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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1974, Collections de BAnQ.

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L: MAGAZINE ¦ OCTOBRE 1974 O UN DOLLAR Volume 13, numéro 2 ASSIMILER ou ÊTRE ASSIMILÉ Æ* ; (âr POLLUTION:LE TEMPS DES REMEDES EZECHIEL AT-IL Kl UN L'AISSEAU SPATIAL?- LK SOCIETE A BESOIN DES PSYCHOLOGUES IREQ 1 -* *fc.iiZm&ffî'-'- mm»-' .-~~>:'“îi ¦ • ^ ' ¦ •-.v SIS >Vv /.e laboratoire GRANDE PUISSANCE est relié au réseau à 735 000 vo/ts de l'Hydro-Québec.A Varennes, soixante Québécois, deux Indiens, six Français, quatre Américains, deux Égyptiens, sept Britanniques, trois Tchécoslovaques .en tout dix-sept nationalités; physiciens, chimistes, mathématiciens, ingénieurs en électricité, mécanique et métallurgie, se sont regroupés et mettent à la disposition de l'industrie et des universités québécoises, leurs compétences et les facilités de recherche et d'essais d'un des centres de recherche en électricité les mieux équipés en Amérique du Nord.L'IR£Q, la recherche scientifique au service de l'avenir desQuébécois.GL Hydro-Québec ictobre 1974 / QUÉBEC SCIENCE SO/WVMIRE ARTICLES ASSIMILER ou ÊTRE ASSIMILÉ POLLUTION:LE TEMPS DES REMEDES EZECWÏl A T l W UN VAISSEAU SEATIAL?- Ik SOCIETE A BESON DES PSTCHOEOGEJES UE/langer ou être mangé.Telle est la loi qui iréside aux destinées de toute espèce vivante.Il en va de même pour les cultures.Devant la menace anglophone, les franco-ihones doivent devenir assimilateurs.Huant à savoir s'il faut croquer l'anglais avec ou sans mayonnaise, c'est une ques-:ion de foies.LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Directeur Jean-Marc Gagnon Rédacteur en chef Jean-Marc Fleury Chef des informations Benoft Drolet Correspondant pour l'Europe Fabien Gruhier Conception graphique, montage et photographie Jean-Pierre Langlois Secrétariat et diffusion Patricia Larouche Françoise Ferland Impression L'Éclaireur Ltée, Beauceville Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Inc.(514) 332-0680 Publicité Agence de ventes publicitaires A.F.Inc.2860, des Quatre-Bourgeois Sainte-Foy, Québec G1W 2K6 (418) 658-0002 Abonnements (1 an / 'l 2 numéros) Tarif régulier: $8.00 / Tarif étudiant: $6.00* À l'étranger: $15.00 / À l'unité: $1.00 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 / Télex: 011 3488 Les chèques ou mandais postaux doivent être établis à l’ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE * Ce tard s’applique également aux groupes et organismes qui commandent.plus de dix (101 abonnements en même temps.La dynamique de l'assimilation / Jean-Marc Fleury 16 Une science toute jeune, la sociologie du langage, a démontré le mécanisme des conflits linguistiques Pollution, le temps des remèdes / Fabien Gruhier 22 Notre terre ressemble à un être amputé de ses reins Ezéchiel a-t-il vu un vaisseau spatial?/ Gilles Provost 30 La réponse de ceux qui étudient la Bible depuis longtemps à ceux qui y voient le message d'extraterrestres missionnaires Les psychologues, ils sont là pour servir / Georgette Goupil et J.-M.Fleury 37 Beaucoup de psychologues éminents pratiquent au Canada, mais les gouvernements ne font pas assez appel à eux RUBRIQUES Courrier fE/?4 Commentaire J-ùî 5 Actualité 6 O Une économie de papier O Congrès Ponts et Charpentes: Mettre le feu en bofte O Normaliser les ingénieurs O Pierre de Lune O Des animaux ultraviolets O Microbes antipollutions O La langue féminine O Voltages planétaires Environnement 11 O Saumons stressés O Les montagnes: Leur chant, Leur atmosphère O Plantes et natalité O Racines du Nord O Au fond des vagues O La portée des bombes Santé 41 O L'hygiène alimentaire de l'automobiliste O Cancer du sein O Des os survoltés O La rétroaction biologique O De la marijuana au cœur La Science & les Hommes 44 O La pensée esquimaude O Gaspillage spatial Q^Urbanomobilisme» Parutions récentes 46 Bibliographie 47 En vrac 49 CO/MITE DE SOUTIEN Bell Canada, M .René Fortier, vice-président exécutif, zone de l'Est Banque de Montréal, M.R.Muir, vice-président et secrétaire Institut de recherche de l'Hydro-Québec, M.Lionel Boulet, directeur La Brasserie Labatt Ltée, M.Maurice Legault, président Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation et du Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.©Copyright 1974 — Le magazine Québec Science-Université du Québec.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1974.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052. 4 QUÉBEC SCIENCE / octobre 197< COURRIER ÉCORNITHOFLEURS DEMANDÉS Je tiens à vous informer par la présente que le ministère de la Main d'Oeuvre a accueilli favorablement notre projet d'animation en Sciences Naturelles dans le cadre de Perspectives-Jeunesse.Si nous avons pensé communiquer ce renseignement à QUÉBEC SCIENCE, c'est qu'il est plutôt rare qu'un projet à caractère scientifique soit accepté à Perspectives-Jeunesse, alors que la vulgarisation de la science est d'une importance capitale dans un monde où l'homme voit sa compréhension de la technologie rétrécir constamment.Brièvement, le projet dessert la région L'Ascension-Ste-Véronique (cté Labelle) et distribuera de l'information surtout en: Botanique, Ornithologie, Géologie, Astronomie (dissection, microscopie, etc.).Cette information me semble beaucoup plus valable que la supposition (sic) dont il est fait mention à la fin de l'article.Cependant, s'il m'arrivait de faire erreur, il me ferait plaisir d'avoir plus d'informations sur l'existence possible d'atomes ultra-lourds de durée de vie de milliards d'années.Marcel Beaulieu Esprit-Saint Comté de Rimouski À propos des trous noirs, vous serez sans doute intéressé par le livre «Gravitation» de C.14/.Misner, K.S.Thorne et J.A.Wheeler.C'est un bouquin tout frais sorti des presses de l'éditeur W.H.Freeman.Aussi intéressant que volumineux (il compte 1 250 pages), son prix est toutefois assez élevé ($20.95).Vous pouvez vous le procurer en écrivant à: W.H.Freeman and Company, 660 Market Street, San Francisco, California, 94104, USA.J'aime beaucoup moins votre remarque où l'on dit que jusqu'à aujourd'hui, on se contentait de vendre à rabais à des comp< gnies multinationales, (voir QUEBEC SCIENCE, deptembre 1974.) Nous avons, dès le début des entrepôts frigorifiques du Lac St-Jean, aidé d'une façon appréciable au démarrage de ces entrepôts.Nous avons payé pour ces bleuets le prix du marché et je m'imagine mal qu'on ne fasse de même pour le vin.Qu'on réussisse ainsi à augmenter le marché du bleuet tant mieux.Qu'il n'y avail avant cette nouvelle utilisation que des égorgeurs, ne croyez-vous pas que c'est pour le moins exagéré?Votre revue demeure très intéressante et je vous en félicite.Marcel Allard Compagnie Stuart Montréal L'information sera transmise lors de randonnées, pour conserver le contact avec la réalité.Si des personnes compétentes sont intéressées à nous donner un coup de main pour préparer nos «cours», elles seront les bienvenues.Et voila! Nous avons lancé la bonne Nouvelle.À vous de la communiquer à tous les Québécois!!! Le projet Écornithofleur a/s Denis Raymond 544 - 43e avenue LaSalle, Qué.(514) 366-9169 DES ATOMES CONTROVERSÉS L'article «Des trous dans le ciel» paru dans l'édition de mai du magazine QUÉBEC SCIENCE m'a beaucoup intéressé.Je voudrais en savoir plus long sur ces objets et sur les phénomènes physiques qui s'y rattachent.Pourriez-vous m'indiquer où et à quel prix je pourrais me procurer cette documentation?De plus, j'ai bien aimé l'article «La généalogie nucléaire» paru dans le numéro de juin.Toutefois, je crois que les dernières phrases de cet article sont en contradiction avec d'autres informations.En effet, dans le livre «Qu'est-ce que la mécanique quantique» de V.Rydnik (pp.236-237) il est mentionné que la durée de vie des atomes dépend de leur stabilité, celle-ci augmentant avec le numéro atomique de l'élément considéré.En conclusion, les atomes comportant 120 protons et plus ne peuvent exister à cause de leur grande instabilité (sic).En ce qui concerne la deuxième partie de votre lettre, il faut d'abord noter qu'une notion récente, celle des nombres «magiques», est venue modifier au cours des cinq dernières années les concepts de stabilité des atomes ultra-lourds.Ces fameux nombres «magiques» ne sont pas autre chose que les numéros atomiques des éléments qui sont très stables.Ces derniers commencent d'abord avec l'hélium (de numéro atomique 2) qui contient 2 protons et 2 neutrons.Ensuite, vient l'oxygène (no at.8) fait de 8 protons et de 8 neutrons.Puis, on retrouve te calcium (no at.20) constitué de 20 protons et de 20 neutrons.Les atomes légers les plus stables sont en effet ceux dont le noyau est formé d'un nombre égal de protons et de neutrons; si ce nombre est pair, alors là, ils sont à « toute épreuve».Plus avant, les nombres «magiques» se poursuivent avec l'étain (no at.50) et le plomb (no at.82).Ce dernier s'avère très stable mais, cette fois, ne compte pas un nombre identique de protons et de neutrons: 82 et 126 respectivement.Toutefois, ils sont en nombres pairs et les physiciens savent maintenant que ces 82 protons et 126 neutrons forment une coquille nucléaire très stable.Dans cette veine, on prévoit (mais on n'a pas encore réussi à les synthétiser ni même à les observer) que les atomes de numéros atomiques 114 et 126 possèdent ces mêmes propriétés de la structure nucléaire qui assurent une grande stabilité et donc une très longue durée de vie.BLEUETS MULTINATIONAUX Je suis heureux qu'on réussisse à produire un bon vin de bleuet.Une proportion de près de 90 pour cent de la cueillette des bleuets du Québec esi expédiée vers les États-Unis sous forme o matière première.Ainsi, le jeu de Fexpo tation de produits non transformés, qui rapporte très peu, et /'importation subséquente de produits transformés, qui nou.coûtent très cher, perpétue la «vente à rabais à des compagnies multinationales) Le coût d'achat de la matière première importe peu.Ce qu'il faut, c'est prendre en main notre économie et assurer nous-mêmes la transformation de nos ressources naturelles.N.D.L.R.L'avis que nous donnions à ne lecteurs en page 4 de notre numéro de juin dernier, a pu porter à confusion dan l'esprit de certains de nos lecteurs.Notre volume 12 (qui s'est terminé en juin 197 ne comportait effectivement que 10 numéros et nous n'avons jamais écrit le con traire.Par conséquent, QUEBEC SCI EN CE n'est pas paru en juillet et en août dernier et c'est le présent volume (le 13ième), commencé depuis septembre 1974, ainsi que tous les autres volumes à venir qui comprendront 12 numéros.Inutile donc de demander des numéros q n'existent pas! n1 IlL B'ù «Ov î\. ictobre 1974/ QUÉBEC SCIENCE 30MMENTMRE [TajKiTl T' rmMjj HJMEl À première vue, la proposition qui coiffe ce commentaire peut paraître ridicule.Les titres alarmistes des journaux nous portent plutôt à croire que l'assimilation linguistique des francophones du Québec est irréversiblement engagée.Pourtant, malgré qu'il ne soit pas aisé de faire appel à la raison dans un débat aussi passionné, l'importance de la question n'exige-t-elle pas un effort particulier de raisonnement «à froid»?v D'abord, il nous faut absolument nous départir d'un préjugé aussi profondément ancré que faux: les anglophones n'ont pas peur de l'assimilation.Non seulement ils se disent qu'ils ne courent aucup risque de perdre leur langue maternelle à cause du grand bassin anglophone nord-américain, mais, même si cela survenait, ils en souffriraient moins que les francophones.Chez eux, la loyauté linguistique est nulle.Leur impérialisme ne passe pas par la langue, comme celui de la France, par exemple, qui a toujours cherché à exporter sa culture.Le drame consiste donc à fonder une politique linguistique sur la supposition que l'attitude linguistique est la même chez les anglophones que chez les francophones.Prenons seulement pour preuve l'histoire de St-Léonard, en banlieue de Montréal.Pendant que les parents français manifestaient contre l'anglais, les parents anglophones créaient des écoles d'immersion totale en français pour leurs enfants.Pourquoi alors ne pas utiliser ce désir des anglophones d'apprendre le français pour refranciser le Québec?L'article sur le bilinguisme (pp.16 à 21 de ce numéro) démontre les principes élémentaires du processus d'assimilation culturelle et conclut que tout groupe linguistique en mauvaise posture doit décider du prix qu'il est prêt à payer pour sauver sa langue.Sa survie dépend d'un délicat marchandage où les valeurs disponibles, d'un côté comme de l'autre, grimpent et baissent rapidement.C'est vrai, notre langue se comporte comme une langue minoritaire, mais nous avons encore plusieurs atouts en main, au Québec.Mentionnons seulement le nombre, la vitalité culturelle, la maîtrise des grandes sociétés publiques et de l'État québécois.De plus, notre niveau de vie relativement élevé et le goût acide que laisse la consommation des «bébelles», se conjuguent pour montrer que nous sommes prêts à payer pour garder notre langue.Avant nous.Hongrois, Sudafricains (pour l'afrikaans) et Israéliens ont dépensé des fractions notables de leur Produit national brut pour sauver leur langue sans que cette volonté de survivance n'entraîne de baisse irréparable du niveau de vie.L'autre atout que nous oublions, mais qui a été évoqué plus haut, est l'attitude décontractée des anglophones vis-à-vis l'apprentissage du français.Encore une fois, ceci s'explique parce qu'ils n'accordent pas à la langue la place que nous lui donnons.Le désir manifeste des parents anglophones de faire apprendre le français à leurs enfants pourrait d'ailleurs 5 constituer la pierre angulaire d'une politique linguistique scolaire capable de permettre aux francophones de gagner la «bataille de la langue», à Montréal.Elle est détaillée en pages 20 et 21.En gros, elle consisterait à utiliser le tiers des jeunes francophones de la métropole pour créer des écoles biethniques françaises à 75%.Les anglophones ne craindraient pas de voir chacun de leurs enfants entourés de trois camarades francophones car, faut-il le rappeler, ils souhaitent que leur descendance parle français.Du point de vue des francophones, le rapport doit les favoriser aussi fortement pour être certains qu'à l'école, au moins, le français se comporte comme une langue majoritaire.Encore là, le risque demeure d'angliciser le tiers des jeunes francophones de Montréal.