Québec science, 1 janvier 1977, Juillet
Volume 15, numéro 11 JUILLET 1977 PER J-69 BEC SCIEIK 5 :-:ej lelle !Ult.' Comment soigner vos plantes 9'il' * ^ v ec * L ÉNIGMATIQUE DOflIER DE : iv iiiiii: am\i Le propos de ce volume est d'articuler la science de l'homme à la science de la nature.Dans ce sens, il est nécessaire d'abandonner le principe d'explication qui ne retient que Yordre des phénomènes (lois, déterminismes, régularités, moyennes) et laisse dans l'ombre le désordre (l'irrégulier, le déviant, l'incertain, l'indéterminé, l'aléatoire), ainsi que Yorganisa-tion, qui est pourtant la réalité la plus remarquabledenotreunivers, puisqu'elle caractérise à la fois l'atome, l'étoile, l’être vivant, la société.Il est proposé ici une conception complexe de la relation ordre/désordre/organisation et —à partir d'une intégration critique de la théorie des systèmes et de la cybernétique— une théorie de l'organisation.Dès lors, nous pouvons voir que notre déviance à l'égard de la nature est animée par la Nature de la Nature.En vente dans toutes les librairies au prix de $17.95 ou procurez-vous-le en nous retournant ce coupon accompagné de votre paiement.Seuil EdgarMorm Edgar Morin m «Éh Méthode 1.La Nature de la Nature Seuil LA METHODE, 1.La NATURE de la NATURE, Edgar Morin, 40Q pages Veuillez me faire parvenir le livre LA MÉTHODE, 1.La NATURE de la NATURE, d'Edgar Morin.Vous trouverez ci-joint ?un chèque ou ?un mandat postal au montant de $17.95 à l'ordre de Diffusion Dimedia Inc.Nom.Adresse .Code postal.Téléphone.DIFFUSION DIMEDIA INC., 539, boulevard Lebeau, Ville Saint- Laurent, Québec H4N 1S2, (514) 336-3941 QUÉBEC SCIENCE / juillet 1977 Sommaire Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l’Université du Québec avec le soutien du ministèrede l’Éducation du Québec et.le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction.ISSN-0021-6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1977 Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR 4 Courrier Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 © Copyright 1977 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Patricia Larouche secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Collaborateurs André Caillé, André Delisle, Jean-Pierre Drapeau.Huguette Dusseault-Dumas, Jean-Marc Fleury, Michel Gauquelin, Fabien Gruhier, Pierre Mackenzie, Charles Meunier, François Picard, Gilles Provost, Joseph Risi, Jean-Pierre Rogel, Pierre Sormany, Yanick Villedieu Publicité Agence de vente publicitaire A.F.inr (418) 658-0002 Photogravure Audart inc.Impression Imprimerie Canada inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques inc.Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $ 15.00 Groupe (10 et plus): $12.50 À l’étranger: $20.00 De soutien: $25.00 À l'unité: $ 1.75 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051-3488 7 Environnement Les déboisements polluent Agro-alimentaire Une industrie qui nous échappe 8 Communications Le téléphone lilliputien 9 Pâtes et papiers Une innovation prometteuse 31 Télédétection Les journalistes du ciel Criminologie Le témoignage du sang 33 Éducation La fin d'un ghetto Énergie Se chauffer à l'eau de mer 34 Aéronautique Pas de moteur dans l'espace 35 Archéologie Les vestiges de Champlain 36 Médecine Le cancer résonne 37 Eau potable Quand les fuites consomment trop 38 Technologie L'art de créer des monstres 47 Parutions récentes Université du Québec Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE 49 En vrac ^ ENCART La contamination par le chlorure de vinyle Le Conseil des sciences du Canada io Comment soigner vos plantes François Picard C'est la qualité des soins de base qui compte 18 4'La i Le procès des dépotoirs Jean-Pierre Rogel Le problème écologique numéro un du Québec: les dépotoirs à ciel ouvert 31 L'énigmatique dossier des OVNI Claude Faubert Ce serait une erreur capitale d'élaborer une théorie avant d'avoir tous les faits 4 juillet 1977 / QUÉBEC SCIENCE COURRIER.LA RÉTROACTION BIOLOGIQUE J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article de Georgette Goupil et Pierre Sormany (février 1977) sur le ghetto de l'épilepsie.Dans cet article, on y mentionne une technique qui m'intéresse énormément, c'est-à-dire le «bio-feedback.J’aimerais beaucoup avoir le nom de ces centres et leurs adresses.Paul Chartré Montréal Pour en connaître plus sur le biofeedback, ou rétroaction biologique, vous pouvez vous adresser au Dr Fernand Poirier, à la Clinique d'épilepsie de Montréal, 822, Sherbrooke est, Montréal, (téléphone: 526-3000), de même qu'au Dr Pierre Boucher, président de la Société de rétroaction biologique du Québec, à l'hôpital Marie-Enfant, aussi à Montréal.DES LIGNES SOUTERRAINES Toujours mes félicitations pour la qualité de la revue.Un petit service à vous demander.J'aimerais obtenir des adresses ou des titres de livres (revues ou autres) où il serait possible d'obtenir des informations au sujet de l’enfouissement des lignes électriques (haute tension).Bertrand Bellisle Sainte-Foy Vous pourrez obtenir toutes les informations requises en vous adressant aux relations publiques de FHydro-Québec, 75, Dorchester ouest, Montréal.DES TROUS NOIRS J'aurais un léger renseignement à vous demander.Dans votre article «Que se passe-t-il sur le soleil» (vol.1 5, no 4, page 35), l'auteur dit que le trou noir est l'une des deux