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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1976, Collections de BAnQ.

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ELi LES GRANDS BANCS New York • 0 ilngton • st-lMJ :.4 , « , V • ! — 4 % PLAINE ABYSSALE DE SOHM ?» rrr’ jr» .*** _y, .» ¦f’LAI NE SYSSALE .• v :rj?y v, “S • H 3 500 Sjt ^noSSf .VERT 5 508 m it^trES DU -ÀPjEhT ÔE$ n \ v •'A \\\ J .û ijS- plaine ~ r^ - » C arapas Panama .¦ ¦ ^°C è*\ .¦ .,3 Jïj ABYSSALE ÛE *i6aLE) urV Bogota x¦^mk 4 AO o PLAINE '¦ » ABYSSALE || i- >,.« \-i DE ___— Gambie DEMERARA '• V V- M., - -î # .' 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4 Courrier UNE AFFAIRE DE PHOTOS J'ai lu avec intérêt le numéro de novembre 1975 de l'excellent magazine qu'est Québec Science.Concernant l'article portant sur les maladies vénériennes («Maladies vénériennes, une question d'éducation», par Yanick Villedieu), j'aurais aimé retrouver dans l'article en question: 1.des photographies montrant exactement l'aspect extérieur des éruptions propres à ces maladies: 2.des données concernant l'aspect épidémiologique et illustrant les principaux foyers d'infection au Québec.Ce ne sont que des remarques qui se veulent constructives.Continuez votre bon travail.Yvonnick Roy Sherbrooke La question des photographies, nous nous ia sommes posée.// a cependant été impossible de réunir un dossier photographique le moindrement satisfaisant pour deux bonnes raisons: 1.les documents disponibles sur les maladies transmises sexuellement sont très peu nombreux (comme le soulignait l'article); 2.les quelques photographies dont nous disposions n'étaient pas de qualité satisfaisante.D'autre part, en ce qui a trait aux principaux foyers d'infection, il apparaft clairement que c'est la ville de Montréal qui compte le plus grand nombre de cas.UN INTÉRÊT POUR LA MÉTÉOROLOGIE Je voudrais connaftre des adresses ou des bibliographies ayant rapport à la météorologie.Espérant poursuivre mes études dans ce domaine, je suis sûr que ces informations me seraient d'un grand secours.Daniel Marquis Sherbrooke La meilleure référence que nous puissions vous donner est celle du département de météorologie de l'Université du Québec à Montréal (1200 Saint-Alexandre, Montréal H3C 3P8).Le numéro de téléphone est 876-7821, et vous pouvez demander M.Jean-Guy Cantin.CHAMP MAGNÉTIQUE ET CROISSANCE Je m'intéresse à l'influence du champ magnétique sur la croissance des plantes (surtout pour le pois d'Alaska).J'ai constaté une différence marquée entre les racines soumises à un champ magnétique et les racines des plants témoins.Je cherche les causes de cette différence.Je me demande ce que je devrais extraire des racines et de quelle façon je devrais procéder?Si tout va bien, je présenterai mon expérience à l'Expo-Science.J'ai déjà trouvé quelques articles sur le magnétotropisme et le biomagnétisme.Pourriez-vous m'aider en m'indiquant des livres et des articles traitant de ces sujets ou ipipipip QUÉBEC SCIENCE GAGNE LE PRIX CANADIEN DE JOURNALISME SCIENTIFIQUE % M.Louis Brunei, auteur de l'article primé.C'est l'article de Louis Brunei (notre photo), paru dans notre édition d'avril 1975 en pages 36 à 41 et intitulé: «Satellites: communiquer au futur», qui s'est mérité cette année le prix d'excellence en rédaction scientifique (presse écrite).Le prix, qui consiste en la remise d'une somme de 1 000 dollars et d'un parchemin, peut être brigué par tout journaliste résidant au Canada dont l'article a été publié dans la presse canadienne au cours des douze mois précédents.Le concours, financé par le ministère d'État aux Sciences et à la Technologie dans le but d'encourager la rédaction d'articles scientifiques de haute qualité et l'accroissement de la connaissance générale' en matière de science et de technologie, est organisé par l'Association canadienne des rédacteurs scientifiques qui est seule responsable du choix de trois juges indépendants.À la même occasion, était attribué le prix du journalisme médical, financé par la compagnie Ortho Pharmaceutique (Canada) Ltée.L'article de Yanick Villedieu, «Maladies vénériennes: une question d'éducation», paru dans notre édition de novembre 1975, en pages 12 à 16, s'est vu alors accorder une mention honorable.C'est la première fois que le prix d'excellence en rédaction scientifique est décerné à l'auteur d'un texte publié en français.avril 1976/QUÉBEC SCIENCEP .me dire à qui je devrais m'adresser pour obtenir plus d'informations?Gilles Côté Cegep de Jonquière La vie secrète des plantes, par Peter Tompkins et Christopher Bird (Collection Les Enigmes de l'Univers, Editions Robert Laffont, 1975) saura certainement vous intéresser puisqu'on y trouve de nombreuses références.D'autre part, vous pourrez aussi consulter le livre Bioélectricité par S.Meylan, paru aux Editions Masson en 1971, et l'article Electricity and Plantspar Bruce Scott, dans la revue Scientific American (octobre 1962).IC : B K ;; St s: ic .V : t: n:;: - s : Ml.DES FLEURS ET DES POTS Je tiens à vous féliciter pour le numéro que vous avez consacré au Saint-Laurent.C'est à mon sens le meilleur numéro que je connaisse de votre revue.Après les louanges viennent les blâmes.Ces derniers ne sont pas adressés au contenu de votre revue du point de vue de la qualité et de l'intérêt des articles, mais bien sur un point très secondaire, c'est-à-dire, la publicité.Dans les numéros d'octobre et de novembre 1975 vous nous passez une grande page de publicité payée par une compagnie de cigarettes.Je trouve pour le moins déplacé qu'une revue comme la vôtre se permette pareille gaffe! Malgré les besoins financiers, j'ose espérer que vous ne tomberez plus dans de semblables compromis.À quoi bon dénoncer la cigarette et la bière si on est financé par leurs fabricants?Faudra-t-il conclure que la science et la logique sont une chose et que les affaires en sont une autre?IWELOPPE taisîbo# I inquiera Été: g ül'Y/ =: - "z = k- ' ta; eu a1,j U U: JominiquePc "WmIu Woas, ilimm Maryo Laprise St-Antoine de Tilly !/« tei/etfei; En fin d'année, lorsque Québec Science publiera son bilan financier, souhaitons que vous nous comprendrez mieux.i; NAGE Et PLEIN AIR Je voudrais savoir si vous possédez la liste des associations de protection soit des animaux, des forêts, etc., et aussi des organismes combattant la pollution.Je vous serais reconnaissant si vous pouviez me donner des renseignements sur la World Wildlife Fund et me dire si on peut en devenir membre.Je voudrais savoir comment on peut se procurer Le naturaliste canadien.Je suis abonné à votre magazine depuis quelques mois et j'apprécie sa qualité et son sérieux.Nous avons grandement besoin d'une publication telle que Québec Science et je suis persuadé que vous avez déjà beaucoup fait sur le plan de l'information.André Campbell Longueuil Le mieux à faire, c'est de vous adresser au Conseil québécois de /'environnement, C.P.91, Sillery, Québec G1T2P7.Le w., k h .h .its; y'.; pes Mitid L",'Until 5 1UÉBEC SCIENCE / avril 1976 '.Q.E.publie De toute urgence, un ulletin d'information consacré aux grands roblèmes de l'environnement.La otisation annuelle est de 5 dollars pour un membre régulier (3 dollars pour un étudiant), aduant l'abonnement à De toute urgenca \u C.Q.E., on sera sans doute aussi en lltction mesure de vous donner toutes les informa-!ons que vous désirez concernant d'autres Bus ssociations dont le but est la protection de cmiKii.environnement.Enfin, vous pouvez vous poimi donner à la revue bimestrielle Le aturaliste canadien à l'adresse suivante: e naturaliste canadien.Administration, es Presses de l'université Laval, case ostale 2447, Québec G1K 7R4.Le coût e l'abonnement est de 12 dollars par nnée.IMVELOPPE POUR QUÉBEC SCIENCE e suis abonné à Québec Science depuis rès de deux ans.Selon moi, c’est une ivue qui excelle dans son domaine et j’en iis très satisfait.Il n’y a qu’un détail: aimerais recevoir cette revue intacte, soit ans coins pliés, pages pliées, étiquette ollée sur la couverture, etc.A mon avis, vous pourriez protéger otre revue en l’enveloppant d’un cello-hane ou d’une autre enveloppe quelconque, iela se fait aux Éditions Paulines, pourquoi as vous.lominique Portelance herbrooke lous livrerions certainement Québec cience dans un emballage scellé si nous isposions des moyens financiers pour le aire.Ça n'est pas le cas, hélas! 