Le lingot : un journal du Saguenay, 1 octobre 1990, vendredi 5 octobre 1990
Récupération et recycla^ UNE VRAIE ENTREPRISE À L 'ÉCOLE SAINT-PIERRE Les quelques 700 élèves de l'école Saint-Pierre d'Alma viennent de devenir les actionnaires de la première micro-entreprise de récupération et recyclage à steeve actionnaires de la première micro-entreprise de récupération et recyclage à Tremblay être mise sur pied, dans une école élémentaire de la région.À lire en page 2 Le vendredi 5 octobre 1990 47' année No 19 Photo: Pierre Tremblay D'ici l'an 2000 ÀLA CONQUÊTE DU MARCHÉ DE L'AUTOMOBILE Des observateurs prévoient £e le contenu de l'aluminium ns les automobiles pourrait doubler d'ici l’an 2000.Un potentiel de marché qu'Alcan est bien décidée à conquérir, selon Germaine Gibara, présidente de Structures automobi-v Àlireei les Alcan.i en page 5 Traitement de l'écume UNE PREMIÈRE COULÉE REUSSIE À L'USINE GUILLAUME-TREMBLAY % ^ «¦y—-.mm i* v C'est effectivement le 12 septembre dernier que les premiers kilos d'aluminium, récupérés à partir de l'écume des cen- Photo très de coulée, ont été sortis du four à plasma de la nouvelle Usine Guillaume-Tremblay.Ces premiers essais étant con- ^erœ eluants, les employés s'affairent maintenant à augmenter graduellement le rythme de production pour atteindre la Paradis capacité maximale vers la fin de l'année.À lire en page 3.Du 7 au 15 octobre UN CONCOURS POUR LA SEMAINE DE PRÉVENTION DES INCENDIES À lire en page 11 Récupération et recyclage L'ÉCOLE SAINT-PIERRE D'ALMA SE TRANSFORME EN MICRO-ENTREPRISE La dualité environnement-économie est un concept qui suscite de plus en plus de discussions, d'interrogations et de réactions dans la plupart des milieux.Les élèves de l'école primaire Saint-Pierre d’Alma seront quant à eux confrontés de très près à cette réalité, au cours des prochains mois, puisqu'ils auront à vivre la première micro-entreprise de récupération et de recyclage à être mise sur pied dans une école élémentaire, dans la région.En fan, l’idée a commencé à faire son chemin en novembre 1989.C'est effectivement à ce moment, à l'occasion de la Table ronde québécoise sur l'environnement et l'économie, qu'un projet d'éducation et de sensibilisation, intitulé "La Société de demain, j'y travaille", a été déposé conjointement par la Chambre de commerce d’Alma, Alcan et l'école Saint-Pierre de la Commission scolaire d'Alma.C'est au cours des mois qui ont suivi que les trois principaux partenaires ont pu développer davantage ce projet pour le moins innovateur et dont l'élément moteur consiste en la création d'une micro-entreprise de récupération et de recyclage, dans une école élémentaire.Symbole de la concrétisation de ce projet, le lancement de la micro-entreprise a finalement eu lieu le 28 septembre dernier, à l'école Saint-Pierre, en présence des élèves, de la direction et du personnel enseignant de l'école, de représentants du monde de l'éducation, des affaires, de la presse et d’Alcan.Un projet unique "Avec cette micro-entreprise, a expliqué la directrice de l'école Saint-Pierre, Gaétane Lemelin, nous comptons faire mieux comprendre la dualité environnement-économie aux enfants.Ce projet se veut innovateur aussi parce qu'il permettra aux enfants de faire des apprentissages significatifs sur le thème de l'heure, soit l'environnement, et sur d'autres notions importantes comme l'économie et le recyclage."Ce projet, a ajouté Mme Lemelin.nous donnera également l'occasion de vivre une toute nouvelle expé- PETITS Plusieurs personnes ont été impliquées dans la mise sur pied du projet de micro-entreprise a l'école Saint-Pierre d'Alma.Entre autres, on reconnaît ici, de gauche a droite, Mano Capano de steeve la Direction des Affaires publiques d'Alcan; Daniel Pilote, directeur-adjoint de l’école Saint- Tremblay Pierre; Pierre-Luc Côté, etudiant; Gaétane Lemelin, directrice de l'école Saint-Pierre; Julie Bergeron, étudiante; Guy Duval, représentant de la Chambre de commerce d'Alma; et Robert Salette ex- vice-président régional d'Alcan et à l'origine de cette idée de micro-entreprise dans une école élémentaire.rience, soit celle d'un partenariat entre l’entreprise privée et le secteur public de l'éducation" Pour sa part, le directeur des Affaires publiques d'Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Bouchard, voit dans ce projet un moyen concret de concilier les impératifs de développe- ment et ceux de la protection de l'environnement."La mise sur pied de cette micro-entreprise, par les jeunes eux-mêmes, a affirmé M.Bouchard, leur permettra de s'approprier ces nouvelles notions.Nous sommes, comme adulte ou comme entreprise, confrontés quotidiennement aux contraintes d’environnement et d'économie, Les jeunes, notre relève, devront tôt ou tard y faire face.Nous souhaitons que le projet."La Société de demain, j'y travaille", leur donne l'occasion de développer les moyens, l’esprit d'innovation et d'entreprenariat propre à relever ce défi." ET C'EST UNE ENTREPRISE.POUR LE VRAI! Pas question que la micro-entreprise de récupération et de recyclage de l'école Saint-Pierre d'Alma n'existe que sur papier.// s’agira bel et bien d'une véritable entreprise.avec tout ce que cela implique.Expliquons tout d’abord que le projet s'adresse aux 702 élèves de l’école de la 1ère à la 6ième année, et tout le matériel pédagogique est conçu en fonction de faire vivre à ces enfants les réalités quotidiennes d'une vraie "affaire".Photo Les actionnaires de l'entreprise, c'est-à-dire les élèves, ainsi steeve que le personnel de l'école étaient très attentifs, lors de la Tremblay conférence de presse de lancement.