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Le lingot : un journal du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1952-06, Collections de BAnQ.

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Le Lingot, Arvida, jeudi 19 jiin 1952 I mÆm.mm* SWttoaùguiMi» '£*****»- i£> v v smaÊ jHBH yR&çmwîj *O "i«^ VteJ ÇSp^j^E «*.3^ SÜSk* : %, %» 27^ 1 1^, N’ ¦Hwvfrv-v :• k VX-\^v-.mkm#& mi&m SSSsas .••i*!Sii*x -’^SsE mtf ,:-^^Sp mMM Çr** « •>^Va.•i»TÉ»rt»n v v.••••.:< ¦ V.v '% % ¦':y%\'' Iviï.m-^iP >V-y**y*Tyyr^y»^>; w.w; «SKS.^: J»W ' - x ¦¦¦¦ ¦ ' ' '< ' ' un atelier et établir une ville ou- i vitesse.vrière.j Tous les plans de maisons avaient iis.HH Mi \ LÀ RUE BURMA, un des plus attrayants quartiers résidentiels de la ville.Comme la rue Burma, toutes les rues d’Arvida sont disposées en croissant, ce qui protège mieux les enfa its contre les risques de la circulation.L’urbaniste contribue au bien-être des arvidiens par R.-A.LEMIEUX, I.P., ingénieur-gérant CETTE PHOTO PRISE il y a 25 ans nous montre comment l’on apportait les matériaux employés à la construction des premières maisons d’Arvida.Une voie terrée avait été installée à partir de l’ancien atelier de menuiserie (planning mill) fue Hall et passait à travers le parc Moritz pour descendre la ruelle des Cèdres et se continuer sur la rue Moisson avec embranchement sur la rue Deville.La photo ci-dessus, qui a été prise sur la rue Deville, en direction de la rue Volta, nous tait voir, à gauche, les maisons de MM.Steve Vasil (309), René Tordit (311) et Mme William McNutt (313).La devanture de la maison de M.Vosil a été complètement transformée depuis.M.Wake dit que, tout d’abord, sur deux terrasses naturelles, il lui fallait établir une ville susceptible de loger de 30,000 à 40,000 personnes.Tout d’abord, il fallait tracer les grandes artères et établir des moyens de communications dans un site qui avait été choisi pour les maisons à construire, alors qu’un autre était mis à part pour les usines.On a d’abord réservé certaine superficie pour le quartier des maisons.Il fallait aussi créer un endroit pour les magasins, les édifices et (plus tard) les cinémas.“Nous avons décidé”, dit M.Wake, “de construire pour commencer 275 maisons qui devaient suffire aux ouvriers, contremaîtres et directeurs.Il fallait d’abord décider quel genre de maisons construire et nous avons eu des avis d’un peu partout.A la fin, nous avons décidé de construire des maisons de bois supportées par des fondations en béton et sur le type des maisons ordinaires de la province de Québec.La ville d’Arvida est située à peu de distance de la baie des “Ha, Ha” à quelques milles de Jonquière et de Chicoutimi.C’est pour cette raison que le type des maisons de la province a été choisi.les dimensions de ces maisons diffèrent de 20 par 26 à 24 par 27.H y a des maisons de diverses grandeurs 18 ont 4 chambres; 8 ont 5 fté préparés d’avance et, dès que le béton des fondations était sec, les charpentiers et menuisiers se mettaient à l’oeuvre.Il faut observer qu’il y a divers types de maisons et que pas une n’a été construite qui ressemble à sa voLsine.Nous avons aussi préparé les approvisionnements d’eau (les égouts ont été construits dès le début) la orotection contre les incendies et l’éclairage ainsi que le téléphone.Tout cela s’est fait au fur et à mesure, ou plultôt immédiatement.Il ne nous restait qu’à construire des magasins, une salle de billard, un cinéma une salle de danse, des postes de ga-zoline et une foule d’airçélioration que la vie moderne exige.Tout cela est fait et toutes les maisons seront terminées avant le 1er décembre.Les grandes artères d’Arvida ont 106 pieds de large.Il y a ensuite des rues de 80, 60 et 50 pieds de large.Il n’y a pas de poteaux dans les rues, sauf ceux des lampes d’éclairage.L’énergie électrique pour les maisons est souterraine.Le conférencier explique ensuite de quelles machines il s’est servi et donne les mérites de chacune.Il a employé pour la construction de ces 275 maisons; 75,000 sacs de ciment; 4,800 barils de chaux, 6,000 verges cubes de sable; 12,000 verges cubes de gravier; 2.400,000 pieds de bois pour les corps de maisons; 1,600,000 de pieds Si Arvida est l’une des plus jolies villes du Saguenay et de la Province de Québec, ce n’est pas l’effet d’un pur hasard: elle a évolué selon les exigences d’un urbanisme contrôlé et dirigé, dans un plan d’ensemble soucieux des données du bien-être et de l’art.Son développement rapide et méthodique fut l’oeuvre d’une administration compétente et dévouée.Le présent article se propose de faire connaître les principes directeurs qui ont guidé nos urbanistes, durant les vingt-cinq dernières années, dans la création d’une cité qui offre ce qu’il y a de plus moderne en fait de logement et de service sanitaires.La décision des dirigeants de l’industrie canadienne d’aluminium, en 1925, de construire une usine à Arvida donna naissance à la ville du même nom.Le site choisi, en bordure de ravin, offrait un terrain bien assaini; il répondait aux besoins de la nouvelle industrie.Les bois, les vallées et les collines lui donnaient un cachet attrayant.Une population de 50,000 était éventuellement prévue dans les plans originaux qui datent de 1925; Arvida s’est toujours développée selon des plans bien définis.C’est ce qui explique pourquoi on ne trouve pas à Arvida, comme dans la plupart des cités industrielles, de lamentables agglomérations de taudis.A la suite d’assemblées publiques, protection contre le feu, un système et avec l’entière collaboration des d’enlèvement des vidanges, d’aque-fermiers, les dirigeants d’Alcan pro- duc et d’égoût.La cité d’Arvida s’est cédèrent à l’expropriation des pro- occupée de toute cette organisation, priétés comprises dans les limites; j Le centre commercial a sa laiterie, en juin 1926, on avait déjà terminé ses pharmacies, ses magasins à les plans de 270 maisons qui furent rayons, sa buanderie, son atelier de élevées dans un temps record.nettoyage à sec, son garage, son Le plan de la ville épouse vague- i poste d’essence, ses barbiers, ses saluent la forme de la lettre Y.les usi- Ions de beauté, ses restaurants, ses nés à l’est en formant la base.Le bijouteries et ses épiceries.Des ma-quartier des affaires se trouve au | gasins modernes où l’on se sert soi-centre, et le quartier résidentiel for- ! même, offrent des étalages attra-me les deux bras de l’Y, avec le che- yants de produits à des prix écono-min de fer au sud.Afin de faciliciter miques.les communications entre Chicouti-; Le deuxième époque de Turbanis- dj de chaque mois- ils ne sont pas Nos urbanistes ont considéré leurs fonctions sous deux aspects: d’abord celui qui a trait aux améliorations d’importance immédiate: décongestion des voies de circulation, aménagement de parcs et de terrains de jeux, etc., ensuite celui qui a trait aux améliorations locales ou générales en fonction du plan d’ensemble.Ils suggèrent au conseil municipal l’adoption de règlements de zonage et de construction, désireux de favoriser l’érection du bon immeuble au bon endroit.La première réunion du Comité d’urbanisme d’Arvida eut lieu à Montréal les 7 et 8 décembre 1943, à la suite d’une réunion générale des représentants d’Alcan.On y décida que les recommandations de ce comité seraient soumises au Comité d’urbanisme d’Alcan pour approbation ou rejet.Cette procédure fut a-bolie par la suite, et devint un comité consultatif au service du Conseil municipal, d’Alcan et des organismes intéressés.L’Aluminum Company of Canada se montra désireuse d’encourager la propriété privée lors de cette première réunion.Le conseil municipal souhaitait une collaboration intense avec le nouveau comité; c’est pourquoi, le 9 décembre, le gérant de la cité en devenait membre actif.Depuis septembre 1948, les mem-j bres se réunissent le premier mercre- mi, cinq milles à l’est et Kénogami me à Arvida débute en novembre et Jonquière, cinq milles à l’ouest, 1943.alors que le gérant de la Cité, deux artères principales furent cons- qui avait été auparavant inspecteur truites, reliant le centre d’Arvida à des bâtisses pour la ville de Sillery, rémunérés.Ils adoptaient un memorandum de procédure en juin 1950.En mai de la même année, le Con- ces villes.Les rues du quartier rési-! se faisait l’instigateur d’une com- ; ff_' i*_e ^optait dentiel ont été tracées avec de nom- mission d’urbanisme.Le premier co-breuses courbes, de façon à prévenir | mité se composait de MM.F.-G.les excès de vitesse.Les rues sui- Todd, président, H.-J.Doran, H.-L.vent un peu les caprices du terrain; Fetherstontaugh, R.-A.Lemieux et afin que leur aspect ne soit pas trop C.-O.-P.Klotz.MM.D.-J.Wyber et les règlements de construction et d’usage des terrains; ils avaient été proposés par le Comité d’urbanisme.En juillet 1944, M.M.-P.Rowan remplaçait M.H.