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Titre :
Le lingot : un journal du Saguenay
Contenu spécifique :
mardi 15 avril 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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    Prédécesseur :
  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1986-04, Collections de BAnQ.

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Opérations d’urgence au pont de Chute-à-Caron Page 3 BtÊÊË mmrnin .i1.* k*K ¦ .*v Le mardi 15 avril 1986 43e année, No 13 A LC A IM wmmÊÊÊÊÊÊÊanÊÊÊÊiËÊÊÊmmmmÊÊm ¦¦¦¦¦¦¦ mmm WÊM ¦, *> ¦ La récupération des rebuts permet des profits de 1 million $ par an à v : A&P Page 4 % «à i Au laboratoire Recherche sur le recyclage de la canette Page 2 Gilles Chevalier devant des élèves de 4 ième année Page 12 Le bonspiel Alcan 1986 est en marche Page 10 Page 5-6-7-S Au site de disposition des déchets solides Une barrière permet le contrôle de l’accès L'installation d’une barrière coulissante à l’entrée du site de disposition des déchets solides, au Complexe Jonquière, en permet maintenant le contrôle de l'accès.En effet, d’indiquer Yves Brassard, ingénieur d’entretien à Sémec, c’est depuis le début de mars que le site n’est plus accessible qu’aux seuls employés d'Alcan autorisés.On utilise la carte magnétique C'est avec une carte magnétique que les employés d’Alcan peu vent maintenant contrôler la barrière d’accès.“Ce qu’on évitera, souligne Yves Brassard, c'est que tout le monde utilise notre site pour jeter des déchets.Sur le plan de la sécurité, c’est important.De plus, nous éviterons ainsi que toutes sortes de personnes viennent fouiller dans le site." A l’exception des résidus d’excavation, à peu près tous les déchets solides sont acheminés à ce site.Lorsqu’il s'agit de métaux ou de bois pouvant être recyclés, ces rebuts sont acheminés à la cour de récupération.t S-H l ç '-c vr* C’est une barrière coulissante dont le mécanisme d'ouverture est actionné par une carte magnétique qui limite maintenant l'utilisation du site de disposition des déchets solides aux seuls employés d’Alcan.Photo: Jean Matteau Centre de recherche et de développement Arvida Programme sur la refusion des canettes de recyclage : .-IS, Michel Bureau versant des canettes recyclées dans le four expérimental.Un sujet qui est bien d'actualité ces derniers mois est le recyclage des canettes d’aluminium.Selon les statistiques, chaque Québécois est susceptible de lâcher dans la nature quatre canettes par semaine.Il n'est donc pas étonnant qu’Alcan s’intéresse au procédé mis en oeu vre pour recycler le métal des canettes.D’ailleurs, une équipe du groupe de Bruno Gariépy, Marc André Thibault, Jean-Roch Hubert, Michel Bureau et Edgar Der-nedde travaille actuellement sur un programme d’optimisation de la refusion des canettes d'aluminium.Réduire la formation d’écume Dans un premier temps, les études visent à comprendre les mécanismes qui permettront de réduire la formation d’écume et ainsi améliorer la récupération du métal lors de la fusion des rebuts.Les résultats permettront de déterminer quelle technologie devrait être mise en oeuvre pour améliorer le procédé de fusion des canettes dans les fours actuels (Greensboro et Oswe go) et celle qui devrait être appliquée dans les installations futures.Essais en laboratoire Actuellement, des essais en laboratoire sont en cours à l'aide d’un four expérimental pour étudier les phénomènes entrant en jeu lors de la séparation des oxydes du métal et pour déterminer les paramètres optimaux.Parallèlement, un modèle physique à l’eau (échelle 1:2) représentant la géométrie du four de Greensboro a été construit pour ef fectuer des études bien précises en vue d’améliorer la circulation du métal entre le puits de chargement et le bain principal.Un autre volet du programme consiste à évaluer la refusion des canettes dans les fours à induction à creuset.Ces essais ont