Québec science, 1 janvier 1975, Août
K Volume 13, numéro 12, AOUT 1975 UN DOLLAR EBEC SCIENCE J * ’a “ {¦ * an^uli vtrobiq > ti G »! 111 ea q> I m ce lu pli â o o c u i lup palliavcqui rectoniaioî c obniluoDicù.Gîlnÿiil'X'ommo: re cto acut,'jppclljr.G'Zermin,cqDemiilcuiulq-,timoê G*ÿiÿura c q rmiuo vl tenuiu pniid GUT trcub’c h^ura plana vna qoeni li ' neaoteta:qcircüfcraitutioiata;icmàncdiopuct'c: aquooco lince rcctc ad ciraiftrcttâ ctcù teta libiiuu c;> lut equaled.£ t bic quidc ptict°cctni circuit o:.G Oiamctcr circuh c Imca rccra que lupcrccmr traitais cttrcmitatcfqduac* cirai lactic appltcans circulu i duo media Diuidit G0nmcirculiischviura plana Dia/ metro circuit-tmcdicrarc circûtcrauic xcuta.G ](l'0:nocircu/ li c iu;ura plana recta Imca t parte cu cutcrctic rMcta.Icimcircu / io quidc autnuto: autunno:.par Yanick Villedieu Les moines du Moyen-Age ne s'y reconnaftraient plus s'ils revenaient sur terre.Que de changements entre l'art des copistes et leurs enluminures, et les techniques modernes de l'imprimerie.QUÉBEC SCIENCE / août 1975 23 S'il fallait, donc, «penser avec du plomb» c'était justement pour s'adapter à ces conditions de fabrication du produit appelé journal.Précisons d'emblée que ces procédés de composition et d'impression existent toujours, mais que des techniques très nouvelles s'imposent depuis une quinzaine d'années dans ce domaine: la photocomposition (ou composition à froid) et l'impression offset font disparaftre petit à petit le plomb des imprimeries et.de la tête des journalistes éditeur officiel du quebec ET ÇA TOURNE — Les presses rotatives permettent d'imprimer de gros tirages, par exemple, des quotidiens ou des magazines comme celui que vous avez entre les mains.Le bonhomme était du genre vieux-journal iste-qui-a-appris-sur-le-tas.On commence à seize ans aux chiens écrasés et on finit à soixante à l'éditorial.A soixante-cinq, on se dit qu'il faut préparer la relève, maintenant qu'on n'a plus à protéger sa position.Dans le cours qu'il nous donnait à l'école de journalisme —c'était nous, la relève—, il n'avait qu'une chose à nous apprendre: «Pensez avec du plomb».Un journal, ce n'est pas de la littérature ni un ramassis de textes entassés les uns à côté des autres à la va-comme-je-te-pousse.Un journal, c'est une quantité bien précise de lignes de plomb rassemblées dans une forme de la dimension d'une page.Une fois remplie de ces lignes de plomb et des clichés grâce auxquels seront reproduits photos et autres illustrations, ces formes sont «bouclées».On en tirera ensuite les plaques qu'on placera sur les rouleaux de la presse rotative.Quels que soient les procédés employés, la fabrication d'un imprimé comprend néanmoins toujours les trois étapes que nous venons d'évoquer: la composition, la fabrication des plaques et l'impression.UNE BONNE PUBLICITÉ La plus ancienne méthode de composition, qui se définit comme le procédé consistant à assembler les caractères d'imprimerie, ce sont les célèbres «copistes» du Moyen-Age qui en firent le plus grand usage.C'était beau, tout plein d'enluminures jolies et délicates et garanti «fait main».Mais à vrai dire, le procédé n'était pas tout ce qu'il y a de très rapide, les tirages étaient plutôt limités et même les moines y perdaient leur patience.Comme un certain manuel pour une vie d'étude au service de la religion chrétienne commençait sa carrière de best-seller et comme il n'existait pas de syndicat des moines copistes, ces braves ouvriers du Livre devaient disparaftre de la carte.Début quinzième, un Hollandais, Coster, invente les caractères mobiles d'imprimerie.C'est la révolution, la création d'une galaxie à laquelle un certain Johannes Gensfleisch, un contemporain de Coster, donnera son nom, ou plus exactement son surnom: Gutenberg.Gutenberg, c'est bien connu, avait le sens de la publicité et le contrôle des moyens d'information —qualité et position suffisantes pour se faire passer pour