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Le lingot : un journal du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1996-11, Collections de BAnQ.

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7 Octobre 1996 GRAMME DE S T A11LIS A TI 0 N DES BERGES DU IA( SAINT-JEAN C'est en juin 1986 que la Société d'électrolyse et de chimie Alcan Liée obtenait du Gouvernement du Québec un certificat d'autorisation d'une durée de dix ans pour la réalisation d'un programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.Parvenue au terme de ces dix années, l'équipe des berges dresse un bilan positif des travaux qui ont été effectués.Les pages qui suivent présentent quelques-unes des données recueillies pendant l'exécution des travaux ainsi que le cadre dans lequel ceux-ci furent réalisés.Nous espérons que ces renseignements sauront vous éclairer sur les différentes facettes du programme et que vous conserverez ce document pour référence ultérieure.Bonne lecture! Hlii, ' ALCAN ' A : J i V i am/ Une Le lac Saint-Jean couvre une superficie de 1 000 kilomètres carrés.Avec ses 210 kilomètres de Hve, il est l'un des plus vastes plans d'eau du Québec méridional, et sans doute aussi l'un des plus beaux.C'est ce qui explique qu'on le décrit souvent comme une véritable mer intérieure.Sur son pourtour et sur ses tributaires, on ne compte pas moins de trois municipalités régionales de comté (MRC), 16 municipalités et 4 300 résidences riveraines.Les touristes, comme les citoyens de la région, ne s'y trompent d'ailleurs pas: une scène comme celle-ci, croquée à Métabetchouan, a de quoi faire rêver le plus endurci des citadins.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. Le bassin hydrographique du lac Saint-Jean Une gestion complexe est soumise aux caprices de Dame nature 4vec une superficie d'environ I 000 kilomètres carrés, le lac Saint-Jean est l'un des plus vastes plans d'eau du Québec méridional.II fait partie du réseau hydroélectrique d'Alcan depuis 1926, quand fut mise en service la centrale Isle-Maligne.En plus de cette La gestion d'un bassin hydrographique comme celui du lac Saint-Jean peut cependant présenter certaines difficultés.La plus importante d'entre elles réside dans le fait que l'homme n'a aucune emprise sur les éléments météorologiques.Par exemple, la seule forme de contrôle qu'Alcan puisse exercer sur l'eau qui entrent au lac Saint-Jean porte sur le débit de la RÉSERVOIR DU LAC MANOUANE RÉSERVOIR DE PASSES DANGEREUSES CAPACITÉ DE S.2 MILLIARDS M: CENTRALE CHUTE-DES-PASSES CENTRALE CHUTE À LA SAVANE CENTRALE CHUTE DU DIABLE CENTRALE ISLE-MALIGNE LAC SAJNT-JEAN CENTRALE SHIPSHAW CENTRALE ^ CHUTE-A-CARON Le réseau hydroélectrique d'Alcan au Saguenay-Lac-Soint-Jean centrale de Chute-des-Passes, qui ne constitue que 25 % des apports d'eau au lac par la rivière Péribonka.Les 75 % qui restent proviennent des quatre autres principales rivières (Mistassini, Mistassibi, Ashapmuchouan et Métabetchouane) qui se jettent dans le lac et sur lesquelles Alcan n'a aucun contrôle ni ouvrage de régularisation.Les sautes d'humeur de Dame Nature peuvent donc jouer des mauvais tours aux responsables de la gestion des eaux du lac Saint-Jean.Seule la compétence de ces gestionnaires permet de contourner le problème et de gérer le niveau des eaux selon des balises très sévères.Ainsi, jusqu'en 1986, le niveau maximum d'exploitation du lac Saint-Jean était de 17.5 pieds.Mais l'entente intervenue en juin 1986 avec le Gouvernement du Québec fixait de nouvelles règles pour la gestion du niveau des eaux du lac.Ainsi, sous réserve de dépassements dus à des phénomènes naturels et imprévisibles lors de la crue du printemps, le niveau maximal serait fixé à 17.5 pieds.Entre le 24 juin et le 1er septembre, le niveau réel ne dépasserait que très rarement 16 pieds sans jamais dépasser 16.5 pieds dans les limites normales de gestion, tandis qu'un niveau minimal de 14 pieds serait maintenu environ 80 % du temps si le lac se comportait selon l'expérience statistique de la période 1943-1983.dernière, Alcan opère cinq autres centrales sur le bassin hydrographique du lac Saint-Jean.Il s'agit des centrales de Chute-des-Passes, de Chute du Diable et de Chute à la Savane sur la rivière Péribonka et de celles de Chute-à-Caron et de S hi pshaw sur la rivière Saguenay.UNE EQUIPE DYNAMIQUE ET EFFICACE f mmm • mmm M ¦¦"***¦' ¦ ¦ ' m *>• ¦îr if! L'équipe des berges, une équipe dynamique et efficace.De gauche à droite: Mario Deslauriers, directeur de projet; Kaymond Larouche, chargé de projet et coordonnateur des travaux et de la sécurité sur les chantiers; Denise Lalande, secrétaire; Richard Daigle, représentant de la Société immobilière Alcan Ltée; Pierre-Étienne Bouchard, agronome; Suzanne Dupuis, biologiste responsable des aspects biophysiques; et Réjean Gaudin, directeur-adjoint aux Affaires publiques pour le secteur Lac-Saint-Jean.JL BERGES EN BREF En juillet 1990, la direction de l'entreprise annonçait qu'elle avait révisé à la baisse le niveau maximum printanier et précisait celui de la période automnale Dorénavant, l'élévation maximale serait de 16.5 pieds.Les données observées