Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (14)

Références

Québec science, 1977, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
N€ jouez pas Avec .L€S G€N€S OUS VOUS CONSEILLONS DE LIRE DANS LA COLLECTION POINTS-SCIENCE Robert Jastrow Des astres, de la vie et des hommes Les découvertes que l'homme est en train de faire dans l'espace n'intéressent pas seulement l'astronomie et la physique.Mais elles apportent sur l'évolution de l'Univers des connaissances capitales.Des particules élémentaires aux atomes, des molécules chimiques à la cellule vivante, et de là à l'animal et à l'homme pensant, la prodigieuse genèse peut-être retracée aujourd'hui.Car les étoiles et les planètes sont sans doute les témoins des phénomènes primordiaux d'où est sorti le monde.PROCUREZ-VOUS LE AU PRIX DE $3.95 A.Hallam Une révolution dans les sciences de la Terre Qütb! BelIC (de la dérive des continents à la tectonique des plaques) t:- Les progrès et remaniements qu'ont connus, ces quinze dernières années, les sciences de la Terre, peuvent être décrits comme une véritable révolution scientifique.A.Hallam non seulement nous explique, en des termes accessibles au non-spécialiste, en quoi cette révolution consiste, mais retrace le cheminement des théories nouvelles avec une sûreté qui devrait faire de son livre un classique de l'histoire des sciences.PROCUREZ-VOUS LE AU PRIX DE $2.95 Retournez ce coupon ou un fac-similé accompagné de votre paiement à Diffusion Dimedia Inc.Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal au montant de • • • ; - • ¦¦¦ .nnur .exemplaire(s) DES ASTRES, DE LA VIE ET DES HOMMES pour .exemplaire(s) UNE REVOLUTION DANS LES SCIENCES DE LA NOM .TERRE ADRESSE.TELEPHONE Diffusion Dimedia Inc., 539, boulevard Lebeau, Ville St-Laurent, Québec H4I\I 1S2, (514) 336-3941 QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 S [d COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Sommaire 5 Courrier Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée I Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l’Hydro-Québec ¦ M.Lionel Boulet T directeur La Brasserie Labatt Limitée i M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président "I Université du Québec Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de Ha l'Éducation du Québec et le Con-H seil national de recheréhes du Canada.La direction laisse aux j auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, J textes de présentation et rubri-ta® ques sont dus à la rédaction, fl ISSN-0021 -6127.Dépôt légal, fl Bibliothèque nationale du Québec, rfl premier trimestre 1977.Réper-U torié dans PER IODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 © Copyright 1977 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Patricia Larouche secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Collaborateurs André Delisle, Jean-Marc Fleury, Michel Gauquelin, Fabien Gruhier, Charles Meunier, Gilles Provost, Joseph Risi, Pierre Sormany, Yanick Villedieu Publicité Agence de vente publicitaire A.F.im (418) 658-0002 Photogravure Audart inc.Impression Imprimerie Canada inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques inc.Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $ 15.00 Groupe (10 et plus): $ 12.50 À l'étranger: $ 20.00 De soutien: $25.00 À l'unité: $ 1.75 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051-3488 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE.7 Pollution Des poissons de plomb Ichtyologie Des migrations anti-pollution 8 Biologie marine Une mer de médicaments 9 Technique policière Dénoncé par les pneus Glaciologie Un calendrier radioactif 10 Migration Sur la piste des oies blanches Maladies industrielles Vers une plus grande sécurité?11 Pollution Une chaleur dévastatrice 38 Cardiologie Une pression héréditaire Topographie Mesurer de haut Archéologie Des ordinateurs aux archives 42 Fluoration Rien dans les reins, tout dans les os Pollution Des aérosols à la retraite 43 Sociologie Le pseudo-réalisme des téléromans Pollution Un inventaire incomplet 45 Immigration La recherche d'un monde meilleur 47 Parutions récentes 49 En vrac 12 Ne jouez pas avec les gènes Gilles Provost Le dilemme des recombinaisons génétiques 20 Les Québécois dans l'aéronautique Pierre Sormany Par delà le conflit du français dans l'air, les Québécois sauront-ils relever le défi de la nouvelle aéronautique?27 La biologie au service du pouvoir Georges Vignaux Comment le vocabulaire et les notions biologiques sont récupérés pour cautionner certaines politiques 30 La grande misère de de l'archéologie québécoise François Picard La découverte et la mise en valeur d'un patrimoine très riche, compromises pour une question de sous. Hydro-Québec Des recherches se poursuivent actuellement en vue de produire de l'électricité en faisant appel non plus à la fission de noyaux atomiques lourds comme dans les réacteurs classiques et les surrégénérateurs mais plutôt à la fusion de noyaux légers.À prime abord, la chose semble paradoxale.Deux réactions inverses sont normalement, en physique, l'une exoénergétique et l'autre endoéner-gétique.En d'autres mots: si une réaction s'accompagne d'une libération d'énergie, on ne peut obtenir la réaction inverse qu'en fournissant une égale quantité d'énergie.Comment est-il alors possible que les réactions de fission et de fusion constituent toutes deux des moyens d'obtenir de l'énergie?Divers degrés de cohésion nucléaire Il ne faut pas oublier que, dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes éléments chimiques qui sont en cause.On comprendra mieux la fission et la fusion en examinant le graphique représentant l'énergie de liaison moyenne par particule nucléaire des différents noyaux atomiques en allant du plus léger au plus lourd.La courbe s'élève brusquement pour ensuite s'infléchir et redescendre de façon plus graduelle.C'est dire que les noyaux atomiques les mieux liés sont précédés d'une part et suivis d'autre part de noyaux possédant une énergie de liaison inférieure.L'énergie de liaison correspond à une quantité d'énergie qui est émise lorsque des protons et des neutrons sont réunis pour former un noyau.La masse d'un noyau est légèrement inférieure à la somme des masses que les particules qui le constituent posséderaient si elles étaient séparées.Produire l’électricité Une série expliquant les divers procédés actuellement employés dans le monde pour produire l’électricité et ceux qu’on est à mettre au point.la fusion iiüee; thermonucléaire La masse manquante s'est transformée en énergie suivant le rapport quantitatif exprimé par la célèbre équation d'Einstein E=mc2.Toute réaction qui nous amène vers un point situé plus haut sur la courbe sera exoénergétique du fait des différences dans les énergies de liaison en cause.C'est le cas du bris de noyaux lourds (fission) pour en former de plus légers et mieux liés.C'est le cas aussi de la réunion de noyaux légers (fusion) pour en former de plus lourds et mieux liés.Lors de ces réactions, un peu de matière se transforme en énergie.Une source d’énergie quasi inépuisable Le phénomène qui nous intéresse ici de façon particulière est celui de la fusion thermonucléaire sur lequel repose le concept de la bombe à hydrogène.Théoriquement, plusieurs éléments chimiques légers peuvent être fusionnés.Les réactions les plus faciles à provoquer en pratique sont celles qui impliquent les isotopes de l'hydrogène: deutérium-deutérium et deutérium-tritium.Le tritium est abondant dans la nature et le deutérium est quasi inépuisable.On comprend l'importance qu'on accorde à la domestication de la fusion thermonucléaire.Les problèmes techniques à résoudre sont toutefois nombreux et il ne sera vraisemblablement pas possible avant la fin du siècle de réaliser une centrale électrique exploitant sur une base commerciale le principe de la fusion contrôlée.Pour amorcer la réaction il faut porter les matières utilisées à une température relativement élevée: 50 millions de degrés Celsius pour la fusion deutérium- / Fusion deutérium-tritium énergie de liaison par particule nucléaire i- masse 250 atomique tritium et 350 millions de degrés ; Celsius pour la fusion deutérium- 1 deutérium (d'où le qualificatif de i thermonucléaire).À de telles températures, les électrons se détachent .des molécules: la matière passe ] donc à l'état de plasma.Le second1 problème consiste à confiner ce plasma durant un temps suffisant.La réussite se mesure en terme de densité x durée de confinement.Le seuil à atteindre est relativement élevé, -j Deux principales voies de recherche se sont ouvertes.La première consiste à enfermer un plasma dans un champ magnétique et à le chauffer au moyen d'un courant électrique intense.Il est alors avantageux de réunir les deux extrémités du plasma pour former un anneau.C'est le procédé Tokamak imaginé par les Soviétiques.Aux États-Unis, on préconise une façon de faire que l'on espère moins problématique.Il s'agit d'injecter à répétition des pastilles de deutérium et de tritium congelés dans une chambre où elles sont chauffées grâce à des faisceaux lasers.Dans un cas comme dans l’autre, la réaction, une fois mise en route, fournit de la chaleur qui peut servir à produire de la vapeur en vue de faire tourner un ensemble turbine-alternateur.j1.1"- ¦ ( : ,,, fi.': ï.i: 01" 10: Une nouvelle approche L’Hydro-Québec ne reste pas 1 étrangère à la recherche qui se poursuit dans le domaine de la fusion thermonucléaire.Notre Institut de | recherche (l’IREQ) a suscité la for-î-mation de Fusion-Canada dont le ' 1 premier mandat consiste à identifier une voie de recherche originale afin que les efforts qui.seront déployés|' ici ne constituent pas une duplication du travail qui s'effectue ailleurs dans le monde.or- «r-:- [' lïli;: - »!Cr SI;-”; Préfiguration d’une centrale de type .Tokamak» Bobine Vapeur Turbine Alternateur Électricité Plasma de deutérium Pompes Eau et de tritium confiné par un champ magnétique Eau de refroidissement Condensateur Préfiguration d'une centrale à lasers lÜE!,: Tritium Turbine Alternateur Électricité Deutérium Vapeur Échangeur de chaleur Pastille de i deutérium I et de tritium congelés- ' Pompe Eau de • refroidissement Pompes Faisceau laser Lithium fondu Condensateur QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 COURRIER ou pi«* >(0(iespfj is'aS'iiJI itew rgîBü* SOU®} ;I3»S.I eW>!‘| UN REGARD EN ARRIERE Quelques notes brèves s'imposent au sujet de votre rubrique Courrier de décembre 1976, page 4.Il n'y a pas un Cercle de Jeunes Naturalistes, mais plusieurs centaines.Il faut donc s'adresser aux Cercles.Louise Racicot fait bien de signaler qu'amstrong est une distorsion d'angstrom, mais il faudrait lui signaler que le terme d'angstrom lui-même est tombé en désuétude depuis l'adoption du système international d'unités (SI), I raffinement rationnel du système métrique traditionnel, approuvé formellement par la Conférence générale des poids et mesures en 1960.C'est maintenant 0,10 nanomètre (nm) qu'il faut dire au lieu d'angstrom.Par la même occasion, le mot «micron» est devenu micromètre.Pourriez-vous me dire combien de personnes ont suggéré le nom de Québec Science (ou Science Québec) pour remplacer celui de Jeune Scientifique, lorsque la question fut mise au concours en novembre 1969, et que le nom nouveau fut choisi le 16 décembre 1969?Jean Brunei Montréal .KM*- fit nés# ;fêiî el»sW"J jscWl ,3(fa(lo«l| b « Pour choisir le nouveau nom, un concours fut lancé parmi les lecteurs du Jeune Scientifique.Près de 220 noms différents furent proposés.Les membres du Comité d'orientation de la revue, au nombre de 19, devaient alors se prononcer par vote pour choisir le nom qui devait désigner la revue par la suite.C'est alors que la majorité (13 voix contre 6) 'est prononcée pour Québec Science qu'avait suggéré M.Michel Du bue.: S UN LIEN PI J'ai lu très attentivement l'article sur les biphényles polychlorés (vol.15, no 5, janvier 1977) que j'ai trouvé très intéressant.Mais cependant, il y a une erreur qui s'est glissée dans la configuration que vous avez donnée à la structure du BPC.Il manque un lien «pi» entre le premier et le deuxième carbone.Merci beaucoup pour l'information que j'ai reçue en lisant votre article.Continuez.J'aime votre travail.Denys Pinard Abitibi UNE QUESTION DE MILLIARD Une équipe qui travaille à une revue de grande qualité est sûrement au courant du projet du radiotélescope dans la région de Sherbrooke.Pourriez-vous nous faire parvenir de la documentation sur ce projet ou encore nous donner une adresse où nous pourrions obtenir des renseignements précis.De plus, j'ai cru remarquer une erreur dans le numéro de janvier 1977.À la page 34 (deuxième colonne), il est indiqué que ppb signifie «parts par billion» ( 1012 ) tandis qu'à la page 35 (première colonne), ppb—toujours les mêmes trois lettres— signifie «parties par milliard» (109).Qui a raison?Bertrand Bellisle Lévis L'observatoire d'astronomie du Québec a dépassé le stade du projet.// est maintenant en construction et l'on prévoit qu'il sera terminé à l'automne 1977.Mais précisons d'abord qu'il ne s'agit pas d'un radiotélescope mais d'un télescope optique.Ce sont les universités Laval et de Montréal qui sont responsables de l'observatoire dont le directeur est René Racine, aussi professeur à l'Université de Montréal.Nous avons déjà publié deux articles sur ce sujet, le premier dans le numéro de mars 1976 («L'observatoire de la bonne entente))) et le second dans le numéro de juillet 1976 («L'observatoire du Québec aussi un atout culturel»).Quant à la question de ppb, il y a eu en effet une erreur, mais il s'agit d'une erreur typographique.Dans le premier cas cité, ii aurait fallu écrire «parts per billion» qui se traduit en français par «parties par milliard», billion en anglais correspondant à milliard en français.L'abréviation anglaise ppb est conservée en français pour désigner «partie par milliard» (109) pour ne pas créer de confusion avec ppm qui signifie «partie par million» (106).DU LASER AU PAPIER SABLÉ Faisant suite à l'article traitant des tatouages («Ces messages inscrits dans la chair», volume 15, numéro 3, novembre 1976), vous serait-il possible de donner des précisions sur les moyens actuels (laser, papier sablé) de faire disparaftre ces dessins, ainsi que les adresses correspondantes où l'on peut contacter ces spécialistes pour enlever ces messages indélébiles.Denis Gendron Montréal L'utilisation du laser pour enlever des tatouages est encore au stade expérimental aux États-Unis.Le second moyen de faire disparaftre ces dessins, le papier sablé, est un procédé long et douloureux.On peut aussi avoir recours à un compromis: il s'agit de faire disparaftre le message inscrit dans la peau en tatouant un deuxième dessin par-dessus.Un tatoueur professionnel pourra vous fournir toute autre information pertinente.H y en a un à Montréal, sur la rue Saint-Laurent, et un autre à Québec.CULTIVER BIOLOGIQUEMENT Je vais à l'École Saint-René d'Oka, en agriculture, et un travail de recherches nous est demandé.Comme la culture biologique m'intéresse, j'ai pensé que tu pourrais me renseigner si tu as de la documentation ou des références.Johanne Chauvette Norbertville (Arthabaska) Quand on parle d'agriculture biologique, deux adresses sont importantes: le Mouvement pour l'agriculture biologique (MAB), 340, Willowdale, app.2, Montréal, et l'Association d'agriculture et d'hygiène (AAH), 3, Chemin de la Bergerie, Sainte-Geneviève des Bois, France.Cette dernière association publie aussi le bulletin Nature et Progrès.Plusieurs publications traitent aussi de ce sujet.A part les Éditions Triades (4 bis, rue de la Grande Chaumière, Paris, France) qui ont publié La Fécondité de la terre de E.Pfeiffer, la maison d'édition Le Courrier du livre offre L'agriculture biologique, de C.Aubert ainsi que Traité élémentaire de culture biologique, d'André H.ChâtiHon.Stuart Hill a aussi publié un article intitulé Organic Gardening dans le numéro de décembre 1973 de la revue du Collège Macdonald (Sainte-Anne-de-Bellevue), The Macdonald Journal.ANGÉLISME OU RÉALISME?Lecteurs assidus de Québec Science depuis sa naissance, nous y avons toujours trouvé une intention manifeste de concilier la diffusion des débats scientifiques avec une préoccupation sociale tout au moins progressiste.Et voilà pour les fleurs! Cependant, nous ne pouvons que nous indigner lorsque cette revue doit, prétendument pour survivre, faire appel au patronage de ses lecteurs au profit du Centre éducatif et culturel (page 9 de l'édition de janvier 1977).Québec Science est-il si menacé qu'il doive, en plus de bénéficier du soutien (page 3) de corporations aussi «philanthropiques» que Bell Canada, la Banque de Montréal, Imasco et la Brasserie Labatt Limitée, troquer pour quelques dollars ses pages et, surtout son indépendance?Pourquoi tout ce branle-bas autour d'une simple page publicitaire, nous direz-vous?Parce que le C.E.C., 6 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE ; COURRIER nouvelle propriété de La Presse (Power Corporation) et propriétaire du réseau des Librairies Garneau, refuse de reconnaftre le Syndicat des employés du C.E.C., accrédité le 4 mars 1976 et en grève légale depuis le 26 août pour tenter de faire respecter le droit légal à la syndicalisation.Alors, pourquoi donner si bonne presse à une organisation qu'il faut boycotter?Marc Ferland, Louise Morrisseau, Lisette Jacques, Renée Lebrun, Hélène Hudon, Sylvie Girard, Jeanne-Mance Bouchard, Marcel Théberge et Jacques Garneau Québec Le contrat de publicité liant QUÉBEC SCIENCE et le C.E.C.date de mars 1976 et ne comporte aucune clause permettant un désistement pour les raisons que vous invoquez.De plus, au moment d'écrire ces lignes, ce contrat était échu et n'avait pas été renouvelé.En ce qui a trait à votre affirmation à l'effet que QUÉBEC SCIENCE «troque pour quelques dollars ses pages et, surtout, son indépendance», elle n'est absolument pas fondée.Depuis cinq ans —et nous l'avons affirmé à plusieurs reprises— notre politique a toujours été de tirer la majorité de nos revenus de nos lecteurs, justement pour sauvegarder cette indépendance et nous prémunir contre les pressions indues.