La voix de l'Est, 22 février 1992, samedi 22 février 1992
[" METEO Faible neige intermittente.Dimanche: nua geux avec éclaircies.Max.: -5 Min.: -8 Détails en page 62 Votre nettoyeur SAIMITONE iM'ttmvur Sln-ffonl .165 St Hub«rt.Granby SEMAINE: 50 CENTS.Samedi: $1.25 (Taxes en sus) SAMEDI-DIMANCHE Em \\m.r deFEJst au Ranch Massawippi Camp de vacances pour enfants de 6 à 12 ans J Info: 777-4511 V0L.57 \u2014NO 204 \u2014GRANBY, 22 février 1992 J.A.Bombardier dompteur d'hiver \u2014 pages 31 et 32 Le suicide chez les aînés: des tabous à abattre pages 4 et 5 Le Canada en finale \u2014 page 68 Les mères adolescentes O 0 \u2014 pages 6 et 7 photo Michel St-Jean DIMANCHE SOIR WÊÊÊÊÊÊÊKKM AUX\tVenez voir nos écrans géants .les CANADIENS «s les NORDIQUES GRATUIT GRATUIT Repas complet pour enfants* (du menu pour enfant) SAMEDI ET DIMANCHE MIDI (de 11 h à 16 b) K\t^ Animateur humoristique (Stéphane) \u2022 Prix de présence 750 Principale, Granby 777-1106\t0 Du plaisir pour tous! * Enfant de 12 ans et moins accompagné d\u2019un adulte.L244é6 LA VOIX DE L'EST \u2014 samedi 22 février'1992 CM Les fermiers marchent sur Ottawa Les 30 OOO manifestants soupçonnent le gouvernement de les abandonner à leur sort CUtAtt \u2022 V \" ' Amanda et Lelaa Feddama, deux jeunes cousins de quatre ans, accompagnaient leur mère à Ottawa, hier, où 30 000 personnes manifestaient leur mécontentement devant l'attitude adoptée par le gouvernement conservateur aux négociations sur le renouvellement des accords du GATT.photo PC Maurice Girard OTTAWA Presse canadienne Comme des milliers de fermiers de tout le pays, 500 agriculteurs de la Matapédia ont voyagé de nuit pour assister, hier, sur la colline parlementaire, à un grand rassemblement agricole, qui a failli tourner à la manifestation anti-gouvernementale.Après avoir attendu pendant des heures sous un soleil radieux mais une température en-dessous du point de congélation, la foule estimée à plus de 30 000 personnes a bruyamment manifesté sa colère contre le premier ministre Brian Mulroney et le gouvernement conservateur, qu\u2019on soupçonne de ne pas prendre la défense des agriculteurs canadiens aux négociations du GATT, l\u2019Accord international sur le commerce et les tarifs.«On veut Brian», scandaient les manifestants, que tentait d\u2019ha-ranguer le vice-premier ministre, M.Dan Mazankowski, accompagné sur la tribune par une trentaine de députés et ministres conservateurs, qui se sont fait copieusement huer par la foule, solidement encadrée par les forces de l\u2019ordre dont des dizaines d\u2019agents de la Gendarmerie royale du Canada.À l\u2019intérieur du Parlement, l\u2019atmosphère n\u2019était guère plus conciliante.L\u2019agriculture a monopolisé les débats à la période de questions.L\u2019opposition et le gouvernement se sont alors accusés mutuellement de vouloir se faire du capital politique sur le dos des fermiers.«Le premier ministre négocie présentement en votre nom pour obtenir un éclaircissement et un renforcement de l\u2019article XI», a déclaré M.Mazankowski, qui a été suivi à la tribune par Mme Audrey McLaughlin (NPD) et M.Lucien Bouchard (Bloc québécois).Mais le plus applaudi a été le libéral Jean Chrétien et le «père» des offices de commercialisation, l\u2019ex-ministre libéral, M.Eugene Whelan.Brandissant des pancartes aux slogans agressifs et parfois vulgaires, les manifestants se sont retournés vers l\u2019ambassade américaine, de l\u2019autre côté de la rue, pour conspuer le gouvernement des Etats-Unis, qui recevra d\u2019ici quelques jours la