Québec science, 1 janvier 1975, Juillet
Volume 13, numéro 11 JUI 5 ÜN DOLLAR •'L .p:r J-69 —I I 9>ie X^H •o’d lV3aiNÜW siN3a is oon i/6io 1V931 I0d3ü nv3dne 'J303no BlyNÜIlVN 3no3HJ.01101H FORET UN PORTEFEUILLE DE $50 MILLIARDS ^mNCES: la recherche du temps perdu .METEO: HNES S DEVINETTES.\ARIOLE : MALADIE D'EXTRA Tl m cosmos encyclopédie 12 volumes entièrement consacrés à l'épopée spatiale.Une magistrale synthèse de l'astronautique et de la nouvelle civilisation qu’elle enfante, sous la direction d'Albert Ducrocq.Chaque volume: 128 pages environ, format 21 x 28,5, relié 1 j.« J' V* / 155 PRIX RÉGULIER: à l'unité Cosmos Encyclopédie 5 titres assortis OFFRE SPÉCIALE: à l'unité 5 titres assortis S 14.95 S 74.75 S 10.95 * $50.00* La plus grande aventure scientifique de tous les temps Retourner votre paiement ( chèque ou mandat-poste) a/s MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE CP.250 SILLER Y, QUÉBEC X frais d'expédition inclus sc: : Lo® IWoi I ïr-':1 I.| :;:r | VîiiüIî Les titres 1.Les programmes spatiaux 2.Satellites au service de la Terre 3.Télécommunications par le ciel 4.La découverte de l'espace 5.Un monde fantastique: la lune 7.L’homme à travers l’espace 8.La politique et l’astronautique 9.Stations orbitales, ports de l'espace 10.Avions, fusées, navettes 11.L’astronautique, phénomène économiqi 12.Vers l’infini I c'ir :: : :: IJOOQU ÎOJir I Lis» 3 Qui! Eiirac URS”B^- kituti b f)f Jjr.'"îttm fjdihi.s ¦ !,i(s SOMMAIRE ^ ARTICLES Forêts: un portefeuille de 50 milliards de dollars / Jean-Marc Fleury Longtemps aux mains de l'entreprise privée, la forêt québécoise est progressivement reprise en charge par l'État.Saura-t-on enfin l'exploiter rationnellement?Pollution pétrolière: comment tripoter des données scientifiques / Jean-Marc Carpentier L'enjeu économique du pétrole amène les multinationales à manipuler les données au détriment de la vérité scientifique.Variole: une maladie d'extra-terrestres?/ Fabien Gruhier Fléau mondial depuis des siècles, la variole disparaft et devient souvenir d'un autre monde.Vacances: à la recherche du temps perdu / Guy Amyot et Pierre Craig Les vacances sont un besoin, mais qui en profite et comment?Météo: finies les devinettes / Benoft Drolet Les météorologues se donnent les outils pour prévoir la température avec plus de précision.10 17 22 26 31 QUEBEC SCIENCE FORÊT UN PORTEFEUILLE DE $50 MILLIARDS \0CANCES: LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU .IÆTEO: FINIES LES DEVINETTES.WHOLE : MALADIE D EXTR A TERRESTRES ?Jonquière: une leçon pan-canadienne / Michel Gauquelin Le choc des cultures se fait sentir jusque dans le secteur du loisir scientifique.RUBRIQUES 35 Ce ne sont pas les Québécois qui ont le plus bénéficié de cette richesse inestimable (et renouvelable!) que constitue leur forêt.Pourtant, la gestion d'un portefeuille aussi capital doit nous revenir.Saurons-nous retracer une combinaison jusqu'ici laissée en mains étrangères?Courrier 4 Actualité 6 O Un retour aux deux roues O Rencontre au sommet Environnement 8 O Glissements de terrain O Des hommes amphibies?O Vie de crapaud Santé 37 O L'affaire chocolat O Des insectes et des hommes O Lait drogué La Science & les Hommes 39 O Qui sont les «génies»?O Aux limites de la science-fiction Parutions récentes 41 En vrac 42 COMITE DE SOUTIEN Bell Canada, M.J.V.R.Cyr, vice-président exécutif, région Est Banque de Montréal, Imasco Limitée, Institut de recherche de l'Hydro-Québec, La Brasserie Labatt Limitée, La Sauvegarde, Cie d'assurance sur la vie.M.R.Muir, vice-président et secrétaire Les produits Imperial Tobacco Limitée M.Lionel Boulet, directeur M.Maurice Legault, président M.Clément Gauthier, président Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation et du Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes, de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.ISSN-0021-61 27.© Copyright 1975 — Le magazine Québec Science-Université du Québec.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1975.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052. LE MAGAZINE m QUEBEC SCIENCE Directeur Jean-Marc Gagnon Chef des informations Benoft Drolet Secrétaire de rédaction Diane Dontigny Conception graphique Jean-Pierre Langlois Secrétariat et diffusion Patricia Larouche Françoise Ferland I mpression L'Éclaireur Ltée, Beauceville Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Inc.(514) 332-0680 Publicité Agence de vente publicitaire A.F.Inc.2860, des Quatre-Bourgeois Sainte-Foy, Québec G1 V 1 Y3 (418) 658-0002 Abonnements (1 an / 12 numéros) Tarif régulier: §10.00 / À l'étranger: S15.00 À l'unité: SI.00 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 / Télex: 011 3488 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis â l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE COURRIER LA JOCONDE PRISE EN DÉFAUT Dans le dernier numéro de votre magazine (celui de mai), j'ai été étonnée de voir la formule de l'énergie dite par la Joconde, en page 13.En effet, même si je ne connais pas la formule exacte, je me suis aperçue qu'elle contenait une erreur évidente et comme je ne pouvais croire que des rédacteurs d'une revue scientifique écrivent des équations qui n'ont pas de sens, je me suis dit qu'il devait s'agir d'une erreur de transcription ou d'impression.Comment comprendre cette formule qui contient la même variable «E» des deux côtés de l'égalité, sans faire des transformations qui auraient pu être évitées si on avait eu la formule déjà simplifiée?La formule que je lis dans le magazine est: E = E2 Nathalie Roy Cegep F.-X.Garneau Québec Effectivement, la formule en question n'est pas exacte.// ne faudrait toutefois pas croire que Léonard de Vinci a été un piètre maftre ou que la Joconde sourit parce qu'elle vient de nous passer un «sapin».C'est une erreur de transcription qui s'est glissée; // aurait fallu écrire: ou: vitesse de l’objet vitesse de la lumière DES FOURMIS CONTRE LA TORDEUSE Je viens de terminer la lecture d'un article passionnant concernant la lutte biologique de la tordeuse de bourgeons au moyen d'un contingent de Rufa Formica (Lugu-bris) italiennes, plus énergiques semble-t-il que les nôtres, nos fourmis, paresseuses et moins prolifiques, article signé par Jean-Marc Fleury (Québec Science, janvier 1973).Maintenant, c'est le printemps 75 et, dernièrement, dans la ville de Québec, eut lieu un colloque avec pour thème «La forêt américaine», où on nous dressa un bilan plus ou moins alarmant des ravages causés par cette fameuse tordeuse.Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre dire que le gouvernement continuait à s'engager dans une lutte sans merci au moyen de méthodes tout aussi draconiennes que le D.D.T.soi-disant banni par la loi, ou tout autre produit aussi peu écologique.Ceci a pour effet à long terme d'engendrer de de nouvelles colonies de tordeuses plus résistantes à tous ces produits chimiques tout en affaiblissant la faune et la flore environnante.Au cours de ce colloque, les participants m'ont semblé peu enthousiastes et peu éloquents quant à l'approche myrmécologiste de cette lutte intégrée.Qu'en est-il du projet de M.Raymond Finnegan (Centre de recherches forestières des Laurentides du ministère canadien de l'Environnement), au centre de reproduction à Valcartier?Pourquoi s'obstiner toujours contre la nature?Lucie Bérubé St-Aimé-des-Lacs Comté de Charlevoix Ayant contacté M.Raymond Finnegan, du Centre de recherches forestières des Laurentides (Service canadien des forêts, ministère de l'Environnement, 1080 chemin du Vallon, C.P.3800, Sainte-Foy, Québec), celui-ci nous informe que les expériences de lutte à la tordeuse des bourgeons de l'épinette à l'aide de fourmis italiennes se poursuivent.Ainsi, les fourmis qui ont été implantées dans la région de Valcartier sont maintenant bien acclimatées à cette région et luttent ardemment contre la tordeuse.Elles se sont si bien adaptées à leur nouveau milieu qu'on peut y observer des nids atteignant jusqu'à un mètre de hauteur.U en va de même dans la région du lac Normand, au nord de Grand-Mère, où elle est parvenue, selon M.Finnegan, à percer des brèches importantes au sein des troupes de tordeuses, en tuant près de 40 pour cent de la population de ces dernières.U faut toutefois noter qu'une mortalité de 40 pour cent est encore trop faible pour permettre d'envisager une victoire contre la tordeuse par l'intermédiaire des fourmis italiennes.Comme nous Fa souligné M.Finnegan, la lutte doit se faire sur plusieurs fronts: lutte avec les fourmis, certes, mais aussi lutte avec les insecticides, lutte bactériologique et, dans un avenir plus lointain, aménagement de la forêt avec des espèces forestières moins vulnérables.U sera toutefois intéressant de suivre la progression des fourmis.Ainsi, lorsque la prochaine infestation de tordeuse surviendra, les experts prévoient que ce sera vers le début des années 90, si on compte suffisamment de fourmis pour pratiquer d'importantes brèches dans les rangs des armées ennemies, peut-être réussirons-nous à les mater pour de bon?Quoi qu'il en soit, M.Finnegan poursuit ses travaux et espère que ses efforts permettront de retarder l'avance de la tordeuse vers l'Est du Québec.En terminant, nous nous devons de préciser que vous n'êtes pas tout à fait juste en disant que les fourmis canadiennes sont moins bonnes guerrières que les italiennes.IÉRFP rpifné ïsesplu 'ûimitjis üljflïe iCoHmne, PysiiboiiJ sl’îppio ultEinié- i'imi îsteif- 16 , au centre farte r/es/oè, IÊ Siintt-fi/l il il hr-Ainsi, le aim h ItHWtfa nim i lie si mitlx facù m1 üjnsew 0!r;rii liice 0^1 010 [[intent' Cwff ilsrlm ttni!fjl tes nùith ctstn^ M.Finnegan nous a révélé qu'il vient de faire l'essai de fourmis canadiennes, provenant du Manitoba, qui semblent tout aussi meurtrières à l'endroit des tordeuses des bourgeons de l'épinette que le sont leurs sœurs italiennes.M.Finnegan vient d'ailleurs tout juste d'en implanter une colonie dans la région de Valcartier.Les fourmis canadiennes viennent donc grossir les rangs de nos alliées italiennes dans la lutte contre le fléau forestier numéro un du Québec.La bataille est à suivre.RENDEZ-VOUS À LA JACQUES-CARTIER J'ai lu la lettre de Pierre Tessier dans un des derniers numéros de votre revue, au sujet de sa recherche sur la Vallée de la rivière Jacques-Cartier.i Je suis moi aussi étudiant en Géographie [ à l'UQAM, en baccalauréat spécialisé, I Sème année en septembre, et j'ai entrepris | une recherche équivalant à 3 cours, que nous appelons Activités de Synthèse, sur ce même sujet.J'ai déjà plusieurs choses intéressantes au point de vue documentation, et aussi quelques contacts, autant pour ce qui est du projet avorté de l'Hydro-Québec, que du plan d'aménagement du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.0$* 0Ü «d Mais disons tout de suite que mes recher-chesm'ont amené à constater qu'il n'existe pratiquement rien pour ce qui est de la géomorphologie, géologie, pédologie ou de la végétation.Je fais cette recherche avec un tuteur géomorphologue et en tant qu'étudiant, je travaille seul.D'autre part, j'ai prévu 3 semaines de terrain au cours de l'été (fin juillet).Quelque soit le niveau auquel Pierre travaille (géomorphologie, végétation, aménagement), je serais très intéressé à entrer en contact avec lui pour des échanges possibles de documentation ou d'idées.Il serait dommage que nous fassions tous deux un même travail ou des différents connexes sans voir ce que chacun fait.Il est inutile de faire deux fois la même chose.J'espère que Québec Science me mettra en contact avec lui le plus tôt possible, l'adresse donnée, Ste-Foy, étant insuffisante.Pol Beaulne 728 Querbes Outremont (514) 270-1865 Monsieur Tessier se mettra sûrement en contact avec vous à la suite de la publication de cette lettre.Peut-être que d'autres lecteurs intéressés par le sujet feront de même.WE ANGLAIS I enjoy your magazine.