Le lingot : un journal du Saguenay, 1 septembre 1994, vendredi 16 septembre 1994
Le vendredi 16 septembre 1994 51* année No 14 ALCAN Transport du métal à l’Usine Laterrière Nouvel équipement UN TRIO GAGNANT À L’USINE ISLE-MALIGNE À lire en page 2 ' m â LA REFECTION UES GROS CREUSETS AUX MAINS DES EMPLOYÉS À lire en page 3 aT Le défi Énergie électrique, Québec GÉRER EFFICACEMENT LES RETOMBÉES.DE LA PLUIE À lire en page 5 Faisons connaissance LES MACHINISTES: UN TRAVAIL DE CRÉATION ET DE PRÉCISION À lire en page 7 iü Nouvel équipement à /’Electrolyse L’USINE ISLE-MALIGNE, SES EMPLOYES ET INVENTIUM FORMENT UN TRIO GAGNANT Un projet d'une grande ingéniosité a finalement pu voir le jour grâce à l’implication de l’Usine Isle-Maligne, de ses employés et Inventium inc.(Less-Micanick inc.), une firme d’Hébern’ille spécialisée dans la recherche et le développement technologiques.Ce projet commun consistait à fabriquer une nouvelle génération d’élingue, appelée Grab-lock 6030.Ce nouvel équipement a été mis au point il y maintenant plus de trois mois.Il sert à manipuler les cadres pour les cuves de type Soderberg.Au cours du mois, les élingues, qui ne pèsent que 30 kilos (65 livres), soit jusqu’à sept fois moins que les anciennes, seront graduellement introduites dans les salles de cuves d’Isle-Maligne.Plusieurs avantages L’équipement s’enclenche et se déclenche automatiquement avec l’action du pont roulant.On évite ainsi les efforts et les risques d’accident pour les utilisateurs dans les opérations journalières des salles de cuves.«En étant plus légère, la nouvelle génération d’élingue est plus facile à manipuler pour les opérateurs et les employés affectés à l’entre- tien.Elle est plus rigide, évitant ainsi le balancement des cadres.De plus, elle nécessite moins d’entretien puisqu’elle ne possède aucun point de graissage», commente Martin Bouchard, technicien spécialisé en procédé.La nouvelle élingue permet d’autres avantages marqués tels la diminution de 50 % des frais d’entretien, de 90 % des frais reliés au bris de câble, de poulies et de portes de cuves et de 90 % des frais engendrés lors d’un accident.Projet original L’originalité de ce projet vient, bien sûr, du développement du nouvel équipement, mais aussi de l’apport des trois intervenants qui l’ont conçu.En fait, le projet de développement a vu le jour à la suite d’une entente de service intervenue en septembre 1993 entre l’Usine Isle-Maligne, ses employés et Inventium inc.D’autres produits sont présentement en cours de développement dont un nettoyeur de conduits de ventilation, un échantillonneur, un drapeau de sécurité et un calculateur qui aura comme fonction de mesurer le niveau de l’aluminium en fusion.D’ailleurs, d’ici octobre prochain, l’usine Isle-Maligne devrait profiter de l’arrivée d’un prototype opérationnel pour ce dernier produit afin de réaliser les tests avant l’implantation officielle.Grâce à cette nouvelle façon de faire, Isle-Maligne se donne des allures d’usine pilote en misant sur l’ingéniosité de son personnel pour améliorer concrètement les techniques de n ¦» n , «;>•••>v.’ZF*' , \ _ F- k Une quinzaine d’employés ont participé au développe- photo ment du Grab-lock 6030.Laval Maltais, Claude Simard, Steeve Tremblay Gilles Tremblay, Jean Desbiens, Martin Bouchard et Steeve Violet.A l’avant: Michel Lessard et René Simard, deux représentants de la firme Inventium inc.production.«Avec la mondialisation des marchés, l’entreprise de demain se démarquera de ses concurrents en misant sur l’ingéniosité de ses ressources humaines, explique Martin Bouchard.Ce sont d’ailleurs les employés qui sont souvent les mieux placés pour apporter des améliora- tions à leurs équipements.» «On a tout à gagner à travailler en partenariat, note René Simard, responsable du marketing pour Inventium inc.Chacun y trouve son compte.L'usine peut disposer d’équipements répondant à ses besoins et à ceux de ses employés.» Dans les installations régionales LE NOMBRE DE VISITEURS AUGMENTE PARTOUT Les visiteurs se sont présentés nombreux aux portes des installations régionales d’Alcan au cours de la période estivale dans le but de voir de près tout le procédé de fabrication de l’aluminium.En tout, 4571 personnes ont passé les tourniquets des divers centres offrant des visites, soit 1000 personnes de plus que l’an passé.C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que Josée Tremblay, chargée d’accueil et des projets spéciaux aux Affaires publiques d’Alcan complétait récemment le bilan des visites estivales.