* 9 % msSm L'entreprise aura son conseil d'administration, composé de représentants des élèves, des parents, du personnel de l'école, d'Alcan et du milieu des affaires.Les étudiants de la 3ième à la ôième année en particulier pousseront la réflexion sur un aspect spécifique d'une entreprise; production, finances, publicité-marketing ou direction générale.Une vraie production En réalité, l'entreprise c'est l'école toute entière; chaque classe étant actionnaire.Pour assurer le financement de cette entreprise de récupération et de recyclage, quatre activités principales sont au programme; La récupération et la revente de canettes en aluminium, la récupération et la revente des sacs d'épicerie, la récupération et le recyclage du papier de l’école et des plantations de fleurs.La micro-entreprise produira par ailleurs.de vrais produits.Effectivement, les élèves transformeront le papier récupéré de l'école en pâte et cette pâte servira à fabriquer des cartes de souhaits qui seront vendues à temps pour la période des Fêtes (avis aux intéressés!).De plus, l'école Saint-Pierre possède une serre et avec les semis qu'ils auront produits tout au long de l'année, les élèves pourront planter des fleurs dans différents quartiers le printemps prochain; une façon pour l'entreprise de jouer une partie de son rôle social.L'entreprise publiera son journal interne et.lorsque nécessaire, émettra même des communiqués de presse (que Le Lingot s'empressera de diffuser) à l'intention des médias.Dans chacun des cas.les élèves recevront le matériel pédagogique et la formation nécessaires pour mener à bien chaque étape de la démarche.Quoiqu'il en soit, l'entreprise est à peine née et tout le monde est optimiste quant à ses chances de succès."Nous sommes une vraie entreprise, a répété la directrice de l'école Saint-Pierre.Gaétane Lemelin, et les actionnaires sont bienvenus, a-t-elle conclu".Et qui sait, les autres écoles du Québec viendront peut-être voir comment cela se passe chez-nous.LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 Usine de traitement de l'écume ON A COULÉ LES PREMIERS KILOS D'ALUMINIUM Le 12 septembre marquait une date historique dans la jeune histoire de l'Usine Guillaume-Tremblay, une usine qui, comme on le sait, est consacrée au traitement de l'écume d'aluminium.C'est en effet ce jour-là que l'on a extrait du four à plasma qui constitue le coeur de l'usine, les premiers kilos d'aluminium (environ 750) destinés à être retournés aux centres de coulée afin d'y être réinsérés dans le processus de fabrication.Pour la douzaine d'employés de l'Usine Guillaume-Tremblay, il s’agissait d'une étape cruciale, puisque pour la première fois on testait de façon réelle l'ensemble des équipements de cette usine de conception révolutionnaire."Même si on en a jamais douté, indique le directeur de l’usine Alain Robitaille, maintenant nous avons la preuve très concrète que ça fonctionne.A la première tentative nous avons réussi à faire fondre l’écume, récupérer l’aluminium qui s’y trouvait, ainsi que les sous-produits".Rappelons sommairement le principe de cette nouvelle technologie.Placée dans un four à plasma, l’écume (un résidu généré par l'opération de coulée de l'aluminium) est chauffée à une température d'environ 725 degrés Celsius.On arrive ainsi à récupérer de 90 à 95 pour cent de l'aluminium contenu dans l'écume.De plus, on obtient également des produits non-métalliques qui pourront être vendus à des tiers.De la nervosité "Rien d'exceptionnel, mais tout de même un peu de stress", reconnaît Alain Robitaille lorsqu’on lui demande de commenter l'état d'esprit des personnes impliquées lors de cette première opération.11 souligne que l’Usine Guillaume-Tremblay peut compter sur des ressources de grande qualité, qu'il s’agisse des employés eux-mêmes ou encore des différents experts provenant d’Alcan (notamment du Centre de recherche et de développement Arvida), ou des entreprises qui fournissent les différents équipements."La mise sur pied de notre usine a impliqué un grand nombre de spécialistes, qu'il s'agisse des gens de la Société d'ingénierie Cartier de Montréal, du CRDA, du groupe Wellman qui a construit les fours ou encore de la Plasma Energy Corporation.laquelle a travaillé avec nous au développement de la technologie utilisée".7 ï Réunis autour du premier bloc d'aluminium coulé à partir du métal récupéré à l'Usine Guillaume-Tremblay, les artisans de la mise en marche de cette nouvelle usine."Pour tous ces gens, le 12 septembre était en quelque sorte le jour J, puisqu'après des essais "à vide" des fours, cette fois nous nous lançions pour de bon".Augmentation progressive Puisque les premiers essais se montrent concluants, on s'affairera maintenant, à l'Usine Guillaume-Tremblay a accroître progressivement le rythme des "four- ijUÆU .On voit sur ce cliché le camion d'allure étrange qui recueillera les boites d’écume d'aluminium dans les centres de coulée, pour les transporter jusqu'à l'Usine Guillaume-Tremblay.nées" d'écume jusqu'à atteindre la capacité maximale de huit par jour vers la fin de 1990.Pour ce qui est de la vente des poudres récupérées dans le traitement de l'écume, Alain Robitaille mentionne que l'usine est en processus de qualification auprès de clients oeuvrant dans l'industrie sidérurgique.Ces différentes activités se déroulent, et on en est bien conscient à l'usine Guillaume-Tremblay, sous le regard attentif de beaucoup de monde."Dans le groupe Alcan, plusieurs pays producteurs d’aluminium attendent de voir comment va se poursuivre notre démarrage avant de se lancer dans des projets similaires.Alcan