possibilités d'avenir d'une étoile.L'autre étant la transformation soudaine en étoile naine lorsque celle-ci réduit sa masse à moins de deux masses solaires.J'aimerais savoir si, pour ce qui est du Soleil, le trou noir serait sa destinée ou bien allons-nous assister à un phénomène de réduction de la masse du Soleil.J'aimerais aussi savoir si ce serait possible pour l'auteur Jean-René Roy de donner de plus amples explications sur le trou noir en relation avec notre Soleil.Mario Lemelin Victoriaville )IÊ: Selon Jean-René Roy, le Soleil n'a probablement pas une masse suffisante pour devenir un trou noir, ni même une étoile neutronique.Pour les étoiles de masse égale à 0,35 jusqu'à 1,4 fois celle du Soleil, la théorie de l'évolution stellaire prédit en effet des pertes de masse importantes vers la fin de leur vie.Après avoir épuisé leur combustible nucléaire, ces étoiles se contractent sous la force d'attraction gravitationnelle.En général, les étoiles de masse plus faible que 1,4 fois celle du Soleil aboutissent à la phase «naine blanche» (diamètre d'environ 20 000 kilomètres).Les gaz sont comprimés pour atteindre des densités de 100 tonnes par centimètre cube.N'ayant plus aucune énergie libre interne après l'arrêt de la contraction, l'étoile se refroidit lentement et devient une naine noire après des dizaines de milliards d'années.Les étoiles plus massives (plus que 1,4 fois la masse du Soleil) passent par la phase «supernova», c'est-à-dire qu'une explosion spectaculaire expulse leur enveloppe: simultanément, le coeur de l'étoile s'effondre si violemment que la matière y est comprimée jusqu'à des densités de l'ordre de 300 000 000 de tonnes par centimètre cube.A de telles densités et pressions, les électrons sont accélérés à la vitesse de la lumière et pénètrent les noyaux nucléaires pour transformer les protons en neutrons.Les noyaux nucléaires se désintègrent en neutrons individuels et l'étoile n'apparaît plus que comme un gigantesque noyau de matière neutronique d'un diamètre de 10 à 30 kilomètres.Les étoiles ayant des masses égales ou plus grandes que celle du Soleil peuvent devenir des trous noirs si leur effondrement gravitationnel est d'une violence suffisante.ADEPTE DE MOLIÈRE ET D'INFORMATIQUE Dans le numéro d'avril 1 977 (vol.15, no 4), il y avait un article très intéressant intitulé «La micro-révolution», rédigé par Laurent Bilodeau.Je ne suis pas étudiant, ni travailleur en électronique, mais ce domaine m'intéresse particulièrement.Ce document sur les micro-processeurs a excité ma curiosité.Ayant fait des recherches pour en savoir plus long et améliorer ma connaissance, je n'ai trouvé que des livres de la langue de Shakespeare.Étant plutôt adepte de Molière, j'aimerais avoir quelques bonnes références en français.S'il en existe, je serais heureux de les connaître.André Guérard Montréal // n'y a que très peu de références en français sur ce sujet.Par contre, H existe depuis le mois de février dernier, une Société informatique amateur du Québec qui s'adresse à tous ceux qui, à travers le Québec, s'intéressent à ce domaine.Cette société offre un service de documentation, un service d'aide à ceux qui veulent se bricoler des systèmes, et aussi une revue mensuelle (10 numéros par année) en français qui permettra aux adeptes de Molière de suivre les développements dans ce domaine, y compris en ce qui concerne les micro-processeurs.On prévoit aussi offrir des cours à tous ceux qui veulent s'initier à ce domaine.On peut communiquer avec cette société à l'adresse suivante: C.P.9242, Sainte-Foy, GOV 4B1.La cotisation annuelle pour en faire partie est de $10.00, mais elle comprend l'abonnement à la revue.es t11"' r ei’; 1 atin i -ar! c' le’- r ela;-Ils.-us see1 ms : sr" RADIO TÉLESCOPE AMATEUR Félicitations à votre excellent magazine.Souhaitons qu'il continuera de croître en qualité.Serait-il possible à l'un de vos lecteurs de me faire parvenir les plans détaillés d'un radio-télescope amateur?Yves Pelletier C.P.328 Lavaltrie JOK 1 HO UNE FAIBLE SOURCE D'ÉNERGIE Dans un article paru dans La Presse du 1 1 février dernier, on fait état de la possibilité d'utiliser l'énergie qui se dégage des déchets organiques en processus de biodégradation.Si possible, j'aimerais obtenir plus de renseignements sur ce sujet ou du moins les sources d'information disponibles.Jean Saucier Blainville // s'agit de la production du gaz méthane qui est libéré lors de la dégradation de matière organique en absence d'air.Vous pouvez consulter, à ce sujet, un article que nous avons publié dans le numéro de juin 1976 (vol.14, no 10) et intitulé «Les faibles lueurs du méthane».MAQUILLAGE SCIENTIFIQUE?Il est fort décevant de voir, publié dans Québec Science, un article aussi peu balancé que celui paru dans le numéro de mai 1977, sous le titre «Le maquillage alimentaire».Toute personne qui s'y connaît le moindrement dans le domaine des additifs alimentaires pourrait qualifier cet article de maquillage scientifique.Dans son article, M.Jean-Pierre Drapeau indique que «la politique canadienne à cet égard a presque toujours consisté à se soumettre aux pratiques et aux standards américains ».À partir de sr | if iliC.’ aws i i anré is:r-uleplao op$enç'[ ; Il îüia r , ires de IJKj:.' ale de la isaaeee iCT ¦ » âme-re lous PI - : IP"- il.te; iule.;: ère c.es:; Itir;.- itl;;' -8 16';, : it- le - : - - n éS::;: pi;;.