le programme d’études officiel du Département de l’Instruction publique; c) S’ils se conforment aux règlements du Comité catholique en ce qui concerne les examens du Certificat d’études primaires.PRIX 12e Année: Contrairement aux années dernières, il y aura dorénavant deux prix pour les filles et deux prix pour les garçons.Premier prix $700.— Deux cents dollars ($200.) à l’élève (fille) qui se sera classée première dans l’ensemble des matières du français à l’examen du certificat d’études, à la condition qu’elle continue ses études; Deux cents dollars ($200.) à l’élève (garçon) qui répond aux mêmes exigences.$150.au professeur de 12e année (fdles) qui obtiendra la meilleure moyenne sur l’ensemble de matières du français, au même examen du certificat d’études.$150.au professeur de 12e année (garçons) qui est dans les mêmes conditions.M Deuxième prix $500.— Cent cinquante dollars ($150.) à l’élève (fdle) qui sera classée deuxième si elle continu* ses études l’année suivante.$150.à l’élève (garçons) qui répond aux mêmes exigences.$100.au professeur de douzième année {filles) dont la classe arrivera deuxième.$100.au professeur de douzième année {garçons) dans des conditions indentiques.Mi N.B.— L'élève gagnant qui ne poursuit pas ses études se verra attribué la moitié de la somme offerte.7e, 9e, 10e et 11e années: Dans chaque district d’inspection, 2 volumes seront offerts.a) Aux élèves qui se classeront premiers, dans l’ensemble des matières du français à l’examei du Certificat d’études de chacune des années où cet examen existe, soit les 7e, 9e, 10* el 11* années.6) Aux professeurs de français dont la classe aura obtenu la meilleure moyenne, dans l’ensembh i des matières du français, aux mêmes examens, un diplôme d’honneur sera décerné.Nous avons confiance que ce concours stimulera l’intérêt des professeurs dans leur enseignemenl et des élèves dans l’étude de la langue française, et contribuera, par voie de conséquence, à faire miein apprécier les valeurs culturelles qui en sont le résultat immédiat.Bon succès à tous I Le Surintendant de VInstruction publique, Omer-Jules DUsauuviers. Chronique de pédagogie par Maurice Lebel Louis-Philippe Audet, Docteur en Pédagogie.Les Fauves et leurs Victimes.Préface du Dr.J.Armand Brassard, directeur du Jardin Zoologique de Québec.Les Éditions de l’Érable, 1954.93 pages.Cet ouvrage de vulgarisation, dédié à M.Louis-Arthur Richard, avocat, naturaliste, sous-ministre de la Chasse et des Pêcheries de la province de Québec, renferme une série de dix causeries que l’auteur à prononcées en 1953 à la bribune de Radio-Collège.Il paraît presque à point nommé, puisque le Jardin Zoologique de Québec, la Ménagerie de Charlesbourg, célébrera le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation en 1956.On a même déjà commencé à construire un édifice qui sera inauguré en 1956 et où seront installés quelques représentants des fauves d’Afrique et d’Asie.C’est dire tout l’intérêt de ce petit livre d’éducation populaire.Il pourra servir de guide ou d’introduction à l’étude de quelques grands fauves, dont les mœurs ne manquent jamais de fasciner les habitués des Jardins Zoologiques.Suivant à peu près la même méthode qu’il avait déjà adoptée dans son ouvrage précédent; Ceux qui nous servent, l’auteur commence par situer, si l’on peut dire, l’animal dans l’histoire, puis il en décrit les mœurs et les habitudes, la chasse et la domestication; il termine par quelques remarques sur l’animal dans le langage populaire ou dans la littérature.Il s’est servi surtout, pour sa documentation, des ouvrages suivants: Charles Cornish, Les animaux vivants du monde: Larousse, XXe siècle; Léon Bertin, La vie des Animaux: Buff on: Histoire Naturelle; A.H.Brehm, Les Merveilles de la Nature.Les clichés sont, dans l’ensemble, assez nets.Voici un livre de lecture agréable bien présenté, qui ne manquera pas de plaire à la jeunesse scolaire.M.Audet a le don d’animer son sujet et de le rendre intéressant.Nous ne croyons pas mieux faire que de terminer cette brève appréciation en citant le mot si juste de M.J.A.Brassard, M.V., directeur du Jardin et secrétaire de la Société Zoologique de Québec, qui a écrit la préface du livre: ((Je formule d'ailleurs des vœux 'pour que notre peuple, en particulier, tous nos enfants et nos éducateurs, aient entre leurs mains ce livre vraiment instructif, écrit par un homme qui a consacré, depuis trente ans, ses loisirs à l’éducation populaire.)) Maurice Lebel. W: p! M •S-l; Aux 2)i^€cteu^s de Reçues et de Bulletins La prochaine Semaine du dimanche aura lieu du dimanche 30 janvier au dimanche 6 février 1955.L’Épiscopat de la province de Québec vient d’approuver le sujet choisi « Les loisirs du dimanche )).La Ligue du dimanche compte, comme les années précédentes» sur le concours des revues et bulletins pour rappeler l’importance du précepte dominical et indiquer de quelle manière chrétienne on peut se reposer et se récréer le dimanche.Ce sujet a été étudié durant l’année 1953-54 par les mouvements d’Action catholique spécialisée.On en trouvera l’écho dans leurs divers bulletins.Veuillez agréer nos remerciements anticipés et croire à notre entier dévouement.La Ligue du Dimanche.COMITÉ CENTRAL 25, rue Jarry, Ouest, Montréal i4.lu
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