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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1976, Collections de BAnQ.

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INE 9>if.iSs OO^-1 DUR DE BÂBEL Slind3ü r'*3d"u 3X/93n lOd3H elB , —T>^ 3n° ^ ^ i.) 6Î 0 -,30300 ^ , ';- i ^ ^ *4 '' '¦' 'ns Volume 14, numéro 7 MARS 1976 INSEMI ¦r-v'Vl MIS LÎMI' Wmr A üMCsà ¦ U" W/Z' V LE TELEPHONE A LA PORTEE DE TOUS ou:^ Quand on parle de système téléphonique desservant un territoire comme le Québec, on réfère à un ensemble de composants dont les principaux sont l'appareil téléphonique lui-même, les centres de commutation ou centraux téléphoniques et le réseau de transmission.Voyons de plus près chacun de ces éléments.Tout d'abord, le poste téléphonique lui-même est raccordé au centre de commutation par une paire de fils.Son fonctionnement est très simple: dès que le combiné est décroché, un interrupteur cause l'établissement d'un circuit continu avec le central, ce qui a pour effet d'appliquer un voltage à courant continu sur le transmetteur du combiné d'une part, et d'actionner un mécanisme dans le central téléphonique d'autre part, en vue d'initier la séquence d'opérations de commutation.Simultanément un son de manœuvre est entendu dans le récepteur.Les chiffres composés sur le cadran engendrent une série d'impulsions ou d'interruptions du courant continu, dont ie nombre est fonction du chiffre signalé.Au centre de commutation, dès que le combiné est Commutateur pas à pas CL IL S décroché, un dispositif «chercheur de ligne appelante» entre en action.Il localise celle-ci, et puis successivement, dans le cas d'un commutateur pas à pas, transmet les chiffres appelés à une cascade de sélecteurs en série pour aboutir finalement à la ligne appelée.Ce type de commutateur est maintenant remplacé par des équipements plus modernes, du type «crossbar» ou électronique où le numéro appelé est mémorisé au complet et interprété avant de déclencher le processus de commutation proprement dit.On a vu précédemment que chaque poste téléphonique est relié au central par une paire de fils.Pour des raisons évidentes, il n'est pas possible de relier tous les appareils à un même central.On divise donc un territoire en zones, chacune étant desservie par un central identifié par les 3 premiers chiffres du numéro de téléphone: c'est le réseau local.Afin de relier ces réseaux locaux entre eux, on établit d'autres niveaux de centre de commutation qu'on appelle communément le réseau interurbain qui permet à un abonné de rejoindre tous les abonnés du réseau téléphonique.C SîllC» ] IJ.JÏ.P.K1-: .Barn-di „ : : r: : Iraœl L: : ' l-I?: ' Initiluldi delKiü: V.: - : - LaSsiiïH Ciid'aji tlClére Numéro appelé: 968 643 C.L.: chercheur de lignes S.: sélecteur C.: connecteur loi, "Hi drir L i.*1 (C?' «IVl,, ' V Gouvernement du Québec Ministère des Communications ÜUÉBEC SCIENCE / mars 1976 Sommaire Comité de soutien Bell Canada M.J.V.R.Cyr vice-président exécutif zone de l'Est Banque de Montréal M.R.Muir vice-président et secrétaire Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de de l'Hydro Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Université du Québec Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation du Québec et le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, premier trimestre 1976.Répertorié dans PER IODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti: LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec G1T2R1.©Copyright 1976 — le magazine Québec Science-Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'édi- teur, le magazine Québec Scienc de reproduire ou d'utiliser ( mensuel, ou une partie de c mensuel, sous quelque forme qi ce soit, par des moyens mécar ques, électroniques ou autre connus présentement ou qui s raient inventés à l'avenir, y cor pris la xérographie, la photocop et l'enregistrement, de même qi les systèmes d'informatique.Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Benoît Drolet chef des informations Diane Dontigny secrétaire de rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Nicole Aubin Françoise Ferland Patricia Larouche secrétariat et diffusion Photogravure & quadrichromies Audart Inc (418) 522-2073 I mpression Imprimerie Canada Inc.(418) 688-9121 Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Inc.(514) 332-0680 Publicité Agence de vente publicitaire A.F.Inc.(418) 658-0002 Abonnements (lan// 12 numéros) Tarif régulier: $10.00 A l'étranger: $15.00 A l’unité: $1.25 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery.Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 011 3488 Les cheques ou mandats postaux doivent être êtab'is a ' ordre du magazin'e Quebec science 4 Courrier 6 Technique Un poumon qui est aussi un cœur Géographie humaine Sherbrooke gagne 9 Astronomie L'observatoire de la bonne entente 10 Télécommunication Un satellite qui fait du social 40 Gérontologie On a l'âge de son cerveau Nutrition Mise au point sur les vitamines 41 Santé Mari-pénicilline: danger 42 Parutions récentes 45 En vrac 12 Le hasard au service de l'État Jean-Marc Fleury Nationaliser les jeux de hasard pour vider le gousset du monde interlope et.remplir la bourse de l'État 19 Le Nord une tour de Babel Claire Larouche Le colloque «Direction Nord» a mis en évidence, une fois de plus, le fossé entre chercheurs et utilisateurs 23 Les «sacs à miel» nordiques Claire Larouche L'élimination des déchets et excréments humains dans le Grand Nord pose chaque jour avec plus d'acuité un problème encore insoluble 26 L'insémination artificielle et humaine Charles Meunier Où l'intervention médicale pose un tas de problèmes.sans faire de miracles 34 La lune, les marées et le reste André De!isle La lune, dont dépendent les marées, semble aussi régler certains cycles chez les organismes vivants liiiiii 1 ni !!!§B 1 ¦ i 4 mars 1976 / QUÉBEC SCIENCE Courrier ADDITIFS ALIMENTAIRES Étant étudiant en hygiène publique, j'aimerais obtenir de la documentation pour un travail futur.Je ne sais si vous pourriez m'indiquer des adresses où je pourrais m'en procurer ou mieux encore, s'il vous serait possible de faire un article sur ce sujet.Je m'intéresse grandement aux additifs alimentaires comme, par exemple, les colorants artificiels, les rehausseurs de saveur, les sucres artificiels, les vitamines, les attendrisseurs, les produits ajoutés pour conserver certains aliments, etc., leurs effets sur le système humain, leur légalité, etc.J'aimerais savoir aussi si on peut vous envoyer notre abonnement à n'importe quel moment de l'année ou si vous préférez, afin de faciliter votre travail, recevoir le nouvel abonnement à un moment précis de l'année.Jean-Yves Déry Montréal La revue Sciences et Avenir a publié, en décembre 1972, un dossier sur les additifs alimentaires.Vous trouverez également, dans le numéro de décembre 1975 de la revue Science et Vie un petit guide des additifs alimentaires avec la liste des aliments dans lesquels on les trouve, les effets recherchés par le fabricant ainsi que l'avis des toxicologues sur ces produits.D'autre part, vous pouvez vous abonner à Québec Science à n'importe que! moment de l'année.L'ENNUI NAQUIT DE L'UNIFORMITÉ Dans votre numéro de janvier 1976, vous avez publié une lettre de M.Bernard Bilodeau dans laquelle il vous encourageait à imprimer votre magazine avec des lignes justifiées.En réponse, vous avez dit que vous cherchiez à adopter cette méthode.Or, les recherches récentes* tendent à démontrer que les textes justifiés sont moins lisibles que les textes non uniformisés, surtout lorsque les lignes sont courtes (ce qui est le cas pour Québec Science).Vu qu'il s'agit d'un magazine scientifique, il serait peut-être opportun d'effectuer quelques recherches pour justifier votre option de justification! John S.Daniel Québec * Gregory, M., and Poulton, E.C., (1970) Even versus Uneven right-hand margins and the rate of comprehension in reading.Ergonomics, vol.13, no 4, pp.427-34 MÉTÉO CHANGEANTE J'ai remarqué que Québec Science a changé depuis l'an dernier.Ceci s'explique par le fait que l'on s'intéresse maintenant plus aux recherches faites au Québec.J'aimerais qu'un article soit publié sur la météo qui a changé depuis plusieurs années et que vous en expliquiez les raisons.Je vous remercie et je vous félicite pour ces reportages qui sont de plus en plus intéressants.Gérard Leblanc Iles-de-la-Madeleine Communauté urbaine de Montréal (2620 est, Saint-Joseph, Montréal) a publié une K petite brochure intitulée L'EAU, richesse à protéger; on y explique, en détail, i'immen- ' se réseau d'épuration des eaux usées de la * région montréalaise.Les deux articles suivants: Où va le climat (Québec Science, septembre 1974) et Météo: finies les devinettes (Québec Science, juillet 1975) vous fourniront sûrement les explications désirées.L'USINE D'ÉPURATION DE MONTRÉAL Je voudrais savoir si vous avez déjà publié, dans Québec Science, les plans détaillés de l'usine d'épuration de la ville de Montréal.Si oui, je voudrais recevoir une copie du numéro.J'ai aimé le numéro d'octobre dernier et j'ai apprécié que vous publiez un schéma du procédé d'extraction du pétrole des sables bitumineux.M.C.Lévesque Côte Sainte-Catherine Comté Laprairie L'article bref intitulé Les souterrains de Montréal, page 77, dans notre numéro de septembre, donne quelques informations sur le vaste réseau d'épuration dont la Communauté urbaine de Montréal a entrepris ia construction.Vous y trouverez une carte indiquant le cheminement des tuyaux collecteurs allant de l'est à l'ouest de i'fie.Pour plus de renseignements, le Service de l'assainissement des eaux de ia LES GAGNANTS DU CONCOURS «ON COMPTE SUR VOUS» Voici les noms des huit «chanceux» qui se sont vu attribuer par le sort l'une des bourses offertes dans le cadre du concours On compte sur vous: Clémence Duchesne de Sainte-Foy Henri Gagnon de Sainte-Julie Raymond Houde de Rosemont Robert Prairie de Saint-Jean Gilles Champagne de Boucherville Robert Faille jr de Longueuil Jacques Bearnes de Montréal Denis Poupart de Laprairie Félicitations aux heureux gagnants et grand merci aux 3 500 participants! NOTRE CIEL Dans l'article de Benoft Drolet intitulé «Notre ciel en 1976» (Québec Science de janvier 1976), je crois qu'une erreur s'est glissée.Ainsi à la page 24, on lit: «Pour des lieux situés à LEST de Montebello, le passage au méridien d'un corps céleste sera vu un peu plus tard.» Ne devrait-on pas lire, au contraire: «(.) un peu plus tôt» puisque le soleil se lève à l'est et passe donc plus tôt dans les villes situées à l'est?Bertrand Bellisle Lévis Vous avez raison.Il s'agit d'une erreur.Nos