-.¦ r léf:;:, Dadien- Xaliirt; 0,)fiep pliquj, Pnép:, fiene: îactie -'eci,-,: laPrci mi ^ «ÎPr ¦ %tle ,e%( s,«e èfen % ;S%s .QUÉBEC SCIENCE / juillet 1977 5 à loi «B 'E tie ([lli erpi j'a COURRIER • • • ces prémices douteuses, M.Drapeau a donc écrit un article parfait pour faire peur aux consommateurs canadiens à partir d'une série de données partielles, partiales et américaines, sans même prendre la peine de consulter les fonctionnaires de la Direction générale de la protection de la santé.Il aurait pu apprendre par exemple que ce n'est pas que l'industrie alimentaire qui affirme qu’on doit aux nitrites la disparition du botulisme, mais bien tous les toxicologues du monde.Il aurait pu apprendre que le test avec les embryons de poulet, tel qu'utilisé par le Dr Jacqueline Verrett n'est plus utilisé par aucun toxicologue réputé, et ce, à travers le monde, depuis une dizaine d'années, l'embryon de poulet n'étant pas comme chez le mammifère protégé par le placenta et de ce fait, est beaucoup ; trop sensible.aurait pu apprendre que le Comité conjoint d'experts sur les additifs alimentaires de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture et de l'Organisation mondiale de la santé a maintes fois approuvé l'usage de l'amarante et n'a pas cru bon de changer sa position depuis l'interdiction américaine.Il aurait pu apprendre que tous les pays qui ont essayé de reproduire l'expérience russe n'ont pu confirmer les résultats de cette étude, ce qui, dès lors, la rend quelque peu douteuse.Il aurait pu apprendre que la théorie du Docteur Benjamen Feingold n'est qu'une théorie qui ne s'appuie sur aucune expérience en laboratoire et qu'il a été impossible de la confirmer depuis sa publication.Bref, M.Drapeau aurait pu apprendre une foule de choses avant d'étaler publiquement son manque de connaissances et le manque de recherches à la base de son article.Vous trouverez joint à la présente un communiqué exhaustif expliquant la position canadienne sur l'amarante, dans l'espoir que M.Drapeau y trouvera matière à être un peu moins américanisé dans ses articles.Les lois canadiennes et américaines touchant aux aliments et drogues sont différentes, et on ne peut, comme M.Drapeau le fait, appliquer à la situation canadienne des données purement américaines.N.-René Mercier Attaché de presse Direction générale de la protection de la santé Santé et bien-être social Canada L'essentiel des propos de notre collaborateur visait à mettre en lumière l'inutilité nutritive des colorants alimentaires, mais pour lesquels certains doutes scientifiques existent quant aux conséquences réelles à long terme de petites quantités de produits chimiques ingérés pendant des années.A notre avis, une véritable politique de protection du consommateur consisterait à interdire d'emblée tout produit tant qu'il n'a pas été clairement prouvé inoffensif, plutôt que de l'autoriser jusqu'à ce que sa nocivité soit établie.Sauf pour des questions de détails, aucune information nouvelle ne vient mettre en doute les conclusions de M.Drapeau et, à notre connaissance, la position canadienne sur l'amarante qui conclut «qu'il n'existe actuellement pas de preuve suffisante justifiant le retrait de ce colorant dans les aliments vendus au Canada» constitue une illustration de cette approche négative de la protection du consommateur.La toxicologie est une science qui a fait des progrès remarquables depuis le 7 9ième siècle, mais si elle peut aisément indiquer quelle quantité d'un produit chimique suffit à empoisonner rapidement un animal, elle peut par contre difficilement déterminer les conséquences à long terme de l'ingestion régulière de petites quantités.En ce domaine (comme en bien d'autres!), l'unanimité est loin d'être faite ce qui explique d'ailleurs que certains scientifiques ne soient pas toujours d'accord avec les positions de la Direction générale de la protection de la santé, dont M.Mercier fait partie.ÉNERGIE ÉOLIENNE J'ai été bien intéressé par l'article sur l'énergie du numéro de mai 1 977.Regardant l'utilisation de l’énergie éolienne, pourriez-vous m'indiquer l'adresse de l'Institut Brace dont il est fait mention dans l’article ainsi que le ou les buts de cet organisme, si cela est possible.J'apprécierais recevoir l'adresse de tout individu ou organisme qui oeuvre pour utiliser l'énergie éolienne.Luc Bernier, Sherbrooke L'Institut Brace est rattaché à l'université McGill.Son adresse est: Agricultural Engineering Building, Macdonald College, Sainte-Anne-de-Bellevue, H9X 3MI.On y poursuit actuellement des recherches sur l'eau, l'énergie, l'agriculture.en s'attachant spécialement aux énergies alternatives, renouvelables, telles que éolienne, solaire.Du côté de l'agriculture, on y a fait des recherches intéressantes sur la culture en serre.A CHAQUE PAYS SA COULEUR Voici mon explication au «théorème des quatre couleurs» discuté dans l'édition de mai 1977.Pour qu'un pays puisse se prévaloir d'une couleur, une partie de son contour doit être en contact avec celui d'un autre pays.Trois pays dont les contours se touchent nécessitent trois couleurs différentes.Pour qu'un quatrième pays puisse se mériter une couleur différente des trois premiers, il faut que son contour touche une partie du contour de chacun des trois autres pays; cela ne peut se réaliser sans que le contour d'un de ces trois premiers