l'inventeur de l'imprimerie et pour homologuer une date, 1434.De toutes façons, Gutenberg ou pas, ce procédé d'impression existe toujours: c'est la typographie, et nous y reviendrons plus loin.Au chapitre de la composition, notons toutefois que Gutenberg travailla à améliorer les caractères mobiles mis au point par Coster; alors que ce dernier employait des caractères de bois, son célèbre concurrent les imagina en métal: au lieu de les sculpter un à un, on pouvait les fondre en série dans des moules.Ceci dit, les procédés de composition n'évoluèrent que très peu pendant les quatre cents ans qui suivirent.Les caractères sont classés dans de grands tiroirs appelés casses (les minuscules sont rangés en bas de ces tiroirs et on les appelle de ce fait des «bas de casse»).Le typographe les prend un à un et compose le texte dans une forme qu'il tient à la main.Caractère après caractère, ligne après ligne, ces milliards de gestes ont été le lot des compositeurs jusque vers la fin du XIXe siècle.On utilise encore ce procédé dans certains travaux spécialisés, ou pour composer par exemple en très gros caractères.À cet égard, les procédés de lettres décalquées (Letraset, etc) qui ont révolutionné les arts graphiques depuis une dizaine d'années, s'apparentent à cette méthode de composition.À CHAUD ET À FROID Mais c'est à la fin du XIXe siècle qu'une invention extraordinaire bouleverse le domaine de la composition: la linotype.Cette machine, dont l'usage est encore largement répandu aujourd'hui, permet de couler des lignes d'un seul bloc.Le procédé est rapide et comme les lignes sont faites d'une pièce, la manipulation de la matière composée est facile.L'invention est à ce point importante qu'on ne peut pas penser naissance de la grande presse moderne sans penser également linotype.Son fonctionnement est relativement simple.Des matrices où les caractères sont gravés en creux sont disposées dans un magasin.Quand le linotypiste frappe les touches de son clavier, il libère une à une ces matrices qui se rangent les unes à côté des autres jusqu'à occuper presque toute la longueur de la ligne.Entre les mots sont disposées des espaces-bandes extensibles qui permettront d'obtenir exactement la longueur de ligne voulue.Le métal en fusion, un alliage à base de plomb, est alors injecté dans un moule dont une extrémité est formée par l'ensemble des matrices et des espaces: la ligne-bloc est ainsi fabriquée et les caractères y apparaissent donc en relief.Un levier renvoie les matrices à leur place dans le magasin pendant que le linotypiste compose la ligne de texte suivante.Un autre procédé de composition mécanique s'apparente à la linotypie: c'est la monotypie.Les caractères proviennent également du moulage d'un métal en fusion dans une matrice creuse.Mais au lieu d'une ligne-bloc, on obtient des caractères séparés les uns des autres.Plus coûteuse que la linotypie, moins rapide aussi parce que moins maniable, la monotypie garde toutefois un avantage sur sa cousine: la matière composée peut être corrigée à la main, lettre par lettre (ce qui est pratique lorsqu'il s'agit de textes particuliers comme, par exemple, un traité de mathématiques), alors qu'avec la linotypie, c'est toute la ligne qu'il faut reprendre à la moindre faute.Troisième révolution majeure dans les procédés de composition, après l'invention des caractères mobiles au début du XVe et celle de la lino à la fin du XIXe: l'invention de la photocomposition, également appelée «composition à froid» par opposition aux procédés de composition mécaniques utilisant du métal en fusion.Dans la photocomposition, c'est le principe de la photographie qui est QUÉBEC SCIENCE / août 1975 rouleau humidificateur/ rouleau encreur cylindre porte-forme cylindre d'offset papier cylindre imprimant * U & .UN ATTRAIT POUR LES CORPS GRAS — La plaque offset, en aluminium, se caractérise par une surface imprimante qui attire les corps gras, c'est-à-dire