-J.Doran au secré- uniforme, Les maisons ont été cons- | G.-W.Lamountain avaient assisté tariat.En février 1948, M.C.-O.-P.truites à des distances variant de 40 à 50 pieds du chemin pavé, ce qui les rend très attrayantes.Les parcs et les terrains de jeux procurent l’air sain et l’espace nécessaire pour les exercices en plein air.L’emplacement d’une ville n’est idéal qu’à la condition d’être facilement accessible aux moyens de transport, aussi bien qu’aux magasins, écoles et églises, à l’hôpital, au travail et aux amusements, et qu’il y ait des services de police et de aux premieres reunions.i Klotz devenait président, à la suite La tâche du Comité d’urbanisme du décès de M.F.-G.Todd, et le gé-était grande: disposition scientifi- rant de la ville, vice-président M.que et méthodique du terrain et des W.-F.Campbell était élu membre du édifices en vue d’éviter la conges- comité en septembre 1948, ainsi que tion et d’obtenir le maximum de 12 Dr A- Gauthier, en avril 1950.rendement social et économique de santé et de bien-être.Le plan d’ensemble qu’il élabora n’est pas seulement une carte bien dessinée, il est surtout un texte qui procède de l’analyse des lieux.L’embellissement n’en est qu’une manifestation.La Commission d’urbanisme d’Arvida a contribué pour une large part au bien-être des citoyens, à la propreté et à l’harmonie d’une ville dont les ouvriers peuvent être fiers.Arvida est un endroit où il fait vraiment bon vivre.chambres; 204 ont 6 chambres et 42 de bois pour couvrir, 363,000 pieds ont 7 chambres.Les murs de fonda- , de bois pour les planchers; 2,750 tion sont de 10 pouces au sommet, carrés de bardeaux; 9,250 carrés de avec une pente d’un demi pouce, ce papier goudronné; 4,150 fenêtres et qui leur donne 14 pouces à la base le même nombre de fenêtres doubles les murs sont protégés par du lam- Le tout tient en place avec 1 600 ba-bris en dehors et du plâtre en de- I rils de clous.lÉP- msm;.¦ .VUE AERIENNE d'une des plus récentes sections d'Arvida, celle des maisons de guerre qui a été ouverte au cours des années 1942 à 1945.L'on remarquera les deux bras de l'Y formés par les rues Bégin et Racine.De chaque côté et au centre s'échelonnent les maisons de ce quartier résidentiel. Le Lingot, Arvida, jeudi 19 juin 1952 III Tout Arvida invité à se réjouir lors des fêtes Les fêtes débutent par une messe pontificale chantée par S.E.Mgr Melançon — Cérémonie conjointe pour Iîs anglxans et les protestants — La bénédiction de la croix d'aluminium — Réceptions civiques — Célébrations de la Saint-Jean-Baptiste — Journée des sports — Célébrons, pavoisons, et portons le costume régional.Son Excellence Mgr Georges Melançon, évoque de Chicoutimi, ouvrira officiellement les célébrations qui marqueront le 25e anniversaire de la Cité d’Arvida en célébrant une messe pontificale à l’entree de l’église-mère de la cite, l'église Ste-Therèse, le 22 juin, à 9 h.30.S’étendant du 22 juin au 1er juillet, la période des réjouissances coïncide avec l’Exposition industrielle et commerciale organisée sous les auspices de la Chambre de Commerce locale pour rendre hommage aux 25 ans de nrogrès d'Arvida.Le service religieux sera précédé par le chant de l’Hymne d'Arvida interprété par la société-chorale Ste-Therése accompagnée par la fanfare d’Arvida.Ce chant est une composition de M.Daniel Rioux, d'Arvida, sur des paroles de M.Lionel Girard, de notre ville.Pour la cérémonie religieuse, Mgr Melançon sera assisté de Mgr Luc Morin, P.D., prêtre assistant, curé de St-Dominique de Jonquiére, de M.l’abbé Joseph-Arthur Fortin,curé de St-Jacques.sous-diacre d’honneur.Les diacre et sous-diacre d’office seront MM.les abbés Walter Lavoie.vicaire à Ste-Thérèse.et Joseph Lavoie, curé de St-Jean-Eudes.C'est le curé de l'église-mère d’Arvida, M.le Chanoine Joseph Lé-véque, qui souhaitera la bienvenue aux fidèles masses sur les terrains faisant face à l’église Ste-Thérèse.Le R.P.André Bouchard.O.P., de Québec, prononcera un sermon de circonstance, et S.E.Mgr Melançon adressera la parole aux Arvidiens à l’issue de la cérémonie.La messe se déroulera sur une vaste estrade construite sur le palier de l’église.Cette plate-forme sera parsemée de bouquets de fleurs et en plus de porter l’autel, elle logera le choeur.Tous les invités d’honneur pourront s'asseoir, car on placera plus de 600 chaises dans la rue, au pied de l’estrade.Des chaises seront aussi placées au parc de ski Ship-shaw dans l’après-midi lors de l’inauguration de la croix en aluminium.Cette organisation a été confiée aux Chevaliers de Colomb, qui se sont assuré le concours des scouts et des routiers.Ils se chargent aussi du transport des dignitaires j ecclésiastiques le jour de l’inauguration.Les RR.SS.Notre-Dame-du-Bon-Consell de l’école supérieure Ste-Thérèse serviront le diner aux membres du clergé qui assisteront aux cérémonies qui marqueront le 22 le début des fêtes du 25e anniversaire.Service conjoint dustrie, qui sera accompagné de l’hon.Antonio Talbot, ministre de la Voirie et député de Chicoutimi.On trouvera ailleurs dans cette section de notre journal le détail de cette inauguration.Réception et dîner Le soir du jour inaugural, les invités se rendront au Saguenay Inn où ils seront les hôtes de la C’té à une réception suivie d'un diner.A cette occasion les dames se verront présenter une rose par les représentants de l’autorité civique.Parmi les personnes qui assisteront à cette réception, on remarquera des représentants des gouvernements fédéral et provincial, de l’autorité religieuse, et scolaire, de l’Aluminum Limited et d’Alcan, et d’autres.Dans la soirée le grand public pourra visiter l'Exposition industrielle et commerciale de la Cham-i bre de Commerce d’Arvida.Les portes du Centre de récréation seront ouvertes dès huit heures.Inauguration d'un pavillon i A la demande du comité d’ornementation et de divertissement présidé par l’échevin Aimas Drolet, plusieurs groupements sportifs de notre ville organiseront une I journée anniversaire des sports le ! 24 juin.Pour sa part, le club de golf pre sentera un tournoi général qui durera toute la journée.On s’attend que plus de 200 sportifs y participent.Les tournois se dérouleront sur le terrain du Saguenay Country Club près du Saguenay Inn.Dix prix seront répartis également entre les hommes et les femmes.Les hommes, les femmes et les enfants qui font partie du Club des Archers d’Arvida, prendront part à des tournois pendant l’après-midi.Ces derniers comprennent un tir ‘’American Round” pour les hommes et un “Columbia Round” pour les femmes et les enfants.Les enfants donneront aussi une démonstration de tir à la volée.Journée sportive La Ligue étudiante de baseball présentera deux attractions dans l’après-midi de ce jour sur le terrain du Centre de récréation.Une partie sera disputée à 1 h.entre le Notre-Dame et le St-Patrick, et une autre entre le Séminaire et le Technique.Un club-étoile de la Ligue interdépartementale de balle-molle des usines d’Alcan d’Arvida affrontera le club de balle-molle de Gagnon Automobiles de Jonquiére sur le terrain de la rue Moritz à 2 h.La partie comprendra neuf manches et on verra au monticule le fameux lanceur Pat Bakely de Gagnon Automobile.Le club de tennis présentera aussi un "Round Robin Tournament” sur ses courts du Saguenay Inn.On sait que les gagnants de ces diverses attractions sportives mériteront des prix offerts par la Cité d’Arvida.Pour la première fois depuis sa fondation, la Cité d’Arvida verra une parade de la Saint-Jean-Baptiste défiler dans ses rues.Et ce sera un défilé d’importance car il se composera de 21 chars allégoriques.Un service religieux conjoint de l’Eglise Unie et de l’Eglise Anglicane suivra la cérémonie catholique à 11 h.30.Il se déroulera sur le terrain des deux temples et sera présidé par les Révérends T.-J.Matthews, archidiacre de Gaspé, de l’église St-George The Martyr, et K.-H.Woodwark, de l’Arvida First United Church.La cérémonie se déroulera sur une estrade artistiquement décorée selon l’idée du Révérend T.