Le lingot : un journal du Saguenay, 1 mai 1952, Supplément
IL Y A VINGT-CINQ ANS, la ville de Dolbeau se taillait fièrement un domaine à même la re plan les usines de la Lake St.John Power and Paper et, au centre, l'église parois-splendide forêt que coupait harmonieusement la Rivière-aux-Sables et qui n'avait retenti siale qui fut la première église consacrée dans le diocèse de Chicoutimi.La ville de Dol-jusqu'alors que des coups de hache du bûcheron.Aujourd'hui, Dolbeau est devenu une beau est renommée pour l'appui quelle donne aux sportifs et par les succès quelle o jolie ville où les talents d'un urbaniste ont pu se donner libre cours.On remarque a l'arriè- connus dans ce domaine.(Photo Ross) Par M.le chanoine Victor TREMBLAY président de la Société Historique du Saguenay Al ^ A ville de Dolbeau fête cette année, comme Arvida.son jubilé d'argent: elle compte vingt-cinq ans d’existence.Elle a ouvert ses fêtes par une manifestation le 1er avril, date qui marquait le vingt-cinquième anniver?aii;ù de sa charte, sanctionnée le 1er avril 1927.Dolbeau doit son existence à l’industrie du papier.En 1927, la compagnie Mistassini Power & Paper, qui avait commencé par être la Sainte-Anne Paper et qui devint peu après la Lake St.John Power & Paper, construisit au pied de la dernière chute de la rivière Mistassini une manufacture de papier.Le lieu et le site avaient été choisis en 1925 par les deux principaux lon-dateurs, Emil-Andrew Walberg, président de la compagnie, et John Stadler, gérant général.L'acquisition de limites forestières et de pouvoirs hydrauliques, en 1926, amena la mise à exécution du projet, qui fut réalise au cours de 1 annee 1927^ Le lieu offrait les avantages et les inconvénients d'un terrain sablonneux.Les travaux de construction de l’usine, conduits avec méthode, avancèrent rapidement: une ligne de transmission amena l’électricité du nouveau pouvoir de l’Ile Maligne; la première machine fut mise en marche avant la fin de décembre 1927.Un prolongement du chemin de fer fut construit depuis Saint-Fcl.cien, le premier train entrait en gare de Dolbeau le 11 septembre 1927.Le terrain s'y prêtant, les plans d'une ville modèle furent préparés par M Jules-Armand Beauchemin, qui en dirigea lui-méme l'exécution comme gérant de la ville.On avait choisi le nom de Dolbeau en hommage au Récollet Jean Do'beau.qui.le premier, en 1615, avait entrepris l'évangélisation des Indiens dans le Royaume du Saguenay.L’administration municipale fut inaugurée le 12 avril 1927.avec comme maire David-Arthur Evans et comme échevins John Stadler, Jean-Baptiste Desroches, Alexander-John Paterson et Antoine Desmeules.- Ce fut un des charmes de la soirée du 1er avril de voir reconstituer la première séance du conseil de Dolbeau.Le service religieux y fut donné par le curé de l'ancienne paroisse de Mistassini, dent l’église était alors tout près du monastère des Pères Trappistes.C est le 25 décembre 1927 que la messe fut célébrée pour la première fois à Dolbeau même.L’année 1928 vit se compléter l’organisation de l’usine et de la ville.La production régulière du papier commença au début de février; une deuxième machine, mise en marche le 2 mars, porta le rendement quotidien à 18 tonnes.- Aujourd’hui ce chiffre de production de papier est doublé, et depuis 1938 on fabrique aussi de la pulpe chimique (sulphite».La paroisse fut créée en janvier 1928, avec comme premier curé l’abbé Joseph Renaud, précédemment curé de Saint-Michel de Mistassini.L’abbé Renaud construisit la première église, qui servit au culte jusqu’à 1947 et qui depuis sert d'école.La commission scolaire catholique tint sa première assemblée le 16 juillet 1928: son président fut un des anciens résidants du lieu, Joseph Perron.La commission scolaire protestante commença quelques jours plus tard, le 25 juillet.Quelques semaines après, les écoles catholiques étaient confiées à la communauté des Petites Franciscaines de Marie.Les Frères de l’Instruction Chrétienne devaient prendre en 1930 renseignement des plus âgés des garçons.Les services publics s’organisaient en même temps, selon les besoins.Quelques-uns.comme le bureau de poste, le bureau du gérant de la ville, et d autres, débutèrent dans d’humbles cabanes, mais le service ne fit pas défaut.Aujourd'hui Dolbeau compte une population de 4.500 âmes et une organisation remarquablement complète.Son église, la première église paroissiale consacrée dans la région du Saguenay, date de 1947.Elle est sous le patronage de Sainte-Thérèse d’Avila.Son collège