visite d\u2019une délégation canadienne.Le premier ministre Mulroney tentera alors de convaincre le président George Bush de se joindre à cinq autres pays, dont le Japon, pour réclamer une modification du projet Dunkel.Tel que libellé, l\u2019article XI du projet de règlement pourrait conduire à l\u2019abolition des offices de commercialisation des produits agricoles.Sa mise en oeuvre toucherait particulièrement les producteurs de lait, d\u2019oeufs et de volaille en instaurant des pratiques commerciales fondées sur la loi du marché plutôt que la gestion de l\u2019offre, ce qui nuirait à la stabilité des prix et à la production au Canada.Pendant que le ministre Mazankowski s\u2019époumonait pour faire passer le message gouvernemental, le président de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, M.Jacques Proulx, lui tournait le dos et fumait une cigarette, hochant la tête en signe d\u2019incrédulité.«n\u2019improvise pas de la sorte sans qu\u2019un beau matin, ça nous retombe sur le nez», a-t-il mentionné par la suite.Le président de l\u2019UPA a refusé de se joindre à la délégation canadienne, qui doit revenir bredouille de Bruxelles dans les prochaines heures, où elle n\u2019a pas réussi à rallier les Européens à la cause canadienne.«Ce sont nos produits que nous voulons vendre, pas nos fermes», a déclaré devant l\u2019as- semblée M.Pierre Gaudet, de Ni-colet.M.Rodrigue Dubois, qui possède une ferme de 142 acres dans les Laurentides, est le cinquième membre de sa génération à exploiter la ferme familiale fondée en 1865.«Quand on regarde ce qu\u2019on propose, on a l\u2019impression de se retrouver dans les années 1950.La proposition du GATT, qui veut déréglementer à long terme et faire tomber toutes les barrières tarifaires et non-tarifaires, nous conduit vers l\u2019instabilité comme aux Etats-Unis, où le tiers des producteurs américains sont sur le bord de la faillite», a-t-il mentionné en interview.Organisateur de la caravane de 10 autocars de la Matapédia, M.Gratien d\u2019Amour, de Trois-Pisto-les, soutient que le modèle proposé par le GATT «n\u2019est pas pratique pour une entreprise de type familial telle qu\u2019on la connaît au pays».Substituer les offices par des tarifs douaniers ne permettra plus de gérer la production et les cultivateurs canadiens devront affronter les puissants producteurs américains si bien que plusieurs n\u2019en réchapperont pas, prédit-il.«On va être obligé de grossir nos fermes, on va se retrouver avec 250 vaches comme aux Etats-Unis, où les producteurs crèvent quasiment de faim et sont obligés d\u2019envoyer leurs enfants à la soupe populaire.On ne veut pas finir comme ça au Québec», a affirmé Mme Céline Dumont, qui exploite avec son mari la ferme familiale, en plus de celle qu\u2019elle a rachetée de son père.Pour Francis Lavoie, du Té-miscouata, «si le GATT, c\u2019est la même chose que le libre-échange, ça ne nous apportera rien de bon.On ne sait pas de quel côté le gouvernement penche.Un jour, il dit une chose, et le lendemain, une autre», a-t-il dit avant de se joindre à la manifestation, qui aurait coûté plus d\u2019un million de dollars en frais d\u2019organisation.La plupart des 108 pays du GATT doivent faire connaître leur réponse à la proposition Dunkel d\u2019ici le 1er mars.Correction À la suite d'une erreur de la Presse canadienne qui nous transmet les horaires de télévision, les lecteurs doivent noter que les émissions de RDS de dimanche dans le Télé » ont été répétés le lundi, celles du lundi sont publiées le mardi, et ainsi de suite pour toute la semaine.La Presse canadienne regrette cette erreur.S Ij* loir 4r rtiHi 183 8101 Le super dépanneur SAM BERNARD Centre de validation ouvert z jours Essence avec ou sans service 1020 Principale, Granby 378-7607 L-24177 Agenda\t9 Ben des choses.