-J.Matthews rendue par M.Adam Cunningham, ingénieur en chef de Price Brothers, de Kénogami.Surmontée d’une simple croix recouverte de peinture phospores-cente blanche, la plate-forme mesurera 24 pieds de longueur par 14 de largeur.Elle sera décorée de fleurs.Les deux chorales de ces églises se fusionneront en un ensemble harmonieux pour la circonstance et interpréteront entre autres hymnes "The Glory of the Lord” de Haendel, et “The Heavens Are Telling”, de Haydn.Bénédiction de la croix Le même jour, dans l’après-midi, à 2 h.précises, S.E.Mgr Melançon bénira la croix d’aluminium qu’on érige actuellement au sommet d’un mont à proximité du Parc de ski Shipshaw.Des personnalités civiles, civiques, religieuses de même que des représentants de l’industrie seront présentes.La cérémonie sera très simple, et immédiatement après la bénédiction, S.H.le maire Louis Fay, d’Arvida, - illuminera le monument.Il sera éclairé au néon de la façon suivante: rouge orange Néon pour l’armature de la croix, jaune or pour l’étoile qui décorera son sommet.et celle-ci sera entourée d’un cercle vert.Les principaux invités retourneront ensuite au Centre de récréa-t’on où se fera l’ouverture officielle de l’exposition industrielle et commerciale de la Chambre de Commerce d’Arvida.La cérémonie sera présidée par l’hon.Paul Beaulieu, ministre du Commerce et de l’in- Le feu de la St-Jean La célébration de la fête des Canadiens français commencera le 23 dans la soirée quand S.H.le maire Louis Fay allumera le feu de la Saint-Jean.Il sera accompagné du président de la Société St-Jean-Baptiste, M.Jérôme Gauthier.Cette cérémonie qui renouvelle une des traditions les plus joyeuses du pays, remonte à 1636.Elle se déroulera sur le terrain situé au sud du Centre de récréation, pendent qu’un groupe d’écoliers chantera l’Hymne d’Arvida.Le bûcher se composera de sapins, de débris de bois et de paille.Ce sont les services municipaux qui se sont chargés de son aménagement pour la Société locale de la St-Jean-Baptiste.Messe à St-Jacques Une messe solennelle célébrée en l’église St-Jacques à neuf heures inaugurera de façon pieuse le jour de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 iuin.C’est le curé de la paroisse, le major-abbé J.-A.Fortin, qui chantera la messe.M.le chanoine Victor Tremblay, président de la Société historique du Saguenay, nrononcera l’allocution de circonstance.La société-chorale St-Jacques et la garde paroissiale participeront à la cérémonie religieuse.Tout de suite après la messe, soit à 10 h.30, on inaugurera le pavillon récréatif du parc de la rue Gilbert.Après la cérémonie, les gagnants des concours scolaires pour les noms des parcs municipaux et pour les affiches, commé-morerant le 25e anniversaire, recevront leurs prix.Le pavillon sera béni par M.l’abbé J.-A.Fortin, curé de St-Jacques au cours d’une cérémonie très simple à laquelle prendront part les représentants des autorités civiques et scolaires.Il se peut que Mgr René Bélanger, vicaire général de l’évêché d’Haute-Rive, Baie Comeau, ancien vicaire à Ste-Thérèse, assiste à la cérémonie et adresse la parole.T.a parade de la St Jean La parade aura lieu le soir du 24 juin entre sept et neuf heures.Elle s’ébranlera du pavillon du parc de la rue Gilbert et se terminera au Centre de récréation.Le défilé passera par les rues Gilbert.Melançon, Burma.Dover, Régina.Downing, Davis, Place Davis, Mellon, Taschereau et Hunt, soit un parcours de plus de trois milles.Pendant la parade, les gardes qui participeront présenteront le salut à des personnalités qui seront groupées sur une estrade érigée,, sur la rue Davis, en face des bureaux de la Cité.Parmi les personnes qui prendront place sur cette plateforme, on remarquera des représentants de la Cité, de la St-Jean-Baptiste.de la Commission des é-coles catholiques d’Arvida, des dignitaires religieux, les propriétaires des chars allégoriques, et ceux qui ont appuyé la socitété St-Jean-Baptiste locale par des contributions.La parade se terminera au Centre de récréation où les gardes présenteront le salut à leurs drapeaux respectifs.Les fanfares d’Arvida.de Kénogami et de St-François-Régis prendront part au défilé patriotique qui illustrera des faits historiques, religieux et de folklore.Cinq gardes paroissiales et deux corps de clairons marcheront aussi dans la parade.Voici les noms des commanditaires et les titres de leurs chars allégoriques: Aluminum Company of Canada Limited, “L’arrivée des pionniers au Saguenay”; la Cie de Chemin de Fer Roberval-Saguenay, “Veillée rustique"; Pic Construction, "La Croix du chemin”; Cité d’Arvida "Arvida hier — Arvida aujourd’hui”: Société l’Assomption, “Evangeline”; Chevaliers de Colomb, "Une vieille église entourée de son cimetière”; Commission scolaire, “Marguerite Bourgeois”; Arvida Sporting Goods."C’est l’aviron qui nous mène”; Chambre de Commerce, “Les Colons défricheurs"; Club des contremaîtres, “Le Four”; Gagnon et Frère.“Nos aïeux venaient de France”; Pharmacie Vaudreuil, "Saint Jean-Baptiste”; Société des Artisans, “Saint-Nicolas”.Immédiatement après la parade, la Chambre de Commerce d’Arvida présentera au kiosque du Centre de récréation “Les Montagnards laurentiens” de CHRC Québec.Ils réaliseront une “veillée canadienne” composée de musique et de chants en choeur.Les journées du 25 et du 26 ne comportent pas de célébration civique, mais la Chambre de Commerce présinte les attractions de l’Expo 1952 d’après le programme qu’on lira dans cette page.Voilà qui couvre dans ses détails les plus importants le programme des fêtes du 25e anniversaire jusqu’au 27 juin.Dans notre édition de la semaine prochaine, nous publieront le détail de l’horaire des différentes manifestations pour la période s’étendant du 27 juin au 1er juillet.Célébrons joyeusement A l’occasion de ces journées d’allégresse, est-il besoin de demanoer à la population d’apporter son entier appui aux organisateurs.Il pourra se manifester de différentes façons, mais il faudra au moins entrer dans l’esprit des réjouissances, pavoiser et participer aux manifestations en grand nombre.Comme il se doit, les Arvidiennes porteront le costume de leur Cité jubilaire.— Programme des fêtes — 22 juin - 9 h.30 a.m.- Ouverture des fêtes par la célébration d’une messe pontificale en l’église Ste-Thérèse d'Arvida, officiée par S.E.Mgr Melançon de Chicoutimi.11 h.30 a.m.- Service religieux conjoint de l’Eglise Unie et de l’Eglise Anglicane, sur le terrain des deux temples.2 h.p.m.- Inauguration de la croix lumineuse éri- gée par la Cité, et bénédiction par Mgr Melançon (au sommet du Parc de Ski).3 h.30 p.m.- Ouverture Officielle de l’Exposition In- dustrielle et Commerciale organisée par la Chambre de Commerce d’Arvida, au Centre de Récréation.6 h.30 p.m.- Réception au Saguenay Inn offerte par les autorités civiques.7 h.15 p.m.- Dîner au Saguenay Inn sous les auspices de la Cité.8 h.p.m.- Exposition Industrielle et Commerciale, au Centre de Récréation, patronnée par la Chambre de Commerce d'Arvida.9 h.p.m.- A l’auditorium du Centre: théâtre des marionnettes “Shell”.10 h.30 p.m.- Spectacles de l'Exposition 1952, en l'arena d'Arvida, sous les auspices de la Chambre de Commerce.23 juin - - Dans la soirée, programme de la Cham- bre de Commerce tel qu’annoncé plus haut.9 h.30 p.m.- Feu de la Saint-Jean sur le terrain du Centre de Récréation.24 juin - 9 h.a.m.- Messe de la Saint-Jean-Baptiste en l’egh- se Saint-Jacques d'Arvida, chantée par M.l’abbé J.-A.Fortin, curé.10 h.30 a.m.- Inauguration du pavillon récréatif de la rue Gilbert.Distribution des prix pour les concours scolaires, pour les noms des parcs municipaux, et des affiches commémorant le 25e anniversaire.Dans l’après-midi - Concours sportifs-anniversaires.7 h.p.m.- Parade patriotique de la Saint-Jean-Bap-\ tiste organisée par la section locale de cette société avec l’aide des groupements des cités environnantes.9 h.p.m.- Musique de folklore et spectacles de l’Expo 1952.25-26 juin 4 h.30 p.m.- Réception aux exposants par le Comité de l’Exposition.Dans la soirée l’Expo 1952 et ses spectacles au programme.Chambre le Commerce d'Arvida.27 juin - - “Journée de la Citoyenne” patronnée par les Chevaliers de Colomb d'Arvida.Dans , l'après-midi, au Centre de Récréation j d'Arvida, le théâtre des marionnettes i “Shell” suivi d’une séance d’art culinaire pour les dames de la Cité.Thé.- Dans la soirée: Expo 1952 et spectacles au programme de la Chambre de Commerce d'Arvida.or ¦ ' ¦ - “Journée du Citoyen”, patronnée par le Comité du Civisme de la Chambre de Commerce d’Arvida.Dans l’après-midi, au Centre de Récréation d’Arvida, le théâtre des marionnettes “Shell”, suivi d’une visite spéciale du père de famille avec ses enfants, de l’Exposition Industrielle et Commerciale d’Arvida.- Dans la soirée: grande clôture de l'Expo 1952 et ses spectacles en l’arèna d’Arvida.p.m.- Dévoilement au Saguenay Inn d'une plaque commémorative à Simon Ross, premier pionnier qui s’est établi dans les limites de la Cité.p.m.- Représentation de la pièce “Notre petite ville” par les Compagnons, sous les auspices de la garde St-Jacques à l’école No-tre-Dame-de-V Assomption, p.m.- Dévoilement, place Davis, d’une plaque en mémoire des anciens combattants morts au champ d’honneur lors de la dern'érf guerre, suivi d'une représentation au Saguenay Inn en l’honneur du major général J.-P.-E.Bernatchez.28 juin - 29 juin - 3 h.8 h.30 juin - 7 h.1 juillet - 1 h.p.m.- Fête champêtre pour les enfants: jeux divers, patronnée par l'O.TJ.8 h.30 p.m.- Concert de la fanfare d'Arvida au parc de la rue Gilbert.10 h.p.m.