excuses.RECTIFICATIONS Suite à l'article de M.Michel Gauquelin, «Où va la recherche québécoise?», paru dans le numéro de novembre 1975, j'aimerais attirer votre attention sur quelques inexactitudes contenues dans la chronologie de la page 28: 1.L'Office provincial des recherches scientifiques et industrielles a été créé en 1937 et non pas entre 1940 et 1950.2.La Station de biologie marine de Trois-Pistoles a été fondée en 1930 par le Dr Georges Préfontaine, puis récupérée, l'année suivante, par l'université Laval, et finalement transférée, en 1939, sous l'autorité du gouvernement provincial à Grande-Rivière.Elle ne date donc pas de la période 1940-1950.3.De même, l'Institut de microbiologie et d'Hygiène de Montréal fut créé en mars 1938 par lettres patentes du gouvernement.4.La Commission Glassco (1960-1963) portait le titre de «Royal Commission on Government Organization» et ne s'intéressa qu'indirectement à la politique scientifique.Elle ne fut donc pas réellement la «première Commission royale d'enquête sur la politique scientifique» comme l'article l'indiquait.Enfin, j'aimerais signaler à l'auteur qu'il existe, en marge des publications officielles, une abondante littérature sur l'histoire, la sociologie et la politique des sciences au Québec, laquelle est plus sujette que la première à développer le sens critique de qui s'intéresse à l'état et à l'avenir de la recherche québécoise.8r.: Bé :: il:- |«i fil pili u mm; u llta him, J * " 8 .: C tel 12 Ofli te t Raymond Duchesne Institut d'histoire et de sociopolitique des sciences Université de Montréal LE TRIANGLE DES BERMUDES Si l'on revient à il y a quelques mois, plus précisément au numéro de juillet 1975, dans votre article intitulé «Finies les [ Oü SCIENcj 3UÉBEC SCIENCE / mars 1976 emt hm- Slllll le sera levinettes» et signé Benoft Drolet, vous larliez d'une flotte de bateaux regroupant )lus de 4 000 scientifiques unissant leurs sfforts pendant 101 jours «pour percer les ecrets du climat de l'Atlantique» (citation extuelle).J'aimerais savoir s'ils ont aussi jtudié le triangle des Bermudes (situé dans 'Atlantique), ce coin de mer ensoleillé où jateaux et avions disparaissent sans laisser Je traces.Comme vous le disiez dans le luméro d'octobre 1975 à monsieur Chevalier, vous n'avez encore publié aucun irticle sur le sujet; il n'est pas encore trop ard pour le faire et je crois que cela en ntéresserait plusieurs.rm .pain s tééeri Daniel Caron Duébec 7 n'a pas été question du triangle des bermudes lors de l'expérience GATE Global Atmospheric Tropica! Experiment) t il ne semble pas que l'Organisation nétéorologique mondiale s'intéresse, de rès ou de loin, à ce «problème)).En ce ui nous concerne, nous devons attendre 1/7/ / ait des preuves, sinon irréfutables, u moins un peu plus sérieuses que celles 'ont nous avons pris connaissance jusqu'à nain tenant, avant d'écrire un article sur ce u jet.En attendant, nous vous proposons i lecture du livre de Charles Berlitz, «Le riangle des Bermudes», publié chez lammarion.Vous pouvez vous le procurer •n librairie ou directement des Editions lammarion Liée, 350 boulevard Lebeau, àint-Laurent H4N 1IA/6 ($8.25).«Mi ,0^ V- r\®S •y - ^ ^ vW:¦ a QUÉBEC SCIENCE / mars 1976 artificielle.L'insémination thérapeutique est vue comme un remède que l'on administre lorsque le diagnostic en est un de stérilité chez l'homme marié.Quelques auteurs se sont penchés sur les aspects psychologiques de l'insémination thérapeutique.Fondamentalement, il semble que la femme préfère s'occuper d'un enfant à qui elle a donné naissance plutôt que d'un enfant adopté.Voici quelques raisons qui font que l'on préfère l'insémination thérapeutique à l'adoption.Le plus souvent, l'héritage génétique d'un enfant adopté est inconnu, alors que celui d'un enfant né de l'insémination thérapeutique par donneur anonyme est de 50 pour cent celui du couple.Quant à l'autre 50 pour cent, il est le résultat d'une étude sérieuse et d'un choix judicieux.De plus, l'adoption implique des démarches légales et une longue attente.L'enfant, un jour ou l'autre, devra en être informé et, compte tenu des valeurs qui ont cours dans notre société, il a de fortes chances de subir un choc émotionnel.Avec l'insémination thérapeutique, le secret est absolu et l'enfant n'a jamais à en être informé.L'adoption est un fait public.Le couple est connu comme stérile.Avec l'insémination thérapeutique, la femme devient enceinte et le mari stérile, sachant que le secret est bien gardé, en retire une certaine fierté.Il se revalorise.Un bébé adopté, même désiré, arrive subitement, sans préparatif dans la famille, alors qu'à la suite de l'insémination, le couple se prépare au cours de la grossesse à la venue de son enfant.Règle générale, le mari se prend au jeu et oublie qu'il n'est pas véritablement le père.Le donneur ayant été choisi d'après les caractéristiques physiques du mari et la I mère étant.véritable, le bébé conçu par insémination thérapeutique ressemble beaucoup à ses parents.Dans l'adoption, une telle ressemblance est pur hasard.Indépendamment de la qualité des mesures légales qui entourent l'adoption d'un enfant, les parents adoptifs craignent toujours (subconsciemment) qu'une indiscrétion n'entrame l'apparition soudaine de la mère naturelle.La mère étant toujours la même, l'insémination assure au couple qui désire plusieurs enfants, une certaine homogénéité à la progéniture.Dans l'adoption, toutes les combinaisons sont possibles.L'insémination thérapeutique satisfait les désirs profonds de maternité de la femme.Elle porte elle-même son enfant.FONDAMENTALEMENT «DÉRANGÉ» Bien sûr, les raisons énumérées précédem-I ment ne sont pas toutes évidentes.L'insémination thérapeutique remet en I question la morale traditionnelle et suscite par le fait même des oppositions véhémentes.Un rapport de Lovset, datant de 1951 et traitant de 1 200 couples infertiles en Norvège, indique que sur les 395 qui ont répondu au questionnaire, 374 étaient fortement en faveur de l'insémination thérapeutique et 215 la préférait à l'adoption.Par ailleurs, Gerstel qui recensa une population nettement opposée à l'insémination en vint à la conclusion que quiconque est en faveur de l'insémination est fondamentalement «dérangé».Cary rapporta, en 1948, que les tests psychologiques qu'il fit subir à des couples ayant eu recours à l'insémination thérapeutique furent aussi satisfaisants que ceux qu'il fit passer à des couples qui adoptèrent un enfant.Maman qui, en 1959, enquêta à leur insu auprès de 216 enfants nés à la suite d'une insémination thérapeutique conclut son rapport en insistant sur le fait que ceux-ci éprouvaient beaucoup moins de difficultés d'adaptation que les enfants adoptés.En 1960, Guttmacher rapporta qu'à la suite de 360 inséminations thérapeutiques, 4 femmes seulement éprouvèrent des troubles nerveux et deux devinrent psychotiques.En 1961, Behrman révéla que ses observations de 101 couples ayant eu recours à l'insémination thérapeutique ne démontraient aucun changement dans la condition psychotique et du mari et de la femme.En 1966, sur 800 couples interrogés, un seul (à qui l'on avait refusé l'insémination) avait demandé le divorce.Les paramètres qui régissent l'évaluation de la «qualité» du sperme du donneur sont nombreux.Certains d'entre eux sont indispensables et on les utilise dans chaque cas.On considère la concentration des spermatozoïdes, leur faculté de se mouvoir, leur progression et leur morphologie, en tenant compte du pourcentage des différentes formes.N'EST PAS DONNEUR QUI VEUT Qui peut être «donneur»?La banque de sperme du CHUL, pionnier au Québec en ce domaine, a établi certaines «exigences».Mais ces exigences, souligne le docteur Cloutier, peuvent varier d'une banque à l'autre.Il est d'ailleurs important de préciser qu'au Québec tout au moins, rien dans ce domaine n'a encore été standardisé.Chaque banque agit en fonction de critères qu'elle s'est elle-même donnés et qui répondent aux exigences du but visé.Au CHUL, un éventuel donneur sera vu, interrogé et examiné par un médecin.Le donneur confirmera verbalement qu'il n'a pas de tares familiales: diabète, maladies cardiaques, cancer ou maladies mentales.Le donneur aura entre 18 et 40 ans.(La preuve de sa paternité, de ses possibilités procréatrices, n'est toutefois pas une obligation.) Il sera en bonne santé.Il subira une série d'examens sanguins; on s'assurera qu'il n'a pas lui-même le diabète, d'excès de graisse dans le sang qui le prédisposeraient à des maladies cardiaques, de maladies vénériennes, etc.On considérera sa scolarité, sa motivation.On effectuera en plus une recherche sur ses chromosomes pour s'assurer qu'ils ne présentent aucune tare.Un éjaculat fécondant compte entre 20 et 60 millions de spermatozoides.Pour être donneur, il faut se classer dans la «normale supérieure», c'est-à-dire avoir 60 millions de spermatozoides et plus par millilitre d'éjaculat.et accepter de se masturber.Contrairement à ce que l'on pourrait croire on ne prélève pas le sperme par ponction testiculaire.on le recueille par masturbation.Cet aspect de la question est d'ailleurs à l'origine des difficultés qu'éprouvent les banques de sperme en milieu francophone à recruter des donneurs.L'insémination thérapeutique est condamnée par la morale catholique, la masturbation également, car elle ne tend pas à la reproduction qui doit d'ailleurs s'opérer sous l'égide des liens sacrés du mariage.Encore de nos jours, pour plusieurs, il s'agit là d'une barrière infranchissable.La gêne constitue également un facteur d'inhibition: se trouver en présence d'un médecin ou d'une infirmière qui vous sait un «masturbateur», même pour le «bon motif» de la science et de la médecine, représente un obstacle que d'autres refusent d'enjamber.Certaines épouses, craignant d'être privées d'un plaisir sexuel qui leur revient de droit, refusent que leur mari «sème à tout vent».D'autres craignent que leurs propres enfants épousent un jour un rejeton de leur époux.