«Nous sommes effectivement très heureux de la participation des gens, mentionne-t-elle.Ce genre d’activité exige beaucoup de coordination et d’énergie de la part des guides mais cela en vaut vraiment la peine.» Trois guides expérimentés se sont partagés la tâche d’in- c: LE LINGOT Vendredi 16 septembre 1994 •;tït Josée Tremblay et les guides Bernard Tremblay et Ingrid Franklin se montrent très heureux de l’auqmen-tation du nombre de visiteurs au cours de l’été.R.Côté était absent lors de la photographie.former les visiteurs qui se sont présentés à l’Usine Laterrière.à l’Usine Isle-Maligne et à la centrale de Shipshaw, sur le procédé de fabrication de l’aluminium, le tout agrémenté d’un peu d’histoire.Bernard Tremblay a trouvé son expérience très enrichissante.«C’était un nouveau défi pour moi puisque que je n’avais jamais travaillé auprès du public auparavant.J’ai toutefois beaucoup aimé mon expérience que je trouve positive autant sur le plan professionnel qu’humain.C’était d’ailleurs motivant de voir que les gens appréciaient nos commentaires lors des visites.» Aux Installations portuaires, les visiteurs ont été accueillis par une toute nouvelle équipe formée d’employés.L’invitation avait effectivement été lancée auprès de travailleurs faisant partie de la liste de rappel pour agir à titre de guide durant la période estivale.Entree contrôle* Controlled entry Installation poftaastes | il» *222222 uim* «•F—» L’équipe des guides d’été aux Installations portuaires j était composée de Eric Momeau, Louis Houde, Gilles ClaudeGaudreauit Dallaire et Gilles Lemieux.La coordonnatrice des visites, Hélène Brassard, était absente lors de la photo.Quatre d’entre eux, Eric Momeau, Louis Houde, Gilles Dallaire et Gilles Lemieux ont manifesté leur intérêt à former la nouvelle équipe.L’expérience s’est avérée à ce point positive pour eux qu’ils comptent la renouveler l’an prochain, avec un programme encore plus intéressant.Un bilan satisfaisant L’Usine Isle-Maligne a reçu cette année 774 visiteurs, soit 215 de plus qu’à l’été 1993.De son côté, les Installations portuaires ont reçu la visite de 294 personnes (une augmentation de 152 visiteurs), alors que la centrale Shipshaw en accueillait 2430 (une augmentation de 164).Finalement, l’Usine Laterrière a reçu 1073 visiteurs, soit 469 de plus que l’an dernier.L’achalandage a augmenté de façon significative au cours des mois de juillet et août.Selon Josée Tremblay, le fait pour Alcan de publiciser l’activité et d’avoir joint les rangs de l’association provinciale «Festival et attractions du Québec» ne seraient pas étrangers à l’augmentation de visiteurs au cours de la récente période d’été.«Il faut aussi mettre en évidence le nombre de personnes venues dans la région voir les deux parties du spectacle de La Fabuleuse Histoire du Royaume et qui en profitent pour venir nous voir», ajoute-t-elle. h l’Usine Laterrière LES EMPLOYES PRENNENT EN MAINS LA RÉFECTION OES GROS CREOSETS Le comité de sous-traitance de l’Usine Laterrière a lancé aux employés du centre des creusets une idée intéressante.Récemment, ils ont pris la responsabilité de réaliser eux-mêmes la réfection du réfractaire des gros creusets de transport de métal.Cette tâche était autrefois effectuée par un fournisseur externe.«J’étais convaincu qu’avec la qualité de notre main-d’oeuvre et l’implication des gens, nous étions capable de relever le défi tout en gardant à l’esprit l’orientation «0» blessure du côté sécurité, commente Gérard Lessard, superviseur au centre des creusets.Le défi était pourtant de taille.» «Il faut noter que cela a pu se faire sans toutefois augmenter nos tâches de travail ou encore négliger les aspects qualité ou sécurité, souligne Robert Godin, préposé aux réfractaires.Ce changement permet seulement de rendre notre travail encore plus intéressant et valorisant.» Virage majeur Auparavant, les employés du centre des creusets effectuaient essentiellement trois tâches: le nettoyage et la réfection du réfractaire des petits creusets ainsi que le balayage et la distribution des additifs pour les salles de cuves.«Notre qualité de travail, nos équipements et le choix de nos matériaux ont permis de doubler la durée de vie des petits creusets, passant de quatre à huit mois, soutient Gérard Lessard.Avec l’atteinte de ce résultat, je sentais que tous les employés de l’équipe pouvaient maintenant réaliser une autre activité dans la réfection des réfractaires, soit celle effectuée sur les gros creusets de transport.» Les employés ont donc pris en mains, depuis juin dernier, ce type de réfection pour leur usine, mais aussi pour celle d’Arvida.