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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1976, Collections de BAnQ.

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Volume 14, numéro 11 JUILLET 1976 PER J-69 UEBECSC 9>£ XZH ,r?*n*d 1V3 81NOW III SIN 3 Cl iS GOZl i / a iq iv93 3 iodio odeurifi 3tvnoiivn 3no3HionoiR $1.50 lES PILLONS •U QUEBEC m : ES IECES E RECHANGE OUR ’HOMME ÎETTE 1ANETE N DANGER les MACHINES a A ^RECpRDi & \\ ^v ZI m zi Imaginez des gens ayant bien des difficultés à capter un ou plusieurs canaux de télévision; on leur offre un jour de brancher leur téléviseur sur une antenne commune, de meilleure qualité et surtout mieux située; le résultat: une réception améliorée et plus diversifiée.C'est à peu près de cette façon que la câblodistribution fit son apparition au Québec au début des années '50.Évidemment, depuis ce temps, avec la multiplication des postes de télévision et l'avènement de la télévision couleur, cette industrie s'est passablement développée.Mais beaucoup plus, et ceci particulièrement depuis l'avènement de la réglementation québécoise, au moins un canal est réservé pour fins de production communautaire et locale.Ainsi un moyen unique d'expression est maintenant à la disposition de la communauté.Bien que la technologie se soit beaucoup développée ces dernières années, le principe de fonctionnement d'un réseau de câblodistribution est demeuré sensiblement le même.On choisit un site propice à la réception des stations voulues; pour capter chaque canal, on installe un ensemble d'équipement spécifique (antenne, préamplificateur, processeur, filtre); on équilibre les signaux de chaque antenne et on les rassemble, à l'aide d'un Pré-amplificateur processeur filtre Émetteur Récepteur Tête de ligne Amplificateur II Câble d'abonné Câble secondaire Cablel principal Le système de câblodistribution D C—I a mixeur, pour les transmettre sur le câble d'alimentation puis les acheminer vers la tête-de-ligne (aiguilleur et studio).Partant de la tête-de-ligne, un câble de 1 à 2.0 cm achemine les signaux vers la communauté à desservir.Ce câble, appelé coaxial communément, est constitué de deux conducteurs concentriques isolés électriquement.La principale propriété de ce type de conducteur est qu'il constitue un milieu de transmission hermétique donc isolé de toute source de signaux parasites.Sur ce câble principal viennent se greffer les câbles de distribution desservant un quartier ou une rue.Les câbles de distribution alimentent les branchements indi viduels des abonnés.Parfois il y a une distance apprécia ble entre la tête-de-ligne et l'abonné.Le long du réseau on espace des amplificateurs pour conserver la puissance et la qualité de signal requise au téléviseur.Pour souligner l'importance de la câblodistribution au Québec, mentionnons qu'en 1975, les câblodistributeurs québécois desservaient 505,900 foyers, ce qui représente 32% du total des familles du Québec.Pour rejoindre ces gens, 6,776 milles de câble étaient utilisés.Le coût mensuel moyen de l'abonnement était alors de $4.79.Les perspectives d'avenir sont très bonnes pour ce nouveau venu au secteur des télécommunications puisque les nouveaux développements de la technologie permettent d'entrevoir des réalisations surprenantes.Certaines sont déjà à l'essai dont la retransmission simultanée vers l'abonné de 32 canaux de programmation visuelle.Aussi de plus en plus ces réseaux sont bidirectionnels permettant ainsi une plus grande flexibilité au niveau de la programmation d'origine locale, en rendant possible l'alimentation en direct à partir de points stratégiques le long du réseau.Sur un autre plan, le câble coaxial peut offrir divers services tels: les télé-emplettes, la télé-surveillance, les films sur demande (télévision à péage), les échanges entre centres éducatifs, etc.Dès maintenant, nous pouvons être fiers de la situation de l'industrie de la câblodistribution au Québec qui, tout en restant à la fine pointe des nouveaux développements, est devenue un outil de développement social, culturel et économique de premier plan.Saviez-vous que le ministère des Communications du Québec, c'est votre ministère?Gouvernement du Québec Ministère des Communications Bill U It J.V.R.tce-pradi inné de |J«iSa ppéd lue lim liSplKioi jfipefislli tail de rtydio-ûi Il Uonel feieai M.tari Mut li&ïl'fÿl Ciefam [•«TO psdent 1 ’sçaifi 9m s Bcrlépj ave: |p (a rie,;.:: seil rÿ,; fee:;, i.fijll;:.«IC tf (r».Qi Set! % Si trii Si le pij, H» ii t“l '“el, i», Hi; %, %.Ni 4 Courrier UÉBEC SCIENCE / juillet 1976 ?£% (O ] £ lentatioii lilleyr et Comité de soutien 12,0 cm serai, istitüé de cteur est irméti(|üe câbles di rue.Les juieseat puissacci eprése® lindrecei Le coù' $4.73.5 K ograin® x sont bi (Ipxibiliiî ' : ^ * «ai*11 écba^1 iqiH Bell Canada M.J.V.R.Cyr vice-président exécutif zone de l'Est Banque de Montréal M.Jean Savard Vice-président—Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président "I Université du Québec Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est ublié par l’Université du Québec avec le soutien du ministère de 'Éducation du Québec et le Con-ieil national de recherches du ".anada.La direction laisse aux uteurs l'entière responsabilité de rs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubri-ues sont dus à la rédaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1976.Réper-orié dans PERIODEX et RADAR.¦ leur Courrier de deuxième classe, enre-istrement no 1052.Port de re-:our garanti; LE MAGAZINE DUÉBEC SCIENCE, C.P.250, illery, Québec GIT 2R1.© Copyright 1976 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour ous pays.Sauf pour les citations Jans une critique, il est interdit, ans la permission écrite de l'édi-:eur, le magazine Québec Science, Je reproduire ou d'utiliser ce nensuel, ou une partie de ce nensuel, sous quelque forme que :e soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, :onnus présentement ou qui se-aient inventés à l'avenir, y com-aris la xérographie, la photocopie ît l'enregistrement, de même que es systèmes d'informatique.Sommaire Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny secrétaire de rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Nicole Aubin Françoise Ferland Patricia Larouche secrétariat et diffusion Photogravure & quadrichromies Audart Inc.(418) 522-2073 Impression Imprimerie Canada Inc.(418) 688-9121 Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Inc.(514) 332-0680 Publicité Agence de vente publicitaire A.F.Inc.(418) 658-0002 Abonnements (1 an / 12 numéros) Tarif régulier: $10.00 À l'étranger: $15.00 À l’unité: $1.50 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE.6 Océanographie A la découverte des sous-sols Recyclage La guerre des bouteilles 7 Pollution atmosphérique 14 victimes à Pittsburg Énergie nucléaire 30 à 40 milliards pour chaque baie James 8 Informatique L'œil des ordinateurs 9 Phytopathologie Des pois cancéreux Énergie Le destin nucléaire 10 Environnement Pour une poignée de dollars 11 Épidémiologie Des insectes dangereux Architecture Carapaces sous la mer 12 Santé Pour une bonne forme physique 13 Tourisme Des vacances dépolluantes 41 Neurologie Deux cerveaux dans un Hydrologie Au secours du lac Karoun Communications Télé sous l'eau 42 Dermatologie Le Soleil, ami ou ennemi 43 Environnement Entre le trottoir et la rue 44 Agriculture Quand la paille est rare.45 Ozone Les aérosols plaident non coupables 46 Parutions récentes 49 En vrac 14 Les machines à records Henri Mazéas L'homme sportif atteindra-t-il un jour ses limites?20 L'observatoire du Québec aussi un atout culturel Claude Faubert Une interview avec René Racine directeur de l'observatoire d'astronomie du Québec 22 Les papillons du Québec Bernard Prévost et Christian VeiUeux Nos lépidoptères décrits pour la première fois 30 Des pièces de rechange pour l'homme Pierre Jacques Collins et Charles Meunier Les prothèses suppléent aux défectuosités de la machine humaine 38 Cette planète en danger A l'occasion des 30 ans de l'UNESCO, une réflexion collective sur les problèmes mondiaux et l'avenir de l'humanité. 4 juillet 1976 / QUÉBEC SCIENC Courrier DÉCOUVERTE PERSONNELLE Les nombreuses maladies de la société moderne sont un signe qu'elle s'étiole et que ses bases reposent en de trop nombreux endroits sur de l'argile.Peut-être faudrait-il à notre bonne conscience des centaines de «Message au monde de Minamata», de Matagami, d'Asbestos et d'ailleurs pour nous en sortir?Nous sommes d'un naturel assez lâche; les problèmes des drop out et de l'alcoolisme sont de notre temps et sont, je crois, le résultat de l'évolution de la société.Je crois que le seul moyen qui nous permettra d'en sortir est de découvrir en soi des valeurs et d'avoir le courage de les développer.et surtout de ne pas croire que l'on en a pas! En terminant, je voudrais vous demander quelques éclaircissements sur les pilules anticonceptionnelles contenant des œstrogènes.J'ai récemment lu un article où il était question de pilules anticonceptionnelles retirées du marché parce qu'elles contenaient des œstrogènes (?).Ces pilules peuvent-elles être suffisamment puissantes pour provoquer une stérilité?Si vous ne pouvez me répondre par le biais d'un article, pouvez-vous me dire à qui je pourrais m'adresser pour en connaftre davantage sur la question?Jean Filippi Montréal Toutes les pilules anticonceptionnelles contiennent, à des concentrations plus ou moins élevées, des œstrogènes.Certaines pilules ont été retirées du marché justement parce qu'elles ne contenaient pas assez d'œstrogènes pour être vraiment sécuritaires.D'autre part, certains