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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1955-09, Collections de BAnQ.

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Vol.XV, N° 1, septembre 1955, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Editorial, Réflexions de rentrée, Omer-Jules Désaulniers, p.2 — Par lui, un monde s’est enrichi, Maurice Barbeau, p.3— Un grand serviteur de^ Marie au XIXe siècle, Le Bienheureux Marcellin Champagnat, fondateur des Frères Maristes des Écoles, Frère Jules-Émile, p.6 — Chronique romaine, S.S.Pie XII béatifie un éducateur, Georges Huber, p.13 — Catéchisme catholique, Notes sur les numéros 1 à 7, Armand Croteau, ptre, p.18 — Le coin des Écoles normales, Le centenaire des Ecoles normales, Roland Vinette, p.26 — Inflation à la phonétique, Richard Bergeron, p.28 — Le coin des écoles rurales.Ce que je pense de l’Ecole de rang, Armand Alain, i.e., p.30 — Réflexions sur l’enseignement de l’histoire, André Lefebvre, p.32.LEÇONS TYPES ?Religion: Cours primaire, les illustrations du nouveau catéchisme catholique, p.35.Langue française: 8e et 9e années, p.41; 12e armée, Explication de texte.L’esprit apostolique des fondateurs de la Nouvelle-France, Chanoine Lionel Groulx, p.46 — Je suis fier de ma langue est-elle fière de moi ?Bulletin No.4, p.50.Langue seconde: 8e et 9° années, « La conversation anglaise à l’aide de l’image » (Méthode Filteau-Villeneuve), Jacques Pouhn, p.51; « l’Anglais au cours primaire supérieur » Roger Hénault, 10e et 11e années, Conjugaison bilingue, p.57; 12e année, Proper use of Words, p.60; Mathématiques: 4e et 5e années, p.63; 6e et 7e années, p.65; 8e et 9e années, p.67; 10e armée, p.68; 11e année, p.71; 12e année, p.73.Chimie: 10e année, p.74.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES .Calendrier scolaire (1955-56), Omer-Jules Désaulniers, p.80 — Chronique de Pédagogie, Chanoine André Boyer, Pédagogie Chrétienne I — Problèmes et Méthodes, Maurice Lebel, pp.3 et 4 de la couverture.130369 2 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre ÉDITORIAL Réflexions de rentrée par Orner-Jules Désaulniers, Surintendant de VInstruction publique.L’esprit du travail Ç f-JLEPTEMBRE.Mois de 'plénitude et de renouvellement.Plénitude de la nature qui donne la moisson.Renouvellement de la vie scolaire.Nos écoles, désertes depuis plus de deux mois, ouvrent leurs portes à la multitude de nos écoliers.Maîtres et élèves reprennent avec ferveur le travail scolaire.Dans notre monde bouleversé, il semble que la juste notion du travail disparaît.Déformé par le matérialisme et Vutilitarisme, le travail tend à se déshumaniser.Il devient une activité pour ainsi dire extérieure à l’homme, dans laquelle la personne n’est plus engagée.Il est réduit au rang de fardeau qu’il faut subir bon gré mal gré.Pourtant, quoi de plus ennoblissant que le travail ?Il existait jadis un honneur du travail dont on a pprdu le souvenir.L’on prenait alors autant de soin et l’on éprouvait autant de joie à fabriquer un modeste meuble domestique qu’à édifier une cathédrale.De nos jours, on n’a plus guère le souci du bel ouvrage.On cherche à faire vite pour s’assurer le gain le plus considérable avec le minimum d’effort.Il est donc d’une extrême importance de rétablir le travail dans sa dignité et de lui redonner son vrai sens.Le travail a une valeur en soi, une valeur essentielle.D’origine divine, il est un puissant moyen d’accomplissement.Il contribue à la grandeur de l’homme et à la gloire de Dieu.Bien travailler, c’est d’abord faire un acte d’amour.L’ouvrage bien fait suppose la discipline du corps et de l’esprit, la tension de tout l’être vers la plénitude de ses possibilités.Il suppose aussi Vorientation de la pensée vers la vérité et la beauté.L’amour du travail, c’est l’amour de la vie.Travailler dans la joie, c’est vivre dans la joie.Il appartient aux éducateurs de montrer à leurs élèves la vraie valeur du travail et de développer en eux le goût et l’amour de l’œuvre bien faite.Il y a là un élément de formation qu’on devrait exploiter à fond.11 faut que notre jeunesse comprenne que le secret de la réussite est dans l’effort personnel.Et cet effort personnel ne doit pas se limiter aux leçons et aux devoirs, mais il doit aussi être dirigé vers la trempe du caractère et Véquilibre de la personnalité.Le bon élève n’est pas tant celui qui obtient le plus haut pourcentage aux examens que celui dont toutes les facultés se développent harmonieusement, dont la conscience est droite et dont le sens de la responsabilité est élevé.Pour éveiller et affermir chez ses élèves le goût de l’effort, le maître doit payer de sa personne.A ses explications et à ses exhortations verbales, il doit apporter l’appui de son exemple.Il parviendra à convaincre ses élèves dans la mesure où lui-même sera convaincu.L’année scolaire qui commence sera bonne si, en juin prochain!, maîtres et éleves ont grandi moralement, s’ils comprennent mieux le sens du travail et s’ils sont davantage enclins à vouer toutes les forces de leur être à un idéal.Omer-Jules Désaulniers. 