Saint-Tharsicius reçoit plus de 300 garçons, et son école Sainte-Thérèse, plus de 700 élèves (garçons et filles).L’école protestante a 31 élèves.Un juvénat des Frères de l’Instruction Chrétienne, qui est ouvert depuis peu,, compte plus d une centaine de recrues.L’usine opère à plein rendement; les conditions de travail y sont très bonnes, et l'esprit d'entente qui s’est établi chez employeurs et employés aide à résoudre sans heurts beaucoup de problèmes.L'administration municipale, prudente et progressive, réalise méthodiquement le programme de développement, d'améliorations, d’embellissements, qui vite à feiie de Doliteau une ville modèle.A tous les progrès la population coopère avec une remarquable générosité; elle y met parfois un entrain extraordinaire, comme, par exemple, lorsqu’elle a soldé à l’avance le coût de construction de son église.Avec ses rues larges et propres, ses quartiers bien distribués, ses constructions à la fois sobres et variées, Dolbeau donne une impression de jeunesse, de bien-être et d'ordre où il fait bon de vivre.Le Lingot Un Journal du Saguenay La culture est une curiosité désintéressée que l'Individu a de sol-même, de son milieu.de ses relations avec l'univers; c'est une recherche de ce qui a été pensé, senti, exprimé avant nous et ailleurs que chez-nous.— André SIEGFRIED Arvida, jeudi 29 mai 1952 ¦ n.—sr-.T-.-^rT-7—.- r.~.,¦¦=¦¦¦ ¦ .t -.-r- i * * Arvida, jeudi 29 mai 1952 /if / i .1- V; -Lj-jj.• .» ï':' < *¦ ’ .£W r'^ .i v r /.fw /n thii Widely known painting C.W.Jetferys, noted Canadian art ist, pictures the parade of members of the Order of Good Cheer The Order of Good Cheer An organization that was part of the proud history of early Canada remains the symbol of Nova Scotia's hospitality.REPRODUCED FROM THE IMPERIAL OIL REVIEW HE QUILL hovered over the paper.The handholding it came to rest.Recollection brought a, smile of remembrance to the writer's face as he recalled times past.With an effort he returned to his task.“We passed this winter very pleasantly,’’ he wrote, “and made good cheer by means of the Order of the Good Time, which I established, and which everybody found good for his health and more efficient than all the kinds of medicine, for which we had little use.This order consisted of a chain, which we placed with certain little ceremonies on the neck of one of our number, giving him charge of the hunting for the day.The next day it was passed on to another, and so on in order Everybody exerted himself to the utmost to see who could do the best and provide the best game.We found this system by no means bad, nor did the Indians who were with us.” So did Samuel de Champlain record the beginning of an Order which, because of its association with Canada’s first set led community, is familiar to every Canadian student of history.In recent years the Order has had a rebirth and the Port Royal Habitation, where it had its beginning in the winter of 1606-7, has been reconstructed on the original site, now one of the National Parks of Canada.The reconstruction was guided by Champlain’s picture-plan of the Habitation and the descriptions published in his book “Voyages in 1613”.Further help came from the accounts of the activities and mode of living at Port Royal as described by the early historian Marc Lescarbot in his “History of New France” and from material published in the “Jesuit Relations".Great care was taken in the reconstruction, which was begun 10 years ago.The original site beside the Annapolis River in Nova Scotia was found and the buildings have been re-erected to be as closely as possible a replica of the Habi ation built in 1605 under guidance of the Sieur de Monts, founder and first Governor of Pert Royal.Now the Habitation attracts thousands of summer visitors.Some of them, too are members of the Order of Good Cheer (sometimes called the Order of the Good Time), for the Nova Scotia government has revived it and a membership certificate is presented to tourists who spend a week in the province.The certificate bears portraits of Champlain, the first Grand Master, and of Canada’s Governor General, Viscount Alexander, the present Grand Master.A reproduction of C.W.Jeffery’s well-known painting, The Order of Good Cheer, also appears on the gold, blue and red certificate, which is signed by Premier Angus L.Macdonald and Harold Connolly, minister of industry and publicity.Thousands of certificates, proclaiming membership in North America’s oldest social club, now have found a place in homes throughout the continent and in other parts of ihe world.The restored Habitation is a busy place during the tourist season.The original, too, must have seen great activity 343 years ago when the Habitation was the only trading centre where Indians came in large numbers to meet the first Europeans they had ever seen.