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Le lingot : un journal du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1954-02, Collections de BAnQ.

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Le Lingot Un journal du Saguenay La culture est une curiosité désintéressée que l'individu a de soi-méme, de son milieu, de ses relations avec l’univers; c’est une recherche de ce qui a été pensé, senti, exprimé ayant nous et ailleurs que chez-nous.André SIEGRIEI) Arvida, jeudi 25 février 1954 Pour dessiner avec de la lumière Bel-Jon utilise de Paluminium et de la paille de fer Revue de VAluminium OUR dessii^r arec de la 1 n ière, il s ffit d'utili'0!-un support suffisamment réfléchissant tel que l’aluminium et de modifier la planitude de cette surface; l’angle d’inci-¦denee et celui de réflexion changeant, il se produira des zones d’ombre ou de clarté dont l’ordonnancement permettra d’obtenir des représentations graphiques sans utiliser ni crayon, ni pinceau.Les modifications à apporter à la surface peuvent être très superficielles.Un coup d’outil, une éraflure sur de l’aluminium se voient intensément lorsque l’éclairage est convenablement disposé.Le gaufrage de la couverture de cette revue est un exemple de dessin avec de la lumière.Egalement, ce procédé de orésentation de pièces d’exposition connu sous le nom de “bouchonnage’’ et qui consiste à appliquer sur le mé-t'd un petit tampon de paille de fer ou un morceau de toile émeri placé au bout d’une perceuse.On connaît également les dessins gravés sur des rouleaux matrices et reproduits en continu sur le papier mince d’aluminium pour les emplois les plus divers.Le procédé de l’Hélio-phore Dufay est une application art stique de c tte tecnn Il utilise des matrices eravées au diamant et fait également appel pour des réalisation s publicitaires a des jeux de lumières, fixes ou tournantes, de couleurs différentes.Le fait qu’un faible déplacement de la source lumineuse par rapport a l’observateur, ou inversement, modifie les angles de ré-f’exion, donc l’aspect lumineux du sujet, confère a ce procédé un mouvement, une vie a la-ouelle n’atteignent pas les autres technique'.Pour un artiste, il existe la une nouvelle façon de s’exprimer oui peut donner lieu à des recherches extrêmement fécondes.aussi bien dans l’art figuratif que dans l’art abstrait.Il est curieux de consta- 1111! •«I mii WWmm WÊmmmk WmÊ'È Hikos Bsl-Jon reporte son esquisse tracée sur une feuille de papier sur une tôle mince d'aluminium de haute pureté soigneusement décapée et dégraissée de façon à obtenir une surface maie satinée.L'esquisse est reportée au moyen d'un poinçon- La tôle d'aluminium est grattée à la paille de fer afin d'obtenir, au moyen de sir es br liantes convenablement orientées, des zones sombres ou lumineuses , v if mm iiii Les photos sont une gracieuseté de Kaiser Aluminum mm En jouant avec la réflexion de la lumière sur une surface .autement réfléchissante comme l'aluminium, il est possible d'obtenir des représentations artistiques d'un effet très'emarquable C'est cette technique qu'emploie un artiste grec de Son Francisco, Nikos Bel-Jon, pour réaliser de grands panneaux décoratifs.On le voit ici avec ce qu'il appelle sa roue de couleur, en fait un diagramme circulaire fivisé en secteurs qui lui donne les différentes couleurs obtenues, du noir au blanc, en fonction de l'incidence et Je la force du grattage.ter que c’est aux Etats-Unis, pays de la mécan.sat)« n Francisco plus précisément, que de tels travaux sont actuellement menés par un artiste grec, M.Nikos Bel-Jon, ancien élève des Ecoles des Beaux-Arts d’Athènes et de Paris.Chef du département des Beaux-Arts au Ministère grec de l’Education Nationale, il vint achever ses études en France où, en particulier, il examina dans les laboratoire» du Louvre les différentes techniques artistiques du travail des métaux.Puis, en 1946, il fut envoyé aux Etats-Unis pour y étudier l’organisation des Musées et des Ecoles des Beaux-Arts.C'est un homme pour lequel les rues Bonaparte et Saint-André-des-Arts sont des voies familières.Aujourd'hui, Bel-Jon, ayant trouvé un climat favorable, s’est consacré à l’utilisation de l’aluminium dans la décoration; il a créé d’importants panneaux mt’ir iT qui ont attiré l’attention sur son art.I a tecHrrque qu’il emploie e't la suivante: il part d’une tôle mince d'aluminium de haute pureté, soisneusement décapée et dégraissée de façon à obtenir une surface mate satinée.Son esquisse, traçée sur une feuille de papier, est reportée par ponçage sur la feuille de métal; puis, avec de la paille de fer et des caches, l'artiste gratte 1t surface pour obtenir, au moyen de stries brillantes convenablement orientées, des zones sombres ou lumineuse-.Il s’aide dans cette tâche délicate — car il ne voit pas ce qu’il fait — de ce qu’il appelle sa roue de couleur, en f,jit un diagramme circulaire divisé en secteurs qui lui donne les différentes teintes obtenues, du noir au blanc, en fonction de l'incidence et de la force du grattage.Ce grattage est une opération délicate, relativement longue et nécessitant une grande sensibilité de toucher, surtout lorsque la paille de fer devient très fine.Dan< ce but d'ailleurs, l’artiste a étudié une machine à gratter qui .