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Titre :
Le lingot : un journal du Saguenay
Contenu spécifique :
vendredi 1 octobre 1993
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1993-10, Collections de BAnQ.

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Le vendredi 1* octobre 1993 A\ Programme de stabilisation des berges LE SUIVI BIOPHYSIQUE DES TRAVAUX: POUR AUJOURD'HUI Le «gars» d’Alcan à Moscou DMITRI BASARGIN VISITE NOS INSTALLATIONS À lire en page 3 2 m Photo: Jean Matteau ET POUR DEMAIN SST, À lire en pages 4 et 5 LES EMPLOYÉS .5^ IMPLIQUES DEPUIS LE DÉBUT .‘ .T" À lire en page 2 - g tf ¦ - > Grande-Baie LE CENTRE DE COULÉE APPUYÉ PAR SES CLIENTS A lire en page 3 Photo Steeve Tremblay Projet Environnement des centrales à Chute du Diable LES EMPLOYÉS ENTREPRENNENT LA DEUXIÈME PHASE AVEC DÉTERMINATION En 1991, un ambitieux projet associé à la protection de l’environnement a été entrepris à la centrale Chute du Diable d'ÉÉQ afin de minimiser les impacts lors d’un déversement potentiel.Depuis ce temps, les différentes activités se sont déroulées rondement, si bien que les employés ont entrepris à la fin du mois d’août la deuxième et dernière phase du projet: le capatage des eaux de pluie provenant du toit et des huiles.Ce dernier représentait un défi de taille pour les employés qui n’ont toutefois ménagé aucun effort pour faire de cette intervention une véritable réussite.«C'était en fait la toute première fois à Alcan qu’un tel projet se réalisait dans une centrale, mentionne Noël Cantin, directeur de projet.Tout au long des différentes phases, les employés ont fait preuve d’initiative alors qu’ils effectuaient ce genre de travail pour la première fois.D’ailleurs, ils ont été impliqués de près lors du déroulement des activités.Leurs commentaires et leurs suggestions nous ont été souvent très utiles notamment pour trouver des moyens efficaces de récupérer les huiles à la source.Dans le cadre d'un projet comme celui-là, nous avons dû développer l’expertise et réaliser la construction presqu’en même temps.» Un projet d’envergure Rappelons que la première phase du projet PEC (projet photos Lecoulageducimentseraréaliséàrintérieurdu caniveau sieeve Tæmbiay en vue de récupérer notamment les pertes possibles associées aux équipements des groupes turbine-alternateur.LE LINGOT Vendredi l" octobre 1993 Le Lingot est publié à Jonquière par la Direction des affaires publiques de la Société d électrolyse et de chimie Alcan Ltée, pour Michel Bergeron (opérateur, Électrolyse, Laterrlère) et pour tous les employés et retraités d'Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le Lingot 1665.rue Powell, C.P.1370 Jonquière (Québec) G7S 4K9 Éditeur: André J.Bouchard Rédacteur en chef: Margot Tapp Collaboration: Chantal Poitras Téléphone: 699-4045 ou 699-4055 Abonnement et changements d'adresse: 699-4010 Dépbts légaux: Bibliothèque nationale.Ottawa Bibliothèque nationale du Québec Impression: Les Éditions du Réveil Conception et montage: Idem! Les employés ont procédé aux dernières retouches avec d’effectuer le coulage du ciment dans le caniveau.v Environnement des centrales), évaluée à près de deux millions de dollars, consistait à mettre en place un système de captage des eaux de refroidissement et des huiles advenant un bris des transformateurs de puissance.Les activités ont permis entre autres d’installer une tuyauterie spéciale afin d’acheminer l’eau vers un décanteur, au lieu que l’eau ne parvienne directement dans la rivière Péribonka.A partir du décanteur, l’eau peut maintenant être séparée de l’huile avant qu’elle ne parvienne dans le cours d’eau.Un caniveau a aussi été aménagé au sein même du béton extérieur de la centrale, permettant ainsi de diriger l’huile dans le décanteur afin d’y être récupérée.Un plancher coupe-feu, construit à l’aide de pierres concassées disposées sur des grillages, aété misen place sous les transformateurs.Deuxième phase La seconde étape du projet, évaluée à près d’un million de dollars, vise cette fois à installer un système de captage des eaux de pluie provenant du toit de la centrale et des fuites potentielles d’huile des groupes turbine-altemateur.Les travaux incluent la réfection des drains de la toiture et l’installation d’un nouveau caniveau en amont du toit.