Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1955-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
MIEUX SAVOIR POUR M.IEUX SERVIR , < III8 SÉRIE ' Volume 15, Numéro 3 — QUÉBEC NOVEMBRE 1955 a ££soüj£' 4 DÉPARTEMENTAL'!NSTRUCTION PUBLIQUt 441 (Ille série) revue pédagogique du DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mois, excepté en juillet et en août IMPORTANT RÉCLAMATION DE LA REVUE c L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE » A qui s’adresse au bureau de « U Enseignement Primaire » pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui maintenant porte l’adresse suivante: Département de l’Instruction publique, 0 Edifice Jeanne Hardy, 369-A, RUE ST-JEAN - - - QUEBEC Tél.î 4-8411 — locaux : 896-2204.L’Enseignement Primaire est imprimé par L'Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Vol.XV, N ° 3, novembre 1955, QUÉBEC.lira I PIM SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Éditorial, Uinstilulcur et Véducation nationale à féco/e, Germaine Nadeau, p.162 — Reposez-vous dans les Trois, Armand Croteau, ptre, p.164—Initiation à la phonétique, Richard Bergeron, p.172 — Réflexions sur l'enseignement de l'histoire (suite et fin), André Lefebvre, p.179.LEÇONS-TYPES Religion; 3e à 7e année, La sainte Famille à Nazareth, p.182.Langue française; 8e et 9e années, p.188; 12e année, Explication de texte, Une revendication de nos droits, Henri Bourassa, p.197 — Je suis fier de ma langue, est-elle fière de moi ?Bulletin No 6, p.202.Langue seconde; é, i b; .« L’Anglais au cours supérieur », Roger Hénault, 10e année, p.203; 11 et6 12e années, Honesty is the best policy, p.206.Mathématiques; 4e et 5e années, p.212; 6e et 7e années, p.213; 8e et 9e années, p.215; 10e année, p.216; 11e année, p.218; 12e année, p.220.Biologie; 10e année, p.222.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Tableau d’honneur, Concours de Français, 1955, p.226 — Chronique de Pédagogie, Fr.de Hovre, Essai de Philosophie pédagogique, Maurice Lebel, pp.3 et 4 de la couverture — Bovard René’ La connaissance du caractère et ses applications pédagogiques, p.181;41 i-Ta, Po ur fa ire découvrir les beautés de la nature, p.201; Courtois, Abbé Gaston, L'art d'élever les enfants d’aujourd'hui p 221 Marguerite Coulombe. 162 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre EDITORIAL L'instituteur et l'éducation nationale à l'école.par Germaine Nadeau, Assistante-directrice de “ V Enseignement primaire”.JE m'en voudrais de rompre le charme magnétique sous lequel vous vivez depuis septembre.Tour à tour, Monsieur le Surintendant et monsieur V Inspecteur général adjoint vous ont brossé un tableau vivant, le premier sur Vamour du travail, et le second sur ce que sont notre nouveau Secrétaire et son Adjoint du Département de V Instruction publique.Cependant, je me permets aujourd'hui de faire écho au vœu exprimé lors du Congrès de l'Acelf en août dernier, lequel vœu se résumait à peu près, à ceci: à savoir que les éducateurs s’emploient de toutes leurs forces à promouvoir l’éducation patriotique en s’inspirant de l’histoire nationale.L'instituteur de par sa profession peut et doit réaliser tout un programme d'Éducation nationale, à Iécole.Il serait vain^ de vouloir espérer le règlement d'un problème national sans le concours de l'École, car l'Éducation nationale est inséparable de l'Éducation tout court.L'Instituteur canadien-français peut exercer une grande influence en répandant autour de lui, chez ses élèves, l'amour des choses du terroir et en mettant le national à la mode.« Que nous le voulions ou non, le centre du monde se déplace et s'en vient vers nous a dit Louis Francœur.Il faudra être blindés pour percer et s'affirmer.Un véritable programme d'Éducation nationale nous y aidera.» Dans nos classes, il faut à tout prix qu'à toute heure du jour, les élèves se sentent imprégnés de l'esprit canadien-français.Ne nous bornons pas à la demi-heure ou à l'heure hebdomadaire d'Histoire du Canada pour former la conscience nationale chez nos enfants, car nous manquerions royalement notre coup.Que tout dans notre enseignement, lecture, dictée, rédaction, etc., converge vers le National.Faisons aimer et comprendre la culture et la langue françaises.A l'exemple de Pamphile Lemay, écrivons, rimons, chantons pour rendre nos élèves meilleurs, pour leur inspirer plus de fidélité à leurs traditions à leurs coutumes religieuses et nationales, plus d'attachement au sol de leur paroisse ou de leur province, aux héros de notre histoire. 1955 ÉDITORIAL 163 Ne craignons pas dans nos leçons d'histoire du Canada de relever surtout nos héros obscurs et gardons-nous bien d'oublier la pléiade de femmes admirables que furent les Marguerite Bourgeoys, les Marie Rollet, les Marie de V Incarnation, les Jeanne Mance, etc.