«Cet ajout diversifie nos tâches, ajoute Robert Godin.Nous avons ainsi l’impression de ne jamais faire la même chose.Par ailleurs, nous prenons le temps de bien faire le travail afin d’offrir une excellente qualité.Un certificat vient également confirmer la qualité de la réfection.» *«* c \ It V 9 Réussite importante «Au tout début, nous étions un peu inquiets, affirme Robert Godin.On voyait ce projet gros, surtout lorsque l’on comptait les 180 sacs de ciment nécessaires pour l’exécution du travail! Aujourd’hui, après plus de six mois, nous sommes satisfaits de notre performance.Nous sommes d’ailleurs conscients Ce sont les employés du centre des creusets de Photo l’Usine Laterrière qui se chargent maintenant de la YvesHenrichon réfection des gros creusets de transport de métal.que cela permet d’assurer nos emplois.» «Les employés ont démontré leur savoir-faire et leur esprit de collaboration.Tout le projet a été réalisé en partenariat avec les employés.L’équipe et le représentant en préven- tion, Ghislain Simard, ont également travaillé à gérer les risques reliés à cette nouvelle activité.Le contractant a aussi offert un excellent support en participant à la formation des employés», conclut Gérard Lessard.?Complexe Jonquière LA MODERNISATION DU RÉSEAU D’ÉGOUTS TIRE À SA FIN Le réseau d’égout du Complexe Jonquière subit une cure de rajeunissement depuis déjà quelques années.En fait, dès 1990, l’Usine Vaudreuil a passé à l’action en entreprenant des travaux d’envergure visant à séparer les rejets d’eau domestique de ceux des eaux industrielles et pluviales du Complexe Jonquière.Ces activités lui permettront de se conformer aux nouvelles exigences environnementales.Actuellement, les travaux vont bon train et une équipe des groupes Ingénierie et Réseaux supervise la phase finale du projet.Au terme des activités, qui touchent l’ensemble du Complexe Jonquière, c’est plus de 7 kilomètres de con- duites d’égouts qui auront été installées.L’ancien réseau d’égouts n’était pas jeune comme on dit souvent puisqu’il était vieux de 50 ans et même plus.«La complexité des travaux réside ¦V ÿÿo&ÿ&ÿÿXi André Tremblay et Serge Parisé, tous deux tuyauteurs au aroupe Réseaux, ont été impliqués de près dans la réalisation du projet notamment lors des travaux d’excavation.d’ailleurs dans le fait que nous étions confrontés à un vieux réseau d’égouts et que certaines parties étaient méconnues et non documentées», souligne Daniel Allaire, chargé de projets à l’Ingénierie.Mesures particulières Disposant ainsi de peu de documentations sur l’ancien réseau d’égouts, les gens des Réseaux ont au préalable procédé à des recherches et des sondages afin de tenter de préparer au mieux le projet.L’équipe de Marc Trudeau, superviseur aux Réseaux, a aussi constamment côtoyé les responsables des travaux d’excavation afin de préciser la localisation des conduites connues ou intervenir en urgence lorsque survenaient des bris à des lignes alors inconnues.Une autre partie du défi a consisté à minimiser, durant la période des travaux, l’impact temporaire des coupures d’eau et d’air climatisé dans les centres.«L’eau joue un rôle vital, précise Jacqueline Couture, ingénieure civile.On n’a qu’à penser aux bouilloires du Centre énergétique Vaudreuil ou encore au refroidissement du métal au Centre de coulée Arvida pour s’en convaincre.» Pour ce faire, les employés de l’équipe ont veillé constamment à ajuster les travaux en fonction des besoins essentiels des usines afin d’éviter les coupures de production.«Au terme de ces quatre années, nous sommes à même de souligner l’excellente collaboration reçue de la part de tous les intervenants des centres touchés par les travaux», ajoute Pierre Girard, surveillant de chantier.Avantages du projet Évalué à 6 millions $, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une entente conclue entre Alcan et les gens du Ministère de l’en-vironnemept et de la faune du Québec.A la suite de la réalisation finale des travaux, les eaux domestiques usées du Complexe Jonquière, en vertu d’un contrat signé avec Ville de Jonquière, seront doréna- vant dirigées vers l’usine municipale de traitement.Cela permet de profiter d’infrastructures déjà existantes et de sauver des coûts importants.Suivi constant L’acheminement des eaux usées domestiques vers l’usine de traitement de Ville de Jonquière a nécessité l’installation de deux stations de pompage.