a décidé que c'est au Saguenay que nous allions mettre au point la nouvelle technologie de traitement de l'écume.Alors plusieurs attendent de connaître nos résultats".Un étrange camion Autre conséquence du début des opérations de l’Usine Guillaume-Tremblay, les automobilistes verront bientôt circuler sur les routes de la région un bien drôle de camion-remorque.Fabriquée aux Etats-Unis, la remorque de ce véhicule est une armature métallique à l'intérieur de laquelle peuvent prendre place deux conteneurs de métal (voir photo).Installés dans les centres de coulée, ces conteneurs serviront à y entreposer l'écume, avant quelle soit amenée à l'Usine Guillaume-Tremblay pour y être traitée."En procédant ainsi, mentionne Alain Robitaille, nous évitons plusieurs étapes de manipulation de l'écume d'aluminium, limitant au minimum les poussières qui pourraient se dégager.Ce curieux camion-remorque sillonnera donc sous peu les routes de la région afin d'aller recueillir les boîtes d'écume d’aluminium dans les différents centres de coulée d'Alcan au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean.LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 ON N'A PAS TOUS LES JOURS.100 ANS I ^ 4m 1(‘ ¦ ** - -x Pour un concert de Noël ARTISTES D'ALCAN RECHERCHÉS Vous êtes employé actif d’Alcan, vous êtes musicien ou chanteur, vous connaissez des pièces classiques de Noël ou autres et vous êtes à l'aise devant un public.Alors, vous êtes une personne recherchée.Recherchée en effet par l'équipe du Lingot qui, en étroite collaboration avec le Centre de recherche et de développement Arvida, est à organiser un concert-midi du Temps des Fêtes, qui aurait lieu le 18 décembre prochain et qui mettrait en vedette des employés d'Alcan.Alors si vous chantez, ou si vous jouez d'un intrument et que vous avez le goût de vous produire devant vos confrères de travail, dépêchez-vous de nous le faire savoir.Pour obtenir plus d'informations ou pour proposer vos talents, il vous suffit de communiquer avec Jocelyn Claveau au CRDA à 699-2817, ou avec Margot Tapp au Lingot à 699-4045.Photo Fêter son centième anniversaire, un siècle d'existence, c'est Jean plutôt rare.Voilà pourquoi Le Lingot tient à souligner l'événe- Matteau men( en vous présentant Joséphine Gagnon-Girard, une dame de Jonquière qui a atteint son centenaire le 22 septembre dernier.Mme Gagnon-Girard a eu 15 enfants et semble encore en bonne forme.Elle est d'ailleurs la mère de Jean-Baptiste Girard, opérateur à l'informatique au Complexe Jonquière."Je porte le numéro 14 dans la famille", affirme fierement Jean-Baptiste.Club de la direction INVITATION AUX RETRAITÉS Le Club de la direction rappelle aux membres retraités que les activités de la saison 1990-91 débuteront bientôt.Le calendrier fixe entre autres le banquet annuel au 10 novembre prochain, la soirée du Jour de l’An au 31 décembre, le buffet au crabe le 26 avril 1991, ainsi que le party au homard le 14 juin 1991.Les billets d'entrée sont toujours disponibles au club, deux semaines avant l’activité.Quant au banquet annuel, plus de détails seront communiqués plus tard.Le Lingot est publié à Jonquière par la Direction des affaires publiques de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan Ltée.pour Dany Larouche (commis ingénierie) et pour tous les employés et retraités d'Alcan au Saguenay Lac-Saint-Jean.Le Lingot 1655.rue Powell.C P 1370 Jonquière (Québec) G7S 4K9 Editeur.André J Bouchard Rédacteur en chef: Margot Tapp Conseiller à l'information Guy Ménard Téléphone 699 4045 ou 699-4055 Abonnements et changements d'adresse: 699 3666 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale Ottawa Bibliothèque nationale du Québec Impression Les Éditions du Réveil Conception et montage Signis Nouvelle opportunité ACHAT D'ORDINATEURS MACINTOSH EN GROUPE Nous vous proposons l'idée d'un regroupement dans le but d'acheter des micro-ordinateurs personnels de type Macintosh, afin d'obtenir un prix avantageux.Cet avis est le second à vous être circulé.Nous avons l'intention de faire l'acquisition d'un Macintosh Plus.Il est livré avec un écran intégré, une souris, un davier, un lecteur de disquettes de 800 Kilo-octets, un disque dur externe de 20 Megs, un système français et d'un logiciel HyperCard.Il est évident que plus le groupe sera imposant, plus le prix obtenu sera bas.Présentement nous avons des soumissions qui sont très proches des prix du consortium universitaire.Les personnes qui désirent obtenir plus d'information peuvent s'inscrire en remplissant le présent formulaire.Nous avons également l'intention de créer un regroupement pour l'achat de logiciels Macintosh.NOM:- ADRESSE:__________________________________ TÉLÉPHONE:- USINE: ________________________________ MATRICULE: _________________________________ RETOURNER A/S LOUIS BRISSON ED.110 OU TÉLÉPHONER AU 418-699-3857 LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 D'ici l'an 2000 ALCAN MISE SUR L AUTOMOBILE D'ici les dix prochaines années, le défi pour Alcan sera énorme: conquérir l'industrie mondiale de l'automobile.Un challenge qui ne sera pas facile mais qui laisse entrevoir un potentiel de marché tout aussi énorme.C’est ce qu'affirmait Germaine Gibara, présidente de Structures Automobiles Alcan, lors de son passage dans la région le 6 septembre dernier.Mme Gibara s'adressait à plus de 200 employés de l'Usine Grande-Baie et des Installations portuaires, dans le cadre d'une conférence-midi du Lingot.Les propos de Mme Gibara traduisaient un certain optimisme quant à l’avenir de l'aluminium qui a déjà com-mençé à pénétrer l'industrie de l'automobile.11 y a à peine 5 ans, l'aluminium trouvait sa première niche d'applications dans les composantes telles que le moteur, la transmission et la suspension.Alcan a graduellement augmenté sa présence dans cette industrie et aujourd'hui, l'entreprise est fin prête à prendre le virage.L’objectif consiste évidemment à augmenter le contenu en aluminium dans les voitures.