Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (14)

Références

Québec science, 1977, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
m\ 1 *> m 4L * * tsi tpî DLUTION / LARENAI \ Vi » ' ' •! Vi W1M.WJ1W ,'••>'.< >> v, '.'.'W'k.vw/ ^HKp0t> LE E DÉS INDIENS CHOISIR LA SANTE .vV,.'.mm um mmmm MÊm 'mwm ¦V.U-AV,fc.U' ïteytâwüs&Éi ïm&m >/!W Wt A i*AW, A«à,A postface de Fernand r; T-i&k WÆê iEC SCIENCE Les bossier: Yanick Villedieu DEMAIN LA SANTÉ Vivre et mourir au Québec Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal au montant de $ pour exemplaire(s) (numéro) (rue) (ville) (code postal) QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 (418) 657-2426 QS 0476 Yanick Villedieu DEMAIN LA SANTÉ Vivre et mourir au Québec Postface de Fernand Seguin Un état de santé stationnaire ou qui se détériore.Une médecine essentiellement curative et individuelle plutôt que préventive et communautaire.Une augmentation vertigineuse des coûts d'un système laissé aux mains d'entrepreneurs privés: les médecins.Il n'en faut pas davantage pour diagnostiquer l'impasse.Car subventionner encore et encore la maladie —au lieu d'investir dans la santé— c'est chercher à remplir un tonneau sans fond.Le «virage vers la santé», pourtant, sera très difficile à prendre.Il faudra réformer notre système de maladie, démédicaliser nos vies, changer nos mentalités.Et transformer en profondeur le contexte politique et économique de ce qui nous sert de civilisation.DEMAIN LA SANTÉ, un dossier d'envergure exceptionnelle qui ne laissera personne indifférent, est le premier volume de la collection LES DOSSIERS DE QUÉBEC SCIENCE.Les 11 chapitres de DEMAIN LA SANTE: Le diagnostic.De quoi meurent les Québécois.Grandir à Montréal, vieillir en Gaspésie.Les inégalités devant la santé.Être Indien, être femme.Les points chauds du dossier santé.Le système de lutte contre la maladie.Les médecins et les autres.Les institutions en cause.Le fonctionnement du système.La formation et la recherche en sciences de la santé.Le combat pour la santé.La médecine, bien, mais plus que la médecine.Choisir la santé.296 pages 13,5 X 21,5 cm $8,50 Dans la collection LES DOSSIERS DE QUÉBEC SCIENCE 2UÉBEC SCIENCE / avril 1977 COMITÉ DE SOUTIEN 4 Courrier 47 Parutions récentes 49 En vrac Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président "I Université du Québec Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l’Éducation du Québec et le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.ISSN-0021 -6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, deuxième trimestre 1977.Répertorié dans PERIODEX et RADAR Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, ISillery, Québec GIT 2R1.© Copyright 1977 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Patricia Larouche secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Collaborateurs André Delisle, Jean-Marc Fleury, Michel Gauquelin, Fabien Gruhier, Charles Meunier, Gilles Provost, Joseph Risi, Pierre Sormany, Yanick Villedieu Publicité Agence de vente publicitaire A.F.inc (418) 658-0002 Photogravure Audart inc.Impression Imprimerie Canada inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques inc.Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $ 15.00 Groupe (10 et plus): $12.50 À l’étranger: $20.00 De soutien: $25.00 À l'unité: $ 1.75 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418)657-2426 Télex: 051-3488 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE.Environnement Le péril chimique Santé Des cancers de vinyle Communications Du journalisme subversif?Télévision Encore un monopole masculin 10 Fondants Le procès du sel 11 Météorologie Le climat sur commande 13 Cancer Avis au carnivore que vous êtes Ressources Gaspiller pour survivre 40 Communications Les ondes courtes ont le bras long 41 Géologie De la prospection sous-marine 42 Pollution Le fond de l'air est sale 43 Tabagisme Une technique illégale Médecine L'écologie des microbes 45 Électricité Au temps des premiers grille-pain Santé Combattre le bruit, non la surdité 46 Recyclage Des poubelles pleines d'énergie L'avenir du passé François Picard Le patrimoine historique et artistique du Québec risque de ne pas survivre aux assauts du temps La micro-révolution Laurent Bilodeau Les prodigieuses vertus du micro-processeur le destinent à la conquête du monde 26 25 ans de recherche médicale Yanick Villedieu Une interview avec le Dr Jacques Genest à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de l'Institut de recherches cliniques de Montréal 32 La renaissance des Indiens Claude Mardi Comment et pourquoi les Indiens entendent reprendre leurs affaires en mains 4 avril 1977/ QUÉBEC SCIENCE DMSOI COURRIER POUR VOUS OUVRIR L'APPÉTIT Je viens de recevoir mon Québec Science de février.Comme toujours, je contemple la page couverture: ça ouvre l'appétit.A la page 2, je suis agréablement surprise: ce mois-ci, il y a une prime! Quatre pages couverture pour un seul numéro.Vous demandez notre avis?Eh bien, je trouve que votre expérience est plus que concluante.Québec Science est un repas complet et équilibré dont le menu vous met l'eau à la bouche.De plus, comble de la gourmandise, on lit les annonces.Carmen Pelletier Montmagny CRITIQUE D'UNE CRITIQUE La critique que vous faites (janvier 1977) d'un livre récemment paru, La peste blanche, le rendait tellement alléchant que mon ami n'a pu s'empêcher de me l'offrir en cadeau d'anniversaire.Résultat: une dizaine de dollars sortis de sa poche et autant d'heures de ma vie parties chez le diable! Votre critique du livre ressemble étrangement au boniment de l'éditeur qui met tout en branle pour en faire un «best-seller».Quand on a le courage de lire d'une couverture à l'autre, on se dit voilà deux Français simplistes, sexistes, racistes sur les bords et, comme par hasard, anti-socialistes qui se prennent pour les nombrils du monde! La «Société indécemment hiérarchisée» ou le «diabolique système d'oppression» auxquels vous faites allusion dans votre critique ne sauraient émouvoir nos deux compères profondément installés dans leur prétentieuse conversation.Ce livre ne propose rien sinon de faire des enfants en échange de quelques concessions telles «le salaire maternel ou, pour plaire à la gauche, parental».C'est Pierre Chaunu, l'historien qui parle, ou plutôt qui s'écoute parler.Je sympathise avec les victimes de votre chronique que je souhaite pas trop nombreuses.Peut-être que la présente saura alerter les victimes en puissance, si, évidemment, elle est publiée.Quant à la revue Québec Science, elle sait désormais que sa chronique sur les parutions récentes est bel et bien lue.Il ne lui reste qu'à s'assurer que ses critiques en fassent autant des livres qu'ils nous proposent.Pierrette Roy Montréal LE NOUVEAU RÉGIME PÉDAGOGIQUE Dans un récent rapport du Conseil des sciences du Canada intitulé «Le potentiel de recherche du Canada en péril», un groupe d'étude sous la présidence du docteur Claude Fortier lançait un cri d'alarmè! Le potentiel de recherche n'est pas renouvelé à un rythme suffisant ce qui entrame un vieillissement rapide des effectifs de chercheurs, particulièrement dans les universités.(.) D'un autre côté, le ministère de l'Éducation du Québec annonçait récemment qu'il avait l'intention d'appliquer dès septembre 1977 ce qu'il est maintenant convenu d'appeler «le nouveau régime pédagogique», régime qui aura pour effet de réduire le nombre de cours optionnels (dont les cours de science) au niveau secondaire.Je ne peux m'empêcher d'établir un triste parallèle entre le rapport du Conseil des sciences et le danger que constitue la compression des cours de sciences au niveau secondaire suite à l'implantation du nouveau régime pédagogique.Bien que je sois conscient qu'il n'est pas souhaitable de viser à une trop grande spécialisation au niveau secondaire, je dois néanmoins insister sur la nécessité d'assurer une relève de qualité au niveau de la recherche scientifique.Loin de moi l'idée de vouloir transformer l'école secondaire en un réservoir servant à alimenter les facultés universitaires, mais je prétends que c'est souvent au niveau secondaire que germent les carrières scientifiques et que, pour en favoriser l'éclosion, il est de la première importance de mettre l'adolescent en contact avec un minimum de réalités d'ordre scientifique.Or, à cause de la réduction des options au deuxième cycle du secondaire, la possibilité qu'aura un élève de s'inscrire à des cours de sciences diminue sensiblement.Une telle situation n'est certainement pas de nature à favoriser une relance de la recherche au Québec.Il faut prendre garde que le désir de généraliser l'enseignement au niveau secondaire (projet souhaitable en soi) ne supprime chez l'adolescent l'attrait pour les sciences pures et appliquées.Le besoin de scientifiques ira en s'accentuant Ce n'est pas le moment de restreindre les opportunités.Régent Bouchard professeur de physique Montréal UN PEU D'AIR COMPRIMÉ Dans le numéro de décembre 1976 (vol.15 no 4) du magazine Québec Science deux graves erreurs se sont produites, l'une ayant trait à un manque de connaissance pur et simple de l'auteur, l'autre à un manque de rigueur scientifique.En effet, sous la rubrique «En vrac», l'article intitulé «De l'air dans l'eau» me paraft ! très grossier.Le tout réside dans une seule phrase et je cite: «Les bombonnes d'air liquide contiennent en effet quatre à cinq fois J plus d'air que les bombonnes d'oxygène.» Premièrement, les bombonnes utilisées en plongée sous-marine contiennent de l'air comprimé à une pression de 20 méga- i pascals et non de l'oxygène.Pour des ] raisons sécuritaires, l'oxygène pur n'est 1 pas employé.11 devient toxique à une I pression de près de 100 kilopascals, c'est-à-dire à 10 mètres de profondeur, f Deuxièmement, le fait de dire que les bombonnes d'air liquide contiennent quatre à cinq fois plus d'air que les bombonnes d'oxygène me paraft aussi ridicule que de dire que dans un sac de | pommes, il y a quatre à cinq fois plus de pommes que dans un sac de tomates.J'aimerais à l'avenir que l'auteur de la rubrique «En vrac» soit identifié.Comme vous pouvez le constater votre f magazine se lit jusqu'en Grande-Bretagne.Les Québécois à l'étranger ont les yeux X vigilants.Jean-François Grenon Grande-Bretagne r ' -, eux: IMtt'j; icmiL rtissc; cepiHix «1®! : sm X- ttpix ex .Il y a:.; ti'xex sserçijr;: ©X;,:; VeSiJj:; nt encor ftiesai ite labial; j'SIWï, «téneccë pin, by ns;-.«En vrac» est une rubrique rédigée à partir d'informations glanées un peu partout par les différents collaborateurs de Québec Science.Par conséquent, aucun auteur n'en saurait revendiquer la paternité.Nous croyons qu'un te! mode de rédaction permet d'aborder un plus grand nombre de sujets, donc d'intéresser plus de lecteurs.C'est la première fois, depuis 31 mois qu'«En vrac» parait, qu'il s'y glisse une imprécision.Merci de nous l'avoir signalé.JMép fécoocn Mteiirn1 .1%ia PUCES ÉLECTRIQUES La conservation de l'énergie devient le cheval de bataille des gouvernements, d'individus et d'associations.L'article «Des cadeaux qui font dépenser» (Québec Science, décembre 1976) s'inscrit dans ce mouvement.Bien que très intéressant son côté information, je le trouve extrêmement décevant quant à sa philosophie, principalement parce qu'il ignore les vrais problèmes; la même constatation s'applique aux gouverne- ments.I D'abord l'article rapporte que la consommation domestique d'électricité | représente environ 30 pour cent des ventes de l'Hydro; ne serait-il pas plus 1 important de parler des 70 pour cent dont on ne connaft rien ou presque?Ensuite, l'auteur identifie plusieurs appareils ménagers énergivores: tout ça ne correspond qu'à des constatations pieuses qui ne changeront absolument rien.x - • flmtfr K fr% iSitiiè %(i par; N % N its müir H îS t'h QUÉBEC SCI QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 îïiiinepaii ,uûî seuls pt mes fail l(ji ounssii'oüy! Mes ut1 s ntieniiHiKie )utle2»itss jèoe.Poufd (yjèmSlftj ttosfeàu d'air flueles^ me parait Ji ! dans un « S cinq fois pl je de tomate irpuel'a»1! aitidentrf'i !Coiistaw| iGramfeS® 0110 jirff"11"™ ns P»'1"' d'in® iif0"* ,»raciP^ Aiiwr-i-n/->rr IIDr^CMT Il est inutile de songer à restaurer tant que la conservation ne peut être assurée dans des conditions satisfaisantes.Ce n'est donc que lorsque ces conditions idéales de conservation auront été trouvées dans un lieu d'entreposage, qu'on pourra penser à réparer les dégâts C1ENCE QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 17 t inst.belge d'information et de documentation nitre a a iraae îjiS» riflues, J'aeSl azoti aliiéi il ill»1'.,'raitP^ On évalue qu'environ 80 pour cent des œuvres d'art et des objets anciens des collections québécoises sont dans un état tel que leur restauration est considérée indispensable.Malheureusement, il n'existe au Québec aucune institution spécialisée dans ce genre de travail.Le seul spécialiste reconnu dans le domaine est madame Ljljana Stanojlovic qui est restauratrice de documents aux Archives nationales du Québec, à Montréal, où elle a constitué un laboratoire permettant un travail de qualité, mais sur une petite échelle.Le Service d'archéologie et d'ethnologie du ministère des Affaires culturelles possède aussi un petit laboratoire assez bien équipé, mais un seul technicien y travaille pour restaurer quelques objets en métal, en bois ou en cuir provenant des fouilles archéologiques.Le Musée du Québec n'a pas plus de service de restauration que les autres musées privés ou publics québécois.Actuellement, le seul recours possible pour les détenteurs de collections est, soit jof de s'adresser à des spécialistes étrangers de passage au Québec ou de leur envoyer les œuvres à restaurer, soit de s'adresser aux laboratoires de l'Institut canadien de iservation à Ottawa.Mais, dans son Jjitravail de restauration, l'Institut doit se ilimiter à quelques œuvres de grande , ; Il «valeur historique ou artistique.Son rôle Jjjjjiiijest, avant tout, de former des spécialistes .