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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mai-Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

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Références

Québec science, 1970, Collections de BAnQ.

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pLUME 8/NUMÉRO 7-8/MAI-JUIN 1970 pjq * i v \ ' • .•îî*X.»«.X \.'Vi v 'v ?\ V Y" x’'\> V VA N '/7 :\» **' ' \ ' v x E/;// -••.SV\ \ \ "M|n % Jm/ ^ ' x 'V'H' > xlwi, \'v V fi'x" ^ v ‘ V ^ ' x^ '\ v' \ ' ' V ^aX S i^polüiîson ma Hr.V-: iJiliiiliikJ ¦ ¦ § I lAfouimcw Notre société est bien malade: la notion de profit engendre la consommation qui à son tour engendre ia pollution.SOMMAIRE Éditorial: QUÉBEC SCIENCE: bilan Jocelyne Dugas SCIENCES L'enseignement moderne de la mathématique Base de toutes les sciences, la mathématique est, elle aussi, en pleine réorganisation.Léonidas Konguetsof 2-6 Le carburant des oiseaux migrateurs Dans ce deuxième article, l'auteur s'attache à la concentration de carburant et à la capacité de vol des oiseaux migrateurs.Raymond McNeil 7-9 Les cellules humaines en culture Hors de leur organisme d'origine, les tissus vivants continuent à se développer: des savants cultivent des cellules animales et humaines.Michel Pagé 10 - 11 Les ondes internes P.H.Leblond et 12 - 14 // existe dans l'océan des vagues, encore bien mystérieuses, d'une très grande amplitude.Ann Gargett ACTUALITÉ Importante société recherche économiste François Mailhot 15 Ceffe petite annonce de journal est le gage d'une sécurité d'emploi pour les économistes, dont les entreprises sérieuses ne peuvent plus se passer.Des expos-sciences en quête d'animateurs Des étudiants et professeurs ont discuté, autour d'une table ronde, de la régression des expos-sciences.Marc Duvivier 17 - 19 La pollution, produit de notre société malade Le célèbre microbiologiste, René Dubos, répond aux questions de QUEBEC SCIENCE.Gilles Provost 20 - 23 Apollo: l'exploration continue Albert Ducrocq 24-25 Apollo 11, Apollo 12, Apollo 13, permettent de faire un premier bilan: après la conquête il faut explorer.Le paradis Sheridan Park Françoise Côté 26 - 28 Neuf grandes industries ont installé coude à coude leurs laboratoires de recherche.Tektite 2: des savants sous la mer Après ia technique, la science s'en va vivre sous les océans, dans la mer des Antilles cette fois.Jean-Claude Paquet 29-31 RUBRIQUES ÉCONOMISTE Solange Chalvin 32-33 FLASH Michel Gauquelin 34-35 FLASHESUEUNES Marc Duvivier 36-37 Le labo: comment vit VAnoplodera chrysocoma Luc Pichette 38 Index du volume 8 39-40 Voulez-vous lire, voir?Jean-Paul Boudreault C QUÉBEC SCIENCE enquête Revue mensuelle de promotion scientifique publié par Les Presses de l'Université du Québec, en collaboration avec le ministère de l’Education et l'Association canadienne-française oour l’avancement des sciences (ACPAS).Rédaction Directrice Jocelyne Dugas Secrétaire de rédaction Michel Gauquelin Adjoint à la rédaction Marc Duvlvler Administration Québec Science, a/s Les Presses de l'Université du Québec, case postale 250, Sillery, Québec 6 Tél.: 529-3393 Abonnements Le volume annuel commence en octobre et se termine en mai, soit 8 numéros Tarif individuel: $3 (Canada): $3.50 (étranger) Tarif groupe -étudiants; $2 (15 abonnements et plus à une même adresse) Vente au numéro: 40 cents Couverture, illustrations et mise en page Couthuran arts graphiques Composition typographique Caractéra, Incorporée Impression Charrier et Dugal (1965) Limitée Tous droits de reproduction et de traduction réservés par l’éditeur Tout écrit publié dans