Le lingot : un journal du Saguenay, 1 janvier 1954, Supplément
Le Lingot Un journal du Saguenay La culture est de ses relations avec nous et ailleurs que une curiosité désintéressée que l’individu a de soi-méme, de son milieu, l’univers: c’est une recherche de ce qui a été pensé, senti, exprimé avam chez-nous.André SIEGRIED Arvida.jeudi, 28 janvier 1954 ta relations McialeA et culturelle^ au Canada Cet article a été tiré de Canada-1952.Il e t reproduit avec la permi siou de l'Imprimeur de la Reine qui nous pracieuseineut prété les photos.J.(’J a rts s créa tea rs Le Canada, semble-t-il.entre dans Uiie nouvelle ere ae deve-l^p^em.nt culturel intense.L'in-Lret que suscitent les arts sous touns »eurs formes croit de favon marquee uepuis 1946.et les mi-tiaii.eo culturelles prennent de plus ei plus d'importance dans ia vie et les préoccupations ues canauiens.Ces progrès on peut le^ annbuer à nombre de facteurs.les uns domestiques, les autres a’ongine extérieure.Depuis la fin de la guerre, les de-placements sont plus faciles, plus rapides et, partan., plus nombreux, ce qui a permis un ^chun-ge remarquable, entre le Canada et d'autres pays, de personnes versées dans les questions culturelles et intellectuelles: des compagnies ambulantes d artistes.des Etats-Unis et du Royaume-Uni surtout, ont aiguisé l'appétit des Canadiens pour les spectacles musicaux, dramatiques et chorégraphiques de qualité: l'attention croissante qu'ils portent à.l’oeuvre de l'UNESCO a incité les Canadiens à s’intéresser davantage à la culture sur le plan international: la publicité rue la presse a accorde aux séances publiques de la Commission Massey a fort stimulé l'intérêt du public à l'égard des problèmes culturels et educatifs: et les abondants témoignages a^-por‘és par les périodiques et la radio sur la faveur grandissant?dont jouisent les arts en d'au"res ravs ont soulevé beaucoup d'intérêt au Canada.Bien que le mouvement ar-tistnue soit aujourd'hui vigoureux dans chaque partie du pays, il est nour une grande pan puremeiU local ou régional et les cond tions propices à l'éclosion d'un sens national dans le domaine culturel sont très faibles ou inexistant.Cet la une situation qui a maintes fois retenu l’attention au cours de l'enquête de la Commis ion Maisey, et les propositions pour y remédier constituent quelques-uns des voeux les plus imp i -tants contenus dans le Rapport.Des Canad:ens de toutes les con-dhmns «ociales s’inquiètent fort de ce que la nation n’ait pu u -ussir à établir des cadres, u-réguliers peut-être, mais favorables à une culture et à un a-~ vei^ppement intellectuel nala -naux.L'inférêt nour les arts s est teilem°nt répandu et général -sé qu’il est o.ifficik d'en donner en quelques m^ts une idée iustr; tout au plus, peut-on tenter de fjtpr pnplnnes exemples bien caractéristiques.it té rat are 67)OUIt lu première fois, les Canadiens peuvent envisager sur le plan national leurs divers 1 services et institutions culturels et se faire une nouvelle conception ae leur valeur et de leurs possibilités de développement.Le Rapport de la Commission royale des arts, des lettres tt des sciences au Canada”, très recherché depuis qui’I a été déposé au Parlement le 1er juin 1951, fait une étude des organes d’information collective que sont la radio, la télévision, 1?cinéma, la presse et les périodiques, dont 1 » p oduction montante en provenance des Etats-Unis tend à réprimer plutôt que stimuler les effo ts canadiens; des galeries, musées, bibliothèques et archives insuffisamment soutenus: da pressant p;oolème des universités, gênées par leurs maigres ressources: de l’insuffisance relative des travaux d’érudition dans les humanités et les sciences sociales: de la situati n des arts ciéat-U s et de leur valeur inestimable pou • la vie canadienne: et enfin, des en ;agoments du Canada à l’égard de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Sc e:ice et la Culture et de la "projection du Canada à l’étranger”.Point n’est besoin de tenter de résumer les recommandations de la Commission quand il est si fac’L* de consulter le rapport lui-rnéme.La plus importante est la création d’un organisme d’Etat, dmt les fonctions seraient pa tie consultative, partie administrative, qui remplirait quant aux arts, aux lettres, aux hu nanités et aux sciences sociales un rôle semblable à celui que joue le Conseil national de recherches clans le domaine des sciences naturelles et des métiers techniques.Ce “Conseil canadien pou* l’encouragement des arts, des lett-es.des humanités et des sciences sociale rerait chargé également de stimuler les re-HCons cu’tu’illes du Canada avec l’étranger, de seivir de commission nationale pour