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Titre :
Le lingot : un journal du Saguenay
Contenu spécifique :
jeudi 25 juin 1981
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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    Prédécesseur :
  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1981-06, Collections de BAnQ.

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Jeudi, le 25 juin 1981, 38ième année, No 23 Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée Hausse importante des prestations aux préretraités Le comité de direction de la Société vient d’approuver une résolution visant à augmenter les prestations des employés syndiqués qui ont pris leur préretraite avant le 9 février 1981 et des employés cadres qui ont pris leur préretraite avant le 1er mars 1981.Pour la Société, ces augmentations ont pour objectif de rétablir le pouvoir d'achat des préretraités à un niveau suffisamment élevé pour leur permettre de pallier à l’augmentation du coût de la vie.De plus, dans un souci d’équité, elles ont également pour objectif de réduire l'écart entre les préretraités des différentes années par rapport à ceux qui ont pris leur préretraite après le renouvellement du contrat collectif de travail signé le 9 février dernier.Ces augmentations des prestations aux préretraités nécessiteront un déboursé additionnel de 1,6 million de dollars à la Société et toucheront quelque 300 préretraités cadres et syndiqués au Québec.Quant aux modalités de ce réajustement, elles consistent en un montant de base plus un pourcentage variant entre 0 et 45% selon la date de préretraite.Ce réajustement est rétroactif au 1er juin 1981 et sera intégré, de même que les arrérages, au chèque de paie du 27 juin 1981 en ce qui concerne les syndiqués et à celui de fin juillet en ce qui concerne les employés cadres.Les responsables des avantages sociaux ont fait parvenir, à tous les préretraités touchés par cette mesure, une lettre dans laquelle il leur est expliqué les modalités de ce réajustement et le montant supplémentaire auquel ils ont respectivement droit.L’épurateur 53-nord est une perte totale par Louis-René Ménard Il faudra attendre quelques mois avant de reconstruire l’épurateur 53 nord, qui a été complètement détruit par un incendie, vendredi le 19 juin.Pour le moment, les dégâts sont évalués à environ 700 000 $.Le feu s’est déclaré à la base de l'épurateur vers 8h45, 10 minutes avant que le service des incendies de Sécal ne reçoive l'appel.Nos sapeurs-pompiers arrivaient sur les lieux vers 9h, mais l'élément destructeur était déjà bien engagé.Les pompiers n’ont pu que pro^ téger les bâtiments adjacents, afin que le feu ne les affecte pas.Quelques pompiers de la Ville de Jonquière se sont également rendus sur les lieux.Salles de cuves En raison de l’incendie, les employés des sal les de cuves 53, 54 et 55 ont été évacués, et les opérations de ces salles d’électrolyse ont été quelque peu perturbées.C'est la salle de cuves 53 qui a connu l’arrêt le plus long.L’incendie de l'épurateur 53 nord n'a causé que des pertes matérielles.Quant aux causes de l’incendie, elles ne sont pas encore déterminées: l’enquête se poursuit.Les retrouvailles Vaudreuil “La ballade des gens heureux” Au cours des cinq journées de retrouvailles qui ont eu lieu du 14 au 18 juin derniers, à l'inten tion des rentiers et des pré retraités ayant fait carrière à l’Usine Vaudreuil, l’atmosphère était à la joie, au bonheur, à la satisfaction et à la recon naissance.Ce fut l’occasion, depuis longtemps désirée, de rencon très d'anciens confrères de travail.Quelles magnifiques circonstan ces pour se rappeler les nom breux souvenirs d'une vie de travail.En effet, les conversa lions entre anciens compagnons de travail et amis de longue date ont passé en revue combien d’événements qui s’étaient déroulés durant toutes ces longues carrières.bonheur, l’amitié, la reconnais sance durant ces retrouvailles.C'était la ballade des gens heu reux, comme l’a si bien chanté l'artiste Aimé Major qui, avec la talentueuse Jocelyne Tremblay et le chanteur toujours apprécié qu'est André Bertrand, a su émouvoir l’assistance des heu res durant.Le directeur de l’Usine Vaudreuil, Ray