«Une particularité de l’entente avec la Ville limite à 1000 mètres cuves par jour la quantité d’eau usée domestique dirigée vers leur usine, mentionne Jacqueline Couture.Nous allons donc exercer un bon suivi afin de s’assurer de la qualité et du débit des eaux.» Les travaux au niveau de l’égout gravitaire sont actuellement complétés à 95 % à Vaudreuil et il ne reste plus que quelques cas qui seront traités au cours de la prochaine année.Quant aux eaux pluviales et industrielles, elles continuent d’être acheminées vers les émissaires existants.L’objectif d’Alcan vise à éliminer à la source même les rejets industriels, de manière à retourner au procédé les contaminants.LE LIMCOT Vendredi 16 septembre 1994 Projot do I’AC 01 VISITEURS DJIBOUTIEHS AUX IHSTALLATIOHS PORTUAIRES t Les employés du Centre Duncan, aux Installations portuaires, ont récemment été les hôtes d’un groupe de visiteurs en provenance du Djibouti, un pays situé à l’Est du continent africain.Les visiteurs, pour la plupart enseignants, de même que le directeur du Centre de formation professionnelle pour adultes de la ville de Djibouti, Aouled Waberi Bouh, étaient de passage dans la région dans le cadre d’un projet éducatif (le programme PRIMTAF) parrainé par l’ACDI (Agence canadienne de développement internationale) et mis sur pied en collaboration avec la Commission scolaire et le Collège de Chicoutimi qui en est le maître d’oeuvre.La visite au Port s’inscrivait dans une démarche visant à montrer le milieu industriel de la région et ainsi les aider à améliorer leurs connaissances dans le domaine de la formation professionnelle.Pour la circonstance, ils étaient accompagnés de trois membres du milieu enseignant régional, dont le directeur du “projet Djibouti”, Laval Dulude du Collège de Chicoutimi.Quant au choix du milieu portuaire, signalons qu’il était d’un intérêt particulier pour les visiteurs étrangers.Djibouti possède en effet un port de mer d’envergure internationale, sorte de plaque tournante alimentant plusieurs pays à proximité, notamment en denrées alimentaires.Mentionnons que les visiteurs se sont également arrêtés à la Centrale hydroélectrique de Shipshaw durant leur séjour.Ça V ' Photo: Claude Gaudreaull Les visiteurs du Djibouti se sont volontiers prêtés à une séance de photo, lors de leur passaqe aux Installations portuaires.Ils sont en compagnie d’employés ou centre Duncan et de représentants du milieu de l’enseignement.Ligue de balle molle Alcan L’ÉQUIPE “ÉNERGIE” S’INCLINE EN FINALE Les joueurs de l’équipe “Energie” de la ligue de balle molle Alcan ont donné tout ce qu’ils avaient lundi soir passé pour tenter de remporter les grands honneurs en finale.Ils ont toutefois dû s’incliner 9 à 8 en supplémentaire contre l’équipe des copains.Malgré la défaite, les joueurs, qui représentent Energie électrique, Québec, peuvent se réjouir puisqu’ils se sont illustrés de belle façon durant tout l’été et ont même été couronnés grand champion de la saison régulière.Bravo et meilleure chance la saison prochaine! OtW- ira» .f A l’arrière: Dave Turbide, Ghislain Néron d’Alcan, Luc Harvey d’Alcan, Réjean Lachance, Stéphane Gauthier et Paul Gloutnez.A l’avant: Marc Pomerleau, Pierre Beaudoin d’Alcan, Sylvain Lapointe d’Alcan, Benoît Poulin et Denis Anctil d’Alcan.Absent: Robert Thorn, un employé d’Alcan.?LE LIRCOT Vendredi 16 septembre 1994 Le lingot est publié à Jonquiére par la Direction des affaires publiques de la Société d électrolyse et de chimie Alcan Liée, pour Gaston Larouche (préposé, réparation d’outil) et pour tous les employés et retraités d’Alcan au Saguenay—Lac-Saint-Jean.Le Lingot 1655, rue Powell, C.P.1370 Jonquiére (Québec) G7S 4K9 Éditeur André J.Bouchard Rédacteurs en chef: Margot Tapp Collaboration: Chantal Poitras Téléphone: 699-4045 Abonnement et changements d’adresse 699-3666 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale, Ottawa Bibliothèque nationale du Québec Impression: Les Éditons du Réveil Conception et montage: Idem1 Pour un policier et cinq pompiers-préventionnistes UNE FORMATION SUR MESURE SUR LE SAUVETAGE DU HAUT DES AIRS Le sauvetage vertical, ça vous dit quelque chose?Eh bien, si un jour par mégarde vous êtes pris en haut d’un épurateur ou sur le toit d'un édifice, dites-vous qu’à présent au moins un policier et quatre préven-tionnistes de l’Usine Laterrière ainsi qu’un pompier du Complexe Jonquiére pourront rapidement vous secourir! Ce groupe de personnes ont effectivement suivi en août dernier une formation de trois jours sur la technique de sauvetage vertical ou en hauteur.