À long terme, par contre, et malgré certaines défections inévitables, cette approche permettrait à Montréal de justifier son titre de «deuxième plus grande ville française au monde».Avant d'appliquer une telle politique à grande échelle, il faudrait tenter quelques expériences.Le gouvernement du Québec, direz-vous, doit certainerfient avoir consenti des sommes importantes à des recherches de ce type?La langue n'est-elle pas devenue sa première priorité?Mais non.M.Jean-Guy Savard, directeur du Centre international de recherche sur le bilinguisme, à Québec, le seul organisme au monde à étudier les conflits linguistiques, vit un suspense annuel régulier pour assurer la survie de son groupe.Des commissions «royales» d'enquêtes ont dépensé des millions pour ne constater que des situations de faits, mais aucun soutien important n'a été consenti à ceux qui étudient les mécanismes qui conduisent à de telles situations.Comment peut-on prétendre corriger ces problèmes par des «lois 22» alors qu'on n'a jamais éprouvé les mesures qu'elles contiennent?Les politiciens ignoreraient-ils l'existence de la méthode expérimentale?Pourtant, les experts québécois des problèmes du bilinguisme participent déjà à la conception de programmes sur ordinateur qui seront bientôt capables d'évaluer d'avance le succès des politiques linguistiques.Connus dans le monde entier, ils ne demandent qu'à mettre à la disposition du Québec des connaissances déjà vivement appréciées en Irlande, en Malaisie et aux États-Unis.Une nouvelle revanche des berceaux serait un anachronisme dans le contexte mondial de la surpopulation.La science des conflits linguistiques nous permet enfin de mener la lutte sur le terrain culturel même.Il n'en tient qu'à nous.Jean-Marc Fleury Rédacteur en chef QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 /OIMITE Une économie de papier Tucker est parvenu à établir un modèle de comportement du marché papetier.Depuis 1955, l'exportation globale de papier canadien chez nos voisins a baissé, en moyenne, de 0,76 pour cent par année.Cette baisse a été principalement causée par l'accroissement graduel de production des industries papetières du Sud des États-Unis.icousd.1 mi»*' irimitiî s Le Dr Tucker souligne que cette tendance est bien établie et n'est pas encore attribuable au recyclage.Elle est globale et affectera proportionnellement toutes les régions américaines.ALe Québec aura à assumer 50% de la baisse des exportations canadiennes de papier journal attribuable au recyclage du papier par les États-Unis.Le recyclage des rebus présente des avantages sur le plan écologique mais le revers de la médaille est moins alléchant.En effet, la concurrence entre la production «vierge» et la fabrication par recyclage peut parfois nécessiter de difficiles réajustements économiques et sociaux.Il s'avère donc important d'essayer d'anticiper ces réajustements alors que des actions alternatives demeurent possibles.Dans ce sens, le Dr T.L.Tucker, du Centre de recherches forestières des Grands Lacs, a entrepris l'étude des conséquences économiques du recyclage pour l'industrie canadienne du papier journal.Jusqu'au début de la décennie le recyclage des déchets papetiers, tel qu'il se pratique actuellement aux États-Unis, n'avait que très peu d'effets sur les exportations des industries canadiennes produisant le papier à partir de fibres vierges.En 1970, seulement 3,6 pour cent du papier journal consommé , aux E.-U.était entièrement fait à partir de fibres recyclées.A cette époque plus de 60 pour cent de la consommation américaine de papier journal provenait d'industries canadiennes.Ainsi, si le recyclage du papier prend de l'ampleur chez nos voisins du sud, l'industrie canadienne des pâtes et papier risque de s'en ressentir profondément.Il faut bien se rappeler que quand les États-Unis éternuent, le Canada attrape le rhume.C'est surtout dans les grands centres urbains comme New York, Chicago et Los Angeles que le recyclage prendra de l'ampleur.Le Dr Tucker estime qu'on y produira sous forme de papier recyclé, près de 6 pour cent de la consommation américaine de papier journal de 1985.Certes cette proportion demeure faible, mais puisque 70 pour cent de toute la production canadienne de papier journal est exportée aux E.-U.et, par surcroft, à destination des grands centres urbains, les industriels canadiens scrutent l'avenir «recyclé» avec une certaine méfiance.Suivant les anciennes tendances de production de papier recyclé et les destinations de l'exportation canadienne, le Dr Le jeu du recyclage sera d'alourdir le fardeau fiscal des expor- ; tâtions décroissantes que le Canada aura à supporter dans l'avenir.Heureusement, le modèle du marché papetier établi par le Dr Tucker, indique que la consommation américaine de papier journal devrait augmenter d'environ 50% d'ici 1985.La baisse que les exportations canadiennes auront à subir sera donc proportionnelle et ne sera pas une baisse de tonnage.Le Dr Tucker souligne que ce dernier devrait augmenter de 28 pour cent d'ici à 1985.Néanmoins, le Québec sera le plus touché par la baisse relative d'exportation.C'est en effet surtout du Québec que les États-Unis importent du papier journal.De plus, 78 pour cent des importations sont destinées aux grandes agglomérations urbaines, où le recyclage est le plus susceptible de prendre de l'ampleur.Le Québec perdra donc une bonne part du marché papetier américain.Le Dr Tucker prévoit que le Québec, qui produit 44 pour cent des exportations canadiennes, aura à assumer environ 50 pour cent des pertes subies par l'industrie canadienne à la suite du recyclage.rirnts ète du co tracé po ssys gue: fée Il est d'ores et déjà certain qu'au cours des prochaines années, le rythme de croissance des usines de pâtes et papier sera moin dre que par le passé.Peut-être en profiteront-elles pour se recycler.Congrès Ponis et charpenics istnt; ience tsj itc'étîit (voir fcpiéti l'effet, f ilcultf la r lit';¦ ; ; Ut;?:-: Meure le fee ee boîte stdins' L'ingénieur spécialisé en structure a vu son domaine de travail évoluer rapidement au cours des dernières décennies.Le gratte-ciel est venu s'ajouter à son domaine de compétence.Il a alors vu s'amalgamer aux problèmes classiques de structure, d'autres considérations découlant de la présence d'habitants à l'intérieur même de ses structures.Le danger d'incendie consti tue un de ces problèmes que l'ingénieur concepteur doit particulièrement considérer.(lapopyi ^anslei Le problème comporte deux facettes très différentes.D'une part, la sécurité des occupants, d'autre part la sécurité de la structure même.es result "intta Des laboratoires de recherche où il est possible de poursuivre une expérimentation poussée existent présentement dans le monde.En combinant cette expérimentation à un solide développement théorique, il devient possible de comprendre et de prévoir le comportement de différents matériaux et structures "" l(tfç “Itiplli, kr A 4/'| Ct octobre 1974 / QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉ / 7 "Poitem ¦: au cours d'un incendie.On calculera alors les «paramètres de "(! feu» au même titre que les charges sismiques ou tout autre Ji paramètre de la structure.Ces paramètres étant maintenant assez bien connus, les risques d'effondrement deviennent pratiquement inexistants.étal* «olobalî L'autre facette concerne la sécurité même des occupants.Comme nous le savons, la structure n'a jamais tué.Les causes principales de décès sont essentiellement la fumée et les gaz de combustion, sans oublier la panique, qui est peut-être la plus importante.Il importe de considérer que dans ce genre d'édifices, l'évacuation complète des usagers est impossible à envisager.Il faut donc mettre les usagers en sécurité dans l'édifice même.Une fois les usagers en sécurité, il est essentiel de pouvoir freiner l'évolution de l'incendie.Différentes techniques furent mises au point lors des cinq dernières années.15,i.abi «a don J.LîDrl 28 pour KD La technique la plus efficace, la compartimentation, a été empruntée au domaine de la navigation.Il s'agit alors de subdiviser l'édifice en un grand nombre de cellules élémentaires pouvant comprendre jusqu'à quelques étages dans les très grands édifices.: :r : .: : Ces compartiments, limités par des murs coupe-feu, peuvent être complètement isolés.La pression intérieure est contrôlée et il devient plus facile de lutter contre l'incendie.Les compartiments adjacents pouvant résister à une combustion complète du compartiment touché, les occupants du secteur menacé pourront y trouver refuge.MMrii s par Uns ¦ ^ ri::.-s Les systèmes auxiliaires comme l'électricité, la ventilation, l'eau et l'éclairage sont également conçus de façon à devenir des instruments de lutte plutôt que des voies de propagation pour l'incendie.Marmaliser les infénieurs La science de l'ingénieur se transforme de plus en plus en une science exacte, quoiqu'en disent les ingénieurs qui pensaient que c'était déjà chose faite.Il est maintenant possible de prévoir avec une bonne précision le comportement des différentes pièces de structure.En effet, lorsqu'il érige une structure, l'ingénieur n'a plus à calculer la résistance de chacune des pièces utilisées, le manufacturier s'en charge et les résultats sont inscrits dans des tables.Ces tables, appelées codes de construction, donnent la capacité d'une pièce de structure en fonction de tous les paramètres en jeu.C'est dans le but de comparer les codes entre eux que l'Association internationale des ponts et charpentes a fait parvenir, en 1973, un questionnaire à ses membres dans 60 pays différents.L'Association a reçu des réponses de 27 pays, regroupant 50% de la population mondiale et utilisant 80% du béton consommé dans le monde.On a demandé aux ingénieurs de ces pays, d'évaluer selon leurs codes les charges pouvant être supportées par une colonne aux dimensions et caractéristiques très bien définies et ce, dans un grand nombre de conditions différentes.Les résultats obtenus furent comparés lors du symposium de l'AIPC tenu à l'université Laval, à Québec, en août dernier.Ces résultats montrent des différences aussi importantes qu'inattendues.Kl#* 'Il solW' Jrtit il stllllt H semble inquiétant d'observer que la charge normale recommandée selon certains codes ne se situe que légèrement au-dessous de la charge ultime de rupture évaluée par le code d un autre pays.Les raisons expliquant ces différences sont multiples.L'âge des codes utilisés pourrait être un premier facteur important.On remarque, en effet, que la Pologne utilise un code datant de 1956, alors que d'autres pays, comme le Canada, ont révisé complètement leur code de construction en 1974.Des modes de dimensionnement disparates peuvent également être à l'origine de tels écarts, tout comme une différence dans les niveaux de sécurité requis.L'utilisation de techniques de calcul non standardisées amène d'autres incohérences.Naturellement, certains codes pèchent par une trop grande prudence, rendant les constructions plus coûteuses, tandis que d'autres surévaluent la résistance des matériaux utilisés.Par ce sondage, l'AIPC n'a pas l'intention de trancher la question.Le but de cette étude était seulement de permettre aux ingénieurs et associations d'ingénieurs de situer dans le contexte mondial les codes qu'ils utilisent.C'est sans doute là un premier pas de l'évolution des codes vers des valeurs plus internationales et moins disparates.Pierre de Luee jOm 1—lO/um —i A CASSE-TÊTE LUNAIRE — Longtemps après les premiers pas de l'homme sur la Lune, le 21 juillet 1969, l'analyse des fragments lunaires rapportés par les astronautes se poursuit.Le poids de leur butin atteint 95 kilogrammes.Parmi les plus étranges spécimens, celui-ci, fruit de la mission Apollo-16, est ici regardé au microscope électronique.La petite sphère mesure 26 micromètres (millionièmes de mètre) de diamètre.C'est un météorite de fer et de sulfure de fer imbriqué dans une matrice de verre lunaire.