'ependant, tout exemplaire qui vous arvient détérioré (à l'exclusion du collant 'adressage) est remplacé sur simple emande de l'abonné.ureque et 0(1 P®11 a# ioeW5 jesoin Sciti*1 J :ONAGE ET AMÉNAGEMENT 'ai lu avec intérêt l'excellent article sur le onage paru dans le numéro de janvier 976.L'auteur, M.André Delisle, a mis le loigt sur les principaux problèmes de heure.Cependant, le zonage n'est ni la source e tous les problèmes actuels de l'aménage-aent, ni la panacée miracle.Le zonage est qu'une des techniques d'aménagement u même titre que l'expropriation, le ontrôle du lotissement ou l'imposition de éserves pour fins publiques.Cette echnique a essentiellement pour objet le lontrôle de l'utilisation du sol.Elle n'est 'fficace que si elle vise à mettre en œuvre ne politique d'aménagement élaborée de açon démocratique en permettant à tous (eux qui ont des intérêts à défendre, ropriétaires, locataires, promoteurs, |utorités publiques de participer à la étermination des objectifs du développement.C'est d'abord à ce niveau que la articipation publique doit être encouragée t même institutionnalisée.Quant à la réglementation du zonage Ile-même, M.Delisle a noté avec justesse u'elle ne semble exister qu'au seul avanta-e des propriétaires puisque seuls ces derniers y ont un droit de regard au moyen du référendum.Cette situation n'est pas imputable aux tribunaux mais au législateur lui-même.De plus, s'il est vrai que la jurisprudence québécoise tend à donner une interprétation restrictive aux règlements de zonage, il faut cependant lui reconnaftre le mérite d'être intervenue pour corriger les abus de certains conseils municipaux qui essaient de se servir du zonage comme d'une véritable expropriation déguisée, sans indemnité, en ne laissant pour toute utilisation possible de la propriété privée qu'un usage public, celui de parc par exemple.En matière de réglementation publique de la propriété privée, il devient parfois difficile de déterminer la frontière entre le contrôle et la spoliation et ce rôle doit appartenir aux tribunaux.C'est à ce niveau que se pose la question la plus troublante au sujet du zonage agricole: de quel droit, nous, les citadins qui avons déserté la terre pouvons-nous forcer les agriculteurs à y rester en les empêchant de se départir de leurs terres pour d'autres fins?Lome Giroux Professeur agrégé Faculté de Droit Université Laval LES CITOYENS ET LE ZONAGE Je tiens à vous féliciter pour votre article «Un pays à zoner» (janvier 1976).J'aimerais avoir des précisions sur les recours accessibles aux citoyens pour empêcher les amendements aux règlements de zonage.Luc Parent Saint-Jérôme Le seul recours pour empêcher les amendements consiste à demander la tenue d'un référendum auprès des propriétaires qui sont concernés.Les modalités en sont précisées dans la loi des cités et villes.Toutefois, seuls les propriétaires de la zone affectée et des zones adjacentes peuvent entreprendre une telle action au niveau municipal.Actuellement, seuls le ministère des Affaires culturelles et les municipalités ont le pouvoir de zoner.Les problèmes se posent presqu'inévitablement au niveau municipal (voir l'encadré «Et si c'était ton tour?», accompagnant l'article).BASES ÉLÉMENTAIRES D'ASTRONOMIE C'est un vrai plaisir de voir votre magazine qui s'améliore d'un numéro à l'autre avec des sujets plus intéressants les uns que les autres.«Notre ciel en 1976» en particulier m'a réellement plu, pour ne citer qu'un article.J'aimerais bien lire dans les pages de Québec Science un article traitant des bases élémentaires de l'astronomie pour tous ceux qui n'ont jamais eu la chance de se faire expliquer un peu le ciel de nuit.Guylaine Beauchesne McMasterville En consultant notre index, il ressort clairement que l'astronomie a fait l'objet de très nombreux articles brefs (rubriques) et de nombreux articles longs.Nous entendons maintenir la cadence.LA TOURTE D'ANTAN J ai lu dans Québec Science de décembre: «La tourte est morte».J'aimerais ajouter que l'innombrable tourte d'antan aurait, selon la légende locale, donné son nom au hameau de Pigeon Hill, à 8 kilomètres du village de Frelighsburg (dans le sud du comté de Missisquoi).Paul Gingras Cowansville LE BUT DU GOUVERNEMENT C'EST.L'article « Le mercure d'où vient-il?», paru dans le numéro de février, m'a fait réagir.Je pense que le gouvernement ferme les yeux sur ce problème.À un moment donné, je lisais: «Malgré cela, la compagnie ne réussit pas encore à se soumettre entièrement aux règlements gouvernementaux.» C'est à se demander qui ne se soumet pas: la compagnie ou le gouvernement.Pourquoi des sanctions sévères ne sont-elles prises?La vie des Indiens du Nord-Ouest québécois n'est-elle pas une assez grande motivation! Qui a la responsabilité de contrôler les rejets quotidiens de mercure effectués par les compagnies?Qui pourrait suggérer, sinon obliger, les compagnies à investir autant dans l'équipement pour diminuer les rejets de mercure que dans l'équipement de production?Comme disait si bien Guy Bertrand, directeur de la recherche chez Bombardier: « Le but de l'industrie, c'est faire de l'argent, qu'on le veuille ou non.», et le but du gouvernement c'est.D'où provient l'impuissance du gouvernement face à ces grandes industries?Même si le mercure existe à l'état naturel, en l'éliminant partiellement (ou au moins en respectant les normes), son effet serait bien moins néfaste qu'il l'est actuellement.Le mercure est-il un problème naturel, social ou économique?Denise Gagnon Montréal-Nord ms Une grève, chez notre imprimeur, empêche la livraison de notre INDEX.Les commandes reçues seront donc acheminées dès la fin du conflit. 6 UNE EPONGE QUI ESTyJUSSI UN POUMON Comme nous le signalions en page 6 de notre dernier numéro, une équipe dirigée par le docteur Pierre Morin, du Centre de recherche de l'hôpital Laval à Québec, vient de franchir les premiers pas vers la mise au point d'un poumon artificiel implantable chez l'homme.Cette innovation sensationnelle, rendue possible grâce à la collaboration du département de génie mécanique de l'université Laval et grâce au concours d'une tisserande du Cercle des fermières de la Côte de Beaupré, Mme Giguère, ouvre des perspectives fort encourageantes en matière de traitement des maladies respiratoires graves, d'origine industrielle ou autre.Le principe de ce poumon est fort simple, presque «naturel» pourrait-on dire.Le sang passe à travers un fin réseau de tubes capillaires de Silastic, une matière plastique bien perméable aux gaz (oxygène ou gaz carbonique) et qui, par ailleurs, ne provoque pas de formation de caillots.L'air respiré par le poumon artificiel passe, lui, dans cette multitude de petits tubes (leur diamètre intérieur est de 0,33 mm), permettant ainsi les échanges gazeux avec le sang qui les baigne: c'est la respiration.Tous ces tubes —et c'est là qu'intervient notre artisane du Cercle des fermières— sont tissés finement et, dans les prototypes actuels, placés sur des cadres de plexiglass semblables à ceux où l'on insère des diapositives.On empile ces cadres les uns sur les autres (par 5, 10, 20 et 40 unités dans les essais en cours) pour obtenir «l'éponge» dont nous avons parlé, on enferme cette éponge dans un contenant souple susceptible d'épouser les mouvements naturels de la cage thoracique et muni d'entrées et de sorties pour les gaz et le sang.Et le tour est joué.Bien sûr, on n'est pas encore rendu tout à fait aussi loin: les avril 1976/ QUÉBEC SCIENCE JJÉÎtC: essais sur des animaux ne commenceront sans doute pas avant l'été 1977 et l'implantation chez l'homme n'est envisagée, au mieux, que pour 1981 ou 1982.«Mais les premiers résultats sont suffisamment encourageants pour prouver que nous sommes sur la bonne voie, nous a déclaré le docteur Pierre Morin.Nous savons maintenant qu'il est possible de fabriquer une prothèse pulmonaire capable de fonctionner à l'intérieur de l'organisme, et qu'il est possible de la fabriquer de façon à ce qu'elle puisse fonctionner dans des conditions normales de pression de l'air et du sang.» Pratiquement, le prototype actuel comportant 40 grilles de «tissu pulmonaire» donne en En A, les grilles de Silastic tissé, placés sur leurs cadres empilés les uns sur les autres: c'est le poumon à proprement parler.En B, le contenant dans lequel est placé le poumon artificiel pour les essais, avec ses tubes d'entrée et de sortie pour les gaz et le sang.effet déjà un excellent rendement avant même que les études d'optimisation n'aient été entreprises.Avec un débit sanguin d'un litre à la minute, on obtient un passage d'oxygène dans le sang de 48 millilitres par minute et par mètre carré d'interface air-sang.Or le prototype en question, dans lequel l'interface a près d'un cinquième de mètre carré, ne mesure que quelques centimètres cubes et pourrait donc facilement être grossi pour répondre aux besoins de l'organisme humain.Un individu de taille normale, rappelons-le, consomme environ 300 millilitres d'oxygène à la minute.Le poumon artificiel, qui ne remplacerait qu'un poumon sur deux, devrait ainsi avoir un rendement d'environ 150 millilitres à la minute.Selon le docteur Morin, les études de perfectionnement des soufflets qui seront entreprises cette été et les études d'optimisation qui seront menées par la suite permettront d'atteindre facilement cette capacité.(Y.V.) IÆRS UNE PfcN* QUEBEGISE Avec le printemps et les corneilles revient, comme chaque année, le temps des Expos-sciences.Expos-sciences qui seront, en 1976, plus nombreuses que jamais, puisque huit régions en présenteront contre seulement deux il y a quatre ans.Et l'on s'attend à ce qu'un millier de jeunes Québécois participent à ces événements régionaux à titre d'exposants et à ce que plus de 30 000 personnes défilent devant leurs kiosques.Fait important à souligner, en plus du regain de faveur dont jouissent les Expos-sciences auprès des jeunes et des moins jeunes: leur caractère compétitif tend à disparaftre, ou en tout cas à s'amenuiser, par opposition, par exemple, à un événement comme l'Expo-sciences pan-canadienne qui a eu lieu l'an passé à Jonquière et aura lieu cette année dans l'Ouest canadien (voir Québec Science d'avril et de juillet 1975).Par voie de conséquence, plusieurs Expos-sciences ont d'ores et déjà annoncé leur refus catégorique de participer à la pan-canadienne.