chercheurs commencent à suspecter les œstrogènes comme causes possibles de cancers.Des études épidémiologiques sont en cours et nous vous tiendrons au courant des développements de cette affaire.LA THÉORIE DE VELIKOVSKY J'ai lu, dans un mensuel bien connu (Sélection du Reader's Digest), en mars dernier, un article expliquant la théorie de Vélikovsky.Cette théorie porte sur la possibilité qu'il se soit produit de graves cataclysmes cosmiques.J'aimerais savoir si vous avez l'intention de publier un article sur le sujet?Je désirerais aussi savoir si le livre de Vélikovsky est disponible en français?Enfin, j'apprécierais beaucoup que vous m'indiquiez les titres de revues ou magazines qui traitent du sujet.Michel Saillant Prévost Le texte auquel vous faites allusion (((L'étonnante théorie de Vélikovsky», par Fred Warshofsky) ne semble pas très objectif; Fauteur y mentionne, à maints endroits, que «de-récentes découvertes de la recherche spatiale ont apporté, sur un nombre remarquable de points, et les plus «aberrants» précisément, des confirmations indiscutables».Or, Vélikovsky devrait plutôt être considéré comme un auteur de science fiction qui a connu un certain succès au niveau de ses prédictions concernant les conditions physiques qui régnent sur certaines planètes, sans plus.Sa théorie, basée sur l'analyse de textes anciens, voulant que la planète Vénus se soit détachée de Jupiter vers le 15ième siècle avant Jésus-Christ est, pour le moins qu'on puisse dire, assez «farfelue».De même, les pluies de pétrole qui seraient tombées sur terre, après que notre planète ait traversé la tramée de matière laissée derrière Vénus, sortent tout droit de la plus pure fiction.Les catastrophes auxquelles Vélikovsky fait allusion auraient tout aussi bien pu être d'origine volcanique.Rien ne permet de supposer que Vénus se soit détachée de Jupiter lorsque l'on compare la composition, ou les éléments chimiques, de ces planètes et il serait bien difficile d'expliquer la formation de nuées de pétrole à partir de ces éléments.Les «confirmations récentes» dont parle Warshofsky ne sont pas plus fondées que la théorie même de Vélikovsky.Vous serez mieux en mesure de juger par vous-même en Usant les ouvrages d'immanuel Vélikovsky: «Mondes en collision» et «Ages in Chaos».Malheureusement, Fédition française de «Mondes en collision» est épuisée depuis quelques années, et il vous faudra vous la procurer par l'intermédiaire d'une bibliothèque où vous trouverez aussi des revues ou magazines qui traitent de l'étrange théorie du psychanaliste russe.LA BONNE FORMULE J'aimerais savoir de quelle manière vous vous y êtes pris pour déterminer qu'il y avait une chance sur 1 947 792 de gagner le 6 sur 36 à la Loto-Perfecta.S'il y a une formule de probabilité, pourriez-vous me la communiquer.Jean-Sébastien Bourque Saint-Adolphe d'Howard Le calcul de cette probabilité se résume à l'opération suivante: 6/36 X 5/35 X 4/34 X 3/33 X 2/32 X 1/31.On peut l'exprimer aussi en factorielles: (6! /36!) X 30!.Essayez et vous obtiendrez une chance sur 1 947 792.LA CENSURE Qui choisit les articles dans Québec Science?Est-ce l'auteur lui-même ou le rédacteur en chef?Y a-t-il censure sur certains articles?Pourriez-vous m'indiquer le chemin parcouru par un article avant d'être publié?Continuez.Mario José Sainte-Elizabeth Le choix des articles publiés dans Québec Science est effectué par le rédacteur en chef, de concert avec les membres du personnel de rédaction.U n'existe aucune censure en tant que telle, mais nous exigeons des auteurs dont nous publions les articles, de toujours prouver leurs affirmations.Lorsqu'un article nous parvient, il est d'abord lu par les membres du personnel de rédaction afin de juger si le sujet, le fond et la forme correspondent à nos critères.En cas de doutes sur le fond, l'article est soumis à un ou deux experts anonymes.Une fois ce processus terminé, l'article est accepté ou refusé, la décision finale revenant au rédacteur en chef.S'il est accepté, l'article est ensuite pris en charge par le secrétariat de rédaction où il est vérifié systématiquement, complété (s'il s'avère plus faible dans certaines de ses parties), réécrit de façon plus ou moins substantielle (selon qu'il est bien ou ma! rédigé), corrigé, illustré et titré.Enfin, après une relecture finale du manuscrit, celui- ci est envoyé à la composition typographique et au montage.LA CHAINE POLONAISE Je suis particulièrement déçu de votre numéro d'avril 1976.Je diverge fondamen talement d'opinion avec M.Carpentier, auteur de l'article «L'échec des mathématiques modernes», mais je n'insiste pas; les questions d'opinions ne se basant sur aucun fait vérifiable.Je désire cependant que de tels articles ne se revoient plus que s'ils sont contrebalancés par d'autres opinions opposées.Malgré tout, là n'est pas le but immédiat de cette intervention.Je ne sais où M.Jean Dusseault a puisé ses informations, mais il aurait dû consulter les compagnies Hewlett Packard et Texas Instruments avant de parler de chafne polonaise, inversée ou non, et de chafne algébrique usuelle.J'ai réécrit cette portior de l'article en corrigeant les erreurs, et vous: pourrez facilement vérifier l'exactitude de mes affirmations.«Les calculateurs de poche actuels interprètent les données qu'on leur fournit de trois façons différentes.D'abord, il y a la chafne directe qui consiste à exécuter les opérations dans l'ordre où elles se présentent en utilisant chaque fois le résultat des opérations précédentes comme premier argument de l'opération à faire.Par exemple, si on écrit; 2 + 3 X 4 — 6 sur le clavier du calculateur, la machine interprète [((2 + 3) X 4) — 6] et répond 14.En second lieu, il y a la notation algébrique ordinaire où la machine accorde leur priorité usuelle aux opérations, c'est-à dire les nombres sont d'abord élevés à leursfep^ 2 + 3 X 4 — 6 est interprète im - puissances respectives, les multiplications et divisions sont ensuite exécutées pour finir avec les additions et soustractions.L'exemple précédent sera donc évalué différemment, comme [2 + (3 X 4) — 6] et vaut 8.Certains calculateurs, comme le SR-52 de Texas Instruments, ont des touches «(» et «)» permettant de modifier à volonté les priorités d'exécution.La dernière notation, utilisée principalement par Hewlett Packard, est ¦ U234E : ItO- ,E suite y oyi tlay nç 'ait: 2 0rpv;-' ^Par IiEC®N JUÉBEC SCIENCE / juillet 1976 * Oi/% 5 Cltttii K à \ ms publions la « ms j ’> nom bijusi'sih JO!*! s iurlolooo, mm vstmt imioit M S’il prism xtimuil mal ]g Wa®i :ç=a:7 iteKlK -'-J! tUCUl jjsipee que s'ii ® iniw paslsi-'.J (jo consul» ; .lets I :’";ii« I (jecfëi,,t I c;; ei'r-5 rSSl*”* fscwels i!eiirtof1 ienftu^l sSP^: étt*.Quel est le problème?Cette mère bengalaise qui enterre son enfant peut répondre.Avec ce que nous jetons chaque jour, il aurait vécu.Des millions comme lui vont de la naissance à la mort sans connaître le plaisir d'être repus.En l'an 2000, la population mondiale aura doublé.Pour les chercheurs d'Agriculture Canada, la famine ce n'est pas seulement des statistiques.C'est la raison d'être même pour de meilleures techniques agricoles, de meilleures variétés de plantes, de meilleures races d'animaux .pour avoir plus de nourriture.La recherche à Agriculture Canada, c'est plus qu'un emploi.Hon.Eugene Whelan, ministre L.Denis Hudon, sous-ministre Agriculture Canada ipreiu’*' » Pal , lineinKl" li py tipi Xi 7 8£CSCIE« :UÉBEC SCIENCE / juillet 1976 les dépotoirs municipaux et les utres.recydajt rie KiB# ecoram- Oili our cent I «réiitilis [mrsestij Itîllî slilute lOvoysgj ient, J pu En attendant une action concrète su niveau gouvernemental, soit aar la mise sur pied d'un système de récupération-recyclage, soit aar l'instauration de contenants 'éutilisables, le consommateur aeut choisir de «boire écologiquement».Comment?Bien ;ûr, déclarer la guerre aux J métaux et aux plastiques pour * es boissons; pour le lait, exiger des contenants de verre, ou au J moins, de carton.C'est peut-être I a meilleure façon de ramener ïur la table la traditionnelle pinte, ou peut-être son successeur En ^américain, la jarre de trois pintes.I (A.D.) 14 VICTIMES  PITTSBURG JO# (16 .SI#1 ille# its t'est en comparant les courbes le mortalité, région par région, : jt d'une année à l'autre, qu'on rrive à identifier les «situations normales» susceptibles de ^ouver une explication.Les randes épidémies de grippe, par xemple, coincident toujours vec des périodes où la mortalité st anormalement haute.Peu de es gens meurent réellement de [a grippe, mais on peut supposer ue l'infiltration du virus dans |3ur organisme n'est pas étrangè-aux complications fatales.De |a même façon, les grandes |agues de froid, ou les change- ments climatiques trop brusques ont des effets certains sur la santé.Mais en novembre dernier, pendant ces quatre jours où la pollution dépassa largement les niveaux jamais atteints depuis 1970 (depuis que l'Agence fait des relevés quotidiens), les statistiques indiquent un niveau de mortalité dépassant de 14 le niveau le plus élevé noté depuis 11 ans pour cette période de l'année, sans qu'un autre facteur explicatif n'ait encore été avancé.Dans son rapport sur la question, publié le 26 avril dernier, Daniel Snyder, administrateur régional de l'EPA, en conclut qu'il «n'y a que fort peu de chances que ces morts soient l'effet d'une distribution au hasard».