été réalisés au début du mois de mars chez Alunorf (Neuss), en Allemagne, où Marc André Thibault a passé quelques jours.Enfin, un four de 6 tonnes en cours d’installation au Centre de génie expérimental permettra d’effectuer des essais à une échelle de 1:3, avant de passer à une unité de production.2 Le Lingot, le mardi 15 avril 1986 L'érosion et le temps font des siennes Fermeture temporaire du pont de Chute-à-Caron Le pont enjambant la Rivière-aux-Sables, à proximité de la centrale de Chute-à-Caron a été fermé temporairement le 18 mars dernier alors qu’une tra conséquemment aux effets de l’érosion.La température clémente a provoqué un ruissellement exceptionnel qui, combiné à l’érosion naturelle causée par la rivière, a entraîné l’effondrement d’une partie du remblai sur lequel s’appuie la travée ouest du pont.m i «fl Évidemment, U circulation a été interdite aux véhicules et aux piétons et l’endroit fait l’objet d'une surveillance.Photos: Wilfrid Lafrance Les travaux de réparation dont les coûts ont été établis à près de 700 000$ ont été immédiatement entrepris.Le pont devrait être ouvert à la circulation à la fin d’avril.Un pont important Le pont joue un rôle de premier plan puisque tous les transformateurs de la région nécessitant des réparations doivent y passer pour se rendre à la centrale.Le chargé de projet de réparation, Serge Bouchard, d’Énergie Électrique, Québec, explique que des mesures d’urgence ont dû être prises rapidement.En premier lieu, pour éviter que le pont s’effondre, des poutres temporaires ont été fixées solidement à la travée menacée pour être appuyées à l’autre extrémité, sur un sol stable.En parallèle, on construisait un pont temporaire en aval du pont existant, pour réparer le remblai.Les travaux ont duré 10 jours et pendant ce temps, on a utilisé une chenillette pour transporter les employés d’Alcan à la centrale de Chute-à-Ca-ron, en empruntant la piste de motoneige située au sud-ouest.Collaboration et compétence Selon Serge Bouchard, la collaboration et la compétence de plusieurs intervenants ont été nécessaires pour régler les problèmes urgents causés par cette situation.La compagnie Abitibi-Price et le ministère de l’Environnement ont apporté leur support pour contrôler le niveau de la rivière.11 a également souligné la fiabilité des firmes J.-R.Théberge, Tremcofort et Claveau et Fils pour l’exécution des travaux et le soutien des consultants C.G.L.Tout au long des opéra lions, les employés d’Alcan ont grandement facilité l’application des différentes mesures d’urgence.À gauche, on voit le pont temporaire qui a été érigé sur la rivière.IrTî U -•mjk V.IJ- r rr» -r * .iL, ty' sfr g ot- On s’affaire actuellement à consolider le remblai qui avait été endommagé par l’érosion.ïTsaaiinj l| I * v *1 ¦ 4* > * ' Le Lingot, te mardi 15 avril 1986 9 Des profits de plus d’un million $ par la récupération Chez Alcan, dans la région, la récupération de rebuts comme le fer et le cuivre, des ameublements de bureau, différents équipements et des pièces diverses, génère des profits de près d’un million $ par année.Les Services d’appui technique s’occupent en effet de gérer la cour de récupération où l’on effectue un tri de tout ce qui entre.Comme c’est le printemps, explique Valentino Torressan, la vogue est au ménage et à la récupération.Six employés travaillent à la cour de récupération et ils sont particulièrement occupés au printemps.On profite donc de cette période pour inviter les installations à acheminer à la cour de récupération de Jonquière tous les objets dont on souhaite se départir.Les métaux sont récupérés et vendus à des entreprises qui les recyclent.Photo: Jean Matteau C'est par camion que les installations régionales expédient leurs rebuts à la cour de récupération.Photo: Jean Matteau cssoaoes-ooi Six employés s'alfairent à la cour de récupération, notamment pour effectuer le tri des différents rebuts