l’U-NESCO et d’élaborer et de mettre en oeuvre ui régime de bourses d'études qui permettraient aux Canadiens les mieux doués d'étudier au p .ys ou à l'étranger et aux étudiants étrangers de venir poursuivre leurs études supérieures a a Canada.Les voeux de la Commission, qu’ils aient trait au Conseil canadien, a un réseau national de radiodiffusion et de télévision, à l’Office national du film, a l'aide financière fédérale aux universités, à un régime national de bon*ses, au Musée national, à la Galerie nationale.aux Archives publiques eu à une bibliothèque nationale, seront, au dire du premier m'nist c."d > la plus grande utilité pour le G juvernement dans l'élaboration de programmes app op' és qu.» le gouvernement fédéral pourra juger opportun clans ces divers domaines.” Les humanistes, les artistes et les artisans canadiens, à vrai dire le grand public, envisagent un** acré’é,'ation et un enrichissem nt, dans son esprit et dans son objet, de toute l’activité culturelle de la nation lorsque des mesures seront prises pour donner suite aux diverses recommandations de la Commission.SMW 7 7^.7 ' «ii! t» gggggs mm Une scene d’intermède, ballet moderne dansé aux accompagnements d’un concerto du dix huitième siècle pour hautbois et cordes de Cimarrosa par la troupe de V/innipeg.La troupe de ballet de Winnipeg maintenant connue sous le nom de Royal Winnipeg Ballet a entrepris cette année une tournée a travers les Etats-Unis et le Canada sous les auspices d’une des plus importantes associations musicales des Etats-Unis.Ce corps de ballet est le plus important du genre au Canada.Drms le domaine de la littérature canadienne d’expression anglaise, il ressort que les ouvrages des écrivains du pays doivent toujours soutenir la concurrence du flot constant de productions littéraires venues des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.Cepenuan , c^s dix dernières années un certain n mbre d’auteurs canadiens.,*p iq'*>g\*.e française et de langue anglaise, ont réussi à s’affirmer comma penseur» lucides et écri- vains de talent, et leurs ouvrages reçoivent un accueil favorable tant à l’étranger qu'au pays.Plusieurs romanciers canadiens, pour leurs oeuvres traduites ou dans le texte original, ont obtenu l’approbation générale par leur façon vigoureuse de traiter de sujets importants.C’es* aussi un motif de contentement que des ouvrages scientifiques, des thèses universitaires et des oeuvres littéraires d'origine canadienne figurent de plus en plus souvent aux répertoires biblio- graphiques de plusieurs pays.Les dramaturges, de leur côté, bénéficient d'une attention et d'un appui spéciaux au Canada depuis 1945, et plusieurs de leurs pieces ont connu des succès de librairie.La poésie, domaine dans lequel les Canadiens ont longtemps été prolifiques mais médiocres, joue maintenant un rôle plus important sur la scène lit éraire nationale.Au nombre des éléments oui ont contribué à encourager la littérature au Canada, mentionnons: le travail d'organismes bien établis.la Canadian Author's Association et la Société des écrivains canadiens; les bourses accordées par le Conseil canadien de recherches en sciences sociales et le Conseil canadien de recherches sur les lettres: les prix du Gouverneur général, les prix du gouvernement de la province de Québec ¦hrix Davidle prix du Président, offert par l'Université de Western Ontario, et le prix National, offert par l'Université d'Alberta.f» Depuis le tout début de la colonisation du Canada, la musique a joué un rôle important dans la vie des Canadiens et, aujourd’hui, toutes as villes, tous les villages comptent des sociétés qui s’occupent de la répandre, de l’exécuter et de l’enseigner.Les programmes scolaires de chaque province accordent beaucoup d’importance à l’intelligence et à l’appréciation de la musique sous toutes ses formes.Les festivals annuels de musique, auxquels prennent part plusieurs milliers d’exécutants et de concurrents, sont des événements marquants dans maintes villes importantes, et l’Association canadienne des festivals de musique est l’un des rares organismes nationaux de culture au pays.Ces dernieies années, les Canadiens ont manifesté de l’enthousiasme peur l’opéra, et l'Ecole d’opera est maintenant une division importante du Conservatoire de musique de Toronto.La Société Radio-Canada maintient une troupe d’opéra compétente.En Nouvelle-Ecosse, une nouvelle troupe a fait oeuvre de pionnier en offrant des représenva-tions excellentes d'opéra aux populations des petits centres et a reçu un accueil et un encorn a-gement bien mérités.A Toronto.Montréal.Winnipeg et Vancouver, des compagnies locales font de bonnes recettes.A Montréal, un