«Le caniveau servira à acheminer l’huile advenant un déversement vers le décanteur, mis en place l’an dernier, et à capter les pertes possibles reliées aux équipements des groupes turbine-altemateur via une tranchée existante dans la centrale qui sera transformée en séparateur à plaques coalescentes, ajoute Noël Cantin.Nous prévoyons aussi installer des valves régulatrices manuelles afin de contrôler le débit de l’eau de refroidissement des paliers.» Réduction des coûts Comme pour la première phase, les travaux sont exécutés par les employés d’ÉÉQ, provenant des Travaux majeurs et projets et du groupe Civil du département de l’En-tretien/secteurLac-Saint-Jean.Jean Loubert, spécialiste opé-ration/Chute du Diable et Chute à la Savane, se montre très satisfait du déroulement des travaux.«La participation des gens du milieu a permis d’identifier toutes les sources possibles de déversement et de revoir, par la même occasion, certaines méthodes de travail,explique-t-il.Cetexer-cice a contribué à enregistrer une réduction importante des coûts de près de 475 000 $ pour la deuxième phase».Cette réduction a été réalisée en respectant les engagements envers le \1ENVIQ.Avec ces gains, ÉÉQ pourra effectuer d’autres travaux non prévus initialement.Le projet PEC à la centrale Chute du Diable devrait prendre fin au mois de décembre prochain.Par la suite, ce sera au tour des autres centrales de subir des interventions prioritaires en vue de minimiser les impacts advenant un déversement potentiel.«L’implication des gens du milieu, qui permet de réaliser des interventions d’envergure comme celle de Chute du Diable, sera d’ailleurs encouragée dans d’autres projets des centrales.C’est là que réside la clé du succès», conclut Jean Loubert.?Programme Alcan Interculture Canada TROIS GAGNANTS DANS LA RÉGION Interculture Canada vient de recommander à Alcan les quatre candidats qui, en 1994-95, pour vivre et étudier pendant un an à l’étranger.Trois de ces jeunes, fils ou filles d’employés d’Alcan, demeurent ici même dans la région.Julie Hébert, fille de Jacques Hébert de l’Usine Vaudreuil, passera en au Danemark; Sébastien Gagné, fils de Jean-Louis Gagné d’Énergie électrique, Québec, séjournera en Australie; tandis que Chantale Thériault, fils de Pierre Thériault de l’Usine Arvida a choisi la Nouvelle-Zélande.Le quatrième candidat, David Harrington, est originaire de l’Ontario et a lui aussi opté pour la Nouvelle-Zélande.Rappelons qu’Alcan, en collaboration avec Interculture Canada, offrait au printemps dernier pour la cinquième année consécutive, la possibilité à quatre jeunes étudiants de participer à un programme d’échanges internationaux.Pour être admissibles, les jeunes doivent être âgés entre 15 et 18 ans durant l’année de participation.Ils doivent également faire preuve d’assez de maturité pour vivre dans un pays étranger et prouver, par leur dossier scolaire, leur volonté de donner leur plein rendement sur le plan académique. Directeur du bureau d’Alcan à Moscou DMITRI BASARGIN VISITE LA RÉGION À l entendre parler un anglais presque impeccable, à le voir marcher d’un pas si décidé et semblant si sûr de lui, on pourrait facilement le confondre avec un jeune homme d affaires nord-américain, fraîchement émoulu d’une grande université et venant de décrocher son premier vrai emploi.Il s’agit plutôt d’un employé d'Alcan, Dmitri Nicolaïevitch Basargin, russe d’origine, vivant et travaillant à Moscou.Dmitri Basargin a 26 ans et il est directeur d’Alcan Canada Vostok à Moscou depuis le 15 mars dernier; son premier emploi effectivement.Mais c’est à Jonquière, au Centre de recherche