Le lingot : un journal du Saguenay, 1 septembre 1994, vendredi 2 septembre 1994
Le vendredi 2 septembre 1994 51 année No 13 ALCAN Usine Isle-Maligne LE CENTRE DE COULÉE PREND LE VIRAGE.INFORMATIQUE À lire en page 3 K ' -¦ : f.—HSt.Bassin hydrographique ÉTÉ 1994: DE L’EAU ET DES RECORDS HISTORIQUES À lire en page 2 En septembre DOUZE FAÇONS OE VOIR LA RENTRÉE! À lire en pages 4 et 5 .Tiges d’anodes à l’Usine Grande-Baie UNE NOUVELLE MÉTHODE DE RÉCUPÉRATION À lire en page 2 Tiges d’anodes à l'usine Grande-Baie UNE NOUVELLE MÉTHODE DE RÉCUPÉRATION Un seizième groupe d’amélioration de la qualité a été formé à l’Usine Grande-Baie en décembre 1993.L’équipe, composée de gens du secteur pâte et scellement, de T Electrolyse, de l’Ingénierie et de l’entretien, a cette fois apporté des améliorations significatives au chapitre des tiges d’anodes recyclées.«Le mandat que nous avons eu de André Tessier, surintendant, comportait deux aspects importants: l’augmentation de la sécurité lors de la manutention des tiges instables et la diminution des coûts de traitement et de récupération, explique Daniel Lapointe, facilitateur au sein du groupe d’amélioration.Pour ce faire, nous a-vons notamment éliminé la benne de tiges instables en mettant en place différentes méthodes de rechange qui permettent de traiter ces tiges de façon plus efficace.» Méthode efficace Le processus de récupération des tiges d’anodes instables nécessitait beaucoup trop de manipulations.Les tiges é-taient davantage brisées et tordues lorsqu’elles arrivaient pour être récupérées que lorsqu’elles avaient été retirées du procédé d'élec-trolyse.«Même que lorsqu'elles arrivaient à la récupération, elles étaient souvent irrécupérables tant la manipulation avait été excessive, commente Denis Desroches, ingénieur de projet.Seulement le fait de jeter les tiges de cuivre dans la benne engendrait des bris importants, sans parler des risques d’accident qui étaient élevés.De plus, la récupération était réalisée à grands frais par des entreprises externes.Bref, la situation ne pouvait plus être maintenue.» Afin d’apporter une solution concrète aux difficultés vécues, l’équipe d’amélioration a procédé à diverses mesures et tests, en se basant sur l'approche Kaizen, pour finalement en arriver au développement d’un tout nouveau processus de traitement et de récupération des tiges instables.«Nous avons même créé un secteur que l’on appelle le centre de tri, rajoute Denis Desroches.Celui-ci nous permet dorénavant de récupérer et de traiter nous-mêmes nos tiges d’anodes instables avant de les ramener dans le circuit.» De plus, près d'une douzaine de nouveaux outils ont dû être développés par l’équipe afin d’améliorer le processus.«Nous avons notamment mis au point un vérin hydraulique pour briser efficacement et sécuritairement les tiges, un contenant spécial pour les déposer debout sans les bri- ser et un nouveau type de pince pour les transporter, précise Laval Pearson, opérateur au scellement.Des améliorations qui facilitent grandement nos tâches.» Des améliorations concrètes Depuis le mois de février dernier, la benne où étaient jetées les tiges instables a été enlevée.Le centre de tri permet de réintégrer, sans réparation, 30 % des tiges initialement instables, de récupérer et de traiter les autres, d’éliminer 80 % des bris supplémentaires occasionnés par le passage des tiges instables dans la benne et même d’effectuer le tri et le traitement.«Il faut aussi souligner qu’avec l'instauration du nouveau processus de récupération, qui élimine la manipulation excessive, nous pouvons maintenant prolonger la durée de vie des tiges, rajoute Alain Duchesne, opérateur à 1’Electrolyse.De plus, la nouvelle façon de les récupérer diminue les coûts de façon importante.Toutes ces améliorations permettent à l’Usine Grande-Baie d’enregistrer des gains appréciables de l’ordre de 50 000 $ par ?Voici les membres qui ont participé à la seizième équipe d’amélioration: Michel Pilote, Gaétan Tremblay, Denis Desroches, Laval Pearson, Fernand Leduc, Bertrand Côté, Alain Duchesne, Daniel Lapointe, Réjean Gagné et François Baillargeon.année pour un investissement