‘'méliorera son rendement et éliminera le coefficient personnel de celui qui Putilisera.Lorsque le travail est achevé, le panneau est nettoyé au jet d'air et recouvert d’une couche de laque transparente déposée au pistolet.De grandes surfaces ont été réalisées de la sorte par l'assemblage de panneaux élémentaires.On cite un tableau mural de 2m x 3m 65 représentant la baie de San-Francisco avec ses productions et ses moyens de transport et une vue aérienne de l’usine Kaiser de Cialmette.de ?m x fm qui servit de toi*e de fond lors de l’inauguration de cette vaste entreprise par le Gouverneur de la Louisiane.Les mérites de la peinture a-vec de la lumière se sont affirmés lors de la pré emption de ces deux oeuvres, ainsi qu'aux différentes expositions auxquelles a participé Nikos Bel-Jon.De statique, l’art est devenu dynamique, grâce à des modifications incessantes et progressives de l’atmosphère et des mouvements; un faible déplacement de l’observateur produit des changements d'expression étonnants.L’emploi d'éclairages diversement colorés accentue encore ces effets.On peut également avoir recours pour les fonds au flockage qui donne u-ne surface noire très mate.Il nous parait certain qu'outre sa forme d’art pur.cette technique peut recevoir des applications utilitaires dans des domaines très variés, allant de la présentation des autos dans les expositions aux affiches extérieures en passant par la décoration des murs et des cloisons drs immeubles d habitatio« ou de bureaux.Maurice VICTOR /H- * Le Lingot, Arvida, jeudi 25 fevtut^ in6)! La Station Forestière de Duchesnay Haut-Lieu de TEnseignement Secondaire Forestier Provincial .-T ^ ^ ÆZÊÊk Un apprenti-mesureur Alors que le souvenir de l'hiver abandonne les flancs ensoleillés des collines boisées, que les rivières tumultueuses grondent au grand souffle du printemps et que tout nous invite a sourire aux beaux jours revenus, nous vous invitons, chers lecteurs, à faire, en notre compagnie.une rapide visite aux bords du lac Saint-Joseph sur lesquels se dresse la Station Forestière de Duchesnay.qui abrite en son cadre pittoresque et traditionnel l'ensemble des écoles d’enseignement secondaire torcstier du Québec.Duch snay n’est ni une petite ville, ni même un village, dans le sens administratif généralement appliqué aux agglomérations.C’est une station forestière expérimentale, indépendante.comme toute propriété ae l’Etat, des municipalités environnantes.Située au pied des Laurentides, dans le comté de Portneuf.à flanc de colline, elle offre au regard du touriste l’apparence d’un hameau sorti d'un rêve enchanteur, parmi les étendues de gazon, et les représentants ornementaux de diverses essences forestières.Limitée au Xord par la grande forêt qui s’étend au delà du 50e parallèle, avec pour voisins Saint-Raymond a l’ouest, et Sainte-Catherine au sud et à l’est, elle doit son nom a l'un des premiers propriétaires des lieux qu'elle occupe: Antoine Juchereau-Duchesnay.qui en 1767 avait acquis ce qui était jusqu’alors la Seigneurie de Fossambault.Après des changements de main successifs.plus de 8.000 acres furent prélevés de la primitive Sei-sneurie, et constituent aujourd'hui le territoire de la Station dont le nom perpétue le souvenir de l’une des familles dont les ancêtres prenaient souche en ces lieux.Il convient maintenant de jeter un rapide coup d’oeil sur l'origine et la nécessité de l’enseignement secondaire forestier dans la province de Québec.De toute évidence, l’évolution dans l'enseignement se fait sentir comme en tout autre domaine; et il est permis de constater que le développement de l’enseignement primaire entraîne celui de l’enseignement secondaire, qui, lui-même, trouve son épanouissement en un enseignement universitaire appelé à constituer le cadre supérieur du pays.Et ici.nous nous apercevons que l’enseignement forestier a été amené par les circonstances à faire exception à la règle.En 1910, FUniversité Laval fondait l’Ecole de Génie Forestier, alors qu’il nous fal-lait-attendre 1923 pour assister à la naissance de l'enseignement secondaire, d’abord représenté par l’Ecole des Gardes Forestiers de Berthierville.Le fait s’explique aisément dès que l’on se penche sur le problème de l’exploitation forestière depuis ses origines.Jusqu'en 1910.l’empirisme avait régné en maître dans ce domaine; ignorant tout des exigences biologiques de la forêt, négligeant de considérer les facteurs économiques inhérents au maintien de la pérennité d’une industrie clé.il l’acheminait à pas de géant vers sa ruine.A la suite des cris d’alarme lancés par Mgr J.