Québec science, 1 janvier 1978, Avril
Volume 16, numéro 8 AVRIL 1978 $1.75 le retour des couleurs naturelles \ ¦ ¦ • CLOCHARD À VINGT ANS • A • ORBITER, LE VAISSEAU DE LALLER-RETOUR • • LES gUËBËCOII^IL Y A 11 000 ANS • LES FILTRES DE LA SCI ™LE JAtràWü SERVICE DE LA COLLECTIVITÉ?PEUT-ÊTRE • NOUVEAU CONTRETEMPS Une des principales erreurs de notre temps est de croire résolu le problème de la production.Le système industriel moderne épuise chaque jour un peu plus les richesses sur lesquelles il s'est édifié: les ressources fossiles, les marges de tolérance de la nature et l'espèce humaine elle-même.Pour éviter une catastrophe, nous devons susciter un nouveau style de vie et de nouvelles habitudes de consommation.Les structures sont devenues trop grandes: organisations, hôpitaux, écoles, gouvernements., rien n'est plus à la mesure de l'homme, qui se sent perdu.Afin de redonner à ce dernier le sens de ses responsabilités et la possibilité de s'épanouir dans son travail et sa vie quotidienne, l'auteur propose d'adopter une technologie intermédiaire utilisée dans le cadre de plus petites unités de travail décentralisées, permettant de tirer parti de la main-d'oeuvre et des ressources locales.C'est en se référant à la petitesse naturelle de la race humaine que E.F.Schumacher, stigmatisant la tendance actuelle au gigantisme, affirme: «Small is beautiful», expression devenue slogan dans le monde anglo-saxon.Ernst Friedrich Schumacher (1 911-1977), économiste britannique d'origine germanique, fut conseiller économique du British National Coal Board de 1 950 à 1 970.Il fut par ailleurs consulté par de nombreux gouvernements du tiers monde.Créateur du concept de technologie intermédiaire, il sut mettre en pratique sa théorie et ouvrit des centres de développement des techniques intermédiaires dans de très nombreux pays.Ses ouvrages ont un grand retentissement aux États - Unis et en Grande -Bretagne.Jerry Brown, le gouverneur «écologiste» de Californie, a fait de Small is beautiful son livre de chevet et Jimmy Carter lui-même, après avoir reçu E.F.Schumacher à la Maison-Blanche, s'écrie aujourd'hui «Small is beautiful».SMALL IS BEAUTIFUL, 320 pages, $11.9! la'a; 'mm t f !•» -ii'v.* .u VU//>:•' U’'' L a * Contretemps / Le Seuil ¦• ••* : E.F SCHUMACHER Une société à la mesure de l'homme .Wy a-:-.-.«‘-VT ! __________________________________________________________________________________________________________ Ce volume est au les librairies ssi en vente dans Veuillez me faire parvenir exemplaires de SMALL IS BEAUTIFUL au prix de $11.95 chacun Vous trouverez ci-joint ?un chèque ou ?un mandat postal au montant de le Seuil Nom: Adresse: Code postal: Téléphone: DIFFUSION DIMEDIA INC., 539, boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, Québec H4N 1S2 (514) 336-394 QUÉBEC SCIENCE / avril 1978 3 Sommaire Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministère de l'Éducation du Québec et le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction, ISSN-0021-6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, deuxième trimestre 1978 Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 4 Courrier 6 La tête en fleur ® Copyright 1978 —- le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny Louis de Bellefeuille adjoints à la rédaction Jean-Pierre Langlois directeur de la production Marie Prince-Giasson promotion et publicité Patricia Larouche administration, composition et secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion 8 Pollution Quand la recherche suit la mode 9 Énergie Couper l'eau en deux Déontologie médicale Être cobaye et le savoir 11 Communications extraterrestres Pas de barrière pour la télévision 12 Gérontologie Les erreurs de vieillesse 13 Banque de Montréal I Jean Savard vice-président — Division du | Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l’Hydro-Québec I M.Lionel Boulet I directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Quadrichromies