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Le lingot : un journal du Saguenay
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  • Journaux
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chaque semaine
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  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1952-03, Collections de BAnQ.

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Le Lingot Un Journal du Saguenay La culture eàt une curiosité désintéressée que l'Individu a de sol-méme.de son milieu, de ses relations avec l'univers; c'est une recherche de ce qui a été pensé, senti, exprimé avant nous et ailleurs que chez-nous.— André SlilGFKILD Le Lingot, Arvida, jeudi 27 mars 1952 n iMBS mm mrnm Les Industries du Saguenay UN ATELIER D’ART ¦ aH# i'' Voici le second de la série des reportages du Lingot sous la rubrique générale “Les Industries du Saguenay”, Après la visite aux magnifiques établissements des frères Schoch à Clairval, voilà que notre reporter se transporte à Riviè-re-du- Moulin pour nous faire assister aux débuts d’une petite entreprise qui est peut-être appelée à devenir grande si elle reçoit l’encouragement qu’elle mérite.m, WM.m jT'vEUX diplômés de l’Ecole du Meuble de Montréal, MM.J.-Emile Tremblay et Paul Gagnon.sont les propriétaires d’un petit atelier situé derrière le numéro 84 du boulevard Rivière-du-Moulin.Installés à cet endroit depuis le mois de février 1951, grâce à l'aide généreuse du père de M.Tremblay, les deux spécialistes se sont lancés dans la fabrication de meubles de tous genres et de toutes dimensions.Travaillant à forfait, ils se font fort de doter une demeure complète de beaux meubles modernes, solides, confortables, d'un entretien facile et de longue durée.Si l’intérieur est déjà passablement rempli de meubles de série et qu'il y manque une ou plusieurs pièces de mobilier.l'Atelier d’Art se charge de les fabriquer dans un style qui restera en harmonie avec les autres meubles et de telle façon qu'ils occupent exactement l'espace disponible.MM.Tremblay et Gagnon, natifs de Chicoutimi, firent leurs études au Séminaire de cette ville, puis suivirent pendant quatre ans le cours d'artisanat à l’Ecole du Meuble sous la direction é-clairée de M.J.-M.Gauvreau En plus d'une technique qui se manifeste dans l’exécution impeccable de leur travail, les deux amis ont acquis à Montréal cette l/n cabinet construit par l'Atelier d'Art pour loger un appareil combiné radio et phonographe.Les deux extrémités contiennent des étagères où on peut placer des livres.Notez au mur les croquis de meubles déjà exécutés par l'Atelier et qu'on peut voir chez des résidents de Chicoutimi, Arvida, Jonquière, etc.La Rivière - du - Moulin formation artistique qui est tellement essentielle dans leur profession.Il est intéressant de noter jusqu'à quel point ils se tiennent au courant des principales tendances de l’art moderne en rapport avec leur domaine particulier.On trouve chez eux toute une littérature d’origine américaine et européenne ayant trait à l’architecture et au meuble D’après leur conversation il est E : > U m MM.Gagnon et Tremblay à l'oeuvre dans leur atelier, s'occupant de la finition lissage demandent des soins particuliers afin que chaque pièce du mobilier de meubles.Le vernissage et le po-prennent exactement le ton désiré.par Pierre Benoit évident que ces hommes savent où ils vont et sentent qu’ils ont une mission artistique à remplir.Ils ont le culte du beau, du pratique, de l'utile.Ils veulent des lignes simples, harmonieuses sans garniture ni fioriture prétentieuses, laides et inutiles.Leur domaine philosophique couvre tout le problème du logement et en particulier de l'espace qui sert de cadre à la vie de tous les jours dans ce logement.Leur concept s’apparente à celui de l'architecte en ce qu’ils croient que l’intérieur d’un logement doit en refléter quelque peu l’aspect extérieur.Ils sont partisans de solutions modernes qui permettent de dégager les pièces de l'encombrement hétéroclite des meubles d’époques révolues: ils veulent de l’espace pour la circulation des habitants et de l’air; des issues et des fenêtres dégagées et des armoires larges, bien aérées et d’accès facile.MM.Gagnon et Tremblay envisagent l’avenir avec confiance.Ils sont persuadés que leur industrie a un rôle bien défini à tenir dans une région telle que la nôtre où la construction nouvelle prend chaque année de l’ampleur.Ils ne songent pas du tout à supplanter le marchand de meubles en série qui aura toujours sa place prépondérante dans notre société, mais ils espèrent que le client qui voudra un mobilier artisanal personnel ei exclusif fera appel à des décorateurs-ensembliers dont l’Atelier d’Art a jusqu’à ce jour le monopole.Pour consulter l’Atelier d’Art il sufTt de téléphoner pour fixer une visite à la maison.Après é-tude de la disposition des lieux et conversation avec le propriétaire afin de s’assurer de ses goûts, M.Gagnon prépare des maquettes ou croquis des meubles que l’Atelier projette de construire.Dans certains cas.il prépare même des maquettes plantées (modèles réduits* afin que le client puisse se faire une meilleure idée de l’apparence définitive que prendront ses meubles.Lorsque les maquettes auront été approuvées par le client, les deux associés rédigeront un contrat par lequel ils prendront la responsabilité de l’exécution parfaite du travail.Ainsi, le client saura exactement à quoi s’en tenir au sujet des frais à encourir.Il n’en est malheureusement pas toujours de même pour l’Atelier d’Art, car les meubles que l’on fabrique ne sont jamais semblables et il arrive que des problèmes de fabrication se présentent qui demandent beaucoup