\Ne anglais are not all like the «unbelievable» Mister Neal Tucker Carrington Richmond Hill Ontario AVIS A LA REDACTION Mon réabonnement est la meilleure façon de vous dire à quel point j'apprécie la qualité des articles et de la présentation de votre publication.Voilà cinq ou six mois que je reçois votre magazine et, bien qu'il ait connu de nombreuses transformations, je n'ai jamais été déçu.J'apprécie aussi les consultations que vous faites périodiquement auprès des lecteurs.Pierre Lachapelle Étudiant Montréal RECHERCHE POUR LA SOI SOCIETE Agriculture Canada La Direction de la production et des marchés du ministère de l'Agriculture fait des recherches pour appuyer directement l'application des règlements en divers domaines, par exemple certification des cultures, indexage des produits végétaux importés pour déceler la présence de virus, enregistrement des produits antiparasitaires et autorisation de commerce pour les aliments du bétail et les semences.Ce travail a une portée considérable sur la rentabilité de l'agriculture québécoise et sur son aptitude à produire des aliments salubres et de haute qualité.Hon.Eugene Whelan, Ministre S.B.Williams, Sous-Ministre OUÉRFÇ SCIENCE illet 1Q7B COUR R 1ER / 5 ACTUALITE Un retour aun deux roues La bicyclette fut la première «machine de transport personnel» à être commercialisée massivement.Elle a eu des effets importants sur les changements économiques et sociaux au cours du siècle dernier.C'est elle qui a dicté l'évolution technologique par la mise au point des roulements à billes et des pneumatiques, entre autres.En plus, elle a contribué, dès la fin du 19ième siècle, à favoriser la mobilité des individus.La bicyclette est étonnamment efficace tant au point de vue structurel que mécanique, et elle continue à offrir d'importants avantages comme moyen de transport personnel aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays sous-développés.1970 1971 1972 1973 Années ?IMPORTÉES AU QUÉBEC ¦ FABRIQUÉES AU QUÉBEC que le pied touche le sol, un peu d'énergie est perdue sous forme de frottement avec le sol.Mais, pourquoi une machine si simple, en apparence du moins, a-t-elle pu exercer et exerce-t-elle encore une influence si considérable sur les comportements sociaux —en Chine, par exemple, presque tout le monde se déplace à bicyclette— et le développement de la technologie dans les pays industrialisés?La réponse, selon M.S.S.Wilson, de l'Université d'Oxford, repose certainement sur la parfaite conception ergonomique de cette machine.Son existence n'a pour but que de favoriser les déplacements des individus.et cela, la bicyclette y parvient d'une façon telle qu'elle dépasse de beaucoup l'évolution naturelle (elle la laisse presque en plan).Pour arriver à placer l'homme sur ce véritable piédestal mobile, la bicyclette a dû suivre une évolution pénible au cours de ses courtes 100 années d'histoire.Aujourd'hui, on peut affirmer, sans doute possible, que la bicyclette est la machine la plus parfaite au point de vue ergonomique.La bicyclette fait appel, pour la locomotion, aux bons muscles (ceux des cuisses, c'est-à-dire les plus puissants de l'organisme) selon le bon mouvement ou la bonne attitude (action sans heurt des pieds), à la bonne vitesse (60 à 80 révolutions du pédalier par minute).Une telle conception mécanique transmet la puissance motrice très efficacement (par l'entremise des roulements à billes et de la chafne); la résistance au mouvement est faible (grâce aux pneumatiques) et le poids des bicyclettes modernes est faible, ce qui minimise l'effort en montée.La principale raison de cette grande efficacité énergétique du cyclisme, par rapport à la marche par exemple, est liée au mode d'action des muscles.Alors qu'une machine n'arrive à effectuer un travail mécanique que lorsqu'une force est appliquée sur une certaine distance, les muscles, eux, consomment de l'énergie uniquement lorsqu'ils sont tendus sans être en mouvement (faisant ce qu'on appelle parfois un travail isométrique).Ainsi, un individu se tient debout et se maintient dans cette position grâce à un système complexe d'os en compression et de muscles tendus.Donc, par le seul fait de se tenir debout, immobile, il consomme de l'énergie.Dans la marche à pied, les muscles de la jambe doivent, en plus de maintenir le corps dans une position verticale, lever et abaisser tout le corps, et accélérer et freiner les membres antérieurs.Toutes ces actions impliquent une dépense d'énergie sans qu'un travail externe utile ne soit effectué.Monter une pente ou un escalier implique en plus que de l'énergie soit dépensée pour lutter contre la gravité.De plus, chaque fois Par contraste, le cycliste est d'abord assis, ce qui lui permet d'économiser l'énergie qu'il dépenserait s'il devait se maintenir debout lors de la marche.Seuls les cuisses et les genoux contribuent à dépenser de l'énergie; ses pieds suivent, sans heurt, les mouvements du pédalier et le reste du corps est, à toute fin pratique, immobile.Même l'accélération et la décélération des jambes se font de façon efficace, puisque les muscles des cuisses sont presque les seuls à agir.Lors de la poussée sur l'une des pédales, l'autre jambe est automatiquement soulevée, prête à prendre la relève pour le prochain coup de pédale.Les muscles du dos doivent toutefois agir pour maintenir le tronc mais les bras en supportent une bonne partie en s'appuyant aux guidons.Une attitude moins confortable est parfois adoptée par les coureurs cyclistes pour minimiser le freinage du vent, seule véritable entrave à la grande efficacité énergétique de la bicyclette.Notons que la résistance du vent augmente comme le carré de la vitesse du vent par rapport au cycliste.Ainsi, à 20 kilomètres à l'heure (vitesses raisonnable à bicyclette), avec un vent contraire de 10 kilomètres à l'heure, la résistance est 9 fois plus grande que si le cycliste se déplaçait dans le sens du vent.Outre la perte d'énergie due à la résistance du vent, la seule autre cause de perte d'énergie est le frottement des pneus sur la chaussée, lequel, avec des pneumatiques bien gonflés, demeure très faible dans la plupart des cas.La légèreté du cadre de métal, rendue possible par la construction de cadres tubulaires, et celle des roues à rayons ont été dictées non seulement par le fait que le véhicule doit pouvoir gravir des côtes, mais aussi parce qu'il doit être facilement soulevé.La bicyclette requiert peu de matériel et peu d'énergie pour sa fabrication; elle pollue très peu et contribue certainement à la bonne condition physique de ceux qui pratiquent ce sport.Effectivement, la mort de 85 cyclistes sur les routes du Québec, l'année dernière, est due à leur négligence face aux automobiles qui sillonnent les routes «en quête d'un cycliste à renverser.» La bicyclette est le véhicule de transport terrestre idéal et dépasse de loin tous les autres.Le châssis d'une bicyclette aussi incroyable que cela puisse paraftre, peut supporter plus de 10 fois son poids.Aucun pont et encore moins une automobile ou avion n'approchent de cette étonnante solidité. Actuellement, la production mondiale va bon train avec la fabrication annuelle de 35 à 40 millions de bicyclettes.En fait, si on prend la Planète dans son ensemble, la bicyclette joue un rôle beaucoup plus important que l'automobile comme moyen de transport.La Chine et ses 800 millions d'habitants dépendent essentiellement de la bicyclette pour le transport des gens et des biens.Dans le Sud-Est de l'Asie, il en est de même.Mieux, en Union soviétique, où on produit annuellement près de 1,5 million d'automobiles, le marché s'agrandit chaque année de plus de 4,5 millions de bicyclettes.L'Europe et l'Amérique du Nord sont les seules qui échappent à l'omniprésence de la bicyclette.Mais, l'utilisation massive de l'automobile et les coûts élevés de ce caprice sont de plus en plus évidents, non seulement en ce qui concerne la dépense des ressources naturelles, mais aussi en ce qui a trait à la pollution et à l'encombrement des centres urbains.En pays industrialisés, la bicyclette offre une véritable alternative à l'automobile, à la condition que nous acceptions de modifier notre mode de vie (de modérer nos transports).Il faudra, entre autres, faire des corridors réservés uniquement aux bicyclettes, en saison, de manière à éviter au maximum les accidents, aménager des stationnements pour les bicyclettes, prévoir des mécanismes permettant de mettre la bicyclette sur l'autobus ou le train pour de longs trajets, et, enfin, peut-être devrions-nous créer des services publiques permettant de stationner son automobile dans des stationnements spéciaux de banlieue et de gagner le centre-ville à bicyclette.Pour lutter efficacement contre la crise de l'énergie, favoriser la bonne santé et l'utilisation efficace des ressources, on pourrait simplement faire un retour aux deux roues et lancer: «cyclez et recyclez».Rencontre au sommet Le 15 juillet prochain, deux équipages de cosmonautes et d'astronautes doivent monter à bord d'une cabine Apollo et d'une cabine Soyouz, pour entreprendre une autre épopée de l'ère spatiale: ils doivent effectuer le premier rendez-vous orbital entre un vaisseau américain et un vaisseau soviétique.Si spectaculaire que soit cet événement illustrant une certaine détente américano-soviétique, il sera presque sans valeur au point de vue technologique.Les images télévisées d'Américains et de Soviétiques se serrant la main «dans le ciel» matérialiseront peut-être les objectifs politiques du projet, mais l'aspect technologique de cette expérience spatiale souffrira grandement du fait qu'elle marquera la dernière sortie dans l'espace d'une cabine de type Apollo.Les Américains ont en effet choisi le Space Shuttle (navette spatiale), très différent du vaisseau Apollo, pour poursuivre leur «conquête» de l'espace.Ainsi, le mécanisme d'arrimage mis au point pour le vol Apollo-Soyouz deviendra périmé dès la fin de ce vol, le 24 juillet.Néanmoins, plusieurs expériences conjointes seront effectuées au cours de la brève coexistence pacifique américano-soviétique.Lorsque poignées de mains et sourires auront été échangés, les membres de l'équipage d'Apollo-Soyouz, trois Américains (Thomas Stafford, Vance Brand et Donald Slayton) et deux Soviétiques (Alexei' Leonov et Valeri Kubasov) procéderont à l'échange de «microbes soviétiques» contre des «microbes américains».Cette expérience permettra, entre autres choses, d'étudier les effets chronobiologiques (causés par l'important décalage horaire de 8 heures entre la base de Bai'konour et celle du Centre spatial Kennedy) sur le métabolisme des microbes.D'autres expériences comme la détection des rayons ultraviolets provenant de sources stellaires, l'observation de la fluorescence de l'hélium dans l'espace interplanétaire, l'absorption des rayons ultraviolets en haute atmosphère, la fabrication de cristaux de très haute qualité (grâce à l'état d'apesanteur), la détection des rayons cosmiques et l'étude de leurs effets sur des cultures biologiques masqueront un peu la «presqu'inutilité» de ce vol conjoint.Quoi qu'il en soit, le lancement du Soyouz (avec Leonov et Kubasov à son bord) est prévu pour le 15 juillet, à 08 h 20 (à notre heure), du port spatial de Bai'konour, pour une orbite de 187 kilomètres de périgée et 227 kilomètres d'apogée, à une inclinaison de 51,8 degrés.Le commandant de bord, Alexei' Leonov, placera ensuite le vaisseau soviétique sur une orbite circulaire, à 224 kilomètres d'altitude.Sept heures et demie plus tard, une fusée Saturn 1B propulsera la cabine Apollo (avec Stafford, Brand et Slayton à son bord) vers une orbite de 133 kilomètres de périgée et 166 kilomètres d'apogée, à 15 h 50, du Centre spatial Kennedy, en Floride.L'inclinaison de l'orbite du vaisseau Apollo sera ensuite amenée à coïncider