depuis 1986 montrent qu'en effet, pour la période allant de 1986 à 1990, le niveau printanier a toujours été sous la contrainte des 17.5 pieds et que pour celle débutant en 1991, il s'est maintenu sous la barre des 16.5 pieds.D'autre part, pour la saison estivale, soit du 24 juin au 1er septembre, le niveau du lac s'est maintenu entre 14 et 16 pieds pendant 84 % du temps en moyenne.Il n'est descendu sous les 14 pieds qu'en 1987, 1989, 1990, 1991 et 1995, années caractérisées par leur faible hydraulicité pendant l'été.toi - g 1005 - 100 - 99.5 - NIVEAUX EAU MOYENS DU LAC SAINT-JEAN Niveau moyen du lac Saint-Jean avec le scénario 16.5716716.5'(1965-90) Niveau moyen observé du lac Saint-Jean de 1926 ol905 Niveau moyen observé du lac Saint-Jean de MAI JUIN JUILLET SEPTEMBRE OnOBRE NOVEMBRE Alcan et la protection des berges du Lac-Saint-Jean Un engagement qui remonte aux années 30 Nous savons déjà que le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean a été officiellement mis sur pied en 1986.Ce que l'on sait moins cependant, c'est que l'implication d'Alcan dans la protection des berges remonte beaucoup plus loin dans le temps.En effet, la mise en service de la centrale hydroélectrique Isle-Maligne en 1926 entraîna la définition d'une nouvelle ligne de rivage.C'est pourquoi, dès 1930, Alcan entreprit des travaux de protection des berges en construisant des perrés près des routes ou dans des secteurs habités.Dans les années 50 et 60, alors que la villégiature était en pleine expansion, Alcan maintient son engagement et diversifia ses travaux de stabilisation.Une drague fut alors utilisée pour prélever du sable au fond du lac et le déposer sur les plages.La fin des années 70 et le début des années 80 furent marquées par une préoccupation grandissante des questions relatives à l’environnement.Aussi, conformément aux nouvelles dispositions de la Loi sur la qualité de l'environnement, Alcan réalisait, entre 1981 et 1984, une vaste étude d'impact sur l'environnement et le milieu social.Des audiences publiques portant sur le projet de créer un programme de stabilisation des berges eurent lieu en 1985 et débouchèrent sur une entente d'une durée de dix ans avec le Gouvernement du Québec.Cette entente prévoyait une baisse du niveau du lac Saint-Jean de même que ger U berges de l'attaque des vagues.WFM ¦F_ Sri f HT La gestion du projet fut confiée à une équipe pluridisciplinaire composée de six personnes qui y travaillent à temps plein.L'expertise développée au fil des années ainsi que les moyens techniques mis en œuvre pour mener le projet à terme ont fait d'Alcan un des leaders sur le plan de la protection des berges.55T » : r** .' U- Él’^PWIWi1 Wli il i*litl 1 i fcm : ?•*» *»-.* ^ ^*-**Z*m>*’% ’¦ ¦ ¦ ^:>y> r y r n à JX 1e lu truites en pierres plates tandis qu'aucune ne fut construite en blocs de béton.excellente efficacité à protéger les neuf habitats qui étaient affectés par l'érosion.Au cours des dix dernières années, un total de 491 accès ont été aménagés pour permettre aux riverains d'accéder au lac plus facilement.Construits dans les secteurs de villégiature où se trouvent des perrés, ces accès pouvaient prendre différentes formes.De 1986 à 1988, la plupart d'entre eux étaient de type descente en blocs de béton.Or, quelques problèmes reliés au soulèvement ou à l'affaisement des blocs, à la mauvaise tension dans les câbles, à la piètre qualité des blocs ou à la déformation indue du tapis de blocs suite à un cycle de gel-dégel sont survenus après peu de temps.En parallèle, les premières descentes en pierres plates ont été construites en 1992, et leur conception fut standardisée en 1993 et 1994 Aux endroits où il était possible d'implanter de telles descentes, les riverains pouvaient choisir entre une descente en pierres plates et une descente en blocs de béton.Les suivis effectués ensuite montrent que les descentes en pierres plates sont beaucoup plus stables et présentent une meilleure durabilité que leur pendant en blocs de béton.Pour le riverain, il n'y a pas, à proprement parler, de différence entre les deux types d'ouvrage.C'est ce qui explique que depuis 1995, un total de 72 descentes ont été cons- En complément aux ouvrages de protection, divers travaux de revégétalisation ont été réalisés.Dans les zones de villégiature, l'objectif poursuivi était principalement esthétique et consistait à ensemencer ou à disposer du gazon en plaque sur les portions de terrain touchées lors de la construction des perrés, des gabions ou des empierrements.En zone agricole ou forestière, outre les aspects esthétiques, le but visé était de stabiliser les talus, adoucis ou non, de la partie supérieure aux ouvrages de perrés.Si l'on exclut les zones de villégiature, les travaux de revégé-talisation ont été réalisés sur 17,3 kilomètres.En 1995, le couvert végétal occupait entre 50 et 100 % de la surface des talus revégétés.En plusieurs endroits, la végétation contiguë au site envahit les secteurs stabilisés et protégés des conditions adverses, permettant une meilleure intégration au milieu environnant.