plus de temps et d’efforts qu’on ne l’avait prévu.La solution de ces problèmes est le domaine où M.Tremblay est passé maître et il semble prendre un véritable plaisir à exécuter les conceptions les plus hardies proposées par le crayon de M.Gagnon.La fabrication des meubles a lieu dans l’Atelier qui possède tous les instruments de précision nécessaires à la coupe et à l’assemblage du bois.La finition consiste en un vernissage et un polissage du meuble: cette opération extrêmement compliquée demande de véritables connaissances de chimiste afin d’obtenir les effets désirés.Le meuble terminé est mis en place par l’Atelier.Le succès qu’il remporte est attesté par l’empressement de la plupart des clients à passer d’autres commandes.On ne peut que se réjouir du succès de deux jeunes hommes entreprenants qui ont quitté notre région afin de suivre des cours leur ayant permis de se qualifier dans un domaine intéressant où il y a fort à faire.Espérons que la population saura continuer à les encourager afin que leur petite industrie vive et prospère.Qui sait, si un jour qui n’est peut-être pas loin, les grands manufacturiers de meubles ne viendront pas s’inspirer au Saguenay d’un style sague-néen plutôt que d’essayer de nous refiler la marchandise qu’ils n’ont pas réussi à placer ailleurs. * * Le Lingot, Arvid oc**"' &1U, .-.i-.-L ; In his play the Indian child imitates the doings of his parents.He drives his dog-team, he shoots his arrows, he traps small birds and animals, he stalks game, etc.(Jacques Rousseau Photo) Mental Education.Little or nothing is known about the mental education of children.but no formal methods of teaching have been noted.The Montagnais have some little knowledge of natural phenomena in various fields of science but the w'riter has little specific information in this regard.They recognize various constellations, as well as individual planets and stars.They have an extensive knowledge of the geography of their own particular region, and can draw useful maps to illustrate canoe routes, trapping grounds, etc.However, with a few exceptions, most of them are quite lost when shown a general map of their country and seem to be confused by the detail shown thereon From the air.most of them appear to have little difficulty in recognizing lakes and rivers which they have not previously seen except from the ground.Of the country beyond their own district they have but a very, very meagre knowledge.As regards zoology, ornithology and botany.it is natural that the Montagnais should have a knowledge of the various species of animals, birds and plants in their country, since they come into daily contact with them and use them for food and clothing.They recognize the various different species in the same genus of bird or beast: e.g., they have different names for the various colour phases of the fox; they differentiate between the brush wolf and the timber wolf; they recognize various species of partridge; and they also can distinguish various types of plants belonging to the same families.Beyond these few facts the writer can say nothing.As regards anatomy and physiology, it is certain that the Lac-St-Jean Montagnais know something of the bodily structure of the animals which they use for food.Since they apply the same names to the internal organs of both man and beast, it would seem as if they recognize a comparison between them.An interesting point may be the fact that they know the difference between the veins and the arteries and have different names for each.Just how far their knowledge goes, in this respect, we are unable to tell.As regards medicine, one can be more specific, for it is quite apparent that the Lac-St-Jean Montagnais have a knowledge of herbs, etc., and their use in the treatment of sickness.Three of their native medicines may be mentioned as being those most widely used.The Labrador Tea (Ledum groenlandicum) is generally used for treating fever, and jaundice in children.It is applied in the form of a poultice and is also infused with hot water to make a tea.The buds and bark of the tamarack (Larix laricina» are used to make an infusion which is greatly appreciated as an expectorant in cases of affection of the lungs.Castoreum, the scent glands of the beaver, is infused with water or alcohol and is a sovereign remedy for almost anything from a slight cold to tuberculosis- The only surgery known to be practised is blood-letting as a cure for pleurisy, pneumonia and other lung affections.These people are very subject to ailments of the lungs and respiratory organs and, for this very reason, the remedies mentioned are those most often encountered.It would not appear as if any magical or supernatural ideas are held in regard to these native medicines.They are, purely and simply, natural curatives and are regarded as such by the Indians.Children grow familiar with the various branches of native science, as they grow from childhood to adult age.There are no indications that any of this knowledge is imparted to them formally.The Montagnais children are naturally curious and, when they encounter anything which interests them, they ask their elders about it.Vocational Training.Though no formal instruction is given in vocational educa- t on.this branch of the training of the Montagnais child begins in early life.In his play the Indian child imitates the doings of his parents.He drives his dog-team, he shoots his arrows, he traps small birds and animals, he stalks game, etc., etc., so that, when the time comes for him to take an active part in tribal life, he finds himself well equipped to do so.The same applies to the girls, who imitate the doings of their mothers