l'encre.Elle contient tout ce qui doit être imprimé: caractères, dessins, photographies.Cette plaque, étendue sur un cylindre de la presse, n'entre pas en contact avec le papier.Elle transfère l'encre à un second cylindre, le cylindre offset, qui imprime la feuille de papier.utilisé.La matrice n'est plus un moule, mais un film négatif qui porte la forme du caractère.La lumière, projetée à travers ce négatif, imprime le caractère sur papier ou sur film photographique.Les avantages de la photocomposition sur la composition à chaud sont nombreux: très haute rapidité, grande précision des épreuves, possibilité d'utiliser une seule et même matrice pour obtenir, par agrandissement direct, une grande variété de grosseurs de caractères, utilisation de la matière composée pour préparer les prêts-à-photographier sans passer par le stade des contre-épreuves.Ce procédé, toutefois, demeure aussi coûteux que la linotypie.MACHINE À BOULE Il ne faudrait bien sûr pas oublier un quatrième procédé de composition dont 25 UN TRAVAIL DE MOINE — La composition peut se faire à la main en assemblant les caractères un par un.Ce procédé est encore parfois utilisé pour composer, par exemple, des travaux publicitaires ou des titres d'articles qui demandent de gros caractères.LES PHOTOS NOIR & BLANC Quel que soit le procédé d'impression XilSy! ,y utilisé, les photographies ou dessins fl seront toujours reproduits en utilisant la même technique: une trame (quadrillage très précis sur plaque de verre ou sur film) est placée en avant d'un film avec lequel est photographiée la photo à reproduire.Cette trame transforme les tons continus en une image formée de points de différentes rapprochés, plus le ton est foncé, et inversement.Il existe des trames R 1 V 1 •¦'>5oc !oni par Jean-Claude Dupont, Léméac, Montréal, 1974, série «Tradition du geste et de la parole», 105 pages, $3.95 Petit ouvrage sérieux, instructif, divertissant.Le pain de chez nous décrit et illustré dans une ambiance ethnographique.«Le pain de la tradition canadienne-française se situe, dit l'auteur, au cœur d'un ensemble de gestes et de dires transmis de père en fils.» Le bel ouvrage qu'est un pain traditionnel donne ici un livre bien réussi.On y apprend l'origine du four à pain, son acquisition, sa fabrication et son utilisation, processus ou gestes traditionnels de l'homme qui parvient à satisfaire un besoin vital, celui de se nourrir.Suit la description des «types» de fours du Québec: celui de Charlevoix, de Nie d'Orléans, de Mistassini, de Kamouraska et de la Gaspésie, entre autres, chacun ayant ses caractéristiques, pour ne pas dire son style.Quelques recettes, recueillies de gens du pays, sur l'art de construire des fours à pain, de préparer le levain et la pâte, ensuite d'obtenir une bonne cuisson.Quelques méthodes originales de cuisson: pain de chantier, pain de canotier, etc.En dernier lieu, une étude pertinente sur le symbolisme du four et du pain dans la tradition canadienne-française.Le pain associé, évidemment, à la vie, et bien sûr, au sexe.Par exemple, autrefois le mari qui désirait avoir des relations sexuelles avec sa femme, lui demandait: «C'est-y à soir qu'on chauffe le four».D'aucuns ont transformé cette allégorie en un mot que l'on considère aujourd'hui comme fort vulgaire.Le pain chanté aussi, ou associé à la liturgie, aux saisons, à tous les sentiments.Il entre dans la légende, le conte, la religion, le merveilleux, la superstition.