(P.S.) Une situation climatique anormale, en novembre dernier, a contraint Pittsburg à vivre pendant quatre jours enveloppé d'un épais brouillard de pollution industrielle, et cela pourrait bien être la cause indirecte d'une quinzaine de morts.En avançant cette hypothèse concernant la mortalité reliée au «smog», l'Agence américaine de l'Environnement a tenu toutefois à manifester une grande prudence.Pareilles preuves sont toujours difficiles à établir.30 Â4G MILLIARDS POUR CHAQUE BAIE JAMES Même si elles refusent de choisir officiellement l'option de la technologie douce, les sociétés industrialisées y viendront malgré elles, avant longtemps, estime Amory Lovins, physicien de Londres, dans un texte qu'il présentait en décembre dernier au Conseil des sciences du Canada, et résumé dans -v »- H i.- .• } 3 — 2* *vr- : ^ y *¦{]'ossèdent un cerveau symétrique, :'est-à-dire les deux moitiés, selle de droite et celle de gauche, nontrent une structure dentique.Chez les animaux, les leux hémisphères accomplissent iratiquement le même travail andis que chez l'homme, identité de structure n'est lu'apparente puisque les deux lémisphères ont des fonctions ¦i lifférentes et ne gouvernent pas as mêmes activités.C'est omme si l'homme avait deux erveaux, déclare Vadim L.)evlin, spécialiste de la neuro-tède ihysiologie humaine, dans un écent numéro de la revue de , Unesco, Le Courrier, consacré u cerveau.\vec le progrès des recherches natomiques et de la neurochi-urgie, les spécialistes arrivaient localiser dans l'hémisphère auche non seulement le centre le la parole, mais aussi celui de intelligence, des formes variées e perception et de diverses utres activités mentales, au oint qu'on identifiait cet émisphère comme «dominant» u «majeur» tandis que la moitié roite était considérée comme hémisphère «dominé» ou mineur» ou «muet».Les itenses recherches des écoles eurologiques (commecellesdont ; docteur W.Penfield était irecteur) finirent dans les nnées '50 à découvrir les onctions exclusives de l'hémi-ohère gauche tandis que la loitié droite perdait sa situation inférieure» grâce à l'identifica-ion de sa propre, mais tout aussi nportante contribution à activité cérébrale globale.i, lette rupture avec les concepts 'aditionnels conduisit à la otion de la spécialisation '¦ onctionnelle de chaque hémi-ohère, notion qui admet asymétrie fonctionnelle comme ase de la neurologie moderne.a chirurgie, l'électrochoc et emploi de soporifiques ont .• : pporté beaucoup de connaissan-es nouvelles, mais ces techni-ues ne s'appliquent qu'à un '' 3ul hémisphère et dès lors ne ermettent pas de comparer irectement les fonctions des eux hémisphères chez un indi-m idu donné.Aujourd'hui, les neurologues qui étudient l'asymétrie fonctionnelle disposent de nouvelles méthodes telles que la commissurotomie (section des commissures ou fibres qui relient les deux hémisphères), les tests dichotiques (procédés expérimentaux sur des sujets en santé), l'électrochoc unilatéral (les deux électrodes appliquées sur le même côté du crâne), enfin l'électro-encéphalogramme enregistré après l'électrochoc unilatéral.Ces techniques permettent maintenant d'inactiver temporairement un hémisphère tandis qu'on étudie l'autre qui reste totalement éveillé; c'est comme si l'on mettait hors circuit l'un ou l'autre des deux hémisphères cérébraux appartenant à une même personne.On peut ainsi comparer le comportement «normal» d'une personne avec celui qu'elle adopte lorsque seulement un des deux hémisphères est en activité.Ces méthodes ont montré que la personne «hémisphère gauche» —un individu dont l'hémisphère droit ne fonctionne pas— conserve non seulement la faculté de parler, mais qu'elle parle mieux, qu'elle converse plus facilement avec un vocabulaire plus riche et plus varié.D'autre part, elle perçoit les images sonores d'une façon très imparfaite, elle est même incapable d'identifier la nature et l'origine des sons.Sa perception des images visuels est également déficiente de sorte que, placée dans une situation où elle doit utiliser son jugement, elle choisit toujours les critères abstraits et non les critères sonores ou visuels.Par ailleurs, la personne «hémisphère droit» montre une faculté d'élocution fortement diminuée.Elle ne comprend plus les mots désignant des concepts abstraits, mais elle manifeste par contre une amélioration sélective importante de tout ce qui se rapporte à la perception des images tout en montrant un comportement général soutenu par un tonus émotionnel négatif.Ayant sommairement illustré la structure psychique totalement différente et les principales caractéristiques des activités propres des deux hémisphères d'une même personne, on peut dire que l'asymétrie du cerveau humain fonctionne selon le principe qui veut que l'hémisphère gauche dirige la pensée logique et abstraite alors que l'hémisphère droit gouverne la pensée concrète et l'imagerie mentale.Donc: l'hémisphère gauche, c'est le penseur; l'hémisphère droit, c'est l'artiste! (J.R.) AU SECOURS DU LAC KAROUN Il existe en Égypte un lac de 240 kilomètres carrés qui git au fond d'une grande vallée, à 44 mètres sous le niveau de la mer.L'histoire de ce lac se perd dans la nuit des temps.Les anciens Égyptiens lui avaient adjoint un canal par lequel ils dérivaient les eaux de crue du Nil.Cette véritable mer d'eau douce offrait chasse, pêche et verdure aux habitants de ses rives.Vers 1800 avant notre ère, Amménémès III ordonna de grands travaux pour assécher le lac, appelé alors Moéris, irriguer la vallée et l'utiliser pour l'agriculture.Eut-il le succès escompté?En tout cas, vers 250 av.J.-C., Ptolémée 11 Philadelphe fit des travaux qui ramenèrent le lac à des proportions proches de celles que nous lui connaissons maintenant.Mais voici que depuis le début du siècle, le lac, maintenant appellé Karoun, voit sa salinité s'accroftre annuellement de 0,4 partie pour mille.Il apparaft que les eaux de drainage y apportent annuellement près d'un demi-million de tonnes de sels minéraux.Cette eau, saline à un pour mille s'évapore ensuite à un taux équivalent à 1,9 mètre par année.Le sel, lui, reste et la salinité du lac a maintenant atteint 32 parties pour mille.Les espèces de poissons d'eau douce qui habitaient autrefois le lac ont maintenant été remplacées par des espèces marines dominées par la sole.Mais au rythme où vont les choses la salinité atteindrait 60 parties pour mille avant l'an 2040 et les pêcheries, même marines, sont directement menacées.La situation semblait désespérée quand une solution a été proposée par le docteur Admin Mishel, égyptien d'origine travaillant à l'Institut Bedford.Il s'agirait d'isoler et d'assécher les haut-fonds du lac grâce à des digues judicieusement disposées.Le lac perdrait 6 pour cent de sa superficie et réduirait d'autant ses pertes par évaporation tandis que les arrivées d'eau fraîche se maintiendraient à leur niveau actuel.De cette façon, le rythme de détérioration du lac serait de beaucoup diminué.Il faut renoncer à raccorder le lac au Nil car le Nil ayant changé de cours depuis l'Antiquité, la tâche serait trop coûteuse.Le docteur Mishel croit cependant qu'il serait facile de réduire la salinité du lac une fois les digues construites.Il suffirait de laisser une partie des eaux salines s'échapper par les digues et s'assécher.On débarrasserait ainsi le lac d'autant de sel dissous Les eaux de drainage ne sont salines qu'à un pour mille et, à la longue, les eaux du lac Karoun, présentement saumâtres, recouvreraient leur fraîcheur de naguère.(L.B.) TELE SOUS L’E4U Les ondes électromagnétiques ne voyagent pas sous l'eau.Défait gêne sensiblement les communications sous-marines.En plongée prolongée, les sous-marins doivent couper tout contact avec la terre ferme, ce qui rend difficile les appels de détresse.Le problème se pose aussi pour les plongeurs équipés de caméras de télévision.Ils doivent accepter l'inconvénient de tramer dans leurs explorations de longs câbles les reliant à l'équipement électronique de surface.sans mentionner le fait que cela limite d'autant leur champ d'action! 42 Mais les ondes élastiques, les ondes sonores par exemple, voyagent très bien dans l'eau.Qu'il suffise de penser à la longue portée des «sonars» utilisés par les navires et sous-marins.L'idée est donc venue à de nombreux chercheurs d'utiliser ces ondes élastiques pour transmettre des signaux à très haute fréquence et nécessitant une très haute fidélité.Les images TV par exemple.On comprendra toutefois que le dispositif d'émission, aux fréquences utilisées par la télévision, doit être passablement plus sophistiqué que la simple membrane qu'on utilise dans le téléphone ou le haut-parleur, ne serait-ce que parce qu'il est soumis à de fortes pressions sous-marines.En 1972, le laboratoire des gaz ionisés de l'Institut national français des sciences et techniques nucléaires, à Saclay, non loin de Paris, se mettait à l'étude d'un dispositif, baptisé ionophone.Grosso modo, il s'agit d'une petite bouteille de matière réfractaire, remplie de gaz, comprenant en son axe une tige métallique utilisée comme électrode, sa paroi latérale étant aussi une électrode.En faisant circuler un courant à très haute tension à travers le gaz, celui-ci se trouve ionisé et brusquement échauffé.Les moindres fluctuations de tension sont reproduites sous forme de fluctuations de température, qui deviennent elles-mêmes des fluctuations de pression, à l'extérieur de la cellule.Les premiers essais, en 1974, n'avaient permis une transmission que sur 400 mètres environ.Cet hiver, diverses améliorations apportées au prototype de l'ionophone (utilisation de l'hélium comme gaz de remplissage, augmentation de la pression initiale du gaz) ont permis d'augmenter la puissance de l'émission, et d'atteindre une reproduction fiable à 1 200 mètres.En travaillant sur la configuration spatiale de la cellule, ainsi que sur sa configuration électronique, et avec d'autres améliorations dans le type de gaz (un mélange?) ou sa pression initiale, les chercheurs espèrent franchir cet été la barrière des deux kilomètres.Ce n'est pas encore énorme, certes.mais c'est beaucoup plus que la distance parcourue par le premier message téléphonique de Graham Bell! (P.S.) LE SOLEIL AMI OU ENNEMI ?