Photo: Jean Matteau 4 Le Lingot, le mardi 15 avril 1986 Frappés d’interdiction de vente et de fabrication, les BPC doivent être éliminés dans l’ensemble de l’industrie québécoise.Entre temps, des mesures doivent être prises pour assurer la gestion sécuritaire des biphényles polychlorés utilisés ou entreposés dans les diverses entreprises.Claude Fafard, directeur d’Énergie électrique, Québec, et représentant d’Alcan au sein du comité des utilisateurs, fait le point sur la situation qui prévaut dans les installations de l’entreprise et, plus particulièrement, sur les moyens mis en oeuvre pour protéger la santé et l’intégrité physique des employés et de la population en général.Les chiffres publiés récemment indiquent qu'Alcan ne détient que 1,5 pour cent du total des BPC en usage au Québec.Pourquoi notre entreprise a-t-elle tout de même jugé bon de joindre les rangs du comité des utilisateurs?C.F.: Vous avez raison, 1,5 pour cent du total des BPC en usage au Quebec, c’est en soi très peu mais c'est aussi trop compte tenu des risques reliés à ce produit.Il est donc de l’intérêt de notre entreprise d’échanger, avec les autres utilisateurs, sur l’ensemble des connaissances dont chacun dispose pour éliminer les BPC.Le fait qu'Alcan n’utilise que 1,5 pour cent des BPC en usage au Québec n’enlève rien à sa responsabilité d’éliminer la présence de tels produits dans l’ensemble de ses installations Est-ce à dire que tous les BPC auront disparu de nos usines d'ici deux à trois ans?Existe-t-il, pour les installations d’Alcan au Québec, un inventaire complet des appareils contenant des BPC?C.F.: L'inventaire que nous avons débuté en 1982 démontre qu environ 60 pour cent des quelque 3 400 appareils échantillonés jusqu’à ce jour contiennent des BPC.Ce pourcentage représente environ 1 800 appareils contenant 28 000 litres d'askarel, c’est-à-dire des BPC à l'état presque pur et près de 300 appareils qui contiennent quelque 2 200 000 litres d'huiles contaminées dans une proportion qui excède la norme gouvernementale de 50 ppm (parties par million).L’échantillonnage des 700 autres appareils sera complété vers la fin de 1986 Comment se fait-il que des appareils conçus pour fonctionner à l'huile minérale contiennent plus de 50 ppm de BPC?C.F.: Certainement pas d'ici deux a trois ans si l’on tient compte des problèmes techniques et des investissements énormes, environ 20 millions $.que la réalisation d’un tel projet entraîne.Je crois que nous devons aux employés et à la population d'être réalistes et de parler d'un échéancier d'une dizaine d'années, compte tenu également des contraintes d’entreposage et d'approvisionnement en nouveaux équipements C.F.: L'hypothese generalement retenue est que cette huile minérale est entrée en contact avec des équipements ayant déjà contenu des BPC au moment de la fabrication ou de l'entretien des appareils Ces huiles contaminées présentent cependant peu de risques pour la santé puisque qu'un degré de contamination de 50 ppm ne représente que 2 gouttes dans un litre Il L’élimination des BPC, d’ici une dizaine d'années, constitue un objectif réaliste compte tenu des nombreux problèmes techniques et des investissements énormes que la réalisation d’un tel projet entraîne.11 CLAUDE FAFARD.Directeur d'Ênergie electnque, Québec De quelle façon les huiles, appareils et rebuts contaminés sont-ils entreposés?Combien d employes d'Alcan sont susceptibles d'être en contact direct avec les BPC et que falt-on pour les protéger adéquatement?C.F.: Notre protocole oentreposage respecte les lignes directrices élaborées par les gouvernements federal et provincial dans la mesure ou il prévoit un certain nombre de mesures sécuritaires dont l'identification adequate des produits, la tenue d un registre détaillé, un contrôle rigoureux des accès, la construction de digues de retenue, l'utilisation de contenants étanchés ainsi que des inspections