^ple qui iront par la suite travailler dans les j^jS,provinces où des centres régionaux doivent être créés (ils existent déjà à Vancouver et à Moncton), d'entreprendre ides recherches pour trouver les meilleures méthodes de conservation, de restauration st de transport des œuvres et, enfin, de 1 = fournir des services aux musées, aux linstitutions et aux particuliers sous forme de conseils et de publications.BACTÉRIES ET CHAMPIGNONS On peut considérer cinq principaux domaines de restauration: les œuvres sur papier, l'archéologie et l'ethnologie, les beaux-arts et les polychromes, les textiles, le mobilier et les objets en bois.À l'intérieur de ces divisions, chaque sorte d'objets nécessite une méthode de restauration particulière.Les techniques sont donc nombreuses et complexes, surtout dans le domaine de l'ethnologie et de l'archéologie où l'on retrouve des objets faits de toutes sortes de matériaux possibles: des bois, des métaux, des céramiques, des textiles, des cuirs, des os et verres.Pour les œuvres sur papier, par exemple, après le nettoyage, il faut éliminer les champignons et les bactéries qui provoquent la destruction du papier.On peut trouver environ 700 sortes de champignons dans le papier.La stérilisation se fait à l'aide de moyens chimiques, de rayons ultraviolets ou de rayons X.Chaque cas doit être étudié séparément avant de choisir le traitement adéquat.Ensuite, il faut neutraliser les acides qui existent dans le papier et freiner l'accroissement de son acidité qui, présente dans la colle ou le remplisseur du papier, augmente avec le temps, entrame la décomposition par hydrolyse de la cellulose, et devient alors un excellent milieu de cultures pour certaines bactéries.Une des méthodes employées est un bain dans une solution d'oxyde de calcium suivi d'un lavage à l'eau pure sans minéraux, puis d'un autre bain dans une solution de bicarbonate de calcium.Le papier neutralisé a une élasticité accrue et résiste mieux tant au vieillissement prématuré qu'au vieillissement naturel.Si le document est déchiré, on assemble alors les différents morceaux sur un support en papier japonais, en toile de coton pur ou en soie.On obtient un document renforcé que l'on place ensuite sous une presse pour l'égaliser et l'aplanir.Comme l'original Les techniques de restauration des œuvres d'art peuvent faire des merveilles.Ce tableau de Rubens, L'adoration des bergers, fut fortement endommagé lors d'un encendie.Après être passé par les mains des restaurateurs de l'Institut royal du Patrimoine artistique de Belgique, il a refait peau neuve.POUR VIEILLIR MOINS VITE Quand il s'agit de remettre un tableau en état, le restaurateur doit d'abord se familiariser avec l'œuvre pour respecter son intégrité et ne rien modifier.Il essaie de comprendre le mieux possible les problèmes à régler grâce à des photographies à l'infrarouge ou à l'ultraviolet et des radiographies.Des analyses chimiques rapides et précises du vernis ou des pigments sont effectuées à l'aide d'un appareil à rayons X à dispersion d'énergie.Il s'agit, la plupart du temps, de rentoiler les œuvres, de nettoyer la surface et de mettre un autre vernis, de faire des retouches en tentant d'employer les mêmes pigments que ceux utilisés par l'auteur.Le rentoilage consiste soit à apposer une nouvelle colle au dos de l'ancienne quand les bords seuls sont usés, soit à détacher la peinture de l'ancienne toile, qui est alors remplacée par une toile neuve fortement encollée.Par ailleurs, des recherches entreprises aux laboratoires de l'Institut canadien de conservation ont permis de faire des découvertes intéressantes dans le domaine des vernis.Depuis très longtemps, les peintres utilisaient des vernis naturels à base de résine tels que le dammar, le mastic ou le copal, mais ces produits jaunissaient au bout de 25 à 50 ans.Tous les cinquante ans, il fallait donc enlever le vernis en courant le risque d'altérer la couche picturale et ensuite revernir le tableau.Les vernis synthétiques modernes ont donc remplacé les vernis traditionnels mais ils sont trop brillants et ne répondent pas aux qualités esthétiques désirées par les auteurs des tableaux.On a récemment découvert la possibilité d'ajouter au vernis naturel un produit qui absorberait les rayons ultraviolets, empêcherait l'oxydation et éviterait le jaunissement du vernis naturel durant une période dix fois plus longue que normalement. 18 avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE LA RICHESSE DE NOTRE PATRIMOINE Actuellement, on ne peut pas se faire une idée très précise du nombre d'œuvres d'art réparties sur le territoire du Québec mais on pense qu'il doit y en avoir plusieurs milliers.On estime que 95 pour cent de celles qui datent d'avant 1930 sont des œuvres d'art religieux et la plupart sont encore dans des églises ou des chapelles, ou en ont été retirées au moment de la mise en application de la nouvelle liturgie catholique.Dans ce dernier cas, elles se trouvent maintenant dans des réserves de musées, dans des collections publiques, ou encore chez des collectionneurs québécois ou étrangers.Le ministère des Affaires culturelles du Québec essaie de faire le recensement de ce patrimoine artistique et culturel.Depuis 1974, à l'intérieur de son Service de l'inventaire des biens culturels, une équipe de trois personnes, aidée occasionnellement par des étudiants, a fait le pré-inventaire d'environ 800 églises ou chapelles, ce qui correspond à 43 des 74 comtés municipaux du Québec.Il s'agit de mettre sur fiche la description de chaque édifice et de chaque œuvre trouvée sur place (chaire, autel, tabernacles, sculptures, tableaux, décorations diverses, orfèvrerie, .) en indiquant, entre autres, le matériau employé, la nature du fini et de la coloration, l'état de conservation, la présence de signature, les dimensions.Plusieurs milliers d'œuvres d'art de toutes sortes sont ainsi fichées et photographiées.Ce pré-inventaire est indispensable pour repérer une grande partie des œuvres d'art que les Québécois possèdent saps en être vraiment conscients.A l'automne prochain, quand ce travail sera achevé, on pourra évaluer assez précisément le nombre et l'état de conservation des œuvres.On sera donc en mesure de déterminer quelles sont les œuvres ou catégories d'œuvres qu'il serait urgent d'étudier plus à fond, de sorte que des œuvres de grande valeur artistique ou historique soient protégées en priorité.Par la suite, on procédera à l'étude exhaustive de certaines églises et de leur contenu.Pour ce faire, on recueillera dans les archives, les greffes de notaires ou les anciens livres de comptes un maximum d'informations relatives à l'histoire de l'église et des objets anciens qu'elle renferme; on fera aussi un inventaire et des recherches plus détaillées sur chaque œuvre présentant un intérêt quelconque.Une telle étude est déjà en cours actuellement pour les églises du couloir fluvial entre Boucherville et Yamaska, et entre Repentigny et Maskinongé.En faisant le pré-inventaire, on s'est rendu compte que les œuvres étaient en plus grand nombre et plus intéressantes dans les vieux comtés du bord du fleuve.Ainsi dans les églises et chapelles du comté de Portneuf, on a dénombré 76 tableaux et 28 sculptures, la plupart sur bois, datant d'avant 1930, de même que 37 objets d'orfèvrerie, surtout des vases sacrés en argent, qui sont des œuvres italiennes ou françaises d'avant 1850 ou des œuvres canadiennes.Par contre, dans le comté de Beauce plus récent, on n'a découvert que 43 tableaux, 11 sculptures et 23 objets d'orfèvrerie, et dans le comté d'Artabaska, encore plus jeune, on a trouvé seulement 38 tableaux, 3 sculptures et aucun élément d'orfèvrerie.Certains tableaux inventoriés au Québec auraient près de quatre siècles et seraient des œuvres italiennes ou françaises.Une étude plus détaillée de chaque époque de production permettra, au cours des années prochaines, de se faire une meilleure idée de la valeur et de l'importance du patrimoine artistique du Québec.Cette étude sera d'autant plus valable si les collectionneurs privés se décident à ne plus cacher les œuvres qu'ils ont en leur possession et qui sont souvent d'un grand intérêt pour comprendre l'histoire de l'art québécois. QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 19 musées nationaux du canada 7 De telles recherches sont effectuées dans tous les domaines de la restauration Ipour essayer de toujours faire mieux, de rendre presqu'immortelles les œuvres des artistes ou des artisans des siècles passés et d'aujourd'hui.UN INSTITUT DE RESTAURATION DU QUÉBEC Des milliers d'objets anciens et d'œuvres d'art qui se trouvent actuellement dans les dépôts d'archives, les musées, les collections publiques et privées ont besoin d'un traitement en laboratoire pour survivre encore quelques dizaines d'années ou quelques siècles.Mais les 'travaux, tous très complexes, ne peuvent lêtre exécutés que par des spécialistes car la moindre erreur peut être fatale.Au Québec, on attend avec impatience la création d'un laboratoire satellite de l'Institut canadien de conservation mais surtout la constitution d'un institut de restauration dépendant du gouvernement du Québec.Des contacts ont été établis entre le Musée du Québec et un spécialiste en restauration du Musée du Louvre qui doit venir prochainement pour mesurer l'ampleur du problème et faire des suggestions qui mèneront à la création d'un atelier de restauration au Québec d'ici deux ou trois ans.Une collaboration est prévue avec le milieu universitaire pour la création d'un département de conservation.Les candidats-restaurateurs, une fois choisis, pourront aller compléter leur formation dans les grands instituts de restauration à Ottawa, à London (Ontario), à Bruxelles, à Londres ou en Italie.Le nouveau gouvernement est, semble-t-il, prêt à faire quelque chose pour éviter la perte du patrimoine historique et artistique du Québec.On peut encore espérer que les vestiges de notre passé nous survivront et survivront aux prochaines générations, mais pour cela il faut trouver rapidement les ressources financières et humaines appropriées.En effet, plus on attendra, plus la détérioration fera ses ravages et il en coûtera d'autant plus cher aux organismes responsables du patrimoine québécois.Un flotteur esquimau Ce flotteur en peau de phoque, d'origine esquimaude, avait été perforé par des insectes, perdant tout l'air qui lui donnait sa forme normale.Quand il est parvenu à i'institut canadien de conservation, la peau était aplatie et durcie.Celle-ci a alors été assouplie afin de faciliter le nettoyage et de permettre l'introduction d'un ballon météorologique à l'intérieur du flotteur.Une fois la peau séchée et durcie, le flotteur avait repris sa forme normale.On n'avait plus qu'à retirer le ballon.Pour en lire plus Archives, revue de l'Association des archivistes du Québec, C.P.159, Québec Haute-Ville Bulletins techniques, publiés par l'Institut canadien de conservation, 1030 Chemin Innés, Ottawa, Ontario Le Journal de l’Institut canadien de conservation, édition française ou anglaise, 1030 Chemin Innés, Ottawa, Ontario 20 avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE Oilff LA MICRO-RÉVOLUTION par Laurent Bilodeau Les prodigieuses vertus du micro-processeur le destinent à la conquête du monde * .