À la fin, un lexique de la langue populaire où l'on retrouve les mots et expressions populaires retrouvés dans les enquêtes ethnographiques traitant du pain et du four à pain.M.A.G.ASPECTS MODERNES DE LA FIABILITÉ par Dinkar Mukhedkar, Pierre Bretault et Gérard Sevestre, Les Presses de l'Université de Montréal, 1974, 285 pages, $9.75 Cet ouvrage très technique est dû à la plume de spécialistes de l'École polytechnique de Montréal; il s’adresse à un groupe de mathématiciens ainsi qu'aux ingénieurs intéressés à la fiabilité des systèmes.Les auteurs présentent les idées, les modèles mathématiques et les méthodes permettant de résoudre les problèmes d'estimation, de prédiction et d'optimisation de la fiabilité d'un système.Ils font d'abord des rappels mathématiques sur la théorie des probabilités et des variables aléatoires, puis ils étudient la fiabilité d'un système complexe en fonction du temps.On y trouve aussi un bref aperçu des méthodes de statistiques utilisées pour l'étude de la fiabilité, ainsi qu'un exposé des méthodes actuellement disponibles pour résoudre les problèmes de fiabilité posés par les systèmes électriques de puissance.En annexe les auteurs expliquent le programme «SEPAR» conçu pour calculer la fiabilité d'un système série parallèle quelconque, ainsi que le programme «BOFI» permettant de déterminer les ensembles minimaux de coupure et de liaison pour un système complexe composé d'éléments indépendants.L'ORIGINE DU SYSTÈME SOLAIRE [ON THE ORIGIN OF THE SOLAR SYSTEM) nice $ on the origin of the solar system l'origine du système solaire CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 15, quai Anatole-France, 75700 Paris, 2e édition 1974, 383 pages, $6.60 Ce livre contient les conférences et les discussions faites au Colloque international sur «l'origine du système solaire» qui a eu lieu à Nice, du 3 au 7 avril 1972, sous les auspices du Centre national de la recherche scientifique de France.Le colloque groupait les sommités internationales dans ce secteur du savoir, mais un seul article sur un total de 44 est rédigé en français dans ce compte rendu.Cette édition est une reproduction intégrale de la première édition parue en 1972.Il va sans dire que cette publication, très spécialisée et d'un niveau extrêmement élevé, s'adresse avant tout aux astronomes et astrophysiciens.Les 9 premiers articles sont consacrés à l'étude de divers modèles représentant l'origine du système solaire, les 27 suivants apportent des résultats pertinents en insistant sur l'accord, le désaccord ou l'indifférence vis-à-vis des modèles proposés; enfin il y a 8 articles sous la rubrique de «conclusions and anticonclusions» tout à fait digne de savants qui parlent de matière et d'antimatière.VERS L'INFINI Albejit Duçroeq \ .vefèl’fnfirti par Albert Ducrocq et collaborateurs, no 12 de la coll.«Cosmos Encyclopédie», Édition Bordas «Sciences et Avenir», 14-16 rue de la Beaume, Paris 8e, 1974, 126 pages, $10.95 C'est presque un livre de contes, plus incroyables les uns que les autres.Et il nous offre pourtant un récit saisissant de réalités scientifiques, d'accomplissements récents et de projets d'avenir dans le domaine de l'astronautique et de l'exploration de l'univers.L'intérêt de cet ouvrage se manifeste à chaque page; le texte tient du roman, les dessins sont d'une clarté étonnante, les photographies d'une rare perfection; le tout, un album exceptionnel glorifiant l'aventure de la science moderne, accessible à tout lecteur de tout âge: élèves du secondaire et collégial, étudiants d'université, adultes avides de connaftre les plus récents progrès réalisés dans nos connaissances du cosmos.QUÉBEC SCIENCE / août 1975 PARUTIONS RÉCENTES / 39 Vous accompagnez «Pioneer 10» sur la route des étoiles et vous affrontez des mystérieux messages extra-terrestres.Vous apprenez à connaftre le mécanisme et les exploits possibles des générateurs radio-isotopiques.Vous vous initiez à la radar-astronomie qui permet de «cadastrer» l'espace.Vous comprenez les moteurs ioniques ou plasmiques et les surprenantes possibilités engendrées par les recherches sur la propulsion thermique, électrique ou phonique.Comme un espion, vous entrez dans le secret de la fusée nucléo-thermique.Vous saisissez l'importance de l'évolution scientifique vers les systèmes écologiques universels grâce au recyclage des substances organiques.Enfin, vous verrez que l'étude de la vie hors de la Terre, c'est