À ce chapitre, certains observateurs pensent que ce contenu pourrait doubler et ainsi passer de 75 à 150 kilos d'ici l'an 2 (XX)."Pour atteindre son objectif et approcher les fabricants d'automobiles, Alcan a mis au point plusieurs approches.dont la technologie des véhicules à structure d'aluminium (TVSA), poursuit Mme Gibara.La TVSA a d'ailleurs déjà trouvé des applications avec des modèles de très grandes classes, dont la Jaguar XJ220 actuellement en production en nombre limité.L'aluminium prend la route Les fabricants font de plus en plus appel aux composantes en aluminium.Des grands noms comme Pontiac, Cadillac ou Lamborghini promènent avantageusement.à travers le monde, un matériau de qualité qui n'a pas fini de faire parler de lui.Actuellement la publicité de Honda présente la nouvelle Acura NSX.une voiture presque entièrement fabriquée en aluminium.Fort, robuste et résistant à l'impact, ayant toutes les propriétés du fer et de l'acier, l'aluminium bénéficie de nombreux avantages.Sa légèreté qui diminue le poids de la voiture et augmente sa performance, sa durabilité qui résiste à la corrosion et sa recyclabilité sont des atouts majeurs qui, en bout de course, lui permettront d'égaler l'acier, son plus grand concurrent.Tous ces avantages, y compris le potentiel énorme du marché de l'automobile, justifient amplement les efforts d'Alcan pour atteindre ses objectifs ."Si Alcan regarde du côté de l'automobile c'est pour des raisons économiques bien sûr mais c’est aussi pour des considérations écologiques.Les compagnies subissent Chère madame Gibara Avouez qu'il est difficile de passer à côté.La plupart des journaux canadiens contenaient, le 4 septembre dernier, une publicité géante pour la nouvelle NSX d'Acura, une voiture de technologie très avancée (et pas laide en plus.) dont une des principales caractéristiques est l'utilisation massive de l'aluminium.Comme vous le savez déjà, nous ne demandons pas mieux que de servir de cobayes à la division Structures automobiles Alcan, pour l'essai sur route de véhicules utilisant l’aluminium.Est-il besoin de vous rappeler tous les avantages pour vous de pareille asso- d'énormes pressions, explique Mme Gibara: diminuer la consommation d'essence, réduire les émissions à l'atmosphère, se tourner vers le recyclage.Toutes ces pressions ont même abouti à des législations de plus en plus sévères,particulièrement aux Etats-Unis où l'industrie de l'automobile est bien installée.Etant de plus en plus concernée par la question environnementale, Alcan a donc décidé d'en faire à la fois une préoccupation et une opportunité dans le domaine de l’automobile." L'acier toujours dans la course Jusqu'ici, le chemin est bien beau.Mais le principal obstacle est de taille.Dans le secteur de l'automobile, l'acier est le plus gros compétiteur.Lorsqu'il s'agit de production de masse, la résistance des fabricants n’a ciation entre votre groupe et Le Lingot: 1/ essai "dans la vraie vie" d'un modèle, par des personnes de toute confiance.2/ Mise en évidence de la contribution de l'aluminium à l'industrie automobile.3/ Impact publicitaire important.4/ Succès accru des représentants du Lingot auprès des représentants de l'autre sexe, lors d'expéditions de "cruising" (oups! Ça c'est un plutôt un avantage pour nous.).Ici, au Lingot, nous connaissons déjà par coeur la liste des innovations technologiques reliées à l'aluminium que présente l'Acu-ra NSX.Déjà nous nous voyons en faire l'énumération à la personne assise sur le tabouret de bar voisin: "Elle a un moteur V6 rien de comparable à celle de l'aluminium."Habitués à travailler avec l’acier, les fabricants d'automobiles sont inquiets quant à la manufacturabilité de l’aluminium, explique Mme Gibara.L’aluminium étant par ailleurs plus cher que l'acier, Alcan devra attendre encore quelques années avant de prendre véritablement son virage pour conquérir le marché de l'automobile." A ce sujet, Mme Gibara précise que c'est seulement après 1995 qu'on verra davantage l’aluminium dans la carrosserie des automobiles, sous forme de produits laminés.Ainsi l'industrie de l'aluminium est mise à dure épreuve.Avec 12 grands noms qui font figure de proue et qui contrôlent tout le marché de l'automobile, Alcan tout aluminium, ultra léger, vous savez; une carrosserie et un châssis d'aluminium d'un poids total de 210 kilos; les roues, la suspensions et même la structure des sièges font appel à l'aluminium pour des considérations de solidité et de légèreté; et incidemment, habitez-vous chez vos parents?(re-oups.„) Moins rare En comparaison de la Ferrari ou de la Jaguar, la NSX est facile à trouver et peu coûteuse.Déjà en montre chez les concessionnaires Acura, on peut en acheter une pour la modique somme de 79 000 $.D'accord, ce n'est pas donné, mais on devra produire la qualité à un prix très compétitif.Avant de faire de l'argent, ça va être extrêmement difficile soutient Mme Gibara, car le client mise sur la qualité au plus bas prix et cela demandera des choix judicieux au cours des prochaines années.