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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1977, Collections de BAnQ.

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LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1.© Copyright 1977 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour itous pays.Sauf pour les citations {dans une critique, il est interdit, jisans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que [ice soit, par des moyens mécani-[ques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie |et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Patricia Larouche secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Collaborateurs André Caillé, André-Delisle, Jean-Pierre Drapeau, Huguette Dusseault-Dumas, Jean-Marc Fleury, Michel Gauquelin, Fabien Gruhier, Pierre Mackenzie, Charles Meunier, François Picard, Gilles Provost, Joseph Risi, Jean-Pierre Roger, Pierre Sormany, Yanick Villedieu Publicité Agence de vente publicitaire A.F.inc.(418) 658-0002 Photogravure Audart inc.Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée .Sl6«5 ;,3.95 0$ Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président .La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Impression Imprimerie Canada inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques inc.Abonnements il an / 1 2 numéros) Régulier: $ 1 5.00 Groupe (10 et plus): $ 1 2.50 À l'étranger: $ 20.00 De soutien: $ 25.00 À l'unité: $ 1.75 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBECSCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051-3488 4 Courrier 7 Science de l'atmosphère L'homme en serre chaude Nucléaire Une technique québécoise très prometteuse 8 Environnement Des tourbières flottantes 9 Alcool Des vins fort complexes 10 Génétique Les champions de l'adaptation 1 1 Maladies cardio-vasculaires Les graisses ne sont pas toutes coupables 41 Saccharine Les Américains choisissent le cancer 42 Droit maritime Encore une conférence à l'eau 43 Astronautique Quand les Soviétiques s'exposent 44 Aéronautique L'option Zeppelin 45 Énergie Les locataires du sous-sol 46 Recyclage L'huile en circuit fermé 47 Parutions récentes Université du Québec Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBECSCIENCE 49 En vrac 12 Les nouvelles armes de la contraception par Jean-Marc Fleury Les efforts déployés pour rendre exceptionnel un événement presqu'inévitable depuis Adam et Eve 21 Les îles de sel et de la Madeleine par Joseph Risi L'épilogue d'un roman géologique de 300 millions d'années 26 Qui a tué les dinosaures?par Pierre Béiand et Jean-René Roy Comment expliquer la subite disparition des dinosaures 33 Les petits problèmes d'un grand lac par Miche! G au que!in Un premier bilan scientifique de l'état de santé du Lac Saint-Jean COURRIER QUÉBEC SCIENCE, UN MAGAZINE NÉGATIF?Je voudrais vous faire part de quelques réflexions qui me viennent à l'esprit après avoir lu le numéro d'avril de Québec Science et qui s'ajoutent à d'autres considérations que j'ai notées depuis mon retour au Québec.Le courant politique actuel nous permet d'envisager un Québec plus fort, plus autonome, plus maître de son destin.À mon sens, c’est l’occasion de faire passer des idées qui favoriseront le développement économique sans lequel on ne peut pas vraiment parler d'épanouissement culturel.Or, par le choix des articles que vous publiez et la manière dont ils sont présentés, vous ne me semblez pas participer à ce courant.C'est d'une morbidité! Une véritable avalanche de sinistrose! Vous n'arrivez plus à trouver un élément positif dans la science ou la découverte ou le génie des hommes.Il arrive même que vous ironisiez lorsqu'un scientifique pense qu'il peut avoir une bonne idée! Quand vous parlez de la baie James, ce n'est pas pour exposer le potentiel énergétique et minéral, mais pour déplorer les pertes archéologiques ou les dommages (souvent hypothétiques) à l'écologie.Les Ontariens et autres anglophones qui ont toujours rêvé de garder le Québec dans un état d'asservissement se réjouissent de votre école de pensée.En freinant le progrès de toutes vos forces, vous entrez pleinement dans leur jeu.J'aurais pensé que les remarques de Fernand Seguin au colloque, pleines de bon sens, auraient porté davantage.Oui, il faut critiquer les scientifiques et exposer les dommages possibles de la science, mais il ne faut pas les exagérer et on doit aussi exposer les bénéfices possibles de la science.Je suis extrêmement surpris qu’un journaliste comme Gilles Provost, qui fait profession de «faire peur au monde», ait décroché le pompon de l'information scientifique, au moment où il publiait deux articles contradictoires sur la salubrité de I air de Montréal, qui montraient surtout qu'il n’avait pas bien fouillé son sujet! Ce n’est pas sérieux, mais c'est significatif.J ai écrit un article sur l'aviation au Québec (L'Actualité, mars 1977) pour montrer aux Québécois qu'ils avaient des atouts économiques solides.Dans L'Actualité, on en a réécrit des petits bouts pour poser une nouvelle fois le Québécois en victime! C’est une politique ou un complexe?Peut-être que cela se vend bien, mais je trouve que c’est dangereusement déprimant.Ce n’est pas en s'appuyant sur ce genre de psychologie que l'on arrivera à donner aux Québécois lesentiment qu'ils sont capables de maîtriser leur destin.On forge son avenir.On ne pleurniche pas pour que les autres acceptent de nous faire la place que nous convoitons.On ne libère pas les gens en cultivant la crainte atavique du changement, donc du progrès.Si cette école de pensée doit se perpétuer, je souscrirai volontiers aux paroles de Roger Lemelin lorsqu'il disait que la presse est devenue un nouveau clergé.En terminant, je voudrais rappeler le sensationnalisme de «Ces SST mangeurs d’ozone ou mourir de vitesse», paru dans Québec Science en août 1 973.Peut-être serait-il temps, par honnêteté intellectuelle, que Jean-Marc Fleury explique comment, en dépit de toutes les prévisions pessimistes, la couche d'ozone s'est épaissie au cours des dix dernières années?La science, la vraie, mérite un meilleur traitement, tandis que le public a droit à une information moins orientée et plus complète.Je vous livre ces réflexions parce que notre rôle de communicateurs me paraît vital pour le devenir du Québec, et parce qu'assez d'hommes s'emploient actuellement à bâtir un Québec à sa véritable mesure pour que nous les y aidions de tous nos moyens.Pierre Pourchelle Lévis DES RYTHMES ET DES HOMMES Votre revue m'intéresse toujours beaucoup.Je la garde comme référence sérieuse.De ce fait, il me semble que vous allez pouvoir m'éclairer sur un sujet: la biorythmie.Fernand Lapointe en a écrit un petit livre intitulé Biorythmie.Des découvertes faites vers 1900 affirment que l’être humain possède trois cycles: physique (23 jours), émotif (28 jours) et intellectuel (33 jours).Fernand Lapointe affirme que la NASA et certaines compagnies aériennes font calculer les cycles des hommes clé de leur organisation.23-28-33, sont-ce des résultats scientifiques ou est-ce un peu comme l'astrologie ou la cartomancie?Si ce sont des résultats scientifiques, pourquoi ne pas les faire connaître plus longuement?Existe-t-il d autres livres français sur le sujet?Paule Bouliane La Malbaie Les observations chronobiotogiques ne font que commencer à se vérifier scienti-iquement.Toute nouvelle science peut facilement donner Heu à des extrapolations qui.paraissant d'abord plus ou moins fantaisistes, pourront être confirmées ou non par la recherche par la suite üans le domaine de la biorythmie.les recherches ne sont probablement pas juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE QUÉBfll encore assez développées pour que l'on soit capable de donner une appréciation juste de toutes ces théories qui s'élaborent.Plusieurs livres sont disponibles qui donnent T état de la reherche sur ces marifli nom utiles d'énei phénomènes de biopériodicité.En voici quelques titres: Alain Reinberg et Jean Ghata, Les rythmes biologiques.Presses universitaires de France, collection «Que sais-je?», no 734, 1964: Alain Reinberg.Des rythmes biologiques à la chronobio-logie, Gauthier-Villars, 1974;Michel Gauquelin, Rythmes biologiques, rythmes cosmiques, Marabout-Université, 1973; Christian Poirel, Les rythmes circadiens en psychopathologie, Masson, 1974.AU G Dans avez n'auriji: parvei ;i gie po il et let ; l'élect ii lionpc ; dontv ailleur énerg|é, chets AU GRÉ DU VENT Alain Sherbi) Vi te lOrtfc leur A M tel a l'éner tinert lu Ce Québe ; [Ouébe fe in\, nus foire d Pu.h lfêm, Pourriez-vous m’envoyer I adresse exacte de HPL Engineering, à Ottawa,qui commercialise des éoliennes du type Rangi, ainsi que d’autres adresses e distributeurs de moulins à vent, faisan exception de Budgen et Associés.Auriez vous aussi l’amabilité de me mentionne le nom et le lieu de disponibilité e quelques ouvrages intéressants (livre ¦ revues, à part Québec Science, d°ssier/ etc.) au sujet des éoliennes et leurmo de construction et des détails techmqu relatifs à leurs genres.PLUS Nous "lents réct îur ^het ,|, "arton Not '«les ii Sagu Hoir Pouvie, "lents Jo Brandi Sainte-Pétronille, Ile d’Orléans "Petit, nons if%m J.F, recollaborateurAndréDehsIepréP^ $ajnt^ fl e collaborateurAnareueiio't't'- r , -.h-j ellement un dossier sur les écologiquement dans leque ^ iV0(/s iverez beaucoup d'information* v et e/- uaauuuufs ^ ~¦ inilt! \ irgie éolienne.Ce dossier serap An^ c ergie eonenne.ue uuaw' — - ^ automne.En attendant, vous P® .s adresser au département oe ?.ranique de l'Université deSher.b.rrj I l'Institut Brace de l'université M ^ "on poursuit des recherches 3 raine.De même, le «Ftéperton is planétaires», que vient de P h Mise en collaboration avec r'°?tfej in " nus ^ Scf JU ÛUÈBEC$CK3Uébe:C SCIENCE / juin 1977 5 COURRIER éespoM 'miffib’ rihachi sur rilië lu ‘bnar/on ($10.00), contient un grand 'M nombre de renseignements et d’adresses \utiles à qui s'intéresse à cette forme '’énergie.ilosiquKfte d tAlàfiiii esàlactom p rs, ' ratat-W ni, Les iyi| ÉOlOjltM AU GRÉ DU SOLEIL ans les différents dossiers que vous avez à date, on se demandait si vous n'auriez pas de l'information à nous faire arvenir sur les diverses sources d'énergie possibles à utiliser pour le chauffage éclairage d'une maison, autres que électricité et le pétrole.Cette information pourrait consister en des expériences 3!|dont vous êtes au courant au Québec ou ailleurs en termes de chauffage solaire, énergie éolienne, récupération de déchets organiques, etc.'et POUR MIEUX CONNAITRE LE NUCLÉAIRE Je suis étudiante en secondaire V et je fais présentement une recherche sur notre environnement.Or, j’ai eu l'occasion de lire votre article paru au mois de juillet 1976 (vol.14, no 11) et il faisait mention de deux documents intitulés: «L'énergie nucléaire: un nouveau problème», écrit par le Regroupement de surveillance nucléaire; «L'énergie nucléaire au Canada: questions et réponses», rédigé cette fois-ci par l'Association nucléaire canadienne.Je serais fortement intéressée à lire ces écrits et j'apprécierais beaucoup si vous pouviez me donner les informations nécessaires pour l'acquisition de ces livres.Alain Lagacé Sherbrooke Danièle Marceau Sherbrooke m ties3, jyelt pi /LSSOC'1 es*1 :P|lO „njJ lIS P ¦f: disp1 ccie#® P"33 ,,hA l'Ofl^ m iiT1 O [$ltf .m i ‘pi ii,, if ?Le prochain dossier de notre collaborateur André De!is le auquel nous référions un lecteur précédemment au sujet de l'énergie éolienne, traitera aussi de l'énergie solaire.En attendant, M.André Delis le (un autre que notre collaborateur), au Centre de recherche industrielle du Québec (333, rue Franquet, Sainte-Foy, Québec), pourra également vous fournir des informations sur ce sujet, comme vous en trouverez aussi dans le «Répertoire des outils planétaires» que viennent de publier les éditions Main Mise et Flammarion.PLUS DE GASPILLAGE Nous aimerions avoir des renseignements sur les démarches à suivre en vue de récupérer les ordures domestiques et sur les méthodes de récupérations de déchets tels que verre, métal (conserves), carton et papier.Nous savons que dans les grandes villes il existe de tels projets, mais ici au Saguenay-Lac Saint-Jean, il n’y en a pas à notre connaissance.Donc, si vous pouviez nous envoyer des renseignements sur la réutilisation de ces ordures à petite et à grande échelle, nous pourrions diriger nos efforts dans un sens déterminé.J.F.Robert, Y.Forget, A.Hébert Saint-Félicien Nous avons déjà publié un article sur le sujet: «Recyclez-les vous-mêmes», par André Delisle (Québec Science, vol.13, no 12, août 1975).Vous pourrez obtenir des informations supplémentaires en vous adressant aux Services de la Protection de /'environnement.Secrétariat du Comité d'étude sur la gestion des déchets solides (M.Jacques Gagnon), au Centre Innovation, 2360, Chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec.Pour obtenir le premier document, vous pouvez communiquer avec le Regroupement de surveillance nucléaire à / adresse suivante: 2010, rue Mackay, Montréal.Le siège de l'Association nucléaire canadienne est situé à: 65.rue Queen ouest, suite 1120, Toronto, Ontario M5H 2M5.A la fin de F article de Miche! Gauquelin, dans le numéro précédent de Québec Science (mai 1977, vol.15, no 9), qui faisait le bilan de la commission parlementaire sur l'énergie, plusieurs lectures sont suggérées qui pourront vous être utiles.L’INFORMATION SCIENTIFIQUE Dans votre publication de février 1977, dans la section En vrac page 49, à l'article «La nouvelle information scientifique», il est mentionné que l'Association québécoise des professionnels de la communication scientifique (AQPCS) devait tenir un premier colloque à I Université de Montréal (.) le 11 février 1 977 (.) avec comme thème: «La nouvelle information scientifique».Le colloque ayant eu lieu, je fais appel à vous afin de savoir si vous êtes en mesure de m indiquer si un document ou mémoire quelconque fut publié ou est en voie de préparation et, dans l'affirmatif, comment faire pour en obtenir copie.Mario Du Moulin Sherbrooke Un compte rendu de ce colloque est paru dans le premier numéro du bulletin de cette Association.Vous pouvez l'obtenir en en faisant la demande à M.Jean Baroux, 854, avenue Kingsmere, Ottawa K2A 3J9.DES IMAGES EN TROIS DIMENSIONS Les rédacteurs de la revue ou les lecteurs auraient-ils de l'information sur la façon dont on obtient une imagetri-dimension-nelle à l'aide d'un verre plat et strié.Les enfants collectionnent de ces petites images, en plastique celles-là, obtenues dans des paquets de gomme à mâcher; il y a aussi des cartes postales qui rendent cet effet.Quels sont les principes mis en application dans la fabrication de ce truc.André-Jean Roy Côte d'ivoire, Afrique C'est la superposition de trois photographies du même objet, prises à des foyers différents et imprimées sur des feuilles de plastique transparent, qui réussit à donner cet effet tridimensionnel.Seule la photographie du milieu est au foyer, les deux autres étant légèrement hors foyer donnent l'effet de profondeur.En surface, on peut aussi mettre une feuille de plastique striée qui augmentera encore l'effet de profondeur.DÉCOUVRIR NOS RACINES J'ai grandement apprécié l'article intitulé: «La grande misère de l'archéologie québécoise».Et je félicite sincèrement François Picard: voilà de quoi que j'ai fort apprécié.Diplômé du Cégep, mais presquetota-lement ignorant concernant mes racines historiques et leurs vestiges, c'est avec un très vif intérêt que j'ai lu votre article excellent.J'ai tout particulièrement aimé cette information utile, concrète et actuelle qui renseigne bien sur ce qui se fait, comment on le fait et qui le fait dans le domaine de l'archéologie historique québécoise, sur ce qu'il advient exactement à notre patrimoine national.^ Pour tout vous dire, j'ai beaucoup appris en ces quelques pages.Mais surtout j'y ai découvert comme un besoin personnel de découvrir mes racines d ici, en ce pays.Et déjà j'ai le désir detravailler à la découverte et à la conservation de notre «patrimoine national», connaître mes ancêtres.(.) Pierre-Alain Blais Longueuil Quinze ans de gestation Face à une demande toujours croissante, l'Hydro-Québec devra disposer, d'ici 25 ans, d'une capacité de production nettement supérieure à sa puissance installée actuelle.Une abondance de ressources hydroélectriques a placé le Québec en position privilégiée par rapport au reste de l'Amérique du Nord.Plus de 99% de l'électricité fournie actuellement par l'Hydro-Québec est produite à partir de centrales hydroélectriques.Les emplacements favorables à de telles centrales devenant de plus en plus rares et éloignés, l'Hydro-Québec entrevoit maintenant le jour où elle devra, à son tour, considérer de nouvelles méthodes de production.Le gouvernement du Québec, à l'instar de nombreux autres, doit envisager des mesures de conservation de l'énergie et prendre une décision sur la production d'électricité d'origine nucléaire.L'Hydro-Québec a établi jusqu'en 1985 le programme d'équipement qui répondra à la demande prévue.Une seule centrale nucléaire, actuellement en construction (Gentilly 2), est intégrée dans ce programme.Ce n'est qu'en 1990 et 1995 qu'il faudrait ajouter deux autres centrales.L'heure du choix a maintenant sonné, car il faut 15 ans entre le moment de la conception et la mise en exploitation commerciale d'une centrale nucléaire, dont environ deux années aux seules expertises et études, avant que l'emplacement ne soit choisi.A cause de cette contrainte de temps et sans préjuger des décisions qui seront prises, l'Hydro-Québec a dû, dès 1975, commencer la recherche d'emplacements susceptibles d'être favorables à l'implantation de centrales nucléaires.Toutes les possibilités sont étudiées Il existe présentement un premier complexe nucléaire québécois dans la région de Bécancour, sur la rive sud du Saint-Laurent, à une dizaine de milles en aval de Trois-Rivières: Gentilly 1, mis en service en 1971, et Gentilly 2, actuellement en construction.L'Hydro-Québec étudie et compare différents modes de production d'électricité dans le but de répondre aux demandes d'énergie de base et de pointe au meilleur coût, tout en tenant compte de l'environnement.Pour l'électricité de base, qui est la demande constante, elle étudie la possibilité d'accroître sa production hydroélectrique, aussi bien que d'implanter des centrales nucléaires.Pour la puissance de pointe, qui n'est fournie qu'en fin d'avant-midi et d'après-midi, alors que la consommation d'électricité atteint ses plus hauts sommets, l'Hydro-Québec recherche actuellement des emplacements favorables à l'implantation de centrales à réserve pompée ou de centrales à turbines à gaz.L'Hydro-Québec participe parallèlement à l'effort de recherche de nouvelles sources d'énergie grâce aux travaux effectués à son Institut de recherche, à Varennes.C'est ainsi que deux éoliennes expérimentales seront prochainement installées, l'une sur les terrains de l'IREQ et l'autre aux Iles-de-la-Madeleine.L'IREQ participe en plus, conjointement avec l'université McGiil, à l'étude d'une maison solaire installée à La Macaza, dans les Laurentides.Dans les laboratoires de l’IREQ, on effectue en outre des recherches sur des capteurs solaires et le stockage de l’énergie.Nature des études Une centrale nucléaire ne peut pas être