À l'heure actuelle, loin d'être quantité négligeable comme dans la plupart des magazines de grande consommation, la proportion de nos revenus provenant des abonnements et des ventes est de 60 pour cent.Celle provenant de la publicité, s'élève à peine à 11 pour cent.Quant aux entreprises qui encouragent la publication de QUÉBEC SCIENCE en offrant des dons annuels, leur contribution représente 0,9 pour cent des revenus totaux de QUÉBEC SCIENCE.Enfin, nous croyons et ce, dans /'intérêt de la survie de QUÉBEC SCIENCE, tout autant que dans celui de nos lecteurs (nous n'avons pas /'intention de continuer à hausser nos tarifs d'abonnement et de vente de façon aussi substantielle qu'au cours de la présente année), que les rares annonceurs qui prennent en considération la qualité des lecteurs de QUÉBEC SCIENCE et se donnent la peine d'y annoncer, méritent d'être encouragés.Car, en plus du fait que depuis plus d'un an, aucune réclame de tabac ou d'alcool n'est acceptée dans nos pages (cette catégorie d'annonceurs constitue plus de la moitié de la publicité dans les magazines), il faut bien se rendre compte que les grandes agences de publicité (qui sont presque toutes à Toronto) considèrent fort peu la clientèle de QUÉBEC SCIENCE.UN EMBALLAGE NOUVEAU Depuis quelque temps, plusieurs magasins offrent à leurs clients des sacs d'un type nouveau et dont la composition semble à mi-chemin entre le traditionnel papier et les matières plastiques qui l'avaient peu à peu remplacé.À part le bruit fort désagréable qu'ils produisent lorsqu'on les froisse, ces emballages valent certainement leur popularité à plusieurs qualités parmi lesquelles la légèreté, la résistance, l'esthétique et, qui sait, un faible coût de production?Je serais donc curieuse de savoir d'une part la composition de ce produit et d'autre part sa «cote de pollution», c'est-à-dire jusqu'à quel point il est biodégradable.Madeleine Mongeon Outremont Ces sacs sont composés uniquement de matières plastiques, mais la technologie pour les produire est très différente de celle des sacs de plastique traditionnels.Comme vous le mentionniez, les avantages de ces sacs résident dans leur résistance, leur légèreté, leur imperméabilité et aussi dans un plus faible coût de production.La technologie pour fabriquer ces sacs a été mise au point, il y a environ 5 ans, en Afrique du Sud.La compagnie Reed a été la première à l'exploiter au Canada.Ces sacs sont fabriqués actuellement en Ontario et c'est le Japon et le Canada qui fournissent les résines nécessaires.En plus d'être utilisés pour l'emballage dans les magasins, ces sacs pourraient bientôt servir à emballer des produits comme des croustilles, remplaçant ainsi les sacs de papier ciré.Ces matières plastiques ne sont toutefois pas recyclables ni biodégradables.Toujours le même choix s'impose: plus de profit ou moins de pollution.POUR IDENTIFIER LES FOSSILES Par hasard, j'ai trouvé à l'intérieur d'une roche d'environ 20 centimètres de longueur, 10 centimètres de largeur et 5 centimètres d'épaisseur, provenant des alentours d'une carrière de pierre de l'Ile Jésus (ville Laval), j'ai trouvé donc ce qui me semble être un fossile d'une espèce de ver ou de chenille, mesurant environ 5 centimètres de longueur et 1,25 centimètre de diamètre.Je voudrais savoir où je pourrais faire identifier ma trouvaille, et aussi si ce fossile a quelque valeur.Gilles Desjardins Saint-Alexis (Montcalm) Pour faire identifier une roche et tout fossile qui pourrait s'y trouver, il s'agit de sjadresser au département de géologie de /'université la plus proche de votre demeure ou bien au ministère des Richesses naturelles.K LE PAPIER RECYCLÉ J'en profite pour souhaiter que Québec Science soit un jour publié sur papier recyclé et/ou recyclable, à moins que le procédé soit lui-même polluant.I G.Mongeau Saint Gédéon La possibilité d'utiliser du papier recyclé est encore très limité.Actuellement, il es| produit en petite quantité, à prix relative^ ment élevé pour une qualité inférieure.I On l'utilise surtout pour la fabrication de\ papier d'emballage, de boftes de carton, J d'enveloppes.La technologie pour le \ produire demande d'être encore \ perfectionnée pour en améliorer la qualité.Pour ce qui est d'être recyclable, le papier utilisé par Québec Science Test.-¦ R) là’- ¦t:: Mil UN REGARD EN ARRIERE L'Association des promoteurs de l'avancement de la mathématique à l'élémentaire (APAME) se réjouit de l'intérêt que Québec Science porte à l'enseignement de la mathématique.L'article intitulé «L'échec des mathématiques modernes» J paru en avril 1976 ne pouvait certes laisser personne indifférent et invitait fortement à en entreprendre la lecture, 1 fût-ce par contentement ou par dépit, lecture que nombre de membres de notre association ont faite.L'article nous est apparu superficiel i et l'affirmation de l'échec des mathéma-1 tiques modernes bien grosse, comparée I aux preuves qui l'appuient en tout cas enj milieu québécois.Certes cet article peut inviter les responsables de l'enseignement de la mathématique à poursuivre leur réflexion et par tant à leur faire éviter de tomber j dans des excès que l'auteur décrie: utilisation d'un vocabulaire excessif, mémorisation excessive, etc.et à continuer à appliquer certains principes que l'auteur mentionne et qui tiennent à ce qu'il nous semble d'une saine pédagogie.Nous aurions cependant souhaité que l'auteur se réfère beaucoup plus à la réalité québécoise et fasse mention des efforts déployés chez nous en vue d'améliorer l'enseignement de la mathématique, particulièrement à l'élémentai L'APAME souhaite que cet article ne soit que le premier d'une série d'autres | qui approfondissent les aspects mathématique et didactique qui n'ont été qu'effleurés.«fis Réal Gauthier Victoriaville 7 mars tire des DES POISSONS DE PLOMB (pfPW Mita», J lipméé itiiéim i libration ur la nécessité d'accumuler les données de base pendant plusieurs innées après la construction d'une centrale.La pollution thermique n'est pas jn monopole des centrales inergétiques.Des industries comme les aciéries et les usines de craitement des eaux usées ont igalement des rejets thermiques.-4 ' ' • La pollution thermique est habituellement associée aux centrales nucléaires((comme Gentilly) ou thermiques.Mais elle peut aussi provenir d'aciéries et d'usines de traitemen t des eaux usées.La récupération des masses de chaleur gaspillées n'est pas encore pour demain.La lecture d'un tel rapport nous apprend au moins une chose: nous ne sommes guère avancés dans la connaissance des conséquences de la pollution thermique de ('environnement aquatique.On a beau avoir de grands lacs et un grand fleuve, la prudence s'impose.Selon la nature de l'usine en cause, du site où elle est installée, des moyens employés pour rejeter l'eau chaude, les effets vont varier sensiblement.Il est clair, par exemple, que les lacs de faible envergure, les rivières, les retenues et les estuaires vont être les plus sensibles aux rejets thermiques.Les méthodes utilisées ont également leur importance, leurs avantages et leurs inconvénients.On peut laisser s'écouler l'eau lentement, par un canal, afin qu'elle forme une couche mince à la surface des eaux réceptrices.De cette façon, le refroidissement s'effectue surtout par évaporation, sans qu'il y ait grand contact entre l'eau chaude et le fond.Maison peut aussi la rejeter, par des lances, sous la surface des eaux réceptrices.Le refroidissement se fait alors par entrainement par les eaux réceptrices et mélange rapide à celles-ci.Plus coûteuse, cette méthode semble tout de même avoir l'avantage de diminuer l'exposition de l'environnement à des températures extrêmes.Quelle que soit la méthode, quel que soit le site, des modifications interviennent dans le milieu aquatique.Certaines espèces seront stimulées, il y aura des pontes précoces, ou des disparitions complètes.Les organismes les moins affectés seront ceux qui se sont adaptés aux eaux soumises à de grandes variations de température, c'est-à-dire les zones de marées et les lacs peu profonds.Ceux-là ont une bonne chance de s'en tirer car ils sont aptes à faire varier la température de leur corps en fonction de celle du milieu.Dans le cas des poissons, domaine le plus étudié en raison de son importance économique et récréative, l'élimination d’une espèce ne tient pas à une mort immédiate, mais à un échec sur le plan de la reproduction, frai, développement des œufs, éclosion.Dans sa conclusion, le rapport du CNRC avoue qu'il est impossible, à l'heure actuelle, de prédire l'effet de stress additionnels sur la plupart des voies navigables d'eau douce ou d'eau salée du Canada.Les recommandations avancées restent très générales et se limitent à affirmer qu'il «serait utile de choisir au départ l'emplacement des centrales électriques en tenant compte de leur effet sur l'environnement.» ou encore qu'il serait aussi «nécessaire de poursuivre l'étude des écosystèmes après le choix des emplacements».De façon plus constructive, mais sans dépasser le stade des vœux pieux, les auteurs du rapport mentionnent que la chaleur rejetée pourrait être utilisée pour l'aquiculture, l'agriculture, la climatisation ou le chauffage, et même le dégagement des glaces afin de prolonger la saison de navigation.En France, les écologistes et même le groupe industriel Creusot-Loire, constructeur de réacteurs nucléaires, recommandent l'abandon de l'eau pour refroidir la vapeur.Depuis une vingtaine d'années, Creusot-Loire poursuit des recherches et construit pour l'industrie chimique et sidérurgique des «aérocondenseurs», tours de béton dans lesquelles un courant d'air ascendant vient refroidir la vapeur d'eau.Bien que plus coûteuse, tout au moins à l'investissement, cette technique a l'avantage de libérer les centrales de l'obligation de se trouver de l'eau.Elles peuvent donc être installées à peu près n'importe où et surtout dans des régions inhabitées et arides.Le rapport du CNRC fait allusion à cette technique, sans s'y arrêter, soulignant que l'on en connaft mal les effets météorologiques: formation de nuages, brouillards ou givre.Là encore des recherches seraient nécessaires.Alors que l'auteur du rapport, M.D.R.Dickson, insiste sur la nécessité d’en savoir plus, il est surprenant qu'il ne fasse aucune mention des travaux du groupe de recherche Thermopol de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui étudie depuis 1970 les effets thermiques de la centrale Gentilly I sur la faune malacologique.Travaillant en liaison avec l'Énergie atomique du Canada Limitée, ce groupe, qui est le seul dans le domaine au Québec, a réalisé une importante recherche mettant notamment en évidence la disparition de gastéropodes et les difficultés de recolonisation.Il semblerait que l'«oubli» de M.Dickson soit lié à son manque d'intérêt pour les publications francophones, quand elles.viennent du Québec, en particulier.Ceci est d'autant plus regrettable que les centrales nucléaires ne foisonnent pas au Canada et que celle de Gentilly s'est révélée comme un cas fort intéressant, puisqu'elle a cessé ses activités en octobre 1972, permettant ainsi une tentative de recolonisation de mollusques.(M.G.) * ‘frj&k •mm ' •.IÉPP: ivispSg QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 13 NE JOUEZ PAS AVEC LES GÈNES par Gilles Provost Le dilemme des recombinaisons génétiques E _es progrès récents de la biologie noléculaire permettent maintenant aux lommes de science (ou d'inconscience) ie créer en laboratoire et dans leur cuisine Jn nombre incalculable de nouveaux nicrobes et de nouveaux êtres vivants | lont le code génétique est totalement nédit.Le comportement et les propriétés le ces nouveaux organismes sont nconnus.Aussi, si ces «monstres» dimériques réussissaient à s'échapper du aboratoire, à survivre et à proliférer, U|)ieu seul sait ce qui pourrait arriver.Le problème est complètement inédit ians l'histoire de la science et même dans 'histoire de la vie sur terre.L'homme, onsciemment ou inconsciemment, est iorénavant capable de court-circuiter ous les mécanismes de l'évolution et de nodifier irréversiblement l'ensemble de la )iosphère, pour l'éternité.De façon bien lormale, ce débat divise la communauté cientifique internationale en deux camps.D'un côté, on trouve les optimistes ui voient dans la nouvelle technologie outil rêvé pour réaliser des merveilles ue même les auteurs de science-fiction 'avaient pas osé imaginer.Dans ce roupe, on peut aussi ranger les pragmatiques» aux yeux de qui il n'y a ucun moyen d'empêcher la recherche et 3 progrès scientifique.Selon ces derniers, faut faire contre mauvaise fortune bon œur et aller de l'avant.sans exagérer les hesures de sécurité au point de laisser le |hamp libre à tous les concurrents qui auraient pas nos scrupules.De l'autre côté, on retrouve ceux qui stiment que la liberté de la recherche ne eut pas être un droit absolu au moment ù elle menace la survie même de humanité.Aux yeux de ces derniers, les hercheurs n'ont pas le droit moral de ancher seuls une telle question et c'est à i société dans son ensemble de décider si le laissera aux hommes de science idividuels la liberté complète de créer de ouveaux êtres vivants capables d'envahir sans rémission l'ensemble de la planète, pour le meilleur ou pour le pire.Jusqu'à ces derniers mois, le débat était pratiquement confiné à la petite communauté des prix Nobel et de leurs concurrents immédiats qui œuvrent aux frontières de la chimie et de la biologie.Maintenant, toutefois, le débat prend une teinte de plus en plus politique.Les media d'information s'en sont emparés et les agences gouvernementales ont soumis au public les mesures de sécurité qu'elles recommandent.S'INFORMER POUR COMPRENDRE Au bout du compte, le citoyen ordinaire, aussi profane soit-il, doit essayer de voir clair dans ce débat pour forger sa propre opinion.Dans ce dossier, il est difficile de simplement se fier aux experts puisque ces derniers se contredisent.Il n'y a donc d'autre choix raisonnable que de se familiariser avec les recherches qui, surtout depuis 1960, ont permis la découverte des principaux éléments du code génétique.Les expériences controversées, en effet, ne sont que la suite logique et naturelle de l'effort entrepris pour comprendre et maftriser les principaux mécanismes cybernétiques qui régissent la transcription du patrimoine héréditaire en enzymes et en protéines adaptées aux circonstances du moment.Le patrimoine génétique (ou, pour faire plus savant, le «génome») de chaque être vivant est transcrit avec le même code sur le même type de «ruban enregistré» hérité des parents et contenu en entier dans chacune des cellules de chaque organisme.Ce ruban enregistré, le chromosome, est formé en fait d'une immense molécule, toute en longueur, l'acide désoxyribonucléique (ADN).Cette immense molécule est en fait une longue chame d'éléments plus simples constitués d'un phosphate et d'un sucre qui se fixent bout à bout.Sur chaque sucre est aussi fixée l'une ou l'autre des quatre bases —adénine, thymine, guanine et cytosine— que l'on nommera simplement A, T, G et C.Ces quatre bases sont les «lettres» qui servent à écrire l'information génétique, tout au long de la chafne d'ADN.L'ensemble du message ainsi codé peut atteindre une longueur phénoménale: la bactérie le plus souvent étudiée, Escherichia coii, possède une chafne unique d'ADN qui mesure un millimètre de longueur tandis que la cellule unique de ce microbe, dans sa plus grande longueur, est 500 fois plus courte.Les cellules humaines sont incomparablement plus complexes: chacune d'elles contient au moins un mètre d'ADN, réparti entre les chromosomes (1 000 fois plus que E.coU).Depuis les travaux de Chargaff, en 1950, et surtout ceux de Watson et de Crick, en 1953, on sait aussi que les quatre «lettres» du code génétique se complètent l'une l'autre par paires, comme les pièces emboftantes d'un casse-tête (A-T et C-G).Cette propriété rend possible la constitution de chafnes d'ADN parallèles et complémentaires, reliées par ces liaisons A-T et C-G.La molécule d'ADN a ainsi sa structure normale en double hélice, les deux brins étant enroulés l'un sur l'autre.Le tout ressemble à un escalier en colimaçon dont les liaisons A-T et C-G formeraient les marches.Lorsqu'il faut recopier ce code à l'intention des cellules-filles, une enzyme (protéine-catalyseur) provoque la séparation progressive des deux brins d'ADN et amène, en face de chaque base libérée, un morceau d'ADN complémentaire.Cette enzyme nommée ADN-polymérase provoque ainsi la formation d'une nouvelle chafne polymérisée d'ADN en parallèle avec chacun des brins qui ont été séparés.Au bout du compte, le code se trouve copié fidèlement. 14 QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 ûl;:;: La molécule d'ADN a la propriété de s'autodupliquer, donnant deux molécules semblables qui passeront chacune dans une cellule-fille lors de la division cellulaire.La séquence des bases le long de l'ADN constitue le code du patrimoine génétique de la cellule.Ce code sera transcrit dans une molécule d'ARN dit messager.Les bases de cet ARN messager prises trois à trois constituent le code qui déterminera la séquence des acides aminés dans la protéine au cours de sa synthèse.DES CODES SOUS CADENAS Il ne suffit pas de transmettre ce patrimoine aux cellules-filles.Il faut aussi que chaque cellule puisse le lire et l'utiliser.Cette lecture se fait par l'intermédiaire de l'acide ribonucléique (ARN).Il est semblable à l'ADN, mais les sucres de sa structure sont des riboses plutôt que des désoxyriboses (il suffisait d'y penser!).L'ARN, comme l'ADN, possède quatre bases, complémentaires par paires, et il peut être polymérisé sur le modèle de l'ADN par une enzyme qu'on nomme, évidemment, l'ARN-polymérase (ou encore «transcriptase» puisqu'elle permet de transcrire une portion d'ADN en ARN).L'étape suivante sera la formation des protéines qui gouvernent réellement le fonctionnement de la cellule.Toutes les protéines sont fabriquées à partir de vingt acides aminés de formule générale R-CH-COOH NH2 On sait maintenant que la séquence du code de l'ADN et de l'ARN détermine la séquence finale des acides aminés de chaque protéine fabriquée.(Il faut trois «lettres» d'ADN pour spécifier chaque acide aminé).À cela se rajoutent les systèmes de commande: pour que la fabrication de protéines diverses soit possible, il faut évidemment qu'on ne transcrive à chaque fois qu'une toute petite portion de l'ensemble du patrimoine génétique enregistré sur l'ADN.Il y a donc, dans le code, des «signes de ponctuation», c'est-à-dire des «promoteurs» et des «terminateurs» qui indiquent à l'enzyme ARN-polymérase à quel endroit de la chafne d'ADN elle doit commencer son travail et à quel endroit elle doit cesser de transcrire.: IPtM' fiéctio mnomi jrîit ::: if.pf: Ktéfifl imtes, KÎfiltl teifcof iis fort PC."