\t16 Commentaire\t14 Cahier week-end\t29 Décès\t65 Habitation\t47 Économie\t26 A table\t38 Voyage\t40 Petites annonces\t48 Sports\t67 Statistiques\t70 INFORMATION\t3754555 ABONNEMENTS Lundi à vendredi: 8h30 à 16h30\t3754555 PETITES ANNONCES Lundi à vendredi 8h00 a 17h30\t375 8888 PUBLICITÉ Lundi à vendredi 8h30 à L6h30\t375 6993 RÉDACTION\t375 6850 TÉLÉCOPIEUR\t777 4865 CHEF Radio\t372ou378 1450\t A NE PAS MANQUER DEMAIN ?Dans Le Plus dimanche\u2014 Une semaine de relâche à la toute fin de février.Quoi de plus excitant pour les élèves du primaire et du secondaire! Pour les parents, pourtant, la relâche scolaire semble parfois un véritable casse-tête.Le Plus présente cette semaine plusieurs suggestions afin de vous permettre de tirer le meilleur parti de ces congés inscrits au calen drier scolaire depuis une dizaine d\u2019an nées. Récession: Générale Electrique cherche à gagner du temps Les employés acceptent d'amputer leur semaine de travail Les 620 employés de Générale Electrique, à Bromont, se mettent à l'heure du travail à temps partagé.C'était cela ou alors l'entreprise effectuait des mises à pied.photo Michel St-Jean Plutôt que de voir leurs effectifs fauchés par des mises à pied, les quelque 620 employés bromontois de Générale Électrique ont massivement opté pour le travail à temps partagé à compter du 30 mars.Fort de cet appui, la compagnie en fera incessamment la demande auprès d\u2019Ottawa.La nouvelle a été confirmée jeudi soir par l\u2019entremise d\u2019un communiqué de presse, signé de Sylvain Rouleau, directeur des ressources humaines.Hier il devait préciser que 95,6 pour cent des employés s\u2019étaient prononcés en faveur du nouveau plan de travail.«Et le taux de participation a été particulièrement élevé, il n\u2019y a que très peu d\u2019employés qui n\u2019ont pas voté.Il y a aujourd\u2019hui dans l\u2019usine un fort sentiment de solidarité, de fierté.La réponse que nous venons d\u2019obtenir de nos gens, c\u2019est le fruit du mode de gestion participative qui guide nos actions depuis l\u2019implantation de l\u2019usine il y a dix ans.» Ce programme entraînera pour la majorité des employés une réduction de leur semaine de travail d\u2019une journée ou de huit heures.Mais pour un maximum de 150 personnes, cette réduction sera de deux jours ou de 16 heures.«Cette dernière mesure sera appliquée sur une base volontaire.Ça nous a surpris, mais il y a énormément de gens qui se sont montrés intéressés à un tel régime de travail.Chaque demande sera néanmoins étudiée à la pièce de façon à ne pas porter préjudice à nos opérations», souligne Sylvain Rouleau.S\u2019il devait ne pas y avoir assez de volontaires, ce serait le principe de l\u2019ancienneté inversée qui serait retenu.Un effort collectif Cette réduction de production, prévue au départ pour une période de six mois, touchera 613 personnes, des cadres au personnel de soutien, de production.Quant aux sept membres du conseil exécutif qui dirige l\u2019usine, ils subiront, quant à eux, une baisse de salaire de huit pour cent tant et aussi longtemps que le travail à temps partagé sera en vigueur à l\u2019usine de Bromont.