- Feu d'artifice de clôture des fêtes jubilaires au parc de la rue Gilbert. IV Le Lingot, Arvida, jeudi 19 jiin 1952 ¦ ri LA PRESENTE ADMINISTRATION MUNICIPALE : De gauche à droite, première rangée: M.B -E.Bauman, échevin au siège no 3, M.J.-L.Fay, maire, échevin au siège no 1 et M.Emile Muckie, échevin au siège no 2.En arrière, de gauche à droite: M.R-A.Lemieux, gérant de la Cité, M.Félicien Fillion, échevin au siège no 4, M.Georges-E.Carrier, comp table en chef de la Cité, M.Edmond Martel, échevin au siège no 5, M.Beniamin Brassard, échevin au siège no 7, M.J.-A.Fréchette, secrétaire-trésorier de lo Cité et M.Aimas Drolet, échevin au siège no 6.Historique de la Charte d Arvida par J.-A.Fréchette, secrctairc-trésorier La Cité d’Arvida fut construite en Corporation Municipale par la loi portant le numéro 78 des statuts de la Province de Québec de l’année 1926.laquelle fut sanctionnée le 24 mars de la r/êrre annce.Les signataires de la oét't en sollicitant cette législation furent: Chute-à-Caron Power Co.Ltd., MM.M.Harold-R Wake.John-P.Walsh et McNeely DuBose.qui représentèrent que Chu-te-à-Caron Power Co.Ltd possédait pratiquement tous les terrains du territoire à être constitué en cette nouvelle municipalité, dans le but de les développer en une cité manu-fàcturière.en subdivisant une grande partie en lots à bâtir pour ensuite y ériger des églises, écoles, résidences et autres constructions, installer les services municipaux né-cesauros pour faire de la municipali- M.F.-E.Dickie — mai 1926 à novembre 1926.Armoiries de la Cité d'Arvida Oj ** 0 u I » I c 4» c O** -Les échevins de la Cité nommés par la Charte se réunirent en Conseil polar la première fois à 3 h.p.m., e 7 mai 1926, sous la présidence de l’échevin Frank-E.Dickie.La date de çstte première assemblée avait été déterminée par le Département des Affaires Municipales de la Province de Québec.Les premières décisions prises par le Conseil furent de se choisir un maire en la personne de î’échevin Dickie, de nommer M.Armand Viau secrétaire-trésorier temporaire, lequel fut confirmé dans cette fonction lors de la deuxième assemblée tenue le 4 octobre 1926 et de nommer M.Harold-R.Wake, gérant de la Cité.Depuis l’incorporation quatre maires se sont succédé à cette fonction, ce sont: M.F.-E.Dickie - de mai 1926 à novembre 1926.M.J.-P.Walsh - de novembre 1926 à juillet 1928.M.A.-E.Riddell, M.D.- de août 1928 à février 1941.M.J.-Louis Fay - de février 1941 Concernant les échevins.MM Paul Tellier, Edouard Perron et J.-Louis Fay se succédèrent au siège de M.J.-A.Vallerand; MM J.-A Whitaker, P.-M.Corrigan, R.-R.Pedneault, J.-E.Bouchard et Emile Muckie se succédèrent au siège de M.J.P.Walsh; Dr.A.E.Riddell, MM.D.P.Ross et B.E.Bauman se succédèrent au siège de M.F.E Dickie.Tel que prévu à la Charte, le premier jour juridique de février 1931, eut lieu la première élection à l’é-1 chevinage par les électeurs-propriétaires pour le siège de M.J.-A.Val- M A.E.Riddell, M D.— août 1928 à février 1941, dans la charge d’échevin et avec pouvoirs aussi de remplir toute vacance Qui pourrait survenir dans la charge de maire et d’échevin au moyert de résolution du Conseil.té projetée une cité moderne fournissant le plus de bien-être possible à ses habitants.Cette loi qui peut aussi être citée sous le titre “Charte de la Cité d’Arvida” stipule que la dite cité sera régie par les dispositions de la loi des Cités et Villes de Québec, sauf en tant qu’elles peuvent être incompatibles avec les dispositions de la Charte.Le territoire de la nouvelle cité é-tant dans presque sa totalité possé-r dé par un même propriétaire, il é-tait de rigueur que la Charte pourvoit à la composition du Conseil Municipal pour un certain nombre d’années.En conséquence, MM.Frank E.Dickie, John P.Walsh et Achille Vallerand furent nommés membres du Conseil Municipal en qualité d’é-chevins de la Cité d’Arvida, pour Jusqu’au premier jour Juridique de lévrier 1831, avec pouvoirs et devoirs de se choisir un maire parmi eux.sans toutefois créer une vacance M.J.-P.Walsh — novembre 1926 à juillet 1928.Httf lerand.M.Edouard Perron, dernier titulaire, ne s’étant pas présenté, la lutte se fit entre M.J.-Louis Fay et Edouard Truchon et M.Fay fut élu.De cette date jusqu’à l’année 1951, il n’y eut pas d’autre élection par les électeurs-propriétaires, les membres du Conseil ayant toujours été élus par acclamation le jour de la présentation des candidats.Le 17 novembre 1943, le Conseil de la Cité d’Arvida adoptait le règlement numéro 84, qui avait pour objet d’annexer le territoire de Ville-Racine au territoire de la Cité d’Arvida.Ce règlement avait au préalable été approuvé par le Conseil de Ville Racine ainsi que par ses é-lecteurs-propriétaires et a ajouté à la Cité d'Arvida approximativement 2,150 âcres à son territoire.Cette annexion fut confirmée par les autorités gouvernementales de Québec par son Arrêté en Conseil numéro 14 et prit force et effet de la date de publication dans la Gazette Officielle du dit Arrêté, soit le 22 janvier 1944.La Charte de la Cité a subi certaines modifications depuis son a-doption en 1926.Par exemple la loi 14 Guo.VI, Ch.99, sanctionnée le 29 mars 1950, stipule qu’à compter du 1er jour juridique de février 1951, quatre autres sièges seront créés portant ainsi le nombre d’éche-vlns en office à sept et lors de l’élection tenue à cette date MM.Félicien Filion, Edmond Martel, Aimas Drolet et Benjamin Brassard furent élus respectivement aux nouveaux sièges portant les numéros 4, 5, 6, et 7.Une autre modifica-\ion d’importance fut celle apportée par la loi 15-16 Geo.VI, Ch.85, sanctionnée le 19 décembre 1951, laquelle pourvoit qu’à compter du premier jour juridique de février 1953, le Conseil Municipal sera composé d’un Maire élu en vertu et sous l’autorité des dispositions de la Loi des Cités et Villes, c’est-à-dire par les électeurs-propriétaires, et de sept échevins élus en vertu de la même autorité.Il s’ensuit donc qu’à partir du 1er février 1953, il y aura à tous les deux ans une élection à la mairie.De plus, de février 1953, tou- i te vacance dans la charge de maire et d’échevin, devra, en cas d’opposition, être remplie par les électeurs-propriétaires par voie d’élection.M.J.-Louis.Fay — février 1941 — ¦HR • r.La santé publique premier soucis des administrateurs d’Arvida Dès la naissance de la ville d’Arvida, les administrateurs avaient déjà compris l’extrême importance de la prévention et de la sauvegarde de la santé d'une population.C’est pourquoi, déjà en 1927, dès les premiers souffles de la cité, les autorités passent un règlement contrôlant les vidanges et la vente du lait dans ses murs.En 1928, un règlement vient exiger la vaccination antivariolique de toute la population.C'est en 1929.qu’on ferma une Commission d'Hygiène municipale formée de l'Officier Medical comme président, d’un ingénieur et d'un autre citoven de la ville, commission consul ative au Conseil de Ville.Vint ensuite èn 1930 la règlementation des boulangeries et des salons de barbiers.’ C’est aussi durant 1930 que l’Unité .re comté de Chicoutimi commença à surveiller la santé et l’hygiène dans notre ville.La ville continua alors de progresser et la population augmentait constamment.En 1942, prévoyant une augmentation considérable de la population et un surcroit inconnu de population flottante dû à l’augmentation de production dans l'usine H la construction du pouvoir de Shipshaw.on chargea le Dr J.A.Chabot, spécialiste en hygiène publique d’organiser un Service de Santé municipal avec un personnel composé de gardes-malades, d’un inspecteur sanitaire et d'une secrétaire.Le directeur du Service de Santé sa les cliniques de puériculture dans toutes les sections de la ville, quatre par mcis, où sont donnés gratuitement, conseils aux mamans enceintes et immunisation antidiphtérique et vaccin coquelucheux aux oébês.99rrr des enfants .d'Arvida sont immunisés.La démographie de la ville, c’est-à-dire le maintien à date des statistiques vitales est organisée de la manière la plus pratique.Une clinique anti-tuberculeuse gratuite avec Rayon-X est ouverte pour prévenir et mieux contrôler la tuberculose.Un service de visites à domicile pour le nouveau-né ou la femme enceinte est en opération.Quant à la sanitation, l’inspecteur sanitaire surveille l’application des règlerr nts munie paux et de la loi provinc ale.Tous les manipulateurs de denrées alimentaires sont éxami-i~s tous ies six mois; un permis est ic0 ru toute construe-signé par le médecin-hygiéniste pour tion nouvelle.Seuls le lait ou la crème pasteurises peuvent être vendus dans la ville.Les plaintes sont toutes acceptées et étudiées sur place, afin ae i.a.re l’éducation nécessaire.Dans les écoles, tous les élèves sont examinés chaque année avec contrôle de la tuberculose pour les moins de 14 ans.Tous les éèves absents sont rap-portés shaque matin au Service de Santé de la Commission Scolaire et visités la journée même.Le contrôle des maladies contagieuses se fait le plus efficacement possible et un certificat de permission est nécessaire pour retour à l’école.I e Service de Santé s’efforce de maintenir la santé d.e la population au plus haut niveau possible, afin de voir fleurir la joie dans tous les foyers.Dr J.A Chabot, Médecin-hygéniste.: : 1 1 i— * *2 * '% >.LE CACHET des vieilles maisons du Québec a été conservé à Arvida comme le fait voir cette maison située à 143 rue Downing et habitée par M.Albert Gilmore.Les maisons d'Arvida sont entourées de grands parterres de sorte qu'il y a de l'espace pour les pelouses, les fleurs et les potagers. Le Lingot.Arvida, jeudi 19 juin 1952 V RUE TYPIQUE D'ARVIDA.Ville d'arbres et de fleurs construite d'après un plan d'ensemble qui a prévu des habitations confortables, suffisamment espacées et agréables à l'oeil.Les rues sont larges, bien tracées et leurs courbes viennent rompre la monotonie des éternelles rencontres à angle droit.