Audart inc.Virologie L'hydre de la grippe Photogravure et impression L'Éclaireur Itée Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier; $1 7.00 Groupe (10 et plus): $15.00 À l'étranger: $21.00 À l'unité: $1.75 Port de retour garanti Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 48 Toxicologie LSD, briseur de gènes 49 Pétrole Ce que nous risquons de perdre 50 Navigation Un brise-glace sur coussin d’air 53 Temps pleins 54 Parutions récentes Université du Québec Les chèquesou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE 57 En vrac 16 Le retour des couleurs naturelles Hélène Martineau De la racine à la graine, en passant par les feuilles et les fleurs, tout dans une plante peut servir à teindre vos tissus 24 Orbiter, le vaisseau de l'aller-retour François Picard Ce vaisseau qui fera la navette entre l'espace et la Terre 28 Les filtres de la science Gilles Constantineau Le rôle de la vulgarisation au sein de la jungle des publications scientifiques 31 Clochard à vingt ans Luc Chartrand De plus ên plus jeune, le clochard de demain sera-t-il un jeune étudiant désabusé?39 Les Québécois d'il y a 11 000 ans François Picard Les premiers habitants du Québec ont laissé des traces que les archéologues préhistoriens s'occupent à retrouver 45 Le talent au service de la collectivité Jean-Marc Fleury Judd Buchanan, ministre d'État, Sciences et Technologie, a bien voulu répondre aux questions de notre collaborateur portant sur les politiques envisagées pour la recherche scientifique au Canada 4 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE i|(|| Les Éditions du CNRS publient des ouvrages dans tou tes les disciplines relevant des sciences exactes et naturelles ou des sciences humaines.Il s'agit moins de livres de lecture courante que de documents de référence, d'instruments de travail élaborés par des chercheurs pour d'autres chercheurs ou pour un public cultivé soucieux d'améliorer un niveau culturel déjà élevé.Le fonds des Éditions du CNRS comprend plus de 2000 titres presque tous disponibles.NOUVEAUTÉS ÉCRIVAINS ET ARTISTES JULIEN CAIN 1977.262 pages $15.60 LES ETRANGERS A STUTTGART TRAVAUX DE LA RECHERCHE COOPÉRATIVE SUR PROGRAMME N° 397 1977.348 pages $19.50 COLLOQUE INTERNATIONAL DE LOGIQUE N° 249 1977.224 pages $17.70 HERMENEUTIQUE ET GR AM MATO LOGIE JEAN GREISCH 1977.236 pages $11.70 MAX PLANCK ARMIN HERMANN 1977.160 pages $11.70 TRAVAUX DU COLLOQUE DE SOCIOLOGIE JURIDIQUE FRANCO-SOVIÉTIQUE 1977.276 pages $19.50 DROIT ET PRATIQUE DE LA FONCTION PUBLIQUE INTERNATIONALE ALAIN PLANTEY 1977.500 pages $20.80 SYSTEMES DYNAMIQUES ET MODÈLES ÉCONOMIQUES Colloque international N° 259 1977.212 pages $16.90 ÉDITIONS DU CNRS Centre National de la Recherche Scientifique (Paris) NOM.ADRESSE (K-miv recevoir votiv documt’ntation DIFFUSION AU CANADA Editions du CNRS Les Presses de l’Université de Montréal C.P.6128.Suce."A" Montréal.Que.Canada H3C 3.J 7 Tél.343 6929 COURRIER • •• NOS CASTORS SERAIENT ARRIÉRÉS Les autorités britanniques ont fait appel à un Français, le Dr Bernard Richard, pour réintroduire le castor en sol anglais.Mais ce geste pourrait causer des problèmes diplomatiques entre le Canada et la Grande-Bretagne.«Vous pouvez être certain que ce fait sera étudié attentivement au Canada» selon M.Lome Green, secrétaire de presse du Haut-Commissaire canadien, M.Paul Martin.Cette situation a été causée par la campagne en faveur du retour du castor en Grande-Bretagne.Le castor auparavant était indigène au pays.