!-tirs, f.L'enzyme elle-même est polyvalente.Elle ressemble un peu à ces outils dont l'utilisation change en fonction des accessoires qu'on y ajoute.Selon «l'accessoire» ajouté, l'enzyme n'activera pas les mêmes portions de la chafne d'ADN.D'autres mécanismes de contrôlefoP* ressemblent à des cadenas qui seraient placés le long de la chafne d'ADN, empêchant l'expression de certains gènes Si les conditions extérieures changent, par exemple si l'on introduit du lactose dans une bactérie, ce lactose déclenchera l'ouverture d'un des multiples cadenas et un gène redeviendra actif pour commander la formation de l'enzyme nécessaire à la digestion du lactose.Certains cadenas ont même deux serrures, de telle sorte qu'un surplus de protéine provoquera automatiquement leur refermeture.Tout ceci, direz-vous, n'éclaire pas encore beaucoup le problème des recombinaisons génétiques et les dangers liés à la création artificielle de nouveaux êtres vivants.Pourtant, on y arrive justement.COPIEI Paru BrisKli pesant ènjatide Panants Kn;.; Wlfltn elicaln ' Mécanismes prenant place au cours de la réplication cellulaire ADN ADN —> ARN messager 1* autoduplication • transcription 15 .h'»‘i :Vo;;y.' .i ¦* - QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 ( fliymi ill I SOD I iiltnlt.Jont it ¦^nb «t5 sta idt, cion ctsiu [nil it COPIER LA NATURE En effet, l'étude de ces divers mécanismes génétiques aura permis de mieux comprendre des phénomènes apparemment très peu semblables, comme l'infection des cellules par des virus ou les phénomènes de la résistance aux antibiotiques chez les microbes.Dans les deux cas, on devait découvrir que ces phénomènes impliquent des échanges de matériel génétique entre des cellules vivantes, à l'état naturel.En somme, et ceci est très important, il se produit déjà des recombinaisons génétiques au niveau des formes inférieures de la vie.C'est en copiant et en utilisant ces mécanismes naturels que les chercheurs sont maintenant capables de «greffer» aussi dans des cellules des morceaux d'ADN qui ne pourraient pas être échangés naturellement.A^rès tout, le même code génétique, inscrit sur les mêmes molécules d'ADN, dirige aussi le développement des cellules les plus évoluées.5: (îi jdffli »rte3 lin épis 1 î Parmi les deux mécanismes naturels qui rendent possibles des échanges de gènes entre cellules, il y en a un qui met en jeu des plasmides, c'est-à-dire des éléments génétiques indépendants des chromosomes, beaucoup plus petits et circulaires.Quoique facultatifs et de nombre variable, ces plasmides n'en modifient pas moins le fonctionnement de la cellule, les propriétés de sa membrane, etc.Les plus importants confèrent notamment la résistance à un ou plusieurs antibiotiques, phénomène qui est loin d'être négligeable.Fixés à des sites privilégiés de la membrane cellulaire, ces plasmides sont capables de se propager d'une cellule à l'autre, exactement comme s'il s'agissait d'une infection: grâce à la modification de la membrane qu'ils provoquent, ils rendent d'abord possible un «arrimage» de deux bactéries l'une contre l'autre.Dans un deuxième temps, les deux brins de l'ADN du plasmide se séparent et l'un d'entre eux migre dans la cellule à infecter.Après quoi, les deux brins régénèrent leur complément, de telle sorte que les deux bactéries se retrouvent avec un plasmide identique.Ainsi, les plasmides peuvent se multiplier plus vite que les cellules elles-mêmes et, dans le cas de la résistance aux antibiotiques, ce phénomène a évidemment des conséquences considérables.Certains plasmides peuvent même s'intégrer à l'ADN de la bactérie.Dans ce cas, les conséquences sont plus spectaculaires parce qu'ils conservent leurs propriétés «infectieuses» et entrafnent à leur suite, en déménageant, les informations génétiques du chromosome lui-même.On a vu des cas où la présence d'un plasmide transférable a provoqué de la même façon la transférabilité d'autres plasmides normalement incapables d'infecter une cellule voisine.aminoacyl ARN f chaîne peptidique S M h2n ARN r traduction / / i \ / l y.: x du code génétique i i anticodon i r> 1 1 1 1 1 1 i i i 1 • 1 j ARN messager codon i 1 1 1 i | porteur du code génétique 1 ! 1 1 1 -Ll L.3.traduction (synthèse protéique) Cet exemple, pour spectaculaire qu'il soit, conserve pourtant une limitation majeure: ce mécanisme, par lui-même, ne transporte jamais que des gènes de bactéries dans d'autres bactéries assez semblables.Les répercussions sont donc assez limitées même dans le cas où certains éléments génétiques viraux peuvent aussi participer au transfert.Même alors, en effet, il s'agira de virus qui seraient capables, de toutes façons, d'infecter directement la souche de bactéries réceptrices.DES VIRUS SABOTEURS La deuxième grande catégorie de recombinaison génétique naturelle est justement l'infection par les virus.Ce phénomène, d'ailleurs, aura des répercussions beaucoup plus importantes pour la cellule impliquée puisque le virus ne se contentera pas d'ajouter ses effets génétiques à ceux du chromosome comme un plasmide; il ira beaucoup plus loin, sabotant l'expression normale des gènes cellulaires et détournant toute la mécanique génétique à ses propres fins.Certains virus peuvent causer le cancer chez des animaux et des plantes, et l'étude des recombinaisons génétiques d'origine virale permet d'entrevoir des perspectives nouvelles sur la génétique du cancer.Les virus qui offrent le plus d'intérêt pour l'étude en laboratoire sont les virus qui infectent les bactéries, c'est-à-dire les bactériophages.La simplicité de la cellule infectée permet en effet de comprendre beaucoup mieux les phénomènes en cause.L'infection virale est avant tout un phénomène génétique et il est maintenant prouvé que la virulence provient uniquement de l'ADN ou de l'ARN du virus.(Il y a deux catégories de virus: les uns ont leur code génétique sous forme d'ADN et les autres, sous forme d'ARN).Lors d'une infection virale, le matériel génétique du virus (phage) s'introduit dans la bactérie, s'y disperse, sabote tous les mécanismes de contrôle de l'expression des gènes bactériens et y substitue les siens propres par un mécanisme qui n'est pas encore clairement élucidé.Utilisant alors à ses fins les mécanismes de contrôle des protéines, il fabrique de nouveaux virus et, en quelques minutes à peine, la bactérie complètement vidée de sa substance éclate, libérant les virus qui vont infecter d'autres cellules.Il peut aussi arriver, évidemment, que la cellule infectée soit capable de contrer l'infection et de résister victorieusement à l'attaque.En ce qui nous concerne ici, il existe aussi une troisième possibilité beaucoup plus intéressante.Il arrive en effet que ni la cellule ni le virus ne remportent complètement la bataille et, dans ce cas, le virus s'intégre au matériel chromosomique de la cellule et y demeure inactif pendant de très longues périodes, étant 16 QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 IfSEC Transfert d'un plasmide plasmide arrimage transfert de deux cellules bactériennes d'un brin de l'ADN du plasmide C reproduit lors de la multiplication cellulaire au même titre que le reste de l'ADN cellulaire.Ce «provirus», ainsi qu'on l'appelle, peut toutefois revenir à la vie à l'occasion d'un choc inducteur, d'une influence du milieu (tumeur) ou d'un autre événement aléatoire.Il se libère alors du chromosome pour reprendre sa forme virale originelle, tuant la cellule et se multipliant.PROFITER DE L'ENNEMI Un très grand nombre de cellules contiennent ainsi, dans leur héritage génétique, des portions de gènes viraux qui n'attendent que le bon moment pour revenir à la vie.Cela n'a pas que des inconvénients parce que, pendant tout le temps où le virus reste ainsi dormant et insoupçonné parmi les gènes normaux de la cellule, cette dernière bénéficie d'une protection contre toute infection par des virus de la même famille et, parfois, par des virus très différents.Aussi longtemps que ces provirus ne se réveillent pas, une cellule a donc tout avantage à les héberger.Comme dans le cas des plasmides, des virus qui redeviennent actifs après avoir été intégrés dans le génome d'une cellule peuvent parfois emporter avec eux, au moment du départ, certains gènes qui appartenaient à la cellule.Toute infection par un tel virus modifié inclura donc dans les cellules infectées non seulement les gènes du virus, mais aussi ceux qui proviennent de la cellule infectée au préalable.Il en va de même pour les virus cancérigènes.Ces derniers ont comme caractéristique de ne pas altérer le métabolisme de la cellule infectée dès le début de l'infection.Leurs gènes possèdent en effet un «cadenas» qui empêche leur expression simultanée dès le dé^ut.De plus, ces virus s'intégrent très facilement au matériel génétique de la cellule, restant invisibles pendant très longtemps.Enfin, ils ont la particularité de perturber les mécanismes qui contrôlent la multiplication de la cellule, si bien que cette multiplication devient complètement désordonnée.Bien que ce ne soit pas prouvé chez l'homme, plusieurs spécialistes pensent que pratiquement toutes les cellules possèdent dans leurs gènes des «provirus cancérigènes».Cela expliquerait l'apparition des cancers lorsque le vieillissement de la cellule ou des circonstances liées à l'environnement viennent provoquer l'activation de ces gènes dangereux.Si cette hypothèse est exacte, plusieurs estiment que des recombinaisons génétiques non naturelles effectuées en laboratoire pourraient favoriser grandement l'apparition de cancers.Dans cette hypothèse, le danger serait d'autant plus important pour les êtres humains que les gènes impliqués dans ces recombinaisons proviendraient d'un organisme voisin de l'homme.La parenté plus grande du contenu génétique et des mécanismes régulateurs de l'expression des gènes favoriserait la transmission de l'effet cancérigène aux humains.DU CANCER AU PÉTROLE Il serait toutefois injuste d'insister sur les aspects négatifs de ces travaux sans avoir au préalable évalué leurs aspects positifs et leur continuité logique avec les recherches menées depuis vingt ans.Les mécanismes que nous avons brièvement décrits ici ont été surtout tirés au clair à l'aide d'expériences en éprouvettes qui permettaient d'analyser systématiquement chaque^ aspect de ces processus complexes.À l'aide de modèles simples, notamment en étudiant en détails Escherichia coli [E.coli), on a analysé tous les processus qui vont de chacun des gènes à chaque acide aminé en essayant de déterminer les mécanismes automatiques qui réglementent l'expression et la répression de chaque information.On a synthétisé artificiellement des gènes et des enzymes, on les a réintroduits dans des bactéries pour vérifier leur fonctionnement, etc.Et ainsi, peu à peu, on a acquis une connaissance presqu'inégalable du fonctionnement génétique d'f".coli, de ses plasmides, de ses réactions lors de l'attaque par un phage, etc.La bactérie E.coli est ainsi devenue un véritable banc d'essai, un milieu expérimental bien connu à l'intérieur duquel on pouvait étudier d'autres mécanismes qui agissent dans des cellules beaucoup plus complexes.On connaft maintenant des enzymes qui permettent de découper facilement les gènes d'une cellule et de recoller un ou plusieurs gènesL^ dans un virus ou un plasmide pour examiner leur comportement dans E.coli.if Its at ratai Jrtetiai at!f- i»!tj ¦; P'- ¦ On utilise ainsi des mécanismes «naturels» jj^, Hact » »j| pjltij tailler Pbs qu'à ta- pie toi» te «sililer Ptj de recombinaison génétique pour inscrire dans E.coli des gènes qui, parfois, ne pourraient pas s'y retrouver naturellemen Certains de ces travaux sont très fondamentaux puisqu'ils ne visent qu'à mieux connaftre la mécanique génétique.D'autres sont beaucoup plus orientés: à l'aide d'E.coli, les spécialistes du cancer tentent de découvrir comment on pourrait empêcher des provirus cancérigènes de redevenir virulents ou de perturber la multiplication cellulaire.Les spécialistes de l'immunologie, de la même “ façon, tentent de percer le secret des mécanismes défensifs contre l'attaque de: virus, ou encore cherchent des moyens d bloquer l'expression des gènes de résistance aux antibiotiques contenus dans les plasmides.D'autres travaux, enfin, visent des objectifs très concrets: certaines compagnies ont réussi à recombiner à l'intérieur d'une souche bactérienne unique les gènes répartis dans des souche: i:' diverses et qui permettaient à chacune de digérer partiellement le pétrole.De la troj,^ sorte, on a pu obtenir des souches recombinées capables de faire seules le ft:r; tais teints taque '¦ Nom 'les de "Iff; et, travail de digestion complète et on espère L| un jour les utiliser pour éliminer en beaul 10m: les nappes de pétrole répandues accidentellement.aiie POLYCOPIER LES GÈNES Sis» '101:-.Pt, ati.’ait,! 'N D'autres pensent encore plus loin: (r| pourquoi ne serait-il pas possible d'imiter ': les virus et de détourner le métabolisme des bactéries à notre propre profit?Par exemple, s'il était possible de transférer t.«Mî dans des bactéries les gènes qui permet- tent à certaines cellules humaines de K ilffl QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 17 régénération du deuxième brin de l'ADN du plasmide Ui imels) BCtilt ii [;«1 5 lii’à liflüS * fabriquer de l'insuline, et s'il était possible de les activer, on obtiendrait des bactéries productrices d'insuline.Cultivées en milieu artificiel, ces bactéries pourraient atteindre des nombres phénoménaux et produire des quantités importantes d'insuline.Ce n'est pas si farfelu qu'on pourrait penser puisque E.coli est déjà utilisée couramment pour réaliser la «polycopie» des gènes que les chercheurs veulent analyser et étudier.Une fois qu'on a inscrit une copie de ce gène dans une bactérie à l'aide d'un plasmide ou d'un virus, il suffit de laisser les bactéries se multiplier pour récolter ensuite autant de copies que l'on désire.On peut ainsi travailler avec des grammes plutôt qu'avec ces quantités infinitésimales.Il ne reste plus qu'à trouver le moyen de déclencher l'expression des gènes voulus 0 et le tour serait joué! ] f !S 1’ 8 ,:li" 1 ] I > I : .-'0 Si cet espoir se réalisait, il deviendrait possible de construire des bactéries un peu comme on construit des machines, et on obtiendrait ainsi des protéines et des enzymes d'une efficacité incroyable en quantités industrielles.L'industrie chimique, et même l'industrie manufacturière, s'en trouverait complètement transformée.On pourrait aussi entrouvrir les portes de la science-fiction et transférer à des plantes la possibilité qu'ont certains microbes d'utiliser directement l'azote de l'air.Il deviendrait alors possible d'obtenir du blé ou du riz dont la croissance ne nécessiterait plus d'engrais azoté et qui pourrait donc prospérer même sur les sols les plus pauvres.Du coup, le problème de la faim serait ; automatiquement relégué au rang des mauvais souvenirs (ou presque).Évidemment, il va de soi que l'on comprendrait beaucoup mieux la plupart des maladies congénitales et qu'ôn oourrait, sinon les guérir, du moins atténuer leurs effets les plus néfastes ou ancore les prévenir.De la même façon, il erait peut-être possible, si vraiment le lancer est un dérèglement génétique, de bloquer la prolifération des cellules ancéreuses en leur fournissant les signaux requis pour «rendormir» les gènes ancéreux qu'elles peuvent contenir.LES OPTIMISTES.Tout le monde, en revanche, admet que les recombinaisons génétiques et les autres expériences essentielles pour atteindre de tels objectifs peuvent présenter des dangers parfois importants et qu'il est nécessaire de prendre des mesures de sécurité pour éviter la fuite, dans l'environnement, de tous ces microbes plus ou moins inédits que l'on devra créer en grande quantité.Ces dangers, évidemment, sont fort variables selon le type d'expérience que l'on tente.Ainsi, dans la mesure où l'on se contente de recombiner, en laboratoire, des gènes de bactéries qui auraient pu se recombiner dans la nature, on peut présumer que les dangers ne seront pas tellement grands, surtout si l'on a pris soin au départ d'éliminer les gènes qu'on sait particulièrement dangereux.A l'autre extrême, il est tout à fait évident que ce serait pure folie que d'insérer dans une bactérie des gènes qui la rendraient capable de fabriquer des produits extrêmement toxiques, comme la toxine du botulisme, notamment.Le résultat pourrait faire pâlir de jalousie les plus chauds partisans de la guerre bactériologique.Entre ces deux extrêmes, il y a toutes les expériences dont on ignore les dangers exacts pour l'être humain ou pour l'équilibre écologique.Il y a toutes celles qui, par malchance, pourraient éventuellement augmenter le taux des cancers dans la population.Il y a celles qui pourraient augmenter la résistance des microbes aux antibiotiques; il y a celles qui pourraient réveiller des gènes viraux endormis, il y a.Même les plus ardents promoteurs de ces recherches reconnaissent ces dangers et plusieurs d'entre eux ont milité activement pour obtenir un moratoire sur les manipulations les plus risquées et pour mettre au point des mesures de sécurité qui,permettraient d'aller de l'avant, certes, mais en minimisant les risques.Ce sont ces chercheurs qui auront été à l'origine des codes de sécurité mis au point ces derniers mois aux États-Unis ou en De l'ADN indépendant Les plasmides, éléments génétiques indépendants du chromosome de la bactérie et circulaire, quoique facultatifs et en nombre variable, peuvent modifier le comportement de la cellule, par exemple conférer la résistance à un ou plusieurs antibiotiques.Grande-Bretagne et de celui qui est en discussion au Canada, sous l'égide du Conseil de recherches médicales.Ces codes de sécurité proposent évidemment des distinctions entre les diverses expériences en fonction de leur niveau de risque et, à chaque niveau, ils font correspondre des techniques de confinement.Ce confinement est à la fois physique (laboratoires spécialement conçus, systèmes de protection et de stérilisation, etc ) et, à la fois, biologique.On qualifie de confinement biologique l'utilisation de microbes spécialement modifiés pour diminuer