de 20 000 $.» Un bon travail d’équipe «J’ai beaucoup aimé participer au groupe d’amélioration, ajoute Laval Pearson.On sentait que nos suggestions étaient prises au sérieux.C’est très valorisant.La synergie d’équipe était très bonne et nous a amenés à proposer des solutions efficaces.» «C’est formidable d’avoir pu développer toutes ces améliorations en si peu de temps, mentionne Denis Desroches.Cela a pris beaucoup d’imagination et un bon esprit d’é- quipe de la part des membres du groupe.» «Il faut aussi souligner que tout cela n’aurait pu se faire sans l’étroite collaboration des employés de 1’Electrolyse qui ont déployé beaucoup d’efforts en vue de se familiariser avec les nouvelles méthodes afin de les intégrer dans leur milieu de travail», note Alain Duchesne.Le projet de l’équipe d’amélioration a fait son chemin depuis le début de l’année.Si bien que d’autres usines, comme celle de La-terrière, seraient aussi intéressées à implanter ce processus de récupération dans leur centre.Bassin hydrographique L’ÉTÉ 1994 MARQUÉ PAR .DE L’EAU ET DES RECORDS HISTORIQUES Lorsqu’on parle de l’été 1994, la plupart des gens voient tout de suite de l’eau.Avec raison d’ailleurs puisque la dernière saison estivale a effectivement vu plusieurs records fracassés à ce chapitre, du moins pour l’ensemble des réservoirs du bassin hydrographique d’Alcan au Saguenay—Lac-Saint-Jean.Les précipitations enregistrées entre le 21 juin et le 31 août, en amont (Manouane et Passes-Dangereuses) ou en aval (lac Saint-Jean), pla- cent 1994 au premier rang des 42 années de données disponibles.Seulement en amont, il est tombé 433 millimètres de pluie durant LE LINGOT Vendredi 2 septembre 1994 Le lingot est publié à Jonquière par la Direction des affaires publiques de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan Liée, pour Hugues Simard (préposé à l'usinage) et pour tous les employés et retraités d'Alcan au Saguenay—Lac-Saint-Jean.Le Lingot 1655.rue Powell, C.P.1370 Jonquière (Québec) G7S 4K9 Éditeur André J.Bouchard Rédacteurs en chef: Margot Tapp Collaboration: Chantal Poitras Téléphone: 699-4045 Abonnement et changements d adresse: 699-3666 Dépâts légaux: Bibliothèque nationale.Ottawa Bibliothèque nationale du Québec Impression: Les Editions du Réveil Conception et montage: Idem! cette période, soit 164 % de la moyenne historique.C’est 100 mm de plus que l’an dernier qui était déjà une année record.En aval, il est tombé 375 mm de pluie, ou 149 % de la moyenne, du jamais vu.Ces précipitations ont évidemment provoqué des apports d’eau très importants sur l’ensemble des réservoirs.Ils ont atteint 161 % de la normale.On n’a pas vu d’apports naturels aussi forts depuis 1930.L’année 1994 est la seconde en importance depuis 1913, soit 81 ans.État des réservoirs Au cours du mois d’août, le niveau moyen journalier du lac Saint-Jean a varié entre 15,85 et 15,25 pieds.Cependant, en raison des apports naturels au-dessus de la normale au lac Saint-Jean, comme ce fut le cas au cours des deux dernières années, le niveau du lac a été abaissé pendant le mois afin de pouvoir recevoir les précipitations d’automne.Par ailleurs, comme les précipitations ont continué d’être appréciables en août en amont, le niveau du lac Manouane et des Passes Dangereuses s’est maintenu élevé.Ils sont passés de 97 % le 1er août à 98 % pleins le premier septembre.Enfin, le 31 août, les trois réservoirs (lac Manouane, Passes-Dangereuses et le lac Saint-Jean) étaient pleins à 94 %, soit la même position qu’à pareille date en 1993.Les réserves d’eau, en vue de la production d’énergie hydroélectrique au cours du prochain hiver, sont donc en excellente position.D’autant plus que les précipitations de l’automne contribueront elles aussi à ces réserves. \ A l’Usine Is le-Mal igné LE CENTRE DE COULÉE PREND UN IMPORTANT VIRAGE INFORMATIQUE Depuis le 15 juin dernier, l’expédition des lingots du Centre de coulée de l’Usine Isle-Maligne se réalise de façon entièrement automatisée.Pour ce faire, le Centre de coulée a dû procéder à une nouvelle implantation informatique qui, aux dires des employés, a permis d’améliorer grandement l’efficacité de leur travail.L’expéditeur lit donc maintenant les codes à barres des lingots expédiés à l’aide d’un crayon ou d’un lecteur optique.Cette façon de faire constitue une première chez Alcan.