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 3 Par lui, un monde s'est enrichi .par Maurice Barbeau, * Professeur à VEcole de Pédagogie, Université Laval, Québec.IIX EMISER sa charrue quand la planche de labour est terminée, comme plier la voile au terme de sa course sont toujours des gestes nobles, parce qu’alors un homme a réalisé sa tâche.Par lui un monde s’est enrichi.Car le monde se bâtit autant par la main rugueuse de l’artisan que par le théorème du mathématicien.Le mérite de l’éducateur qui, au soir de sa carrière, s’arrête, se retourne et d’un coup d’horizon mesure sa route, vaut donc d’être souligné.C’est pourquoi.Monsieur B.-O.Filteau, éducateur de carrière, secrétaire français du Département de l’Instruction publique et secrétaire du Comité catholique, a été l’objet d’un éloquent témoignage d’admiration de la part des éducateurs de la Province.L’Association des Educateurs catholiques de la circonscription de l’Ecole normale Laval, sous le haut patronage du Département de l’Instruction publique, prit l’initiative de célébrer le cinquantième anniversaire d’entrée dans la carrière de l’enseignement de Monsieur Filteau.L’appui très éloquent de Monsieur le Surintendant et de tout le Département de l’Instruction publique, l’accueil très favorable du personnel enseignant aussi bien que les témoignages d’appréciation et d’estime à l’endroit du jubilaire ont prouvé que la démarche correspondait bien à un vœu unanime.Néanmoins l’Association des Educateurs se devait de rendre hommage à un homme qui, par sa valeur personnelle a vraiment grandi sa profession.Monsieur Filteau, comme membre de cette association et ancien président, avait des titres à cette reconnaissance.Cette carrière d’éducateur a été jalonnée d’étapes dont chacune constitue un moment remarquable.Une fois son école primaire terminée au village de Sainte-Emmélie de Lotbinière, monsieur Filteau passe trois années à l’École normale Laval pour terminer en 1903.Il débute dans la carrière à Saint-Vital, Manitoba.Quatre ans plus tard, il prend la direction de l’École des garçons de Saint-Jérôme, Lac Saint-Jean.L’année suivante, il est nommé professeur à l’École normale de Nicolet.En 1915, il permute à l’École normale Laval de Québec, où il enseigne jusqu’en 1925 pour passer au Département de l’Instruction publique comme assistant-secrétaire.En 1937, il devient secrétaire et du Département et du Comité catholique.I n des moments les plus fructueux de la carrière de monsieur Filteau demeure sans doute son action sur le plan national, comme membre de la Société canadienne d’Education dont il fut le président.Le souvenir du vingt-quatrième congrès de cette association, qu’il a présidé à Québec témoigne de la qualité de l’excellent 4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre ambassadeur qu’il fut auprès des autres provinces.A plusieurs reprises, monsieur Filteau fut en outre délégué par son Département à des assises du monde pédagogique du Canada et des États-Unis.En 1953, il représentait l’Association canadienne d’Éducation au Congrès international d’Éducation à Genève.Enfin, en février 1951, l'Université Laval voulut honorer monsieur Filteau en lui octroyant un doctorat en Pédagogie honoris causa.Les marques de considération de la part du personnel enseignant devant tant de mérites devaient se traduire par deux manifestations grandioses.D’abord une messe célébrée en l’Église des Saints-Martyrs canadiens par Son Excellence Monseigneur Maurice Roy, archevêque de Québec, avec sermon de monsieur le Chanoine Victor Tremblay, professeur au Séminaire de Chicoutimi, samedi le 7 mai.Après la messe, monsieur Filteau était l’objet d’un hommage de la part de l’Association des Éducateurs par le Président et de la part de l’Ecole normale Laval par monsieur le Chanoine Mathieu, principal.Puis, mercredi, le 11 mai, un dîner au Château Frontenac réunit les représentants de la plupart des organismes pédagogiques de la Province.La présence à ce dîner de Son Éminence le Cardinal Léger, de l’honorable Prévost, ministre des Affaires municipales et représentant de l’honorable Premier ministre, de plusieurs archevêques et évêques et d’un grand nombre de membres laïques du Comité Catholique, du Surintendant de l’Instruction publique, du Maire de Québec, du Recteur de l’Université Laval comme de plusieurs personnalités du monde enseignant, dit assez la haute estime de tous les échelons de la hiérarchie scolaire à l’endroit de monsieur Filteau.Quels que soient les moments de cette carrière, les échos unanimes qui en reviennent traduisent la valeur 'professionnelle du professeur, la clairvoyance de Vadministrateur, Vadresse de Vambassadeur et, par surcroît, la dignité du gentilhomme.Son Eminence le Cardinal Léger avait la note juste qualifiant le jubilaire de (( serviteur loyal de la vérité intégrale.)) Si nous sommes tous si sensibles à la valeur d’une