la revue n’engage que la responsabilité du signataire.m ise en page Courrier de deuxième classe, enregistrement n“ 105 à\ uren Membres du comité d'orientation Louis Berlinguet, Vice-président à la recherche Université du Québec Pierre Bernier, directeur des services pédagooiques, CEGEP de Laint-Hy, nthe Claire Brochu, étudie ito an boiogie, Université Laval Bernard Chapais, étudiant au Collège Saint Maurice Brossard, doyen aux études gradur la recherche, Université du Québec à Month François Carreau, professeur assistant de mathématiques.Université de Montréal Pierre Couillard, professeur agrégé au Département des sciences biologiques, Université de Montréal Charles H.Bussières, professeur à l’Institut de Technologie agricole, St-Hyacinthe Jacques Desnoyers, professeur agrégé de chimie, Université de Sherbrooke Alain Faucher, étudiant en collégial I, Collège de Lévis Claude Frémont, directeur adjoint du rien de physique, Université Laval Maurice Goupil, professeur de physique-, des Enseignants ou Québec Jean-Gilles Jutras, secrétaire général, Fédération d< commissions scolaires catholiques du Québec G.Kaplan, professeur de biologie, Université d’Ott Paul Laurent, agent d’information au service des relations publiques de l’Hydro-Québec Gérald Marion, directeur du département de scienc économiques, Université de Montréal Lise Nicole, professeur adjoint, département de biochimie.Université Laval Daniel Paquet, étudiant en secondaire IV, Collège Bourget Guy Robert, étudiant au collégial Marcel Sicotte, directeur, École secondaire Saint-Martin, Ville de Laval Guy Simard, étudiant au CEGEP du Vieux-Montré Hgporati Tous droits réservés © 1970 — LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC — Dépôt légal deuxième trimestre 1970 — Bibliothèque nationale du QUÉBEC — Imprimé au Canada ¦ ' ' .L-i: v' . Pour s'améliorer, QUÉBEC SCIENCE a besoin de vos conseils.À l'aide des sept numéros de cette année 1969—1970 (volume 8), remplissez avec soin ce petit questionnaire.Il est nécessaire que tous les lecteurs répondent afin que nous ayons le plus possible de commentaires.Détachez cette feuille, une fois remplie, et expédiez-la à: QUÉBEC SCIENCE ENQUÊTE Case postale 250 Sillery Québec 6, Québec • NOM (facultatif) GARÇON ?FILLE EU ÂGE__________________ ÉLÈVE EN_____________ ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE AUTRE (profession).• Étiez-vous abonné au avant octobre 1969?Lisez-vous chaque numéro?en entier ?en partie ?très peu ?'Jeune Scientifique" Oui EU Non EE • Quel genre d'article préférez-vous?(classez de 1 à 11 par ordre de préférence).Astronomie Biologie (^) Chimie (E^) Économique (E) Espace-astronautique Géographie (E) Mathématiques Médecine (E) Physique (E^) Sciences naturelles Sociologie Lisez-vous toutes les rubriques?Sinon, lesquelles?.Oui EU Non ?Lisez-vous Le labo?toujours ?parfois EU jamais EE • Lisez-vous Comment on devient, Comment devenir?toujours parfois jamais 9 Lisez-vous les Flashes, et Flashes-jeunes?au complet en partie pas du tout • Lisez-vous Voulez-vous lire?voir?• Lisez-vous Y Éditorial ?au complet ?en partie ?pas du tout ?toujours ?parfois ?jamais ?