«Désolympisées» —et voilà un bon signe de santé— les Expos-sciences mettront donc davantage l'accent sur les échanges entre les jeunes participants et les scientifiques expérimentés, qu'on percevra moins comme des juges et plus comme des personnes ressources.Bref, le ton est à l'optimisme du côté du Conseil de la jeunesse scientifique, qui patronne, subventionne et anime les organisations régionales chargées de réaliser les Expos-sciences.Ces «baromètres du loisir scientifique», pour reprendre les mots d'un permanent du CJS, Fernand Miron, indiquent que tendance est plutôt au beau en ce domaine.À tel point qu'on songe sérieusement à organiser, peut-être dès l'automne 76, unt sorte de pan-québécoise de la jeunesse scientifique qui tiendn à la fois de l'exposition, du congrès et de la rencontre désintéressée.Et qui laisserait ; la pan-canadienne désormais boudée les joies plus ou moins saines de l'esprit de compétitioi I bcoimw mis® (1 [Il mous tir les « le impM lendanL Le:laqi iooélculi En attendant, et puisque l'essentiel est d'y participer, voici le calendrier des huit Expi sciences québécoises 1976: Montréal: du 22 au 25 avril au Cegep de Maisonneuve; Québec: du 23 au 25 avril au pavillon De Koninck de l'université Laval; Saguenay et Lac Saint-Jean: du 23 au 25 avril à la Saguenay Valley High School de Jonquièi Outaouais: du 27 au 29 avril ài Polyvalente de la Gatineau, à Gatineau; Abitibi et Témiscamingue: du 2 : avril au 2 mai à la Polyvalente Le Carrefour, à Val d'Or; Est du Québec: du 30 avril au mai, au Cegep de Rimouski; Estrie: du 14 au 16 mai à la Polyvalente Montcalm, à Sherbrooke; Côte-Nord: au début de l'automne (date et lieu à préciser).(Y.V.) islaie «sc fera du mes aussi tiwci MIR4BEL EN sif«ificie ïpeme ddepl to de en tsé lions du '*! Ce é:s: due né des lointa NOIR & BLbNC Nu, Un Ml RABEL technologique pour les financiers.Un Mirabe écologique pour les Québécois.Un numéro spécial de Financia Times pour expliquer lesexplo techniques de pointe de ce nouveau complexe aéroportuai Une série de publications des Presses de l'Université de Montréal pour excuser la zone aménagée par son intégration ài un ensemble géographique harmonieusement planifié.Un Mirabel en couleurs pour les anglophones de naissance ou d'adoption.Un Mirabel en noi et blanc pour les Québécois francophones inquiets.Mirag ou Mirabel? toœ delà 'e qui tien ilioMi «te ; HJÉBEC SCIENCE / avril 1976 au ooioiqu'o ion lesotmis stmeoin .es communicateurs chargés de 3rcer le concept du nouvel éroport dans l'esprit des gens justent ainsi leur stratégie selon u'ils s'adressent à d'éventuels lients ou à des opposants ênants ayant eu ou qui auront à jbir les inconvénients d'une 3lle implantation dans la région e Montréal.Dans les deux cas ependant, une constante se égage: la qualité de l'informa- on véhiculée.usque rtiper, 25 a»nl ai uvs 5 awil au (de iehtad deJouqui 29avn latiiai.i lUlM dOr; (avrils imouski; a la à il de leu à EL )ans la revue du ministère des vffaires intergouvemementales suuitE)] Québec International (juin 975)— on pouvait retrouver un ossier Montréal-Mirabel.La résence du nouveau complexe éroportuaire y est vantée ainsi ue son adaptation, en tous oints, au développement du 'afic aérien et aux besoins de industrie et du commerce, .'aménagement de Mirabel, 'eut-on lire dans ce bulletin, se adult en termes de grands spaces, de pistes, de bâtiments t de services aéroportuaires.En ermes aussi d'innovations estinées à l'activité industrielle t commerciale de la région.a superficie très vaste du éveloppement, 35 612 hectares, ermet de planifier et d'organiser es services en tenant compte du ythme de croissance des ransports aériens dans les egions du monde que dessert /lirabel.Cette vaste surface n'a égale que le souci de satisfaire îs exigences d'efficacité et de élérité des transporteurs et des sagers.Une préoccupation ociale lointaine quand on sait u'à peine 0,2 pour cent de la opulation américaine peut hoisir de prendre l'avion plus d'une fois l'an.Le concept d'un aéroport moderne est ainsi fortement valorisé auprès des clients futurs par les parrains de Mirabel, les experts du Bureau d'aménagement du nouvel aéroport international de Montréal (BANAIM).Ce concept d'un aéroport de l'an 2000 est bien explicité dans une autre publication de prestige destinée au monde des affaires.Dans le supplément du Financial Times — Perspective on Money (29 octobre 1975)— on s'est attaché à démontrer une vague préoccupation pour la sauvegarde du milieu; bien sûr, on a aussi prévu le confort et l'agrément des voyageurs.Toutefois l'attention a particulièrement porté sur l'expansion du transport des marchandises par voie aérienne.Ce secteur n'est-il pas la première garantie de l'indispensable rentabilité d'un aéroport, y générant des activités industrielles et commerciales.Les planificateurs ont compris: ils ont mis beaucoup de soin à choisir le système de manutention du fret de façon à attirer à Mirabel un volume important du trafic des marchandises actuellement transbordées dans les aéroports du littoral Atlantique.Si l'on doit attirer des industries dans cette région, l'accès aux seuls services aéroportuaires ne serait pas un motif suffisant.Seule une installation d'ensemble répond aux désirs de l'industrie.Et à ce chapitre, on peut lire dans cette revue financière la description du parc industriel et commercial, occupant une zone de plus de 1 200 hectares dans la administration canadienne des transports aériens 2 publics, 2 langages Pour les clients éventuels, Mirabel se décrit en termes de grands espaces, pistes, parc industriel et commercial, routes, voies rapides, etc.Pour les opposants, avec des moyens beaucoup moins importants, un projet, désigné par EZAIM, pour l'étude des implications du nouvel aéroport sur le milieu.région aéroportuaire.Et la ronde des «bébelles» industrielles continue.routes, voies rapides, transports directs au centre-ville, et d'autres encore.Toutes ces prévisions et ces projections dessinent un brillant avenir au super-aéroport et au parc industriel attenant.Fait curieux, ces publications, tout en soulignant le courage et la sagesse des planificateurs, ont complètement passé sous silence les travaux considérables effectués pour mesurer les impacts écologiques de ce gigantesque projet technologique.Pour connaftre les résultats de ces travaux, il nous faut frapper à d'autres portes: par exemple celle des chercheurs universitaires.Avec beaucoup moins d'éclat, et probablement beaucoup moins de moyens, les Presses de l'Université de Montréal ont publié ces jours-ci deux des dix rapports de recherche qui formeront la collection EZAIM ou écologie de la zone de l'aéroport international de Montréal.Le projet, du même nom que la collection qu'il a engendrée, a été mis sur pied suite à la décision, en 1969, de construire l'aéroport international à quelques 50 kilomètres au nord-ouest de Montréal.Le Conseil national de recherches du Canada, en collaboration avec le ministère des T ransports, a alors confié à une équipe de chercheurs de cinq universités québécoises l'étude des implications sur le milieu de la construction de Mirabel.La direction dés études a été assumée par le professeur Pierre Dansereau, chercheur du Centre La baft •iN l tibc t bai La baft £«0,5< 5< ;5C Ale Ale __ ¦¦¦¦A.Labatt Labat*§4tabatt * Labatt *Bk.' Brassée au Québec par La Brasserie Labatt Limitée EnvironiK i)(li»E(Silf PUBLIREPORTAGE Produire I électricité a Une sene expliquant les divers procédés actuellement employés dans le monde pour produire l'électricité et ceux qu'on est à mettre au point.Hydro-Quebec les centrales thermiques classiques M[]W l'AÏLASi On a tous déjà vu la vapeur soulever le couvercle d’une casserole ou s’échapper d’une bouilloire.C’est en s'arrêtant à cette observation que Denis Papin inventa la machine à vapeur.Aujourd’hui on utilise une forme évoluée de la machine à vapeur pour produire l'électricité.Le principe de fonctionnement des centrales thermiques à vapeur est des plus simples: on fait bouillir de l’eau pour obtenir de la vapeur et l’on dirige cette vapeur sur une turbine qui reporte sur un alternateur les poussées qu’elle reçoit.Dans une centrale thermique classique, c’est une chaudière à mazout, à gaz ou à charbon qui sert à faire bouillir l’eau.Les combustibles L’énergie qui sert à faire fonctionner les centrales thermiques classiques est de l’énergie solaire fossilisée.On qualifie de «fossiles» les combustibles utilisés, parce qu’ils sont le produit de l’accumulation en gisements et de la transformation naturelle de débris végétaux et animaux très anciens.Or, comme le font les plantes actuelles, les plantes d’autrefois ont absorbé une partie de la lumière qu’elles recevaient du soleil et ont mis l’énerqfè ainsi ob- tenue en réserve dans les molécules qu’elles fabriquaient.Les animaux, pour leur part, puisent matière et énergie dans les molécules des plantes ou encore dans les molécules d’autres animaux qui ont déjà puisé à la source végétale.C’est donc l’énergie solaire qui permet