l’allen, a dit toute la joie qu’il ressentait de se trouver au milieu des ren tiers et préretraités, de leurs épouses ou compagnes.Patrick J.J.Rich, président d'Aluminium du Canada, Ltée et de Sécal a bien voulu répondre à l'invitation de se joindre à tous ces anciens travailleurs aux quels on rendait un hommage spécial.On a échangé des informations sur la manière de vivre sa retraite et des moyens de de meurer alerte et heureux.Les noms des absents reve naient très souvent durant ces échanges.Les poignées de mains et accolades furent fran ches et sincères et témoignaient de ce grand plaisir de se re trouver.C’étaient les retrou vailles, de vraies retrouvailles.Tout chantait la joie, l'espoir, le Bertrand Bouchard, vice pré sident régional de Sécal, a pro filé de son passage à l'une des journées de retrouvailles pour se faire l'interprète de son entreprise et souhaiter à tous de bien profiter de ces belles heures et d’en garder longtemps le souvenir.Non IrrteurN trouveront en pagrH 5.fi, 7 et H un reportage complet que signe ( harle»-Auguste Carrier, journaliste retraité du journal Le I.ingot. 44 Alcan apprivoise Ténergie » par LouJa-Keoé Ménard Iji présence de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan a été fort remarquée il l'Exposition régionale de Chicoutimi qui se tenait du 15 au 21 juin et qui a attiré de nombreux visiteurs.Four l'occasion.Sécal avait choisi comme thème principal de son kiosque "Alcan apprivoise l'énergie".Dans cette période difficile que nous connaissons au plan énergétique, notre entreprise juge important d'informer la population face à cette question primordiale.Trois idées gravitaient autour de ce thème: la description du réseau électrique d'Alcan au Saguenay Lac Saint Jean, son exploitation et son utilisation dans la production d'aluminium et enfin les efforts de la compagnie dans la conservation d'énergie.Tout cela était présenté de façon visuelle dans plusieurs modules du kiosque de Sécal.Sécal est propriétaire du plus vaste complexe hydro-électrique privé au Canada.Ses centrales situées à Isle Maligne.Chute à Caron.Chute du-Diable, Chute à la Savane.Chute des Fasses et Shipshaw, construites entre 1926 et 1962.tota lisent 2 687 000 kw de puissance installée.i On «'affaire à monter le kioaque de Sécal à l'intérieur du Centre George»-Vézina.Cette énergie sert a alimenter nos centres de production d'isle Maligne.Grande Baie, Jonquière, de même que nos autres installations régiona les.L'exploitation du réseau hydroélectrique d'Alcan est du ressort de la division Énergie électrique, Québec.Ses 600 em ployés veillent au bon fonctionnement et à l’entretien de tou tes les composantes du réseau électrique (turbine alternateur, pylônes, redresseurs de cou rant, lignes de transport d’énergie, etc.).Le camion de transport de métal chaud de Sécal a été un des points de mire de l'Exposition régionale de Chicoutimi.Jeunes et moins jeunes ont été intrigués par ce véhicule à l'aspect bizarre.i Photos Studio Ellefsen Si la production d'aluminium nécessite une grande consommation de plusieurs formes d'énergie, Sécal s’est attaquée depuis quelques années à la conservation de l'énergie.D'ailleurs, tous les pra grammes de modernisation que Sécal a entrepris depuis quelques années dans ses installations régionales tiennent compte de cette donnée fonda mentale pour l'avenir.À cet égard, la construction d’un nouveau Centre de calcination à l'Usine Vaudreuil et le transport de métal chaud par fardier entre l’Usine Grande-Baie et Jonquière, permettront des économies d'énergie appréciables.Elles équivalent annuellement à chauffer et éclairer plus de 15 000 résidences unifamiliales.Le transporteur de métal chaud Le camion remorque qui servira à transporter le métal chaud entre Grande Baie et Jonquière a fait une forte impression à l'Expo-régionale.Installé à l’extérieur sur des rails de chemin de fer, il a suscité chez les visiteurs de tout âge beau coup d’intérêt.Il est vrai que les fardiers qui se prennent pour des trains sont rares.