regulieres des lieux.A cela s ajoute le fait que nous étudions.actuellement, diverses solutions d'entreposage à moyen terme comme la construction, au Saguenay-Lac-Samt-Jean, d'un entrepôt pour les fins exclusives d'Alcan C.F.: Environ le tiers des 300 employes affectés a I entretien du reseau hydroélectrique ont des fonctions qui les placent régulièrement en contact avec des huiles contaminées et.occasionnellement, avec les askarels Ces employes sont cependant regis par des directives strictes quant aux méthodes de travail, aux équipements de protection mis à leur disposition ainsi qu'aux examens medicaux auxquels ils sont soumis à intervalles réguliers A cela sajoutent aussi des activités de formation et d'information que les travaux du comité des utilisateurs nous permettront d ailleurs de completer et de raffiner Claude Falard.directeur d Énergie électrique.Québec, et reprétentant d'Alcan tur le comité admlnlttratlt du comité det utilisateurs Le Lingot, le mardi 15 avril 1986 5 < LES Le contact plus ou moins régulier de ces employés avec les BPC a-t-il, à ce jour, entrainé des conséquences fâcheuses?C.F.: Non L incendie de BPC est de loin le plus grand risque auquel sont exposés tous les employes de I entreprise.qu'ils aient ou non à manipuler un tel produit Ce risque est d'ailleurs à l'origine de notre décision de rédiger un protocole d'intervention global en cas d'incendie de BPC, lequel protocole est sur le point d'être intégré aux plans de contingence déjà en place dans nos installations Quels gestes concrets ont été posés par Alcan au cours des dernières années pour, d une part, favoriser l'élimination des BPC dans ses installations et, d'autre part, faire en sorte que les BPC actuellement en usage soient bien contrôlés?tion sous les appareils contaminés, l'achat de véhicules servant au transport sécuritaire des huiles contaminées ainsi que laménagement d'un site d'entreposage sécuritaire des huiles.Quels produits pouvez-vous utiliser pour remplacer les BPC?C.F.: Il existe une grande variété de fluides aptes à remplacer les BPC.Nous en utilisons d'ailleurs déjà dans les condensateurs mis en service au cours des dernières années Notre choix, qui s’est porté sur des équipements opérant à sec en ce qui concerne les transformateurs, n’est cependant pas arrêté pour ce qui est des disjoncteurs.Tous ces produits, qui ne sont pas aussi résistants à la chaleur que les BPC, sont ou seront installés et protégés de façon à répondre aux nouvelles normes de sécurité.C.F.: Outre le programme d'intervention global en cas d'incendie que je viens de mentionner, les principaux gestes que nous avons posés au cours des dernières années sont l'élaboration de normes de gestion des BPC, l'élaboration d'une stratégie d'élimination et la réalisation d'un inventaire de tous les équipements contenant de tels produits Nous avons aussi aménagé des sites sécuritaires d'entreposage et réalisé un projet experimental de décontamination de quelque 220 000 litres d'huiles contaminées Enfin, nous avons procédé à des travaux visant à améliorer l'etanchéité des appareils de même qu'à l'achat d'un appareillage permettant le transport sécuritaire des équipements contamines et la filtration des huiles isolantes En quoi consiste le plan d'action d'Alcan concernant l'élimination des BPC dans ses installations?C.F.: Il s agit d'un plan en plusieurs points dont les principaux sont l'élimination de tous les appareils fonctionnant à l'askarel.la décontamination des huiles contenant plus de 50 ppm, la construction d un entrepôt pour les rebuts et équipements hors-d usage, l'aménagement de plateaux de récupéra- Alcan a-t-elle dû taire face à des fuites majeures de BPC et qu'a-t-elle fait pour y remédier?C.F Les seules fuites auxquelles nous avons dû faire face ne peuvent être qualifiées de majeures II s'agit essentiellement de bris d'équipement ayant occasionné des déversements