la synthèse des molécules complexes des êtres vivants.Et lorsque ces molécules se transforment en charbon, en pétrole ou en gaz naturel, elles restent chargées d’une partie importante de cette énergie venue du soleil.Pour libérer de l’énergie emprisonnée dans une molécule, il faut recourir à une réaction chimique.Celle qu’on utilise pour tirer l’énergie des combustibles fossiles est la réaction de combustion.Dans Schéma d’ensemble d’une centrale thermique classique turbine a, vapeur ballon surchauffeur vapeur eau et vapeur turbine alternateur brûleurs pompe pompe rechauffeur eau de cendrier refroidissement cette réaction, les liaisons dans lesquelles l’énergie est impliquée se brisent, et les pièces de la molécule initiale forment de nouvelles molécules avec l’oxygène de l’air.L’énergie se dégage alors principalement sous forme de chaleur.Les combustibles en cause étant surtout faits de carbone et d’hydrogène, leur combustion donne naissance à du gaz carbonique (CO2) et de l’eau (H2O).La combustion du pétrole et du charbon produit aussi des poussières et divers gaz dont certains sont liés à la présence d’impuretés dans le combustible.Les centrales qui utilisent ces combustibles doivent être dotées de dispositifs appropriés pour réduire au minimum les émanations polluantes.liffZ'ï.P ledit: toit et e: forapti «males.PIÉCi»s La chaudière La combustion est réalisée dans une chaudière.Essentiellement, il s’agit d’une enceinte tapissée d’un grand nombre de tuyaux et munie d'un certain nombre de brûleurs.De puissants ventilateurs assurent l’apport d’air nécessaire à une bonne combustion.De l’eau qu’on a pris soin de déminéraliser et de désoxygé-ner arrive à la chaudière et se répand dans les tuyaux qui la tapissent.Elle entre en ébullition.La vapeur produite remonte jusqu’à un ballon (un réservoir à la fois d’eau et de vapeur) situé au sommet de la chaudière, puis elle repasse par celle-ci pour être surchauffée et asséchée avant de se diriger vers la turbine.Il est possible de régler la température de la vapeur en faisant varier l’inclinaison des brûleurs.La turbine En se dilatant, la vapeur pousse les aubes de la turbine et la fait tourner tout comme le vent fait tourner les ailes d'un moulin.L’alternateu qui est fixé au même arbre que, la turbine est entraîné dans ce mouvement de rotation, et il y a production d’électricité.Pour obtenir un rendement élevé, on utilise en pratique des turbines plus complexes que celle de notre schéma d’ensemble.Il s’agit de turbines à plusieurs corps comm on peut en voir un exemple sui le diagramme de la centrale de T racy — la seule centrale thermique classique au Québec.La vapeur surchauffé acné pénètre d’abord dans une seo tion haute pression où les aubes sont petites.Au sortir de cette section, la vapeur est ramenée dans la chaudière pour être resurchauffée.Elle va ensuite achever de se détendre dans une section moyenne pression, puis direc-ttbs tement dans une section bass< pression.A mesure qu’elle perd de l'énergie, la vapeur rencontre des aubes de plus en plus grandes.Enfin, dépouillée de toute l’énergie uti lisable qu’elle possédait, la vapeur arrive dans un conder seur où elle revient à l’état liquide.Cette eau est de nouveau pompée vers la chau dière pour entreprendre un nouveau cycle.On augmente encore le rendement en la faisant passer au préalable p une série de réchauffeurs et par un économiseur qui permet de récupérer une partie de la chaleur des gaz à évacuer.PpletJ; Bp® en inpe« Bsment * àeet Diagramme de la centrale de Tracy (j ballon ) haute pression moyenne ' pression chaudière à mazout électricité ^ alternateur condenseur économiseur réchauffeurs pompe QUÉBEC SCIENCE / avril 1976 9 de recherches en Sciences de 'Environnement (CERSE) de 'Université du Québec à Montréal.L'équipe a d'ailleurs basé ses travaux sur un modèle d'écosystème développé par M.Dansereau; ce modèle est expliqué dans l'introduction de 'ATLAS EZAIM, le premier volume publié à la suite des recherches écologiques.si tout iimiie sltemate ata (j nédansi omptos cl* me tut-orpscoi :entiate aailiale où les vapeoiet !âJCI^c île.01e de se section mis dire Ion lias piielle vapeui déplus ilia, dé' jneijle» «daitla -s lad Jie»! juguenl otealo salable |e«isel iP 0 a'i Cet atlas de Mirabel est un outil ndispensable à la compréhension de toute la série et en particulier e rapport sur la structure et 'évolution de l'utilisation du sol dans la région aéroportuaire, rapport lancé en même temps que le dit atlas.Cette étude erataedt décrit et explique les modèles d'utilisation des terres dans la zone expropriée autour de 'aéroport.Les autres rapports qui devraient paraftre sous peu traiteront davantage des méthodologies de recherches interdisciplinaires en écologie, de l'aménagement du territoire face simtaill aux nécessités de préservation nsMse|des ressources végétales et animales.Les oiseaux, plus précisément le «péril aviaire», feront l'objet d'un rapport complet, la protection de ces espèces en compétition avec les ailes de métal posant des problèmes particuliers.L'équipe écologique a malheureusement été mise sur pied après la décision d'implanter un aéroport à Sainte-Scholastique; son rôle a donc consisté à limiter les dégâts de l'avis même de M.Dansereau.Certaines mesures positives ont été accordées aux •: écologistes, par exemple la conservation de certains boisés pour la production du sucre du pays.Comparés aux vastes moyens mis à la disposition des [concepteurs industriels et [financiers, ces quelques réussites ne méritent probablement pas de mention dans les publications de prestige destinées à la promotion internationale de Mirabel.C'est pourquoi, seulement les spécia-istes avertis pourront se contenter de lire noir sur blanc les conclusions et les recommandations de l'équipe de chercheurs, dans la collection EZAIM des Presses de l'Université de Montréal.(A.D.) lOOOOOO DE LITRES DE NIGTINE Cette année, les fumeurs canadiens absorberont plus de 1,15 million de litres de nicotine, si l'on en croit les prévisions d'Agriculture Canada.Ces perspectives sont évidemment celles de la production de tabac en 1976, non celles de la consommation.De ce point de vue, la production espérée pourrait dépasser les 900 000 kilogrammes si, bien sûr, la nature collabore.Il n'est pas facile de faire du bon tabac.Cette plante sarclée, originaire de l'fle de Tobago aux Antilles, est très exigeante en engrais et travaux de culture.Le producteur de tabac doit prévenir par une lutte constante les pertes éventuelles, dues à la grêle, aux insectes ou aux maladies.Les gouvernements, les producteurs, les industries et les fumeurs ne sont pas les seuls à s'intéresser au tabac.Les vers gris, les sauterelles et diverses teignes sont aussi friands de cette plante! Plusieurs maladies s'y dévelop- Toutefois, les habitudes des fumeurs l'emporteront encore cette année sur les caprices de la nature.Les économistes d'Agriculture Canada, réunis en conférence pour tracer les perspectives agricoles de 1976, ont prédit une augmentation des ventes de cigarettes canadiennes, malgré une diminution présagée des surfaces ensemencées.Les stratèges fédéraux espèrent que les prix élevés offerts aux producteurs en 1976 sauront contrecarrer cette tendance à l'abandon de la culture du tabac.Pour suffire à la demande intérieure, les producteurs devront, cette année, en récolter 925 millions de kilogrammes.Et les prévisions sont positives quant à la capacité de rencontrer cette demande, en comptant sur une température clémente.Seules la grêle et le gel pourraient faire mentir les projections statistiques; on connaft leur efficacité à détruire d'importantes récoltes en peu de temps.L'an dernier, l'Ontario a ainsi .jfs.'-'i 'P-v -> éditeur officiel du québec Du tabac bien québécois Le Québec compte aussi parmi les producteurs de tabac, particulièrement dans ia région de Joliette.pent facilement: pourritures des semis ou du pied, feu sauvage, mosaïque, chancre noir.La prévention de toutes ces affections nécessite des stérilisations, des appâts empoisonnés et une succession complexe de vaporisations, d'arrosages, de saupoudrages et même de pulvérisations arsenicales ou mercurielles.Beaucoup de soins, et le tabac est encore loin de la poche du fumeur.perdu près de 2,5 millions de kilogrammes de tabac! L'imposante quantité de tabac produite au Canada, près d'un milliard de kilogrammes, sera prise en charge par les industries de transformation qui en fabriqueront 57 milliards de cigarettes et 500 millions de cigares! Et toute cette fumée coûtera aussi cher en 1976; peut-être plus, à moins que les mesures anti-inflation n'obligent les compagnies à plafonner leurs revenus à 95 pour cent du revenu moyen des cinq dernières années.Le consommateur se souviendra des quatre augmentations consécutives du prix de détail des cigarettes en 1974.Les grossistes, informés à l'avance des augmentations, ont entreposé d'énormes quantités de cigarettes.Cette accumulation a réduit les volumes de ventes des compagnies l'an passé.Les compagnies canadiennes de transformation du tabac (dominées par Imperial Tobacco, parrain de 49 marques de cigarettes) ont accusé une progression de leur volume des ventes d'un pour cent seulement par rapport à la moyenne de quatre pour cent des cinq dernières années, moyenne qu'ils espèrent retrouver cette année.Ces chiffres impressionnants de production et les espoirs des économistes gouvernementaux sont à confronter avec les objectifs d'autres experts, ceux du ministère canadien de la Santé, qui visent à décourager l'usage du tabac.Les résultats des campagnes menées à travers le pays dans le but de freiner la consommation de cigarettes ne sont pas évidents! Il semble que l'élimination de la publicité télévisée ait donné un sérieux «coup de tabac» aux marques de cigarettes moins connues, favorisant ainsi les marques plus anciennes, donc déjà publicisées, sans diminuer la consommation totale.Sachant qu'il faut 80 kilogrammes de tabac pour produire un litre de nicotine, on peut prévoir que les gardiens de la santé des Canadiens auront à dénoncer une intoxication canadienne dépassant le million de litres de nicotine! Encourager la production de près d'un milliard de kilogrammes de tabac et dénoncer les dangers du tabac pour la santé des Canadiens.Voilà deux objectifs contradictoires d'un même gouvernement qui'3 perçu plus d'un milliard en taxes et impôts divers sur le tabac.