À 1 50 millions de kilomètres de la Terre, le bon vieux Soleil, source de lumière, est le siège de réactions de fusion qui transforment, à chaque seconde, 564 millions de tonnes d'hydrogène en 560 millions de tonnes d'hélium.Les 4 millions de tonnes de matière qui disparaissent par seconde se transforment en rayonnements électromagnétiques allant des rayons X aux ondes radio en passant par l'ultraviolet (UV), le spectre visible et l'infrarouge (IR).Les longueurs d'onde de ces rayonnements varient entre un nanomètre (ou lO"9 mètre) et 550 mètres.La majeure partie de ces rayons sont ou déviés par le champ magnétique terrestre ou arrêtés par l'atmosphère.De plus.toutes les ondes très énergétiques d'une longueur inférieure à 290 nm sont totalement captées par la ceinture d'ozone qui s'étend autour de la terre à 25 km d'altitude.Vu que le rayonnement ainsi intercepté est le plus dangereux pour l'homme, on comprend l'importance de cette couche d'ozone protectrice.Or, l'oxyde d'azote dégagé par les avions supersoniques et les fréons provenant des bombes aérosols détruisent l'ozone.Ainsi a-t-on calculé qu'en l'an 2000 déjà 9 pour cent de l'ozone auront été détruits! Si cet «empoisonnement» de la haute atmosphère n'est pas arrêté à temps par des mesures appropriées, la vie sur terre sera gravement compromise dès le milieu du 21ème siècle.Conseil des sciences du Canada uu Le Conseil des sciences du Canada annonce la parution de Le Cahier no 11 de Perceptions étudie le vieillissement de la population canadienne.Le Canada est devenu un pays «âgé» en 1971, lorsque plus de 8 pour cent de sa population ont dépassé l'âge de 65 ans.En l'an 2001, plus de 12 pour cent de la population canadienne pourrait être âgée de 65 ans ou davantage.Le Cahier no II de Perceptions décrit les répercussions sociales, politiques et économiques du vieillissement progressif de la population.L'évolution de la pyramide des âges au Canada a d'importantes répercussions pour la technologie et la politique générale.Il faudra que nous nous efforcions d'en maintenir la souplesse pour que les besoins des vieillards soient satisfaits à l'avenir.Perceptions II souligne que le sujet de la mort sera plus tard abordé comme celui de l'avortement aujourd'hui.Il faudra qu'on puisse en discuter sans malaise, et que l'élaboration des lignes de conduite en tienne compte, comme nous avons dû le faire pour les questions de sexualité.Prix: Canada $ 5.25 Autres pays $ 6.30 Librairies du Gouvernement du Canada juillet 1976/ QUÉBEC SCIENC: [{8ECSCI La lumière qui atteint finalement la surface de la terre est composée de près de 50 pour cent d'ondes du spectre visible, d'environ autant d'ondes IR et de seulement un pour cent d'ondes UV.Dans cette dernière fraction, on distingue deux niveaux énergétiques, les ondes UVA (de 320 à 400 nm) et les ondes UVB (de 290 à 320 nm), tandis que les ondes UVC, les plus pénétrantes (longueur d'onde inférieure à 290 nm), sont complètement éliminées par la couche d'ozone.Ce sont les ondes UVB qui «brûlent» la peau exposée au soleil, alors que les ondes UVA, considérées comme inoffensives jusqu'à tout tait, récemment, prédisposent la peau ||j« aux brûlures selon un mécanisme que l'on commence seulement à comprendre.Les rayons UV sont en bonne partie réfléchis sur la peau nue, mais certains d'entre eux pénètrent jusqu'à un millimètre de profondeur pour y détériorer les cellules de l'épiderme et de la couche supérieure du derme.Cette dangereuse agression est combattue par un phénomène naturel de protection, à savoir la pigmentation de la peau qui caractérise les races humaines après des millions d'années d'évolution, d'adaptation et de sélection naturelle.Ce mécanisme fonctionne très bien chez les races noires, rouges et jaunes, mais il est beaucoup moins efficace chez la race blanche.Les peaux blanches laissent pénétrer de 15 à 25 pour cent des rayons UVB, alors que chez les Noirs seulement 7 pour cent atteignent la couche basale , I ^ A v * ,-J 4""'' /*¦»+ + /¦“» ir /-\ -4" \ + I /—» K”k Nés le particulier, r: depuis:./ pte ]=î( de l'épiderme.Cette protection chez la race noire est due à la présence d'un pigment noir, la mélanine, qui se concentre dans les cellules superficielles de la peau.L'œuvre de l'évolution étant très lente, le mécanisme génétique de protection ne joue pas du tout lorsque des individus ou des populations nordiques émigrent vers les pays chauds, et encore moins lorsque les Canadiens quittent leurs arpents de neige pour se faire bronzer la peau en Floride après seulement trois heures de vol.Le fait est que les peuples nordiques d'origine celte, à peau très blanche, aux yeux bleus et aux cheveux blonds ou roux, synthétisent une mélanine rouge qui n'arrête pas les rayons UV; c'est aussi chez eux que l'on constate le risque le plus élevé de graves brûlures par le soleil et. Mpou isflu'àtou partant, de l'apparition du 9itlap?i nélanome ou cancer de la peau, («taw 3hez les femmes blanches en ulment; particulier, la proportion de nélanomes n'a cessé de croftre fepuis qu'elles exposent à la plage de 50 à .100 pour cent le leur épiderme.intone peauM, eu* met de denne.sionest à save aimai nies tè ti« Tuiles et icottp Hue dire des cosmétiques de protection solaire offerts dans le pommerce?La plupart sont nefficaces; très peu contiennent jn filtre artificiel qui protège /raiment la peau grâce à la préation in situ d'un filtre paturel.Depuis que les derma-aologues comprennent le mécanis-ne du bronzage, on peut :ependant espérer que la lynthèse chimique produira pientôt des préparations ; jarantissam une protection îfficace contre les accidents ausés par les coups de soleil.due ({dir .lenco1® ’jdieos dpiit'ï" laP^' mtt'DS, -ort heureusement, la lumière p'est pas seulement nocive.Elle produit beaucoup d'autres effets ;ur et dans le corps humain dont lusieurs sont physiologique-Tient bienfaisants et nécessaires.Puisque la vie a évolué sous 'influence de la lumière solaire, I n'est pas étonnant, selon Richard J.Wurtman, que la physiologie des animaux et de 'homme réagisse en fonction des paractéristiques spectrales des 'adiations solaires et de leurs /ariations diurnes et saisonnières.si l'exposition du corps à 'ardeur du soleil entrame les néfastes conséquences que l'on ponnaft (rougeur, fièvre, cloques, desquamation, voire le cancer), e provoque néanmoins une .abondante réserve de vitamine D stc'c.;e qui est essentielle pour régler le métabolisme du calcium.C'est pourquoi un enfant noir, : iransplanté d'Afrique en Scandi-navie, ne synthétise pas assez de /itamine D en hiver et finit par i?- s :aire du rachitisme, faute de :ixation convenable du calcium.On ne connaft pas encore tous les phénomènes synchronisés déclenchés de façon rythmique par la position spectrale ou l'intensité des ondes photoniques, ni le mécanisme précis de leur action sur le corps humain.On croit cependan t que les effets diurnes sont indirectement provoqués dans l'œil par des photorécepteurs, mais pas nécessairement ceux qui interviennent dans la vision.De toute façon, cette perception se transmet au cerveau et aux organes neuro-endocriniens et, dès lors, elle influence plusieurs rythmes physiologiques importants.C'est le cas de la synthèse de la mélatonine —une hormone— qui, réglée par la lumière, agit sur la glande pituitaire et joue un rôle dans la maturation et l'activité cyclique des glandes sexuelles femelles.C'est aussi le cas de la température du sang qui passe par un maximum dans l'après-midi, de la teneur du sang et du sérum en certaines substances, maximale au cours de la nuit, de la secrétion urinaire en cortico-stéroides, en magnésium et calcium, maximale le matin, en sodium et potassium, à l'heure du midi, en catécholamine, dans l'après-midi, et en phosphates, en soirée.Il y a enfin toute une thérapeutique, déjà implantée avec succès, basée sur l'irradiation du corps par des sources lumineuses artificielles, d'intensité et de position spectrale données.Il ne reste qu'à se demander si l'arsenal pharmaceutique offrira un jour une pilule anti-soleil pour les amateurs de vie au grand air ou à la plage et une pilule soleil pour les traitements thérapeutiques.