de un à cent millions de fois leurs chances de survie à l'extérieur du laboratoire.On diminue d'autant leurs chances de supplanter les microbes habituels avec qui ils seraient en compétition en cas de libération accidentelle.De la sorte, on croit possible .d'atteindre une sécurité acceptable sans pour autant s'imposer des contraintes telles que les grandes réalisations recherchées seraient compromises.Telle est en tout cas l'opinion de plusieurs prix Nobel comme David Baltimore, James Watson, Joshua Lederberg, Howard Temin ou Arthur Kornberg et d'une grande partie de la communauté scientifique.Et pourtant.ET LES PESSIMISTES Et pourtant, on trouve aussi des détenteurs de prix Nobel (comme George Wald) et des chercheurs qui ont marqué la génétique (comme Erwin Chargaff) et des biologistes de renom (comme Jonathan King, Liebe Cavalieri ou Robert Sinsheimer) qui prétendent que les mesures de sécurité sont insuffisantes et qu'il est aussi irresponsable de laisser les chercheurs déterminer eux-mêmes les dangers de leurs recherches que ce le serait de laisser les compagnies de tabac évaluer les dangers de (a cigarette.Ces «opposants» mettent en lumière plusieurs points faibles des mesures de sécurité proposées et, notamment, le fait qu'elles n'ont aucun caractère contraignant, sinon sur les détenteurs de A 18 QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 OlfSECS Jouant à cache-cache Le virus qui infecte une cellule peut s'intégrer au matériel chromosomique de la cellule et y demeurer inactif pendant de très longues périodes, étant reproduit lors de la multiplication cellulaire en même temps que le reste de l'ADN cellulaire.Ce provirus peut se libérer du chromosome pour reprendre sa forme virale originelle, et sortir de la cellule hôte par bourgeonnement.subventions qui risquent de se les faire retirer.Les règles de sécurité édictées au Canada, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis n'ont aucune valeur légale et ne lient aucunement les laboratoires privés ou les grandes compagnies pharmaceutiques et autres.Deuxièmement, ces opposants reconnaissent que la probabilité de créer des recombinants hautement virulents qui produiraient des effets dévastateurs clairement identifiables est assez faible.Dès lors, on peut présumer que les chercheurs ne seront pas aussi vigilants que si la moindre erreur pouvait leur coûter la vie.Même dans les circonstan- Intégration du genome d'un virus à celui d'une cellule transcription de l'ADN proviral en ARN et sortie des particules virales mûres par bourgeonnement.cellules transformées ?formation d'ADN provirus ADN double chafne intégration de l'ADN proviral en double chaîne dans le chromosome cellulaire ces exceptionnelles, comme dans le laboratoire militaire américain de Fort Dietrich où l'on mettait au point des armes bactériologiques, les mesures de sécurité ne sont jamais absolues: en 25 ans, on y a dénombré 423 infections accidentelles et trois décès.Dès lors, connaissant le fonctionnement des laboratoires universitaires ordinaires, on peut présumer sans crainte de se tromper que des recombinants vont s'échapper et, même, que des recombinants se sont déjà échappés.Reste le confinement biologique.Il n'est certes pas négligeable.Mais comment des chercheurs qui fabriquent des milliards et des milliards de recombinants pourraient-ils se satisfaire d'un taux de survie de un sur cent millions?N'est-ce pas encore trop?D'ailleurs, qui peut prédire les conséquences d'une greffe génétique sur les possibilités de survie de la cellule réceptrice?Qui peut garantir que le gène greffé ne sera pas retransmis à des cellules plus vigoureuses?George Wald et Liebe Cavalieri soulignent d'ailleurs que personne ne peut jamais prévoir l'effet d'un gène lorsqu'on le transplante dans un milieu cellulaire complètement différent.Tout dépend des mécanismes de contrôle et de lecture de la bactérie réceptrice.Au fond, ne joue-t-on pas à la roulette russe?Même si les risques de catastrophe sont infimes, la catastrophe, elle, peut être épouvantable.Erwin Chargaff, pour sa part, a surtout critiqué l'utilisation généralisée qu'on fait présentement de la bactérie Escherichia coli.Si cette bactérie a été tellement étudiée, en effet, c'est avant tout parce qu'on la trouve partout sur la planète et dans les êtres vivants.Elle est même un des principaux habitants des intestins humains et animaux.Par ce choix, ne multiplie-t-on pas considérablement les risques reliés à toute fuite de bactérie recombinée?Ne serait-ce pas de l'inconscience que d'effectuer des recombinaisons dans des bactéries capables de survivre dans des habitats aussi diversifiés?léliiÉfei multiple prowndri £ caiwigài étésumoi atteint!.E |l«l)actérii tliiwun Went à f bactéries n [plusieurs n decesmici piafe conséputni certains pn Ptotoqnég fbîs produt VERS UN PARADIS OU UN ENFER?Si on considère maintenant non pas les expériences déjà menées, mais aussi celles qui seront nécessaires pour atteindre l'un ou l'autre des objectifs cités plus haut par les partisans de ces travaux, on constate que les risques iront en augmentant: si l'on travaille sur le cancer des cellules humaines, ne risque-t-on pas de mettre en circulation, par inadvertance, des bactéries capables de déclencher les cancers?Si l'on veut découvrir les mécanismes qui permettent l'expression des gènes, ne risque-t-on pas d'activer accidentellement des gènes indésirables?Et si l'on travaille avec des cellules extrêmement complexes, l'identification et le repérage fer»* QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 19 BSlJJJ Fort te il de A oui ou, 5 iei,oi) ] lioip ippeiet, ipueot t ip?màMH elijini îtelliilü ïi ’ eue pwt ifiqii'M ilectn d* lié* iofiiiA d'un gène particulier sera de plus en plus difficile.Qui peut garantir que seuls les gènes pertinents seront recombinés et que toutes les bactéries auxquelles on aura greffé des gènes indésirables pourront être éliminées avant qu'elles ne puissent s'échapper?Au bout du compte.George Wald considère comme inévitable une multiplication des cas de cancer qui proviendraient des mutants échappés des laboratoires et dont les «provirus cancérigènes» auraient été réactivés par inadvertance.D'autres vont plus loin, supposant que tous les problèmes intermédiaires ont été surmontés et que les objectifs cités par les avocats de ces recherches ont été atteints.Est-ce que le paradis rêvé ne risque pas de se transformer en enfer?Si les bactéries répandues sur l'eau pour digérer un déversement de pétrole se mettent à proliférer et à digérer nos gisements.Faudra-t-il pasteuriser le pétrole?Si des usines produisent des bactéries recombinées à raison de plusieurs milliards à la seconde, les fuites de ces microbes ne seront-elles pas inévitables?Quelles seront alors les conséquences sur l'environnement?Déjà certains prévoient des hécatombes provoquées, par exemple, par des microbes producteurs d'insuline: les victimes contaminées mourraient tout simplement d'un choc à l'insuline! Et si l'on crée des plantes capables de croftre sans engrais, ne risque-t-on pas d'éliminer la majeure partie des plantes traditionnelles qui ne pourront rivaliser avec les végétaux recombinés de l'avenir?D'autres vont encore plus loin, disant que le jour où l'humanité pourra accomplir de telles prouesses, elle sera aussi en mesure de modifier de la même façon le patrimoine génétique des humains eux-mêmes, de fabriquer des hommes nouveaux, soi-disant «améliorés» Désire-t-on vraiment que la science-fiction devienne réalité, pour le meilleur.et pour le pire?Mais, poser ces questions, est-ce que cela ne revient pas à remettre en question le droit à la connaissance et à la recherche?Serait-il plus acceptable que certains domaines du savoir soient interdits?Connaissant l'être humain, serait-ce possible?Est-on alors condamné à laisser n'importe quel chercheur faire les expériences de son choix même s'il met l'humanité en péril?Bonne réflexion! Le débat n'est pas fini! Pour en lire plus Jean de Grouchy, Les nouveaux Pygmalions.Aux confins de la génétique humaine, Gauthier-Villars, Paris J.D.Watson, La double hélice, traduction française, Laffont, Paris, 1968 Fondation Ciba, L'homme et son avenir, présentation de Maurice Marois, Laffont-Gonthier, Paris, 1968 La Recherche en biologie moléculaire, Le Seuil/ La Recherche, collection Points, Paris, 1975 Une expérience de recombinaison chromosome E.coii il» plasmide ADN viral fragment d’ADN viral ADN recombiné- plasmide recombiné Pour obtenir des propriétés nouvelles Au cours de cette expérience de recombinaison, on isole /'ADN d'un virus et on le coupe, à l'aide d'enzymes, en divers fragments «recollables».On extrait aussi un plasmide d'une bactérie Escherichia coli et on le sectionne également.En mettant en contact les fragments, on obtient un nouveau plasmide hybride aux propriétés inconnues. mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE ; MM y, ÎV/J mm ¦ wm «U'dWVÎ-¦ SCIENCE QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 21 LES QUÉBÉCOIS DANS L’AÉRONAUTIQUE par Pierre Sormany Par delà le conflit du français dans l’air, les Québécois sauront-ils relever le défi de la nouvelle aéronautique?m « 'N 22 ' '.vSFz t:~re > a -'-rS®: Le bon choix au bon moment En misant sur des valeurs sûres et en s'orientant vers le cargo, Boeing en est arrivé à contrôler plus de 50 pour cent du marché des avions commerciaux occidentaux.On voit ici une ligne de montage du B-727, le plus vendu des avions commerciaux au monde, à l'usine de Boeing à Seattle.mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE «En dépit de toutes les oppositions, les projets de construction d'avions supersoniques sont en bonne voie de développement, tant en Europe qu'aux États-Unis (.).Il y a de fortes chances pour qu'après 1970, les touristes américains soient appelés à constater que Paris n'est qu'à deux heures et demie de New York.» Cette «prophétie» date de 1965.On pouvait la lire à la toute fin du volume consacré à l'aviation, dans la collection Life: le monde des sciences.Elle était le plus parfait témoignage du génie de l'homme.En moins de 200 pages, avec d'abondantes photos, les auteurs venaient de faire parcourir à leurs lecteurs toute l'histoire de l'aéronautique, des mythes antiques aux frères Wright, et des frères Wright aux limites modernes.Comment résister à pareille fascination?Comment interrompre pareille course au progrès?Car c'était bien de progrès qu'il s'agissait.Et pourtant, à peine plus d'une dizaine d'années plus tard, le livre fait étrangement démodé.Concorde, dont l'exploitation commerciale était alors prévue pour 1971, fait encore figure de «marginal» en 1977 moins d'un an après sa réelle apparition sur le marché! Le SST américain, sorte de super-Concorde dont la rentabilité reposait sur la possibilité de transporter ses passagers à mach 3 au prix du billet de classe économique, est mort, pour un bon bout de temps du moins.Et le Lockheed 2000, dont on parlait en 1965, n'existe même plus dans les rêves de ce constructeur en crise.Car entre les promesses du «progrès-à-tout-prix» et la réalité du «prix-du-progrès», il y a eu la crise de l'énergie, l'inflation et aussi, avouons-le, une certaine crise de civilisation qui a amené l'homme à remettre en question la réalisation de ses rêves.Le SST, note François de Closets, dans son livre Le bonheur en plus n'est pas mort parce qu'il était polluant (pas plus que l'automobile, en fait), inutile (et les bombes?) ou coûteux (dix fois moins qu'Apollo, avec des chances de rentabilité), mais simplement parce qu'il était un symbole de la course folle qu'il fallait arrêter.Le SST, c'est la Bastille de la révolution aéronautique! Bien sûr, les ingénieurs de Boeing n'ont pas tous renoncé à leurs rêves.Mais ils n'en parlent presque plus.Tout comme de leur projet de «supertanker» pour transporter le gaz naturel liquéfié des nappes de l'Arctique, ou de leur «Constant Nuclear Plane» qui voyagerait sans arrêt autour du globe et que l'on chargerait et déchargerait en route au moyen de navettes héliportées, ou encort «•ICS1 0! [ioiil'èp Toutj ijtciir mntproji MW UNE! Jh attend) ïmièiefi MIMÉIJ wffrefin Mit».N’ raenwt «etit au»' [(dits.r-r::" A) mis tmployi Mfdié.et Mm! ïilementt let «•ime ait ^teentj el .S.«teisem |mse,p Action d PCes proitrej (tari._ P%tl .S 'JPOrtji H, Et» Ht Vu, «teiîid % Sfi.i MU) HENCE QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 23 ¦ »i s,!); de /au* ira; tuque * de de ce colosse capable de soulever jusqu'à 1 000 tonnes de marchandise (pétrole), soit l'équivalent de 20 Boeing 747! Tout juste a-t-on, crise de l'énergie oblige, conservé sur les tables à dessin un avant-projet d'avion alimenté à l'hydrogène, avion pour lequel on attend des crédits.65.On lume ction ¦tait le le ,aiec UNE INDUSTRIE EN CRISE En attendant, la société Lockheed, la première frappée par les réajustements économiques, ne s'est jamais relevée du gouffre financier causé par son projet Tristar.N'eût été sa division militaire, iîi»i| grassement encouragée par le gouverne- uiede I niîf#M ! Le j oco* j mine p#j (à | tif j «e J iîBlîl*' ment américain et le haut-patronage à l'étranger, elle aurait fait faillite depuis au moins cinq ans.Sa division de l'aviation civile a mis à pied plus des deux tiers de ses employés.A peine en meilleure position, la société Douglas a dû couper de moitié sa production de DC-10 dès sa mise en marché, et ce n'est qu'avec peine qu'elle parvient aujourd'hui à en vendre, après seulement quelques années.Seule la société Boeing a su résister à la crise, quoiqu'avec une importante réduction de personnel l'année dernière.La raison de cette bonne santé toute relative; la firme de Seattle avait misé, avant les autres, sur le transport de fret.Son géant, le B-747, était d'abord conçu comme cargo et, accidentellement seulement, comme transporteur de passagers.Or, voici que toutes les grandes lignes aériennes internationales, victimes d'une planification naive selon laquelle la clientèle devait nécessairement s'accroftre à un rythme accéléré, et coincées par le prix du pétrole, découvrent soudainement qu'elles sont suréquipées pour le transport de passagers, de plus en plus déficitaire.À leur tour, elles misent sur le transport de marchandises.Et Boeing, du moins au cours des dernières années, en a récolté plus que sa part de bénéfices, accroissant son importance jusqu'à plus de 50 pour cent du marché de l'aviation civile occidentale.lier 11 llt^ î |N( I i*1 ,4 (iC#; A OÙ* , Et cette évolution de l'aviation civile, du transport de passagers au transport de fret, ne fait que commencer, estime-t-on maintenant.Le coût pour chaque kilogramme transporté par air est nettement plus élevé que pour les méthodes conventionnelles, mais le développement du transport par conteneur et l'économie de temps compensent largement le coût additionnel.En 1974, par exemple, il fallait compter en moyenne 33 cents par kilo pour acheminer un colis de Springfield à Francfort par vol direct.Le transport par train de Springfield à l'Atlantique coûtait 9 cents ministère des transports du québec 4/ vj fiUL 8 ¦ -* l sur ¦ -‘T' Pour voyager sur coussin d'air L'hydro-glisseur, Voyageur 004, qui fut essayé sur la Côte-Nord il y a deux ans, était équipé de turbo-propulseurs construits à t'usine Pratt et Whitney de Longueuil.Délaisser les passagers Le Boeing 747 a permis à Boeing d'éviter ta crise du transport des passagers parce qu'il fut le premier avion «civil» conçu d'abord en fonction du cargo, comme ce B-747 «tout cargo» appartenant à Air France, qui fut le premier à atterrir à Montréal-Mirabel.?. mars 1977 / QUEBEC SCIENCE -, ¦'* ' , Ÿ'r ¦ ' pratt et whitney Un produit québécois Le moteur PT-6, produit au Québec, fut mis au point en 1963.U équipe entre autres le Piper, petit avion aux multiples usages.e kilo (en deux jours), puis la traversée, 11 cents le kilo (cinq à six jours), et enfin une nouvelle étape ferroviaire vers Francfort pour 9 cents, en deux ou trois jours, pour un total de 29 cents.Quatre cents d'économie, mais un délai probable, compte tenu des pertes de temps aux diverses étapes, d'au moins deux semaines.Selon les experts de l'Association internationale du transport aérien, dont les bureaux sont à Montréal, les revenus du transport cargo qui ne comptaient que pour dix pour cent des revenus des lignes aériennes en 1970, devraient dépasser le seuil des 50 pour cent avant 1985.L'augmentation du transport cargo aérien est d'environ 17 pour cent par année, alors que le transport de passagers stagne ou n'augmente plus que de quelques points.Abandon des grands projets, réalignement des constructeurs vers un autre marché, l'industrie aéronautique fait aussi face à un nouveau défi: celui des nouvelles exigences socio-politiques.Il ne suffit plus désormais qu'un avion soit le plus beau, le plus grand, le plus fort et le plus confortable.Encore faut-il qu'il soit économe en pétrole, silencieux, non polluant, etc.Ce sont ces défis nouveaux qui constituent aujourd'hui l'essentiel de la bataille de la recherche aéronautique.Enf bialiji Éiilol îdwlo UNE CHANCE POUR MIRABEL Le progrès à tout prix remis en question Malgré toute la publicité qui l'a entouré, on n'a pas encore réussi à faire du Concorde un succès commercial.Aussi paradoxal que cela puisse paraftre, cette crise de l'aéronautique sert magnifiquement bien les intérêts du Canada en général, et du Québec en particulier.D'abord parce que l'abandon des grands projets, la fin des mythes, ne nous a guère touchés.Le Canada n'avait pas les moyens de se lancer dans de telles aventures, et ses efforts dans l'aéronautique «avancée», à vocation militaire surtout, se sont arrêtés en février 1959 alors que le premier ministre annonçait l'abandon du projet de l'avion Arrow CF-105.Notre «prise de la Bastille», nous l'avons vécue il y a vingt ans! En second lieu parce que les aéroports civils de la Nouvelle-Angleterre sont aujourd'hui à ce point surchargés qu'aucun d'entre eux ne semble capable d'absorber la croissance du marché du fret aérien.11 leur faudra donc se tourner vers la seule zone aéroportuaire conçue à cette fin, celle de Mirabel.Aberration inimaginable sur le plan humain, décision politique largement controversée à l'époque, ce nouvel aéroport international de Montréal n'est peut-être pas situé à l'endroit idéal pour les Québécois, certes, mais il demeure le seul aéroport capable d'absorber le trafic