et de développement Arvida que Le Lingot l’a rencontré.En plein coeur d’une tournée des installations régionales d’Alcan, il nous a parlé de lui, de son pays et un peu du Saguenay— Lac-Saint-Jean.Première visite au Canada Dmitri Nicolaïevitch Basargin a foulé le sol canadien pour la première fois en août dernier.Avant d’amorcer la visite des usines d’Alcan, il a participé, durant trois semaines, à un échange Est-Ouest organisé par l’Université York de Toronto et auquel une soixantaine de délé- gués d’entreprises des pays de l’ancien bloc communiste ont assisté.Par ailleurs, comme nous l’avons déjà mentionné dans une édition précédente, Dmitri Basargin est le seul occupant du bureau d’Alcan à Moscou.Son rôle consiste surtout à faciliter les liens entre Alcan et les producteurs d’aluminium de l’ex-URSS et à être à l’affût des occasions d’affaires.Histoire de se familiariser avec les opé-rationset laculture d'Alcan, il a donc passé près de trois semaines à visiter diverses installations de l’entreprise au Canada.Son périple l’a évidemment con-duit au Saguenay—Lac-Saint-Jean.Il n’était cependant pas trop dépaysé à son arrivée dans la région.«Vos paysages et votre climat ressemblent beaucoup à ceux de ma région natale », a-t-il commenté.Il a par ailleurs été grandement impressionné par la grande hospitalité et l'accueil chaleureux qui l’attendaient partout où il est allé.Un pays en transition Tout le monde le sait maintenant, avec l’éclatement du communisme, l’URSS est devenue la Communauté des Etats indépendants (CEI).On connaît plus la CEI en raison de ses exportations massives d’aluminium sur les marchés mondiaux.Ce dont on parle le moins, c’est la difficile transition entre le communisme et le capitalisme que vit actuellement ce coin du globe.«L’économie de marché, explique Dmitri Basargin, est loin d’être facile à implanter, surtout dans un contexte actuel de réces- Lors de son passage à l’Usine Laterrière, Dmitri Basargin a PhotQS notamment reçu les explications d’usage de Serge Larouche, jean Matteau opérateur épurateurs-collecteurs de poussières, dans la salle de contrôle des épurateurs.sion économique mondiale.Nous devrons d’abord changer les anciennes mentalités et nous misons beaucoup sur la jeunesse pour y arriver.Mais pour l’instant, ce sont surtout les activités illégales et le marché noir qui caractérisent le changement.Beaucoup de gens, jeunes ou vieux, trouvent toutes sortes de façons pour vendre toutes sortes de choses, histoire de goûter à la sensation d’être en affaires et de faire un peu d’argent.» Dmitri Basargin se dit toutefois optimiste face à l’avenir.«J’ai confiance que mon pays s’en sorte», a-t-il affirmé.A l’Usine G ran de-Baie LE CENTRE DE COULEE IMPLIQUE SES CLIENTS DANS L’AMÉLIORATION DES SERVICES Une équipe de travail du Centre de coulée de l’Usine Grande-Baie s’est récemment penchée sur le processus de préparation et de montage des tables.Un processus jugé essentiel puisqu’il constitue une étape importante pour rencontrer les exigences du client au chapitre des spécifications et des délais.Afin de répondre davantage à leurs besoins, l’équipe a impliqué ses clients en leur demandant de leur fournir leurs prévisions de commandes plus tôt dans la semaine.«Nos clients exigent de plus en plus de flexibilité de notre part pour la réalisation des commandes, dont les particularités varient beaucoup, explique Guy Bouchard, technicien.De là toute l’importance de la tâche du préposé aux tables de coulée qui doit s’assurer de la qualité de préparation des moules qui est directement reliée à la qualité du produit mais aussi, de rencontrer les délais de livraison.Le préposé doit parfois faire très vite pour remonter les nouvelles tables de coulée contenant les moules prêts à recevoir le métal.Ces dernières doit constamment être préparées en fonction des variations de demandes des clients.» Auparavant, un seul préposé était attitré à l’exécution de cette tâche.Le département enregistrait donc de nombreuses heures supplémentaires de travail.La prise en charge, par certains secteurs du Centre de coulée, de leur approvisionnement en four-nitures diverses a permis la récupération de 70 % du temps/ hommes sur la tâche achats/ outils et besoins spéciaux.Ce temps a pu être transféré pour la préparation des tables de coulée.