pays ne soit complètement entouré par une partie du contour des trois autres pays.La couleur du pays ainsi entouré devient disponible pour un cinquième pays, d'où la suffisance de quatre cou leurs pour fins de cartographie.Claude Lord, Jonquière FUTUR ENTREPRENEUR EN RECYCLAGE Je voudrais des renseignements à propos d'un article publié dans votre revue et intitulé «Recyclez-les vous-mêmes», par André Delisle (Québec Science, vol.13, no 1 2, août 1 975).On y parle d'un centre de recyclage à Manhattan Beach (Californie) et on dit que les pionniers de ce projet ont publié un guide d'instructions à l'intention d'éventuels entrepreneurs en recyclage.J'aimerais me procurer une copie de ce guide d'instructions.Pourriez-vous m'indiquer de quelle façon procéder?Thérèse Guay-Bélanger, Québec Des informations supplémentaires sur ce centre de récupération peuvent être tirées de l'article «The G.E.R.M.of an idea: how to do a recycling center», par Mart Caverley, dans la revue Mother Earth News, no 16, Boîte postale 70, Hendersonville.N.C.28739.L'adresse la plus exacte que nous ayons de ce groupe est la suivante: Green Earth Recycling Movement, Redendo Beach City, California, U.S.A.ERRATUM Nous espérons que nos lecteurs se seront rendus compte, en lisant la rubrique intitulée «Le témoignage du sang» à la page 46 du numéro de juin 1977, que le contenu de cet article ne correspondait pas à ce titre.Celui-ci aurait dû se lire «Le bois au secours du pétrole». Produire l’électricité Hydro-Québec La centrale à réserve pompée est un type particulier de centrale hydroélectrique qui peut être aménagée là où, sans trouver un débit d'eau naturel suffisant pour alimenter une centrale hydroélectrique classique, on peut disposer d’une topographie propice.Une série expliquant les divers procédés actuellement employés dans le monde pour produire l'électricité et ceux qu'on est à mettre au point.Les centrales à réserve pompée Les installations et leur fonctionnement Une centrale à réserve pompée requiert deux réservoirs entre lesquels doit exister une dénivellation.La centrale-elle-même est située au pied de la chute, entre le réservoir supérieur et le réservoir inférieur.Ce qui la caractérise, c’est qu’elle peut fonctionner pratiquement sans renouvellement naturel de sa réserve d'eau, une fois que celle-ci est constituée.Dans sa phase productive, la centrale à réserve pompée fonctionne de la même manière qu'une centrale hydroélectrique classique.L’eau emmagasinée dans le réservoir supérieur s’écoule sous l’effet de son poids à travers des galeries qui la dirigent vers une turbine.Dans son mouvement, l’eau actionne la turbine qui entraîne à son tour un alternateur lequel transforme en électricité l’énergie qu’il reçoit.L’énergie revêt donc successivement les formes suivantes: énergie potentielle alors que l’eau est emmagasinée dans le réservoir supérieur, énergie cinétique lorsque l’eau se met en mouvement, énergie mécanique dans le turbo-alternateur puis énergie électrique dans les enroulements de l’alternateur.Là où la centrale à réserve pompée diffère, c’est dans sa phase de pompage.Pendant les périodes où la demande d'électricité est plus faible, la nuit et le week-end, elle utilise de l’électricité produite par des installations qui ne sont pas requises à ces moments pour d'autres besoins et elle pompe vers le réservoir supérieur de l’eau qu’elle puise dans le réservoir inférieur.Les centrales à réserve pompée se créent ainsi une réserve d'énergie qu’elles emmagasinent sous forme d'énergie potentielle dans le réservoir supérieur.Le pompage peut être réalisé au moyen d’une pompe appropriée ou par l’inversion du fonctionnement de l’en- Fluctuation de la demande au cours d'une semaine typique de janvier AM | PM “T“ i i 1 j - •«) ¦' 1 T ikMk ¦ 3 Z te-V te: ¦ L- -.te/tete '¦ 'te ¦terteteV/'-tete' r:te.:;:;:;:'tev:;teVte:te> ; ¦ .- •r ' ' ¦ : : ' :.y- ¦ te Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche En semble turbine-alternateur, effet, l'alternateur qui a la propriété de produire de l'électricité quand on le fait tourner agira comme un moteur si, au contraire, on lui fournit de l'électricité.Ce sera alors lui qui entraînera la turbine, celle-ci devenant une turbo-pompe.La centrale dans un réseau Une centrale à réserve pompée ne produit pas réellement d’énergie.Elle ne fait qu’emmagasiner de l'énergie produite par d'autres centrales pendant les périodes creuses de la demande, pour en restituer alors que la demande atteint ses sommets.Ce faisant, elle permet toutefois au réseau auquel elle est intégrée de disposer d’un surplus de puissance électrique qui n’existerait pas autrement.Evidemment, les diverses opérations nécessaires pour emmagasiner de l’énergie dans le réservoir supérieur et pour la retransformer en électricité ne peuvent, selon les lois de la physique, être réalisées sans que surviennent certaines pertes énergétiques.Il faudra dépenser environ 1,4 kilowattheure en période de faible demande pour pouvoir retrouver un kilowattheure en période de pointe, ce qui représente un rendement d’environ 70%.Ces pertes ne compromettent cependant pas la rentabilité des centrales à réserve pompée.L’électricité employée a une valeur relativement basse (il s’agit d'énergie excédentaire) et l’électricité rendue est précieuse compte tenu du temps où sont respectivement effectués