* » * - « i* 1 QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 Dans l'espace Les recherches spatiales ont bien sûr largement indus dans leurs techniques des circuits intégrés tels que celui-ci qui ne mesure que 0,13 centimètre de largeur.nasa L'électronique n'a pas fini de nous étonner.Dans les années trente, elle avait amené la radio et le tourne-disque au grand public.Dans les années cinquante, c'était au tour des téléviseurs, en noir et blanc d'abord, puis en couleurs, d'envahir les foyers.Durant les années soixante s'amorçait la révolution informatique, dont chaque nouvelle vague déferlait selon un scénario maintenant familier.D'abord arrivait la nouvelle.C'était un certain Marconi qui transmettait un message parlé au-dessus de l'Atlantique, ou un ordinateur qui guidait une fusée et la faisait alunir en douceur.Les premiers radios, les premiers téléviseurs et ordinateurs n'étaient d'abord accessibles qu'aux riches et aux grandes entreprises.Leurs performances étaient médiocres: un son de tuyau de poêle, une image fluctuante qui vous arrachait les yeux, un ordinateur au langage hermétique et capricieux.Puis après avoir sonné ses glorieuses trompettes, le progrès électronique faisait son entrée dans tous les foyers.D'abord les prix diminuaient peu à peu pour, en quelques années, franchir une espèce de seuil de l'accessibilité.Alors l'usage de l'appareil se répandait comme une trafnée de poudre.La radio, de moins en moins chère, améliorait la qualité de sa reproduction, se faisait MF, puis stéréophonique.La télévision, elle, se donnait vite la couleur et multipliait ses canaux.La marée informatique cependant n'a pas encore vraiment submergé le public.Un certain déferlement durant les années soixante a modifié énormément la gestion des entreprises.De même, la recherche scientifique s'est vu totalement transformée par la possibilité d'emmagasiner et de traiter des masses de données à faible coût, et d'en faire des modèles complexes.Cependant, pour l'homme de la rue et la ménagère, l'ordinateur n'a jamais encore pris une forme vraiment palpable.Mais voici que depuis deux ans, l'informatique embofte le pas à ses prédécesseurs la stéréophonie, la radio et la télévision.UNE RÉVOLUTION ÉLECTRONIQUE D'abord sont survenus les calculateurs de poche qui produisaient des fonctions trigonométriques et exponentielles à dix chiffres de précision et qui se laissaient même programmer.Quoique coûteuses, les premières unités valaient littéralement leur prix d'or.Maintenant, leur prix a baissé des deux tiers et c'est par dizaine de millions qu'on les distribue annuellement.De nouvelles caisses enregistreuses sont apparues qui, par exemple, dressaient les inventaires au fur et à mesure des ventes.L'électronique prend maintenant en charge machines à coudre, jeux de bouies, échangeurs téléphoniques, etc.Les réseaux informatiques, pendant ce temps, se ramifient et rejoignent les moindres bureaux, les moindres entreprises.Il semble que la révolution électronique vient de passer un autre de 21 ces seuils d'accessibilité.Au hasard des journaux et des conférences, on apprend que c'est grâce à des «micro-processeurs».Que sont-ils?Quelle est cette étrange vertu qui leur confère leur importance et leur omniprésence?Un micro-processeur, c'est un ordinateur.Mais on l'a débarrassé de tous ses éléments périphériques, on l'a simplifié à l'extrême pour finalement réussir à le caser dans un bottier plus petit qu'un domino, et on vous le vendra volontiers pour à peine quelques dollars! Toute sa force est là: petit et vraiment pas cher! Pour le reste, son fonctionnement diffère peu de celui du processeur central (cpu) d'un des grands ordinateurs actuels, se conformant aux principes qui ont été établis il y a belle lurette, à partir de l'algèbre de Boole et du code numération binaire.Le micro-processeur n'est donc pas le fruit d'un inventeur génial.Il représente plutôt le résultat d'un effort technologique intensément soutenu depuis plusieurs années par l'industrie de la microélectronique.Au début des années soixante, on découvrit que, grâce à des procédés photographiques, il était possible de graver des réseaux de transistors sur des lamelles de silicium.On dessinait l'image du circuit voulu sur des négatifs puis on projetait ceux-ci avec une forte réduction sur une platine de cristal semi-conductrice.C'était l'intégration, c'est-à-dire l'assemblage de plusieurs composants sur un substrat unique.Dès sa naissance, la technologie des circuits intégrés fit des progrès rapides.En quelques années, il est devenu possible d'encapsuler dix, puis cent transistors là où, auparavant, on avait peine à en loger un seul.DES MILLE-PATTES ÉLECTRIQUES Des circuits intégrés, vous en avez sûrement déjà observé.Ils tiennent un peu des mille-pattes.C'est par leur seize vingt-quatre ou quarante pattes qu'ils échangent des stimuli avec leur environnement.Ces pattes sont des broches conductrices où la presence et l'absence de tension électrique correspondent au «1» et au «0» du système binaire.Le plus onéreux dans la fabrication d'un circuit intégré, c'est le procédé complexe de photogravure par lequel on cisèle les composants sur la matrice cristalline.Mais pour un procédé donné, ce n'est pas le détail du circuit qui importe: la photo d'un édifice ne coûte pas plus cher à développer que la photo d'une brique.Au fur et à mesure que les fabricants ont amélioré leurs techniques et qu'ils en ont réduit le «grain», il est devenu possible de construire des circuits de plus en plus complexes.Quand on a réussi à les produire en série, leur prix et leur commodité les ont rendus imbattables.En plus des circuits offrant les fonctions élémentaires ET et OU 22 avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE (algèbre de Boole), on a vite vu apparaftre des compteurs d'impulsions, des réseaux de flip-flops, des mémoires petites mais complètes.A la fin des années soixante, on en est arrivé à l'intégration dite à grande échelle (LSI pour «Large Scale Intégration») qui permettait de loger l'équivalent d'une dizaine de milliers de transistors sur une surface de l'ordre du centimètre carré.Vers 1969, la firme Datapoint du Texas, fabricant de terminaux d'ordinateurs, crut avoir découvert le moyen de devancer ses concurrents.Elle conçut un processeur extrêmement simplifié, tenant sur un seul circuit intégré, qui allait beaucoup simplifier et améliorer le fonctionnement de ses terminaux.Datapoint confia à la firme Intel le soin de fabriquer le circuit en question.Or, à cette «époque», le circuit s'avéra dix fois trop lent et Datapoint dut le rejeter en faveur de composants moins versatiles, mais plus rapides.Intel se retrouva ainsi avec un dispositif dont les coûts de développement avaient déjà été défrayés.À tout hasard, on décida de l'offrir sur le marché des composants.C'était en 1971.L'Intel 4004, le premier micro-processeur, venait de naftre.«Bien que son prix se chiffra dans les centaines de dollars l'unité, le premier micro-processeur d'Intel trouva tout de suite preneurs dans toutes sortes d'industries.Ses performances, quoique modestes, permettaient de programmer le comportement de soupapes, de thermostats, d'alarmes anti-vol et anti-feu, de feux de circulation.Chez les autres manufacturiers de composants électroniques intégrés, qui pour la plupart n'en étaient qu'au niveau des prototypes, c'est une véritable ruée vers l'or qui se déclencha, engageant bientôt des investissements de l'ordre de la centaine de millions de dollars.En 1975 et en 1976, de nouvelles familles de microprocesseurs faisaient leur apparition presque chaque mois, chacune offrant aussi des micro-mémoires, des microentrées et sorties plus petites, plus rapides, plus programmables, consommant moins d'énergie et coûtant moins cher que celles qui les avaient précédées.À l'Intel 4004 succédèrent le 4040, le 8008, le 8080, le 8080-A, le Zilog 80.Pendant ce temps, le prix du 4004 tombait au-dessous de vingt dollars l'unité.D'autres, lorsque commandés en grande quantité, s'offraient à moins de cinq dollars l'unité.DU PING-PONG À LA MONTRE Un coup d'œil dans les grandes revues de l'électronique, un brin de conversation avec un technicien ou un ingénieur en électronique vous en convaincront: dans la révolution électronique, un nouveau seuil d'accessibilité a été franchi, un nouveau raz-de-marée technologique a commencé à déferler et, à long terme, c'est notre mode de vie lui-même qui sera touché.MEMOI environ laboratoires bell De ('infiniment petit C'est vers les années 60 que l'on découvrit la possibilité de graver des réseaux de transistors sur des lamelles de silicium.Le microscope électronique à balayage nous révèle ici l\ structures d'un type de mémoire en silicium semi-conducteur mis au point par les Laboratoires Bell.hewlett-packard Notre quotidienneté s'électronise Les micro-processeurs ont amené l'apparition de nombreux gadgets électroniques.L'ur des plus répandus est sûrement ia calculette électronique, qui est offerte sous une formt ou très simple, ou très complexe et spécialisée. QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 23 SE BRICOLER Jusque vers 1974, l'informatique restait l'affaire des spécialistes et des professionnels.Les enthousiastes qui avaient des «contacts» pouvaient bien sûr s'amuser à créer des jeux, à faire tomber le système.Mais personne ne réalisait qu'il serait bientôt possible de se réveiller un matin maftre et roi de son petit ordinateur personnel! C'est pourtant ce qui arrive annuellement à un nombre croissant de Nord-Américains.Jusqu'à présent, les férus d'électronique pouvaient assembler des compteurs, des addeurs, des calculateurs rudimentaires en bricolant avec acharnement dans leur sous-sol ou celui d'un Cegep.Mais de joindre ces deux bouts de l'informatique que sont l'électronique («hardware») et le logiciel («software»), il n'en était pas question.Depuis que sont apparus les quarante pattes d'Intel, de Motorola et des autres, tout a changé pour les bricoleurs.Par exemple, la petite compagnie E&L Instruments a mis sur le marché un montage à micro-processeur simple, mais extrêmement souple, qui ne coûte qu'environ quatre cents dollars.Conçu pour les débutants, il est pourvu d'une excellente documentation dont la septième édition, le Bugbook VII, est en passe de devenir un classique.En plus de ses seize touches et deux douzaines de voyants lumineux, il est muni d'un panneau de branchage sur lequel on peut monter et modifier ses propres circuits sans avoir à y effectuer aucune soudure.Facile à raccorder à votre jeu de meccano ou de chimie, il pourrait vous permettre d'imaginer toute une faune cybernétique dont Jules Verne lui-même n'a jamais rêvé! L'informatique amateur est désormais réalité.Déjà foisonnent les petites compagnies qui, tel Imsai, Altair, SWT, vous offrent un ordinateur de base, clé en main, pour moins de cinq cents dollars et vous proposent, pour cent ou mille dollars de plus, de le brancher sur votre téléviseur, votre dactylo électrique, votre platine à cassette.Si vous êtes déterminé à aller plus loin, on vous offrira des mémoires à disques souples («Floppy Disks») dont la grande capacité d'enregistrement saura vous satisfaire pour un bon moment.Pendant que ces petites compagnies croissent et se multiplient à un rythme de trente à quarante pour cent par année, et que surgissent les premières chaînes de «Computer Store», des clubs et des revues de micro-informatique apparaissent un peu partout.Alors, vous êtes mordu?Par où commencer?Soyons pratiques: vous aurez très tôt à choisir entre l'électronique et la programmation.Si c'est l'électronique qui vous intéresse, l'infinité de composants presque merveilleux, les servomécanismes, l'instrumentation digitale.Alors vous devrez aborder les micro-processeurs au niveau du circuit intégré lui-même, leur donner des interfaces, et les mettre en marche de la façon la plus pratique et la plus satisfaisante qui soit.Par contre, si c'est la programmation qui vous intéresse, alors fuyez les composants individuels, la soudure, les vérifications électriques comme la peste: vous n'en finirez pas.Ne vous contentez que d'un système complet avec assez de mémoire pour supporter un langage évolué comme le Basic et pour vous permettre de garder vos programmes dans des mémoires non volatiles.Tout système qui ne peut vous permettre cela ne saura que vous frustrer et vous faire perdre votre temps.En effet, du point de vue informatique, un circuit intégré tout nu, à quarante pattes sur une table n'a absolument aucune valeur.Il a besoin du support d'un circuit imprimé comme câblage.Il a besoin de plusieurs tensions d'alimentation comme sources d'énergie.Il a besoin d'une source d'impulsions à haute fréquence comme base de temps, et surtout, de dispositifs qui lui permettent de recevoir des données, de les emmagasiner, d'afficher des résultats.Concevoir un tel ensemble et arriver à le faire fonctionner n'est pas une mince affaire et plusieurs petites compagnies y ont déjà trouvé la banqueroute.Une fois que vous aurez construit ou acquis votre petit système, vous commencerez à découvrir le langage machine.C'est si simple et si bête! Mais c'est aussi si inhumain que vous ne pourrez vous empêcher de faire faute sur faute.De plus, ne vous attendez pas à résoudre de grandes énigmes mathématiques: l'ordinateur est avant tout une machine logique et ce ne sont que les langages avancés qui vous permettront de faire des calculs impliquant un point décimal.Ces langages, vous pourrez les utiliser si votre montage dispose d'assez de mémoire, c'est-à-dire si votre porte-monnaie est bien fourni.Que vous vous attaquiez à l'aspect électronique ou à l'aspect logiciel, vous n'irez pas loin si vous restez isolé.Assurez-vous la coopération d'amis, de professeurs qui s'y connaissent.Joignez-vous à un club, et s'il n'y en a pas encore dans votre ville, formez-en un.Il est souvent possible d'obtenir des prix plus bas quand on achète des équipements en certaines quantités.Essayez d'intéresser votre Cegep à vos projets: c'est un domaine de l'avenir, qui peut s'étudier dès maintenant. 24 avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE Mais pour l'immédiat, comment cette nouvelle vague du progrès nous atteindra-t-elle?