À ce propos, le Dr Cloutier précise: «Nos inséminations thérapeutiques ne se font pas en vase clos.Nous couvrons un vaste territoire.De plus, pour réduire les chances qu'une telle chose ne se produise, nous remercions de ses services un donneur qui nous a procuré quelques grossesses.Ce risque est donc très minime.» Comme nous l'avons vu, n'est pas donneur qui veut.Ainsi, on refusera la semence d'un donneur-parent, connu du couple dont le mari est stérile.Si, par exemple, un couple se présentait dans une clinique où l'on pratique l'insémination thérapeutique en disant qu'il a trouvé le donneur idéal: le frère du mari par exemple, la clinique refuserait de se faire complice d'une situation explosive.Car l'insémination thérapeutique a une conséquence importante: un enfant.qui n'a pas demandé à naffre et qui a non seulement droit à la vie, mais au respect et à l'affection de son entourage.C'est un aspect non négligeable de toute la question, il est déterminant.SEMENCE FRAfCHE OU SEMENCE CONGELÉE?L'insémination thérapeutique peut faire appel à deux techniques: l'utilisation du sperme frais et l'utilisation du sperme congelé.On a obtenu des résultats positifs avec les deux techniques.Toutefois, il est encore trop tôt pour évaluer scientifiquement leur efficacité relative.L'étude à laquelle se sont livrés les chercheurs du CHUL démontre que certains échantillons de sperme récupèrent très bien après congélation, alors que d'autres perdent presque toute leur faculté de se mouvoir.Comme il est impossible de savoir à l'avance si un sperme sera bon ou non après congélation, il faut donc faire la preuve en laboratoire avant de pouvoir l'utiliser.Le sperme obtenu par éjaculation est recueilli directement dans un récipient en polypropylène de 50 ml et déposé dans un 32 mars 1976 / QUÉBEC SCIENCE bain-marie à 37 degrés Celsius pendant 15 à 30 minutes, en attendant la liquéfaction.Selon la communication de Rioux et de ses confrères, «Il ne faut pas confondre la viscosité avec la coagulation temporaire qui suit l'éjaculation.On sait en effet que l'éjaculat forme un coagulum qui se dissout habituellement 15 à 20 minutes après l'éjaculation.Puis, la liquéfaction se produit et l'on considère que la viscosité est normale lorsque le sperme peut être versé en goutte-à-goutte.Un spécimen légèrement visqueux, mais qui n'empêche pas une mobilité dynamique et dirigée des spermatozoïdes, peut aussi être considéré comme satisfaisant.» Après l'opération «bain-marie», on procède à un spermatogramme pour déterminer la concentration en spermatozoïdes, la morphologie et le pourcentage de motilité.Pour la congélation, on ne retient que les spécimens contenant 60 millions de spermatozoïdes et plus par millilitre, dont au moins 45 pour cent sont doués de motilité; un pourcentage de formes anormales supérieures à 30 pour cent entrafne le rejet automatique du spécimen.Avant de congeler le sperme, on peut utiliser deux additifs: \e glycérol seul: du glycérol conservé à 4 degrés Celsius est ajouté goutte à goutte sous agitation lente à l'échantillon du sperme, jusqu'à une concentration finale de 7,5 pour cent; un mélange de glycérol et de jaune d'œuf est ajouté à volume égal à l'échantillon de sperme liquéfié.Puis, on transfère le sperme dans des ampoules en verre de 1 ml que l'on scelle à la flamme.On place ensuite ces ampoules sur un plateau qui peut en porter jusqu'à 40.On ajuste ce plateau dans un récipient thermique à l'intérieur duquel la température varie de 4 degrés Celsius, au sommet, jusqu'à moins 196 degrés Celsius dans le fond où se trouve de l'azote liquide.Le plateau est maintenu à 4 degrés Celsius pour laisser le temps aux ampoules de prendre cette température, puis il est descendu à un niveau où il fait moins 40 degrés Celsius.Après 7 minutes, on abaisse le plateau jusqu'à une température de moins 85 à moins 90 degrés Celsius.Cinq minutes plus tard, on le plonge dans l'azote liquide à moins 196 degrés Celsius.Ce processus de congélation doit se dérouler dans l'heure qui suit l'éjaculation et ce, en vue d'une récupération maximale des spermatozoïdes.Quand viendra le moment de l'insémination, il suffira de sortir une ampoule du contenant d'azote et de la laisser, durant 15 minutes, exposée à la température ambiante.On examinera ensuite le sperme au microscope pour s'assurer que sa récupération est suffisante et on l'utilisera pour l'insémination.GLYCÉROL ET JAUNES D'OEUFS SONT-ILS LÉGAUX?Au CHUL, on a opté pour la congélation en milieu glycérol-jaune d'œuf, les pourcentages de motilité après dégel et la durée de survie des spermatozoïdes étant plus élevés dans ce milieu.La technique d'insémination à proprement parler est Banque de sperme Ce modèle de banque de sperme est celui en usage au Centre hospitalier de l'université Laval (CHUL) à Québec.U consiste en un récipient thermique à l'intérieur duquel on retrouve un plateau pouvant supporter 40 ampoules qui baignent dans de l'azote liquide à moins 196 degrés Celsius.simple.Il suffit de déposer un échantillon de sperme dans le canal cervical à l'aide d'une aiguille mousse et malléable.Les spécialistes consultés sur la question sont unanimes à déconseiller l'insémination intra-utérine, car elle peut se compliquer d'une péritonite.Il semble que le mucus cervical ait pour effet de nettoyer les spermatozoïdes pour leur permettre d'envahir la cavité utérine de façon aseptique.L'utilisation du sperme frais est idéale.Toutefois pour qu'elle s'avère efficace, il faut disposer d'une imposante liste de donneurs prêts à fournir un échantillon à deux ou trois jours d'avis.Voilà pourquoi l'on s'est tourné vers la congélation de sperme dont le donneur possède les caractéristiques physiques du mari.L'insémination soulève beaucoup de questions non seulement d'ordre moral mais également d'ordre légal.Certaines sont hypothétiques, d'autres beaucoup moins.Voici les plus fréquentes: aider une femme normale à donner naissance à un enfant-et ce, sans l'aide de son mari, mais avec son consentement, est-il moralement défendable?si l'insémination thérapeutique est un acte médical, doit-on lui appliquer les lois des actes médicaux en général?si l'insémination thérapeutique a une connotation d'adultère, est-ce que le praticien qui transfère la semence du donneur anonyme à l'époux est un complice ou le principal acteur de l'adultère?si l'insémination thérapeutique constitue un acte illégal, est-ce que le fait d'apprendre au mar-i à faire l'injection de la semence du donneur constitue un acte illégal?dans quelle mesure un médecin peut-il être tenu responsable des déficiences d'un enfant né des suites d'une insémination thérapeutique pratiquée par ses soins?Et que penser de ces autres questions?Lorsqu'il signe l'acte de naissance, un médecin se parjure-t-il s'il accorde la paternité au mari?Un mari dont la femme a été inséminée a-t-il le droit de réclamer le divorce pour adultère?L'enfant est-il légitime?Une mère peut-elle poursuivre le père par procuration (le donneur) pour obtenir une aide matérielle à son enfant?Le père par procuration peut-il poursuivre le couple pour obtenir la garde de l'enfant?Si, plus tard, le père par procuration est découvert par l'enfant, ce dernier aurait-il des droits légaux en matière d'héritage par exemple?Dans quelle mesure devons-nous être légalement concernés par la possibilité qu'un donneur épouse l'un de ses rejetons?ET L'ÉPOUSE ALORS?Aux États-Unis, en Angleterre et au Canada —pour ne citer que ces trois pays— l'insémination thérapeutique, officiellement et légalement, n'existe pas.Dans certains États américains, on la considère comme illégale ou adultère.La paix entre l'insémination thérapeutique et la loi reste à faire.Ce sera de toute évidence difficile, car l'insémination thérapeutique met en cause cinq personnes: la patiente, son mari, le médecin, le donneur et l'enfant.Et que dire du statut de l'épouse du donneur?Il est de notoriété publique que malgré les efforts déployés pour améliorer les lois, on applique aux techniques médicales et scientifiques du 20ième siècle des lois du 19ième siècle.Weinberger suggère que la semence du donneur soit mélangée à celle du mari si ce dernier est cliniquement, mais non totalement stérile.Cette procédure, dit-il, raffermirait chez le mari le sentiment d'avoir pris part au processus de la naissance.Cette méthode présente un avantage légal: le bénéfice du doute en faveur du mari.La «loi des quatre mers» du Code Anglais donnait au mari la paternité d'un enfant né de sa femme même si celle-ci avait commis l'adultère durant l'absence de plus de neuf mois du mari.Le bénéfice du doute en faveur du mari légitime ne pouvait être renversé que si la preuve de son infertilité était présentée au tribunal.Même si cette loi fut modifiée en 1732, il n'en demeure pas moins que l'enfant est légitime tant et aussi longtemps que la preuve que le mari n'a pas eu accès à sa femme n'a pas été faite.La loi juge inconcevable, impossible, qu'une femme commette l'adultère si elle vit avec son mari.La légitimité d'un enfant pourrait être obtenue par les parents si la naissance de celui-ci était déclarée comme la suite d'une insémination thérapeutique.Malheureusement, poursuit Weinberger, la plupart des parents refusent de le faire parce que cette procédure va directement à l'encontre de l'un de leurs objectifs fondamentaux: garder le sujet (l'insémination thérapeutique) secret.llffCSU IclBClït ï: lejiilitw1 itatédn CJUSîfel' quelque !(« p: : e ; Kuteutu lait moi démit être cette pratiq c'iléef quîi'eufar: Itiiéupeutiq intelliseriie ptete et tes pu totue ET FUI EmeilS]1 Mr;;:' su e Vanci >» iV raottet; il'iwÉi : QUÉBEC SCIENCE / mars 1976 33 iilwii l-v-X-C mm mer, o!;j; ; : ill I; f»'].: KM /i.': : : .rr.' : ' £.c.:- vons-nous osiilé luCmadi »t»i MB il'iiwi- eàl» i.cai mi, le Eton' r:jl j;":r ; ri r.jtncedu miii a « ntotile-¦ «eut j nai$1'' })d* lilid'o11 ne jnede 1132,» Ijotee’ liiela .Üim*' jttde ulteJ'# lit1'S.* * 8 taux- .Weinberger conclut son travail de recherche en disant: «L'avenir de l'insémination thérapeutique est entre les mains du législateur qui doit tenir compte de la volonté du peuple.Mais le législateur, à cause des moyens dont il dispose devrait en quelque sorte façonner l'opinion publique particulièrement dans un domaine aussi nouveau que l'insémination thérapeutique.Une action légale intelligente devient de ce fait indispensable.L'état civil de l'enfant devrait être déterminé par la législation, et cette pratique devrait être soigneusement contrôlée de manière à ce que l'on s'assure que l'enfant né par insémination thérapeutique soit en bonne santé, intelligent et voie le jour dans une famille prête et capable de l'élever de façon à ce qu'il soit heureux, équilibré et socialement responsable.» Il semble bien que pour l'instant du moins, nous devions nous contenter d'opinions, faute de disposer d'une législation appropriée.COMMISSION ET FAMILLE ROYALES En mai 1975, lors de la Conférence des ministres provinciaux de la Santé qui eut lieu à Vancouver, la Commission Royale sur la famille et les enfants présentait un rapport et 21 recommandations ayant trait à l'insémination thérapeutique.En voici quelques-unes qui nous permettent de mettre en parallèle ce qui se fait présentement dans les cliniques du Québec où l'on pratique l'insémination thérapeutique et ce qu'une éventuelle loi pourrait exiger.