implantée en n'importe quel lieu.Approximativement, deux années d'études et d'expertises sont nécessaires, avant que l’emplacement soit définitivement choisi.Outre les données techniques, telles que les expertises en hydraulique, géologie-sismologie et météorologie, les experts en démographie, sociologie, vocation du territoire, économique, écologie biophysique et radioprotection doivent recueillir toutes les informations qui permettent l’implantation harmonieuse de la centrale électronucléaire dans son milieu.Les questions relatives à l'environnement et à la radio-protection sont de première importance.C'est pourquoi chacune des expertises techniques s'accompagne d'études d'impact sur l'environnement et sur la population.Les choix d'emplacements tiendront compte des conclusions de ces expertises.L'étude d'impact sur l'environnement scrute entre autres les effets d'une centrale nucléaire sur le milieu physique, terrestre et aquatique, sur le développement économique et social de la région, ainsi que l'impact sur la communauté concernée.Les experts de la radioprotection étudient constamment le taux de radioactivité naturel dans les chaînes alimentaires.Des prélèvements sont faits régulièrement dans le milieu fluvial (eau de surface, retombées sédimentaires, herbes aquatiques, poissons) et dans le milieu terrestre (air, eaux de boisson, herbes, neige, relevé du débit de dose gamma, etc.) pour garantir les normes de protection émises par la Commission de contrôle de l'énergie atomique.Quant à l'impact sur la communauté, il est évalué d'après les résultats des études sur la vocation du territoire, entre autres, et l'apport économique de la centrale nucléaire dans le milieu, qui peut devenir génératrice d'emplois.Etudes et expertises Voici la liste des études et expertises qui sont effectuées par les spécialistes de l'Hydro-Québec et leurs assistants durant les mois que durent les recherches d'emplacements nucléaires.Hydraulique Etude de dilution Météorologie Géologie - sismologie Ecologie biophysique Démographie Sociologie Vocation du territoire Impacts économiques Note: Le manque d'espace nous empêche d'expliquer ici, en détail, chacune des études et expertises.Etant donné l'importance du sujet, l’Hydro-Québec lui consacrera un prochain publi-reportage.Le plus difficile est encore à venir Deux des 1 5 années du projet se seront écoulées durant ces études et expertises.Les treize qui suivront seront les plus difficiles.Tout au long de la conception et de la construction de la centrale, il faudra se soumettre aux normes sévères de l'Energie atomique du Canada et des Commissions canadienne et internationale de contrôle de l'énergie atomique.Il faudra presque deux années complètes pour les seuls essais et la mise en exploitation commerciale de la centrale. QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 7 i 6XD6 6t là )I1S(]U traie tàla: 'estpr pagne aopula eès eentii ailieu' erent .red au de, ipues, eboiü itcJ • euali bec1 lU^ ivre1' .Jï ïf *1 SCIENCE DE L'ATMOSPHÈRE L’HOMME EN SERRE CHAUDE Les perturbations de l'atmosphère créées par l'homme, i particulièrement dans la proportion des traces de divers gaz engendrés par l'ensemble de ses activités industrielles, risquent d’altérer le climat en bouchant la « fenêtre » atmosphérique qui normalement laisse échapper les radiations thermiques.Il en résulte un échauffement notable de l'atmosphère de sorte qu'à la longue l'hommeseracondamné à s'adapter à l’effet de «serre-chaude» qu'il aura lui-même provoqué.C'est l'avertissement que donnent quatre physiciens de l'atmosphère, MM.Wang, Yung, Lacis et Hansen, du Centre de vols spatiaux Goddard de l'Institut américain d'études spatiales (Science, vol.194, no 4266).Depuis une dizaine d'années, la structure thermique de l’atmosphère terrestre est influen-• cée par la présence de faibles quantités de vapeurs d'eau, de dioxyde de carbone (C02), d'ozone (03) et d'aérosols.Ces gaz absorbent les radiationsthermi-ques ascendantes et les retournent vers le sol, réchauffant la température locale.Cette sorte de bouclier thermique conduit à une élévation sensible de la température atmosphérique à la surface terrestre, appelée «effet de serre chaude» par les spécialistes.Les aérosols montrent le même comportement, mais à des degrés variables selon leurs propriétés optiques par rapport aux radiations I solaires captées et aux radiations thermiques émises.L'ensemble de ces phénomènes a certainement joué un rôle ¦rimordial dans l'évolution de atmosphère de la Terre et des lanètes voisines, Mars et -énus.Cependant, l'évaluation uantitative d’un phénomène évolutif très lent ne peut pas encore se faire avec précision juisque les observations déjà iisponibles ne s'étendent que sur unecourtepériodedetemps.Notre atmosphère contient ïussi, toujours à l'état de traces, •n grand nombre de gaz qui montrent une forte absorption lans l'infrarouge; par exemple, oxyde nitreux (N20), le méthane (CH4), l'ammoniac (NH3), l'acide nitrique (HN03), Téthylè-ne (C2H4), l'anhydride sulfureux (S02) et le monoxyde de carbone (CO), tous d'origine volcanique et/ou anthropogène (c'est-à-dire créés par les activités industrielles de l'homme).Les fréons (hydrocarbures fluoro-chlorés), le chloroforme (CHCI3) et le tétrachlorure de carbone (CCI4), comme principaux ingrédients des aérosols, contribuent également, mais à divers degrés quantitatifs, à l'effet global de serre chaude.Malgré les proportions très faibles de ces gaz (ou vapeurs)dans l'atmosphère, leur effet sur sa structure thermique est considérable parce leurs bandes d'absorption spectrale se situent dans la région de la «fenêtre» atmosphérique qui, normalement, transmet la plupart des radiations thermiques de la surface terrestre et de la basse atmosphère en direction de l'espace.Quant aux fréons, d'origine anthropogène surtout, ils sont détruits par photolyse à des altitudes supérieures à 25 kilomètres; l'action destructrice des aérosols sur la ceinture d'ozone n'est donc pas aussi certaine que d'aucuns le prétendent.Les engrais chimiques azotés utilisés en agriculture dérangent l'équilibre naturel du cycle de l'azotetandisque lecharbon, le pétrole et le gaz naturel, comme combustibles fossiles, augmentent de façon sensible la proportion de S02, de CO, de C02, de CH„ et d'autres hydrocarbures simples dans la basse atmosphère.Depuis quelques années, la teneur en monoxyde de carbone (CO), par exemple, a triplé dans les latitudes moyennes de l'hémisphère nord où se trouve la ceinture de pays fortement industrialisés.La météorologie moderne n'est pas encore en mesure de construire un modèle climatique qui permettrait de faire des pronostics de température à moyen et à long terme.Un modèle climatique réaliste pourra être préparé seulement après avoir réussi la construction de modèles partiels couvrant tous les aspects spécifiques du système climatique complet.En attendant, ces quatre physiciens ontdéveloppé un modèle de la structure thermique de l'atmosphère.Leur modèle leur a déjà permis de déterminer l'influence exercée sur la température atmosphérique par les variations quantitatives dans la composition de l'atmosphère quant à sa feneur en certains des gaz et vapeurs déjà mentionnés Selon eux, une modification de la température superficielle égale ou supérieure à 0,1 degré Kelvin est potentiellement significative si elle se maintient pendant une longue période.Or, en haute altitude, des changements beaucoup plus considérables ont déjà été observés.Le même phénomène a d'ailleurs dû se produire au cours des lointaines périodes paléoclimatiques à forte activité volcanique.Certains gaz présents dans l'atmosphère à l'état de traces, peuvent donc modifier la température de l'air de façon significative.Ce fait ignoré ou sous-estimé dans le passé, devra être pris en considération danstoute analyse future de l'impact des activités industrielles de l'homme sur son environnement.Selon ces chercheurs, l'utilisation d'engrais chimiques et la consommation de combustibles fossiles devraient être repensées car une augmentation de l'ordre de 25 pour cent dans l'atmosphère de gaz tel que le N20, CH4, NH3 et C02, produits par ces activités, produira fatalement un effet de serre chaude significatif.Cet effet semble cependant moins prononcé dans le cas des fréons, mais on ne connaît pas encore les interrelations des aérosols avec d'autres constituants de l'atmosphère.Par contre, l'effet de serre chaude de l'ozone est considérable, mais comme la distribution verticale de ce gaz varie avec l'altitude, on pense que cet effet sera surtout notable aux endroits de plus forte concentration, dans la haute troposphère et la basse stratosphère.Pour mieux connaître ce phénomène complexe, il faudra étudier davantage les effets climatiques de l'ozone.L'effet de serre chaude de la vapeur d'eau est aussi très important, mais les connaissances à son sujet sont assez fragmentaires.(J.R.) NUCLÉAIRE UNE TECHNIQUE QUÉBÉCOISE TRÈS PROMETTEUSE Il y a plusieurs mois, une équipe de chimistes israéliens, enga-géedans un projetdeséparation isotopique par laser, avait annoncé la fabrication d'eau lourde par un tel procédé.Pour eux, il ne s'agissait en fait que d'une réussite académique puisque les quantités d'eau lourde requises par ce pays, dans le cadre de son programme militaire (armement nucléaire), ne justifieront sans doute jamais les recherches pour appliquer industriellement cette réussite.Il en est toutefois autrement pour le Canada, où le programme électro-nucléaire, basé sur les centrales Candu, exige une quantité formidable de cette variante isotopique de l'eau, beaucoup moins vorace en neutrons libres, et donc beaucoup plus efficace que l'eau «légère» comme modérateur.Plusieurs équipes canadiennes se sont donc lancées sur les traces des chimistes israéliens, tant à l'Hydro-Ontario qu'au Conseil national de recherches du Canada et à Chalk River (Énergie atomique du Canada Limitée) ainsi qu'à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS-Énergie) de l'Université du Québec.Or, à la fin de février dernier, à TINRS-Énergie, les équipes de Fernand Rheault (laser), Benoît Jean (applications) et Jacques Martel (technologie des réacteurs à fusion), travaillant conjointement sur ce projet, ont obtenu leurs premiers succès.Il fallait attendre encore quelques semaines pour que cela soit confirmé hors de tout doute: on avait réussi le «mariage» laser-gaz qui permettait de produire de l'hydrogène lourd (deutérium) à partir de l'aldéhyde formique (HCOH ou HCOD), tel qu'on l'avait réalisé antérieurement en Israël.Contrairement aux autres équipes, les chercheurs de l'INRS travaillent avec le laser C02 à excitation transversale, mis au point d'abord au Québec, et pour lequel existe ici une grande compétence.Ce laser produit un faisceau infrarouge, et non ultraviolet comme celui qu'utilisèrent d'abord les Israéliens.Le principe de la séparation isotopique repose sur la cassure qu'on fait subir à la molécule chimique (ici de l'aldéhyde formique) par bombardement de photons (lumière).Tout le défi se résume à trouver un moyen d'ajuster la fréquence du laser et son intensité pour qu'il parvienne à casser sélectivement les molécules contenant du deutérium, sans briser les autres molécules.Si on travaille déjà sur des configurations «industrielles» qui permettraient d'utiliser très efficacement les photons du laser, en les confinant par exemple, grâce à un système de miroirs et de lentilles, dans un certain volume où le gaz circulerait avec un débit suffisant, on 3F,-“ 8 juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE est encore loin de l'application économiquement rentable.En effet, l’aldéhyde formique utilisé jusqu'ici est un produit relativement rare.Lorsqu'on sait qu'il faut environ 6 000 molécules «légères» pour en dénicher une qui soit lourde, on imagine la masse de gaz requise pour la production industrielle d'eau lourde.La prochaine étape, sur laquelle travaille déjà l'INRS, est donc celle du «mariage» du laser avec d'autres gaz plus communs, notamment le méthane, ou, à la rigueur, l'ammoniac.à moins bien sûr qu'on ne réussisse à utiliser directement l'eau pure, ce qui serait la solution la plus économique, sur le plan de la matière première du moins.Outre son importance immédiate pour le Canada, cette technologie encore embryonnaire deviendrait essentielle à tout programme électro-nucléaire reposant sur la fusion.On estime en effetque les réacteurs à fusion thermonucléaire utiliseront d'abord comme combustible le deutérium, pour lequel la fusion est beaucoup plus facile que pour l'hydrogène léger.Or, latechnologieactuelle de production d'eau lourde par séparation mécanique et chimique, en plus de sa complexité technique (succession de tours de séparation sous pression), nécessite le recours à un gaz hautement toxique, l'hydrogène sulfuré, qui fait courir d'énormes risques environnementaux.(P.S.) ENVIRONNEMENT DES TOURBIÈRES FLOHANTES Aucune étude approfondie n'avait jusqu'à date été réalisée sur les tourbières flottantes, ces îlots tourbeux qui parsèment nombre de territoires inondés à la suite de la création de barrages.Bien que le soulèvement des tourbières ait déjà souvent causé des problèmes variés ailleurs au Canada et dans le monde, personne n'avaitencore songé analyser ces dépôts organiques avant qu'ils ne manifestent leur présence, fréquemment indésirable.Depuis l'été 1976, celles-ci jouissent cependant d'une attention toute particulière puisqu'elles sont l'objet d'analyse et de recherche sérieuses dirigées par Jacques Ouzilleau biologiste spécialisé en écologie végétale.Les services de ce chercheur, le premier à vraiment se pencher à fond sur ce phénomène particulier, ont été retenus par la Société d'énergie de la baie James; cette dernière est en effet fortement intéressée par le comportement des tourbières, qui sont très nombreuses sur le territoire du Complexe La Grande où plusieurs terrains seront inondés en 1979.Les ingénieurs de la S.E.B.J.veulent connaître au plus tôt l’impact que pourront avoir le soulèvement et la dégradation des tourbières après que les réservoirs du territoire de la baie James, une des plus grandes réserves de tourbières au monde, seront mis à eau de façon à pouvoir prévoir rapidement les solutions qui s'avéreront nécessaires.Les tourbières se soulèveront-elles?Si oui, dans quelle mesure?Auront-elles unimpact important sur le milieu aquati- que, la faune ichtyenne et avienne?Constitueront-elles un obstacle sévère à l'aménagement des berges des réservoirs?Les tourbières soulevées des réservoirs de La Grande devront-elles, à l'instar de leurs consoeurs de la centrale de Churchill Falls qui entraient dans les turbines, être remorquées à cause de leur position fâcheuse et nuisible?Autant de questions auxquelles Jacques Ouzilleau et son équipe devront répondre afin de savoir principalement si les tourbières inondées se déplaceront et si, dans l'affirmative, elles ne deviendront pas des obstacles majeurs pour certaines des constructions du complexe hydro-électrique.Des études détaillées au niveau de chacun des trois réservoirs d'Opinaca, de L.G.2 et de Caniapiscau seront donc entreprises cet été; les chercheurs prévoient d'ores et déjà que la densité et le type des tourbières pourraient être différents pour chacun des réservoirs.Dans une première étape, une étude descriptive des tourbières flottantes du réservoir Cabonga (situé dans le Parc de la Vérendrye) a été entreprise à l'été 1976 de façon à pouvoir décrire non seulement la nature, la structure, mais aussi le comportement des tourbières flottantes provoquées par la création d'un barrage.Suite aux observations provenant des photographies aériennes et d'inventaires de terrain, l'équipe de travail a noté dans un rapport remis aux autorités de la S.E.B.J.que les tourbières flottantes de Cabonga sont toutes constituées par les fi/ 'A : r,- .W.mêmes espèces dominantes et qu'elles présentent des caractéristiques physico-chimiques qui s'apparentent (l'épaisseur moyenne de ces tourbières flottantes varie entre 0,90 et 1,45 mètre; l'épaisseur moyenne de la partie qui émerge varie entre 7 et 1 Scentimètres; en longueur et en largeur, ces tourbières peuvent atteindre plus d'une centaine de mètres; en général, la densité moyenne de la tourbe est légèrement inférieureàcelle de l'eau, etc).Ces tourbières flottantes sont décrites comme des tourbières minérotrophi-ques (les sels minéraux leur proviennent autant des eaux de pluie que des eaux de ruissellement des rives voisines) extrêmement pauvres étant donné la présence sur chacune d'elles d'au moins quelques espèces minérotrophes; le corps de ces masses est cependant constitué d'une végétation ombrotrophi-que (les sels minéraux ne sont fournis que par l'eau de pluie).Quatre types de tourbières flottantes ont été identifiées à Cabonga: les tourbières ar-bustives avec présence d'espèces arborescentes; les tourbières arbustives où les espèces arborescentes sont absentes; les tourbières arbustives à Carex (plantes herbacées); les tourbières arbustives à Typha (quenouilles).Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que les tourbières flottantes présentes sur le site du réservoir Cabonga se sont soulevées à la mise à eau de ce dernier en 1 939.La majorité des tourbières qui ont subi l'inondation se seraient soulevées rapidement et ce soulèvement n'aurait affecté que la partie superficielle des tourbières.Selon Jacques Ouzilleau, cette partie, constituée de matière organique non décomposée et dont la densité est inférieure à celle de l'eau, a pu en effet se soulever suite au haussement du niveau d'eau «Cette couche fibrique compacte conserve une structure solide grâce au lacis formé par les racines des espèces arbustives; elle peut résister relativement longtemps aux agents|< d'érosion qui agissent surelles.» isiiér s: : Ci-fli il*t( idilior Le soulèvement est ainsi ft moi: Met nies teda lettiit l«éiB menit !,ie ri «ces net) ES d'abord lié à la nature (définie par le couvert végétal) et à l'épaisseur des dépôts organi ques: une masse de tourbe pas ou peu décomposée (fibrique)et épaisse a plus de chances de se soulever qu'une tourbière for-j mée de dépôts décomposés (humiques) et minces.L'équipe de travail ne peut cependant présumer avec certitude de l'impact qu'ont eu les îlots tour beux immédiatement après la mise à eau du réservoir du fait qu'aucune étude n'avait été entreprise sur les tourbières avant cette mise à eau et que par conséquent aucune donnée n’est disponible pour soutenir la comparaison.La désagrégation des îlots tourbeux est de son côté fonc tion de leur structure et de leur superficie: les tourbières de grande dimension ayant une1 ^ _ masse compacte et présentant peu de mares et de points de faiblesse flotteront davantage et plus longtemps.La désagrégation des tourbières flottantes est ainsi fonction de la force des agents d'érosion comme les fluctuations annuelles du plan d'eau, les vagues, les courants et les glaces flottantes, et plus ces agents seront prononcés, plus la dégradation sera rapide On sait de plus que les tourbières soulevées pourront se déplacer sur de longues distan-_ ces et subsister pendant plusieurs années car les massesde tourbe ainsi formées présentent un milieu extrêmement fermé et homogène qui n’est influencé que lentement par des changements extérieurs spontanés.Quant à l'effet des tourbières au irltsi (tie iétér «tlpi «ciéti % 'N «ticie «lsv niay, Pour, K '*4, l!r„, Pu 'Dm Ebecsc QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 ; ' > flottantes sur la faune ichtyen-jdne et avienne, les chercheurs Jont découvert d'une part, après ij inventaire, que les environs des tourbières flottantes de Cabon-ga constituent des lieux privilégiés pour le pêche et que des captures très intéressantes y sont souvent réalisées.D'autre part, les tourbières flottantes sont fréquentées par nombre d'espèces d'oiseauxqui peuvent s'y reposer et y nicher, à l'abri des prédateurs terrestres.Pour les rédacteurs du rapport, les tourbières flottantes constituent un milieu extrêmement isolé des eaux du réservoir Cabonga bien qu'elles fassent partie intégrante de celui-ci.Actuellement ces masses ne jouent plus grand rôle, servant tout au plus d'aires de repos pour les oiseaux et les poissons; elles peuvent par ailleurs être considérées comme des obstacles à la navigation.Les résultats ci-haut mentionnés serviront donc de cadre de référence aux prochaines études, les conditions qui ont favorisé le soulèvement des tourbières du réservoir Cabonga devant s'apparenter à celles qui permettront le soulèvement des tourbières dans les futurs réservoirs du territoire de la baie James.Cette étude portant sur l'environnement aurait pu finalement ne jamais voir le jour si l'ingénierie n'avait eu besoin des services de l'écologie pour mener à bien ses entreprises.