d'huiles contaminées, lesquelles ont par ailleurs été récupérées.Le sol contaminé a également été récupéré et entreposé ou éliminé, conformément aux instructions du ministère québécois de l’Environnement Où en est rendu le dossier concernant la présence de BPC dans l’eau de consommation de certains secteurs du complexe Jon-quière?C.F.: Ce dossier a fait surface, en 1984, alors que nous avons découvert des traces d'huiles contaminées (0,5 parties par milliard de BPC) dans l'eau de consommation du secteur des redresseurs de courant de l'Usine Arvida Bien que grandement inférieur à la norme ontarienne de trois parties par milliard pour l'eau de consommation, nous avons préféré éliminer temporairement les buvettes de ce secteur et fournir de l'eau en bouteille aux employés On a fait de même pour la partie nord du centre d'electrolyse Ouest Par mesure de sécurité, nous avons aussi procédé à la pose d'un système de valves de non-retour à double clapets.sur les systèmes de canalisation.Ces travaux sont maintenant terminés Est-il possible que des BPC se retrouvent dans les effluents qui se déversent dans le Saguenay?C.F.: Il est en effet possible que d’infimes quantités d’huiles contaminées atteignent le Saguenay.En janvier 1980, Environnement-Canada a mesuré des concentrations inférieures ou égales à 4 parties par milliard de BPC dans les eaux de rejet Des analyses effectuées à l'automne 85 font cependant état de concentrations inférieures ou égalés à 1 partie par milliard Le fait qu'Énergie électrique.Québec, participe au comité des utilisateurs si-gnifie-t-il qu'il n'y a pas de BPC dans les autres usines d'Alcan au Canada et aux États-Unis?C.F.: Non.L’expérience démontre qu environ 10 à 20 pour cent de tous les équipements électriques contenant des huiles isolantes utilisés dans les entreprises nord-américaines contiennent plus de 50 ppm de BPC.Il y a donc tout lieu de penser que cette statistique s'applique également aux autres installations d'Alcan au Canada et aux États-Unis.Ceci dit, il va de soi que l'ensemble du Groupe Alcan bénéficiera éventuellement du résultat des travaux réalisés par le comité québécois des utilisateurs.Les BPC comportent des risques limités pour la santé.Le fait que les BPC sont reconnus comme des produits toxiques signifie, de toute évidence, qu’ils comportent des risques pour la santé.Quels sont-ils pour la population en général ou pour les travailleurs qui, de par leurs fonctions, sont occasionnellement appelés à travailler avec des équipements qui contiennent des BPC à des concentrations variables?Ingestion Selon le Dr John Kelly, directeur des Services de santé Alcan, l’ingestion accidentelle de grandes quantités de BPC est aujourd'hui quasi imposible, ces produits ayant depuis longtemps été bannis des usines de produits alimentaires."Compte tenu de la contamination de l'environnement au cours des années, nous en absorbons cependant un peu, en mangeant du poissons par exemple.Les concentrations mesurées chez l’humain sont faibles et ne comportent aucun effet nocif connu.” Inhalation Le Dr Kelly ajoute que l’absorption de BPC par les voies respiratoires est négligeable à température normale puisqu'il s'agit de produits peu volatils."Le problème est plutôt liéaux fumées provenant d'un incendie impliquant des équipements électriques isolés aux BPC Elles peuvent en effet dégager des quantités variables de furanes et de dioxines, deux familles de produits dont certains éléments sont très toxiques et constituent un risque majeur pour la santé.C'est pourquoi des mesures exceptionnelles, comme le port d'un équipement de protection adéquat et la mise en place de plans d'évacuation, doivent être prises lors de tels incendie.'’ Contact Selon le directeur des Services de santé Alcan, le contact demeure donc la principale voie d'absorption pour les travailleurs s'ils ne sont pas protégés adéquatement."L'employé qui applique à la lettre nos normes de gestion concernant la manipulation des BPC, c'est-à-dire l’employé qui utilise les méthodes de travail appropriées, porte les équipements de protection adéquat et se soumet régulièrement aux examens médicaux prévus, élimine à toutes fins pratiques les risques d'atteinte à sa santé et à son intégrité physique." nÊÊÊ& Dr John Kelly, directeur des Services de santé Alcan.Si cette brève description des modes d'absorption démontre que les BPC comportent effectivement des risques limités pour la santé, qu'en est-il cependant du cancer, de la présence de BPC dans le lait maternel et des risques de malformations chez les enfants des personnes exposées?"Mentionnons tout d'abord, enchaîne le Dr Kelly, que les études réalisées jusqu’à ce jour, soit en laboratoire, soit chez les femmes exposées à des doses élevees de BPC, n'ont pas permis de démontrer que ces substances pouvaient causer des malformations chez les bébés.Elles n'ont pas, non plus, démontré d'effets nocifs chez les enfants allaités même si le lait maternel contient des traces de BPC, ces produits ayant tendance à s'accumuler dans les graisses.” “Pour ce qui est du cancer, de loin la plus grande inquiétude, les études réalisées à ce jour chez les humains exposés à de fortes quantités de BPC ne permettent pas de conclure à une relation de cause à effet entre l’exposition aux BPC et le cancer.Toutefois, des doutes subsistent en raison de certains résultats obtenus sur des animaux de laboratoire quant au potentiel cancérigène des BPC, d'où la nécessité de prendre certaines précautions concernant leur manipulation et leur élimination de façon sécuritaire." 6 Le Lingot, le mardi 15 avril 1986 r A 8 Une première en Amérique du Nord.Ce sont des années d'étu-des et d importants mves-tissements que viennent de s'épargner chacun des uti- lisateurs de BPC au Que-bec, en unissant leurs ef-forts sous le parapluie d'un ^ comité regroupant les plus éminents spécialistes de la question Son objectif: trouver une solution acceptable pour éliminer les BPC et adopter les mesures qui s'imposent afin d’assurer la protection de la population et de l'environnement.Créé à l'initiative d’Hydro-Québec, le comité compte parmi ses membres des associations, des organismes publics et parapublics des milieux provincial et municipal ainsi que des représentants des divers secteurs industriels.Le comité représente, en termes de volume, 66 pour cent des BPC en usage au Québec.Il est constitué d'un groupe administratif ayant pour mandat d'élaborer les objectifs du comité technique, d’identifier les principaux intervenants, de préparer un budget et de prélever les fonds nécessaires à la bonne marche du programme d’action.Six études Le budget requis, pour la première phase des travaux est évalué a 300 000 $ Cette somme servira à réaliser les etudes suivantes: inventaires et normes de gestion; effets sur la santé et développement d'un programme de formation; évaluation environnementale des substituts aux BPC; proposition d'une stratégie concernant l'etablissement de sites régionaux d'entreposage; evaluation des technologies d'élimination et de décontamination des BPC; plans d'intervention en cas de feu ou de de-versement.Composé de 13 spécialistes, provenant d’entreprises et d'organismes participants, le comité technique supervisera pour sa part la réalisation de ces études dont les résultats devraient être dévoilés, accompagnés d'une série de recommandations, à la fin du printemps de 1986.Le comité des utilisateurs passera, par la suite, à l'étape d'échanges en vue de réaliser ces recommandations, de concert avec les utilisateurs et les autorités gouvernementales.Es Les employes appelés é ettectuer des échantillonnages sur des appareils contaminés au* BPC doivent revêtir un équipement les empêchant d'être en contact direct avec ces produits / Le directeur d'Ênergie électrique.Quebec.Claude