avec celle du vaisseau soviétique.Ces manœuvres de modifications d'orbites occuperont la première journée d'activité spatiale de chacun des équipages.Apollo et Soyouz doivent se rejoindre et s'arrimer l'un à l'autre à 12 h 1 5, le 17 juillet.nasa A LIEN SPATIAL — Le seul nouvel élément technologique du rendez-vous Apollo-Soyouz concerne le module d'arrimage permettant aux équipages de passer de la cabine Soyouz où la pression est de 560 millimètres de mercure (soit 0,7 atmosphère), à la cabine Apollo où la pression est maintenue à 260 millimètres de mercure (0,35 atmosphère).Lors de l'arrimage, les équipages communiqueront par ce sas mis au point par des scientifiques et techniciens soviétiques et américains.La phase du vol conjoint se prolongera ensuite pendant près de deux jours.Après les «bye-bye» à la télévision, les microbes échangés, les poignées de main terminées et les appareils replacés dans leur compartiment de rangement, les «astro-cosmo-nautes» se quitteront à 08 h 02, le 19 juillet.Une courte répétition de l'arrimage suivra, puis ils se sépareront définitivement.Les Soviétiques reviendront sur terre en atterrissant quelque part dans le Kazakhstan, le 21 juillet, vers 06 h 50.Les Américains, eux, trois jours plus tard, effectueront un traditionnel «splash-down» dans l'océan Pacifique, le 24 juillet, à 17 h 19 précise.Cette spectaculaire démonstration de «solidarité» américano-soviétique dans l'espace aura coûté aux Américains la coquette somme de 243 millions de dollars, et à peu près autant aux Soviétiques. ENVIRONNEMENT Dee hommes amphibies?Plusieurs espèces d'animaux dont le système respiratoire est principalement adapté à la vie à l'air libre, peuvent néanmoins rester sous l'eau, sans respirer, durant un temps relativement long.Les mécanismes d'adaptation qui leur permettent d'effectuer rapidement la transition entre les deux milieux ont longtemps intrigué les biologistes, mais on commence à les comprendre.Le Dr P.W.Hochachka, de l'Université de la Colombie-Britannique, et le Dr K.B.Storey, s'y sont intéressés particulièrement.Ainsi, certaines espèces de phoques peuvent rester sous l'eau pendant près d'une heure et un grand cachalot, la baleine hyperoodon, au moins deux heures.Des espèces de tortues marines peuvent même nager sous l'eau pendant plusieurs jours sans avoir besoin de revenir à la surface.Par contre, l'homme, sans équipement spécial, demeure rarement plus de deux à trois minutes sous l'eau en plongée autonome.Ces animaux présentent différentes caractéristiques métaboliques qui favorisent les longues plongées.Ainsi, on a remarqué chez eux un plus grand volume pulmonaire et sanguin.Leur sang retient une quantité d'oxygène supérieure à la moyenne et leurs muscles contiennent des concentrations élevées de myoglobine (protéine musculaire qui se lie à l'oxygène).Quand ils ne sont pas en plongée, tout leur métabolisme est basé sur l'utilisation des graisses.Celles-ci leur servent d'ailleurs d'isolant thermique et constituent un combustible des plus efficaces au point de vue énergétique.Quand ils plongent, l'oxygène n'est plus disponible et leur métabolisme basé sur les graisses doit laisser la place à une fermentation utilisant le glycogène (forme sous laquelle le glucose est mis en réserve), surtout au niveau des muscles squelettiques.Tout un complexe enzymatique permet alors au muscle d'accumuler l'acide lactique sans que celui-ci n'engendre la fatigue.Le sang qui ne circule plus à ce niveau, à la suite d'une constriction des vaisseaux périphériques, ne peut plus se charger de l'élimination de cet acide.Le phénomène de vasoconstriction associé à un ralentissement du rythme cardiaque, permet de conserver tout l'oxygène disponible pour le cœur et le cerveau.Pourtant, ces organes, lors de longues plongées, seront privés d'oxygène pour une période plus ou moins longue.Pour y faire face, ils utilisent leurs réserves de glycogène, source de carbone et d'énergie.Par exemple, chez la tortue marine qui doit rester plusieurs jours sous l'eau, le cœur contient jusqu'à dix fois plus de glycogène que chez les mammifères terrestres.Chez les humains, en plongée autonome, on retrouve certains de ces ajustements physiologiques.Ainsi durant la première minute de plongée, le rythme cardiaque diminue d'environ 50 pour cent.Cette bradycardie est typique des pêcheurs de perles de l'archipel Torrès, entre la Nouvelle-Guinée et l'Australie.Par contre, chez les pêcheurs caucasiens, ce rythme cardiaque double juste avant la plongée pour devenir, une fois sous l'eau, inférieur à la normale.Comme chez les animaux, on remarque que la circulation sanguine générale ne se fait plus dans les muscles squelettiques, en raison d'un mécanisme semblable de constriction des vaisseaux périphériques.L'acide lactique s'accumule dans les muscles jusqu'au moment de la remontée pour se déverser dans le sang quand la circulation générale reprend.Ces adaptations biochimiques ne seraient pas fixées dans le code génétique, sauf peut-être chez des Coréennes et des Japonaises qui peuvent plonger 30 à 60 fois par heure, plusieurs heures de suite.Elles poursuivent une pratique, typique de leur pays depuis au moins 1 500 ans.teminn ÉisW h.f lu IM1®1 jupin [imM Glissements de terrain JelW sur lui» Lésion troii»en Saint-Alban-de-Portneuf, 28 avril 1894, 4 morts; Notre-Dame-de-la-Salette, 26 avril 1908, 33 morts; Nicolet, 12 novembre 1955, 3 morts; Toulnustouc, 23 mai 1962, 8 morts; Saint-Joachim de Tourelle, 11 décembre 1963, 4 morts; Saint-Jean Vianney, 4 mai 1971, 31 morts; Yamaska, 2 novembre 1974, 1 mort.Voilà un bilan tragique des principaux glissements de terrain au Québec, depuis environ un siècle.Tous ces sites se trouvent dans une vaste zone autrefois occupée par la Mer de Champlain.Les argiles sensibles de cette zone furent déposées en milieu marin contenant une forte ; teneur en sel.La mer qui couvrait alors ces régions fut formée j suite à l'invasion des eaux de l'océan Atlantique au moment du retrait des glaciers, à la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 12 000 ans.Des coquillages marins, de même que des squelettes de phoques et de baleines trouvés dans la région de l'aéroport d'Ottawa, sont là pour rappeler la présence de cette grande mer intérieure.Plusieurs lie des cr l réussi à et JA B roeneeé une fai Conm?Le sol qui était autrefois le lit de cette mer est formé d'une argile stratifiée contenant sporadiquement de minces bandes sablonneuses et un pourcentage d'argile variant entre 40 et 80 pour cent.ms, ! «ntles Au Québec, le type le plus dangereux de glissement de terrain est la coulée d'argile qui risque de se produire dans d'épaisses formations vaseuses.Lorsque ces formations d'argile sont sursaturées d'eau, elles peuvent se disloquer subitement et se mettre à couler vers la plus proche dénivellation, en un torrent de boue liquide.leitjcs fheij üpoufîi Malheureusement, le glissement de terrain est un phénomène soudain et imprévisible.On peut surveiller longtemps un endroit jugé dangereux sans que rien n'y survienne.Néan- t IL m sr- \ ï %.**.-} k'‘ ' ¦ '-» ASOUVENIR DE SAINT-JEAN VIANNEY - Le 4 mai 1971, 31 personnes perdaient la vie lors du terrible glissement de terrain dans un petit quartier résidentiel de Saint-Jean Vianney, au Lac Saint-Jean.Aujourd'hui, le service de géotechnique du ministère québécois des Richesses naturelles exerce une surveillance attentive dans ce secteur, et des travaux de consolidation des berges ont été entrepris le long de la Rivière-Petit-Bras et de la Rivière-aux-Vases.I I YYi; moins, l'étude des sols de régions propices aux glissements de terrain n'est pas inutile.Ainsi, grâce à une subvention du ministère fédéral de l'Énergie, des Mines et des Ressources, M.Robert Denis, directeur du département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, poursuit, depuis plus d'un an, une étude des terrains bordant la rivière Yamaska, région jugée instable.La plupart des coulées d'argile et des affaissements notés par M.Denis ont eu lieu là où la rivière fait un coude abrupt, entre Saint-Hugues et Saint-Aimé, ce qui laisse croire que cette zone est particulièrement menacée.Le groupe de l'UQAM y a relevé 37 glissements sur la rive orientale et 27 sur la rive occidentale.Les données recueillies sont traitées par ordinateur et on espère trouver des paramètres communs à toutes les zones jugées instables.Vie de crapaud Plusieurs chercheurs s'étaient déjà penchés sur les habitudes de vie des crapauds Bufo americanus, mais peu d'entre eux avaient réussi à déterminer les facteurs qui les influencent.Dans le Journal canadien de Zoologie (vol.52, no 1), G.J.FitzGerald et J.R.Bider, du département des ressources renouvelables de l'université McGill, livrent les résultats d'une nouvelle étude menée à la station de recherche écologique du Lac-Carré (à une dizaine de kilomètres à l'est de Saint-Jovite).Comme le soulignent Bider et FitzGerald, les crapauds sont actifs du début de mai jusqu'à la fin de septembre, mais d'une façon plutôt sporadiques au cours du premier et du dernier mois.En général, ils deviennent totalement inactifs un mois avant les premières neiges.Bider et FitzGerald ont noté, au cours des étés 1970 et 1971, les traces ou les empreintes laissées par les crapauds, dans le sable, lors de leurs déplacements.En mai, les crapauds descendent des collines, où ils s'étaient terrés pour passer l'hiver, vers les mares pour s'y accoupler.Ces micro-migrations se poursuivent jusqu'à la mi-mai.Au début de juin, la période 24 Échelle A UNE JOURNÉE DANS LA VIE D'UN CRAPAUD - Au cours de l'été 1971, Bider et FitzGerald ont noté l'activité journalière des crapauds de la région du Lac-Carré.Ce diagramme illustre, en zones ombragées, le pourcentage des périodes moyennes d'activité de ces amphibiens au cours d'une journée complète.des accouplements est déjà presque terminée et de plus en plus de crapauds amorcent des excursions vers les hauteurs.C'est ainsi que, terrestres pendant la plus grande partie de leur existence, qui peut durer jusqu'à une vingtaine d'années, les crapauds vont à l'eau à la fin du printemps, pour s'y reproduire.Là, les mâles adultes se glissent à l'eau et croassent pour attirer les femelles.Celles qui «consentent» laissent les mâles leur monter sur le dos et, à mesure qu'elles pondent leurs œufs, ces derniers répandent leur sperme de manière à assurer la fertilisation des œufs.Au cours de l'accouplement, les œufs, au nombre de plusieurs milliers, sont déposés en chapelet sur les plantes aquatiques.Les «rejetons» du monde des crapauds devront passer tout l'hiver sous forme d'œufs pour n'éclore qu'à la fin d'avril.Après l'éclosion, pour que les têtards survivent en assez grand nombre, les abords des mares doivent demeurer bien détrempés jusqu'à la mi-mai.Si cette condition est respectée, ils pourront atteindre sans encombre le stade de leur vie terrestre.Les têtards deviennent actifs vers la mi-mai au moment où leurs «pères» reviennent vers l'étang pour la reproduction de l'année qui suivra.Après deux ou trois semaines d'ébats amoureux dans les mares, les adultes reprennent le chemin des collines en s'arrêtant toutefois un moment, au début du mois de juillet.Les crapauds adultes semblent alors plutôt sédentaires pendant que les têtards poursuivent leur premier exode vers les collines.Une fois l'hiver venu, à l'exemple des adultes, ils s'y enfouiront en terre et sous les crevasses.Bider et FitzGerald se sont aussi intéressés au rythme circadien, c'est-à-dire à l'activité quotidienne des crapauds du Lac-Carré.Ils ont noté que près de 65 pour cent des déplacements de ces amphibiens se déroulent au crépuscule, surtout entre 20 et 22 heures.Pour expliquer ce fait, Bider et FitzGerald retiennent deux hypothèses.Pour assurer sa subsistance, le crapaud dépend entièrement de stimuli visuels, lorsque