(A.D.) ILiiÜJj iiij nu.mini'll- BilinniiHr" | fwiiwniinnr^ ’iwwwimnn^i iiniri avril 1976/ QUÉBEC SCIENCE î1®'1 Quatre des cinq principaux domaines d'intérêt du grand public en matière d'information ont un caractère scientifique: il s'agit de l'éducation (80 pour cent), de la médecine et de la santé (74 pour cent), de la pollution, de l'écologie et de l'environnement (74 pour cent) et de questions relatives aux sciences sociales comme la surpopulation, l'urbanisme et le développement de l'enfant (66 pour cent).Un seul domaine les dépasse tous, et il s'agit de celui de la nouvelle locale auquel s'intéressent 84 pour cent des personnes.Mais le sport et les potins de tous crins viennent loin derrière les cinq domaines cités plus haut —ce qui est tout de même assez surprenant.C'est du moins l'une des conclusions qui ressortent d'un vaste sondage effectué l'an passé auprès d'un échantillon de 2 000 personnes représentatives de la population canadienne.Les résultats de ce sondage constituent une bonne partie du second volet d'une enquête sur «les sciences et les media» entreprise il y a près de trois ans par le ministère d'État aux Sciences et à la Technologie.Ils ont été publiés au début de cette année dans un volume intitulé Les sciences, les mass media et le public.LE PUBLIC SES SCIENCES & SES JOURNAUX public en ce domaine, ce qui se traduit souvent par le traditionnel «nous n'avons pas les moyens de nous payer un rédacteur scientifique».Avec pour résultat que les media utilisent massivement les services de la Presse Canadienne —qui pourtant n'a pas nécessairement la science dans ses priorités— et encore plus massivement peut-être les services d'agences étrangères, américaines notamment.Sur les trois quarts des journalistes scientifiques pensent en effet qu'ils doivent couvrir une gamme trop vaste de sujets et de spécialités.Mais ils se plaignent aussi des obstacles trop nombreux qu'ils rencontrent en matière d'accessibilité aux sources d'information —qui sont pour eux, d'abord et avant tout, les scientifiques en exercice.Comme les grandes d'information et, par eux encore, avec le public.L'enquête sur le sujet est actuellement en cours de réalisation.(Y.V.) UNE AUTRE PERLE RARE AU MONT SAINT- HILAIRE r' :: ' - :: (T ITT: : / (Tl Ec - ; : (Tl’": t : tr:::.Prc.: ; ur ir (: pr i: îæ feï'T.:' sfr:-;: ; Ce n'est pas tous les jours qu'on découvre un nouveau minéral su notre bonne vieille Terre: il n'y en existe en effet que 3 000 environ.Ni qu'on peut en définir scientifiquement les principales caractéristiques, seconde étape de la découverte.Ni enfin qu'on peut le baptiser d'un nom qui permette en quelque sorte de graver dans le roc un hommage à un scientifique qu'on admire.Une vaste enquête effectuée par le ministère d'État aux Sciences et à la Technologie révèle que le public veut de plus en plus être tenu au courant des recherches qui se font dans les différents laboratoires, et de leurs résultats.Mais si plus de 80 pour cent des personnes interrogées pensent qu'ils est important d'être informé en matière de sciences —et les Québécois sont nettement plus intéressés à la question que les autres Canadiens—, si une forte proportion d'entre elles puisent ou tentent de puiser leur information scientifique dans les media (journaux, périodiques et media électroniques), plus de la moitié de ces «consommateurs» de nouvelles, de reportages et de dossiers jugent que la diffusion de ce type d'information est insuffisante.Autrement dit, la demande est forte, mais l'offre l'est nettement moins; le public «en veut», mais ses media ne lui en donnent pas assez.Quelles sont les raisons d'un tel écart entre les désirs des clients et le produit qu'on leur vend?L'enquête sur «les sciences et les media» fournit, au moins en partie, la réponse: les responsables de l'information dans les journaux sous-estiment l'importance de ces nouvelles aussi bien que la demande du les 52 journaux quotidiens dont le directeur a répondu au questionnaire de l'équipe de «sciences et media», 43 pour cent avaient un journaliste spécialisé en médecine et santé, 41 pour cent en agriculture et 21 pour cent seulement employaient un journaliste spécial pour couvrir l'actualité scientifique.Troisième et dernier aspect de l'enquête: ceux qui produisent l'information scientifique: les journalistes.Un peu plus d'une centaine d'entre eux (sur 176 identifiés comme tels au Canada) ont répondu au questionnaire que leur avaient envoyé les auteurs de la recherche.Et que disent les journalistes scientifiques des rapports entre les sciences, les media et le public, eux qui sont un peu «coincés» au milieu de tout ça?Ils se plaignent, bien sûr.De leurs conditions de travail d'abord: institutions publiques ou privées auxquelles ils appartiennent, disent en substance les journalistes spécialisés, les hommes de science sont peu enclins à communiquer avec le grand public, quand ils ne sont pas tout bonnement méfiants vis-à-vis des représentants des media.En tout état de cause, reprochent encore les journalistes, les scientifiques acceptent difficilement de parler en public des implications sociales de leurs travaux.Que répondent à cela les scientifiques?Ou plus exactement, que répondront-ils?Les journalistes (et par eux, le public) l'apprendront sans doute en lisant le troisième et dernier volet de l'enquête sur «les sciences et les media», volet qui sera consacré au rôle et aux expériences des hommes, de science en matière de communication avec les media C'est pourtant ce qui vient de se produire avec la yofortierite, un nouveau silicate hydraté de manganèse découvert au mont Saint-Hilaire -ce petit paradis des minéralogistes— par M.Guy Perrault, professeur à l'École polytechnique de Montréal.M.Perreault a ainsi dénommé ce nouveau minéral en hommage ai grand géologue Y.-O.Fortier, président de la Commission géologique du Canada jusqu'en 1973 et depuis lors sous-ministn adjoint au ministère de l'Énergie des Mines et des Ressources.Le nom et l'espèce yofortierite ont été acceptés par la Commission des nouveaux minéraux et des noms de minéraux de l'Association minéralogique internationale, ce qui constitue une espèce de «bénédiction scientifique» de la découverte en question.Le mont Saint-Hilaire, l'une des collines montérégiennes de la plaine du Saint-Laurent, est constitué de roches dont-les cristallisations tardives recèlent souvent des éléments plutôt rare dans la croûte terrestre comme le manganèse, le zirconium, le Science Québec science / avril 1976 11 béryllium.Ajoutée aux conditions physico-chimiques induites par ces cristallisation^ tardives, ces éléments font du mont Saint-Hilaire une petite mine, si l'on peut dire, de minéraux rares et spectaculaires.En plus de la yofortierite, on y a, par exemple, découvert plusieurs espèces minérales nouvelles (lemoynite, carletonite, monteregianite) et on devrait encore en découvrir plus d'une dizaine d'autres, selon M.Guy Perreault.On trouve au mont Saint-Hilaire un grand nombre d'espèces minérales dans des déploiements remarquables par leur beauté et oar leur taille, écrit M.Perreault dans Géos (automne 1975), la revue du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources.Les sérandites roses, les catapléiites transparentes, les cristaux de sidérose de plus de 30 centimètres de diamètre ornent maintenant les collections des principaux musées du monde et celles des collectionneurs avertis.» Et sans doute aussi, pourrions-nous ajouter, l'imagination de ces autres scientifiques que sont les poètes.