«Seul, la tâche devenait de plus en plus exigeante, commente Arthur Gagnon, préposé aux tables de coulée.Avec l’ajout d’un autre préposé, nous offrons un rendement plus efficace.De plus, nous pouvons aussi maintenant bénéficier d’une meilleure qualité de vie au travail.» Afin de s’assurer de rencontrer encore davantage les besoins des clients au chapitre de la qualité et des délais selon le principe du «juste-à-temps», les responsables du Centre de coulée ont demandé à leurs clients, les usines Oswego et Logan, de leur transmettre leurs prévisions plus tôt.«Ils ont accepté tout de suite notre demande, note Roger Vandal, superviseur.Ils ont compris que cela était dans le meilleur intérêt de tous.L’Usine Oswego nous transmet maintenant ses prévisions de commandes 1,5 jour plus rapidement.C ’est une bonne amélioration qui nous permet d’optimiser le temps requis pour préparer les tables.» D’autres propositions d’amélioration ont été retenues dont notamment l’installation d’une salle de lavage au Centre de coulée pour nettoyer sur place ces équipements.Solutions efficaces, gains importants À la suite des différentes mesures et analyses, l’équipe d’amélioration a déposé les propositions retenues au mois de juin dernier et déjà, des résultats peuvent être enregistrés.Le groupe a notamment réduit de 29 % les processus de préparation, de réparation des tables ainsi que des achats et outils.Déplus, en installant une salle de lavage au Centre de coulée, les risques reliés au transport des moules et les délaisde nettoyage sontmain- tenant éliminés.Finalement, l’ajout d’un préposé aux tables de coulée, a contribué à réduire de 50 % le temps supplémentaire.«La collaboration des clients dans ce processus d’amélioration nous a permis d’obtenir des gains importants, ajoute Roger Vandal.Notre temps de réponse est beaucoup plus rapide et nous enregistrons aussi une meilleure qualité de travail.Le délai de planification des opérations a également pu être grandement amélioré.» ?Parmi les améliorations importantes apportées au Centre de coulée pour optimiser le travail des préposés aux tables de coulée, notons l’installation d’une salle de lavage à proximité des lieux.Ce changement contribue à éliminer les risques reliés au transport des moules en plus de diminuer les délais de nettoyage.De gauche à droite: Arthur Gagnon, Roger Vandal, Guy Bouchard, Michelle Jean et Gaétan Munger.Daniel Lapointe et Serge Lavoie faisaient également partie de l’équipe d’amélioration.Photo Wes Hennchon ?LE LINGOT Vendredi 1" octobre 1993 Un aspect important pour l'avenir LE SUIVI BIOPHYSIQUE DES TRAVAUX Le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, entrera bientôt dans sa neuvième année.Après tout ce temps, perrés, rechargement de plages, épis et brise-lames font maintenant partie d'un vocabulaire plus familier pour la majorité des gens.Durant toutes ces années également, il a beaucoup été question des aspects techniques, économiques et sociaux des travaux.Ce que l'on connaît cependant un peu moinsh c'est le volet environnemental de ce programme, plus particulièrement le suivi biophysique.Pour le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, le suivi biophysique porte sur deux principaux volets: s'assurer que les travaux n'ont pas d'impact important sur l'environnement immédiat des sites d'intervention et suivre l'évolution du potentiel faunique du lac.D'une part, grâce à la mise en place de différents mécanismes et de méthodes de travail adaptées, le suivi environnemental a eu pour effet de minimiser les impacts des travaux sur le milieu.Par ailleurs, le