festival annuel de musique et d’art dramafique a surmonte les obstacles de plusieurs années d'e-sai, et Je succès de cette tentative semble maintenant assuré.Dans une douzaine de villes canadiennes, les orchestres symphoniques reçoivent un appui financier de plus en plus satisfaisant de mécènes locaux et la quali'é de leurs concerts va o’a-méliorant en dépit du fait qu'aucun de ces orchestres ne peut s’offrir les services permanents de ses musiciens.On s’accorde généralement à reconnaître que les orchestres symphoniques de Toronto et de Montréal sont des ensembles de premier ordre, l es comuo^iteurs canadiens, après av.ir été (rès négligés pendant de nombreuses années, se font de nlus en oins admettre au Canada et à l’étranger, et grâce à la Société Radio-Canada et a la Broadcast Music (Canada) Inc., trouvent d’importants marchés pour leurs productions.Nombre de musiciens canadiens sont aussi invités à jouer à l’étranger, attirant ainsi l’attention de la critique étrangère sur les oeuvres et les exécutions des jeunes Canadiens.^^4rt Jni m a /iaue Le renouveau d'intérêt manifesté au Canada pour le théâtre, particulièrement depuis la fin de la guerre, se poursuit.Le Festival national d’art dramatiques, série de spectacles d'une durée d'une semaine au cours de laquelle sont entendus les groupes de théâtre de différentes parties du pays à la suite de concours éliminatoires régionaux, connait un succès exceptionnel.Au nombre des rc- Le Lingot, Arvida, jeudi 28 janvier 1954 K#' Une répétition des "Noces de Figaro" par l'Ecole d'opéra de Toronto Non seulement les grandes troupes d'opéra visitent-elles chaque année les principales villes de notre pays mais dans la plupart des municipalités canadiennes trouve des groupes d'amateurs pour monter et présenter chaque année des représentations d'opéra ou d'operette- C'est ainsi que dans notre propre ville d'Ar vida, depuis nombre d'années, l'Arvida Choral Society présente d'intéressantes opérettes de Gilbert & Sullivan.-Àrt iSan at ^ Les ressources variées du Canada fournissent la matière première aux artisans qui utilisent le bois, les métaux, ie cuir, la laine, les diverses libres et teintures et, dans certaines régions, l’argile.De nombreuses traditions artisanales découlent de la diversité des origines ethniques: celles des in-mgénes, celles des premiers colons, français et anglais, et celles ues immigres venus par la suite de toutes les parties de l’Europe et de certaines parties de l'Asie.Plusieurs gouvernements provinciaux stimulent et orientent l’avancement des arts domestiques.C’est probablement l’artisanat de la province de Québec qui est le plus répandu et le mieux connu.Il existe diverses sociétés régionales dont neuf sont affiliées ou associées à la Corporation canadienne de l’artisanat.Cette corporation compte des divisions dans cinq provinces et tient une exposition permanente à son siège à Montréal.Les recherches en sciences sociales sont l’apanage des u-niversités et des organismes de l’Etat.Elles sont sonsignées dans les documents et ouvrages officiels et dans les revues trimestrielles publiées par des organismes comme la Société d’histoire du Canada, l’Association canadienne des sciences politiques, l’Association canadienne de psychologie et l’Institut canadien des affaires internationales.Les revues trimestrielles de plusieurs universités en parlent aussi, mais, tout comme les Procès-verbaux de la Société Royale du Canada et les revues d'érudition des Etats-Unis et du Royaume-Uni, elles font une plus large place aux humanités qu’aux sciences sociales.Le Conseil canadien des recherches en sciences sociales, organisé en 1940, est destiné à favoriser les sciences sociales par ioS moyens possibles.Ses initiatives comprennent: l’assis-lance directe aux chercheurs en Sciences sociales et humanités centes initiatives importantes, en signale l’établissement à Ottawa d’un secré ariat national permanent du Festival national d’art dramatioue et des discussions bibliques plus nombreuses au sujet d'un ’’théâtre national”.La Société Radio-Canada fait appel aux meilleurs acteurs, auteurs et directeurs d’ar’ dramatique au Canada pour la représentation d'une grande diversité de pièces goûtées régulièrement par des auditeurs de tout le pays.Plus nombreux et pleins de vie, les groupements de théâtre d'été donnent maintenant avec succès des spectacles dans tous les centres populeux du Canada.A Toronto et à Montréal, des festivals de Shakespeare ont connu un grand succès.Le théâtre de langue française réussit bien à Montréal et connaît une vaste diffusion.A Ottawa, une troupe professionnelle joue régulièrement tous les jours et donne une pièce nouvelle