Élevons nos petits Canadiens français en vue d'un avenir canadien-français.Formons nos petites Canadiennes françaises à devenir d'abord et avant tout des « femmes de maison dépareillées », selon l'expression si pittoresque du grand patriote qu'est Mgr Albert TeSsier.Que nos élèves comprennent bien qu'ils resteront Français à condition d'etre vraiment supérieurs.Toutefois, gardons-nous bien de ne voir du génie que là, ou il y a culture française.En vérité, cela ne ferait rien de durable.Tout s'évaporerait comme un brouillard du matin.Voilà, il me semble, un véritable programyne d'Éducation nationale, que tout éducateur sérieux se doit de mettre à exécution.En agissant ainsi, il y aura une sorte de pôle magnétique pour l'Éducation nationale.Toujours plus loin, se répercuteront les enseignements des véritables éducateurs.Par de mystérieuses antennes, ils agiront partout où il faut assurer la Survivance française.Autour de la province de Québec, c'est toute la vie nationale, qui désormais vers les cimes, gravitera.Germaine Nadeau.Il y a trois sortes d’ignorances: ne pas savoir ce qu’on devrait savoir; savoir mal ce que l’on sait; savoir ce qu’on ne devrait pas savoir.LA ROCHEFOUCAULD. 164 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Reposez-vous dans les Trois par Armand Croteau, prêtre, Office Catéchistique Provincial, C.P.66, Saint-Jean, P.Q.PRÉFACE — Êtes-vous surchargé de besognes ?êtes-vous fatigué de répéter les mêmes règles de grammaire aux mêmes élèves inattentifs ?êtes-vous las de l’enseignement ?— Êtes -vous déçu de la dose de collaboration de ceux qui vous entourent ?— Vos efforts personnels vers la sainteté semblent-ils ne donner que peu de résultats ?Alors, je vous en supplie, lisez cet article.J’ai des choses extrêmement reposantes à dire aujourd’hui sur la Trinité, et je suis convaincu qu’elles peuvent infuser une immense paix dans votre âme.Mais il faut les lire attentivement.S’il vous plaît mettez-vous, pour le faire, dans un endroit paisible, de préférence à la chapelle ou à l’église paroissiale.Maintenant, pour supprimer d’un coup toutes nos fautes, anciennes ou récentes, qui assombriraient en nous la Lumière très délicate de l’Esprit-Saint, faisons un acte de contrition aussi parfaite que possible.« 0 Père tellement bon que vous avez envoyé votre Fils Unique jusqu à la Croix atroce pour me sauver, purifiez-moi de tout péché par votre Esprit.Amen.)) Et emplissons notre cœur d’une prière intime et chaude pour que Dieu nous fasse savourer combien II est ravissant.« 0 Trois qui êtes Un, que je vous découvre beaucoup aujourd'hui pour que je vous aime énormément plus qu’hier.Ainsi soit-il.)) INTRODUCTION AU SECRET PRIMORDIAL Si des personnes ne se donnent absolument rien, si elles ne se communiquent aucun bien, il n’y a pas de société entre elles: un Chinois, un Russe et un Américain perdus tous trois, à trois endroits distants, dans la jungle africaine, ne forment pas une société.Des sociétés comme une classe, une (( gang », une famille supposent la mise en commun de certaines valeurs, d’une science, d’un jeu, d’une maison, etc.Bref, pour former une\ société, des personnes mettent nécessairement quelque chose en commun, se communiquent des biens.Or, remarquons-le soigneusement, ces biens que l’on se donne, que l’on se communique, peuvent être plus ou moins précieux, plus ou moins intimes.Ainsi, pour former une Compagnie de Transport par Camion plusieurs financiers mettent en commun des billets de vingt dollars.Des scouts, dans leur camp ombragé, partagent la même nourriture, les mêmes joies, la même formation humaine: ils se donnent les uns aux autres, se communiquent plus que des rectangles colorés de papier-monnaie.Un fiancé et une fiancée s’épousent, 1955 ÉDUCATION ET FORMATION 165 se donnent tout, se concèdent même un droit permanent et exclusif sur leurs corps, vivent unis jusqu’à la mort: ils mettent en commun beaucoup plus que les sociétaires précédents.D’autre part, plus on s’aime, moins on garde de « propriétés )) pour soi seul, plus on donne de grands biens, plus on se donne soi-même.(Ainsi, dans le sacrement de mariage, par un très profond amour, on donne énormément et pour toute la vie.) L’amour cherche à mettre le plus possible ensemble, à rapprocher, à unir, à fusionner de plus en plus; il tend à produire l’unité des goûts, des aspirations, des souffrances, des jouissances, des pensées, des préoccupations.L’INÉVITABLE CLOISON Mais, sur terre, il y a toujours une barrière absolument infranchissable, une limite cruellement hermétique à ce brûlant désir qu’a le véritable amour de donner toïd, sans réserve, 100%, sans conditions, complètement, à cette tendance radicale de l’amour à faire un.Il y a toujours une dose importante de biens personnels qu’on ne donne pas, qu’on ne peut absolument pas donner même si on le voulait; on ne fait jamais entièrement un avec l’aimé, on ne se donne jamais entièrement à lui, on ne le peut strictement pas.Ainsi, une maman peut bien donner à son bébé de la nourriture, des soins, des caresses; elle lui a donné une nature humaine semblable à la sienne propre, mais elle ne pourra jamais ' lui donner exactement, numériquement, la même et unique nature qui est la sienne propre.On ne peut jamais donner à personne sa propre nature à soi.C’est pourquoi les personnes qui s’aiment immensément sur terre, on peut les dire
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.