À ce chapitre, des centres de recherche sont mis à contribution pour trouver de meilleurs alliages.Les usines d'élec-trolyse et les centres de coulée font également partie de la course, car c'est là précisément que commence la réussite d'Alcan pour les dix prochaines années.Et qui sait, même si l'acier a une longueur d'avance, en bout de piste, la légèreté de l’aluminium qui rend les voitures plus performantes l'emportera peut-être sur le métal lourd ?vous rappelle que la Jaguar XJ220 était assortie d'une facture de 6(X) (XXl $.tandis que la Ferrari, modèle unique, n'était carrément pas disponible sur le marché.Cette fois donc, madame Gibara, rien ne vous empêche de faire un bon geste en profitant de cette offre de collaboration de vos fidèle amis du Lingot.Nous ne sommes pas très exigeants, nous vous laisserions même choisir la couleur (mais nous aimons beaucoup le rouge).Espérant une réponse positive de votre part Margot Tapp Guy Menard Lettre à Mme Gibara LE LINGOT S'OFFRE POUR TESTER UNE NOUVELLE VOITURE N.D.L.R.Nos lecteurs assidus se souviennent que nous avons déjà tenté d'obtenir, supplications auprès des autorités compétentes à l'appui, le prêt d'une Ferrari à structure à d'aluminium.Peine perdue.Après la Ferrari qui nous est passée sous le ne: (au sens propre comme au figuré), ce fut le tour de la Jaguar XJ220.Sans plus de succès.Tellement qu'en désespoir de cause, nous avons même tenté de mettre la main sur un vélo de montagne en Duralcan.Et même là, nous avons frappé de l'air! L'obstination étant notre marque de commerce, nous nous tournons à nouveau vers Germaine Gibara, présidente de Structures Automobiles Alcan, avec-une autre proposition tout à fait désintéressée.LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 Simulation d'accident majeur su Complexe Jonquière COMMENT ON SE PRÉPARE AUX COUPS OURS Ce n'est surtout pas le temps Je rencontrer une connaissance; alors il est inévitable qu'on en rencontre une: "Tiens, qu'est qui t'amène ici?Euh.une.euh.une réunion Je sécurité! Curieux que vous fassiez une réunion ici.Ouais, ben.c'est comme ça.à bientôt là!” Et vous vous sauve: comme un voleur, ou quelqu’un qui a quelque chose à cacher, ce qui est bailleurs précisément le cas.Ils sont Jéjà une Jouzaine J'hommes et Je femmes à atienJre que la réunion Jébute.Deux hommes en uniformes prennent la parole et annoncent que "c'est pour le 4 juillet et vos secteurs seront touchés".Croyez-vous que ce Lingot va se Jétruire automatiquement Jans les prochaines minutes?Loin J être une mission impossible, c'est tout simplement la préparation J'une simulation Je situation J'urgence comme on le fait régulièrement Jans les installations J'Alcan.// s'agit J'une activité qui JemanJe beaucoup Je préparation et les efforts Je plusieurs personnes.Le Lingot a voulu vous Jonner un aperçu Ju travail nécessaire à la réalisation J'un faux-acciJent plus vrai que nature.Réunion # 1 20 juin 1990, Centre d'élec-trolyse Ouest, l sine Arvida On sent un peu de fébrilité dans la salle de réunion de l'édifice 42-F, avant que la rencontre ne commence.C'est sûr que les exercices de sécurité c’est sérieux, mais en même temps, il y a un petit côté de "jouer à" qui ne va pas s'en rappeller le bon vieux temps.André Gauthier et Luc Gau-dreault, les préventionnistes du Service des incendies qui ont à mettre sur pied la simulation.expliquent le scénario prévu: Le 4 juillet 1990.vers I4h00, on détecte une fuite de gaz naturel au Centre de coulée tt 2.L'évacuation générale est déclarée.Dans la cohue qui s'en suit, un creuset transporté par un pont-roulant vient heurter un cylindre de chlore .causant une fuite de gaz toxique."L'opérateur du pont-roulant se blesse à un poignet dans sa précipitation pour quitter les lieux, tandis qu'un tuyau-leur qui travaillait dans la chambre de chlore gît maintenant inconscient au sol.Autre détail important, l'endroit où se déroule l’accident fait en sorte que plusieurs secteurs du Complexe Jonquière seront touchés: Centre de coulée, Centre d'électro lyse Ouest, Centre de service et de réfection des cuves et Centre de réparation et d'entretien des épurateurs.A cela s'ajoutent bien sûr les gens du Médical, des Incendies et de la Sûreté.Ceux qui représentent ces organisations à la réunion d'aujourd'hui laissent échapper un petit soupir.C'est une grosse simulation! La discussion s'engage sur les détails du scénario.Certains prétendent qu'il faudrait faire la simulation en dehors des heures régulières de travail, afin de tester le système de protection au maximum.D'autres préfèrent que l'alarme sonne quand tout le monde est en poste, puisqu'on veut voir comment vont réagir toutes les équipes concernées.Finalement on s'entend sur 14 heures.Les trucages Les préventionnistes informent les représentants des installations concernées que, pour plus de réalisme, on utilisera une machine à faire de la fumée, et qu’on reproduira l'odeur du mercaptan, gaz qui permet de déceler la présence de gaz naturel.Rapidement, on en vient à discuter des façons de rendre encore plus vraie la simulation.Louise Daoust va même jusqu'à offrir de donner aux "blessés" des informations sur la façon de bien simuler une intoxication au chlore, pour s'assurer que les infirmiers appellés d'urgence soient pris au jeu.On s'entend enfin pour que l’exercice dure tout au plus 45 minutes, afin d'éviter des bris matériels, par exemple des cuves laissées trop longtemps sans surveillance.Fin de la rencontre sur cette affirmation d'un participant: "C’est comme si on s’apprêtait à tourner un film”.Hollywood au Saguenay! Réunion # 2 27 juin 1990, 13h00.