À un certain moment, plus précisément au treizième siècle, le chapeau de castor devint très en vue et ce snobisme vestimentaire causa son extinction.Bernard Richard essaiera de capturer sept paires de castors français pour les introduire en Galles ou possiblement en East Anglia.Les journaux londoniens ont rapporté les dires de M.Richard selon lesquels le castor français est beaucoup plus intelligent que son cousin canadien, décrit comme arriéré et particulièrement ruineux pour les arbres.UNE QUESTION DE DÉCHETS Nous aimerions avoir une liste d'adresses qui pourraient nous permettre d'obtenir des informations précises sur les méthodes de fabrication de compost à partir d'ordures ménagères, des précisions sur les démarches à faire en vue de l'implantation d'une usine d'épuration des eaux et enfin de la documentation sur l'enfouissement des déchets solides.Alain Potvin Environnement Causapscal Causapscal Dans ce numéro-ci de Québec Science, notre chronique La tête en fleurs explique justement la façon de faire du compost.Vous pouvez aussi consulter l'article d'André Delisle, intitulé Une agriculture qui respecte l’écologie, dans le numéro d'avril 1975 de Québec Science (volume 7 3, numéro 8), ainsi que le volume Compost.Théories et pratiques, écrit par Jacques Petit et publié en 1977 aux éditions du Mouvement pour l'agriculture biologique (MAB) au Québec.Ce livre se vend $3.95 et vous pouvez l'obtenir en vous adressant au MAB, à l'adresse suivante: 340 Willowdale, app.2, Montréal.Quant aux démarches à entreprendre en vue de l'implantation d'une usine d'épuration des eaux, vous pourrez obtenir tous les renseignements désirés en vous adressant aux Services de protection de l'environnement (2360, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, G1V 4FI2), plus i précisément à la Direction générale de /'environnement urbain.C'est au même service que vous obtiendrez des informations sur l'enfouissement sanitaire des déchets solides.ii AVIS AUX AGRICULTEURS BIOLOGIQUES Il me fait plaisir de vous informer de la Quatrième conférence annuelle d'agriculture biologique des Cantons de l'Ést, les 1 5 et 1 6 avril à l'université Bishop de Lennoxville.Cette conférence ne se tenait jusqu'à maintenant qu'en anglais, mais nous tentons d'y greffer une partie francophone.Nous prévoyons une quinzaine d'ateliers en français.Il y aura au programme six périodes d'ateliers laissant au public un choix de trois ou quatre sujets pour chaque période.Voici quelques sujets d'ateliers: introduction à la biodynamique, biologie du sol, travail du sol, fertilisation et amendements, céréales, serres, verger, en plus de divers ateliers sur l'élevage.Une conférence thématique est prévue pour le samedi soir et deux plénières traitant de l'agriculture et du jardinage biologique termineront la conférence dimanche après-midi.Pour accommoder les participants et éviter les pertes de temps, nous offrirons les dîner et souper du samedi et le dîner du dimanche.Le coût de la conférence, incluant les trois repas, est de $20.00.Pour toutes informations supplémentaires, vous pouvez vous adresser à la Conférence d'agriculture biologique, C.P.94, Lennoxville, Québec.* p I ¦ * j*' lit: :!¦ il; :s ! ¥ j: î: j S' I h ,1 m i ;= i :n •Ü.it: *ü f: C «ü François Dion La Patrie : % ii: *1 LES OISEAUX DU QUÉBEC À la suite de l'article de Félix Maltais paru dans la revue Québec Science de décembre 1977, je tiens à vous signaler une lacune importante, à mon avis, dans la liste des ouvrages de référence ornithologiques.À titre de membre de la Société Zoologique de Québec, éditeur du volume Les oiseaux du Québec, je proteste contre l'omission de cet ouvrage.Celui-ci n'esl peut-être pas «indispensable» à l'ornithologue expérimenté, mais je crois qu'il peut se révéler instructif et même très utile à l'amateur débutant du Québec Conçu pour et par des Québécois, il est actuellement le seul ouvrage du genre publié chez nous.Parmi les sujets inté ressants sinon exclusifs traités dans ce ouvrage, mentionnons la répartitior géographique de chacune des espèces noms vernacu regions 5 esta ÜUÉBEC SCIENCE / avril 1978 mu nérihi SDM irt™ iliiiië fe d eÇ: isdelq Bislqi iteiü înans'ï unepîi fl cl» K cto .d'aiel* ie,W! lis»’ R®?IW [Slf® icipjis jsofte îllîi' e S2i)il fessa' jgiqu^ COURRIER italM® • •• aires.Ces sujets seuls justifieraient que ;et ouvrage soit mentionné comme livre de