-C.Laflamme, soutenu par une poignée d'hommes éclairés, on réalisa le besoin urgent de former des techniciens expérimentés et investis d’une autorité suffisante pour prévenir le danger imminent, permettre l’établissement d’une exploitation rationnelle de la forêt, et en assurer la permanence du rendement.Les techniciens ainsi formés purent rapidement jeter les bases d’une oeuvre de longue haleine.mais ne tardèrent pas à mesurer l’ampleur de la tâche qui les attendait, et, conclurent au besoin de s’assurer le service de collaborateurs compétents.en même temps que l'Etat.désormais éclairé, avait besoin d'un nombre sans cesse croissant d’hommes capables de veiller à l'application des règlements relatifs à l’exploitation des bois; tandis que les concessionnaires forestiers, pour faire lace aux exigences des lois, devaient faire appel à des spécialistes de plus en plus nombreux.capables de diriger et de veiller à la réalisation de leurs opérations.Notons qu’à cette époque, et malgré les déficiences.la législation forestière Québécoise était déjà reconnue comme la plus adéquate en Amérique du Nord.C’est alors que le service forestier se chargea d’ouvrir à Berthierville une école de Gardes Forestiers.Ainsi naquit l'enseignement forestier secondaire du Québec.Pendant plus de 25 ans l'école des gardes forestiers demeura la seule institution à pourvoir à cette forme d’enseignement des sciences forestières.Au fur et à mesure que l’industrie des bois et les techniques se développèrent l’école des gardes fut appelée à maintenir le contact, rajeunir et compléter son orientation et ses cadres, pour finalement être transférée à la station forestière, de Duchesnay et s*y épanouir depuis.Pour répondre aux besoins toujours en progression dans le domaine de l’utilisation, l’Ecole de Scierie ouvrit scs portes en 1946.afin d?former les experts désormais indispensables.Puis, en 1947, Duchesnay accueillait l’Ecole de Protection des Forêts, destinée à la formation de techniciens de la lutte contre les ennemis de la forêt: les champignons, les insectes, et plus particulièrement le feu.Simultanément, des cours de formation accélérée d’instruc-teurs-démonstratcurs en bu-cheronnage, de mécaniciens de scierie, de scieurs, de classificateurs, sont offerts aux artisans n’ayant pu bénéficier d'un apprentissage méthodique.Une collaboration étroite avec diverses organisations forestières et gouvernementales permet aussi une initiation rapide de jeunes ruraux à la sylviculture, et à certaines spécialités forestières.Ajoutons que la Station abrite encore un centre de recherches et d'études en pathologie, entomologie.et météorologie forestières.Nous verrons maintenant successivement le programme et les buts de chacune de ces écoles.ECOLE DES GARDES FORESTIERS.Fondée en 1923 à Berthierville.puis transférée en 1935 à Duchesnay.l’école des gardes est entrée dans une ère de progrès scientifique intense.On y enseigne toutes les branches ayant trait à l’industrie forestière: exploitation générale, sylviculture, arpentage, dendro-métric, droit public, mathématiques, français, anglais, sciences naturelles et économiques, etc.Créée dans le but de recruter des gardes-forestiers, gardes-feu.gardes-chasse, gardes-pêche, mesu'-eurs de bois, contremaîtres d’exploitation forestière.inspecteurs de colonisation, assistants arpenteurs, etc., elle peut aussi servir d’école préparatoire, et de prise de contact pour les jeunes gens désireux de poursuivre ultérieurement leurs études à la faculté d’arpentage et de génie forestier.La durée des études varie de 4 mois et demie, poUt les mesureurs de bois, à 9 mois, pour les gardes-forestiers.Les candidats doivent être en possession d’un certificat d’étude de 8e année, et avoir les aptitudes physiques requises ainsi que les dispositions en vue de leur permettre ',Q remplir convenablement les fonctions auxquelles ils aspirent.11 est évident que la formation repue au cours de ces différents stages permet aux gradués de considérer l’avenir avec optimLme.si l’on examine la multiplicité des tâches à accomplir.En effet.ii un candidat a choisi de poursuivre ses études en mesurage, nous savons que la quantité de bois à mesurer annuellement dans la province peut fournir du travail à un nombre sans cesse croissant de mesureurs licenciés, surtout si nous pré-ci ons que seuls les diplômés de Duchesnay sont désormais licenciés.Quant aux gardr.s-forestiers, leurs perspectives sont plus étendues encore.Qu’il nous soit permis d'énumé-rcr quelques-uns des emplois généralement offerts: Ministère des terres et forêts: Service forestier: Gardien de réserves forestières ou cantonales, administrateurs de réserves forestières ou cantonales, gardien des ter-res de la couronne, surveillant d'exploitation sur les terres publiques, surveillant d'exploitation sur les terres sous licence.mesureur de bois, vérificateur, inspecteur du mesurage.contremaître aux travaux de reboisement, contremaître aux travaux de sylviculture.Seri'ice de la protection des forêts: Inspecteur, commis «laboratoires de pathologie d'entomologie), observateur en