donner à la biologie une nouvelle dimension.THÈMES VUIBERT mafifte-gn moi ivprnent idées et découvertes Série physique animée par R.Guillemard, Édition Vuibert, Paris, 1974, $2.65 par brochure de 64 pages Il s'agit d'une série de brochures —six jusqu'à date— de vulgarisation scientifique sur divers sujets de physique.Bien illustrées et de lecture facile, elles sont à la portée des débutants en science et en technologie ainsi que des adultes désireux de se renseigner sur divers sujets d'actualité.Ont paru dans cette collection: Électromagnétisme, par John M.Osborne; Idées et découvertes en physique, par Sir Lawrence Bragg; Masse en mouvement, par Jim Jardine; Ondes ou particules, par H.F.Boulind; Radioactivité, par J.L.Lewis et E.J.Wenham; Vol supersonique, par F.R.McKim.ERRATUM Nos lecteurs sont priés de noter que le prix du volume «Philosophie de la physique» dont nous parlions dans cette rubrique en juin dernier, est de $19.95 et non de $7.90.SCIENCE ET TECHNOLOGIE POUR C'ÉNERGIE: PROBLEMES ET PERSPECTIVES x i-i a OfMUWJJATKJX Of COtW'fJtATICX CT 04 WVttOrWXÉWT par un comité d'experts de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Paris, 1975, 273 pages Dépositaire au Canada: Information Canada, 171 Slater, Ottawa, $8.75 Cet ouvrage d'intérêt universel fait suite à une récente publication (janvier 1975): «Perspectives énergétiques jusqu'en 1985», préparée par le Comité de la politique scientifique et technologique (CPST) de l'OCDE.Le président de ce Comité dit dans la préface que «la fin soudaine d'une situation où l'énergie était peu coûteuse a provoqué d'immenses problèmes pour les pays industrialisés.dont la gravité, même si on la perçoit, est encore difficile à évaluer».Le plus dramatique de cette situation est que le monde industrialisé, grâce à la seule intervention de la science et de la technologie, pourrait résoudre la crise énergétique actuelle de façon rapide et efficace, mais c'est malheureusement «l'interférence des facteurs économiques et politiques, si souvent moins prévisibles que les facteurs techniques, qui explique une bonne part du désarroi provoqué par la crise du pétrole».C'est donc l'intervention de phénomènes écono-politiques qui complique et retarde singulièrement la solution du problème par la recherche et le développement.Les auteurs de cet ouvrage démontrent en effet que pour des prix du pétrole entre 4 et 7 dollars le baril, les moyens techniques actuels permettraient d'exploiter avec succès non seulement des sources nouvelles d'hydrocarbures, mais aussi de procéder systématiquement à l'utilisation conjointe de l'énergie nucléaire, de vecteurs d'énergie comme l'électricité, l'hydrogène et le méthanol, ainsi que des sources moins classiques telles que l'énergie géothermique, solaire, photosynthétique, éolienne, marémotrice, etc.Voici un bref résumé des perspectives particulièrement développées dans cet ouvrage d'une grande signification pour l'humanité future: À court terme (1975-1985), l'OCDE prévoit que les besoins en énergie seront couverts par les mêmes types de ressources qu'actuellement et par les technologies existantes, soit le pétrole et le gaz naturel, le charbon, l'énergie nucléaire et l'électricité (générée par l'entremise des ressources précédentes ou par le potentiel hydroélectrique), mais que la recherche et l'analyse des systèmes énergétiques, poursuivies à une rapidité accrue, contribueront plus nettement à une solution rationnelle et efficace des problèmes tout en pavant la voie à des développements plus spectaculaires à moyen et à long terme.A moyen terme (1985-2000), le progrès plus rapide de la recherche technologique devrait permettre d'exploiter le pétrole en mer à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres.De plus, l'utilisation des schistes bitumineux pourrait être étendue à plusieurs pays.Le perfectionnement des méthodes de conversion du charbon (gazéification, liquéfaction, combustion, etc.) donnera