À coup sûr en renouvelant complètement cette espèce d'économie de création de besoins qui va nous submerger sous une infinité de gadgets.Déjà, il y a bien des brasseries où l'on ne songerait pas à prendre une bière sans se la mériter par un bon match de tennis ou de ping-pong électronique.Autre exemple: les centres de couture offrent maintenant une machine à coudre pré-programmée qui peut faire toute une pléthore de boutonnières et de zigzags.Vous pouvez aussi vous procurer une montre électronique à affichage numérique qui vous permettra de respecter l'horaire de vos entrevues à quelques millisecondes près.Bientôt, votre poêle obéira à des programmes de cuisson qu'on aura optimisés pour la tarte, le pâté, la dinde, etc.Le marché des jouets pour enfants et adultes sera atteint de plein fouet, quoiqu'il soit trop tôt pour prédire exactement comment.Beaucoup de jeux se grefferont sur la télévision comme le fait déjà le «ping-pong».Peut-être verra-t-on apparaître des jouets et des poupées si automatiques qu'elles joueront toutes seules.L'inutilité de ces gadgets électroniques ne doit cependant pas faire oublier que dans la plupart des secteurs de l'économie, c'est par la nécessité et le souci d'efficacité que s'imposera la micro-informatique.Grâce à celle-ci, de nombreux appareils verront réellement leur coût diminuer et leur performance s'améliorer.Plusieurs industries subissent déjà des revirements très profonds.Ainsi, la performance des montres électroniques dépassera très bientôt celle des montres mécaniques du même prix.Imaginez: aucune pièce mobile, mais seulement des électrons dans un cristal semi-conducteur! On assemble quelques modules, et c'est prêt à fonctionner pour vingt ans.De gadget, la montre électronique passera donc au statut d'outil normal tandis que la montre mécanique retournera sur les étagères des bijouteries de luxe.Pour un petit empire comme Timex, cette constatation est lourde de conséquences: il doit rapidement changer les bases mêmes de sa technologie ou se résoudre au déclin.Les Suisses eux-mêmes montrent une activité peu coutumière à conclure toutes sortes d'accords avec les fabricants de composants électroniques.L'INDÉPENDANCE POUR LES HANDICAPÉS Ejn outre, les micro-processeurs permettent maintenant de façonner des outils nouveaux, pour des tâches qu'il était auparavant inconcevable de confier à des machines.Il en est ainsi, bien sûr, des calculettes qui remplacent si avantageusement les tables mathématiques, mais beaucoup d'autres surgissent.La vie des handicapés, sourds-muets, aveugles et paralytiques pourrait prendre un tournant qu'ils ont longtemps attendu.Les prothèses, par exemple, s'articuleront de façon infiniment plus complexe, de façon semi-automatique.Aux aveugles, on peut déjà donner une image cutanée de leur environnement grâce à une caméra miniaturisée et à un réseau d'électrodes disposées sur la peau de leur ventre.On peut aussi loger ces électrodes directement dans leur cortex visuel.Cette vision qu'on leur rend est certes très floue, mais elle leur permet tout de même de se déplacer sans se heurter aux objets environnants.On a aussi commencé la production de calculettes qui donnent leurs résultats en braille.Mais le braille lui-même pourrait perdre de sa vogue car déjà apparaissent des dispositifs qui lisent les caractères imprimés et les «énoncent» de façon audible.Avis aux inventeurs québécois: on n'a conçu à date que des machines qui prononcent à l'anglaise.Des étudiants de l'Université de Colombie-Britannique viennent de mettre au point un dispositif d'aide aux handicapés.Il s'agit d'un tableau sur lequel se trouve une centaine de cases.Au moyen d'un petit manche à balai, l'utilisateur peut amener un point lumineux sur une des cases.Celle-ci représente une commande pré-programmée qu'un micro-processeur Intel 8080 s'empresse d'exécuter.Ainsi, du mouvement d'un seul doigt, notre apprenti-sorcier peut commander la marche du chauffage, de l'éclairage, du téléphone, de la télévision et de tout l'ensemble électro-ménager! Pour ceux qui se trouvent alités ou paralysés, un tel dispositif confère une indépendance qui n'a tout simplement pas de prix.L'ORDINATEUR MÉNAGER Ce système est un des nombreux précurseurs des dispositifs ménagers qui, dans un avenir très rapproché, veilleront à l'homéostasie de la maison nord-américaine.Optimisant le chauffage des chambres et de l'eau, ils permettront des économies qui pourraient justifier largement leur coût.Une fois le microprocesseur installé, on lui confiera, par exemple, l'anti-vol, l'anti-feu, le chauffage du bloc moteur en hiver, le filtrage de la piscine en été.Pour chaque nouvelle tâche, il suffira d'ajouter un module de mémoire au «micro» et un module pré-fabriqué à l'appareil qu'on veut contrôler.Le micro-processeur adressera ses commandes aux appareils ménagers en leur envoyant des signaux à haute fréquence par des fils installés dans le mur.Il en recevra des réponses par le même chemin.Il deviendra ainsi le centre nerveux qui coordonnera l'activité électro-ménagère et l'équilibre interne de la maison.D'autre part, grâce encore aux micro-processeurs, la radio et la télévision sont aussi appelées à jouer un rôle nouveau.En France, par exemple, le Pour en lire plus Byte, périodique, 70, Main, Peterborough, N H 03458, Etats-Unis Kilobaud, périodique, 1001001 Inc., Peterborough, NH 03458, États-Unis Coi Interface, périodique, Southern California Computer Society, P.O.Box 31 23, Los Angeles, Ca 90051, États-Unis Creative Computing, périodique, P.O.Box 789-M Morrison, NJ 07960, États-Unis Dr Dobb's Journal of Computer Calisthenics and Orthodontis, périodique, Box E, Menlo Park, Ca 94025.États-Unis Personal Computing, périodique, 1 67, Corey Road, Brookline, MA 02146, États-Unis Wayne Green, Hobby Computers Are Here, 73 Inc., Peterborough, NH 03458 Adam Osborne, An Introduction to Microcomputers, vol.I et II, Adam Osborne and Associates Inc., P.O.Box 2036, Berkeley, Ca 94702 CNET (Centre national d'études et télécommunications) propose un appareil simple et peu coûteux qui permettrait aux abonnés du téléphone et de la télévision d'avoir accès aux bases de données des grands ordinateurs.Le Tictac (Terminal Intégré Comportant un Téléviseur et l'Appel au Clavier) transformera le téléphone et le téléviseur en un terminal qui fournira illico l'horaire des trains, des avions, des cinémas.Grâce aux douze touches des téléphones presse-boutons, on pourra faire soi-même les réservations, des emplettes, des transferts bancaires.Parallèlement, les Britanniques offrent le Viewdata.Le micro-processeur est donc bien entré dans notre vie quotidienne.On le retrouve dans le sac d'école ou l'attaché-case, ou encore accroché à notre poignet.On sent sa présence dans l'auto, dans la distributrice automatique, à la station d'essence, au super-marché.Le microprocesseur devient le système nerveux de la maison, et aussi son lien avec le monde des communications.Son usage se répand comme une traînée de poudre parce que l'adjoindre à une maison, à un instrument, ce n'est pas simplement ajouter une option de plus.Il multiplie littéralement les possibilités d'appareils existants et permet d'en concevoir de tout à fait nouveaux.Cette synergie, c'est l'âme même de la révolution électronique qui, comme une lame de fond, atteint avec fracas l'industrie, le: télécommunications, les appareils ménagers, et bientôt, même notre mode de vie.calcu ^patt : Ei “won '>0 "H ""•«te hs Toil(i l'îndtl Ri a.-HlHEN: “ivt '* ,»< * ot-Lif iri >lfll Mit' tleiW '0#P San» if fl,»» :>¦ :J«ri QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 C'est au cours d'un de ces étés que les Montagnais rencontrèrent les premiers Blancs: les Basques.Puis, vinrent les pêcheurs français et espagnols et, en 1534, Jacques Cartier découvrait officiellement le Canada.Très rapidement, les Blancs constatèrent que les échanges avec les Indiens pouvaient s'avérer bien plus rentables que la pêche.Le troc de récipients, couteaux et bibelots divers contre des fourrures laissait aux Blancs une marge de profit de l'ordre de 1 400 pour cent.Si le commerce des Blancs avec les Indiens ne s'était limité qu'à ces considérations pécuniaires, c'eût été un moindre mal.En 1625, les frères Kirk s'emparent de Québec et avec eux, apparaft le commerce de l'alcool avec les Indiens.Pour des raisons religieuses, l'Indien voit dans l'alcool une force.Aussi boit-il pour s'enivrer, se considérant alors possédé par l'esprit.Le premier facteur de désintégration de l'âme indienne venait d'être introduit.Le second ne devait pas tarder à apparaître: les missionnaires blancs allaient chercher à évangéliser les Montagnais.Très vite, «convertir» des nomades se révèle une tâche surhumaine et l'on commence à fonder de petits villages indiens à proximité des établissements français où les Montagnais sont «invités» à se sédentariser en s'initiant à l'agriculture.Enfin, les maladies des Blancs s installent chez les autochtones: petite vérole, tuberculose, grippe, goutte, scarlatine, maladies vénériennes.La science médicale des Indiens, basée sur les plantes et les incantations, qui leur Permettait de faire face aux maladies Pu ils connaissaient, ne put rien faire contre les maladies «importées».Après la conquête, le commerce des fourrures passe aux mains des Anglais, Plus particulièrement avec les gens de a Compagnie de la baie d'Hudson.Les colons commencent à s'établir dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean et on regroupe les Montagnais à Pointe- l®ue.Puis, on oblige les enfants 'ndiens à fréquenter l'école, forçant ainsi les parents à s'installer dans les reserves.C'est en 1970, que le dernier üroupe de nomades se voit réduit à la 5f' entarisation à Saint-Augustin, sur la Cote-Nord.serge jauvm et un manque d'information vis-à-vis de la base.Coupée de celle-ci, reposant uniquement sur les chefs de bande, l'Association ne convient plus aux besoins des I ndiens du Québec.Ces derniers votent le principe de l'autodétermination, mais ça n'empêche pas les Cris de faire cavaliers seuls et de signer deux mois plus tard une entente avec le gouvernement.Depuis, les Cris s'organisent.Ils ont annoncé des poursuites contre les compagnies qui polluent leur milieu, ils soumissionnent pour les contrats de débroussaillage de la baie James et ils ont l'intention de chasser la Compagnie de la baie d'Hudson.Mais dans l'entente, ils avaient aussi abandonné tous leurs droits, ce qui hypothéquait les futures négociations des Montagnais.Deux mois après l'annonce du projet de la baie James, Bourassa avait concédé à la multinationale ITT 67 000 kilomètres carrés de territoire sur la Côte-Nord.Ce que les Montagnais avaient l'intention de contester; mais «on avait mis tous les œufs dans le même panier» et les Montagnais attendaient les décisions au sujet des Cris.Maintenant ils ont l'intention de contester les accords entre le gouvernement Bourassa et ITT.Selon le professeur Henri Brun, de l'université Laval, ils ont des droits sur une bonne partie de ces terres et ils entendent les faire valoir.LA JEUNESSE EN ÉBULLITION De plus, ce sont maintenant les jeunes qui ont le leadership.Depuis quelques années, ces jeunes sont de toutes les luttes indiennes.Ils ont occupé le bureau des Affaires indiennes à Sept-I les qu'ils accusaient de patronnage; ils ont contesté avec succès la politique d embauche de ('Iron Ore; ils ont barré la route aux camions de NTT et maintenant ils ont les postes.L'an dernier, ils inauguraient le plus grand centre d'achat de I Est du Québec, les Galeries Montagnaises de Sept-lles.Décrivant plus précisément les Montagnais de Bersimis, Sylvie Vincent écrivait: «C'est entre les mains des plus jeunes, ceux qui ont tâté de près aux «grandeurs» de la culture européenne et qui sont en mesure de les comparer a a pensée indienne que repose le sort de la culture montagnaise, particulièrement de la langue et des valeurs.C'est du moins une impression que l'on acquiert au contact de certains jeunes qui commencent eux-mêmes à faire des choix, meme s'ils se sentent ignorants de leur propre culture.» Leonard Paul m'avouera n avoir jamais vu un caribou, mais ce sont des jeunes comme lui et comme Picard René Cimon, George Bacon, qu formeront avec Aurélien GilMa nouvelle structure des Indiens du Quebec.D'abord la base est consultée et on décide de se réorganiser autour d Indiens ayant des problèmes et des interets communs.Toutes les bandes montagnai Un artisanat indien L'engouement des Québécois, ces dernières années, pour les sports d'hiver qui les rapprochent de la nature, a permis aux Montagnais, ainsi qu'à d'autres tribus indiennes, de mettre en valeur leur habileté à fabriquer des raquettes. , 38 IJS rémi savard jfjL à X '4L rémi savard À l'école des Blancs Jusqu'à maintenant, l'éducation des Montagnais se fait en français et elle est pensée par des Blancs.Aussi ne faut-il pas s'étonner qu'ils revendiquent un enseignement dans leur langue et pensé en fonction de leurs besoins, car, ainsi qu'ils le déclarent: «On veut que nos enfants restent Indiens».avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE jfjEîSC en venir à l'intégration de la section québécoise des Affaires indiennes avec la Confédération des Indiens du Québec.Les fonctionnaires deviendraient à l'emploi de la Confédération.Cette nouvelle structure irait chaque année à Ottawa réclamer un budget en fonction de ses besoins, qu'elle administrerait elle-même.