référence, surtout pour l'ornithologue amateur à qui s'adressait, de toute évidence, l'article.e plus, ne trouvez-vous pas ironique ue les illustrations qui agrémentent le exte soient justement celles que l'on etrouve parmi les 243 espèces illustrées ans le volume que l'auteur a omis de iter?Certes, la source des illustrations st mentionnée, mais il aurait été vrai-ent indécent qu'il n'en soit pas ainsi vu ue ces dessins ont été fournis gratuite-ent par l'éditeur.n terminant, je souhaite seulement que, 'il est donné à M.Maltais la chance 'écrire à nouveau un article sur le même ujet, il tienne compte de ces quelques remarques.Jean-Luc Grondin Stoneham DES UNITÉS QUELQUE PEU DÉSUÈTES Je suis un fervent lecteur de Québec Science, revue agréable à lire et qui aborde vraiment bien des sujets.Je Dense que vous seuls serez en mesure de ne renseigner sur la question suivante.J'ai mis la main sur un petit livret fait aux États-Unis et donnant des facteurs de conversion d'unités.Le titre en est: Conversion Factors; il vient de Sillcoks-Vliller Sales Co., Box 223, Berkeley Heights, N J.07922, et renferme environ 1 000 types de conversion! Toutefois, certaines unités sont très spécialisées et j'aimerais en savoir utilisation de même que le terme fran-;ais s'il existe.Voici un aperçu de ces unités: abamper, abcoulomb, abfarad, polt, dalton, ell, hogshead, lambert, nail, hm (international), pace, slug.^ndré Hemlin Vlontréal 'fous nous sommes permis d'abréger la W".ormulation des exemples que vous nous 'dez en raison de l'espace.Les abampère, est*1 ibcoulomb et abfarad sont des unités dectromagnétiques employées dans des ài8' laboratoires exceptionnellement spécia-" isés.Elles ne font pas partie du système oternational (mks) mais du système cgs, d“u> ?' est-à-dire centimètre-gramme-secon-iJ-' le.Le dalton est une unité de masse 'f J ' domique.Le hogshead est une unité de ;’olume moyenâgeuse.Nous n’avons pu jés et racer le bolt et le ell; // est probable que ri- es deux unités de longueur datent aussi je;'- le ! époque moyenâgeuse.Le lambert est r ‘ me vieille unité pour mesurer la lumi-! ^J ,,ance.Le nail est une unité américaine représentant la longueur d'un clou.Le pace est la longueur standard du pas fait par un soldat de l'armée britannique.Le slug est une unité de masse utilisée par les ingénieurs en aéronautique.Le ohm international ne fait pas partie du système international, de même qu'aucune des unités déjà citées.D'ailleurs la plupart de ces unités semblent plutôt désuètes.Nous permettent-elles de juger de la valeur de tout le livret?LA FUSION VS LA FISSION Lors de l'émission Science Réalité du 16 décembre 1 977 (diffusée le vendredi soir sur les ondes de Radio-Canada), il a été question de la fusion (et non de la fission) nucléaire.On y a dit que la fusion nucléaire est peut-être la dé de nos problèmes énergétiques, encore plus même que le recours à des méthodes dites «douces» (énergie éolienne, solaire, etc.).L'énergie dégagée de la fusion serait très intense, peu polluante et les réserves de matières première pratiquement illimitées.Qu'en est-il avec exactitude?Québec Science a-t-il consacré un article à ce sujet, ou sinon, compte-t-il le faire prochainement?Claude Lebuis LaSalle, Québec La fusion nucléaire fut l'objet de quelques articles dans la revue Québec Science.En 1973, on lui consacrait un dossier qui expliquait l'aspect théorique de la fusion et les possibilités de construire des centrales qui fonctionneraient en utilisant la fusion.Cet article, signé par Pierre Sormany, est intitulé L'énergie du XXIe siècle à portée de la main et a été publié dans le numéro de mars 1973 (volume 11, numéro 6).Nous en avons reparlé plus récemment en juin 1977 à l'occasion d'une technique mise au point dans les laboratoires de FINRS-Énergie qui permettait de produire de l'hydrogène lourd, technique pouvant être très utile dans le programme de la fusion nucléaire.Ce sujet fait toujours partie