chaque semaine.Elle a réussi à s'implanter non seulement chez les citoyens de la ville mais aussi chez un auditoire critioue interneHnnal constitué par le corps diplomatique de la canitale.Les sociétés dites de “Petit Théâtre”, qui ont ét-1 le pivot et l’insniration de l’appréciation du théâtre au Canada, continuent de se développer à travers tout le pays en dénit ou peut-être à cause de l'habitude profondément enracinée des gens à fréouenter les cinémas.Dans tous les centres urbains du Canada, on s'intéresse de.plus en plus aux arts visuels, et le domaine de la peintures n’est plus chose inconnue pour le citoyen moyen.On remarque une augmentation du nombre d'exposition et d’exposants et les louies qui visitent ces: expositions sont une source, de satisfaction pour les artistes et, les éducateurs.Des milliers, de personnes ont vu la fameuse exposition des trésors des Hapsbourgs qui a duré un mois à Toronto à l'été de ^om- bre de Canadiens ont fait de la peinture leur distraction iavo-rite ces dernières années, ce qui a eu pour résultat d’accroître sensiblement l’activité aux écoles des beaux-arts partout au pays.Les efforts que fait la Galerie' nationale du Canada a-firy de persuader les diverses autorités locales du pays d’accepter ,des expositions ambulantes sont couronnés de succès.Les divers groupes de peintr?s de toutes les villes canadiennes et, notamment, ceux de Montréal, sont ambitieux, pleins d’ardeur, et ils se sont attiré de la part du public une attention bien méritée.Le nombre des Jeunes artistes pein’res canadiens qui voyagent à l’etranger, soit en Europe, au Mexique ou aux Etats-Unis, pour y parfaire leur formation et y acquérir de l’expe-rience, grandit sans cesse; ces voyages procurent aux artistes une meilleure compréhension de leur art.Les peintres dont le Valent est reconnu trouvent un marché immédiat et profitable pour leurs oeuvres, bien que peu d’entre eux puissent encore se suffire uniquement par la vente de leurs toiles.On a reçu une preuve frappante de 1 extraordinaire intérêt du public pour le ballet lors des récents festivals de ballet canadien.A Toronto, le plus grand théâtre de la ville était rempli à chacun des dix spectacles, et à Montréal seize compagnies de ballet venues de Vancouver, Winnipeg, Toronto.Ottawa, Montréal et Halifax ont joué devant des salles c:moles.Art pour ainsi dire inconnu au pays il y a quelques années, le balle*; se place maintenant au nombre des spectacles qui attirent le plus les foules, et près de 20 000 élèves sont inscrits aux écoles de ballet du pays.Nombre de diplômés d’institutions expertes en ce domaine ont réussi à se faire accep'er dans des compagnies de réputation mondiale.Ces travaux de base ont été parfaitement mis à profit pour le lancement d’une nouvelle initiative à Toronto en 1951, initiative connue sous le nom de Balle'- national du Canada, qui est une tentative d’établir une compagnie professionnelle de balW au service de toute la population canadienne.CcoL et institu tions Les institutions culturelles du Canada regorgent d'étudiants et d’habitués.Plusieurs é-coles de beaux-arts voient leurs salles s'emplir aussi bien à leurs cours d’été leurs tours d’hiver.Citons parmi ces institutions l’Ecole des beaux-arts de Banff, la Doon behool, de même que les ecoles des beaux-ar s d’une dizaine d’u-i iversités et collèges.Les écoles des beaux-arts de Montréal et de Québec, de même que le College des arts d'Ontario, à Toronto, jouissent d’une renommée internationale.Le Canadian Arts Council, à 'ror nto, fédération de dix-sept sociétés professionnelles, et la Canada Foundation, à Cttawa, centre d’information appuyé par un grand nombre de souscripteurs particuliers, sont deux organisations nationales privées nui stimulent l ac ivité culturelle.Les sociétés de "Petit Théâtre à travers le pays permettent à divers talents dramatiques de se manifester.Ici, un metteur en scène discute avec les décorateurs.Grâce au St.Georges' Players, la population d'Arvida a l'occasion chaque année d'assister à d'excellentes représentations théâtrales qui peuvent se comparer â celles présentées par divers groupes amateurs dans les grands centres du pays- * science sociales pour des ouvrages commencés et devant être publiées; une assistance en vue de la formation d’étudiants a-vancés en sciences sociales; des recherches faites en collaboration et portant sur plusieurs domaines; des études et conférences pour seconder l’enseignement et les recherches et faire voir l’importance des sciences sociales à notre époque.Pareillement, le Conseil canadien des recherches sur les humanités, fondé en 1943, stimule les recherches dans ce domaine et aide à la