carrière comme celle de monsieur Filteau, c’est peut-être qu’elle nous découvre un repli nous dévoilant un rayon de l’idéal que chacun de nous a un moment effleuré.Car une vie d’éducateur est toujours fortifiée du don de soi.En une telle circonstance, nous sommes tous conscients d’un certain dépassement des, mérites d’un homme pour nous rejoindre dans un élan commun en celui qui est peut-être en passe de devenir le souverain de ce siècle, l’enfant.Notre époque de bouleversement et d’inquiétude montre que trop d’hommes ne possèdent plus la boussole d’une foi solide, ne connaissent plus, par suite des idéologies qui les opposent, la charité qui unit.C’est pourquoi, tous se retournent comme spontanément vers l’enfance, parce que l’enfant c’est l’espérance.Maurice Barbeau. ÉDUCATION ET FORMATION ¦y%/m Bernard-Oscar Filteau ex-secrétaire français du Département de l’Instruction publique 6 1/ K NS EIG N E M E NT P RIM AIR E Septembre UN GRAND SERVITEUR DE MARIE AU XIX» SIECLE, Le Bienheureux Marcellin Champagnat Fondateur des Frères Maristes des Ecoles par Frère Jules-Emile, Ecole normale, Iberville.« Laudetur Jesus Christ us, et M aria.Mater ejus! RT AINES vies, les grandes, ne s’expliquent que par une idée-force qui les inspire totalement.Elles ne sont dans leur préparation et dans leur accomplissement que la réalisation de cette idée-mère.Ainsi la soif de connaître Dieu explique saint Thomas d’Aquin; la charité, saint Vincent de Paul; la pauvreté, saint François d’Assise; la passion du règne de Dieu, saint Ignace de Loyola.On peut dire de même que seul l’amour de Marie donne le secret de l’existence et de l’œuvre du Bienheureux Marcellin Champagnat Il est le chevalier servant de Marie et Marie est son inspiratrice, sa providence, sa (( Ressource Ordinaire », comme il se plaisait à l’appeler.Evoquons un peu l'homme et le fils aimant de la Vierge qu’il fut, et voyons comment Marie s’est préparé en lui un admirable serviteur et comment il répondit à cette élection de Notre-Dame.MARIE S’EST PRÉPARÉ DANS LE BIENHEUREUX CHAMPAGNAT UN ADMIRABLE SERVITEUR Le décret sur i héroïcité de ses vertus proclame « qu il convient de placer le Bienheureux Marcellin Champagnat dans cette légion de saints que Dieu paraît avoir suscités pour guérir les blessures et réparer les ruines qu'avait causées à la religion et à la société la Révolution française de la fin du XVIIIe siècle)).Ce modeste fils des montagnes prend ainsi sa place dans l’histoire de l’Église à côté des de Lamennais, des Deshayes, des Coindre, des Querbes, des Chaminade; tout juste après les Grignion de Montfort et les de la Salle.Él!l _>__ 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 7 Marie semble choisir de préférence ses messagers et ses interprètes, dans la simplicité des champs.Petite fille d’un meunier, Bernadette; des paysans, les enfants de Pontmain; une pauvre terrienne, Catherine Labouré; bergère et berger, les vo3rants de Fatima; un campagnard, Champagnat! Baptisé Joseph-Benoît-Marcellin, il naît en France, au hameau du Rosey, commune de Marlhes, qui appartient alors au diocèse marial du Puy, mais passera bientôt à celui de Lyon, que protège Notre-Dame de Fourvière, le 20 mai 1789, 15 jours après l’ouverture des Etats-Généraux, prélude de la sanglante Révolution dont la Providence le destine à réparer les désastres moraux.Son enfance et sa jeunesse s’épanouissent dans sa bourgade sans faste, perdue dans le massif du Pilât, un bouquet de collines boisées de résineux, à ce point de jonction où de grandes aires pastorales et des bois plus compacts annoncent le fief de Notre-Dame, le Velay.L’un de ses biographes, Guy Chastel, remarque que les jeunes yeux de Marcellin s’élevèrent indéfiniment du vallonnement vert des champs festonné de sapins, vers l’horizon où la Cévennes bleue porte l’âme à la méditation.Comme autrefois le jeune Vincent de Paul, dans sa Lande balsamique, il conduit le troupeau au pâturage.Ou bien dans la forge et l’établi de son père, il repique à coups de marteau, les meules émoussées par le frottement.Dès son jeune âge, il est tour à tour apprenti meunier, laboureur, charpentier, forgeron, maçon, avec des préférences pour ce dernier métier: la Providence le prépare excellemment à sa future carrière de bâtisseur de couvents et de fondateur de communauté.Destiné par le ciel à former de futurs instituteurs des enfants de la campagne, il convient aussi qu’il connaisse personnellement ces humbles travaux des petites gens que Lucain louait en les appelant (( fecunda virorum paupertas )).Neuvième enfant d’une famille de dix, il hérite de ses parents une foi vive qui se ressent encore des prédications faites jadis dans le pays par saint Jean-François Régis.Il respire, dans sa montagne natale, cet air salubre qui fait l’homme roduste au physique et cet air pur imprégné de Dieu qui fait l’homme fort, « vir robustus », fort dans sa foi, dans ses vertus et dans ses convictions religieuses.Malheureusement son instruction est à