de nos préoccupations et si l'occasion se présente, nous en reparlerons sûrement.DES SPORTIFS ANÉMIQUES À la page 57 du numéro de janvier 1 978, vous mentionnez en vrac l'existence selon les chercheurs d'une anémie du sport.Auriez-vous l'obligeance de me donner la référence ou toute autre information que vous auriez en rapport avec ce sujet.Benoît Solomon Maniwaki Les recherches sur ce sujet ont été effectuées par le major William O'Hara des Forces armées canadiennes, qui travaille pour l'Institut civil de médecine environnementale du Centre de recherche pour la défense.C'est en étudiant les problèmes sanguins parmi les nageurs du du b de natation Etobicoke, dans la région de Toronto, qu'il fit ses observations sur F anémie du sport.U fit connaître ses résultats entre autres dans le journal The Gazette du 26 juillet 1977.LA PSYCHOPHOTOGRAPHIE QUÉBÉCOISE Nous sommes un regroupement de gens intéressés par la photographie Kirlian (psychophotographie) et n'ayant qu'une très faible documentation, nous désirons savoir s'il existe un institut, regroupement, ou des documents scientifiques qui pourraient grâce à une information plus ample nous aider au montage technique d'un tel dispositif.Vous trouverez ci-inclus une adresse à laquelle toute personne captivée par le champ énergétique humain peut communiquer avec nous.Alain Paquin 1, Renaud Shawbridge, Québec JOR 1 TO Nous vous recommandons de vous renseigner auprès de M.Louis Bélanger, le spécialiste québécois de la parapsychologie.M.Bélanger a reçu sa formation à l'Université de Fribourg, en Allemagne, sous la direction du docteur Hans Bender.Vous pouvez communiquer avec lui à l'Université de Montréal, au département des sciences religieuses.En attendant, la revue Impact, Science et Société, publiée par l'Unesco (7, place de Fontenoy, 75700 Paris, France), a consacré son numéro d'octobre-décembre 1974 aux parasciences et un article traite spécifiquement de la photographie de Kirlian. avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE '•j 1 t Thérèse Dionne et Bernard Dupuis La fête du printemps (première partie) Le printemps, c'est un immense jardin qui se réveille pour le plus grand plaisir de tous nos sens.Pour l'odorat, il est tout plein de bonnes senteurs: la fraîche haleine de la terre, les jacinthes au parfum capiteux, le muguetqui, à l'orée des bois, offre aux amoureux ses clochettes parfumées enveloppées dans un cornet de feuilles.C'est aussi l’odeur enivrante des lilas qui portent des milliers de coeurs en guise de feuilles.Le printemps, c'est pour l'ouïe le chant des oiseaux tout heureux et affairés à construire leurs nids, l'agitation des feuilles, fraîchement sorties des bourgeons, qui se défroissent et qui grandissent.Au printemps, la vue est comblée.C'est le spectacle de tous ces arbres en fleurs: pommiers décoratifs, amélanchiers, cerisiers qui émergent d'une nappe de narcisses, jonquilles, tulipes, primevères, aubriettes, etc.Ce sont les massifs d'azalées et de rhododendrons - princes du jardin - aux couleurs flamboyantes au milieu de tapis de myosotis.Fleurs d'autant plus belles que leur retour a été plus longtemps attendu.Et pour le goût, le printemps, ce sont les jeunes pousses d'asperges à la saveur si raffinée, et la rhubarbe qu'on transforme en succulents desserts ou qu'on surgèle pour prolonger le printemps.L'herbe tendre des gazons et la mousse qui recouvre les pierres des rocailles, c'est la douceur sous les doigts.Et ainsi, les cinq sens sont comblés.Pas surprenant que la tradition situe le paradis terrestre dans un jardin.Mais vous pouvez aussi créer chez vous un jardin agréable à vivre si vous l'aménagez d'une façon intéressante qui convienne à vos goûts et personnalité.Avant d'agir, bien réfléchir Il faut d'abord prendre le temps de réfléchir.Pour bien aménager son jardin, il faut tenir compte des besoins de tous ceux qui vont y vivre.L'âge, l'importance et la composition de la famille et son