météorologie.Ministère de la colonisation : Inspecteur de la colonisation, classificateur de sols.Ministère de la chasse et de la pèche: Garde-chasse.garde-pêche, guide touristique licencié.Commission du salaire minimum: Enquêteur spécial sur l’industrie forestière.Commission des accidents du travail: Enquêteur spécial Ministère de la santé: Inspecteur d'hygiène dans les camps forecti des diplômés de l’école des gardes-forestiers.Uette brève énumération ne saurait être limitative, et nous mentionnerons encore les débouchés offerts par la collaboration avec les arpenteurs-géomètres, les ingénieurs forestiers, et enfin la liberté totale dont dispose le gradué de se lancer dans le domaine toujours ouvert de la pratique privée.SCIERIE-ECOLE.Alors que, comme nous venons de le voir, l'école des gardes-forestiers s’attache particulièrement à la formation d’un cadre provincial d'exploitation, la scierie-école vise plutôt à celle de techniciens d’utilisation.Or, l’importance de cette branche de l'industrie du bois ne le cède en rien a la précédente.En effet, près de 2500 scieries réparties à travers la province procurent annuellement du travail à 25,000 ouvriers qui assument la charge de 230,000 individus, et se partagent en salaires plus de 11 millions de dollars, pour livrer au marché IVa milliard de pieds de bois débité et scié, représentant une valeur marchande de 60 millions de dollars.Quant au industries utilisant les matériaux-bois, elles sont représentées par 1,250 établissements employant annuellement 25,000 salariés pour près de 30 millions de dollars, et transforment 35 millions de matériaux-bois afin de lui ajouter une plus-value atteignant 55 millions de dollars.Les chiffres sont éloquents, et ne peuvent qu’encourager celui qui, jeune ou moins jeune, hésite encore à s’orienter vers les industries d’utilisation du bois.«à suivre page * * *) J?'-, &/.M MW?.¦ ' :¦ ïSs-wSg xj j ç », ÿ ¦ ¦¦¦¦:¦¦ X- - V W* -V ¥ ¦ La Station Forestière de Duchesnay Le Lingot.Arvida, jeudi 25 février 1954 * * * Le jeu d'échecs est une des rares activités culturelles qui offre aujourd'hui le spectacle d'une large compréhension et d'une émulation pacifique.(Photo C.O.I ) Tous les joueurs d’échecs parlent la uiêine langue : celle de l’amitié SI les jeux de quadrillages remontent à une très haute antiquité — puisqu’on en trouve des représentations sur des peintures thébaines sous le Pharaon Ramsès III et sur des fresques grecques et romaines — le jeu d’échecs proprement dit n'est pas aussi ancien que bien des gens l'imaginent.C’est aux Indes, avant le Ve siècle, qu'est apparu un jeu qui se jouait à quatre joueurs sur (54 cases, jeu d’où devait sortir finalement, après bien des modifications.le jeu d'échecs actuel.Des Indes, le jeu d'échecs passa en Iran, au Vie siècle, sous le règne de Chosrocs 1er.Il y connut aussitôt une grande popularité.l'épopée nationale des Iraniens, le ‘‘Shah Nameh" ou “ Livre des Rois” de Firdousi consacre deux chapitres entiers à la description et à l’éloge du jeu d'échecs.i Pendant que de nouvelles vagues culturelles emportaient ’e jeu d’échecs, d’une part ues Indes en Chine, puis en Corée et au Japon, et d’autre part, d’Iran en Russie et en Scandinavie.les Arabes, après avoir conquis l’Iran, l’adoptèrent immédiatement et c'est sous la bannière de l’Islam que le noble jeu devait s'introduire par l’Espagne dans toute l'Europe méditerranéenne.Vers le XlIIe siècle, en même temps qu’il avait conquis la quasi totalité de l’Europe, le jeu d’échecs avait conquis sa forme actuelle et c'est de cette époque que l’on peut dater le développement d’une littérature spécifiquement échiquéenne.Le plus ancien manuscrit européen que l’on connaisse sur ce sujet, celui de Jacobus de Cessole • paru vers 1200 > ne contient guère que que’ques allusions au jeu d’échecs.Celui d’Alonzo (roi de Castille de 1252 à 1284 •, qui est conservé à Madrid, et le célèbre manuscrit dit du “Bo- La station • •• • suite de la page * * > Une enquête récente nous a permis d’établir que les besoins immédiats de techniciens susceptibles de répondre au développement de la production atteint le nombre de 10,000.Et, si nous devions tenir compte des possibilités de mise en opération des réserves d’exploitation, ce nombre devrait dès lors être multiplié par 3 et mêm,* 4, pour satisfaire à la demande.La scierie-école dont le rayon-nem nt ne cesse de s’étendre offre dès à présent 3 classes différentes d’études, comprenant des stages de 4 mois x/ï à 2 ans, et nécessitant la possession préa able de certificats de 7, 9, oi.10e années selon le cours choir par le candidat.So u : Mécanicien de scierie: 2 années scolaires — Cert.de 10e année.Cia isificateur: 1 année scolaire — Cert.de 9e année.Affûteur: 4 mois xh.Cert.de le anuée.La forme d’enseignement général qui y est dispensé, comp-ta-tena de la durée des stages, correspond sensiblement à celui de l’école des gardes, et complete la formation technique correspondant à chaque socialisation