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Titre :
Le lingot : un journal du Saguenay
Contenu spécifique :
jeudi 19 août 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1976-08, Collections de BAnQ.

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TRENTE-QUATRIEME ANNEE NO 1 LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 Affranchissement en numéraive au tarif de la troisième [ou quatrième] classe.Permis No.1 Arvida, Qué.[PORT DE RETOUR GARANTI] à C.P.370, Arvida Qué.G7.S 4K9 Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée ALCAN L’ALCAN EST PRÊTE A NÉGOCIER VENDREDI, 13 août 1976 -Hôtel de ville, Ville de La Baie Il est onze heures.Les représentants de l’Alcan vont reprendre, d’une minute à l’autre, les discussions avec les représentants de la FSSA.Sont aussi présents à la rencontre le maire de la Ville de La Baie, M.Hervé Tremblay et le député du comté de Dubuc, M.Ghislain Harvey.Leur présence n’a qu’un seul but: aider les deux parties en présence, l’Alcan et la FSSA, de se trouver un terrain d’entente afin de reprendre les négociations qui sont interrompues depuis bientôt trois mois.Les interventions amenées le mercredi précédent par le maire et le député n’avaient pas été vaines puisque, après une heure de discussions, on entrevoyait, de part et d’autre, la possibilité d’en arriver à un protocole d’entente.Aussi, lorsque les représentants des deux parties ont repris le chemin d’Arvida mercredi soir, ils se sont déjà donnés rendez-vous pour vendredi matin afin de tenter de mettre un point final sur ces discussions.Dès mercredi, on avait abordé la question de la présence des forces policières autour des [Suite à la page 2] T 2 LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 l’Alcan est prête a négocier.(Suite de la page 1] établissements de l’Alcan.Les deux parties s’expriment tour à tour sur cette question et font part de leurs positions respectives: l’Alcan explique que depuis qu’elle a amorcé la rentrée de ses cadres sous la protection de la police, elle considère que la normalisation, qu’elle réclamait depuis le début, est maintenant à toutes fins pratiques réalisée et qu’elle est donc prête à reprendre dès ce moment les négociations avec ou sans la présence des forces policières; le Syndicat, de son côté, demande le retrait des forces policières.A ce moment, le maire intervient dans la discussion et explique clairement aux deux parties en présence son point de vue sur cette question de forces policières : les responsables des sûretés municipales et de la Sûreté du Québec examineront la situation et jugeront des décisions qu’il faudra prendre sur cette question qui relève, en fin de compte, de leur entière responsabilité.Aussi, dès le début de la rencontre de vendredi, le maire Hervé Tremblay répète ses explications et s’assure que les représentants des deux parties comprennent et acceptent le principe de la responsabilité des sûretés municipales et de la Sûreté du Québec.Les discussions, analyses, conciliabules dureront toute la journée, soit à partir de onze heures vendredi jusqu’au début de la nuit de samedi.Les pourparlers aboutissent enfin à un entente verbale en présence du maire Tremblay et du député Harvey.Le grand résultat de ces discussions qui durent depuis mercredi soir: les deux parties envisagent la reprise des négociations à court terme.Ce résultat vient, en quelque sorte, mettre un point final sur l’entente verbale que les deux parties ont enfin conclue en présence du maire et du député.Entente verbale plutôt qu’une entente signée, car les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre à ce sujet: ce n’est que tard dans la soirée, après de longues discussions et hésitations et finalement sur les instances du maire et du député, que les représentants de l’Alcan ont accepté que l’entente ne soit que verbale.Et cette entente verbale, quelle est-elle au juste?Elle porte précisément sur les quatre points indiqués par le maire Hervé Tremblay sur son communiqué reproduit à la page voisine.Et pour en connaître plus long sur les éléments qui ont été discutés sous ces quatre points et qui nous ont amenés à conclure cette entente, il suffit de prendre connaissance du rapport que le chef négociateur