le pompage et le turbinage.Une telle centrale permet d’optimiser l’exploitation de l’équipement majeur d’un réseau électrique en rendant possible un décalage de temps entre, d’une part, le moment d’une production d'énergie par une grande centrale et de son transport jusqu’à proximité d'un centre de consommation et, d’autre part, le moment de sa livraison aux abonnés.Elle permet par le fait même une meilleure exploitation des réserves hydrauliques.Les centrales à réserve pompée et les autres centrales de pointe sont généralement ins- 1 tallées à proximité des centres urbains.Elles contribuent à la stabilité des réseaux d'élec- I tricité en rendant possible une meilleure répartition des points de production par rapport aux points de charge.Les centrales à réserve pompée sont économiquement avantageuses pour répondre à la demande de pointe.Leurs réservoirs réduits en comparaison de ceux des centrales hydroélectriques classiques vont de pair avec des coûts d'investissement beaucoup plus modestes.Elles deviendraient î cependant prohibitives s’il fallait les installer à une trop grande 1 distance des points de charge.Le cycle d’utilisation sera plus court ou plus long, suivant la dimension des réservoirs.L’Hydro-Québec ne possède pas encore de centrale à réserve pompée.Certains emplacements apparemment propices à l’implantation de telles centrales sonttoutefois à l’étude lepms s ècol éiègle: one éa iècle, loyenn I az tai: 50 à ctueller tap ; rnJesut une H raintui es du me: aibom ourza1: oui les; ' uglobe lelsius tee:: k I uinte tas su or ¦ • urne s I as aOi elui ie ernied eau d erreslri Àl’hi intens 'ouveai l’être a Une centrale à réserve pompée Reservoir supérieur Pompage Production Alternateur-moteur I Réservoir nférieur Turbine-pompe QUÉBEC SCIENCE / juillet 1977 : ; (tel * ENVIRONNEMENT LES DÉBOISEMENTS POLLUENT Depuis une dizaine d'années, les écologistes s'inquiètent du dérèglement du cycle du carbone dans la biosphère.En un siècle, en effet, la teneur moyenne de l'atmosphère en gaz carbonique est passée de 250 à 325 ppm (parties par million); elle augmenterait actuellement de 0,8 à 1,5 ppm chaque année.Bien qu'on n'ait aucune certitude sur les effets à long terme d'une telle augmentation, on craint un réchauffementgénéral des climats, dû à «l'effet de serre» provoqué par le gaz carbonique.Ce réchauffement pourrait être catastrophique pour leszonessemi-désertiques du globe, où deuxoutroisdegrés Celsius en plus ou en moins déterminent la vie ou la mort d'espèces vivantes, dont l'homme.Mais outre cette crainte, qui n'est justifiée qu'en théorie pour l'instant, on s'inquiète des effets sur la photosynthèse, qui sont inconnus à long terme, à l'échelle de la terre.De fait, même si les climats n'étaient pas affectés, le problème est celui des conséquences à long terme de ce déséquilibre nouveau dans les écosystèmes terrestres.À l'heure où les recherches s'intensifient, donc, un élément nouveau dans le débat vient d'être apporté par trois géolo- gues américains.J.A.S.Adams, M.S.M.Montovani et L.L.Lundell.Dans un article publié récemment dans la revue Science (vol.196, no 4285), ceux-ci affirment en effet que la quantité de gaz carbonique rejeté dans l'atmosphère par la combustion de bois ou la coupe des forêts est au moins égale à celle produite par la combustion des combustibles fossiles.Ce résultat, qui se fonde sur des extrapolations de données sur les pertes nettes en bois et forêts dans le monde entier, est important: en effet, on pensait jusqu'ici que seule la combustion accélérée du pétrole, du charbon et du gaz était responsable de l'augmentation de la teneur de C02 dans l'air.On pensait même que les forêts «épongeaient» une partie de ce gaz carbonique, tout comme le réservoir marin, d'ailleurs.Il apparaît cependant que ces régulateurs ne fonctionnent pas assez vite au rythme actuel d'exploitation, et qu'on a sous-estimé les pertes nettes en forêts dans le monde entier.En réalité, la terre se déboise tellement vite que le gaz carbonique produit par ce déboisement est de 5 à 10 fois supérieur à ce qu'il était auparavant estimé.Il contribue à doubler les pertes de carbone dues à la combustion des fossiles.éditeur officiel du québec En empêchant la photosynthèse Le pillage des «réservoirs à cellulose», principalement dans les régions du Tiers-Monde, cause une perte considérable de C02 gui, en s accumulant dans l'atmosphère, peut entraîner une élévation de la température de la terre.Dans les pays industrialisés comme les États-Unis, les pertes annuelles nettes en carbone dues au déboisement n'atteignent que 2 pour cent des pertes dues à la combustion de fossiles (soit un maximum de 0,2 tonne par habitant).Mais dans les pays en voie de développement, c'est tout différent: il faut considérer qu'il y a au minimum cinq fois plus de pertes par déboisement que par combustion de fossiles.Au Brésil, par exemple, on a tant pillé le «réservoir à cellulose» —de l'Amazonie, notamment—, que la perte en carbone doit être estimée à 3,5 tonnes par habitant et par année (en tenant compte du reboisement) En 1910, 60 pour cent de l'État de Sao Paulo (250 000 km2) était boisé; seulement 20 pour cent l'était en 1950, à cause des entailles massives faites dans la forêt pour étendre l'agriculture et l’élevage.Par ailleurs, le rythme d'exploitation s'accroît de nos jours, même si on