«Cette nouvelle méthode, beaucoup plus simple, permet de diminuer les erreurs et la manipulation, tout en éliminant la paperasse, explique Sylvain Lapointe, coordonnateur en informatique.Auparavant toutes ces étapes étaient réalisées manuellement.C’est donc un grand changement pour les employés.» Autre amélioration L’Usine a profité de ce virage pour apporter une autre amélioration au Centre de coulée.Ainsi, depuis le 20 juin dernier, la saisie automatique de lecture du poids des lingots a également été implantée dans le secteur de la balance.De son côté, Marcel Trépanier, expéditeur, manipule le Stem Tremblay lecteur optique afin de transférer les informations au système informatique.%1 v«:*^ L’employé peut ainsi peser plusieurs lingots, sans avoir à descendre du camion à fourches, et ensuite produire les étiquettes des codes à barres des lingots et les billets de pesée.Ces derniers s’imprment automatiquement dans le bureau du commis à l’expédition.«On a donc plus à courir à droite et à gauche au bureau de planification pour obtenir de l’information, exprime Marcel Trépanier, expéditeur.De plus, cela élimine les multiples manipulations et évite la perte des billets ou toute autre complication.» L’information provenant du plancher est saisie électroniquement et sert à alimenter directement G.l.M.I.(Gestion Informatisée du Métal à Isle-Maligne) ainsi qu’à éliminer la retranscription d'information et la circulation de la paperasse entre le plancher et les bureaux.Une réalisation appréciée Le changement nécessite toujours une période d’adap- Philippe Côté, inspecteur, pèse le métal.Wi N ^ talion, c’est normal.Les employés du Centre de coulée ne semblent toutefois pas avoir été dérangés de façon importante à la suite de l’implantation du système.«La crainte du début a vite fait place à la satisfaction générale, mentionne Philippe Côté, inspecteur de métal.Nous sommes aujourd’hui habitués à travailler avec le système informatique.Nous profitons de données plus précises.Cela sauve du temps tout en diminuant considérablement la marge d’erreur.» Le projet, estimé à 70 000 $, a été réalisé en collaboration avec la firme CGI.«Il était important que le nouveau système soit facile d'utilisation pour les employés, observe Gilles Tremblay, planificateur.Par ailleurs, les gens attendaient la réalisation du projet.Us étaient aussi prêts à assumer davantage de responsabilités dans leur secteur.Pour ce faire, ils avaient besoin d’outils efficaces et faciles d’accès.» «Tout au long du projet, les employés ont offert une très bonne collaboration, souligne Sylvain Lapointe; ce qui a grandement favorisé les résultats positifs que nous avons connus.» ?Campagne Lotopompier LES POMPIERS DU COMPLEXE JOII0UIÈRE S’IMPLIQUENT La campagne de la Lotopompier de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés en est cette année à sa douzième levées de fonds.Les pompiers du Complexe Jonquière s’impliquent de leur côté depuis maintenant quatre années.Pour ce faire, ils organisent diverses activités du 6 septembre au 23 octobre prochain afin de vous permettre d’encourager la Fondation et défaire votre part pour venir en aide à ces gens dans le besoin.«Nous souhaitons vendre cette année 1000 billets de deux dollars, note Gérard Laliberté, pompier au Service des incendies.Les sommes ainsi recueillies permettront de dispenser des soins adéquats aux malades en disposant d’équipements spécialisés et de poursuivre la recherche à l’Hôtel-Dieu de Montréal et à l’Hôpital du St-Sacrement de Québec.Il y a douze ans, il faut se rappeler qu’il n’y avait rien au Québec au chapitre de la recherche.C’est motivant de voir aujourd’hui tout le chemin qui a été réalisé au cours des dernières années.» «L’organisation de cette activité de financement exige beaucoup d’énergies de la part des membres du Service des incendies, rajoute-t-il.Cette cause nous tient toutefois à coeur, c’est pourquoi nous ne ménageons rien pour atteindre l’objectif fixé.» Le service des incendies compte sur vous au cours des prochains jours pour les encourager à poursuivre cette oeuvre qui apporte un précieux réconfort aux gens souffrant de brûlures à la suite d’un incendie ou encore d’un accident.