and learn to cook and keep house while at play.Girls play with dolls,and if they do not possess a real doll, they make one from a piece of rag, a bunch of grass, etc., devoting as much attention to this fabrication as if it were a real infant.Religious Education- Here again no formal instruction seems to be given.The older people relate the tribal tales, sing the songs and perform the religious rites, and the children pick them up by association.One might add that such articles of the native religious ceremonial as rattles, drums, divination games, etc., are used by the younger children as toys.The foregoing remarks apply only to the native religious beliefs The Christian religion is taught formally to the children by the parents in the form of prayers, catechism, hymns and sacred stories.Moral Education, a.Code.The modern moral code of the Lac-St-Jean Montagnais is that of the Catholic Church and is instilled into the minds of the children from earliest youth.Obedience to parents and civil superiors is recognized as being of prime importance.Physical courage does not seem to be regarded with any great admiration.but moral courage is approved of and encouraged.Stoicism, endurance of hardship, and control of temper are encouraged.Truthfulness, honesty, temperance and chastity are instilled into the children but with only mediocre results.In these respects the modern Montagnais seem to have fallen below the standard of their forebears, if we are to believe the records from the past.However, especially in respect to honesty, they are superior to their neighbours, the Têtes-de-Boule, and the Mistassini Montagnais.Hospitality is the most conspicuous virtue of the Indians of Lac-St-Jean A Montagnais will share his last crust with his fellowman and will not turn anyone, white or red, away from his door.Also, they are very loyal to each other and it would appear as if they have one code of loyalty for their own people and another for strangers.It has been observed that a given hunter will repay his debts to another but is sometimes not at all anxious to repay those he owes to the whites, even when well able to do so.In this respect it has been noted that a Montagnais will almost invariably repay a debt to a white man if he feels that his creditor has not made a profit from the transaction, i.e., an interest-free loan of money.Also, especially after a none too successful hunt, he will occasionnally only pay his trader a sufficient amount of money — or furs — to cover the cost of the goods advanced to him on credit, leaving an amount approximately equal to the trader's profit unpaid.He seems to be quite willing to repay the principal but refuses to pay the interest.When he trades goods or furs on a barter-exchange system he expects a much higher price than if he received cash.Quarrelling, tale-bearing, laziness, and boastfulness are condemned by public opinion but, in practice, are actually very common faults of the Montagnais.As has already been pointed out, the Montagnais, at least in modern times, practise a double standard of morals for men and for women, though, theoretically, both sexes are supposed to aspire to a high plane of moral conduct.b.Motives proposed.As Catholics, the Montagnais children are taught to obey THE WOMAN AND THE CHILD AMONG THE LAC-ST-JEAN MONTAGNAIS by J.Allan BURGESSE Part IV - Final moral laws because these are the laws of God and in obeying them eternal happiness after death may be earned.Pagan ideas have absolutely no effect on the moral conduct of these Indians and what little remains of the pre-Christian code is strictly reserved to the field of hunting.That is to say, such things as propitiation rites, magical formulate, etc., are used only in relation to hunting and trapping and are disassociated from home and political life However, there is a feeling that, in order to obtain success as a hunter, the high moral code should be followed as strictly as possible and that infractions of the law may be followed by punishment which may take the form of an unsuccessful hunt.The writer does not feel qualified to advance an opinion as to whether this idea is Christian, in the sense of God visiting punishment on the wrong-doer in this world, or pagan, in the sense that moral breaches offend the spirits of the animals.Shame is a definite factor in impelling children towards obedience to moral laws.Public opinion is very strong in the band and its chief strength is that it operates through shame.The only threat known to be used is that misbehaving children are told to beware of the Iroquois, who will come and scalp them This is sometimes varied by the mother or father threatening to fetch the “ut-sima”, the Hudson’s Bay factor.c.Methods.Scolding is a favourite method of correcting children, but beating is seldom, if ever, resorted to.The writer has knowledge, of no lull: .