«Le médecin qui pratique l'insémination thérapeutique du couple, après l'avoir informé de tout ce qui pourrait éventuellement survenir, devrait obtenir son consentement écrit.» Cette recommandation est déjà appliquée dans les cliniques d'infertilité du Québec.«Tout enfant (ou enfants) né à la suite d'une insémination thérapeutique devrait avoir le même statut légal qu'un enfant né par les moyens naturels où la semence du mari a été utilisé.Le médecin qui pratique l'insémination thérapeutique ne devrait pas être tenu responsable des complications qui peuvent survenir durant la grossesse ou d'une ou plusieurs malformations de l'enfant.» «Le donneur doit rester anonyme et ne devrait en aucun cas être tenu responsable d'assurer le bien-être de l'enfant.Le donneur par ailleurs n'aurait aucun droit sur l'enfant.» Les mesures que l'on prend pour qu'il en soit ainsi dans les cliniques où l'on pratique l'insémination thérapeutique sont sévères et tiennent déjà compte de cette recommandation.Une autre recommandation de ce rapport suggère «qu'aucune législation n'encourage ou n'interdise l'insémination thérapeutique.On recommande la mise sur pied de mesures sociales et professionnelles qui auraient pour but de protéger les intérêts de la société dans son ensemble et de chaque individu directement impliqué dans le processus de l'insémination: la mère, son époux, le donneur, l'enfant, le médecin et le personnel hospitalier œuvrant dans ce domaine.» FERTILISATION VS ADOPTION La troisième recommandation de ce rapport propose qu'en principe «l'éligibilité à l'insémination thérapeutique soit régie de la même manière que l'adoption».De fait, c'est exactement ce qui se produit actuellement à cette différence près que c'est l'infertilité du mari qui est en cause et non celle de la femme comme cela peut se produire pour l'adoption.«C'est le médecin qui, en dernier ressort, doit, en tenant compte de certaines normes préalablement établies, décider si un couple est apte ou non à recevoir l'insémination thérapeutique.«Encore là, cette recommandation est l'image même de ce qui se passe actuellement.Par ailleurs, le rapport recommande que «le couple refusé puisse en appeler, devant un tribunal créé à cet effet, de la décision du médecin.» Ce volet de la recommandation ne peut pas actuellement être appliqué, la loi de l'insémination thérapeutique n'existant pas.«L'insémination thérapeutique devrait être reconnue comme un acte médical, rétribuée comme tel en vertu des régimes d'assurance-maladie là où ils sont en vigueur.» Présentement, le couple qui fait appel à l'insémination, s'il est accepté, doit débourser un montant d'argent, variable selon la clinique à laquelle il fait appel.Au CHUL, pour ne citer qu'un exemple, il en coûte 100 dollars pour autant de visites que le médecin jugera nécessaire.De fait, ce montant sert à dédommager le donneur qui, toujours au CHUL, touche 15 dollars par visite.Le couple receveur ne paie que pour les déplacements du donneur, les frais rattachés aux actes médicaux préléminaires sont à la charge de l'État.«Autant que possible, les caractéristiques physiques du donneur devraient être compatibles avec celles du père.» Voilà une autre recommandation qui fait écho à la procédure normale qui a cours dans les cliniques d'infertilité.La neuvième recommandation du rapport souligne qu'il est de première importance que l'identité du donneur, de même que celle du couple receveur, demeure secrète.On souligne, en plus, qu'il serait préférable «qu'un donneur habitant non loin du couple receveur soit systématiquement écarté.» Encore là, il s'agit d'une recommandation suivie à la lettre par les cliniques d'infertilité du Québec.L'une des dernières recommandations insiste sur la nécessité pour une banque de sperme d'être rattachée à une institution hospitalière reconnue et qu'en aucun cas, on ne devrait permettre qu'une telle banque soit commerciale.Bref, outre la recommandation ayant trait au recours du couple refusé, cette loi ne ferait que légaliser ce qui existe déjà.MENDEL N'EÛT PAS ÉTÉ PLUS PATIENT L'insémination thérapeutique, bien que techniquement simple, n'en constitue pas moins un travail de bénédictin.Pour obtenir une grossesse, de 12 à 15 visites, en moyenne, sont nécessaires.S'il en est ainsi, c'est que le cycle ovulatoire peut varier à l'infini.Dans certains cas, le médecin devra précipiter des ovulations en injectant à la patiente des hormones spécifiques.Les grossesses, dans l'ensemble, surviennent durant les deuxième et troisième mois suivant la première insémination.Après 6 mois de «tentatives», on considère, au CHUL tout au moins, que les chances d'obtenir une grossesse augmentent de dix pour cent à peine.On a tendance à considérer la banque de sperme comme un endroit où l'on conserve du sperme congelé.De fait, il serait plus approprié de parler d'une banque de donneurs, car dans plus de 95 pour cent des cas, le centre d'infertilité utilise de la semence frafehe plutôt que du sperme congelé.Quant aux donneurs, il n'est pas facile de les recruter.Règle générale, il s'agit d'hommes mariés qui ont eux-mêmes éprouvé des difficultés à avoir des enfants.Très souvent, ils appartiennent à cette catégorie d'hommes préoccupés de l'évolution, de l'avancement de la science, qui ont fait don de leur corps tout entier.Pour leur part, les couples receveurs sont des gens qui dégagent l'insémination de toute connotation sexuelle.Il s'agit pour eux, purement et simplement, d'une thérapie aussi facile à accepter qu'une injection d'hormones.Cet article ne constitue qu'une infime partie de ce qui pourrait être dit sur l'insémination thérapeutique.Le sujet soulève beaucoup de questions de tous ordres, il se prête bien à la discussion.Vos commentaires seront les bienvenus, en ce printemps qui tarde à venir.Bibliographie S.J.Behrman, Artificial Insemination, In J.Fertil.6:291, 1961 T.Benedeck, Organisation of Reproductive Drive, In.Journal Psychoanal.41:1, 1960 W.H.Cary, Results of Artificial Insemination and Extramarital Specimen, Obstet.Gynec.56: 727, 1948 G.A.Gerstel.A Psychoanalytical View on Artificial Donor Insemination, Amer.J.Psychoter 17: 64, 1963 A.F.Guttmacher, Role of Artificial Insemination in Treatment of Sterility, Obstet.Gynec.Survey, 15: 767, 1960 J.O.Haman, Therapeutic Donor Insemination: Review of 440 cases, Calif.Med.90: 130, 1959 S.J.Kleegman, Practical and Ethical Aspects of Artificial Insemination, In Bregee, H.G., Advances in Sex Research, New York, Flarper and Row, 1963 J.Lovset, Artificial Insemination: Attitudes of Patients in Norway, Fertility, Sterelity, 2: 415, 1951 A.Weinberger, Partial Solution to Legitimacy Problems Arising from the Use of Artificial Insemination, Indiana Law J., 35: 143, 1960 ' QUÉBEC SCIENCE / mars 1976 LA LUNE, LES MARÉES ET LE RESTE La lune, dont dépendent les marées, semble aussi régler certains cycles chez les organismes vivants par André Delisle .¦ ,'v ¦ fe 4 ‘ ik - y '*1 .A gîbson Qui ne fait pas la relation entre la lune et les marées?L'attraction gravitationnelle de ce satellite sur l'eau des mers suffit à provoquer des changements de niveau très importants.On peut aussi observer ce phénomène chez nous, à cause de l'effet de marée que subit le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Trois-Rivières.Plusieurs se demandent si cette attraction lunaire ne serait pas aussi responsable d'autres marées, moins importantes celles-là.Par exemple, la marée de la partie liquide du corps humain, 85 pour cent de son poids?Ou bien, la marée de la sève qui circule dans les végétaux?Les êtres vivants donnent l'impression de comportements périodiques.Les processus naturels se reproduisent au rythme des saisons.Les mêmes cycles se répètent d'année en année, de saison en saison.Quels mécanismes peuvent ordonner les comportements de milliers d'êtres vivants et assurer une régularité exceptionnelle de leurs actions?De plus en plus, le voile se lève sur les vrais synchroniseurs du fonctionnement harmonieux de la nature.Les influences du soleil, de sa lumière, de ses rayons sur l'activité des êtres vivants ne sont plus à démontrer; toutefois, on découvre encore certains phénomènes réglés, du moins selon certains chercheurs, par les taches sombres de l'astre du jour.Mais passons vite sur les influences solaires pour nous attarder à d'autres effets, plus mystérieux ceux-là, dus aux influences de la lune.Beaucoup moins évidentes, et en cela piquant davantage la curiosité, les influences lunaires ont toujours été présentes dans la tradition des activités végétales, animales et humaines.Ces rythmes biologiques, axés sur le temps du satellite naturel de la terre, permettront de s'initier aux rudiments d'une discipline nouvelle qui sert de cadre à l'étude scientifique des rythmes biologiques: la chronobiologie.Cette branche de la biologie s'attache à découvrir les phénomènes rythmiques propres à la vie, et leurs relations possibles avec d'autres rythmes, non biologiques.Les influences planétaires, ou astrales, sont alors recherchées par la confrontation des rythmes cosmiques —c'est-à-dire de l'univers considéré dans son ensemble— et des rythmes biologiques, caractéristiques des êtres vivants.Ces quelques lignes se limitent à cette section de la chronobiologie qui étudie les rythmes biologiques liés à l'activité lunaire; d'autres rythmes tout aussi importants, liés ou à l'activité solaire ou à toute autre influence planétaire, seront forcément ignorés.MARCHER SUR UNE INCONNUE! Alors que l'être humain a marché et travaillé sur la lune, plusieurs ignorent encore les plus simples éléments du calendrier lunaire.Une aventure vécue récemment justifiera les explications qui suivront sur l'activité lunaire.Peu après l'éclipse lunaire de cet automne, j'attendais l'autobus en compagnie d'une jeune fille.Nous avons engagé la conversation sur la lune.L'éclipse avait été très belle et bla, bla, bla.jusqu'à ce que la jeune fille me confie candidement sa surprise d'avoir constaté que la lune n'est pas toujours ronde! Je ne vous cache pas mon étonnement, surtout que je projetais ces quelques lignes sur les influences lunaires en postulant acquises les connaissances fondamentales sur les cycles lunaires.Je tentai alors de voir ce qu'elle comprenait de l'activité lunaire: pour elle, la lune est toujours ronde quand il fait froid, c'est-à-dire l'hiver.Elle ne savait rien des phases lunaires, des pleines lunes, des jours sans lune, des mois lunaires et de tous les mécanismes qui régissent les cycles de la lune.La lune effectue une rotation