«L’an dernier à l’Usine Vaudreuil, 27 % des accidents survenus ont occasionné des brûlures à des employés, alors qu’à l’Usine Arvida le pourcentage s’élevait à 14 %.On ne sait pas y : - _ * Serge Favreau, Gérard Laliberté et Marcel Belley, Photo tous trois pompiers, sont quelques-uns des mem- YvesHenhchon bres du Service des incendies qui comptent sur votre appui lors de la douzième levée de fonds de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés.qui de nous devra un jour avoir recours à la Fondation des pompiers du Québec», conclut Gérard Laliberté.Comme le dit si bien la publicité, vos énergies, vos efforts et votre solidarité favoriseront la victoire de la Lotopompier ainsi que la survie et le bien-être des grands brûlés.Par ailleurs, votre petit deux dollars peut aussi vous donner la chance de remporter plus de 200 000 $ en prix tels des voyages, des voitures, des bons d’achat ainsi que des montants en argent.LE LINGOT Vendredi 2 septembre 1994 TOURNÉE DES INSTALLATIONS : DOUZE FAÇONS Ha! la fameuse rentrée du mois de septembre! Pour certaines personnes, cette période de l’année rime avec automne et nostalgie, alors que pour d’autres elle signifie le retour des jeunes ou d’eux-mêmes sur les bancs d’école, la nouvelle programmation à la télévision ou encore le début des activités sociales de tous genres.Comme quoi, plusieurs gens n’auront pas le temps de s’ennuyer au cours de ce mois-ci.Douze employés, rencontrés lors d’une récente tournée des installations d’Alcan dans la région, nous racontent comment se passe leur rentrée à elles ou à eux.ROBERT TREMBLAY, soudeur Usine Isle-Maligne MES TURGEON, mécanicien d’entretien Usine Isle-Maligne Pour Jules Turgeon, mécanicien d’entretien à l’Usine Isle-Maligne, le mois de septembre c’est d’abord et avant tout la fin de l’été.«On est toujours un peu triste de voir arriver cette période, commente-t-il.Mais je me console vite puisque le début de la chasse arrive aussi à grands pas.Mon garçon de 17 ans reprend de son côté le chemin de l’école.Je pense qu’il faut savoir accepter de changer de saison.C’est le déroulement normal de la vie!» ?LE LINGOT Vendredi 2 septembre 1994 JEANNE BLACKBURN, commis-secrétaire Énergie électrique, Québec Jeanne Blackburn, commis-secrétaire au Centre de conduite du réseau à Alma, vit la rentrée de façon un peu spéciale cette année.«J’ai deux enfants, une fille qui s’en va en quatrième année et une autre qui débute la première année.C’est pour elle une nouvelle expérience qui commence.Il faut dire que la rentrée scolaire c’est toujours un peu spéciale.On court à droite et à gauche pour l’achat des livres et des vêtements.En fait, on s’assure que tout soit pour débuter l’année scolaire.De mon côté, septembre signifie le retour au travail après les vacances.Au cours du mois, je regarderai aussi un peu la télévision, question de voir la nouvelle programmation.» MICHEL TURCOTTE, machiniste Usine Isle-Maligne________ Hgg^- «Le mois de septembre n’est pas pour moi une période de remise en question, s’exclame Michel Turcotte, machiniste à l’Usine Isle-Maligne.Je ne suis pas nostalgique.En fait, je le serais si j’avais l’impression de ne pas avoir suffisamment profité de l’été, mais comme ce n’est pas le cas, je vois arriver l’automne avec calme.Bien que l’on ait pas eu un très bel été, je suis tout de même prêt pour l’hiver.» GILLES MALTAIS, préposé au transport du métal en fusion Usine Grande-Baie «Voilà une période qui coûte chère!, s’exclame Gilles Maltais, préposé au transport du métal en fusion à l’Usine Grande-Baie.J’ai trois enfants de 17, 15 et 9 ans.C’est tout dire! Cette année, je prendrai des sessions de conditionnement physique à l’Université du Québec à Chicoutimi.Disons tout de même que je ne déteste pas l’automne.C’est même plus relaxant que l’été et cela n'est pas étranger au retour des enfants à l’école!» «Comme plusieurs de mes confrères, le mois de septembre est spécial pour moi puisque c’est le début de la petite chasse, souligne Robert Tremblay, soudeur à l’Usine Isle-Maligne.D’ailleurs, l’automne est pour moi la plus belle saison de l’année.C’est tellement beau! L’été, il fait chaud et c’est dur à supporter, surtout à l’usine.Durant cette période, mes trois enfants retournent aussi à l’école.» MICHEL PARADIS, coordonnateur Usine Saguenay Chez les Paradis, septembre c’est aussi le temps de la rentrée scolaire.