-bies, fables, or moral stories being used to inculate good behaviour.Various little songs are sung for the amusement of children and such usually imitate the cry of a bird or animal, e.g., the blue-jay, the white-throat, etc.The sexes seem to be separated about the sixth to the eight year but this separation is by no means formal.The children simply cease to play together because they have begun to have divergent interests.At about this age the girls begin to take a really active part in the family duties, which keep them around the camp.Boys, on the other hand, seek members of their own sex and devote themselves to those activities w'hich result in their training as hunters, trappers, etc.It is rare indeed to see members of the opposite sex together after the eight year.The only puberty rites known have already been mentioned under the section “Physical Education".No test of fitness are given to either boys and girls, neither are special go-naments bestowed as a sign of having gone through the puberty rites.Possibly in former times girls may have worn the Montagnais bonnet, and rolled their hair into the peculiar bobs, or buns, at the temple, after having reached the age of puberty, but no information in this respect is a-vailable.d.Teachers.Training of boys is in the hands of the father, after the eighth year, i.e., after the boys cease to play with the girls.The mother trains the girls.The grandmother, however, seems to have a great deal of influence and her opinion is loudly proclaimed when she sees fit to give it.She is always listened to respectfully and her suggestions acted upon.e.Parental affection.Parents are very affectionate towards their children, and the writer thinks that there is nothing more beautiful than the love which a Montagnais has for his children.This love is returned by the children in almost equal measure.Adults love and respect their parents.However, it is quite true that some families are lacking in this respect and that a few parents are not as solicitous as others in watching over and caring for the moral .well-being of their children.However, these are in a minority and are disapproved of by the band in general.Insofar as the Catholic religion is concerned, some families are more religious-minded than others but it has been noted that those families which are lacking in this respect are just those which have had more prolonged contacts with the half-breeds and w'hites.It is no exaggeration to say that almost all the faults and shortcomings of the Lac-St-Jean Montagnais are due to, or aggravated by, contact with half-breeds and whites- Results of System of Moral Education.On the whole, the writer is of the opinion that the Montagnais system of moral education is successful.There are not a great many discrepancies between the moral idea taught to the child and the actual conduct , of the adult.As already indicated, the chief enemy which the Montagnais moral system has to combat is the influence of the white man.It is unfortunate that, with some notable exceptions, the type of white with which the Indian comes in contact is just the one which can do most to undermine his morals.The Montagnais looks up 1 to the white as a superior creature and is greatly influenced by his example.To illustrate this as a well recognized fact the writer would quote what was taught to all apprentice-clerks by the older Hudson’s Bay Company factors: Never lie to an Indian; never promise an Indian anything which cannot be guaranteed; never break a contract with an Indian.It goes without saying that the Hudson’s Bay Company’s prime motive in giving this advice was not solely in order to bolster the Indian’s moral sense but rather to prevent him from being influenced by a bad example which could not help but react upon the Company’s own interests.1.1: i * o i n T i > i: v \ i; I» r r* u o v f: s s k v u C’EST cela qui, pour beaucoup de parents, repx’ésente la seule forme possible d’intervention dans le travail de l’enfant.Aussi ne reste-t-il que deux solutions: aider, terminer avec lui les exercices difficiles et encourir par là les reproches et les menaces du professeur, ou déclarer une fois pour toutes, en accord avec les principes: l’enfant doit travailler seul.Quelle libération alors pour la maman qui, justement, a besoin de toutes ses fins d’après-midi pour les visites ou les courses à travers les magasins! Ces deux solutions, si simples, sont naturellement aussi mauvaises l’une que l’autre.Il est vrai que l’enfant doit travailler le plus souvent seul, mais les parents doivent savoir que beaucoup d’enfants n’en sont pas capables immédiatement.A certaines natures il faut véritablement apprendre à travailler et l’instituteur qui a une classe nombreuse ne peut | suivre d’assez près chaque élève Faut-il aider l’ENFANl comme il le désirerait.Les parents ont là un rôle très important à jouer durant les premières années de scolarité.Par sa seule présence, la mère, quand elle a le privilège de rester au foyer, assure à la séance de travail du soir la régularité, l’application et le calme nécessaires, surtout s’il y a plusieurs enfants.Cette atmosphère de travail, cette régularité constituent le plus précieux de l’aide qu’on puisse apporter à un enfant dans les débuts des études, et nous connaissons bien des mères qui ne regrettent pas toutes ces soirées passées à côté des petits à tricoter ou à raccommoder; il faut sacrifier visites et réceptions, mais quel gain en retour! Ecartez de l’enfant qui travaille toutes les causes de distractions; s’il doit rendre quelque service ou faire une course, sachez attendre la fin de son travail.Il faudra même retenir à sa table de travail le garçon très serviable qu’enchante toute occasion de s’évader de la salle d’étude attention! Ce re l’enfant ne doit crainte superstit der trop, de fair services dans le tentation facile ter son travail dans son égoïsm picacité et de trouver la juste Cette discrète vail du soir ser: sion de répondr tions sur un énoi compréhensible ( grammaire.A ce en ces débuts s toute la suite de.» nous serons là f à apprendre”.L: çons est le princ soirée; c’est là qi ra s’il a bien c< tions données en trôle de tous les si bien sur la tei EUDI 27 MARS 1952 * * * 1 «1 I m Notre cliché donne une idée de deux essais de programmes de télévision qui ont été présentés dans l'un des nouveaux studios de télévision de Radio-Canada le 30 novembre dernier.Le premier décor a servi à démontrer ce que l'on peut