La voix de l'Est, 29 novembre 1999, lundi 29 novembre 1999
[" météo page 27 a o o ¦Wo Maximum IO î,r » î LaVoix de l'Est LUNDI 29 novembre 1999, Volume 65, No 135, Granby.Um plus que 33 jours! GRANBY photo Janick Marois Fin de semaine occupée pour les pompiers page 3 POLITIQUE photo Presse canadienne Chrétien veut encadrer le référendum page 7 FOOTBALL Les Tiger-Cats remportent la coupe Grey ?Deux Granbyens goûtent à la coupe Vanier page 35 50 000 LECTEURS LA TOUTE NOUVELLE LS 2000 Chez votre concessionnaire exclusif } LINCOLN en region deragon I OCRAGON AUTO CITÉ 317 Principale Cowansville * 266-0101 H _60\u2018, samedi 1.75$ (+ taxes) Les hôteliers de la région, tel Paolo Dipietrantonio, directeur général du Château Bromont, ont de bonnes raisons de célébrer.Les réservations sont nombreuses et plusieurs affichent maintenant complet.photo Michel St-Jean LL ia r page 15 HEURES D\u2019OUVERTURE: Lun., mar.et mere.: De 9 h 30 à 17 h 30 Jeu.et ven.: de 9 h 30 à 21 h Samedi: de 10 h à 17 h Dimanche: de 11 h 30 à 16 h 30 Planchers flottants stratifiés Rég.: 4,99 Vpi.ca.fjué'C-i-Cû-l\t99$ / pi.ca.Division de «Les Tapis Méo» 583 Dufferin, Granby 372-9632 \u2022 372-4616 ?.r* mi Wifii LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 lundi 29 novembre 1999 04 Marchessault Réal La case départ Le gouvernement Bouchard est littéralement empêtré dans ses négociations sur le financement du transport scolaire.L'entente de principe conclue il y a quelques jours avec l'Union des municipalités du Québec n'a pas résisté à l\u2019onde de choc qu'elle a provoquée chez les élus municipaux.En clair, les municipalités refusent de diminuer leur taux de taxe pour permettre aux commissions scolaires d\u2019augmenter proportionnellement le leur.La levée du plafond d'imposition des taxes scolaires marquerait la fin d'un pacte fiscal qui réservait aux municipalités la quasi totalité du champ d'impôt foncier.Une fois la porte ouverte, il serait tentant pour le gouvernement d'inciter les commissions scolaires à hausser davantage leurs taxes pour financer d'autres services.Les discussions ont foiré parce que le gouvernement improvise.Même les députés du PQ réunis en caucus ce week-end ont mis des bémols sur le projet d'entente entre le gouvernement et l'UMQ.Pourquoi avoir commandé une étude à la Commission Bédard si c'est pour la laisser sur une tablette sitôt déposée?Puis, le gouvernement n'a pas consulté la Fédération des commissions scolaires durant ses négociations alors que l'objet même était le financement du transport scolaire.Troisièmement, le gouvernement veut forcer les municipalités à réduire leurs taxes après les avoir déjà saignées de 700 millions ces deux dernières années.Lucien Bouchard se donne le beau rôle en affirmant que les contribuables ne devront pas subir une hausse de taxe à l'issue de l\u2019opération et qu'il pourrait faire adopter une loi spéciale pour faire plier les municipalités.Son raisonnement frise la malhonnêteté intellectuelle parce qu'il est évident qu'une baisse de taxe municipale qui n'a pas été planifiée se soldera par une réduction des services.Et c'est encore et toujours le citoyen qui paiera la facture d'une maniéré ou de l'autre.Le transport scolaire est devenu le bouc émissaire d'une manoeuvre de récupération politique et financière qui ne tient absolument pas co/npte des services aux enfants.L'Etat ne veut qu'économiser sans égard à sa responsabilité sociale d'aplanir les disparités régionales.L'instauration du transpo.t scolaire faut-il le rappeler, est une mesure sociale qui a été instaurée en complément à l'éducation gratuite et accessible à tous.Seuls les impôts généraux pouvaient assurer le contribution de toute la collectivité, ce que ne peut pas faire la taxation sur les biens immobiliers.Les sociétés et grandes corporations qui ne possèdent pas d'édifice seront soustraites à l'effort.Le petit propriétaire lui, n'a aucune chance d'échapper à la taxation.Comme toujours.