«J’ai deux filles et elles parlent beaucoup de l’école ce temps-ci, remarque Michel Paradis, coordonnateur à l’Usine Saguenay.Elles ont bien hâte de reprendre le chemin des classes et téléphonent à leurs copines pour les informer de leur classement.Tout cela fait du mouvement dans la maison! De mon côté, je possède une ferme forestière qui me tient passablement occupé.Etant un amant de la nature, j’aime beaucoup voir arriver l’automne, ma saison préférée.Les paysages sont superbes et il fait bon d’en profiter.A l’usine, les vacances sont terminées.Les gens sont prêts et suffisamment reposés - du moins je le souhaite pour eux - pour reprendre le travail avec les équipes complètes.» DE VOIR LA RENTRÉE DE SEPTEMORE MICHEL PAGÉ, coordonnateur _____ Usine Lapointe GROUft fQUfPF .5* -y V &r%* Mm «Je vois toujours arriver le mois de septembre avec enthousiasme, note Michel Pagé, coordonnateur à l’Usine Lapointe.La chasse s’en vient et un peu plus tard, on sortira nos motoneiges pour partir en expédition, beau temps, mauvais temps.L’été, il fait d’ailleurs toujours un peu chaud pour travailler dans l’usine.Je ne suis donc pas nostalgique de vivre des températures plus froides.Les activités sociales auxquelles Je participe vont redébuter aussi au cours de cette période.Je ne risque pas de m’ennuyer!» JACQUELIN TURCOTTE, constable Complexe Jonguière jean Matteau et Pour Jacquelin Turcotte, constable au service de Yves Henrichon |a Sûreté, la période du mois de septembre signi- fie aussi la rentrée scolaire.«Je me prépare pour le début de mes cours au Cégep de Chicoutimi.Je ne peux pas dire que je suis malheureux de cela.Je trouve que c’est une période comme les autres.Du temps que je partais pour la chasse, je profitais du mois de septembre à plein.Aujourd’hui, j’en profite aussi, mais différemment.» ELSIE DAC RES, secrétaire Centre de recherche et de développement Arvida f '' ¦¦¦¦ «Je vais vivre à plein la rentrée cette année puisque l’un de mes trois enfants va prendre le chemin de l’école, explique Elsie Dacres, secrétaire au Centre de recherche et de développement Arvida.C’est la première année, c’est tout nouveau et c’est très exilant.Je devrai aussi voir à ce qu’il lui manque rien pour vivre sa première expérience scolaire.De mon côté, je reprends mes sessions de conditionnement physique.Je vivrai donc un mois très occupé.Comme les autres d’ailleurs!» LOUISE GAGNOH, régulateur Boberval-Saguenay Louise Gagnon, régulateur au Roberval-Saguenay, apprécie grandement la période du mois de septembre.«C’est un très beau mois, remarque-t-elle.Les feuilles des arbres prennent des couleurs magnifiques.J’ai par contre moins hâte au moment où elles tombent.Par ailleurs, je fais partie d’une chorale, appelée le Coeur Intermède de Laterrière, depuis plus de dix ans et les activités vont reprendre officiellement bientôt.De plus, je m’implique au sein du Club optimiste de mon secteur et je m’occupe du concours de L’Opti-jeunesse en chanson.Tout cela exige beaucoup d’énergies et le fait d’être active ne me donne pas le temps de m’ennuyer.» BENOÎT TREMBLAY, préposé à l’entreposage et au rechargement de la bauxite Installations portuaires «J’aime beaucoup cette période puisque c’est plus facile de travailler lors des périodes un peu plus froides, précise Benoît Tremblay, préposé à l’entreposage et au rechargement de la bauxite aux Installations portuaires.Je n’aime pas plus l’été que cela.Je préfère même l’automne.Je profite de cette période pour aller à la chasse.Par ailleurs, ce n’est la cohue à la maison pour la rentrée scolaire, puisque plutôt que d’acheter les vêtements et les livres tout d'un coup, on fait des provisions petit