peine ébauchée, alors qu’à l’âge de 16 ans, se pose pour lui le problème de la vocation, dans une prenante scène qui rappelle celle de Samuel allant, par ordre de Dieu, chercher le jeune David pour le faire roi.Un prêtre recruteur bénévole de Lyon, envoyé sans doute par la Vierge de Fourvière, dans la famille Champagnat, invite successivement deux des aînés à la vie sacerdotale.Us déclinent carrément.Marcellin, qu’on est allé quérir au moulin, répond par un mélange d’hésitation et de désir, si bien que l’ecclésiastique avisé discerne en lui un appelé de Dieu et lui dit: (( Mon enfant, il faut étudier le latin, pour devenir prêtre; Dieu le veut! » Mot d’ordre divin pour le jeune homme qui devant tous les obstacles à venir: longueur et difficultés des études, incompréhension de ses proches, avis défavorables de ses professeurs, répondra invariablement: : « Servus Mariae numquam peribit )>; dévotion personnelle qui s’appuie sur cette garantie de salut: (( J'ai la ferme confiance que Marie ne laissera périr aucun de ceux qui auront persévéré dans T Institut et mourront revêtus de ses livrées ».La dévotion à Marie pour lui comme pour ses fils, il l’a résumée dans l’appellation de « Ressource ordinaire » par laquelle il désignait la sainte Vierge: Ressource ordinaire, celle à qui l’on s’adresse en toute nécessité, qui est le recours habituel, l’avocate, l’universelle pourvoyeuse.Pour constater jusqu’à quel point il a aimé Marie, il n’est que de se rappeler avec quelle persévérante insistance il a inculqué à ses Frères son culte et de lire le chapitre de leurs Règles communes où il en condense la théorie et la pratique.Après avoir proclamé encore une fois la Vierge Ressource Ordinaire de sa communauté, il dit: « C'est Elle qui a tout fait chez nous.D'ailleurs elle est chargée de nous puisqu' elle est notre Mère, notre Patronne et notre première Supérieure ».Joignant l’exemple à la parole, il se confiait en elle dans toutes ses nécessités: besoin de vocations, besoin d’argent, assistance dans les difficultés qu’il rencontrait.On pourrait relater maints traits de protection évidente de Marie envers lui et envers son œuvre.Rappelons comment cette divine Mère sembla lui suggérer le site de l’Hermitage pour l’érection de sa maison-mère, fait que 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 11 Benoît XV a rapporté dans son Discours sur l’Héroïcité des vertus du Bienheureux: « La très sainte Vierge, par une de ses images qui apparut, disparut et fut enfin retrouvée, ne fut sans doute pas étrangère à la multiplication des premières maisons des Petits Frères de Marie et à la bonne direction qu’y recevaient les enfants auxquels elles donnaient asile.)) En 1830, alors qu’en raison de la Révolution armée on lui recommande de renvoyer ses Frères dans leur famille, le Bienheureux se contente de recommander son œuvre à Marie que la communauté salua le matin par le Salve Regina.Puis il procède à une nouvelle prise de soutane.Et la tourmente passe sans aucun incident pour ses religieux.Citons encore cet autre trait non équivoque de protection mariale.Un soir d’hiver que le fondateur revient à pied à La Valla, soit près de 20 milles, d’une visite à l’un de ses Frères, malade à Bourg-Argental, il est surpris par une violente tempête dans les montagnes.Son compagnon s’évanouit de fatigue dans ses bras et le Père, lui-même épuisé, ne peut plus avancer et ne retrouve plus le sentier effacé par la neige.Il se tourne alors vers sa Ressource Ordinaire qu’il invoque par un fervent (( Souvenez-vous )).Aussitôt apparaît à quelque distance la lumière du fermier Donnet qui, poussé ce soir-là par une force mystérieuse, se rend par l’extérieur, malgré la tempête, de sa maison à l’étable pour l’inspection de nuit.Cette lumière dans la nuit, ce fut le sourire de la Mère et le salut des voyageurs- A ses fils de la Société de Marie, Pères Maristes, le Vénérable Colin propose dans un chapitre de sa règle dicté par son cœur, la douce physionomie de la sainte Vierge comme l’exemplaire à reproduire.Tel est aussi le vœu du Bienheureux Champagnat pour ses Petits-Frères.L’article 46 de leur règle le dit explicitement: « L’amour qu’ils auront pour Marie les portera à s’appliquer sans cesse à l’imiter et à prendre son esprit: elle est leur modèle et ils doivent tellement s’efforcer de lui ressembler que tout dans leur personne, dans leur conduite, dans leurs paroles et dans leurs actions, rappelle la vie de Marie, retrace l’esprit et les vertus de Marie)).Intuitions du cœur du Bienheureux pour celle qui fut, je l’ai dit, l’inspiratrice de toute sa carrière.Il a été en avance sur son temps à cet égard, comme à tant d’autres.Ainsi il croyait fermement au dogme de ITmmaculée-Conception, 40 ans avant sa définition officielle.Le titre sous lequel il veut que ses disciples invoquent Marie (( Ressource Ordhiaire )), évoque un siècle à l’avance cet autre titre de la dévotion envers Notre-Dame: Marie, Médiatrice de toute grâce.Le décret sur l’héroïcité