ÉÉ>>ilk DES MARAtS ] Au cours des dix dernières années, des ouvrages de protection constitués d'une digue et d'un perré ont été aménagés sur 5,8 kilomètres afin de protéger les milieux humides.Ces ouvrages ont montré une Aux quelques endroits où on a constaté des anomalies, celles-ci ont vite été corrigées ou, tout au moins, suivies avec attention.L'infiltration ou l'érosion qui survenaient pendant les années suivant la construction se sont atténuées graduellement.La reprise de la végétation et le colmatage des digues érigées adoucissent ces phénomènes et contribuent à assurer une stabilité à long terme à ces ouvrages de protection.ENVERGURE TOTALE DES INTERVENTIONS HSkin (106 km de berge protégées et 9 km de travaux d'entretien) Un escalier en béton.Une protection de gabions installée dans le secteur de Saint-Prime.— ‘«m y > • ¦ BERGES V EN BREF Le suivi environnemental Une assurance pour la protection de nos ressources naturelles L'écologie aquatique du lac Saint-Jean est l'un des éléments les plus sensibles aux travaux de stabilisation des berges.C'est pourquoi, afin d'en respecter toute l'intégrité, l'équipe des berges s'est dotée d'un programme de suivi biophysique qui permet, d'une part, de s'assurer que les travaux de stabilisation n'entraînent pas d'effets secondaires négatifs sur les éléments de l'environnement biophysique, puis, d'autre part, de faire en sorte que la qualité des ressources et habitats essentiels du lac Saint-Jean soit maintenue et, si possible, améliorée, et, finalement, de réajuster, si nécessaire, le programme d'intervention en tenant compte des priorités d'ordre biologique.-a» « .¦'S-,, Des pêches expérimentales réalisées dans le cadre du programme de stabilisation des berges ont permis d'augmenter les connaissances sur la ressource piscicole du littoral du lac Saint-Jean.ouvrages ou aux méthodes de construction ont été appliquées dans le but d'assurer la protection de l'environnement sur le site.Le cadre dans lequel était effectuée la surveillance environnementale est établi dans le code d'éthique sur l'environnement dédié spécifiquement aux travaux de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.Publié en 1987 et mis à jour en 1991, ce code contient les règles environnementales rigoureuses auxquelles toutes les personnes affectées aux travaux doivent se conformer.Il contient notamment les mesures relatives aux milieux aquatiques et riverains, à la disposition des matériaux d'excavation et des déchets, aux carrières et sablières, aux véhicules et à leur circulation ainsi qu'aux déversements accidentels de contaminants.Dans cette optique, on a préconisé un suivi en deux volets: Dans certains cas, selon la nature et l'impact potentiel des travaux, des modifications à la conception des Au cours des dix années qui viennent de s'écouler, les procédures de contrôle, la formation et la sensibili- sation des divers intervenants rattachés aux travaux ont permis d'améliorer continuellement la qualité des travaux au plan environnemental.Depuis le début du programme, tous les sites d’intervention ont, de plus, fait l'objet d'un suivi un an après la réalisation des travaux.L'inspection de l'état général des lieux et, plus particulièrement, des éléments biophysiques sensibles identifiés lors des inventaires préalables a révélé que, dans la majorité des cas, leur intégrité a été conservée.EVOLUTION 0€5 _ ___________ MILIEUX HUMIOeS «À RIVERAm Salutaires au maintien et à l'enrichissement de la qualité de la vie, les milieux humides (ou marais) ont fait l'objet d'une attention toute spéciale dans le cadre du suivi biophysique.Au début du program- • le premier porte sur les travaux et concerne les inventaires et les contrôles liés directement aux sites d'intervention; • le deuxième traite de l'évolution des milieux humides riverains (les marais) et des communautés de poissons fourrages.SMI w-""— , ENVIRONNEMB/tTAL DES TRAVAUX Le suivi environnemental comprend *+* des actions à toutes les étapes des travaux.Depuis 1986, des spécialistes en environnement ont effectué une reconnaissance préalable des 256 sites qui ont fait l'objet d'interventions couvrant 115 km de berge.Un an avant la réalisation des travaux, les éléments sensibles de l’environnement étaient toujours identifiés et intégrés aux plans et devis.De cette façon, les éléments de la faune et de la flore ont fait l'objet d'une protection intégrale.^ Mistassini Marais de la petite mère PéribonkaZ Centrale chute a la Savane Anonyme 17 Sainte-Monique Saint-Methode Anonyme 18 de Ptarmigan Riviere l Ticouapé Embouchure de la riviere aux Cochons -Henri-de-Taillon Embouchure de la rivière aux Chicots k • Oelisle La Grande ^Décharge L Centrale Isle Maligne LAC SAINT-JEAN Saint-Félicien île Maligne Tourtière de Saint-Prime Mashteuiatsh Alma Saint-Gedeon Saint-Bruno Marais Bolduc Baie Doré Chambord Metabetchouan Localisation des habitats humides riverains suivis dans le cadre du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.BERGES EN BREF me, les marais ayant une superficie supérieure à sept hectares et une valeur faunique présumée moyenne ou forte pour la sauvagine, le poisson ou les mammifères semi-aquatiques, furent retenus pour les fins du suivi.Au nombre