•Ntivx**, C-.-.v .i - jSÿSSs «m* r > X ji.V >ÿ.' «üwir s :VvM ARVIDA : Vie Industrielle et Familiale par HANS-WOLFGANG FRICK L'HISTOIRE, c'est du passé enterrons-le! C’est l’avenir qui nous intéresse.Voici une opinion bien répandue à notre époque.Or, ceux qui pensent ainsi oublient que l’avenir se forge par l’interprétation des événements passés.Il est donc essentiel qu'une ville, petite ou grande, considère de temps en temps son passé afin de s’assurer qu'elle se trouve sur la bonne voie.Nous estimons que le vingt-cinquième anniversaire d'un homme ou d’un groupe est une occasion spéciale se prêtant à de telles réflexions.Dans la première partie de cet article, nous tracerons les faits de ce passé, dans la seconde, nous tâcherons de les interpréter pour, ensuite, nous arrêter à quelques perspectives d’avenir.Nous prions le lecteur d’être indulgent si nous mentionnons des faits bien connus de la majorité; n’avons-nous point le devoir de respecter aussi une minorité de lecteurs, si petite soit-elle?Si nous considérons que l'âge historique d’Arvida est de vingt-cinq ans, il nous faudra bien, pour tracer les débuts de la colonisation de ce lieu, remonter à un âge “préhistorique’’: en fait, c’est autour de 1841 que Simon Ross, commis de la Compagnie de la Baie d’Hudson à Chicoutimi, vint occuper un lot dans les limites boisées de pins qu’occupe aujourd’hui la ville d’Arvida.Il devait, par la suite augmenter son domaine à 817 acres.Et.vers 1845, Peter McLeod établit les premiers chantiers de bois dans la forêt vierge du territoire d'Arvida.Des cultivateurs arrivèrent sur les lieux et transformèrent la région progressivement en terres fertiles.C’est sur ce plateau, près de la rive du Saguenay, que tomba, en 1925, le choix de l’Aluminum Company of Canada, lorsque celle-ci décida d’ériger l'usine qui devait devenir par la suite la plus grande de son genre dans le monde.Plusieurs facteurs avaient justifié ce choix: d’une part les besoins de l’usine se traduisant par l’existence de bons moyens de transport — port océanique et voie ferrée — et par la proximité du potentiel hydroélectrique énorme du Saguenay; d’autre part, une étendue assez grande pour y installer une ville sus-cep.ible d’expansion dans une large mesure.L’électricité devait être fournie par les stations hydroélectriques en cours de construction à l'Isle Maligne et sur la Chute-à-Caron (Shipshaw no.1), la première à 34 milles, la deuxième à trois milles, de l’usine.Arvida est située sur “l'He de Chicoutimi’’ bordée par le Saguenay au nord, la rivière aux Sables à l’ouest, le lac Kéno-gami au sud et la rivière Chicoutimi à l’est.La longitude est de 71o 10’, la latitude de 48o 25’, et l’altitude de 327 pieds.Le territoire d’Arvida faisait partie, à l’époque, des paroisses de Jon-quière et de Chicoutimi dont il fut détaché par la suite.Une route superbe à travers le parc des Laurentides relie Arvida à Québec.Par la voie de l’air, la distance entre les deux villes est réduite de 141 à 116 milles.Montréal est éloigné d’Arvida de 278 milles si l’on prend l'avion, et de 311 milles par chemin de fer.ARthur VTning DAvis, un des pionniers de l’industrie de l’aluminium, peut être considéré comme le fondateur de la cité jubilaire.On nomma cette dernière Arvida, mot forme des premières syllabes de son nom.Le lieu choisi, il s’agissait de savoir si le terrain pouvait être acheté.Alcan ne dissimula pas ses projets comme d’autres entreprises l’ont fait pour éviter une hausse des prix du terrain.Elle envoya ses représentants sur les lieux et ceux-ci expliquèrent ouvertement les projets et besoins de la Compagnie aux cultivateurs qui ainsi obtinrent un prix inespéré.Les contrats furent signés au mois d’août 1925; et dès le 24 juillet, une équipe d’ingénieurs s’installa sous des tentes érigées sur le chemin Radin.Est-ce le 24 juillet qu'il faut considérer comme date anniversaire, ou le 10 septembre alors que l’on commença à creuser les fondations de l’usine (en fait, celles de la sa’le de cuves no 21) ?S'il est difficile de choisir une date de naissance, du moins nous avons une date de baptême précise: le 24 mars 1926, Arvida reçut sa charte par la sanction du Lieutenant-Gouverneur en Conseil.Au cours de cette année là, les événements commencèrent à se pré-c’piter: déjà au mois de mai, les chemins de fer nationaux durent installer un service quotidien dont toute la région devait bénéficier.Le 1er juin 1926.on commence la construction des premières maisons sur les rues Davy et Moritz, dont la première pu être oceupée le 24 août: il s’agit du numéro 301 rue Moritz dont M.K.-C.Cairns est le nremier habitant; le 27 iuillet 1926 on coula le premier lingot d’auminium aux usines d’Arvida; le 22 octobre, premières naissances à Arvida: une fille à M.et Mme Edmond Tremblay, un fils à M.et Mme A.Bouchard.La première Arvidi-enne fut bantisée sous les prénoms de Marie-Berthe-Gisèle, le garçon sous ceux dé J.-Thomas mais il ne vécut que trois semaines.M.Arthur Vining Davis présenta à l’occasion de ces premières naissances une coupe en argent aux deux familles, symbole du peuplement rapide d’Arvida.L’année suivante — 1927 — on réussit à diriger les efforts sur des domaines dépassant le stricte nécessaire: le 6 mai, le premier arbre est planté, un orme au coin des rues Gay-Lussac et Moissan.Il est suivi par 709 autres arbres plantés en juin.Le 24 mai, le “Saguenay-Country Club’’ ouvre le premier golt du district dans le quartier nord-ouest de la ville.Le 1er août, ouverture d'un tennis.Le 18.première publication du ARVI-DIAN, le grand-père du LINGOT.Le 20 août, ouverture de l'Hôpital Général d'Arvida.Le 3 novembre, l’école St-Joseph est terminée, suivie, le 12 de l’école protestante, le 3 décembre, la Banque de Montréal occupe un nouvel édifice au carré Davis.Les souvenirs de tous ceux qui ont assisté à ces grands travaux de pionniers sont impressionnants.La vie dans les camps était dure comparée à celle de nos jours.Il n’y avait point d'église pour célébrer la messe.L'on entendait ni cloches ni oiseaux.Les arbres et les fleurs décorant la ville de nos jours, manquaient complètement.La boue dans les rues était tellf qu’on ne pouvait paa stationner u-ne voiture pendant beaucoup plus d'une heure de crainte qu’elle ne s'enfonçât ! Mais le moral était élevé.L’effort commun unissait tout ce petit groupe d’hommes dans un sentiment fraternel.Mais déjà nous touchons à cette année sinistre de 19r)9 annonçant la grande crise.Alcan .dépendant en très large mesure du marché international et.de par ce fait, de la situation économique dans le monde entier, fut profondément touchée par cette crise.Presque réduits au problème de la survivance, la Compagnie et ses officiers devaient faire des efforts énormes pour subsister.Cet état de choses ne manqua pas d’avoir des répercussions sur le développement d’Arvida: en septembre, tout le programme de construction dut subir des restrictions draconiennes.En 1931, la crise se fit sentir à tel point que les salaires de tous les emplovés furent réduits de 10%, à commencer par ceux des directeurs.Ce n’est qu’en 1934 que la situation, s’étant améliorée un peu.permit de supprimer cette réduction.Le nombre d’employés des usines d'Arvida atteignit son minimum en 1932 avec un chiffre de 295.La population urbaine diminua de moitié.Si nous avons procédé par ordre chronologique pour relater les premiers grands développements de 1926 à 1928.il nous semble préférable de considérer la suite des événement^ selon l’ordre de leur importance.VIE PAROISSIALE CE qu’il y a de plus marquant dans une cité Canadienne-française, c est sa paroisse.La piemière messe fut célébrée à Arvida le 29 novembre 1925 dans les salles à diner de la Compagnie rue Vaudreuil.On déménagea ensuite dans le sous-sol du bureau de la Compagnie.Grâce à de généreuses contributions financières de la part des paroissiens et d’Alcan, on put commencer la construction d’une église en 1927.L’église Sainte - Thérèse- de -l’Enfant-Jé-sus fut inaugurée lors de la messe de Noël de 1928.Sainte-Thérèse fut choisie comme patronne après suggestion faite par M.le cme Lévéque à Mgr Labrecque.