de ses vertus consigne (( qu’avec ses pieux amis, il prit l’auguste Vierge comme sa très puissante Médiatrice ».La mystique de sa dévotion mariale est, avec plus de simplicité dans le langage, celle même de saint Grignion de Montfort, bien qu’il n’ait eu aucune connaissance de ce saint, mort en 1710, et dont le « Traité de la vraie Dévotion à Marie », oublié au fond d’un tiroir, n’a été découvert qu’en 1842, deux ans après la mort du P.Champagnat.Cependant on trouve chez ces deux saints même devise, même abandon entre les mains de la ^ ierge, même confiance entière en sa maternelle protection.C’est que tous deux ont reçu la même formation de la part des fils du P.Olier.Un de ses fils aux profondes connaissances théologiques et ascétiques, Frère A vit, explique ainsi la spiritualité du Bienheureux Champagnat: « L’humilité de notre Fondateur, comprise et pratiquée d’après ses deux livres de chevet: (( Le Traité du mépris de soi-même » par le terrible P.Franchi, et le « Livre d’Or d’un Anonyme, appelait par contraste le rebondissement dans la confiance entière en Dieu et l’abandon total entre ses mains paternelles.L’effort soutenu pour écarter le soi orgueilleux et vaniteux creuse le lit à l’amour passionné pour Jésus et les âmes.Mais humilité, abnégation de soi, confiance filiale, amour de Jésus ne s’installent dans l’âme du Bienheureux Champagnat que parce que Marie, connue et aimée déjà à la maison, est devenue au séminaire par la consécration totale selon la formule bérullienne et saint-sul- 12 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre picienne du saint esclavage: la reine, la Mère, la Ressource Ordinaire à laquelle il faudra toujours recourir avec l’élan d’un enfant.L’attitude du tout petit qui crie: Maman! voilà ce qu’il souhaite à ses Petits Frères, et le « Tout à Marie pour Jésus » est la clef et le sommaire de la spiritualité essentiellement mariste de notre Père en Dieu, le Bienheureux Champagnat.» Cet amour de Marie fit de Marcellin Champagnat comme un autre saint Jean: « accepit earn in sua », installant la sainte Vierge dans sa demeure, dans son esprit, dans son cœur, dans ses actions, pour la mettre en participation de tout ce qui était sa vie.Cette divine Mère le lui rendit au centuple quand, le 6 juin 1840, un samedi matin, au moment où sa communauté, venant de chanter le Salve Regina, récitait les litanies lorétanes, le serviteur de Dieu et de la divine Mère s’éteignit doucement dans le baiser de Marie.L’hymne à la gloire de Jésus et de la Vierge qu’avait été toute sa vie, devait se continuer par lui, au ciel, toute l’éternité, et par ses fils de la terre en une louange priée et chantée sans cesse plus étendue, plus confiante et plus fervente.Frère JuJes-Êmile, RÉFÉRENCE Vie de Marcellin Champagnat, par un de ses premiers disciples.Vie de Marcellin Champagnat, par Mgr Leveillé, Vie de Marcellin Champagnat, par Guy Chastel, Décret sur THéroïcité des vertus du Vén.J.-B.M.Champagnat, cj.« Circulaires de VInstitut des P.F.de Marie », vol.IJ/., p.369, sq., Panégyriques, Allocutions et Discours sur le Vén.M.Champagnat, Bulletin des Études, Iberville, 1939, p.382, sq.N.D.L.R.— Pour faciliter et accélérer les changements d’adresses sur nos listes d’envoi de ” L’Enseignement primaire ”, nous reproduisons à titrjp d’exemple la lettre ci-après qui constitue un modèle de précision et de clarté.Le 15 juin 1955.Mademoiselle, Veuillez, s.-v.-p., prendre note qu’à partir du 5 juillet 1955 mon adresse sera changée.Ancienne adresse : Adrien Bluteau, ptre.Séminaire de Chicoutimi, Chicoutimi, Qué.Nouvelle adresse : Adrien Bluteau, ptre, 625, Boulevard Ste-Croix, Ville Saint-Laurent, Montréal 9.Je serai bien aise de recevoir mon courrier à ma nouvelle résidence.Merci. 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 13 CHRONIQUE ROMAINE S.S.Pie XII béatifie un éducateur par Georges Huber, journaliste, Rome./V.B.— En hommage à la Communauté des Frères maristes, la direction de « U enseignement 'primaire » est heureuse d'offrir à ses lecteurs V article suivant.Lue attentivement cette rubrique constituera en quelque sorte une ligne de conduite pour tout éducateur, vraiment soucieux de sa mission auprès des enfants.N.D.L R.la fête de la Pentecôte l’Église a élevé à la gloire des autels un des grands éducateurs du siècle dernier: Marcellin Champagnat (1789-184-0), fondateur des Petits Frères de Marie.Le matin a eu lieu la promulgation du décret de béatification.L’après-midi, le Saint-Père est descendu dans la basilique de Saint-Pierre pour vénérer le nouveau Bienheureux, en présence du Sacré-Collège, du corps diplomatique et d’une foule immense de prêtres et de fidèles.CONDISCIPLE DU CURÉ D’ARS Issu d’une famille d’agriculteurs de Marlhes (Loire), Marcellin Champagnat commença ses études à l’âge de 16 ans.