cargo de la zone de l'Atlantique Nord et, partant, il représente un atout considérable pour l'économie québécoise et montréalaise.Les deux aéroports internationaux de i, f|ht;s Montréal emploient présentement 19 000 ! QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 SCIENCE 25 etenlin u dois tare lobable, im eirains tioii ,(10111 MOUS Bique isliqiies personnes environ, dont seulement 4 000 à Mirabel.Selon la planification initiale, ce dernier aéroport devait toutefois générer 17 500 emplois directs en 1985.Il est possible, à cause de la plus faible croissance du transport de passagers et des difficultés de départ de Mirabel qui déçoit ses promoteurs, que ce chiffre ne soit pas atteint aussi rapidement.Mais de toutes façons, quelle que soit la date, ces emplois directs dans l'aviation ou dans les services aéroportuaires auront des répercussions économiques indirectes.Si l'on compte l'ensemble des services de manutention et d'entreposage du fret, et la concentration industrielle qui découlera de cet aéroport pour marchandises, ce sont plus de 52 000 emplois qui seront créés et qui s'ajouteront aux 35 000 que génère déjà indirectement l'aéroport de Dorval.MO IK.Il** soil If1 ïtetlt li/ilsoil 100 OOK)1•' Sk?' J* ¦* A' ' .I L'habitation de Champlain Les vestiges mis au jour sous la Place Royale au cours de l'hiver 1975-1976 comprenaient cette tour nord de la seconde habitation de Champlain.Il est souhaitable que l'archéologue ait des notions de géologie, d'anthropologie, d'ethnologie, de zoologie et d'économie en plus de ses connaissances en histoire et en archéologie, mais iltioit surtout faire appel aux spécialistes de ces matières sans la collaboration desquels la recherche archéologique ne peut arriver aux meilleurs résultats.C'est avant tout un travail d'équipe qui n'est terminé que lorsque chacun a apporté un maximum de renseignements.Malheureusement, il est rarement possible d'aller assez loin dans cette démarche en raison du manque de collaboration avec d'autres professionnels des gouvernements et des universités, ou bien de la pénurie de moyens techniques ou financiers, ou encore de l'insuffisance de connaissances.QUÉBEC MAÎTRE D'OEUVRE Dès 1880, on faisait de l'archéologie historique au Québec dans le but de retrouver la tombe de Champlain, mais ce n'est que depuis 1959 qu'elle existe sur des bases professionnelles.Les gouvernements du Québec et du Canada sont les principaux maftres d'œuvre dans le domaine, mais il ne faut pas oublier les quelques sociétés qui faisaient déjà des fouilles au Québec avant les organismes gouvernementaux.Même si une Loi des monuments historiques ou artistiques prévoyait, dès 1922, des travaux d'archéologie, ce n'est qu'en 1961 qu'il en est vraiment question quand le ministère des Affaires culturelles est créé avec un de ses services responsable de la recherche archéologique au Québec.En 15 ans, ce service a organisé des fouilles sur une vingtaine de sites historiques.Les plus importantes sont celles de la seconde habitation de Champlain (1624), d'un site de potier à Saint-Denis sur Richelieu (première moitié du 19ième siècle), l'église des Jésuites à la haute ville de Québec (1660) la maison Estèbe (1752), la première église de Saint-Joachim (1685), la Batterie Royale (1691) et plusieurs maisons du quartier de la Place Royale.De la seconde habitation de Champlain, les fouilles effectuées sous la Place Royale n'ont permis de mettre au jour qu'une partie du mur nord et du mur est, à leur jonction avec une tour d'angle dont tout un étage du sous-sol a été retrouvé; les travaux ont apporté des renseignements précieux sur la position ei la qualité des vestiges et sur les objets utilisés par ses habitants.À Saint-Denis sur Richelieu, grand centre de la céramique au 19ième siècle, les fouilles du site du potier Prévost ont aidé à rassembler un échantillonnage de ses produits et donc de mieux connaftre la production céramique typiquement québécoise qui remplaçait peu à peu les importations.NOTRE Les wl il pîicfesti itûoÉbec Lesit Saintfien taisons di ïiraevisi tarant à piéciserar f ÀSiii T:.’:- IV-:; Msecons N:'; Injliisen JS?r : : -îJ':.:; UîPte K.S'7 II";-'; Hèi?Wîü/ji 'Kl;; ru* l «SA: ttKiy- ttKi;;.tCroK;- “Kite.,.-KK ; dirais dp.: 33 IE''CJ QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 I MS I loitj le tes I els la j iiei lUIMfl 111 M 5,01)1 ifluesj sauce Mice >» j Iflïlii ¦daiiçl lieds des j imes l IIS l,â| id'esij «esli tuiei #i an ' 1 jdsJ NOTRE HISTOIRE DÉTERRÉE Les vestiges de l'église des Jésuites furent découverts au cours de la construction du parc de stationnement de l'Hôtel de Ville de Québec.Le site de la maison Estèbe sur la rue Saint-Pierre, à Québec, une des plus belles maisons du milieu du ISième siècle encore visibles, a aussi été l'objet de fouilles archéologiques; ces travaux, qui aideront à en faire une restauration plus précise, ont permis, entre autres, de retrouver les vestiges d'une barque du début du ISième siècle et les quais qui séparaient la maison du fleuve.A Saint-Joachim, près du Cap Tourmente, des recherches ont entramé l'exhumation des ruines de la première église construite en 1685 à la demande de Monseigneur de Laval et détruite par les Anglais en 1759.La Batterie Royale, une fortification en pierre construite en 1691 au niveau des plus hautes marées à l'avant du quartier de la Place Royale, se trouvait cachée depuis 1763 sous les bâtiments proches du Marché Finlay; les travaux, qui ont duré de 1972 à 1974, avaient pour but la mise au jour des imposants vestiges en vue de la restauration de la construction dans le cadre du projet de Place Royale.La plupart des maisons qui devaient être restaurées dans le cadre du même projet ont fait l'objet de fouilles qui ont fourni de nombreux renseignements sur leur construction, leur utilisation et la vie de leurs habitants.Il va sans dire que de nombreux objets ont alors été trouvés et que le travail de recherche sur ce site est loin d'être terminé.D'autre part, une cinquantaine de sondages à travers tout le Québec ont permis de repérer autant de sites archéologiques sur le terrain et de faire classer les vestiges d'un poste de pêche et de traite à Nantagamiou sur la basse Côte-Nord et du village de pêche de Pabos en Gaspésie (qui date du début du ISième siècle).plis en 1974 par la section d'archéologie historique seront prochainement l'objet de publications de la Direction générale du Patrimoine.De plus, le ministère a présenté l'archéologie historique québécoise au public lors d'expositions à Rivière-du-Loup en 1973, à Chicoutimi en 1974, à l'Hôtel de Ville de Québec en 1975, à Saint-Denis sur Richelieu en 1976 et, bien sûr, en permanence à la petite salle d'exposition de la Maison Fornel à la Place Royale.11 est à noter qu'une exposition ayant pour thème «L'artisanat céramique au Québec, 300 ans de traditions» visitera en 1977 les villes de Rivière-du-Loup, Québec, Montréal, Sherbrooke et Chicoutimi.Avant le changement de gouvernement survenu le 15 novembre, le ministère des Affaires culturelles comptait mettre la priorité pendant plusieurs années sur l'inventaire des sites à fouiller au Québec en commençant par la Côte-Nord et l'Outaouais.Les travaux de fouille devaient se limiter pendant ce temps aux cas de sauvetages nécessités par des développements domiciliaires ou routiers sur ou à côté de sites intéressants, cela en vue de leur protection ou de leur mise en valeur.Il y avait peu d'espoirs de voir augmenter les effectifs à court terme ni les fouilles programmées dans un but de recherches fondamentales.LA PRÉSENCE CANADIENNE Le gouvernement du Canada fait des recherches archéologiques au Québec par l'entremise d'un service rattaché à la Direction de Parcs Canada.Les premières fouilles organisées par ce service en 1959 avaient pour but de retrouver des traces des quartiers d'hiver de Jacques Cartier (1534-1535) sur les rives de la rivière Saint-Charles à Québec.On n'a rien découvert datant de cette époque, mais on a exhumé les vestiges d'une habitation construite par les Jésuites au début du 17ième siècle.7 UN SERVICE D'URGENCE SEULEMENT ¦s «Cependant, le manque de moyens, en personnel (une grande partie de son Ipersonnel occasionnel a été mis à pied en .:;î|janvier 1976 à la suite de coupures joU[ budgétaires) et en laboratoire, n'a jamais permis au Service d'archéologie et d'ethnologie d'y aller à fond dans son travail de recherches; des éléments du patrimoine et de la civilisation du Québec ont pu être perdus.C'est pourquoi ce Service ne veut plus commencer des fouilles programmées avant d'être assuré de pouvoir faire l'ensemble des recherches.Le ministère des Affaires culturelles n'a publié que quelques ouvrages sur les ÿi fouilles archéologiques: la Maison Fornel à la Place Royale, la Place Royale même, l'église de Saint-Joachim et les Forges de Saint-Maurice en ont été les principaux sujets.Les résultats des travaux accom- îüi^ ité de! De 1962 à 1964, le gouvernement fédéral a organisé des recherches à l'intérieur et à l'extérieur de la Maison des Jésuites de Sillery qui serait considérée comme la plus vieille habitation encore debout au Canada.Par la suite, la juridiction du gouvernement fédéral en matière d'archéologie ne lui a permis de faire des.fouilles que dans les parcs et lieux historiques nationaux, c'est-à-dire surtout des sites de fortifications, comme à Côteau-du-Lac en 1965-1966 pour retrouver le fort et le canal datant de 1779, à Fort Lennox depuis 1964 pour mettre au jour les vestiges d'un fort anglais, et à Fort Chambly depuis 1971 pour découvrir les vestiges de différents forts français et anglais.Jusqu'en 1975, le matériel recueilli était envoyé à Ottawa où les archéologues prenaient leurs quartiers d'hiver dans les laboratoires du gouvernement du Canada.ministère des affaires culturelles Pour défendre la place Des vestiges de la Batterie Royale, qui date de 1691, furent retrouvés sous les maisons construites à cet emplacement.Cette fortification est en cours de restauration. 34 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE Ce n'est qu'à cette date que la Direction de Parcs Canada a installé des bureaux et des laboratoires à Québec.Ce bureau de Québec est constitué de trois équipes de travail.La première a la responsabilité des travaux sur les fortifications.Cette année, par exemple, elle a fait des fouilles ou des sondages au parc de l'Artillerie, à la base des Remparts et à la Citadelle de la ville de Québec, à Fort Lennox et à Fort Chambly.Actuellement, le plus important de ces chantiers est celui du parc de l'Artillerie.Les travaux, qui ont commencé en 1972 dans le cadre d'un projet de restauration, y ont mis au jour des vestiges des murs de fortification, de bastions, de poternes, de courtines, de casernes et d'une zone d'habitation urbaine.De nombreux renseignements ont ainsi été obtenus sur l'évolution architecturale et la vie des habitants du lieu au ISième et au 19ième siècle grâce à l'étude des murs restés en place et des objets qu'on y a trouvés.Une autre équipe s'occupe d'archéologie industrielle.Elle s'intéresse présentement aux Forges de Saint-Maurice.Des travaux avaient déjà été entrepris à cet endroit par le gouvernement du Québec (1966-1969) quand le gouvernement du Canada a repris les travaux en 1973.Les parties les plus intéressantes de ce site occupé depuis 1733 sont le haut fourneau, la forge basse et le fourneau neuf qui n'a été construit qu'en 1 880.Étant donné qu'il s'agit d'un grand centre de production d'outillage métallique et de poêles, l'accent a été mis sur la fouille du secteur industriel, mais on a aussi fait des recherches sur le site du village afin de déterminer sa superficie et de recueillir un échantillonnage des objets manufacturés aux forges.La troisième équipe est chargée de l'analyse des artefacts provenant des sites mentionnés, surtout des Forges et du parc de l'Artillerie.Ce matériel est dorénavant traité à Québec au lieu d'être expédié à Ottawa comme cela se faisait jusqu'en 1975.À part quelques articles et des dépliants publicitaires, le seul moyen utilisé par les services du gouvernement du Canada pour informer le public au sujet de ces sites est celui de kiosques ou de centres d'interprétation sur place.En 1977, ce service d'archéologie du gouvernement du Canada pense poursuivre ses travaux sur les mêmes sites et n'envisage pas, pour l'instant, d'avoir un budget supplémentaire pour ouvrir d'autres chantiers ou augmenter ses effectifs.QUELQUES FRANCS-TIREURS Bien avant la création de services officiels responsables de recherches archéologiques, plusieurs personnes et diverses organisations ont entrepris des fouilles au Québec.Ainsi, de 1951 à 1957, MM.Jury et Dumas recherchaient sans succès la tombe POUR QUELQUES DOLLARS L'auteur de « La grande misère de l'archéologie québécoise», François Picard, est archéologue de formation et de profession, en plus d'être journaliste indépendant.Du moins, l'était-il jusqu'à ce qu'en janvier 1976, le gouvernement du Québec, par suite de coupures budgétaires draconiennes, décide de mettre à pied six de ses archéologues affectés aux recherches en archéologie historique.Québec Science: François Picard, la situation de l'archéologie québécoise est-elle vraiment aussi sombre que vous la décrivez dans votre article?François Picard: Elle est dans un état lamentable.Q.S.: Pourquoi?F.P.: Comme beaucoup d'autres choses concernant le patrimoine québécois, l'archéologie est mise au second plan.Q.S.: Que faudrait-il faire?F.P.: Il suffirait d'y consacrer un petit budget «bien placé» et d'un peu de sensibilisation et de volonté politique de la part des autorités ministérielles pour mettre en valeur ce patrimoine unique en Amérique du Nord.Parce que c'est au Québec que se trouvent les sites et les choses les plus importantes et les plus anciennes pour servir de base aux travaux menés dans le reste de l'Amérique du Nord.Q.S.: Qu'entendez-vous par un «petit budget»?F.P.: Avec 200 000 dollars par année, les progrès qu'on pourrait réaliser seraient énormes.Un budget similaire à celui que l'on a en vain consacré au programme «Corridart», lors des Jeux Olympiques de l'été dernier, aurait suffi à poursuivre les recherches pendant deux ans.Q.S.: Et l'avenir?F.P.: J'espère que cela changera.Vous comprendrez qu'il paraisse révoltant qu'un pays qui possède toutes les ressources humaines et intellectuelles pour mettre en valeur un tel patrimoine, ne les utilise pas.Et il en va ainsi dans d'autres secteurs.Dans celui de la conservation et la restauration des objets d'art, par exemple.Q.S.: Mais ça, c'est une autre question.Nous en saurons plus long à ce sujet dans la prochaine édition de Québec Science, puisque François Picard y signera un second article.prapoi apditl 'felICllfi Eüf le1;,; Wltilljt Je Champlain dans le voisinage de la rue Buade à Québec.M.Dumas a aussi travaillé à Cap-Rouge à la recherche des forts construits par Jacques Cartier en 1541.En 1959-1960, l'Equipe d'archéologie de Québec, composée d'une quinzaine d'amateurs, a participé aux fouilles de plusieurs sites dont le cimetière de la famille Flolland à Québec (un petit cimetière à proximité de la rue Holland où reposent les corps de plusieurs membres de la famille de Samuel Holland (1717-1801), le premier arpenteur-géomètre du Canada).Il y a eu aussi Donald Webster qui a fait des fouilles pour le Royal Ontario Museum au Fort de Senneville et à l'Ile des Sœurs en 1969-1970; ces travaux ont d'ailleurs fait l'objet d'un film documentaire et de publications.La Société d'archéologie dt Saguenay, par contre, s'est concentrée dans la région de Chicoutimi où elle a découvert les traces du Fort Chicoutimi datant de la première moitié du ISième siècle.Quant à la Société d'archéologie de ÿ,, Sherbrooke, elle s'est intéressée à plusieurs sites sur la Côte-Nord, les principaux étant le poste de traite de Mingan (vers 1668) et le poste de traite de la commanderie de Courtemanche à Brador (début du ISième siècle).Courte manche, qui avait le titre de commandan était chargé de distribuer les lieux de pêche aux pêcheurs venus de France qui N, N «il CIENfl QUÉBEC SCIENCE / mars 1 977 lui laissaient la garde de leur équipement quand ils retournaient chez eux avec leurs bateaux pleins de poissons.La Société historique de Cabano, grâce à une subvention fédérale-provinciale, s'est employée à retrouver les traces du Fort Ingall (1839-1865); les Anglais avaient fait construire ce fort au bord du lac Témiscouata pour couper la route Halifax-Québec aux Américains qui avaient des visées sur la région qui correspond au Nouveau-Brunswick pour agrandir leur territoire.Cette société envisageait la reconstruction du fort sur ses anciennes fondations; dès maintenant, fl on peut se rendre sur place pour visiter la I partie déjà restaurée des bâtiments.La Société du Musée d'archéologie de Ijj l'Est du Québec, à Rivière-du-Loup, j fondée en 1973, a fait la reconnaissance de l'emplacement de plusieurs sites de j|j potiers et a fouillé particulièrement 1 l'atelier du potier Joubert (seconde moitié | du 19ième siècle) à Saint-Denis de 1 Kamouraska.0 UN PARADIS POUR ARCHÉOLOGUES Depuis 1972, des travaux de recherches archéologiques ont lieu dans la région de la baie James.Financés au départ par le Musée national du Canada, ils sont devenus un projet conjoint de la Société de développement de la baie James, d'Environnement Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec.Il s'agissait de repérer l'emplacement de sites archéologiques afin de permettre leur relevé et leur préservation dans la mesure du possible.Jusqu'à maintenant, ! des sondages ont pu être faits sur cinq ij postes de traite, en particulier à Fort George et à Fort Rupert.Ainsi, mis à part le projet de la Place Royale, seulement une dizaine de sites témoignant de l'installation des Français et de l'histoire du Québec ont été fouillés jusqu'à présent, et seulement deux sites archéologiques de cette période ont été classés biens historiques selon la Loi sur les biens culturels.Pourtant, aucune province canadienne n'est aussi riche en lieux historiques que le Québec, dans ^ l'embouchure et la vallée du Saint-f;j iLaurent.Les Vikings, les marins bretons, Jes Français, les Anglais et les Américains i |V ont laissé des traces de leur passage.Les I Canadiens français y ont édifié une jcivilisation.Nombreux sont les sites à étudier, certains avant leur disparition