«L\u2019appui de nos employés nous permet d\u2019éviter des mises à pied, de maintenir la haute qualité de nos produits tout en conservant notre position concurrentielle.» Mais le recours au travail à temps partagé est loin d\u2019être aux yeux de la direction de l\u2019usine bromontoise un simple palliatif.Cette stratégie lui permet en effet de garder ses équipes intactes et surtout de gagner du temps.«Depuis les débuts de la récession, notre stratégie est de gagner le plus de temps possible, et d\u2019ainsi nous rapprocher de la fin de la crise économique sans qu\u2019elle nous fasse trop mal», note-t-il.Et le temps est une denrée d\u2019autant plus précieuse que Générale Électrique travaille activement à diversifier la gamme de ses produits, à élargir ses marchés sans pour autant renoncer à sa mission première: les aubes de compresseurs.Établie dans le parc aéroportuaire de Bromont en 1982, la GE Canada, division des moteurs d\u2019avions, fabrique des aubes de compresseurs destinés aux moteurs d\u2019avions.Ces moteurs \u2014 comme les pièces de rechange produites boulevard de l\u2019Aéroport \u2014 sont exclusivement vendus à l\u2019usine de GE à Cincinnati, aux USA et utilisés par les grands constructeurs d\u2019avions, ils équipent notamment les Boeing 737, les Airbus A-320 et A-340 ainsi que le DC-8 de série 70 de McDonnell Douglas.«11 y a déjà un an qu\u2019on assiste à une baisse régulière de nos commandes, un an qu\u2019on communique à l\u2019ensemble de nos employés l\u2019état de la situation, les variations de notre volume de production, un an aussi qu\u2019on essaie de trouver des solutions.Le travail à temps partagé est une des mesures que nous avons retenues.» Consultation Au cours des derniers jours, la direction, fidèle à sa politique de communication et de «portes ouvertes» a rencontré tous ses employés, afin de leur soumettre un proj de travail à temps partagé, mais également pour leur fournir toute l\u2019information pertinente susceptible de les aider à prendre une décision en toute connaissance de cause.Générale Électrique ne s\u2019en cache pas, la situation économique qui prévaut en Amérique du Nord est difficile et l\u2019industrie de l\u2019aviation connaît sa part de problèmes.Plusieurs lignes aériennes ont fait faillite, le trafic aérien a substantiellement diminué, entraînant une baisse de la demande pour les produits fabriqués à Bromont, ce qui inévitablement devait déboucher sur une réduction de la production.Après une période de réflexion, les employés de GE Bromont ont tranché en faveur du travail à temps partagé, ce qui amènera l\u2019entreprise à déposer auprès d\u2019Ottawa une demande en ce sens au cours des prochains jours.L\u2019usine bromontoise ne devrait rencontrer aucune difficulté à décrocher un tel programme.Chez les employés, on ne décèle aucune amertume.«La compagnie n\u2019a jamais agi en sauvage avec nous, au contraire elle nous a toujours tenu au courant, ce n\u2019est peut-être pas la meilleure nouvelle qui soit, mais ça n\u2019a été une surprise pour personne.Ça vaut mieux que de se retrouver au chômage, au moins, on reste dans le circuit, on garde un pied dans la boîte», souligne une jeune femme à l\u2019emploi de GE depuis cinq ans.C\u2019est elle qui a pris l\u2019initiative de téléphoner à La Voix de l'Est pour exprimer son point de vue.«Il n\u2019y a qu\u2019à regarder les journaux pour voir que ça va mal.J\u2019hais pas la formule du travail à temps partagé.Économiquement, c\u2019est intéressant, on ne perd pas trop d\u2019argent, mais j\u2019aimerais pas que ça dure plus que six mois, sinon j\u2019avoue que je me poserais alors de sérieuses questions», note un travailleur qui a préféré garder l\u2019anonymat lui aussi.HISTOIRE DE RIRE! Un agent de police demande à sa femme, qui est enseignante: \u201cTu y crois, toi, au détecteur de mensonges?