Élève le plus âgé et le plus ignorant de la classe, il connut de grosses difficultés.Ses camarades se riaient de sa rusticité et de sa lenteur d’esprit, comme ils se moquaient aussi de son compagnon, Jean-Marie Vianney, le futur curé d’Ars.Vicaire à La Valla (Loire), il se voua sans tarder, au milieu de difficultés et d’épreuves de toutes sortes, à la grande œuvre de sa vie: la fondation d’un Institut de Frères enseignants, les Petits Frères de Marie, primitivement rattaché à la Société de Marie du Vén.P.Colin.Marcellin Champagnat mourut à 51 ans, à la maison-mère de son Institut, l’Hermitage de Notre-Dame, épuisé de travail: formation des Frères, fondation et visites d’écoles, démarches, voyages, privations et pénitences.A la mort du fondateur l’Institut comptait 280 membres, avec 7,000 élèves en France et dans les missions d’Océanie.Au nombre aujourd’hui de 14,000, les Maristes sont répandus dans toutes les parties du monde et voués à- l’éducation des garçons, spécialement des pauvres, ils ont 250,000 élèves.Le Bienheureux Marcellin Champagnat ressemble au curé d’Ars par plusieurs côtés: nomme Jean-Marie Vianney, il avait un bon sens vigoureux et une foi virile qui s’exprimaient en une singulière familiarité de langage.Marcellin Champagnat ne brilla point par la découverte de nouveautés: il s’imposa à l’admiration de ses contemporains et il .nous frappe aujourd’hui par la vigoureuse santé de sa raison et par l’envergure de sa foi. 14 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre DOULOUREUSES EXPÉRIENCES Petit écolier à Marlhes, il avait expérimenté le retentissement de la conduite du maître sur l’enfant.Appelé un jour devant l’instituteur, Marcellin le vit gifler brutalement un enfant qui s’était précipité à sa place.Il éprouva la même souffrance à l’église, à la vue d’un condisciple affublé d’un sobriquet ridicule par le catéchiste.Petit séminariste à l’esprit d’abord lent et lourd à l’étude, et privé d’encouragements, Marcellin Champagnat fit de douloureuses expériences dont il tirera parti comme éducateur.Aux données de l’expérience et de la reflexion s’ajouteront chez lui les lumières et les affections de la Grâce.« L'esprit de Dieu dont il était rempli — écrit son premier biographe — et l’amour tendre qu'il avait pour les enfants lui avaient révélé tous les besoins de leur âge et les moyens de les soulager, tous les secrets pour gagner leurs cœurs, pour les tourner au bien, pour leur inspirer la piété et pour former les facultés de leur âme )).N’est-ce d’ailleurs pas une loi générale: plus l’âme s’unit à Dieu, mieux elle comprend les déshérités et les petits, par une participation à la miséricorde de Dieu ?Hors de l’Église, point d’éducation complète.Marcellin Champagnat le pense: (( Pour s'acquitter dignement de cet emploi (élever un enfant) qui est une participation de la mission de Jésus-Christ, il faut avoir l’esprit du divin Sauveur, et, comme lui, être prêt à donner son sang et sa vie pour les enfants )).Sans avoir créé de système nouveau, le Bienheureux Marcellin Champagnat a fourni à l’éducation de son temps quelques apports personnels.LE CATÉCHISME, FONDEMENT DE L’ÉDUCATION Il a d’abord mis en relief l'importance fondamentale du catéchisme dans l’éducation des enfants du peuple.Pour être moins brillante que la prédication, la charge des catéchistes— disait-il — n’en est pas moins élevée: ils expliquent les mêmes mystères et les mêmes vérités.Et il rappelait que dès les premiers temps de l’Église, les évêques eux-mêmes remplissaient la fonction de catéchiste.Plus tard, saint Ambroise, saint Augustin, saint François de Sales, saint Vincent de Paid, Bossuet, saint Ignace de Loyola et saint Robert Bellarmin les imiteront.Marcellin Champagnat exigeait que le catéchisme fut bien préparé et bien fait, selon les exigences des temps.Le catéchiste doit se tenir à jour: (( Il y a un déplacement continuel des combattants, amis ou adversaires.Certains arguments anciens ont perdu toute leur valeur, certaines objections nouvelles, popularisées par la Presse, prennent subitement une force étonnante.Il importe de se tenir à jour.Quelles tristes conséquences aurait une préparation insuffisante ou une argumentation vieillie! Quel danger pour la foi des enfants qu’une objection bien posée et mal résolue, une défense appuyée sur une position abandonnée depuis des années, une pieuse croyance plus ou moins discutable donnée pour une vérité certaine, un fait plus ou moins authentique présenté comme argument! )) (1) LE BRUIT ET LE FRUIT Puis, Marcellin Champagnat voulait que l’enseignement des catéchistes fût corroboré par leur conduite et fécondé par leur vie intérieure.Le catéchiste devrait être un (( Évangile vivant ».Pourquoi ?« Parce que les enfants ajoutent plus de foi à ce qu’ils voient qu’à ce qu’ils entendent, ensuite parce que l’exemple montre que les vertus commandées ou conseillées sont praticables, enfin parce que les enfants sont naturellement imitateurs ».(1) Le Bienheureux voulait que l’enseignement fût bref, clair et logique.Il proscrivait les expressions emphatiques ou simplement figurées.Il réprimanda un Frère qui avait employé les mots: (( Celeste Sion I dans une leçon à des écoliers: Parlez donc simplement et de façon à intéresser les enfants les moins avancés!)) 