publication des ouvrages qui en traitent.Au cours de leurs quelques années d’existence, ces deux conseils ont é é soutenus en grande partie par les dons de la Carnegie Corporation, de New-York, et de la Rockefeller Foundation.Le Conseil des humanités a cependant reçu des subventions de vingt universités canadiennes pendant six ans et cherche à obtenir l'aide de l'Etat.Le Conseil des recherches en sciences sociales ne veut pas que la majeure partie de son revenu vienne du gouvernement.Comme plusieurs des sujets qu'il aborde sont du domaine de la politique de l'Etat, il estime pouvoir garder une plus grande indépendance si ces fonds provien- mmm i S^|j[ ~ f Un groupe de jeunes acteurs s* renseignent en scène.Des classes en art dramatique organisées par certaines troupes théâtrales telles que le Théâtre du N ireau Monde, à Montréal, le London Little Theatre, de London, Ont., et le Junior Theatre of the Ottawa D ama League, permettent à de noubreux jeunes Canadiens d'acquérir T expérience dans ce domaine et par la suite se faire valoir sur nos diverses scènes canadiennes Le Lingot, Arvida, jeudi 28 janvier 1954 ; nm m 1 Les peintres canadiens exposent aujourd'hui dans tous les coins du monde Sous les auspices d'entreprises industrielles et commerciales canadiennes, plusieurs d'entre eux ont eu l'occasion de peindre la vie canadienne Ces oeuvres ont été par la suite montrées à l'étranger et ont été fort louangées.Bon nombre de ces peintres ont appris leur métier soit dans les différentes écoles des Beaux Arts ou encore dans les centres d'art amateur comme ceux que nous avons à Arvida.Les organismes tels que l'Association d'éducation des adultes d'Arvida ont fait beau coup pour promouvoir la culture chez les Canadiens- Des expositions qui auront prochainement lieu au Centre de récréation nous permettront de prendre connaissance des talents de nos artistes locaux- La scène ci-dessus à été prise à l'école des Beaux Arts de Banff, en Colombie Britanni que.usees Les musées canadiens s’échelonnent depuis la petite collection privée, jusqu'au Musée national du Canada et comprennent plusieurs musées provinciaux et municipaux de même que de nombreuses collections d’universités, de collèges ou de sociétés locales.Le Musée national, bien qu essentiellement consacré à l’histoire naturelle, a organisé une section importante d’anthropologie qui comprend la tradition indienne et esquimaude et de nombreux enregistrements phonographiques de chansons canadiennes-françaises et de langues anglaises et indiennes.Les Archives publiques s’occupent surtout de consigner l’histoire du gouvernement du Canada et ont réuni à cette fin une vaste et précieuse collection de manuscrits, cartes, journaux, imprimés et gravures historiques de même qu’une collection de costumes, d’armes> de pièces de monnaie et de médailles.Le Musée de guerre du Canada collectionne les trophées de guerre, les armes et les images, surtout da la première guerre mondiale.Le Royal Ontario Museum, le plus grand des musées provinciaux, possède des collections relatives à l’histoire naturelle, l’histoire générale et l’histoire des arts.Il poursuit un travail considérable de recherche et de publieVion.Les musées régio-raux logent habituellement des rvTv-sitions et des reliques du temps des pionniers.nent de sources variées et bien réparties.Les deux conseils ont exprimé l’opinion, devant la Commis sion royale d’enquête sur 1 a-vancement des arts, des lettres et des sciences au Canada, qu’il exste un pressant besoin de fonds publics pour l’institution de bourses d’études à l’intention des etudiants des sciences sociales et des humanités, en partie afin de faire contrepoids aux avantages que le Conseil national de recherches offre aux étudiants des sciences naturelles.Une e-tude entreprise par le Bureau fédéral de la staistique, ont-ils s'gnalé, a révélé que presque tous les étudiants gradués en sciences des universités canadiennes reçoivent de l’aide financière sous forme de bourses d’études ou d’emploi à temps discontinu pendant leurs études, tandis que 30 p.100 seulement r’es étudiants en sciences sociales et en humanités bénéficient d’un tel appui.)tlli tocnecjfUes et m niée5 Depuis la création de leur Association il y a cinq ans, les bibliothèques du Canada ont mis au point un plan d’action conjuguée en vue de rehausser les normes nationales de culture par le canal des services de bibliothèque et de collaborer avec les autres organismes du pays et de l’étranger qui s’intéressent à l'avancement de l’éducation, des sciences et de la culture.Appelées tout d a-b rd à desservir la localité, les biblicthèques sont à se tailler un rôle è l’échelon national et