(J.R.) Au niveau des études collégiales et universitaires GEOLOGIE GENERALE Terre Lune Planètes André Cailleux Professeur à la Sorbonne et à l’Université Laval 346 pages cartes diagrammes index $15.00 A NOTER: 72 textes illustrations références concernant le sol canadien particulièrement le Québec Une co-édition Masson (Paris) et Fides (Montréal) 1976 en vente dans toute librairie et à 235 est, boulevard Dorchester, MONTRÉAL 861-9621 ENTRE LE TROTTOIR ET LARUE Peut-on canaliser des centaines d'actions morcelées et de perceptions partielles vers des objectifs d'actions globales et bien articulées?C'est l'interrogation qui reste, à la fin des États généraux de l'Environnement, tenus à Montréal à la mi-mai, grâce à l'initiative du Regroupement québécois pour l'environnement (R.Q.P.E.).L'objectif de synthèse des problèmes écologiques québécois, préconisé par les organisateurs, ne semble pas avoir été atteint à l'occasion de cette première rencontre des citoyens et des groupes préoccupés des questions d'environnement.Trop généraux, peut-être, ces objectifs ont donné lieu à des propositions tout aussi générales visant l'amélioration de la qualité de vie, sans présenter des solutions précises au niveau de l'action.La critique de la société québécoise et les positions adoptées par les participants des États généraux ne débouchent pas encore sur des avenues concrètes de transformation sociale.Des 700 organismes invités à participer à ces premières assises, seulement 50 ont répondu, dont plusieurs organismes préoccupés de l'éducation des enfants au goût de la nature.On est encore loin d'une entreprise collective, d'un regroupement des mouvements de base en vue de pressions concertées et de revendications concrètes auprès des gouvernants et des industriels.L'apport le plus remarqué fut sans doute celui du groupement montréalais des adeptes du cyclisme, «le Monde à Bicyclette».Par une présentation brève et très claire, les membres de ce groupe.ont fait comprendre les problèmes des déplacements humains dans la ville de Montréal et les impératifs d'une vie urbaine organisée pour le citoyen, et non pour l'automobile.Les conflits brûlants à ce chapitre, et les pressions 44 juillet 1976 / QUÉBEC SCIENC pCS® ” ' ~v '¦!.T''y’.1'' ^i^jSp3B8fe entreprises auprès des autorités municipales ont aussi été expliqués par les témoignages de Montréalais engagés dans la lutte pour l'obtention d'espaces de vie, plutôt que d'espaces de stationnement.Des rues pour jouer, pour flâner.Des quartiers pour résider, pour jaser.Des pistes pour se déplacer à bicyclette.Voilà ce que réclament les cyclistes.Et tout ça sans risquer de se faire happer par des bolides trop rapides, de se faire asphyxier par des véhicules trop polluants.Ces défenseurs du transport écologique dépassent d'ailleurs le cadre d'échanges entre groupes sensibilisés à l'environnement.Ils ont fait connaftre à tous leurs revendications lors de la journée mondiale de la bicyclette, au début de juin.Plus de huit mille fervents du cyclisme ou du cyclotourisme ont sorti leur vélo pour circuler dans les rues de Montréal.L'occupation massive de voies de circulation n'est-elle pas une façon très concrète de descendre dans la rue et de réclamer ses droits à la qualité de vie en ville?C'est une démarche qui doit orienter les futurs États généraux de l'Environnement, pour en faire une occasion d'intervention, en même temps qu'une rencontre de réflexion.Sans quoi, les gens et les organismes actifs risquent de ne jamais se faire entendre.( A.D.) Il est facile d'expliquer, a posteriori, les causes des événements passés.Dans sa première partie, cet ouvrage se borne à exposer clairement la situation présente et à démontrer pourquoi les consommations de la dernière décennie nous ont conduits à la situation présente.La seconde partie étudie complètement, et en toute indépendance, les «énergies pour demain».Elle en indique les possibilités et les limites.Elle précise quand et à quel prix elles pourront devenir opérationnelles.Chacun y trouve les réponses aux multiples questions que l’on se pose à leur sujet.Bon décommandé Veuillez expédier a: à découper et à retourner à: NOM.somabec 2475, Sylva Clapin Case postale 295 St-Hyacinthe, Que.J2S 5T5 ADRESSE.CODE POSTAL.exemplaires de ÉNERGIES POUR AUJOURD'HUI ET DEMAIN à $10.90 chacun Ci-joint mon règlement O par chèque CH par mandat QUAND LA PAILLE EST RARE.Un entrepôt, voire une étable, peuvent constituer des lieux de découvertes fort intéressantes.Il a suffi qu'un agriculteur et un chiffonnier se rencontrent pour que soit inventé un nouveau moyen de recycler le papier journal.C'est ainsi qu'une firme de recyclage a proposé aux agriculteurs des ballots de papier déchiqueté, pour remplacer comme litière des bovins, les balles de paille ou les poches de sciure de bois.Cette fonction nouvelle du papier, usé par la lecture, offre un débouché aux récupérateurs, rentabilisant d'autant l'opération du ramassage dans les périodes creuses, ces périodes où les fabricants de papier ferment leurs portes à l'usagé.La litière de papier journal semble convenir aux bovins qui, comme dans le cas de la paille, mangent de 5 à 10 pour cent de leur litière.Ce goût bizarre n'était pas sans inquiéter les agriculteurs.Agriculture Canada a par conséquent été amené à étudier les caractéristiques de cet aliment, pour déceler les dangers du côté des animaux ou des humains qui les mangent.Première constatation: le papier est digestible! Les bovins assimilent jusqu'à 30 pour cent du papier consommé.C'est donc Rien ne se perd Plutôt que de diriger les vieux journaux vers l'incinérateur, on pourrait te déchiqueter et l'utiliser comme litière pour les bovins.Reste à déterminer ta toxicité des produits qui servent à l'imprimer.«N dire que le papier journal est introduit dans la chafne alimentaire et qu'il a toutes les chances d'arriver sur la table sous forme de viande ou de lait.De là, la nécessité d'analyser les journaux non pas avec une loupe, mais avec des éprouvettes.Les encres et les colles, introduits par l'impression peuvent, elles, nuire à la qualité du papier à mâcher.Scn'r pic:.-' reii'L: : ¦ te ;:; IL.-'-" SE"': iir; :: ; fSE";": Un chercheur d'Agriculture Canada, M.Louis Laflamme, spécialiste en nutrition animale, a effectué les analyses d'échantillons de papier-litière.Selon ce chercheur, le papier, à la sortie du moulin, est un sous-produit du bois complètement inoffensif.Les procédés subséquents de transformation et d'impression altèrent sa composition.Plus on s'éloigne de l'état brut, plus le produit risque d'être nocif.Ainsi, les papiers glacés de couleur, utilisés dans certaines, revues (la nôtre!) sont plus toxiques, à cause d'une grande proportion de plomb.Notre magazine est de ce fait indigeste pour les bovins.Raison de plus pour le conserver! Dans le cas du papier journal, les analyses démontrent une concentration de cinq parties par million de plomb, provenant des plaques d'impression.Le chercheur affirme qu'une si faible concentration est sans danger, tant pour les bovins que pour les consommateurs de bovins.Imprimés surtout en noir, on décèle très peu de colorants chimiques qui pourraient présenter un risque.A Agriculture Canada, on travaille présentement à définir la composition des papiers et des encres.On espère, après ces tests, dresser la liste des papiers et journaux non recommandables comme litière.C'est l'annonce d'une nouvelle «censure», non plus du contenu mais du contenant.Il n'est pas si loin le moment où certains adeptes de lecture, préoccupés des problèmes de pollution, choisiront les revues et journaux affichant l'étiquette: «Peut être consommé sans danger»! (A.D.) 45 ®csci;:j| UÉBEC SCIENCE / juillet 1976 E malesi 'ns toutes les la telle ittes.Les iliinluits it, elles, LES AEROSOLS PLAIDENT «NON COUPABLES » ài certains fluorocarbures qui ntrent dans la fabrication des produits en aérosols ont déjà été étirés de la circulation ommerciale pour leur effet oxique, sur les enfants lotamment, il existe un vaste mouvement, dans les milieux icientifiques, pour que cette nterdiction soit étendue îgalement aux fluorocarbones non toxiques, à cause du rôle qu'ils joueraient dans la destruction de l'ozone.La théorie veut en effet que ces produits, dont la durée de vie dans l'atmosphère serait infinie, finissent par surcharger non seulement l'air que nous respirons, mais aussi les couches canadair Un des accusés \Outre les fluorocarbures, contenus dans les aérosols, les vols supersoniques sont aussi accusés de participer à la destruction de l'ozone en oroduisant des oxydes d'azote.supérieures (la stratosphère).Ils entreraient alors dans une réaction, fort bien connue en laboratoire, avec l'acide chlorydrique, libérant de l'oxyde de chlore, lequel deviendrait un véritable «mangeur d'ozone».L'ozone, molécule d'oxygène tri-atomique (O3), est constamment créé, en haute atmosphère, par l'absorption du rayonnement ultraviolet (longueur d'onde inférieure à 242 nanomètres) par l'oxygène.Il est par la suite disloqué, une fois de plus, par l'absorption de rayons ultraviolets (entre 240 et 300 nanomètres).La combinaison perpétuelle de ces deux réactions entraîne l'existence d'une quantité à peu près stable d'ozone dans la stratosphère, contribue en outre à la libération de chaleur essentielle à l'équilibre thermique de la planète, et filtre enfin les rayons ultraviolets qui seraient autrement source de cécité, de cancers, ou d'autres perturbations majeures dans toutes les molécules organiques.Mais un mystère a toujours entouré l'existence de cette «couche protectrice» d'ozone.On connaft fort bien les paramètres des réactions impliquées, mais la concentration d'ozone n'atteint que la moitié de celle que la théorie annonce.Il a donc fallu chercher des «coupables», c'est-à-dire des interférences chimiques qui expliqueraient cette destruction perpétuelle de la moitié de l'ozone produit.Les premiers coupables identifiés furent les oxydes d'azote (NO et NO2) qui avaient la dangereuse propriété de demeurer inchangés, dans la réaction entraînant la disparition de l'ozone (NO + 03= NO2, puis NO2 + O = NO + 02).Mais après avoir évalué la quantité d'oxydes d'azote nécessaires à la destruction de la moitié de l'ozone produit, il a bien fallu admettre qu'on était loin, pour l'instant, de faire le compte.On proposa aussi, comme autre mécanisme coupable, l'oxyde de chlore, selon une réaction semblable à celle suggérée pour l'azote.Bien qu'il ne s'agisse que l'hypothèses, elles avaient de quoi inquiéter sérieusement.Les vols supersoniques dans la stratosphère, ainsi que les explosions nucléaires, multiplieront considérablement, au cours des prochaines