déterminée.ECOLE DE PROTECTION.Sa formation s’adresse particulièrement à ceux vivant au contact de la forêt, et permet de nus Socius” (vers 1286» — dont le principal exemplaire est conservé à Florence — inaugurèrent une littérature qui n’a cessé de se développer jusqu’à nos jours puisqu'il existe maintenant plus de 20.000 ouvrages différents traitant exclusivement du jeu d’échecs.Nous ne comptons donc pas dans cette liste des livres comme "Le Livre des Rois" déjà cité, ou le "Pantagruel” de Rabelais et d’autres oeuvres célèbres qui contiennent de longues allusions et parfois des chapitres entiers sur ce sujet.La plupart des ouvrages qui sont consacrés au jeu d’échecs ne font pas double emploi, sauf en ce qui concerne les traités et les manuels d’initiation dans les sciences physiques, dans les littératures ou toute autre branche de l'enseignement.Une aussi abondante production démontre bien la richesse et la variété du jeu des échecs.En fait — et les amateurs d'échecs le savent bien — les 20.-000 ouvrages qui ont été publiés jusqu'à ce jour ne sont qu’une goutte d'eau dans l’océan de la science échiquéenne et ce sont des millions de livres différents qui pourraient être et seront peut-être écrits avant que l'humanité ait épuisé toutes les questions relatives à la théorie et à la pratique de la science et de l'art universels des échecs.* De nos jours, des revues mensuelles publient non seulement les nouvelles du monde échi-quéen mais surtout font connaître les récentes parties des grands joueurs et l’évolution des recherches théoriques.L'étude de ces pacifiques combats et celle des progrès de la théorie sont passionnants.En effet, les parties d'échecs reflètent très fidèlement le caractère, le tempérament et la personnalité des grands joueurs et elles traduisent également les tendances artistiques et sociales des époques pendant lesquelles on les joue.Les échecs ont connu leurs écoles classiques, romantiques et modernes et l’on a pu voir de nos jours apparaître les théoriciens d'un impressionnis- placer aux points stratégiques de la lutte contre les fléaux forestiers des hommes capables de veiller à la protection de l’une des plus pures et authentiques richesses de notre patrimoine.Après ce bref aperçu des possibilités offertes par les écoles forestières provinciales d’enseignement secondaire, nous dirons quelques mots de l'organisation administrative et sociale de ces institutions.Le régime scolaire est l’internat; l’enseignement donné gratuitement, par un cadre réputé d'ingénieurs forestiers et de techniciens, est réparti pour chacune des écoles en formation générale, théorique et pratique.Les seuls frais supportés par les étudiants sont ceux relatifs à leur entretien et à leur pension; celle-ci comprend le logement confortable en chambres qui selon leurs dimensions sont destinées à accomoder 2 ou 3 étudiants, ainsi que le service quotidien de trois repas par le Cafétéria de la station.Les services de l’aide à la jeunesse apportent d’autre part, un soutien appréciable aux étudiants dont les seuls moyens ne permettraient pas autrement de poursuivre leurs études.Leur stage terminé, les étudiants qui ont subi avec succès les épreuves auxquelles ils ont été soumis reçoivent un certificat attestant de leur compétence.Maurice Gérin, i.f.directeur général me, d'un cubisme et d'un surréalisme échiquéens.t On comprend qu’il se soit trouvé des amateurs d'échecs assez enthousiastes de leur passe-temps favori pour constituer des collections des livres anciens ou contemporains.On doit au Dr A.van der Linde la première étude systématique sur cette question.Cet excellent joueur publia la première bibliographie, déjà très complète, d'ouvrages édités jusqu’à lui: Geschichte und Literatur des Schochspiels 'Berlin, 1874'.Outre la collection Rimington-Wilson et la sienne, van der Linde signale quelques autres grandes bibliothèques du milieu du XIXe siècle, en particulier celle de R.Franz, qui a été dispersée, celle de van Heyde-brand von der Lasa.qui se trouvait en Pologne au début de la dernière guerre, celle de Geo Allen (incorporée à la bibliothèque de Philadelphie*, celle de Bledow.entrée dans le fonds de la bibliothèque de Berlin, celle de G.B.Fraser, etc.La collection du Dr van der Linde fut achetée en 1876 par la Bibliothèque royale de La Haye pour un prix de 3,000 flo-r ns.équivalant à peu près à 1.200 000 francs français d’aujourd’hui.* Formée de 1882 à 1877, la collection Rimington-Wilson (2,310 titres) comprenait non seulement des imprimés et des incunables, mais également des manuscrits de grande valeur.On y prisait une copie datant de 1466 du manuscrit de Cessoles.Cette bibliothèque fut mise en vente aux enchères à Londres, en 1928, et la maison de livres anciens Bernard Quaritch en acquit la majeure partie.Le poème de Vida, traduit en vers anglais par Goldsmith — manuscrit entièrement de la main du romancier — atteignit le prix de 694.000 francs.La plus importante de toa- PAR FRANÇOIS LE LIONNAIS tes les biblothèques d'échecs a été constitué par un avocat de Cleveland (Etats-Unis).John Grisworld-White, qui mourut en 1928.