édifice du Service des incendies, Complexe Jonquière "Il faut en mettre beaucoup pour impressionner les gens, autrement, ils vont tout de suite penser que c'est une pratique et cela va affecter leurs réactions.Ils sont habitués à vivre des simulations et ça leur en prend beaucoup pour les convaincre".En s'exprimant ainsi, Régis Pilote, du Centre de coulée Arvida, résume assez bien les sentiments de ses collègues réunis une deuxième fois pour parler de la simulation.Tous reconnaissent que le succès d'un entraînement de grande envergure dépend du sérieux que l'on apporte à sa préparation et du soin que l'on va mettre à soigner les détails qui "font vrai".C'est d'ailleurs ce qui explique une discussion entre les représentants du Médical et ceux des usines.En usine on désire (!) un blessé inconscient, donc difficile à évacuer, afin de donner plus d'ouvrage aux sauveteurs.Du côté du service médical, on préférerait un "client" présentant des symptômes plus subtils, afin de tester la capacité de diagnostiquer des infirmiers.Finalement, jugement à la Salomon: on s'entend sur deux blessés, l'un étant inconscient et l'autre sur pied, mais souffrant d'un début d'intoxication au chlore.À cette réunion, on discute beaucoup aussi de communication.Il est très rare que l'on procède à une simulation touchant plusieurs usines différentes.On a donc hâte de voir comment les communications vont se faire d'un point à l'autre et quels seront les temps de réaction.La prochaine rencontre des intervenants est prévue pour 15hOO, mercredi le 4 juillet, donc après l'exercice, pour en faire l'évaluation.Coup de théâtre! Mardi 3 juillet 1990 La simulation est annulée! En raison de travaux effectués au Centre d electrolyse Est.travaux qui demandent une surveillance constante du Service des incendies, on décide qu'il serait risqué de détourner l'attention des services de protection (sûreté et incendies).Dans un cas de ce genre, la politique suivi est simple et logique, on met l'emphase sur les situations réelles avant de penser aux exercices.Une lettre aux personnes impliquées signée du chef du Service des incendies, Marcel Belley.indique que l'on a dû remettre l'exercice: ".pour repondre à une demande du service à l’épurateur 53-H dans lequel s'effectuaient des opérations de soudure à l'intérieur.Cette opération a été identifiée à haut risque et a demandé le support de plusieurs pompiers".Après analyse, on décide donc de reporter l'exercice à la mi-septembre.Réunion # 3 Jeudi 13 septembre 1990, 13h00, Service des incendies.Complexe Jonquière À nouveau on étudie le scénario et on s’entend pour ne pas le modifier.Cette fois c'est vrai, le jour "J" est fixé au jeudi 20 septembre.L'opération débutera vers 13h20.Réunis pour la première fois le 20 juin, une partie des conspirateurs.de gauche a droite: André photo Gauthier, Alain Tailton, Régis Pilote, Damase Gauthier, Denis Goulet, Louise Daoust, Luc Gaudreault, Jean Bruno Gaudreault, Mia Van Otterdijk, Serge Lapointe, Jean Pedneault, Marcel Gilbert.Matteau Se.i I W ;$3fj * LE LINGOT, VENDREDI, 5 octobre 1990 Quand l'alerte est donnée UNE VUE DE L'INTÉRIEUR 13h00, jeudi le 20 septembre.Le représentant du Lingot accompagne le pré-ventionniste Luc Gaudreault dans un petit local du Centre de coulee # 2 d'Arvida, édifice 32-L.C'est à cet endroit que débutera la simulation, avec une fausse fuite de gaz naturel (voir autre texte pour le scénario).En me cachant dans ce peti.local je me dis qu'il ne manque qu'une caméra par dessus mon épaule pour qu'on se croit au cinéma.ou à Surprise sur prise! Pendant ce temps, le photographe Yves Henrichon est parti s installer à proximité de la chambre de chlore du Centre de Coulée, afin de capter des images sur le vif.Les photos de cette page vous donnent une bonne idée du déroulement de l'opération.13h23.Début de l'exercice.Un creuset a heurte un cylindre de chlore, causant une fuite.Un employé (Roger Saint-Gelais) gît.inconscient, au sol.jt r H m 13h25.Les services d'urgences ont déjà été appellés, on a évacué le secteur touché.Il n'y a plus âme qui vive dans l'edifice au Centre le secteur touché.Il n'y a plus âme qui vive dans l'edifice au Centre de coulee # 2 d'Arvida.13h34.L'employé inconscient est amené à l'extérieur par les sauveteurs.Une ambulance le transporte aussitôt à l'urgence du Service du médical du Complexe Jonquière.13h47.Vêtus d'équipements de protection.Deux membres du Service des incendies colmatent la fuite du cylindre de chlore.13h47.Vêtus d'équipements de protection.Deux membres du • .“ri 13h28 Les services de protection (ambulance et incendies) arrivent sur les lieux.Déjà un premier sauveteur, un employe du Centre de coulée, portant un appareil respiratoire, s'affaire autour de la "victime ", Cf aesst! ¦ t \ f P* r : ¦ m&m 13h34.Pendant que se déroule le sauvetage au Centre de coulee, on évacue le Centre d'électrolyse Ouest.Ici des travailleurs attendent la suite des événements au point de rassemblement de l'édifice 40.13h54.Tout danger est maintenant écarté, les employés du Centre de coulée # 2 peuvent reprendre leurs postes.Fin de l'exercice En conclusion ET APRÈS."Ce qu'il nous reste à faire, mentionnent les prevention-nistes André Gauthier et Luc Gaudreault, c'est de bâtir un rapport sur l'ensemble de l'exercice, tenant compte des commentaires et des observations de tous les intervenants".Dans une simulation de ce genre, plusieurs personnes sont affectées à des tâches d'observations.Elles doivent noter les bons et les mauvais points constatés dans le déroulement de l'opération."C'est à ça que servent les simulations, souligne Luc Gaudreault.Mettre en évidence les choses que nous faisons correctement et dévoiler les défauts qui peuvent exister dans nos plans de mesures d'urgences, qu'il s'agisse d'un manque de communication, de plans 3u'il