(M.K.) I «tau litaiqiif une sin acisloi spèces jsistetif « isentsi* ni as' natuitl1 végéial dé# , de ion (l!(l dé!»« iotas.I-' eul tfl* ctfiilj ii les «eut J a#* ja nan les |oin = ie» aucu118 poutst lout', 1011 ^ .eiP'1 ;|def (lit ^ js.18 liéras1 melts5 S)les‘ t#.'k K ALCOOL DES VINS FORT COMPLEXES -fi a ucune boisson alcoolisée ne peut être vendue au Québec sans passer par le service de contrôle de la qualité de la Société des alcools.Dans les laboratoires, on goûte et on analyse des échantillons de boissons qui sont soit nouvellement importées au Québec par la Société ou un particulier, soit un nouvel arrivage d'un produit déjà vendu.Les chimistes et les techniciens de la Société des alcools veillent ainsi à limiter les mauvaises surprises que l'on pourrait avoir après l'achat d'une bouteille de vin, de spiritueux, de liqueur, de bière ou de cidre.Ainsi, quand une bouteille de vin arrive au laboratoire pour fin d'analyse, on commence par décrire l'identité de la bouteille sur la formule d'analyse; par la suite, on comparera les renseignements inscrits avec les résultats de l'analyse.L'étiquette doit porter le nom du pays d’origine, le nom et l'adresse du fabricant, la nature du produit, la déclaration de quantité nette, la désignation *ide la classe selon l'effervescence dans le cas d'un vin effervescent, et le pourcentage minimum d'alcool acquis contenu dans le produit.On décrit ensuite la composition, l'état et la grandeur du bouchon, la couleur du vin et son aspect qui peut varier de cristallin à trouble.Après l'analyse visuelle, le dégustateur passe à l’analyse olfactive pour déterminer l'arôme qui se dégagedeson échantillon avant de le goûter.Le vin peut être mince, coulant, velouté, fondu, souple, tendre, rond, plein ou charnu, ou bien laisser un goût dominant acide, salé, sucré ou amer.Il peut sembler râpeux, coulant, gras, souple, moelleux, maigre ou velouté.Nombreux sont les qualificatifs qui permettent de déterminer l'originalité d'un vin dès la dégustation.Le derniertest de l'examen physique est la comparaison de l'échantillon avec un autre échantillon du même vin reçu précédemment: le produit pourrait être renvoyé si la différence est trop grande.L'analyse chimique qui suit permet de vérifier la Qualité du produit et de contrôler s'il correspond aux normes concernant la constitution, la classification et l'identification des vins produits hors du Canada, ce qui peut être différent.Par la mesure de la densité du liquide à 20 degrés Celsius, on sait si levin est sec, demi-sec ou doux.Un chromatographe en phase gazeuse sert à déterminer, sans distillation, le pourcentage d'alcool en volume des différentes boissons alcoolisées.L'appareil relié à un mini-ordinateur, donne en environ onze minutes la teneur en alcool d'un liquide avec deux décimales; ainsi, pour un Bourgogne rouge, nous pourrons avoir une lecture de 1 2,54 pour cent, pour un Beaujolais 13,26 pour cent, pour un Bourgogne blanc 11,50 pour cent, ce qui peut varier d'une cuvée à l’autre.Pour les vins importés, le pourcentage d'alcool acquis ne peut pas être inférieur à 8,5 pour cent l'alcool par volume alors que pour les vins canadiens le pourcentage d'alcool total doit être supérieur à 6.Les vins de table, à l'exception de certains vins d'appellation contrôlée, doivent avoir un pourcentage d'alcool total inférieur à 1 5 et l'acidité totale calculée en acide sulfurique doit être supérieure à 2,96 grammes par litre.Un pH-mètre semi-automatique est utilisé pour mesurer le degré d'acidité totale; d'autres appareils aident à déterminer la teneur du vin en acidité volatile (surtout l'acide acétique).Les différents acides que l'on peut trouver dans un vin sont l'acide tantrique, l'acide acétique, l'acide malique, l'acide citrique, l'acide lactique et l'acide sorbi-que.L'acide sorbique, qui agit sur les levures sur lesquelles il a une action inhibitrice, est un préservatif qui peut être ajouté au vin jusqu'à concurrence de 200 milligrammes par litre.Les seuls autres préservatifs permis dans les vins importés sont l'acide ascorbique et l'anhydride sulfureux (S02) selon des normes précises.Pour déterminer la quantité de solides totaux contenus dans le vin, on fait évaporer 10 millilitres de vin en les chauffant au bain-marie et en terminant l'opération dans un four-à-vide.Un vin sec contient environ 20 g de solides par litre, un demi-sec 40 g/litre et un vin liquoreux peut en contenir jusqu'à 100 g/litre.Le vin contient des minéraux selon certaines normes bien définies; l'analyse chimique a pour but de déceler des irrégularités.Un spectrophotomètre à absorption atomique permet de connaître lesminérauxprésents et leurquantité.Lefer, lecuivre, l’arsenic, le plomb, le zinc, le fluor, le sodium, l'antimoine, le cadmium, l'argent, le mercure et le potassium peuvent entrer dans la compositiondu vind'une façon naturelle.Le fer et le cuivre, par exemple, sont utiles pour la stabilité du vin.Un chromatographe en phase liquide est utilisé pour déterminer quantitativement les différents sucres —glucose, fructose et sucrose— contenus dans le vin.On peut aussi savoir si du sucre lui a été ajouté.Selon les normes canadiennes, un vin doit être exempt de bactéries, de levures, de moisissures ou d'autres microorganismes susceptibles d'affecter sa conservation.Les levures sont nécessaires à la fermentation, maisellesdoivent être supprimées par filtrage avant que levin ne soit présenté aux consommateurs.Si, dans un vin doux, des levures ont réussi à traverser le filtre en amiante et cellulose aux pores très fins, elles vont favoriser une nouvelle fermentation, produisant ainsi du gaz carbonique et de l'alcool, auquel cas le vin devient pétillant et le bouchon peut être éjecté comme sur une bouteille de champagne.Dans un vin sec, elles formeront un dépôt.Certaines bactéries peuvent transformer le vin en vinaigre.Le chimiste filtre donc une quantité donnée de vin pour recueillir les levures et les bactéries sur un papier-filtre dont les pores sont plus petits que les levures et les bactéries.Il fait ensuite incuber le prélèvement pendant 48 heures sur un petit coussinet de cellulose dans un vase de Pétri après l'avoir imbibé d'un milieu de culture; des colonies de levures et de bactéries se forment et on peut les observer à l'oeil nu.Autrefois, on faisait ces examens au microscope, sans incubation dans un milieu de culture.L'analyse des autres boissons Pour s'assurer de la qualité Dans les laboratoires de la Société des alcools, toutes les boissons alcooliques doivent subir les contrôles de la qualité.Toutefois, les normes varient selon qu'il s'agit d'un produit canadien ou étranger. juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE alcoolisées se fait de la même façon et des examens supplémentaires permettent de connaître les éléments différents.Pour les spiritueux, par exemple, un chromatographs en phase gazeuse permet de connaître la quantité des différents constituants de l'alcool qui sont présents et de les comparer aux standards internes.En visitant les laboratoires de la Société des alcools, on constate que les possibilités d’acheter un produit falsifié ou de mauvaise qualité sont rares.Les chercheurs font un travail minutieux, utilisant les appareils les plus traditionnels comme les balances à densité ou l'hydromètre de Sikes (mesure de densité du système britannique) et les appareils les plus modernes comme le chro-matographe en phase gazeuse relié à un ordinateur pour obtenir la teneur en alcool.On réalise aussi que ces boissons alcoolisées, qui paraissent si simples dans un verre, sont, en fait, très complexes.(F.P.) GÉNÉTIQUE LES CHAMPIONS DE L’ADAPTATION Les pucerons verts et noirs sont bien connus des agriculteurs et des horticulteurs de toutes les latitudes par leurs effets dévastateurs.Ils font partie de la famille des aphidiens qui comptent parmi les insectes les plus nuisibles aux plantes par le fait qu'ils s'attaquent sans distinction à toutes les sortes de récoltes de légumes et détruits, sous tous les climats du monde.Au fur et à mesureque l'homme cultive de nouvelles parties de terres arables du globe, il modifie plus ou moins profondément les conditions de l'écologie végétale.Seulement quelques-unes des innombrables espèces d'insectes peuvent s'adapter rapidement à ces modifications et encore bien moins sont capables d'en profiter pour se transformer en parasites nuisibles.Les pucerons, véritables champions de l'adaptation, réussissent ce tour de force avec rapidité et aisance, au point de dérouter les généticiens.Ce casse-tête génétique a récemment été le sujet d'une étude de R.L.Blackman, du Musée britannique d'histoire naturelle à Londres.Parasites universels, les pucerons créent continuellement des nouveaux problèmes théoriques et pratiques aux chercheurs spécialisés, en acquerrant rapidement une résistance totale aux insecticides, ou en s'attaquant subitement à des plantes auparavant évitées.Ou encore des espèces jusqu'ici considérées comme inoffensives se manifestent brusquement comme espèces nuisibles.En raison de leur mode exceptionnel de reproduction, les aphidiensseprêtent difficilement aux études génétiques; aussi ont-ils été soigneusement laissés de côté par les généticiens jusqu'à tout récemment.En génétique classique, on étudie le mode de transmission de caractères bien définis au moyen d'essais de croisements, ce qui implique une reproduction sexuée.S'il est facile d'élever en laboratoire des lignéesparthénogénétiques d'aphidiens —ces dames se passent aisément du mâle!— la reproduction sexuée est en revanche beaucoup plus problématique.Elle ne se fait qu'une fois par année, en automne.Pour d'autres espèces, souvent les plus nuisibles, il n'y a jamais de reproduction sexuée.L'application des méthodes habituelles de recherche en généti-que s'avère donc longue et difficile dans le cas des aphidiens qui ne connaissent qu'une reproduction sexuée par an, voire impossible lorsqu'il y a reproduction exclusive par parthénogénèse.Les généticiens doivent donc chercher d'autres moyens d'accès aux gènes des aphidiens.Au point de vue génétique, le cycle vital des pucerons est relativement simple: la plupart des espèces des climats tempérés ne se reproduisent sexuellement qu'une fois à l'automne afin de pouvoir conserver les oeufs à l'abri du gel durant l'hiver; les femelles parthénogénétiques qui en émergent au printemps constituent la première d'une série de générations parthénogénétiques qui se succèdent jusqu'à l'automne suivant où il y aura une nouvelle reproduction sexuée.Un tel système de parthénogénèse cyclique est avantageux car il permet la constitution rapide de colonies prolifiques sur les pousses végétales en croissance, chaque colonie descendant d'une seulefemelle parthénogénétique.De plus, la reproduction sexuée à l'automne entraîne un réassortiment annuel des gènes et, partant, l’apparition de nouvelles combi-naisons qui seront mises à l’essai l'année suivante.Chaque puceron issu d'un oeuf fécondé ayant un assortiment unique de gènes, on peut s'attendre à ce que les premières générations parthénogénétiques soient génétiquement différentes de celles issues d’organismes à reproduction exclusivement sexuée.Cependant, dans la mesure où chaque individu peut amorcer un clone de descendants innombrables, tous de la même structure génétique —on dira du même génotype—, le schéma de l’ensemble se modifie rapidement.Or, certains génotypes semblent plus aptes que d'autres à faire face à des changements d'environnement, soit le nombre d'heuresd'éclairement, la température ambiante, l'abondance de nourriture, le contact avec la plante-hôte, etc.Lorsque la saison avance, un nombre rapidement croissant de génotypes se trouve éliminé par inadaptation ou simplement par l'effet du hasard, de sorte que, rendu à l'automne, seuls quelques génotypes contribueront au pool génétique dont émergeront les aphidiens de l'année suivante.On constate d'ailleurs un phénomène semblable chez la plupart des organismes à reproduction sexuée; c'est le mécanisme classique de la sélection naturelle dans le sens darwinien du terme selon lequel seuls les génotypes les mieux adaptés survivent et se reproduisent efficacement.Chez les aphidiens, au contraire, chaque génotype est représenté au printemps et en été non pas par un seul individu, mais bien par tous les membres d'un clone qui peut compter des millions de membres, en tout lieu et en tout moment.Dès lors s'ouvrent des questions auxquelles la génétique ne peut pas encore donner de réponses satisfaisantes.Quelle est la structure génétique des aphidiens?Combien de clones comporte-t-elle?Quelle est la nature des interactions entre clones?Comment ce système génétique particulier, basé sur l'alternance de la reproduction sexuée et de la parthénogénèse, affecte-t-il l'aptitude des variétés d aphidiens à s'adapter aux changements d'environnement au cours d'une saison donnée et en passant d'une saison à l'autre?Dans les régions à climats tempérés et froids, la reproduc- OliCSCIEI tion sexuée à l'automne permet à l'oeuf de survivre en hiver, mais cette phasesexuéedevient inutile chez les mêmes aphidiens vivant en zone tropicale; elle y est alors logiquement supprimée.Mais les phases successives de parthénogénèse exclusive posent de nouveaux problèmes, caries modifications génétiques, spécialement lesj mutations, produisent à la longue des effets désavantageux au point de vue de laï sélection naturelle.En effet, il n’y a qu'une chance sur plusieurs millions pour qu'une mutation avantageuse, se produisant dans les cellules reproductrices d’une femelle parthé-; nogénétique confère aux descendants de meilleures aptitu-j des biologiques que celles qui caractérisaient leur mère.Mais les populations d'aphidiens -—les nuisibles surtout—sont si, nombreuses qu'il peut toujours| se produire un tel événement rare, mais avantageux, à un moment donné.C'est de cette façon qu'on explique le fait que le puceron tacheté de la luzerne, qui ne se reproduit que par parthénogénèse, a pu acquérir presque subitement une excep- b tionnelle résistance aux insecti-ju cides dans les trois ans seulement après son importation d’Europe aux États-Unis.E Les aphidiens se reproduisant par parthénogénèse seulement constituent donc un véritable cauchemar pour les taxono- mistes qui se demandent encore si une mutation permettant, par exemple, la colonisation subite Jy d'un hôte végétal auparavant évité, est le propre de l'espèce donnée ou si on doit dès lors considérer le nouveau mutant comme une espèce différente.Il existe des aphidiens, exclusivement parthénogénétiques, qu1 semblent vraiment constituer des espèces distinctes mats ^ dont on ignore même lesiquj origines.cas Les biologistes savent que parthénogénèse n'a Pas .^ ks souplesse de la reproductio ^ sexuée; elle doit être considér Cje plutôt comme une sorte de eu ^ de-sac dans l'évolution.Mat les aphidiens, toujours excep tionnels, ont trouvé le t'a idéal de combiner les avantag soi.à court terme d'une parthén ^ |)ar génèse continuelle avec ceu ‘ long terme d'une reproduc i ^ cor sexuée occasionnelle.Ces qe cas, par exemple, du Pucer(>sl 'ar vert du pêcher, une espèce | me nuisible répandue dans % monde entier.Dans les pay de] hiver rigoureux, il se repro sexuellement à l'automne, oeufs étant aptes à résister froid, tandis qu'il se rePr0 ^ exclusivement par parthenog 4 C :'j lacs les ces deu ,s lions oi O1' doux, |j hase si ont au anpartt oiruriei , div ,or'Mesc W' ni ' tarit 1res?p ieréi 1o M- ^ s ivisio lystèri aphidi "’Piero Précau !notyp( "ogéni "ceàq.er dan h® l'exj des ff 11 ®n s( "so, ksoin! L>nt : oigne !Uvent 'Porno, otesàc 'igi!> de I If BEC SC QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 BlOUBei vivre en «I mkes me iro i logmi iis les p iiithM i de n# isiradili éculeM rimseii eis désa dévot ille.En i lace! s poor i ijeose,! i cellules (eraelltl mlère t» eileoies poe tel lennew d'aplrô iOlWH ilpeoi# tel évd jitgeon C'esii* Itioelil jlidtltk rodoil il ,apo3 nenl»1'8 i(iceîi)1|i pois il* m iW»1.13is-lHis gretc# nisi'* ic lie H* yl K11 „„je«l nèse dans les zones tropicales.Entre ces deux extrêmes, dans les régions où les hivers sont plutôt doux, l'espèce peut avoir une phase sexuée, mais elle peut tout aussi bien passer l'hiver en parthénogénèse.Mais alors comment se fait le choix entre les diverses options en fonction des conditions climatiques qui varieront d'une année à l'autres?Par «consultation» des prévisions météorologiques?Mystère! Mais le fait est que les aphidés y arrivent grâce à un simple mécanisme biologique de précaution: à l'automne, les génotypes normalement parthénogénétiques donnent naissance à quelques mâlesqui seront toujours prêts à se dévouer dans l'intérêt de la survie de l'expèce en s'accouplant à des femelles sexuées.Ce sont en somme des mâles qui restent sur des tablettes en cas de besoin! Il y a cependant deux nouvelles techniques de laboratoire qui peuvent aider les généticiens à surmonter les difficultés inhérentes à certaines espèces.L'une, une technique cytogénétique, permet aujourd'hui de matérialiser les chromosomes sous forme d'une suite de bandes transverses qui, tout en reflétant les différences de composition protéique le long de chaque chromosome, facilite l’analyse détaillée des changements affectant les chromosomes d'une espèce donnée ou d'espèces différentes.La technique de l'électrophorèse per-• met de séparer et d'identifier les enzymes, protéines qui résultent directement de l'action des gênes.