présenter dans le domaine des programmes pour enfants.Il s'agissait d'une émission d'un quart d'heure avec les marionnettes Daudelin.Plus loin, nous voyons le peintre Arthur Lismer se préparant à donner une démonstration-causerie sur la peinture.On remarque au plafond du studio quelques appareils d'éclairage.Deux cameras suivaient l'action.Un microphone suspendu au bout d'une longue perche suit les déplacements de M.Lismer et permet de transmettre parfaitement ses explications.On voit que chaque camera est munie de plusieurs lentilles plus ou moins longues que l'on change pour les besoins de la prise de vues.Les cameras sont installées sur trépieds mobiles et reliés à la chambre de contrôle du studio par un câble.Chacune des cameras apporte son image sur un récepteur dans la chambre de contrôle où se fait instantanément par le réalisateur et le technicien le montage du programme.Les cameramen portent des écouteurs qui leur permettent de recevoir du réalisateur les renseignements nécessaires aux prises de vues.^T'vEPUIS l’invention de l’imprimerie, nul progrès technique n’a plus enthousiasmé l’homme que celui de la télévision.Désormais, les fenêtres du foyer s’ouvrent sur l’univers.Le nouvel écran magique nous permet, sans efforts et sans déplacements, d’assister à toutes les manifestations de l’activité humaine.Les virtualités du medium sont incalculables quand on songe qu’il conjugue avec l’image, le son et le mouvement et emprunte en quelque sorte aux ressources de la radio, du cinéma et du théâtre.Dès 1936, l’Angleterre inaugurait son service de programmes réguliers.La France suivit de près, mais la guerre vint interrompre les activités.On a voulu rattraper le temps perdu depuis quelques années et, tout compte fait, on peut calculer qu’il y a de par le monde actuellement plus de 16 000 000 de récepteurs de télévision alimentés par environ 125 postes émetteurs.Sept pays sont déjà engagés dans la grande entreprise.Le Canada n’a pas voulu être retardataire.En mars 1949, le gouvernement canadien faisait une déclaration importante.Il arrêtait une ligne de conduite prévoyant l’aménagement méthodique d’un réseau canadien de télévision.Des centres nationaux de mise en ondes et de transmission seraient établis à Montréal et à Toronto, puis le service s’étendrait à d’autres parties du pays dans le plus court délai possible.Les premiers frais d’établissement devaient être acquittés à même un prêt de S4 000 000 consenti à Radio-Canada.Cette somme sert actuellement à l’érection de studios et à l’achat des appareils sont à peu près terminés.Nous procédons dans le moment à l’installation de l’équipement dans les salles de contrôle et les deux plateaux principaux dont le premier mesure 60 par 90 pieds et le second 40 par 60 pieds.La construction de l’émetteur sur le mont Royal va bon train quoique nous ayons à faire face à certains retards dans l’obtention de l’acier nécessaire à la tour de près de 300 pieds, sur laquelle seront placés les deux futurs émetteurs de télévision et nos deux appareils actuels de fréquences modulées.Cette double installation aura pour but de desservir séparément les spectateurs de langue française et de langue anglaise dans un rayon d’environ cinquante ou soixante milles.Le canal 2 alimentera l’élément français tandis que le canal 5 sera réservé au service de langue anglaise.Au moins trois autres voies pourront être utilisées par les futurs postes privés de télévision qui se développeront à Montréal.Il y a quelques semaines, le président du bureau des Gouverneurs de Radio-Canada, M.David Dunton, annonçait qu’après Montréal et Toronto cinq principales villes seraient rapidement desservies par la télévision canadienne.Québec, Windsor, Winnipeg et Vancouver seront pourvues d’émetteurs et de studios d’ici quelques années, tandis qu’Ottawa devrait pouvoir télédiffuser vers les mois de mai 1953.La capitale constituera l’une des onze tours à répéteurs qui relieront Montréal et Toronto.Nous pourrons recevoir de Buffalo certains programmes américains que l’on voudra ensuite présenter sur nos réseaux canadiens.Depuis deux ans, une grande part de notre temps a été consacrée à visiter les grands centres de télévision européens et américains.Ces enquêtes nous ont permis de constater les diverses méthodes de production et la structure des organisations Nous nous sentons mieux en mesure d’établir nos propres cadres à la lumière de ce que nous avons observé et de profiter de l’expérience de nos devanciers.Ces voyages nous ont permis également de dégager les principes sur lesquels doit se fonder une bonne télévision.Une télévision authentiquement canadienne par Florent Forget directeur des programmes de télévision à Radio-Canada techniques.Elle n’est pas exagérée si l’on songe au coût élevé de la construction.On sail aussi qu’une seule caméra électronique se chiffre par $15 000 ou $20 000 et il en faut au départ une dizaine à Montréal et autant à Toronto.Situés à l’arrière du nouvel Edifice Radio-Canada, les studios de Montréal i faire ses DEVOIRS ?p sérieuse.Mais :t du travail de i tourner à une e de lui deman-bpel à de menus [nage.C’est une lui de prétex-|ir se renfermer Jn peu de pers-permettra de jure.reillance du tra-kcément l’occa-quelques ques-jde problème peu pur un point de çré élémentaire, tnportants pour (ides de l’enfant, lui “apprendre ^citation des le-moment de la maman senti-|ris les explica-jsse.Par ce con-|rs, portant aus-des cahiers que sur les leçons à réciter, le contact sera maintenu avec l’école et avec l’enfant, et les parents pourront, lors de la prochaine rencontre avec le maitre ou la maitresse, lui apporter des précisions utiles, un point de vue