«C’est la première fois que nous suivions ce type de cours, dispensé par Jean Fortier, souligne Richard Perron, policier.Lors d'un accident ou toute autre situation critique, nous serons dorénavant davantage en mesure d’intervenir efficacement et rapidement.La formation nous prépare bien à cela.Elle est d’ailleurs très exigeante physiquement, mais lorsque l’on connaît bien la technique, tout est beaucoup plus facile.» Daniel Gagné et Richard Perron de Laterrière ont récemment suivi un cours portant sur la technique de sauvetage vertical. Le défi d'Énergie électrique, Québec GÉRER EFFICACEMENT LES RETOMBÉES.DELA PLUIE Il est tombé beaucoup d’eau sur le Saguenay—Lac Saint-Jean durant les derniers mois; plusieurs records historiques ont même été fracassés.À première vue, on pourrait croire que des précipitations aussi importantes ont rendu plus facile, pour Alcan, la production d’énergie hydroélectrique.Or, ce n’est pas tout à fait le cas.“Lorsqu’il tombe des quantités d’eau aussi considérables, explique Dominique Bouchard, surintendant de la Production, nous avons besoin de la disponibilité maximum de tous nos équipements pour tranformer cette eau en électricité et éviter ainsi de la gaspiller.Mais, en même temps, nous devons réaliser des travaux d’entretien sur ces équipements; ce qui nous a demandé bien des “pirouettes” au cours de l’été.” Un pas de plus Il faut effectivement réaliser que les équipements servant à la production d’hydroélectricité dans les centrales, notamment les groupes turbines-alternateurs, doivent faire l’objet de travaux d’entretien bien précis afin d’en assurer la fiabilité.En 1994, des in- Le Centre de conduite du réseau est en quelque sorte le coeur de tout le réseau hydroélectrique d’Alcan.C’est là que toutes les informations se rendent et que les décisions sont prises.Le tableau synoptique, qui donne une excellente vue d'ensemble du réseau, est évidemment un outil indispensable pour Jérôme Larouche, surveillant-opérations par intérim, ainsi que Patrice Tremblay et Daniel Tremblay.vestissements d’environ 50 millions $ sont prévus à ce chapitre.L’an dernier, des précipitations également importantes avait été l’occasion, pour les groupes de Production et d’Entretien, d’améliorer la façon traditionnelle de planifier les travaux d’entretien et de réparation des équipements de production.Une plus grande flexibilité dans la planification et l’exécution de ces travaux avait permis à Energie électrique, Québec de générer des revenus supplémentaires de plus de 5 millions $ pour Alcan, avec la production d’énergie excédentaire.“Si nous n’avions pas tenu compte des conditions hydriques dans notre gestion de l’entretien et de la production, nous aurions tout simplement gaspillé l’eau et perdu plus de 5 millions $.” “Cette nouvelle approche a évidemment été utilisée à nouveau cette année, ajoute Dominique Bouchard, les conditions hydriques s’y prêtant bien.Mais nous avons franchi un pas de plus, celui de retarder le plus possible certains travaux d’entretien des équipements de production dont nous ne pouvions nous passer.Nous avons pour ainsi dire testé les limites de nos équipements et de tout notre réseau, dans le but d’optimiser la production d’énergie hydroélectrique et d’éviter ainsi le gaspillage de l’eau.” Gestion du risque Une telle façon de procéder n’était-elle pas un peu risquée ?“Nous ne nous sommes jamais placés dans une situation où les équipements de production auraient pu flancher, répond Dominique Bouchard.Nous ne devons, en aucun temps, mettre en péril des actifs qui valent des milliards de dollars ni compromettre le service à nos clients, les usines, qui ne peuvent se permettre des interruptions de courant.” Pour arriver à repousser le plus possible les travaux d’entretien, il aura fallu une grande synergie entre les groupes d’Entretien et de Production.“La situation que nous avons vécue cet été, précise Dominique Bouchard, nous a encore une fois amenés à requestionner nos façons de faire.C’est grâce à la collaboration, à une connaissance très approfondie du réseau et au savoir faire de tout le monde que nous avons atteint nos objectifs.” Gestion des extrêmes Mais à Energie électrique, Québec, depuis quatre ou cinq Patrice Lapointe, coordon- Photos nateur opération et entre- s,eeve Tremt)lay tien au Centre de conduite du réseau, s’entretient régulièrement avec les coordonnateurs de production et les planificateurs d’entretien dans les centrales.Il a effectivement besoin de toutes les informations sur chacune des centrales pour planifier les opérations de l'ensemble du réseau, en tenant compte des besoins de chacun et des conditions hydriques.ans, les gens sont habitués aux extrêmes: années de sécheresse ou années de précipitations abondantes.“C’est loin d’être toujours facile, mais c’est avec une flexibilité de plus en plus grande, mentionne Dominique Bouchard, que nous pouvons gérer notre réseau hydroélectrique plus efficacement, avec une vision à long terme et en fonction de l’eau qui tombe.ou ne tombe pas!” En effet, qu’il pleuve ou pas, les besoins des clients en énergie hydroélectrique sont toujours les mêmes.