(J.R.) MALADIES CARDIO-VASCULAIRES LES GRAISSES NE SONT PAS TOUTES COUPABLES Le Québec fait partie de ces pays où le taux de maladies cardiaques est élevé.Comme dans d'autres pays où des études sont menées depuis une trentaine d'années sur ce sujet, il a été prouvé que la consommation de quantités importantes de graisses animales était en relation certaine avec la maladie des coronaires, ces artères qui irriguent le muscle cardiaque.Et les pires de ces graisses sont celles dites saturées, c'est-à-dire le beurre, le fromage, le gras des viandes, qui depuis trois siècles ont une place de choix dans la cuisine québécoise.Mourir «cardiaque», c'est mourir d'une thrombose des coronaires, d'une occlusion de ces vaisseaux sanguins.La raison, généralement admise, du rétrécissement, puis du bouchage des artères, est que des plaques d'athéromes, composées de cholesterol, de triglycérides et de lipoprotéines du sang, viennent épaissir leur paroi.Mais différentes expériences et constatations laissent croire que cette explication n’est pas suffisante.Ainsi, des animaux soumis à un régime alimentaire riche en cholestérol n'ont pas fait d'infarctus du myocarde, ce qui pourrait signifier que le cholestérol n’est peut-être pas seul en cause dans le processus thrombotique.De même, il est difficile de donner à l'heure actuelle une explication valable de la fluctuation du taux des problèmes cardio-vasculaires selon les pays ou les régions.Dans ce contexte, il se pourrait fort que M.Serge Renaud, directeur du département de nutrition de la faculté de médecine de l'UniversitédeMontréal, apporte des connaissances nouvelles qui permettront d é-valuer les risques et d'effectuer un véritable travail de prévention des accidents cardiaques.La revue Chercheurs, dans un article signé Bernard Lévy, fait le point sur le résultat des travaux de M.Renaud, travaux qui tendent à prouver que I occlusion des vaisseaux sanguins, et notamment des coronaires, proviendrait d'une modification du processus de coagulation du sang.Vingt années de travail sur ces questions ont amené M.Renaud à se demander si cer- taines graisses (qui restent à identifier) ne prédisposaient pas directement à la thrombose par un effet sur certains composants du sang et principalement sur les plaquettes sanguines, responsables de la coagulation.«M.Renaud a donc d'abord examiné in vitro le rôle des acides gras sur les plaquettes sanguines et la coagulation, explique Côercôews.Il a remarqué que seuls les acides gras saturés àlonguechaîne(plusde quatorze atomes de carbone), en particulier l'acide stéarique, ont un effet très marquéà lafois pour induire l'agrégation des plaquettes et pour déclencher ou accélérer la coagulation.D'autre part, l'infusion de ce type d'acides gras chez l'animal déclencherait la formation de thromboses massives dans différents organes.«Des études ultérieures ont permis de montrer que l'un des mécanismes par lequel ces acides gras (acide stéarique, mais également acides myristique et palmitique contenus notamment dans le beurre et les laitages) prédisposaient les rats et les lapins à des phénomènes thrombotiques, tenait à une modification de la composition en acidesgrasdesphospholipides plaquettaires.Il en résultait une augmentation de la propension des plaquettes à l'agrégation, ainsi qu'une augmentation de l'activité du seul facteur de coagulation d'origine lipidique (facteur trois), la partie active étant un ou plusieurs phospholipides.En revanche, un régime riche en acide oléique, l'huile d'olive, ne semble pas être thrombogène.» Ces résultats, obtenus en laboratoire sur des rats et des lapins, il fallait tenter de les retrouver chez l’homme, c'est-à-dire démontrer que le beurre, le beurre de cacao, la végétaline, la graisse des viandes et les autres graisses saturées prédisposent à la thrombose artérielle et veineuse, principalement par un effet direct sur les plaquettes sanguines.M.Renaud a choisi de comparer deux groupes d agriculteurs à vie comparable: repas pris à la maison, travail en plein air, mobilité sociale à peu près nulle.Le premier groupe habitait la Moselle dans le Nord-est de la France et consommait en abondance beurre et produits 11 laitiers, tandis que le second groupe résidait dans le Var, département du Sud de la France, et cuisinait surtout à l'huile d'olive.Chez les agriculteurs de la Moselle, les plaquettes ont montré une activité coagulante beaucoup plus importante que pour celles de leurs collègues du Var, confirmant ainsi les résultats obtenus sur les animaux.D'autre part, les plaquettes des habitants de la Moselle ont présenté une hyperagréga-bilité par rapport à celles des sujets du Var.Pour les animaux nourris à la graisse saturée, les mêmes observations avaient été effectuées.Or, c'est de l'agrégation des plaquettes que naît le thrombus, la masse sanguine coagulée.Enfin, aucune différence notoire dans la cholestérolémie n'est signalée.Quant aux triglycérides du sérum, elles sont plus élevées dans le Var.La grande constatation qui se dégage de ces travaux, explique Chercheurs, est que les acides gras saturés à longue chaîne sont reliés de façon très significative auxfonctionsdecoagula-bilité et d'agrégabilité des plaquettes, tandis que le cholestérol ne semble pas relié aux graisses saturées.L'équipe de M.Renaud a décidé d'étendre ses recherches à des groupes de Grèce et d'Ecosse et pourrait même en arriver à l'étude de populations africaines qui utilisent leshuiles de palme, d'arachide, de coco, le beurre de karité, graisses végétales qui pourraient apporter des éléments importants dans la compréhension du mécanisme de l'action des graisses.Une fois certains de l'origine précise du mécanisme provoquant la thrombose, peut-être pourrons-nous alors effectuer un travail efficace de prévention.sans trop perturber nos petites joies alimentaires?/-N / > >1 \ O —^T\ , C -t 12 uin 1977 / QUÉBEC SCIENCE BECSC LES NOUVELLES ARMES DE LA CONTRACEPTION iquée tnquei , 97 is, au) ( itagm (ande.! lain, Les efforts déployés pour rendre exceptionnel un événement presqu’inévitable depuis Adam et Eve ( iode ( demei ciéila iis plus nie.Il i !taer achen iode s OVULE ^TROMPE DE FALLOPE \C FOLLICULE OVARIEN CORPUS LUTE U M \\ OVAIRE ENDOMETRIUM' spermatozoïdes-utérus- COL UTÉRIN .VAGIN - par Jean-Marc Fleury Près de la moitié des femmes qui se sont fait avorter, l'an dernier, au Canada, utilisaient une méthode contraceptive au moment de la conception.Il y a certes là un important manque d'information quant à la manière d'utiliser les technologies contraceptives, mais ce n'est pas là l'unique problème.Même si 80 à 100 millions de femmes dans le monde prennent régulièrement la pilule, près de 75 pour cent de celles qui commencent à l'utiliser ont cessé de la prendre un an plus tard.L'une des raisons de plus en plus invoquées,par celles qui abandonnent la pilule ou le stérilet tient aux réactions secondaires indésirables et aux risques associés à ces méthodes.Lors d'un colloque sur la reproduction, tenu à NewYorkendécembre dernier, le docteur Kenneth Ryan, du Harvard Medical School, a résumé la situation comme suit: «Les contraceptifs les plus efficaces sont les plus risqués; il existe une relation inverse entre le taux d'efficacité de la méthode contraceptive et sa sûreté.» Les media ont déjà largement fait écho aux risques accrus que courent les femmes qui prennent la pilule, notamment celui de la formation de caillots sanguins pouvant provoquer des thrombophlébites et des embolies pulmonaires.D'autres problèmes comme des tumeurs du foie, des infarctus du myocarde, des maladies de la vésicule biliaire et des grossesses extra-utérines (hors de l'utérus) ont été associés à la pilule.Bien que l'on n'ait établi aucune preuve d'un rapport quelconque entre la pilule et l'apparition de cancers de l'utérus ou du sein, plusieurs s'inquiètent d'un lien possible.Il y a aussi tous les effets secondaires bénins, mais indésirables comme l'apparition de taches pigmentaires, les bouffées de chaleur et les prises de poids.Quant aux stérilets, on doit reconnaître qu'ils ne protègent pas aussi bien la femme contre la grossesse que la pilule.is t 'on Ils ont une efficacité théorique de 97 pour cent comparée à 99,6 pour cent pour la pilule.Ils ont aussi leur lot d'effets indésirables, les plus sérieux étant les perforations de l'utérus qui se produisent parfois au moment de l'insertion, ainsi que les crampes abdominales et les pertes de sang souvent associées aux premiers mois de leur mise en place.De plus, on a découvert au cours des deux dernières années que si une grossesse se déclarait et que le dispositif intra-utérin (DID) demeurait en place, il accroissait considérablement le risque d'avortement spontané et prédisposait la femme à un avortement «septique», avor-i tement provoqué par une contamination microbienne, pendant le deuxième trimestre de la grossesse.Cette dernière} éventualité pose de sérieux problèmes;^ car des femmes sont mortes en moins do 24 heures à la suite d'un avortement d^, ce type, alors qu'elles n’affichaient poui tous symptômes que ceux d'une grippé ordinaire.Enfin, on a dû admettre récem, ij ment que le risque d'infection d s'ils protègent contre une grossesse l'intérieur de l'utérus, ils ne s oppose: pas à celle qui pourrait survenir dans le trompes ou dans les ovaires.Lorsqu ur telle grossesse survient, elle requiert ur intervention chirurgicale majeure av< ablation de la trompe ou de l'ovaire.Aussi n'est-il guère surprenar qu'au cours des derniers mois, on 3 observé une course aux méthodes méci niques, préservatifs et diaphragme sées a risgue: relU sourer s desi noinsq 'ossess 'Jcepir & tor iodes *» aoraii 'üaisd 'rtemei sines "«s p, isméi 3n esi nillioi dtéi 16 *s ai santé B! QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 13 Dili- Bien utilisée, cette dernière méthode, appliquée de concert avec des gelées spermicides, possède une efficacité théorique égale à celle du condom utilisé seul, 97 pour cent.Depuis quelque emps, aux États-Unis, les fabricants de fiaphragmes ne fournissent plus à la jemande.Une préoccupation séculaire :>ourtant, le docteur Elizabeth Connell souligne que jusqu'à l'âge de40ans, une Tiéthode contraceptive, quelle qu'elle soit, demeure moins dangereuse que la grossesse elle-même.Le risque de décès associé à la grossesse est en effet de 5 à 50 fois plus élevé que le risque associé à la pilule.Il importe donc que les femmes décident en toute connaissance de cause et sachent bien qu'en utilisant une méthode sans effet secondaire, mais moins efficace, elles se trouvent plus exposées à une grossesse éventuelle et aux risques qui y sont associés.Mais encore là, l'avortement thérapeutique (le plus souvent par aspiration), pratiqué au Il cours des trois premiers mois, est cinq fois moins dangereux que la poursuite de la grossesse jusqu'à son terme.Aussi, pour le docteur Connell, la stratégie contraceptive la plus efficace et la moins risquée consiste à recourir d’abord aux méthodes mécaniques, puis à l'avortement thérapeutique, au cas où la conception aurait eu lieu.Mais de façon générale, le recours à l'avortement souligne souvent l’échec des méthodes contraceptives.Des centaines de millions d’hommes et de femmes partagent le besoin de meil-oa|leures méthodes anticonceptionnelles.On estime, par exemple, à quelque [335 millions, le nombre de grossesses lèCommencées dans le monde, l'andernier.Environ 160 millions se sont terminées bar des avortements spontanés ou la aissance de bébés mort-nés, et 50 illions par des avortements provoqués.)es 125 millions d'enfants nés vivants, i[IIO à 55 millions semblaient ne pas avoir i'ité désirés, du moins à ce moment-là.Ce bilan ne rend pourtant pas justice |iiux innombrables moyens imaginés par ;S ïes hommes pour «empêcher la famille».Il w'y a pas si longtemps, on disait aux femmes de demeurer passives et de enser à «autre chose» pendant les alations sexuelles.Des milliers trou-tèrent la mort après avoir ingurgité des folutions d'arsenic et de plomb pour erévenir la grossesse ou provoquer aavortement.Une fois que l’on eût éalisé que la semence de l'homme y ü tait pour quelque chose, toutes sortes If'è concoctions bizarres la suivirent dans ra milieu vaginal: fumier d'éléphant et de crocodile, cire d'oreille animale mélangée à du miel etdu blanc de chaux, même les feuilles de chou.On raconte que Casanova avait l'habitude de donner à aes conquêtes de petites balles en or qui, entroduites dans le vagin, étaient censées eirnpêcher la fécondation.La légende ltm gl(ni le1 veut que si la femme devenait enceinte, elle pouvait se consoler en gardent l'or.Plus de 200 nouvelles approches Tout de même, plusieurs méthodes antiques firent leurs preuves.Au Mali, par exemple, des femmes introduisaient une toile d'araignée appelée n'talenfura au fond de leur vagin, juste avant les relations sexuelles, tout comme l'on fait aujourd'hui avec le diaphragme.Dès l'époque des pharaons, on trouve des exemples de préservatifs, ou condoms, qui furent plus tard connus en France sous le nom de capote anglaise et que les Anglais appellent «french letter».Les méthodes modernes comme la pilule et le stérilet ne datent que des années 1960.Aujourd'hui, les fonds consacrés à la recherche sur la contraception diminuent alors que le problème demeure entier.Pour relancer les recherches dans ce domaine où la science a un impact social des plus importants, la Fondation Ford, en collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international du Canada et la Fondation Rockefeller, a commandité une étude exhaustive pour faire le point sur la recherche anticonceptionnelle.L'étude, intitulée Reproduction and Human Welfare:A ChallengetoResearch, a été rendue publique lors de ce colloque sur la reproduction.C'est un bilan sans précédent des connaissances récentes sur les mécanismes de la reproduction et sur les technologies de la contraception.On y trouve une description complète des systèmes reproducteurs masculins et féminins ainsi qu'une liste de 200 nouvelles approches pouvant conduire à la mise au point de technologies contraceptives plus sûres et plus efficaces.Quelle que soit sa condition, juge ou secrétaire, célibataire ou mariée, chaque mois de sa vie sexuelle, la femme se prépare en vue de la conception.Un oeuf mûrit dans ses ovaires, la muqueuse du col utérin se lubrifie pour laisser entrer les spermatozoïdes, ses trompes de Fallope se préparent à apporter l'oeuf jusqu à l'utérus et la muqueuse interne de celui-ci se gonfle pour nourrir et abriter l'oeuf fécondé.Cette délicate dynamique est sous le contrôle du cerveau.Organe sexuel à sa façon, il synchronise tous ces événements, par l'intermédiaire de l'hypophyse, en mesurant les taux d'hormones sécrétées par les organes qu'il influence.Étant influencé par les sécrétions des organes qu'il commande, une boucle d autorégulation s'instaure spontanément.Un ovule sur 20 devient mature L'événement clef du processus reproducteur féminin est l'ovulation.Elle se produit une fois par mois dans les gonades féminines, ou ovaires, deux petites glandes pas plus grosses qu'une noix.L'ovule, cellule reproductrice féminine libérée lors de l'ovulation, s'unissant au spermatozoïde, ou cellule repro- ductrice masculine, formera l'oeuf d'où émergera un nouvel être vivant.Les minuscules ovaires du foetus féminin de cinq mois contiennent des millions de cellules aptes à se transformer en ovules.Leur nombre diminue ensuite rapidement, pour atteindre seulement un million à la naissance.Sept années plus tard, il ne restera à la petite fille que 300 000 ovules, dont la moitié déjà en voie de dégénérescence.Malgré tout, la jeune femme en aura bien suffisamment puisqu'elle n'en conduira que 350 à 400 jusqu'à maturation, au cours d'autant de cycles qui constitueront sa vie sexuelle de femme adulte.Chaque cycle commence par la maturation progressive d'une vingtaine d'ovules, maturation qui se déroule dans les follicules, de petits sacs remplis d'un liquide blanchâtre qui font saillies à la surface des ovaires.Un seul follicule conduit finalement son ovule jusqu'à terme, émettant une substance non identifiée qui provoque la dégénérescence des autres follicules.Cette substance n'a pas encore été isolée chez les humains, mais on a découvert l'agent inhibiteur de la maturation des ovules de la truie.La découverte d'un analogue humain pourrait peut-être offrir une nouvelle pilule contraceptive.Il faut normalement une quinzaine de jours avant qu'un ovule mûr n'émerge d'un follicule, mais cette première phase du cycle (phase dite folliculaire) peut durer d'une semaine à un mois.Pendant la phase folliculaire, le follicule sécrète des hormones, les oestrogènes.Captés par l'utérus, les oestrogènes suscitent le développement de l'endomètre, une couche de cellules qui tapisse la muqueuse interne de l'utérus, lui permettant d'accueillir et de nourrir l'oeuf.Le quinzième jour, le follicule éclate et libère l'ovule, aussitôt happé par la trompe de Fallope.L'agent responsable de cet éclatement est une prostaglandine, qui, bien que dans ce cas elle assure la poursuite de la reproduction, fait partie d'une famille de substances qui font beaucoup parler d'elles à cause de leurs propriétés abortives.On a découvert chez la lapine une substance anti-prostaglan-dine qui ne s'oppose pas à la maturation de l'ovule, mais empêche sa libération par le follicule.La mise au point d'une substance similaire efficace sur les humains constituerait un excellent moyen contraceptif puisque, contrairement à la pilule, il ne modifierait pas l'équilibre hormonal.Une fois l’ovule expulsé, le follicule se métamorphose en corps jaune qui règne pendant toute la seconde phase du cycle, phase dite lutéinique, en secrétant la progestérone.Hormone de la grossese, la progestérone assure le plein développement de la dentelle endométriale et la poursuite de la grossesse.S'il n'y a pas de grossesse, le corps jaune s'atrophie, le taux de progestérone diminue, la dentelle endométriale dégénère et l'utérus 14 l'évacue, ce qui donne l'hémorragie menstruelle.En même temps, une nouvelle série de follicules commence à mûrir, début d'un nouveau cycle.Un véritable «hormonostat» L'oestrogène et la progestérone sécrétés par les ovaires constituent les deux hormones sexuelles de la femme.Elles assurent le plein épanouissement des caractères sexuels secondaires, mais surtout elles préparent l'utérus à la grossesse.L'oestrogène amorce la formation de l'endomètre et la progestérone le maintient en place.La cavité utérine demeure la principale cible des hormones sexuelles, mais transportées par le flux sanguin, on retrouve leurs traces partout dans le corps.De cette façon, le cerveau est averti des taux d'hormones auxquels l'utérus est exposé.Une fois que le cerveau considère les taux d'hormones sexuelles trop faibles, par exemple, il suscite le départ d'un nouveau cycle en émettant des substances, dites facteurs de libération, en direction de l'hypophyse.Ces facteurs déclenchent la libération de follicostimu-line (FSH) et de lutéinostimuline (LH), deux «stimulines» stockées dans l'hypophyse.FSH stimule la production d'oestrogène par le follicule et LH provoque l'ovulation, puis stimule la production de progestérone par le corps jaune.Lorsque les concentrations des deux hormones atteignent des niveaux jugés suffisamment élevés par le cerveau, celui-ci cesse d'émettre les facteurs de décharge.L'hypophyse ne libère plus de stimulines et les ovaires cessent de fabriquer les hormones.Les taux d'oestrogène et de progestérone baissent, le cerveau excite de nouveau l’hypophyse qui stimule encore les ovaires, et un nouveau cycle