années, la concentration d'oxydes d'azote.Or, les contenants aérosols avaient sensiblement le même effet, à long terme, pour la concentration d'oxydes de chlore.Le 12 mai dernier, je Conseil américain des sciences atmosphériques, organisme de recherche financé par les compagnies œuvrant dans la production ou la vente de ces fluorocarbures, convoquait une conférence de presse pour faire état de nouvelles découvertes (non encore publiées, au moment d'aller sous presse) obtenues par un chercheur américain du Centre national de recherche atmosphérique, A.L.Lazrus.Selon ces données, il existerait dans la stratosphère une quantité «étonnante» de nitrate de chlore, «qui enlèverait non seulement le chlore de la réaction en chaîne épuisant l'ozone, mais aussi les oxydes d'azote, autres destructeurs possibles de l'ozone», affirme le Dr James Lodge, qui se faisait à cette occasion le porte-parole des industries concernées.Le Dr Lodge ajoute que les calculs retenus par les adversaires des aérosols, à l'effet que la quantité d'ozone serait réduite de 9 pour cent d'ici la fin du siècle, même en supposant que la consommation des aérosols n'augmente pratiquement pas, reposent sur une hypothèse selon laquelle les fluorocarbones sont «indestructibles».Or, toujours selon le Dr Lodge, rien ne permet d'affirmer pareille chose.Et si l'on suppose plutôt une durée de vie limitée, vingt ans par exemple, on diminue déjà de.75 pour cent les hypothèses.Si l'on ajoute la nouvelle découverte concernant la formation de nitrate de chlore, c'est un autre 80 à 90 pour cent des hypothèses «pessimistes» qui partiraient en fumée, ce qui signifierait que la consommation actuelle d'aérosols n'aurait un effet destructeur que sur 0,25 pour cent de l'actuelle couche d'ozone.perte qui serait plus que largement compensée par une diminution de l'impact négatif des oxydes d'azote.Les compagnies n'osent pas encore pousser le plaidoyer jusqu'à affirmer que l'effet des fluorocarbures serait même positif, mais pour l'instant, elles plaident «non coupables».La parole est maintenant aux détracteurs des aérpsols. 46 DANS LES ABÎMES DE LA TERRE par Michel Siffre, Flammarion, Paris, 1975, 302 pages, $16.95 S'appuyant sur sa double vocation de géologue et de spéléologue, Michel Siffre nous présente le récit passionnant de ses explorations de gouffres, en insistant sur les conséquences du confinement humain dans les domaines du rythme biologique, du temps psychologique et du sommeil.Un séjour de 205 jours dans «Midnight Cave» au Texas constitue à lui seul tout un exploit d'endurance, de volonté et de solitude pour une équipe de jeunes scientifiques.Dans ce laboratoire souterrain, ils ont procédé à des expériences dans les domaines de biologie, nutrition, psychologie et thérapeutique.Le spéléologue classique —coureur de grottes— devient aujourd'hui un véritable spéléo-naute.L'ouvrage est complété par une bonne bibliographie; il est par ailleurs richement illustré de cartes, graphiques et photographies qui font de ce manuel presqu'une œuvre d'art.APPRENTISSAGE INDIVIDUALISÉ DE LA BIOLOGIE AU SECONDAIRE par Paul Darveau, en collaboration avec Laurent Banville, Fernand Cartier et Diane Darveau, Centrale de l'Enseignement du Québec, 1976, $10.00 L'ouvrage comprend trois parties: 1.un cahier de l'étudiant (370 pages), divisé en 10 chapitres construits d'après les programmes généraux du ministère de l'Éducation du Québec, chaque chapitre comptant plusieurs modules qui englobent les objectifs de performance, les éléments didactiques, les éléments de synthèse et un post-test pour l'évaluation du progrès de l'étudiant; 2.un guide méthodologique (81 pages) pour le professeur; 3.un fascicule (24 pages) décrivant les méthodes expérimentales au laboratoire de biologie associées aux modules du cahier de l'étudiant.LA RURBANISATION OU LA VILLE ÉPARPILLÉE par G.Bauer et J.M.Roux, Le Seuil, Paris, 1976, 192 pages, $10.85 Qui, dans les derniers mois, a parcouru routes et rangs pour dénicher un refuge à la campagne a probablement été frappé par la présence de nombreux citadins ruraux, déjà libérés des inconvénients de la ville.Autour des grandes cités, que ce soit Québec ou Montréal, des urbains à la recherche de la tranquilité et de la nature sont installés partout où c'est possible, à G.Bauer/J.-M.Roux La rurbanisation ou la ville éparpillée aux Éd irions du Seuil, Paris des distances atteignant parfois les 60 kilomètres! Ces nouveaux occupants des espaces ruraux, les «rurbains» continuent toutefois leurs activités de ville et dépendent d'elle pour leur subsistance.La rurbanisation, l'occupation progressive des campagnes ou des banlieues éloignées des villes, se fait de façon anarchique et désordonnée.Le phénomène échappe aux vues des planificateurs du territoire qui ne semblent pas vouloir en tenir compte, ou même en tirer avantage pour certaines fonctions complémentaires des régions péri-urbaines.Pourtant, savamment organisé, ce processus de décentralisation résidentielle pourrait contribuer à régler certains aspects de la crise de croissance des grandes villes.Comprendre ce processus pour mieux en cerner les avantages et les inconvénients, c'est précisément l'objectif des deux auteurs d'un livre sur la rurbanisation.Préoccupés du développement du territoire, un architecte-urbaniste et un agronome-économiste ont tenté de faire déboucher leur analyse sur des propositions concrètes qui permettraient, tout en préservant notre patrimoine villageois et nos paysages de promouvoir hors des agglomérations à forte densité une nouvelle qualité de vie.Cet essai descriptif d'un aspect des interactions ville-campagne et l'analyse qui s'ensuit, souffrent parfois d'une vue partielle, européenne, d'un mouvement démographique qui a ses origines sur le continent américain.Les propositions présentent, pour cette raison, des lacunes du point de vue de leur applicabilité dans nos régions.Néanmoins, si l'on s'intéresse aux politiques d'utilisation du sol, et si l'on veut lire une explication de l'évasion des villes par des citoyens insatisfaits, les quelques pages de cette interprétation de la rurbanisation peuvent apporter des indications pour mieux comprendre le rôle des différents acteurs de cette migration vers les campagnes: promoteurs, constructeurs, édiles municipaux, planificateurs et, bien sûr, consommateurs.LES ORIGINES DE LA VIE par Leslie E.Orgel, Les Éditions Elsevier Séquoia, Paris et Bruxelles, 1975, 214 pages, $12.50 Ce livre de la collection «Elsevier Savoir» est l'œuvre magistrale d'un grand biologiste de l'Université de San Diego en Californie.juillet 1976 / QUÉBEC SCIENC! p :sci Il raconte dans une succession fort originale des chapitres et avec un langage scientifique simple, c'est-à-dire accessible aux universitaires en général et aux étudiants de tous niveaux —même non-biologistes et non-biochimistes de métier— l'histoire des origines de la vie sur notre planète.Formée il y a quatre milliards et demi d'année à partir d'un nuage de poussières et de gaz, l'atmosphère terrestre était réductrice; pendant plus d'un milliard et demi d'années, elle contenait principalement de l'eau, du méthane, de l'ammoniac et de l'hydrogène.C'est dans ces conditions que des organismes unicellulaires, semblables aux bactéries et aux algues, sont apparus sur la terre il y a environ trois milliards et demi d'années.Un milliard d'années était donc nécessaire pour préparer les premières manifestations de la vie dans les océans et les lacs de la terre primitive.ELSEVER SAVOIR les origines de In île E.L.Orgel EFFEI5 mi pjiG.Vîi SÜieitJ.L'auteur développe, étape par étape, les phénomènes purement chimiques qui ont précédé l'apparition des premiers organismes vivants, à savoir, la formation de molécules organiques simples dans l'atmosphère réductrice sous l'action de décharges électriques, de l'énergie ultraviolette solaire, d'ondes de choc et de la chaleur volcanique, créant ainsi dans un environnement liquide une sorte de «soupe» prébiotique où coexistaient les acides aminés, les sucres et les bases des acides nucléiques qui, tous, ont été récemment synthétisés en laboratoire dans les conditions qui ont pu exister alors sur la terre primitive.Il y eut ensuite concentration de la «soupe» et formation de polymères ressemblant aux protéines et aux acides nucléiques, suivie finalement de l'organisation biologique de ces molécules en organismes plus complexes et autoréplicatifs, sous la puissance évolutive de la sélection naturelle.Cette dernière phase est la seule qui attend encore une confirmation expérimentale, même si on connaft déjà les propriétés catalytiques des polypeptides et le mécanisme de l'apparition du code génétique qui dirige l'évolution des espèces.Les énormes progrès de l'astronomie, particulièrement de la radioastronomie, ont tout récemment étendu le cadre de nos connaissances sur les origines de la vie en apportant des preuves en faveur du processus de la synthèse prébiotique.La découverte d'acides aminés «terrestres» dans le météorite de Murchison, ainsi que la détection de petites molécules organiques —les mêmes qui se trouvent dans la îî’ssire irt ttsse 2UÉBEC SCIENCE / juillet 1976 ''tO^illill ttntjfn iblfi moii ilMsct oieseiiil et jyiow1 jell | l'appi"' «soupe» prébiotique— dans les nuages de poussières interstellaires, ont prouvé que des acides aminés sont formés en grande quantité dans et hors du système solaire, c'est-à-dire très loin de la terre.La probabilité de l'existence de formes quelconques de vie ailleurs dans l'univers est maintenant une quasi-certitude.La recherche de signes d'intelligence et le