à quatre-vingt-trois ans.Pendant plus de soixante ans, il s’employa à rassembler 12,000 volumes, parmi lesquels figuraient des pièces d'une inestimable valeur sur le jeu d'échecs.Il légua sa collection à la ville de Cleveland, qui se trouve ainsi à la tête de la plus importante bibliothèque publique d'échecs du monde.i Parmi les autres bibliothèques publiques constituées de la même manière à partir d'un londs nrivé.citons la bibliothèque échiquéenne de l'Université de Princeton (Etats-Unis* formée sur la base des 2.000 titres — dont certains rarissimes — de la bibliothèque de E.B.Cook et la bibliothèque municipale de Grenoble qui possède, depuis 1856.un beau fonds de livres d’échecs légué par Frédéric Alliey.La plus remarquable bibliothèque d’échecs privée actuellement existante est sans doute celle de M.Niemeyer à Wasse-naar, près La Haye.Elle contient près de 4.000 titres parmi lesquels une édition princeps du traité de Damiano, dont il n’existe que trois exemplaires au monde (1) ainsi qu’une première édition (1749) du célèbre ouvrage de Philidor: “L’Analyse”, le premier ouvrage vraiment rationnel sur le jeu d’e-checs.Quoiqu'il connaisse, outre le nollandais.sa langue maternelle, l’anglais, l'allemand, le français, l’italien, l'espagnol, le grec le latin et quelques autres langues, M.Niemeyer n’a pas pu lire sans l'aide de traducteurs, tous les ouvrages de sa bibliothèque; il possède en effet des textes dans diverses langues slaves, en arabe, en yiddish, en chinois, en japonais, en islandans, dans les dialectes telegu, urdu, etc.mm Il n'est d’ailleurs pas nécessaire pour rejouer tous les coups d’une partie, de connaître la langue du livre dans laquelle cette partie est publiée.La notation échiquéenne est internationale et un joueur de n’importe quel pays est capable de se tenir facilement au courant des performances des champions des autres pays.& La bibliothèque du Dr Niemeyer n'est que l’un des aspects de ses collections échiqué-ennes.Il possède également des souvenirs précieux et variés, relatifs à l’histoire du jeu d’échecs, des estampes et des gravures, de nombreux autographes, des jeux, etc.On citait également, avant la deuxième guerre mondiale, les bibliothèques de Harald Falk et d'Albrecht Buschke.Le propriétaire de la première est disparu dans la tourmente et Buschke est maintenant installé à New-York.La bibliothèque échiquéenne de l’auteur de cet article contient plus de 1,600 ouvrages.m Il faudrait un autre article pour parler convenablement des collections de pièces d’échecs et de jeux d’échecs.Certaines de ces pièces ont une importance historique considérable.La Bibliothèque Nationale de Paris possède quelques-unes des pièces d’un jeu en ivoire donné à Charlemagne par l’Empereur de Byzance et on peut admirer au Musée de Cluny, à Paris, un splendide échiquier en bois de cèdre avec des pièces en cristal de roche montées sur argent doré offert à Saint-Louis par le Prince des Bédouins.Les jeux d’échecs anciens atteignent de grands prix.C’est ainsi qu’une pièce d’échecs mozarabe, datant du Xe siècle, fut achetée en 1927 par The American Art Galleries de New-York pour $7.000.Les deux plus célèbres collections du monde sont actuellement celles de M.Liddell (New-York* et J.Maunoury (Paris).(suite à la page * * * *> * ¥ * * Le Lingot, Arvida, jeudi 25 février 1954 L’hôpital des livres Il existe à Rome un Musée, fort peu connu des touristes, et dont les vitrines renferment une étonnante collection de papyrus, de tablettes indiennes, de volumes retrouvés à Pompéi et à Herculanun, de manuscrits gothiques, etc.Curieuse bibliothèque, qui est surtout une collection clinique; ses •livres'' ont en commun des maladies et des blessures mortelles.Ce Musée est celui de l’Institut de Pathologie du Livre, situé au centre de Rome, et qui fonctionne dans le cadre de la Recherche scientifique italienne.Dans une étude publiée par 'La Revue des Fathers et Cartons ", et dent le présent article est largement inspiré.M Maurice Délibéré, Conseiller Scientifique aux Laboratoires des Musées Nationaux français, décrit en detail les travaux poursuivis par cet Institut.Le but e«t de trouver les moyens de défense contre tous les dangers qui menacent le livre: moyens préventifs 'c’est-à-dire lutte contre les organismes dépréciateurs, construction de dispositifs de préservation, ignifugation du papier, etc.); moyens curatifs (c'est-à-dire stérilisation, restauration, etc).La mise au point de ces méthodes exige d'une part l’étude des papiers et des encres, d’autre part celle des éléments détériorants.On voit dans les vitrines de l’Institut des parchemins carbonisés.des ouvrages ayant séjourné dans l'eau de mer, ou d’autres attaqués par la moisissure ou par les insectes.Ici.ce sont des liasses retrouvées dans un sous-marin; là, des magmas calcinés dont la restauration.si