“Alcan apprivoinr l’énergie”.Tel a été le thème du kiosque de Sécal à la Bliéme Expo régionale de Chicoutimi.Notre hôtesse Josée Tremblay explique * deux jeunes la fabrication de l'aluminium.Il a fallu un peu plus d'une heure pour installer les rails sur lesquels peut circuler le camion qui transporte le métal chaud de l'Usine Grande-Baie à Jonquière.Les déménageurs ont pris mille précautions pour apporter la maquette d'une turbine-alternateur à l'intérieur du centre Georges-Vézina de Chicoutimi.Cette génératrice faite * l’échelle a d'ailleurs attiré le regard de plusieurs visiteurs.r r Portes, fenêtres, portes patio et revêtement extérieur étaient en démonstration au kiosque de Produits de bâtiments Alcan.Les visiteurs se sont montrés très intéressés par ces produits de très belle conception.Les Produits de bâtiment Alcan sont beaux, solides et économiques en énergie par Louis René-Ménard Le groupe Alcan ne fait pas que des lingots d'aluminium.Notre société fabrique également sur une grande échelle, une gamme de produits destinés aussi bien aux marchés industriel et corn mercial, qu'aux particuliers.Présent à l’Expo régionale Produits de bâtiment Alcan est une division de Produits Alcan Canada.Cette filiale fabrique depuis plusieurs années des portes, fenêtres, portes patio et re vêtement extérieur, bien entendu en aluminium.Produits de bâtiment Alcan était présent à la 61ième expo^ sition agricole, commerciale et industrielle qui se tenait en juin au centre Georges Vézina de Chicoutimi.Pourquoi un tel kiosque?Avant tout, pour mieux faire connaître au grand public de la région, ces différents éléments qui servent à la construction d'une maison, ou d'un édifice.Des produits de qualité En effet, selon le directeur de la succursale de Québec à Produits de bâtiments Alcan.Richard Lauzière, “ce que nous fabriquons à nos usines du Québec est encore peu connu des résidents du Saguenay Lac-Saint-Jean.On en retrouve quand même de plus en plus dans les quincailleries de la région".Richard Lauzière fait cependant remarquer que les Produits de bâtiments Alcan connaissent une croissance rapide au plan de la demande, partout au Québec et au Canada.Cela s’explique par leur qualité et leur diversité, de même que par leur prix concurrentiel.En outre, ces dernières années, à cause des coûts élevés de l'énergie, on a insisté beaucoup d Produits de bâtiments Alcan sur le facteur isolation autour des portes et fenêtres, ce qui on s'en doute, permet des écono- mies appréciables de chauffage durant la saison froide.Aujourd'hui, portes, portes patio et fenêtres fabriquées par Produits de bâtiments Alcan sont disponibles dans plusieurs teintes.Le revêtement mural extérieur en aluminium est éga lement offert dans plusieurs couleurs, presque pour tous les goûts.Richard Lauzière estime de plus que ces éléments de construction s'entretiennent très bien, et qu’ils ont une vie durable très longue.2 Le Lingot, leudi.le 25 juin 1981 Usine Arvida L’invasion des épurateurs se poursuit » 'ZSB.ut.’ n rym J3M, 'V.v ' â Cette structure, que l’on peut apercevoir lorsqu'on passe par le centre-ville d’Arvida, est celle qui abritera les nouveaux épurateurs du centre de calcination du coke de l'Usine Arvida.(Photo Wilfrid Lalrance) par Terry Archibald Les épurateurs frappent encore.Cette fois, c’est au centre des produits anodiques de l’Usine Arvida que, poursuivant un programme déjà entamé, ils continueront à faire sentir leur importante présence.D’ici le milieu de 1982, le service de l’ingénierie de l’Usine Arvida, à qui le centre des produits anodiques a confié la responsabilité du projet d’installation, compte en effet permettre à ce dernier de mettre en opération deux épurateurs d’un type un peu spécial, pour récupérer les pous sières dégagées par les fours à calcination du coke.Coke.aluminium?Il faut une demi-livre de carbone pour produire une livre d’aluminium, dans les cuves des centres électrolytiques d’Arvida et Isle-Maligne.Ce carbone, celui des anodes, c’est du centre des produits anodiques de l’Usine Arvi da qu'il provient.Et c’est en im posant au coke de pétrole un procédé de calcination très spécifique qu’on parvient à obtenir l’une des deux substances essen tielles à la fabrication de ces anodes.Mieux contrôler les émissions atmosphériques du processus de calcination, tel est le défi que les nouveaux épurateurs contribueront à relever.Car le processus de calcination des 295 000 tonnes métriques de coke de pétrole qui passent par le C.P.A.