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 15 Sans vie intérieure fervente, point de catéchisme efficace: (( Unfrere qui n a pas l esprit de prière, ne fera jamais rien de grand; il peut faire du bruit, mais ne fera point de fruit )).M.Champagnat ne se lassait pas de répéter les paroles du Psalmiste: « Nisi Dominas aediiicaverit domum .Si le Seigneur n’édifie lui-même, c’est en vain que nous travaillons! ».« Vous vous donnez beaucoup de peines dans vos classes, disait-il à ses Frères, mais, si vous ne mettez pas votre confiance en Dieu et si par la prière vous n’attirez pas son secours, vous vous fatiguez en vain ».Et il en arrivait à cette conclusion: « On prendra tous les soins possibles pour acquérir et conserver Vesprit d'oraison ».C’est dire qu’aux yeux de notre Bienheureux le catéchisme ne se réduisait pas aux leçons de religion.« Son catéchisme était constant et vivifiait tout le reste de Venseignement »: il vivait en la présence de Dieu, il créait dans l’école une atmosphère de présence divine.i « PAR SON AFFECTION PLUS QUE PAR SON SAVOIR » Autre élément essentiel — à côté du catéchisme — dans le système d’enseignement du Bienheureux Marcellin Champagnat: la discipline.La discipline était alors en France un mot farouche, qui évoquait soufflets, baguettes et autres sévices, enfants plantés debout dans la classe ou dans la cour.Le fondateur des Maristes s’élevait contre ces rigueurs inefficaces.Il s’insurgeait contre une discipline où la dureté l’emportait sur la bonté.Avant de réprimer, pensait-il, la discipline doit maintenir; et avant de maintenir, prévenir.« Le maître qui aime instruit par son affection plus que par son savoir.» « Souvenez-vous — disait le Bienheureux — que ce n’est pas par les châtiments corporels que l’on obtient la soumission des enfants et qu'on les retient dans le devoir, mais par l’autorité morale que l’on sait prendre sur eux et que donnent une conduite digne, constamment édifiante, un dévouement sans bornes pour leur instruction, une tenue modeste, grave et toujours uniforme .Montrez-vous leurs pères plutôt que leurs maîtres; alors ils vous respecteront et vous obéiront sans peine ».MÉTHODE PHONÉTIQUE Sur un autre point encore, moins fondamental que la discipline, le Bienheureux rompit avec les méthodes de son temps.Conscient des difficultés de l’enfance devant l’orthographe, il modifia le procédé de lecture des débutants: à la méthode analytique, qui découpait le mot en chacune de ses lettres, il substitua la méthode phonétique, qui décomposait le mot en chacun de ses sons.C’était simplifier l’initiation des écoliers à la lecture.Adopté de proche en proche, le procédé phonétique finit par devenir général.DÉVELOPPER EN LUI LE SENS DU BEAU Avant Marcellin Champagnat, les petits Français n’étaient pas accoutumés à chanter à l’école.Le Bienheureux introduisit l’enseignement du chant dans les écoles primaires. PbS + 2HC2H3O2 I 78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre ANHYDRIDE SULFUREUX Préparation; On prépare le gaz sulfureux, dans le commerce, soit en bridant du soufre (S + O2 —> SO2) soit en grillant un sulfure métallique (2PbS + 302 —» 2PbO + 2SO2).En laboratoire, voici une méthode que l’on peut utiliser: On ajoute lentement à du sulfite de sodium de l’acide sulfurique dilué puis on chauffe légèrement le mélange: Na2S04 H2SO4 —> Na2S04 -|- H2O -f- SO2 USAGES DU GAZ SULFUREUX Pour le blanchiment, la conservation de la nourriture; pour désinfecter et en réfrigération; mais surtout dans la fabrication de l’acide sulfurique.ACIDE SULFURIQUE Préparation; Nous pouvons préparer cet acide par le procédé des chambres de plomb qui donne un résultat de 60 à 70% ou par le procédé de contact, qui est beaucoup plus moderne et dont le résultat est près de 98%.Voici les différentes étapes du procédé de contact: 1 — On mélange du gaz sulfureux avec un excès d’air.2 — Le mélange gazeux est libéré de la poussière de soufre et autres impuretés.3 — Les gaz sont lavés à l’eau puis asséchés par contact avec de l’acide sulfurique concentré.4 — Les gaz sont alors passés sur des catalyseurs comme le platine, l’oxyde de fer ou certains composés complexes de vanadium, à une température d’environ 400 °C.Ainsi se forme l’anhydride sulfurique.5 — Ce dernier anhydride est absorbé pqr l’acide sulfurique concentré.6 — L’acide sulfurique fumant ainsi formé est dilué avec de l’eau formant de l’acide sulfurique concentré.Ces réactions peuvent être représentées par les équations suivantes: S -b O2 —> SO2 2SO2 -|- O2 —> 2SO3 H2SO4 + SOa -> H2SO4.SO3 II2SO4 .SOs + H2O —> 2H2SO4 Propriétés Usages correspondants Stabilité et haut point d’ébullition.Fabrication d’autres acides, comme les acides chlorhydrique et nitrique.Transformation des phosphates de calcium insolubles en phosphates solubles utilisés comme engrais.Grande affinité pour l’eau.Sert de déshydratant dans la fabrication de la nitrocellulose, la nitroglycérine et beaucoup de teintures et de drogues.Est utilisé pour assécher les gaz.Pouvoir oxydant.Sert à épurer le pétrole en faisant disparaître les substances qui donneraient une couleur sombre au produit.Conductibilité électrique dans les solutions diluées.Dans la fabrication des accumulateurs, en électrométallurgie et dans l’affinage du cuivre, de l’argent et de l’or.Propriétés acides.Pour enlever les impuretés sur le métal en feuilles avant qu’il soit étamé ou galvanisé. 