Ça ne se fera pas du jour au lendemain, car entre les désirs du ministre et leur réalisation, il faut compter sur les 800 fonctionnaires des Affaires indiennes au Québec (dont 10 pour cent seulement sont Indiens), mais ça avance.uai suk Ltiim i laines impie, ii mtpà UIMliit « mrer ses sauf une (celle de Sept-lles-Maliotenam) font maintenant partie avec les bandes Attikamek du Saint-Maurice, du conseil Attikamek-Montagnais, qui publie son journal en trois langues.Lors de la dernière réunion, les bandes montagnaises du Labrador ont aussi demandé d'être rattachées au conseil.Ailleurs, le même processus se poursuit avec les Iroquois, les Abénakis, les Mic-Macs, etc.Toutes ces fédérations se sont unies l'an dernier en .une Confédération des Indiens du Québec.Ils ont un but: s'administrer eux-mêmes.Et, pour une fois, le fédéral est d'accord.Depuis le refus du livre blanc par les Indiens, les Affaires indiennes, avec Jean Chrétien, ont accepté depuis quelques années le principe de la prise en charge par les Indiens de leurs propres affaires (éducation, service social, etc).On espère DES REVENDICATIONS JUSTIFIÉES À Pointe-Bleue, l'autopatrouille ressemble à toutes les autres, sauf que sur la portière, on peut lire Police Amérindienne, Ouiatchouan.Depuis 1975, les principales réserves indiennes du Québec ont leurs policiers amérindiens formés par l'institut de police de Nicolet et payés par la réserve.Ils ont même leur propre fraternité.En septembre dernier avait lieu la première conférence provinciale sur les autochtones et la justice.Ce fut un succès.Pendant trois jours, les Indiens ont pu entendre les représentants du gouvernement québécois discuter franchement les problèmes créés par l'administration de la justice québécoise en territoire indien.Durant cette conférence, ils ont demandé des avocats, des juges, des agents de probation et des gardiens qui soient autochtones.Dans les réserves de la Côte-Nord, le montagnais est parlé à 100 pour cent et on a l'intention de l'enseigner à l'école (une exception: à Pointe-Bleue, la Lorette du Nord, 8 pour cent seulement parlent montagnais).Présentement, les Montagnais doivent étudier en français, qui est pour eux une langue étrangère.Le fédéral est d'accord, mais au provincial ça accroche.L'an dernier, les Montagnais de la Romaine retiraient leurs enfants de l'école (85 pour cent de la clientèle) et exigeaient une école séparée.Demande aussitôt acceptée par la Centrale de l'enseignement du Québec., Le gouvernement a simplement instauré des cours de culture montagnaise.On compte encore un taux de drop-out chez les Indiens du Québec qui dépasse les 80 pour cent.Pourtant une expérience à la polyvalente Jean du Nord est un succès.On a regroupé ensemble des Montagnais et ils apprennent dans des volumes faits par des Indiens une histoire indienne.Un seul drop-out depuis septembre.Un chef indien me disait: «Le premier du fédéral ou du provincial qui nous donne nos propres écoles, on sera avec lui».Ces écoles serviraient à diffuser la langue et à former les compétences dont les Indiens ont besoin: ingénieurs forestiers, arpenteurs, chasseurs, pêcheurs et administrateurs décidés, comme ce gérant de bande qui me déclarait brutalement: «Les Affaires indiennes vont devenir notre outil».C'est ce qui n'a pas Élis ont (racé de! s le droit «SCO uitintur «s le pn 'NT fthuni 5 claire a ràietean flaire ds «s, Etr Bturides h boa fci>s.Ça * fait bon 'tclaloi; ®Çaisau* Wro-Qy disant j Ha» loinif»,.micoiian, Lorsjj l'ajouté ¦flap ilifnj,., 'W.Nfen belt.I:.¦ 0 L i 1 ^t1 %, Il bp ’"andy pnlj1 BiNl •Sot; b .g||ITÎ|o ¦ C :er|.t'ois t-, a*i j'Vi y C"»! Vr k ie Is section insdyOoéliec.indnienti stion.Cette iiafliteameea, ijeteofooctiot dtnilStlKait alias do jour it isits dit minis itcompteisntl Aliaiies indie» nrcentseolemt eance.;ion$ latrailiîi®11 :()iie sot Is 1*11 irindienns, 15)5, les ptind.u Quebec onl Is jnjéspatl'in* payas pu le tes ,e fraternité, f [ lieu la ptsttt*1 series sew™ succès.Pst* pu entende rnementtl11*® [S problèmes11 la justice (indien.0^1 itdemecé'8 ajentsbel*1 !ntaitr «tüï !t^oil l%tl "% •itsij.lit».% “lot,il , 'Éi % ÎJ' "“U, lliit,;3 S don*’“o "ïï: lECSfâî UÉBEC SCIENCE / avriM977 43 MÎr is industries du Nord-Est des far | :ats-Unis.L'urbanisation stir ; mtinuelle, une vallée du Saint-ifcié jurent source d'émissions de plus i plus importantes et la perspec-Ijptb | /e que le Canada utilisera des joi 1 lantités croissantes de combusti-ir: es fossiles pour sa production rjjsi électricité, tout cela n'augure toitiii I jn de bon.(M.G.) 'Hiiir ^BAGISME inll * INE ECHNIQUE LLÉGALE iiss» lîW lllw ill» lltEilîf J est la nouvelle mode à Montréal! ittiiiii M jtiiw! ffiWj IBC-'I :’'P riSÜl Jllp'l fi^J tpuis un peu moins de deux ans, ; fumeurs invétérés, résistants à ute forme de thérapie classique, tendent parler du traitement à se «d'images subliminales», trtains l'ont même essayé, ce litement dernier-cri, et en disent and bien.A ce point même que blinique de psychiatrie Concorde, Laval, la première à avoir organisé tte forme de thérapie, fonctionne core sans publicité.C'est le )uche à oreille, presque clusivement.Le principe de cette thérapie r:bliminale consiste à présenter à If :i «client» un film dans lequel on i nséré un certain nombre ; ! images présentant un message , : : Ljrit, en général très simple, n imme ces images ne durent ; IJ'un vingt-quatrième de seconde, : .9 spectateur n'a pas le temps de les oir» consciemment.Mais, selon théorie, elles s'enregistreraient irs dans son subconscient, où le Jssage acquerrait encore plus de Irce.Notons que l'efficacité de tte technique est suffisamment Jblie pour que le Canada se soit té, en juin 1975, d'une loi :erdisant la projection d'images bliminales dans les cinémas ou à : fl télévision.; Toute la question est de savoir si S fait d'avoir inscrit, au plus - jafond du subconscient, des tissages contre le tabagisme, f nstitue un outil suffisant pour 11 sser de fumer.Sur ce point, la ijpart des médecins et psycholo-es sont sceptiques.Aussi, ibriel Belzile, Louis Chaloult et Jn Huot, du centre de l/chiatrie Concorde, n'ont guère ¦ s de risque: leur thérapie repose : ' une approche comportementale aucoup plus globale que la simple :hnique d'images subliminales.i#1 Le traitement se fait en six rencontres d'une heure et demie, en autant de semaines.La première séance consiste en une conférence d'information sur le tabac et sur les risques inhérents au tabagisme.C'est déjà là une des approches «classiques» contre cette toxicomanie.À cette occasion, on remet aussi à chaque «client» une carte qu'il devra remplir quotidiennement^ pendant les deux premières semaines, et qui fournira tous les renseignements utiles, comme le rythme de consommation de cigarettes, les heures fortes de la journée.Encore là, il s'agit d'une technique à la base de toute approche behaviorale.A la seconde séance, les clients doivent préciser leurs raisons de cesser de fumer.Il s'agit là d'une autre approche classique (motivation).De plus, chaque participant se choisit un co-équipier avec qui il devra échanger le plus souvent possible.organisation de travail qui rappelle celle employée par les alcooliques anonymes, et autres groupes du genre.C'est avec cette deuxième séance que commencent les projections de films (sur le tabac) avec images subliminales.La troisième séance servira de rappel sur l'origine de la consommation de tabac, pour chaque participant, ainsi que d'évaluation des grilles compilées au cours des deux premières semaines.C'est à la lumière de cette grille que chacun choisira la date la plus propice pour arrêter de fumer.Ce n'est donc qu'à la quatrième séance qu'on se retrouve avec un groupe de non-fumeurs.C'est aussi la séance la plus difficile.Une information sur les effets du sevrage suffit déjà à calmer certaines angoisses, mais les animateurs n'hésitent pas à recourir à la médication (le sulfate de lobéline) pour calmer et rendre moins pénible cette phase.Encore là, il s'agit d'une approche classique.En outre, pour renforcer l'effet des messages subliminaux, chaque client reçoit un bracelet réitérant ceux-ci.Si l'envie de fumer revient, la vue du bracelet devrait suffire à faire remonter en surface le message acquis, et calmer le désir.Il faut noter une fois de plus qu'il s'agit d'une technique déjà largement utilisée dans les thérapies du tabagisme, et qui donne parfois des résultats, même sans images subliminales! Les deux dernières séances sont orientées différemment.Il ne s'agit plus de décourager les clients de recommencer à fumer, mais de ne miser que sur les renforcements positifs: leur faire prendre conscience du nouveau bien-être acquis; leur suggérer des régimes, dans le cas de personnes qui ont tendance à engraisser; les inciter à développer une attitude positive de non-fumeur, et non pas de fumeur mortifié.Les images subliminales sont d'ailleurs modifiées, elles aussi, en ce sens.Bref, la technique, qui comporte aussi des rencontres informelles un et deux mois après la fin de la thérapie proprement dite, intègre beaucoup d'éléments des thérapies classiques.Elle constitue une approche globale, comme celles que recommandent depuis plusieurs années les psychologues et psychiatres qui œuvrent dans ce domaine.Il est à se demander si les résultats obtenus, qui semblent très satisfaisants jusqu'à maintenant (mais il est encore trop tôt pour porter un jugement réellement fondé), sont dus à cette approche globale, ou véritablement au «gadget» des images subliminales.Mais peu importe comment on obtient un résultat, diront les pragmatiques, l'important c'est d'y arriver.À condition bien sûr que les autres cliniques qui ne manqueront pas de se lancer dans ce nouveau «filon» de la mode y aillent de manière aussi systématique.S.V.P.: charlatans, s'abstenir! (P.S.) MÉDECINE L’ÉCOLOGIE DES MICROBES En raffinant un arsenal pharmaceutique capable de lutter efficacement contre les bactéries responsables de la plupart des «grandes infections» qui frappaient l'homme il y a quelques années encore, les médecins ont réveillé une nouvelle menace: une foule de microbes, considérés jusqu'à maintenant comme inoffensifs parce que leur progression était limitée par des envahisseurs plus virulents deviennent maintenant de sauvages attaquants.C'est le cas, par exemple, des levures de type Candida albicans qui sont encore aujourd'hui considérées comme généralement inoffensives, parce que leur population, au sein de la flore microbienne humaine, demeure restreinte.«Pourtant, note Jacques de Repentigny, du département de microbiologie et d'immunologie de De la production d’orge de la Suède à la population d’Haiti, du trafic portuaire dans la baie des Ha ! Ha ! au chiffre d’affaires de Rhône-Poulenc à l’exportation, du produit intérieur brut du Kenya à la production d’acide sulfurique en U.R.S.S.tout y est ! Saviez-vous que l’Airbus, en arrachant le marché de la Corée du Nord, a contribué aux difficultés de financement de Boeing pour qui le lancement du 747 a failli être ^fatal.que la production des montres électroniques Suisses passe de 4% à 10% de la production totale.que les Ciments Lafarge font 36% de leur chiffre et 42% de leurs bénéfices en Amérique du Nord.L’édition 1976, la 21ème, de ces “IMAGES ECONOMIQUES DU MONDE” demeure une source intarissable de renseignements sur la démographie, l’agriculture, l’industrie, les transports.etc, dans tous les pays.C’est, en fait, un veritable guide du commerce international.