motivé sur l’enfant.Peu à peu, plus ou moins vite selon le tempérament et les dispositions des enfants, cette surveillance et ce contrôle pourront se faire plus lointains.Mais il faut mettre en garde les parents d’élèves déjà grands contre certaines illusions trop répandues.Ce n’est pas parce qu’un garçon ou une fille de quinze ans a une chambre particulière, très tranquille, qu’il ou elle y fait un travail nécessairement fructueux.Trop de jeunes de cet âge se donnent l’illusion de travailler, mais passent leurs soirées à de vagues rêveries.Ne perdons pas l’habitude de jeter un rapide coup d’oeil, le soir, sur ce qu’ils ont fait; sauf exception, il est bon de garder le contrôle, mais avec des adolescents il doit s’accompa- gner de beaucoup de tact.De même, n’ayons pas une confiance a-veugle dans la vertu des études surveillées où l’élève paresseux ne manque pas de moyens de faire croire au répétiteur qu’il travaille sérieusement.Avant d’en finir avec cette question des devoirs du soir, précisons qu’à notre avis, il y aura parfois nécessité pour les parents d’aider effectivement l’enfant: c’est lorsqu’ils le sentent affolé à une heure déjà tardive, par un travail long et difficile.Pour pouvoir l’envoyer dormir à l’heure fixée (soyons intraitables sur ce point), nous terminerons avec lui le problème ou la version, mais d’un petit mot nous avertirons loyalement le professeur.C’est rendre service à ce dernier, qui peut ne pas se douter de la somme de travail que les exercices exigés représentent pour les élèves, et surtout il saura quelles sont les possibilités et les limites de cet élève en particulier.Familial Digest, Paris.Le public pourra probablement capter des émissions en provenance de Montréal à l’été ou à l’automne de 1952.Toronto inaugurera aussi son service régulier vers le même temps.Dès le début, nous espérons pouvoir offrir un minimum de trois heures d’émissions chaque jour.Radio-Canada veut créer une télévision authentiquement canadienne.L’horaire des programmes comprendrait des émissions quotidiennes pour enfants dans l’après-midi.On se doute bien que «w*wwvr l’enfant, friand d’images comme il l’est, sera peut-être le plus fervent téléspectateur.Nous avons déjà consulté un bon nombre de psychologues, d’éducateurs et des groupes de parents dont les avis précieux nous aideront à constituer un bon horaire qui, tout en amusant l’enfant, contribuera à le renseigner et à l’instruire.Nous pensons déjà à des spectacles de marionnettes, de pantomime, de chants mimés, à des reportages qui l’initieront aux arts ou aux sciences, au civisme, aux sports et à toutes les manifestations de la vie.Au cours de la journée, l’élément féminin constitue un groupe très important de spectateurs.Nous pourrions présenter certains jours des chroniques féminines variées.Que de renseignements utiles pourraient être montrés qui contribueront à a-méliorer le travail et enrichir les connaissances de la femme.Une autorité en art culinaire pourrait, par exemple, commenter la valeur nutritive des aliments, l’économie des achats, ou démontrerait le succès et les avantages de telle ou telle recette.Des spécialistes visualiseraient les méthodes pratiques de confection des vêtements et donneraient des leçons de coupe.Une revue de modes serait toujours attrayante et que de conseils pratiques pourraient être illustrés en ce qui a trait à l’étiquette, à la puériculture, à la décoration, à la façon d’occuper ses loisirs, etc.Les programmes les plus variés seraient présentés au cours de la soirée: théâtre, musique, reportages de tous genres, sports, films documentaires et longs métrages, nouvelles, variétés, danse et ballet, démonstrations, folklore, etc.Ces quelques heures d’émissions chaque jour au départ nécessiteront l’emploi de plus d’une centaine de spécialistes.Une grande part de notre travail consiste en ce moment à faire le choix de ce personnel.La télévision canadienne offrira d’ici quelques années des carrières intéressantes à ceux qui voudront s’y préparer.Notre service technique sera formé de spécialistes en électronique qui seront assignés à des emplois divers.Il faudra des éclairagistes, des cameramen, des opérateurs du son et de l’image; d’autres seront assignés aux laboratoires de la section film, à la réparation ou au maintien en bon ordre de l’équipement, etc.Le département de la sténographie comptera des dessinateurs de décors et des maquettistes, des ateliers de peintres et de menuisiers, des costumiers, des maquilleurs, des accessoiristes.La section film aura besoin de cameramen et d’un personnel qui verra au choix et à la location de toutes lés pellicules que l’on voudra présenter.La section des programmes devra enfin s’assurer les services d’un bon nombre de réalisateurs versés dans divers domaines, de régisseurs, d’annonceurs, etc.Les responsables de la télévision se rendent bien compte qu’ils devront offrir d’abord le divertissement sain que le public recherchera.La “nouvelle venue” a tous les moyens de remplir cette mission à condition que le spectacle soit présenté avec goût et contribue en même temps à l’enrichissement artistique du téléspectateur.S’il est vrai que 90% de nos connaissances s’acquièrent par la vue, la télévision peut être aussi l’un des plus étonnants moyens de culture.Grâce enfin aux renseignements qu’elle peut fournir, elle peut être un grand facteur d’unité nationale.Radio-Canada voudra poursuivre la mission qui lui a été confiée en contribuant par la télévision à l’avancement des arts, des sciences et des lettres et au progrès de la vie canadienne sous tous ses aspects.Firmin ef Josette, deux des principales marionnettes que Louise et Charles Daudelin ont