évêque de Chicoutimi, lors du 4e anniversaire de la béatification de Sainte Thérèse-de-l’F.nfant-Jésus.Le nom du curé Lévéque restera toujours lié à l’église Sainte-Thérèse comme son fondateur.Son dévouement en portant secours aux paroissiens dans les difficultés des premiers jours, son travail pour doter la paroisse d’un temple moderne, ne connaissaient pas de boine.L’église fut consacrée par S.E.Mgr Melançon en 1950.Sa construction et sa riche décoration ont coûté près de $600.-000.1943 que date l’origine d’un nom-fa r e d’associations paroissiales.C’est dire combien les paroissiens de St-Jacques ont mérité de pouvoir enfin le 22 août 1948, célé-bier leurs offices dans leur propre église qui fut terminée le 1er novembre 1948 au coût de $500,000.Eglise d'une architecture t ès réussie; par ses grosses pierres naturelles, elle rappelle les racines terriennes du Canadien-français, par la beauté de ses proportions dépouillée d’artifices elle exprime un élèvement vers les valeurs spirituelles et la vraie foi qui est simple.L'effet transcendental de lumière derrière l’autel qui semble nous venir de l’Au-oelà mérite aussi une mention spéciale.Nous nous trouvons ici en présence d’un style qui est à la fois traditionnel, autochtone et moderne et, pour ces raisons, il faut souhaiter qu’il ait des répercussions au delà de l’architecture religieuse.Malheureusement, le curé Provencher ne devait pas survivre longtemps à l’accomplissement de l’église, oeuvre à laquelle il avait voué tant d’efforts: sur le chemin de retour d'un pèlerinage à Rome durant l’Année Sainte, il fut une des victimes de l’accident d’avion au mont Obiou.Depuis 1942, Arvida a une seconde paroisse, celle de St-Jac-ques-le-Majeur.Insensiblement, un nouveau quartier s’était développé autour de la rue Vaudreuil.quartier qui subit un accroissement soudain parallèlement à l'expansion des usines avec la guerre.Après plusieurs requêtes, Mgr Melançon, évêque de Chicoutimi, décida la fondation de la nouvelle paroisse et, le 6 octobre 1942, le nouveau curé, M.l’abbé A.Provencher la prit en charge: la nouvelle paroisse ressemblait plutôt à un chantier qu’à autre chose, les rues se trouvant encore à l’état d’ornières et un grand nombre de maisons en état de construction.Nouvelle paroisse, mais sans église! La compagnie d’Alu-minum mit à la disposition des fidèles la salle de récréation nouvellement érigée pour les pensionnaires des Camps Vaudreuil.Or.la population de la paroisse augmenta si rapidement (le “Wartime Housing” ajoutant 500 maisons à la paroisse) qu’au cours de 1943.cinq prêtres célébraient huit messes chaque dimanche et fête d’obligation pour la nouvelle paroisse! Même sans pouvoir se grouper autour d’une église, la vie paroissiale se développa rapidement: c’est déjà de l’année Il est réservé à une autre page du Lingot de parler des associations qui se sont développées d'une manière si intense dans les deux paroisses, tels que les oeuvres du Tiers-Ordre de Saint-François, des Dames de Sainte-Anne, des Cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne-d’Arc, de l’Association Chorale et de la Croisade Eucharistique pour les jeunes.Nous avons parlé des deux paroisses desservant la population catholique d’Arvida qui, en 1943 était de 91.58% du total.Il nous reste à parler des 8.42% réunis soit dans l’église Anglicane, soit dans l’église Unie.Les offices religieux de ces paroisses furent célébrés depuis 1928 par le révérend-fondateur H.-B.Campbell, dans une église commune au coin des rues Radin et Moissan.Or, avant que celle-ci brûlât en 1946, l’église Anglicane s’était déjà retirée et occupait un bâtiment provisoire sur le r boulevard Ta.chereau.EYi 1950 enfin, l’érection de deux jolies églises, semblable à deux soeurs jumelles par leur voisinage, était complétée.Autour o’elles se groupe une vie paroissiale active: chorales, Women’s Association, Ladies Guild, Women’s Missionary Association.*¦>#* ¦ EGLISE SAINTE THERESE DE L ENFANT-JESUS inaugurée en 1928 ef rénovée en 1950. VI Le Lingot, Arvida, jeudi 19 jiin 1952 ¦ ¦ P H ' x xï'./ : ".x EGLISE SAINT-JACQUES terminée en novembre 1948.ORGANISATIONS MUNICIPALES LA charte de la ville du 2* mars 1926 est régie par la Loi des Cités et Villes de la Province de Québec.Elle prévoit un conseil municipal de trois membres.portés à sept depuis 1950.Les premiers échevins étaient nommés par la charte: MM.J.A.Vallerand, J.-P.Walsh.Frank-E.Dickie.Ce conseil a siégé le 7 mai 1926 pour la première fois.Mais déjà en 1931 la première élection par les contribuables eut lieu.Le maire de la ville est élu par les échevins mais à partir de 1953, il le sera comme les échevins eux-mêmes, par les contribuables.Depuis 1952, le Conseil est salarié.Dès 1928 la cité d’Arvida entreprenait d’administrer ses propres services municipaux tels les travaux publics, l’installation de l’égoût.etc.En 1936, la Compagnie vendait son système d’aqueduc à la ville, ce qui permettait à cette dernière de compléter des services qui sont remarquables à maints point de vue; il suffit de citer les premiers prix remportés par la cité d’Arvida lors de concours nationaux pour la protection contre le feu.A son début, la ville fut placée sous le régime d’une gérance municipale, système qui avait fait ses preuves dans des villes telles que Shawinigan Falls réputée pour leur administration exemplaire.Le premier gérant, M.H.-R.Wake occupait en même temps la position de surintendant des propriétés d’Alcan, qui.à cette époque, était presque le seul propriétaire.Or, ces circonstances ont disparu progressivement avec l’augmentation des propriétaires particuliers.Le rôle croissant des contribuables peut être souligné par le fait qu’il y a actuellement 443 résidences privées et 35 postes commerciaux détenus par des particuliers à Arvida.L’importance des propriétaires quant à l’avenir de la ville est grande, et nous croyons que beaucoup dépendra de leur initiative qui est vue d’un oeil bienveillant par les administra leurs municipaux et par la Compagnie.Ils forment, d’ailleurs, depuis 1949.la Ligue des Propriétaires.Celle-ci est appelée non seulement à protéger les intérêts de ses membres, mais aussi à formuler des idées et prendre des initiatives dans le domaine de Turbanisme, des écoles et de la municipalité en général! Elle a déjà pris, dans sa courte exis- tence.d’heureuses initiatives du point de vue de l'aménagement urbain.Ainsi la Ligue sera sans doute un element important en vue d'un emploi judicieux du budget de la ville qui approche actuellement le million de dollars.Quatre maires se sont succédés a Arvida depuis le debut: M.Frank-E.Dickey, en 1926, et la même année M.J.-P.Walsh, le Dr.Arthur Riddell de 1928 à 1941, et depuis M.J.-L.Fay.Le Conseil municipal se compose actuellement de MM.J.-L.Fay, E.Muckle, B.-E.Bauman, F.Fillion, E.Martel, A.Drolet, B Brassard, M.J.-A.Fréchette est secrétaire-trésorier de la ville de-puis 1932.M.R.-A.Lemieux remplit les fonctions de gérant de la ville depuis 1943 et a contribué dans une large mesure à l'organisation actuelle des services municipaux.Le développement de la ville s’exprime aussi par le chiffre de sa population: 3,500 en 1928, 1.658 en 1933 (le chiffre le plus bas), 2,136 en 1936, 2,647 en 1939, 12,280 en 1943 (comprenant 3,167 1946, 10,983 en 1949 et 11,131 en habitants des camps), 8,504 en 1951.D’après le recensement fédéral de 1951 la population s’est multipliée de 2.34 fois par rapport à celui de 1941, ce qui fait preuve d’un développement étonnant.Afin de déterminer le caractère de la ville, il est intéressant d’apprendre qu’en 1946 la population consistait de 86.85 de Canadiens d’origine française, de 12,07% d’autres sujets britanniques et de 1.08% d’étrangers.On estime qu’environ la moitié des 12.07% consiste en étrangers non-britanniques nationalisés Canadiens et provenant de 22 nations différentes.Si Arvida est essentiellement une cité canadienne-française, elle est aussi en quelque sorte, une “ville des Nations-Unies’’.Arvida mérite sans doute ce titre si l’on tient compte de la réussite de T’union’’ accomplie dans cette ville entre les représentants des différentes nationalités par rapport à celle qui échoue sur le plan international.Une autre trait typique de la population, c’est sa jeunesse; cette caractéristique constatée en 1929, alors que 50% de la population avait moins de 18 ans et une seule personne plus de 60 (c’était une femme et elle refusa de divulguer son âge!) devait rester symbolique pour l’avenir.DÉVELOPPEMENT D'ARVIDA L’ACCROISSEMENT rapide de la population d’Arvida s’est