• En général, les articles sont-ils faciles?EE assez difficiles?très difficiles?EE • Quand vous ne comprenez pas facilement un article, essayez-vous de le lire quand même?toujours EE parfois EE jamais ? québec science / mai-juin 1970 / 1 par Jocelyne Dugas V.Fin d'année scolaire, époque d'examen.de conscience pour l'équipe de QUÉBEC SCIENCE.Que d'événements depuis septembre dernier, date du transfert du "Jeune Scientifique" de l'ACFAS aux Presses de l'Université du Québec! Il nous a fallu d'abord assurer la relève, tout en relançant la revue selon une formule nouvelle, jeune, dynamique, exigeante autant pour la qualité du contenu que pour celle de la présentation.La mise sur pied d'une équipe de rédaction plus considérable, la création d'un comité d'orientation représentatif du monde de l'enseignement, de la recherche et des milieux étudiants, ont compté parmi nos premières préoccupations.Ainsi appuyé et alimenté en articles de vulgarisation scientifique par des hommes de science de toutes disciplines qui, sensibilisés aux besoins, ont manifesté une sympathie remarquable à la cause que nous voulons servir, c'est-à-dire la promotion scientifique, QUÉBEC SCIENCE peu à peu s'est trouvé en mesure d'offrir à ses lecteurs des sommaires mieux équilibrés, tout en restant à la pointe de l'actualité.À cet égard, justement, nous avons essayé de montrer les liens entre les événements et, pour ce faire avons obtenu le concours de journalistes chevronnés, capables d'exposer les faits avec brio et compétence.Et puis, de mois en mois, la physionomie de la revue s'est transformée.Il y a eu ce nom nouveau, QUÉBEC SCIENCE, donné au "Jeune Scientifique" à la suite d'un concours lancé parmi les étudiants québécois du secondaire et du collégial, et dont le prix était un stage d'étude en France sous les auspices de l'Office franco-québécois pour la jeunesse.Il y a aussi toutes ces nouvelles rubriques: la chronique sur les carrières, présentée en deux volets: un cas vécu, celui d'un spécialiste québécois qui s'est signalé dans son domaine, et en second lieu, une fiche technique sur la préparation scolaire à la carrière étudiée et les débouchés prévisibles.Nous complétons maintenant, depuis février, par un reportage sur le milieu de travail.Un point important également, il me semble, c'est l'attention que nous portons à toutes les activités, tous les projets scientifiques émanant directement des jeunes.Nos Flashes-jeunes en sont un exemple.Le labo, un autre, et pas le moindre puisqu'il fournit aux jeunes scientifiques québécois un moyen d'expression personnelle sur leurs travaux individuels ou collectifs, incitant ainsi les apprentis-savants à s'engager dans les pistes de recherche qu'il leur ouvre.QUÉBEC SCIENCE, comme vous le voyez, a tenté de servir de lien entre les jeunes intéressés aux sciences.Un lien renforcé par le courrier des lecteurs ( Vous dites?), par des sondages éclairs, par des tables rondes sur l'enseignement des sciences, sur l'organisation des expos-sciences.Ajoutez à cela nos Flashes généraux, nos recensions ( Voulez-vous lire?voir?), et vous avez le compte.Voilà, en quelques mots, notre rapport moral.Mais au fait, ce QUÉBEC SCIENCE conçu par une petite équipe avec l'avis de quelques professeurs et étudiants, correspond-il à ce que vous, les 6 000 lecteurs, vous en attendez?La revue est-elle bien jeune, dynamique, scientifique?Toutes ces questions sont posées dans la fiche d'enquête insérée au milieu de ce numéro, qui va nous permettre de recueillir l'avis de tous les lecteurs.Par votre réponse, vous allez pouvoir mieux adapter QUÉBEC SCIENCE à vos besoins, en faire vraiment votre revue scientifique. québec science / mai-juin 1970 / 2 « nKEBNEMBH MODERN wM/m R ~}a,b\i={x a < x < Si l'on sait que la réunion des ensembles est un ensemble qui comprend tous les éléments (et seulement ces éléments) de tous les ensembles, il est facile de com- prendre ce qu'est une réunion d'intervalles ouverts, car un intervalle est un ensemble de points (de réels).