à chaque année implique des émissions de poussières.De telles poussières sont dégagées à l’extrémité des échangeurs où l’on récupère la chaleur dégagée lors de la calcination.Les nouveaux épurateurs seront ajoutés aux cyclones “AEREX” qui furent installés à l'automne 1979 et permettront d’obtenir une efficacité de collection globale supérieure à 99%.Le coût de ce système s'élèvera à plus de 5 millions de dollars et l’ensemble du projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’assainissement de l’environnement qui se déploie présentement aux installations de Sécal à Jonquière.Un procédé ingénieux Ces épurateurs sont d'un type un peu spécial puisqu'ils utilisent un procédé qui, déjà em ployé dans certaines bouilloires à copeaux de bois ou à charbon pulvérisé, ne l’avait été encore que très rarement pour le Irai tement des poussières de coke.Ce procédé est assez simple: il consiste à faire passer les gaz de combustion dégagés par la cal cination au travers d’un lit de gravier en circulation.Lors de ce passage, les gaz en question sont débarrassés de leurs pous sières et peuvent être libérés dans l'atmosphère.I -k.i ; i ! ; : a B 4, r§ii_ i Lett nouveaux épurateura changeront de façon aenaible l'apparence de l’unine de calcination du coke du centre dru produits anodiques.De mieux en mieux Système de dépoussiérage à haute efficacité, l’épurateur à circulation de gravier de la Corn bustion Power Company a été adopté par le centre de calcina tion du coke pour rencontrer les normes d'émissions dans l’atmosphère formulées par le Ministère de l’environnement du Québec.Quand on songe au fait que seu lement un maigre 1% des pous sières soumises au traitement du système d'épuration échap pera à l'ingénieux piège qui lui sera tendu dès le milieu de la prochaine année, on peut se faire une bonne idée des consé quences bénéfiques qu'amènera le nouveau type d'appareil.C’est pour bientôt Le nouveau système aidera donc à améliorer le processus de calcination du coke, en abaissant le degré d'opacité des fumées li bérées et la quantité de retom bées poussiéreuses sur les abords des installations.Il contribuera aussi à modifier de façon sensible la physionomie du centre de calcination du coke.Les nouvelles cheminées, pour ne parler que d'elles, s'élèveront à quelque 175 pieds dans les airs.De bien belles perspectives, donc, que celles qui se dessinent pour l'usine de calcination du centre des produits anodiques de l’Usine Arvida.Ne soyez pas surpris si, dans quelque temps, vous ne reconnaissez plus l'ap parence des fumées s'échappant de ces cheminées qui se dres sent derrière le Centre de re cherche de Sécal, à Arvida.Le centre de calcination n'aura pas cessé sa production, il aura plu tôt amélioré son épuration! •' - x -TT Une fouir de pernonoe* ont travaille sur le projet dea épurateur* du rentre de ralriaalion du roke.au aein de* équipés suivante*: le* service* d'ingénierie, de plans et devis, d'ingénierie de rhantier, d'élertrieité instrumenta tion et d'environnement de l'I'sinr Arvida; le service d'opération du rentre des produit* anodiques, le service de corrosion du centre analytique, le groupe approvisionnement de* service* régionaux, ainsi que le groupe ¦tructurc et le service d'entretien majeur et construction de l'Usine Vaudreuil.A l'arriére de tout re monde, un épurateur.(Photo Jean Matteau) Le Lingot, jeudi, te 25 juin 1961 3 Quand un ordinateur se retire.Un reportage de Terry Archibald La dernière semaine de mai re vêtait un caractère un peu spé cial.pour les employés des sal les de cuves de l'Usine Arvida.Car c'est cette semaine-là qu’avec un peu de nostalgie, on a tourné pour la dernière fois à "arrêt" le bouton-contrôle de l'ordinateur qui avait été le grand surveillant du procédé électrolytique pendant plus de 15 ans.Le I.B.M.1 800, qui avait été au poste sans relâche depuis 1966, ne devait plus ja mais fonctionner de nouveau dans ces lieux.Il cédait alors la place à une jeu- ne recrue plus fringante, plus forte, ayant plus de potentiel: le D.E.C.PDF 1140.Quel grand travail le retraité avait-il effectué au service