“When winter came”, historian Lescarbot recounts, “the savages of the country assembled from far and near to barter what they had with the French; some bringing beaver and other skins.and also moose skins of which excellent buff jackets may be made; others bringing fresh meat, of which they made many a banquet ” Besides trading the settlers found time for hunting and fishing for the virgin woods abounded with game and the lakes and streams were an angler’s delight.From France they had brought as rations salt meat, peas, beans, rice, prunes, dried cod, wine, oil and butter.To these provisions they added, from field and stream, ducks, geese, partridge, plover and other birds; moose, caribou, beaver, otter bear, rabbit and raccoon; sturgeon, trout, cod, herring, sardines, mussels, crabs and lobsters.“Of all their meats,” Lescarbot continues, “none is so tender as moose-meat (whereof were also made excellent pasties) and none so delicate as beaver’s tail.” The lawyer-historian could not resist a comparison: "Whatever our gourmands at home may think, we found as good cheer at Port Royal as they at their Rue aux Ours in Paris and that, too, at a cheaper rate.” The winter of 1606-7 was the happiest Champlain was to know in Canada.The bitter times on the St.Croix were behind him and the lean and hungry months at Quebec—years when some minor dish served at an Order of Good Cheer banquet would have been a feast in itself—were still to come.What happy days those were at Port Royal! The parade of members of the Order, with their steaming dishes.the flash of white teeth in dark beards as a jest went swiftly around the table.the music and singing.the curious Indians watching the feast, clutching at scraps of foods they had never before tasted.Lescarbot, too, a leading spirit in the Order, recalled that winter with pleasure: “Never at breakfast did we lack some savoury meat of flesh and fish, and still less at cur midday or evening meals; for that was our chief banquet, at which the ruler of the feast or chief butler, whom the savages call Atoctegic, having hadeverything prepared by the cook, marched in, napkin on shoulder, wand of office in hand, and around his neck the collar of the Order, which was worth more than four crowns; after him all the members of the Order.carrying each a dish.The same was repeated at dessert, though not always with so much pomp And at night, before giving thanks to God.he handed over to his successor in the charge the collar of the odrer, with a cup of wine, and they drank to each other.” Gay times they were indeed, for the daily wine allowance for each man was a pint and a half.It was a promising beginning for Canada’s first seulement—a promise which was not easily fulfilled because of troubles that came later.Yet many of the nation’s “firsts” had Port Royal as their locale.The settlement saw the launching of one of the first vessels built in the country.The first Canadian will was built on a nearby creek.The settlement had Canada’s first road.Indian chief Membertou and his family were the first Canadian converts to Christianity.But at Port Royal.too, the first blood was shed in the long and bitter struggle between England and France in North America.The stcry of Port Royal goes back to 1603 when Henry IV of France granted a patent to the Sieur de Monts who planned to found a settlement under the patronage of Rouen and La Rochelle merchants.The winter was spent in gathering a party of 120 prospective colonists and in obtaining supplies.The expedition set sail in two vessels in April.A month later they made a landfall at what is now La Have, on Nova Scotia’s south shore.With De Monts was Samuel de Champlain, Chief Geographer to Henry IV, and already renowned as an explorer.Champlain took the leading part as exploration began and today’s maps still bear some names which he first noted on his charts.The explorers sailed through the narrow opening, now called Digby Gap, where the sea severs the North Mountain.Beyond lay Annapolis Basin.Champlain was charmed with its beauty and here the name Port Royal was first used.DeMonts, Ipwever, continued the exploration until he had circled the Bay of Fundy.At the entrance of the St .Croix