“Notre défi est là: répondre aux besoins de nos clients en tout temps, sans compromis, et nous y parvenons”, conclut Dominique Bouchard.Latemere UNE DESCENTE EN CANOT.D’ALUMINIUM Plusieurs employés de l’Usine Laterrière ont participé activement, chacun à leur façon, à la 8 ième édition du Festival des Moissons, tenue du 19 au 21 août dernier.Lors de l’événement majeur du Festival qui consiste à dévaler la rivière du Moulin à bord d’un canot, deux équipes de l’Usine Laterrière se sont particulièrement distinguées, l’une pour être arrivée troisième et l’autre pour avoir fait la course à bord d’une embarcation en aluminium vieille de plus de 60 ans.à l’Usine Laterrière.C’est d’ailleurs lui qui a volontiers prêté l’équipement nautique à l’équipe.Il aurait été fort intéressant de montrer une photographie de ce canot.Malheureusement, au moment où cette photo aurait pu être prise, le canot était déjà retourné à l’endroit où il est le plus utile: en forêt, à un camp de pêche.Ce sera peut-être pour une autre fois.L’équipe, formée de Claude Morel, opérateur et Yves Boucher, superviseur, tous deux de l’Élec-trolyse, ont d’abord donné le ton à la course de 7 kilomètres où prenait part 16 compétiteurs en rapportant une troisième place.André Girard, directeur de l’Usine et Camille Couillard, surintendant Environnement et Services opérationnels, ont en- suite suivi de près en remportant la cinquième place.Fait important à souligner, ce dernier groupe de compétiteurs a effectivement complété la course à bord d’un canot en aluminium construit en 1934.Ce canot, possiblement aujourd’hui le plus vieux en aluminium au monde, a çté conçu et dessiné par Edouard «Eddy» Gagnon, un ancien travailleur d’Alcan et aussi un personnage légendaire qui est devenu célèbre dans les domaines de la chasse et de la pêche, non seulement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi ailleurs au Québec et même au-delà de nos frontières.Cet homme, maintenant décédé, est le père de Jean Gagnon, opérateur-contrôle ÏL ?LE LINGOT Vendredi 16 septembre 1994 Évolution du rôle des préposés aux avantages sociaux SIMPLIFICATION DES DIFFÉRENTES PROCÉDURES DE RÉCLAMATION Le secteur des avantages sociaux a longtemps été considéré comme un monde de paperasse.Cest de moins en moins le cas, surtout depuis qu’un groupe d’amélioration de la qualité, composé de sept intervenants en avantages sociaux de diverses installations d’Alcan, ont simplifié certaines procédures reliées entre autres aux réclamations de décès.«Le processus de simplification a toutefois débuté il y a déjà quelques années alors que nous avons révisé certains programmes et décentralisé leur administration aux préposés, notamment les programmes médical, dentaire, de préretraite et d’invalidité, explique Richard Garand, directeur des avantages sociaux pour Alcan.Cette démarche a permis de responsabiliser davantage les préposés en leur donnant plus d’autonomie dans leur travail.» Egalement, grâce à l’implication de la compagnie d’assurance Sun Life, les préposés disposent d’un accès direct à leur système informatique et peuvent consulter au besoin les données afin de vérifier eux-mêmes, sans l’aide de l’assureur ou du groupe corporatif de Montréal, le cheminement des demandes de réclamation.«11 y avait auparavant une série d’étapes, utiles et moins utiles, ainsi qu’une multitude d’intervenants dans le processus de réclamation, ajoute Hélène Lapointe, préposée aux avantages sociaux au Complexe Jonquière.Cela engendrait certains retards qui sont aujourd’hui éliminés puisqu’en disposant des données d’Adminco et de la Sun Life, tout est réglé beaucoup plus facilement et rapidement.Cela a grandement amélioré le côté professionnel de notre travail.» C’est à la suite de ces changements qu’un groupe d’amélioration de la qualité, composé de représentants de toutes les entités d’Alcan provenant d’un peu partout au Québec et même de Toronto, a été formé en avril dernier.Ce fut d’ailleurs un véritable tour de force de réunir un groupe de participants avec autant de variétés et de complémentarités.Le mandat de l’équipe consistait à simplifier un autre processus, en travaillant cette fois-ci en collaboration avec Adminco (le groupe qui administre les régimes d’avantages sociaux pan-canadien, dont les régimes de pension) afin de modifier certaines procédures incluses dans les programmes qu’elle-même administre, dont celui touchant les réclamations en cas de décès.C’était une des premières fois que le groupe corporatif de Montréal, Adminco et les préposés travaillaient en étroite collaboration sur le plan des processus.