sa proie bouge, et, deuxième hypothèse, pendant qu'il recherche sa nourriture, il est avantageux pour lui de se déplacer à la brunante.En effet, les risques de rencontrer ses prédateurs sont alors minimes, ses ennemis nocturnes, le raton laveur et la mouffette, étant encore inactifs, et ses prédateurs diurnes, la couleuvre et le corbeau, déjà au repos.Dans un autre ordre d'idées, Bider et FitzGerald ont aussi considéré divers facteurs météorologiques ou climatiques pouvant affecter l'activité des crapauds.Ils se rendirent vite compte que celle-ci est à son maximum lors des journées chaudes et pluvieuses.Ainsi la couverture nuageuse, au crépuscule, réduit la quantité de chaleur rayonnée par le sol vers l'espace et accroft l'effet de serre localement; elle maintient la température du microhabitat plus stable après le coucher du soleil.Ce facteur influence de façon importante l'activité journalière des crapauds.Après avoir fait une analyse de coincidence entre plusieurs paramètres météorologiques (les pluies, la température, la couverture nuageuse, l'humidité et la pression atmosphérique) et l'activité observée des crapauds, Bider et FitzGerald concluent que trois d'entre eux prédominent.Ce sont la quantité de pluie tombée au crépuscule, la température de l'air à ce moment et la température moyenne durant toute la nuit.Ces trois facteurs se combinent pour régir la vie de ceux qui nous rendent mille services en détruisant des animaux nuisibles. Forêt par Jean-Marc Fleury POTlEFEUI DESSommu Si les Québécois avaient su s'occuper naturelle la plus importante, la forêt, riches que les Arabes.Sinon plus: richesse renouvelable, elle.La forêt québécoise vaut 50 milliards de dollars.Avec un taux de rendement actuel d'un pour cent, ce capital ne rapporte que la moitié d'un milliard de dollars par année.Mais sa possibilité réelle est deux fois plus grande: chaque année la masse ligneuse totale s'accroft d'environ deux pour cent.Ceci signifie qu'on peut prélever un arbre pour chaque cinquante arbres de la forêt.La rentabilité économique se trouve donc complètement fixée par une contrainte biologique bien simple.Il en est d'ailleurs ainsi dans tous les systèmes biologiques que l'homme exploite.Dans le Sud des États-Unis, par exemple, les forêts de pins jaunes poussent si rapidement que leur rendement est de cinq arbres pour chaque cinquante arbres.Ce rendement traduit par contre une foule d'améliorations apportées par l'homme.Au Québec, la forêt n'a jamais fait l'objet de programmes de sylviculture à grande échelle.On se contente d'exploiter les endroits les plus accessibles et de pratiquer une sorte de «politique de la terre brûlée» en remontant toujours plus au nord.Pourtant, la demande pour la matière ligneuse croft à un tel rythme qu'elle devrait obliger la forêt québécoise à donner son rendement maximum d'un milliard de dollars par année d'ici 1985.Entre-temps, on aura commencé à appliquer les techniques de sylviculture qui permettront d'accroftre le rendement de cet énorme capital qui ne profite qu'exposé au soleil, au vent et à la pluie.UN PÉTROLE SOLIDE ET RENOUVELABLE Nous avons au moins une consolation vis-à-vis les pays riches en pétrole.Un jour, leurs puits d'hydrocarbures seront vides.Ici, le rythme des saisons ajoute à tous les arbres un nouveau cylindre d'aubier par année.En additionnant tous ces minces cylindres, il est facile de constater que nous nous enrichissons d'une nouvelle masse de matières organiques de 20 millions de tonnes, annuellement, soit, en poids, l'équivalent de tout le pétrole consommé au Québec dans une année.Bien entendu, on ne peut remplir de bois le réservoir de son automobile.Mais le parallèle mérite d'être souligné puisque bois et pétrole forment les deux grandes sources de grosses molécules organiques construites grâce à l'apport du soleil.Plusieurs utilisations du bois et du pétrole viennent d'ailleurs se recouper.On peut fabriquer du papier à partir du pétrole; son meilleur remplaçant, à court terme, s'appelle alcool méthylique, plus connu sous le nom d'alcool de bois.Parallèlement à la pétrochimie, une «sylvi-chimie» se développe avec ses plastiques, ses verres incassables, ses explosifs et ses tissus de cellophane et de rayonne.On a même déjà envisagé la construction d'immenses centrales électriques chauffées au bois pour atténuer la crise de l'énergie.Ces vocations énergétique et chimique du bois se retrouvent dans l'usine ultramo-derne qu'une grande multinationale érige présentement sur la Côte-Nord.L'usine ?UNE RICHESSE RENOUVELABLE - La forêt représente pour le Québec une richesse comparable à celle du pétrole.Chaque année, 20 millions de tonnes de matière organique s'y ajoutent par la croissance des arbres: l'équivalent en poids de tout le pétrole consommé au Québec en un an.éditeur du québec produira un million de tonnes de pâte cellulosique par année et tirera toute son énergie de la combustion des déchets de bois.Bel exemple d'utilisation de l'énergie solaire, par ricochet! VERS L'USINE SOLAIRE Au fur et à mesure que s'épuiseront les réserves de matières organiques fossiles (pétrole, gaz et charbon), on peut s'attendre à ce que l'homme se tourne de plus en plus vers l'usine solaire végétale.Que ce soit par la culture de plantes nouvelles, aptes à capter l'énergie du soleil avec beaucoup plus d'efficacité, ou une meilleure exploitation de la forêt.Le Dr James Bassham, du Lawrence Berkeley Laboratory aux États-Unis, a déjà souligné que la photosynthèse produit annuellement 150 milliards de tonnes de matières organiques, surtout sous forme de cellulose.Et ceci malgré la faible efficacité du mécanisme de conversion de l'énergie solaire en cellulose lors de la photosynthèse (pas plus de quelques dixièmes d'un pour cent).Seules quelques plantes, comme la canne à sucre et le sorgho, atteignent des efficacités de 3 pour cent.Une petite société américaine appelée Inter-Technology Corporation propose la culture d'un peuplier hybride à efficacité de conversion de 0,6 pour cent, apte à fournir 14 000 kilowatts-heure par année y, f' \ 'V îl i , S# par hectare.Il suffirait de 12 000 hectares pour alimenter une centrale électrique de 400 mégawatts.Idée encore plus extraordinaire, la production microbiologique de nourriture unicellulaire, de produits chimiques et de combustibles à partir de la fermentation de la cellulose (c'est-à-dire la décomposition de la cellulose en molécules plus petites par des micro-organismes).Par un curieux concours de circonstances, c'est l'Armée américaine qui semble avoir trouvé le microbe le plus prometteur pour la fermentation, il y a près de trente ans, dans la jungle de la Nouvelle-Guinée où il faisait pourrir les ceintures de cartouches des soldats.En 1971, des chercheurs des laboratoires Natick, de l'Armée américaine, se virent confier la tâche de mettre au point un moyen d'éliminer les détritus sur les bases militaires.Ils se souvinrent alors de ce microbe qu'ils avaient conservé en éprouvette et le lâchèrent sur de la pâte de bois de pin additionnée de quelques sels nutritifs.Ils constatèrent alors que le microbe se multipliait en rompant les chafnes de cellulose pour donner du glucose.En retour, ce glucose peut entrer dans un cycle de fermentation microbiologique pour produire des protéines et de l'éthanol.Les hommes ont donc sérieusement commencé à se tourner vers l'énergie sylvicole.C'est dans cette perspective plus large qu'il faut commencer à regarder notre forêt.Il y a bien d'autres choses à en tirer que des planches et du papier journal.Même à nos latitudes tempérées, les superficies boisées fournissent un kilogramme de matières organiques par mètre carré par année.En même temps, la forêt tempérée libère deux tonnes d'oxygène par hectare dans l'atmosphère.Enfin, on peut habiter cette usine solaire naturelle, y chasser et y pêcher.Nul doute qu'il vaille la peine qu'on en prenne grand soin.Pourtant, les catastrophes ont aussi leur place dans le cycle vital de la forêt.LE BÛCHERON NOMADE Laissée à elle-même, la forêt naft habituellement à partir d'une véritable catastrophe, le plus souvent un vaste incendie.Ses individus luttent ensuite pour le soleil, serrés les uns contre les autres, ce qui explique leurs troncs effilés et droits, gage de rentabilité commerciale.Puis, en moins d'un siècle, la forêt commence à mourir.Ses arbres offrent une proie facile aux maladies, meurent et sèchent.Le feu vient ensuite retourner leur substance au sol pour le départ d'un nouveau cycle.Jusqu'ici, on a laissé la forêt à elle-même et on s'est contenté de couper les plus beaux boisés rendus à maturité.Il faut pourtant aller de plus en plus au nord à mesure que l'on épuise les forêts proches de la vallée laurentienne.L'immense moulin à papier de Lebel-sur-Quévillon, en Abitibi, construit de toutes pièces au milieu d'une forêt de 20 000 kilomètres QUÉBEC SCIENCE / iuillet 1975 terres et forêts Z* < : ?UNE RELEVE ASSURÉE — Pour régénérer les forêts, on peut recourir à la plantation de jeunes pousses qui auront commencé à croTtre dans des pépinières.Cette méthode très coûteuse n'est pratiquée que sur une petite échelle au Québec où l'on tend à favoriser le plus possible la régénération naturelle.carrés, illustre parfaitement le nomadisme préhistorique de l'industrie forestière québécoise.Mais le jour arrive où la fuite vers le Nord se butera contre les arbres rabougris de la taiga.Déjà, la forêt la plus septentrionale et exploitable commercialement, celle de la baie James dont le rendement annuel s'élève à 5 millions de mètres cubes, doit faire l'objet d'une exploitation accélérée avant qu'une partie ne soit inondée pour de bon.Même avant d'atteindre la barrière géographique du 52° parallèle, souligne M.Paul Vézina, expert en régénération des forêts, à l'université Laval, on se cognera sur la barrière économique des grandes distances.Pire encore, il y a déjà pénurie de certaines espèces, comme le bouleau jaune.Il faut donc se hâter à mettre en pratique les notions de sylviculture enseignées à la jeune génération d'ingénieurs forestiers québécois avant que notre capital ligneux ne soit irrémédiablement érodé.À QUELQUE CHOSE MALHEUR EST BON Ce capital forestier de 725 000 kilomètres carrés comprend 75 pour cent d'épinettes, l'arbre idéal pour la pâte à papier grâce à la longueur et à la résistance de ses fibres.Le sapin baumier constitue l'autre résineux le plus important.Son bois blanc, léger et plutôt mou, le désigne pour la construction et aussi pour la pâte à papier.Mais caché sous cette grande uniformité d'espèces, il faut réaliser que notre immense forêt se présente comme une sorte de damier.Les reconnaissances aériennes démontrent que la forêt québécoise est faite d'immenses taches, regroupant des arbres du même âge.Ils ont commencé à surgir en même temps à la suite d'une catastrophe écologique, soit un incendie, une épidémie d'insectes ou un chablis.Celui-ci désigne de grandes étendues d'arbres couchés au sol par le vent.On peut observer le phénomène assez souvent pendant une excursion de chasse, bien que ce soit, la plupart du temps, à petite échelle.Le chablis n'affecte pas de grandes régions au Québec.Une épidémie d'insectes comme la tordeu-se des bourgeons de l'épinette qui dévaste présentement 32 millions d'hectares, représente un phénomène à plus grande échelle encore que les feux de forêt.Malgré son nom, cet insecte s'attaque avant tout au sapin baumier et ses larves ne mangent de l'épinette que lorsqu'elles n'ont plus le choix.Or, depuis des années, les compagnies forestières récoltent l'épinette.Le sapin s'en est trouvé grandement favorisé.De sorte que la tordeuse, dont le développement jusqu'à l'ampleur épidémique suit un cycle d'environ trente ans, trouve la forêt de plus en plus à son goût (voir Québec Science, juin 1975, p.11).Les épidémies deviennent par conséquent plus considérables.Dans les années 1940, 20 millions d'hectares ont été ravagés.Il y a deux ans, la nouvelle épidémie avait déjà touché 22 millions d'hectares.L'été dernier, l'insecte dévorait 30 millions d'hectares et cette année, les dégâts dépassent tout ce qu'on a vu.Ainsi, malgré le succès relatif des campagnes d'arrosage avec des insecticides, les mesures de sauvetage n'ont fait que garder encore plus de nourriture pour la tordeuse.