recommence.L'ensemble fonctionne comme un véritable «hormonostat», lapénuried'hor-mones entraînant des sécrétions de stimulines, l’excès d'hormones inhibant toute émission de facteurs de libération et de stimulines.C'est un système à rétroaction négative.Mais s'il y a fécondation et qu'une grossesse débute, le cerveau ne doit pas amorcer un nouveau cycle car l'oeuf serait expulsé en même temps que la dentelle endométriale.Dès sa formation, le foetus stimule donc la production de progestérone puis en fabrique lui-même.Il en a besoin pour son développement, mais en même temps, il se protège en conservant la concentration hormonale à un niveau qui empêche le cerveau de déclencher un nouveau cycle.C'est en mettant à profit cette boucle de rétroaction négative utilisée par le foetus que Pincus et Chang imaginèrent la Pilule, en 1953.Celle-ci contient tout simplement des doses d'hormones suffisantes pour faire croire au cerveau qu'une grossesse est en cours.juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE •BECi De la pilule au bracelet contraceptif Les premières pilules utilisaient 150 microgrammes d'oestrogène (50 pour cent du taux quotidien sécrété par l'ovaire au milieu du cycle menstruel) et 10 milligrammes de progestérone (25 pour cent de la sécrétion maximale en phase lutéinique).Après avoir constaté les effets secondaires indésirables de la pilule, effets principalement associés à l'oestrogène, on a diminué de 90 et de 70 pour cent les quantités respectives d'oestrogène et de progestérone dans les pilules dites «combinées».La Chine, qui est en avance de ce côté, continue encore de les diminuer.En Amérique, on a mis sur le marché des «mini-pills» contenant uniquement des progestatifs, analogues de la progestérone.On les recommande surtout pour celles qui souffrent des effets secondaires des pilules combinées.Par ailleurs, l'action des progestatifs pouvant être maintenue de façon continue pendant des mois, on a inventé plusieurs «pilules» de longue durée.Au Mexique, par exemple, plus de 20 pour cent des femmes choisissent de subir une piqûre de progestatifs dont l'effet peut durer six mois.Ces injections sont utilisées dans 64 pays, mais ni au Canada ni aux États-Unis.On a aussi inventé d'autres moyens moins piquants pour administrer les progestatifs.Des capsules de polysiloxane contenant de la progestérone peuvent être insérées sous la peau de la face interne de l'avant-bras.Cependant, si elles ont l'avantage, encore théorique, de pouvoir agir pendant plusieurs années, le polysiloxane étant inerte et non biodégradable, il faut une nouvelle incision pour extraire la capsule.Aux États-Unis, le Population Council a mis au point une capsule en silastique, qui libère les progestatifs à un taux très régulier, diminuant ainsi l'incidence des pertes sanguines accrues associées à ces méthodes.D'après le docteur Daniel Mishell, de l'University of Southern California, le plus prometteur de ces procédés «longue durée» est un anneau intravaginal de polysiloxane, imprégné de progestatifs, qui libère l'hormone à un taux beaucoup plus faible que les pilules combinées.La femme peut le placer elle-même, sans l'intermédiaire du médecin, puisqu'il n'a pas à être fixé au col de l'utérus.De plus, point n'est besoin de compter les jours.Le début des règles se charge d'indiquer qu'il est temps de le retirer.La femme l'enlève alors pour cinq jours, puis le remet en place.Le même anneau peut servir six mois.Enfin, comble de la coquetterie, il existe des bracelets émetteurs de progestatifs qui sont absorbés à travers la peau.Les gonadostimulines FSH et LH ne sont pas les deux seules hormones à agir sur les ovaires.La prolactine, sécrétée elle aussi par l'hypophyse, a la propriété de stimuler la production de lait par les glandes mammaires et d'inhiber, en même temps, la libération de FSH et LH.Elle abaisse de 20 pour cent le taux de fécondité chez la femme qui allaite et offre donc une piste valable pour la contraception.Un vaccin prometteur Une quatrième hormone agit sur les ovaires, la gonadotrophine chorionique (hCG).Contrairement à la prolactine, elle ne supprime pas FSH ni LH, mais se substitue à LH lorsqu'il y a fécondation.De plus, ce n'est pas l'hypophyse, mais l'embryon lui-même qui la sécrète dans l'une de ses premières manifestations d'indépendance.On trouve des taux très élevés de hCG chez la femme enceinte; sa détection constitue d'ailleurs le principe de base de la plupart des tests de grossesse.En sécrétant hCG, l'embryon prend la relève de l'hypophyse ets'assure une alimentation continuelle de progestérone en commandant directement le corps jaune.Toutefois, ce mécanisme de relève échoue dans 30 à 50 pour cent des cas.L'une des approches les plus révolutionnaires en matière de contraception serait d'arriver à le faire échouer constamment, en immunisant la femme contre la gonadotrophine hCG.Un vaccin conférerait l'immunité contre hCG en faisant se retourner les mécanismes immunologiques (responsables du rejet, des greffes) contre la gonadotrophine chorionique, chaque fois qu'il y aurait fécondation.Sans hCG, le corps jaune cesserait de fabriquer la progestérone et l'utérus expulserait l'oeuf au cours des règles.Une femme vaccinée contre hCG ne remarquerait aucune différence dans ses règles, qu'il y ait eu fécondation ou non.Au cas où elle désirerait avoir un enfant, il lui suffirait de prendre des doses régulières de progestatifs.Dans ce cas, la pilule aurait exactement l'effet contraire à celui qu'on lui connaît présentement! Pour le docteur G.P.Talwar, du AU India Institute of Medical Science, inven-1 teur de cette méthode, la première difficulté à résoudre tenait à la grande similitude chimique qui existe entre LH et hCG.Un vaccin qui mobiliserait aussi l'organisme contre LH bouleverserait le cycle menstruel.Afin de résoudre ce problème, le docteur Talwar a exploité b configuration des molécules LH et hCG qui se divisent chacune en deux parties, alpha et bêta.La partie alpha est iden tique; seule bêta diffère d'une molécule^ l'autre.Son vaccin utilise donc unique ment le fragment bêta.L'autre difficulté tenait à la relative petite taille du frag ment bêta, trop petit pour provoquer les mécanismes immunologiques.Afin de stimuler ceux-ci, le docteur Talwar a eu le brillante idée de souder le fragment hCG bêta à la molécule utilisée dans le vaccin antitétanique, qui est très répandu en Inde.Lesi lé uni ientl paie Ijiéci nies il sec uies amsr itredi il intc Seem spoui ceccm ecou tlalf moni S|illl siencc aico! iéc sitôt, ne en inteii inter H; cnest We menés ii des lesiér, 'oc.- i i i i ^0e QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 15 fcsai d'inhilM ids FSH ei cent Ittau a qui allait te agit su ne ctaiot ipralactine ti LH, mai laléconda ypopltyse, Les tests effectués jusqu'ici ont porté uniquement sur des femmes qui avaient les trompes ligaturées et ne risquaient donc aucune grossesse.Malgré cela, le vaccin a provoqué exactement les réactions prévues, sans aucun effet secondaire.Cette approche demeure si prometteuse que plusieurs organismes internationaux, dont le Centre de recherches pour le développement international, ont financé un vaste programme de recherches dans cinq pays pour vérifier l'efficacité et la sûreté du vaccin contraceptif.jfanifestj te des t» iinmeeM ailleuisle ad des® hCGJ'emi hyseels'* inuellede ant (M® Une course contre les hormones Chez la femme enceinte, non vaccinée, l'hormone hCG vient assurer la survie du corps jaune.Dans le cas contraire, une substance encore inconnue, vient causer son atrophie.Chez le mouton, on a identifié cet agent, une prostaglandine.Aussitôt, on a pensé qu'il en était de même chez la femme et que les prosta- glandines donneraient des pilules, à prendre une fois par mois, aptes à provoquer la régression du corps jaune et à déclencher un nouveau cycle, conception ou non.Mais, bien qu'elles puissent servir d'abortif de la neuvième à la vingt-huitième semaine de la grossesse, on s'est vite rendu compte que les prostaglandines n'inquiétaient pas le corps jaune de la femme.Il a fallu fabriquer des prostaglandines synthétiques pour obtenir cet effet.Il reste néanmoins à découvrir d'autres prostaglandines qui auront une action plus marquée.On disposera alors d'une pilule «mensuelle» qui déclenchera les règles même s'il y a eu fécondation.De son côté, lors du colloque de New York, le professeur Bert O'Malley, de Houston, a proposé que l'on utilise les immenses progrès réalisés dans le domaine de la biologie cellulaire pour empêcher les cellules du corps jaune de fabriquer la progestérone.Ces cellules ce bkî1' Des interrelations complexes Les interrelations des organes impliqués dans le processus de reproduction sont nombreuses et complexes.Le système nerveux central, sous / impulsion de stimuli internes ou externes, commande à !'hypophyse de sécréter un facteur libérateur chargé de stimuler l'hypophyse antérieure.L'hypophyse antérieure sécrète alors les hormones gonadotropines lutrinisante (LH) et folhculostimulante (FSH), stimulant ainsi des structures spécifiques dans les gonades pour produire oestrogène, progestérone ou testostérone.Ces hormones agissent ensuite sur les organes de reproduction et retournent à l'hypothalamus pour accélérer et/ou ralentir son activi FEMME HOMME P'tfl uUu»1* iuée#e lécoi ii«r; *d estait ilal# iSciH le, la H.paiià1' ÿiste8" en* .S| ,air jW" seSf L'aui'8 ' lee'0 , «iÈ ioitaii icoot iel.Ci ,0o^ fat« aies P liions* nme [l'iOlî ettiai fort1 GROSSE-ILE * ILES DE LA MADELEINE GOLFE ST - LAURENT L'EST GRANDE-ENTREE HAVRE AUX MAISONS LE D'ENTREE CAP AUX MEULES s -J- AXE DES ANTICLINAUX GRÈS IZ3 ARGI LITE FTH ROCHE VOLCANIQUE ((j(iia?des lii HAVRE AUBERT PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DES GlTES DE SEL 1- Ile d'Entrée: On y a rencontré la première couche de se! à 250 mètres de profondeur, les 300 mètres suivants titrent à plus de 90 pour cent de chlorure de sodium (NaCI).2- Havre-Aubert: Dans un des neuf forages on a entamé la couche sahfère à 100 mètres; elle titre à plus de 95 pour cent de N ad jusqu'au fond de ce forage à 650 mètres.3- Bois-Brûlé: Cinq sondages ont été faits; on recoupe la couche de se! à partir de 60 mètres sur une épaisseur de 450 mètres, avec une teneur moyenne de 96 pour cent de NaCI.4- Anse-à-la-Cabane: A 98 mètres de la surface, le sondage a recoupé une couche de 70 mètres de sel titrant à 99 pour cent de matières solubles et près de 97 pour cent de NaCI: 5- Cap-aux-Meules: La couche salifère se présente à 310 mètres de profondeur, mais le dépôt de sel est fortement contaminé de roches volcaniques, de gypse, d'argile et de potasse.6- Grosse-Ile: Ce dépôt, tout comme le suivant, montre les meilleures possibilités d'exploitation car le sel y est assez pur et se rencontre à faible profondeur.On y a fait 15 sondages d'une profondeur moyenne de 750 mètres (maximum 1 OOO mètres) et la couche de sel y est recoupée à des profondeurs variant entre 265 et 450 mètres.On a évalué la réserve totale à plus de dix milliards de tonnes «géologiques» (avec une teneur de 60 pour cent de N ad ou plus).Sur plus de 10 pour cent des intersections, on trouve aussi de la potasse avec une teneur allant jusqu'à 18 pour cent d'oxyde de potassium.7- Rocher-aux-Dauphins: Ce gîte, avec le précédent, compte parmi les plus grands avec les sommets les moins profonds en Amérique; on évalue la réserve de sel à plus de quatre milliards de tonnes «géologiques» entre les niveaux de 29 à 950 mètres de profondeur.Pour cinq sondages.23 pour cent de toutes les intersections montrent une teneur déplus de 97 pour cent de N ad On y trouve aussi quelques filons de potasse.Ce gîte sera le premier à être exploité à cause des caractéristiques minières particulièrement favorables; I investissement sera de l'ordre de $50 millions dont $20 millions pour la construction d un quai à eau profonde à Leslie (à environ 2 kilomètres du site de la mine).On prévoit le début de l'exploitation pour 1980.année, mais même en exporter vers les provinces voisines et les États du Nord-Est américain.À l'aide d'installations portuaires adéquates et de conditions économiques de transport par voie d'eu vers le haut du fleuve et tous les points potentiels d'exportation, le Québec pourra retirer de cette activité industrielle, selon les prévisions, un revenu brut annuel de l'ordre de 20 millions de dollars et la possibilité d'amortir le capital investi dès la fin de la premièredécennie.Mais il y a plus que cela.La combinaison de ce fantastique dépôt d'évaporites aux Iles-de-la-Madeleine avec les ressources minérales et énergétiques non moins considérables de la Gaspésie et de la Côte-Nord permettra de créer plusieurs industries dans le Bas du fleuve: il n'y a pas que le sel destiné à l’utilisation industrielle et domestique, mais aussi les autres ingrédients des évaporites qui contribueront à préparer la voie à des développements diversifiés: la potasse pour la préparation d'engrais chimiques, le gypse pour celle de panneaux structuraux et isolants, la fabrication de nombreux dérivés du sodium et du potassium pour les industries manufacturières, etc.Le trafic maritime connaîtra un regain à la suite d'une telle évolution économique.Finalement, les Madelinots pourront quitter le seuil du sous-développement économique en ajoutant au bilan de leur présente activité monolithique —les pêcheries saisonnières toujours capricieuses— toutes les richesses de leur sous-sol.Pour en lire plus D.Brisebois, Géologie de l'archipel des Iles-de-la-Madeleine, ministère des Richesses naturelles, Québec, 1972, rapport GM-28122 C.Carbonneau, Les gîtes de se! des Iles-de-la-Madeleine, SOQUEM, Québec, 1976 C.Carbonneau, L'émergence des Iles-de-la-Madeleine, SOQUEM, Québec, 1976 R.Hinse, Projet d'une mine de sel aux Iles-de-la-Madeleine, SOQUEM, Québec, 1 976 C.Laverdière et P.Guimont, Un froid à sol fendre, dans Geos, publication du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources, automne 1974, Ottawa R.Sanschagrin, Les Iles-de-la-Madeleine, rapport géologique no 106, ministère des Richesses naturelles, Québec, 1964 M.Tiphane, Le gypse des Iles-de-la-Made-leine, étude spéciale no 7, ministère des Richesses naturelles, Québec, 1970 juin 1977 / QUÉBEC SCII CE QUI A TUÉ T FS DINOSAURES?par Pierre Béland et Jean-René Roy Comment expliquer la subite disparition des dinosaures MUSÉE NATIONAL DES SCIENCES NATUI QUÉBEC SCIENCE / iuin 1977 27 La Terre était en grande partie chaude et humide.Un climat chaud et tempéré s'étendait jusqu'aux pôles où les calottes glaciaires étaient inexistantes.Une végétation de type tropical débordait largement ses limites actuelles.L'Amérique du Nord était séparée en deux par un immense bras de mer joignant legolfedu Mexique à l'océan Arctique.À l'est, les terres émergeaient depuis la limite actuelle des Grands Lacs.A l'ouest, s’élevait une cordillère avec une riche plaine côtière sur son flanc oriental.Dans cet univers régnait en maître une extraordinaire faune de grands reptiles: les dinosaures.Dans les dernières 15 millions d'années de leur existence, c'est-à-dire de 80 à 65 millions d'années avant ce jour, les dinosaures occupaient les grands espaces continentaux du globe.Dans les mers nageaient d'autres grands sauriens, les plésiosaures, ichtyosaures et mosa-saures, et l'espace aérien appartenait aux ptérosaures et aux premiers oiseaux.Dans tout ce monde animal, ce sont les grands reptiles d'Amérique du Nord qui sont les mieux connus.Par certains aspects, leur milieu de vie aurait été familier à nos contemporains du Sud-Est asiatique: dans le sud du Canada actuel poussaient palmiers, pandanus, cycades, arbres à pain et essences de la forêt tropicale humide.Vers le Yukon et l'Alaska florissaient les séquoias, cyprès, fougères arborescentes et essences des forêts humides tempérées, premiers présages de certains paysages actuels des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande ou du Chili.Un labyrinthe de méandres de rivières et de marécages laissait entrevoir ce que seraient la Floride ou les bayous louisianais.De nos jours, seule la grande faune africaine peut approcher la grandeur, la complexité et la variété des formes des dinosaures de cette époque.Il existait alors une multitude d'herbivores et de carnivores, du géant six fois plus volumineux que l'éléphant jusqu'au petit ne dépassant pas le poids d'un chien samoyède.Produits d'une longue évolution de près de 200 millions d'années, les uns étaient lents et placides, d'autres, agiles et rapides, tandis que certains avaient une vision remarquable et un cerveau comparable à celui des mammifères actuels.Ils avaient depuis longtemps envahi tous les habitats terrestres et la pyramide alimentaire qui les supportait était plus complexe que celle d'aujourd'hui.Qui s'y frotte s'y pique Certains dinosaures herbivores de la ftn du Crétacé étaient bardés de plaques et de pointes osseuses, apparemment pour se protéger des grands prédateurs.Tel était, à gauche, /'ankylosaure pesant trois tonnes, dont la queue se terminant en massue devait être une arme efficace.D'autres herbivores étaient agiles, comme les théscellosaures, à droite, dont on : estime le poids à 125 kilogrammes.Des sédiments catastrophiques On peut lire cette histoire dans l'accumulation des sédiments du bassin intérieur de l'Amérique du Nord, de la Mongolie et de la Chine, de la France ou de la Tanzanie, ainsi que dans les sédiments marins, que ce soit au Danemark ou en Nouvelle-Zélande.Les fossiles qui y sont préservés nous permettent de reconstruire ce monde disparu.Mais ils nous apprennent aussi qu'une catastrophe s'y est produite.Ce monde s'est écroulé presque totalement et d'un seul bloc, très rapidement, peut-être en l'espace de 1 000 années, ou même 100 années, et peut-être plus soudainement encore.Ce moment marque une cassure telle dans l'évolution de la vie sur notre planète qu'il a été choisi pour délimiter la fin d'une période géologique, le Crétacé, symbolisé par la lettre K, et le début d’une autre, le Tertiaire, ou T.On est depuis longtemps hanté par les disparitions J.R.ROV et P.BÊLAND La plus riche faune de dinosaures Dans les «Mauvaises Terres» du sud de l'Alberta gisent les restes fossilisés de ta plus riche faune de dinosaures connue au monde Les sédiments les plus riches sont protégés à /'intérieur du Dinosaur Provincial Park, près de Brooks.On voit ici en place le tibia pétrifié d'un dinosaure que T érosion récente a découvert et que le gel fragmente.tudaines qui se produisirent alors, alheureusement, l'approche du pro-ème s'est faite surtout de façon très ictorielle.Un spécialiste se penchait sur s dinosaures, un autre sur les poissons, j les mollusques ou le plancton marin, nacun de son côté concluait qu en effet -ie catastrophe avait décimé le groupe organismes qu'il avait étudié, ou qu au jntraire rien ne s’était produit qui ne ,rte de l’ordinaire à l'échelle du temps iologique.Chacun y allait de son hypo-ièse à oeillères, sans considérer simul-mément tous les changements qui étaient alors produits dans l'environne- lent terrestre.Des élémentsdesolution nepouvaient anir que d'une approche globale.C'est ans cette optique que s'est fornné à automne 1976 le groupe de recherche K-TEC, sigle de Cretaceous-Tertiary Environmental Change, sous l'égide du Musée national des sciences naturelles