prochaine à Ja suite de travaux de construction, pour .J;j|comPléter les connaissances actuelles de d'histoire du Québec.On connaft assez bien l'histoire politique du Québec, mais bien peu celle des habitants.Que sait-on de la vie sur les postes de traite, dans les 1 moulins, dans les villages, sur les fermes, dans les pêcheries?Que sait-on de l'artisanat, des manufactures, des échanges et des importations au 1 7ième et au ' 1 Sième siècle au Québec?On est plus au courant de la vie des habitants de Carthage, Alexandrie ou Herculanum d'il y a deux mille ans que de celle des Québécois d'il y a seulement deux siècles.UNE SCIENCE ENCORE MARGINALE Pour l'instant, l'archéologie historique québécoise n'a pas réussi à obtenir ses lettres de noblesse.On ne lui a pas encore donné les moyens de s'exprimer à fond.Les budgets qui lui sont réservés sont presqu'insignifiants; peu de gens s'intéressent à son existence et à son avenir, les autres l'ignorent.Contrairement à ce que pensent certaines autorités gouvernementales, le but premier de l'archéologie n'est pas de retrouver de vieilles fondations pour y reconstruire des monuments historiques, mais d'apporter des éléments nouveaux à la connaissance d'un pays et de l'évolution de la pensée créatrice de ses habitants.L'avenir de l'archéologie historique au Québec est donc entre les mains des gouvernements, des universités, des sociétés historiques, des media d'information et des Québécois eux-mêmes.Parcs Canada n'a juridiction en matière d'archéologie que dans les parcs historiques nationaux situés au Québec, ce qui limite ses possibilités.Il serait cependant intéressant que ce service fasse part au public du résultat de ses recherches depuis dix ans sur le sol québécois.La plus grande partie du travail incombe au Service d'archéologie et d'ethnologie du ministère des Affaires culturelles du Québec.On peut se demander si son personnel réduit, qui ne comprend que deux archéologues, est suffisant pour organiser l'inventaire des sites archéologiques, les fouilles d'urgence, la prospection sur le terrain, le repérage par sondage de sites importants et de faire en sorte que la Loi sur les biens culturels soit respectée en matière d'archéologie.Le manque d'infrastructure scientifique est flagrant.Les moyens mis au service de l'archéologie historique par le gouvernement ne sont guère plus que symboliques.On pourrait pourtant envisager de vrais laboratoires de recherche à Québec et même en d'autres endroits de la province.Pourquoi pas des bureaux régionaux à Gaspé, Sept-lles, Chicoutimi, Rivière-du-Loup, Montréal et Hull, par exemple?Des archéologues travaillant sur place seraient plus à même de déterminer l'urgence de fouiller un site ou d'y faire des sondages avant que les démolisseurs ou constructeurs ne soient passés.Ils pourraient aussi limiter le pillage de sites terrestres et subaquatiques tel que le prévoit la loi.La reconnaissance sur le terrain serait certainement plus facile et sans trop de frais de déplacements.y ¦ parcs canada Le village des Forges L'étude des fondations a permis de découvrir plusieurs bases de foyers appartenant à des maisons qui furent construites au même endroit à des périodes différentes. 36 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE Deux terrines québécoises La poterie avait aussi ses artisans au Québec, comme le démontre cette terrine (à gauche) qui provient d'un site de potier de Saint-Denis-sur-RicheHeu (1780-1830).La terrine de droite provient du site du potier Philippe Ampleman de Charlesbourg (1766-1785).En voyageant sur l'eau En fouillant l'extérieur de la maison Estèbe, sur la rue Saint-Pierre à Québec, cette carcasse d'une barque datant du début du 18ième siècle fut mise au jour.gwsÉâsP! mi ministère des affaires culturelles f-Jr.a*»?t 'If*' QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 37 LAISSER LES HÉROS DE CÔTÉ Il est important de passer des fouilles de sites historiques, qui ne renseignent souvent que sur la vie de grands hommes dont on sait déjà beaucoup de choses, à celles de sites technologiques qui nous apprendront plus sur la vie des habitants.On peut envisager, par exemple, les fouilles de la briqueterie de Trois-Rivières (milieu 19ième siècle), des forges de Batiscan (1794-1813), des fours à chaux de Beauport (seconde moitié du 18ième siècle), de la tuilerie Smolinski-Mederscheim à Québec (milieu 19ième siècle) et de plusieurs moulins dont certains datent de la fin du 17ième siècle.Il serait intéressant aussi d'organiser un programme de recherches en collaboration avec le gouvernement français pour que soient fouillés en France des sites de potiers qui ont envoyé leur production au Québec ou y sont venus pour travailler.On pourrait en profiter pour mieux comprendre d'où provenaient les objets utilisés ici.Une telle étude permettrait de déterminer quels objets étaient les plus communs à chaque classe de la société canadienne-française.On pourrait opérer de même à travers le Québec en fouillant des sites de potiers pour se rendre compte ensuite, par d'autres fouilles, de l'aire de diffusion de leurs œuvres.Les universités, de leur côté, font / davantage pour l'archéologie classique, I grecque ou romaine, que pour l'archéologie du Québec.Même si une maftrise d'archéologie historique figure maintenant au programme des cours de l'université Laval qui s'assure pour cela de la collaboration de Parcs Canada, c'est le seul pas qui a été fait dans ce sens.Aucun projet plus complet de recherches en archéologie historique n'est envisagé pour l'instant dans aucune université québécoise.Ce serait pourtant une bonne * chose de voir les professionnels de / l'université tels qu'historiens, ethnologues, chimistes, collaborer avec les chercheurs en archéologie historique pour que le travail soit le plus complet possible.Ne serait-il pas intéressant que les l universités demandent à ceux qui s'orientent vers l'histoire du Canada < d'avoir un préalable en archéologie de j cette époque, ce que pourrait leur I apporter un cours d'initiation à la recher-f che archéologique dispensé au Cegep, ce 1 cours pouvant s'accompagner d'un stage rémunéré sur le terrain au cours de l'été?Nous aimerions que cet essai d'analyse de la situation de l'archéologie québécoise soit un point de départ pour * un développement de la recherche archéologique.Il reste beaucoup à faire 4 pour que l'archéologie historique occupe J au Québec la place qui lui revient parmi 3 les autres sciences.11 s'agit surtout d'une | prise de conscience par chacun d'un J moyen de mieux connaftre son passé, de f mieux comprendre l'Histoire.Pour en lire plus Michel Gaumond, La Place Royale, ses maisons, ses habitants, coll.Civilisation du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1971, réédition prochaine Michel Lafrenière et François Gagnon, À la découverte du passé: fouilles à la Place Royale, coll.Civilisation du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1971 John Rick, «Archaeological investigations of the National Flistoric Sites Service: 1962-1966», in Canadian Historic Sites: Occasional Papers in Archaeology and History, vol.1, 1 970, p.10-31 Donald Webster, «Excavation-Nuns Islands», in Rotunda, vol.3, no 1, hiver 1970, p.28-35 Recherches amérindiennes, vol.IV, no 4-5, octobre-novembre 1974, p.4-61, sept articles sur l’archéologie historique au Québec Michel Gaumond, La Maison Fornel, ministère des Affaires culturelles, 1965 Bulletins de recherches de la Direction des parcs et des lieux historiques nationaux: le no 19 et le no 35 consacrés aux fouilles archéologiques du parc de l'Artillerie à Québec 38 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE CARDIOLOGIE UNE PRESSION HÉRÉDITAIRE On connaft depuis longtemps le rôle de divers facteurs environnementaux dans l'hypertension: le stress, une mauvaise alimentation (obésité ou surconsommation de sel, notamment), le manque d'exercices physiques, etc.On en était arrivé à croire que les habitudes alimentaires et l'éducation familiale étaient grandement responsables de la ressemblance dans la pression artérielle des membres d'une même famille.Dans le cadre d'une recherche récente auprès des membres de 398 familles québécoises francophones ayant au moins un enfant adopté de même origine ethnique, Pierre Biron, Jean-Guy Mongeau et Denise Bertrand, tous trois de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, ont mis en évidence que l'hérédité jouait un rôle beaucoup plus important que l'environnement familial dans cette ressemblance, au sein d'une même famille.En effet, l’étude des corrélations entre les tensions artérielles des membres d'une même lignée (parents et enfants naturels), par rapport à l’ensemble du groupe expérimental, met en évidence un rapprochement significatif, de sorte que les facteurs familiaux ou héréditaires compteraient pour 10 à 15 pour cent environ, dans les écarts de pression sanguine.Toutefois, lorsque l'on compare les enfants naturels avec les enfants adoptifs, les ressemblances ne sont nullement significatives.Les chercheurs en arrivent donc à conclure que la ressemblance entre parents et enfants naturels s'expliquerait exclusivement par l'hérédité, et ne jouerait donc pas dans le cas d'enfants adoptifs.Le groupe, qui publiait ses résultats dans le Journal de l'Association médicale canadienne (Vol.115, no 8), compte maintenant vérifier cette conclusion auprès d'enfants adoptifs un peu plus âgés, afin de voir si, à la longue les facteurs environnementaux internes à la famille ne finiraient pas par jouer un peu.Rejoint au téléphone, Pierre Biron met en garde contre une interprétation de ces résultats qui tendrait à faire croire que les facteurs héréditaires sont plus importants dans l'ensemble que les facteurs environnementaux cités plus haut.«Ce que cela signifie, c'est que l'obésité, la consommation de sel, le manque d'exercice, par exemple, sont des causes d'hypertension à peu près également réparties dans notre société.Ces facteurs demeurent dominants, mais n'expliquent pas la différence d'une famille à une autre, ou la ressemblance au sein d'une même famille.Ce que nous avons trouvé, c'est que les facteurs environnementaux «internes» d'une famille ne sont pas, quant à eux, significatifs, mais l'hérédité l'est jusqu'à un certain point.» (P.S.) TOPOGRAPHIE MESURER DE HAUT La prochaine révolution, c'est dans le domaine de la géodésie qu'elle rsique de se faire.Géodésie?«Science qui a pour objet la détermination de la forme de la Terre, la mesure de ses dimensions, l'établissement des cartes» affirme le petit Robert.La Terre est toujours ronde et mesure bien quelque chose comme 40 000 kilomètres de circonférence.La révolution qui s'en vient, et qu'on nous annonce pour 1983, se contentera de bouleverser le degré de précision dans les mesures de grandes distances.Cette année-là, et même peut-être avant, des distances de l'ordre de 5 000 kilomètres seront mesurées à quelques centimètres près, avec des appareils portatifs très probablement.Le secret de cette réussite, c'est la méthode Doppler, technique qui utilise un système de mesure terre-satellite d'une précision incroyablement supérieure aux conventionnelles techniques sol-sol, en usage depuis des décennies.Il est loin le jour où, en 1904, le premier point géodésique fut installé sur le Mont-Royal.À cette époque on travaillait à partir d'une courte distance qui était mesurée avec une chaîne d'arpenteur.Les points étaient calculés par triangulation.Plus tard, vers les années 50, les appareils se sont perfectionnés et, l'électronique aidant, les mesures ont gagné en précision et en rapidité.Le laser va plus vite que la chaîne, surtout quand on est rendu dans des distances de 50 à 60 kilomètres.Maintenant, grâce aux satellites artificiels, la courbure de la Terre n'est plus un handicap et il est possible de calculer des triangles immenses.Le très haut degré de précision obtenu va permettre également de recalculer les points géqdésiques existants.À l'heure où l'on fait du forage en pleine mer, où l'on établit de nouvelles limites des eaux territoriales de 200 milles marins, où l'on se promène dans l'Arctique, la méthode Doppler va faciliter la localisation rapide de points névralgiques, l'établissement de cartes.Pour leur part, les États-Unis envisagent la création d'un World Geodesic System, dont le centre serait situé au centre de gravité de la Terre.Cela implique donc de reprendre au complet le réseau déjà existant de points géodésiques.Dans un premier temps, l'ajustement serait fait au niveau nord-américain avec la collaboration du Mexique et du Canada.Une consultation du gouvernement d'Ottawa auprès des provinces a permis de mettre en lumière, à la fin de l'année dernière, une volonté généralisée de repenser tout le réseau canadien.Le projet américain semble donc, en principe, être l'occasion rêvée.De son côté, le Québec, par le truchement de la direction des relevés techniques du ministère des Terres et Forêts, a décidé de prendre position pour le réajustement global proposé par les Américains, sur la base de la méthode Doppler.Cette position, exprimée par le directeur des relevés techniques, M.Michel Paradis, lors d'une conférence du Conseil canadien des levés et de la cartographie tenue à Ottawa en janvier dernier, avait été communiquée auparavant aux principaux utilisateurs et producteurs de points géodésiques et de cartes du Québec.Bien qu'un certain accord existe sur l'intérêt de la méthode Doppler et du projet américain, il semble que jusqu'à présent aucune décision n'ait été prise par l’ensemble des provinces et le gouvernement fédéral.Et la pierre d'achoppement serait la question du financement d'une telle opération.Uniquement au Québec, il existe près de 40 000 points.Le ministère des Terres et Forêts, à lui seul, en installe plusieurs centaines chaque année, que ce soit pour la confection de la carte du Québec au 1/20 000, ou celle de cartes des municipalités au 1/1 000 et 1/2 000 à des fins de gestion municipale.l'Hydro-Québec en a également implanté pour ses cartes, en vue de la construction de barrages, de lignes de transmission.Les autres organismes intéressés, producteurs ou simples utilisateurs, sont nombreux: Société d'énergie de la baie James, les services d'urbanisme de veilles comme Montréal et Québec, l'Office de planification et de développement du Québec, l'ordre des arpenteurs-géomètres, celui des ingénieurs, le ministère des Richesses naturelles, notamment.Tous ces organismes ont besoin d'outils sérieux et précis.Si on ne sait pas encore qui va payer quoi dans l'ajustement des points grâce à la méthode Doppler, on peut cependant être assuré qu'on y viendra tôt ou tard.(M.G.) 131 ARCHÉOLOGIE DES ORDINATEURS AUX ARCHIVE! L'importance d'adapter les moyens techniques les plus modernes à la recherche historique et archéologique, et le recours à l'archéologie dans tous les cas où elle peut aider à mieux connaître un site ou un peuple, tels sont les deux grands thèmes qui ressortent du congrès sur l'archéologie historique qui s'estj a j tenu à Ottawa début janvier sous les auspices de la Society for historical archaeology.Des spécialistes venus des quatre coins de l'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie ont fait part de leur expérience.On peut retenir deux systèmes techniques nouveaux mis à la disposition des chercheurs: l'ordinaj teur pour faciliter la récupération Ifi « L I t ir t c- de textes d'archives et le sonar latéral pour repérer avec plus de précision la position de vestiges subaquatiques.Le système de récupération de textes par ordinateur que les services de Parcs Canada à Ottawa mettent actuellement à l'essai a étf baptisé «infothèque».Il ne s'agit : ROBERT vous les dictionnaires les MATHÉMATIQUES sous la direction de Danielle Fèvre « Parmi les nombreux ouvrages qui ont été consacrés aux mathématiques, celui qui est publié aujourd’hui est un des meilleurs, car il parvient à donner l’essentiel des mathématiques aussi bien sur le plan historique que logique »: ainsi s’exprime le Monde dans la critique de cet ouvrage.De son côté, la revue scientifique la Recherche écrit: « Ce livre devrait atteindre un vaste public, d’abord celui de ceux qui «savent» des mathématiques, mais qui ne sont pas familiers avec les statistiques et les probabilités: mais surtout celui de ceux qui « en ont fait » et qui ont oublié.Enfin, les élèves de terminale y trouveront peut-être de quoi éveiller leur curiosité.» Ces critiques montrent clairement que les responsables de cet ouvrage ont bien atteint leur objectif.Peut-on comprendre les mathématiques quand on n’en a jamais fait?Peut-on apprendre les mathématiques modernes quand on a reçu un enseignement de type traditionnel?Et peut-on appliquer ces nouvelles connaissances quand le besoin s’en fait sentir?du SAVOIR MODERNE i rs6\CYCLÛPfüESDU $A?C ^ •Vi0Dc-vV Chnstune rte S.iry Sen-* 8 La vie naît de la vie.Les différentes formes de reproduction.La distinction des sexes.Les cellules sexuelles.Le rapprochement des sexes.La fécondation.De l'oeuf à la naissance.L'acquisition de l'autonomie.En guise de conclusion.'J- ' .la lumière et la vie La lumière et la vie, $1.80 XL Qu 'est-ce que la lumière solaire 1 Lumière, source d'énergie.Lumière et perception du monde.Vue et comportement.Lumière et fonctionnement des organismes.La lumière et la vie.En préparation : Respirer.