Falard.répond aux Interrogations de la presse du Saguenay-Lac-Salnt-Jean lors d'une session d'Intormatlon sur les BPC.Des rencontres similaires ont également eu Heu, au cours des dernières semaines, à l'Intention des comités de santè/sécurltè ainsi que des gestionnaires de l'entreprise Alcan s’implique à fond dans les travaux du comité des utilisateurs Comme bien d'autres entreprises, Alcan apporte depuis plusieurs années une attention particulière à la gestion des BPC utilisés ou entreposés dans ses usines.Selon Jean-Marie Sala, directeur des affaires en-vironnementales et repre-sentant d Alcan au sein du groupe technique du comi-té des utilisateurs, notre participation doit être vue comme un renforcement et non comme un départ.Interrogé quant à la nature de cette participation, M.Sala a précisé qu'elle consiste surtout en ressources humaines et techniques.“L’expérience acquise, au cours des dernières années, justifie amplement notre participation à la recherche d'une solution définitive à la présence de BPC dans nos usines mais aussi dans l’ensemble de l'industrie québécoise".Alcan a été invitée à collaborer plus activement à la réalisation de deux études précises, soit celle concernant la préparation d'un plan d'intervention en cas d'incendie et de déversement de BPC ainsi que celle portant sur la pertinence d'établir des sites régionaux d'entreposage.Plusieurs employés d’Alcan prennent une part active aux travaux."Si les Services de l’environnement d’Alcan ont été, de par la nature de leurs responsabilités, les premiers groupes sensibilisés aux problèmes que soulève l'utilisation des BPC, a-t-il ajouté, la prise en charge par les groupes de production, et en particulier par la division Énergie électrique, de l'étude et de l’implantation des solutions permet d'entrevoir le jour où l'objectif élimination totale aura été atteint." » {f Jean-Marie Sala, directeur des attaires environnementales et représentant d'Alcan au sein du groupe technique du comité des utilisateurs."«wn Les pompiers portent un équipement spécial.Incluant un masque respiratoire, en cas d'incendies Impliquant des BPC * »! ¦v>i- ' • .JW r ' ?.r y.- ; ' * T ^f.* / VftrVt.*340 é** .VT En septembre 85.Alcan réalise un protêt expérimental de décontamination de quelque 220 OOO litres d’huiles entreposées à la centrale de Chute-è-Caron.Réalisé en collaboration avec le tlrme P P M.Canada, le protêt permet d abaisser la présenca da BPC à moins de 0.3 ppm Le Lingot, le mardi 15 avril 1986 7 LES SF Quelques conseils pratiques Quelques dates importantes Découverte des BPC Production commerciale des BPC - États-Unis Emploi généralisé en Amérique du Nord Emploi généralisé en Europe et au Japon Interdiction de fabrication au Japon Amérique du Nord: interdiction de fabrication et restriction de l’emploi à certains usages en électricité Incident de contamination par l'huile de riz à Taiwan Interdiction de vente au Canada En cas d’incendie Éloignez-vous au plus vite car la fumée en suspension pourrait contenir des dioxines ou des furanes, des produits très toxiques dégagés par les BPC lorsqu'ils brûlent entre 450 et 700° C En cas de fuite d’un appareil Un chercheur suédois, le Dr Jensen, découvre que les BPC s’accumulent dans la chaîne alimentaire Situation actuelle - Revente prohibée des appareils Incident de Yusho au Japon: 1 800 personnes sont contaminées par de l’huile de riz ayant été en contact avec des furanes Rejet interdit de BPC dans l’environnement Huiles contenant plus de 50 ppm considérées comme contaminées.i En cas de contact N’y touchez pas pour aucune consideration et avertissez immédiatement les personnes concernées afin qu’un spécialiste vienne rapidement vérifier s’il s agit de BPC ou non Précisons que la couleur de l’huile ne donne pas d’indice precis sur la présence ou l’absence de BPC.Lavez-vous à l’eau et au savon doux, pendant 15 minutes, si la peau vient en contact