ac-c^p ent des fonctions plus im-prUantes en ce qui touche les c’gisements internationaux du Canada qui sont de leur domaine.Sur le plan national, les bibliothécaires, comme groupe, ont lancé d°s pr jets destinés a pr;-p^rer l'établissement d’une hi-hliothè'ue nationale Le premier t"\s e du g rvernement fédéral a ét* de fournir les fonds néces-sairrs * la création d’un centre •'c bibliographie, qui s’occupe pr?uell"ment à dresser un répertoire eénéral «m vue de faciliter le renérage des livres et d"CU-—*erts r'*r*,s d’intérêt national.L’oeu/re du centre s'étendra ê la reproduction sur microtilm d’impor ants documents gouvernementaux et historiques et a l’encouragement des prêts d ou-vr?ge entre les bibliothèques.Sur le plan international, les bibliothécaires collaborent, de c -ncert avec certains organismes comme l'UNESCO et les associations internationales des bibl.o-thécaires, à l’éducation des adultes et à l’tlLucation audio-visuelle.L’Association canadienne des bibliothèques a entrepris la publication d’un Index canadien, qui cataloguera 53 périodiques canadiens, les films réalisés au Canada et divers imprimés intéressant les bibliothécaires.Fîie a reproduit sur microfilm 61 des nremiers journaux du pays â l’in'ention des savants en quête de renseignements historiques.Grâce aux efforts de l’Association, une semaine nationale du livre pour enfants a été lancée en vue d’initier les parents, les instituteurs et les organismes qui s’occupent de la jeunesse aux goûts littéraires des jeunes et de présenter des listes de livres recommandés pour les enfants et les adolescents.Les bibliothèques collaborent avec les écoles et les ministères provinciaux de l’Instruction publique en vue de fournir des livres et des documents de référence e‘ dQ renseigner les enfants sur l’utilisation de leurs services.A plusieurs endroits, la bibliothèque a introduit des programmes de films éducatifs de coi-rrrt avec l’Office national du f’im, la Société nationale du Film et le ministère de l’Ins-truc'ion nublique et elle est le dér** central des films destines â l’éducation visuelle dans les écoles et les organismes scciaux.L^s bibliothèques publiques du Canada, sans Terre-Neuve, possèdent environ 6 800 000 volumes, dont les deux tiers sont concentrés dans 52 villes.Les abonnés, au nombre de 1 200 000.cn-rruntent chacun une moyenne de 18 volumes par année.On P’-ê e environ trois volumes aux adultes pour deux aux enfants.Dqus l’ensemble, les bibliothè-nues scolaires comnlètent le service public.Les bibliothèoues commerciales d0 prêt et les a-dçs particuliers contribuent pour une forte nronor nn dos vohimes lus par les adultes.A Terr**-Veuve, les Hbli',f.be-q”qs .«on* régies p?»r la Commission des bibliothèques publi- i Béatrice Lennie, femme sculpteur de Vancouver près d'une tète d'Hippocrate, partie d'une oeuvre qu'elle a créée pour le nouvel immeuble de l'Académie de médecine, à Vancouver (C.-B ).Au cours de l'été, cette artiste a donné des causeries à la radio sous le titre "Art Every Day".ques, qui relève du ministère aes Affaires domestiques et de 1 Instruction publique.Le service comprend la Gosling Memorial Library, à Saint-Jean, la bibliothèque circulante et les bibliothèques régionales.Le service rural dans les vieilles provinces s’est un peu amélioré, grâce à l’établissement de nouvelles biblothèques régionales et au perfectionnement de la distribution des livres aux petites bibliothèques régionales de campagne.Compte non tenu du Québec, dont les biblio hè-ques paroissiales ne sont pas comprises dans le relevé statistique, le service rural a passé de 5 à 13.5 p.100 depuis 10 ans.r n Nouvelle-Ecosse a ouvert quatre nouvelles bibliothèques régionales: dans la vallée de l’An-no^olis, l’île du Cap-Breton, ntcton et Colchester-East-Haats.La Saskatchewan a é'abli à r,rincp-Albort la rrrmière bibliothèque régionale d’un réseau provincial En Ontario, le service régional est assuré par un ensemble de treize bibliothèques coopératives do comté et do six grandes bibliothèques de townshin.Les biblio’hènucs régionales de i’Ile-Hri-n-ince-F-iouard et de la Co-Lmbie-Britannique signalent u-re Von dp 5 et do 12 p.103 de la circulation.La Galerie nationale a réuni une collection permanente de peintures et sculptures, de gravures et dessins, choisis parmi les oeuvres anciennes et contemporaines de diverses parties du monde.La section canadienne, ii va sans dire, est la plus com- plète.Cette collection est mise à la disposition du pays tout entier, par l’intermédiaire de catalogues, photographies, reproductions en couleurs, films, e-missions radiophoniques et, dans une certaine mesure, au moyen de prêts.Le travail d’extension de la Galerie comprend l’organisation d’expositions de collections étrangères et l’encouragement de l’art industriel canadien.L’Association canadienne des musées a été organisée en 1947 en vue de faire office de bureau de renseignements intéressant particulièrement ces institutions, d’encourager la formaton de leur oersonnel et de favoriser la coi-labOr'atidn avec les musées étrangers.J,,/ clt onnauon eô m aises La publication de périodiques au Canada a atteint une valeur de, $141,495,394 en 1949, dont $$8‘,034,.677 proviennent de la réclame et 39 milions, des a-bonnements ou de la ve.nte.Les livres imprimés et reliés s’élèvent à une valeur de $18,370.