suivi de l'évolution de l'environnement biophysique a permis à Alcan d'acquérir de nouvelles et fort précieuses connaissances sur l'écosystème du lac Saint-Jean.Ces connaissances ne manqueront pas d'être utiles pour encore plusieurs années à venir, et pas seulement pouf Alcan.Voyons donc, pour chacun des volets de ce fameux suivi biophysique, à quoi s'est attardé plus particulièrement l'équipe du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.GRAMME DE S Tf B I L I S A T I Le suivi environnemental AVANT, PENDANT ET APRÈS LES TRAVAUX Afin de s’assurer que les travaux n’ont pas d’impact négatif sur les éléments de l’environnement immédiat de chaque site d’intervention, chacun d’eux est systématiquement visité avant, pendant et après les travaux.Par exemple, les zones biophysiques sensibles de chaque site devant faire l’objet de travaux sont clairement identifiées sur les plans et devis.Et lorsqu’on parle de zones biophysiques sensibles, il est surtout question d’herbiers aquatiques, de frayères, d’aires de nidification de la sauvagine, de sites archéologiques, etc.Il est parfois arrivé que le design de certains travaux soit modifié pour assurer la protection de certai- S BERGES SAINT-JEAN L’écosystème du lac Saint-Jean MAINTENANT MIEUX CONNU ET MIEUX SUIVI Au tout début du programme de stabilisation des berges, en 1986, l’écosystème du lac Saint-Jean était peu connu.Il a doncfallu recueillir des données de base qui ont amené Alcan à mettre en place un vaste programme d’acquisition de nouvelles connaissances.Chaque site d'intervention est systématiquement visité avant, pendant et après les travaux.nés zones.Durant les travaux, une surveillance environnementale étroite des travaux est assurée et a permis, au fil des années, une grande évolution des façons de faire et un raffinement des méthodes de travail.Cette surveillance environnementale est d’ailleurs appuyée par un code d’éthique sur l’environnement qui contient des règles strictes concernant la période de réalisation et la protection des éléments sensibles de l’environnement.Entre autres, les travaux d’enrochement sont en majorité réalisés durant l’hiver et tôt au printemps, alors que la circulation de la machinerie et l’exécution des travaux peuvent s’effectuer aisément tout en minimisant les impacts sur le milieu.En ce qui concerne les rechargements de plages, ils sont généralement exécutés tard à l’automne, pour ne pas affecter les poissons fourrages.Sur les sites des travaux, les intervenants reçoivent maintenant la formation nécessaire, afin qu’ils puissent bien connaître les règles et être en mesure de faire de la prévention à ce chapitre.Au cours des années, les procédures de contrôle ont aussi été accentuées, de façon àéviter les déversement de contaminant, en particulier les hydrocarbures, et à protéger la végétation existante sur les berges.Un meilleur suivi durant les travaux a même permis la réutilisation de certains matériaux naturels.Aujourd’hui, la terre et les arbres dont on n’a plus besoin à un certain endroit peuvent être réutilisés ailleurs, plutôt que de prendre le chemin des sites d’enfouissement.Et après ?Un an après les travaux, systématiquement, tous les sites sont visités, afin de vérifier l’état général des lieux et celui des zones sensibles identifiées.Dans plusieurs cas particuliers, le suivi a même été de plus grande envergure.L’impact bactériologique des systèmes d’épis est l’un de ces cas particuliers.Les épis modifient la circulation et le brassage de l’eau; en fait, en rendant les eaux plus calmes, ils auraient ainsi pu provoquer une augmentation sensible des bactéries présentes dans l’eau.Mais un suivi échelonné sur trois ans a démontré que les épis n’ont aucun impact sur la prolifération des bactéries et les plages avoisinnantes sont restées salubres aux environs des épis.Comme on peut le constater, le suivi environnemental des travaux de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, ce n’est pas seulement de vérifier l’efficacité des ouvrages.C’est aussi de s’assurer que l’environnement immédiat des travaux ne subira pas d’impacts négatifs.