River be found an island and here he decided to establish the colony.The choice was disastrous, for during the winter scurvy claimed as victims about half of the settlers.DeMonts sailed southward in search of a better location, but turned back after-meeting hostile Indians.When Pont-grave arrived with another' shipload of colonists, it was decided to return to Port Royal; The establishment of the colony there in 1605 has long been recited by schoolboys as the date of the first permanent settlement of Europeans in Canada.Good timber there was in plenty, and soon the artisans’ axes were ringing busily as they squared logs.Chips and shavings fell in yellow streams as boards clothed the wooden skeleton of the Habitation.Soon smoke rose from the tall stone chimneys and the smell of cooked food came from the kitchen.The Habitation, located and planned by Champlain, rose square beside the Annapolis River, opposite what is now Goat * Island, and overlooking Annapolis Basin.There the reconstructed Habitation stands today.On the south side, a cannon platform on one corner and a palisade on the other form the Habitation’s defences.A single doorway, also on the south gives entrance to the courtyard, around which the buildings are grouped.Beside the gate is the reproduction of the house where the Sieur de Boulay, Captain of the Gate, lived.Next door is the blacksmith shop, where in Champlain's day the smiths wrought hardware for the Habitation’s doors and windows, and repaired the muskets.The kitchen and bakeshop adjoin the smithy, and connect with the community room, which occupies the souhtwrest corner of the Habitation.This reproduces the room where the festivities of * the Order of the Good Time took place around the long table.Carved into the mantel above a huge fireplace is the fleur-de-lis and the date of the original building—1605.The artisans’ quarters occupy the west side of the Habitation and here perhaps—historians a-ren’t quite sure—there was once a chapel and priests’ lodgings.The gentlemen’s dwellings are ranged along the north side of the courtyard.In houses like these lived such men as Marc Lescarbot, Master Jacques, the Miner; Surgeon Stephen; Apotheca-r y Hebert and Shipmaster Champdore.The governor’s dwelling, on the northeast corner, is of more imposing design—it has quarters upstairs.During the winter of 1606-7 Champlain and Pontgra-ve lived in the governor’s dwelling for Governor DeMonts had returned to France.The eastern side of the courtyard has the storehouse, trading room (where pelts still give a flavor of bygone days) and the guard room.In the centre of the yard is the well.When reconstruction of the Habitation was underlaken, the old well was located, along with the cellar of the storehouse, in an archaeological survey.The well itself is historic, for it was the first dug by Europeans in .(continued on page ***) * * * Arvida, jeudi 29 mai 1952 Comment on relève la carte des mers E “Vidal”, l'un des plus modernes parmi les navires chargés des services hydrographiques, prend forme peu à peu dans un bassin du Port de Chatham, dans le sud de l'Angleterre; il constituera la plus récente addition à la flottille de la Marine de Guerre chargée de veiller à la sécurité des routes commerciales d’une grande partie des mers du globe.En temps de paix, c’est une tâche régulière et monotone que de relever sans fin les fonds des grandes routes maritimes entre la Grande-Bretagne et Hong-Kong, en passant par les eaux territoriales, la Méditerranée, l’Atlantique ouest, l’Océan Indien, la côte amcaine, ies Iru*.s par TREVOR BLORE les eaux britanniques, deux dans la Méditerranée, le Golfe Persi-que et la côte orientale de l’Afrique, et un dans les eaux de la Malaisie et dans le sud de la Mer de Chine, tandis qu’un autre encore, le “Challenger”, a accompli une croisière océanographique dans l’Océan Pacifique.Tous les renseignements réunis par ces navires et ces launches sonnt transmis avec régularité aux Services d'Hydrogra-phie de l'Amirauté Britannnique, pour être portés sur les cartes de l’Amirauté qui ont une renommée mondiale et sont à la disposition de tous les marins du monde.Les sondages, les marées, les courants, les épaves et tous les rifier les rapports des capitaines de navires signalant des bancs ou tous autres obstacles à la navigation sur les routes maritimes.Depuis la guerre: au large du cap Trafalgar (Espagne) un navire toucha un objet immergé et endommagea son hélice.On soupçonna un banc non relevé, e: des recherches préliminaires au sondage par le son suggéra que ce pourrait être la vérité.On marqua donc sur les cartes ce roc minuscule: mais on le supprima par la suite quand un sondage par fil, fait avec soin, prouva que l’écueil en question n’existait pas, et que le navire qui avait endommage son hélice devait avoir touché un espars semi-immergé ou quelque autre objet de ce genre.La plus grande profondeur marine enregistrée Au cours de sa présente croisière dans le Pacifique, le“Chal- ''sr:.V-V llÉlîË •.