— • ^-¦ ¦ ¦ ¦ R Imaginons toutes les réunions possibles d'intervalles ouverts (il y en a une infinité, puisqu'il y a une infinité d'intervalles ouverts).L'ensemble vide est aussi un intervalle ouvert dont les extrémités coïncident, de même la droite numérique tout entière est considérée comme intervalle ouvert.Enfin, pour terminer avec cet exemple, disons que l'ensemble de toutes les réunions possibles d'intervalles ouverts constitue une structure topologique sur la droite numérique.Ce qui précède permet de constater l'utilité de la notion d'ensemble et l'usage intensif qu'en fait la mathématique moderne.DEUX PROPRIÉTÉS DU GROUPE DES HOMOTHÉTIES LE COEUR GRIS EST L'IMAGE DU COEUR NOIR PAR L'HOMOTHÉTIE LE COEUR ROUGE EST L'IMAGE DU CQEUR GRIS PAR L'HOMOTHÉTIE LE COEUR ROUGE EST L'IMAGE DU COEUR NOIR PAR L'HOMOTHÉTIE 1 LE COEUR NOIR EST L'IMAGE DU COEUR GRIS PAR L'HOMOTHÉTIE I U H H H H” U ) SUIVIE (0) D'UNE HOMOTHÉTIE ( II) H H-H H H II I D'UNE HOMOTHÉTIE! Il | EST UNE HOMOTHÉTIE ( Il I./- UNE PROPRIÉTÉ DU GROUPE DES SYMÉTRIES CENTRALES ET DES TRANSLATIONS LA FLÈCHE NOIRE EST L'IMAGE DE LA FLÈCHE ROUGE PAR LA SYMÉTRIE DE CENTRE O LA FLÈCHE GRISE EST L'IMAGE DE LA FLÈCHE NOIRE PAR LA SYMÉTRIE DE CENTRE O' LA FLÈCHE GRISE EST L'IMAGE DE LA FLÈCHE ROUGE PAR LA TRANSLATION t LA COMPOSÉE DE DEUX SYMÉTRIES CENTRALES EST UNE TRANSLATION sO’ ° S0 = t = 2 cxf québec science / mai-juin 1970 / 6 Une mathématique concrète O Les non-initiés ont la vague impression que la mathématique moderne correspond à l'art moderne: une chose très difficile à comprendre, accessible seulement à celui dont la puissance d'abstraction est très grande.Certains enseignants, des niveaux secondaire et collégial, croient que la mathématique moderne, du fait qu'elle est basée sur la théorie des ensembles, est très difficile pour les étudiants à ce niveau et qu'elle est d'ailleurs la mathématique théorique et non la mathématique des applications.Pour que tous comprennent, les spécialistes de la mathématique moderne répondent aux non-initiés."La mathématique moderne est la mathématique vivante, la plus vigoureuse, la plus concrète, la mathématique des applications, en deux mots, la mathématique d'aujourd'hui."a r CONGRES INTERNATIONAUX La réédification de la mathématique, en particulier aux niveaux secondaire et collégial était nécessaire.Pour faire face à cette nécessité, plusieurs congrès internationaux sur l'enseignement moderne de la mathématique furent organisés.Voici une liste de quelques-uns d'entre eux: Royaumont Dubrovnik Aarhus Budapest Athènes Belgique Lyon (1959) (1960) (1961) (1962) (1963) (plusieurs) (1969) (1) La théorie des ensembles a été créée par le mathématicien allemand Georg Cantor, qui a commencé ses premières études sur les ensembles en 1879.Georg Cantor, fils d'un marchand danois, a, le premier, souligné l'importance de la notion d'ensemble.Georg Cantor est né en Russie en 1845.Il est mort en 1918.(2) N.Bourbaki, célèbre groupe de mathématiciens français, le plus connu dans le monde mathématique.L'auteur est professeur à la Faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke.Docteur ès sciences mathématiques (doctorat d'Etat-Paris), U collabora au Centre belge de pédagogie de la mathématique (Bruxelles).Ill II 3- -7 B M.Léonidas Konguetsof examine, en compagnie de M.Dienes, un appareil électronique conçu, au Centre de recherches en psycho-mathématique, pour l'apprentissage de la structure de "groupe" M.Zoltan P.Dienes, mathématicien et psychologue hongrois de réputation mondiale, est le créateur et le directeur du Centre à l'Université de Sherbrooke.DANS L'ENSEIGNEMENT DE LA MATHÉMATIQUE MODERNE, ON UTILISE, POUR AIDER À LA