«Pour mieux connaître cet écosystème, affirme Suzanne Dupuis, biologiste et membre de l’équipe du Programme de stabilisation des berges, il nous ad’abord fallu recueillirdesdon-nées sur le potentiel faunique du lac Saint-Jean, de façon à pouvoir suivre son évolution et faire des comparaisons ultérieurement.Ces données visaient d’ailleurs à permettre à Alcan de rencontrer l’engagement pris en 1985: collaborer, dans la mesure de ses possibilités, avec des groupes publics ou privés, non seulement au maintient du potentiel faunique du lac, mais à son augmentation si cela est scientifiquement et techniquement possible.» Précisons que l’écosystème du lac Saint-Jean se compose de plusieurs éléments complexes et interreliés (poissons, physico-chimique, végétation, sédiments, etc).Pour suivre son évolution, Alcan a choisi deux principaux indicateurs: les habitats humides riverains et les poissons fourrages.Les habitats humides riverains sont en fait les marais qui servent d’habitats de reproduction à plusieurs espèces de poissons et à la sauvagine.Les poissons fourra- Ouananiche DES ÉTUDES CONJOINTES ALCAN - MLCP Afin de préciser davantage l’abondance des populations de ouananiches dans la rivière Saguenay, Alcan et le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche mèneront éventuellement d’autres études.La pêche expérimentale, dans le cadre d'une étude sur la ouananiche, a eu lieu en aval de la centrale d’Isle-Maligne On se souviendra qu'en collaboration avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Alcan, via sa division Energie électrique, Québec, a entrepris, en 1992, une étude sur la ouananiche dans les rivières Grande Décharge et Petite Décharge à Alma, ainsi que dans les secteurs de Shipshaw et de Chute-à-Caron sur la rivière Saguenay.Cette étude visait à documenter le déplacement de la ouananiche du lac Saint-Jean vers le Saguenay et de préciser l’abondance des populations retrouvées en aval des barrages.Les barrages, on le sait, sont une barrière physique à la remontée des géniteurs vers leurs frayères.Dans le cas présent, la question était de savoir combien de ouananiches se trouvaient en bas des barrages.Ainsi, 6 000 heures de pêche expérimentale dans les secteurs visés, réalisées entre mai et octobre 1992, ont permis d’échantillonner 2 262 poissons, dont 31 ouananiches.La pêche expérimentale adémontré que le secteur est surtout dominé par le doré, le meunier et le brochet.L’étude réalisée en 1992 n'a pas permis d’observer de déplacements massifs de ouananiches du lac Saint- Jean vers le Saguenay et ce, même lors de la pleine ouverture des déversoirs des barrages au printemps.On continue «Cependant, l’étude se poursuit encore cette année, conjointement avec le MLCP, précise Suzanne Dupuis, afin d’assurer le suivi de 1992.Alcan fait également partie, avec d’autres intervenants du milieu scientifique, d’un groupe de travail chargé d’éclairer la problématique de la ouananiche au lac Saint-Jean.Notre mandat est de faire le bilan des connaissances actuelles et d’établir un plan pour en acquérir de nouvelles.En fait, il s’agit de mieux connaître la ouananiche, afin de mieux la gérer.» ges utilisent quant à eux les abords des berges du lac pour se nourrir et se reproduire.Étudier et suivre les marais «En réalité, à l’intérieur de l’étude d’impact sur l’environnement et le milieu social, réalisée au début des années 80 et de laquelle est tiré le Programme de stabilisation des berges, précise Suzanne Dupuis, nous nous engagions à suivre l’évolution des marais, en vérifiant la nidification de la sauvagine, l’utilisation par les poissons, etc.Mais nous sommes allés plus loin.» Des spécialistes ont effectivement procédé à une étude approfondie des marais existants autour du lac: les sédiments qu’on y retrouve, leur profondeur, la végétation, de même que l’utilisation qu'en font les poissons et la sauvagine.Les habitats humides riverains sont le lieu de reproduction privilégié de certains poissons comme le brochet, la perchau-de et les poissons fourrages.