«La réalisation de ce défi commun a permis de rapprocher les intervenants et de développer une grande synergie d’équipe et une meilleure complicité», souligne Richard Garand.Processus simplifié Après quatre jours de travail intensif, le groupe d’amélioration a renouvelé la procédure de réclamation de décès.Mais tout n’était pas réalisé.Les semaines qui ont suivi ont été l’occasion de compléter le travail amorcé.Les tâches ont été accomplies dans l’harmonie, le respect des préoccupations mutuelles et avec une grande complicité.Il en a résulté, entre autres, une mise à jour des outils administratifs et un nouveau guide pour les préposés.Ces modifications ont permis de réduire de 40 % le délai entre le moment où une personne complète un formulaire de réclamation et la journée où elle obtient son montant d’argent.«Tout cela a été réalisé en conservant notre force qu’est le réseau de préposés et la même qualité de service», souligne Richard Garand.1600 1500 1400 1300 1200 1100 1000 Prix de l'aluminium à la LME PRIX SPOT 1543 y y ! : \ \ \ i \ \ [ I i : : : AVRIL 94 MAI 94 JUIN 94 JUIL.94 S 12 19 2B 2 AOÛT 94 IB 23 30 SEPT.94 LE LIUGOT Vendredi 16 septembre 1994 Le 9 septembre dernier, à la Bourse des métaux de Londres, la moyenne hebdomadaire du prix spot (prix payé comptant pour du métal acheté immédiatement) se situait à 1 543 $ la tonne (0,70 $ la livre), en hausse de 33 $ la tonne comparativement à la semaine précédente./ï'' \ ¦ '4 Louna Potvin, Suzanne Martin et Hélène Lapointe, Photo toutes préposées aux avantages sociaux, ont étroite- YvesHenrichon ment participé au groupe d’amélioration de la qualité.Anne Levasseur et Hugh Pollock (debout), de même ^ Photo que Raymonde Gauthier et Johanne Bazinet (assises), DimPanopaiis ont également été, à partir de Montréal, impliqués de près dans ce projet.Réactions positives Les préposés aux avantages sociaux qui n’ont pas participé au groupe d’amélioration ont accueilli les modifications avec enthousiasme.Ils se sont aussi appropriés les améliorations en vue de les introduire dans leur milieu de travail respectif.Les gens étaient conscients que cette démarche de simplification répondait à un réel besoin et qu’il y avait un impact positif chez le client.«Le projet a demandé de nombreuses énergies, note Hélène Lapointe.Les efforts en valaient toutefois la peine puisque les clients sont satisfaits de constater les délais rapides de leur réclamation.De plus, les préposés trouvent leur travail plus intéressant et valorisant.Notre rôle a d’ailleurs beaucoup évolué au cours des dernières années.On sent que l’on nous fait davantage confiance.» Travail d’équipe Richard Garand soutient que cette démarche de simplifica- tion a nécessité l’implication de plusieurs intervenants.«Le groupe a bénéficié d’une grande collaboration, autant des préposés aux avantages sociaux que du groupe Adminco et plus particulièrement du vice-président Hugh Pollock et de Joanne Bazinet.» «De plus, grâce à l’ouverture d’esprit de la direction de l’Usine Grande-Baie, nous avons pu compter sur l’implication de Daniel Lapointe qui a agit à titre de facilitateur pour notre groupe d’amélioration de la qualité basé sur l’approche Kaizen.Son support a été important pour nous et a contribué à stimuler l’équipe.Sans sa collaboration, le projet n’aurait pu se réaliser.» «Nous sentions une volonté commune de travailler en é-quipe et un engagement de chacun.Cette attitude positive a certainement favorisé les bons résultats obtenus.Cela nous motive à améliorer dans le futur d’autres processus et programmes, tels que les régimes de pension, d’épargne et d’invalidité de longue durée», conclut Richard Garand. FAISONS CONNAISSANCE Le travail des machinistes PRÉCISION, CRÉATION ET PATIENCE! Le métier de machiniste peut être comparé à celui de créateur d oeuvres d’art.Même si son travail consiste le plus souvent à réparer et à fabriquer des pièces, le machiniste est aussi appelé à en concevoir de nouvelles.Mais quelque soit la tâche à réaliser, il lui faut faire preuve en tout temps de précision et de patience.Selon les cinq machinistes de VU sine Isle-Maligne et du Complexe Jonquière que nous avons récemment rencontrés, il est hors de question de réaliser leurs tâches trop rapidement, puisqu’ils risqueraient de devoir tout recommencer leur travail à zéro.Il faut selon eux conserver une attention soutenue sur son poste de travail, même les jours où on a l’impression que tout va mal.Voici ce qu’ils avaient à nous confier.Jocelyn Turgeon, Usine Isle-Meligne Pour l’amour du métier Jacques Poirier, Complexe Jonquière Un travail de création Jacques Poirier, machiniste à l’Atelier d’usinaae au Complexe Jonquière, a déouté sa carrière chez Alcan dans le secteur des services.