genre de vie sont des points très importants à retenir.Une famille avec de jeunes enfants aura des besoins spécifiques tels que aires de jeux, coins de sable, balançoires, etc., tandis qu'une famille d'adultes aura des besoins différents.Des gens qui reçoivent beaucoup seraient embarrassés de n'avoir pas ménagé un espace de stationnement suffisant pour leurs invités.L'idéal, c'est de faire un plan à l'échelle du terrain en se servant d'un papier quadrillé.La plupart du temps, si vous avez fait construire votre maison, vous avez déjà les mesures exactes inscrites sur votre plan de localisation.Commencez par situer sur le papier quadrillé toutes les constructions existantes: maison, abri d'auto, maisonnettes, entrées de cour, trottoirs; indiquez ensuite les arbres et toute chose que vous aimeriez conserver.Il faut aussi indiquer les dénivella- | tions du terrain par rapport à la rue ou aux voisins il [ serait désagréable que toutes les eaux de ruissellement se déversent sur le seuil de votre porte! La direction des points cardinaux par rapport à la maison et des vents dominants auront leur importance lorsqu'il sera temps de choisir les plantations d'arbres ou arbustes.Au moyen de cercles ou d'ellipses, délimitez maintenant sur le papier les divers espaces aménagés: patios, potager, coins de repos, pelouse, plates-bandes de fleurs, d'arbres, massifs de conifères, jeux, piscine, , cabanon, etc.Il est préférable que tous ces points d'intérêt communiquent entre eux, soit par des allées de gravier, pierres, plaques de béton, briques, rondelles de bois, ou par des pas japonais, pour finalement converger vers le point central qui est la maison.Il faut concevoir et aménager chaque zone en tenant compte de sa fonction spécifique.C’est ici qu'on réalise que les terrains ne sont pas trop grands, car bien souvent la maison a des dimensions trop grandes pour son emplacement.Si tel est le cas, il faudra que les éléments du décor évoquent en volume ce qui manque en surface.Les éléments du décor, ou l'indispensable verdure Surtout en banlieue, où les maisons sont souvent construites selon un plan uniforme, l'agencement original du décor constitue un élément important de la personnalité de votre demeure.Il faut cependant s'assurer un maximum de commodité et de confort avec un minimum d'entretien.L'aménagement du cadre comprendra les allées et chemins, les escaliers et murets, les tonnelles, pergolas et kiosques, les pièces d'eau, les coins de repos et patios, les jeux, enfin, tout ce qui s'appelle construction avec matériaux.Mais, aussi bien construit soit-il, le jardin serait froid et sans intérêt s'il n'était planté de nombreux végétaux qui en changent l'aspect selon les saisons et lui donnent du volume et de la couleur.Ce sont: arbres et arbustes, haies et conifères, rocailles et plates-bandes de fleurs annuelles et vivaces, gazon et plantes tapissantes, potager et verger.Nous avons déjà parlé du potager dans la chronique du mois dernier.Dans les prochaines chroniques nous parlerons des autres végétaux qui constituent les éléments du décor.Nous ne nous attarderons pas sur les constructions au jardin.D'abord, parce que tout ce qui touche la maçonnerie, la pose des pierres jointées pour trottoirs ou patios, l'érection des murets est un travail technique qui devrait être confié aux spécialistes de métier si vous voulez un fini impeccable et de longue durée.Si vous préférez le faire vous-même, voici quelques conseils.D'abord le matériau utilisé devrait être apparenté au revêtement de la maison.Si vous avez une maison en pierres, les trottoirs, escaliers, murets et patios devraient autant que possible être faits avec la même sorte de pierre.