contact avec des civilisations extraterrestres apporteront une réponse définitive à ces questions passionnantes.EFFETS THERMIQUES DE LA CENTRALE GENTILLY I par G.Vaillancourt, R.Couture, E.Lacour-sière et J.Dubé, Les Presses de l'Université 3ll! j#11 du Québec, Montréal, 1976, 220 pages, $9.95 Parce que l'Hydro-Québec prépare, un peu en sourdine, mais sans perdre de temps, la «relève» nucléaire qui lui permettra de franchir les années 1985-1990, le débat sur l'effet thermique de la prolifération des centrales doit devenir un débat public.Les PUQ versent donc un élément au dossier.Le journaliste ou le politicien qui espérerait y trouver une réponse toute faite au débat «pour ou contre le nucléaire» risque toutefois de demeurer sur sa faim.La mise en marche plutôt lente de la première centrale nucléaire du réseau québécois, en 1972, puis son arrêt à la fin de cette année-là ont fourni des conditions pour savoir ce qui se passe liserplutôt la Recherche r'.nmmont ciii\/ro l’antix/ito Hoc émiinoi Comment suivre l'activité des équipes de recherche en toutes disciplines dans le monde entier?Comment être informé de ce qui se passe dans les laboratoires les plus réputés?Vous pouvez essayer de dépouiller la littérature spécialisée.Mais il paraît chaque année plus de deux millions et demi d'articles scientifiques originaux.Bien sûr, vous n'êtes pas obligé de les lire tous.Mais comment trier les plus importants ?Ecouter aux portes des laboratoires ?Ce n’est pas seulement une solution d'une éthique discutable : c'est une solution démodée et inefficace.Elle expose d'ailleurs les James Bond de la science à un lumbago permanent.Lire la recherche est beaucoup plus simple et beaucoup plus rentable.Parce que La Recherche est une revue interdisciplinaire : elle vous offre chaque mois une synthèse de tout ce qui se passe d'important sur tous les fronts de la recherche, de la biochimie à l'astrophysique.La Recherche est une revue internationale publiée en français.Ses articles sont écrits par des chercheurs du monde entier.Et lus dans le monde entier.offre spéciale pour les lecteurs de Québec Science * Je désire souscrire un abonnement d'un an (11 numéros) à La Recherche au tarif spécial de 20 dollars canadiens au lieu de 28 dollars.Pnom I adresse 'H I_____________________ à retourner accompagné I de votre paiement à I DIMEDIA 539, bd Lebeau I Ville St-Laurent P.Q.I H4N 1S2 offre réservée aux particuliers, à l'exclusion de toute collectivité.47 remarquables pour l'étude des effets progressifs sur la faune marine d'un échauffement de l'eau (jusqu'à 10 degrés Celsius en certains endroits, lorsque le réacteur atteint sa pleine puissance), puis du rythme de repeuplement (anormalement lent) de certaines espèces disparues en des endroits spécifiques.Le rapport ne permet guère de conclure car, si l'on se fie aux résultats d'une si courte recherche (un an environ), les effets semblent se limiter à une zone restreinte autour du canal de rejet de l'eau chaude.Reste à savoir si le mélange des eaux, dès qu'on s'éloigne du site, permet de compenser les effets négatifs, voire même si, à long terme, un échauffement du fleuve n'aurait pas, comme certains l'affirment, d'autres effets positifs.Une pièce au dossier, donc, qu'il faudra encore compléter, et le plus rapidement possible, si on ne veut pas que le Québec s'engage à l'aveuglette dans une voie irréversible.ESSAI SUR LA PSYCHOLOGIE DE L'INVENTION DANS LE DOMAINE MATHÉMATIQUE par Jacques Hadamard, Gauthier-Villars, Éditeurs, Paris, 1975, 135 pages, $8.50 L'auteur, mort presque centenaire en 1963, est bien connu pour ses recherches en mathématiques.Dans son célèbre «Essai sur la psychologie de l'invention», il a fait une analyse des mécanismes de la création mathématique; ce grand créateur de notre temps y avait livré ses réflexions sur l'invention scientifique dans sa discipline.La présente publication, dans la collection «Discours de la méthode» est une réédition posthume de cet ouvrage.LE STRESS DE LA VIE Méthode taciepoK’secomert»' au système métrique INITIATION AU SYSTEME METRIQUE Louis Stanké QuHOMh* par Hans Selye, Les Éditions Gallimard-Lacombe, Paris et Montréal, 1975, 425 pages, $12.50 C'est une nouvelle édition, mise à jour, de la première traduction française (1962) du titre original «The Stress of Life» publié par McGraw Hill en 1956.Qui ne connaft pas le chercheur infatigable de l'Université de Montréal et son œuvre sur le stress auquel son nom restera à tout jamais attaché dans les annales de la science? 48 juillet 1976 / QUÉBEC SCIENCE Vu qu'il s'agit d'une deuxième édition, la nouvelle recension d'un ouvrage déjà très connu semble superflue.Disons simplement que l'auteur a voulu apporter au grand public une information de première main sur les aspects médicaux du stress chez l'homme en santé et chez le malade.Avec une clarté surprenante, le créateur de ce concept livre au profane une explication de ses observations et découvertes aussi remarquables que bouleversantes.LA POPULATION MONDIALE par Jean-Marie Poursin, Le Seuil, Paris, 1975, 252 pages, $3.95 Voilà une intéressante étude démographique, historique et socio-politique de la population du globe.Quatre milliards aujourd'hui, sept en l'an 2000 et entre 12 et 15 milliards en 2075, à moins qu'il y ait destruction d'une partie de l'humanité par des guerres ou d'autres catastrophes.Le grand problème est de savoir si les ressources économiques, alimentaires avant tout, se développeront au même rythme.On peut en douter.La seule production agricole ne pourra tenir le coup à cause de l'urbanisation effrénée qui diminue rapidement les superficies agraires encore disponibles.Dès maintenant il faut penser à des nouvelles sources de production accélérée: la mer?la culture de protéines à l'aide de micro-organismes?la synthèse chimique?La situation paraft grave, car c'est surtout dans les pays pauvres où l'explosion démographique se maintient alors que les pays industrialisés s'approchent de la croissance zéro.Mais la répartition inégale de la pauvreté et de la richesse ne règle pas le problème pour autant.Bien au contraire.Stabiliser les populations, améliorer le cadre écologique de l'homme, distribuer avec justice les ressources naturelles et alimentaires, voilà les principaux points d'une politique socio-économique à l'échelle mondiale.INITIATION AU SYSTEME MÉTRIQUE HffllSSELYE Œ STRESS DELAVE par Louis Stanké, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 1976, 248 pages, $5.00 Parmi la moisson de livres et de brochures récemment parus sur le sujet, l'ouvrage de Stanké est un des plus complets; il est remarquable par la clarté du texte, l'arrangement des tableaux de comparaison et de conversion, l'originalité des nombreux dessins et le large éventail d'exemples qui illustrent l'application pratique du système métrique allant du poids moyen d'un nouveau-né aux dimensions d'une patinoire de hockey.Les six premiers chapitres sont consacrés aux mesures de longueur, de surface, de volume, de capacité, de poids et de température, puis dans une deuxième partie, on trouve les applications tirées de tous les domaines de l'activité quotidienne, en particulier: la cuisine, l'habillement, la météorologie, la mécanique et les sports.L'ouvrage se termine par un lexique de définitions des unités métriques de base et un lexique des principaux termes français-anglais qui s'y rapportent.COMMENT FAIRE UNE RECHERCHE?par Thérèse Fabi, Les Éditions Fides, Montréal, 1975, 127 pages, $3.95 Ce livre n'est pas un guide de recherche originale telle qu'effectuée à l'université par les étudiants des 2e et 3e cycles, mais un manuel donnant des renseignements fort utiles aux étudiants du secondaire pour l'élaboration et la présentation des problèmes de recherche comme on les pose couramment à ce niveau.Il montre à l'étudiant où il peut trouver les renseignements de base et comment il doit rédiger un rapport de recherche.On y trouve même un chapitre sur l'art d'écrire, c'est-à-dire la phrase, les propositions, les mots et les genres littéraires; l'ouvrage se termine par une liste partielle des bibliothèques étrangères, canadiennes et québécoises, ainsi que des ouvrages utiles au jeune chercheur.SCIENCE, TECHNIQUE ET CAPITAL par Benjamin Coriat, Le Seuil, Paris, 1976, 250 pages, $11.95 Cet ouvrage offre une étude critique du développement scientifique et technologique en fonction des régimes politiques.D'un côté, il y a l'approche capitaliste dont les concepts fondamentaux de production s'inspirent des thèses de Richta, du taylorisme, du fordisme, de l'organisation du travail technico-scientifique, de la machine et de l'automatisme.L'auteur étudie d'autre part les techniques, le travail des techniciens et le principe de la division du travail dans les usines et les «universités d'usines» dans la Chine d'après la révolution culturelle.Finalement, il analyse les analogies et les différences des deux-régimes, en établissant un nouveau rapport entre la formation technique et l'organisation du travail industriel.Le Japon.Gestion de l'espace et changement social Augustin Berque Flammarion, Paris, 1976, 344 pages, 25 dollars Les musées du Québec.I - Montréal et l'Ouest du Québec, Il - La Vieille Capitale et l'Est du Québec Guy Boulizon Fides, collection «Loisirs et culture», Montréal, 1976, 25 dollars Recherches d'un demi-siècle Louis de Broglie Éditions Albin Michel, Paris, 1976, 411 pages, 40.75 dollars L'accession à la souveraineté et le cas du Québec Jacques Brossard Les Presses de l'Université de Montréal, 1976, 800 pages, 8.25 dollars Le théâtre québécois, instrument de contestation sociale et politique Jacques Cotnam Fides, collection «Études littéraires», Montréal, 1976, 125 pages, 4.95 dollars Les centenaires des Andes David Davies Flammarion, Montréal, 1976, 242 pages, 8.95 dollars Principes et applications du droit minier des hydrocarbures J.Devaux-Charbonnel Éditions Technip, Paris, 1975, 262 pages, 19.25 dollars L'enfant-personnage et l'autorité dans la littérature enfantine Marielle Durand Leméac, Montréal, 1976, 347 pages, 9.95 dollars L'homme et les hommes Jean Hamburger Flammarion, Paris, 1976, 161 pages, 9.95 dollars Savoir revivre Jacques Massacrier Éditions J'ai lu, Paris, 1976, 191 pages, 2.90 dollars Les Oiseaux et le péril aviaire Raymond McNeil, Normand David, Pierre Mousseau Les Presses de l'Université de Montréal, collection «FZAIM», Montréal, 1976, 255 pages, 10 dollars Tous les espoirs de guérir, remèdes et méthodes d'aujourd'hui et de demain, tome I Jean Palaiseul Éditions J'ai lu, Paris, 1976, 315 pages, 2.90 dollars Au Québec une production Guides Bleus/N.M.I.L.Montréal, Hachette, Paris, 1976, 216 pages, 6.50 dollars Travaux de jeunes scientifiques—Expo-sciences 1975 publié par les expo-sciences du Québec et le Conseil de la jeunesse scientifique, Montréal, 1976, 220 pages, 2.50 dollars Québec science/juillet 1976 49 p« llèllin «l'Oyat ii itioO»& .HiiKsil, II* iduOiita iiM tontatiw Itoirt ip.SSS in lia slilWl» & 00 >««« slü**" °- .