faut remettre à jour, 'équipements qu'il faudrait acquérir, etc"."L'expérience a démontré que les gestionnaires prennent bonne note des recommandations qui découlent des simulations et que les correctifs qui doivent être apportes, le sont".En terminant, Le Lingot aimerait remercier toutes les personnes qui ont travaille à la mise sur pied de cet exercice majeur, lesquelles ont gentiment accepte d'endurer qu'un observateur regarde par-dessus leur épaule pendant qu'ils travaillaient.LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 Wagons de bauxite ' ¦ : UNE FLOUE TOUTE NEUVE EN ALUMINIUM Le premier octobre dernier, les employés de la compagnie de chemin de fer du Roberval-Saguenay étaient réunis pour un événement spécial.En effet, on inaugurait les 105 wagons en aluminium attendus depuis plusieurs mois et nouvellement arrivés.On se rappellera effective- Il a aussi précisé que c'est ment que l’acquisition de ces wagons, destinés au transport de la bauxite, fait partie du programme global de remplacement des actifs des Installations portuaires et ferroviaires.C'est donc avec fierté que le personnel et les invités du Roberval-Saguenay ont participé à la concrétisation de ce projet majeur qui a nécessité deux années de travail.Place aux nouveaux transporteurs C'est Yvon Tremblay, réparateur de wagons, qui a procédé à la traditionnelle coupe du ruban pour ouvrir officiellement la voie aux nouveaux transporteurs.Mais auparavant, Ovila Bouchard, technicien responsable du dossier, a tenu à faire un rappel historique du projet, soulignant particulièrement les efforts consentis à sa réalisation.M.Taber, vice-président d'Alcan Rail Division et invité d'honneur, qui s'est fait le promoteur du wagon en aluminium, rappelant ainsi les différentes étapes du projet.: " C'est Tarco, une entreprise filiale d'Alcan qui a reçu le contrat de construction des wagons.Mais avant, nous avons dû tester le nouveau modèle offert par Alcan Rail Division, et faire des études d'ajustement qui nous ont permis d'adapter le modèle aux exigences du transport ferroviaire d'Alcan." Et c'est justement le résultat concluant de ces études qui a permis à Roberval-Saguenay de redorer son blason auprès de ses clients , explique Dominique Bouchard.surintendant du R-S: " Avec nos nouveaux wagons, nous assurons à nos clients une fiabilité accrue du service ainsi qu'une opération plus rapide et plus sécuritaire, tout en respectant au maximum notre environnement." A ce chapitre, rappelons que la hauteur plus élevée des wagons en aluminium réduit considérablement les émissions de poussières de bauxite.Petit train va loin Les nouveaux wagons sont opérationnels depuis déjà un mois, assurant ainsi le transport de la bauxite entre Port-Alfred et Jonquière.Selon Ovila Bouchard, il était temps de renouveler la flotte: " Les anciens wagons n'étaient plus conformes aux normes actuelles de construction et de sécurité de chemin de fer sans compter bien-sûr les coûts élevés d’entretien." M.Bouchard ajoute que c'est aussi pour des considérations de coût qu'on a opté pour l'aluminium: " A un coût légèrement plus bas que l'acier, le wagon en aluminium devenait aussi plus avantageux à long terme." On comprend, ici, que le plus gros avantagede l'aluminium, c'est sa légèreté.Avec un contenu en aluminium de 7 500 livres et de 40 000 livres d'acier, le nouveau transporteur est donc plus léger que son prédécesseur, conçu uniquement en acier.Et c’est cette légèreté, qualité propre à l'aluminium, qui permet à la nouvelle flotte de transporter six tonnes de bauxite de plus pour un total de 105 tonnes quotidiennement, tout en respectant la limite de poids autorisée.Outre toutes ces considérations techniques et économiques, l'aspect visuel du transporteur fait aussi partie des objectifs du programme de remplacement.A ce sujet, Ovila Bouchard explique que les responsables voulaient une flotte uniforme qui s'intégre à son environnement et qui soit agréable à regarder.même à passage à niveau.Et comme pour harmoniser le tout au cycle de production, c'est finalement le produit fini en aluminium que l’on voit aujourd’hui sur le rail transportant la matière première destinée à la fabrication de nouveaux wagons.Voilà le nouveau wagon du R.S.avec un contenu en aluminium de 7500 livres et de 40.000 livres d'acier.Photos Jean Matteau C'EST LA CAMPAGNE CENTRAIDE CHEZ ALCAN Q ui d’entre vous ne connaît pas quelqu'un qui, un jour ou l'autre, a eu ou pourrait avoir besoin du soutien d’un des 46 organismes associés à Centraide Saguenay-Lac-Saint-Jean?L es services rendus à la population par les organismes associés à Centraide sont multiples et témoignent d'une prise en charge du milieu par des citoyens bénévoles soucieux du mieux-être des plus démunis.G râce à l'implication de chacun d'entre vous, Centraide pourra continuer à soutenir des organismes communautaires qui apportent une réponse concrète à des besoins humanitaires de plus en plus nombreux.Chez Alcan, la campagne de déduction à la source en faveur de CENTRAIDE aura Heu du 15 au 19 octobre 1990 E ncore cette année, Alcan rejoindra tous ses employés, à leur domicile, par voie d’une lettre explicative, d’un formulaire d adhésion informatisé et d une enveloppe de retour pré-adressée.Le Service de la paie des Services régionaux compilera toutes les données par usine et pour I ensemble des usines.En 1989, une somme de 21 158$ était venue s ajouter aux contributions des années antérieures, pour totaliser 73 660$ souscrits par 1011 employés d Alcan dans la région.Pensez-y, votre don peut faire la différence.Un montant, même minime, prélevé