animées pour la télévision.Les cameras ont à certains moments montré les détails de l'action dans de gros plans pour nous faire voir ensuite /'ensemble du jeu.Si cette émission avait pu être captée dans les foyers, elle aurait amusé les jeunes spectateurs.La marionnette prend en quelque sorte à la télévision timportance qu’a le dessin animé au cinéma.Les poupées magiques font l’enthousiasme de l’enfant à la télévision américaine et européenne.i t • I * * * * Le Lingot, Arvida, jeudi 27 mars 1952 HI ¦ Üî S ; .pm 52 SH?'wtt* rr* mm rts.18 tâ&L üi Une des initiatives prises par les organisateurs de la Semaine du théâtre a été le concours d'affiches.Bon nombre d'artistes montréalais ont pris part à ce concours et soumirent d'heureuses esquisses.Le jury, formé de trois artistes professionnels, MM.Albert Cloutier, Bruce Levain et Henry Eveleigh, a arrêté son choix sur le projet de droite soumis par Miller.En plus de servir comme affiche publicitaire, ce projet a été publié en page frontispice du programme-souvenir de la semaine du théâtre.(Photo David Bier) EN assumant les fonctions de directeur du festival dramatique de l'ouest du Québec, je connaissais déjà les tribulations qui m'attendaient dans un domaine en pleine évolution où l'on ne peut progresser qu'en mettant tout à l'essai dans les plus belles traditions du théâtre.Le jeu en vaut la chandelle puisqu’il s'agit de l'art domestique.Quiconque s’y trouve associé de prés ou de loin est très vite pris dans le mouvement et se lance à corps perdu dans l'espoir de voir triompher la noble.la juste cause du bon théâtre.La région de l'ouest du Québec est l'une des treize régions représentées au sein du festival national qui s'étend maintenant d'un bout à l'autre du pays et inclus même Terre-Neuve et l'ile de Vancouver.On organise les festivals sur cette base nationale depuis 1932 et chaque année on fait ap- pel à deux juges venus d'Europe, généralement d'Angleterre, pour décider du mérite des groupes et des interprètes qui présentent des pièces de théâtre dans toutes les régions du Canada.Un juge visite les festivals régionaux tandis que l'autre participe aux finales qu'on tient chaque année dans une ville différente.La structure du festival semble paradoxale.U y a des régions où des sommes d’argent considérables sont avancées pour la cause commune et où il existe un tel enthousiasme que l’on doit organiser des éliminatoires avant le festival.Dans ces régions favorisées, on dispute les festivals dans un délai d'une semaine ou moins et l’on s’en tient aux règlements approuvés.Dans d'autres régions, l'esprit de coopération manque tellement que les divers groupes cherchent plutôt à se détruire qu’à s’entraider.La Semaine du théâtre canadien.Ce n’est que par des réunions de ce genre que notre actif national peut être évalué et des pronostics établis à propos de ce que l’avenir réserve.Les quatre compagnies venant de l’extérieur afin de se produire pour la première fois sur une scène montréalaise grâce à “La Semaine du Théâtre” virent peut-être plus clairement que d’autres tous les avantages de la collaboration et les espoirs que l’on peut fonder sur celle-ci pour résoudre les problèmes du théâtre amateur.Ce pont jeté entre les grandes et les petites villes est d’importance primordiale et mérite d’être renforcé.Une autre révélation du festival fut la présentation de trois pièces canadiennes.Elles firent sensation et dans chaque cas servirent les moyens d’expression de leurs groupes d’une façon plus parfaite que les pièces plus habituelles importées de France ou d’Angleterre que les autres troupes interprétèrent.Marcel Dubé, un jeune étudiant de l’Université de Montréal, est l’auteur d’une des nouvelles pièces canadiennes “De l’autre côté du mur” qui fut particulièrement bien reçue.Sa pièce passa plus tard à la division expérimentale de la télévision où elle devint la première pièce de théâtre à être transmise au Canada par ce nouveau moyen.On doit maintenant en faire un film expérimental et on l’invitera probablement à prendre part aux finales du festival à St-Jean, N.B.au début du mois de mai."Dieppe” d’un autre auteur canadien, Marc Pilon, attira l’attention tant par la qualité de la pièce que par l’heureuse interprétation qu’en donna Henri Norbert et les autres membres de sa troupe professionelle “Le Trait d’Union”.Claude Dupuis mérita un prix spécial pour son décor de cette pièce et il est agréable d’apprendre qu'une troupe aussi bien cotée que celle de M.Norbert se consacre à une nouvelle pièce canadienne.Un théâtre national On a toujours pensé que la tenue du Festival Dramatique National était le premier pas vers la réalisation d'un théâtre national.Que ceci ne se soit pas encore produit après des années de délibérations est en somme assez normal car on envisage difficilement un théâtre national sans un bon théâtre régional.Le “National Ballet Guild” de Toronto a pris les devants dans l'organisation nationale mais le théâtre doit résoudre le problème des deux langues ainsi que plusieurs autres avant d'aspirer à un statut national.La formule récemment adoptée à Montréal pour le festival semblerait marquer un tournant important dans la route à suivre vers notre théâtre national.Il est clair que la dévotion à la cause et le travail bénévole suscitée chaque année dans toutes les régions sont beaucoup plus importants que les chicanes et les petites intrigues.On trouverait difficile sinon impossible de rémunérer à sa juste valeur tout le travail accompli pendant “La Semaine du Théâtre”.Il est intéressant de noter que l’un de ceux qui ont le plus fait pour rendre ces représentations possibles n’était nul autre que M Eugène Jousse, ancien