complète autour de la terre en 29 jours 12 heures et 44 minutes: c'est le mois lunaire.Elle est visible parce qu'elle réfléchit vers la terre iii; 36 mars 1976 / QUÉBEC SCIENCE une partie des rayons solaires qu'elle intercepte; la lune présente toujours la même face à la terre, la durée de rotation de la lune étant égale à son temps de translation autour de la terre.Toutefois, selon les positions respectives du soleil et de la lune par rapport à la terre, nous voyons des sections plus ou moins larges de la partie éclairée de l'astre de la nuit.Ces aspects différents de la lune, dépendant de ses positions successives au cours d'une révolution autour de la terre, constituent \esphases lunaires.De plus, à cause de la rotation de la terre sur elle-même et du déplacement de la lune sur son orbite, la lune a un mouvement journalier, la journée lunaire d'une longueur de 24 heures 50 minutes, entre deux levers de lune successifs.DÉFORMER LA TERRE Les mouvements de la lune autour de la terre sont responsables de phénomènes physiques aussi connus que celui des marées.Cette influence physique de la lune joue de deux façons.D'abord, le jour lunaire détermine deux marées quotidiennes, séparées de 12 heures 24 minutes, durée qui s'écoule entre deux passages consécutifs de la lune au méridien du lieu.Essentiellement d'origine extra-terrestre, la marée est due à l'attraction de la lune combinée à celle du soleil.Dans ce cas, le rôle du soleil est trois fois moins important que celui de la lune.La rotation de la lune autour de la terre, le mois lunaire, détermine pour sa part l'amplitude des marées.Les grandes marées, ou marées de forte intensité, se produisent à la pleine lune et à la nouvelle lune, lorsque les influences gravitationnelles de la lune et du soleil se conjuguent.Le phénomène inverse se produit aux premier et dernier quartiers de la lune alors que les influences lunaires et solaires ont des effets opposés.Les marées «océaniques» ne sont pas les seules.On remarque aussi des déformations périodiques bi-journalières de l'atmosphère et de l'écorce terrestre.À ces influences physiques majeures et observables directement s'ajoutent d'autres perturbations plus fines qui viennent affecter, par exemple, le champ magnétique terrestre.On peut classer dans ces influences, les variations de l'intensité lumineuse dues à l'éclairement lunaire.Toutes ces influences sont cycliques et peuvent être facilement démontrées.Celle de la lune sur ces processus physiques est alors suffisante pour soupçonner le rôle biologique de ce satellite, c'est-à-dire son influence cyclique sur le comportement des êtres vivants.Les influences biologiques semblent plus difficiles à démontrer, malgré le grand nombre de connaissances ancestrales en rapport avec la lune.LA LUNE DANS LES PATATES Au Québec, les traditions qui se rapportent aux influences de la lune sont nombreuses: les vieux cultivateurs en tenaient quotidiennement compte dans leurs activités.Hélas, les connaissances traditionnelles se perdent peu à peu, de même que la croyance dans les pouvoirs de É8ECSCI la lune.Très vite, on se rend compte que cette partie des traditions québécoises dérive de connaissances remontant à la plus haute antiquité.Les phénomènes biologiques, supposément réglés par la lune, sont aussi nombreux que variés: le comportement animal, la végétation, la température et bien d'autres encore.Voici quelques exemples des habitudes de vieux Québécois; à vous de les vérifier si le cœur vous en dit! Dès demain matin, vous serez peut-être à même de faire votre première expérience: il vous suffit de surveiller la position de la lune.Avez-vous remarqué certaines périodes où la barbe et les cheveux poussent plus rapidement?Eh bien, si l'on en croit nos aieuls, les poils poussent moins au «décours de la lune»; c'est même le meilleur temps pour les couper si l'on veut répéter cette opération le moins souvent possible! Les blessures, elles, seraient moins graves dans le «décroissant de la lune», car à ce moment «le sang est épais et repoussé par la lune», elles saignent moins.Au contraire, sur le «montant de la lune», le sang est clair et attiré vers le ciel! Bon indice pour prévoir vos rendez-vous chez le dentiste au bon moment.Le processus serait le même chez lés animaux.Les cultivateurs essayaient de ne pas castrer leurs animaux ni de leur couper les cornes pendant le croissant de la lune pour éviter les saignements abondants.La lune fixait aussi les dates importantes de l'élevage.Un accouplement entre la nouvelle lune et la pleine lune avait toutes les chances de donner des femelles.Les animaux nés pendant cette même période se révélaient les meilleurs; par conséquent, on en tenait compte dans le choix des animaux à garder.Ainsi l'éleveur de bœuf de boucherie devait accoupler ses mères (KH l< P'1' 11.- ~:i:' L;îT t.M-1 -' récolte: :tê luniiCi - jé'r: èci sol?iront:: :t : srr :: ic:::/: HT:: r- ¦ te: L ¦ .r:-::-: f :::r:: fi'.:':;::.Nouvelle Lune Premier Quartier Dernier Quartier Pleine Lune Rayons solaires partie éclairée par le soleil partie non éclairée partie éclairée par la terre Les phases lunaires A mesure que la lune se déplace autour de la terre, on découvre une plus grande section de la partie éclairée tournée vers nous; ensuite les mêmes apparences se reproduisent inversement.La terre réfléchit aussi les rayons solaires vers la lune et l'éclaire de ce fait.Au moment de la nouvelle lune, la partie non éclairée par le soleil, reçoit sa lumière de la terre.Sî '"'T'., QUÉBEC SCIENCE / mars 1976 37 après la pleine lune et garder seulement les veaux nés après un changement de lune.Le domaine végétal semble toutefois choyé par la lune qui servait, à proprement parler, de guide aux paysans pour les cultures.Les jours de semences et de récoltes étaient organisés selon les phases lunaires.On peut déduire quelques règles des anciennes habitudes campagnardes.En général, quand la lune croft, la sève monte dans les plantes; et quand elle décroft, la montée de sève est nulle.En résumé, on sème la plupart du temps lorsque la lune est dans sa phase croissante; jamais durant le «décours».Il faut toutefois faire une distinction entre les plantes-graines et les plantes-racines.Les premières, produisant des fruits sur des tiges, doivent être semées au «montant», car elles profitent alors de l'«attirance» de la lune qui grossit.C'est l'inverse pour les légumes-racines qui doivent bénéficier de la «pression» de la lune qui «descend», pour se développer sous la terre.Et pour obtenir des bons produits, il faut récolter pendant la période de santé des plantes, c'est-à-dire le croissant de la lune.Un bon foin est un foin du croissant! Enfin, quel cultivateur pouvait faire ses prévisions météorologiques et organiser ses récoltes sans regarder d'abord la lune.L'apparence du temps pendant les premiers jours d'une nouvelle lune le renseignait sur la température de la lunaison entière.Et un changement de lune à venir amenait avec lui un changement probable du temps.Certains jours choisis d'une phase lunaire pouvaient aussi laisser deviner la température globale d'une prochaine saison.Encore ici, les lois ne se comptent pas.A tel point qu'il faudrait beaucoup de temps, de ressources humaines et financières, pour entreprendre la vérification de toutes ces légendes.Ce que l'on peut affirmer, c'est qu'il existe une masse d'informations, transmises de génération en génération, de civilisation en civilisation, depuis des millénaires.Ces connaissances ancestrales, emmagasinées au cours des âges, n'ont pu être vérifiées par les scientifiques modernes.Il faut être prudent avant de les nier catégoriquement; et il faut aussi faire preuve de discernement avant d'entreprendre la vérification systématique de telles légendes.AU CLAIR DE LA LUNE.Des enquêtes statistiques, des analyses scientifiques et des études critiques des faits et des légendes concernant l'influence des phases de la lune sur les phénomènes biologiques sont maintenant menées dans toutes les parties du monde.Si l'on exclut les phénomènes météorologiques mieux connus statistiquement, une croyance semble se vérifier de façon rigoureuse: dans les marchés aux poissons des grands ports méditerranéens, on dit que les oursins sont «pleins» à la pleine lune et «vides» à la nouvelle lune.Or, dans le cas d'un oursin de la mer Rouge {Centrechinus setosus), les produits génitaux sont libérés dans la mer lors de la pleine lune.Après cette période de frai, les dimensions des ovaires et des testicules sont réduites.Puis la production de cellules gonadiques reprend pour atteindre son maximum à la pleine lune.Aucune autre espèce d'oursin ne présente un tel rythme sélénien ou lunaire.D'autres animaux ajustent aussi certains comportements sur l'activité lunaire.Celle-ci serait déterminante pour les animaux marins, surtout par l'intermédiaire des marées.L'exemple le plus connu est celui du cycle lunaire de reproduction du ver Palolo (Leodice viridis) qui vit dans les récifs de coraux du Pacifique, aux fies Samoa et Fidji.Lors du dernier quartier de la lune des mois d'octobre et de novembre, ces vers montent à la surface des eaux et libèrent de fortes quantités de produits génitaux.Les œufs et les spermatozoïdes, en forte concentration, changent même la couleur de la mer.Un autre Palolo, de l'Atlantique celui-là, présente un rythme identique pour ses périodes de frai.C'est le cas aussi du «Chalpopleura», un mollusque qui fraie à la pleine lune.Quant aux poissons, le seul exemple connu et vérifié est celui d'un éperlan, voguant dans les eaux de Californie, qui s'accouple à la pleine lune et dépose les œufs fécondés dans le sable au cours des nuits suivantes.En serait-il de même des éperlans du Saint-Laurent?Aucun biologiste québécois n'a pu, à notre connaissance, confirmer ce fait jusqu'à maintenant.Sans en connaftre exactement le mécanisme, l'influence de la lune est certaine dans ces cas.Cependant, ni les variations d'intensité lumineuse ni la hauteur des marées ne semblent synchroniser ces processus.Une expérience, menée en 1970 par le professeur Frank Brown du département de biologie de la North Western University d'Evanston, aux États-Unis, a révélé des faits surprenants.Des huftres, recueillies heures le laiteron épineux se ferme l'épervière se ferme L’horloge florale de Linné .'horloge florale de Linné ^our démontrer l'influence de la lumière sur les végétaux, le botaniste suédois Car! /on Linné a une «horloge florale», basée sur l'horaire journalier de l'ouverture et de la ermeture d'un grand nombre de fleurs. 