- Et comment! j\u2019en ai épousé un.\u201d GUY BUSSIÈRE OUVERT TOUS LES DIMANCHES de 9 h à 16 h M PHARMAPRIX Galeries de Granby _____________________125*64 Le potentiel forestier du mont Pinacle serait protégé Pierre Paradis a commandé une étude dont les conclusions sont favorables à Sibéca FREUGHSBURG RP La coupe de bois qu\u2019effectue présentement le Groupe Sibéca au mont Pinacle, à Frelighsburg, n\u2019entravera pas le potentiel forestier existant, conclut une étude réalisée pour le ministère de l\u2019Environnement.L\u2019étude, commandée par le ministre Pierre Paradis lui-même, visait essentiellement à déterminer si les travaux de déboisement sur la montagne respectent les éléments fondamentaux de la sylviculture.Les auteurs du rapport, Zoran Majcen, Laurier Groleau et Vincent Gerardin, indiquent d\u2019abord que le volume prélevé correspond tout à fait aux normes de la coupe sélective qui est évaluée à 25 %, soit la moitié de ce que permettent les règlements de la MRC de Brome-Missis-quoi.Les auteurs notent cependant que le choix des tiges n\u2019est pas toujours judicieux et suggère à Sibéca d\u2019établir un marquage professionnel avant la coupe.Ainsi, des arbres sont abattus bien que leur croissance soit loin d\u2019être terminée et d\u2019autres restent debout alors qu\u2019ils sont à la fin de leur vie.Les spécialistes ont aussi visité les terrains de Philip Godin où des travaux de déboisement ont été entrepris.Il s\u2019agit dans ce cas de coupe à blanc, ce que les auteurs de l\u2019étude s\u2019empressent de dénoncer.Une autre portion fait l\u2019objet d\u2019une coupe sélective mais on y constate des erreurs manifestes, indique l\u2019étude.Les prélèvements sont trop forts et le nombre de blessures aux arbres est trop élevé à cause de la machinerie trop lourde ou d\u2019un mauvais maniement de l\u2019équipement.Mais toutes ces erreurs relevées ne sont pas graves au point de mettre en danger la forêt du mont Pinacle, assurent les spécialistes qui estiment que des correctifs seraient aisément applicables .Pour Guy Côté, un des opposants notoires du développement du mont Pinacle, l\u2019étude demandée par le ministre Paradis n\u2019est pas la plus pertinente dans les circonstances actuelles.«Si une étude doit être faite, elle doit concerner le potentiel acéricole et non seulement les pratiques de la coupe de bois.De nouvelles données contredisent aujourd\u2019hui celles qui ont été utilisées pour justifier le dé- zonage d\u2019une partie de la montagne.C\u2019est cela qu\u2019il faudrait vérifier.» M.Côté croit que l\u2019étude du ministère de l\u2019Environnement viendra peut-être rassurer la population qui s\u2019inquiète des possibles dommages causés à la montagne, mais il croit aussi que la question fondamentale est oubliée.«Un jugement de la cour pourrait reporter le mont Pinacle en zone verte.Bien que la question soit toujours en suspens, on accepte le déboisement et c\u2019est scandaleux», affirme Guy Côté.BROMONT Jacqueline de Bruycker (a) LA VOIX DE L'EST \u2014 samedi 22 février 1992 LA VOIX DE L'EST \u2014samedi 22 février 1992 GRANBY * Depuis dix ans, on parle amplement de la problématique des jeunes et du suicide.Mais la mort volontaire des personnes âgées, elle, passe encore sous silence.Pourtant, en Montérégie, c\u2019est chez les hommes de 65 à 69 ans qu\u2019on retrouvait le taux de