et de l'Institut Herzberg d'astrophysique du Canada (Conseil national de recherches).Paléontologues, géomagnéticiens, écologistes, climatologues et astrophysiciens décidaient de se réunir pour explorer les causes terrestres et extraterrestres de ces extinctions massives et, dès novembre dernier, le groupe tenait à Ottawa un atelier dont les comptes rendus viennent d'être publiés par le Musée national des sciences naturelles.Des extinctions massives En se fondant sur des études comparées des mammifères actuels et des reptiles de l'époque, on estime qu'il y avait, quelques millions d'années avant la catastrophe, au moins 150 espèces de grands reptiles, dinosaures, plésiosaures, ichtyosaures et mosasaures, dans les habitats terrestres, lacustres et marins de l'Amérique du Nord.Pas une seule n'a survécu à la catastrophe.Et il n'y a pas d'indice véritable qui laisse supposer une diminution graduelle de la diversité de ces reptiles vers la fin du Crétacé.Il faut donc envisager sérieusement la possibilité d'une extinction massive de ces grands sauriens.D'autres groupes animaux ont également disparu massivement à cette époque.C'est le cas des ammonites, mollusques céphalopodes à plusieurs branchies qui étaient alors sur leur déclin et comptaient une trentaine d'espèces dans les océans du monde.Le même sort fut réservé à la grande majorité de l'immense variété des foraminifères et des coccolithes du plancton marin.En fait, si on fait le décompte, habitat par habitat et groupe par groupe, pour tous les animaux de cette période dont on connaît l'existence aujourd'hui, on se rend compte qu'environ 75 pour cent de toutes les espèces n'ont pas survécu au passage du Crétacé au Tertiaire.Comme la diversité de la vie était alors plus grande qu'elle ne l'a jamais été depuis, on doit conclure que cette catastrophe dépasse de loin toutes les extinctions dues aux glaciations du Quaternaire, et même celles causées par l'Homme.Cependant, tous les types d'habitat ne semblent pas avoir été touchés au même degré.Ainsi, les organismes d'eau douce, cours d'eau et petits lacs, n'ont pratiquement pas changé.Les animaux terrestres, à l'exception des vertébrés, ont été peu affectés.Chez les groupes qui ont des représentants et en eau douce et en eau salée, comme les mollusques et les poissons, ce sont les groupes marins qui ont été les plus touchés.On constate partout que les maillons les plus élevés de la chaîne alimentaire ont souffert davantage.Enfin, aucun vertébré terrestre de plus de 25 kilogrammes n'a réussi à faire le passage vers le Tertiaire.Il faut cependant noter que certains groupes n'ont laissé que peu de fossiles, 28 c'est le cas des oiseaux, et que d'autres ont été peu étudiés.La flore aurait été peu touchée Ce qu'il est advenu de la végétation terrestre à ce moment n'est pas tout à fait clair.On peut reconstituer la végétation fossile soit à l'aide de parties macroscopiques fossilisées, tiges ou feuilles, soit avec du pollen microscopique préservé dans les sédiments.C'est cette dernière méthode, nommée palynologie, qui a été récemment la plus utilisée.De premières études palynologiques ont mis en évidence que la flore à la limite Crétacé-Tertiaire était formée de trois séquences: d'abord une première flore, typiquement crétacée, suivie d'une seconde, d'aspect transitoire et, enfin, d'une troisième, typiquement tertiaire.Selon cette interprétation, le passage du Crétacé au Tertiaire, du point de vue flore, serait graduel, non catastrophique et en accord avec les résultats des études macroscopiques.Ces études laissent croire qu'il y aurait eu au cours du Tertiaire un lent refroidissement commençant près de la période critique qui nous intéresse.Par ailleurs, les plus récentes études palynologiques de la zone Crétacé-Tertiaire en Saskatchewan montrent que les trois flores n'en forment qu'une: la flore de transition n'existe pas, la flore du type Crétacé se mélange à celle du Tertiaire, et vice-versa.En d'autres mots, la végétation terrestre n'a pas senti la catastrophe qui décima les animaux! À mesure que Ton remonte dans le temps, et nous parlons ici de ce qui s'est passé il y a 64,5 millions d'années, le pouvoir de résolution des méthodes d'analyse de fossiles organiques diminue.Ainsi, la palynologie ne permettrait pas d'identifier un phénomène qui aurait du ré Une forêt pétrifiée Dans le nord de ce qui est aujourd'hui l'Alberta, on retrouve les traces d'un habitat qui correspond aux bayous de la Louisiane.Dans des sédiments de la fin du Crétacé sont associés les troncs pétrifiés des cyprès et les ossements du gigantesque edmontosaure.MUSÉE NATIONAL DES SCIENCES NATURELLES un mois, ou même 50 ans.Si toutes les plantes avaient donc cessé de se reproduire durant une ou plusieurs saisons, ou même disparu totalement, ne laissant que graines et racines dans le sol, les études palynologiques ne pourraient le déceler.Quant au monde animal, il n'est pas encore possible de définir de limite minimale à la durée des extinctions qui l'ont touché bien que l'accumulation sédimentaire la plus complète qui ait été étudiée suggère une durée très courte, de Tordre d'une à cent années peut-être.Pour gagner en précision, il faut recourir au paléomagnétisme.Une signature dans les sédiments Le champ magnétique terrestre forme un fuseau de lignes de force orientées d'un pôle à l'autre.À intervalles irréguliers au cours de l'histoire géologique, la polarité s'inverse, le pôle nord magnétique se retrouvant au pôle sud et vice versa.En plus de ces variations dans la direct ion des lignes de force, il existe des variations dans l'intensité du champ.Tout comme le fait une boussole, les particules magnétisables des sédiments en voie de formation s'orientent dans le sens des lignes de force, pour ensuite demeurer en quelque sorte figées dans la roche.Théoriquement donc, la direction et l'intensité du champ magnétique terrestre au moment où les dinosaures ont disparu ont laissé une signature dans les sédiments qui contiennent leurs ossements! Cette signature devrait être la même dans tous les sédimentsterrestres et marins non remaniés déposés sur toute la planète à la même époque.La lecture de cette signature, qui n'a pas encore été faite, déterminera avec précision si toutes les extinctions représentées par des fossiles ont été simultanées.Dans cette éventualité, il s'agirait bel et bien d'une catastrophe, et sa durée pourra être mesurée en utilisant parmi les séquences sédimentaires à la limite Crétacé-Tertiaire celles qui sont complètes et dont on peut mesurer adéquatement la vitesse de formation.Des hypothèses farfelues La variété des hypothèses qui ont été proposées pour expliquer la disparition des dinosaures est inimaginable.D'aucuns, assumant que les dinosaures sont d'authentiques reptiles à sang froid, postulent un refroidissement du climat qui les engourdit à jamais.D'autres imaginent des dinosaures à sang chaud, mais qui meurent pour les mêmes raisons, puisqu'ils ne possèdent ni couche de gras, ni poil, ni plumes.On a, d'autre part, avancé l'idée d'un réchauffement subit ou encore d'une augmentation soudaine de la pluviosité.Certains préfèrent voir les dinosaures empoisonnés en masse: diète trop riche en fougères contenant une huile néfaste, ou trop riche en plantes à fleurs à forte teneur en alcaloïdes, ou encore dysenterie généralisée due aux spicules sur les juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE île: î; liSpi ain lires idc: ode » ied de me.)na dino lia ires MUSÉE NATIONAL DES SCIENCES NATURELLES Pas plus gros qu'un homme Les dinosaures carnivores n'étaient pas tous aussi lourds et puissants que le fameux tyrannosaure.Vers ia fin du Crétacé, plusieurs espèces de prédateurs de petite et moyenne taille sont apparus.Très agiles, certains avaient un cerveau de taille comparable à celui des grands mammifères actuels.Plus petit qu'un homme, le saurornithoidés ne pesait que 25 kilogrammes.Ses yeux énormes et ses pattes avant aux très longs doigts lui permettaient de capturer les minuscules mammifères insectivores dont il faisait probablement ses proies.spores de fougères, et enfin un salmigondis de poisons d'origine volcanique ou météoritique.On a également imaginé des scénarios autour de la compétition pour une même ressource: des chenilles auraient subitement gobé, à l'échelle de la planète, toute végétation utile aux dinosaures.Un même parasite nouveau et mystérieux.The Andromeda Strain version Crétacé peut-être, aurait éliminé toutes les espèces.De petits mammifères gobeurs d'oeufs auraient considérablement appauvri le bagage génétique des grands sauriens! Et pourquoi pas des dérèglements anatomiques et métaboliques: mauvais équilibre hormonal dû à la surpopulation et provoquant un amincissement de la coquille des oeufs de dinosaures, stérilisation massive due à la chaleur ou au froid, déficiences en calcium, des vertèbres qui glissent, stupidité et sénilité généralisées.Les études de communautés animales peuvent laisser croire aussi à une autre hypothèse: les dinosaures étaient trop spécialisés et avaient atteint un cul-de-sac.On en arrive ainsi finalement aux arguments teintés de philosophie: toutes les races s'affaiblissent à la longue et disparaissent.Ce qu'on oublie souvent, c'est que le monde des derniers moments du Crétacé supérieur était le produit d'une longue évolution.Les plantes et animaux qui V vivaient avaient co-évolués.Ce n'était pas un univers monolithique, mais très diversifié et complexe, certainement pourvu de mécanismes homéostatiques, c'est-à-dire auto-régulateurs.Ainsi, l'apparition d'une nouvelle espèce de | ce# lira lue, :pli( imil diet plile ' 10.: 8lj( île’ le i mil ied: 'tiaii Wl '«jr «( "e, iven luie lées ces 'isbt ‘acr lors: etli la tée ivan irais esVl 1res 8eir ai, t'en lie de ours «te er ailé «K di % "Ita: mmm ¦BECSO 1UÉBEC SCIENCE / juin 1977 29 liante ou d'un parasite inconnu peut auser, en théorie, la perte de l'une ou 'autre espèce de grand reptile, mais pas a disparition simultanée de plusieurs iouzaines d'entre elles et de centaines l'autres espèces.Il a parfois été fait )rand cas du volcanisme intense de cette lériode, sans tenir compte que tout au ong du Crétacé, il est possible de etrouver les traces d'une telle activité, iuivie d'accalmies, et sans que la diver-;ité de la vie n'en soit affectée outre nesure.On a également parfois soutenu que es dinosaures auraient été supplantés fans la maîtrise du globe, par des mam-ijnifères et des oiseaux.On oublie encore ' ^qu'à cette époque les mammifères étaient le minuscules animaux au cerveau peu j'jlJÉvolué.En réalité, il est plus simple l’expliquer l'essor subséquent des nammifères et oiseaux par la disparition fes dinosaures: ils ont tout simplement empli le vide créé.C'est ce vide qu'il faut xpliquer, plus grand que celui créé par jne glaciation, et à une époque où le (:limat n'a, en comparaison, pas changé.Pour l'expliquer, il faut invoquer des scénarios à l'échelle de la planète ou [«même du cosmos.ers li H ieprtii seul iff HW»3, jife?îptli irepii* «r* 1e w jientf scoW I# # ion «* jsiie® jylJli!* sut® |iies:|#,j ;sen'îl11 jaoiesf ¦l#1 Oîi' lié e! , .¦les leinli 'j’esl1 i11', n anf* (H®1 oe ,jrS' Scénarios terrestres L'hypothèse actuellement la plus en vogue gravite, comme il faut s'y attendre, autour de la théorie de l'expansion des fonds marins et de la dérive des continents.Lorsque la croûte terrestre est très active, les dorsales médio-océaniques s'élèvent.Ce rehaussement, en réduisant le volume des bassins océaniques, provoque des transgressions marines: de larges étendues continentales sont sub-imergées, provoquant la disparition des espèces qui y habitent et une réduction des habitats terrestres.Par contre, lorsque la croûte terrestre cesse son activité, "(les dorsales médio-océaniques s'abaissent et le volume des bassins augmente.Par conséquent, la mer se retire des continents et les plateaux continentaux émergent.Dans ce cas, appelé régression, la vie marine est directement touchée, puisque toutes les communautés vivant sur les bancs et les hauts-fonds disparaissent.Ces variations du niveau de la mer ont d’autres conséquences.À cause des changements dans les courants océaniques et dans la répartition des masses continentales, le climat se modifie.On a dit que le monde du Crétacé était très riche et complexe parce qu'il avait évolué au cours d'une très longue période de climat tempéré, chaud et constant.Par conséquent, tout changement climatique devait entraîner une forte baisse de la diversité des organismes vivants.Une autre modification résultant des variations du niveau de la mer pouvait consister en une blocage de la chaîne alimentaire des océans.On sait en effet que les plantes marines unicellulaires, le phytoplancton, sont à la base de la chaîne alimentaire des océans.Pour leur croissance, elles ont besoin d'éléments nutritifs, les sels minéraux, qui proviennent en définitive des eaux d'écoulement des continents.Or, en l'absence d'activité volcanique et orogénique, c'est-à-dire de mouvements de l'écorce terrestre, la source de ces éléments nutritifs vient à se tarir.Il en résulte une chute de la production de phytoplancton et, par effet d'entraînement, l'effondrement de la pyramide alimentaire des océans.On va même plus loin: le phytoplancton est une source d'oxygène pour l'atmosphère.S'il disparaît, il se peut que la réserve d'oxygène soit épuisée et que les organismes terrestres soient asphyxiés.En définitive, ce scénario s'articule autour du phytoplancton et tout phénomène causant sa disparition devient acceptable.Ainsi en est-il d un élèvement rapide de la couche profonde dans les mers, couche au-dessous de laquelle les carbonates se dissolvent dans I eau de mer.Puisqu'une grande proportion des algues microscopiques qui forment le phytoplancton ont des squelettes à base de carbonates, ces algues ne peuvent vivre au-dessous de cette profondeur.Dans ces conditions, une élévation de ce niveau critique jusque dans la zone illuminée de l'océan où vivent ces algues serait catastrophique.On croit qu'un tel phénomène se serait produit à la fin du Crétacé, alors que cette profondeur critique serait remontée jusqu au-dessus des plateaux continentaux.Tous les scénariosterrestres proposés ne sont jamais entièrement satisfaisants.Ainsi, les études de la flore terrestre nous empêchent de croire à un profond changement climatique.Quant aux grands sauriens, du seul fait de leur masse, ils auraient pu conserver une température acceptable sans mécanisme >mme la Floride s basses terres de la Floride sont un he mélange de marécages, méandres nières et forêts de type subtropical, est dans un décor semblable que valent certains des din°snaurf?lf.dne_ luest canadien, il y a 70 millions m icEF NATIONAL DES SCIENCES NATURELLES «S* physiologique spécifique, malgré des variations quotidiennes limitées dans la température externe.Il n'est certes pas essentiel que le climat soit chaud pour que de grandes faunes de vertébrés puissent subsister.La richesse des grands mammifères des régions non touchées par les glaciations du Yukon et de l'Alaska au Quaternaire en témoignent.Les hypothèses articulées autour de l'affaissement du phytoplancton ne sont pas non plus inattaquables.Une recrudescence de l'expansiondesfonds marins s'accompagne d'activité volcanique qui contribue à renouveler les éléments nutritifs.On a établi qu'en Amérique du Nord à tout le moins, la cordillère occidentale a subsisté tout au long du passage Crétacé-Tertiaire, fournissant une ample quantité de sédiments produits par érosion de cette chaîne.D'autre part, s'il y a eu à cette époque une régression, elle ne fut pas généralisée à l'échelle de la planète.En fait, plusieurs fois pendant l'âge des dinosaures, la mer intérieure s'est retirée du continent nord-américain pour y revenir par la suite, sans que les dinosaures ne disparaissent.Enfin, les réserves d oxygène de l'atmosphère sont colossales et auraient pu entretenir la respiration pendant une période beaucoup plus longue que celle pendant laquelle les extinctions se sont apparemment produites.Scénarios cosmiques En guise d'explication de la grande catastrophe écologique, plusieurs causes extraterrestres seraient plausibles.Il est facile d'extrapoler, pour un passé lointain, à partir des phénomènes observés aujourd'hui dans les étoiles et les galaxies.Malheureusement, les données expérimentales ne peuvent nous indiquer avec certitude que tel ou tel événement eut lieu dans notre galaxie, il y a 65 millions d'années.Il faut donc éliminer les phénomènes qui auraient dû laisser une empreinte durable mais qu'on ne retrouve pas, et se contenter de ceux qui, par leur nature même, n'ont pu laisser de traces directes observables.L'impact d un grand météorite appartient d'emblée à la première catégorie et l'explosion d'une supernova rapprochée ou une série de super-éruptions solaires se rangent dans la seconde.Depuis que la vie existe sur Terre, environ trois milliards d années, le nombre et la dimension des blocs asté-roïdaux vagabondant dans le système solaire se sont maintenus relativement constants, comme l'a démontré l'étude des cratères météoriques marquant la surface des planètes Mercure, Vénus, Terre, Mars et des satellites Lune, Phobos et Deimos.L'évolution différentielle de l'érosion et de l'activité tectonique et volcanique sur les différentes planètes a permis d'établir un calendrier approximatif du bombardement des planètes par 30 MUSÉE NATIONAL DES SCIENCES NATURELLES Un pollen de 65 millions d'années Les grains de pollen microscopiques, produits par les végétaux à fleurs, sont transportés surtout par le vent ou les insectes.Ils sont recouverts d'une coque résistante et se conservent très longtemps.Celui-ci, d'un diamètre de 0,028 millimètre est vieux de 65 millions d'années, et provient des sédiments à la limite Crétacé-Tertiaire de Morgan Creek en Saskatchewan.Ce témoin de la fin des dinosaures fut produit par une plante à très larges feuilles (Gunnera), disparue du Canada mais encore présente dans les montagnes du Mexique, d'Hawaï, de Nouvelle-Zélande et du Chili.les bolides interplanétaires.Par exemple, pendant les premières centaines de millions d'années, la Lune et la Terre connurent un taux d'impact mille fois plus élevé que durant les derniers deux milliards d'années.Cette longue accalmie permet difficilement d'imaginer qu'un ou plusieurs immenses astéroïdes aient pu entrer en collision avec la Terre aussi récemment qu'il y a 65 millions d'années.Comment ce bolide aurait-il pu éliminer les dinosaures ainsi que des milliers d'autres espèces tant marines que terrestres, et perturber le milieu océanique à l'échelle du globe, sans laisser de structure d’impact?L'hypothèse corollaire d'un empoisonnement par des composés de nickel météorique vaporisés lors de l'impact est trop simpliste pour être envisagée exclusivement, car elle fait fi de la complexité évidente du schéma des extinctions.Quand une étoile d'effondre Plus attrayante, la possibilité de l'explosion d'une supernova à proximité du système solaire, c'est-à-dire à moins de 50 années-lumières, a retenu l'attention depuis plusieurs années.