«Ainsi, conclut M.Vézina, l'homme amplifie le phénomène.Les épidémies reviennent à plus court terme et durent plus longtemps.» Plusieurs spécialistes de l'aménagement forestier, dont M.Raymond Dion, président de l'Ordre des Ingénieurs forestiers du Québec, commencent à entrevoir une possibilité de détourner la prochaine invasion de tordeuses prévue vers 1990.Il s'agirait de repenser l'aménagement forestier en favorisant l'implantation généralisée des essences non vulnérables à la tordeuse, telles que le tremble, l'épinet-te noire et le bouleau.Ces essences peuvent être exploitées par l'industrie des pâtes et papiers aussi bien que l'épinette blanche et le sapin baumier, ces derniers faisant le régal de la tordeuse.DES BOMBARDIERS À EAU Les insectes, les incendies et les coupes à blanc sont catastrophiques à court terme, souligne M.Vézina, mais à long terme, ces phénomènes sont à l'origine de nos plus belles forêts équiennes, c'est-à-dire constituées d'arbres du même âge.Tout étant détruit, les sels minéraux, jusqu'alors captifs dans le tissu végétal, retournent dans le sol et le soleil atteint les jeunes pousses, autrement condamnées à demeurer à l'ombre.L'incendie est la plus souhaitable de ces catastrophes, car il permet un recyclage plus rapide des sels nutritifs dans le sol.Les cendres de la vieille forêt constituent le meilleur engrais pour les jeunes tiges de la forêt toute neuve.Par exemple, le grand feu du lac Saint-Jean, au début du siècle, a donné les belles forêts exploitées aujourd'hui.Dans la haute vallée du Saint-Maurice et en Abitibi, les incendies de 1923 et 1933 ont aussi donné naissance à des forêts maintenant âgées de 50 et 40 ans.Nous devons donc envisager les feux de forêt d'un tout autre point de vue.Nous | avons développé des techniques de lutte très efficaces contre les incendies, comme I les fameux bombardiers à eau.Nous faisons un drame de tout feu de forêt.Chaque saison de sécheresse voit d'ailleurs | apparaftre un bulletin de risques d'incendie qui accompagne la lecture des prévisions météorologiques.«Bien entendu, il faut exercer une prudence incessante, mais il faut pourtant nous 12 juillet 1975 / QUÉBEC SCIENCE défaire d'un certain esprit pompier, soutient M.Vézina.Présentement, on oublie de se poser une question, surprenante au premier abord, mais importante: Doit-on combattre tous les incendies à tout prix?» Je crois qu'il faut se poser cette question.Qu'il faut y répondre oui, lorsqu'il y a menace pour un village ou des installations matérielles importantes.Dans d'autres circonstances par contre, on devraient se borner à le circonscrire, à le guider, en un mot, à l'utiliser, poursuit M.Vézina.Ainsi, dans l'Ouest, où l'on a tout fait pour empêcher les incendies de forêt, on constate aujourd'hui que les étendues de sapins Douglas ne se régénèrent que difficilement.Plus près de nous, dans des forêts comme celles du Parc des Laurentides, la rigueur du climat ralentit considérablement la décomposition organique.La couche d'humus atteint une épaisseur d'un mètre.Rien ne peut remplacer un bon incendie pour remuer tous ces débris et redonner au sol ses éléments nutritifs, insiste l'expert forestier.Aux États-Unis, l'esprit pompier a fait long feu et il a fallu se résigner à laisser brûler des forêts qui, de toute façon, étaient en train de mourir de vieillesse, tellement les garde-feu avaient bien fait leur devoir.Le public américain se révolte contre ce semblant de laisser faire, mais, avec le temps, il comprendra qu'il est naturel pour la forêt de brûler.Il s'agit de contrôler le feu et de ne le laisser s'amorcer qu'au bon moment.Ici même, certaines compagnies ont commencé à brûler les branches et les crêtes des arbres laissés sur place, après une coupe à blanc.Lorsque le brûlage se fait tôt au printemps, le danger d'incendie se trouve de beaucoup minimisé.Là où la forêt n'a pas été abattue, il reste beaucoup de neige protégée du soleil par le couvert des branches, tandis que dans les zones d'abattage les branches à brûler reposent sur un sol légèrement enneigé et humide.Ainsi le feu a peu de chances de se répandre aux alentours.M.Vézina trouve les compagnies bien timides et leur suggère d'attendre encore plus tard au printemps pour permettre à la zone coupée de brûler de fond en comble.Paradoxalement, le feu constitue donc le geste le plus bénéfique dont on peut gratifier la forêt.Mais, il faut bien la laisser pousser.Ne peut-on encore l'aider?PLACE AUX FORTS Comment peut-on obtenir davantage de notre capital forestier?Doit-on laisser pousser les épinettes sans contrôle jusqu'à 90 ans ou existe-t-il des mesures aptes à accélérer leur croissance?La réponse est qu'on peut toujours faire quelque chose.Par contre, la forêt québécoise demeure encore tellement étendue qu'on n'a presque pas exploité ces moyens.Jusqu'à maintenant, la sylviculture n'est pratiquée que sur une toute petite échelle: la forêt était là et on n'avait qu'à la prendre.Voici tout de même un aperçu des méthodes utilisées aux États-Unis et en Europe et qu'il faudra bientôt commencer à appliquer ici.Le premier principe sylvicole consiste à éliminer les faibles pour donner toutes les chances aux meilleurs.On parvient ainsi à hâter de dix à vingt ans le moment de la coupe à blanc.L'élimination des individus faibles et des espèces indésirables se fait par empoisonnement, coupe ou brûlage.De cette façon, on ne fait que hâter le travail de la nature elle-même.En effet, aussitôt après la catastrophe régénératrice, les pousses d'épinettes et de sapins se comptent par dizaines de milliers à l'hectare.Elles n'ont pas toutes la même vigueur.Après quelques années seulement, certaines ont déjà plusieurs centimètres de plus que leurs voisines, grâce à leur bagage génétique supérieur ou à des conditions initiales plus propices.Bientôt, les dominants et condominants prennent le dessus sur les intermédiaires et les opprimés.Là où il y avait des dizaines de jeunes arbres, il n'en reste plus qu'une douzaine après trente ans et un seul après une centaine d'années.Puisqu'il y a tant d'arbres condamnés, le forestier ne fait qu'accélérer leur sort.L'éclaircie pratiquée dans nos forêts sauvages permet aux anneaux annuels de croissance de ne pas diminuer d'épaisseur à mesure que l'arbre avance en âge.Le diamètre de l'arbre augmente alors de 20 à 30 pour cent.Par contre, ce n'est pas une augmentation de diamètre que l'on cherche, mais une accélération du moment où l'arbre a atteint un diamètre commercial.On obtient en 60 ans une forêt qu'il aurait fallu attendre 90 ans.Près de sa maturité, il devient de plus en plus critique que le capital produise ses intérêts.De plus, on laisse les arbres assez près les un des autres pour capter toute l'énergie solaire incidente et les obliger à pousser en fûts longs et étroits.Il existe des éclaircies pré-commerciales et commerciales, comme on peut le constater sur les affiches des compagnies forestières.Les premières sont pratiquées lorsque la forêt n'a pas plus de 30 ans, et les arbres éliminés sont trop petits pour représenter une valeur commerciale.Les débris demeurent à l'ombre, ne sèchent pas trop vite et se décomposent sans accroftre les risques d'incendie.Dans une forêt d'âge moyen, certains produits d'éclaircie sont sortis de la forêt pour usage industriel.À elle seule, l'éclaircie Principales zones de végétation au Quebec HUDSON SAIN Pessiere d Sap inière ?Érablière à bouleau CH Érablière laurentienne MONTRÉAL Erablière à caryers HH Taiga et toundra QUÉBEC SCIENCE / juillet 1975 1 commerciale hâte le moment de la coupe d'une dizaine d'années.COUPER A BLANC Parvenue à maturité, le sort idéal d'une forêt est d'être récoltée par l'homme.Ce dernier lui évite une lente agonie, accélère la relève des jeunes arbres et peut même considérablement l'améliorer, s'il s'en donne la peine.Plusieurs systèmes de coupes s'offrent alors.Ils se distinguent à la fois par la superficie des aires fauchées et la façon qu'ils assurent la régénération.En pratique, plus la forêt est sauvage, plus les aires de coupe sont grandes.Lorsque la civilisation se rapproche, l'homme a alors tendance à procéder à des prélèvements plus nombreux et plus petits.Le type de forêt à exploiter joue aussi un rôle important dans le choix du système de coupe.Les grandes forêts québécoises, par exemple, avec leurs grandes étendues équiennes, se trouvent tout indiquées pour la récolte de tous les arbres, dite coupe à blanc.Dans des forêts inéquien-nes, on procède plutôt par coupes progressives des groupes d'arbres du même âge.Enfin, dans une forêt privée, par exemple sur une ferme, on a recours au jardinage cultural, soit la coupe des arbres pris un à un.Quel que soit le système choisi, celui-ci doit former un couple où la rentabilité de la récolte et l'assurance de la régénération sont maximisées.En pratique, la coupe à blanc ne fait que s'ajouter aux catastrophes naturelles nécessaires pour assurer la relève de nos forêts de résineux, arbres particulièrement aptes à croftre en groupes.«On ne doit pas critiquer le principe de la coupe à blanc, souligne M.Vézina, mais son application.Lorsque l'aire complètement coupée atteint la dizaine de kilomètres carrés, ceci comporte d'abord un effet déplorable sur la faune.C'est comme si on créait un désert.Les écarts de température deviennent très grands entre le jour et la nuit.L'érosion emporte le couvert d'humus.De plus, dans nos forêts humides, la nappe phréatique se trouve déjà suffisamment haute.Sans le pompage et la continuelle évaporation des grands arbres, le niveau de l'eau peut s'élever encore et transformer l'endroit en tourbière.Alors la forêt ne pourra pas se régénérer.Une multitude de végétaux indésirables éliminent toutes chances de départ aux jeunes pousses de résineux.Enfin, le vent risque de ne pas apporter sur toute l'étendue les graines de semence provenant des arbres qu'on a bien dû laisser quelque part.La façon rationnelle de recourir à la coupe à blanc demande de procéder par lisières ou trouées.Celles-ci doivent se dérouler perpendiculairement aux vents prédominants afin d'assurer une bonne couverture par la semence.On tâche aussi de ne pas faucher une bande large de plus de six fois la hauteur moyenne des arbres laissés sur place.Ceux-ci ont alors plus de chances de fertiliser les zones de coupe.Ordinairement, la lisière laissée debout doit avoir une largeur au moins PRODUITS TIRES DES ARBRES RÉSINEUX OLÉORÉSINE-Peintures Laques Savons Encaustiques TÉRÉBENTHINE-1Liquides de nettoyage LIGNINE Conditionneur de sol Plastiques Matériaux de route Matières de tannage Vanilline CELLULOSE.PRODUITS CHIMIQUES FIBRES Rayonne Cellophane Collodion Explosifs Pellicules photo Celluloi'de Verre incassable Éponges végétales Simili-cuir Cheveux et poils artificiels Disques phono PAPIER Journaux Emballages Livres Tissus Absorbants FIBRES _______[Cartonnages COMPRIMÉES | Cartons I Isolants BOIS DE CHARPENTE ATELIERS ET USINES Meubles Menuiserie Instruments de musique Articles de sport Bateaux CONSTRUCTION — STRUCTURES BÂTIMENT Poteaux de mine Solives, poutres & colonnes Madriers Appuis de fenêtre Bois plaqué DÉPÔT Planches Bois à dimension Bois de finissage DÉCHETS DOSSES Combustible Lattes Copeaux pour pâte Bois aggloméré FORMES Moulures Parquets Tenons Combustible SCIURE ET__________Poudre de bois COPEAUX Mélanges de balayage Isolants Combustible Bois aggloméré Briquettes BOIS DE PLAQUAGE Contre-plaqué Meubles Portes Boftes Allumettes Cure-dents RONDINS Bardeaux Formes à chaussures Copeaux d'emballage Charbon de bois Produits de distillation 14 juillet 1975 / QUÉBEC SCIENCE U BOIS DE CHAUFFAGE TRAVERSES PIEUX ET PILOTIS POTEAUX ÉCORCES- Conditionneur de sol Combustibles Tanin Dopes de boue de forage Adhésifs GOMME- BAUME- RÉSIIME- FEUILLAGE-FRUITS SÈVE- ¦ Huiles ¦ Sucre et sirop terres et forêts ¦' H Remèdes Essences à vernis Mastic Remèdes Gomme à mâcher Confiseries ?POUR UNE MEILLEURE EXPLOITATION — La masse ligneuse s'accroft chaque année d'environ deux pour cent.On pourrait donc y prélever un arbre sur cinquante, bien que pour le moment on se contente d'un arbre sur cent.