«Il s’agissait,explique Suzanne Dupuis, de prendre une image de départ avec laquelle nous pourrons vérifier, durant et à la fin du présent programme en 1996, si nous avons rencontré nos objectifs et nos engagements.» D’ici là, les spécialistes suivront de près l’évolution de la végétation des marais, le principal indicateur de l’évolution des habitats humides.L’inventaire des couvées de sauvagines, au moment où celles-ci ne volent pas encore, constituent un autre indice majeur à ce chapitre et c ’est en hélicoptère, à basse altitude, que s’effectue cet inventaire.Des interventions majeures Une fois les habitats humides riverains mieux connus, il devenait plus facile de suivre leur évolution.Des reconnaissances annuelles sont faites pour s’assurer que les marais ne sont pas affectés par l’érosion.Lorsque c’est le cas, des mesures de protection sont mises en place.Dès le début du programme d’ailleurs, certains habitats nécessitant de telles mesures de protection avaient été identifiés.Entre 1988 et 1991 effectivement, des interventions pour conserver 150 hectares d’habitats humides riverains, répartis en 8 endroits autour du lac, ont été effectuées.Au total, cinq kilomètresde perrés (enrochement) ont été ainsi construits pour protéger des marais tel que Le Rigolet à Métabetchouan ou le marais du Golf à St-Prime.À eux seuls, ces travaux de protection représentent 5 % de l’envergure totale du programme de stabilisation évaluée à plus de 50 millions $.Et les poissons fourrages L’acquisition de connaissances et la vérification des impacts de certains travaux, comme les rechargements de plages en particulier, sont par ailleurs les deux objectifs qui ont inspiré le programme de suivi des poissons fourrages.A ce chapitre aussi, il fallait une image de départ pouvant soutenir la comparaison.«Les communautés de poissons fourrages sont une composante de l’écosystème du lac Saint-Jean pratiquement inconnue jusqu’à récemment.Nous avons donc réalisé les premières études d’envergure sur ces communautés, estime Suzanne Dupuis.Nous avons d’abord, en 1987 et 1988, procédé à des inventaires exploratoires de divers secteurs du lac, pour nous per-mettred’établir un programme d’échantillonnage standardisé avec des indices de comparai- En tout, 21 endroits différents, choisis pour représenter les diverses conditions retrouvées autour du lac, sont visités régulièrement pour faire l’échan-tillonnage des poissons fourrages et vérifier l’impact des rechargements de plages.Ces inventaires, réalisés entre 1989 et 1991, ont permis de découvrir que sur les 27 espèces de poissons que l’on retrouve dans le lac Saint-Jean, 23 utilisent la proximité des berges pour se reproduire ou se nourrir.Le marais du Golf de Saint-Prime a été le premier habitat humide riverain à être protégé.On y a construit une digue de 800 mètres de longueur.Les canards y trouvent maintenant des aires plus propices à la nidification et à l’élevage de leurs couvées.Aucun impact Les vérifications effectuées jusqu’à maintenant ne montrent d’ailleurs aucun impact négatif des rechargements de plages sur les poissons fourrages.«Au départ, nous avionschoisi l’hypothèse la plus négative, mentionne Suzanne Dupuis, c’est-à-dire en présumant un impact négatif.Mais, après trois années d’études, les caractéristiques des communautés de poissons fourrages vivant près des sites rechargés sont les mêmes que les poissons fourrages vivant à d’autres endroits où il n’y a pas eu d’interventions.Les espèces et leurs aires de reproduction ne sont aucunement affectées par les travaux de rechargement.En 1996, nous y retournerons pour avoir en quelque sorte une photo des communautés de poissons fourrages.» Et la ouananiche ?La ouananiche semble être de plus en plus rare au lac Saint-Jean, aux dires de nombreux pêcheurs déçus.Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène.A travers ses propres études, Alcan a contribué à documenter de façon indirecte la problématique de la ouananiche et ce, par le biais du suivi sur les poissons fourrages.«Les poissons fourrages, explique Mario Deslauriers, directeur du Programme de stabilisation des berges, sont effectivement une composante importante de l’écosystème du lac Saint-Jean.Toutes les données scientifiques que nous avons recueillies à ce sujet sont d’ailleurs à la disposition de ceux qui voudraient en prendre connaissance.» Des inventaires exhaustifs des communautés de poissons fourrages vivant aux abords du lac Saint-Jean ont été réalisés entre 1987 et 1991.Vendredi l" octobre 1993 Vendredi 1" octobre 1993 Le groupe Ressources hydriques d’ÉÉQ À L’HEURE DES INDICES DE PERFORMANCE Le groupe Ressources hydriques à Energie électrique, Québec vivait avec une problématique de plus en plus sérieuse il y a encore quelques années: il ne disposait pas d’outil capable de mesurer la performance de la gestion hydrique.C'est donc dans cette optique que des membres du groupe se sont employés à développer un indice de performance spécifique à EEQ.Une première qui allait permettre de mesurer concrètement la qualité des activités reliées à la gestion hydrique et, par conséquent, les pertes de production enregistrées d’une saison à l’autre.«Laqualité des produits et des services est devenue une préoccupation constante dans le milieu industriel, mentionne Claude Gignac, coordonnateur en Ressources hydriques.Notre groupe aussi vise une amélioration de la qualité.Mais comme il nous était impossible de mesurer nos performances touchant la gestion des ressources hydriques, nous ne pouvions pas exercer un suivi méthodique de la qualité de notre gestion.Ne disposant d’aucun chiffre, nous réalisions seulement la constatation de certains faits au cours de la saison sans y donner suite.Puis, l’an dernier, grâce à l’expertise des membres du groupe, un outil efficace a été développé afin de mesurer notre performance en terme de gestion et d’utilisation de l’eau.Ainsi, nous sommes maintenanten mesure d’effectuer plus facilement une rétrospective des événements passés lors d’une saison et de détecter les points qui pourraient être améliorés.» Spécifique à ÉÉQ Le groupe ne pouvait pas se servir des mesures de performance utilisées dans les milieux industriels puisque l’approvisionnement de la matière première, l’eau, ne peut pas faire l’objet de contrôle en raison notamment des conditions météorologiques variables et non prévisibles au delàde quelques jours.«Les précipitations de pluie À l’Usine Vaudreuil UN EMPLOYÉ DÉCOUVRE UN CLOU.SS A PhOlOS: Jean Matteau LE LINGOT Vendredi 1" octobre 1993 Tout récemment, un employé du Broyage 2 de T U sine Vaudreuil a fait une découverte plutôt surprenante.«Lorsque Ton reçoit la bauxite en provenance d’autres pays, on doit nécessairement enlever le fer avant que la matière se rende dans les broyeurs, explique Normand Miousse, préposé aux collecteurs de poussière.C’est justement en voulant nettoyer le contenant qui récupère le fer que j’ai découvert un clou avec une croix gammée appartenant au groupe des SS.» La fameuse découverte, en provenance des Indes, a surpris plus d’une personne, en particulier notre employé qui n’en revient pas encore.«J’ai presque cru que c’était une blague, raconte-t-il.Dans tous les cas, c’est du jamais vu.Mes compagnons de travail et moi avons inspecté l’objet de fond en comble.Le clou carré mesure environ trois pouces de long.» Depuis sa découverte, Normand a reçu des offres très alléchantes.«C’est une véritable pièce de collection et il y a des gens qui aimeraient bien me l’acheter.Mais j’ai décidé de la garder et de mettre dans ma propre collection!» •Av y
de

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