fait prmcipalement en fonction du développement extraordinaire de ia vallée du Saguenay pendant la deuxième guerre mondiale.A un moment où il devint urgent de produire de grandes quantités d’aluminium pour subvenir aux besoins énormes des alliés il se trouva que des ingénieurs de l’Aluminum Company of Canada qui avaient conçu des plans en temps de paix pour un vaste développement éventuel eurent soudainement la tâche de réaliser ces plans dans le plus bref délai possible.Tandis que l’on organisait le transport de la bauxite et des autres matières et que l’on procédait à la cons-tiuction de nouvelles usines, on entreprit le harnachement des forces hydrauliques du Saguenay à Shipshaw.Cinq grands barrages furent ajoutés et une deuxième centrale.Shipshaw no 2, fut construite.Un long canal fut creusé dans le roc solide, les eaux du Saguenay furent détournés de leur cours ancien, contenues par des murs et dirigées vers les vannes conduisant à la nouvelle centrale.L’entreprise qui normalement aurait dû être réalisée en cinq ans fut terminée en l'espace de trente mois.La centrale d’Isle Maligne et les deux de Shipshaw produisaient alors plus de 2,000,000 h.p.et la vallée du Saguenay devenait le plus grand centre d’aluminium au monde.Des milliers d’ouvriers travaillaient à assurer cette production considérable d’aluminium qui contribua si puissamment à la victoire finale.Depuis la guerre, la production d’aluminium s’est maintenue à un très haut niveau, ce qui a permis à Arvida d’envisager l’avenir aves confiance.Afin d’être en mesure d’assurer la stabilité de la production et de garder ses employés au travail, la Compagnie a entrepris la construction de deux nouveaux barrages à la Chute-du-Diable et à la Chute-à-la-Savane.URBANISME L'URBANISME est un facteur important dans le développement d’une ville.La plupart des cités, dans le passé, se sont agrandies sans plan, sans prévision; ce qui devait créer maints problèmes pour les générations à venir tant au sujet de la circulation, de l’hygiène qu’à certains points de vue esthétiques.On s'efforça d’épargner de tels inconvénients à Arvida.Il est donc indispensable pour une ville “née d’hier” et se développant aussi rapidement, de se soumettre à certains plans et règlements; car chaque nouvelle maison doit être intégrée dans tout un système de routes et de services comme celui de Teau, de l’électricité, des égouts, etc.Semblable ordonnance prévue de longue date a marqué le développement d’Arvida.Cette manière de procéder a permis d’éviter ces conditions de logement malsaines ainsi que des constructions de mauvais goût.Grâce à ces plans on a aussi prévu l’aménagement de terrains de jeux et de parcs dans plusieurs parties de la ville, qui sans cela serait peut-être devenue une masse compacte de constructions.Il y a probablement peu de villes au Canada qui dépensent proportionnellement autant qu’Arvida pour un embellissement de ce genre.Dans les grandes lignes, Arvida s’est développé en plusieurs étapes qui sont les suivantes: en premier lieu, près de 300 maisons furent construites en 1926 aux alentours de l’église Sainte-Thérèse, sur les rues Radin et Mois-san et au centre de la ville.“Le quartier de Vaudreuil" fut inauguré en 1928 par quelques logements, mais ce fut à peine une inauguration.La crise des années de 1930 devait interrompre toute construction.Celle-ci reprit en 1936 sur le boulevard Taschereau.Les usines ayant considérablement augmenté leur production durant la guerre, on entreprit la construction de plusieurs nouveaux quartiers afin de loger une main d’oeuvre beaucoup »qrc nompreuses.Ces nouvelles habitations furent élevées durant les années 1939 à 1943.L’appellation des rues fait aussi partie de l’urbanisme.D’où viennent leurs noms?Les uns évoquent le souvenir de grands savants qui ont contribué au développement des sciences et sans qui l’industrie moderne serait inconcevable; d’autres rendent hommage à des pionniers de l'industrie de l’aluminium.Mais nous y trouvons aussi le passé local reflété dans les noms de premiers colonisateurs.Le mot ’ Radin’’ p r contre est bien plus ancien que la ville: c’est ainsi que les cultivateurs de l’endroit appelaient tout le plateau d’Arvida il y a bientôt 100 ans, parce qu’ils semblaient lui trouver une certaine ressemblance, par sa topographie, avec le fameux fort “Redan” de la guerre de Crimée.Des plans sont en voie de préparation afin d’ouvrir au fur et à mesure de nouveaux quartiers susceptibles d’accueillir une population de 20,000 à 25.000 âmes.La municipalité, pour faire face à ses fonctions croissantes en ce sens, a adopté un règlement de construction comprenant des restrictions semblables à celles d’autres villes afin de maintenir un logement de bonne qualité.Depuis 1943, il existe aussi une commission d'urbanisme consultative.La Compagnie a construit la majeure partie des résidences privées, mais toujours dans l’idée de les céder au fur et à mesure et de voir, un jour, la population propriétaire de ses propres logements.Sur le chiffre total de 1,912 logements à Arvida.nous trouvons 443 résidences détenues en 1951 par des particu- liers.En outre, la Compagnie est actuellement en train de préparer une étude qui permettrait aux particuliers d’acquérir des maisons à des prix et des conditions raisonnables.Nous espérons que ce projet aura du succès, qu’un nombre de familles préféreront devenir les propriétaires privés, maitres chez-eux au lieu de rester seulement locataires.E-videmment, il faut faire un effort pour devenir propriétaire et il est bien aisé de rester locataire d’un loyer modique tel que la Compagnie les pratique; mais sans effort personnel, il n’y a jamais satisfaction profonde dans la vie! Le commerce s’est développé de pair avec la ville.Des magasins des plus modernes se sont installés, et la ville dispose actuellement de 35 postes commerciaux détenus par des particuliers.Nous ne rendrions point honneur au développement urbain sans faire mention de quelques aspects architecturaux et des grands efforts réunis de la population, de la municipalité et d’Alcan pour embellir la ville.Dès le début, la Compagnie a encouragé l’entretien des jardins en distribuant des prix et Arvida fut bientôt connue comme la ville des fleurs.Des parcs ont été a-ménagés souvent là où il y avait précédemment des ravins peu accueillants.Tous ces efforts individuels et une fortune entière ont contribué à donner à la ville l’air si plaisant d’un quartier résidentiel.En outre, plusieurs bâtiments sont la preuve que la Compagnie a visé plus haut que ne l’exigeaient ses propres besoins matériels.Le Saguenay Inn bâti en 1939-40 au coût de $529,-000 et Britanny Row sont bien plus que des constructions utilitaristes.Se rattachant aux vieux manoirs de la province de Québec, d’origine normande, ils expriment la transposition du pro- • ¦ ' .MÊm æilll «J» >: >•* b* A< *4 * v v’.\ •>' VUE DE LA CENTRALE NO 2 DE SHIPSHAW.Au premier plan, le pont Arvida entièrement construit en aluminium. VII Le Lingot, Arvida, jeudi 19 juin 1952 MP M ^ •^cKixjî .:-.Ippfpfip -A'#.^y.v ««?*$** i^jj|Cï^(y»V fvC j^v- W*-: 1 '• » .¦•• •f LE CENTRE DE RECREATION d'Arvido érigé par la Compagnie en 1943 en vue de donner un foyer aux principales activités athlétiques et récréatives d'Arvida grès matériel dans un cadre de valeurs spirituelles, l’essai, peut-être, de développer une nouvelle éthique.Nous en reparlerons plus tard, car l’architecture est un moyen comme peu d’autres se prêtant à découvrir l’esprit et les conceptions de ses auteurs.Nous voudrions être complet, mais il est probablement superflu de rappeler la construction du pont en aluminium d’Arvida dont l’inauguration, en 1950.est certainement encore dans la mémoire de tous.En résumant, il nous semble indispensable de rendre hommage à la Compagnie pour ce qu’elle a fait dans le domaine de l’urbanisme, pour la ville et sa population.Elle a dépensé pendant cette période de 25 ans près de $9,000.000 en constructions, sans tenir compte de la valeur des terrains qu’elle a dû acquérir à l’origine.A ce chiffre, il faut a-jouter le déficit considérable dû aux loyers modiques, à l’entretien et à l’embellissement des maisons et des terrains que la Compagnie doit absorber chaque année.Cet effort de la part de la Compagnie est impressionnant, mais il était sans doute nécessaire.Or, nous espérons qu’à l’avenir l’esprit de la population s’affirmera de plus en plus aussi dans le domaine architectural par une participation croissante de la construction privée: Arvida a de beaux exemples au point de vue style et goût, les terrains sont là, entourés d’un beau paysage; l’effort individuel et une série d’années d’économies strictes en valent sûrement la peine.Combien de ces beaux édifices historiques petits ou grands, que nous admirons aujourd'hui en Europe, ont comporté de