égale à la hauteur de ses individus les plus grands, sans quoi une seconde coupe n'a plus de justification économique.Bien sûr, on peut assurer la relève par la plantation de jeunes arbres.Mais celle-ci possède le défaut non négligeable d'être coûteuse.M.Vézina ne croit pas qu'elle soit encore nécessaire au Québec —où elle est d'ailleurs pratiquée sur une toute petite échelle— malgré la publicité gouvernementale en ce sens.Il suggère plutôt de favoriser le plus possible la régénération naturelle.RÉGÉNÉRER PAR LE FEU Dans cet ordre d'idée, l'approche la plus efficace consiste à faire en sorte que la catastrophe soit la plus complète possible.En un mot, que la coupe à blanc en soit vraiment une.En effet, la coupe à blanc commerciale se résume tout simplement à ramasser tous les arbres payants et à laisser les autres debout.Mais l'ombre de ces arbres non commerciaux retardent la reprise des jeunes pousses.L'expert en régénération des forêts suggère donc de marier le feu à la coupe à blanc.Deux brûlages devraient être provoqués.Un premier au printemps, alors que le soleil a fait fondre la neige des étendues dénudées, mais pas dans le sous-bois des lisières non fauchées.Les risques de propagation du feu sont alors minimes.Par contre, le sol encore gelé s'oppose à une véritable perturbation du sol, capable de le rendre vierge et parfaitement réceptif aux semences des espèces recherchées.Il faudrait alors recourir à un second brûlage, en plein été, lorsque les résidus des lisières de coupe sont parfaitement secs.Le sol serait alors brûlé en profondeur, suffisam- ment pour garantir un bon berceau aux semences.Au Québec, cette idée n'a pas encore fait beaucoup de chemin.A peine pratique-t-on le brûlage de printemps en quelques endroits.Pourtant, on brûle environ 2 000 hectares par année chez nos voisins ontariens.11 est vrai que le coût du brûlage, de 2.50 dollars au printemps, atteint environ 10 dollars l'hectare à l'été, à cause des mesures de sécurité additionnelles qu'il faut prendre.Dans un pays forestier avancé, la méthode de la cueillette et sa proche parente, la coupe à blanc, laissent la place à des systèmes de coupe plus délicats et raffinés.On y pratique les coupes progressives.Le principe fondamental consiste à donner le maximum de chances à la régénération.Par contre, cela suppose une forêt déjà quadrillée de routes et facilement accessible.Habituellement, on compte trois coupes progressives, d'abord une première dite préparatoire, puis celle d'ensemencement et enfin une ou plusieurs coupes secondaires dont la dernière dite finale.L'objectif de la coupe préparatoire est d'éliminer les sujets les moins prometteurs le plus tôt possible.Elle encourage le développement des porte-graines, ces arbres supérieurs qu'on laisse sur place et dont la semence viendra féconder les aires libérées.Elle favorise aussi la décomposition des déchets organiques en exposant le sol à un plus fort rayonnement solaire et aux précipitations.Lors d'une année d'abondante production de cônes de semence, on peut choisir d'effectuer la coupe préparatoire et la coupe d'ensemencement en une seule étape.On élimine alors tous les arbres indésirables, soit parce qu'ils représentent des essences inappropriées ou parce qu'ils semblent incapables d'une croissance rapide.En volume, la quantité de bois enlevée lors d'une telle coupe peut varier entre 25 et 60 pour cent du volume total.L'intérêt de laisser les meilleurs arbres s'impose d'un strict point de vue génétique, puisque la tâche de la relève leur est alors confiée en exclusivité.C'est seulement lorsque les porte-graines ont fait leur devoir et la relève garantie, que commencent les coupes secondaires.Par ailleurs, la cueillette peut s'effectuer au cours d'une seule coupe finale.Sa rentabilité est assurée puisqu'elle comporte les individus les plus beaux.Par contre, la méthode des coupes progressives a le sérieux désavantage de retarder le prélèvement des dividendes.Malgré tout, elle devrait être préférée à long terme, car elle garantit la survie des peuplements.Comme on peut le constater, la coupe dite sélective n'a pas de fondement scientifique.Elle constitue même un non-sens.Son emploi au Québec se justifie seulement du point de vue esthétique, mais n'a rien à voir avec l'exploitation efficace de nos grandes forêts de résineux, eux qui préfèrent disparaftre dans de grandes catastrophes.Apposés QUEBEC SCIENCE / juillet 1975 éditeur du québec A UN MAL NÉCESSAIRE — L'incendie peut être utilisé à l'avantage de la forêt.Il devient alors un moyen de régénération permettant le recyclage des sels nutritifs dans le sol et la croissance des jeunes pousses.sur un écriteau, près d'une concession accordée à une compagnie, les mots «coupe sélective» ne décrivent sûrement pas le véritable procédé de coupe utilisé et, probablement, servent surtout à ne pas choquer une opinion publique mal informée.En fait, une méthode appelée «jardinage cultural» se rapproche un peu de la coupe sélective, mais elle doit être employée dans les forêts mixtes de feuillus et de résineux du Sud du Québec.Sur ces forêts privées, il convient en effet de couper les arbres un à un, chaque petite clairière assurant ainsi l'espace de démarrage à une nombreuse relève, mais qu'il faudra aussi surveiller pour favoriser les meilleurs sujets.ARBRES PARACHUTISTES Bibliographie Eric Gourdeau, La forêt québécoise, Forces, revue publiée par l'Hydro-Québec, no 19, 1972 David Martin Smith, The Practice of Sylviculture, John Wiley and Sons, New York, 1962 Paul-E.Vézina, Notions générales de sylviculture, Notes de cours.Les Presses de l'université Laval, Québec, 1972 Si jamais la régénération naturelle rate, le sylviculteur dispose de moyens pour ensemencer ou planter des forêts entières.Au Québec, l'effort de reboisement demeure très marginal.Un total de seulement 200 000 hectares y ont été reboisés de façon artificielle, comparativement à 725 000 hectares en Ontario, depuis le début du siècle jusqu'à nos jours.Pourtant, il y a quelque 12 millions d'hectares de terres abandonnées et de terrains forestiers qui mériteraient un coup de pouce pour redevenir forêt.Ministère des Terres et Forêts, Petite flore forestière du Québec, Éditeur officiel du Québec, 1974 P.Pesson, Écologie forestière, Gauthiers Villars, coll.géobiologie, écologie, aménagement, 1975 Les exemples à suivre ne manquent pas.Les États-Unis auront reboisé 100 millions d'hectares d'ici une dizaine d'années! Présentement, nos voisins du Sud produisent huit pour cent plus de bois qu'ils n'en consomment.Leurs nouvelles forêts artificielles parviennent à maturité en 25 ans, les individus étant sélectionnés selon des caractères génétiques bien déterminés.De tels moyens n'ont pas encore été mis en œuvre au Québec, sauf à petite échelle.Par ailleurs, des expériences sont en cours pour déterminer l'efficacité de la régénération effectuée à l'aide de jeunes plants lancés par avion.L'avion sert déjà à l'épandage de semences, mais très peu au Québec.Les semences forestières servent plutôt de semis pour la production de plants de reboisement.L'entrepôt central de Berthierville devrait bientôt pouvoir stocker environ 5 milliards de graines.Celles-ci sont minuscules: si l'on prend l'exemple de l'épinette noire, il faut accumuler 180 000 de ses graines avant d'obtenir un kilogramme.A 16 dollars le kg, la semence d'épinette noire ne coûte tout de même que 17 cents par mille plants.Tout compris, il faut environ 2 000 plants à l'hectare pour assurer le reboisement.Les taux de survie sont excellents et atteignent parfois tout près de 100 pour cent.D'autres mesures ont été mises de l'avant dans les autres provinces et d'autres pays.L'épandage d'engrais demeure encore au stade expérimental au Canada.Par contre, on sait que nos forêts boréales manquent souvent d'azote.De même, les pins et les épinettes exigent beaucoup de phosphore.En Suède, on a calculé qu'un kilogramme d'azote produisait un accroissement de 10 à 45 kilogrammes de la matière sèche dans les stations de peuplement à forte densité.Le coût de l'opération demeure tout de même prohibitif dans des forêts sauvages puisqu'il atteint 75 dollars l'hectare.Des opérations de drainage de grande envergure ont été entreprises par les Finlandais pour assécher des tourbières.Ils ont creusé plus de 70 000 kilomètres de canaux en pleine forêt depuis une dizaine d'années.Seulement de petites expériences très localisées de ce type ont été tentées jusqu'à maintenant au Québec.UNE FORÊT BIEN SAUVAGEONNE Comme on peut le constater, l'aire de la cueillette bat encore son plein, dans le domaine forestier, au Québec.La forêt était si grande et les lois si souples que des compagnies se déclarent contraintes de se départir de leurs moulins à papier.faute de bois, alors que tous les alentours ne sont que suite de forêts et de forêts (Témiscamingue).Nul doute, que le gouvernement du Québec aura fort à faire à mesure qu'il reprendra en charge la forêt québécoise.Les techniques de la sylviculture commenceront bientôt à connaftre leurs beaux jours, mais on peut s'attendre à ce que notre forêt demeure encore longtemps une sauvageonne.La nature, même si elle sait être efficace, n'agit qu'avec le temps et dans le domaine forestier plus qu'ailleurs, il y a loin de la «coupe» aux lèvres.juillet 1975 / QUÉBEC SCIENCE Le: Ce dé pu nueth le: pu «qui toi» «K pouil1 liredi sedisr tenta, suisoi Leséi Mtr POttU! SlNîi en en.1%, Jeut Selon Pollution par Jean-Marc Carpentier commEnï rspolE?DEà DOnnEEï ^CiEflLiFiOUE^ Les conclusions des recherches scientifiques vont parfois à l'encontre des intérêts des multinationales du pétrole.Celles-ci n'hésitent pas alors à manipuler les données, au détriment de l'environnement et à l'avantage de leurs profits.Les dés sont jetés; économiquement parlant, le Québec ne pourra plus se passer du superport.Ce projet qui fait la manchette des journaux à environ tous les quatre ans, soit en période d'élection, et qui impliquerait un déboursé de plus de 500 millions de dollars, pourrait bientôt devenir essentiel.Le gouvernement québécois a déjà dépensé 650 000 dollars en études.La Société internationale d'équipement et de conseils (SINTEC) et la firme Surveyer-Nenniger-Chênevert (SNC) ont examiné diverses localisations afin de déterminer scientifiquement le meilleur site possible pour l'emplacement du complexe portuaire dont le Québec et la Nouvelle-Écosse se disputent l'implantation auprès du gouvernement fédéral.Pourtant, il serait souhaitable que le Québec échoue dans sa tentative de voir se réaliser un tel projet sur son territoire.UN DANGER INÉVITABLE Les écologistes ne sont pas les seuls à mettre la population en garde contre les risques accompagnant un tel complexe portuaire.Selon les experts du groupe SINTEC-SNC, il est impossible de trouver un endroit écologiquement parfait dans le golfe ou l'estuaire du Saint-Laurent, et les méthodes utilisées présentement dans les interventions anti-pollution sont pratiquement inefficaces dans les régions à l'étude.Selon ces mêmes experts, la possibilité de déversement à proximité du superport est en fait inéluctable, les accidents les plus fréquents étant l'échouage et les collisions.Suite à un déversement, le temps perdu à la mise en place de dispositifs antipollution devient le facteur prépondérant, un délai de quelques heures rendant tout effort virtuellement inutile.L'épandage de détergents constitue une des façons d'éliminer l'évidence des déversements de pétrole.Il est difficile, dans ce cas, de connaftre ce qu'il advient des hydrocarbures dispersés.Sont-ils véritablement dégradés ou sont-ils plutôt dilués, eux et leur toxicité, sur une plus grande surface?Quoi qu'il en soit, la dispersion en surface des hydrocarbures est cependant préférable à leur déposition sur le fond marin par l'utilisation des sables oléophili-ques (grains de sable qui s'enrobent de' pétrole et s'amassent sur le fond marin).Or, le golfe Saint-Laurent constitue la région la plus riche de vie aquatique au Canada et une grande part des pêcheries en dépend.Le golfe est une grande zone de frai, de reproduction, de croissance et de nutrition de nombreuses espèces de poissons, d'oiseaux et de mammifères marins.Toute pollution contribuerait, à long terme, à la contamination et à la dégradation de ce milieu.Dans l'esprit des responsables du projet, il est bien clair que l'établissement du superport et le grand débit de pétrole qui y sera transbordé amèneraient inévitablement des fuites et des déversements de quantités plus ou moins considérables de pétrole dans les eaux environnantes.Malgré l'acuité du problème, les études précises sur les processus de dégradation biologiques à la suite des déversements de pétrole manquent.La grande variété des v; -•^Ü5 ' rZjijfc-s:.j- » '~.,\i ¦y\>ÆÏÆ^J .