de 26, ils ont fait l'objet d'inventaires et de suivis de diverses natures.Les causes potentielles de répercussions associées à l'érosion ou aux travaux de stabilisation des berges concernaient la destruction des cordons littoraux des milieux humides par l'érosion et, conséquemment, la perte de superficie, de même que les changements de la dynamique sédi-mentaire à l'embouchure d'émissaires en raison de travaux de rechargement ou d'ouvrages hydrauliques de protection des plages.Lorsque cela s'avérait nécessaire, on proposait des alternatives de protection et d'aménagement pour la sauvegarde et la mise en valeur des habitats concernés.Si bien qu'après dix années d'acquisition de connaissances sur ces milieux quasi inconnus au début, on peut dresser un bilan positif pour la totalité des sites évalués.Par ailleurs, on a développé un programme de pêche expérimentale afin de connaître l'impact des travaux de rechargement sur les communautés de poissons qui fréquentent les plages du lac Saint-Jean.Il a permis d'identifier différentes zones de productivité, et d'établir que près d'une vingtaine d'espèces de poissons utilisent ces milieux.Plusieurs d'entre elles le font d'ailleurs pour se reproduire, ce qui explique la présence de ces innombrables petits poissons que l'on voit parfois nager sur le bord de l'eau.Les observations tirées du programme de pêche expérimentale ont montré que les plages sont fréquentées par les poissons fourrages, c'est-à-dire ceux qui servent d'aliment aux poissons plus gros, tels le doré ou l'ouananiche.Les trois principales espèces rencontrées sont l'éperlan arc-en-ciel, le queue à tache noire et le méné émeraude.Leurs populations fluctuent beaucoup d'une année à l'autre et d’un secteur à l'autre du lac.Cependant, les études révèlent que les rechargements de plages n'influencent pas la densité et la diversité des populations de poissons fourrages du lac Saint-Jean.Le suivi environnemental des travaux a conduit à appliquer certaines mesures d'atténuation afin de minimiser les pertes de sites de nidification d'hirondelies de rivage résultant de l'adoucissement des pentes de talus surplombant les perrés.Les suivis réalisés de 1989 à 1995 ont montré que, un an après la fin des travaux, plus de 90 % des nids sont toujours présents dans les secteurs où les pentes ne sont pas adoucies.Sans cette mesure, c'est plus de 3 400 nids qui auraient été détruits par la mise en place des perrés.Suivis bactériologiques et qualité de l'eau dans les secteurs d'épis et de brise-lames La qualité de l'eau du lac Saint-Jean constitue bien sûr une préoccupation constante pour l'équipe des berges.Afin de s'assurer que les structures érigées pour protéger les plages (épis ou brise-lames) n'entraînent pas d'impact, notamment sur le développement bactériologique, des suivis de la concentration des conformes fécaux ont été réalisés dans les systèmes en place, de 1987 à 1989.Ces campagnes d'échantillonnages bactériologiques ont démontré, d'une part, que les eaux de baignade sont demeurées salubres durant toute la saison estivale puisque sur tous les sites, plus de 97 % des échantillons contiennent moins de 100 conformes fécaux par 100 millilitres, ce qui confère aux plages une qualité variant de bonne à excellente.D'autre part, la distribution et la concentration de bactéries ne sont pas reliées à la présence des épis ou des brise-lames et ce, même si une source de contamination, une rivière agricole par exemple, se déverse à proximité.Les suivis réalisés de 1987 à 1989 confirment que la longueur et l'espacement choisis pour les ouvrages hydrauliques, de même que les vides laissés entre les pierres assurent un brassage et un renouvellement suffisants de l'eau permettant ainsi de conserver les conditions de salubrité des plages.Les inventaires préalables aux travaux ont permis d'identifier certaines plantes qui présentent un intérêt particulier, soit parce qu'elles sont rares, soit parce qu'elles constituent des reliques ou soit encore parce qu'elles possèdent des vertus stabilisatrices.Une fois identifiées, ces plantes faisaient l'objet d'une protection intégrale par la modification de la conception des travaux ou par des mesures particulières au moment de la construction, ou même par les deux.Dans cet ordre d'idée, il est intéressant de constater qu'au marais Pacaud, le remaniement des matériaux provenant du littoral a remis au jour des semences d'astragale du Labrador qui croît maintenant sur la rive intérieure du marais où les matériaux d'excavation ont été réutilisés pour l'implantation de l'ouvrage de stabilisation.BERGES EN BREF mWM IIP! jj&tm aX}AV ¦ ^ ;.¦>• , v> ¦ ,4 ' '&r J-' ; ^ ' ' i t ,* 5-«| .-^s %• '*Ss£i*- .