^ Une équipe hydrographique au travail sur l'un des navires spéciaux de la Marine britannique.L'officier relève une position au moyen de l'indicateur du poste sur le tableau de sondage, tandis que le matelot breveté détermine l'angle avec son sextant.(Bureau d'information fu Royaume-Uni).Orientales et la Mer de Chine, partout où les navires de toute nationalité sont susceptibles de rencontrer des risques quelconque de navigation.Il y a en ce moment 4 navires et 6 launches travaillant dans The Order of.(continued from page **) North America north of the Gulf of Mexico.Dr.J.Clarence Webster chairman of the Historic Sites and Monuments Board of Canada, has said that the reconstructed Habitation is perhaps the most impressive memorial in North America because Port Royal antedates both Jamestown and Quebec.Only the Spanish town at St.Augustine.Florida, had an earlier founding date.Port Royal was not a successful settlement—it was a failure.Yet this tiny group cf buildings, set precariously on the edge of a continent-wide wilderness, was the beginning of Canada and the continent’s first social club —The Order of Good Cheer—an historic reminder that while most of Canada’s winters brought cold, hunger, scurvy and death to her first settlers, one a least was a happy time.The warmth and comfort of thr.t time is passed down the years through the message left by Champlain’s quill: "We passed this winter very pleasantly.” autres obstacles dissimulés sous la surface des flots intéressent les services hydrographiques."Une tâche colossale" “C’est une tâche colossale pour une flottille peu nombreuse” me dit le Vice-Amiral A.Day, directeur des Services Hydrographiques de la Marine.“Les navires marchands se font de plus en plus gros et ils veulent toujours suivre des routes plus courtes Les estuaires et certaines zones côtières se modifient.Par exemple.l’Edinburgh Channel, entrée principale de la Tamise, fleuve sur lequel la circulation est considérable, doit faire l’objet de relèvement tous les deux ans, par suite de modifications de ce genre”.A la suite de la dernière guerre.les Services Hydrographiques eu la tâche de repérer les nombreuses épaves qui parsèment le rond de la mer et de décider s’il fallait les faire sauter ou si elles ne constituaient pas un danger pour la navigation, auquel cas il est indispensable de relever exactement leur gisement sur les cartes et de déterminer la hauteur d’eau minimum qui les recouvre au point minimum des marées les plus basses.Le vaste programme de travaux à efectuer dans ce domaine ne fait ici qu’approcher de sa fin.Une autre des tâches des services hydrographiques est de vé- lenger” a aussi eu l’honneur d’enregistrer le plus grand fond marin connu: 10,863 mètres, au large des Iles Carolines, confirmant les résultats du sondage par le son au moyen d’un plomb de 64 kgs, attaché à de la corde à piano: ce plomb mit une heure et demie pour toucher le fond.L’établissement à terre des services hydrographies, qui reçoit, enregistre et distribue les renseignements, est une organisation remarquable qui est fiè-re de ce que ses cartes soient toujours tenues à jour.Tout capitaine qui achète une carte de l’Amirauté à l’un des principaux agents accrédités est sûr d’avoir à sa disposition un document comportant les renseignements les plus récents.Ce service est complété par la radiodiffusion aux navires de tout danger menaçant soudain la navigation et par la publication d’un hebdomadaire: les “Avis de l’Amirauté aux Capitaines”.Comme exemple de la tâche accomplie en un an par ce service, on peut mentionner quelques chiffres pour 1950: l’Amirauté a imprimé 1,539,313 cartes, publié 2,558 avis aux capitaines et apporté 664,840 corrections aux cartes existantes."Pour le moment, le Service Hydrographique est en train de reviser complètement ses jeux de cartes; c’est le travail de nombreuses années.En même temps, on met au point un nouveau modèle de carte adapté au radar.Pour tout ce travail réalisé pour le bénéfice de tous les capitaines du globe, le