38 y tm Ai % •*: éditeur officiel du québec dans la mer à 1 800 kilomètres de là, ont conservé pendant deux semaines le rythme d'ouverture et de fermeture correspondant au passage de la lune au-dessus de leur environnement d'origine.Après cet intervalle, les huftres ont décalé leur période d'ouverture et de fermeture de trois heures.Dans des conditions constantes de laboratoire, ces huftres avaient ainsi synchronisé leur comportement au passage de la lune au-dessus de leur nouveau lieu d'immersion, c'est-à-dire à l'heure où il y aurait eu marée haute si, bien entendu, ce laboratoire s'était trouvé sur la côte! Or, Evanston est situé à près de 1 800 kilomètres de la mer.A L'HEURE DES MARÉES Nous devons nous attarder davantage sur les organismes vivant sur les plages, qui ont des «horloges» internes réglées sur le rythme lunaire; c'est, en effet, chez les organismes intertidaux que se vérifient le plus souvent les influences lunaires.Le sable des plages de Cap Code, aux États-Unis, abrite une algue microscopique, une diatomée portant le nom d'Hantzschia virgata.Cette algue minuscule fait coïncider ses déplacements avec les marées du jour.Vivant enfoncée dans le sable de la section de la plage inondée à marée haute, cette plante unicellulaire se hisse à travers les grains de sable jusqu'à la surface durant les marées basses de la journée.Cette migration ascendante lui permet de «refaire ses forces» grâce à la photosynthèse jusqu'à son réenfouissement quelques minutes avant que la marée montante n'inonde de nouveau la plage.L'aspect le plus fascinant de cette migration verticale est sa persistance dans des conditions de laboratoire.Dans un environnement contrôlé —même situé à quelques kilomètres de la mer—, à température et luminosité constantes, sans jour ni nuit, sans marée, les diatomées maintiennent leurs excursions périodiques à la surface du sable en parfaite synchroni- 1 ;-3rV; sation avec les algues libres.On cherche donc les horloges biologiques internes ou endogènes qui dirigent les comportements temporels de ces organismes.Ces actions accordées aux marées ne sont pas rares dans la nature; on peut observer des rythmes séléniens chez la majorité des organismes vivant sur les plages.Ces rythmes se caractérisent par la répétition de comportements ou de mécanismes physiologiques en harmonie avec une phase lunaire.Ils jouent un rôle de premier plan pour la survie et la conversation de ces organismes.Comme dernier exemple de comportement cyclique, citons le cas de cette écrevisse de mer retrouvée fréquemment sur les côtes de l'Amérique du Nord.À marée basse, l'écrevisse sort de son trou et se hâte vers la nourriture disponible; les mâles feignent alors de se battre entre eux et tentent d'attirer les femelles dans leur antre.A l'heure de la marée, toutes les écrevisses retournent dans leur abri pour la durée de l'inondation.Encore ici, cette mobilité périodique persiste un certain temps, même en l'absence de marées, dans des circonstances expérimentales contrôlées.Pour conserver le rythme lunaire de façon permanente, il suffit d'immerger périodiquement l'écrevisse dans l'eau de mer.Ces expériences laissent supposer une influence lunaire, même en dehors des paramètres physiques évidents que sont la lumière ou les marées.Les animaux et les plantes vivant loin du littoral seraient-ils insensibles à cette influence?DES SYNCHRONISEURS SUBTILS Chez les animaux, les expériences sont peu nombreuses; encore plus rares sont les observations dans les conditions naturelles.La seule expérience concluante porte sur l'activité spontanée de déplacement du rat dans des conditions strictes de laboratoire.Plusieurs rongeurs ont été gardés à l'intérieur d'une pièce fermée, à pression atmosphérique, température et luminosité mars 1976/ QUÉBEC SCIENCE constantes, ceci pendant plusieurs mois.Les sujets observés, isolés les uns des autres, ne pouvaient se référer à aucun repère temporel leur permettant de déceler le jour ou la nuit, ou de soupçonner la position de la lune.Malgré ces mesures, les observations ont mis en évidence la correspondance entre l'activité des rats et la position de la lune au-dessous de l'horizon.Des expériences identiques ont donné les mêmes résultats chez les souris et les hamsters.Il convient néanmoins de souligner que l'activité de ces mammifères, ajustée sur la journée lunaire, se retrouve seulement en laboratoire.Quelques observations dans la nature ont révélé que le hamster, par exemple, vit au rythme de la journée solaire.Quoi qu'il en soit, les nombreuses expériences en milieu clos semblent démontrer qu'en l'absence des indicateurs de rythmes habituels (lumière, température et vie sociale), les êtres vivants ajustent leur activité sur des synchroniseurs plus subtils, tels des variations de champ de faible intensité.La sensibilité au magnétisme terrestre, et à ses variations dues aux mouvements lunaires, constitue un domaine d'expérimentation récent et exploré par plusieurs chercheurs.A l'Université du Manitoba, le professeur Michael A.Persinger a étudié l'influence des variations du champ magnétique terrestre sur la mobilité des rats.Pour le moment, les résultats sont très incertains: les observations permettent seulement d'établir une '¦»v.¦ •'â SU corrélation entre l'exposition à un champ magnétique, la distance de la lune à la naissance et le comportement ambulatoire du rat.TRADITION CONTRE SCIENCE Concernant les plantes, il faut admettre que les nombreuses traditions sont peu corroborées par les faits scientifiques.Dans le monde végétal, les seuls organismes présentant des authentiques rythmes séléniens sont peut-être les algues, qui se prêtent aussi plus facilement à des vérifications en laboratoire.En plus de l'exemple cité précédemment, le seul fait vérifié dans ce secteur est le rôle de la lumière lunaire dans le cycle de reproduction d'une algue marine, Dictyota dichotoma.Il semble ç.:.::.iroptn èi irfta «mtsi.dé fives m déc ¦ K \ • ' 'I, Vp'.V.' Mitionpi Les fe pfiysiotojiî te';-: é- ioufflsni COfliî!în;r IBïtrue ; - Iw entre le r ¦’ ' Citais de 'fttelesh j ,est* o: tosanee;,', «ç- "«ri’ï felesi», '% eupérii *1%, 'X ¦Ae Weitn L ¦ il; >- Nr, QUÉBEC SCIENCE / mars 1976 39 Ec®enceI imii & ûiiîionde bm spondance ion de la îles les de nnvé'ü véléque thmede nt jicateyrs [pgpl'l fi 8si i i* plore pat itéio «la t,lei ihWfl’S’ blirooe 1 i I blliioi'* l.Dari qui*' I jüdaü I ,10#* 'j „eiH»{ ! éditeur officiel du québec * nu qu'au cours des heures sombres de la nuit, une source lumineuse aussi petite que la lune puisse servir de déclencheur du mécanisme de production d'œufs.Toutefois, cette absence de faits ne nous permet pas de conclure à l'inexistence des influences lunaires dans ce secteur.Même si, déjà, certaines études comparatives ne décèlent aucune différence entre des semis faits au moment de la pleine lune ou de la nouvelle lune, il faudra encore attendre des analyses systématiques des habitudes culturales pour éclairer la tradition par la perception scientifique.Les relations entre la lune et la physiologie de l'être humain, bien que traditionnellement admises, elles aussi, sont aujourd'hui moins que certaines.On remet souvent en question la ressemblance constamment rappelée entre le cycle menstruel de la femme et le mois lunaire.De vives oppositions à une étroite corrélation entre Jes deux phénomènes ont suivi la réalisation d'enquêtes, particulièrement en Allemagne, sur plusieurs femmes.Les résultats de ces enquêtes conduisent à réfuter les hypothèses de correspondance, surtout que l'on remarque une grande variation des règles avec l'âge, la santé, la saison et l'état mental de la femme.Il reste un cas où une enquête a donné des résultats significatifs: sur 500 000 naissances compilées dans l'état de New York, on a observé un maximum fortement marqué à la pleine lune! Toutefois, les résultats souvent contradictoires nous forcent au scepticisme; les influences lunaires n'agissent pas avec autant d'intensité que le suggère la croyance populaire.Quant à l'action de la lune sur l'état mental des humains, on en est encore au stade expérimental.On croit à la possibilité de caractères «lunatiques», c'est-à-dire plus facilement influencés par la lune.Selon certains rapports policiers, les nuits de la pleine lune seraient des périodes d'intense activité pour les criminels.Est-ce à cause de la clarté des nuits de pleine lune ou parce que la lune éveille des humeurs asociales?Les spécialistes admettent prudemment une chose pour le moment: le système nerveux est un instrument très délicat et très subtil, qui pourrait réagir à une faible perturbation de son environnement.La question est posée.Bien que trop tôt pour conclure, les faits sont toutefois suffisants pour justifier la mise au point d'une méthode pour l'étude systématique de ces problèmes: la chronobiologie.À L'AUBE DE LA CHRONOBIOLOGIE Bien sûr, les études ne se confinent pas aux rythmes lunaires, loin de là.Cette nouvelle science, la chronobiologie, s'intéresse à tous les phénomènes périodiques propres à la vie.On doit au physiologiste Franz Halberg, de l'Université du Minnesota, les premières définitions de cette discipline.Introduite en France par Alain Reinberg, chercheur du Centre national de recherches scientifiques (CNRS), cette nouvelle branche de la biologie regroupe maintenant plusieurs spécialistes.Déjà on a réalisé l'inventaire des phénomènes biopériodiques chez les êtres vivants.Les biorythmes mis en évidence sont très nombreux, puisque retrouvés à plusieurs niveaux d'organisation du vivant, des unicellulaires jusqu'à l'homme.Chez l'homme principalement, l'activité rythmique apparaft comme une propriété fondamentale dans les parties de son métabolisme.Le sommeil est peut-être l'exemple le plus frappant du rythme circadien chez l'être humain.Cette «mort quotidienne» est surveillée par toute une série d'horloges biologiques, sensibles, et à des facteurs internes de l'organisme, et à des facteurs externes de l'environnement.L'état actuel des connaissances de la chronobiologie ne permet pas encore de éditeur officiel du québec discerner lesquelles des influences sont prépondérantes, internes (endogènes) ou externes (exogènes).Les chronobiologistes affirment que la plupart des rythmes biologiques obéissent d'abord à une commande intrinsèque, peut-être héréditaire; les variations rythmiques d'un certain nombre de facteurs du milieu ambiant pourraient aussi les affecter.Les variations de luminosité, les modifications aux champs magnétique et gravitationnel terrestres —dues, par exemple, à la présence de la lune— sont classées parmi ces facteurs de l'environnement ou synchroniseurs des rythmes biologiques.Bien peu de découvertes fulgurantes peuvent être créditées à la chronobiologie.Cependant, les résultats sont déjà très encourageants et les applications se développent surtout dans le monde médical.Mentionnons, entre autres, la chronotoxi-cologie et la chronopharmacologie qui apparaissent au programme de recherches des départements de pharmacie de l'Université de Montréal et de l'université Laval.Aussi la chronothérapeutique est un secteur de recherches qui pourrait avoir un impact majeur dans l'administration des soins de santé.Toutes ces applications pourraient justifier à elles seules plusieurs pages.Qu'il nous suffise de retenir leur rôle: introduire la dimension temps dans les fonctions reliées à des organismes vivants.Le temps retrouve sa dimension biologique! Évidence pour quelques-uns.