économiques du monde is/6 J.BEAUJEU-GARNIER A.GAMBLIN -Æ- v A.DELOBEZ Ê1KEO ex.d’images Economiques Veuillez me faire parvenir-— 1976 au prix de |12.65 l’exemplaire - ?Chèque ou mandat ci-joint Retourner à Somabec Ltée, B.P.295, St-Hyacinthe, Que. 44 ril 1977 / QUÉBEC SCIENCE oié: DES ÉTUDES UNIVERSITAIRES À L'AIR PUR C'est ce que vous offrent l'Université du Québec à Chicoutimi et la magnifique région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Cinquante programmes d'études de premier cycle dans les secteurs suivants: Ingénierie: Génie géologiques Génie unifié Sciences de l'administration Sciences de l'éducation: Enseignement préscolaire Elémentaire Secondaire Professionnel En enfance inadaptée et en Arts plastiques Sc\ences humâmes.Anglais (langue seconde) Géographie Histoire Lettres Linguistique Sciences sociales Sciences pures: Biologie Chimie Mathématiques Physique Sciences religieuses: Théologie Sciences religieuses Sciences de la santé: Education physique Nursing Une université au coeur d'une ville qui allie les avantages urbains aux charmes de la vie en pleine nature.Pour tous renseignements: Le Bureau du registraire.Université du Québec à Chicoutimi 930 est, rue Jacques-Cartier, Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Téléphone: (418) 545-5613 l'hypothèse retenue par MM.Mathieu et de Repentigny, commej^ une sorte de vaccin stimulant la production de macrophages non , spécifiques, capable ensuite de ¦ f a i re f a ce a u x Pseudomonas.L'étude des relations complexes h"/: au sein de notre flore microbienne, qu'on pourrait baptiser la «microl écologie», se révèle surtout importante pour les grands brûlés, les cancéreux traités par chimiothérapie, les personnes traitées avec des immunodépres- )jj ; seurs (les greffés notamment), ou I([,l Chicoutimi Université du Québec l'Université de Montréal, nos travaux donnent à penser que chez un patient déjà affaibli par une maladie, et qu'on traite avec des antibiotiques pour combattre une infection de staphylocoques, on détruit ainsi les compétiteurs des Candida, et l'organisme ne sera peut-être pas capable d'empêcher prolifération incontrôlée de ces derniers.» Voilà un cas où un malade, sauvi des staphylocoques par la magie de antibiotiques, risquerait de mourir d'une infection généralisée par les Candida.qui sont pour leur part résistantes aux antibiotiques! C'est avec Léo-Gilles Mathieu et un groupe d'étudiants du troisième cycle et de techniciens, que Jacques de Repentigny cherche à dégager ainsi certaines grandes lignes du fragile équilibre écologique, au sein de notre flore microbienne.Déjà, en 1974, l'équipe avait pu mettre en évidence que certains micro-organismes parasitaires pouvaient protéger d'autres espèce: tout à fait différentes, de l'action de certains antibiotiques.Ainsi, la rifamycine, un antibiotique efficac contre les staphylocoques dorés chez la souris de laboratoire, se révèle totalement impuissante à sa tâche, si la souris se trouve aussi infectée par des Pseudomonas aeruginosa.Par contre, l'infection par des j([ Pseudomonas semble elle-même beaucoup moins grave si elle survient dans cet organisme déjà occupé à lutter contre les Him Uni Et illill P»! Mm kiHy,!i ÜHI ¦iWO teiû: Bipw U DES DM fin-.Bp, p'.»! I, _.prjj staphylocoques, qui agiraient selor .les victimes de maladies chronique affaiblissantes (diabétiques, malad pulmonaires, etc ).Mais elle pourrait aussi permettre l'identifie ; tion de certains agents pathogènes ^ qui ont jusqu'ici échappé aux «filets» des laboratoires parce 11, qu'ils n'auraient pu résister, en |!|ltl éprouvette (c'est-à-dire hors de lei : milieu naturel), aux attaques des | autres parasites microbiens de l'homme, présents dans les mêmes (,7' ; QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 45 9 P (Il tau Pii lljtltl «t toi louillons de culture.Une nouvelle science, en somme, pawilnais qui n'en est qu'à ses premiers wits lalbutiements.En fait, pas plus tu'on ne pourrait étudier 'écologie de tous les animaux lias B (macroscopiques» à la fois, m ’équipe de Montréal a dû mpitij lommencer méthodiquement, îta lusqu'à maintenant, ses constata-ions ne concernent donc que les •jyp Jfetaphylocoques et quelques-uns de ir!( eurs «voisins».Et la plupart des études ont porté sur des conditions .ixpérimentales d'abord imaginées , an éprouvette, puis recréées, le cas échéant, sur des animaux de laboratoire.Il s'agit là d'un début rometteur toutefois.(P.S.) Il ilOI!) p [IfW m ÉLECTRICITÉ AU TEMPS ES PREMIERS RILLE-PAIN ¦ iff il P» ® ,|i si#.lis yot (»«¦ il0y COI 1 DR I ir 1 'IfllCII (1111" 1'!' Ktlil jflll^1 ptOÜ1 PT y în 1927, il n'était pas question l'utiliser l'électricité pour chauffer es maisons.Les ingénieurs anadiens et américains se fondaient :ur trois arguments principaux: la luantité considérable d'énergie lectrique requise serait plus icacement mise à profit pour iroduire de la force motrice et de la umière, le coût élevé de cette énergie par rapport à celui des ombustibles alors en usage, et les mmenses ressources financières à -¦ tiobiliser pour construire des usines Il jénératrices, des lignes de ,]i transmission et tout le réseau de fistribution à domicile.Cinquante ms après, ces arguments peuvent n faire sourire, mais dès cette époque, mettait en doute le potentiel des (immenses réserves de force lydraulique», considérées comme népuisables.La technologie et 'argent ont peut-être eu raison de 'argumentation, mais il reste qu'en 1977, l'électricité est loin de se (Présenter comme la solution magique aux besoins énergétiques de notre société.Pourtant l'avenir était radieux pour l'électricité en 1927, nous apprend Hydro-Presse en reprenant les informations publiées dans le bulletin des employés de la Montreal Light, Heat and Power, compagnie qui se fera exproprier en 1944 par la loi créant la Commission hydro-électrique de Québec, 'Hydro-Québec première version.L'entre-guerre voit en effet l'avènement des appareils ménagers électriques, du grille-pain au fer à repasser, en passant par la machine à laver le linge et la sécheuse qui contient autant de linge qu'en peut porter une corde de 18 mètres.«Grâce à ces appareils, la femme travaille moins dur, se fatigue à peine et semble vieillir moins rapidement.» C'est également l'époque de l'urbanisation accélérée.Montréal compte déjà plus d'un million d'habitants, et de plus en plus de jeunes ruraux s'en viennent travailler dans les usines concentrées autour des centres urbains.C’est l'époque du tramway, à l'électricité, de l'éclairage des vitrines de magasin, à l'électricité, et de celui des rues, à l'électricité depuis peu.On parle même d'élever une croix lumineuse sur le Mont-Royal.Pour éclairer les rues de Montréal, il y a 5 368 lampes à arc et 1 863 lampes incandescentes en 1927.Chaque soir des inspecteurs patrouillent pour vérifier le bon fonctionnement des lampes et des équipes spécialisées s'emploient à nettoyer et renouveler régulièrement les charbons, à mettre au Il y a 50 ans On ne pensait pas il y a 50 ans que l'énergie hydro-électrique trouverait une si grande utilisation.Les investissements financiers nécessaires pour la construction de tout le réseau électrique faisaient douter de sa rentabilité.point le mécanisme des lampes à arc et, de temps à autre, à remplacer les ampoules incandescentes.Le Bulletin des 1 436 employés de la compagnie, qui contrôle alors le marché montréalais du gaz et de l'électricité, souligne l'installation de 200 nouvelles lampes sur la rue Sherbrooke en proclamant que cet éclairage, qui «projette de la lumière sur une distance de trois milles», est «une voie lactée qui est un progrès pour Montréal».Mais c'est également à cette époque de progrès qu’une jeune fille qui entreprend des études en génie électrique attire les commentaires suivants: «Comme le fait de voir les femmes s'adapter de plus en plus aux multiples travaux 1/ hydro-québec 46» de ce monde n’est plus surprenant, il fallait peut-être s'attendre maintenant à voir une courageuse personne du «beau sexe» s'initier à la profession difficile et aride du génie électrique.Nous ne croyons pas cependant que cet exemple entraînera beaucoup d'imitatrices, vu qu'il y a tant de gracieuses et douces vocations pour les femmes, comme la science de bien tenir un ménage, par exemple».A voir le nombre de femmes qui étudient en génie électrique aujourd'hui, il semble que le mythe des «sciences féminines» n'ait guère évolué en cinquante ans.(M.G.) SANTÉ COMBATTRE LE BRUIT, NON LA SURDITÉ Ce n'est pas d’hier que date le problème de la surdité industrielle: les habitants de Villedieu-les-Poêles, un village situé dans la Manche, en France, et réputé presque depuis le début de notre millénaire pour l'excellence de sa chaudronnerie de cuivre, s’appelant les Sourdins.Mais c'est avec le triomphe, à peine centenaire, de l'industrialisation et de la mécanisation que ce problème a pu prendre l'ampleur que l'on connaît—ou plus exactement que l'on soupçonne— aujourd'hui.Au Québec en effet, et dans les seuls six secteurs jugés prioritaires (les mines, la métallurgie, les pâtes et papiers, les opérations forestières, les scieries, le textile), on estime par exemple à plus de 160 000 le nombre de travailleurs exposés à des niveaux sonores supérieurs à la norme actuelle de 90 décibels (dB) pendant huit heures.Autre fait à souligner: ce n'est que depuis relativement peu de temps qu'on a pris conscience de l'importance et de la gravité du «mal des chaudronniers».Pourtant, les dommages causés à l'oreille par une exposition trop considérable au bruit sont irréversibles.Ce sont en effet les cellules nerveuses de l'oreille interne qui sont attaquées, puis définitivement détruites.Par ailleurs, la surdité professionnelle est un mal sournois: c'est d'abord la «région» des 4 000 hertz (Hz), 46 donc des sons très aigus, qui est lésée, le mal ne s'étendant que très progressivement à la région des 500-2 000 Hz, ces fréquences dites «conventionnelles» et qui sont celles de la parole humaine.Le problème du bruit industriel et de la surdité professionnelle qui en découle est donc grave et constitue de fait une autre pièce à verser au dossier -déjà chargé- des maladies professionnelles.Cette constatation, on a encore une fois été en mesure de la faire à l'occasion d'une table ronde organisée, le deux février dernier, dans le cadre de la semaine d'orthophonie-audiologie de l'Université de Montréal.Comme on a aussi constaté une autre fois ce que d'aucuns ont déjà appelé «le fouillis» administratif et juridictionnel qui règne dans les ministères sur la question de la santé au travail.Des représentants du ministère du Travail (Bernard Boucher), des services de protection de l'environnement (Raoul Bourdage) et du ministère des Affaires sociales (François Dorlot) en ont à leur façon témoigné.Pour donner un exemple, on a cité le cas des protecteurs auriculaires individuels, solution de pis-aller selon le ministère du Travail, mais premier choix possible pour l'employeur selon un projet de règlement des Services de protection de l'environnement.Le constat du «fouillis» une fois posé, on a toutefois pu s'entendre sur l'ouverture que présenterait possiblement la création d'une Régie de la santé au travail telle que proposée récemment par le rapport Beaudry.Mais des changements de structures, aussi importants et nécessaires soient-ils, ne peuvent régler tous les problèmes comme par enchantement.Deux participants à la table ronde au moins l'ont souligné.Pour Émile Boudreau, du Syndicat de Métallos de la Fédération des travailleurs du Québec, il faut que les ouvriers aient le pouvoir de discuter d'égal à égal avec les employeurs pour que des progrès soient réalisés effectivement en santé et sécurité au travail.Et pour Florian Ouellet, le problème du bruit n'est ni technique (on envoie bien des hommes sur la lune), ni médical (c'est le bruit, pas la surdité qu'il faut combattre), ni législatif ou réglementaire (des textes peuvent bien être votés ou approuvés, encore faut-il les mettre en pratique sur le terrain).Le problème est social et politique.Il est de savoir si l'on avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE ifiiCS fait passer les profits après ou avant la santé des travailleurs.Ceci dit, on est encore loin de poser la question en termes aussi clairs au Québec.À l'heure actuelle, il ne se fait à peu près rien pour prévenir la surdité professionnelle et comme l'a souligné Raymond Hétu, l'un des très rares audiolo-gistes québécois spécialisés en bruit industriel, on en est encore tout au plus au stade des protecteurs individuels et des examens audiométriques plus ou moins fiables et plus ou moins épisodiques.D'ailleurs, même sans aller aussi loin que la prévention de la surdité industrielle, la compensation elle-même ne semble guère avancée.Une statistique révélée par un représentant de la Commission des accidents du travail, la CAT, en est bien significative.Selon Raymond Renaud en effet, les industries dont des travailleurs ont fait des réclamations à la CAT pour cause de surdité professionnelle, provenaient dans une proportion de 29 pour cent du Nord-Ouest, de 30 pour cent des Cantons de l'Est et de.16 pour cent seulement de la région de Montréal.Mal incurable, comme devait le souligner Robert A.Bertrand, oto-rhino-laryngologiste à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, la surdité professionnelle apparaît donc comme l'un des points les plus sombres du sombre chapitre de la santé occupationnelle au Québec.Le jour semble loin où l'on pourra enfin, réellement, supprimer le bruit à la source et assainir ainsi véritablement les milieux de travail trop bruyants.Faudra-t-il une fois de plus attendre que les mesures de prévention coûtent moins cher à l'employeur que les pénalités de compensation qu'on lui imposera?Ou allons-nous enfin reconnaître, comme société, que la santé et la sécurité au travail sont des droits inaliénables et indiscutables?L'avenir nous le dira peut-être.