Servie^ Hydrographique de l’Amirauté se tient en liaison étroite avec les organismes semblables d autres pays, en particulier avec ceux de la France et des Etats-Unis.Les officiers de marine du Service Hydrographique ont derrière eux une longue tradition de combat: un de leurs premiers exploits a été le sondage du feuve St-Laurent, au Canada, afin que les embarcations puisent se diriger dans l’obscurité et débarquer des troupes pour l’attaque, par le Général Wolfe, des hauteurs de Québec, alors tenues par les Français.Pen-dans la dernière guerre, les officiers du service hydrographique ont dû faire des voyages secrets sur la côte française, alors au pouvoir des Nazis pour préparer l’invasion et la libération de la Norvège: ils ont aussi rendu possible la grande contre-attaque qui a permis de libérer la Birmanie.II faut des heures et des heures pour déterminer l’heure qu*il est Des savants interrogent îa terre et les étoiles avant de nous faire entendre le ''signal-horaire", la plus brève et la plus importante des émissions.jt-'OUS les jours de l’année à mi-1 di 59 minutes, aux réseaux Français et Trans-Canada, de la Société Radio-Canada, des millions de Canadiens écoutent l’émission la plus brève et, pour un grand nombre, la plus importante de la journée: le signal-horaire.La formule de cette émission est toujours la même: “Le signal-horaire de l’Observatoire du Canada.Au début du trait prolongé, il sera exactement 1 heure, heure normale de l’Est”.On entend ensuite une série de petites notes émises à 800 cycles par seconde pendant environ 40 secondes avec interruption a la 29e seconde et de la 50e à la 59e, puis c’est le trait prolongé annoncé au début de l’émission.Celui-ci est donc précédé de neuf secondes consécutives de silence.A l’Observatoire du Canada, à Ottawa, on affirme que l’heure ainsi donnée au signal-horaire est suffisamment précise pour presque toutes fins pratiques et que la marge d’erreur possible n’est que de quelques centièmes de seconde.J ¦ MW*> y: L'appareil représenté sur notre cliché n'a qu'une fonction qu'il remplit une fois par jour 365 jours par année à mic'i et 59 secondes: c'est de produire le signal-horaire.Attaché au mur, on distingue un mécanisme enregistrant les demi-secondes.Ce mécanisme est b-anché sur une horloge à cristal de l'Observatoire du Canada qui lui transmet l'heure exacte, lo machine qu'on aperçoit sur la table produit les notes aiguës et le trait prolongé qui annoncent l'heure à des millions de Canadiens.On distingue à l'extrémité des cylindres trois cadrans qui indiquent les heures, les minutes et les secondes.Le battement des secondes et le trait prolongé qu’on entend au signal-horaire sont produits par un mr'eanisme soécial, conçu u-niquement à cette fin et ac ion-né par une horloge de précision qui ne varie jamais de plus d’un nrllième de seconde par jour.Les horloges à pendule tendent à disparaitre dans les observatoires et elles sont presque partout remplacées par des horloges à cristal, oscillant dans un circuit électronique.C’est pour-ruoi on n’entend plus aujourd’hui dans ces institutions le tic-tac familier mais un grondement aigu produit par le courant de mille cycles qui tourne maintenant les aiguilles des horloges à cristal.Depuis le mois d'octobre dernier, l'Observatoire du Canada possède un télescope photographique, muni d'une lentille de dix pouces, et le plus moderne son genre dans le monde entier.On voit ici M.M.Thompson, de l'Observatoire, insérant une plaque dans le gros appareil.LA TERRE ET LES ETOILES Mais sur quoi se basent ces horloges pour donner le temps exact?M.W.S.McClenaham, de l'Observatoire, explique que l’horloge mère c’est la terre elle-même tournant sur son axe et que son mouvement est mesuré par le mouvement des étoiles.Le temps ainsi obtenu est appelé temps sidéral.Etant donné que nos journées sont conditionnées par le lever et le coucher du soleil, le temps sidéral est transposé en temps solaire, et comme la journée-soleil, mesurée par le mouvement de cet astre entre les méridiens n’est pas uniforme en durée, on adopte une journée-soleil moyenne.CONTROLE CONSTANT Chaque nuit étoilée, des astronomes sont au poste à l’Observatoire pour enregistrer le mouvement des astres et calculer l'avance ou le retard des horloges de précision.Si étrange que cola paraisse, ces horloges sont rarement exactes.On prend cependant le plus grand soin pour maintenir ces mécanismes dans les mêmes conditions de pression et de température de façon à assurer qu’elles varient toujours de