À partir de particules semblables, les savants du U.S.Geological Survey Laboratory de Reston, en Virginie, tentent de reconstituer la naissance du système solaire.: 8/ ACTUALITÉ QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 «WD»' Des animaiiH ultraviolets De toutes les techniques de télédétection mises en œuvre pour parvenir à une gestion rationnelle de la faune, peu sont aussi révélatrices que celle qui vient d'être mise au point par MM.D.M.Lavigne et N.A.Oritsland, du département de Zoologie de l'Université de Guelph.Pour mesurer l'importance de cette nouvelle technique, il convient de se rappeler que les recensions de populations animales, qu'elles soient faites à l'œil nu, par photographie, ou par des détecteurs sophistiqués, se buttent toujours à un grave problème de contraste.En effet, il est généralement très difficile de déceler la présence de tous les animaux d'un troupeau puisque plusieurs passent inaperçus, se confondant avec le paysage.Les détecteurs doivent donc être choisis spécifiquement pour leur sensibilité à des différences de teintes, souvent faibles, entre l'animal et son milieu de vie.Il est très rare qu'un animal révèle sa présence, noir sur blanc.Ceux qui errent dans les bois, sous la couverture végétale et ces autres, plus subtiles, qui se camouflent en adoptant la couleur de l'environnement posent, depuis longtemps, de sérieux problèmes aux recenseurs de la faune.¦ f • Ph G ' iSs'ï Les premières photographies ainsi réalisées montrent des ours polaires et des blanchons «noirs» et parfaitement visibles sur une neige d'une blancheur éclatante.En plus de sa grande efficacité, ce mode de détection des animaux fait appel à des appareils photographiques conventionnels et n'ayant subi que très peu de modifjcations.Les objectifs de verre ordinaire utilisés en photographie classique absorbent les ultraviolets; il faut les remplacer par des objectifs de quartz qui, eux, laissent le champ libre à ces rayons.En plus de cette modification, il est nécessaire d'utiliser un filtre qui ne laisse pénétrer que les rayons ultraviolets, c'est-à-dire ceux dont le domaine de longueur d'onde s'étend de 300 à 400 nanomètres (milliardièmes de mètre).Puisque toutes les émulsions photographiques sont impressionnées par ces photons, le choix du film ne pose aucun problème.(0 Ni * p jcii[esi,i ianiifliS|0 des*'-' tresto# KJfôtoi^11 ! St A "¦ I Hr h H'i I rmenreui lirr- -is INCRITIOI r:;3r m ACONTRASTE DE PEAUX — Grâce à la photographie en ultraviolet, le pelage des animaux prend une toute nouvelle teinte.Des peaux de phoque adulte (Ph-A), d'ours polaire (O-P), de blancho/i (B), de lièvre (L) et de phoque gris (Ph-g) illustrent ce phénomène.A gauche, les pelages tels qu'ils apparaissent en photographie conventionnelle et, à droite, tels qu'ils ressortent, beaucoup plus constrastés, en photographie ultraviolette.MM.Lavigne et Oritsland se sont attaqués à la mise au point d'une technique permettant de dénombrer efficacement les animaux du Nord.Les obstacles étaient de taille car les sujets de leur expérience, l'ours polaire, le petit phoque (blanchon) ou meme le phoque gris, contrastent très peu avec le sol de glace et de neige.Cependant, dans un environnement polaire une grande proportion des rayons ultraviolets qui nous parviennent du Soleil sont réfléchis par le sol glacé.Chez certains animaux des régions polaires, dont l'homme, ge rayonnement peut même occasionner un malaise connu sous le nom d'«aveuglement des neiges».Voilà maintenant que ce rayonnement servira à espionner les habitants du Nord.Grâce à des mesures préliminaires de la réflexion des ultraviolets par les mammifères, les deux chercheurs de l'Université de Guelph ont constaté que certains pelages en absorbent avec avidité.Par la suite, des essais photographiques dans l'ultraviolet ont confirmé que cette technique pouvait être avantageusement mise à contribution lors des dénombrements de la faune dans les régions polaires.L'absorption d'ultraviolets par le pelage des ours polaires et des jeunes phoques et l'efficace réflexion de ces rayons par la glace et la neige permettent de les photographier sans en omettre un seul.AESPIONNAGE À L'ILE D'AMET — Grâce à la photographie ultravio- ci» lette et malgré leur pelage blanc, de jeunes phoques (blanchons) sont facilement visibles aux côtés de leurs parents.Cette photographie a été ® prise lors d'un survol des glaces de l'fle d'Amet, au nord de la Nouvelle- j tiu Écosse.1* Ce genre de photographie pourrait bien devenir un important outil de télédétection.Cette technique devrait bientôt être appliquée à la recension des populations de phoques dans le Golfe Saint-Laurent, où les anciennes techniques parvenaient tout juste à déceler la présence d'adultes.'ht.:: h Microbes aniipolluiion Les microbes, il n'y a pas si longtemps considérés purement et simplement comme des ennemis, commencent déjà à rendre d'immenses services.Ils sont même en voie de devenir nos alliés dans la lutte contre la pollution.En effet, nos connaissances des cycles biologiques des éléments toxiques nous permettent maintenant d'envisager une telle collaboration.- Cü'"""- -.¦ 'tC; ' - t- r''" ' 'Ôltptm La nature a déjà appris comment se débarrasser des toxiques qu'elle produit elle-même, mais elle a besoin de l'aide des hommes pour éliminer les nouveaux toxiques qu'ils fabriquent ^Pli# ié So* "tertii octobre 1974/ QUÉBEC SCIENCE ACTUALITÉ / 9 blindes) 'iStomii - : ¦ ¦ ¦ : : :V:' ' v : e Ijoclotils irddelal is» tfcMtiti UJESâ* 1# idéiai^ l(|t(eBiw Itwico»* w ^ 0||3DÜ|G llifiW en grandes quantités.Les effluents industriels mercuriels, par exemple, peuvent s'infiltrer dans des milieux aqueux où le mercure sera transformé en un virulent poison neurotoxique: le méthyle-mercure.Il est très peu probable que la nature provoque, chez les microorganismes, des mutations telles que ceux-ci puissent synthétiser des enzymes capables de détruire le méthyle-mercure et les autres toxiques.Cependant, sous conditions contrôlées en laboratoire, la fréquence des mutations peut être considérablement accrue par l'utilisation de fortes doses d'agents «mutagènes».Ainsi, une approche expérimentale de ce type devrait permettre d'ici peu, d'obtenir des micro-organismes capables de dégrader les toxiques persistants.Ces substances nocives se propagent dans l'environnement par des «géo-cycles».Par exemple, le mercure qui aboutit dans les sédiments du fond des mers s'y transforme en méthyle-mercure sous l'action de bactéries.Ce poison étant volatile, il s'envolera littéralement vers la surface.Au cours de sa montée vers NON CRITIQUES TRÈS TOXIQUES ET RELATIVEMENT ABONDANTS TOXIQUES MAIS ASSEZ RARES sodium arsenic titane carbone or barium fluor cobalt gallium potassium sélénium lanthane phosphore mercure zirconium lithium nickel rhodium magnésium cuivre iridium fer plomb tantale calcium zinc rhénium soufre argent strontium étain hydrogène cadmium chlore platine rubidium béryllium oxygène palladium hélium antimoine argon bismuth iode calcium aluminium brome silicium azote tellure TOXIQUES — Ce tableau donne une liste des éléments qui ne présentent pas un réel danger pour la santé (NON CRITIQUES), des éléments très virulents (TRÈS TOXIQUES), et enfin, des substances toxiques mais si rares que le danger est, à toutes fins pratiques, inexistant (TOXIQUES MAIS ASSEZ RARES).l'air libre, de nombreux poissons pourront en absorber des quantités suffisantes pour présenter des dangers à la consommation.Une fois dans l'atmosphère, le méthyle-mercure se décompose en méthane (ChL ), en éthane (C?He ) et en mercure neutre (Hg).Le mercure pur étant beaucoup moins toxique que le composé méthyle-mercure, le danger à ce stade, a grandement diminué.C'est donc par de tels géo-cycles que les toxiques peuvent pénétrer le monde animal.Et pourtant, inlassablement, l'homme fabrique de nouveaux toxiques qui influencent chaque jour davantage ces géo-cycles et conséquemment, l'abondance de ces éléments dans les processus biologiques.L activité métabolique des micro-organismes joue, pour sa part, un rôle prépondérant dans la propagation des toxiques dans I environnement.Par leur faculté d'adaptation, ils peuvent métaboliser et détruire les substances toxiques, ce qu'un organisme plus «évolué» n'arrive pas à faire.Ainsi une meilleure connaissance des transformations microbiennes des composés toxiques revêt une grande importance pour l'écologie.Les micro-organismes ont en commun le fait qu'ils transforment les substances grâce à des enzymes qui catalysent (accélèrent) les réactions de transformation.Par exemple, certains microbes du fond des cours d'eau ionisent (enlèvent un ou plusieurs électrons) du sulfate de mercure (HgS) et le rendent soluble dans l'eau.Une fois dissous, ce mercure ionisé se transforme très rapidement en mercure neutre sous l'action d'une enzyme qui est présente dans plusieurs bactéries.Cette conversion peut déjà être considérée comme une désintoxication.Car le mercure neutre est beaucoup moins nocif que ses composés, comme le méthyle-mercure.D'autre part, certaines bactéries utilisent un second procédé et jouent malheureusement le rôle inverse, en fabriquant ce poison mortel.Parmi les autres métaux menaçants, le platine et l'or peuvent aussi être méthylisés par des bactéries.Cependant, le plomb, le cadmium et le zinc ne sont pas stables en solutions aqueuses et ne subissent pas cette transformation.Ce sont les métaux lourds «méthylables» qu'il faut surveiller tout particulièrement.Ainsi, depuis la vogue qui tend à amener le remplacement du plomb comme additif à l'essence automobile par d'autres métaux lourds, une grande attention doit être apportée pour ne pas faire la bêtise d'utiliser un métal qui pourrait être méthylisé par des bactéries.Enfin, il faudrait certainement trouver une façon de remplacer le méthyle-mercure utilisé comme fongicide dans les semences, où il se trouve en plein dans le cycle alimentaire.La langue féminine Un concept bien ancré dans la mentalité des hommes veut que le langage féminin soit différent de celui de l'homme.Déjà, en 1922, le linguiste Otto Jespersen écrivait: «Les femmes terminent rarement leurs phrases et ont souvent tendance à sauter d'une idée à une autre lorsqu'elles essayent de discuter».Était-ce là calomnie ou médisance?Les hommes se plaisaient à croire le téméraire linguiste et, jusqu'à tout récemment, les femmes n'osaient pas lui répondre.Dans un article du numéro de juin 1974 de la revue Psychology Today, le Dr Chéris Kramer, professeur en Communications à l'Université de l'Illinois, remet en question le vieux concept «chauvin».Partant de l'hypothèse généralement admise par les sociologues et les littéraires que la femme utilise plus d'adjectifs et d'adverbes que l'homme, elle demanda à un groupe mixte d'une quarantaine de sujets de décrire individuellement et en leurs termes deux photographies.À l'analyse de ces textes, elle ne put déceler qu'une seule différence: les hommes ont tendance à utiliser plus de mots que les femmes pour arriver à décrire les mêmes illustrations.Elle souligne toutefois que cette tendance n'est pas statistiquement significative.Le Dr Kramer refila ensuite les descriptions à des diplômés de littérature en leur demandant de déduire le sexe des auteurs.Plusieurs textes écrits par des hommes furent assignés à des femmes parce que, dirent les littéraires, les descriptions étaient «sensuelles» et «détaillées».Il n'en fallut pas plus pour que le Dr Kramer tire la conclusion que, fondamentalement, la différence n'existe que dans les esprits. ACTUALITÉ / 10 QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 itobie i- Voilages planétaires ' /f&zw ORAGE ÉLECTRIQUE — Cette photo a été prise par le satellite météorologique SMS—1, à une altitude de 35 500 kilomètres au-dessus du Brésil.Un violent orage électrique,.qui s'abat sur le Mexique, y laisse voir de grandes traînées nuageuses pendant que sous terre, les charges électriques se redistribuent pour s'adapter à la colère de l'atmosphère.De vieux câbles télégraphiques qui courent aux fonds des mers, même une fois débranchés, n'en continuent pas moins d'alimenter les conversations.des scientifiques.C'est le cas de deux câbles qui reliaient Bamfield, sur l'fle de Vancouver, à Suva, aux Iles Fidji, 9 660 kilomètres plus loin dans le Pacifique.En 1968, la Société canadienne des télécommunications transmarines de Montréal, mettait à la disposition des scientifiques ces câbles désaffectés, vieux de 70 ans et qui ne servaient plus qu'aux commérages des sirènes.Les docteurs HJ.Duffus et N.R.Fowler, respectivement du Royal Roads Military College et de l'Okanagan Regional College, en Colombie Britannique, ont sauté sur l'occasion pour mesurer les différences de potentiel électrique entre différents points de la Terre.Ils viennent seulement de publier leurs résultats dans la livraison de juillet dernier du Journal canadien des sciences de la Terre.Ces mesures leur ont permis de confirmer l'existence de champs électriques originant au cœur même de la Terre.Plusieurs phénomènes, comme les marées du fond des océans, les courants côtiers et les variations des champs géomagnétiques, se concertent pour provoquer des différences de tensions entre les câbles.Les phénomènes qui produisent ces différences de voltage sur de grandes distances ne sont pas encore parfaitement déterminés, d'autant plus que la somme des données tirées du fond des océans est très maigre par rapport à l'ensemble des données terrestres.Partant d'abord de Bamfield, et prenant le potentiel au sol de cet endroit comme référence, MM.Duffus et Fowler ont mesuré les voltages de façon continuelle le long des deux câbles qui courent jusqu'aux Iles Fidji.