(Y.V.) RECYCLAGE DES POUBELLES PLEINES D’ÉNERGIE Les ordures peuvent être une nouvelle source de matière première.Cela, on le savait déjà, notamment avec l'incinération et l'hydrolyse en milieu acide.Mais voilà qu'une technique de pointe -qui est aussi une technique très ancienne, puisqu'elle est utilisée pour fabriquer du charbon de bois et du coke depuis fort longtemps-progresse à pas de géant et a une chance de devenir rentable d'ici quelques années: c'est la pyrolyse des déchets.Le procédé suit le même principe que l'incinération, puisqu'il s'agit de détruire vos ordures par la chaleur.Toutefois cette destruction s'opère à l'abri de l'air et à une température nettement plus basse, avec un temps de combustion généralement plus court.A la fin du traitement par pyrolyse, on récupère, selon les systèmes, des huiles désulfurées, donc très combustibles, des gaz au pouvoir calorifique variable, de la chaleur sous forme de vapeur et, bien sûr, le verre et les métaux.La Mecque de cette nouvelle technique est, une fois de plus, la Californie.La réalisation la plus en vue est celle de l'usine de «flash pyrolyse» de La Verne, près de Los Angeles.Construite par Garrett Research en 1973, elle traite, depuis janvier 1977, 200 tonnes d'ordures par jour.Très schématiquement, l'unité fonctionne ainsi: les ordures sont envoyées dans un broyeur, séparées par pesanteur, puis séchées et classées par ventilation.Verre et métaux sont récupérés.C'est alors qu'a lieu la pyrolyse des matières organiques.Celles-ci sont rapidement portées à 900 degrés Celsius à l'abri de l'air et de la pression, ai dans une sorte de grande cornue au bout de laquelle on récolte du pétrole synthétique et des gaz.Pour chaque tonne d'ordures, on obtient ainsi 160 kilogrammes d'une huile dont le pouvoir calorifique équivaut à 70 pour cent de celui de l'huile de chauffage commerciale «numéro six», 70 kilogrammes de métal et 60 kilogrammes de verre.Le prix de revient à la tonne est encore très élevé, mais il y a de l'espoir.La nouvelle usine de Garrett Research, à San Diego, qu'on vient tout juste d'achever de construire, traitera 2 000 tonnes par jour au coût de cinq dollars la tonne, tandis que la vente des produits de pyrolyse atteindra six dollars la tonne (ces chiffres incluent le calcul de l'amortissemen| de l'installation sur vingt-cinq ans).Ainsi le cap de la rentabilité pourrait-il être franchi bientôt.Plusieurs grandes villes nord-américaines, telles que Baltimore, Charleston et Seattle construisent ou opèrent déjà des systèmes pyrolytiques semblables, tandis quE,.d'autres y songent sérieusement.À une époque où les restrictions à l’enfouissement des déchets se font très sévères auprès des grandes villes et où les prix de l'huile à chauffage grimpent sans cesse, la pyrolyse devient en effet une solution d'avenir intéressante.Mail cette technique offre aussi un avantage appréciable: elle opère en système entièrement clos, donc, en principe du moins, ne pollue pas l'environnement.(J.-P.R.) 'fitïBoi «tais "Mii, «dj, îUsoif Milite % N JD “îpîjï Récupérer le plus possible Dans l'esprit de la société de consommation, les déchets doivent trouver une réutilisation.Des techniques sont développées en ce sens qui permettent de recycler les déchets et de récupérer les matières premières qu'ils contiennent.éditeur officiel du québec Nürel / IECSCIE* QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 47 II* to Parutions récentes ttfe {ii LE MONDE DES OISEAUX il!#11 Is P1 iilîii*1 igOStl5'' ,| [lit1,11 0» par Les Line et Franklin Russel, Hachette, Paris, 1976, 291 pages, $61.00 Ce splendide ouvrage édité d'abord en anglais par H.N.Abrams Inc.à New York sous le titre original «The Audubon Society Book of Wild Birds» a été traduit en français par Claude Frégnac.On ne peut qualifier ce livre à son mérite qu'en utilisant des adjectifs tels que: merveilleux, luxueux., termes qui s'appliquent aussi bien au soin apporté à l'impression qu'à la valeur du texte et à la perfection de l'abondante illustration en couleurs (environ 200 photographies dont plusieurs pleine page et même double page).Les Line est le rédacteur en chef du magazine «Audubon» dont il a fait la plus remarquable de toutes les revues d'histoire naturelle du monde.M.Russel, d'origine néo-zélandaise, est un naturaliste bien connu et l'auteur de plusieurs ouvrages sur les animaux sauvages, en particulier sur les oiseaux, qui font autorité.De la première à la dernière page, le lecteur est fasciné à regarder vivre les oiseaux de mer et de montagne, de rivages et de grèves, lacs et prairies, forêts et toundra.Avec émerveillement, il apprend (e secret de la vision de l'aigle et du faucon-pêcheur, comment l'albatros parcourt en un mois la moitié du tour de la terre, comment le canard marin plonge è 60 mètres et nage sous la glace, comment le gygis pond son œuf en spuilibre sur une branche, que le mpertoire des pinsons chanteurs comprend neuf cents chants; bref, il apprend tout sur la vie des oiseaux: la Parade nuptiale, l'accouplement, la recherche de la nourriture des écumeurs des mers, des tueurs ailés et des chasseurs des ténèbres, l'art de nidifier et de nicher, a couvée et l'alimentation des petits, enfin, le majestueux vol de «Jonathan le goéland» dans le ciel.Un très beau livre! (J.R.) LES MERVEILLES SOUS LA TERRE par Michel Siffre, Hachette, Paris, 1976, 157 pages, $16.95 MiattELSIFFRÉ .fi'' iî-.ilK*' 1 i sous la terre- L'homme a continué à s'intéresser à son premier habitat, les cavernes; l'existence d'un grand nombre de spéléo-clubs à travers le monde en est d'ailleurs la preuve.L'auteur de cet ouvrage de grand style, magnifiquement illustré, guide le lecteur au cours d'un passionnant voyage d'exploration dans les profondeurs de la terre.Il y fait aussi un appel bien fondé en faveur de la sauvegarde du monde souterrain si peu connu.M.Siffre explique le mystérieux mécanisme de naissance des grottes et l'étonnant travail d'érosion souterraine et de formation des fantastiques concrétions qu'on y rencontre: stalactites, stalagmites, perles, vasques naturelles, etc.Il décrit la création et l'orientation de parcours des eaux souterraines et fait un saisissant portrait de la conquête, souvent périlleuse mais toujours fascinante, des grands abfmes de la terre dont le plus profond descend à 1 332 mètres de dénivellation dans les Pyrénées occidentales.Le lecteur trouve aussi de bons chapitres sur la vie animale, ainsi que sur la destruction et la pollution des cavernes.Les expériences «hors du temps» dans les gouffres peuvent même intéresser les responsables des vols spatiaux.(J.R.) À LA RECHERCHE D'UNE VIE SUR MARS ALBERT DUCROCQ A LA RECHERCHE D’UNE VIE SUR MARS FLAMMARION par Albert Ducrocq, Flammarion, Paris, 1976, 296 pages, $16.50 Albert Ducrocq est considéré en France comme le pionnier de la cybernétique; il est également connu comme constructeur de robots électroniques et dessinateur du premier moteur atomique à réaction.Auteur de nombreux ouvrages scientifiques et de vulgarisation qui attestent une profonde connaissance philosophique de l'homme et des civilisations, M.Ducrocq dresse, dans ce travail, le tableau d'un épisode passionnant dans l'histoire de la recherche spatiale.Il dit bien qu'en 1976 s'est écrite l'une des pages les plus prodigieuses de l'humanité qui a passé, en quelques millénaires seulement, de l'âge des cavernes et des outils en silex au vol des sondes Viking I et II par-delà l'espace interplanétaire.Richement illustré de photographies en couleur dont plusieurs sont inédites, l'auteur fait l'historique complet des diverses phases de recherches, russes et américaines, qui ont conduit aux connaissances actuelles de la planète rouge.Tout y passe dans son étonnant récit: la construction et le lancement des engins spatiaux, la description détaillée du sol, des volcans, de l'atmosphère, des calottes polaires et des canaux martiens, ainsi que la filière et l'escalade possible de la vie.Futuriste de grand talent, l'auteur trace même les itinéraires de voyages par «bus-rapide» Mars-Lune; il «décrit», dans un cadre écologique donné, l'aménagement de Mars par l'homme, voire son module d'habitation, ses cités, son automobile «martienne», le développement de la végétation et l'exploitation des ressources.Cet ouvrage constitue en somme le récit surprenant d'une nouvelle étape de l'exploration de l'univers sans pour autant verser dans la fiction scientifique.(J.R.) 48 avril 1977 / QUÉBEC SCIENCE lUfBECS BILAN DU PROGRAMME DE RECHERCHE ARCHÉOLOGIQUE À LA BAIE JAMES, 1972-1976 par Marcel Laliberté, Centre de documentation de la Direction générale du patrimoine, ministère des Affaires culturelles, Québec, 1976, 88 pages Le gouvernement du Québec annonçait en 1971 le projet d'aménagement hydro-électrique et de développement des richesses naturelles dans le Nord du Québec.Différentes recherches furent alors entreprises dans cette région, entre autres par des archéologues.C'est la description du déroulement de ces recherches que rapporte Marcel Laliberté dans cette publication.Il s'agissait de connaftre l'occupation et l'utilisation du lieu qui allait être inondé et des régions qui devaient subir un déséquilibre écologique.Un programme de recherche a été organisé avec le support d'Environnement Canada, de la Société d'énergie et de la Société de développement de la baie James et du ministère des Affaires culturelles du Québec.Des travaux préliminaires de reconnaissance avaient été effectués en 1972 par la Section Sauvetage du Musée national de l'Homme à Ottawa.Les recherches archéologiques et ethnographiques se sont intéressées à l'occupation humaine de la région depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.Malgré des difficultés financières et techniques, les différentes équipes de reconnaissance ont réussi à inventorier 833 sites: 73 d'entre eux dateraient de la période préhistorique, 760 seraient des sites utilisés par les Cris depuis leur contact avec les Européens dont 5 comme postes de traite.Ce rapport d'étape présente l'objectif, le bilan des recherches déjà faites et les projets à court et à long terme.Il décrit brièvement chacun des sites retrouvés.Cet ouvrage, portant le numéro 22 de la collection des Dossiers du Patrimoine, est disponible au Centre de documentation de la Direction générale du Patrimoine, 6 rue de l'Université, Québec.(F.P.) SORCIÈRES, SAGES-FEMMES ET INFIRMIÈRES.Une histoire des femmes et de la médecine par Barbara Ehrenreich et Deirdre English, traduit de l'américain par Lorraine Brown et Catherine Germain, Les éditions du Remue-Ménage, Montréal, 1976, 78 pages, $3.25 C'est l'histoire d'une expropriation, d'une monumentale et parfois sauvage expropriation, que raconte ce petit livre.Depuis la moyenâgeuse Inquisition et ses incroyables chasses aux sorcières jusqu'aux interventions des institutions «philanthropiques» américaines, au début de notre siècle, pour que ferment les écoles de médecine où étaient acceptés les Noirs ou les femmes, on assiste en effet à une double lutte pour le «pouvoir médical»: celle qui fera de la médecine «une forteresse conçue et érigée dans le but d'exclure les femmes», et celle qui permettra aux classes dirigeantes de supprimer ces médecins du peuple et cette médecine du peuple qu'étaient et que pratiquaient les femmes issues des classes populaires.Le chapitre consacré à la chasse aux sorcières et aux guérisseuses propose tout d'abord une nouvelle interprétation de cette forme de répression, l'une des plus terrifiantes que notre «civilisation» ait sans doute connues.Si ces milliers, voire ces centaines de milliers de femmes ont été torturées et brûlées, c'est qu'elles représentaient «une menace à la fois politique, religieuse et sexuelle pour l'Église catholique comme pour l'Église protestante et pour l'État».Accusées de tous les maux —de copuler avec Satan comme d'organiser le peuple—, elles se voyaient aussi reprocher, tenez-vous bien, «d'aider et de guérir».Seul recours médical du monde ordinaire, elles utilisaient des connaissances certes empiriques, mais à tout le moins aussi scientifiques que.la prière et la pénitence que prescrivaient à qui mieux mieux l'Église et ses théomédecins.«Contrairement au fatalisme répressif chrétien, disent encore les auteurs, les sorcières représentaient donc un espoir de changement et de mieux-être dans ce monde.» Et c'est pourquoi elles furent progressivement (et physiquement) éliminées par les efforts conjugués du corps médical «officiel», de l'Église et de l'État.Corps médical officiel qui, plusieurs siècles plus tard et cette fois en Amérique du Nord, va imposer de façon plus solide que jamais la professionnalisation de la médecine et, par voie de conséquence, la médicalisation de la santé.Cette fois, la bataille se joue entre les «réguliers» —des hommes de classe moyenne faisant payer leurs services à haut prix— et les guérisseurs et guérisseuses, petites gens sans diplômes et sans renom académique.Malgré le Mouvement pour la santé du peuple qui sut jouir d'une certaine popularité dans les années 1830 (surtout animé par des femmes, il parlait déjà prévention, hygiène publique et même.contraception), les «réguliers» l'emportèrent, aidés en cela par les classes dirigeantes auxquelles ils s'identifièrent et s'identifient encore largement aujourd'hui.Ajoutez à cela l'invention, il y a quelques décennies, de l'infirmière-mère-consolatrice-dévouée, placez-la au chevet du mâle-guerrier-héros (et au service du mâle-médecin-tout-puissant), et vous comprendrez comment les médecins sont devenus «les patrons d'une industrie où la grande majorité des travailleurs sont des femmes».A lire donc, en espérant toutefois que l'ensemble de ces thèses soit un jour plus substantiellement développé que dans les trop courtes pages de ce très bon pamphlet.