«Bien que je possède plusieurs métiers, je souhaitais faire le travail de machiniste, pré-cise-t-il.Le côté créatif du métier m'a toujours attiré.Je suis perfectionniste et j'aime créer.Plus jeune, je souhaitais d’ailleurs devenir un artiste.Lorsque je regarde une pièce bien réussie, je la vois d'abord comme une oeuvre d’art.Comme l’artiste aussi, le travail de machiniste est aussi un peu individualiste.Plus souvent qu’autrement, tu réalises tes tâches seul.Il faut donc aimer travailler de façon autonome.De plus, chacun a ses propres façons de faire son travail.Tout cela fait que c’est défi- Martin Drapeau, Complexe Jonquière nitivement un métier de créa tion!» Jocelyn Turgeon, machiniste à l’Usine Isle-Maligne, pratique ce —’W" " WÊÊjjf te* T !*** * J métier depuis 32 ans.«Malgré les années, je ne trouve pas mon métier routinier, mentionne-t-il.Chaque jour, le travail est différent.Nous n’avons pas à travailler souvent sur les mêmes pièces.C’est donc toujours motivant de me rendre au travail le matin.Une chance puisque ce n’est pas un métier que tu peux faire à l'aveuglette.Un millième de trop lors d’une coupe peut parfois tout changer! Il faut donc constamment faire preuve de minutie et de patience.même lorsque les choses ne vont pas comme on le voudrait.Un seul faux mouvement peut nous amener à devoir recommencer une pièce.Comme le client revêt une grande importance, nous prenons les précautions pour ne pas le faire attendre! Nous tentons de réaliser un travail de qualité dans les meilleurs délais possibles.» Gérard Desbiens, Complexe Jonquière «Comme un coffre d’outils en mouvement» «En faisant mon travail, j’ai constamment l’impression de construire de nouvelles choses, note Gérard Desbiens, machiniste à l’Atelier d’usinage au Complexe Jonquière.C'est un aspect très intéressant de mon métier.Toutes les pièces que je fais doivent être parfaites.Il n’y a pas de grande place pour l’erreur.C’est pour cela que l’on peut parfois avoir l'impression de travailler sous Rression.Il faut toutefois être onnête et avouer que si on a fait une erreur, on doit tout simplement reprendre le travail.La satisfaction du client en dépend.Par ailleurs, on n’est pas spécialiste sur tous les équipements.Même après 18 ans, j’apprends encore de nouvelles choses.C’est pourquoi, on s’entraide beaucoup entre les machinistes.Un autre aspect important de notre travail touche la sécurité.Notre environnement est un peu comme un coffre d’outils en mouvement.La vigilance est donc de mise en tout temps.» En constante évolution De son côté, Martin Drapeau, machiniste à l’Atelier d'usinage au Complexe Jonquière, a toujours travaillé comme machiniste.«J’aime beaucoup mon métier puisque d'une journée à l’autre, j’ai toujours l’impression de ne pas faire la même chose, explique-t-il.Pour être un bon machiniste, il faut sans contredit être minutieux et fonceur.Il faut avoir une certaine confiance en soi pour ne pas avoir peur de tenter de nouvelles techniques de travail et ainsi, constamment s’améliorer.C’est aussi un métier qui évolue beaucoup: le choix des matériaux, plus résistants qu'avant, nous obligent à être plus précis et les équipements ont également beaucoup changé depuis les dernières années.Mêmes les clients sont plus exigeants! Chaque jour, on apprend de nouvelles choses.La variété est grande autant au niveau des pièces, des équipements que des tâches.» Michel Turcotte, Usine Isle-Maligne Un métier jamais routinier ü ' Michel Turcotte, machiniste à l'Usine Isle-Maligne, possède une formation dans le domaine mais a débuté à l’usine dans un autre métier.«Les débouchés étaient plutôt rares, j’ai donc dû patienter quelques années avant d'entreprendre le métier de machiniste, commente-t-il.Je travaille depuis 28 ans pour Alcan, mais cela fait seulement cinq ans que je suis dans ce domaine.Ce travail, que j'aime encore beaucoup, exige de l’attention et de la précision.Je ressens beaucoup de satisfaction à faire une pièce.Plus tu réussis ton coup, plus tu trouves ton travail intéressant et valorisant.Un ne va pas sans l'autre! C’est d'ailleurs cette facette et l'amour du métier qui m'ont amené à choisir ce travail.» ?LE LINGOT Vendredi 16 septembre 1994 1m., Ta rt'A PLUTOT ^BMlj'RlSÜUC L'Aizmm tÜSTfULAn R£ tûi) J'Qfn efinDo'Chose A 10 flouûcs PVUUO/;,
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