¦ ¦ \ mm ?UNE ÉPÉE DE DAMOCLES - L'exploitation et l'exploitation des ressources pétrolières sous-marines, comme celles qui sont effectuées dans le golfe Saint-Laurent, sont une source continuelle de danger.La mise en place des dispositifs anti-pollution, à la suite de déversements de pétrole provoqués par une explosion ou un coulage, exige un délai.Quelques heures de perdues et tout effort devient inutile.conditions écologiques et le nombre important d'espèces biologiques concernées, aussi bien que la diversité des produits pétroliers répandus rendent toute étude systématique très laborieuse.Pour ces mêmes raisons, la mise sur pied d'expériences de laboratoire simulant de telles réactions s'avérerait d'un coût prohibitif et d'une complexité déconcertante.Il devenait donc essentiel d'étudier d'une façon systématique et rigoureuse l'évolution d'un milieu écologique soumis à de telles contraintes.LE CAS LE PLUS ÉTUDIÉ Un groupe de scientifiques ont eu la «chance» de suivre l'évolution quotidienne d'un milieu contaminé.En effet, le 16 septembre 1969, 4 000 barils (environ 700 000 litres) d'huile à chauffage étaient déversés de la barge Florida dans les eaux du port de West Falmouth, au Massachusetts.L'événement, survenu à proximité du Woods Hole Oceanographic Institution (W.H.O.I.), est devenu le plus étudié de tous les déversements de pétrole de l'histoire.Les observations commencèrent quelques heures seulement après l'écoulement et des données sont encore recueillies, plus de cinq ans après l'événement initial.Le Dr Howard L.Sanders, chercheur de ce centre connu dans le monde entier, a joué un rôle prépondérant dans cette étude.Dans les publications qui en ont résulté, les scientifiques du W.H.O.I.ont mis en évidence une série d'effets catastrophiques et de longue durée.Aussitôt que le pétrole est déversé, diverses réactions commencent à se produire par évaporation, solution, écoulement, émulsification, échanges air-mer, dégradation biologique et sédimentation.La composition du pétrole et les différentes caractéristiques de l'environnement, comme la température, la concentration en bactéries, les nutriments en présence, l'état de la mer (agitation, turbulence, courants marins) et plusieurs autres, déterminent le taux d'altération du combustible et de perturbation de l'équilibre écologique.Dans la région où l'impact fut maximum, les espèces vivant sur le fond sont presque totalement éliminées.Les rivages environnants deviennent littéralement recouverts, au moins pendant les quatre jours qui suivent l'épanchement, de poissons morts ou mourants et d'invertébrés marins.Dans cette même région, des échantillons de matière sédimentaire montrent une grande concentration en huile.Ce pétrole migre ensuite à l'intérieur des sédiments vers des fonds situés à l'extérieur de la zone du sinistre pour les contaminer.Par la suite, le pétrole, emprisonné dans les sédiments, se répand sur le fond, occasionnant de nouveaux dommages.Plus de 5 ans après l'échouage du Florida, ces phénomènes sont encore observés périodiquement et nul ne peut prédire quand cessera cette destruction chronique.Dans les zones environnantes, où de plus faibles concentrations de pétrole furent mesurées dans les fonds sédimentaires, au moins quelques espèces, les plus vulnérables, furent affectées.UN VER OPPORTUNISTE A la suite de ces conséquences primaires, d'autres phases de la dégradation du milieu prennent place.De l'extermination massive des espèces normalement présentes dans ce milieu, résulte un certain «vacuum» biologique.Ce vide est subséquemment comblé, d'une façon progressive, par diverses espèces biologiques.Dans ce cas, la plus opportuniste est le Capital la capitata, un ver très résistant qui ne met que de trois à quatre semaines à devenir sexuellement mature.Les scientifiques de Woods Holes observent, trois mois après la catastrophe du Florida, une «explosion» de la population de Capitella, celle-ci atteignant des densités de plus de 2 000 000 d'individus par mètre carré.Peu après, soit au début de l'été 1970, alors qu'une certaine quantité de l'huile se soit biodégradée, d'autres espèces moins opportunistes font leur apparition, d'où une diminution du nombre de Capitella.D'autres espèces reviennent, plus tard encore, reprendre leur place dans le milieu et rétablir peu à peu l'équilibre écologique.Par contre. SURVEILLANCE AERIENNE cnexo m.$k'ug-' ARRIS PAR SURPRISE — Grâce à des techniques modernes de détection aérienne, telle la radiométrie à balayage dans l'infrarouge, on peut surprendre les navires coupables de déversement de pétrole dans les eaux où ils naviguent, les identifier et photographier la nappe d'hydrocarbures qu'ils laissent dans leur sillage.C'est ainsi qu'au mois d'août 1974, le WRANGELL, battant pavillon norvégien, fut pris en flagrant délit.L'avion s'est révélé un moyen de surveillance extrêmement puissant.Dans le but de vérifier son efficacité, le Groupe intraministériel de coordination des actions en mer des administrations (GICAMA) décida de l'expérimenter au cours de l'été 1974.Un système de surveillance patrouille la route empruntée régulièrement par les navires pétroliers au large d'Ouessart, sur la côte française de l'Atlantique en Bretagne, zone particulièrement touchée par les déversements d'hydrocarbures.En plus des moyens de surveillance classique (photographie et cinématographie), l'appareil était équipé d'un système de détection radiométrique à balayage dans l'infrarouge qui, fournissant une image thermique, permettait de cartographier les anomalies de la surface de la mer.Le grand avantage de ce système réside dans la possibilité de localiser des nappes d'hydrocarbures jour et nuit et, éventuellement, par temps de pluie ou de brouillard léger.On a pu observer des traînées d'hydrocarbures de plus de 50 kilomètres de long et même, dans la nuit du 29 au 30 août 1974, une bande de 2 à 3 kilomètres de large sur 100 kilomètres de long.Au cours de ses 11 sorties (8 de jour et 3 de nuit), l'appareil a surpris quatre navires déversant des quantités importantes de pétrole dans la mer: le WRAMGELL (port d'attache: Haugesund); le BURMAH-PERIDOT (port d'attache: Hamilton, Bermudes); le PETWORTH (port d'attache: Londres) et un dernier qui n'a pu être identifié immédiatement.Cinq autres navires effectuant des déversements de moindre importance n'ont pas été identifiés.Dès qu'un navire était surpris en flagrant délit, on communiquait les informations par radio à des vedettes d'intervention.Guidées par l'avion, celles-ci prélevaient des échantillons dans le sillage des navires afin de compléter les dossiers requis ensuite, pour instruction, au Quartier des affaires maritimes de Brest.Ce système de télédétection peut également être utilisé pour suivre l'évolution d'une nappe de pétrole, à la suite du naufrage d'un pétrolier à proximité des côtes.aujourd'hui, plus de cinq années se sont écoulées et certaines espèces manquent encore, n'ayant pu récupérer la place^ qu'elles occupaient antérieurement.À une distance plus grande du lieu de la fuite, quelques espèces seulement furent affectées et la récupération du milieu fut relativement rapide.Toutes ces observations furent rendues publiques dans une série d'articles scientifiques.En science, la publication de résultats de recherche suit un processus assez particulier.Une fois présentés aux comités de rédaction des revues spécialisées, les comptes rendus de recherche sont analysés par un jury composé d'experts scientifiques.Si la recherche et les méthodes utilisées sont jugées valables, la publication est autorisée et le «papier» s'intégre à la littérature scientifique.Il peut, par le fait même, être sujet à des répliques, des élaborations ou toute autre forme d'analyse ou de critique de la part des autres spécialistes.Des publications, qui suivront la filière, viendront confirmer ou infirmer les conclusions apportées initialement.UN COMMANDITAIRE INTÉRESSÉ Dans l'affaire Florida, une réaction devait se produire au début de 1973.Le Dr J.G.Mankin, de la Texas A & M University, publiait un rapport intitulé: «A Review of Significant Papers on Effects of Oil Spills and Oil Field Brine Discharges on Marine Biotic Communities».Dans la première partie, l'auteur présente une bibliographie des publications de recherche sur les épanchements d'huile et, dans la seconde partie, il discute les principales études effectuées dans ce domaine.Mankin condamne ouvertement les publications qui font état des dommages à long terme sur l'environnement provoqués par des fuites de pétrole et critique les études des scientifiques qui suggèrent ce fait.Il faut cependant noter que cette publication n'a pas suivi le chemin normalement pris par les articles de ce genre.En effet, celui-ci n'a pas été présenté à des périodiques scientifiques avec comité de lecture comme dans la filière normale, mais a plutôt été distribué à grande échelle par la compagnie EXXON, sans plus de préambule.Fait sans doute révélateur, J.G.Mankin est depuis longtemps en relation avec l'industrie pétrolière pour laquelle il a souvent agi comme conseiller.Les publications du Dr H.C.Sanders et de ses confrères suscitèrent une attention toute particulière de la part de Mankin.Elles résultent de l'étude du déversement dans le port de West Falmouth qui, parmi les 7 études d'épanchements retenues par Mankin, fut la plus rigoureuse, la plus complète et la plus suivie. DE SÉRIEUSES RÉTICENCES - Le golfe Saint-Laurent est la région la plus riche de vie aquatique au Canada et une grande partie des pêcheries en dépend.L'installation d'un port pour super-pétroliers y entrafnerait inévitablement des déversements de pétrole lors de transbordements ou d'échouages.Les conséquences de ces déversements sur l'environnement marin sont néfastes et durables, comme démontrent le Dr Sanders et son équipe par leur étude sur le cas de West Falmouth.