COMPRÉHENSION, UNE MULTITUDE DE MOYENS PÉDAGOGIQUES.ON A RÉUSSI UNE SIMPLIFICATION EXTRAORDINAIRE DES NOTIONS ET DES DÉMONSTRATIONS, GRÂCE AUX NOUVEAUTÉS PÉDAGOGIQUES: FLÈCHES, COULEURS, DIAGRAMMES.POUR DES NOTIONS ENSEMBLISTES ON UTILISE TRÈS SOUVENT DES DIAGRAMMES ( DE PRÉFÉRENCE MULTICOLORES), COMME LES DIAGRAMMES DE VENN, LES DIAGRAMMES EN "FEUILLE DE TRÈFLE", ETC.L'INTERSECTION An B DES ENSEMBLES A ET B AflB EN UTILISANT LE DIAGRAMME EN FEUILLE DE TRÈFLE, ON ÉTABLIT FACILEMENT L'ÉGALITÉ: (AnB)nC = An(BnC) QUI EXPRIME LA PROPRIÉTÉ APPELÉE "ASSOCIATIVITÉ DE L'INTERSECTION" B AflBBGiAflBiflC AflBflC ABi 1M J québec science / mai-juin 1970 / 7 If CARbjURAlMT des OÎSEAUX IVliqRATEURS par Raymond McNeil Dans notre précédent numéro, Raymond McNeil (1970a) étudiait les différents itinéraires empruntés par les oiseaux migrateurs.Mais, lors de ces longs voyages sans escale au-dessus des mers, ceux-ci ne peuvent s'alimenter.Ils doivent donc constituer d'importants stocks de carburant.Ce deuxième article décrit en détail la façon dont les oiseaux accumulent l'énergie nécessaire au déroulement de leurs vols.‘eo \=J) SUSPENSION CELLULES NUTRITIF APRÈS 2 SEMAINES D'INCUBATION À 37°C SOLUTION DE TRYPSINE dans un incubateur à 37°C, les fragments tissulaires sont filtrés à l'aide d'une gaze et le filtrat est centrifugé.Le résidu qui contient les cellules est mis en suspension dans un milieu nutritif contenant des acides aminés, des lipides, des vitamines, des sucres, des sels minéraux nécessaires et du sérum animal.Les cellules sont comptées à l'aide du microscope et diluées à environ 1 000 par millilitre de milieu de culture.On inocule environ 200 cellules (0,2 millilitre) dans cinq millilitres de milieu contenant du sérum.Le milieu peut être placé dans des récipients de verre ou de plastique traités spécialement à cette fin.En plus, le milieu de culture contient très souvent des antibiotiques pour prévenir la contamination.Les cellules sont incubées pendant deux semaines à 37,5°C, dans une atmosphère de 5 pour cent de bioxyde de carbone saturé d'eau.La plupart des cellules inoculées se diviseront par mitose et donneront, après deux semaines d'incubation, des colonies facilement visibles à l'oeil nu.Cellules cancéreuses O Après une journée de latence, les cellules animales cultivées selon cette méthode mettent environ 24 heures à se diviser.On obtient donc, après deux semaines d'incubation, entre 4 000 et 5 000 cellules (environ 21 2 ) issues d'une seule.Ces cellules peuvent être cultivées à nouveau à l'aide des mêmes méthodes.En elle-même, la culture des cellules n'est qu'une technique, mais sa grande valeur lui vient de ses applications à la fois scientifiques et médicales.En isolant ces cellules, par exemple, on a pu étudier les effets de l'irradiation et de la gravité sur les cellules humaines.On a pu diagnostiquer certaines maladies, étudier la réaction des cellules à certaines drogues et leur réponse à certaines hormones.Les cellules en culture ont permis la production de certains vaccins comme le vaccin de Salk; en étudiant le comportement des cellules normales en culture et en le comparant à celui des cellules cancéreuses, on découvrira peut-être la cause générale du cancer et la façon de le prévenir.Plusieurs groupes de chercheurs s'orientent actuellement dans cette direction.L'époque moderne de la culture des cellules humaines n'en est qu'à son début.Bien sûr, il est très difficile d'appliquer à l'organisme humain des conclusions obtenues à partir de cellules cultivées dans un milieu non naturel.Mais même si cette méthode comporte certaines limites, elle permet