de l'Usine Arvida et quelles nouvelles performances nous promettent les nouveaux renforts qui arrivent?C’est ce que nous vous racontons aujourd'hui.Un vieux combattant aux services inestimables I, B et M; dans l’esprit popu laire, ces trois lettres réunies produisent souvent un effet d'enchantement.Synonyme de sophistication et de perfection nement électronique, Cappella lion I.B.M.est utilisée à toutes les sauces pour faire état d’une capacité de raisonnement et d'opération peu commune."Lui?un vrai I.B.M.!", entend on dire au sujet d’un petit étudiant qui semble réfléchir plus vite que ses camarades.Si c’est une erreur que de ne faire référence qu’à cette seule compagnie quand on s’attache aux miracles de l'électronique plusieurs autres fabriquants d’ordinateurs parvenant à faire tout aussi bien , il est vrai que quand on parle de l’ordinateur I.B.M.1 800, qui vient de se re tirer des salles de cuves de l’Usine Arvida, l'image a beau coup de sens.Pourtant, s’il fallait qu'une seule personne accomplisse durant le même temps tout ce que cet ins trument a accompli au cours de sa carrière, il pourrait devenir assez facilement maboul! Un pionnier LT.B.M.1 800, c’est celui sur le quel, dès son entrée en fonction en 1966, fut conçue toute la "phi losophie" de contrôle des procé dés électrolytiques qui est en vi gueur dans la plupart des instal lations Alcan.Avant son arrivée remarquée, ce contrôle s’effectuait en effet, depuis les premiers temps de l’entreprise, à l’oeil et à la main.ce qui exigeait des opéra leurs une attention toute par ticulière.Avec lui, et avec les ajustements de personnel qu’il a rendu nécessaires, c’est un peu une nouvelle espèce d’opérateurs qui a vu le jour.Curriculum vitae d’un I.B.M.retraité C’est qu'elle en avait du poten tiel, la jeune vedette! En fait, il s’agissait de deux vedettes, puisque les salles de cuves furent contrôlées jusqu'à tout récemment par deux I.B.M.jumeaux.Celui qui vient d’être mis hors d’opération était un peu l'aîné des deux.Mais si on ne parle que de lui, on se retrouve quand même devant une fiche de croisière pour le moins remplie.Tenez-vous bien, vous risquez d’avoir le vertige.Kn quinze années de service, le vétéran aura relevé plus de 82 000 rapports de quarts; répondu à 300 000 demandes formulées par les opérateurs; effectué 4 milliards de lectures du voltage des cuves; et 2 milliards de lectures de l’ampérage des lignes; apporté 60 millions de mouvements correctifs aux cuves; et tenté de détecter plus de 50 millions de fois toute situation anormale dans l’une ou l'autre cuve.Tout cela en plus de fournir les rapports statistiques les plus divers et de présenter 24 heures après 24 heures ses rapports de journée! Quand on n’a qu’une quinzaine d’années À vivre.Avec toutes ces performances, on ne serait pas surpris de voir un tel bourreau de travail corn mencer à courber le dos et à perdre le souffle.En fait, c’est plus tôt parce que le I.B.M.1 800 commençait à être un peu dépassé par les événements que le groupe de régulation automatique du Service de l'ingénierie de l’Usine Arvida a décidé de lui faire prendre sa retraite au mois de mai.Il devenait incapable de s’adap ter aux perfectionnements apportés d'année en année dans les salles de cuves, et aux nouvelles exigences que ces change ments lui imposaient.Une nouvelle génération d’ordinateurs, beaucoup plus vigoureuse, lui poussait dans le dos.Car, aussi malheureux cela soit-il, au ryth- me où va le progrès dans le monde de l'informatique, l’espérance de vie d’un ordinateur ne de meure toujours que d’une quinzaine d’années au maximum.Le I.B.M.1 800 se retire des salles de cuves pour aller vivre ses vieux jours ailleurs.Place au D.E.C.PDP 11/40! Zénon a tout vu! Réaai* pour mettre bore d'opération le I.B.M.1 800, Zél M acquêt, enriateadaat du Service de l'Ingénierie.