commence à reboiser.Toujours au Brésil, l'État du Parana perdait 3 pour cent de ses forêts chaque année, de 1 953 à 1963, tandis qu'on reboisait moins de 0,3 pour cent du total dans la même période.Ces résultats, bien que très partiels, amènent Adams et ses collègues à élaborer l'hypothèse d'un nouveau mode de développement à court terme du cycle du carbone.Si, cumuléesurdes millions d’années, une légère prépondérance de la photosynthèse sur la respiration a produit une accumulation de matières organiques dans les dépôts de combustibles fossiles ou bien dans le calcaire du milieu aquatique, il est possible aujourd'hui que cette tendance soit altérée ou même renversée, dans les conditions actuelles de combustion accélérée de ces combustibles fossiles.Le rôle du réservoir marin de gaz carbonique est alors à réévaluer, ainsi que les effets à long terme sur les espèces vivantes d'un doublement possible de la teneur en gaz carbonique dans l'atmosphère.À court terme, concluent les auteurs, on devrait favoriser le reboisement à l'échelle planétaire.Non seulement pour des raisons esthétiques, mais aussi pour régulariser les relations entre la biomasse végétale et l'atmosphère, ce qui assurerait à l'humanité un réservoir énergétique stable.(J.-P.R.) AGRO-ALIMENTAIRE UNE INDUSTRIE QUI NOUS ÉCHAPPE À l'exception du Conseil des denrées agricoles du Québec qui fait de louables tentatives, les efforts de recherche dans le secteur de l'industrie agro-alimentaire se heurtent à un manque flagrant de concertation.Par ailleurs, il existe un manque de formation de spécialistes vraiment adaptés aux besoins réels du développement de l'industrie agro-alimentaire.Telles sont les deux grandes lacunes mises en évidence par M.Charles Boussières, directeur des services agro-alimentaires du ministère québécois de l'Agriculture, lors du troisième colloque Augustin-Frigon organisé par l'École Polytechnique de Montréal.Le secteur agro-alimentaire est en proie à un phénomène de concentration qui l'oblige à faire de plus en plus appel à une technologie avancée.Au Québec même, cette évolution s'est fait sentir récemment et, par exemple, la production à grande échelle d'oeufs et de volaille ne remonte qu'aux années 1965-1 970 tandis que celle des porcs ne date que de quelque cinq à six ans.La concentration s'est fait sentir dans tous les secteurs au Québec, même si dans des cas comme celui de la transformation le changement a été moins spectaculaire qu'en Ontario ou que dans certains États américains.Il n'empêche qu'entre 1961 et 1975 environ 45 pour cent des entreprises de transformation agro-alimentaires ont disparu au Québec.Au niveau de la distribution, M.Boussières devait signaler que tout le marché est maintenant contrôlé par cinq grandes entreprises qui cumulent les rôles de grossiste et de détaillant.Après les «Aliments Steinberg Liée», la compagnie Dominion, qui vend beaucoup au Québec mais n'y fabrique rien, après le groupe Métro-Richelieu, c'est Provigo le dernier-né des opérations de concentration.Exemple frappant de l'évolution technologique, Provigo vient d'ouvrir le plus grand centre de distribution de viande au pays.C'est ainsi que Provi-viande passe au transport du boeuf en pot ou boîte pré-détail-lée au lieu de la traditionnelle 8 juillet 1977 / QUÉBEC SCIENCE carcasse ou demi-carcasse.La viande est pré-coupée et enveloppée sous vide, ce qui allonge de trois semaines la durée de conservation et améliore la protection sanitaire.Technologie de l'avenir semble-t-il, qui permet de jouer avec des capacités d'entreposage de l'ordre de deux millions de tonnes par semaine.C'est en général une technologie importée qui a accompagné la phase de concentration.Pour les oeufs, la volaille, les porcins, ce sont les grandes compagnies américaines de fabrication de moulées qui ont apporté leurs méthodes.L'industrie laitière a elle aussi profité des techniques étrangères.À Granby, la production du fromage en continu se fait selon un procédé mis au point en Nouvelle-Zélande.Malgré tout, la concentration au Québec n'a pas donné le jour à une multitude de grandes entreprises.Il y a donc un débalancement important entre grande et petite entreprise.Le fait que la concentration se soit réalisée au profit de compagnies étrangères fait en sorte que les rares centres de recherche appartiennent à des intérêts étrangers.Aujourd'hui, ils ont tous déménagé hors du Québec, à l'intérieur duquel il ne se fait guère plus que les contrôles de qualité.Les efforts des entrepreneurs québécois portent plutôt sur la constitution d'équipes de techniciens capables d'améliorer production et gestion.Des investissements importants sont réalisés en vue d'améliorer les contrôles techniques, d'assurer une meilleure qualification du personnel, de mettre sur pied des usines-pilotes.Selon M.Boussières, il est nécessaire de tirer profit des expériences et des informations des concurrents et des compagnies étrangères.Le cas du yoghourt est exemplaire à ce niveau: d'abord fabriqué sous licence selon une technique importée de France, le yoghourt est également produit maintenant selon un procédé développé sur place.Texture, saveur et couleur assurent à un produit agro-alimentaire son succès.Que ce soit le département des vivres de l'université Laval, la faculté d'agriculture de McGill, le département de microbiologie de l'Université de Montréal, le centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation de l'Université du Québec à Montréal ou l'institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe, plusieurs organismes travaillent à améliorer les produits québécois.Les ministères éditeur officiel du québec Trldun» tëa; $ ,Qia00t4 m fd UNE CONCENTRATION DE PLUS EN PLUS GRANDE Au niveau de la distribution, le marché québécois est maintenant contrôlé par cinq grandes entreprises qui cumulent les rôles de grossiste et de détaillant.concernés et des institutions publiques offrent des programmes d'aide pour le développement de la technologie agro-ali- mentaire.Ce qui ne semble pas marcher pour le mieux, c'est la concertation entre tous ces organismes.