la m ê m e fraction de seconde qu’au moment de leur installation Cette variation, due à l’im-perfect’on des matériaux, est à peu près impossible à éviter.D’où la nécessité du constant recours aux astres pour les contrôler.UN NOUVEL APPAREIL A l’Observatoire du Canada, on possède un nouveau télescope photographique depuis le mois d’octobre dernier.Cet appareil simplifie les observations célestes, photographiant chaque nuit la même portion de la voie lactée, et facilitant ainsi les calculs et les vérifications.Sa lentille de dix pouces de diamètre est la plus grosse pour ce genre d'appareil dans le monde entier.Ce télescope est une invention canadienne. * * * * An VIDA, JEUDI 29 MAI 1952 VN' xv La pierre doit être nettoyée soigneusement pour être utilisée dons le procédé de la lithographie.On emploie tour à tour du carborundum et de ta pierre ponce pour gratter et abrascr.Enfin, on vérifie à la règle la surface de la pierre qui doit être parfaitement lisse.Phil Dike, un artiste de la Côte du Pacifique, ébauche ses dessins directement sur la pierre au crayon ou au pinceau.Il se sert du crayon conté, de l'encre ou du fusam — on somme de n'importe quel produit qui donnera un dessin de consistance graisseuse à la surface.Des grattoirs, aiguilles et lames de razoir lui permettent d'obtenir des effets variés.Images tirées de la pierre 'j x T»-»- Artiste et ouvrier travaillent ensemble à une oeuvre d art : Festampe Un jour, il y a de cela quelque 150 ans, un imprimeur bavarois du nom de Alois Senefelder, voulant laisser un message à sa femme de chambre, inscrivit en vitesse un petit mot à l’encre grasse sur une pierre polie.Plus tard, il découvrit qu’il pouvait tirer des impressions ou empreintes de ce message directement de cette pierre — ainsi fut inventée la lithographie, (du Grec, “iithos,” pierre et “grapho,” écrire).Le procédé de Senefelder, pratiquement inchangé, sert encore de nos jours à de grands artistes comme moyen d’expression.La lithographie permet l’emploi d’une gamme de techniques variées et des centaines d’empreintes du travail de l’artiste peuvent être tirées d’une seule pierre.L’imprimeur de l’estampe a autant d’importance que le créateur du dessin.Son talent dans la préparation de la pierre et dans le tirage des empreintes est essentiel pour rendre fidèlement la co nposition, le style et la technique de l’artiste.1— Gravure de la pierre.— Une solution de gomme arabique et d'acide nitrique — La liqueur corrosive est soigneusement appfl-quée au pinceau sur la pierre.Cette liqueur attaque seulement la rurface non graisseuse de la pierre, c'est-à-dire les endroits où elle ne porte pas de dessin.Le principe de base de la lithographie est fondé su/ ie fait que la graisse et l'eau ne se mélangent jamais.2— Un lavage à l'eau enlève la gomme.Un dissolvant enlève le crayon, laissant sur la pierre la gravure du tableau ou du portrait, prête à être imprimée.Le dessin de l'artiste demeure graisseux, le reste de ia surface est humide.3— L'encrage de la pierre se fait après une nouvelle humectation de la surface.On passe le rouleau d'cncra je de b:a:s, à plusieurs reprises en l'orientant différemment afin que l'encre soit uniformément appliquée sur la surface.Cette encre spéciale ou procédé de lithographie adhérera au dessin mais non à la surface humide ou gravée.4— Fonctionnement de la presse.On place sur la pierre le papier à imprimer humide puis un rembourrage et une plaque de métal ou une planche à presser.Après avoir réglé la pression, on passe la pierre dans la presse d'un coup de manivelle.Un nombre illimité de reproductions peu ent être tirées d'une seule gravure.5— L'enlèvement de l'estampe est une opération critique du procédé.Le tour de main oaproprié consiste à soulever un coin du papier et à poursuivre délicatement le mouvement en diagonale.Les estampes sont alors empilées soi ineusement pour la fixation et le séchage.6— Vérification de l'estampe.L'imprimeur Lynton Kitsler l'examine en présence de l'or iste Dike af n de déceler des défauts toujours possibles — tel au'une couleur mal rendue, un encrage inégal, trop d'encre, etc.De leur coopération naît une oeuvre d'art.L'atelier de Kistler à Los Angeles est un centre important de lithographie.L'estampe terminée est une édition limitée intitulée "Summer Boats".Quand le nombre d'estampes désirées auront été tirées, la pierre sera repolie et pourra servir de nouveau.Photographies: gracieuseté de FRIENDS magazine J .: v-«4.il .vK'X*:
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