d'essayer sur quelques cellules isolées de l'individu, ce qu'on ne pourait pas faire sur l'individu lui-même.a L'auteur est chercheur sénior de l'Institut de recherche sur les maladies skélétomusculaires à la Faculté de médecine du Mont Sinai’à New York. / V I K' ?If S.s V Cette photo prise par l'auteur à l'aide du microscope montre les cellules isolées de la peau de lapin et cultivées par la méthode décrite dans le schéma.Toutes ces cellules sont issues d’une seule par division mitotique.Les taches plus foncées sont les noyaux cellulaires.On peut aussi remarquer aux endroits plus clairs les multiples prolongements ou ramifications cellulaires P.H.Leblond ¦ " 'zarnm- nj^.riAtotiilKttlMHÉartiiMÉBÉk par Paul H.LeBlond et Ann Gargett [B (!}«»“ jifecJIli:" iaiil.to1 HdlWMP11 ««IM* wtlante Ilenrsnlteri (s^ilîloû! | Cesoés ]| points lux oi parois, h rlalormul ¦ oiiLestlalo | Meuxcràt' dîlajratité.fWlStlffll Un groupe d'ondes internes, issues de Boundary Passage.Photo prise d'une altitude de 700 mètres.Le navire dont on voit le sillage au centre a à peu près 100 mètres de long.Tout en haut, presque dans le coin droit, la ville de Bellingham (Wash.USA) se devine, voilée dans la fumée.“P'îsoncat effet de québec science / mai-juin 1970 / 13 Ondes internes dans un bassin où sont superposés deux liquides de densités légèrement différentes.Le mouvement vertical du batteur (flèches) déplace de son plan d'équilibre (ligne pointillée) la surface de contact entre les deux liquides.Une onde interne se propage le long de cette surface, est réfléchie par la paroi gauche et, à la fréquence de résonance, vient s'ajouter en phase au mouvement du batteur.On peut donner à cette onde stationnaire une amplitude considérable sans que la surface du liquide supérieur soit déplacée.batteur Les vagues qui agitent les mers et déferlent sur les côtes: un phénomène connu de tous.Mais il existe, dans l'océan, des vagues d'une amplitude encore plus grande, dont les vieux loups de mer eux-mêmes ne soupçonnent pas l'existence.Ce sont les ondes internes.Qu'est-ce qu'une onde interne?Pour expliquer ce phénomène, il suffit de prendre un exemple très simple.Considérons deux liquides superposés, le liquide sous-jacent (de densité p2) étant plus dense que celui du dessus ( de densité pj ).Sous l'action de la force de la gravité, toute déformation du plan d'équilibre de la surface séparant les deux milieux entraînera un mouvement de retour vers le plan d'équilibre.Il en résultera une oscillation qui se propagera le long de la surface de séparation.Ces ondes ressemblent en tous points aux ondes de surface; en l'absence de parois, leur vitesse c est donnée par la formule g|_ p2 - P! c2 = — - 2tt p2 + p, où L est la longueur d'onde, distance entre deux crêtes et g , l'accélération de la gravité.Lorsque le liquide supérieur est beaucoup moins dense que celui du dessous (p, par Jean-Paul Boudreault tou{ & couleur I la nature des lois physiques LES MACHINES Robert O'Brien, Ed.Robert Laffont, Paris, 1970, 190 pages.$2.50 L'invention de l'outil par l'homme ne lui a pas seulement permis de (devenir plus habile de ses mains, mais de se construire des serviteurs fidèles et infatigables; les machines.Comme le dit si bien Henry Mord II dans la préface de l’ouvrage de R.O'Brien: "L'importance réelle de la machine n'est pas tellement de permettre à l'homme de faire un travail donné en deux fois moins de temps, que de lui permettre de produire deux fois plus en un temps donné." L'auteur décrit, dans ce volume, les diverses machines utilisées par les hommes à partir du levier et de la vis des Grecs, des engins à vapeur du XVIIle siècle, puis des moteurs électriques et des calculatrices modernes.On assiste à la naissance des locomotives, des automobiles, des avions et des premiers appareils électriques et électroniques.Presque chaque page de cet intéressant volume renferme une photo ou un schéma dont plusieurs en couleur.RAPPORT DU CAMP-ÉCOLE CHICOBI 1969 Secrétariat diocésain d'Amos, Amos, 1970, 150 pages.