(M.G.) COMMUNICATIONS LE TÉLÉPHONE LILLIPUTIEN «Où diable ai-je bien pu le met-trel» s'interroge l'homme, en fouillant désespérément dans ses poches de complet.Et ce n'est qu'après quelques minutes de recherches fébriles, après avoir vidé ses poches d'au moins 3 stylos, un carnet de chèque, un trousseau de clefs, un briquet, un étui contenant quatre ou cinq cartes de crédit, une balle de golf égarée là par mégarde, qu'il déniche enfin.son téléphone! Science fiction que tout ça?Pas tout à fait, si l'on en croit Bob Eldridge, présidentdu Groupe d'études canadien sur les services mobiles, au sein du Comité consultatif international des radio-communications.En effet, les devis permettant la réalisation de ce téléphone, sans fil et aussi petit qu'un briquet ou un stylo, sont presque disponibles.Tout juste reste-t-il un problème à régler.Mais c'est un problème de taille: l'allocation des fréquences.Le fait est que, une fois retirées les fréquences réservées à la radiodiffusion en modulation de fréquence ou d'amplitude, à la radio-diffusion publique sur ondes courtes, à la radio-diffusion privée (citizens band) ou commerciale (police, taxis, camionnage, etc) puis à la télévision (VHP et UHF), il ne semble guère rester de place, dans le spectre utilisable pour les communications terrestres, que pour un nombre restrein de canaux téléphoniques.Récemment, la Commissio fédérale des communication; américaines réservait une mince bande de 40 MHz pour ce type d'usage aux États-Unis, cédant ainsi aux pressions, soutenues pendant près de 14 ans, par l'American Telegraph & Telephone.Pour l'instant, cette étroite bande permet de répondre à la demande d'une clientèle, encore restreinte, intéressée au téléphone d'automobile, ou au «téléphone-dans-la-malette-d'affaires».Tant que le prix de l'appareillage et la grosse dimension des piles n’en feront pas un objet quotidien», le problème ne se posera pas de manière plus directe.Mais les technologistes, japonais surtout, sont en train de réaliser cette prouesse du mini-téléphone de poche à prix modique.Pour l'instant, une autre solution s'offre aussi, compte tenu de la relative faible portée des émetteurs téléphoniques portatifs.Chaque région d'un pays peut être divisée en de multiples «cellules», correspondant à autant de centraux téléphoniques de quelques centaines de canaux chacun.Pendant que deux individus conversent sur une fréquence donnée, sur le IStélÉvi missk tiaux.idio en icinsqi n véhi letteur, uidedî ilionne litre-:' 'utiliser ssdispo Dans u impie di limslère allons, nèi/eme anir tel ications entai eniti ur le t1 imètri eplus, ampoia ur la rf esprei alais (e ourun Parmi impie pur lou e toute aies et Icenie, implir owe, a lois ïiniérii Celle éthen fabri îrtir pi blêmi epuis sé dam ms et, MF a Mire ans ia 'ornai.ufaeti 'vesiiss 'biicatj "alité c rocééÉ; O'dma nfani, as bi||.ntnitlu llfe dist Eng QUÉBEC SCIENCE / juillet 1977 9 imj - dit sfj ieii dij lens Otd! lit! rl: • ¦ 1 It'! r: f -• !1 IK ¦¦ onp s,i JtiM central «A», deux autres peuvent utiliser la même fréquence sur le centre «B», à plusieurs kilomètres de là.Mais une fois de plus, cette solution n'est que temporaire, puisqu'elle repose sur la relative faible puissance des premiers radio-téléphones, qui exigent d'autant plus de relais (et donc des coûts élevés) pour un appel à distance.Parmi les solutions envisagées, figure l'abandon pur et simple des ondes hertziennes pour toute forme de communication entre points fixes.Tous les téléviseurs recevraient leurs émissions par voie de câbles coaxiaux.Tous les appareils de radio en feraient de même.À moins qu'on utilise au contraire un véhicule encore plus prometteur, le faisceau laser, ou le guide d'onde, ou, au pire, le traditionnel faisceau dirigé de micro-ondes.Cela permettrait d'utiliser la totalitédes fréquences disponibles pour les fins de téléphonie mobile.Dans un article rédigé pour le compte de la revue En Quête, du ministère fédéral des communications, Bob Eldridge envisage brièvement ce que pourrait devenir cette société des communications mobiles.Comme le numéro de la carte de crédit, l'indicatif téléphonique deviendrait un numéro «personnel», et non plus rattaché à la résidence.En déménageant à l'intérieur d'une même région, on n'aurait plus à changer de numéro.Mais la vision peut devenir encore plus hallucinante si l'on y ajoute les fantastiques possibilités de la télé-informatique: n'importe qui pourrait, n'importe quand et de n'importe où, se mettre en contact avec un ordinateur central pour s'informer de la météo, des dernières nouvelles, pour retracer une personne qu'il cherche à rejoindre, pour effectuer unetransac-tion financière, etc.