(Photo Wilfrid LafranceI i Roy, Jean-Marc Dorval, Réjean Leclerc et Guy Si tout le monde avait été em ployé dans les salles de cuves depuis 1947 comme l’a été Zénon Roy, on aurait une bien meilleure idée de tous les changements qui y ont été apportés au cours des trois dernières décennies.Zénon est l’un des rares em ployés à avoir connu toutes les formes de contrôle du processus électrolytique expérimentées à Arvida.17 ans opérateur, 15 ans technicien et maintenant technicien spécialisé au service du groupe Entretien et exploitation, il se rappelle encore le temps où toute la surveillance s’effectuait directement par des hommes, sans le secours de quelque instrument informatique que ce soit.Il se souvient aussi d’avoir vu entrer en fonction le I.B.M.1 800, en septembre 1966, et peut raconter comment il s’en est servi pendant quinze ans.Cette année, alors qu’il devait s'adapter au nouvel appareil de la Digital Equipment Corpora tion, c’est à lui qu'est revenu l'honneur d’abaisser pour la dernière fois l’interrupteur de l’ancien ordinateur.(Photo Wilfrid Lafrance) 4 Le Lingot, jeudi, le 25 juin 1981 et cède sa place à la jeunesse Une relève de première qualité Petite devinette: quel résultat peut-on obtenir quand on remplace deux ordinateurs, au passé impressionnant, par cinq autres dont chacun est à lui seul deux fois plus puissant que ces deux réunis?La réponse, on peut en avoir une idée, mais c’est sur tout l'expérience des années qui nous la donnera.L'expérience de l'usage, dans les salles de cuves de l'Usine Arvida, des PDP 11/40 de la Digital Equipment Corporation (D.E.C.).Petit malin Le PDP 11/40 qu'on a commencé à implanter à Arvida en avril 1975, n'a pas encore derrière lui le bilan de son prédécesseur.mais il nous en promet tout un! De design beaucoup plus récent, il fait appel à un langage informatique plus évolué, mais à la fois plus simple et plus fonctionnel: le FORTRAN.Il utilise aussi son supplément de puissance à se protéger lui-même contre les erreurs ou les mauvaises manipulations de ses utilisateurs.Plus petit et plus facile d’usage que le I.B.M.1 800, il intègre en son sein un plus grand nombre de fonctions et permet d'obtenir une plus grande efficacité, dans le contrôle du processus élec trolytique.Plus et mieux L’installation du PDP 11 40 aura nécessité un apport de plus de 1,5 millions de dollars.C'est presqu'un euphémisme que de dire qu’il s'agit là d'un investissement qui rapportera ses justes dividendes.Les poten tialités d'un tel ordinateur sont tellement grandes! Au nombre des données qu'il ob servera et notera dans l'une ou l’autre de ses 128 000 mémoires, figurent, d’abord, le contrôle des voltages et des ampérages, puis l'alimentation des cuves en alumine, le contrôle du niveau de métal, le traitement des effets anodiques, le contrôle du rem placement des anodes.Véritable machine-à tout faire, le PDP 11/40 effectuera autant des opérations de vérification ou de comptabilisation, que des opérations de correction directe, c’est-à-dire qui ne font pas appel au travail des opérateurs.Extrêmement rapide dans le Plusieurs mains à la pâte Il semble bien qu’un ordinateur ne se remplace pas comme un fusible brûlé.Du moins si l’on en juge d’après le nombre de personnes qui ont dû mettre la main à la pâte pour substituer au I.B.M.1 800 le PDP 11/40 de la D.E.C.C’est à peine croyable, mais même si on passe sous silence le nom de tous ceux qui n'ont sou vent effectué qu’un petit ouvra ge manuel, un raccordement de fil par exemple, il reste quand même une trentaine de personnes à avoir oeuvré sur le projet à titre d'intervenants impor tants.Informatique et instrumentation Du côté informatique, ces gens sont Gaston Pilotte, Gaétan Guérin et Gilles St-Pierre.Au niveau de l'instrumentation, Roger Tanguay, contremaître, Arthur Gaudreault, Rock Mo-rissette et Michel Coudé y ont mis du leur.Et l’administration?Et l’entretien?Qui s’est chargé de l’administra tion de tout ce projet?Encore bien du monde: Jean Pierre Tremblay, chef de projet, Donat Filion, surveillant de chantier, Réjean Leclerc, surveillant de procédé, Jean Marc Dorval, su rintendant des salles de cuves et représentant du promoteur Maurice Caron, ainsi que Ray mond Thelland, qui fut suivi par Jean Larochelle, comme représentant délégué de ce même promoteur.À l’entretien informatique, en fin, Raymond Danis, Raymonde Brassard, Zénon Roy, Gilles Im beault, Luc Thériault, Yvan Côté, Sylvain Bouchard, Martial St Amand et Guy Goulet ont joué un rôle important.Martin Bouchard, d'Isle Maligne, alors en stage de formation, a aussi apporté sa collaboration.Enfin, c'est la compagnie R.D.