Évidence qui donne toutefois lieu à des recherches encore à la limite de la science orthodoxe.L'étude des effets d'énergies externes, d'origine parfois extra-terrestre tels les synchroniseurs astronomiques, sur les êtres vivants choque plusieurs esprits rigoureux, à cause probablement de ses affinités avec l'astrologie et avec les superstitions les plus extravagantes.Toutefois, on possède maintenant suffisamment de données pour vaincre les résistances culturelles, au moins pour étudier l'influence du cosmos sur le vivant.Le temps se chargera de remettre à l'heure la biologie moderne qui connaftra peut-être des temps nouveaux?Bibliographie Michel Gauquelin, Rythmes biologiques, rythmes cosmiques.coWecWon Marabout Université, 1973 Christian Poirel, Les rythmes circadiens en psychopathologie, Masson et Cie, 1974 Alain Reinberg, Des rythmes biologiques à la chronobiologie, Gauthier-Villars, 1974 Alain Reinberg et Jean Ghata, Les rythmes biologiques, les Presses universitaires de France, coll.Que sais-je?, no 734, 1964 mars 1976 / QUÉBEC SCIENCE ON A L’AGE DE SON CERVEAU L'électro-encéphalogramme (E.E.G.), c'est-à-dire l'enregistrement de l'activité électrique du cerveau, permettrait d'établir des diagnostics plus justes sur l'état des personnes âgées en rendant possible la distinction entre la démence due à des causes physiologiques résultant de la vieillesse et la maladie mentale proprement dite.De plus, grâce à l'E.E.G., il serait possible d'émettre un pronostic sur les chances de survie d'un patient.Le docteur Herbert F.Müller, du département de psychiatrie de l'université McGill, dont les résultats de recherche ont été publiés en octobre 1975, a tenté de mettre en corrélation les modifications de l'activité électrique du cerveau et les changements psychologiques survenant chez les personnes âgées.Lorsque les fréquences reproduites sur l'E.E.G.se situent à l'intérieur de certaines limites déterminées, elles sont considérées comme normales.Ainsi, un sujet en santé ne présente que peu d'ondes lentes.Cependant, avec l'âge survient un ralentissement progressif, l'activité dite «rapide» faisant place à l'activité «lente».L'apparition soudaine d'ondes lentes marque le déclin des fonctions cérébrales.Selon le docteur Müller, les données fournies par l'E.E.G.pouvaient donc laisser présumer de l'état psychologique et physiologique des patients âgés.Pour mener son expérience, il recruta 206 sujets, de 50 à 99 ans, soit 195 patients affectés de troubles psychiques ou organiques et 41 sujets en bonne santé.T rois groupes furent formés.L'un comprenait les personnes atteintes de démence sénile ou présénile (déchéance progressive et irréversible des fonctions intellectuelles constituant un aspect pathologique de la vieillesse) et de démence provoquée par l'artériosclérose.Le second groupe comprenait des schizophrènes, des névrosés, des personnes souffrant de dépression nerveuse chronique ou de troubles caractériels graves.Enfin, les personnes en santé — —les volontaires— composèrent le dernier groupe.Müller analysa l'E.E.G.des régions centrale et occipitale postérieure du cerveau de chacun des sujets; ceux-ci subirent par ailleurs des tests psychologiques et furent examinés par un psychiatre.Les volontaires obtinrent, dans les tests, des résultats nettement supérieurs à ceux des autres groupes; leur E.E.G.présentait une prédominance des ondes rapides sur les ondes lentes; enfin, il n'y avait aucune corrélation entre l'âge et l'augmentation de l'activité lente.Pour leur part, les patients (souffrant de troubles organiques ou fonctionnels) ne passèrent les tests que difficilement, certains étant même incapables d'en comprendre les instructions pourtant très simples; tous présentaient une prédominance des ondes lentes et plus le sujet était âgé, plus l'activité lente prenait de l'importance au détriment de l'activité rapide.Il y aurait donc corrélation entre la présence d'ondes lentes et la sénilité d'une part, entre les ondes rapides et la vivacité intellectuelle, la lucidité d'autre part.En outre, les ondes rapides ayant par surcroft une forme aiguë seraient liées à la capacité d'exécuter avec diligence des tâches complexes, quoiqu'elles soient également indices d'irritabilité et d'anxiété.En se basant sur ces résultats, Müller supposa que l'activité rapide pouvait être impliquée dans un mécanisme retardant la déchéance des fonctions intellectuelles.Cinq ans après cette première expérience, il mena une nouvelle étude afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle les chances de survie d'un sujet pouvaient être évaluées à partir de l'analyse de l'E.E.G.et des tests psychologiques.La présence ou l'absence d'ondes lentes se révéla un excellent indice pour l'établissement d'un pronostic puisque presque tous les patients ayant présenté une activité lente lors de la première recherche, n'étaient plus vivants au moment où Müller entreprit la seconde.Les tests psychologiques de même que l'étude du comportement quotidien d'une personne âgée laissent également prévoir le temps qu'il lui reste à vivre.Les sujets qui peuvent planifier et organiser leurs activités, qui se sentent motivés par des buts auxquels ils croient et vers lesquels ils tendent encore, demeurent longtemps alertes et lucides.r - :r iifjiiffi; fc" pwa» r:': 7 S ai;:":" K-r::: ri; r: ir if::::, é::::"': ef ::n si: iæ !û CEGEP LA POCATIERE C'est un ouvrage typique de collaboration, chacun des co-auteurs ayant écrit un chapitre se rapportant à son domaine de spécialisation, soit: la clinique de la cure, le double dialogue, l'envoi en relaxation, la cure individuelle d'inspiration psychanalytique, la relaxation et (ou) la psychothérapie, les séances en groupes, la formation à (et par) la relaxation, les sensations prégénitales et, finalement, le sens et la place de la relaxation.Une bonne bibliographie complète cet ouvrage.Ce livre fait partie de la collection «Inconscient et culture» dont les éditions s'appuient sur la psychanalyse dans la pratique médicale, psychologique ou sociale et touchent en particulier aux travaux de recherche fondamentale et à leurs applications dans les domaines de la conduite des groupes, la formation des adultes, le bilan psychologique d'une personne, la vie quotidienne dans les institutions, l'urbanisme et ses conséquences, la créativité et l'expression corporelle, tous des problèmes qui font désormais partie du champ d'intervention du psychanalyste.Ainsi comprise, la psychanalyse fournit l'instrument d'exploration applicable aux divers aspects de la normale tant individuelle que collective.Le programme de Technologie Physique 244.00 est offert en exclusivité au Québec par le CEGEP de la Pocatière.Le développement industriel, l'accent mis sur la recherche en cette ère de crise de l'énergie, le grand nombre de laboratoires scolaires, le développement des méthodes physiques d'analyse, les applications diversifiées de la physique de la radiatiôn (micro-ondes, ultra-violet, plasma, nucléaire.) font que les finissants de Technologie Physique seront en demande croissante dans le Québec.Les plans de carrière et les salaires offerts à ces diplômés sont d'ailleurs dans les plus avantageux des techniques professionnelles.e,iiiiep Pour recevoir toute la documentation pertinente, communiquez au: CEGEP de La Pocatière 140, 4ème avenue La Pocatière G0R 1Z0 a/s Le Registraire Tél: (418) 856-1525 H réri 'CE ÜUÉBEC SCIENCE / mars 1976 45 £n vrac omit faro, )gique, niede S®, is, rapport! ous les i ou en ml iiioidi DËMO-MÉTÉO Beau ou mauvais, le temps est presque :oujours au fixe dans cette météo d'un peuple qu'est sa démographie: les changements sont lents à se manifester, lorsque Rangements il y a, et les variations mportantes se mesurent en terme de décennies, voire de siècles.Quel est donc sctuellement notre micro-climat démographique québécois?Les estimations portant sur 1974, publiées dans le dernier puméro de Statistiques des Affaires sociales, jn donnent un petit aperçu.Côté paissances, le thermomètre est tranquille-ppent à la hausse (87 100 naissances rivantes en 1974, contre 86 161 l'année précédente) alors que le baromètre pécrologique est quasi immobile (43 300 décès contre 43 052 l'année d'avant).En matière de mariages par contre, la tendance îst à la baisse: de 52 133 en 1973, ils sont :ombés à 51 900 en 1974.C'est peu, soit.mais le vent se lève sérieusement sur un autre front, celui des divorces.12 249 couples ont divorcé en 1974 contre 7 784 en 1973, ce qui représente une augmentation de plus de 57 pour cent en un an.Est-ce une brise passagère ou une bourrasque plus durable?Notre grenouille, dont nous ne pouvons révéler ici le statut matrimonial, n'a pas su répondre à cette question.(Y.V.) ON N'AURA PLUS LES SCIENCES QU'ON AVAIT Le Québec compte de plus en plus de «docteurs en sciences chômeurs».Il s'agit là d'une évidence dont chacun peut citer un ou plusieurs exemples tirés directement de son entourage immédiat.Pourquoi?L'opération Sciences Fondamentales (OSE) lancée il y a près de deux ans par le ministère de l'Éducation, met le doigt sur le problème dans l'avant-projet de son rapport final: jusqu'à présent, les programmes d'enseignement des sciences fondamentales On compte sur eux !E mà-ÎBE nDl 100 rm ( Jar k h ms i- METROPOLITA1N NEWS 1248, Peel Montréal TABAGIE M.R.C.1400, Dorchester Montréal WOLFE'S NEW DEPT.1257, Guy Montréal U.C.S.no 2701 Place Bonaventure Métro Montréal 114 DUPUIS FRERES 1460, St-André Montréal MACY'S NEWSTAND 1621, Berri Montréal ENTREPRISES DUSSAULT Carré Victoria Montréal VARIÉTÉS LOUISE 1020, Cherrier Montréal COMPTOIRS P.G.Métro Berri-Bourassa Montréal CATER PLAN 75 ouest, Dorchester Montréal TABAGIE LAVAL 826, Ste-Catherine Montréal COMPTOIRS P.G.Métro Berri-Bonaventure Montréal METRO MAGAZINE Station Métro Place d'Arme Montréal LIBRAIRIE HACHETTE 554, Ste-Catherine Montréal réclamez-y votre exemplaire (physique, chimie, biologie) ont été conçus de façon à former des chercheurs de plus en plus spécialisés, alors que les débouchés en ce domaine sont nettement insuffisants.Il faudra donc s'attabler à nouveau sur ces programmes, tant du premier que des second et troisième cycles universitaires.Il était grand temps d'y penser: moins de 15 pour cent des diplômés trouvent des emplois dans la recherche.