de l’Alcan, M.Jean-Louis Mongrain, remit aux dirigeants de la Société.1.ACCES LIBRE AUX CADRES DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SECAL a) Le libre accès des cadres dans les bureaux; b) Accès raisonnable des cadres à l’intérieur des installations représentées par la FSSA ; c) Les cadres n’accompliront pas le travail normalement fait par le personnel syndiqué, sauf pour cas d’urgence, protection, réparations de dommages, etc.; d) Aucune visite d’inspection de représentants de la FSSA dans les usines et établissements de la Société; d) Ces item seront respectés jusqu’à la signature d’une convention collective.2.LIGNES DE PIQUETAGE a) Les lignes de piquetage seront éventuellement établies à des endroits qui ont été déterminés au cours des discussions en accord avec les deux parties, et ce dès que la FSSA le jugera à propos ; b) Avant d’installer les lignes de piquetage, M.Jean Halley contactera M.J.-L.Mongrain pour finaliser les détails tels qu’em-placements précis des piqueteurs ainsi que le type d’abris; c) Aucun contrôle d’entrée des cadres ne sera effectué par les lignes de piquetage de la FSSA.PAIX ET BON ORDRE Les représentants de la FSSA assurent la Compagnie qu’ils veulent maintenir la paix et le bon ordre jusqu’à la signature de la convention collective.4.REPRISE DES NÉGOCIATIONS a) Les représentants de de la Compagnie affirment qu’ils sont prêts à négocier le plus tôt possible, et ceci indépendamment de la présence des forces policières; b) Les parties envisagent la reprise des négociations dans un climat de confiance mutuelle.Nous sommes maintenant aux toutes premières heures de samedi 14 août.L’entente est conclue.On retourne chacun chez soi! et après?Après?C’est presque fini; il faut cependant annoncer la nouvelle à tous.Aussi, tard dans la nuit, ou tôt dans la matinée, le maire de La Baie et le député de Dubuc, d’une part, et l’Alcan, d’autre part, émettent chacun un communiqué et un bulletin qui sont reproduits sur la page voisine.r « COMMUNIQUE DE PRESSE Pour publication immédiate En présence du maire Hervé Tremblay et du député Ghislain Harvey une entente est intervenue établissant les conditions de la reprise des négociations entre la Fédération des Syndicats du Secteur Aluminium Inc (FSSA) et la Société d’électrolyse et de chimie Alcan (SECAL).Faisant suite à une deuxième journée de négociations entre les deux parties c’est-à-dire la Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée (SECAL) et la Fédération des Syndicats du Secteur Aluminium Inc (FSSA), une entente est intervenue favorisant la reprise prochaine des négociations.Cette deuxième iournée d’une durée de plusieurs heures (10:00 hres à 23.30 hres) et c’est ainsi que les deux parties conviennent de ce qui suit: 1) le libre accès des cadres dans les Bureaux et un accès raisonnable à l'intérieur des installations; 2) les lignes de piquetages seront rétablies à des endroits respectables aux deux parties; Ville de LA BAIE 13 août 1976 3) 4) les parties s’engagent à continuer à maintenir la paix et le bon ordre les deux parties envisagent la reprise des négociations dans un climat de confiance mutuelle.Hervé Tremblay* Maire de Ville de la Baie Au cours de ces rencontres les deux parties firent preuve de beaucoup de compréhension et d’un effort loyal l Ghislain Harvey, Député de Duhuc bulletin ARVIDA, le 14 août 1976 - Les négociations devraient* reprendre au milieu de la semaine prochaine entre la Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée et la Fédération des Syndicats du Secteur Aluminium.C’est ce que laisse entrevoir l’entente que viennent de conclure les deux parties grâce à l’intervention et aux efforts du maire de La Baie, M.Hervé Tremblay, et du député du comté de Dubuc, M.Ghislain Harvey, à l’issue de longues discussions qui ont eu lieu depuis mercredi dernier.Le caractère significatif de cette situation a incité le directeur régional de la Société, M.François Senécal-Tremblay, à faire le commentaire suivant: “Nous sommes évidemment heureux d’avoir réussi à nous entendre avec la FSSA et nous sommes convaincus que, malgré les hésitations auxquelles nous avons dû faire face au cours de cette rencontre, le rapprochement d’aujourd’hui contribue largement à consolider la normalisation de la situation amorcée la semaine dernière.Si cette situation se maintient, de poursuivre M.Senécal-Tremblay, la reprise des négociations, quant à nous, peut se faire dès la semaine prochaine pour en arriver à la signature d’une nouvelle convention collective de travail, qui mettrait fin aux conséquences économiques de la grève dans la région.’’ Les deux parties se sont entendues sur des règles qui concernent principalement le libre accès des employés-cadres à tous les bureaux, établissements et usines de la Société des compagnies qui y sont affiliées et sur les zones de piquetage mises à la disposition des membres de la FSSA.AL.CAIM ' Au terme de ces discussions, les officiers de la FSSA se sont formellement engagés devant MM.Hervé Tremblay et Ghislain Harvey à maintenir le calme, la paix et le bon ordre jusqu’à la signature d’une nouvelle convention collective de travail.Auparavant et ce, dès le début de la rencontre, MM.Hervé Tremblay et Ghislain Harvey ont clairement indiqué que le retrait des forces policières est strictement du ressort des sûretés municipales qui, de concert avec la Sûreté du Québec, devront juger de l’état de la situation et prendre les décisions en conséquence.De son côté, la Société a réitéré son intention de ne pas remettre en marche les diverses unités de production sans le concours de ses employés affiliés à la FSSA.D’autre part, la normalisation souhaitée depuis le début du conflit par la Société est maintenant acquise à toutes fins pratiques, surtout si l’on tient compte que des mouvements de trains au Roberval-Saguenay ont pu être effectués à la fin de cette semaine auprès de certains clients dont la Consolidated-Bathurst à Port-Alfred et que la reprise des opérations aux usines Saguenay et Lapointe est maintenant en marche.“La normalisation amorcée la semaine dernière sous la protection de la police s’est poursuivie jusqu’à date avec un minimum d’anicroches.L’entente conclue aujourd’hui devrait aider à maintenir cet état de chose’’, de préciser M.Senécal-Tremblay.LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 3 4 LE LINGOT, JEUDI )« aoitt iq7r Pour l’Alcan: n’est pas un obstacle a la reprise des négociations La présence des Depuis le 5 août dernier la police est là, autour des établissements de l'Alcan.Pourquoi?Pour faire peur au monde?Non! Pour briser la grève?Non! Pour laisser passer les employés-cadres?Oui! Pour matraquer les grévistes et leur lancer des bombes?Non! Pour assurer la normalisation de la situation?Oui! Depuis que la police est venue, la normalisation est devenue possible.Elle est maintenant, à toutes fins pratiques, chose faite.Et le Syndicat accepte cette normalisation! La présence de la police n'aurait-elle pas en fin de compte aidé le retour à une situation normale?Lorsqu'ils sont arrivés, tôt le matin, ce 5 août dernier, les agents des.Sûretés municipales et provinciale étaient en grand nombre et ne savaient que très vaguement à quoi ils devaient s'attendre.On les avait délégués pour accomplir leur travail de policier, un travail difficile et délicat.Plusieurs étaient même sur leurs gardes, surtout au début.Au début et peut-être un peu le lendemain aussi.Mais la fin de semaine qui a suivi fut calme; et les iours suivants de plus en plus tranquilles.Il faut dire que, dès le départ, les grévistes ont affiché une attitude plutôt pacifique: les rares accrochages des premiers jours ne furent que peu de choses.Voyant ce calme, les policiers ont continué d'accomplir le plus discrètement possible leur travail de surveillance et de protection.Tant et si bien que depuis une semaine, leur présence a été considérablement réduite: pas de "panier à salade", pas de motocyclette.quelques rares auto-patrouilles ici et là, à peine visibles à certains moments.La police est venue le 5 août dernier.huit jours plus tard, le vendredi 13 août, les représentants de la Société et du Syndicat concluaient une entente verbale au terme de laquelle les deux parties envisagent la reprise des négociations dans un climat de confiance mutuelle.Il y a déjà plus d'une semaine de cela.et déjà, on peut dire qu'il n'y a presque plus de policiers, surtout si l'on compare au 5 août dernier.Et si les