électri que qui est chargée de l’instal lation des câbles.Beaucoup de personnes.mais quand on songe à tous ceux à qui le nouveau PDP 11/40 va écono miser du travail, on ne se sur prend même plus- transfert interne et l’interpré Lation des données, il permettra d'amener le déroulement du pra cessus électrolytique à un ni veau optimal.Toujours les deux mêmes problèmes Il n’y a que deux problèmes que le PDP 11/40 ne parviendra pas à solutionner, et ce sont probablement des problèmes dont aucun ordinateur ne pourra ve nir à bout.Car.premièrement, il sera tou jours difficile à des employés habitués à une technologie, de S'habituer à une nouvelle, plus perfectionnée.L'homme ne change pas aussi vite que la ma chine.C’est une donnée de ba se, qu'on ne peut éliminer.Un remède?Le temps! Et puis, évidemment, comme on le sait, le PDP 11 40, malgré tou tes ses qualités, n'en sera pas moins, lui aussi, confronté à l'i nexorable problème du temps et de l'évolution: quinze ans, au plus, et ça en sera fait.Au ser vice de l'ingénierie de l'Usine Arvida.on se pose déjà la ques tion: à quel nouvel ordinateur fera t on prendre la relève du PDP 11 40.dans quelques an nées?Chaque salle de cuves sera munie d'un tableau d'affichage et d'un terminal la reliant à l'un des cinq or dinateurs PDP 11/40 qui ont pris la relève des vieux I.B.M.1 NOO.(Photo Wilfrid Lafrancel • • • • 3__• Réjean Leclerc, (laétan Guérin, Donat Filion.Roger Tanguay, Arthur Gaudreault, Jean Larochelle.Jean Pierre Tremblay et Raymonde Brassard sont fiers du nouveau D.E.C.mis en place * IT'sine Arvida.(Photo Wilfrid Lafrancel Dernier regard nostalgique sur un vieux compagnon qui fait ses adieux.De gauche à droite: Gérard ( été, ^Marcel Simard.Jean-Marc Dorval et Michel St-Hilaire.(Photo Wilfrid Lafrancel Le Lingot jeudi, le 25 juin 1981 5 À l’Usine Vaudreuil Un mini-symposium international par Terry Archibald L'usine de minerai 2 de l'Usine Vaudreuil a été le site d'un mini symposium international por tant sur les nettoyeurs des échanKeurs de chaleur, les 8, 9 et 10 juin derniers.Ce colloque, organisé sous la supervision de MM.Jean Pierre Hiffaud et Ber nard Cousineau, regroupait des spécialistes de 5 pays, en plus de ceux de Vaudreuil, de Montréal et de Kingston.Une initiative d’envergure Au total, 26 participants du Ca nada, du Japon, de l'Inde, de ITr lande, de la Jamaïque et du Bré sil, se sont échangés leurs con naissances et leurs expériences pendant les trois jours.Mais bien plus qu’un simple échange de paroles, la réunion imposait aux participants de s'engager à mettre en applica tion, à leur retour dans leurs installations respectives, un mi nimum de 2 nouveaux "trucs" ou procédés appris lors des présen tâtions ou des discussions.D'ailleurs, toutes les commun! cations présentées lors de ce mini symposium ont été notées et imprimées dans un énorme cahier spécial qui a été remis aux délégués avant leur départ.Aucun détail relatif à l’objet des discussions n’a été laissé de côté.Lors de leur passage, les spécia listes ont pu aussi se familiari ser avec les installations de leur compagnie, Alcan, dans la ré gion et s’adonner à un peu de visite touristique.À suivre en Jamaïque Le mini-symposium de l’Usine Vaudreuil était en fait le pre mier d’une série qui se poursuivra l’hiver prochain en Jamaïque et qui, à chaque reprise, portera sur un thème spécifique.De la Jamaïque à Vaudreuil et au Japon! De gauche A droite: Carleton Read, D Clifton Brown, Rejean Saunier, Roaaire Beieau.Shiro Asakura et S.Kécapitulation et suite, donc, Takagi.sous 1® chaud soleil de la (Photo Jean Matteau) Jamaïque.La nouvelle usine de fluorure sera encore plus importante par Antonin Fortin Bien que la nouvelle usine de fluorure Vaudreuil ne sera mise en chantier que l’an prochain, Sécal annonce déjA qu'elle aug mente sa capacité de production.Prévue initialement A 30 000 tonnes métriques, la capacité de la future usine sera de 40 000 tonnes métriques et les inves tissements seront majorés de 35 millions de dollars, pour attein dre 95 millions de dollars.I^e directeur de l’Usine Vau dreuil, Ray Pallen, a expliqué que cette décision fait suite A la