^ ^ , N^9 „ c.«" ^ Ç® cV^ .9 .^ ^S'fc Veuillez m'expédier.exemplaires de l'index du magazine QUÉBEC SCIENCE.Ci-inclus $.Nom.Adresse .Chèques et mandats à l'ordre de QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec, GIT 2R1, (418) 657-2426 JE M'ABONNE D Je m'abonne ?Je me réabonne A L'USAGE DU MAGAZINE i-1 1 1 an / 12 numéros)* au magazine QUÉBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) 30 nom 50 60 pronom 80 JL L_1 7 8 9 numéro ru»-* .«pp.irtemeni 28 J 1 1 1 u 1 1 ndat post durer vigueur jusqu'au 30 septembre £ii vrac QUÉBÉCOIS ÉDENTÉS C'est à 28 ans et demi, en moyenne, que les Québécois perdent complètement leurs dents.Nous ne disposons pas de statistiques mondiales sur la question, mais nous pouvons tout de même mentionner qu'en Grande-Bretagne, l'âge moyen d'édentement complet est de 40 ans.On peut néanmoins se consoler en pensant que, selon une étude menée par le département de stomatologie de la faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal, pour le compte de l'Office des professions, la qualité des soins offerts aux citoyens porteurs de dentiers est au moins comparable à celle qui prévaut dans les autres pays industrialisés.Nos denturologistes valent bien les autres et jouissent en plus des immenses avantages de recruter leurs clients plus tôt.et de les garder plus longtemps.SOUPIRS DE SOLEIL Si les terriens (et les Québécois en particulier) soupirent après le Soleil, il est maintenant prouvé que l'astre du jour soupire lui aussi (on ignore encore après quoi!).En fait, il serait plus juste de parler de pulsations que de soupirs.Ces pulsations ont une envergure approximative de 1 000 kilomètres, durent de 10 à 12 minutes et soulèvent la couverture atmosphérique complète du Soleil.La découverte —et c'en est une de taille— est attribuable à une équipe du Laboratoire de physique stellaire et planétaire du Centre d'études spatiales de Paris travaillant à partir de données transmises par le satellite américain OSO-8.En 1973, un chercheur américain participant à un vol scientifique à bord du Concorde lors d'une éclipse de Soleil, avait déjà détecté cette anomalie, sans disposer du temps nécessaire pour l'étudier.Le Concorde aura au moins servi à quelque chose.RALLIEMENT DES ASTRONOMES Tous les amateurs d'astronomie du Québec sont convoqués à Drummondville les 18, 19 et 20 de ce mois, au Collège Saint-Bernard (25, rue des Pères) où se tiendra le congrès annuel de l'Association des groupes d'astronomes amateurs du Québec.Campeurs et observateurs pourront bénéficier des équipements et du terrain de l'observatoire Cérès pour «observer» et «camper» gratuitement.Dire que les congrès d'un certain mouvement écologique se tiennent à l'hôtel Reine-Elizabeth.LA CIA ET QUÉBEC SCIENCE SONT D'ACCORD Selon un rapport rendu public le mois dernier par la Central Intelligence Agency (C.I.A.), le climat de la planète se refroidit à un point tel qu'il risque d'étendre la famine au monde entier, confirmant ainsi les conclusions auxquelles était parvenu 50 juillet 1976 / QUÉBEC SCIENC notre collaborateur Benoft Drolet dans un article paru dans Québec Science un an et demi plus tôt (vol.13, no 1, septembre 1974).L'article suggère aussi aux climatologues de trouver le plus tôt possible la «clef du climat».Météorologie et sciences sociales ne sont-ils pas les deux principaux domaines que les Nations Unies souhaitent ardemment voir sortir du Moyen Age?UNE DÉGUSTATION PEU BANALE Nous l'avons su trop tard pour vous en faire part à l'avance, mais nous ne pouvons passer sous silence un événement peu banal organisé le 30 mai dernier par la Société d'animation du Jardin et de l'Institut botanique de Montréal: une dégustation de plantes sauvages apprêtées soit à partir des recettes de nos grand-mères, soit selon des recettes originales mises au point par les participants.Si vous désirez savoir si la Société a d'autres aussi bonnes idées dans son sac ou, tout simplement, visiter le Jardin botanique en groupe, composez (514) 872-4135.On se fera un plaisir de tenter de vous satisfaire.PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Après les Jeunes Naturalistes, voici que les Jeunes Scientifiques annoncent eux aussi une publication de 220 pages intitulée: «Travaux de jeunes scientifiques, expo-sciences 1975».Disponible au secrétariat du Conseil de la jeunesse scientifique, 1415, rue Jarry est, Montréal, 374-0173 au prix de 2.50 dollars, cette publication porte sur quelque trente-huit travaux réalisés par des étudiants des niveaux secondaire et collégial dans le cadre des diverses expo-sciences de l'an dernier.Quand les jeunes ne regardent pas la télévision, ils publient! DES PREUVES RÉJOUISSANTES Les preuves s'accumulent à l'effet que le vaccin BCG suscite la formation d'anticorps propres à réduire la vulnérabilité à bon nombre de cancers.Selon le bilan du symposium international sur le BCG et l'immunothérapie du cancer organisé le printemps dernier par l'Institut Armand-Frappier, les progrès de l'usage du BCG (non seulement dans une optique de prévention générale, mais, de plus en plus, comme soutien à l'arsenal thérapeutique destiné à combattre le cancer) sont si réjouissants qu'on espère (à long terme, bien sûr!) parvenir à la maîtrise de la plupart des cancers humains.Mais, n'y voyez surtout pas une incitation à continuer de fumer.SOLEIL CANADIEN C'est sérieux, le Conseil national de recherches du Canada a entrepris l'étude et le développement de systèmes de chauffage solaire dans quelques maisons situées au Québec et dans quatre autres régions climatiques du Canada.Souhaitons que ces recherches avancent vite! U 0 NOM date d'entrée en vigueur numéro d'abonné ANCIENNE ADRESSE APPARTEMENT NUMÉRO RUE CODE POSTAL PROVINCE ou pays VILLE NOUVELLE ADRESSE APPARTEMENT NUMÉRO RUE CODE POSTAL PROVINCE ou pays VILLE uwz il 1 & André Delisle expliquera comment il faudrait produire les aliments pour ne pas déséquilibrer l'écologie de notre planète Jean-Marc Fleury relatera son séjour chez les Indiens Cris de la baie James Sj?Louis Brunei dégagera l'impact croissant de l'ordinateur dans notre vie quotidienne, grâce aux mini-ordinateurs Madeleine Vaillancourt nous prouvera noir sur blanc que les Québécois sont tous un peu Irlandais BONNE LECTURE ET BONNES VACANCES! te Na Ne?!lil|L %P| LE LIVRE QUE NOUS VOUS CONSEILLONS CE MOIS-CI LA RECHERCHE en biologie moléculaire LA RECHERCHE EN BIOLOGIE MOLECULAIRE COLLECTIF, Points SI Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal au montant de $.pour .exemplaire(s) du Points SI NOM.ADRESSE.TELEPHONE .QUEBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1, (418) 657-2426 L'essor de la biologie moléculaire (à la suite de la découverte de la double hélice de l'A.D.N.en 1952) est le plus remarquable exemple de révolution scientifique depuis la double révolution de la physique au début du siècle.Comme cette dernière, il a donné lieu à d'intenses débats notamment autour du célèbre livre de Jacques Monod, le Hasard et la nécessité.Ce recueil, qui rassemble dix articles choisis parmi tous ceux que la revue “La recherche” a consacrés à ce sujet, vise non seulement à donner au lecteur un tableau aussi riche que possible de la biologie moléculaire et de son histoire, mais encore à l'introduire au coeur de ces débats qui touchent à toute notre conception de la science, de la vie et du monde.PROCUREZ-VOUS LE AU PRIX DE $4.95 Retournez ce coupon ou un fac-similé accompagné de votre paiement à QUEBEC SCIENCE. UN LIVRE D’ETE DES EDITIONS DE L’HOMM Préface de Fernand Séguin Ce guide sur les papillons du Québec vous propose: - une claire description des moeurs et de l'aspect des papillons du Québec; -quelques clefs d'identification pour distinguer les familles et les genres principaux; - un index des noms scientifiques et communs; - 117 photos en couleur.VOUS POUVEZ LES RECEVOIR CHEZ VOUS! REMPLISSEZ SEULEMENT CE COUPON ET RETOURNEZ-LE AUX Lesi Papillons du Québec ( $ 5.00 ) et Bernard Prévost ?chè' NOM: ADRESj VILLE TÉL.: .mandat-post .¦Éflmtésge LES EDITIONS DE L’HOMME Editions de I Homme a/s Québec Science C.P.250 Sillery G1T2R1 ci-joint la somme de S * Filiale du groupe Sogides Ltée
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