régulièrement sur votre paie, pourra rendre de grands services.L'objectif 1990 DONS: 80 000$ L objectif 1990 PARTICIPATION: 1200 EMPLOYES VOTRE DON VAUT MILLE SERVICES! LE LINGOT, VENDREDI.5 octobre 1990 Photo Jean Matteau Le Centre analytique Vaudreuil UN PIONNIER DE LA ROBOTIQUE Depuis plus de JO ans, les chimistes du Centre analytique Vaudreuil sont reconnus, à travers l'industrie mondiale de l'aluminium, comme des pionniers dans le domaine de l'analyse automatisée en continu.En fait, ils sont continuellement à la recherche de méthodes toujours plus efficaces, afin de répondre aux besoins variés et souvent sophistiqués de leur clientèle et en ce sens, la robotique offre des possibilités impressionnantes.Il existe entre autres un robot qui, depuis 1987, analyse entre 50 000 et 70 (KM) échantillons chaque année.Il les pèse, ajoute l'acide, les digère pour les mettre en solution, s'occupe des lectures et des calculs et, finalement, il transmet les résultats aux ordinateurs sans la moindre erreur.Et ce qui est encore plus in- téressant, ce robot est en grande partie une "création maison".C'est effectivement Gérard Auger, chimiste principal, et son équipe qui ont adapté et dans certains cas conçu les accessoires d'un système d'analyse automatisée, afin de répondre adéquatement aux besoins très spécifiques des usines.Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le groupe de chimistes relève un tel défi.Un développement graduel Au cours des années '50.les méthodes d'analyse utilisées en laboratoire étaient manuelles et ce, aussi bien dans l'industrie que dans les hôpitaux."Mais, se souvient Gérard Auger, comme les usines exigeaient de plus en plus de qualité et de rapidité, nous étions constamment à l'affût des nouvelles techniques et des découvertes dans le domaine".Photo Gérard Auger, chimiste principal au Centre analytique Vaudreuil, et le robot qui traite entre 50 jean 000 et 70 000 échantillons par année.Les accessoires de ce robot ont été adaptés et dans cer- Matteau tains cas conçus par l'équipe de chimiste.scr*5 fiHP -Ai Am .& "jf iii tin ftiiM mmû i | .' 7»! Durant les années ’(>(), l'une de ces découvertes, la méthode d'analyse par courant continu, a d'ailleurs placé le Centre analytique Vaudreuil sur la piste de la robotique."Cette nouvelle méthode, explique Gérard Auger, avait été développée à l’intention des hôpitaux par la compagnie américaine Technicon.Il fallait évidemment l'adapter à nos besoins, mais cette découverte nous a permis de commencer à automatiser une partie de nos analyses".En collaboration avec le fabricant, un premier système d'analyse a été développé, construit et installé à l'usine de récupération de la cryo-lithe.En opération depuis 1969, ce système sert à doser le fluor, l'alumine, la soude caustique et le carbonate de sodium, au rythme de 20 échantillons à l'heure.Le "Technicon" traite maintenant quelque 70 000 échantillons par année et produit pas moins de 225 (MK) résultats d'analyse."Avec cette innovation, ajoute Gérard Auger, nous avons pu doubler la fréquence des analyses, tout en éliminant plusieurs opérations routinières et fastidieuses".Et ça continue i Depuis ce premier succès, une série de développements et d'applications ont suivi.dont les systèmes pour l’analyse du fluor, de la silice et du mercure, les systèmes pour l’analyse des liqueurs Bayer des usines d’hydrate, le contrôle direct et en continu des procédés chimiques et plusieurs applications en environnement.Il faut dire que les chimistes du Centre analytique sont constamment confrontés à des situations uniques et spécifiques à l'entreprise: ils doivent donc développer des méthodes aussi versatiles qu’ingénieuses."Bien souvent.affirme Gérard Auger, les instruments et les accessoires requis n'existent pas.Il faut alors les concevoir et les construire." Plusieurs innovations de l'équipe de chimistes ont même été adoptées par des usines de production du groupe Alcan et présentées dans divers congrès internationaux.Ces innovations permettent en outre d'offrir des résultats fiables et rapides aux clients et ce.à des coûts compétitifs.Devant de telles réussites et avec l'arrivée de nouveaux clients comme l'Usine Grande-Baie, l'Usine Laternère et bientôt la nouvelle usine d'hydrate super blanc, il ne fait aucn doute que le Centre anlaytique Vaudreuil poursuivra son programme de robotisation.À Grande-Baie LA DERNIERE BRIQUE Il aura fallu près d’un an avant de compléter la pose des 5 IJb 501 briques du nouveau four à cuisson des anodes de l'Usine Grande-Baie, destiné à alimenter la nouvelle Usine Laterrière en anodes.Il aura également fallu les efforts conjugués de plus de 300 travailleurs de la construction, des brique leur s pour la plupart, pour venir à bout grammes de briques.C’est finalement le 26 septembre dernier, aux alentours de 10 heures, que la dernière des dernières briques a été installée.Et le briqueteur qui a symboliquement posé ce geste.Benoît Lemieux, mettait également fin à plus de 35 années de travail au service de l'entrepreneur en maçonnerie "Fernand Thibault".Premier employé de cette entreprise elle aussi en opération depuis 35 ans, M.Lemieux est parti à la de ces 20 millions de kilo- retraile après cette dernière brique.Quant au four à cuisson des anodes, l'équipe de projet s'affaire maintenant à compléter l'installation des équipements majeurs.Pendant ce temps, les gens de l'Usine Grande-Baie s'occupe de préchauffer le four pour l'amener progressivement à la température requise pour la cuisson des anodes.¦Z* * % ¦ A ï -K ftrfi ¥ -#*
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