1955 LEÇON-TYPE 79 RÉACTIF DE L’ION SULFATE Pour reconnaître la présence de l’ion sulfate nous nous servons de chlorure de baryum.La formation d’un précipité blanc qui ne se dissout pas dans l’acide chlorhydrique indique la présence d’acide sulfurique ou d’un sulfate soluble: Na2S04 + BaClï —> BaS04 + 2NaCl I CHIMIE ORGANIQUE IMPORTANCE La chimie organique étudie les composés du carbone.C’est im domaine si vaste qu’il touche à toutes les phases de notre civilisation moderne et même à notre vie.La cellule qui est à la base de toute substance vivante est composée de matières complexes qui renferment toutes du carbone.La nourriture que nous mangeons consiste presqu’entièrement en composés organiques.Les fibres textiles de notre habillement, le bois de nos meubles et de nos maisons, le papier de nos livres et de nos journaux, l’essence qui fait rouler nos voitures sont tous des composés du carbone comme le sont des milliers d’autres substances comme les teintures, les remèdes, les drogues, les parfums, les savons, le caoutchouc, les explosifs, etc.Anciennement on croyait que les composés organiques existaient en raison d’une force mystérieuse que l’on trouvait dans les plantes et les animaux.Ce concept fut anéanti quand le chimiste Allemand Wôhler (3) réussit la synthèse de l’urée à partir de substances inorganiques, en 1828.Il y aurait 225,000 à 500,000 composés organiques connus.La raison principale de ce grand nombre de composés c’est que les atomes de carbone ont la propriété particulière de se combiner formant des chaînes et des anneaux qui peuvent contenir de deux jusqu’à soixante atomes de carbone.FORMULES DÉVELOPPÉES On a simplifié considérablement l’étude des composés du carbone en représentant leurs formules d’une manière graphique.Une formule développée consiste en symboles qui représentent les atomes et en traits de liaison pour représenter la valence.Ainsi la formule développée du méthane est H H —* C — H 1 H Ceci signifie qu’un atome de carbone tétravalent est combiné avec quatre atomes d’hydrogène univalent.La formule développée du propane (CaHs) s’écrit ainsi: H H H 1 1 1 C — C — C — 1 1 1 H H H Classification : Pratiquement, tous les composés organiques 1 — Carbures 3 — Aldéhydes 2 — Alcools 4 — Acides sont groupés dans les classes suivantes: 5 — Esters 6 — Hydrates de carbone.13) Wôhler, Friedrich (1800-1882) De sa préparation de l’urée à partir de substances inorganiques il fonda le concept moderne de la chimie organique. 80 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Septembre RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Calendrier scolaire (I9S5-56) par Orner-Jules Désaulniers, Surintendant de VInstruction publique.Afin de faciliter l’observance de la nouvelle règlementation concernant les congés dans les écoles, nous publions ci-après un calendrier scolaire donnant pour chaque mois, le nombre de jours de classe.Pour plus de précisions, on voudra bien se référer aux « Renseignements et Directives » concernant les congés scolaires {Enseignement 'primaire, mai 1955, p.718).Septembre: 19 jours.N.B.— Il nest pas tenu compte ici des Journées Pédagogiques qui sont fixées par l’inspecteur d’écoles de chaque district scolaire.Octobre: 21 jours.N.B.— Il n’est pas fait mention ici du Jour d’Action de Grâces qui est un des deux jours parmi lesquels la commission scolaire peut choisir un jour de congé.Novembre: 21 jours.N.B.— 1er novembre: ï La Toussaint )), fête d’obligation, donc congé général.Décembre: 16 jours.N.B.— En vue des vacances de Noël, les classes se terminent le 23 décembre au soir.Janvier: 17 jours.N.B.— A cause du congé des Fêtes, les classes ne reprennent que le 9 janvier.Février: 21 jours.Mars: 20 jours.N.B.— 29 mars: Jeudi saint.— S0 mars: Vendredi saint.Ces deux jours sont des jours de congés.Avril: 20 jours.N.B.— Il n’est pas fait mention ici du Lundi de Pâques (2 avril) qui est un des deux jours parmi lesquels la commission scolaire peut choisir un jour de congé.Mai: 20 jours.N.B.— L’Ascension: 10 mai, étant une fête d’obligation est un jour de congé.De plus, le 11 mai est le congé unique des autorités scolaires et religieuses.La fête de la Reine est un jour de congé officiel; il est fixé par arrêté ministériel.Juin: 16 jours.N.B.—~ La fermeture des classes se fera le vendredi, le 22 juin, à 4 hres de l’après-midi.Qmer-Jules Désaulniers, Surintendant de V Instruction publique.
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