peu par petit peu.C’est beaucoup moins pire ainsi.» RICHARD TREMBLAY, mécanicien Usine Laterrière «De mon côté, j'ai deux filles, une qui va au Cégep et une autre à l’Université du Québec à Chicoutimi, explique Richard Tremblay, mécanicien à l’Usine Laterrière.C’est une période mouvementée que je n’aime pas tellement puisqu’elle est dure sur le porte-monnaie! Plus sérieusement, je ne déteste pas trop le mois de septembre.Récemment, j’ai d’ailleurs changé mon fusil pour un appareil-photo.J’irai dans le bois prendre des clichés de la nature et des paysages.J’aime bien les couleurs de l’automne.Elles nous permettent de faire de très belles photos.Je reprendrai aussi prochainement mes cours de natation, à raison de quatre soirs par semaine, question de se remettre en forme.» ?LE LINGOT Vendredi 2 septembre 1994 Plus d'aluminium dans les auto allemandes L'utilisation de l’aluminium dans les automobiles fabriquées en Allemagne devrait s’accroître de façon significative, au cours des 5 à 10 prochaines années, selon un porte-parole de l’industrie de l’aluminium dans ce pays.Les producteurs d’aluminium allemands, qui ont vu leurs ventes diminuer de 20 milliards de marks en 1992 à 19 milliards de marks en 1993, veulent effectivement doubler l’utilisation actuelle de l’aluminium pour atteindre 120 kilos par voiture d’ici l’an 2000.De leur côté, les constructeurs automobiles allemands ont consommé 400 000 tonnes d’aluminium en 1993, soit 34 % du total du pays, tout en augmentant leurs ventes de un milliard de marks par rapport à 1992.(Source: Reuters) Prix de l'aluminium à la LME PRIX SPOT 1 8 15 22 M 5 12 19 26 JUIL.94 AOÛT 94 FÉV.94 MARS 94 JAN.94 AVRIL 94 JUIN 94 Le 26 août dernier, à la Bourse des métaux de Londres, la moyenne hebdomadaire du prix spot (prix payé comptant pour du métal acheté immédiatement) se situait à 1 474 S la tonne (0,67 S la livre), en hausse de 22 S la tonne comparativement à la semaine précédente.Entente entre Alcan Brasil et F leap Les sociétés Alcan Aluminio do Brasil S.A.et Reap S.A.ont convenu d’intégrer leurs activités dans le secteur du fil et du câble.La contribution de Ficap consistera à intégrer les deux entreprises par une infusion de capital.En échange, Alcan obtiendra une participation de 25 % dans le capital-actions avec droit de vote de Ficap.Cette entente permettra à Ficap de compléter sa chaîne de production, tandis qu’Alcan pourra pénétrer des secteurs de marché importants, notamment la fibre optique, les émaux, le téléphone et les câbles électriques spéciaux.(Source: communiqué interne) Barres d’aluminium: Extrudex relance Almex Extrudex Aluminium, filiale du groupe ontarien Gucciardi Family, vient d’investir 7 millions $ pour relancer l’ancienne usine de fabrication de barres d’aluminium Almex de Bemières, fermée à la suite d’une faillitte.Plus de 70 emplois seront ainsi créés d’ici mars 1995.Extrudex fabriquera des profilés d’aluminium, colorés ou non, destinés au marché architectural de l'industrie des portes et fenêtres, du transport et autres industries connexes.L’usine de Bemières desservira les marchés du Québec, des Maritimes et du nord-est américain.Gucciardi Family est le plus important transformateur privé d’aluminium au Canada et emploie 225 personnes.(Source: Journal de Québec) Alcan: seul actionnaire de Palco La société espagnole Inespal, qui produit de l’aluminium primaire, a conclu une entente avec Alcan Iberica, une filiale d’Alcan Aluminium Limitée, pour la vente d’une participation de 50 % dans la société Productos de Aluminio de Consuma (Palco).Alcan deviendra ainsi le propriétaire exclusif de Palco; cette transaction doit être approuvée par les autorités compétentes.Palco exploite une usine près de Madrid et fabrique des contenants semi-rigides en aluminium destinés surtout à l’industrie alimentaire.(Source: Knight-Ridder) Pageau, Jean-Guy Est décédé le 9 juillet 1994, à l’âge de 42 ans et 11 mois, Jean-Guy Pageau du 1271, rue William à La Baie.À l’emploi d’Alcan durant plus de 17 ans, il était opérateur réseau entretien-rechargement au Installations portuaires au moment de son décès.Pearson, Jos-Charles Est décédé le 14jui!let 1994, à l’âge de 82 ans et 8 mois, Jos-Charles Pearson du 2514, boul.Ste-Geneviève à Chicoutimi.