À vous d'imaginer les autres problèmes à régler, et que ne mentionne pas l'article de M.Eldridge: comment règlera-t-on le problème de la sonnerie, des téléphones égarés par mégar-de, des appels anonymes «qui poursuivent la gentille dame où qu'elle soit», et des bottins qui comprendront bientôt autant d'inscriptions que de citoyens dans une grande ville sans, quant à eux, être portatifs! (PS.) iSi c.1 PÂTES ET PAPIERS UNE INNOVATION PROMEHEUSE u» nr de 3ia; iai ei ¦ îirf A ¦ : : j il) A; ¦ b!»! : ¦ ' T ¦T : ;I)I il P1 De toutes les innovations technologiques de l'industrie des pâtes et papiers, il en est une, récente, qui est en train d'accomplir ce que le vice-président de McMillan Bloedel, M.Bruce Howe, appelait il y a quelques mois une «révolution tranquille à l'intérieur de l'industrie de la pulpe».Cette innovation est le procédé thermomécanique, dit TMP, de fabrication d'une pâte à partir de copeaux de bois préalablement étuvés.Connu en fait depuis les années trente et utilisé dans la fabrication de cartons et de feutres, ce procédé TMP a trouvé depuis trois ou quatre ans des applications dans la fabrication du papier journal.Actuellement, les manufacturiers de papier journal investissent des sommes considérables dans ce procédé susceptible de réduire les coûts de fabrication, tout en offrant une qualité comparable à celle des procédés traditionnels.Ordinairement, la pâte dont on fait le papier journal est tirée des billes de bois.Celles-ci sont chimiquement traitées pour en faire disparaître les impuretés, les contaminants et les couleurs naturelles.Un système complexe de raffinage mécanique par des meules permet d'obtenir une pâte brute, à laquelle on ajoute certaines pâtes chimiques, notamment pour donner au papier force et blancheur.Dans le cas des pâtes TMP, on opère à partir de copeaux de bois prétraités à la vapeur et sous pression.La pâte obtenue est de bonne qualité et nécessite peu d'addition de pâtes chimiques pour donner un bon papier journal.Même s’il est dans certains cas plus coûteux en énergie ou plus délicat à mettre au point, le procédéTMP est globalement plus économique à long terme, car il épargne sur la main-d'oeuvre et, bien sûr, sur la matière première requise, puisqu'il s'agit de copeaux de médiocre qualité qui normalement sont jetés au rebut.À l'heure où certaines forêts sont surexploitées, cette économie, estimée à 30 ou 40 pour cent du bois coupé, est un argument majeur en faveur du TMP.LIBRAIRE CARTES TOPOGRAPHIQUES PAR LA POSTE Vous mentionnez seulement le nom d'un lac, d’un village ou autre point géographique et nous vous ferons parvenir la carte détaillée (1:50,000) correspondant à la région qui vous intéresse.Inclure $1.75 avec votre commande (carte: $1.50, frais d'envoi 0.25) AGENT OFFICIEL DU GOUVERNEMENT f CARTES DETOUTES LES RÉGIONS EN MAGASIN.251Ste-CatherineE Montréal H2X1L5 Au Québec, si toutes les grandes compagnies utilisent déjà le procédéTMP pour la production de carton, seules la Consolidated Bathurst et la Domtar semblent avoir dépassé le stade de la recherche de laboratoire pour le papier journal.Consolidated Bathurst construit présentement à Port-Alfred une unité de production de papier journal TMP, qui entrera en opération au printemps prochain.Toutefois pour le Dr Ayroud, assistant-directeur à la recherche de la «Control», on ne peut brûler les étapes: «Ce procédé est intéressant mais nécessite de gros investissements.Il peut servir à dépasser les techniques actuelles, mais il s'agit de vérifier auparavant ses possibilités et son rendement, à la fois sur le plan technique et sur le plan économique».La Domtar, elle, est allée plus loin puisque son moulin de Donna-cona fournit depuis 1976 un papier à base TMP à plusieurs clients, dont le Journal de Montréal.«Le papier TMP que nous produisons, souligne Jean Bernier de la Domtar, est plus blanc, plus propre et plus résistant, sans qu'on ait besoin d'ajouter beaucoup de pâte chimique.Il coûte plus cher en énergie, mais il y a moins de pertes de fibres et moins de débris».Ces résultats confirment les conclusions d'un article technique paru en mars dernier dans Pulp and Paper Canada et portant précisément sur le système thermomécanique de la Domtar à Donnacona.Les auteurs démontraient que le pré-étuvage des copeaux sous pression, à 130 degrés Celsius, pendant deux minutes, a pour effet de réduire la teneur en débris et d'améliorer la résistance des pâtes mécaniques.La qualité des pâtes obtenues, surtout, varie peu avec l'usure des plaques de raffinage, contrairement à ce qui se passe dans les procédés traditionnels.On constate par contre que la qualité des pâtes TMP varie beaucoup avec les essences de bois utilisées.Ce qui toutefois n'a rien d'alarmant, puisqu'on conclut à la supériorité de la pâte TMP contenant des copeaux d'épinette, sur la pâte mécanique défibrée au bisulphite contenant n'importe quelle autre essence de bois.Et l'épinette, ce n'est pas ça qui manque au Québec.(J.-P.R.) ris^£ ¦VKK’:: mm : v "C v '¦ juillet 1977 / Ql ;.-• /-.v -., 'W ; - ; .¦ ^ - -r; - .- V;-: ¦ ;' ••i.y.jv- vr ' -y’'v: •: - ¦; :;';;:-N; “àQ&S; »Hs M%WM WBM®3Sm,û ¦ .a£iï';s'^.itnTf-' wmm [UÉBEC SCIENCE / juillet 1977 Pii OMMENT OIGNER OS PLANTES .WÊM MMM W^i
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