•* Une équipe d'archéologues du Laboratoire d'archéologie de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) à l'œuvre sur un site à Saint-Méthode.Le suivi archéologique histoire Le lac Saint-Jean occupe une position géographique assez particulière.En tant que microcosme de la grande région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il se trouve à cheval sur des environnements subarctique et tempéré.La rencontre d’une forêt mixte et d’une forêt boréale engendre ainsi une diversification qui a toujours const/tué un attrait pour les populations humaines.On peut, dans cette optique, définir le lac Saint-Jean comme un carrefour culturel.Il illustre un large prisme culturel que l’archéologie tente de traduire en interprétant les traces laissées ici et là par le passage rapide de populations d'abord autochtones, puis de souche européenne, pendant près de cinq millénaires.Les fouilles effectuées depuis 1986 s'inscrivent donc dans une perspective de sauvetage du patrimoine culturel.Elles étaient effectuées à la fin de chaque été sur la berge des secteurs où des interventions étaient projetées l'année suivante.Afin de s'assurer d'une couverture adequdie du territoire visé par les travaux, les recherches archéologiques s'étendaient à la totalité des berges des lots concernés.Les sites archéologiques repérés lors de ces inventaires faisaient l'objet d'une localisation précise et les données étaient soigneusement enregistrées.De chaque inventaire découlait une série de recommandations visant à protéger les ressources archéologiques.Certaines d'entre elles ont demandé des travaux supplémentaires pour éviter la perturbation des sites potentiels importants.Au total, c'est près de 186 kilomètres de berge qui ont été étudiés.Les inventaires effectués ont permis d'identifier 39 nouveaux sites archéologiques sur le territoire de quinze municipalités touchées par le programme de stabilisation des berges.C'est la région de Chambord qui s'est révélée la plus productive avec sept nouveaux sites.L’ensemble du matériel découvert en ces lieux témoigne vraisemblablement de plus de cinq mille années d'occupation du territoire du Lac-Saint-Jean.En effet, des endroits tels que la Baie-Moïse, le marais de Samt-Gédéon et une partie de Saint-Méthode ont livré du matériel (pointes de flèches, outils polis, etc.) qui pourrait témoigner de l'Archaïque lauren-tien et post-laurentien (de 5 500 à 3 000 ans avant aujourd'hui).À Saint-Méthode encore, deux sites témoignent du Sylvicole moyen et supérieur (2 000 è 500 ans avant aujourd'hui).On parle dans ce cas de céramique amérindienne fabriquée selon des normes esthétiques en provenance du sud de la vallée du Saint-Laurent.Ont également été répertoriés quelques sites de la période de contact ainsi que des sites euro-québécois.Les données ainsi recueillies montrent que les rives du lac Saint-Jean jouissent d'une grande richesse archéologique.Les sites découverts lors des différents inventaires ont contribué à préciser de façon substantielle le cadre préhistorique régional élaboré par les professionnels depuis le milieu des années 80.Et, au dire des archéologues impliqués dans le projet, le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean s'est avéré être le projet qui, d'un point de vue quantitatif, a produit le plus en terme de nouveaux sites depuis les efforts bénévoles de Joseph-Henri Fortin au milieu des années 60.Le site archéologique de Desbiens De la préhistoire à aujourd'hui Localisé sur la rive gauche de la rivière Metabetchouane, dans le secteur de son embouchure sur le lac Saint-Jean, le site archéologique de Desbiens présente un intérêt culturel et scientifique considérable.Le ministère des Affaires culturelles du Québec l'a d'ailleurs officiellement reconnu en l'inscrivant au registre des sites historiques d'intérêt national.Sa découverte par des archéologues amateurs remonte à près de trente ans.Des recherches ultérieures ont démontré des conditions géomorphologiques (c'est-à-dire la forme et l'évolution du terrain) favorable à une occupation humaine pouvant apparemment s'échelonner sur plusieurs millénaires, depuis la lointaine préhistoire jusqu'à une époque plus récente marquée par la colonisation et l'essor de l'industrie forestière.Dans l'optique d'une mise en valeur du potentiel récréotouristique du secteur, un inventaire archéologique réalisé en 1984 démontrait l'état exceptionnel de conservation du site ainsi que la qualité et la diversité de son contenu.Pour le protéger, l'Université du Québec à Chicoutimi et la Société d'électrolyse et de chimie Alcan ont répondu à l'invitation du ministère des Affaires culturelles en vue d'amorcer un programme de fouilles étendu sur deux ans.En tant que propriétaire du terrain, Alcan s'était fixé comme objectif de prévenir une détérioration accrue du site en érigeant un mur de protection au sommet de la grève, de telle sorte que les hautes vagues viennent désormais s'échouer contre le mur sans éroder le sol.Les fouilles effectuées ensuite à l'été 1986 et au printemps 1987 ont permis d'identifier de nombreux objets issus de diverses périodes de l'histoire régionale.Les archéologues ont regroupé ces objets en cinq catégories: • Les artéfacts euro-québécois, d'abord, sont les objets les plus récents.Ils proviennent d'une époque pouvant remonter jusqu'à la fin du dix-septième siècle.Ils comprennent des fragments en terre cuite, des pipes d'argile, des pierres à fusil, des balles de mousquet, etc.Il s’agit fort probablement d'objets acquis par les autochtones au poste de traite établi par les Français sur la rive opposée de la rivière à la fin du dix-septième siècle.