éditeur du québec liïiïiwï imperial oil ‘+ PRIX du Festival du FILM HONGROIS (1966) Tl Renseignements, location et achat: Att.: Jacques Bouchard T4 x ^ Xj 1 36a est, rue St-Paul Montréal, Que.H2Y 1 G6 *>2 X}> Tél.: (514) 866-8831 «£5 LE MOIS PROCHAIN André Delisle montrera comment, chacun de notre côté, nous pouvons contribuer à résoudre une partie du problème écologique posé par les déchets solides en recyclant nos propres détritus.Michel Gauquelin fera le point sur les problèmes des animaux confinés dans les jardins zoologiques du Québec.Claire Larouche profitera de la saison des vacances pour nous parler d'une forme nouvelle d'organisation des horaires de travail: l'horaire flexible.Jacques Michel nous donnera un aperçu de la complexité de l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta.à lire sur la plage! ir Yanick Villedieu expliquera comment on fabrique un imprimé comme celui que vous Usez.pîr An iHontn En vrt nuiwos Mil ÏLibio insecte, racée, taiinsi jence.0 lés d’un 1 saçei.I CSr ce, fouit Ufl 'inslejo “"levér tofl$tit||D “lion HOMMES i / QUÉBEC SCIENCE PARUTIONS RÉCENTES LES FOURMIS EN SOCIÉTÉ par André Ber, Les Éditions Fides, Montréal, 1974, 44 pages, $1.70 En vente dans les librairies Cette plaquette fait partie de la collection «Satellite 2000» dont les premiers numéros traitent de biologie et d'écologie.Elle s'adresse aux professeurs de divers niveaux, aux étudiants (particulièrement aux jeunes naturalistes), voire au grand public avide de savoir.La brochure sur les fourmis est le fruit de patientes observations.Elle nous apprend beaucoup sur les mœurs étranges de ces insectes, sur leur structure «sociale» avancée, leur système de communication, leur instinct complexe qui frise l'intelligence.On y trouve aussi les plans détaillés d'un «formicarium» permettant d'étudier les activités hiérarchisées de ces petites bêtes à propos desquelles Salomon a dit: «Paresseux, va vers la fourmi, observe son comportement et deviens ! sage».50 ÉNIGMES DU PROFESSEUR JISSÉ ENIGMES A_ par Jean-Claude Paquet, Les éditions «La Presse», Montréal, 1975, 126 pages, $3.50 L'INFORMATION STATISTIQUE par Michel Lévy, Éditions du Seuil, Paris, 1975, 322 pages, $12.60 Ce livre est écrit par un spécialiste français, particulièrement pour des lecteurs qui cherchent de l'information sur le système statistique français, lui-même une manifestation importante du système de pouvoirs étatiques.S'adressant au citoyen qui cherche la base d'une meilleure connaissance de ses responsabilités, on peut considérer cet ouvrage comme un des rares livres de vulgarisation statistique qui n'exigent pour la compréhension que des mathématiques élémentaires.Qui ne s'intéresse aujourd'hui à tous les problèmes soulevés par l'inflation, l'indice des prix, le chômage?Que de polémiques via les media d'information parlée où M.Toutlemonde se gargarise de statistiques, de pourcentages, de courbes, d'indices ou de sondages! Que veulent dire ces données qu'on nous fait avaler à haute dose?Comment et par qui sont fabriqués ces chiffres?Que signifie exactement leur langage?Quels sont les pièges à éviter dans leur interprétation?De quels renseignements pouvons-nous disposer sur la population, le revenu national et individuel, le marché du travail, la production brute et nette, la consommation, l'évolution des prix, etc.?Voilà le genre de questions fort pratiques auxquelles ce livre répond dans un langage clair, dans le but d'initier le lecteur au bon usage des chiffres, des pourcentages, des moyennes, des indices et des variations chronologiques.PHYSIQUE NUCLÉAIRE par Daniel Blanc, Éditions Masson et Cie, Paris, 1973, 360 pages Cet ouvrage très ordonné et bien fait s'adresse aux étudiants universitaires des 2e et 3e cycles à dominantes nucléaires, aux élèves des grandes écoles de génie et de sciences appliquées.Dans ce petit livre, le professeur Jissé | réunit une sélection de problèmes publiés * dans le journal « La Presse» et qui avaient soulevé l'intérêt de nombreux lecteurs par ’ leur originalité.Déchiffrer ces énigmes constitue un véritable jeu de patience intellectuel qui afit appel autant aux connaissances du mathématicien en herbe qu'à la finesse intuitive de l'esprit et à la rigueur logique du philosophe.Vous acharner à la solution de ces jeux mathématiques exige une intense gymnastique cérébrale qui vous fera oublier vos soucis pendant des heures.Surtout, ne trichez pas, ne consultez les solutions qu'en cas de panne générale.La première partie traite les aspects déjà classiques de la physique nucléaire: neutronique, fission, réactions à chafne, fusion thermonucléaire.Dans la seconde partie, on traite des questions plus récentes dont la connaissance est moins stabilisée, telles que: modèles nucléaires, forces de cohésion, physique corpusculaire aux hautes énergies.À la fin de chaque chapitre, il y a des exercices d'application des théories traitées.L'ouvrage est complété par d'impressionnantes listes de références bibliographiques; de plus, en appendice on donne l'historique de la physique nucléaire et corpusculaire, une liste des réacteurs nucléaires français, la notion de longueur de diffusion et une table des constantes physiques usuelles.EN VRAC S.O.S.ARABLE Chaque fois que la population canadienne s'accroft de mille habitants, des centaines d'hectares de terres agricoles sont perdues au profit de l'urbanisation.Il est faux de prétendre que l'agriculture n'aura qu'à se déplacer vers des terres éloignées pour compenser les pertes dues à l'urbanisation, puisque la plupart des villes canadiennes (la plaine de Montréal n'est-elle pas la plus fertile du Québec?) sont situées sur les meilleures terres du pays et qu'il faut quatre fois plus de sols de classe 4 pour donner des rendements égaux à ceux des terres de classe 1.Voilà pourquoi les pédologues (spécialistes de l'étude des sols) ont lancé un cri d'alarme et que les gouvernements tentent de circonscrire les dégâts.Selon des prévisions fort prudentes, le Canada comptera 35 millions d'habitants en l'an 2000, mais n'aura plus que 7,08 millions d'hectares en culture sur les 9,71 millions d'hectares de sols de classe 1 disponibles aujourd'hui.CE N'EST PAS UN JEU Nos lecteurs se souviendront de la photographie parue en page 13 de notre édition de mars dernier qui montrait un enfant de trois ans contraint de vivre dans une maison de verre et n'ayant jamais connu le contact direct d'une main humaine.À cause d'une grave déficience immunitaire, son organisme ne peut opposer aucune résistance aux maladies.Pour le moment, le petit David ne connaft rien du monde extérieur.Mais il pourra sans doute s'y promener bientôt si une entreprise décide de fabriquer la combinaison spatiale (notre photo) mise au point par quelque 60 ingénieurs de la NASA pour lui et ses semblables.La combinaison et le petit véhicule électrique permettant une autonomie de quatre heures dans la nature, reviendraient à environ 300 000 dollars.Fort peu d'enfants de par le monde pourraient se vanter de posséder une panoplie d'astronaute aussi perfectionnée mais, nous en sommes certains, aucun enfant n'enviera pour autant le sort de David et de ses semblables.LES CONGRÈS DU MOIS En juillet, les congrès scientifiques prennent des vacances comme tout le monde! Allez plutôt faire un tour au CARTE DU FOND DES OCEANS Veuillez me faire parvenir_exemplaire(s) de la CARTE MONDIALE DU FOND DES OCEANS au prix de $6.00 chacun*.Ci-joint la somme de $_._en chèque ou mandat postal à l'ordre des PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.•Ajouter $0.60 pour les frais de manutention et d'envoi.N.B.Pour les commandes de deux exemplaires et plus, ces frais sont réduits à $0.30 par exemplaire.NOM .numéro rue appartement ville CODE POSTAL TÉLÉPHONE Postez ce bon de commande ou un fac-similé accompagné de votre paiement à : LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Case postale 250, succursale «N», Montréal, Québec Abonnez • vous Nos nouveaux tarifs d'abonnement sont en vigueur depuis le premier juillet 1975.Mais une heureuse surprise attend nos abonnés à compter du premier août prochain.Abonnez-vous maintenant pour constater que les abonnés de Québec Science seront choyés.Veuillez m'abonner au magazine Québec Science pour an(s), à raison de 12 numéros par année.TARIFS: CDlO.OO (1 an / 12 numéros)* ?$15.00 (à l'étranger; 1 an / 12 numéros) ÉTUDIANT: Nom de l'établissement:.A L'USAGE COUPON D'ABONNEMENT DU MAGAZINE fà remplir en lettres MAJUSCULES) 1-1-1-1________________I_______________I L__________________________I ' I________________________I________________I_______________I_______________1______________I_______________I______________I_______________I________________I______________I_______________I________________\_______________I________________I_______________I________________I_______________L 1 5 6 ! i 30 nom 50 A, i 7 8 9 10 i i 60 prénom 80 i i i i 1 1 i6 ; i i i 7 8 17 20 i i i 9 numéro rue appartement 28 i i i i i i i 21 24 i 29 ville province ou pays 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint i—i____i i___i__i mi______i___i___i___i__i___i ?Veuillez me facturer 25 26 27 29 I 69 code postal 74 Expédiez ce coupon ou un fac-similé à: MAGAZINE QUÉBEC SCI ENCE C.P.250 Sillery, Qué'-: G’T 2R1 * Pour les groupes et organismes qui commandent pu „ je dix (tu) abonnements en même temps, le magazine consent une réduction ' - ' prix régulier.Le tarif étudiant est aboli.Tarifs en vigueur jusqu'au 31 août 1976 Jardin botanique, au Planétarium ou à l'Aquarium.A moins que, tout simplement, vous ne préféreriez les joies du camping ou celles, encore moins dispendieuses, que peut vous procurer la simple répertoriation de la flore de votre pelouse! Vous pouvez aussi vous joindre aux 68 579 personnes qui, l'an dernier, ont visité les installations de l'Hydro-Québec à travers notre province.Bienvenue Chez vous! PARLEZ FRANÇAIS Si les touristes américains vous semblent trop envahissants cet été encore et vous laissent comme un arrière-goût parce que vous vous obstinez à parler français dans une mer d'anglophones, voici quelques petits faits susceptibles de vous consoler un peu.Tout d'abord, dites-vous que bientôt, au Québec, les atomes parleront français.En effet, en mai dernier, l'Énergie atomique du Canada Limitée demandait à la Régie de la langue française de joindre ses efforts à un terminologue du Secrétariat d'État afin de préparer un glossaire de la terminologie nucléaire qui servira d'instrument de travail pour les futurs ingénieurs et techniciens du Québec.Cette nouvelle ne suffit pas à vous redonner de l'optimisme?Qu'à cela ne tienne: le ministre canadien de l'Environnement, madame Jeanne Sauvé, déclarait à la fin de mai que son ministère allait consacrer plus d'un million de dollars afin de faire paraftre en français des ouvrages techniques et scientifiques publiés par Environnement Canada.LE PÔLE NORD DES JOURNALISTES Aucun media national québécois n'avait assigné de journalistes à la couverture du dernier congrès de l'Association canadien-ne-française pour l'avancement des sciences à MONCTON en mai dernier, contrairement aux années antérieures.Aucun media national québécois n'avait assigné de journalistes à la couverture de l'Expo-sciences pan-canadienne à JONQUIÈRE, le même mois.Seul Québec Science était à ces deux manifestations d'importance.Par ailleurs, tous les grands media du Québec étaient représentés (au début de juin) à la conférence de presse du président du Conseil de la politique scientifique du Québec, M.Lionel Boulet, à MONTRÉAL.C'est à se demander si le Pôle Nord des journalistes n'est pas.Montréal.Québec Science y était aussi! (A noter qu'on peut obtenir un exemplaire du dernier rapport annuel du Conseil de la politique scientifique du Québec en s'adressant à Mme Plélène C.D'Aoust, secrétaire du Conseil, Conseil de la politique scientifique.Hôtel du Gouvernement, QUÉBEC.) nouveautés marabout Q nwawrts LES amiMGES .,^:,.-., r* \ //?i * 4 /1,1V PLAINE •J.'1' • — 5 508 jri + Nt€S DU AP.VERT , Carapas • ~ , • Panama 0ÛE PLAINE ¦;* ABYSSALE— 7# ; pe -•*
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