(Y.V.) QUAND LE CIEL EST TOMBE SUR CHARLE • VOIX Dans la région du mont des Ëboulements que plusieurs Québécois connaissent pour ses attraits touristiques, les travaux de quelques géologues ont démontré qu'il s'y était produit une «catastrophe céleste».Des études topographiques et des prélèvements rocheux ont permis au géologue Jehan Rondot, du secteur de l'exploitation géologique au ministère des Richesses naturelles, de conclure qu'il y a des centaines de millions d'années, le ciel était tombé sur Charlevoix.Des échantillons rocheux recueillis dans le comté de Charlevoix, aux environs du mont des Ëboulements, ont en effet été identifiés comme étant des «shattercones», roches fracturées en cône, caractéristiques des astroblèmes (région frappée par un météorite).Des expériences en laboratoire ont permis de reproduire, à 51 'r- les dscourt letecK' tteen «rdaiisle scierf i viejl titp6 W** iouh# for#' mi#11 ortie"18 'AS# r;'-; Revue 2,000 La révue 2,000 traite dans une optique prospective, pour les trente années à venir, des problèmes économiques, industriels, techniques et du cadre de vie.Elle s’efforce de mesurer le changement et de définir parmi les innovations, celles qui peuvent avoir une influence décisive.Abonnement: $11.50(4 numéros l’an) EOQ 7399 Numéros disponibles à $3.00 chacun: Le Soleil EOQ 7482 Sept milliards d’hommes EOQ 7483 Le gaspillage EOQ 7484 La géologie au futur, EOQ 7485 Transports urbains 1990 EOQ 7522 Nouvelles villes EOQ 7529 L’innovation culturelle EOQ 7540 PTSTïTSl r Editeur officiel du Québec 1283 ouest, boul.Charest Québec, P.Q. SUBVENTIONS DU COMITÉ DE LA RECHERCHE SOCIO-ÉCONOMIQUE Le ministère des Affaires sociales offre deux programmes de subventions à la recherche socio-économique: un programme de subventions sur projet et un nouveau programme de subventions au développement d’équipes de recherche.Ces subventions sont destinées aux chercheurs qui poursuivent des travaux dans le domaine des services sociaux et de la sécurité du revenu.Présentation des demandes Dans le cas des subventions sur projet, les demandes de subventions doivent parvenir au: Service des subventions de recherche et de démonstration Direction générale du Financement Ministère des Affaires sociales 1075, Chemin Sainte-Foy, Québec (6) G1A 1C6 Téléphone: (418) 643-8764 au plus tard le 1er décembre pour les projets commençant après le 1er avril; au plus tard le 1er mai pour les projets commençant après le 1er septembre.Dans le cas des subventions au développement d'équipe de recherche, les demandes de subventions doivent parvenir à la même adresse au plus tard le 1er mai 1976 Vous pouvez obtenir plus de détails en consultant la brochure du Comité de la recherche socio-économique — Conditions d'attribution des subventions 1976 ou en communiquant avec: M.le secrétaire du Comité de la recherche socio-économique Service de la coordination de la recherche Ministère des Affaires sociales 1075, Chemin Sainte-Foy, Québec (6) G1A1C6 Téléphone: (418) 643-9644 llllllli Ministère des Affaires sociales .c’est l’affaire de tous et chacun QUÉBEC SCIENCE / avril 1976 ; iiy petite échelle, ce qui se produit lorsqu'un météorite, avec des vitesses cosmiques de l'ordre de 10 à 70 kilomètres par seconde, frappe le sol.Les cratères d'impact ne résultent pas d'une explosion au sens chimique du terme, mais d'un procédé physique particulier dû à l'expansion de la roche après le passage de l'onde de choc au contact d'une surface libre.Un peu comme un morceau de caoutchouc comprimé va rebondir si on le relâche brusquement.On a aussi étudié, lors de ces expériences, le transfert de l'énergie cinétique du météorite en énergie mécanique (bris du sol) et en énergie thermique (fusion de la roche).11 ressort que près de la moitié de l'énergie contribue à creuser le cratère, le tiers est dissipé en chaleur et le reste participe à la fracturation et à la fragmentation du sol et des roches au point d'impact.Ces données, confrontées avec celles de d'autres géologues, cermettent de retracer l'histoire de la chute d'un énorme météorite dans le comté de Charlevoix, il y a des centaines de millions d'années.Cinq datations au «potassium-argon», torloge radiométrique assez crécise, indiquent que le grand aouleversement des Ëboulements ;e serait produit il y a environ 350 millions d'années.A cette époque, le Bouclier canadien devait être émergé puisqu'on n'a relevé aucun sédiment marin datant de cette époque, lien était de même pour la Gaspésie et, entre les deux, le fossé du Saint-Laurent formait déjà un sillon marin.L'énorme météorite, de forme rrégulière et d'un diamètre d'environ deux kilomètres, était vraisemblablement composé de silicates de magnésium, et de fer.Selon Rondot, ce «morceau de ciel» de plus de dix milliards de tonnes aurait frappé le sol avec une vitesse relative de 20 kilomètres par seconde.Au moment de la collision du météorite avec la surface terrestre, il a dû se produire une énorme compression du sol.Celle-ci fut suivie de la dislocation de la roche au moment de la formation d'une intense onde de choc.Le volume des roches comprimées a pu diminuer, selon Rondot, de moitié tellement la pression a dû être forte, et l'état de la matière comprimée a vraisemblablement pris l'allure d'un métal en fusion.À cause de la friction des roches terrestres et météoriques, la température au moment du contact dépasse certainement de beaucoup le point de fusion des roches.Un grand volume de roche a donc été broyé ou fondu.Ce premier stade du choc météorique a résulté, en un cratère énorme, d'environ trois kilomètres de profondeur.Selon Rondot, cette phase fut de très courte durée: environ un dizième de seconde, et très peu de matière a pu alors s'échapper du cratère en formation.Les effets de fortes pressions en un point particulier du sol ont fait l'objet de plusieurs expériences, en particulier sur les sites de barrages.La zone comprimée en forme de cône est à l'origine de plans de surface qui glissent, s'enfoncent légèrement, puis remontent en décrivant une sorte de spirale.L'onde de choc accapare la plus grande partie de l'énergie et la dissipe sous forme d'un travail mécanique et thermique; par conséquent, son intensité a dû diminuer rapidement par rapport au point d'impact.Au moment de la décompression, des couches de sol ont été éjectées des lieux, formant la brèche d'excavation.Les couches profondes, n'étant pas rapidement dégagées et l'onde de choc s'atténuant en peu de temps, donnent naissance à un cratère à fond plat (de 4 à 5 kilomètres de profondeur pour un diamètre de 28 kilomètres dans le cas du cratère des Ëboulements).Les shattercones résultent du passage de l'onde de choc contre quelque «inhomogénéité».Peu après, un certain nivellement du sol s'est amorcé par des glissements de terrain.Il s'est produit une «remontée» du fond du cratère de près de 4 kilomètres provoquant l'affaissement d'une large bande de terrain autour du cratère.Le résultat final: un énorme cratère à fond plat et à butte centrale.Les géologues estiment que l'énergie impliquée lors de ce bouleversement de terrain dans le comté de Charlevoix fut équivalente à environ 2 000 fois la plus forte explosion jamais provoquée par l'homme, celle de la bombe thermonucléaire soviétique qui explosa avec ses 58 mégatonnes de puissance en octobre 1961.(B.D.) GANGER : UN ESPOIR Un test américain modifié par un chercheur québécois, le docteur Marcel Martin, de l'Hôtel-Dieu de Québec, pourrait bien s'avérer comme étant l'un des meilleurs moyens de détection précoce des maladies cancéreuses.Telle est du moins la voie dans laquelle travaille le cancérologue, qui a présenté ses travaux devant plus d'une centaine de spécialistes nord-américains et européens réunis à Québec au début de mars dernier lors d'un important Symposium d'immu-nocancérologie.On sait que la précocité de la détection du cancer est l'un des facteurs-clés dans le succès du traitement de cette maladie qui fait plusieurs millions de victimes chaque année à travers le monde.Le test modifié par le docteur Martin, en vue notamment d'en rendre l'administration plus facile, est désigné sous son sigle anglais de LAI (Leucocyte Adherence Inhibition).Il permet de mesurer la diminution de la capacité des globules blancs d'une personne cancéreuse d'adhérer à une surface de verre lorsqu'ils sont mis en présence d'un antigène tumoral.La spécificité de ce test est telle, d'ailleurs, qu'il n'y a réaction positive qu'en présence seulement d'antigènes provenant de tumeurs appartenant à la même famille que la tumeur dont souffre le patient: si les globules blancs proviennent d'une personne atteinte du cancer du sein, ils ne réagiront pas en présence d'antigènes du cancer du poumon par exemple.Le LAI modifié est particulièrement bien discriminant: chez 41 femmes atteintes de cancer du sein, le pourcentage moyen d'inhibition de l'adhérence des leucocytes a été de 46 pour cent (plus ou moins 13 pour cent), alors qu'il a été de 0.04 pour cent (plus ou moins 10 pour cent) chez 10 personnes atteintes de lésions bénignes du sein et chez 15 volontaires en bonne santé.Aussi sa première utilité est-elle diagnostique: ses résultats sont sûrs à 95 pour cent et il 13 peut être administré sans autre forme de complications qu'un simple prélèvement de 5 millilitres de sang.«Cette seule utilisation du LAI, commente le docteur Martin, en fait déjà un instrument très précieux, parce qu'il permet d'éviter les gestes chirurgicaux qu'il faut parfois poser pour confirmer ou infirmer un diagnostic.» Mais il est clair que les possibilités de détection ultra-précoce qu'offre peut-être le LAI présentent un intérêt encore bien plus grand.Et c'est justement là-dessus que travaille le docteur Marcel Martin.