À la suite des premières hypothèses de H.Haber (1 945) et de O.Schindewolf (1954), plusieurs scénarios détaillés des répercussions terrestres d'une telle explosion ont été élaborés.Une supernova représente l'aboutissement spectaculaire de l'évolution d'une étoile qui a une masse une fois et juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE demie plus grosse que celle du Soleil.Après avoir épuisé le combustible nucléaire, le noyau central de ces étoiles massives s'effondre, libérant tout d'un coup plus d'énergie qu'elles n'en avaient de disponible à partir des processus de fusion thermonucléaire.Il faudrait dix milliards d'années pour que le Soleil, au rythme actuel, émette autant d'énergie que cette catastrophe en dégage en quelques mois.Pendant les premières semaines, la supernova dépasse en éclat l'ensemble des dizaines de milliards d'étoiles de toute une galaxie.L'énergie libérée apparaît tout d'abord sous forme de lumière, de rayons gamma, de rayons X et ultraviolets, et de mouvements extrêmement violents de matière éjectée, mouvements observables durant des milliers d'années.Le fer du sang de nos veines, le calcium de nos os ainsi que tous les éléments lourds proviennent de supernovae qui explosèrent il y a plusieurs milliards d'années.Notre galaxie contient des vestiges d'anciennes supernovae.L'exemple le plus célèbre est la nébuleuse du Crabe dans la constellation du Taureau; un nuage aux formes embroussaillées abrite un pulsar à l'endroit même de la supernova du 4 juillet 1054 A.D., dont parlent les annales chinoises Sung-Shih.Une mort lente Lors de l'explosion, le puissant éclair de rayonnement gamma, X et UV émis par la supernova frapperait la Terre et serait absorbé par l'atmosphère en même temps que serait aperçu le flash' lumineux.L'atmosphère agirait alors comme un écran très efficace.A moins d'un événement très proche, de l'ordre de quelques années-lumières, la dose des Les météores québécois La plus grande structure d'impact météorique connue sur notre planète est celle des lacs Manicouagan et Mushalagan au Québec, avec un diamètre de 64 kilomètres et un âge d'environ 210 millions d'années.La mosaïque de plus de 500 clichés aériens montre cette région avant la formation du grand réservoir artificiel retenu par le barrage Manie 5.'v'* *; *ig ,»V v-iÙ 8 • ww NrTv: IS V" «Vil ¦au K rayons gamma, X et UV au sol resterait insignifiante.Il est donc difficile de croire que les dinosaures furent tués par irradiation directe et cette hypothèse devient insoutenable lorsqu'on considère les grandes extinctions du milieu marin pourtant mieux protégé.Cependant, à cause de l'absorption, ces rayons pourraient réduire l'épaisseur de la couche d'ozone et favoriser une plus grande pénétration du rayonnement ultraviolet du Soleil.Des milliers d'années plus tard, dépendant de la distance de la supernova et de la structure du champ magnétique galactique, le système solaire serait enveloppé par l'onde de choc plus lente, qui, pendant plusieurs siècles, soumettrait la Terre à un intense bombardement de rayons cosmiques.Létauxderadiation naturelle s'accroîtrait alors d'environ 300 fois pour atteindre 10 roentgens par année.La dose cumulative mortelle pour la plupart des animaux en laboratoire est de 200-700 roentgens.Donc la vie animale ne serait pas éliminée tout à coup, mais cette dose pourrait devenir désastreuse sur une période de 20 ans.Somme toute, les dommages causés par la hausse des rayonnements ultraviolet et cosmique sur les organismes exposés se feraient sentir longtemps après l'explosion de la supernova.Les données astronomiques ne peuvent malheureusement fournir la preuve de l'explosion d'une supernova dans le voisinage solaire il y a 65 millions d'années.Tous les vestiges de supernovae observés sont associés à des phénomènes relativement jeunes, c’est-à-dire quelques dizaines de milliers d'années ou moins.Il est donc plus qu'improbable de retrouver les traces de cette hypothétique supernova datant de la fin du Crétacé.Cette approche ne peut se justifier que si la probabilité de l'explosion d'une supernova à moins de 50 années-lumières de notre système solaire est raisonnable.Or, on ignore à quel rythme exact les supernovae se produisent dans la Galaxie, où la plupart demeurent invisibles.Toutefois, l'observation des supernovae dans les autres galaxies nous apprend, par exemple, que leur fréquence dépend du type de galaxie; les taux sugérés varient d'une à six supernovae par siècle.Dans la Galaxie, une supernova se produirait tous les 50 ans en moyenne.Si on suppose que ces supernovae se répartissent uniformément dans le volume de la Galaxie, on déduit qu'une supernova par 70 millions d'années éclaterait dans un rayon de 50 années-lumières de la Terre.le cli cis.I m KS1 H ante ime lap US".s né! NO thel! trau Au-01:" il de e«c entji ienif Klét lus 11 «le: lues' neiir iisie moi is, l) ajoutes l irest, ïini »s 0 UlSlrtc ie les ter;: iSlr-r (Son; Soies yetai L’irn Èpuis sphé, IS cil; 'lue He, % »P0[); sim0 OSnk fistjg UiraJJ '(itiik Quand le pôle nord s'en va au sud Une autre hypothèse mettrait en cause les grandes éruptions du Soleil.Comme l'ont démontré des chercheurs américains récemment, lorsque ces éruptions se produisent, des protons (particules constitutives du noyau atomique portant "Sfti 0)M.% H, %i Win, ECMf 1UÉBEC SCIENCE / juin 1 977 31 oliesit leiej ;tues hypoth icon» ilMB pfindon PH 1 Ian g lu$ çii g is nid upeiM uajiiâi am « ipluslt I is, ibania Jeiaoilp id'afii o jpiflsns ortelai oialoii 'out li il i»1 :.;S eii»!* ai'ii11 ,es ni ili W osai11 iSsil ide® icii ypis,' de nil doll es nil1 it dill sil^ losi»»l iOaH sollin flUlilf1 luise^ del1811 i#f as (Hi salKj à si* Jala*1 s las sal1 i ii«i cladi ,:1" ,|C« me charge électrique positive) sont imis.Ils viennent bombarder la stra-osphère qui est alors le siège d'une ntense production d'oxyde nitrique (NO).)e composé déclenche immédiatement a destruction de l'ozone (03) stratosphé-ique par une série de réactions catalyti-iues se résumant ainsi: O + 03 N02 + 02 ,02 + O NO + 02.Étant donné la durée de vie de plusieurs années du NO dans la stratosphère, chaque molécule de NO peut détruire alusieurs molécules d'ozone.Les vents et es mécanismes de diffusion répartissent e NO tout autour de la Terre.C'est à échelle planétaire que la couche d'ozone :e trouve ainsi affectée.Au-dessus de 20 km d'altitude, les rotons des grandes éruptions solaires jnt des effets stratosphériques qui dépassent largement ceux du rayonnement cosmique extra-solaire.Normalement, le champ magnétiqueterrestre, qui forme un fuseau de lignes de force orientées d'un pôle à l'autre, limite accès de ces particules énergétiques ] aux régions polaires.Toutefois, comme nous l'indiquions précédemment, à inter-ifvalles irréguliers au cours de l'histoire géologique, la polarité du champ magné-Jque s'inverse, le pôle nord magnétique se retrouvant au pôle sud et vice versa.Lors de ce renversement, qui se produit en moyenne une fois tous les 100 000 ans, l'absence temporaire du bouclier magnétique donne aux protons accès à toutes les latitudes.Toute la stratosphère terrestre reçoit alors cette douche énergétique et les effets sont amplifiés de dix fois.On peut postuler un effet plus considérable puisqu'il est peu probable que les éruptions connues soient les plus intenses de toute l'histoire du Soleil.La destruction subséquente de la couche d'ozone par l'oxyde nitrique aurait de graves conséquences pour les organismes vivants alors exposés de plein fouet aux rayons UV d'un Soleil plus actif.L'impact climatologique résultant de l’épuisement global de I ozone stratosphérique demeure encore mal défini.Les changements dans la structure thermique de la stratosphère dépendraient de l'énergie et du flux des protons incidents.Ces changements modifieraient à leur tour l'équilibre radiatif de la Terre: changement dans I altitude de la tropopause, la partie la plus basse de l'atmosphère, dans la circulation atmosphérique, et remaniement des caractéristiques des «jet-streams» qui sont des courants à haute altitude de dimension continentale.Un smog planétaire L’oxyde nitrique entre aussi dans une autre réaction avec une molécule d oxygène (02).Une quantité importante peut se convertir en N02 qui, à haute altitude, se photodissocierait pour libérer de l'oxygène qui reformerait I ozone.Absorbée par le N02, qui donne la couleur is,®» ~‘v > 5 ^ 2*2 En lisant dans les sédiments Dans le bassin intérieur de l'Amérique du Nord, on retrouve une épaisse accumulation de sédiments d'origine fluviale, qui couvre la transition du Crétacé au Tertiaire.Ils sont en généra! très friables et T érosion récente les a creusés en gradins incultes sous le niveau de la plaine, d'où le nom «Mauvaises Terres».Par exemple dans l'est du Montana, la formation Hell Creek du Crétacé sur laquelle repose la formation Tulloch du Tertiaire.La limite entre les deux est marquée par une mince couche de charbon indiquée par les flèches.Aucun dinosaure n'a été trouvé au-dessus de cette couche.Au centre du cercle se trouve un squelette de tricératops, géant de plusieurs tonnes rappelant le rhinocéros.brunâtre familière du smog urbain, la quantité d'ultraviolet qui frapperait le sol diminuerait grandement.Le climat, toutefois, serait affecté d'une façon catastrophique.En effet, les propriétés absorbantes du N02 réduiraient la quantité du rayonnement visible du Soleil au sol de façon substantielle: la partie bleue du spectre serait la plus touchée et une lueur d'un orange blafard dominerait les heures du jour où le Soleil percerait à peine.Cette modification dans la quantité et la qualité de l'illumination serait catastrophique pour la photosynthèse.Un refroidissement global suivrait, de même qu'une réduction des précipitations, aboutissant à un désastre dans la biosphère.Après une dizaine d'années, l'azote pourrait se déposer au sol où l’accroissement soudain des éléments nutritifs causerait l'eutrophisation des lacs d'eau douce.La faune souffrirait de ces conditions hostiles plus que la flore; celle-ci pourrait se régénérer par graines et spores qui germeraient lorsque des conditions plus favorables seraient réapparues.Les mauvaises surprises du Soleil Le Soleil, nous le supposons, a toujours été une source d'énergie et de vie.Aurait-il pu dans des circonstances particulières devenir une source de mort et de destruction?Il est facile d'imaginer que des organismes ayant évolué sous un Soleil dont la luminosité était stable et l'activité faible, puissent être fortement affectés par une fluctuation importante de ces deux facteurs.La luminosité solaire peut-elle varier de façon dramatique?Si on se fie aux données paléoclimatiques, les variations dans la luminosité du Soleil, reflétées par des fluctuations de la température moyenne sur la Terre, ne paraissent pas avoir été importantes.Au contraire, la fin du Crétacé semble avoir joui d'un climat stable (fluctuations de moins de 5 degrés Celsius) et d'un régime tropical régnant à l'échelle de la planète, minimisant en sorte l'impact de toute fluctuation de la température.Quoiqué la luminosité du Soleil ne semble pas avoir varié de plus de 1 ou 2 pour cent depuis le début du 20ième siècle, il est néanmoins présomptueux d'essayer d'en prédire le comportement à long terme.Des travaux théoriques récents ont mis en évidence un nombre de conditions et de processus à l'intérieur du Soleil pouvant induire des fluctuations de la luminosité du Soleil allant de 5 à 10 pour cent sur des périodes de vingt mille à deux millions d'années, par exemple en faisant varier l'efficacité avec laquelle l'énergie s'échappe de l'enveloppe du Soleil (le processus dominant de transfert est la convection).On sait que le champ magnétique peut produire un tel effet.Ainsi on fait d'une pierre deux coups.D'une part, l'accroissement du champ dans l'enveloppe modulerait la luminosité du Soleil, modifiant le flux d'énergie vers la Terre.D'autre part, ce même accroissement entraînerait inévitablement un niveau d'activité solaire très élevé.Par conséquent, non seulement le flux des rayons X et ultraviolets des nombreux Elle explosa il y a 900 ans La nébuleuse du Crabe (6 000 années-lumières), dans la constellation du Taureau, est le vestige d'une supernova observée par des astronomes chinois, le 4 juillet de Tan 1054, et rapportée dans les annales Sung-Shih.L'objet devint assez brillant pour être visible le jour pendant trois semaines.Plus de 900 ans après l'explosion, les gaz éjectés sont toujours en expansion rapide et la nébulosité garde une allure déchiquetée.HALE OBSERVATORIES 32 juin 1977 / QUÉBEC SCIENCE» BIG BEAR SOLAR OBSERVATORY HALE OBSERVATORIES Une manifestation solaire Le 7 août 1972, le Soleil fut le siège d'une grande éruption.On en a alors pris une photo en lumière d'hydrogène.Plusieurs éruptions importantes se produisirent dans ce groupe de taches à cause de la complexité et !'instabilité du champ magnétique.Ce cliché montre à peine un pour cent du disque du Soleil.L'éruption brillante s'étend tout de même sur une longueur de plus de 130 000 kilomètres.Le diamètre de l'horloge représente par comparaison un disque deux fois et demie plus grand que la Terre.centres actifs sur le Soleil inonderait la Terre, mais nous serions témoins d'éruptions sans précédent.Un soleil soupe au lait Une éruption solaire d'importance apparaît comme un éclair éblouissant (d'où le nom «flare» en anglais) dans tout le spectre électromagnétique, émettant quelque 1026 joules, soit dix fois l'énergie reçue à la Terre du Soleil en une année, ou l'énergie de dix millions de tremblements de Terre de magnitude neuf.La majeure partie de l'énergie des grandes éruptions réside dans le rayonnement ultraviolet et dans l'onde de choc interplanétaire; la lumière visible, lesrayonsX et les particules énergétiques (surtout les protons) accaparent le reste.Ce sont les protons, les rayons UV et X qui ont l'impact le plus prononcé sur l'environnement terrestre, tel que décrit plus haut.Toutefois, pour rendre compte des effets catastrophiques qui frappèrent la biosphère à la fin du Crétacé, le Soleil doit avoir produit des éruptions des milliers de fois plus puissantes que celles observées récemment! Évidemment, une telle énergie doit avoir été émise sur une période de quelques jours afin de ne pas utiliser une fraction trop considérable du budget radiatif.Cette demande d'énergie éruptive peut paraître aux limites de notre étoile.Il est plus facile de répartir une série d'éruptions sur quelques années.Néanmoins, comme on ignore toujours les mécanismes impliqués dans la production des éruptions solaires, il nous faut étudier l'activité éruptive des autres étoiles.Avec l'âge le calme Plusieurs dizaines de milliers d'années après l'explosion d'une supernova, la vitesse d'expansion des gaz se résorbe.Ainsi dans le vestige de cette ancienne supernova (8 000 années-lumières), dans la constellation des Gémeaux, les longs filaments sont mieux ordonnés, mais émettent encore un intense rayonnement visible et radio.Il existe un groupe d'étoiles naines rouges, appelées éruptives de type UV Ceti, qui sont le siège d'éruptions fort similaires à celles observées sur le Soleil.Bien qu'étant des centaines et des mil Mers de fois moins lumineuses que notre astre, elles produisent des éruptions ayant une énergie équivalente et, dans certains cas, plus grande que les plus fortes éruptions solaires.Si on extrapole le comportement des étoiles UV Ceti jusqu'aux étoiles de luminositécompara-ble à celle du Soleil, cette relation prédit pour le Soleil des éruptions peu fréquentes, mais 2 000 fois plus puissantes! Il n'apparaît donc pas anormal que les éruptions d'un Soleil d'antan très actif aient libéré des énergies de quelques ordres de grandeur plus considérables que celles qui nous sont connues.Si une telle activité survenait lors d'un renversement du champ magnétiqueterrestre.Pour en lire plus J.Andouze, Pourquoi les supernovae explo-sent-elles?La Recherche, vol.5, pp.567-569, 1974 S.Cuslik, L'ozone stratosphérique, La Reche-| che, vol.7, pp.510-519, 1976 R.Michard, Les éruptions solaires, La Recher-| che, vol.5, pp.616-625, 1974 D.ARussell,Le/77o/7de disparu des dinosauresn de l'Ouest canadien.Musée national de:b sciences naturelles, Ottawa, K1A 0M8, 19771 D.A.Russell, Mass Extinctions of Dinosaures^ and Mammals, Nature Canada, vol.5, 1976 Groupe K-TEC, Cretaceous-Tertiary Extinc lions and Possible Terrestrial and Extra) terrestrial Causes, Syllogeus no 12, Musées nationaux du Canada, 162 pages, 1977.Ce texte des comptes rendus de l'atelier K-TEC 1976 peut être obtenu gratuitement en s'a dressant au Musée national des sciences naturelles, Musées nationaux du Canada, Ottawa K1A 0M8, Canada MIBIiêBEC SCIENCE / juin 1977 LES PETITS PROBLEMES D’UN GRAND LAC par Michel Gauquelin Un premier bilan scientifique de l’état de santé du Lac Saint-Jean le Lac Saint-Jean nv.aux Hats riv.Mistassini riv.Mistassibi DOLBEAU Petite riv.fPénbonka nv.Ticouapé nv.Pénbonka nv.Moreau nv.Chamouchouane USINE DONOHU riv.des Chicots ST-MÉTHODE iv.Mistoul ST-FÉLICkEN nv.à / Ours LAC SAINT-JEAN ISLE-MALIGNEDécharge Petite Déchargé nv.aux Iroquois nv.Saguenay ROBERVAL ST-GÊDÉON nv.Bédard nv.Ouiatchouaniche DESBIENS riv.Ouiatchouane nv Couchepaganiche La belle Rivière nv.Métabetchouane Kilomètres .34 juin 1977 / QUÉBEC SCIENC! IÈÎECS Quand le taux de chômage dans la région dépasse les vingt pour cent, il n'est pas question de faire la fine bouche lorsqu'une nouvelle industrie s'annonce.À Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean, tout le monde se félicite donc de la mise en chantier de l'usine de pâte Kraft que la compagnie Donohue Saint-Félicien Inc.promet d'ouvrir en 1 978.Un chantier de construction, 300 nouveaux emplois permanents, ce gros lot a été gagné par Saint-Félicien, après vingt ans de promesses électorales et de querelles de clochers.Située sur la rivière Chamouchouane à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Félicien, l'usine sera «propre».C'est-à-dire qu'elle sera équipée de tous les systèmes nécessaires pour rencontrer les normes établies par les services du gouvernement fédéral en matière de protection de l'environnement.Malheureusement, il restera une inconnue de taille, non prévue par la réglementation: la ouananiche du lac Saint-Jean continuera-t-elle à remonter la Chamouchouane pour aller se reproduire?Une légère élévation de la température de l'eau, une augmentation de sa couleur, une odeur modifée peuvent fort bien compromettre la migration annuelle des géniteurs.Or, 80 pour cent du frai de ce saumon d'eau douce, qui fait la fierté et les délices des habitants du Lac Saint-Jean, s'effectue justement dans la rivière Chamouchouane, en amont de Saint-Félicien et de la future usine.Avoir une usine et conserver la ouananiche est certainement possible, à condition de choisir la meilleure façon de déverser les eaux usées.