•I ¦ .' la quête de nourriture La quête de nourriture, $1.80 Manger pour survivre.Repérer la nourriture.Des outils pour consommer les végétaux.Armes et techniques des prédateurs.Manger et ne pas être mangé.S'associer pour manger.Histoire du lapin de Sologne.En préparation : La vie en société.N BON DE COMMANDE Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal au montant de S.pour.exemplaire(s) des Thèmes Vuibert coché(s).Nom Adresse Tél.: nm Les Presses de l'Université du Québec •” * C.P.250, Succursale N, Montréal H2X 3M4.Tél.: 282-4954 3465, rue Durocher, local 06, Montréal Des thèmes biologiques conçus pour des enfants de 8 à 10 ans, entièrement illustrés par des photographies en couleurs, et rédigés par des spécialistes de livres pour enfants.Une information scientifique mise à la portée des enfants par un texte captivant.En préparation : La Grenouille Le Hérisson Le Ver de terre La Vipère la vie de l'arbre mort - c-> v qui a volé les fraises?w l'herbe r s le sapin p- •* * ij.t !: L 11 Si: ! ,1.r I:- La vie de l'arbre mort, $1.80 Il était une fois un arbre.Le feu de joie.La table de jardin.Les restes du vieil arbre.La visite du Hérisson.Le peuple des Fourmis.Les Trombidions et les Aoûtats.Le dîner des Poules.Privé de soleil 7 L'arbre est t mangé*.Le Crapaud.Voici l'automne.La neige.Qui a volé les fraises ?, $1.80 Voici l'été.Premier voleur la Grive.Deuxième voleur : le Merle.Troisième voleur : le Crapaud.Quatrième voleur : l’Escargot.Les animaux, les plantes et le poison.Qui a arraché les fraisiers ?La fraise est-elle un fruit ?Des fraises toute Tannée.Les fraises des bois.L'herbe, $1.80 L'herbe pousse partout.Une herbe, ou des herbes ?De l'herbe partout.même sur les toits.Le foin.Les ruminants mangent l'herbe .deux fois.Cheval, mouton et chèvre.Ceux-là vivant dans l'herbe et de l'herbe.Les oiseaux.Les insectes.L'homme vit dans T herbe.et de T herbe.Le sapin, $1.80 Tambour ou marteau.Le Mulot des bois.Le Renard et ses petits.L'Ecureuil Le Hibou.Elles vivaient déjà il y a des millions d'années.Les fleurs du sapin.Un sapin de I cm.On travaille dans la forêt.Que deviennent les grands sapins 7 Un | dangereux Papillon.Les sapins perdent leurs aiguilles.Le pire ennemi. «sam ¦ QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 45 cuivre et du nickel est responsable de 2,9 millions de tonnes d'émissions, soit 11 pour cent du total observé de polluants au Canada.Le monoxyde de carbone (CO) vient naturellement en tête, avec ses 13 707 330 tonnes.Ce gaz toxique est le produit de divers procédés industriels, de la combustion incomplète des matières organiques (charbon, mazout, etc) et surtout de la circulation automobile, cause de 60 pour cent de ces 13,7 millions de tonnes! Le danger du CO provient de son aptitude à se combiner à l'hémoglobine, compromettant ainsi une oxygénation adéquate du sang et entraînant parfois une asphyxie partielle ou totale; à des niveaux élevés dans l'air des villes, il peut affecter les facultés mentales des individus.Les oxydes de soufre totalisent 6 009 640 tonnes; la plus grande partie est émise sous forme d'anhydride sulfureux (S02), un polluant originant principalement de la combustion de l’huile à chauffage.Ce composé provient également des procédés industriels, des transports et de l'incinération.Les produits soufrés sont les agents les plus actifs de la dégradation de notre atmosphère et entraînent de graves maladies, quand ce n’est pas la mortalité: la bronchite chronique, l'emphysème pulmonaire (dilatation anormale et permanente des alvéoles pulmonaires).Facilement décelables par leur odeur caractéristique, les hydrocarbures proviennent particulièrement de la circulation automobile et de la manipulation d'essence dans les stations-service.Ils constituent 2 333 240 tonnes de polluants répandus dans l'air.Les hydrocarbures sont toxiques pour les végétaux et les oxydants qu'ils produisent s'attaquent à plusieurs matériaux dont le caoutchouc et les textiles.Très irritants pour les yeux, ces polluants sont toxiques ou cancérigènes pour l'homme: le benzopyrène contenu dans les gaz d’échappement cause le cancer du poumon et l'on a établi, aux États-Unis, un rapport entre une pollution de ce type et l'augmentation des maladies cardiovasculaires.La nature des particules solides, représentant 2 133 950 tonnes, est diversifiée, englobant aussi bien des substances minérales (plâtre, fer, plomb) que végétales (coton, poils).Ces particules sont imputables autant à l'industrie qu'aux autres activités humaines.Elles contribuent à la formation de brouillard et de brume, détériorent la façade des constructions et constituent une nuisance pour les poumons ou d'autres organes.Les oxydes d'azote forment 1 741 740 tonnes de contaminants atmosphériques.Avec les hydrocarbures, ils contribuent à la formation du «smog».Ils sont irritants pour les yeux et peuvent causer des troubles respiratoires.Il est rare cependant qu'on les retrouve en forte concentration.Le rapport précise les tonnages pour chaque province.Ainsi y lit-on que l'air du Québec est pour sa part contaminé par 3 179 630 tonnes de CO, 1 309 425 tonnes de SO2, 650 913 tonnes de particules solides, 545 370 tonnes d'hydrocarbures et 359 049 tonnes d'oxydes d'azote.Signalons enfin que le rapport ne fait aucunement mention des concentrations moyennes décelables dans quelque ville que ce soit au Canada.De telles données nous auraient permis de constater si ces concentrations correspondent au niveau maximal souhaitable, acceptable ou tolérable tel que défini en août 1976 dans le cadre du Programme des objectifs nationaux pour la qualité de l'air.Nous pourrions alors juger un peu par nous-mêmes plus adéquatement de la qualité de l'air que nous respirons.Pour l'instant, nous devons nous fier aux affirmations faites par Environnement Canada et selon lesquelles la qualité de l'air au Canada est généralement bonne, les tolérances maximales n'étant que rarement dépassées dans les principaux centres urbains.L'atmosphère, au Canada, ne semble donc pas être pour l'instant une gigantesque éponge gorgée de polluants et de gaz toxiques.( J.-P.D.) IMMIGRATION LA RECHERCHE D’UN MONDE MEILLEUR En 1970, plus de 60 000 citoyens américains ont tourné le dos à la statue de la Liberté pour s'en aller dans un autre Nouveau Monde et tenter d'y vivre «la vie, la liberté et la poursuite du bonheur» que décrivaient Thomas Jefferson, John Adams et Benjamin Franklin dans la célèbre déclaration d'indépendance adoptée le 4 juillet 1975.Ainsi, la terre d'Amérique, qui pendant trois siècles fut le pays d’élection de millions d'Anglais, Irlandais, Allemands, Italiens et autres pauvres gens chassés par la famine, les crises économiques et l'intolérance, cette terre devient à son tour une terre de désenchantement.Ce phénomène d'émigration a de quoi surprendre.À tel point que les données permettant de l'évaluer et de l'analyser sont à peu près inexistantes.Ni le Département d'Etat, ni les Services d'immigration et de Naturalisation, ne pensent à recueillir de renseignements sur ce sujet.C'est donc à une véritable enquête que s'est livrée Ada W.Finifter, de l'Université de l'État du Michigan, pour tenter d'en savoir un peu plus long sur l'ampleur de l'immigration aux États-Unis, et sur ses causes.Les premiers résultats furent rendus publics en 1974, à Toronto, lors du huitième congrès mondial de sociologie.Plus récemment, dans un numéro de la revue Soc/ef/, Ada Finifter revient sur le sujet avec des données et une ébauche d'analyse qui en disent long sur l'évolution du dégoût et du désintéressement de bon nombre d'Américains face au contexte socio-politique qui prévaut dans leur pays depuis une quinzaine d'années.En dehors du Service de l'Immigration qui avait quelques maigres données sur les départs entre 1918 et 1950, le gouvernement américain ne fut d'aucune utilité dans la recherche.Mme Finifter écrivit donc à tous les pays membres des Nations Unies.La plupart répondirent qu'ils n'avaient aucune statistique ou donnée sur la question.ou qu'il n'y avait pas d'Américains immigrés chez eux.Malgré tout, seize pays purent fournir des renseignements qui, bien que disparates, permirent tout de même de jeter les bases de l'étude.Ce sont des pays de langue anglaise (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Grande-Bretagne), des pays d'Europe de l'Ouest (Autriche, Belgique, Danemark, France, Islande, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède), ainsi que l'Argentine et Israël.En recoupant toutes les bribes obtenues à droite et à gauche, la chercheuse américaine en arrive à constater que depuis 25 ans le taux d'émigration a augmenté sensiblement.La tendance s'est notamment accrue de 1960 à 1970, période pendant laquelle le taux d'émigration a plus que doublé.En terme de comparaison avec les «arrivants», l'année 1970 a vu 373 000 immigrants s'établir aux États-Unis, tandis qu'un minimum de 60 000 citoyens américains quittaient leur patrie.En chiffres absolus, il semble que ce soit en 1967 et 1968, que les records aient été atteints.En 1968, le nombre de renonciations à la citoyenneté américaine a dépassé le nombre de naturalisations.Il e$t clair que la guerre du Vietnam est en relation étroite avec cette recrudescence d'émigration, qui est très certainement sous-estimée, du fait de son caractère illégal, et donc non comptabilisée.Le Canada à lui seul aurait accueilli plusieurs dizaines de milliers de jeunes Américains, en âge de partir au Vietnam.Dans l'illégalité pour la plupart, ils représentent un cas à part dans le phénomène de l'émigration, car nombre d'entre eux ne sont qu'en exil provisoire, dans l'attente d'une amnistie authentique et totale.Même pendant cette période difficile, la guerre du Vietnam n'a pas été la seule cause d'émigration, notamment pour les émigrants officiels.Ainsi, seulement dix pour cent des Américains arrivés officiellement au Canada en 1969 étaient d'âge à partir à l'armée.Les véritables causes de cet exode croissant sont difficiles à identifier de manière précise.Pour tenter de cerner ce portrait de l'émigrant, Ada Finifter s’est penchée sur une des questions posées dans les sondages Gallup jusqu'en 1960, et reprise à partir de 1971.La question: «Si vous en KMMfflïKUO 46 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE aviez la possibilité, iriez-vous vous établir dans un autre pays?».Stable de 1948 à 1960 (six pour cent des répondants), le désir de quitter les États-Unis augmente de façon notable en 1971, pour atteindre la proportion de 12 pour cent.Les raisons de ce désir sont différentes selon l'âge.Pour les plus âgés, il s'agit de raisons économiques, tandis que pour les plus jeunes le contexte socio-politique semble prévaloir.La perspective d'une situation stable et prospère compte pour beaucoup, comme en témoigne une forte proportion de chômeurs qui se déclarent prêts à quitter les États-Unis.Malgré tout, les années 60 ont été des années de croissance économique.Il est donc fort probable que les grands changements sociaux de ces années-là ont joué pour beaucoup dans les intentions d'émigration.La guerre froide, celle du Vietnam, la révolte des ghettos, la lutte pour les droits civiques, les assassinats des Kennedy, Luther King et autres étudiants de Kent, ont créé de véritables traumatismes pour bien des Américains.Il n'est donc pas étonnant que, dans un tel climat, les candidats à l'émigration se révèlent comme des gens plutôt pessimistes sur leur propre bonheur et sur celui des autres.Des gens insatisfaits des institutions politiques américaines et qui tendent à favoriser le changement social et politique Des gens critiques et marginaux par rapport au système politique.Des gens qui s'identifient à un parti mineur, ou qui se déclarent indépendants.Des gens qui disent ne pas être d'accord avec la façon dont le président mène les affaires du pays.Des gens qui ont tendance à être tolérants avec les communistes américains.Des gens qui sont souvent inactifs politiquement, malgré leur niveau d'instruction plutôt élevé.C'est d'ailleurs ce niveau d'instruction qui les porte à montrer de l'intérêt aux idées nouvelles et aux autres cultures.Comme les États-Unis n'ont plus le monopole du développement, du confort matériel, plusieurs pays apparaissent maintenant comme des substituts fort acceptables pour des citoyens américains, désabusés, désintéressés politiquement, et qui envisagent de renoncer à leur patrie pour aller à la recherche du bonheur grâce à une nouveau départ.Ada Finifter souligne qu'il y a encore bien du travail à faire pour connaftre le fond des motivations des émigrants.Pourquoi choisit-on le départ, plutôt que de travailler à changer la société?Quelle est l'importance du sentiment patriotique, de la loyauté à la patrie?Jusqu'à quel point l'émigration est-elle une réponse à t l'insatisfaction politique?Que signifie le choix de tel pays?Rançon du Watergate et d'un pourrissement généralisé de la politique, l'émigration porte un autre coup à l'image mythique de: États-Unis d'Amérique, où prospérité et bonheur continuent malgré tout à signifier profit et impérialisme.(M.G.) É8ECSCI IÉC LA CHIMIE: EXPÉRIENCES ET PRINCIPES Version française par J.Leclerc L'ouvrage s'inspire de la philosophie du CHEM Study.La démarche met l'accent sur la méthode scientifique: expérimentation, observation et réflexion qui conduisent aux principes reliant les divers phénomènes.46 laboratoires, 35 démonstrations, nombreux exercices et problèmes.Révision systématique à la fin de chaque chapitre.AVEC UNITÉS DE MESURES DU SI: Livre de l'élève: Code no 1075-8-200, $12.95; Manuel de laboratoire: disponible en octobre: Code no 1075-8-201, $3.50.En préparation: Guide du maître.Guide de laboratoire.Toujours disponible, édition de 1974: Libre de l'élève: Code no 1075-8-190, $12.95; Manuel de laboratoire: Code no 1075-8-191, $3.50 Cet ouvrage s'appuie sur des expériences vécues dans le milieu québécois dans l'enseignement du cours de physique du PSSC.Il insiste sur l'importance pour l'étudiant de découvrir lui-même les lois régissant les phénomènes physiques.Le guide des travaux pratiques a été largement remanié; chaque expérience a été reformulée de façon à la rendre claire et accessible aux jeunes québécois.Livre de l'élève, 600 p.: Code no 1075-8-180, $15.95; Guide de travaux pratiques: Code no 1 075-8-181, $2.95; Guide du maître: en préparation LIFE LE MONDE DES SCIENCES L'ATLAS NATIONAL DU CANADA Les phénomènes scientifiques expliqués clairement et simplement par d'éminents spécialistes de renommée internationale.Une combinaison ingénieuse de textes, d'illustrations, de photographies et de schémas.Une merveilleuse documentation pour les étudiants et un irremplaçable instrument de culture pour tous.La collection comporte 24 titres, dont: Les Mathématiques, L'Homme et l'espace, L'Énergie, Le Corps.Chaque Volume: plus de 200 pages, 70 en couleurs, bibliographie et index.Chacun $9.45 Un ouvrage grand format (27 x 38 cm) de plus de 250 pages.307 cartes en couleurs: les régions de l'agriculture, de la population, de la pêcherie, de la sylviculture, les mines de houille, les pipelines et les matières premières, ainsi que les voies de transport, les régions industrielles et les chantiers de construction lourde.Les cartes renseignent sur les conditions climatiques, les ressources et le développement du pays.Une excellente source de références.Code no 4500-8-050 $56.00 Qenice Ednrnfif at rnlhiroi Lac 8101.EST BOUL METROPOLITAIN.MONTREAL.QUE H1J 1J9.TÉL.(514) 351-6010 pipoi ïfflenci |aiec le ««s j&iwpoit pipyedi XflTîit) «et ton Mipuei Ltttt PHYSIQUE PSSC troisième édition par Haber-Schaim, Cross, Dodge, Walter et Tougas fee ps 105 de l'a, ¦Hles, .Ilf!;-._ l(stei Bosnie, 0 pet) [, it «mbit, %dt «mi k Ne » itace, île stit( « HL |.X N, & •b Poyi CIESC QUÉBEC SCIENCE / mars 1977 "PARUTIONS (Sil RECENTES CAMÉRA AU POING AUX ILES GALAPAGOS LES RACINES DE L'HOMME par Pierre Bour, Robert Laffont, Paris, 1976, 628 pages, $23.55 Pierre Bour a passé 25 ans à soigner les maladies mentales dans divers hôpitaux imJ français, et est devenu notamment un expert dans l'utilisation des «psycho-i«drames» pour révéler les problèmes d'un patient en crise, et amorcer sa reconciliation avec le monde extérieur.Dans ce ivre, son second chez Robert Laffont (le aremier portait plus spécifiquement sur la technique du psychodrame), il nous trace jn portrait global de la psychanalyse, evue et corrigée par trois quarts de siècle de pratique généralisée.Certaines tonvictions de Freud s'y retrouvent plus au moins déformées, ou du moins eformulées dans un sens que le «père» l'eût sans doute pas accepté, mais tout le tionde y gagne, tant sur le plan de la :larté que de la vraisemblance.On pense I.iotamment aux concepts œdipiens (que e Dr Bour replace effrontément à leur dimension réelle) ou au caractère itrictement sexuel de toute libido (que 'auteur redivise en autant de pulsions différentes qu'il lui semble nécessaire).* Le texte se lit fort bien.Comme un Oman, ou presque, tant il est abondam-nent illustré de cas cliniques.Pourtant, 'ensemble convainc mal de l'efficacité de 'approche psychanalytique.Pour :haque cas cité, et qui illustre fort bien le iropos de l'auteur, combien de cas sont rréductibles à pareille analyse.Peut-on vraiment faire le tour de problèmes :omme les tendances suicidaires, le ravestisme, ou le besoin de domination ¦t de puissance en quelques pages seule-nent, et avec quelques exemples triés sur e volet?L'interprétation freudienne des êves semble souvent dépasser la réalité._e vocabulaire lui-même finit par faire ourire.La psychanalyse est sûrement à nscrire parmi les instruments de thérapie les désordres mentaux.Mais elle n'est ertes pas le seul, ni même sans doute le >lus efficace, et les déroulements heureux lue cite l'auteur finissent par «sentir» la ecette de bonheur de nos courriers du :ceur.Malgré tout, le livre demeure mportant parce qu'il constitue un des ares bilans accessibles de cette science, et lu'il s'en dégage, malgré nos réserves, me certaine confiance dans l'homme, tens son fonctionnement mental.Il est leureux qu'un thérapeute ait pu conser-'er pareil optimisme, après 25 ans de étatique, et certains lecteurs trouveront aeut-être dans ses conclusions l'énergie Nécessaire pour reprendre confiance en !ux.(P.S.) , J J- FLAMMARION par Christian Zuber, Flammarion, Paris, 1976, 96 pages, $11.00 Signifiant autrefois exclusivement une expédition de chasse en Afrique noire, le mot «safari» en est venu aujourd'hui à désigner, par extension, une simple excursion au cours de laquelle on prend des photos d'animaux sauvages.C'est que la popularité de l'appareil photographique a ouvert de nouvelles possibilités de nous rapprocher de la nature et a amené bien des chasseurs à troquer le fusil pour la caméra.On préfère maintenant être chasseur d'images que chasseur tout court.Beaucoup d'années d'expérience et une dizaine d'expéditions seraient cependant nécessaires pour en arriver à atteindre la qualité des photos que nous offre Christian Zuber dans «Caméra au poing aux fies Galapagos», un album consacré à la faune prodigieuse et exclusive à cet archipel volcanique: iguanes marins ou terrestres, tortues géantes, cormorans aux ailes atrophiées, etc.Il faut dire que les fies Galapagos, situées à 1 000 kilomètres de la République de l'Équateur et baignées par l'océan Pacifique, sont un véritable paradis pour les photographes: même les bêtes les plus sauvages, habituées à l'homme non agressif, se laissent approcher à bout portant.Quant au texte, il est de lecture facile, rédigé à la façon d'un carnet de bord, constitué de dialogues, de descriptions des activités quotidiennes, mais surtout de nombreux détails essentiels à la compréhension de la biologie des espèces peuplant cet archipel devenu réserve nationale de l'Équateur.Rappelons enfin que les Galapagos ont été le célèbre «laboratoire vivant» à l'origine des découvertes de Charles Darwin, au XIXe siècle: après une recherche effectuée sur les tortues géantes et les pinsons des Galapagos, Darwin en était arrivé à des conclusions qui devaient bouleverser toutes les théories admises à cette époque au sujet de l'origine des oiseaux, des reptiles, des mammifères et enfin de l'évolution de l'homme.