-000.La valeur des abonnements canadiens à des périodiques e-trangers est inconnue mais elle dépassé probablement celle des abonnements étrangers à des périodiques canadiens.Les importations enregistrées de livres et .autres imprimés ($36,077,922) _'x-cèdent les exportations ($2.634.-099).Il semble que le prix de revient par Canadien des livres brochures et périodiques est d’environ $10 par année, dont la moitié à peu près est payée di-rec ement et la moitié indirectement, soit par la réclame.La grosse part revient aux journaux, soit au delà de la moitié du total.Quelque 100 quotidiens (éditions du matin et du soir comptées séparément) sont publiées au Canada, leur tirage g!obal déclaré s'élevant à plus de 3 millions d’exemplaires, dont à peu près 80 p.100 en anglais en le reste en français, sauf un petit nombre en yiddish ou en minois.Dix journaux, qui tirent à quelque 100,000 ou plus, réunissent plus de la moitié du tirage.Les villes absorbent bien au delà de 90 p.100 du tirage des journaux.Les publications hebdomadaires ou mensuellees.dont le tirage total excède un million, comprennent une foule de publications rédigées en langue étrangère: ukrainien, allemand, yiddish, polonais, etc.Les hebdomadaires sont beaucoup plus lus que les quotidiens dans les régions rurales, Le tirage des revues canadiennes était d'environ 10 millions en 1949.Les revues consacrées au foyer, à la vie sociale et au bien-être public sont les plus populaires, suivies de celles qui traitent de sujets agricoles, puis de celles qui s’intéressent aux questions religieuses.r L avi-c p/ownee canajèenne a ses propres potiers qui excellent à produire dos couvres d’art typiques de la région où ils demeurent et mettent en va-brr l'art sanat canadien Kjeld et Erica Deichmann opèrent une poterie à Cf f’en Royal, Nouveau-Brunswick- Leurs pièces sont en très grande demande au pays et à l'étranger. *** Le Lingot, Arvida, jeudi 28 janvier 1954 MARIA CMAVTCIAINE COÜH1RY #,M •»»#% B ^MUA^MOUCMOUAfC B H I bf ST PRIME._ À' ROM KVAL 1 ‘""“/mtn POlNJt bLLUE vSV« %V^V' \ v*»v»vv»' *\\\ R PCKlfeONKA otMi a^^*' " ILE AUX COUlEUVkFS CHAi^AORO ILE Of IA IRAVf R5L POINTE A LA, SAVANE f RfAfl^ORESTATlON '©A>U ST MLNAI Df TAILLON R ME T AM.I CHOU AN LITTLE OlSCMAKOft.grand ** discharge ST JCRÔMÎ ST COt/o Dt MARIE A A t*Ut RIVIERE VERT D A.!» H A W CMU T t A CARON JONOU NOCAMI % KPlOOf ARV R CHIC OUT t N TALBOT BOULEVARD TO QUEBEC 0 I Chicoutimi BA&OT PORT ALFRED MAHA Lake Sf John, whence flows the Saguenay, is an old beaver pond, made by Mist'amisk in the long ago That is what the Montag nais will tell you - and anyone who has doubts about is has only to read this story.Map by J Du'.hie after J A l> Lake St.John, heart of the Saguenay Kingdom, a sparkling gem set in the heart of a forest-clad valley which rises, terrace noon terrace, to the enclosing hills, is nothing but an old beaver pond.At least this is what the Mon-tagnais Indians, whose ancestors roamed the Saguenay vastness since the beginning of time.would have us believe.They relate how long, long ago, what we now call Lake St.John was just a reach of the River As-huapmouehouan.The stream earn?tumbling down out of the mountains in a wild cascade, only to lose its impetuosity and meander peacefully through the Saguenay Valley to the St.Lawrence: However, its course was not that of the Saguenay River of today, through the Grand and Little Discharges, around He d’.Mma and Ile Maligne, down the Chute à Caron rapids and by the Island of Chicoutimi to the fjord.Indeed, no! The ancient Ashuapmouchouan wended its way over what is now dry land in the neighbourhood of Saint-Jérôme to reach Haha Bay by way of Lake Kénogami.Presently along came Mist’-amisk — the Big Beaver of the Montagnais folk tales — seeking a home.He threw a dam across the river, just a little way upstream from Lake Kénogami, and built his lodge in the middle of the huge pond which resulted from the impounding of the waters.There can be no excuse for dmbting the veracity