ÎS « a UlC (1 IMU Les secouristes Nelson Wyatt MONTRÉAL Presse canadienne Sylvain Brouillette était agent de police depuis quatre ans lorsqu\u2019est survenu le massacre de 14 jeunes femmes à l\u2019École polytechnique, le 6 décembre 1989, mais rien ne l\u2019avait préparé au carnage dont il allait être témoin.«À l\u2019Académie de police, nous avions été entraînés pour toutes les situations, se souvient-il.Mais on ne peut jamais s\u2019entraîner pour voir 14 jeunes femmes se faire assassiner.» Cet affreux soir d\u2019hiver, l\u2019agent Brouillette a été l\u2019un des premiers policiers à voir les résultats de la folie meurtrière de Marc Lépine, auteur du plus horrible massacre de l\u2019histoire du Canada.«Certaines personnes avaient le visage ensanglanté.J\u2019ai vu un étudiant sauter par une fenêtre.Tout le monde pleurait et criait.» Les policiers qui tentaient de contrôler la situation se sont fait dire que des coups de feu avaient été tirés dans la cafétéria du premier étage ainsi qu\u2019aux troisième et quatrième étages.L\u2019agent Brouillette, qui était alors âgé de 25 ans, a pensé à une attaque de commando.«J\u2019ai pensé qu\u2019on aurait à faire face à deux, trois ou quatre hommes armés d\u2019Uzis (des mitraillettes).» Mais seul Marc Lépine était entré dans l\u2019école, 15 minutes auparavant, armé d\u2019un fusil d\u2019assaut et portant des cartouchières bourrées évacuent une des nombreuses personnes blessées après la tuerie de Marc Lépine survenue le 6 décembre 1989 à l'École Polytechnique de Montréal.photo Presse canadienne de munitions.Inaperçus Ses vêtements de chasse sont presque passés inaperçus alors qu\u2019il déambulait tranquillement dans les passages et les salles achalandés vers une classe située au premier étage, où une soixantaine d\u2019étudiants étaient réunis.Il est entré dans la classe et devant les étudiants ahuris, il a exigé d\u2019une voix ferme et claire que les hommes aillent d\u2019un côté et les femmes de l\u2019autre.Certains étudiants ont ri, pensant à une farce.Mais les témoins se rappellent qu\u2019il a alors enlevé l\u2019enrobage de plastique cachant son arme et tiré une balle au plafond.Il a alors dit aux hommes de sortir et une femme qui a tenté de les suivre a été abattue.«Vous êtes des femmes, vous voulez devenir ingénieurs.Vous êtes toutes des féministes.Je déteste les féministes», avait ensuite lancé Lépine.Nathalie Provost, une étudiante, a tenté de le raisonner.«J\u2019ai argumenté avec lui.Je lui ai dit que nous n\u2019étions pas des féministes, que nous ne nous battions pas contre les hommes, que nous voulions seulement devenir des ingénieurs professionnels.Il ne m\u2019a jamais répondu», avait déclaré Mme Provost, après le carnage.Lépine a tiré trois fois à bout portant sur elle.Premier appel Le premier appel a été logé à la centrale policière vers 17hl6 et les premières voitures de police sont arrivées sur les lieux une minute plus tard.Les ambulances sont arrivées ensuite.Mais les policiers ont hésité, attendant de recevoir des ordres.«A notre arrivée, nous avons tenté d\u2019obtenir davantage d\u2019informations.Finalement, on nous a dit qu\u2019une fille aurait été tuée dans la cafétéria du premier étage et mon coéquipier et moi sommes allés à son secours», se rappelle l\u2019agent Brouillette.Les deux policiers sont arrivés trop tard.«Elle était déjà morte.Quelques minutes plus tard, nous avons trouvé deux autres femmes.» Alors que les équipes d\u2019urgence s\u2019amenaient, Lépine pénétrait déjà dans une autre classe au troisième étage, occupée par 26 élèves et leur professeur.Il leur a ordonné de sortir et, comme personne ne bougeait, il a tiré une balle au plafond.Tous le monde s\u2019est alors réfugié sous les bureaux.Après avoir fait feu sur l\u2019une des jeunes femmes présentes, Lépine a marché entre les bureaux, tirant ici et là, s\u2019arrêtant au besoin pour recharger son arme.Trois autres femmes ont été abattues.Voyant que la première des quatre était toujours en vie, Lépine s\u2019est ensuite dingé vers elle et l\u2019a poignardée à mort.Finalement, Lépine a mis fin à ses jours en retournant son arme contre son lui, se tirant une balle en plein front.
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