À une époque où on se souciait guère de la qualité de l'environnement, le lac et ses rivières tributaires avaient déjà subi des affronts.Les coupes de bois massives, le développement de l'agriculture autour de rivières à faible débit comme la Ticouapé et la Belle-Rivière n'ont pu avoir que des effets négatifs sur la qualité des eaux.De même, la construction des barrages sur la rivière Péribonka et près de l'Isle-Maligne, par l'Alcan, a provoqué des changements majeurs sur le niveau des eaux et leur rythme de vie.Aujourd'hui encore, les égouts des villes et des usines de pâtes et papiers se déversent directement dans le lac Saint-Jean ou dans ses tributaires, tandis que des centaines de chalets situés sur les rives du lac, et des milliers de vacanciers sur les plages, contribuent à polluer un lac qui ne demande qu'à rester propre.Car malgré les erreurs du passé et en dépit des risques courus à l'heure actuelle, le lac Saint-Jean est en bonne santé.Ses eaux sont propres et ne présentent aucun signe majeur de perte de qualité, de vieillissement, c'est-à-dire d'eutrophisation.Bien sûr, des problèmes locaux existent, notamment près des rivières agricoles et sur certaines plages endommagées par l'érosion, les égouts et le manque de propreté des vacanciers, mais dans son ensemble le lac n'a rien à voir avec l'état déplorable dans lequel se trouvent certains grands lacs nord-américains comme le lac Ériéou même le lac Ontario.Son secret: peu profond Ce bulletin de santé pour le moins rassurant, nous le devons à une équipe de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS-Eau)qui, durant quatre ans, a procédé à des études de base pour connaître et évaluer les qualités physiques et physico-chimiques du plus grand lac «habité» du Québec.Le lac Saint-Jean n'a que la cinquième plus grande superficie, mais les lacs qui le dépassent sont dans des régions pratiquement inhabitées.Aussi étonnant que cela puisse paraître, aucune étude d'envergure n'avait été menée jusqu'à présent sur cette étendue d'eau qui, avec le Saguenay, est véritablement le coeur de toute une région.Les seuls travaux dignes de mention portaient sur des cas d'espèces que ce soit en géographie ou biologie.Même dans le cas de la ouananiche, les premières recherches d'importance n'ont commencéquedanslesannées 1970.En fait, l'absence de problèmes considérés comme majeurs jusqu'à tout récemment a contraint les habitants du Lac Saint-Jean à se contenter d'une connaissance intuitive de leur lac.Le secret de la qualité du Lac Saint-Jean, c'est sa faible profondeur.Soixante quinze pour cent des eaux sont comprises entre zéro et 17,3 mètres, ce qui donne une profondeur moyenne de 11,3 mètres.Comme les rivières qui se jettent dedans ont des débits plutôt impressionnants, il n'est pas étonnant que les eaux du lac se renouvellent très souvent, tous les trois mois en moyenne.En fait, le lac Saint-Jean a un comportement qui se rapproche de celui d'une rivière.Des vents fréquents et assez forts contribuent également à assurer le brassage des eaux, ne laissant guère de chance aux substances trop riches ou trop toxiques qui ont la vilaine habitude de vouloir pourrir les eaux des lacs.Les registres des Services de protection de l'environnement du Québec ne renferment aucune trace d'atteinte grave ou de catastrophe écologique dans la région, à l'exception du drame du Saguenay, copieusement pollué par l'Alcan qui déverse quotidiennement, sans aucun traitement digne de ce nom, pour près de cent tonnes de solides en suspension ou dissous, de chlorures, de suflates, de fluorures, de cyanures, d'huiles ou de graisses.Sans compter les rejets de .nitrates et de phosphates, d'ammoniaque, de cobalt, de nickel, de plomb, de cadmium, de cuivre, de zinc, de bismuth, selon des concentrations variables et dont il semble difficile, pour l'instant, d'évaluer les effets.Quant au mercure.certains calculs permettent de pense: que la seule usine d'Arvida en rejetterai! plus d'une quinzaine de kilos par jour.L'impact réel de ces émissions n'a pas été étudié à fond jusqu'à présent, de sorte qu'on peut encore accorder au Saguenay, sinon à l'Alcan, le bénéfice du doute.Pour Jacques Michaud, des Services de protection de l'environnement du Québec (SPEQ), le bassin hydrographique du Saguenay-Lac Saint-Jean n'a pas encore atteint son point critique, et il est encore temps de protéger, de prévenir.Habitués à constater des dégâts souvent irréparables ou à fermer des plages, les SPEQ estiment qu'avec le lac Saint-Jean il est enfin possible de protéger et de conserver la qualité d'un bassin hydrographique qui, dans ce cas précis, est l'élément moteur du dynamisme des activités de la région.s2U ilbaie ([C0Ü[ ineiéi te Tu ition, i lionali! flesn icla^e «*•.?ce facl eiscs1: des br cesse: toritaii rrivie d L'hiver 1838 à la Grande-Baie Le lac Saint-Jean est né il y a environ 8 000 ans lorsque la mer Laflamme, un bras de la mer Champlain, s'est retirée, creusant le fjord du Saguenay.Situé dans le Bouclier canadien, le lac est caractérisé par sa vaste cuvette dans laquelle on retrouve des formations calcaires, souvenir de l'ordovicien, et des sables, cadeau du quaternaire.La présence de dépôts argileux presque tout autour du lac va favorisai l’agriculture, tandis que les sables du nord vont rendre les terres incultes.Ce sont presque des dunes, appelées «afri ques» ou «triques».Encore aujourd'hui les grandes rivières du nord charrient des sables qui viennent se déposer aux embouchures et plus loin, sur les hauts-fonds du lac.La géologie du bassin du lac Saint-Jean va donc affecter les rivières selon les formations sur lesquelles elles coulent, et, du point de vue de la qualité des eaux, de teneurs plutôt élevées en calcium et en magnésium vont se retrou ver dans les rivières qui traversent des zones calcaires.L'ensemble du bassin du Saguenay-Lac Saint-Jean a une superficie de 80 000 kilomètres carrés, mais le bassin du lac compte, à lui seul, pour 85 pour cent de ce chiffre.La grande majorité du territoire se retrouve au nord, couvert par la forêt boréale, tandis que les terres défrichées (8 pour cent) et cultivées (1,5 pour cent) se situent dans la cuvette, sur les terres argileuses.C'est donc dans la cuvette que vont se concentrer la quasitotalité des activités humaines.Avant le milieu du siècle dernier, il n'y avait guère que les indigènes à fréquenter la région.Puis des postes de traite s'ouvrirent à Chicoutimi, Métabet-chouan, Pointe-Bleue et Mistassini, pour le commerce des pelleteries.Mais ce n'est qu'en 1838 que s'effectua la première expédition d'importance.Une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants s'installèrent cette année-là à Grande-Baie, à l'embouchure de la rivière des Hal Hal m cou fls je ta et j îtili lé: les Wee, Saint."i-C'es tonte t cl» lej Ion n ilise-t 1% « fin i Pise, it del', Sluing etlieii H sy '"t-Jea, leUfi Fs s.Waii, '«tant, Into; fWii n snt.et “re,f laine 'est.nt,ibu ""H ^ic0- jH, fs !Sss d ,UrS,S QUÉBEC SCIENCE / juin 1977 35 tSECSC itdepi eniejet ospjiji sionsn' piéseii accoté iebénS lenviti.ic SaiiH Midi ptoiégi letilesil i latine pu'avec possilil ipoalilé .danse nit do i spun.lyaer .allai» s'est ie uenay n, le la cotetie ; loima i»icien,i aiie.ois ar! cvala» es sad* s incalli pceléea i aejoa1 i.Kgfrie dépose sol les! kjtsin ;(les i* squeJii .délia ot»é ¦onisi" C’est l’époque de la Société des 21, créée par des citoyens de La Malbaie qui, transigent alors avec la Compagnie de la Baie d’Hudson pour aller couper le bois.C’est aussi l’époque d’une réaction canadienne-française contre l’urbanisation croissante et l’émigration, réaction qui se traduit par un nationalisme conservateur, symbolisé par les missionnaires-colonisateurs qui proclament «emparons-nous du sol pour le cultiver».Dès l’année 1 842, un certain William Price rachète les installations des premiers colons, accablés par des incendies et des bris d’estacades.Ses trois fils formeront la Société Price Brothers, qui ne cessera d’augmenter son influence, autoritaire et sans partage, jusqu'à l'arrivée d'un autre grand de l'industrie, l'Alcan.La colonisation du Lac Saint-Jean commence en 1850 grâce aux eforts de l'Association des comtés de l'Islet et de Kamouraska, menée par le curé Hébert.Là il n’est pas question du bûcher le bois, mais plutôt de labourer et de créer des pâturages.Période difficile où l'on mange de l'orge bouillie dans l'eau et qui sera marquée par une calamité: les incendies.Celui de 1870, le grand feu, ravagera tout sur son passage, de Saint-Félicien à Grande-Baie, à l'exception de Sainte-Anne et de Chicoutimi.C'est au cours de la décennie suivante que la véritable expansion de l'occupation du contour du lac va se réaliser, se fixant sur deux pôles, Rober-val et Hébertville, tandis que 350 Indiens sont déjà parqués (1 856) à Pointe-Bleue.La fin du siècle et le début du siècle suivant seront marqués par le développement de l'agriculture, la construction du chemin de fer, l'importance de Roberval port d'attache des nombreux bateaux qui sillonnent le lac pour desservir les paroisses, et lieu de villégiature réputé mondia-ment, surtout pour la pêche à la ouananiche.Mais le cycle des scieries, celui des pulperies, puis celui des papeteries va également toucher le Lac Saint-Jean.Les unes naissent, les autres meurent, pour devenir des Val-Jalbert.Plusieurs sources de pollution Dans son ensemble et parce que la population ne dépasse guère les 100 000 habitants aujourd'hui, ce bilan de la colonisation de la région n'est pas trop négatif pour la qualité de l'environnement, et des eaux en particulier.L'agriculture, en s'implantant fortement dans la plaine de Normandin au nord-ouest et sur les terres du sud-est, a néanmoins contribué à charger de petites rivières comme la Ticouapé, les rivières Bédard et des Chicots, et la Belle-Rivière.Ces cours d eau absorbent trop souvent les égouts des fermes, le fumier animal, des carcasses d'animaux morts, notent les SPEQ.De plus, l'érosion des terres se trouve accentuée du fait de l'orientation des labours, souvent dans le sens de la pente, • H -‘••i9iiaiiiitii; c ?*> èSl Isill llll'k •.îj| MOUS?NOM numéro d'abonné ANCIENNE ADRESSE NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays NOUVELLE ADRESSE NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays date d'entrée en vigueur .'appartement .CODE POSTAL .APPARTEMENT .CODE POSTAL de signaux chimiques.Chez le chevreuil mâle, par exemple, les glandes apocrines et sébacées s'agrandissent à la saison des amours et atteignent un paroxysme au moment du rut.Bien sûr, il n'en va pas ainsi pour votre voisin (ou voisine).Tout de même, songez que plusieurs des substances désodorisantes dont le siècle actuel nous a imposé l'usage, proviennent en fait de sécrétions odoriférantes telles que le musc ou la civette, obtenues à partir des glandes de d'autres mammifères.ET FLAMMES ORDINAIRES Le soir tombé, vous serez certainement tenté de vous regrouper (avec vos amis ou votre voisine) autour d'un feu de camp.Si la conversation vient à tomber: vous pourrez toujours la ranimer en piquant ainsi la curiosité de vos amis: l'homme utilise la flamme depuis le Néanderthal.Le feu n’a pas changé.Même les flammes mortelles du napalm des guerres modernes ne sont autre chose que les tisons prométhéens du vingtième siècle.Il a fallu attendre jusqu'au siècle dernier pour connaître la première analyse de la flamme d'une bougie: celle de Faraday, à la Royal Institution de Londres.Et ce n'est qu'en 1928 que le premier exposé théorique sur une flamme de diffusion eut lieu.Toutes les flammes traditionnelles sont des flammes de diffusion, dans lesquelles le combustible et l'air sont fournis séparément et se diffusent l'un dans l'autre, la vitesse de diffusion déterminant le comportement de la flamme.De nombreuses recherches se poursuivent actuellement dans le but de maîtriser ou d'influencer ce processus très complexe.Mais cela dépasse le niveau d'une conversation autour d'un feu de camp! MAGNITUDE ZÉRO De toutes manières, ce n'est pas avec ce genre de conversation que vous allez captiver votre auditoire.Bientôt l'effet combiné de la poésie du feu de camp, des insolations et de l'ennui, incitera vos amis à lever les yeux pour contempler la voûte céleste telle qu'on peut l'observer à la campagne, loin de la réverbération urbaine.Vous aurez vite fait de ramener tout le mondesurterreen leur demandant d'identifier étoiles et constellations.Vous verrez: ils arriveront vite au bout de leur science! Pourquoi ne pas leur suggérer de s'enrôler dans l'un des nombreux clubs d'astronomes amateursdu Québec.Regroupés en association sous la férule de la Fédération des loisirs scientifiques du Québec, les astronomes amateurs, en plus de publier une revue («MAGNITUDE ZÉRO»), tiendront leur congrès annuel les 17, 18 et 19 juin au Centre Montfortin, 5875, rue Sherbrooke, Montréal.Appelez Félix Maltais à (514) 374-4700 (poste 409); il se fera un devoir et un plaisir de vous renseigner davantage. 50 juin 1977 / QUÉBEC SCIEN juin 1977 / QUÉBEC SCIEN LES HOMMES A SEINS Un autre sujet à ne pas aborder sur la plage (évitez même d'y penser!): les hommes pourraient non seulement voir se développer leurs seins, mais aussi, produire un excellent lait pour leur rejeton.En effet, selon le Dr Robert Greenblatt, de la Faculté de médecine de l'Université de Géorgie, à Atlanta, tel serait l'effet d'un traitement à la L.dopa, un neurotransmetteur qui empêche la production de l'hormone FIR (facteur inhibant la prolactine).Qui plus est, cet éminent endocrinologue affirme que même sans traitement chimique, un homme pourrait produire du lait si la stimulation externe était suffisante.Autrement dit, si on laissait son rejeton le téter de manière régulière pendant plusieurs semaines.à condition, bien sûr, qu'on nourrisse le bébé en attendant que sa patience ait porté fruit! SOUVENIRS INSTANTANÉS En JUILLET François Picard expliquera pourquoi il ne faut pas trop s'en faire avec les maladies des plantes Jean-Pierre Rogel dénoncera une situation polluante entre toutes: celle des dépotoirs à ciel ouvert Claude Faubert, lui, fera le tour du «jardin» des OVNI au Canada et au Québec Le Conseil des sciences du Canada publiera un important document sur la contamination par le chlorure de vinyle La technologie est quelquefois plus rassurante que la science.C'est ainsi que très bientôt vous pourrez filmer et développer instantanément vos propres souvenirs de plage.En effet, au moment où la firme Kodak entreprend de battre Polaroid sur son propre terrain de la photographie à finition instantanée, cette dernière a réagi en lançant (d'ici quelques mois) la première ciné-caméra à développement instantané, un projet qui était en branle depuis 1 974.Essentiellement, la finition ne se ferait pas dans l’appareil de photographie, mais dans le projecteur qui serait déjà en fabrication chez Eumig, une firme autrichienne associée à Polaroid dans ce projet.Il s'agirait d'abord de films super 8 en cassette.Avant la projection, la cassette devrait être déroulée dans le projecteur et c'est à ce moment qu'agirait le révélateur.PAS DE VACANCES POUR VOS IDOLES Contrairement aux années passées, les bureaux de QUÉBEC SCIENCE ne fermeront à aucun moment durant la période estivale.Nos services fonctionneront cependant au ralenti, étant donné que nous avons pu, malgré tout, prendre suffisamment d'avance pour préparer d'excellents numéros estivaux qui paraîtront aux dates prévues.A noter aussi que notre livraison de juillet sera substantiellement plus volumineuse: elle comprendra plus de 64 pages.Bonnes vacances! NE NOUS CHERCHEZ PLUS ABONNEZ-VOUS Au tarif de $15.00 (1 an / 12 numéros)* O Je m'abonne O Je me réabonne pour.années au magazine QUÉBEC SCIENCE.C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 A L'USAGE DU MAGAZINE COUPON D'ABONNEMENT (à remplir en lettres MAJUSCULES) 1 1 1 1 5 A 7 8 L__! 1 1 16 1 7 20 21 24 25 26 27 1-1-1-1_1 I 1 I 1 11 30 nom i i I l I I 1 1 1 60 prénom _j____i____i____i i_______i_ I I L I ____________I________________I_____________I-1 JL 7 8 9 numéro nu- i i i i i i i-1-1-1-1-1-1 .ipprjriement 28 i i i i i 29 ville i i_____l___I___I___I___I___I-1-1-L__l-1 province ou pnys 49 O Chèque ou mandat postal ci-joint 69 code postal 74 -1—1 ?Veuillez me facturer Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 1977 ijisi)! s S1'» u7*i nîïnii Nt -So jS % fiâu, -fise ~ !» a a k ÎW®11 le * at ït?S vi'.v TOURBEC, un service/voyage à but non lucratif.Je désire recevoir toute rinformation concernant: | Le transport ferroviaire ?eurailpass et student railpass en -Europe ?britrailpass et youth-rail en Angleterre.E-cosse et Pays de Galle.Le transport terrestre ?location d’auto en France ?plan achat-rachat Renault Canada en France ?location de moto en France Les documents de voyage ?la carte d'identite internationale des étudiants ?la carte d’échanges culturels internationaux des jeunes (23 ans et moins) ?la carte de membre des auberges de jeunesse ?les bouquins, cartes et guides de voyage ?les assurance-voyage Le programme de de- couverte Au Québec ?“découverte du Quebec” ?fins de semaine safari-photo ?fins de semaine de plein air les Iles de la Madeleine Au Canada ?l’Ouest Canadien ?les Maritimes Aux U.S.A.?New York Aux Antilles ?Cuba ?Martinique ?Porto-Rico En Europe de l’Ouest ?semaine culturelle à Paris ?Grèce En Europe de l’Est ?Pologne ?Tchécoslovaquie ?U.R.S.S.En Afrique du Nord ?Tunisie ?Maroc ?Egypte Au Moyen-Orient ?Israël ?Turquie Les croisières à la voile Hissez les voiles ?sur le St-Laurent ?aux Antilles Autres programmes ?les cours de langue en Europe ?le séjour au pair en Irlande ?les expéditions (traversée du Sahara, trekking au Népal.) AIR CANADA («) ?Le transport aérien les tarifs réguliers aller-simple, excursion 14-21 Jours et 22-45 Jours, apex, nollprlx.le tarif Jeunesse, les vols nolisés vers Londres.Paris et Athènes, les vols spéciaux pour les Jeunes et les étudiants vers l'Afrique.l'Asie, le Moyen-Orient et Inter-Europe.destination: durée: nombre de Jours date de départ Tél.( ) _ code étudiant ?travailleur ?.Date de naissance .Q5-M1V1 Bureau de Montréal 347 est rue St-Paul Montréal, Qué.H2Y 1H3 tél.866-1063 Bureau de Québec.29 rue d’Auteuil Québec, Qué.GIB 4B9 tél.694-0424 Ho.de permis 78—01-80218 J m M «is.flPM-.TSCif 'jsffer *v>, C'est quoi, le réseau de l'Université du Québec?,«* a Rouyn, Hull, Montréal, Trois-Rivières, Québec, Chicoutimi et Rimouski.Tels sont les points d'ancrage du réseau de l'Université du Québec qui comprend dix établissements d'enseignement supérieur et de recherche implantés à la grandeur du territoire québécois.Dix unités constituantes à vocation générale ou spécialisée, au service d'une région particulière ou du Québec tout entier.Le Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (CEUOQ) dans l'immense territoire de l'Outaouais et du Nord-Ouest.L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) dans l'Est du Québec et sur la Côte-Nord elle aussi, de l'autre côté du fleuve.t L'Université du Québec à Montréal (UQAM), l'Institut Armand-Frappier (IAF) et l'École de technologie supérieure (ETS) dans la région de la métropole.L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) dans la Mauricie et les Bois-Francs.La Télé-université (TÉLUQ) et l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) un peu partout au Québec.L'École nationale d'administration publique (ENAP) et l'Université du Québec (UQ) à Québec.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec: Service de l'information.Université du Québec, 2875 boulevard Laurier, Sainte-Foy, Québec.G1V 2IV13 I Tél.: (418) 657-2234 | Université du Québec L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) au Saguenay,au Lac Saint-Jean, aux portes du Nord et sur une partie de la Côte-Nord.* J ' ^ Æ '•m yilCi m - Æ Æ a Cfi'H ritî-.ï5 C'est tout cela, l'Université du Québec! 1
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