Étant donné qu'un des câbles, appelé BAMFAN 1, quitte la Colombie-Britannique par le sud des petites fies de la baie de Backley, alors que le second, BAMFAN 2, passe par le nord de ces fies, le grand écart qui les sépare avant qu'ils ne se rejoignent aux Fidji a permis aux géophysiciens de mesurer les voltages planétaires selon deux routes différentes.Déjà, en 1964, le physicien S.K.Runcorn avait évoqué la possibilité de détecter les champs électriques de la surface terrestre issus d'un effet de dynamo au cœur de la terre.En effet, notre planète se comporte un peu comme un moteur électrique.Le rôle du stator est occupé par le noyau terrestre, principalement constitué d'atomes de fer auxquels il manque un ou plusieurs électrons, tandis que la croûte terrestre se comporte comme le rotor à cause de ses nombreux électrons libres.Ces interactions provoquent des remaniements des pièces non parfaitement rigides du rotor géologique.De plus, étant donné que le «rotor» n'est pas parfaitement homogène, ni en topographie ni en composition, et que sa conductivité électrique varie d'un matériau à l'autre, les mouvements ne se font pas tout d'un bloc.Des différences locales de charges provoquent des variations du potentiel électrique d'un point à un autre de la surface terrestre.Ces champs électriques, produits en surface par le noyau de la Terre, sont à leur tour perturbés par les variations des courants électriques de l'ionosphère (couche supérieure de l'atmosphère où les gaz sont ionisés ou électriquement chargés).De gigan- 1 tesques marées déforment l'ionosphère sous le jeu des attractions gravitationnelles de la Lune et du Soleil.De plus, l'atmosphère extérieur est continuellement ionisé par les rayons du Soleil, qui arrachent des électrons aux atomes d'ozo-te et d'oxygène, tandis qu'un vent de particules solaires électriquement chargées vient encore perturber les champs électriques de l'atmosphère.Toutes ces perturbations ont influencé la tension dans les câbles BAMFAN 1 et 2.Les deux scientifiques ont donc dû soustraire ces bruits de fond pour connaftre la puissance réelle du stator terrestre.Avec l'aide d'outils mathématiques puissants, ils ont mesuré une faible tension de seulement 0,44 volt entre les fies Fidji et la Côte ouest canadienne.La différence de potentiel I entre les bornes d'une simple pile de lampe de poche est trois fois supérieure! Dans ce cas-ci, les fies jouent le rôle de pôle positif tandis que Bamfield est la borne négative.Cette première détermination expérimentale des tensions entre deux points aussi éloignés du globe revêt d'autant plus d'intérêt que ces mesures ne pourront jamais être répétées.BAMFAN 1 et BAMFAN 2 se sont rompus en plusieurs endroits depuis les mesures.paires- Atlantique-usesnaturi K faction c limons en f ms dt tout liions Lut eu :: [idœfet il un twit' niptnlles oHteoia ande taille rtnoui isaurms m.leu InsUnepi sut eue® ta an S! U CHS sits}::.-surstres, feoi!' «esaum "tconstitu! teeud «de la ns •«tteten f'wjou-s Ntoiieetl tsCûn[[fr I expérience *Mitee » était t clochards, Eimjo “Me |t «'formé ! Noire.!|!'W jm0ri Nitepey 11 ' 'H-f 'V/;.PS SÉûfiijnoj : :: • -ti : i somme (jp5 P par repp :.;c fOJfSlîl ; ¦ c »téyo(]iiéla la surfact te - rjn Oî s torsw ils et tfarj sur:.''si r ;"ssu ::rr::r [rc; rtnios irss'.Oi}! s :u cas ait I, Déplus, rusé paf ^ :i;-SI lessolair^ r -O loltt#11 I le tels *1 live.;S tensions auW't itirf1, nplu#' octobre 1974 / QUÉBEC SCIENCE ENI/IRONNE/HENT Saumons stressés Les animaux en exil sont beaucoup plus vulnérables que les sédentaires.C'est particulièrement vrai chez les saumons de l'Atlantique.Qu'ils quittent leur territoire sous l'influence de causes naturelles (leur croissance le commande) ou repoussés par l'action de l'homme, comme c'est le cas lors de l'utilisation d'insecticides qui affectent directement leur nourriture, les saumons en exil deviennent des proies faciles pour les prédateurs de toute sorte.Une expérience du Dr P.E.Symons, de la Station biologique de St-Andrews, au Nouveau-Brunswick, vient de le confirmer.Avant d'émigrer vers la mer, le jeune saumon passe près d'un an dans des cours d'eau généralement peu profonds.Il s'y établit un territoire d'alimentation.Les plus jeunes, par exemple, occupent les régions où le courant est faible et la profondeur moindre que dans les territoires choisis par leurs frères de plus grande taille.Mais peu à peu leur croissance les force à chercher de nouveaux territoires.Il n'est pas rare qu'en automne les saumons nés prématurément quittent brusquement et massivement leur «pouponnière» pour des bassins plus profonds.Ainsi, une proportion importante de salmonidés est constamment en exode.Il faut compter de quatre à cinq jours avant qu'un saumon ne s'acclimate à un nouveau milieu de vie.3 *e; ifirosfes, ( îE'T; «or:; ; PL : Jscfi '!-¦¦- Pons; On moulin, Oi JpusISi ™Wset assdiüss Wi3P; S:;.-;.ItSilji,] licous StiBl tf;-., soiiHjlj.iNapy PT,,; JPîrdm ICE,Wob, (IbFuoçi lues come lü'ilyeitiin llesppa de lift KlitOlljl «ne d'epi»! Lapoi» leraatim e .esta# it une situ! inglopm intéiétpour Jl fflilsfaefu Plusleui stjrami, coiitecti,'î Ils misent (ejwoJ» tionJ'eW 00#^* ibrei'W muel!»01 jjmjineclu K'ï c.^P; nfienf1-1' Ui octobre 1974/ QUÉBEC SCIENCE çaises pour 73 anglaises.Tous ces facteurs font qu'au recensement de 1971, les 37% d'habitants du Nouveau-Brunswick d'origine francophone ne donnent que 34% d'habitants dont la langue maternelle (première langue apprise et toujours comprise) est le français, 31% dont la langue au foyer est le français et seulement 16% dont le français est la langue des conversations en dehors de la maison.MANGER SA LANGUE L'individu qui se trouve dans une situation de contact quotidien avec une autre langue que la sienne vit la pression d'une langue dominante dans une multitude de décisions qu'il doit prendre continuellement quant à son comportement linguistique.En quelle langue est-il préférable pour lui de parler à son patron?Quels programmes de radio ou de télévision choisira-t-il d'écouter?À quelle école va-t-il envoyer ses enfants?Les administrations locales et gouvernementales sont-elles dominées par sa langue ou par celle de l'autre?Dans quelle langue peut-il obtenir le plus d'information sur son environnement immédiat et sur le monde extérieur?Quelle langue est la plus payante?La pression de la langue dominante se manifeste alors par diverses formes de bilinguisme que l'on appelle acculturation, diglossie, changement de langue au foyer, emprunts linguistiques et interférence linguistique.Il existe par contre des situations extraordinaires où une minorité se comporte comme une majorité.Au Sème siècle, les armées arabes qui envahirent l'Europe ne comptaient que quelques centaines d'Arabes pour des milliers de Coptes et de Berbères.Pourtant, c'est l'arabe, et non le berbère ou le copte, qui devint la langue seconde des pays conquis.Tous les esclaves des armées arabes étaient obligés d'apprendre la langue de leurs généraux.Plus près de nous, dans le temps et l'espace, Jean Marchand, actuel ministre des Transports à Ottawa, a raconté son expérience de leader syndical dans un moulin d'une petite ville du Lac Saint-Jean.Le seul anglophone de la place était le gérant du moulin.Or, malgré qu'il ait été en poste depuis 15 ans, il n'avait jamais appris le français et forçait tous les gens du village à s'adresser à lui en anglais.De semblables contextes féodaux ont maintenant tendance à disparaftre au Québec.Lorsque différents groupes linguistiques se touchent ou s'entrelacent étroitement, le statut quo est pratiquement impossible.La compétition est inhérente entre deux langues en contact parce que les conditions optimales pour les groupes d'usagers sont habituellement incompatibles.Bien que cela puisse paraître contradictoire à première vue, «le bilinguisme est maintenu par deux blocs unilingues», affirme M.Mackey.En effet, si l'un des blocs devient bilingue, l'autre jouit alors d'une suprématie linguistique et peut ensuite assimiler la communauté bilingue.En pratique, la situation demeure toujours instable et, bien que le bilinguisme ne mène pas nécessairement à l'assimilation, il n'en demeure pas moins une étape essentielle.La personne membre de la minorité linguistique doit être prête à payer de son épanouissement professionnel si elle veut demeurer unilingue.Pour un pays, cela signifie renoncer à se tailler une place sur les marchés mondiaux et dans les sphères scientifiques et technologiques, à moins d'appartenir à l'une des grandes langues prioritaires.Et encore.«BINGO»?CONNAIS PAS Lorsque la dynamique du bilinguisme conduit à l'assimilation, le bilinguisme revêt différentes formes.Vient d'abord l'acculturation.Elle peut être physique, un Espagnol réduit à manger du manioc, par exemple, ou conceptuelle, lorsque la façon de penser change au contact d'une autre culture.Par exemple, en Acadie, il est ridicule de parler de culture française bien que l'on y parle français.La culture est nettement nord-américaine comme le prouve la disponibilité des mots, symboles des objets qui nous entourent.Lorsqu'on demande à des Français et à des Acadiens d'écrire tous les mots associés à des domaines universels comme la nourriture et le vêtement qui leur viennent à l'esprit, on constate des différences remarquables de disponibilité.Si, par exemple, le mot pain figure sur la liste de chaque personne interviewée, on dira que sa disponibilité est de 100%.Or, le pourcentage de disponibilité du mot vin n'est que de 1,4% en Acadie tandis qu'il atteint 79,3% en France.Dans le cas de bérêt, les chiffres sont respectivement de 3,4 et de 38,1 pour cent et, constatation tout à fait inattendue (pour les Québécois du moins), la disponibilité du mot bière, en Acadie, n'est que de 2,8% tandis qu'elle se situe à 32,6% en France.On assiste donc à une adaptation de la langue au milieu, réalité encore plus évidente lorsqu'on prend un mot comme «bingo» disponible à 87% en Acadie et totalement ignoré en France.Une vaste étude a été entreprise par le Centre international de recherche sur le bilinguisme pour mesurer l'adaptation du français, langue qui a été transplantée dans une trentaine de pays, pour la plupart africains.La diglossie, utilisation de deux langues mais jamais pour la même chose, constitue une manifestation classique du bilinguisme.Il suffit de penser au latin, réservé à la religion, et aux francophones du Nord de l'Ontario, où le français ne sert qu'au foyer.En adoptant un comporte- 19 ment diglossique, l'individu cherche d'abord à défendre sa langue.Mais, généralement, elle n'en a plus pour longtemps.Sauf une exception extraordinaire, l'hébreu que les communautés juives dispersées ont maintenu vivant pendant des siècles en se refermant sur elles-mêmes.Mécanisme de défense, la diglossie est situationnelle.C'est l'endroit qui détermine alors quelle langue utilise le bilingue, que ce soit à l'église, à l'école, au foyer, dans son milieu (voisins, magasins, administration) ou au travail.Il y a assimilation inévitable lorsque la langue du milieu et du travail n'est plus celle du foyer.La langue parlée à la maison ne peut dominer parce qu'au travail et dans ses relations avec son environnement, le bilingue utilise une vocabulaire beaucoup plus riche que dans sa cuisine.C'est pourquoi, les enfants des cadres francophones qui déménagent de l'Est francophone de Montréal vers les quartiers anglophones de l'Ouest (parce que leur réussite professionnelle les pousse à quitter leur milieu défavorisé) passent irrémédiablement à l'anglais.La Commission d'enquête sur la langue française, dirigée par M.Jean-Denis Gendron, a d'ailleurs fortement insisté sur l'urgence défaire du français la langue du travail au Québec, pour en assurer la survie.Le changement de langue au foyer représente une cassure nette avec la langue maternelle.Les enfants se trouvent alors assimilés au nouveau groupe linguistique.Habituellement, ce changement rapide se produit à la suite de mariages mixtes et de divorces.Par exemple, il y a deux à trois ans, à Montréal, l'anglais devenait la langue du foyer dans chaque union entre anglophone et francophone, surtout lorsque le père était anglophone.La langue peut changer à nouveau dans le cas d'un divorce, si la mère se remarie avec un homme de sa langue maternelle.Au cours des années cinquante, au Québec, beaucoup de cadres anglophones mutés dans les petites villes ont épousé des filles francophones qui se sont assimilées à l'anglais, au gré des mutations et des relations de leur mari.UN EMPRUNT PEU PAYANT La langue attaquée se modifie aussi au contact de la langue dominante.Ceci se manifeste par des emprunts linguistiques et de l'interférence linguistique.Le pro cessus d'emprunt est bien simple, des mots français du langage cèdent la place à des termes anglais que l'on appelle anglicismes.L'interférence, elle, se manifeste chez la personne elle-même qui, tout à fait automatiquement, fait de plus en plus appel à des termes anglais dans son discours.On mesure les emprunts linguistiques selon le degré d'intégration des mots empruntés à l'autre langue.Par exemple, ¦¦¦ 20 QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 LA TRANSFORMATION SOCIOLINGUISTIQUE DU QUÉBEC, DE 1900 À 1970 LA FRANCISATION DE MONTRÉAL — En 1900, Montréal comportait une grande majorité d'anglophones qui contrôlaient complètement le monde des affaires.Graduellement, les francophones ont afflué des campagnes vers la ville.Vers 1940, ils se taillaient une petite place dans le secteur privé, mais leur plus grande réussite consiste à avoir pris le contrôle de l'État provincial, qui joue un rôle de plus en plus considérable dans la vie des individus.