«Si la valeur de détecteur précoce du LAI est confirmée, dit-il, nous pourrons envisager de faire passer systématiquement ce test à toutes les personnes à haut risque: celles qui ont déjà contracté le cancer dans le passé (même s'il s'agit d'un passé fort lointain), celles dont la famille compte déjà des cas de cancer, etc.» Voilà pour les espoirs les plus importants qu'apporte ce chercheur québécois dans un domaine où le pessimisme est bien souvent de mise.Mais ce n'est pas tout.«Le LAI, ajoute-t-il en effet, peut permettre de déceler s'il y a dispersion ou non des cellules cancéreuses dans le corps.Il peut aussi être utilisé pour la recherche fondamentale en immunocancérologie et enfin pour l'identification des antigènes spécifiques de la tumeur, ce qui permet d'entreprendre une immunothérapie plus précise et plus précoce.» (Y.V.) .,.M‘ my HHHH " , *• «iT UÉBEC SCIENCE / avril 1976 15 L'ECHEC DES MATHÉMATIQUES MODERNES Le bilan de l'enseignement des mathématiques modernes se situe entre le désastre complet et le succès très partiel ar Jean-Marc Carpentier L'enseignement traditionnel des mathématiques diffusait des notions acquises avant le 18e siècle.La révolution des mathématiques modernes, qui débutait il y a environ vingt ans, s'est chargée d'ajouter à l'enseignement les fruits de l'évolution scientifique des siècles derniers.Une grande quantité d'eau est passée sous les ponts depuis le jour où le «frère» ou la «sœur» nous faisaient réciter en chœur nos tables de multiplication.Pourtant, encore maintenant, nous savons tous instantanément que 11x11 font 121 et que 8 x 12 font 96.Nous apprenions alors à compter, c'est-à-dire à additionner et à soustraire, ainsi qu'à multiplier et à diviser.A cet ensemble de connaissances, venaient s'ajouter plus tard les fractions qui correspondaient souvent, dans notre esprit, à une partie de tarte aux pommes.L'enseignement des mathématiques s'est transformé depuis cette période encore proche.Présentement les élèves du primaire étudient, entre autres, la théorie des ensembles, la géométrie, l'algèbre, la numération et la notion de mesure.De nouveaux termes sont apparus: progrès continu, individualisation de l'enseignement, travail en équipe, respect du rythme d'apprentissage, enseignement intégré, école active, enseignement par équipe et atelier pédagogique.D'UN ENSEMBLE À L'AUTRE La théorie des ensembles constitue sans doute la partie la plus connue des programmes d'enseignement des mathématiques modernes.Elle y a été introduite dans le but de permettre à l'enfant de découvrir et de bien comprendre les différents aspects du concept de nombre.En effet, quoi qu'on en pensait autrefois, ce dernier est très complexe et il est essentiel que l'enfant apprenne à connaftre et à articuler entre eux les léments qui le composent.Les nombres sont des propriétés des ensembles et il serait absurde de parler de nombre sans d'abord parler d'ensemble.La notion d'ensemble est très accessible à l'enfant qui prend même plaisir à en définir de toujours plus nouveaux et variés.Il saisit vite que le mot ensemble désigne un groupe d'objets ayant une ou plusieurs propriétés en commun.Par la suite, on pourra l'amener à imaginer des collections d'objets ne possédant aucune qualité commune sinon de faire partie du même groupe, comme l'ensemble des passagers d'un autobus.En construisant des ensembles avec tout ce qui lui tombe sous la main, l'enfant en arrive à déterminer lui-même les critères d'appartenance ou de non-appartenance à la classe d'objets qu'il définit.Il doit également circonscrire un univers d'éléments.Par exemple, si on veut regrouper dans un coin de la classe les enfants blonds, il faut déterminer s'il s'agit des enfants blonds de la classe, de l'école ou de toute la terre.Cet univers est lui-même un ensemble et tout ce qui est dans cet univers, mais non dans l'ensemble défini par l'enfant, prendra le nom de complément ou d'ensemble complémentaire.Ainsi tous les enfants de la classe qui ne sont pas blonds constituent le complément de l'ensemble des enfants blonds dans l'univers formé par la classe.Mais si l'on considère plus d'un attribut, la réunion se présente comme le groupement, en un seul ensemble, des éléments caractérisés par l'un ou l'autre des attributs, par exemple l'ensemble de tous les enfants blonds de la classe et celui de tous les enfants aux yeux bruns.L'ensemble des éléments possédant l'un et l'autre des attributs définissant les ensembles originaux constitue l'intersection de ceux-ci.Dans notre exemple, l'intersection englobera tous les enfants ayant en même temps les yeux bruns et les cheveux blonds.L'enfant cherche ensuite à symboliser ou à représenter son ensemble.Un nombre jean-marc Carpentier suffisant d'expériences créatrices lui permet de saisir les concepts véhiculés par le langage mathématique et d'établir le sens des mots comme «avant», «après», «si», «et», «ou», etc.L'acquisition d'un système complet de symboles logiques et mathématiques et l'habileté à les manipuler nécessitent une très grande quantité de mises en situation et ne sauraient naturellement se réaliser du jour au lendemain.ZÉRO, CE N'EST PAS RIEN Avec la possession de ce symbolisme, l'enfant peut donc définir les attributs régissant l'appartenance d'un élément à un ensemble.Un jour, il se trouve en face d'un ou de plusieurs attributs ne décrivant aucun élément de l'univers qu'il a préalablement déterminé.L'ensemble alors caractérisé est appelé ensemble vide et amène l'enfant à découvrir le nombre zéro qu'il ne faut pas confondre avec «rien».L'ensemble vide n'est pas zéro; il a la propriété zéro.L'enfant est prêt maintenant à rencontrer cette autre propriété des ensembles: le nombre.Comme les autres propriétés (rouge, blond, carré), le nombre 16 jean-marc Carpentier Des blocs de toutes formes b Les diagrammes de Venn et les blocs logiques permettent à l'enfant de se familiariser avec un système de symboles logiques, avec l'idée de similitude, d'égalité, etc.n'existe pas «concrètement».Comparant la propriété numérique de certains ensembles, il découvre l'égalité, l'inégalité, le «plus grand que» et le «plus petit que».Cette comparaison peut s'effectuer en faisant correspondre un à un les éléments de deux ensembles.Par la suite, l'enfant établit un ordre entre les propriétés numériques de différents ensembles et comprend la notion de succession et de voisinage.Il découvre ainsi que tout nombre est «un de plus» que le précédent et il peut bâtir, par récurrence, l'ensemble des nombres naturels.Peu à peu, il perçoit l'universalité de la propriété numérique des ensembles.On peut maintenant initier l'enfant aux opérations mathématiques telles que l'addition, la soustraction, la multiplication et la division.A l'aide de regroupements successifs des éléments d'un ensemble, on introduit la notation de puissance ou d'exposant.Et ce, dans n'importe quelle base.Par exemple, pour obtenir 16 dans la base 3, on regroupe par 3, dans une première étape, les 16 éléments: soit 5 ensembles de 3 éléments et un élément seul.Un deuxième regroupement par trois produit un ensemble de trois éléments, deux ensembles de trois éléments et un élément toujours seul.Ce qui donne: en réalité cinq ensembles de dix ensembles de dix éléments, plus neuf ensembles de dix éléments, plus quatre éléments.Soit 5 x (10 x 10) + 9 x (10) + 4, ou 5 x (10)2 + 9 x (10)1 + 4 x (10)°.Par ces méthodes, l'enfant saisit la nature des différentes bases mathématiques et se familiarise avec leur utilisation.Il peut effectuer des opérations sur les exposants avec moins de difficultés que s'il a mémorisé une série de règles apparemment incompréhensibles.Ainsi la base 10 ne lui apparaft pas comme la seule base réelle mais comme la plus pratique puisque nos chiffres y ont été définis.jean-marc Carpentier DU CALCUL EN RÈGLE O O O O O O O O O O O O O O O O 16 en base 3=121 Tout nombre peut s'écrire en base 10 ou autre de la même façon.Ainsi 594 est C'est le Dr Gattegno qui a fait connaftre au monde entier les réglettes inventées par M.G.Cuisenaire.Ces réglettes en bois, non graduées, de section cubique d'un centimètre, ont une longueur variant entre un et dix centimètres.Une couleur différente a été attribuée conventionnellement à chaque longueur.Ces réglettes, qui peuvent correspondre à des ensembles, sont destinées essentiellement à la découverte et à la vérification des opérations mathématiques.Les enfants avril 1976 / QUÉBEC SCIENCE p®s(: doivent arriver à effectuer toutes les opérations sans ces réglettes qui ne constituent qu'un moyen d'enseignement en offrant une situation concrète à partir de laquelle l'enfant peut «mathématiser» à volonté.Alors que l'on a tendance à utiliser abusivement des réglettes pour fournir des résultats, leur véritable rôle serait de donner accès à un ensemble de transformations algébriques de base nécessaires à l'obtention de ces résultats.Par exemple, une simple comparaison de longueur mène à la découverte des relations entre les réglettes, à savoir si elles sont respectivement plus grandes, égales, ou plus petites l'une par rapport à l'autre.En formant des trains, il est possible de faire des additions, des décompositions en facteurs, des changements de base, des extractions de racines carrées, etc.La géométrie constitue une autre partie