Évitez aussi de placer un trottoir qui descend verticalement en plein milieu de la pelouse; ceci rapetisse visuellement le terrain en sectionnant la surface gazonnée.Le drainage est très important pour que les joints résistent au gel de l’hiver.On peut concevoir un jardin sans constructions, or ne peut l'imaginersansplantes.Lesvégétaux, lorsqu'ils sont plantés en masses importantes (massifs, haies) masquent les clôtures ou une vue moins agréable ei séparent les différentes scènes du jardin.Ils peuven Si i ife lit V’fl *33 h tyii 'ifc S \ h- s \\ 1 k 7 QUÉBEC SCIENCE / avril 1978 Perspective longue Plantez au premier plan les arbres à feuillage sombre SI»'; amiti; rf nsi#! iniffi iiruîi;' loiitl* ifti^ lec^ iefS1’' e.5"; etr .la*1* pour allonger la perspective^ aussi être mis en valeur, isolément ou par petits groupes, pour que les yeux puissent en admirer le port, le feuillage ou les fleurs.Apprendre à bien connaître le caractère et les exigences des plantes, savoir les disposer avec goût pour qu'elles participent heureusement à la composition harmonieuse du jardin, c'est très assurément l’essentiel de l'art paysagiste.Bien choisir ses arbres Le choix des arbres doit être guidé par l'étendue de la place disponible.Très souvent, on a tellement hâte que les espaces soient remplis qu'on ne tient pas compte de la taille qu'auront ces végétaux au bout de quelques années, on se retrouve alors avec un fouillis qu'il faut éclaircir au bout de cinq ans.Les trois croquis illustrent un exemple de croissance harmonieuse, deux et cinq ans après la plantation.Avant de planter un arbre, il faut d'abord faire sa connaissance.Assurez-vous que ses branches pourront se développer normalement sans rencontrer d'obstacles: autres arbres, bâtiment, limite de propriété; que son feuillage n'obscurcira pas excessivement vos fenêtres; que ses feuilles en tombant à l'automne n’obstrueront pas les gouttières ou les filtres des piscines; enfin que ses racines n’iront pas soulever ou boucher les canalisations souterraines.En principe, l'arbre doit être éloigné de l'habitation d'une distance égale à sa hauteur à l'état adulte.Pour les grands arbres: érables, chênes, frênes, maronniers, ne réduisez pas cette distance à moins de six mètres.Dans le jardin, prenez soin que l'arbre n'ombrage pas vos rosiers, car l'ombre leur est néfaste.Pensez aussi que l'arbre vit autant sous terre que dans l'air; ses racines peuvent s'étendre aussi loin que ses branches.Enfin, pour éviter des querelles de voisinage, ne plantez pas d’arbre à moins de deux mètres de la limite de votre propriété.Si vous plantez des arbres à feuillage coloré, pensez que les feuillages clairs allongent la perspective, que les Perspective courte Si vous voulez raccourcir la perspective, plantez d'abord les arbres à feuillage clair.foncés la diminuent.Plantez les arbres pourpres au premier plan, les panachés au second.Les arbres panachés attirent l'oeil, et bientôt on ne voit plus qu'eux; n'en plantez pas trop.Les feuillages ne lassent jamais.N'oubliez pas que le feuillage de certains arbres prend à l'automne une coloration pourpre et or admirable.L'érable rouge (Acer rubrum), le chêne rouge deviennent pourpre flamboyant aux premiers froids; le ginkgo biloba, les peupliers, le frêne d’Amérique se transforment en or pâle.Si vous désirez de l'ombre, placez l'arbre protecteur au sud-ouest du lieu à ombrager.N'oubliez pas qu'une ombre trop dense est funeste à la végétation qu'elle couvre.Aucune fleur ne peut pousser sous un marronnier; par contre, l'ombre claire d'un févier ou d'un acacia peut couvrir sans danger beaucoup d'arbustes à fleurs.Pour en lire plus Maurice Fleurent, L'Art de créer et de soigner un jardin.Hachette, 1962.Le guide pratique des jardins.Marabout Service.Mon Jardin, ma maison (mensuel) 8 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE POLLUTION QUAND LA RECHERCHE SUIT IA MODE Les chercheurs universitaires et les scientifiques des milieux gouvernementaux préoccupés des problèmes de pollution de l'environnement par les substances toxiques devront sortir de leurs laboratoires et partager avec les citoyens les résultats de leurs travaux.Car, quand il s'agit de risques pour la santé