une nouvelle importance à cette ressource.Le développement de réacteurs surrégénérateurs et de réacteurs à haute température ainsi que de la fusion thermonucléaire contrôlée pourra remplacer l'énergie nucléaire déjà classique.Enfin, à l'échelle locale il y aura des sources moins conventionnelles, telles que l'énergie géothermique, l'énergie solaire, l'énergie éolienne, la bioconversion des plantes et des déchets organiques, etc.Along terme (après l'an 2 000), les perspectives sont beaucoup plus incertaines à cause des conditions économiques et politiques des pays et des groupes de pays de plus en plus imprévisibles.En plus de développer à un rythme accéléré les sources précédemment mentionnées, on devra aussi coordonner les problèmes d'économie de l'énergie, principalement dans les secteurs des transports et de l'agriculture (véhicules électriques, stockage de l'électricité, etc.).Quant à l'intervention des facteurs politiques, il est bien évident que l'évolution future dépendra avant tout des décisions qui seront prises par les pays sur le type de leur croissance économique, de leur structure sociale, de la stratégie dans les politiques énergétiques et de la gestion des ressources, de la coopération scientifique et technologique internationale.40/ PARUTIONS RÉCENTES août 1975/ QUÉBEC SCIENCE mmm EN VRAC LA CARTE MONDIALE DU FOND DES OCEANS Veuillez me faire parvenir_exemplaire(s) de la CARTE MONDIALE DU FOND DES OCEANS au prix de $6.00 chacun*.Ci-joint la somme de $_._en chèque ou mandat postal à l'ordre des PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.* Ajouter $0.60 pour les frais de manutention et d'envoi.N.B.Pour les commandes de deux exemplaires et plus, ces frais sont réduits à $0.30 par exemplaire.NOM .ADRESSE .numéro rue appartement ville CODE POSTAL.TÉLÉPHONE .Postez ce bon de commande ou un fac-similé accompagné de votre paiement à : LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Case postale 250, succursale «N», Montréal, Québec C'EST PAS POUR CRITIQUER, MAIS.Non, nous n'aimons pas critiquer nos confrères de la «grande presse», mais il est des fois où les chefs de pupitre manquent de discernement.En voici un exemple: «The Gazette», de Montréal, a assigné son chroniqueur mondain à la réception donnée en l'honneur du Dr Armand Frappier, fondateur de l'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, institut qui porte désormais son nom.Belle façon de consacrer le travail de recherche de toute une vie que de décrire la toilette de ces dames lors de la réception! «Mrs X wearing black silk, with a colored stole»; «Mrs Y, whose gown was of white, blue and green silk jersey»; «Mrs Z, wearing a coat-dress of black lace over cream slipper satin».C'est un peu comme si nous vous disions qu'Albert Einstein avait les yeux bruns.LISEZ BIEN CECI Vous n'êtes pas encore assez optimiste?Lisez bien ceci: «En Passamaquoddy Bay, New Brunswick, deux espèces de poly-chete 'se sont trouvées assez nombreuses d'être une nourriture habituelle des poissons.Cette baie se forme une limite de la distribution de chaque espèce.Ainsi, il les faut quelques modifications d'habitat et de la biologie reproductrice par les vers.Clymenella se pondront aux mêmes températures que les populations situées plus sud mais plus tard dans l'été.Praxillella, une espèce artique, se pondront pendant les mois d'hiver.» (Résumé en français d'un article de ROWE et FIYNES intitulé: «Reproductive Timing by the Polychaetes Clymenella torquata and Praxillella praetermissa in Passamaquoddy Bay, New Brunswick», paru dans le Journal canadien de zoologie, vol.53, 1975, pp.293 ss.L LES HOMARDS SONT CANNIBALES L'une des raisons qui font que le homard est si rare et coûte si cher réside dans le fait que les jeunes homards apprécient tout autant que les humains les festins de homard: ils se mangent entre eux.lorsqu'ils sont en captivité.Voilà pourquoi deux chercheurs de l'Université