(JMG) PAYEZ MOINS Pendant que les uns ne rêvent que de pêche, d'autres, plus prévoyants, nous montrent comment «payer moins et chauffer mieux» ou «comment tirer le maximum de votre calorifère tout en économisant vos dollars et l'énergie».Il s'agit en fait de la seconde publication du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources consacrée aux mille et une façons d'économiser l'énergie chez soi.Bien qu'elle soit datée de septembre 1975, la brochure «Payez moins, chauffez mieux» ne nous est parvenue qu'au début de février dernier.Une autre retombée de la grève postale.Souhaitons néanmoins que les Canadiens redoubleront d'efforts pour économiser dollars et énergie l'an prochain en s'y mettant tout de suite et en se procurant tout à fait gratuitement (c'est-à-dire financé par nos impôts) les deux brochures suivantes et ce, en quantités illimitées: 100 façons d'économiser chez soi énergie et dollars et Payez moins, chauffez mieux, C.P.3500, station C, Ottawa, Ontario Kl Y 4G1.L'hiver prochain, ça n'est pas si loin que vous croyez.(JMG) LE GLOBE PLUTÔT QUE LA MER La très discrète Société canadienne des Télécommunications transmarines, qui assure depuis 25 ans le relai de toutes les communications outre-mer, vient de changer de nom pour s'appeler devinez comment?Téléglobe Canada! En plus d'être moins «discret» que le précédent et, par conséquent, d'attirer un peu plus l'attention du public, ce nouveau nom nous semble beaucoup mieux adapté à la fois au rôle vital qu'assure cette entreprise publique en matière de télécommunication, et à la technologie actuelle.Les lecteurs désireux d'en savoir davantage sur cet organisme, peuvent s'adresser à M.Hubert Potvin, directeur des relations publiques, Téléglobe Canada, 624, Belmont, Montréal, Québec H3B 2M2.(JMG) LES TEMPS SONT DURS À la suite de la dénonciation du vice-recteur à la recherche de l'université Laval, M.Jean-Guy Paquet, à l'effet que les fonds consacrés à la recherche en sciences expérimentales dans les universités non seulement sont bloqués mais, encore, diminuent constamment, voici que l’Université de Montréal, par l'intermédiaire du vice-recteur Maurice Labbé, entre dans la ronde en convoquant toutes les personnes du campus concernées de près ou de loin par la recherche scientifique.Sujet: la baisse du financement de la recherche.Les temps sont durs pour la 46 mars 1976/ QUÉBEC SCIENCE recherche scientifique et avec les mesures anti-inflation du gouvernement Trudeau, ils le deviendront plus encore, puisque tous les fonds fédéraux prévus à cette fin sont gelés.Heureusement, le gouvernement du Québec n'a pas encore décidé de geler de son côté les fonds du programme de Formation des chercheurs et d'action concertée.Qui eût cru que le développement de la recherche scientifique ait pu être un jour associé à l'inflation dans un pays où il se fait déjà, toutes proportions gardées, si peu de recherche?(JMG) DE BIEN PETITS BOULETS Le Comité interuniversitaire pour la publication d'ouvrages scientifiques, organisme qui vise à promouvoir l'édition de manuels de qualité en langue française pour contrer l'invasion américaine, a récemment reçu 6 000 dollars de subvention du Gouvernement du Québec.Fondé en 1974 par deux professeurs de l'Université du Québec à Trois-R ivières, MM.Jean-Luc Dion et Jean Miletion, ce Comité a déjà publié quelques ouvrages.La nouvelle subvention lui permettra de continuer à aider l'édition scientifique dans la langue officielle du Québec.(Y.V.) NOUVELLES SUR LA PÊCHE La prochaine saison de pêche sportive à toutes les espèces de truites s'ouvrira le vendredi 23 avril prochain pour se terminer le dimanche suivant la fête du Travail, soit le 12 septembre.On note très peu de changements cette année dans les limites des zones de pêche.Comme d'habitude, on pourra se procurer le «Résumé des règlements de la pêche sportive au Québec» chez les dépositaires de permis.Quatre rivières à saumon deviennent publiques dès ce printemps.Ce sont les rivières York, Saint-Jean et Dartmouth en Gaspésie et la Trinité sur la Côte-Nord.T rois de ces rivières auront comme nouveaux locataires des «sociétés d'aménagement et de conservation», constituées, comme c'est le vœu du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, de citoyens de la région.En réservant la gérance de trois rivières, York, Dartmouth et Trinité à des groupes locaux, le ministère entend prouver que le système des sociétés d'aménagement et de conservation peut fonctionner.NOM numéro d'abonné date d'entrée en vigueur ANCIENNE ADRESSE NUMÉRO RUE APPARTEMENT VILLE PROVINCE ou pays CODE POSTAL NOUVELLE ADRESSE NUMÉRO RUE APPARTEMENT VILLE PROVINCE ou pays CODE POSTAL LE MOIS PROCHAIN Quelque 30 000 pêcheurs sportifs vont recevoir un questionnaire du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, qui, une fois rempli, servira à évaluer l'impact socio-économique des activités de la pêche sportive et à connaftre les besoins des pêcheurs dans les douze zones de la province.Un nouveau permis pour la pêche sportive du saumon au Québec sera émis en 1976 pour les résidents afin de permettre aux autorités du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de suivre l'évolution de la pêche et d'évaluer les résultats.(M.-A.G.) André Delisle analysera la situation de l'industrie érablière au Québec ^ Charles Meunier fera le point sur l'efficacité des prisons comme moyen de réhabilitation, se demandant si elles ne sont pas appelées à disparaftre ^ Jean-Marc Carpentier présentera les nouvelles méthodes utilisées pour l'enseignement des mathématiques Jean Dusseault étudiera les mini-calculatrices électroniques qui sont offertes au public «SCIENi LA CARTE MONDIALE DU FOND DES OCÉANS Cette page reproduit un tout petit fragment de la carte que tout esprit curieux se doit de posséder.Dans son entier, elle mesure 68 cm x 104 cm, est imprimée en couleurs sur carton glacé et coûte $7.50 l'exemplaire.Commandez-la dès aujourd'hui en remplissant et retournant le coupon en page 42 • — 57 m %.BANC NORD TROiS-,^ • — 4 500 m New York Washington igton • LVIN ST-LA^J1 GUYOT Q£ \ Ci e • 11 ' t i ^ •NEUVE GRANDS BANC Kr'Wmà 2 853 m • ¦ k* Dublin *dç ., _ °V^ JT^ fëjpSb nçuj PLAINE “ "tàrfl ||^ ABYSSALE ^ .4 DE SOHM ^yFOMàSM J à àw ,c A4 ety-Jki •1^ N • k .- abyssalé < pic .ryir È^T^Kâi 1 ^ ^ wÆmrw^r t r*.’ , Laine »'L14 v .rA ABgO W'Ù&'iKi “ piatfa^ vyasyssale '^K;;r5rww' 'k Hm ^LAKm VaHERAS^ i - • • • ¦ • ' Dt -t-aae .— 5 508 I N.• Panama ¦TOSSf fV '' 'Dzfi ^ st ' A • y.^ *: m T V ^ \\ \ ^ ' •• * > 1 ¦• .^ * JEyffttY PLA,NE ABYSSALE 0 ** £?'W ' de -=a Carapas • % DEMERARA •^:- 5 1J5 m A i* i 1 î^r^Hvv »¦ * y «yijjÇ^y *—.• vc f 170 m'?f%.cO,t, «c^v,V plaine' ' "“A-A^SÇr] abysSAEe .Bogota AMÉRIQUE DE GAMBIE PLAINE PERNAMBOUC f Ai,.- ^ 5ffl|t«e.«Eté ,?C; DIT IONS DE L HOMME MARABOUT OBERT LAFFONT r ENCYCLOPÉDIE DES OISEAUX DU QUÉBEC VY tari Godfivy U V.ENCYCLOPÉDIE DES OISEAUX DU QUÉBEC IV.far/ Godfrey Les plus beaux spécimens d'oiseaux du Québec, des plus rares aux plus communs de la Belle Province.Un document unique et exceptionnel que tout amateur de la nature doit posséder.64 planches couleurs.1,000 illustrations.$8.00 3 LES ARBRES LES ARBRES Sandra Holmes Leur vie.comment ils naissent et grandissent.Quel type de fleur, de feuille ils possèdent.Quel rôle ils ont joué dans l'histoire, dans la religion, dans la littérature, dans l'art et dans la construction navale.Ce guide répond à toutes ces questions et à bien d'autres.MS 274 $4.40 Par l'auteur de 'Améliorez votre français'1 et "Les Verbes" Til iMTUs • il i n m\m Jacques Laurin CORRIGEONS NOS ANGLICISMES Jacques Laurin L'auteur d'Améliorez votre français et des Verbes, d'une façon simple et pleine d'humour, énumère et corrige les anglicismes les plus courants à la maison, à l'heure de l'apéritif, à table, au bureau, etc.Le livre est complété par une liste des anglicismes de prononciation et des anglicismes d'orthographe.$4.00 plantes / \ LA VIE SECRÈTE DES PLANTES Peter Tompkins et Christopher Bird Il y a autant de relations, et tout aussi étonnantes, voire bouleversantes, entre l'homme et le végétal qu'entre l'homme et l'animal.C'est dire la richesse de ce livre.$13.30 LES SUPER-TANKERS Noël Mostert Cent millions de tonnes d'hydrocarbures sont déversées annuellement dans les océans et notamment dans les mers australes.Ainsi est mise en péril l'une des plus riches réserves de vie de notre planète, car le zooplancton, de nombreuses espèces de poissons, de cétacés et d'oiseaux sont mortellement menacés par cette pollution mas-.sive.$15.00 LES FLEURS LES FLEURS Sandra Holmes Ce guide examine sous tous leurs aspects 138 fleurs avec l'aide de 207 photographies et d'une planche de dessin en couleur.Un glossaire des termes scientifiques complète cet ouvrage.MS 275 S4.40 LES INSECTES LES INSECTES Jeanne E.Remington Les réponses: toutes les questions qui se posent concernant le monde des insectes.140 espèces, des plus utiles aux plus dangereuses pour l'homme.MS 276 $4.40 LES 4 PREMIERS TITRES MARABOUT COLOR SONT ARRIVÉS LES REPTILES LES REPTILES Carl Cans Les reptiles sont apparus sur la terre il y a des millions d'années.Combien d'espèces existent encore aujourd'hui?Ce guide examine de façon détaillée 174 reptiles dont l'habitat va de la forêt au désert, de la jungle à la montagne.MS 277 $4.40 VOUS POUVEZ LES RECEVOIR CHEZ VOUS! REMPLISSEZ SEULEMENT CE COUPON ET RETOURNEZ-LE À ?Encyclopédie des oiseaux du Québec, W.E.Godfrey .?Corrigeons nos anglicismes, J.Laurin Vit» QPrrPtt» nlant^c K&s, Arbres, S.Holmes.MS 274 .1 $ 4.40 ?Le: Fleurs, S.Ho %n:mâ ?La Filière canadienne, J-P Charbonneau $12.95 ?L’Art de la table, M.du Coffre $ 5.00 ?Les Plantes d’intérieur, P.Pouliot .S 7.00 ?Savoir organiser, savoir décider, G.Lefebvre .$ 4.00 ?Soignez-vous par le vin, Dr E.A.Maury S 4.00 ?Le Jogging, R.Chevalier .$ 5.00 ?Petit manuel de la femme au travail, L.Cardinal .$ 4.00 ?L’Artisanat québécois 1.Les bois et les textiles, C.Simard .$12.00 yffOTBÇÎIffL1 E Ci-joint la somme de S.OU QlEOteSMENT en \^nte chez votre fournisseur préféré A.D.P.* Québec-Science C.P.250, Sillery, Qué.NOM.ADRESSE .VILLE .* Filiale du groupe Sogldes Liée
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