suicide le plus élevé, pour les années 1986 à 1989.C\u2019est pour porter cette problématique sur la place publique, pour sensibiliser la population et les intervenants sociaux que le Centre de prévention du suicide de la Hau-te-Yamaska a organisé, jeudi, une journée-conférence à laquelle ont assisté 150 personnes.Une tentative aussi pour joindre indirectement les personnes âgées, puisqu\u2019elles ne s\u2019adressent ni au centre de prévention du suicide, ni aux autres services publics lorsque la vie leur semble devenue intolérable.C\u2019est donc à travers les bénévoles, les intervenants des centres d\u2019accueil et des centres de jour qu\u2019on peut les joindre.Et encore faut-il savoir décoder les messages, puisque les aînés parlent rarement du suicide directement, le sujet étant encore tabou pour bon nombre d\u2019entre eux.«Moi, j\u2019ai une dame qui me disais souvent \u2018j\u2019ai plus d\u2019enfants, mon mari est mort, je devrais me lancer dans l\u2019escalier.Pour moi, le Bon Dieu m\u2019a oubliée.\u2019 Il y en a d\u2019autres qui ne veulent plus manger, qui n\u2019ont plus d\u2019intérêt à rien», raconte Jennine Thautette, une bénévole de Saint-Polycarpe qui assistait jeudi au colloque.Granby aussi La situation n\u2019est pas différente à Granby et dans la région, où le suicide des personnes âgées est aussi Nicole Paquette Le suicide des aînés: finie la politique de l'autruche ¦ \u2022 * r i 2 zl * v .4vSv Jfij.¦ f *r\u2018i ¥ m i * x m * ''% En Montérégie, le taux de suicide le plus élevé se retrouve chez les hommes âgés de 65 à 69 ans.Pourtant, le sui eide des person nés âgées est en core passé sous silence.photo Michel St-Jean une réalité, affirme Lucien Lambert, directeur général de la fondation Pierre-Jules Crevier.«On va lire dans le journal qu\u2019une personne âgée est morte, on va penser que c\u2019est la maladie.Mais il y a des gens qui se laissent mourir ou qui vont prendre une dose de médicaments.Nous, on en a des SOS.Au téléphone, les gens vont nous dire \u2018je suis fatigué d\u2019être seul\u2019.» Le suicide chez les personnes âgées serait davantage le résultat d\u2019un ensemble de facteurs, d\u2019une situation devenue peu à peu intolérable, que d\u2019un coup de tête émotif, comme cela peu se produire chez les jeunes.Réjean Marier, conférencier lors du colloque, a relevé onze facteurs de risque qui vont de la perte d\u2019un conjoint, du travail, des habilités physiques à la dépression et l\u2019alcoolisme.Pour Lucien Lambert, l\u2019isolement demeure la grande cause de dépression chez les aînés.«C\u2019est le gros problème des gens qui demeurent à domicile.Ils n\u2019ont pas les moyens financiers pour vivre une vie organisée, sortir.Pas de moyens de transport.Certains ne sont pas capables de faire leur ménage, leur cuisine», raconte-t-il.Plus d'hommes suicidaires Le suicide est beaucoup plus répandu chez les hommes âgés que chez les femmes.On parle de trois victimes masculines pour une victime féminine, parfois même d\u2019un rapport de quatre pour un dans cer- \u2014suite page suivante INDIANA SAÀRGE TI-COQ LE MAIRE INDIANA KID LE ROI\tCLAUDIA MODE Faites le plein aux stations d\u2019essence de Waterloo et présentez votre reçu d\u2019essence chez les marchands participants de Waterloo afin d\u2019obtenir votre rabais pour l\u2019essence à 39* le litre.39« J-g CROIS C?»E WATERLOO uienTPE trouver v»*e BomNC FACOM pE CHASSER LES MAWAiSES IDKES Te Donnerais bien ¦39 tnt COM COURS DE DE SC.E.n4T-E_ «a* Je ne 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