• Les vestiges lithiques sont des objets en pierre comprenant des grattoirs (outils employés pour dégraisser les peaux), des coins, une pierre à aiguiser, une hache, etc., qui datent d'une époque très éloignée, mais que l'on Artéfact trouvé lors d'un inventaire archéologique.ne peut cependant pas relier à une période spécifique de la préhistoire.• La céramique amérindienne est une catégorie faiblement représentée.Elle est constituée de quelques fragments de vases, dont certains pourraient dater du dix-septième siècle, tandis que d'autres remonteraient au Sylvicole moyen (400 ans avant Jésus-Christ), période à laquelle se rattachent les plus anciens vestiges en céramique connus dans la région.• Les restes ostéologiques, comprenant des milliers d'os ou de dents, appartenaient principalement à des animaux, des mammifères de toutes les tailles, depuis les plus gros herbivores (tel l'orignal) jusqu'aux petits rongeurs (comme le campagnol).Plusieurs espèces de poissons et d'oiseaux sont également représentés.Certains de ces restes servaient d'outils, d'autres portent des marques de cuisson ou de combustion, indiquant des vestiges de repas consommés par les occupants.• Les traces d'établissement, enfin, correspondent aux empreintes de constructions humaines (foyers, etc.) qui apparaissent à différentes époques.BERGES EN BREF Les retombées économiques du programme Dix am at 52 milliom $ plus tard.Pour un coût total de quelque 52 millions $ répartis sur dix ans, le programme de stabilisation des berges représente un investissement majeur au Lac-Saint-Jean.Une étude menée en 1988 sur les retombées du programme, retombées estimées à l'aide du modèle intersectoriel de l'économie québécoise du Bureau de la statistique du Québec, a démontré que le projet fournirait du travail à 800 personnes/année au Québec.Si une personne/année représente un emploi à temps plein pendant un an, cela revient à dire que le projet devait générer de l'emploi à 80 personnes par année au Québec pendant dix ans.Les 800 emplois ainsi créés se subdivisent de la façon suivante: 600 emplois directs, c'est-à-dire des emplois créés chez les fournisseurs d'Alcan, et 200 emplois indirects, c'est-à-dire des emplois créés chez ceux qui alimentent les fournisseurs d'Alcan.C'est au Saguenay-Lac-Saint-Jean que le projet devait avoir le plus d'impact sur l'emploi.Ainsi, 90 % des emplois qui devaient être créés le seraient ici, ce qui représente 700 emplois.L'industrie de la construction (génie civil) devait récolter 50 % des emplois créés, le domaine de l'ingénierie 30 % et les autres secteurs 20 %.Une partie des salaires versés aux 700 personnes employées au Saguenay-Lac-Saint-Jean serait évidemment dépensée dans la région, ce qui générerait encore d'autres emplois (que les économistes appellent “emplois induits").Pour cette raison, on avait prévu qu'il s'ajouterait 175 nouveaux emplois dans la région, soit 17,5 emplois par année pendant 10 ans.Si l'on voulait cerner l’ensemble des retombées du programme, il ne faut pas non plus oublier que la région a pu développer une expertise en ingénierie hydraulique qui n’existait pas auparavant et qui pourra éventuellement être exportée vers d'autres régions, ce qui est aussi vrai pour le génie civil.Le lac Saint-Jean : UN PORTRAIT DE FAMILLE Pour la population jeannoise, le lac Saint Jean n'est pas qu'un plan d'eau comme les autres.Il constitue tout à la fois une ressource naturelle importante, un lieu de villégiature procurant les plaisirs les plus diversifiés et un levier économique de premier plan.L'équipe des berges a voulu dresser un portrait de la situation et se faire une idée précise du milieu socio-économique.C'est pourquoi elle a lancé une vaste campagne d'enquêtes auprès des différents responsables d'associations de riverains, d'équipements touristiques et récréatifs, de marinas, de municipalités et de riverains touchés par le programme de stabilisation des berges.Ce sont les résultats de ces enquêtes que nous vous proposons ici Le territoire d'étude: • s'étend sur 436 kilomètres linéaires de berges du lac .Saint-Jean, de ses principaux tributaires et de la Grande-Décharge; • touche 16 municipalités dans trois municipalités régionale de comté (MRC); • est habité par 81 686 personnes, ce qui représente 72 % de l’ensemble de la population du Lac-Saint-Jean (à l'échelle de ce territoire, c'est la ville d'Alma qui regroupe la plus importante proportion de population, soit 32 %, avec un bassin de 25 910 personnes).L'utilisation du sol: • 196 kilomètres linéaires de berges (soit 45 % du total) sont occupés par des sites urbains ou par des équipements récréatifs et touristiques, ce qui représente une augmentation significative depuis 10 ans; • plus de 240 kilomètres linéaires (soit 55 % du total) sont inhabités mais pourvus de secteurs forestiers, agricoles et marécageux.Il est intéressante de noter que la population des villégiateurs a augmenté et que son occupation du littoral s'est étendue.L'extension et la création de nouvelles zones de villégiature sont particulièrement remarquables le long des tributaires et de la Grande-Décharge On a par ailleurs constaté que la villégiature sur le littoral du lac Saint-Jean s'est densifiée en raison de la construction de bâtiments en deuxième et troisième rangées, ce qui est davantage marqué dans les secteurs de Vauvert à Mistassini, de Mashteuiash, de Saint-Prime et de la Pointe-Wilson à Saint-Henri-de-Taillon.