$3.Ce rapport représente la synthèse de toutes les activités (sociales et scientifiques) de cet organisme, même si l'aspect scientifique domine nettement.Ainsi, pour chaque équipe (ornithologie, botanique, mammalogie et entomologie), on brosse un court résumé des cours théoriques et des travaux pratiques, avant de dresser l'inventaire, analysé et commenté, de la flore et de la faune de la station.Les meilleurs rallyes scientifiques présentés à la fin de chaque période du camp y sont également publiés afin de donner aux jeunes scientifiques québécois de nouvelles idées pour des sujets de recherche simple, de leur permettre de porter des jugements critiques sur ces travaux ou encore de leur permettre de les compléter par des observations faites dans d'autres régions du Québec.Les auteurs relatent aussi les expériences qu'ils ont faites en astronomie, en géologie et en météorologie.Les inventaires précis qui y sont publiés font de ce rapport un guide de travail pour les jeunes de même qu'une source d'information fort utile pour les spécialistes.Signalons que ce livre est disponible seulement chez le secrétaire du Camp-Ecole Chicobi au 2179, rue de Mexico, Ville-de-Laval (Chomedey).A LA CINÉMATHÈQUE DE L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU QUÉBEC, 1601, boul.Hamel, Duberger, Québec.AND OF COURSE YOU Durée: 14 minutes, français, sonore, couleur, 16 mm, n° 7216 Réal.: J.Murakami, Prod.: The Motion Picture and Television Service Quelle est l’utilité de l'exploration spatiale?Plusieurs se posent cette question; la réponse, ce film nous la donne.Un satellite météorologique nous prévient de l'imminence d'une tempête; la navigation marine et aérienne est facilitée; avec les satellites de télécommunication, téléphone et télévision deviennent de précieux outils parce que d'un service rapide quel que soit l'endroit sur la terre.Un nombre infini de sous-produits découlent encore des recherches entreprises dans cette nouvelle industrie: peintures, produits alimentaires, appareils servant la science médicale comme, par exemple, un marcheur lunaire mis au point pour le déplacement des lunautes, mais qui est utilisé par des enfants paralysés.Voilà quelques avantages que nous retirons, nous terriens, des voyages à la Lune et que ce film expose avec certaines techniques du dessin animé.LES GUÊPES Durée: 14 minutes, français, sonore, couleur, 16 mm, no 7066 Réal.: G.Dhuit, Prod.: Films de la Pléiade Bien que familières, trop peut-être, les guêpes sont les moins connues des insectes sociaux.Leur mode de vie ressemble à celui des abeilles, sauf en ce qui regarde les matériaux de construction et la cire.Au printemps, une reine ayant survécu à l'hiver construit un nid où prendra vie une nouvelle colonie.Au fur et à mesure des naissances, ouvrières, mâles et femelles peupleront ce petit monde ailé.Ce film, dont la photographie est remarquable, est une excellente introduction à la vie obscure de quelques espèces de guêpes.I avant de partir en vacances : N’OUBLIEZ PAS DE RÉPONDRE AU QUESTIONNAIRE N’OUBLIEZ PAS VOTRE RÉABONNEMENT et.bonnes vacances u ui w i 4 v .iüNI K;:, les presses de l'université du québec
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