très importante de l'enseignement mathématique au niveau primaire.Dans un premier temps, l'enfant comprend comment l'utiliser pour séparer et organiser l'espace.Les élèves étudient ensuite la topologie, c'est-à-dire l'ensemble des propriétés des figures qui restent invariantes sous des transformations comme les étirements, les torsions et toutes autres transformations continues.I Is s'initient ensuite à la géométrie projective et plus particulièrement la perspective et la géométrie affine (projections parallèles).L'expérimentation de l'espace à travers ces différentes géométries permettra aux enfants de construire eux-mêmes leurs propres concepts sur l'espace, les solides, les surfaces, les lignes, les points, etc., avant de pouvoir en faire usage.Chacun de nous se souvient sans doute encore de cette série de définitions géométriques que nous mémorisions.Maintenant, dès que l'enfant peut analyser une figure en fonction des concepts géométriques, il travaille sur celle-ci en utilisant des opérateurs ou des transformations qui la modifient.Naturellement tous ces domaines de la connaissance mathématique ne sont pas séparés par des cloisons infranchissables et c'est en tenant compte de leurs interrelations que le professeur guide les élèves à travers la découverte des mathématiques.APPRENDRE PAR SES ERREURS Un aspect fondamental différencie les anciennes méthodes d'enseignement et celles qui les ont remplacées.Alors qu'il existait une «situation d'enseignement» dans les classes traditionnelles, les maftres doivent maintenant s'efforcer de susciter une «situation d'apprentissage» dans leur groupe d'élèves.La découverte du monde qui les entoure suscite habituellement un très grand intérêt chez les enfants.Le sentiment d'émerveillement est souvent émoussé chez l'adulte, mais l'enfant peut découvrir avec grande joie l'esthétisme et l'harmonie qui régnent dans le monde des relations mathématiques et géométriques tout comme dans la nature.Ceci devrait constituer la base de la motivation des jeunes élèves d'aujourd'hui.Alors que le maftre d'autrefois transmettait à la classe entière une série de conîi®" taiiiW™ (niants i» Oté# il*®1 recetwE Mantioi e*péri®! feii.er; Le tôle tal, tuais so beatitsioo ltsconsé(]u «naeti dÉmaictitô II- riatun réponses.p:/:-:ï- WKlotsqj s'entemett dispenser ptespuei : ps.tsnie,: tentai nés s' LetÈtolü'i: *=%!i; ment ofifng liant de si;.; Ntl."“«Sait h% In wj a eà KSCIEiicj roi: Wtde sondt f si tiles eÿles,ou te.En efiiie en des re Dm corn- us et toutes Ils ijectiie k et le èlesl.j ies leurs aient l'enfant odes sur ou des idles ef r- éléies 0WC- lEUfiS (les ntet rsflu'11 mW int(«“| •meet île de* QUÉBEC SCIENCE / avril 1976 connaissances, la plus grande partie du travail est maintenant exécutée par les enfants travaillant en petits groupes et même individuellement.Plutôt que de recevoir passivement l'enseignement, l'enfant doit participer, par tâtonnement, expérimentation et déduction logique, à la découverte.Le rôle du maftre demeure fondamental, mais son influence s'exerce de façon beaucoup plus subtile.En effet, il faut que les conséquences de ses erreurs se révèlent d'elles-mêmes à l'enfant.Par contre, une suggestion bien placée du maftre peut constituer un jalon essentiel dans la démarche de l'enfant.Le maftre évite de trancher une question et de donner des réponses.Il se joint plutôt aux enfants pour chercher et susciter la discussion entre eux lorsqu'ils se dirigent vers des solutions opposées.Souvent, ces discussions qui s'appuient sur la logique suffisent pour faire jaillir la vérité.Il est beaucoup plus profitable d'habituer les enfants à chercher eux-mêmes la vérité plutôt que de s'en remettre à une personne chargée de la dispenser.Socrate ne disait-il pas, il y a presque vingt-cinq siècles: «Personne ne peut enseigner quelque chose à un autre individu, il ne peut qu'exposer son élève à certaines stimulations et faciliter ainsi le processus de l'apprentissage»?UN QUASI-DÉSASTRE La révolution causée par l'introduction des mathématiques modernes dans l'enseignement primaire et secondaire date maintenant de vingt ans.Les appréciations des résultats sont diverses, mais la conclusion des observateurs semble se situer quelque part entre le désastre complet et le succès 17 mauvaise réponse qu'à la méthode utilisée.Ils en viennent à croire qu'il est plus important de savoir que 7 -f 5 = 5 + 7, et que l'addition est commutative, que de connaftre la réponse de cette addition.Des examens ont révélé que moins de la moitié des étudiants entrant à l'université en Amérique du Nord sauraient manipuler les fractions de façon satisfaisante.Selon le professeur Leidler, on omet les sujets de première importance pour s'attarder à des domaines qui, bien que pouvant servir à des travaux scientifiques très avancés, ne sont pas utilisés au collège ou à l'université.Il serait alors préférable de développer chez les étudiants une certaine habileté mathématique devant les multiplications, les divisions et les opérations sur les fractions.Bien que les nouvelles mathématiques soient censées conduire à une véritable compréhension sans mémorisation, les jeunes étudiants doivent maintenant mémoriser plus que leurs afnés.La faute serait imputable, ajoute-t-il, au très grand nombre de nouveaux termes utilisés et avec le sens desquels les enfants doivent se familiariser.Il conclut que l'on devrait, non seulement retourner aux mathématiques traditionnelles, mais essayer de développer un nouveau cours de mathématiques réunissant les meilleurs points des deux méthodes, anciennes et nouvelles.Un son de cloche différent était donné par le professeur Peter Hilton du Battelle Seattle Research Center et de l'université Case de Cleveland.Ancien président de la Commission américaine pour l'enseignement des mathématiques, le professeur Hilton s'intéresse depuis de nombreuses jean-marc Carpentier très partiel.La principale conséquence consisterait dans la substitution d'une gymnastique ennuyeuse et efficace par une autre gymnastique tout aussi ennuyeuse, mais cette fois-ci inutile.La réforme n'aurait donc pas réussi à donner à l'ensemble des étudiants le niveau désiré de compréhension mathématique.Ainsi, le professeur K.J.Leidler, du département de chimie de l'Université d'Ottawa, soutient, dans la revue Chemistry in Canada d'octobre 1975, qu'on a amené les étudiants à accorder moins d'importance à l'obtention d'une bonne ou années à la réforme de l'enseignement des mathématiques et poursuit une collaboration intense avec des chercheurs du département de mathématiques de l'université Laval.LES DANGERS D'UNE CONTRE-RÉVOLUTION Tout en reconnaissant que l'enseignement des mathématiques modernes n'a pu permettre à l'ensemble des étudiants de devenir de bons mathématiseurs, le professeur Hilton soulignait, lors d'une conférence prononcée en novembre dernier, l'importance de distinguer le but visé par cette réforme et les buts que, selon lui, elle aurait dû viser.Bien que des erreurs très sérieuses aient accompagné la mise en application des programmes d'enseignement des mathématiques modernes, il ne saurait être question d'ignorer l'avancement indéniable qu'a connu la conception de l'enseignement des mathématiques depuis vingt ans.Selon lui, nous devons faire face au très grand danger d'une contre-révolution réactionnaire et risquer ainsi de voir annuler les bénéfices résultant d'une telle réforme.Il semble que, parmi les plus féroces opposants, il y en ait un grand nombre pour qui les mathématiques se résument à l'habileté de pouvoir exécuter, sur les nombres naturels, les opérations arithmétiques de base.Or, selon le professeur Hilton, une réforme réussie de l'enseignement des mathématiques aurait permis aux enfants, en plus d'apprendre à compter, de mieux comprendre la relation profonde unissant les mathématiques aux sciences, de reconnaftre l'applicabilité des concepts mathématiques à la vie de tous les jours et Des couleurs & des formes Pour appartenir à un ensemble donné, les éléments doivent présenter un ou plusieurs attributs.Ainsi l'ensemble A ne comprend que les blocs carrés, tandis que l'ensemble C inclut des blocs de toutes formes, mais nécessairement de couleur.Dans l'intersection de ces deux ensembles (B), on retrouve les blocs carrés et de couleur. "ici, mon diplôme vaut quelque chose Officier en commençant! Vous avez un D.E.C.?Ou bien vous terminez vos études universitaires?Les Forces ont une tenue d’officier pour vous et tous les avantages qui s’en suivent: salaire de $10,000 environ en commençant, un minimum de 4 semaines de congé payé, possibilité de voyages et d'études post-universitaires, responsabilités stimulantes.Libre et heureux Les Forces canadiennes sont tellement convaincues des avantages de cette offre qu’elles ne demandent aucun engagement à long terme en échange, vous serez libres sur avis de partir n’importe quand.Mais vous resterez sûrement parce que vous allez aimer la vie dans les Forces canadiennes.LES FORCES ARMÉES CANADIENNES w J/i SI LA VIE T'INTÉRESSE Pour plus d'information écrire au centre de recrutement: 1048 rue St-Jean Québec, P.Q.GIR1R6 téléphoner : (418) 694-3636 mKbBÊSÈ QUÉBEC SCIENCE / avril 1976 .-n
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