grands sacrifices de la part de leurs auteurs! Nous nous réjouissons aujourd'hui de les regarder, mais nous ignorons souvent le renoncement qui fut leur prix.Nous vivons au jour le jour, tandis que nos ancêtres agissaient pour plusieurs générations à venir.Qu’est-ce que nous laisserons à ces générations qui suivront?Cette question vaut de temps en temps la peine d’être posée.nés à Arvida - concerts d’été, concert annuel avec la coopération de grands artistes, concert pour la Croix-Rouge et à l’occasion des fêtes religieuses ei civiques - elle en a remportés aussi en dehors d'Arvida où elle est reconnue comme un ambassadeur officieux de la Cité.Sa réputation lui a valu une bourse d'un cours dans une école de musique.La Compagnie a dépensé environ $868,000 durant les 10 dernières années pour des centres de récréation et leur entretien; ces avantages sont à la disposition de tous.Il est donc laissé à l'initiative de la population d’en faire usage.Si le Centre permet de pratiquer maints sports d’hiver ou d'intérieur, Arvida et plus spécialement ses environs offrent une variété presque infinie de sports d'extérieur, que là population peut poursuivre individuellement ou sous forme de clubs: le plus important, en été, est sans doute le "Saguenay Country Club” disposant d’un golf magnifique sur les bords du Saguenay.C’est à l’emplacement du trou no 2 de ce golf que fut situé autrefois Glenfield House, la maison et les dépendances de Simon Ross.L?ski, la chasse, la pèche, le baseball, la natation et maints autres sports sont à la portée de tout le monde.La présence immanente de l'industrie et du commerce a donné naissance à un troisième groupe d’activités appelées professionnelles: elles s’expriment par l’existence du Syndicat des Employés de l'Aluminium d’Arvida, de la Chambre de Commerce, fondés, le premier en 1937, la seconde en 1946.Le Syndicat a contribué à l’amélioration progressive de la condition des ouvriers.Mais il ne faut pas oublier que cette amélioration a été possible grâce a une direction éclairée qui s’est efforcée d’alléger le travail des ouvriers en introduisant des méthodes scientifiques établies à la suite d’études physiologiques portant sur l’effort r°quis pour accomplir chaque tâche et en prévoyant des périodes de repos correspondantes à l’effort fourni.De plus des capitaux considérables ont été investis toujours à nouveaux dans l'entreprise afin de mécaniser, de moderniser et d’élargir les o-pérations.Nous sommes convaincus que le Syndicat exerce une fonction aussi importante qu’utile aussi longtemps qu’il considère comme son devoir premier de formuler les besoins des employés et aussi longtemps qu’il fera valoir ses exigences dans un esprit de coopération.La Chambre de Commerce joue un rôle important quant au développement et à la protection du commerce de la ville.La tâche d’attirer d’autres industries dans la région nous semble devoir attirer son attention toute spéciale.Ses efforts pour la Semaine de l’Education lui ont valu le premier prix de la Province.Elle participe activement dans la campagne annuelle pour la prévention des incendies, dans la Semaine de Nettoyage et d’em-belbssement.C’est à son initiative que nous devons l’exposition commerciale et industrielle.Nous voudrions examiner dans un quatrième groupe les activités de culture: dans le domaine de la musique, il existe à part la fanfare déjà mentionnée 1’“Arvida Choral Society”, dans le domaine du théâtre les "St.Georges Players”.Le Canadian Club of the Saguenay a su attirer un nombre de conférenciers remarquables.Grâce à une heureuse initiative de l’Association Athlétique, une bibliothèque a été créée à Arvida il y a quelques années.L’impor- tance de cette institution comme moyen de liaison avec les grands courants de notre siecle est souvent sous-estimée à notre époque si peu propice à la réflexion et nous inondant de littérature sans valeur.N’oublions point de mentionner 1’ "University Women’s Club”, l’Education des A-dultes, et la Société du Film d’Arvida.En conclusion, il faut admettre qu’un nombre d’environ 120 associations, prenant à sa charge l’occupation de la population pendant son temps libre, est considérable.Le choix à la disposition des Arvidiens peut se comparer à celui d’une ville de 100,-000 habitants! La vie intense de la famille et de la paroisse, la proximité de la campagne, de la forêt et de l’eau, le grand nombre d’activités sportives permet sans doute d’élever ici une génération extraordinairement saine et forte moralement et physiquement.Or, la jeunesse adolescente a une tendance naturelle à briser le cadre social existant.Elle cherche à évoluer au delà de ce cadre.Il lui faudra peut-être une organisation au sein de laquelle elle pourrait débattre toutes sortes de problèmes de la vie, d’ordre psychologique, politique, historique ou autres, une organisation susceptible de développer le goût des arts, la connaissance de l’architecture; ce dernier domaine mérite certainement un intérêt plus grand, spécialement dans la province de Québec qui dispose d’une belle tradition architecturale.Si la jeunesse est d’avis que pareille organisation n’existe pas, qu’un cadre permettant une nuance plus avancée d’évolution manque, eh bien! pourquoi ne la créerait-elle pas elle-même?Toutefois, et répétons-le, les avantages qu’Arvida présente socialement pour toute la jeunesse préadolescente et la vie de famille sont tellement prépondérants que certaines lacunes pour une jeunesse plus évoluée paraissent bien petites et prennent des proportions d’autant moins significatives que la jonction avec des centres plus grands, tel Québec, est facilitée de nos jours.Les occasions où l’activité sociale de toute la population se concentre sur un événement ne sont pas trop fréquentes dans 25 ans d’histoire.La fête de la victoire en fut une: le 8 mai 1945 fut célébré par une messe solennelle, des services religieux, un cortège, un concert de fanfare, des feux d’artifice et des allocutions.Il reste un domaine de mérite spécial pour Arvida que nous n’avons pas encore traité: VIE SOCIALE y tNE distinction semble s’im- poser entre deux périodes différentes: la première est caractérisée par une société jeune qui voue tous ses efforts à la création de son foyer: oeuvre commune unissant tous dans un sentiment de fraternité.La seconde période marque une retraite dans le foyer familial: presque chaque famille ayant sa maison individuelle - trait typique d'Arvida - chaque famille ayant un nombre souvent considérable d’enfants à élever, il est tout naturel oue les activités sociales se concentrent principalement autour du foyer: c’est au sein de la tamille qu’il faut chercher et découvrir la vie sociale, avant tout.Ce fait “arvidien” nous semble d’autant plus important que le foyer est sans doute la base d’une société saine, d’une nation même; or de nos jours, il a perdu sa valeur à tant d’endroits et ceci sans que nous soyons déjà en mesure d’en constater les répercussions dans toute leur complexité.Les foyers d'Arvida se groupent auteur du clocher; ce fait nous fournit un second élément de la vie sociale: la paroisse.Vie familiale et vie paroissiale absorbent certainement la plus grande partie du potentiel social de la population; mais en dépit de cela Arvida a connu un déploiement d’activités sociales considérables.Nous ne pouvons pas à cet endroit tracer l’histoire de chacune de ces organisations, mais nous pouvons les grouper.Un nombre d’organisations paroissiales formant un premier groupe ont été nommées.Un second groupe comprendrait les organisations sportives: l’Association Athlétique et Récréative d’Arvida Inc., dont l’origine remonte à 1926, en est, avec toutes ses sociétés affiliées, de loin la plus importante.C’est elle qui administre le Centre de Récréation, bâtiment érigé par la Compagnie en 1943 dans le but de donner un foyer à maintes activités Le Centre comprend un auditorium qui sert de salle de spectacles, de concerts et de danse, une arène servant au hockey et au patinage, des salles de badminton, de jeu de quilles - sport très populaire à Arvida - pour des assemblées de clubs, de joueurs d’échecs et pour la fanfare; les débuts de la fanfare remontent à 1930.Depuis 1936 elle a connu un essor qui en fait le corps public le plus important.Elle compte 47 membres actifs et elle est une des rares fanfares de la Province qui soit dirigée par un chef professionnel.Ses succès ne se limitent point aux concerts don- mm sfs «r * ?ECOLE NOTRE-DAME-DE-L'ASSOMPTION terminée en 1951.Les lignes modernes, la propreté, les salles éclairées reflètent la qualité des enseignements que l'on y trouve à l'intérieur VIII Le Lingot, Arvida, jeudi 19 jeïn 1952 vsassaMHMMsd - ¦ • .y ^ - :'." - - ¦ -." ¦:- ' .¦ ÿ:;: ¦ .*>x xfcoc- boàco^' *4 «N* «< ****««*»*'
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