avec des BPC ou de l'huile contaminée Comité des utilisateurs de BPC % des BPC Association des industries forestières du Québec 13 % Association Canadienne du Ciment Portland 1 % Association Canadienne des Fabricants de Produits Chimiques 2 % Association des Manufacturiers Canadiens (Section Québec) * % Association des Mines de Métaux du Québec 10 % Association des Mines d’Amiante du Québec 2 % Association Pétrolière du Québec 0.5 % Hydro-Québec 20 % Équipements publics et para publics 3 % Secal (Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée) 1.5 % Sidérurgie 2 % Transport 8 % Union des Municipalités du Québec 3 % * Répartis sur autres membres 66 % Répartition des BPC en usage (en millions de livres) Amérique du Nord 750 Canada 34 Ontario 14 Québec 11 Par région % Par secteur % Montreal (incluant CUM) 56 Services publics * 28 Côte-Nord/Nouveau Quebec 11 Gouvernements/hôpitaux/ Québec (incluant CUQ) 6 écoles 14 Outaouais ‘ 5 Pâtes et papiers 13 Cantons de l’est 4 Mines et smeltage 9 Bas St-Laurent/Gaspésie 4 Industries sidérurgiques 5 Saguenay 3 Autres 31 Autres 11 Alcan au Québec 1,5% ’ Hydro-Québec: 20% 8 Le Lingot le mardi 15 avril 1986 dominations Gérard Dufour Surintendant à Télectrolyse, Usine Isle-Maligne Gradué en 1976 de l’Université La val en génie physique, M.Dufour entre au service d’Alcan en 1978 comme ingénieur bivalent au Centre d’électrolyse et de l’Usine Ar-vida, où il est responsable de divers projets d’améliorations du procédé Soderberg H.S.En 1979, il participe à la planification et au redémarrage du Centre d’électrolyse est, et à l’automne 1980, il est nommé surveillant des salles de cuves 48-49.Il se joint à l’Usine Shawi-nigan en 1981, où il occupe successivement les postes de surveillant à l’Électrolyse, surveillant principal et surintendant-adjoint.Depuis le 15 mars dernier, Gérard Dufour occupe la fonction de surintendant à l’électrolyse de l’Usine Isle-Maligne.Centre de recherche et de développement Arvida xi Sylvain Tremblay Ingénieur de développe ment, groupe Transforma tion Guy Péloquin Physicien, groupe Techniques analytiques Denis Hussières Scientifique de recherche, groupe Techniques analytiques Hélène Côté Recherchiste en documenta tion technique Services régionaux Jean-Luc Bernier Ingénieur principal groupe Matières premières Depuis le 15 février dernier, Jean-Luc Bernier occupe le poste d’ingénieur principal, groupe Matières premières au Centre de recherche et de développement Arvida.Possédant une maîtrise en génie chimique de l’Université de Sherbrooke, M.Bernier est entré au service d’Alcan en 1976 à titre d’ingénieur, génie informatique pour les usines Arvida.Six ans plus tard, il a été promu coordonnateur du groupe Energie, Technologie Vaudreuil.En 1984, il a été nommé surveillant principal, projet H.P.P.Serge Bouchard Ingénieur/analyste en génie civil M.Serge Bouchard occupe le poste d’ingénieur/analyste en génie civil à Énergie électrique, Québec depuis janvier 1986.M.Bouchard détient un baccalauréat en sciences appliquées, option génie civil de l’Université de Sherbrooke.Il est entré au service d’Alcan en 1980 à titre d’ingénieur pour le groupe Ressources hydrauliques à Energie électrique, Québec.Il a occupé cette fonction jusqu’à sa nomination.De plus, il a oeuvré au sein de l’équipe technique lors des audiences publiques sur le programme de stabilisation des berges * au Centre de recherche et de développement Arvida, poste qu’il a occupé jusqu’à sa récente nomination.T' -r du lac Saint-Jean, de janvier à mars 1985.Louis Brisson Conseiller en sciences de l’information Marcel Auclair Journaliste au lingot Quand vient le temps de choisir des fenêtres des portes des revêtements des gouttières ou des persiennes procure/ vous ce qu il y a de mieux1 C est tout un choix et toute une garantie Produits de Consulte/ tes pages jeunes sous
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