spécialiste de Français au High School d’Arvida.Ce dernier avait le rôle extrêmement compliqué de directeur de production et devait s’occuper de la mise en scène de toutes les pièces.Tant que le théâtre national ne sera pas devenu une réalité, les festivals régionaux et nationaux auront un rôle important à remplir.On devra faire des modifications de temps à autre, telle l’expérience du festival de Montréal où l’attribution des prix fut décidée pour la première fois presque privément.Il s'agit aussi d’encourager de nouveaux groupes théâtraux qui sauront intéresser des auditoires de plus en plus nombreux à travers le Canada et faire aimer le bon théâtre, car comme dit toujours le père Legault “H y a seulement deux genres de théâtre - le bon et le mauvais”.C’est vers le bon théâtre que nos efforts doivent tendre.L’importance du théâtre en tant que force, moyen d’expression et influence ne doit pas être sous-estimé.On ne doit pas le laisser tomber aux mains d’intérêts commerciaux et privés, car en améliorant notre théâtre nous développons du même coup notre radio, notre télévision et notre cinéma; ces organes sont de toute première importance dans la diffusion de notre culture canadienne parmi nous et en servent le rayonnement extérieur.Les festivals servent encore à canaliser l'aide du gouvernement et de l’industrie et c'est grâce à cet apport que “La Semaine du Théâtre” a obtenu un tel succès.Il devient donc possible d'entrevoir les possibilités d’un avenir culturel meilleur où les éléments divers de notre société seront intégrés et iront ensemble de l’avant plutôt que de perdre leur temps et leur énergie dans une absence de compréhension, faite d'ignorance, de superstition et de snobisme telle qu’on en voit trop souvent de nos jours.Un mot de Sir Osbert Sitwell peut servir de sommaire à la situation d’une manière plus efficace qu’il ne pourrait paraitre à première vue.Parlant du "British Arts Council” qui est devenu un patron généreux des arts au Royaume-Uni, Sir Osbert déclarait: “Ce dont l’artiste a besoin, ce n’est pas de patronage -mais d'argent!” Un Essai Qui Porte Fruits par Francis COLEMAN Les rivalités.Quoique la concurrence ait été à la base du succès dans le monde des affaires, il n’en est pas de même en matière artistique où souvent les concurrents s’engagent dans des controverses plus nuisibles qu’avantageuses.On a éliminé plusieurs des éléments contradictoires durarù ces dernières années, mais l’objection principale demeure - le concours est-il un bon moyen d'encourager un art tel que celui du théâtre?Les dangers sont nombreux et ne peuvent pas tous être prévus.On change les comités locaux et les juges chaque année sans trop savoir si les remplaçants réussiront à s’entendre.La politique locale joue quelquefois; des juges font montre d’incapacité ou d’incompétence et on commet l’erreur de distribuer les prix, sans discernement, au plus grand nombre d’acteurs possible.Ces facteurs de mécontentement ont souvent été la cause du retrait de certains groupes.Dans les régions où l’on trouve des sections de langue française, d'autres problèmes se posent et c’est au beau milieu de ces difficultés que je me suis témérairement engagé à la suite de l'encouragement de madame Robert Choquette et du père Emile Legault, les deux précédents directeurs régionaux.La Semaine du Théâtre Un départ à neuf semblait être l’unique solution.Je me suis donc empressé de rebaptiser le concours pour lui donner le nom plus professionnel de “Semaine du Théâtre” et j’ai obtenu la location de la salle du théâtre Gésu en plein coeur de Montréal.Quoique je n'aie pas réussi à intéresser tous les meilleurs groupes, une plus grande participation au festival que jamais auparavant m'a permis d’aligner 16 compagnies, dont quatre non-concurrentes.Ces compagnies ont présenté dix spectacles durant une période de sept jours.Ce manque de respect envers la tradition engendra des critiques sévères et fut reçu avec scepUcisme.Un programme soigné fut toutefois imprimé et on lança un concours d’affiches.Une publicité bien entendue et le patronage du maire Camillien Hou-de de Montréal qui déclara la semaine du 17 au 23 février comme devant être officiellement reconnue sous le nom de: “La Semaine du Théâtre”, firent beaucoup pour lancer la nouvelle formule, la première du genre au Canada.En m’attaquant à ces problèmes.j’étais personnellement convaincu que le théâtre au Canada était foncièrement très florissant et qu’en fait on assistait à une véritable renaissance.Le Théâtre semble certainement en meilleure posture que d’autres arts au Canada, tout particulièrement la Musique, et le succès de “La Semaine du Théâtre” ne fit que confirmer cet état de chose.Notre actif théâtral Un nouvel esprit de coopération et de bonne entente se manifesta parmi les concurrents représentant les deux groupes ethniques.Quoique l’accord ne fut pas complet, cette attitude plus tolérante donna la mesure des possibilités inhérentes au théâtre ü L'auteur, qui collabore de temrts à autre à notre journal, est avantageusement connu comme chef d'orchestre et chroniqueur musical.Depuis plusieurs années Francis Coleman s’occupe activement des Compagnons de St-Laurent et il a composé de la mu-si te de scène.Chef d'orchestre pour les Ballets de Winnipeg, et pour le Eastman School of Music Opera Workshop, il fut co-fon-dateur de l'Opéra Minute et son premier directeur musical.Il a étudié avec Pierre Monteux et a poursuivi d'autres études à l'étranger.Directeur du festival dramatique de l'Ouest du Québec, il a été l'âme dirigeante de la Semaine du Théâtre.Il est employé au bureau-chef à Montréal.I I
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