étonnant que cela puisse paraître, a été entreprise et menée à bien.Ces documents n'ont pas seulement été la proie d’insectes ou de végétations microbiennes; dans certains cas, des éléments nocifs ont été introduits inconsciemment par les fabricants eux-mêmes Témoin de vieux ouvrages imprimés sur des papiers anparemment d'excellente qualité, fabriqués en Sicile, mais en uti’isant une eau riche en cuivre.Or.le cuivre, demeuré dans les feuilles les a curieusement noircies et rendues cassantes.Des lavages chimi-oues permettent de remédier à ces avaries et on a mis au point pour ce travail des préparations spéciales de blanchiment.Un autre exemple est celui des encres perforantes qui rongent le papier aux endroits recouverts par l’écriture ou l’impression.Là encore, la restauration s’effectue par un procédé chimique de neutralisation de l'acide.Dans une salle du Mucée se trouve un étrange appareil, conçu en 1773 par Antonio Piaggio, et destiné à dérouler et à fixer élément par élément, en les armant de fils de soie, des livres entièrement calcinés.Oeuvre de patience qui a permis d’extraordinaires restaurations.Car en Italie les documents calcinés de valeur n’ont jamais manqué.Bien avant la guerre, l’incendie de la Bibliothèque de Turin, en 1904, celui de la Bibliothèque universitaire de Messine, en 1908, ainsi que les destructions dues aux éruptions volcaniques ont largement alimenté les laboratoires de recherche.La dernière guerre cependant a apporté bien d’autres destructions.comme en témoignent d’épais livres sectionnés ou perforés par les projectiles.Voici aussi de.petits blocs charbonneux.vestiges des trésors que possédaient la Bibliothèque nationale de Naples ou les Archives du Mont Cassin.Devant tous ces débris, on reste médusé; est-ce donc dans ces tas dr.vieux papiers, transformés en loques informes par l'eau ft le feu.que sont enfouis les trésors inestimables de l’Abbaye j»dis florissante?Que vont en tirer les experts?Mais quittons le Musée pour les Laboratoires de l’Institut où nous verrons ces chercheurs à l’oeuvre.Ici dans les salles de restauration, les vieux livres sont décousus, démontés; les feuilles, traitées une à une.sont ensuite glissées dans une étuve, sans quitter le cadre support qui les maintient.Elle, sont ensuite réparées, aplanies.Plus loin, on pratique l’encollage, l'apprêt ou le vernissage de certains feuillets.Toutes les matières utilisées sont étudiées avec soin en fonction de la nature et de l’état de la pièce à traiter Quand c'est nécessaire, on consolide une feuille, abimée avec un fin tissu de soie.Les éléments du livre sont ensuite réunis, brochés, reliés, la reliure elle-même étant soigneusement restaurée en cas de besoin.Parfois, telle pièce délicate est photographiée.Elle sera conservée ainsi à l'abri de toute attaque.mais les intéressé pourront du moins en consulter la reproduction.S'il s’agit d’un livre complet ou de feuillets multiples, la reproduction se fait sur microfilms.L’Institut dispose d’ailleurs d’un laboratoire photographique dc.s plus modernes où toutes les techniques scientifiques sont mises en oeuvre pour révéler les écritures effacées, retrouver les textes lavés sur les palimpsestes, ou contrôler certains cachets et certaines surcharges.Plus loin, voici le laboratoire de microbiologie - où l’on examine les déprédations microbiennes, les moisissures - ainsi qu'une salle réservée à l'entomologie.A côté, le laboratoire ta.nj feuillets.Toutes les matières utilisées sont étudiées avec scia en fonction de la nature tt de l’état de la pièce à traiter.Quanl c'en nécessaire, on consolide une feuille abimée avec un fin tifsu de to e.Les éléments du ports, les encres, etc.L'Institut est doté d'une bibliothèque qui renferme une importante collection d'ouvrages spécialisés sur les arts graphiques, sur le papier (certains manuscrits remontent au XHIe siècle», sur l'art de conserver et de “soigner’’ les documents.Il fait paraître un bulletin pério- dique d’information où sont publiés les résultats de ses études, les conclusions des expériences poursuivies dans ses laboratoires et les réalisations effectuées à l’Institut même et dans d’autres centres.Dans son étude, M.Dériberé montre comment le livre est considéré à l’Institut de Pathologie de Rome, comme “une entité physique destinée à s'abi-mer et à périr”.Et il conclut: “N'est-il pas réconfortant pour Tous les joueurs d’échecs .( suite de International par sa notation, qui permet aux amateurs de tous les pays de se tenir aisément au courant du mouvement échiquéen dans le monde entier, international encore paisa diffusion qui atteint les cinq continents et qui jette des ponts entre les grandes nations modernes, les îles les plus reculées du Pacifique, les forêts équatoriales et les stations polaires, le jeu d’échecs offre de nos jours le spectacle d’une des rares activités culturelles où régnent une large compréhension et une émulation pacifique.La Fédération Internationale des Echecs (F.I.D.E.) groupe pratiquement toutes les nations du monde.tous les amis du livres et du document de savoir qu’il existe de par le monde des chercheurs, des savants, qui en ont entrepris l’étude systématique, patiente, et que, comme le docteur se penche sur nos maladies, d'autres se penchent sur la maladies cruelles de nos amis de tous les jours, ces livres que nous aimons et que nous désirons conserver à travers les vicissitudes des âges, des temps et des guerres”.