grévistes ne peuvent s'installer sur les zones de piquetage aux abords de l'Alcan, c'est là une décision de leur Syndicat qui refuse de rétablir les lignes de piquetage "tant que les policiers n'auront pas quitté les lieux".les quelques rares policiers qui restent! Cette question de la presence des .policiers a soulevé beaucoup de commentaires et de questions.Le communiqué reproduit en page 13 [il a également fait l'objet d'un Télé-Nouvelles] explique d'une façon précise et définitive la position de l'Alcan sur cette question. TRENTE-QUATRIEME ANNEE NO 1 LE LINGOT.JEUDI 19 AOUT 1976 quels dégâts ! *.Quand les travailleurs des usines SECAL d’Arvida ont décidé d’évacuer les usines, au début de la grève qui dure depuis le 3 juin, le personnel de cadre fut aussi forcé de quitter les lieux.Durant ces agissements, des individus, ayant à leur tête un homme de métier se sont rendus à la bâtisse no 8.Ce dernier procéda alors à l'interruption de l’électricité dans tous les départements des usines.En quelques secondes, ce fut l’arrêt pour tous les procédés de production, électrolyse, chimie et autres, la fin des activités partout.Sans surveillance, les machines et les autres pièces d’équipement étaient laissées à elles-mêmes.Les effets désastreux furent immédiats.Depuis, certains dégâts continuent de s’aggraver sous différents aspects, même si le calme règne en ce moment.Les réseaux électriques de la région se sont ressentis de cette désorganisation et ont été menacés d'interruptions.Les systèmes chimiques des usines de minerai turent interrompus et laissés sans contrôle.Il y eut des pertes importantes de produits aux différents stages de transformation.Tous les départements ont été affectés, hydrate, calcination, station de pompage, et autres.Au département de l’hydrate de l’usine de minerai no 2 de SECAL à Arvida, l’arrêt spontané des systèmes de pompage a occasionné des déboi dements et des refoulement de solutions qui se sont répandus sur les planchers.Les passages ressemblaient à des ruisseaux tumultueux avec cascades et rapides.Tout s'engouffrait en remous dans les puisards du système d’égouts de l’usine, pour aller hélàs se déverser à la rivière Saguenay.Les compresseurs d’air, ont aussi cessé de fonctionner.Les solutions des circuits ont refoulé dans les tuyauteries d’air et dans les compresseurs causant des dommages considérables.La solution d’hydrate débordant partout sur les planchers des départements et dans les puits de pompage a atteint des niveaux démesurés.L’équipement de production, moteurs, pompes et mécanismes de contrôle y ont été submergés.Le reconditionnement de l’équipement ainsi-encrassé par l’hydrate liquide et solidifiée nécessitera des déboursés considérables.Par exemple, les joints d’étanchéité des tuyaux des usines chimiques ont séché et, ils ne sont plus * s • O — -«-s.O", m C’EST *A COUPS DE PIEDS que des vandales ont ailleurs sur le même tableau, leurs coups de pieds les saccagé une série de relais électriques importants, auraient entraînés en un autre monde.apparaissant au bas du tableau de contrôle.Dirigés m** LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 5 6 LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 19/6 sécuritaires.Ils pourraient éclater sous la pression et devront tous, être renouvelés avant la mise en route des procédés.Des tuyaux ou canalisations de toutes les dimensions ont été bloqués par la solidification des matières qui y ont été arrêtées.Au département de la calcination d’une usine de minerai, une cave s’est remplie d’eau et d’huile qui se sont introduites dans des moteurs d’élévateurs, dans l’élévateur même et dans les conduites des transporteurs d’alumine fonctionnant à l’air.La pâte faite d’alumine, d’eau et d’huile qui s’est formée dans l’élévateur, les transporteurs et les pièces motrices a ruiné ce matériel.Dans cette enceinte de quelque 15 pieds de large, par 15 de hauteur et d’une trentaine de pieds de longueur, les dommages sont de l’ordre de $250,000.environ.La drague, le remorqueur, l'usine de pompage ¦ ¦H Aux bassins de sédimentation, la drague a reçu des visiteurs fort mal intentionnés.Ils ont tout détruit dans la cabine.Le système électrique a été ruiné, tous les cadrans de bord enfoncés, tous