À l’emploi d’Alcan durant plus de 29 ans, il était mécanicien d’entretien au département d’entretien de l’usine de minerai 2 de l’Usine Vaudrcuil au moment de sa retraite.Bergeron, Pierre-Eugène Est décédé le 15 juillet 1994, à l’âge de 81 ans et 10 mois, Pierre-Eugène Bergeron du 2134, rue Routhicr à Jonquière.À l’emploi d’Alcan durant plus de 40 ans, il était contremaître général au département de l’entretien majeur et constmction de l’Usine Arvida au moment de sa retraite.Lévesque, Rosario Est décédé le 15 juillet 1994, à l’âge de 78 ans et 3 mois, Rosario Lévesque du 3662, rue St-Jules à Jonquière.À l’emploi d’Alcan durant plus de 36 ans, il était contremaître - salle de cuves à l’Usine Arvida au moment de sa retraite.?LE LINGOT Vendredi 2 septembre 1994 Côté, Stanislas Est décédé le 18 juillet 1994, à l’âge de 79 ans et 6 mois, Stanislas Côté du 100, rue Desgagné à La Baie.À l’emploi d’Alcan durant plus de 24 ans, il était préposé remplacement voltmètre au département de l’entretien de l’Usine Isle-Maligne au moment de sa retraite.Gravel, Bertrand Est décédé le 18 juillet 1994, à l'âge de 79 ans et 7 mois, Bertrand Gravel du 5680, chemin des Bouleaux à Shipshaw.À l’emploi d’Alcan durant plus de 30 ans, il était opérateur senior - cellules aluminium au Centre d’électrolyse est de l’Usine Arvida au moment de sa retraite.Mailloux, Jacques Est décédé le 20 juillet 1994, à l’âge de 63 ans et 4 mois, Jacques Mailloux du 2234, rue St-Philippe à Jonquière.À l’emploi d’Alcan durant plus de 33 ans, il était contremaître - entretien civil à l’Usine Arvida au moment de sa retraite.Gauthier, Henri-Louis Est décédé le 24 juillet 1994, à l’âge de 68 ans et 2 mois, Henri-Louis Gauthier du 1001, rue St-Agnès à Chicoutimi.A l’emploi d’Alcan durant plus de 33 ans, il travaillait pour la Compagnie du chemin de fer Roberval-Saguenay au moment de sa retraite.Élément, Walter Est décédé le 26 juillet 1994, à l’âge de 74 ans et 9 mois, Walter Élément du 2040, rue St-Jean-Baptiste à Jonquière.À l’emploi d’Alcan durant plus de 21 ans, il était concierge à l’Usine Vaudreuil au moment de sa retraite.Espin, William Est décédé le 28 juillet 1994, à l’âge de 80 ans et 1 mois, William Espin du 3615, me St-Joseph à Jonquière.À l’emploi d’Alcan durant plus de 27 ans, il était préposé -revêtement des cuves au Centre d’électrolyse est de l’Usine Arvida au moment de sa retraite.Gagnon, Charles-Eugène Est décédé le 2 août 1994, à l’âge de 72 ans et 9 mois, Charles-Eugène Gagnon du 1593, boul.de la Grande-Baie sud à La Baie.À l’emploi d’Alcan durant plus de 39 ans.il était opérateur tracteur, chargeur à benne aux Installations portuaires au moment de sa retraite.? FAISONS CONNAISSANCE Les conducteurs de train et de locomotives UN MÉTIER À RISQUE MAIS COMBIEN INTÉRESSANT ! Qui d’entre nous ne s’est pas un jour arrêté pour regarder passer un train.C’est fou comme ce moyen de transport peut être impressionnant.Afin d’en savoir un peu plus long sur te métier de conducteur de train et de locomotives, nous nous sommes récemment rendus au Roberval-Saguenay afin d’y rencontrer quatre employés qui font ce travail depuis déjà plus de vingt ans.Ils nous ont parlé de nombreuses heures de leur amour du métier.Un métier où, selon eux, il faut être constamment attentif.Aux alentours d’un train, les risques sont multiples et les accidents pardonnent rarement.D’ailleurs, s’ils avaient un message à livrer aux automobilistes, ce serait de respecter les règles de sécurité à l’approche des voies ferrées.U n’y a pas de chance à prendre! LOUIS DORÉ, instructeur technique et conducteur de locomotives UN MÉTIER EN CONSTANTE ÉVOLUTION Louis Doré, instructeur technique et conducteur de locomotives, aime beaucoup son travail.