À Saint-Gédéon et à Métabetchouan, la densification tient davantage compte de l’occupation plus importante des sites de villégiature, et ce, tant en raison de l'implantation de roulottes de camping sur des ter- rains de chalets existants, que des constructions de plus grandes dimensions que celles observées en 1983.La villégiature • demeure l'activité principale sur les berges du territoire étudié; • le nombre de propriétés a augmenté de 35 % depuis 10 ans, ce qui représente 1 149 propriétés de plus.Leur valeur marchande s'est en conséquence accrue de plus de 119 millions de dollars (une augmentation de près de 400 %), excluant la valeur des terrains appartenant à la Société immobilière Alcan Ltée.Par ailleurs, même si les données disponibles ne permettent pas de comparer la situation observée en 1995 avec le portrait de 1983, les enquêtes effectuées font ressortir une augmentation de la population de villégiateurs résidant sur une base permanente dans la zone d’étude.En 1991, la proportion de cette catégorie de villégiateurs était estimé à 13 %.Celle-ci varie aujourd'hui entre 16 et 18 %, selon la méthode d'enquête utilisée.Équipements touristiques et récréatifs: • 42 sites de plages, de campings et d'accueil touristique; • 15 marinas.Bien que les marinas se répartissent assez également autour du lac, 60 % des infrastructures de plages, de campings et d'accueil touristique sont principalement localisées sur le territoire de la MRC du Lac-Saint-Jean Est.Exception faite des marinas, 90 % des sites identifiés offrent une plage à leur clientèle et la plupart d'entre eux sont axés sur l'hébergement de type camping (66 %).La capacité d'accueil des équipements dénombrés se traduit de la façon suivante, soit: • 382 emplacements de camping; • 47 unités de chalets locatifs; • 51 chambre3 d'hôtels ou d'auberges; • 165 lits dans les camps de vacances et bases de plein air; • 906 emplacements à quai pour les bateaux.L'ensemble de ces équipements a connu une évolution importante.Tout d'abord, on a dénombré 19 infrastructures de plages, de campings et d'accueil touristique de plus qu'en 1983.Les nouveaux sites répertoriés ainsi que l'augmentation de la capacité d'accueil des sites connus en 1983 totalisent une augmentation de plus de 1 000 emplacements de camping supplémentaires.Le nombre de marinas est demeuré à peu près le même, bien que leur capacité d'accueil ait augmenté de 38 %, ce qui représente 251 places additionnelles.Planification municipale La plupart des plans de zonage des municipalités visées par l'étude privilégient la récréation par rapport aux usages agricoles, sylvicoles et de conservation, et cela, indépendamment de l'utilisation effective du sol qui peut s'avérer différente.Cette situation est vérifiable dans au moins 12 des 16 municipalités riveraines.La prépondérance de l'affectation récréative va dans le sens de l'occupation actuelle des berges et laisse présager une volonté municipale d'accroître ce domaine d'activité.Les municipalités consentent d'ailleurs des investissements importants en matière de développement récréatif du milieu riverain.Près de 3 millions $ ont été investis au cours des deux dernières années en équipements récréatifs riverains et plus de 5 millions $ sont projetés à court terme.Soulignons de plus que, depuis 1988, les municipalités riveraines ont accordé un nombre supérieur de permis pour de nouvelles constructions résidentielles, comparativement aux permis accordés pour des transformations de résidences saisonnières en résidences permanentes.Cette situation va à l'encontre des perspectives d'évolution que l'on entrevoyait en 1983, compte tenu de la rareté des terrains disponibles à cette fin.BERGES V EN BREF CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. Des chiffres et des faits Entre 1986 et 1996, douze enquêtes ont été réalisées auprès du grand public régional et des riverains.La plupart de ces enquêtes ont une méthodologie identique et leurs résultats peuvent se comparer.C'est le cas, notamment, des cinq sondages faits auprès du grand public régional par Martel et Munger entre 1989 et 1995.Il en va de même pour les deux sondages réalisés par le Centre de recherche sur l'opinion publique (CROP) auprès des riverains en 1991 et 1996.Voyons un peu de quoi il en retourne.Satisfaction à l'égard des travaux de stabilisation desoerges Population Le premier sondage grand public réalisé sur le programme de stabilisation des berges date de 1986.À cette époque, sur les 600 répondants à qui on avait demandé si les efforts d'Alcan pour prévenir l'érosion des berges du lac Saint-Jean étaient adéquats, 78 % avaient répondu par la négative.Deux ans plus tard, un autre sondage permettait de constater un virage important quant au degré de satisfaction concernant les travaux de stabilisation.