(Diagramme de W.F.Mackey, dans «L'écologie éducationnelle du bilinguisme», publication du Centre international de recherche sur le ________Le Québec rural \S"r Montréal I Anglais Langue maternelle public Français bilinguisme, à Québec.) fie, «s" M*1 iiiifff jtqjii*1 m* «que K » y pu Si té)iï:T al)K s utiii I s ecisap tmijots iPLi ¦ iî (tant * ipeneK «à l'un Mima dit élit p içon da (BonKi Itiliïrl’ai 11 réfidesè mi hoia.L' ans las tel «abacois, taie, etc nponans impcanc Èsiiacfiuî ¦ançais, I au Québec, il n'y a pas de mot français usuel pour «wrench», un outil appelé clé anglaise en France.En comparant la disponibilité relative des mots anglais et français dans les différents milieux on parvient à mesurer le degré d'emprunts linguistiques.Ainsi, on a comparé les indices d'intégration de mots anglais rattachés au vocabulaire du vêtement dans la région de Montréal et en Acadie.On a trouvé que l'intégration de «parka» (anorak, en français) est de 0,666 à Montréal et de 1,0 en Acadie.Cela signifie que personne n'utilise le mot français chez les francophones du Nouveau-Brunswick.Les indices d'intégration à Montréal et en Acadie se chiffrent respectivement à 0,536 et 0,071 pour «brassière» (soutien-gorge), à 0,005 et 0,366 pour «scarf» (foulard), à 0,142 et 0,213 pour «overalls» (salopette), à 0,002 et 0,57 pour «raincoat» (imperméable) et à 1,0 aux deux endroits pour «T-shirt», mot qui n'a pas d'équivalent français.L'interférence linguistique se manifeste de pair avec l'emprunt linguistique.Une langue comme le français constitue un code.C'est un répertoire complet de symboles (mots) qu'on agence selon les règles de la grammaire.Ce code sert pour parler, écrire et lire.Les bilingues, par contre, parce qu'ils possèdent un autre code utilisé dans divers contextes, empruntent des mots de l'autre langue.Par exemple, le francophone qui «magasine» en anglais pensera «beans» et non fèves au lard.Il connaft l'expression fèves au lard aussi bien que «beans», mais parce qu'il a l'habitude de faire ses courses en anglais, «beans» est le premier mot qui lui vient à l'esprit.L'interférence se manifeste chez les bilingues parce que la personne qui parle ne veut pas arrêter le fil de son discours et utilise les premiers mots que lui envoie sa mémoire.Les langues interfèrent dans son cerveau comme deux postes de radio qui émettent sur la même fréquence.De plus, l'interférence peut se manifester au niveau de la grammaire et de la syntaxe.L'emploi abusif du verbe être, par exemple, guette tous ceux qui traduisent de l'anglais au français.Chronologiquement, l'assimilation commence par l'interférence, passe par l'intégration, et peut aboutir à la créolisation ou à la disparition complète de la langue originale.Dans ce premier cas, la langue du groupe assimilé se stabilise en une sorte de soupe linguistique composée d'autant de termes empruntés que de mots originaux.Dans le deuxième cas, les individus du groupe assimilé linguistiquement peuvent conserver plusieurs liens qui maintiennent l'existence d'un groupe, mais leur seul moyen de communication devient leur nouvelle langue.Leur code original est devenu trop pauvre.Plusieurs groupes francophones de l'Ouest canadien ont passé ce stade depuis longtemps.L'ÉCOLE, POINT CHAUD Lorsqu'un groupe linguistique se sent menacé, il peut décider uniquement d'adopter des mesures politiques pour rétablir sa suprématie linguistique.Cela, bien entendu, demeure possible s'il dispose de pouvoirs politiques.Inévitablement, l'école, moule de tous les citoyens, se retrouve alors au centre d'une controverse explosive.Car, bien que les individus souhaitent le maintien de leur langue au niveau national, ils raisonnent de façon différente quand vient le temps d'assurer l'avenir de leurs enfants.Ils chercheront alors à contourner les politiques gouvernementales pour assurer à leur descendance une connaissance pratique de la langue la plus prestigieuse.Les problèmes à surmonter sont énormes.Aucun pays n'a encore réussi à utiliser l'école pour sauver sa langue nationale.C'est qu'en sociologie du langage comme partout, on a rien 1 avec rien.Et le prix à payer s'avère souvent trop lourd.En Irlande, une centaine de chercheurs éminents en sont arrivés à la conclusion que pour assurer la survie du gaélique, il faudrait qu'une génération sacrifie deux années de sa scolarité, par rapport aux anglophones du pays et à ceux d'Angle- islefran lnquean mtr; pfo Kksflun tirai:?': «jlîli.Il fer?taraph Niait k tijUSOU : rar:;:- WlSSOflt Wél'an 'court t(r Bicha «tançais ’Ne m; Npula;, Macon rancoph0r ««iJsa 1%eté Ntituem «liions dt tard LaijyeB1 uisloiïüinp ÉifS» fyniijBewn politifliisp liojuiitiqtt nli.Us*"1 poliM (d'llKtOf lîlesimli'* [Imlifii li^ie Is i probin'8 • 1 AytonP3'1* fl'écol3!^ ^jipy'tnso 'partout.^ ifayffs'3^ lotJt^ 'jtiOllS^ pasriftj.octobre 1974 / QUÉEÆC SCIENCE terre.Ils ont remis leur rapport au gouvernement qui doit décider si la survie de la langue nationale vaut le retard économique qui s'ensuivra.Au Québec, le sort du français se décide présentement dans les écoles de Montréal.Bien que cette ville soit à 60% francophone, la puissance d'assimilation de la minorité anglophone est telle qu'en 1971, le nombre de francophones n'y a augmenté que de 1 580 personnes, soit de 0,09%, tandis que le groupe anglophone a gagné 87 085 personnes, soit un gain de 14,6%.Ceci s'explique par le fait que la très grande majorité des immigrants choisissent l'anglais, l'unilingue anglophone montréalais étant assuré d'un revenu légèrement supérieur au bilingue et nettement supérieur à l'unilingue francophone.Pour renverser une telle situation, il faudrait être prêt à payer très cher.Une façon de franciser la population anglophone montréalaise pourrait être la suivante.Utiliser l'énorme désir de la population anglophone d'apprendre le français pour créer des écoles biethniques composées à 25% d'anglophones et à 75% de francophones.L'utilité grandissante du français dans les relations avec le gouvernement québécois, dominé par l'élément francophone, et qui joue un rôle de plus en plus important dans la vie des citoyens, a poussé un grand nombre d'anglophones à désirer que leurs enfants apprennent le français.Il faut quand même absolument que le français domine largement à cause de la puissance d'assimilation de l'anglais.Chaque anglophone sera alors entouré de quatre professeurs de français, trois camarades et un professeur.Par contre, certaines matières devraient être enseignées en anglais.Il est pratiquement certain qu'une grande partie de la population francophone étudiante de Montréal deviendrait bilingue, avec le risque d'être anghcisée.Car il serait nécessaire d'utiliser jusqu'au tiers des jeunes Montréalais francophones pour maintenir le rapport de trois élèves francophones pour un anglophone.Généralement, les gouvernements sont effrayés par de telles gageures et préfèrent s'abstenir.Le gouvernement du Québec ne fait pas exception.Pourtant, malgré l'anglicisation qu'elle provoquerait, à court terme, cette approche aurait de bonnes chances d'amener la domination du français à Montréal, à long terme.Le taux de mariage mixte serait élevé, et toute la population francophone serait ainsi mise à contribution.Une telle politique ne rencontrerait aussi aucun obstacle du côté anglophone car, contrairement aux francophones qui se sentent, et sont, menacés, les anglophones n'éprouvent aucune loyauté linguistique.Ils n'ont d'ailleurs aucune crainte de l'assimilation puisqu'ils constituent une majorité écrasante de 240 millions de personnes en Amérique du Nord.VOUS SOUVENEZ-VOUS DE «TIRE»?Dans bien des pays, c'est maintenant un fait accompli, les gouvernements ne voient plus la langue comme quelque chose d'acquis.Il leur faut prendre de plus en plus de décisions qui la touchent, coordonner ces décisions dans le cadre d'une politique linguistique et, finalement, prendre les moyens pour l'implanter.Du côté des cinq grands symptômes de bilingualisation assimilatrice on a réussi jusqu'ici, au Québec, à combattre seulement les emprunts linguistiques et l'interférence.L'amélioration du français au Québec est maintenant une réalité.Il n'y a pas de chiffres disponibles sur le nettoyage linguistique réalisé, mais des mots autrefois tout à fait usuels comme «tire», «truck» et «brake» font maintenant sursauter.La publication de lexiques, les échanges France-Québec, les jeu* télévisés, les chroniques de bon usage, l'amélioration du français de la radio, de la télévision et des journaux, de même que la grande vitalité de la culture québécoise, ont réussi à rapprocher grandement le français parlé au Québec du français international.Il ne reste que quelques mots enracinés irréductiblement comme «cute» et «fun».L'interférence linguistique a aussi été vaincue tout comme elle l'a été pour le hongrois, en Hongrie, et l'afrikaans en République sudafricaine.Cette amélioration du français au Québec a créé des conflits.Des francophones des milieux défavorisés se sont parfois vus aussi éloignés de leur élite francophone que du groupe anglophone, et ont opté pour ce dernier.Il y a aussi conflit vis-à-vis les minorités francophones des provinces autres que le Québec qui fait que le francophone manitobain se trouve maintenant presque aussi dépaysé à Québec qu'à Paris.Victimes des préjugés des anglophones locaux et de ceux des francophones québécois, les minorités francophones hors du Québec se sentent rejetées d'un côté comme de l'autre.Pourtant, comme dans toutes communautés linguistiques, il y a des francophones de l'Ouest qui parlent un excellent français.Mais cela ne sert à rien.Auparavant, les anglophones allaient chercher leurs professeurs de français en Europe, maintenant ils tentent de les faire venir du Québec.Le problème demeure entier puisque les Québécois refusent de quitter leur milieu pour un autre qu'ils jugent étranger.Et cela, malgré l'existence d'importantes minorités francophones locales.Mais refranciser la langue n'est rien à côté d'une opération de francisation du Québec.Le monde des affaires ne peut se passer de l'anglais.Les experts s'accordent pour dire qu'il faudrait payer un Québec fonctionnant en français par l'ignorance de l'anglais, éventualité impossible.21 Les pressions linguistiques sont au Québec pour demeurer.La politique linguistique n'aura pas le choix et devra s'adapter continuellement au dynamisme du bilinguisme.La sociologie du langage nous enseigne au moins que les mesures coercitives conduisent droit à l'échec.La puissance d'attraction d'une grande langue prioritaire dépasse largement la puissance du pouvoir politique.En dernier recours, la survie d'une langue attaquée dépend de la qualité des gens qui la parlent.POLITIQUE LINGUISTIQUE FAMILIALE Comment une famille peut-elle conserver sa langue maternelle dans un environnement linguistique étranger?Monsieur William Mackey, qui a reçu des lettres de tous les coins du monde lui posant cette question, avoue au départ que l'objectif demeure extrêmement difficile.Je conseille la diglos-sie la plus puissante possible dans la situation vécue.Mais si le milieu est entièrement de langue anglaise, la langue du foyer devrait être uniquement le français.Il faut absolument associer le foyer à l'emploi exclusif de la langue maternelle.Les parents qui se disent «on est dans un pays bilingue», «on va fonder un foyer bilingue» commettent une grave erreur.Le milieu, les amis et les voisins qui viennent à la maison, tout va faire en sorte que les enfants vont finir par adopter l'anglais.Enfin, pour enrichir la langue du foyer, beaucoup moins riche que la langue du travail et du milieu, il importe que la famille adopte un important programme de lecture dans la langue maternelle. 22 QUÉBEC SCIENCE / octobre 19 POLLUTION le temps des remèdes Un récent symposium international, tenu à Paris sur les effets de la pollution sur la santé a permis à des spécialistes du monde entier de confronter leurs résultats.Encore timides et fragmentaires, ceux-ci suffisent pourtant à marquer la fin d'une époque: celle de la constatation et de l'émotion.Le temps des remèdes est en vue.EEr-*** X Ni La planete Terre est comme ua être pluricellulaire: elle a son appa reil respiratoire, son système sanguin, son système nerveux et son cerveau.mais, il lui manque des y % "'^I loctobre 1974 / QUÉBEC SCIENCE par Fabien Gruhier La pollution est un fléau.Il ne se trouve plus personne pour mettre en doute ce nouveau proverbe.Le goût que notre société manifeste pour le «retour à la terre», la vogue des produits naturels ou artisanaux, la chasse aux antiquités constituent, parmi d'autres, autant de symptômes de ce nouveau mal du siècle: les conséquences néfastes du progrès.Nul ne se hasarderait à refuser ses bienfaits, mais chacun souhaite —insoluble contradiction— échapper à ses inévitables inconvénients: le bruit qui nous assomme; les substances chimiques —médicaments, additifs alimentaires, polluants atmosphériques, etc.