of this story, for the Montagnais can point out.not only the remains of the dam, but those of (he beaver lodge too We stupid whites however, are obstinate and insist on calling the dam.the Kénogami horst.and our maps s’ ow the relics of the lodge as Ile de la Traverse and lie aux Couleuvres.Luke Sî-John end the Beaver An Indian Legend retold by J.A.Burgesse The kite J.A.Burgesse, assistant secretary and superintendent of the Saguenay Poicer Co.at Isle Maligne, was a student of Saguenay history and the Indians of the region.La t June, while in pecting on hor eback the reafforestation project seen in the upper right hand corner of the map.he met with a fatal accident.Mist'amisk passed many peaceful years in his new home and raised quite a number of little beaver, before Mistapeo arrived to disturb the tranquillity of his household.Mistapeo was a mighty hunter, and just as soon as he discovered the beaver pond, he decided that he simply must capture Mist’amisk and make himself a fine robe of beaver fur.But the Big Beaver was no fool, and knew how to take care of himself and his family.The hunter set out traps and gins, and snares and deadfalls, but Mist'-a.nisk and his brood were still at liberty when the red-gold fingers of autumn caressed the northern woods.In desperation.Mistapeo saw that his only chance of success was to drain the pond and thus deprive the beaver of all means of escape.He breached the dam and, as the waters rushed forth, sat down to awrait the inevitable result.It was not long before Mist’amisk noticed the falling water and, aware of the danger, rushed out of the lodge to discover and remedy the breach.Repairs, however, were out of the question, for he saw his enemy waiting.Flight alone remained.but the problem was, how could it be accomplished?His only chance was to lie hidden until nightfall and try to slip past jllstapeo as he slept.Shortly after sunset, therefore.Mist'amisk and his family crept out from their lodge and stealthily approached the gap in the dam.Mistapeo, too.'' as cunning.He v as v ide awake and watching, and had even taken the precaution of lying diwn in the breach in such a manner as would al-1 )W the water to flow out under his body, but prevent the escape of the beaver.This, indeed, was terrible! What was to be done?ALeady the water was too low to permit Mist’amisk and his brood to scale the dam and escape thre ugh the w oods.They resigned themselves to their fate, and huddled together, availing certain death.Towa ds dawn, however.Mistapeo grew weary.His head drooped and presently he dozed off.Not an instant was to be list! Over the body of the sleeping Indian the little ones crept in Silence, to freedom.Then came Mrs.Beaver's turn.She.however.like many others of her sex.v as vindictive and impulsive.She just couldn’t resist the urge to revenue herself.As she passed over the recumbent form rf Mistaneo, she scooped up a pawful of need from the bottom of the lake and plastered it over the fare of the slumberer.Then downstream she sped, swift as an otter; but Mistapeo awakened with a start and took in the situation at a glance.Poor Mits’amisk.to be thus deprived of liberty when it was almost in h;s grasp.He turned tail and fled upstream towards the Péribonka River.The hunter, however, was not slow to follow and.in one bound, reached Pointe à la Savane, cutting ofi Mist'amisk’s line cf retreat.The beaver now tu ned towards the Ashuapmouchcuan.but Mistapeo was there before him.leaping i igh across the pond to land on the roof of the beaver lodge off Pointe Bleue.His foot was heavy, however, and the roof gave way.Before he could regain his balance.Mist’amisk seizeo the opportunity and plunged downstream to the breach in the dam The hunter was not far behind, but the leap was too long.He t ipped on the edge of the dam.and fell sprawling.Mist'amisk von the race and.slipping through the breach, swam off downstream to rejoin his family.We may be sure that his wife got a fameus beating for her stupidity, and hope that she mended her ways.That is the Ind an story, and the topography of the Saguenay is witness to its veracity.Lak?St.John is now very shallow.The old bed of the river has dried up and can be discerned only where its deeper sections have retained the waters as Lake Kénogami and Haha Bay.The lake continues to pour out through the Grand Discharge which is simply the breach ma-d?by Mistapeo Even the place where he tripoed and broke a little hole in the dam is to be plainly seen.Nowadays we call in the Little Discharge.Reproduced with the cnu-t**sv ol Th’ Heaver published by Hudson's Bay Company.
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