(J.-P.D.) PANORAMA DES FORÊTS DU CANADA Wwrt ivoirin par Albert Potvin, Information Canada, Ottawa, 1975, 254 pages, $13.50 Les Canadiens modernes ne sont vraiment plus des coureurs de bois.Si Louis Hémon écrivait aujourd'hui son «Maria Chapde-laine», il aurait quelques difficultés à trouver ses François Paradis.L'appel des grands espaces et la vie en forêt ont depuis longtemps cédé la place aux préoccupations matérielles et psychologiques de la vie urbaine.Nous avons appris à différencier plus facilement le béton du ciment que le sapin d'un érable! Nos ancêtres savaient parfaitement établir une relation durable et naturelle avec la forêt et la terre; nous, nous en avons presque peur.Fleureusement, l'on assiste aujourd'hui à une curiosité et à un intérêt croissants envers la forêt.Les Canadiens commencent en effet à percevoir la forêt comme une oasis de détente et de bien-être pour les gens désireux d'oublier le bruit et les foules des grandes villes.Ils profitent donc de plus en plus de leurs forêts pour s'y détendre.Le Panorama des forêts du Canada du rédacteur scientifique et photographe émérite Albert Potvin, qui vient d'arriver sur les rayons des librairies (bien que le copyright indique l'année 1975 comme année de parution!), a justement pour but de nous réapprendre à nous familiariser avec la forêt canadienne.Merveilleusement illustré de 200 superbes photos-couleurs prises par l'auteur, cet album de luxe nous retrace les origines de la forêt, de la période glaciaire à nos jours, nous décrit les différentes régions forestières du Canada et nous brosse un portrait des forêts de demain.Grâce à sa puissance d'évocation, le texte nous fait pénétrer dans les sous-bois, apercevoir rapidement la faune qui y habite et, enfin, sentir la chaleur, l'humidité, le vent et le climat qui façonnent ou transforment l'environnement forestier.(J.-P.D.) 48 mars 1977 / QUÉBEC SCIENCE!U RÉCITS DE FORESTIERS 'SawiB-iw'111* Les Archives d'ethnologie, no 1, collection dirigée par Robert-Lionel Séguin Centre documentaire en civilisation traditionnelle.Université du Québec à Trois-Rivières, Les Presses de l'Université du Québec, Montréal, 1976, 241 pages, $7.50 Cet ouvragé est le fruit de cueillettes qui se sont déroulées de septembre à novembre 1973, alors que Robert Soucy a interrogé treize témoins de la vie quotidienne au chantier forestier.L'âge des personnes consultées variait entre 68 et 82 ans.Les conversations, enregistrées sur bande magnétique, ont été transcrites et annotées par Marcelle Villemure qui en a dressé un index thématique ainsi qu'un lexique des expressions anglaises qui, encore aujourd'hui, truffent la langue du bûcheron, du charretier, du draveur et du «cageu»; la curieuse terminologie utilisée dans l'exploitation forestière du Québec s'explique par le fait que toute cette industrie a été longtemps un monopole anglais; elle porte d'ailleurs encore de nos jours les traces d'une longue époque coloniale.Pendant plus d'un siècle, la légende de l'homme québécois s'est écrite sous le signe de la forêt, de sorte que les usages, les coutumes et les histoires de chantier font désormais partie du patrimoine culturel québécois.Cet ouvrage en assure la transmission aux générations futures; la documentation qu'on y trouve permet de jeter un éclairage nouveau sur cette activité traditionnelle qui a si profondément marqué la société québécoise.(J.R.) L'ARCTIQUE par Fred Bruemmer, Editions Optimum, Montréal, 1976, 224 pages, $29.95 Quand vous aurez terminé la lecture de ce livre, vous en serez séduit.Vous aurez acquis la certitude d'avoir lu vraiment ce qu'il y a de mieux et d'avoir appris tout ce qu'il faut savoir sur l'Arctique.Fred Bruemmer a produit l'une des plus complètes sommes qu'il m'ait été donné de lire sur cette vaste contrée.Car non seulement touche-t-il à une pléiade de thèmes, mais encore a-t-il su éviter l'écueil de ce genre de livre «touche-à-tout».En effet, il ne se contente pas d'effleurer les sujets abordés; il les traite en profondeur.Et cela nous vaut un texte, d'une longueur de 60 000 mots, solidement étoffé et superbement illustré de plus de 200 fascinantes photographies couleurs ou noir et blanc.Après un historique exhaustif, l'auteur nous décrit l'écologie de l'Arctique, du pléistocène à nos jours, en cinq autres chapitres: le pays, la mer, les plantes, les animaux et, bien sûr, les gens.A vrai dire, il nous faudrait plusieurs pages pour rendre à ce livre l'hommage qui lui conviendrait et pour tenir compte de toutes ses composantes.Sans passer pour autant sous silence les autres dimensions de son texte, soulignons-en surtout l'humanisme profond et touchant.En effet, si les textes et les photos des cinq premiers chapitres ont tous une grande valeur, rien ne remplacera cependant ceux du dernier chapitre, intitulé «les gens», où l'on décèle une triste nostalgie de l'Arctique de jadis et un certain pessimisme devant la nouvelle vie qui s'offre, sous l'influence de la civilisation blanche, aux gens de ce territoire: une vie «attirante du point de vue technologique, empoisonnée en ce qui touche à l'écologie et désastreuse pour leur culture», si étroitement liée à la nature.Car, depuis des années déjà, la civilisation blanche ne leur a pas amené que le confort, corollaire du progrès; elle a également entramé dans son sillage la destruction de la faune, la menace de désastres écologiques pires encore que l'apparition du DDT, du mercure ou de retombées atomiques radioactives, l'introduction de la bureaucratie et une idéologie matérialiste très néfaste.Enfin, il faut savoir gré à l'auteur de s'être effacé devant l'intérêt du sujet qu'il nous présente et d'avoir accompli l'exploit de nous raconter de l'intérieur la vie de l'Arctique, l'ayant lui-même longtemps partagée.Bref, au-delà d'un simple livre sur l'écologie de l'Arctique, il faut donc voir dans cet album de qualité une œuvre-témoignage bouleversante de sincérité et d'amour envers un peuple dont Bruemmer veut immortaliser la beauté, la pureté et la simplicité avant qu'elles ne soient à jamais transformées par notre civilisation.(J.-P.D.) 211 IM - ¦ 01 dp - ¦ sÉ - La sculpture des Esquimaux du Canada Georges Swinton Éditions La Presse, Montréal, 255pages, 25 dollars La coopération.De la réalité à la théorie économique François-Albert Angers Fides, collection «Bibliothèque économique et sociale, Montréal, 1976, 412 pages, 8 dollars 0.U |el2iri - ¦Elle Ainsi vivent les insectes Walter M.Blaney Elsevier Séquoia, Paris-Bruxelles, 1976, 159 pages, 14.95 dollars 51- : p sans, |taiœs éeljoij ({«10 « Ainsi vivent les mammifères Maurice Burton Elsevier Séquoia, Paris-Bruxelles, 1976, 159 pages, 14.95 dollars ptédei Ainsi s'aiment les animaux Robert Burton Elsevier Séquoia, Paris-Bruxelles, 1976, 159 pages, 14.95 dollars Les oubliés du Pacifique Philippe Diolé Flammarion, Paris, 1976, 300pages, 16.50 dollars P dum peer ¦nenc wrciai ï®Mes Imesdu Idiis ( A la recherche d'une vie sur Mars Albert Ducrocq Flammarion, Paris, 1976, 196 pages, 16.50 dollars Papillons Thomas C.Emmel Stock, Paris, 1976, 246 pages, 51 dollars Crows of the world Derek Goodwin Comstock/Cornell University Press, Ithaca, New York, 1976, 354 pages, 28.50 dollars prient, ('filler Dictionnaire anglais-français d’électronique Jean-Guy Grenier Editions du Lanaudière, Joliette, 1976, 245 pages Notre grande aventure Lionel Groulx Fides, collection «Bibliothèque canadienne-française.FUstoire et documents», Montréal, 1976, 299 pages, 4.95 dollars P" Qu Introduction à l'épidémiologie M.Jenicek Edisem inc., Saint-Hyacinthe, et Maloine s.a., Paris, 1976, 400 pages, 11.80 dollars K h."5 Ni; L'Alaska Bern Keating National Geographic Society, Washington, D.et Flammarion, Paris, 1976, 207 pages, 16.95 dollars La structure sémantique Clément Légaré Les Presses de l'Université du Québec, Montré, 1976, 370 pages, 9.95 dollars «ut 0577 50 mars 1977 / QUÉBEC SCIEN< villégiature près de Québec.Mmes Ghyslaine Daoust-Caron, de Verdun, et Odette Domey, d'Ottawa, ainsi que M.Jean Morency, de Sainte-Foy, se sont vu attribuer chacun le prix d'un week-end en safari-photo dans les Laurentides.M.Jacques Desautels, de Sainte-Foy, a pu profiter d'un week-end au Carnaval-souvenir de Chicoutimi.Enfin, M.Charles-Albert Bouchard, de Chicoutimi, a gagné un week-end à la base de plein air de Pohénégamook (Témiscouata) Félicitations aux chanceux et merci à nos lecteurs d'avoir participé en si grand nombre à ce concours! PRÉVISION TECHNOLOGIQUE QUEBECOISE Le département de Génie chimique de l'École polytechnique de Montréal organise le troisième colloque Augustin Frigon qui portera cette année sur la prévision technologique et l'industrie du Québec, opportunités et défis.Ce colloque aura lieu les 4 et 5 mai prochains, mais rien ne vous empêche de vous y inscrire dès maintenant en vous adressant au: Secrétariat de Génie chimique, École Polytechnique, C.P.6079, succursale A, Montréal H3C 3A7.ALERTE À LA FORÊT Il n'y a pas que le Québec qui se fasse dépouiller de sa forêt.Les pays tropicaux connaissent un problème semblable, si ce n'est pire.Et ce qui semble plus grave encore, c'est qu'une fois la forêt détruite en ces pays, le désert s'empare du territoire «libéré».Les Nations Unies évaluent à un milliard d'hectares les forêts tropicales ainsi transformées en terres incultes.Voilà pour le présent.L'avenir s'annonce tout à fait noir: d'ici 25 ou 30 ans, la plupart des forêts tropicales humides qui ont survécu jusqu'ici, auront disparu.A moins qu'on y mette le holà! Souhaitons que le Centre canadien de recherches pour le développement international à qui l'on vient de confier l'étude des causes et des remèdes à pareille situation, réussisse dans sa mission.LE LOISIR SCIENTIFIQUE AU SERVICE DES CONSOMMATEURS Le guide d'achat d'une calculatrice de poche publié à la fin de décembre dernier par la Fédération québécoise du loisir scientifique a remporté un vif succès.Il n'est cependant pas trop tard pour vous en procurer un exemplaire et ce, tout à fait gratuitement.Il suffit d'écrire ou de téléphoner à la Fédération québécoise du loisir scientifique, 1415, rue Jarry est, Montréal H2E 2Z7, tél.: (514) 374-3541.en AVRIL 1 Laurent Bilodeau nous décrira ces petites merveilles • d'intégration du savoir-faire technologique que sont les micro-processeurs.2 Claude Marcil, après avoir tracé l'histoire des • Montagnais, nous montrera comment ce peuple déporté a décidé de reprendre en charge son destin.3 François Picard nous expliquera comment • pourraient être conservés et restaurés les objets et œuvres d'art qui constituent notre patrimoine.si le gouvernement s'en donnait la peine.NE NOUS CHERCHEZ PLUS ( I ’ ABONNEZ-VOUS Au tarif de $15.00 (1 an / 12 numéros)* ?Je m'abonne ?Je me réabonne pour.années au magazine QUEBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 A L'USAGE DU MAGAZINE COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) 30 nom 9 numéro ippartement 28 province ou pays ?Chèque ou mandat postal ci-joint 29 ville 1—1 U Veuillez me facturer 2 5 26 69 code postai 74 Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 1977 Ni CHOISIR LA SANTE in destin, Mm / À"^ÿ;'Vv' /AnV-V- ' /•',.¦ .v/.- y, -vy^' ' ' '-J*ÊÈÊÊBt ¦ .* x.Vv‘ v.'K* v:x*,’?Jm ,‘vV,','*V .' V-S' 'anick Villedieu v „ -.s,.postface de Rprnand S eh in Biffai jh f ¦ a ¦•¦ 1.J / DOSSIERS 't%dt':jâUÈéEC SQENCE Les Dossiei Yanick Villedieu DEMAIN LA SANTÉ Vivre et mourir au Québec Postface de Fernand Seguin Un état de santé stationnaire ou qui se détériore.Une médecine essentiellement curative et individuelle plutôt que préventive et communautaire.Une augmentation vertigineuse des coûts d'un système laissé aux mains d'entrepreneurs privés: les médecins.Il n'en faut pas davantage pour diagnostiquer l'impasse.Car subventionner encore et encore la maladie —au lieu d'investir dans la santé— c'est chercher à remplir un tonneau sans fond.Le «virage vers la santé», pourtant, sera très difficile à prendre.Il faudra réformer notre système de maladie, démédicaliser nos vies, changer nos mentalités.Et transformer en profondeur le contexte politique et économique de ce qui nous sert de civilisation.DEMAIN LA SANTÉ, un dossier d'envergure exceptionnelle qui ne laissera personne indifférent, est le premier volume de la collection LES DOSSIERS DE QUÉBEC SCIENCE.Les 11 chapitres de DEMAIN LA SANTÉ: Le diagnostic.De quoi meurent les Québécois.Grandir à Montréal, vieillir en Gaspésie.Les inégalités devant la santé.Etre Indien, être femme.Les points chauds du dossier santé.Yanick Villedieu DEMAIN LA SANTÉ Vivre et mourir au Québec Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal pu montant de $.pour.exemplaire(s) Le système de lutte contre la maladie.Les médecins et les autres.Les institutions en cause.Le fonctionnement du système.La formation et la recherche en sciences de la santé.MOM Le combat pour la santé.ADRESSE .(numéro) (rue) La médecine, bien, mais plus que la médecine.Choisir la santé.(ville) (code postal) TÉLÉPHONE .•I |hJÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 (418)657-2426 QS 0476 296 pages 13,5 X 21,5 cm $8,50 Dans la collection LES DOSSIERS DE QUÉBEC SCIENCE 3 IBLIOThc 19 77 J DEPOT LEGAL BUR E ST DE HZX 3 < 6 HBfe£ pl%f^ Du sang neuf dans le domaine de la santé en réponse a l^tioncjuébé 2.SB3U on'pi sès-inte^v^nî;», de il â y.afitë •r act ion r Un »v> V^ii secleurxons^' tçnt-à j; 5G'fe Dins ni manie d eyeî •mise l's'dei: humai! lamp .a.qeye! Québec iUÉBËC SCIENCE / mars 1977 49 nVRAC )E LA GOMME IMICOTINÉE )es chercheurs anglais viennent de mettre u point une gomme à mâcher qui devrait ider les fumeurs à se départir assez isément de leur pénible toxicomanie, iontenant de 2 à 4 milligrammes de icotine (une cigarette en contient entre ,5 et 2 milligrammes), cette gomme se résente en effet comme un substitut au îbac.Elle apporte au fumeur en voie de ésintoxication sa dose de nicotine, agent responsable de l'accoutumance au ibac, sans, bien sûr, lui fournir les autres jbstances toxiques contenues dans la jmée (goudron, entre autres).Les essais il cours au Maudsley Hospital, à ondres, ont jusqu'à maintenant été 'icourageants.Des 43 fumeurs qui ont scepté de mâcher de cette gomme icotineuse, 70 pour cent ont cessé de imer durant la période expérimentale et pour cent n'avaient toujours pas ommencé de fumer un an après.La ouvelle gomme anti-tabac devrait être tmmercialisée cette année et serait sponible sur ordonnance médicale julement.Elle devrait permettre aux ctimes du tabagisme de quitter la naudite» cigarette en moins d'un an.condition que ce produit-miracle ne )it finalement que de la «gomme-îlloune».‘U SECOURS DE LA PERDRIX e Centre de recherches écologiques de lontréal effectue présentement une tude sur la Perdrix grise d'Europe (aussi jpelée Perdrix hongroise).Introduit icemment au Québec, cet oiseau est un hier mal connu des scientifiques.Dans but d'aider les chercheurs du R.E.M.à améliorer certains éléments isentiels à la survie de la Perdrix grise Europe, chasseurs, observateurs oiseaux et cultivateurs sont priés de Jmimuniquer toutes leurs observations à I- Jean Chabot, CREM, 4101 est, rue aerbrooke, Montréal H1X 2B2, (514) 872-6670.À noter: certaines îrsonnes utilisent à tort d'autres noms 3ur désigner la Perdrix grise d'Europe ’erdixperdix L).Voici ces noms: îrdrix d'Europe, Perdrix européenne, îrdrix hongroise, Caille, Poule d'Eau, 3ule des prairies, Poule des champs, tule de l'Ouest.Ne vous y trompez pas.os observations peuvent servir à la fois à tvancement de la science et à la 5 Jnservation d'une espèce.¦ 31 *4 XIT LES FRANCOPHONES es journalistes francophones s'intéres-:C lnt à la science au Canada seront sans oute désolés d'apprendre le départ des lents d'information francophones du onseil des sciences et du ministère d'Etat f jx Sciences et à la Technologie, chargés des relations avec les media.En effet, Jean Baroux quittait le Conseil des sciences à la fin du mois dernier, et Jacques Bélanger, du MEST, s'en ira ce mois-ci.Aux dernières nouvelles, il n'y aura pas d'autres francophones pour les remplacer.NE JETEZ PAS VOS VIEUX PNEUS.Si, au moment de changer les pneus d'hiver de votre voiture par des pneus d'été, vous constatez que l'usure des premiers est telle qu'il vous faut vous en débarrasser, vous serez heureux d'apprendre que le professeur W.Larsen, de l'Université du Tennessee, vient de réussir la pyrolyse destructive de vieux pneus dans un bain de sels fondus à haute température.Dans un cas, il a obtenu un rendement de 47 pour cent d'huile, 12 pour cent de gaz et 41 pour cent de résidus solides.Pensez-y avant de jeter vos vieux pneus, mais.jetez-les quand même: il y a souvent loin entre une découverte en laboratoire et son application généralisée.Le recyclage des pneus n'est hélas! pas encore pour ce printemps.LES CHANCEUX Au moment où vous lirez ces lignes, plusieurs des heureux gagnants des voyages TOURBEC offerts dans le cadre du concours organisé par Québec Science l'automne dernier, auront pu bénéficier de leur prix.Tous les voyages comprenaient les frais de transport et de séjour pour deux presonnes.C'est Mme Monique Deschêsne, de Sillery, qui a gagné un séjour d'une semaine à Cuba.M.Yvon Cayouette de Chicoutimi-Nord, pourra passer ses vacances de Pâques aux Iles-de-la-Madeleine.M.Donald Duplain, de Montréal, bénéficie d'une semaine de ski de randonnée dans un centre de NOM date d entrée en vigueur numéro d abonné ANCIENNE ADRESSE APPARTEMENT CODE POSTAL NUMERO RUE VILLE PROVINCE ou pays NOUVELLE ADRESSE APPARTEMENT CODE POSTAL NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.