— qui envahissent notre corps; l'entassement urbain qui réduit à la portion congrue notre espace vital; la mode et la publicité qui grugent notre libre-arbitre, etc.Il y a plus: la civilisation industrielle agresse non seulement l'individu, mais surtout la société dans son ensemble par le biais d'une insupportable dégradation de notre environnement collectif.Nous avons fait de la planète Terre un nouvel être pluri-iu cellulaire dont nous constituons chacun Ê une modeste cellule.Cet être a son appa-I reil alimentaire (les pipe-lines qui véhicu-I lent les hydrocarbures), son système I sanguin (la distribution d'électricité), son H système nerveux (les réseaux de télécom-I munications) et son cerveau (les centres I d'informatique et de décision).Il lui H manque toujours ses reins, le système I épurateur apte à débarrasser la Terre de I toutes les nuisances.À défaut de rein, I chacun sait qu'un organisme s'empoison-I ne et meurt.Il urge donc de réagir.•J IDENTIFIER L'ENNEMI I Mais réagir contre quoi?Si la pollution I constitue l'un des cinq paramètres à partir I desquels le Club de Rome pronostiquait I l'effondrement de notre économie, elle I n'en demeure pas moins une notion I abstraite.Bien sûr, nous la reconnaissons B quotidiennement sous l'un de ses innom-fl brables masques (gas d'échappements, B vacarme d'un avion qui décolle, noires fumées dans le ciel, fuel sur les plages, ¦ poissons morts dans les rivières, etc.).I Mais ce démon, à l'instar du vieux Satan, I sait prendre de multiples visages, et même I agir sur notre esprit.Et, plus encore que I le «malin» d'autrefois, la pollution sait I séduire: c'est tous les avantages du monde B moderne qu'elle nous fait miroiter en B échange.B Les hommes, qui n'en sont pas à une I prouesse près, prétendent pourtant profi-I ter du progrès sans laisser se dégrader leur I environnement ou leur santé physique et B mentale.Le récent symposium sur «les I progrès récents dans l'évaluation des ef-| fets de la pollution de l'environnement sur la santé», organisé en juin dernier à Paris fl sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé, de la Commission des Commu- 23 nautés Européennes et de l'United States Environmental Protection Agency, a apporté une ample moisson de résultats scientifiques, assez disparates à première vue.L'ensemble représente une véritable somme des connaissances actuelles sur l'inextricable problème de la pollution.Concernant aussi bien l'identification des substances chimiques ou des agents nocifs, leurs effets sur l'homme, les moyens de les mesurer, ou les seuils admissibles en deçà desquels on peut admettre, jusqu'à preuve du contraire, qu'aucun risque grave n'existe.Ces seuils, une fois déterminés par les scientifiques, doivent bien entendu être imposés par les autorités des différents États.Car la pollution ignore les frontières, et les normes doivent être uniformisées à l'échelon international.C'est la première difficulté.En outre, et malheureusement, s'il ne semble guère difficile de décréter que telle ou telle substance tue, ou provoque immédiatement des dommages majeurs à partir d'une dose donnée, il est infiniment plus délicat d'affirmer qu'une dose, même très faible, n'entrafnera pas, à long terme, des troubles tout aussi redoutables.Tels sont les termes de l'équation dose d'agression—réponse de l'organisme, pour chaque agent étranger ajouté à notre environnement naturel.La solution de cette équation s'avère le plus souvent complexe.D'autant plus que l'homme ne subit pratiquement jamais un seul polluant.Une infinité d'agents se combinent, et notre organisme joue le rôle d'intégrateur de l'ensemble des effets.Or l'effet blobal ne représente pas —en général— une simple addition, mais plutôt une combinaison très sophistiquée de l'ensemble.Le plomb, l'anhydride sulfureux, les médicaments, le bruit, les radiations, les additifs alimentaires, la fumée de cigarettes, l'amiante, les pesticides, etc., etc.se conjuguent ainsi en une inquiétante symphonie dont le solfège discordant se traduit par un épouvantable casse-tête pour les chercheurs.Les interactions ne se limitent d'ailleurs pas nécessairement à des phénomènes chimiques: des chercheurs autrichiens ont par exemple étudié l'effet combiné du bruit et de l'oxyde de carbone.ADDITION OU MULTIPLICATION Sans réussir, il est vrai, à mettre en évidence une quelconque multiplication des effets de ces deux agents considérés isolément.C'est heureux, en particulier pour les automobilistes des grandes villes qui, soumis en permanence à l'un et à l'autre, ont déjà fort à se plaindre de leur simple addition.Quels que soient les points d'interrogation qui subsistent dans les relations entre notre organisme et les multiples agents agressifs que notre civilisation technique l'oblige à rencontrer, nous ne pouvons de toute façon plus nous payer le luxe d'at- tendre un raffinement des connaissances: «La science n'est certes pas en mesure d'instaurer une protection complète de notre environnement —déclarait M.A.C.Trakowski, de l'US Environmental Protection Agency— mais la dégradation de cet environnement intervient avec une telle rapidité qu'il faut dès maintenant utiliser les données acquises pour élaborer d'urgence des priorités à l'échelon gouvernemental».La tâche des politiciens paraft pourtant aussi ardue que celle des scientifiques: avant de prendre des décisions, il s'agit d'évaluer les coûts de la pollution d'une part, des éventuels moyens de la combattre de l'autre.Or les chiffres généralement avancés ont dans les deux cas ceci en commun: leur élasticité.et leur énormité.Le programme américain de construction d'usines de traitement pour les eaux usées coûtera 18 milliards de dollars.Et les dégâts imputables à la pollution de l'air, aux États-Unis, représentent, selon les estimations, de 11 à 30 milliards de dollars par année.Encore cette facture ne comporte-t-elle que les éléments directement évaluables: accroissement du coût d'entretien des immeubles par exemple.Qui saura traduire en dollars le taux de détérioration pulmonaire d'une population, ou une diminution de son espérance de vie?Les chiffres sous-jacents au phénomène pollution, bien qu'astronomiques, demeurent insuffisants: ils n'expriment pas la totalité du dommage, et les décisions politiques ne sauraient résulter d'un simple calcul coût/bénéfice.Remarquons tout de même que, sans nous en rendre compte, nous acceptons collectivement des risques majeurs: chacun sait que l'automobile tue.Les statisticiens ont même pour habitude de prévoir, d'une année sur l'autre, le nombre des victimes de la route.Seulement voilà: il s'agit de statistiques, et les victimes, ce sont toujours «les autres».Il se trouve fort peu d'individus pour refuser de monter dans une voiture par crainte de l'accident.Beaucoup plus répandue est par contre la peu de l'avion, en dépit de statistiques formelles: l'air tue beaucoup moins que la route.Le comportement de notre espèce ne se caractérise pas par un excès de logique.Remarquons d'autre part que les avertissements alarmistes des scientifiques s'avèrent, à l'occasion, peu fondés: l'Académie des Sciences de Paris n'avait-elle pas, au début du siècle dernier, condamné sans appel les chemins de fer?L'organisme humain, affirmaient les savants, ne saurait résister à des vitesses supérieures à 40 km/h.Fragilité et insuffisance chronique des connaissances scientifiques concernant l'effet des polluants, absence même, d'une liste complète des agents polluants que nous subissons, et comportement irrationnel des hommes face aux risques dûment identifiés, la guerre à la QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 !»,• t t'*' ANALYSE DES EAUX — Pour lutter contre la pollution des cours d'eau il ne faut pas hésiter à j se servir des armes de la science moderne.Déjà, se servir des armes de la science moderne.Déjà, %, les analyses chimiques et bactériologiques sont à l'œuvre, dans ce domaine.“ V.> >voéey» comment Attains C: Mf.•, En pf R?'«22 * Plus! TOI «eurs. «CE/*,, uneseyij lr' Wmine Hünjasp! îplactàrj fis .¦¦ .VI* UU^ tore ni* || kreUiem 11 («empli !irl'oi*iliii sent et gâchent sa promenade.Même s'il aspire à vivre dans siiW èfréqi MO oo rence, Su peotenti La cité moderne est le reflet du conflit intérieur de l'homme ^^contemporain.Le même citadin irrité au volant par des feux rouges et des piétons qui le retardent, maugrée quelques heures plus tard contre les automobiles qui l'asphyxient, l'éclabous- leraipoiij La scien or estai ralionda! rait pas pas sofa aiioii noclé oil electros au rationnelle a condo octobre 1974/QUÉBEC SCIENCE Urbano mobilisme une ville agréable, paradoxalement, il ne veut ou ne peut pas se passer de son «char-perturbateur-urbain».Y a-t-il moyen, sans mettre en péril une industrie automobile puissante et probablement nécessaire à la survie de notre société industrielle, et sans détruire notre civilisation essentiellement urbaine, de résoudre ce dilemne?Le Dr Gabriel Boula-don, directeur des programmes au Centre de Recherche de Batelle (à Genève), s'est penché sur cet épineux problème et ses conclusions méritent réflexion.Selon le Dr Bouladon, la première étape, déjà bien amorcée, consiste à en finir avec le mythe du volume de trafic à écouler.En effet, aucune municipalité dans le monde, même pas l'effarante Los Angeles, où près de 45 pour cent de la superficie du centre-ville est consacrée à la circulation automobile, ne songe plus aujourd'hui à faire converger vers la ville la totalité d'un trafic automobile autrefois considéré comme une demande prioritaire.Pour une fois, les nouvelles de la ville sont de bonnes nouvelles.Ainsi, Montréal qui comptait 267 730 habitants en 1901 a vu sa population passer à 1 214 352 en 1971, c'est-à-dire augmen-I ter, en 70 ans, de près de 5 fois.Cette augmentation est I considérable et se compare à celles de Rome et de Madrid qui I ont été au cours de cette même période de 6 et 7 fois respectivement.Si elle se maintient, la grande région montréalaise atteindra quelque 7 millions de personnes à la fin du siècle.Les démographes ont noté que ces grandes villes ralentiront leur croissance pour ne voir doubler leur population qu'à tous les | cent ans.Ce sont les villes de taille moyenne, comme Québec, dont la population se situe entre 100 000 et 400 000 habitants, gui se développent le plus vite.Au surplus, ces villes sont celles qui posent le moins de problèmes pour la circulation automobile.Nous voici donc en présence de grandes cités à croissance relativement lente où il faut réaménager l'espace de manière à le rendre plus agréable aux citadins.D'autre part, nous savons qu'à moins de catastrophe, 50 pour cent des bâtiments actuels existeront encore à la fin du millénaire.C'est donc l'espace entre les bâtiments qu'il faut repenser, tout en prenant soin de dégager plus d'espace au sol en construisant en hauteur et en transformant les espaces aujourd'hui consacrés à l'automobile en espaces verts, les poumons des villes.Mais les nombreux habitants, les employés de nos cités verticales, comment se déplaceront-ils?Les transports publics peuvent, tout au plus, constituer une solution quasi satisfaisante pour certains déplacements spécifiques comme ceux du domicile-travail.En effet, ces déplacements ne représentent qu'un tiers des besoins globaux des mouvements urbains.Pour sa part, l'automobile répond à un besoin fondamental: etre seul dans un espace privé.Il se peut que cette solitude | recherchée soit nécessaire entre les «contraintes de la vie professionnelle et les nécessités de la vie familiale» ou simplement qu elle soit agréable et utile lors d'une «conversation» à deux ou à plusieurs.LA SCIENCE & LES HOMMES / 45 L'industrie des transports publics n'est certainement pas prête à prendre la relève de l'industrie automobile.Il faut bien voir, en effet, que les transports publics ne représentent actuellement qu'une assez faible part des kilomètres-voyageurs que demandent les citadins.Elle est de 2 pour cent à Los Angeles et atteint son maximum dans les très populeuses capitales comme Tokyo ou New-York.Elle ne dépasse pas 20 pour cent dans les villes canadiennes.Si elle veut survivre, l'automobile privée classique devra s'adapter et s'avérer beaucoup moins polluante.Mais elle ne peut y parvenir qu'au prix d'un important renchérissement.Elle devra être plus silencieuse (là aussi les progrès sont lents et coûteux), moins dangeureuse (surtout pour les piétons!).Elle devra aussi se faire discrète.