de New York ont mis au point un habitat modulaire destiné à séparer les jeunes homards.POUR VOUS ORIENTER La Fondation Science Jeunesse du Canada met à la disposition de ses membres et des jeunes en général un Service d'information professionnelle.Chaque demande est traitée individuellement.Chaque réponse comprend un ensemble d'informations compilées et réunies de façon à répondre aussi exactement que possible aux besoins exprimés.Ces informations réunissent les renseignements les plus EN VRAC/41 QUÉBEC SCIENCE / août 1975 récents qui puissent se trouver au Canada de nos jours.Elles traitent aussi bien des diverses vocations possibles et de leurs exigences que de la formation nécessaire, des listes des universités qui offrent la formation désirée, des conditions d'admission, etc.Bien que cette forme de réponse exige un temps considérable, le service est absolument gratuit.Il suffit de s'adresser à: M.Charles E.Jersch, directeur exécutif, Fondation Science Jeunesse, suite 302, 151, rue Slater, Ottawa.on compte sur vous Au tarif spécial de $8.00 (1 an / 12 nos) ?Je m'abonne ?Je me réabonne D Je fais s'abonner pour années au magazine QUÉBEC SCIENCE.LES CONGRÈS DU MOIS O du 10 au 23 août: 15ème séminaire biennal de la Société de mathématiques du Canada: «Les mathématiques et les sciences de la vie», à l'Université de Sherbrooke O du 10au //août: Biennale de la francophonie canadienne tenue par l'Association canadienne d'éducation de langue française, à Chicoutimi.L'un des thèmes abordés sera «la francophonie et le développement technique et scientifique».Pour le reste, les activités du mois se déroulent au Canada anglais, aux États-Unis et outre-mer.Si vous passez par Moscou, entre le 21 et le 27 août prochain, ne ratez pas le Sème congrès international de l'association protectrice des plantes.DE L'INFORMATION POUR TOUS Le rapport annuel de Québec Science pour l'exercice financier terminé le 31 mai dernier, est disponible pour tous les lecteurs désireux de se renseigner sur la «santé» de leur magazine.Pour en recevoir un exemplaire, il suffit d'en faire la demande à: M.Jean-Marc Gagnon, directeur, MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec.DES MOUCHES LESBIENNES La revue LA RECHERCHE publiait dans son édition de mai dernier un court texte rapportant la découverte de M.Robert Cook; M.Cook a en effet constaté et prouvé que, dans la souche Fes 31, plus de 20 pour cent des mouches Drosophila melanogaster femelles présentent un comportement de type homosexuel.Elles courtisent d'autres femelles adultes au cours de parades qui, pour être de courte durée, n'en sont pas moins très vigoureuses.Toujours selon LA RECHERCHE, le mode de transmission génétique de cette particularité n'est pas encore connu avec précision.Mais il semble d'ores et déjà que le nombre de mouches lesbiennes soit sous-estimé, car certaines potentialités homosexuelles pourraient ne se manifester qu'à la suite de stimulations particulières.Dire que les généticiens ont utilisé des centaines de milliers de spécimens sans remarquer cette particularité! A L'USAGE COUPON D'ABONNEMENT DU MAGAZINE là remplir en lettres MAJUSCULES) 1 1 1 1 5 6 ! i 30 nom 50 A i i 7 8 9 10 i i 60 prénom 80 i i JL 11 i6 ; i i i 7 8 17 20 i i i 9 numéro rue appartement 28 i 21 24 i 29 ville province ou pays 49 i i ?Chèque ou mandat postal ci-joint 25 26 27 29 i i 69 code postal 74 voici la liste des personnes que je fais s'abonner i i 1 5 6 ! i 30 nom 50 A \ i i 7 8 9 10 i i 60 prénom 80 i i B 1 1 16 , i i 7 8 17 20 | i 9 numéro rue appartement 28 l i i 21 24 , 29 ville province ou pays 49 t i ?Chèque ou mandat postal ci-joint 25 26 27 29 i i 69 code postal 74 i i 1 5 6 ! • 30 nom 50 A i i 7 8 9 10 i i 60 prénom 80 i i B 1 1 16 j i i i 7 8 17 20 i i i 9 numéro rue appartement 28 i i i i i i i i i i i i i i 21 24 i 29 ville province ou pays 49 i i ?Chèque ou mandat postal ci-joint 25 26 27 29 i i 69 code postal 74 