les phares mis en pièces, des pompes ont été emportées ou jetées dans les bassins.Il faudra des semaines pour se procurer le matériel de remplacement et faire les réparations.Le remorqueur de la drague d’une valeur de quelque $35,000.a été renversé avec son moteur dans la boue du bassin où il opérait.Dans la même zone, la bâtisse qui servait de salle à manger a été mise sans dessus dessous et cuisinière, réfrigérateur et fontaine d’eau glacée, fenêtres et portes et chaufferette ont été laissés dans un état pitoyable.C’est la destruction.Ce bâtiment servait aux employés affectés aux travaux qu’exigent les bassins de sédimentation.UN QUART DE MILLION DE DOLLARS DE et l’alumine ont formé un mélange dont l’effet a été DOMMAGES dans une enceinte de 15 pieds par 30 désastreux sur les diverses pièces motrices et les pieds.Au département de la calcination, l’eau, l’huile équipements coûteux qui s’y trouvent.JV-.S â im.^ ¦*>r ri ?3** «y ^ ^ - » f A l’usine de pompage située sur le territoire des bassins de sédimentation, ce fut un vrai carnage.Aucune porte, tiroir de bureau, tableau de contrôle ayant une serrure n’a été épargné .Au tableau de contrôle, les voyants ont tous été fracassés, les boutons de contrôle écrasés à l’intérieur des tableaux, et les vitres des cadrans toutes brisées.Il est resté quelques vitrines de l’enceinte qui ne furent pas brisées.Il faut croire que les auteurs de ces délits n’eurent pas la force de continuer.Il faut mentionner aussi que tous les phares qui éclairaient les environs de l’immeuble ont été brisés, même si certains étaient fixés près du toit du bâtiment.-X Camion détruit Travaux retardés A l’intérieur de la clôture qui normalement protège la cour de la station de pompage, les vandales ont complètement détruit un camion de service.Tout ce qui s’enlève du moteur a été arraché, pare-brise, lenêtres de portes enfoncées, le tableau de bord mis hors d’usage, les pneus lacérés et pour terminer le tout, des gallons de peinture versés sur la cabine, le capot et même à l’intérieur du véhicule.Il coûterait probablement plus cher de le réparer que d’en acheter un neuf, nous a-t-on dit.La station de pompage et les bassins de sédimentation situés au sud des usines de minerai ont comme fonction d’assurer pour l’hiver qui vient un site capable de recevoir la boue rouge, ce résidu de la bauxite.Durant l’été on puise ce sable des bassins les plus près des usines pour le refouler jusqu'aux bassins UN TORRENT rfHUILE ET D'EAU a transformé laquelle il conduit en un sinistre lieu où les dommages pendant plusieurs semaines cet escalier et la cave à sont imposants.: éloignés.L’hiver le procédé devient impossible parce que l'eau des bassins gèle et ne peut plus servir comme en saison chaude De sérieux problèmes sont envisagés de ce côté-là.De plus l’élévation des digues des bassins n’a pu se réaliser comme prévu et là encore on se demande ce qu’il adviendra.EÉP/jb V A la bâtisse des transformateurs A la bâtisse des transformateurs, les fils des appareils de téléphone furent arrachés, empêchant ainsi l'opérateur de communiquer avec les techniciens de la centrale de Shipshaw et de les informer des problèmes techniques auxquels il devait faire face.A la bâtisse no 9, les vandales ont saccagé une série de relais importants de l’équipement de protection des postes de distribution des usines et des disjoncteurs du réseau régional de l’électricité.S ils avaient tenté de détruire ou mettre hors d usage d autres pièces de ces tableaux de contrôle, l'électricité des villes de Chicoutimi, Chicoutimi-Nord, Port-Alfred et d’autres endroits aurait été interrom- Les couvercles de plastique des relais et leurs mécanismes délicats, brisés à coups de pieds par les vandales, ne fonctionnent plus.S’ils avaient touché à d’autres pièces de ces tableaux de contrôle, ils auraient pu y laisser leur peau.Quant la demande d’électricité est désorganisée, le reste du système est désorienté, occasionnant un fonctionnement désordonné des génératrices et des problèmes sérieux aux diverses stations de sectionnement.Par exemple, des explosions de dis joncteurs à l’huile auraient pu survenir à l’endroit même où étaient rassemblés ceux qui ont interrompu l’électricité des usines et