«Je ne rêvais pas de faire ce métier, exprime-t-il.Toutefois 1)lus les années avançaient, plus ’avais la piqûre.Si bien qu’au-ourd’hui, je travaille comme instructeur technique.Lui comme d’autres, le métier de conducteur de locomotives évolue beaucoup, notamment au niveau des techniques de conduite et des équipements.Les employés doivent donc recevoir régulièrement de la formation pour mettre leurs connaissances à jour.Les premiers jours de travail comme conducteur de locomotives donnent souvent des sueurs froides aux débutants.Avec les années, nous devenons très habiles.L’aspect sécurité doit toutefois être constamment à bord du train.Nous devons avoir de bonnes oreilles, de bons yeux et être attentifs à tout ce qui se passe auprès de nous.C'est essentiel!» GHISLAIN GIRARD, conducteur de train mu U SENSATION OE CONDUIRE Ghislain Girard, conducteur de train, avait aussi des membres de la famille, dont son grand-père, qui pratiquaient le métier.«C’est toutefois le hasard qui m’a amené à faire ce travail, souligne-t-il.J’ai commencé au bas de l’échelle, il y a maintenant 25 ans, pour finalement un jour arriver à conduire un train.Aujourd'hui, je ne regrette toutefois pas mon choix puisque j’aime beaucoup mon métier.J’aime ressentir la sensation de conduire quelque chose de pesant.Par ailleurs, été comme hiver, nous sommes sur la voie.Les mauvaises conditions climatiques nous rendent parfois la vie difficile.Malgré cela, il faut donner le maximum pour être efficace, tout en assurant la sécurité de l’équipe.» GAÉTAN MALTAIS, conducteur de locomotives DE PÈRE EN FILS Tout jeune, Gaétan Maltais, conducteur de locomotives, rêvait de devenir un joueur d’hockey célèbre ou encore de travailler sur les chemins de fer.C’est finalement son second rêve qui s’est réalisé.«Mon père travaillait comme cheminot, note-t-il.Cela m’a aidé à prendre une décision que je ne regrette pas d’ailleurs.J’adore mon métier.Nous travaillons avec de grosses machines qui exigent une attention de tous les instants.Notre marge d’erreur est mince, c’est pourquoi nous devons laisser de côté les tracasseries de la vie quotidienne pour se consacrer exclusivement à nos tâches.C’est en fait un travail d’équipe entre les différents intervenants qui voient à la bonne marche des opérations.La seule chose que j’aime moins de ce métier, c’est le fait de devoir travailler sur les quarts.Pour le reste, tout va pour le mieux!» Photos Jean Matteau et Yves Henrichon MARCEL LAROUCHE, conducteur de train et responsable de la sécurité D’UN DÉFI À L’AUTRE De son côté, Marcel Larouche travaille depuis 44 ans chez Alcan dont plus de vingt ans comme conducteur de train.À l’aube d’une retraite bien méritée, il relève un autre défi à titre de responsable de la sécurité.«Conduire un train représentait un grand rêve pour moi, Précise-t-il.J’y pensais depuis âge de neuf ans.Le dimanche, en compagnie de mon père, je m’empressais d’aller voir les trains.J’étais fasciné par leur grosseur et leur pesanteur.La première chose que j'ai demandé lorsque j’ai été embauché chez Alcan, c'est de travailler sur les trains.J’ai toutefois gravi les échelons un à un, en suivant tous les cours reliés au domaine des trains.Ma première journée comme conducteur a été euphorique! Chaque jour était différent et le paysage était fabuleux du haut du train.Je fais une très belle carrière.Aujourd’hui, j’ai délaissé la conduite du train pour assurer la sécurité sur les ponts et les voies ferrées.Je me rend directement sur les lieux pour faire de la prévention.Je visite aussi régulièrement les bâtiments afin de voir à ce que tout soit conforme aux règles de sécurité.Un autre défi qui me comble et qui me permet de mettre mon expérience à profit.La sécurité constitue d’ailleurs l’un des LE LINGOT aspects les plus importants de vendredi notre métier.» 2 septembre 1994 Au rtorieûr où ru T'er Toueüe 'ïbu?ïlACePter WfDWtâf, te &A&-Û> &n*srerùUï IA CM&£ Jân&oeS'MMme ^ yfj^r / \ ~ Siîns.lù vaut Mieux &uxMeiïifl: C'esrte Quote A lÂCHC.' »• J (M V r [ r ¦ ¦ ^ u " ¦< ,V'- > zouf uüt Cmtfûe SAM /?fiéU£Uta SlÛtiVcUTtbf OWH üOUfAMive ClueCQuefme ftm.' L\ / fl ' /vi C' ALCAN ‘ MAIL 00208388, Jonquière.Oc POSTE Tirage 14700 exemplaires Au maître de poste: si le destinataire est déménagé, ne pas faire suivre: retourner à l'expéditeur avec la nouvelle adresse.ISS 0707-8013 Le Lingot 1655, rue Powell C P.1370 Jonquière.Québec G7S 4K9
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