À ce moment près d'une personne sur deux (42 % au Saguenay contre 61 % au Lac-Saint-Jean) se déclarait satisfaite des travaux.Fait à signaler, ce sondage démontrait que la familiarité avec la question variait selon l'appartenance régionale.Ainsi, deux fois plus de gens au Saguenay qu'au Lac-Saint-Jean déclaraient ne pas en savoir assez pour être en mesure d'exprimer une opinion sur le sujet.Cette tendance est encore observable aujourd'hui.Au Lac-Saint-Jean, le taux de satisfaction de la population a constamment progressé, passant de 64 % en 1992 à 80 % en 1995.En 1995, il ne restait plus que 1 % des répondants qui se déclaraient tout à fait insatisfaits du programme de stabilisation des berges.Ils étaient plus de 20 % en 1989.Au Saguenay, le taux de satisfaction est passé de 39 % en 1992 à 52 % en 1995, une progression beaucoup plus lente qu'au Lac-Saint-Jean.Un peu moins de 65 % de la population est en mesure d'exprimer une opinion sur le sujet.Toutefois, les gens qui ont une opinion sont très positifs: 80 % d'entre eux se disent satisfaits du programme.Un sondage CROP en 1991 et un second en 1996 auprès des riverains permettent de voir l'évolution du taux de satisfaction, notamment au sujet des travaux de stabilisation.En 1996, lorsqu'on a demandé aux riverains s'ils étaient satisfaits des travaux effectués chez eux, 77 % ont répondu affirmativement, ce qui représente une hausse de 5 points par rapport à 1991.Plus précisément, 36 % se disaient très satisfaits et 41 % assez satisfaits des travaux.De plus, une très forte proportion de riverains, soit 88 % d'entre eux, disent en 1996 que ces travaux sont très bien faits (37 %) ou assez bien faits (51 %).Ils étaient presque aussi nombreux en 1991 (84 %).Les riverains ont aussi été questionnés sur des aspects particuliers reliés aux travaux, tels que leur efficacité pour contrer l'érosion, leur qualité ainsi que la qualité des plages.En 1996, 78 % des riverains se disent très satisfaits (34 %) ou assez satisfaits (44 %) de l'efficacité des travaux contre l'érosion, ce qui constitue une hausse de 7 points par rapport à 1991, alors que 71 % d’entre eux affirmaient être très (27 %) ou assez satisfaits (44 %).En outre, plus de 84 % des riverains affirment, en 1996, être très satisfaits (39 %) ou assez satisfaits (45 %) de la qualité des tra- POSTE MAIL Société canadienne des postes/Canada Post Corporation Port payé Postage paid Nbre Blk Alma No de permis 05235588 80 % 60 % 40 % 20 % O % DEGRE DE SATISFACTION DE LA POPULATION DU SAGUENAY ET DU LAC-SAINT-JEAN A L'ÉGARD DU PROGRAMME DE STABILISATION DES BERGES 1 992 WSJkGUKMJk r 1 993 LJkC-SJktHT-JtJkM 1 999 199S 50 % 40 % 30 % 20 % lO % O % DEGRE DE SATISFACTION DES RIVERAINS A L'EGARD DES TRAVAUX EFFECTUES CHEZ EUX DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE STABILISATION DES BERGES Tr*» satisfait satisfait Poa satisfait satisfait vaux.En 1991, c'étaient 83 % des répondants qui se disaient très (35 %) ou assez satisfaits (48 %) de leur qualité.On remarque finalement une certaine stabilité quant è la perception de la qualité des plages.En effet, 71 % des riverains se montaient très satisfaits (32 %) ou assez satisfaits (39 %) de la qualité des plages en 1996 contre 70 % en 1991.Satisfaction à l'égard de la gestion du niveau des eaux du lac Saint-Jean UJ.UIIWI.IJ Au Lac-Saint-Jean, le taux de satisfaction par rapport à la gestion du niveau des eaux a plus que doublé entre 1992 et 1995, passant de 31 % à 70 %.H s'agit là d'un redressement important, qu'on peut également observer au Saguenay, où le taux est passé de 19 % en 1992 à 42 % en 1995.Notons cependant au'au Saguenay que le taux de répondants qui "ne savent pas" est très élevé: 45 %.Si on ne tient compte que de ceux qui ont une opinion, le taux de satisfaction grimpe à plus de 75 %.• Riverains Le taux de satisfaction des riverains à l'égard de la gestion du niveau des eaux du lac Saint-Jean a fortement progressé entre 1991 et 1996: 68 % se disent satisfaits de cette gestion en 1996, une hausse de 25 points par rapport à 1991.En période d'hydraulicité normale, les riverains se montrent généralement plus satisfaits de la gestion du niveau du lac qu'en période de forte ou de faible hydraulicité.Comme Alcan n'a pas de contrôle sur cette variable, une nouvelle question a été introduite au sondage de 1996.Elle porte plutôt sur le degré de confiance qu'on accorde à Alcan pour la gestion du lac.Et les résultats démontrent que 83 % des riverains font beaucoup (34 %) ou moyennement confiance (49 %) à Alcan pour la gestion du niveau du lac Saint-Jean.Enfin, en 1995, un peu plus des trois quarts de la population régionale (76 %) disent faire confiance à Alcan pour la gestion du lac Saint-Jean (73 % au Saguenay et 80,5 % au Lac-Saint-Jean).Hll, ALCAN BERGES EN BREF > est publié par le Service des communications d'Alcan à l'intention des riverains du lac Saint-Jean Adresse: Complexe Jacques Gagnon 100, rue Saint-Joseph, bureau 104 Alma, Québec G8B 7A6 Réalisation graphique : IDEM! conceptions BERGES EN BREF CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR.
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