(Y.V.) DICTIONNAIRE ANGLAIS-FRANÇAIS D'ÉLECTROTECHNIQUE par Jean-Guy Grenier, Les Éditions du Lanaudière, Joliette, 1976, 245 pages, $12.00 Si le mot «parfait» doit être appliqué avec prudence dans le domaine de l'édition, l'ouvrage de M.Grenier le mérite sans réserve.On voit rarement un dictionnaire de termes techniques si bien présenté, avec une «visibilité» aussi remarquable et un contenu vérifié à souhait par un grand spécialiste en la matière; l'ouvrage est très complet puisqu'il couvre l'électricité, l'électronique générale et médicale, la radiophonie, la télévision, les télécommunications, la téléphonie, le radar, l'instrumentation, la logique, l'informatique et l'audio-visuel.La qualité exceptionnelle de ce dictionnaire n'est pas étonnante quand on sait que les recherches et la rédaction ont exigé plus de 3 000 heures de travail.Voilà enfin un outil extrêmement utile dans l'enseignement, le commerce, l'industrie, la recherche en génie et dans toutes les activités humaines greffées sur le secteur éminemment important de l'électrotechnique.L'auteur mérite des félicitations puisque son effort se situe à la base de la promotion du français comme langue de travail au Québec.(J.R.) L'écologie et l'environnement HUAI E JOUR eu; a E ;a iera.Gill;; 1er:':.I IMS' c1 k:'-! «si;/; ; ésr ; ofs; n ; E".lÉSECï ïs:;ï s:: PL';- dï;-; IS;; ; ÎEjf; ¦ :|&CE, Na, %, 1P.I.E %,;'; C0-:; t .N; c-raîr,' rW IE;.: Hê’t.,.Joël Bodin /es éditions Joël Bodin, collection «Mouche», Paris, 1975, 32 pages, 2 dollars, distribué au Québec par les Presses de l'Université du Québec -¦ L'Australie B.Brander, M.A.Harrell, H.Holthouse National Geographic Society/Flammarion, 197t 219 pages, 16.95 dollars V: C lü; Antennes à large bande.Théories et applications G.Dubost, S.Zisler Masson, Paris, 1976, 337 pages, 30 dollars L'alcool et l'alcoolisme Louis Faurobert les éditions Joël Bodinr.collection «Mouche», Paris, 1975, 32 pages, 2 dollars Hit Histoire de la sexualité.1.La volonté de savoii sic.Michel Foucault Gallimard, collection «Bibliothèque des histoi- S',-.res», 1976, 211 pages, 6.95 dollars fl Hty!.______________________________________________—— Ses- BECffl QUÉBEC SCIENCE / avril 1977 49 jcftrèb enVRAC IE liHnsdl ®Bes, nîde mi» le nrtnd iqueisibi uusi trffii l'électm .Jlnnhnl dülUH11'" licitioosi .¦ntjtioii 'sudio’ii ce inte èdactiffl etijfllj iijentu1 merin* IftSîS”* notai1 ¦ Oui#- PRIX CANADIEN DE JOURNALISME SCIENTIFIQUE Lorsque paraPtront ces lignes, le Prix canadien d'excellence en journalisme scientifique 1976 aura été décerné à M.Gilles PROVOST, chroniqueur scientifique au quotidien LE DEVOIR, pour une série d'articles sur les manipulations génétiques parue dans ce journal à la fin de 1976.M.Provost (qui collabore à QUÉBEC SCIENCE depuis plusieurs années et est également président de l'Association québécoise des professionnels de la communication scientifique) avait d'ailleurs repris le même thème à l'intention des lecteurs de QUÉBEC SCIENCE dans notre édition de mars dernier.Le prix canadien d’excellence en journalisme scientifique .^comporte une bourse de mille dollars et un parchemin décernés annuellement par le ministère d'État aux Sciences et à la kii Technologie, sous le patronage de l'Association canadienne des rédacteurs scientifiques qui est seule responsable du choix des juges indépendants chargés de déterminer quel article sera primé.Les lecteurs et collaborateurs de QUÉBEC SCIENCE, nous en sommes sûrs, se joignent à nous pour offrir leurs plus sincères félicitations à M.Gilles PROVOST.ticijK iü" X X X C.O.P.I.E., VOUS CONNAISSEZ?Saviez-vous qu'il existe et ce, depuis 1972, un Conseil d'orientation de la prospective et de l'innovation en éducation (C-O.P.I.E.) établi en vertu des accords de coopération entre la France et le Québec?Nous l'ignorions (et vous aussi sans doute) avant de prendre connaissance d'un ouvrage franco-québécois réalisé sous la direction de ce Conseil.Ce livre s'appelle: Écoles de demain.On peut en obtenir un Exemplaire en s'adressant au service general des communications du ministère de I Éducation, 1035, rue de Lachevro-tière, Québec G1 R 5A5.Autant la partie Québécoise de ce livre est intéressante en ce qu'elle témoigne de réalisations Pédagogiques concrètes susceptibles d'être utilisées dans les écoles et vise, à long lerme, à créer au Québec une véritable société éducative, autant la partie française (les deux premiers tiers du livre) s'avère décevante: force était aux auteurs de eette partie, une fois constatée l'inexisten-ce de volonté d'innovation pédagogique au sein du système scolaire français, de jouter leur contribution à «un faisceau e_réflexions pédagogiques».Pourquoi orner et maintenir un Conseil bi-partite de innovation en Éducation quand une des Parties avoue n'être pas prête à innover?L'URINE DU COEUR Un nouveau système, mis au point en Suède, permet de diagnostiquer de manière immédiate et sûre si un malade qui souffre de douleurs aiguës à la poitrine ne vient pas de subir une crise cardiaque.L'électrocardiographe ne permet en effet un diagnostic sûr que si le fonctionnement du cœur demeure erratique après la crise, et les tests d'enzymes classiques nécessitent plusieurs jours avant d'être concluants.Dans le cas du nouvel instrument de diagnostic mis au point par deux chercheurs de l'Université de Lund, il s'agit tout simplement de tremper dans l'urine du malade une bande de papier spécialement traité pour changer de couleur sous l'effet de la myoglobine, pigment transporté dans le sang jusqu'à l'urine lorsque le muscle cardiaque est endommagé.Consultez vos urines, elles savent tout! LA COTE AAA POUR QUÉBEC SCIENCE Bien sûr, il n'en va pas pour les magazines comme pour les marchés financiers, mais il n'en reste pas moins que certains organismes publics gros acheteurs d'abonnements à des périodiques publient des répertoires à circulation restreinte dans lesquels, en plus d'en décrire les principales caractéristiques, ils attribuent une cote aux différentes publications.C'est ainsi, par exemple, que l'édition 1976 de «Périodiques pour les bibliothèques», publié par la Centrale des bibliothèques du ministère de l'Éducation du Québec, attribue la cote J**CA5 à Québec Science et le qualifie «d'excellent magazine de promotion scientifique».Pour les non-initiés, cette cote est la meilleure qui puisse être attribuée.Dans l'édition 1974 du même répertoire, QUÉBEC SCIENCE n'était coté que NOM numéro d'abonné ancienne adresse numéro rue ville PROVINCE ou pays date d'entrée en vigueur .appartement .CODE POSTAL nouvelle adresse appartement rue numéro CODE POSTAL PROVI NCE ou pays VI LLE 50 avril 1977 / QUÉBEC SCIENC S2C4 et on ne le qualifiait que de «bon magazine».Pour ceux que cela intéresse, les ventes de QUÉBEC SCI ENCE aux bibliothèques scolaires n'ont ni diminué, ni augmenté.pour la bonne raison que toutes les bibliothèques y sont abonnées.De plus, il n'existe aucun registre de consultation pour les périodiques et, par conséquent, les bibliothécaires ne sont pas à même de savoir si le nombre d'exemplaires en bibliothèque est suffisant pour répondre aux besoins de leur clientèle.C'est ainsi, par exemple, qu'en 1974 (l'année où QUÉBEC SCIENCE n'était que bon.), nous avons constaté au cours d'un sondage effectué auprès de 19 bibliothèques, que le taux moyen mensuel de consultation de QUÉBEC SCIENCE en bibliothèque était de 104 par abonnement! LA CHASSE AUX PHOQUES Chaque année à cette époque, on fait beaucoup de bruit au sujet de la chasse aux phoques dans le golfe du Saint-Laurent et sur la côte atlantique.C'est sans doute pour répondre aux questions du public qu'Environnement Canada vient de publier une brochure intitulée: «La chasse aux phoques» disponible gratuitement à la Direction de l'information, Service des pêches et de la mer, Pêches et Environnement Canada, 6ème étage, 580, rue Booth, Ottawa, Ont.K1A0E6.La brochure présente, bien sûr, le point de vue gouvernemental sur la question, mais, à notre connaissance, nous n'avons jamais entendu d'arguments scientifiques sérieux contre la tenue de cette chasse.De tout temps, l'homme a dû tuer pour se nourrir et se vêtir et le recours massif que l'on fait de nos jours à l'industrie chimique pour fabriquer de nouvelles fibres synthétiques comporte bien plus de risques pour l'environnement qu'une chasse scientifiquement contrôlée.À LA BELLE ÉTOILE C'est au cours de la première semaine d'avril que débute la série de treize émissions télévisées sur le réseau de Câblevision, portant sur l'initiation à l'astronomie et réalisée par la Fédération québécoise du loisir scientifique.Jean Vallières, de la Société d'astronomie de Montréal, y livrera les connaissances requises pour toute personne désireuse de se lancer dans l'observation des astres.ou d'y comprendre quelque chose.Une fois la série terminée, les groupes et les organismes intéressés pourront se procurer (gratuitement) une copie des bandes (magnétoscopiques, ainsi qu'un cahier explicatif (au prix de deux dollars) en s'adressant à: Fédération québécoise du loisir scientifique, 1415 rue Jarry est, Montréal H2E 2Z7, tél.: (514) 374-3541.Pour connaftre la date et l'heure des émissions, consultez votre horaire télé habituel.en MAI Michel Gauquelin nous présentera un bilan des problèmes soulevés à la Commission parlementaire sur l'énergie Michel Chevrier nous initiera aux plantes sauvages comestibles que le printemps nous apporte Jean-Pierre Drapeau nous expliquera comment donner une belle apparence aux aliments se fait parfois au détriment de la santé du consommateur NE NOUS CHERCHEZ PLUS ABONNEZ-VOUS Au tarif de $15.00 (1 an / 12 numéros)* D Je m'abonne D Je me réabonne pour.années au magazine QUÉBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 A L'USAGE DU MAGAZINE COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) 1 5 lAj 7 8 1 9 J 1 1 16 17 20 21 24 2 5 26 27 30 nom 50 i i i i i i j i i i 60 prénom JL i i 7 8 ~ 00 O 9 numéro rue j i 1— j i 1 1 appartement 28 i i i i i i i I I 1 29 ville province ou pays 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint i__i_i—i—i—i—i O Veuillez me facturer 69 code postal 74 Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 1977 LE LIVRE QUE NOUS VOUS CONSEILLONS CE MOIS - CI CD r CD > O (D O c CD O CO Pierre Achard, Antoinette Chauvenet Elisabeth Lage, Françoise Lentin Patricia Nève, Georges Vignaux Discours biologique et ordre social ; Seuil :>ROCUREZ-VOUS LE AU PRIX DE: $ 16.95 Discours biologique et ordre social La biologie paraît bien être, actuellement, la science-reine.Découvertes fondamentales et applications, médicales entre autres, lui confèrent un prestige certain.Au carrefour de la pensée théorique et des techniques thérapeutiques, la biologie joue donc un rôle social majeur.C'est pourquoi, elle sert de référence à tant de domaines de réflexion et d'action.C'est à explorer ses multiples insertions qu'est consacré ce livre.Les auteurs ont tour à tour examiné les extrapolations philosophiques de biologistes renommés (Monod, Jacob), les discours de disciplines mixtes telles que l'éthologie (Lorenz) et la théorie de l'apprentissage (Skinner), les pratiques de la médecine, de l'économie, de l'écologie.Toujours ils ont retrouvé la biologie comme caution scientifique, c'est-à-dire comme fondement idéologique.Ils ont alors dû mettre en question une pensée totalisante qui risque de renouveler les vieilles conceptions naturalistes du monde tel qu'il est comme seul monde possible.Pierre Achard, sociolinguiste (maison des Sciences de l'homme) Antoinette Chauvenet, sociologue — Centre d'études des mouvements sociaux (École des hautes études en Sciences sociales et CNRS) Élisabeth Lage, psychosociologue (École des hautes études en Sciences sociales) Françoise Lentin, sociologue — Groupe de sociologie du travail (CN RS) Patricia Nève, psychosociologue (École des hautes études en Sciences sociales et CNRS) Georges Vignaux, psychologue (École des hautes études en Sciences sociales et CNRS) Pierre Achard,ets/ Veuillez trouver ci-joint un chèque ou mandat postal au montant de S .exemplaire(s).science ouverte NOM .ADRESSE .CODE POSTAL TÉLÉPHONE Seuil DIFFUSION DIMEDIA INC 539, boulevard Lebeau Ville Saint-Laurent, Québec H4N 1S2 (514) 336-3941 Du sang neuf dans le domaine de la santé En réponse aux besoins croissants de la population québécoise dans le domaine de la santé, le réseau de l'Université du Québec entend, dans les années qui viennent, développer considérablement ses interventions dans ce secteur.1 R F- A L ; 3K6 L'Université du Québec se propose plus particulièrement d'intensifier et de développer ses interventions dans les domaines suivants: la formation et le perfectionnement des personnels de la santé, le nursing clinique et .T10 i t L't ;T L < L tBfc C 1977 A 131 1 2012 A l'Institut Armand-Frappier ainsi qu'à l'Institut nationa[de la recherche scientifique (IIMRS-Santé), on prépare de plus des programmes de second cycle en microbiologie appliquée et industrielle, en immunologie, en épidémiologie et santé publique, en virologie et en pharmacologie clinique de même que des programmes de troisième cycle en virologie et immunologie.Autant d'illustrations de la priorité de plus en plus grande qu'accorde l'Université du Québec aux sciences de la santé."I Université du Québec
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.