procédé au saccage des tableaux de contrôle aux bâtisses 8 et 9.Même scénario partout Dans les salles de cuves, les bureaux de ces départements, les autres salles de service, le scénario fut le même que dans les usines de minerai, les bâtiments de l’énergie et l’immeuble logeant la division de l’Entretien, dont la bâtisse253.Les cuves arrêtées sans être conditionnées pour cette opération ont subi des dommages.Selon la direction des usines, en plus des pièces d’équipement qu’il faudra remplacer, sur la plupart des cuves, l’expérience du passé revèle que durant des semaines et même des mois, de nombreux problèmes de production surgiront tels des anodes qu’il faudra rejeter, des cuves dont l’efficacité diminuera d’une façon irréversible, des opérations bouleversées et nombre d’autres conditions qu’il ne sera possible d’établir qu’après les inspections et études terminées.Centre administratif On sait toute la surveillance que nécessitent les climatiseurs du centre administratif des usines d’Arvida.Quand des cadres ont pu retourner à cet immeuble, l’eau des climatiseurs en panne était répandue sur les planchers et infiltrée dans les murs.Tout y est endommagé.Vols de toutes sortes Avant de laisser les lieux, des individus ont profité de l’absence des surveillants pour saccager des bureaux de contremaîtres, d’ingénieurs, des dépôts d’outils, des entrepôts de matériaux ou, de pièces d’équipement.Depuis ce temps, la grève dure et les conditions s’aggravent encore.D’autres personnes sont revenues à la charge.Ces intrusions se sont répétées jusqu au jour où le personnel de cadre a pu retourner librement aux usines.La nuit surtout, des individus ont creusé W 1 i' m ¦** • ,3$ .I CURIEUSE FAÇON D’OUVRIR LES PORTES -Pourtant ce sont des centaines de portes qui ont ainsi été fracassées par les vandales qui ont profité de la situation pour faire des razzias dans les usines.VANDALES ET CAMBRIOLEURS sont passés dans les nombreux bureaux des usines d'Arvida.Coffres et armoires vidés, pupitres éventrés, tiroirs arrachés, voilà une infime partie du bilan de ces visiteurs indésirables.fi 4W5 flH| I j».- r ¦ ^ *V>> EVENTRÉES, PILLÉES ET DÉTRUITES - Voilà le Alcan.Est-ce la faim des cambrioleurs qui a ains sort qui a été réservé aux innombrables machines entraîné la fin de ces équipements?distributrices parsemées aux quatre coins des usines LE LINGOT.JEUDI 19 AOUT 1976 7 b LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 des trous sou.c les clôtures pour se faufiler jusqu’au lieu de leurs coivoitises D’autres ont coupé la broche de ces clôtures A l’intérieur des usines, on a même utilisé des camions Cushman ou tricycles motorisés.Ces incursions dans les usines se sont presque toujours soldées par des effractions, serrures fracassées, portes de bureaux et autres salles brisées, enfoncées, tiroirs de pupitres arrachés et laissés en pièces, des distributrices de liqueurs douces, de cigarettes, de gâteaux ou autres détruites, vidées, des cadenas arrachés, coupés Dans bien des cas, les vandales utilisaient les torches à gaz qui leur tombaient sous la main.Rien ne devait leur résister.Les boîtes d'outils d'employés Des boîtes d’outils appartenant à des employés ou confrères, furent brisées.Les outils qui s’y trouvaient furent utilisés comme outils de cambrioleurs.Les dégâts et les pertes en biens de la Compagnie et en outils de travailleurs sont importants.Des boîtes d’outils d’employés ont en effet été volées.Le preuve, deux gros coffrets à outils ont été découverts à proximité du viaduc de la route 170 de Jonquière.Ils ont été rapportés au poste par un agent de la Sûreté municipale.Des câbles de cuivre de fort calibre qu’on avait pris aux usines ont aussi été retrouvés par les membres de la Sûreté.Le sac à dos chargé de cuivre était trop lourd, le porteur n’avait pu aller plus loin.Des pièces de cuivre qu’on s’apprêtait à venir chercher ont été découvertes en bordure d’un chemin Le chariot trouvé près d’une clôture aurait servi aux malfaiteurs pour transporter les objets lourds tels que ces 750 livres de cuivre.Dans des usines comme celles d’Arvida, des matériaux de toutes sortes et en quantités énormes sont entreposés.Il n’est donc pas surprenant qu’il soit difficile au premier