(Mais avec son moteur thermique, elle s'acco-mode très mal d'une circulation souterraine.) '"r'oiercuren (nt f l'^Wéresa '•t seule roi “"^Uiviut iÇONSTRu OllüN its to'^tïn ^ûtdes ^Œ/oa octobre 1974 / QUÉBEC SCIENCE ^problènK S(10ütijne 'Hpoiirauoi tsyilaanti itdtshoiui tain dt p»r cycles bioch LE MERCURE ET L'ENVIRONNEMENT uEmœcuw tervRonncmeTr Wlonjet c-ln Dmipneaiid lesiioima, utiliser raiei).issourcesrép : 1ère, Il faut isemntpÉ Minelaliles, 5 lanslauesui r nenaserlest • éripuesente roMMc isetiÉstri lointdevuei onstitueune puictccoot msciencede i^nüTcidi ueestHitt c nee plutôtï [jitetmaljii r ipresau* I® ativemî " pues,diijtii ¦ leriteditîS ¦ puise su*: alerte, dc® ; U arts ou hupd'àptuPf Publication de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques, Paris, 1974, 196 pages, $6.25 En vente chez: Information Canada, 171 rue Slater, Ottawa Ce rapport contient le texte d’un accord conclu en 1973 entre 24 pays Membres en vue de réduire au minimum les rejets dans l’environnement de mercure provenant d’activités humaines.L’accord, qui a été adopté par le Conseil de l’OCDE sous forme de Recommandation, a également conduit à établir, en janvier 1974, une procédure de notification annuelle entre pays membres concernant les quantités de mercure utilisées dans l’agriculture et dans certaines activités industrielles et aussi, à procéder à des évaluations de la quantité de mercure rejetée dans les déchets.Une procédure de notification analogue a été instituée pour les diphény-les polychlorés (PCB) à la suite d’un accord antérieur sur la limitation de l’utilisation de ces composés à des fins industrielles et commerciales.La première partie du rapport intitulée «Utilisation du mercure et choix social» comprend une enquête de caractère général sur le mercure et l’environnement pour la période qui s'achève au milieu de 1973.La deuxième partie donne un aperçu des problèmes d'ordre économique et administratif posés par l'utilisation du mercure et les émissions de mercure au Canada, au Japon, en Suède et aux États-Unis jusqu'en 1972.La troisième partie est consacrée à l'examen de l'incidence biologique du mercure et en particulier du méthylmercure présent dans l'environnement.Un livre intéressant, bien documenté comme seule l'OCDE arrive à en faire.Un ouvrage qui vaut son pesant de mercure.LA CONSTRUCT!ON ET LES COMMUNAUTÉS NORDIQUES Rapport des délibérations de la Conférence sur la construction et les communautés nordiques tenue à l'Université de Montré-u^.aV ^ ma' 1973.Publié par Association canadienne-française pour I avancement des sciences (ACFAS), 1974, 47 BIBLIOGRAPHIE 152 pages, $4.00.Disponible au Secrétariat de l'ACFAS, 2730, Chemin Côte-Ste-Catherine, Montréal Petit chef-d'œuvre de concision et de clarté, ce rapport intéressera toute personne (aussi peu spécialisée soit-elle en la matière) désireuse de connaître les préoccupations et les techniques de la construction nordique, des structures au contrôle de la pollution en passant par les implications psychologiques.Les experts se plaignent du manque de feedback des usagers des constructions nordiques.Souhaitons que ce rapport connaisse une audience assez vaste pour en susciter.LE ZONAGE AU QUÉBEC, un mort en sursis Réjane Charles, Les Presses de l'Université de Montréal, 1974, 171 pages.On a dit du zonage qu'il était «la maladie infantile de l'urbanisme».De fait, le zonage au Québec et en Amérique du Nord semble un instrument discutable et souvent bien mal utilisé.Aussi, l'auteur propose-t-il certaines réformes en vue d'améliorer cet outil du contrôle de l'utilisation du sol, sans pour autant en faire une panacée capable de résoudre tous les problèmes d'aménagement ou de réaménagement urbain.BIOPHARMACEUTICS AND DRUG INTERACTIONS D.E.Cadwallader, Éditions «Roche», Bâle, Suisse, 1973,111 pages.Disponible sur demande chez Hoff-man-LaRoche Limitée, C.P.1220, Station A, Montréal.Malgré les progrès rapides réalisés ces dernières années en biopharmacie, ce n'est que tout récemment que les écoles de pharmacie ont ajouté cette matière au programme d'études des futurs pharmaciens.Cette monographie (qui, malheureusement, n'existe encore qu'en version anglaise) est donc plus particulièrement destinée aux pharmaciens diplômés qui désirent parfaire leurs connaissances sur le devenir biologique et les interactions des médicaments.La prochaine fois que vous vous rendrez chez votre pharmacien pour faire remplir une prescription comportant plus d'un médicament, exigez qu'il ait ce livre en mains.Après tout, deux sécurités valent mieux qu'une! STRESS SANS DÉTRESSE Dr Flans Selye, Éditions La Presse, 1974, 175 pages, $3.95 Le découvreur du stress, le Dr Hans Selye, directeur de l'institut de médecine et de chirurgie expérimentale, a su non seulement développer scientifiquement ce concept, mais aussi en tirer une philosophie personnelle qu'il livre au public dans Stress sans détresse.LA DYNAMIQUE DE L'ASSIMILATION ?Madeleine Rochon-Lesage et Robert Maheu, COMPOSITION ETHNIQUE ET LINGUISTIQUE DE LA POPULATION DU QUÉBEC, Annuaire du Québec, Éditeur officiel du Québec, 1975 (à paraftre) ?Joshua A.Fishman, THE SOCIOLOGY OF LANGUAGE: AN INTERDISCIPLINARY SOCIAL SCIENCE APPROACH TO LANGUAGE IN SOCIETY, Advances in the Sociology of Language, Mouton, 1971, Paris ?William F.Mackey, LE BILINGUISME, PHÉNOMÈNE MONDIAL, Harvest House, Montréal, 1967 POLLUTION, LE TEMPS DES REMEDES ?Paul Duvigneaud, LA SYNTHÈSE ÉCOLOGIQUE, POPULATIONS, COMMUNAUTÉS, ÉCOSYSTÈMES, BIOSPHÈRE ET NOOSPHÈRE, Doin, Paris, 1974 (voir Parutions récentes) ?Pierre Dansereau, LA TERRE DES HOMMES ET LE PAYSAGE INTÉRIEUR, Éditions Leméac, Montréal, 1973 ?Clément Rondeau, S.O.S.BIOSPHÈRE: POLLUTION, Éditions Hurtubise/HMH, Montréal, 1972 ?OCDE, LE MERCURE ET L'ENVIRONNEMENT, Paris, 1974 EZÉCHIEL A-T-IL VU UN VAISSEAU SPATIAL?Josef F.Blumrich, THE SPACESHIPS OF EZECHIEL, Bantam Books, Toronto, 1974 ?Werner Keller, LA BIBLE ARRACHÉE AUX SABLES, Les Presses de la Cité, Paris, 1963 LES PSYCHOLOGUES SONT LÀ POUR SERVIR ?ACTES DU 17ÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE (1973), Les Presses de l'Université du Québec, Montréal ?J.Delay, LA PSYCHOPHYSIOLOGIE HUMAINE, Que sais-je?, Presses universitaires de France, Paris P.Foulquié et G.Deledalle, LA PSYCHOLOGIE CONTEMPORAINE, Que sais-je?, Presses universitaires de Fran-Paris 48 La Société canadienne des Télécommunications transmarines: un défi continu pour un progrès constant! / La courte existence de la Société canadienne des Télécommunications transmarines a coi'ncidé avec une ère incomparable de progrès technologiques et de changements.Quand la Société fut incorporée en 1950 afin d’établir, de maintenir et d’exploiter les services de télécommunications extérieures du Canada, elle fit l’acquisition d’installations existantes.Celles-ci ne représentaient alors que trois circuits téléphoniques et treize circuits télégraphiques reliés à des stations radioélectriques de haute fréquence et à des systèmes de câbles télégraphiques.Aujourd'hui, la SCTT a mis au point un système moderne de télécommunications internationales qui assure aux Canadiens des services de téléphonie, de télex, de télétransmission d'images et de données avec pratiquement tous les pays du monde, au moyen de raccordements à des réseaux mondiaux de câbles sous-marins, à des circuits radioélectriques de haute fréquence et à des circuits de satellites.De la feuille d'érable, à l'idée de mouvement, à celle d'ascension et de progrès ainsi qu'une note rappelant le lien entre les continents, c'est-à-dire les océans, voilà l'essentiel de la conception graphique qui a permis de créer le nouvel emblème de la SCTT.QUE SONT CES SERVICES?Téléphone — La collaboration de la Société à l'installation des câbles sous-marins et à la création d'un réseau global de communications par satellite INTELSAT permet aux Canadiens de communiquer avec pratiquement tous les pays du monde par l'entremise des entreprises locales de téléphone.Télex — La SCTT assure aux Canadiens le service Télex et le service TWX avec près de 180 pays, dont plus de 60 jouissent du service complètement automatisé grâce à un équipement de commutation automatique qui permet la sélection directe d'abonné à abonné.Un technicien surveille les circuits de télévision via satellites au centre de commande de Mill-Village, Nouvelle-Écosse.Télégraphe — Le centre de commutation télégraphique automatique de la Société a rendu possible l'intégration des réseaux d'outre-mer.L'ordinateur a une capacité d'écoulement de 60 000 messages par jour, pouvant atteindre, aux heures de pointe, jusqu'à 4 000 messages l'heure.Données — Le volume de transmission de données augmente sans cesse et la Société satisfait à cette demande grâce à une liaison rapide et économique avec plusieurs points d'arrivée outre-mer.Ce service pourra bientôt tirer parti des progrès accomplis dans le domaine, en pleine expansion, de la transmission numérique.Services spéciaux — L'orientation actuelle vers des communications directes, plus rapides et plus efficaces, a incité plusieurs organismes à relier leurs opérations commerciales internationales par des circuits loués et des lignes privées.La Société dispose de services de multiplexage en fréquence vocale et de commutation automatique qu'elle peut assurer grâce à ces circuits.Les autres services spéciaux comprennent la phototélégraphie et les émissions de radio à haute fidélité et de télévision couleur et monochrome.Les effectifs de la SCTT s'élèvent à quelque 800 employés répartis à travers le Canada aux points stratégiques suivants: Montréal (Québec), où se trouve le siège social de la Société qui abrite, de plus, le centre de commutation international le plus important; Deer-Lake et Corner-Brook (Terre-Neuve); Mill-Village, Halifax et Beaver-Harbour (Nouvelle-Écosse); Grosses-Roches, Yamachiche et Drummondville (Québec); Toronto (Ontario); Winnipeg (Manitoba); Vancouver, Port-Alberni et Lake-Cowichan (Colombie-Britannique) et, à l'étranger: Keawaula, Hawaif La Société est un membre actif du Comité consultatif international des radiocommunications de l'Union internationale des Télécommunications, dont le siège social est à Genève.Elle contribue à la promotion et à l'implantation des normes et des procédures techniques et opérationnelles.Elle est également associée à bon nombre d'organismes nationaux telle que l'Association canadienne des entreprises de télécommunications (ACET).Il est bon de souligner qu'au cours de l'année financière 1973-74, les Canadiens ont fait 2 358 630 appels téléphoniques, envoyé 1 903 314 messages télex et 1 305 564 télégrammes outre-mer par l'intermédiaire des installations de La Société canadienne des Télécommunications transmarines! % s % Le site des deux stations terriennes de satellite de la Société canadienne des Télécommunications transmarines à Mill-Village, Nouvelle-Écosse.Le radome à l'arrière plan, recouvrant une cuvette de 85 pieds de diamètre de type Cassegrain, fut érigé par le ministère fédéral des Transports en 1965 pour servir de station expérimentale.La station est exploitée par la SCTT et assure des services téléphoniques au Royaume-Uni.L'antenne, avec cuvette de 30 pieds de diamètre, que l'on aperçoit à l'avant, fut construite par la SCTT en 1969 afin d'offrir des services téléphoniques à 18 pays et des liaisons de télévision à 40.Elle sert également pour les téléconférences.Québec- France.unde S* Él* .oooi* Sypii,sifllî Mds, «ni (i[i|iioi?Affl itédesmyB tarissent ou* l'attitude de pi «mus ta pi®.Ledi ¦olojieJJi Ü est dis i* oins de tente ai Statistiques: r (dessoudajesi e de personnes i *r des maladies toisàquatefi nent (déclarés) ursuit-il,sileïi Nord-Ouest ser indesmaledies »e faut pas s'en «t sont emplo sente et irapj» iclarés,i pout les m iféeetlasoiiiti] “ifevénériert Sl'Mormation rat en été de 1 FLÈCHE DU ^ est diffusé parli f-^i'tsvc “^'ie parlé 5!jyw i» flll!isûaiti f.Wefiertéd NiKnisd ionseï u“ Prok VSSBSe 49 >:'r : .:: - ; foltSlQLfS iui sri :;!3S :l SD lifffSt to |T;"r' m : iê ::.3 • rsj-i : 35m1* esiriii 3ti« BtlOOil'W ¦ EN MRAC LA PILULE NE VAUT RIEN CONTRE LA SYPHILIS S'il est des maladies que les connaissances actuelles de la médecine peuvent vaincre, ce sont bien les maladies vénériennes.Pourtant, les statistiques officielles du ministère fédéral de la Santé et du Bien-Etre social pour l'année 1973 révèlent que le nombre de cas de gonorrhée atteint presque le taux record de 1945, au sortir de la seconde guerre mondiale: 205,2 cas par 100 000 habitants en 1973 et 209,3 par 100 000 habitants en 1945.De même, la syphilis, si elle ne bat pas encore de records, agrandit sans cesse son empire.Pourquoi?À cause de la très grande accessibilité des moyens contraceptifs (qui ne prémunissent que contre la grossesse) et de l'attitude de permissivité vis-à-vis des rapports sexuels.Et ce, surtout chez les moins de trente ans où l'on relève 34 pour cent des cas de syphilis de l'an dernier et -tenez-vous bien— 73,7% des cas de gonorrhée.Le directeur du Bureau d'épidémiologie, M.John W.Davies, ne se fait d'ailleurs pas d'illusion sur la validité de ses statistiques: «Aux États-Unis, déclare-t-il, des sondages ont révélé que le nombre de personnes effectivement traitées pour des maladies vénériennes dépassait de Lois à quatre fois celui des cas officiellement «déclarés» aux autorités.Aussi, poursuit-il, si le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest semblent le terrain d'élection des maladies vénériennes au Canada, il ne faut pas s'en faire: la plupart des médecins et des infirmières qui y pratiquent sont employés par le ministère de la santé et «rapportent» fidèlement tous les cas déclarés.» Mais il n'en va pas de même pour les médecins de la pratique privée et la solution au problème des maladies vénériennes repose davantage sur l'information que sur la médecine.Si le «sexe» n'est plus un acte honteux, il devrait en être de même pour les maladies qu'il propage.LA FLÈCHE DU JEUDI Nous rappelons à nos lecteurs que, depuis le début de la saison d'automne, le magazine scientifique télévisé LA FLÈCHE DU TEMPS est diffusé le jeudi à 22 heures sur les ondes de Radio-Canada.LES BÉBÉS PARLENT Toutes les mères vous l'affirmeront: leur oebe sait déjà parler à l'âge de quelques semaines! Jusqu'à tout récemment, les scientifiques en attribuaient la cause à la trop grande fierté des mères, déclarant que les bébés avaient besoin, pour apprendre les rudiments du langage, de nombreuses interactions et d'une longue fréquenta-'on du monde des adultes.Mais maman e toujours raison.C'est le Dr Colwyn revarthen, professeur de psychologie à l'Université d'Edimbourg, qui a trouvé pourquoi.Dans un récent numéro de I hebdomadaire anglais «New Scientist», le Dr Trevarthen explique les résultats de ses expériences.En posant comme prémisse que les nouveau-nés humains possèdent un cerveau beaucoup trop gros pour le peu d'activités autonomes que lui confèrent les théories classiques, il en est vite arrivé à la conclusion que la dimension du cerveau était fonction du langage.Utilisant les techniques audio-visuelles, il recueillit des signes évidents de volonté de communication de bébés âgés de quelques semaines à peine, volonté exprimée par gestes et expressions faciales diverses, évidemment.Bien sûr, il s'agit là d'un prélangage, mais cette découverte vient renforcer les vues des psycholinguistes à l'effet que le langage se développe à partir de la capacité innée d'un bébé à communiquer et ce, deux ans avant de pouvoir faire usage de mots.UN ARRIERE-GOUT DE L'HIVER Le journaliste Jean-Pierre Bonhomme, dans une collaboration spéciale à La Presse, le 9 septembre dernier, a calculé que sur une autoroute ordinaire de quatre voies, l'on peut, ces années-ci, épandre 120 tonnes de fondants (chlorures de calcium et de sodium) par hiver.Pour sa part, l'Office des autoroutes du Québec en utilise davantage: 400 tonnes par mille.Poursuivant l'escalade, le ministère des Transports, qui épand encore plus de fondants sur les routes québécoises ordinaires, envisageait récemment la possibilité de doubler sa consommation.Ce qui, évidemment, n'a pas manqué d'inquiéter maints experts, si l'on songe qu'aucune étude sérieuse n'a encore été entreprise pour mesurer l'impact direct de l'utilisation des fondants sur le milieu naturel.LES INGÉNIEURS NE SONT PAS PRÊTS Le nouveau président de l'Association des ingénieurs-conseil du Canada, M.James W.MacLaren, a déclaré lors de son élection à ce poste, que les ingénieurs canadiens ne sont pas encore prêts à développer l'Arctique, malgré les nombreuses pressions en ce sens.