signature d'un contrat d'appro^ visionnement avec la société Reynolds Metal.L’entente prévoit des livraisons de 10 000 tonnes métriques par année pendant 12 ans, ainsi qu'une option pour huit années supplémentaires.Sécal avait annoncé en août 1980 sa décision de reconstruire l'usine actuelle.La nouvelle usi ne qui entrera en fonction vers le milieu de 1984 comprendra deux unités de production d'une capacité individuelle de 20 000 tonnes.Alcan est le seul producteur d'aluminium au Québec doté d'installations de produits chimiques nécessaires A la fabrication de ce métal.L’Usine Vaudreuil, le plus important centre de chimie inorganique au Canada, emploie plus de 2 800 travailleurs.Le centre importe ses matières premières de l’étranger, principalement de la bauxite et du pétrole, pour la production d'alumine, de cryolithe et de produits dérivés de l'aluminium tels l’hydrate, le fluorure et le sulfate.Ce projet s’inscrit dans le programme de modernisation et de reconstruction des installations chimiques de l’Usine Vaudreuil de Jonquière.Cette année, Sécal consacrera environ 65 millions de dollars A ce programme qui vise A assurer la viabilité économique des activités chimiques, par une productivité ac crue et des économies d’énergie, en même temps qu’à améliorer la qualité de vie au travail et A protéger l'environnement.Ce sont les Experts Conseils Shawinigan de Montréal qui seront les gestionnaires du projet.À la période de pointe en 1983, près de 300 travailleurs de la construction oeuvreront sur le chantier.Xk Jean (iuimond, de Vaudreuil, Monai* Bhaduri, de l'Inde, Gillen Tremblay et François Lavantre, de Vaudreuil et Paul Lue Lim, de Jamaïque.(Photo Jean Matteau) Isle-Maligne L’A.R.L.34 000, vous connaissez?par Terry Archibald Le Centre de coulée de l’Usine Isle Maligne se dotera prochai nement d'un nouvel instrument qui lui promet des performances sans précédent.Il s’agit d’un quantomètre A.R.L.34 000 à émission optique, appelé à rem placer l'ancien quantomètre devenu inadéquat pour satisfaire les commandes de plus en plus exigeantes des clients de Sécal.Un quantomètre, c’est quoi?Comme tous les quantomètres, la nouvelle recrue du Centre de coulée permet de mesurer les justes pourcentages de chaque élément, dans les alliages métalliques produits.Il se distingue cependant de ses confrères - et particulièrement de celui qui l'a précédé A Isle-Maligne par la qualité des mesures qu'il fournit.L’A.R.L.34 000 se caractérise par une plus grande justesse et une plus grande productivité d'analyse que ses prédécesseurs: il permettra donc d’obtenir une connaissance plus juste de la composition du métal, d'avoir un meilleur contrôle du procédé de coulée et de réduire la quantité de rebuts.Un phénomène atomique Le nouveau système, un quantomètre simultané, va scruter le comportement des atomes de la matière elle-même, pour effec- tuer ses analyses.En fait, il mesure simultanément l'intensité de plusieurs lignes spectrales dans la lumière émise par l’échantillon lorsque les atomes de celui-ci sont excités par une source d’énergie extérieure.Ainsi, on expédie dans le métal une forme d’énergie qui y produit une réaction atomique par laquelle certains électrons se déplacent et changent d’orbite.En revenant à leur orbite initiale, ces électrons libèrent une lumière d’une longueur d’onde déterminée, caractéristique à l’élément analysé.Par l’examen de cette lumière, le quan tomètre indique donc quels éléments sont présents dans le métal en question et en quelle proportion il s’y retrouvent.De la théorie à la pratique Tout ce phénomène est connu par la plupart des élèves de secondaire qui s’adonnent A l’étude de la chimie élémentaire.Le problème, ici, était de mettre toute cette belle théorie en pratique et de l’appliquer à des procédés industriels.Pour l’Usine Isle-Maligne, cette mise en pratique sera bientôt faite.Le quantomètre A.R.L.34 000, l’un des appareils les plus perfectionnés disponibles sur le marché, s’en vient! Comme A plusieurs autres endroits d’ailleurs, puisque son utilisa tion se répand actuellement dans un grand nombre d’installations Alcan.Jl 6 Le Lingot.)eudi, le 25 juin 1981
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