abord d’évaluer ce qui est disparu.Pour illustrer te tout, nous publions dans ces pages des photographies démontrant que le passage de certaines personnes a été plutôt brutal et malicieux.La destruction qu’ils ont laissée derrière eux prouve que la direction de l’entreprise avait raison de juger la situation intolérable non seulement pour elle mais aussi pour tous les travailleurs qui reviendront un jour à leur travail, leur atelier, leur usine LES ADEPTES DU BASEBALL parmi les grévistes frappaient certainement en direction de cette aile du centre administratif des usines SECAL d’Arvida pour briser ainsi autant de vitrines de cette façade.L’OEUVRE DES MALFAITEURS est présente dans la force de résister à l’ardeur des vandales qui ont les moindres recoins des usines.Peu d’armoires ont eu pillé, volé et détruit.-f.• j' C’EST LE GAGNE-PAIN DE NOMBREUX au bureau de la Sûreté de l’Alcan à Arvida.étaient EMPLOYÉS que des cambrioleurs ont décidé de voler remplis d'outils dispendieux, aux usines Alcan.Ces deux coffres d’outils, rapportés ¦ -j .mm fâÊË0*é’ Y à u h DOMMAGES CAUSES au véhicule de la Sûreté de l’Alcan en patrouille dans les DÉPÔT D’OUTILS cambriolé à l’Entretien mécanique, Arvida usines d'Arvida, la nuit des cagoulards 1- A JONQUIERE, la camionnette d’un membre de la direction a été endommagée.D’autres véhicules appartenant aux cadres de l’Alcan ont été abîmées, du début de juin au début d'août, en l’un ou l’autre endroit de la région Æ • -à 2- PILLAGE ET VANDALISME dans un autre bureau des usines 3— VANDALISME A L’ÉDIFICE 253, Entretien majeur, usines d'Arvida.Tout est sans dessus-dessous ?VOICI UNE CHAINE qui en aurait long à dire sur la nuit des cagoulards aux usines.On l’a retrouvée sur le lieu d’où les cadres furent expulsés LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 9 1 0 LE LINGOT, JEUDI 19 AOUT 1976 A ¦m -«SG m ^ IJ i> AFFAIBLI PAR LE POIDS DE PLUS DE 200 LIVRES DE CUIVRE, un malfaiteur a préféré abandonner sa charge en quelque endroit.Rapporté à bon port par des membres de la Sûreté, le sac à dos constitue la preuve des nombreux vols dont ont été le théâtre les usines Alcan.Ji II m i.-iÉ V f •I SM i «• « f tiy —1 m B ¦.hot food ‘-•Mr?v j-; f; ¦ PLUSIEURS EMPLOYES SERONT DEÇUS - En effet, de grandes quantités de coffres d'outils spécialisés ont été volés.A preuve, ce', deux boîtes d’outils qui.après avoir été volées aux usines d’Arvida.ont été abandonnées par les auteurs du méfait à proximité du viaduc de la route 170 près de Jonquière.-\ ymm, \r> PLUS DE 750 LIVRES DE CUIVRE ont été récupérées par la Sûreté, après que des cambrioleurs eurent chargé ces objets lourds sur un chariot abandonné par la suite près d’une clôture des usines.1 L’autre avait entrepris des travaux de bricolage.il lui manquait, vis, ou pentures.ou quoi d’autre qu’on trouve d’ordinaire chez le contremaître de la menuiserie d’Isle-Maligne.pourquoi ne pas aller s’v ravitailler?A-t-on cru que ces machines distributrices de l’aluminerie d’Isle-Maligne étaient défectueuses, parce qu’elles n’ouvraient pas sans clé; on leur a donc fait "leur affaire’’.La torche à oxygène au sol a servi de “sésame ouvre-toi”.ARMC du ma Au Roberval-Saguenay des vandales ont passé Au Chemin de fer du Roberval-Sague-nay.les dommages sont considérables.Kn certains endroits, la voie ferrée a été obstruée, des aiguillages sectionnés à la torche.Il y eut des débuts d'incendie à l'atelier des locomotives d’Alma et à un pont de chemin de fer à Ville de la Baie.Voici quelques-unes des photos prises à la suite de ces incidents.• \ f • V.vv ' Vv AU ROBERVAL-SAGUENAY.à Alma, la gare a subi des dommages par le feu.le vandalisme et le vol j-y.f W ARMOIRES D’ACIER ouvertes par effraction dans une pièce servant k entreposer du matériel de bureau, toujours au Roberval-Saguenay.h y : ' , w ' LE MAGASIN de pièces et d’outils a également été ouvert par effraction au Roberval-Saguenay d’Alma.De l’équipement coûteux a disparu.i *%* | - f CAILLOUX LANCES à l’intérieur de la remise des locomotives du Roberval-Saguenay.à Alma, alors qu’il y avait du personnel qui s’y trouvait cette nuit-là.On peut imaginer les heures que ces cadres ont passées.tf, .jf ¦ 4'
de

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