«S'ils maîtrisent assez bien la technologie, il n'en va pas de même au niveau des connaissances écologiques», a conclu le président.29 BOURASSA DEMANDÉS La livraison de juillet-août 1974 du Courrier de l'Unesco est entièrement consacrée au problème démographique mondial, soulignant ainsi l'Année mondiale de la population décrétée par les Nations-Unies.L'Organisation Internationale du Travail y a fait insérer un encart en couleurs où l'on estime à 300 000 000 le nombre de personnes qui, de par le monde, se mettront en quête d'un emploi pendant les dix prochaines années.Sans vouloir diminuer l'acuité de la situation, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il suffirait de trouver 29 autres Robert Bourassa à 100 000 emplois chacun pour résoudre le problème.L'O.S.F.: À SURVEILLER La vaste entreprise de planification mise en branle en juin 1973 par la direction générale de l'enseignement supérieur du ministère de l'Éducation sous le nom d'Opération Sciences Fondamentales (OSF), devrait bientôt produire ses premiers fruits: les rapports des sous-secteurs, déposés le 30 septembre dernier, sont à l'étude et les résultats devraient être rendus publics le premier décembre prochain.Ces recherches, actuellement complétées par des sondages, couvrent tous les domaines d'importance (dont le journalisme scientifique).Elles serviront à la mise au point d'un plan dynamique de développement en vue de coordonner les efforts des universités pour préparer les scientifiques dont la société québécoise a besoin.DES ABSENCES RELATIVES Le professeur G.H.Green, de l'Université de Saskatchewan, a découvert que l'absentéisme scolaire pourrait être réduit de façon radicale.tout simplement en augmentant le degré d'humidité relative à l'intérieur des classes.Son étude a porté sur 18 écoles publiques, dont 12 à Saskatoon et 6 à Halifax.Des études similaires à celle du Dr Green ont été menées en Suisse et aux États-Unis et ont prouvé d'une manière indubitable que le nombre de cas de grippe et d'infections respiratoires pouvait diminuer jusqu'à huit fois lorsque l'humidité relative était maintenue à 50%, plutôt qu'à 20%, comme c'est le cas en maints endroits.Le professeur Green parlait devant les délégués au congrès annuel de l'Association de l'Ameri-can Society of Heating, Refrigerating and Air Conditioning Engineers tenu récemment à Montréal.Souhaitons que son appel soit entendu de tous les responsables d'édifices publics.Pourquoi ne pas prévenir au lieu de guérir? 50 QUÉBEC SCIENCE / octobre 1974 ne prêtez plus votre magazine Je suis conscient(e) qu'on ne peut améliorer un magazine s'il est sans cesse prêté, photocopié ou consulté en bibliothèque publique.Je suis conscient(e) aussi que l'originalité, la qualité et le prix du magazine QUÉBEC SCIENCE sont tels qu'il devrait être entre les mains du plus grand nombre.J'ai décidé de ne plus prêter mon exemplaire NOM VENDEZ • LE ! j (ou fais s'abonner et participer au concours Marabout-Québec Science) I D il s'agit d'un cadeau ?il ne s'agit pas d'un cadeau NOM_________________________________ ADRESSE_____________________________ numéro rue appartement I ^_______________________CODE POSTAL_ ADRESSE____________________________________ numéro rue appartement -CODE POSTAL____________ ville NUMÉRO D'ABONNÉ.___________________________ et aussi de tenter ma chance de gagner 50 volumes de la collection MARABOUT-UNIVERSITÉ (voir p.51).NOM_______________________________________ ADRESSE___________________________________ numéro rue appartement ^__________________CODE POSTAL____________ IL UOUS Ell ITMMQUE?NOM________________________________________ ADRESSE____________________________________ numéro rue appartement ___________________CODE POSTAI____________ Veuillez trouver ci-joint mon paiement (chèque ou mandat) au montant de $____________pour________exemplaires des numéros antérieurs suivants au prix de $0.75 l'unité.?Vol.12, no 1 ?Vol.12, no 2 ?Vol.12, no 3 ?Vol.12, no 4 ?Vol.12, no 5 ?Vol.12, no 6 ?Vol.12, no 7 ?Vol.12, no 8 ?Vol.12, no 9 ?Vol.12, no 10 NOM_______________________________________ ADRESSE___________________________________ numéro rue appartement _________________CODE POSTAL____________ NOM________________________________________ ADRESSE____________________________________ numéro rue appartement TARIFS D'ABONNEMENT* ville CODE POSTAL_____________________________________ Postez le tout accompagné de votre paiement à l'ordre de: LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 1 an / 12 numéros ?régulier: $ 8.00 X_________abonnement(s): $______ ?étudiant: $ 6.00 X_________abonnement(s): $- ?étranger: $15.00 X_________abonnement(s): $______ total: $_______ Postez le tout accompagné de votre paiement à l'ordre de: JL LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 * Tarifs en vigueur jusqu'au 31 mai 1975 ne prêtez plus votre magazine VENDEZ - LE ! Comme nous désirons améliorer sans cesse votre magazine, il est très important pour nous que le nombre d'abonnés s'accroisse, nous permettant ainsi de faire porter sur un plus grand nombre le coût des améliorations envisagées et de satisfaire devantage de lecteurs.C'est pourquoi nous avons pensé, plutôt que de dépenser de l'argent en publicité, vous demander de trouver de nouveaux abonnés à QUÉBEC SCIENCE.Non pas que nous soyons en baisse.Au contraire, notre tirage a augmenté de plus de 30% au cours de l'année dernière.Mais nous sommes persuadés que, comme nous, vous désirez que QUÉBEC SCIENCE atteigne le plus large public possible.Et qui d'autre est mieux placé que vous, pour convaincre votre entourage de s'abonner à QUÉBEC SCIENCE?Utilisez les coupons-réponse qui vous ont déjà été expédiés par la poste, ceux en page 50 ou des fac-similés.De plus, le groupe SOGIDES, distributeur au Québec des éditions MARABOUT, vous offre de gagner 50 volumes de la collection MARABOUT-UNIVERSITÉ.25 autres volumes de la même collection iront à l'un des nouveaux abonnés ainsi recrutés.Dorénavant, refusez de prêter votre exemplaire de QUÉBEC SCIENCE à vos amis: vendez-leur un abonnement! PRIX OFFERTS A tout abonné qui en recrute un autre (une chance par année d'abonnement vendu): 50 volumes de la collection Marabout-Université.A tout nouvel abonné qui s'inscrira d'ici au 15 novembre 1974: 25 volumes de la collection Marabout-Université.DURÉE DU CONCOURS Du 15 septembre 1974 au 15 novembre 1974 MODE DE PARTICIPATION Se servir des coupons-réponse en page 50 (ou d'un fac-similé).Remplir en lettres moulées.Écrire votre nom, votre adresse et, autant que possible, votre numéro d'abonné, sur l’autre face du coupon et nous poster le tout accompagné du paiement.PARTICIPANTS Tous les abonnés de QUÉBEC SCIENCE peuvent se prévaloir du droit de concourir, à l'exception des membres du personnel, rédacteurs, représentants et collaborateurs du magazine.TIRAGE ET REMISE DES PRIX Le tirage au sort des noms des deux gagnants sera effectué le 16 novembre 1974 et un représentant du groupe SOGIDES, distributeur au Québec de Marabout, remettra les prix au cours de la semaine suivante.POUR VOUS L'homme: Le corps L'homme: Le cerveau Encyclopédie du monde animal (t.2) Encyclopédie du monde animal (t.3) Encyclopédie du monde animal (t.4) Etoiles et galaxies La conquête de l'air (t.1) La conquête de l'air (t.2) Vivrons-nous plus jeunes plus longtemps?Louis Pasteur L'exploration spatiale La mathématique moderne La psychosomatique médecine de demain La révolution de l'électronique Histoire de l'astrologie Comprendre la statistique L'univers de l'archéologie (t.1) L'univers de l'archéologie (t.2) La télévision Vivre dans l'espace L'ordre biologique La nature des lois physiques Les migrations animales Le merveilleux dans le règne animal Hommes et singes La révolution biologique Histoire de l'alchimie Le langage secret des animaux La science de l'an 2000 La médecine moléculaire Pour une politique de l'énergie Le bruit et ses méfaits Comprendre la chimie Le dictionnaire des métaux non ferreux DARWIN: L'origine des espèces Rythmes biologiques, rythmes cosmiques FONTENELLE: Entretiens sur la pluralité des mondes HELVÉTIUS: De l'esprit BICHAT : Recherches physiologiques sur la vie et la mort Ce que Freud a vraiment dit Ce que Marx a vraiment dit Ce que Jung a vraiment dit SPENCER: De l’éducation intellectuelle, morale et physique Ce que Gandhi a vraiment dit Ce que Teilhard a vraiment dit Ce que Reich a vraiment dit La biologie: les structures La biologie: les êtres vivants La communication Ce que Mao a vraiment dit POUR VOS AMIS L'homme: Le corps Encyclopédie du monde animal (t.2) Encyclopédie du monde animal (t.4) La conquête de l'air (t.1) Vivrons-nous plus jeunes plus longtemps?L'exploration spatiale La mathématique moderne La révolution de l'électronique Comprendre la statistique L'univers de l'archéologie (t.2) La télévision L'ordre biologique La nature des lois physiques Le merveilleux dans le règne animal Histoire de l'alchimie Le langage secret des animaux La médecine moléculaire Le dictionnaire des métaux non ferreux Rythmes biologiques, rythmes cosmiques BICHAT : Recherches physiologiques sur la vie et la mort Ce que Jung a vraiment dit SPENCER: De l'éducation intellectuelle, morale et physique Ce que Teilhard a vraiment dit Ce que Reich a vraiment dit Ce que Mao a vraiment dit ILI/OUS En rrunouE ?Pour l'une ou l'autre raison vous avez peut-être raté un ou plusieurs numéros du volume 12 de QUÉBEC SCIENCE.Postez tout de suite votre commande: il n'en reste que très peu.Vol.12, no 1 / septembre 1973 Se laisser polluer par le confort, l'argent et l'huile La tordeuse ne passera pas Faire taire le bruit Énergie nucléaire: le triomphe de CANDU Les équations du futur NOTRE Vol.12, no 6 / février 1974 La neige cette inconnue Neige des villes et neige des champs Un cratère lunaire en plein Québec Une vague odeur de pétrole Trouver des remèdes aux médicaments A la recherche de nos ancêtres Vol.12, no 2 / octobre 1973 Mirabel: la naissance de l'écologie Formation = emploi: une équation pleine d'inconnues Pour sauver le français scientifique Les brouillards de la baie James Jupiter pour décembre Vol.12, no 7 / mars 1974 Les planètes revues et corrigées Les glaciers urbains Du muscle en pilule Montrer les dents Attendrir la technologie Vol.12, no 3 / novembre 1973 Une politique scientifique canadienne Le thermostat de la Terre Des forêts tout usage Roland-Michel Barrin, marquis de la Galissonnière Laser québécois: un succès éblouissant Reconcilier les alphabets arabes avec le vingtième siècle Jïtf.Vi Vol.12, no 8/ avril 1974 Quelque part entre l'homme et le message Sortir les villes des rivières Le suspense du printemps Charbon: une nouvelle jeunesse Sans salaire et sans syndicat Vol.12, no 4 / décembre 1973 Manger: un risque calculé La comète Kohoutek est en vue Trois milliards de rats Le pillage de notre frigidaire à pétrole Le cancer est-il contagieux?Une poubelle atomipue au pôle sud ~:U IÆ ~ Vol.12, no 5 / janvier 1974 i Ces bactéries.qui nous ressemblent .Domestiquer le golfe St-Laurent .¦ Optién Vasectomie Pour comprendre les tout-petits Des isolateurs sales sales sales Vol.12, no 9/ mai 1974 Des trous dans le ciel Le mariage du fleuve et de la mer BIBLIOTHEQUE PUREAU DEPOT 1700 ST DENIS MONTREAL NATIONALE LEGAL QUEBEC 01B77 Hj>X 3KO La préhistoire québécoise Feu vert à la parapsychologie La logique de l'Apocalypse S'enrichir avec l'uranium BON DE COMMANDE EN PAGE 50.
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