(UNESCO) la * * *) A son congrès de Copenhague, en 1950, son président actuel, Foike Rogard, pouvait dire très justement: “Nous appartenons à différentes conceptions politiques mais, dans nos activités échiquéennes internationales, nous ne .«-ommes astreint à an-cun préjugé politique.Entre tous les joueurs d’échecs du monde existe également une a-mitié profonde et absolument indépendante de toute conception ou idéologie politique.Nous sommes sûrs qu’en réalité la même amitié existe entre tous les hommes.” (1) Les deux mitres sont au British Museum, à Londres, et à la Bibliothèque royale de la Haye.THE ILLUSTRATION on this page and the following descript'on of the beaver’s lodge are taken from Middleton’s Complete System of Geography.published in 1778.This fascinating early account of the symbol of Canadian industry is reproduced here as a contribution to Ca-nadiana.The text is reproduced directly from the orig nal volume, and it will be noted that the long “s”, which to modern eyes looks like a7i was in use at that time.m m IF ’ist; / Be AYER .Mr N TIN G in CANADA Thefe creatures obferve a wonderful polity, and there manner of living and building their boufes (hews an extraordinary inllinct implanted in them by the great author of nature.To raife a convenient abode, they chufe a low level ground, watered with a rivulet, where, by malting dams acrofs it, they can form a refervoir of water and overflow the grounds.Thefe dams are formed by thruftingdown ftakes five or fix feet long, and thick as a man’s arm, deep into the earth $ and thefe they wattle acrois with tender pliable boughs, and fill up the fpaces with clay, making a (lope on the fide againft which the water prefles, and leaving the other perpendicular.One of thefe dikes may be io or 12 feet thick at the foundation, and they raife its height proportionable to the water’s elevation and plenty.Being fenfible that materials for building are not fo eafily tranfported by land as water, they take the opportunity of fwimming, whenever they can, with clay placed on their tails, and (lakes of wood between their teeth to every place where thefe materials are wanted.If the violence of the water, or footfteps of hunters who pafs over the work, (hould damage it in any degree, they immediately vifit all the edifice, and with indefatigable application repair what they find out of order : but if too frequently difturbed by the hunters, they work only at night, or difeontinue labour.When they have complcated their caufewav or dike, they begin to form their cells, which are round or oval apartments, divided into three partitions or (lories one above another.The firft is funk below the level of the dike, and is generally full of water ; the other two are formed above it.T he walls of thefe houfes are upright and about two feet thick,: and they are always built in (lories, that, in cafe the water rifes, they may retire to a higher fituation.The materials are the fame as thoie of the dike; and as their teeth fupply the place of faws,.they cut off all projetions that (hoot out from the (lakes beyond the perpendicular of the wall ; after which they work up a mixture of clay and dry grafs into a kind of mortar, and by means of their tails lay it over the building both within »nd without.They likewife drive flakes into the earth to fortify the llrudture againft the wind and water ; and at the bottom they ftrike out two openings to the dream, one of which leads to the place where they bathe, and the other is a pafiage to that quarter where they carry out every thing that would foil or rot their apartments.There is a third aperture much higher, calculated tp prevent their being (hut up when the ice hath clofed the openings into the lower lodgments.The dimenfions of their houfes are proportioned to the number of the intended inhabitants, 12 feet in length and 10 in breadth being found fufficient for eight or ten; and if the number increafes, they enlarge'the building accordingly.It has been aderted for truth 400 of thefe creatures have been found in thefe apartments communicating with one another; but fuch populous focietics arc very rare, becaufe too unmanageable ; and the beavers are generally better acquainted with their own interefts.They aftociate to the number of 10 or 12, fometimes a few more, and fo pafs the winter together in a very agreeable manner.Reproduced with the courtesy of the Blue Bell, published by the Bell Telephone Company.
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