42/ EN VRAC tarifer! vigueur jusqu'au 30 novembre 1975 août 1975 / QUÉBEC SCIENCE m- - ¦> k;-Vi -V COMPTE SUR VOUS Que diriez-vous d'aller à l'Université à nos frais?La chose peut fort bien se produire pour vous ou l'un de vos proches si vous participez au présent concours.En plus de bénéficier du tarif spécial de $8.00 par année d'abonnement, vous pouvez vous mériter l'une des 8 bourses d'études énumérées plus bas.QUÉBEC SCI ENCE, comme vous le savez sans doute, est un organisme à but non lucratif et ne dispose pas des ressources nécessaires pour se permettre publicité et promotion dispendieuses.Aussi comptons-nous sur vous pour vous faire le promoteur de notre avenir.Pour rester libre et vivre longtemps, un magazine doit tirer la majeure partie de ses revenus de ses lecteurs, la publicité ne constituant qu'un revenu d'appoint.Voilà pourquoi, avec la collaboration des unités constituantes de l'Université du Québec qui ont généreusement accepté d'offrir des bourses, nous avons organisé le présent concours qui durera jusqu'au 30 novembre 1975.Prix offerts Tout abonné qui en recrute un autre ou tout nouvel abonné au magazine QUÉBEC SCIENCE, a droit à une chance par année d'abonnement, lors du tirage au sort de huit (8) bourses d'études universitaires, soit: O 2 bourses équivalant respectivement à un an de scolarité au niveau de la martrise ès sciences (eau) et ès sciences (énergie) à MNSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE: O 2 bourses équivalant chacune à une année de scolarité de maftrise ès sciences (océanographie) à l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI; O 1 bourse équivalant à un an de scolarité à l'UNIVERSI-TÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI, O 1 bourse équivalant à un an de scolarité à l'UNIVERSI-TÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL; O 2 bourses équivalant chacune à un an de scolarité dans l'un ou l'autre des établissements universitaires du Québec, offertes par QUÉBEC SCI ENCE Durée du concours Du premier août au 30 novembre 1975.Mode de participation Remplir les coupons-réponse de la page 42 en lettres moulées et poster le tout, accompagné de votre paiement, avant minuit, le 30 novembre 1975.Participants Tous les abonnés de QUÉBEC SCI ENCE, anciens et nouveaux, peuvent se prévaloir du droit de concourir, à l'exception des membres du personnel, rédacteurs, représentants, collaborateurs et fournisseurs du magazine, ainsi que leur famille.Tirage et remise des bourses Le tirage au sort des noms des huit (8) gagnants sera effectué au cours du mois de décembre 1975.Les bourses ainsi attribuées pourront être échangées entre les gagnants ou leurs proches parents avec le consentement du directeur de QUÉBEC SCI ENCE.Elles doivent cependant être utilisées dans les cinq (5) ans suivant le tirage.Pour recevoir leur bourse, les gagnants devront présenter la preuve écrite de leur admission et de leur inscription au programme désigné.Pour ce faire, ils doivent évidemment se conformer à toutes les autres exigences d'admission requises par l'établissement universitaire concerné.BONNE CHANCE! LA CARTE MONDIALE DU FOND DES OCÉANS Cette page reproduit un tout petit fragment de la carte que tout esprit curieux se doit de posséder.Dans son entier, elle mesure 68 cm X 104 cm, est imprimée en couleurs sur carton glacé et coûte $6.00 l'exemplaire.Commandez-la dès aujourd'hui en remplissant et retournant le coupon en page 42 BAIE D’HUDSON BANC m LOUSY ' ir KAIL • — 57 m 2 853 * Z0Ni.0E F^rujj£çri BANC ^PORCUPINE NORD ¦ — 4 500 m mm Mf.' 'a*.1 Q£ TERRE-NEUVE ; ' R A NS BANCS m -h rM"'.'¦ .— 4 - Ne p/ Y or maton PLAINE ABYSSALE DESOHM 4.^ LAINE '-J# .‘ %«««\ * ^ SMlKl: DE/?£ ABYSSALE PltATE BLAK V CANAPES J g HAMAS 1 r - Ytrssf Ï VTJSSü VERT / ¦ r t: ' ; tkltiS DU AP VtRT PLAINE ABYSSALE DE GAMBIE Dakar Ça rapas Panama f 1 nQU£ A E/Ttfi/l f Boffota P»4 %kj
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