ou de détérioration du milieu de vie, l'individu et la collectivité menacés doivent décider des actions à prendre, de la nécessité d'accepter ou non les inconvénients de ces pollutions, qu elles soient graves ou non.Cette constatation se dégage comme constante de plusieurs événements auxquels ont participé les milieux scientifiques québécois et cana- diens au cours des derniers mois.L'intérêt soudain des chercheurs pour la contamination du milieu par les toxiques suit-il la prise de conscience de certains groupes de citoyens face à la dégradation marquée de leur milieu de travail ou de vie?Ou est-ce l'inverse?Pour le docteur AJ.Nantel, toxicologue maintenant bien connu du Centre hospitalier de Université Laval, la communauté scientifique est à la remorque des événements: son intérêt est éveillé par la perception sociale des problèmes.Quand un problème est «à la mode», les chercheurs multiplient leurs demandes d'octrois.Un exemple très significatif à cet égard est celui de la pollution par le mercure.Depuis Minamata, c'est-à-dire depuis environ cinq ans, on a dénombré 3 845 publications sur le mercure dans le monde scientifique! Cette constatation a été apportée par le Dr Nantel lors d'une table ronde sur la pollution par les substances toxiques, à l'occasion du Symposium canadien de la recherche sur la pollution de l'eau.Ce symposium, tenu à Québec à la mi-novembre 1977 et réunissant quelque 200 chercheurs des divers laboratoires québécois et canadiens, a consacré la majeure partie de ses travaux à la revue des connaissances récentes sur la toxicologie aquatique.La présence, au symposium, de divers responsables gouvernementaux quotidiennement aux prises avec les problèmes et désireux d'arriver rapidement à des actions efficaces a donné l'occasion aux chercheurs de se questionner sur leurs orientations.Car, aux dires des intervenants gouvernementaux, malgré l'ampleur apparente des recherches scientifiques sur la question, les législateurs et les gestionnaires manquent d'outils pour passer à l'action.Ils ont besoin de critères pour choisir les substances nécessitant une attention prioritaire, de méthodes pour évaluer les risques associés à la présence de ces substances, de propositions de solutions pour éliminer de tels produits de l'environnement, i d'informations sur les effets combinés des centaines de contaminants retrouvés dans le milieu.Il reste donc encore beaucoup de questions sans réponses: leschercheursdoivent s'y attaquer en priorité pour dépasser les murs des laboratoires et contribuer à l'effort social d'intervention sur ces problèmes environnementaux.Les lacunes soulignées au cours du symposium apparaissent aussi dans les conclusions générales d'un rapport du Conseil des sciences du Canada sur les contaminants de l'environnement, rapport rendu public à DE NOUVELLES PRODUCTIONS AUDIO-VISUELLES À VOTRE DISPOSITION! Système international d’unités et de mesures (SI) Média 79 diapositives et une bande sonore synchronisée Durée 13'20" Prix $44.50 Sous forme d’audiovision, le document sur le Système international d’unités et de mesures présente: • Un rapide historique de l’implantation du SI.• Un certain nombre d’unités, des multiples et sous-multiples communs de ces unités et quelques applications.• Un aperçu des avantages du SI tels son caractère décimal, l’univocité des termes, etc.Pour vous procurer cette audiovision, veuillez vous adresser au: Ministère de l’Éducation Service général des moyens d’enseignement Secteur distribution 600, rue Fullum Montréal H2K 4L1 Téléphone: (514) 873-3078 Télex: 05-242329 a/s Secteur distribution Ministère de l'Éducation Service général des moyens d’enseignement e! lir.11?] ï I i 16 I i I k I I T- i k i \ I h I ^ I I I H fc. QUÉBEC SCIENCE / avril 1978 9 peu près au même moment.Ce rapport intitulé L'ambiance et ses contaminants (rapport no 28 du CSC, octobre 1 977) mentionne l'incertitude entourant l'évaluation des risques posés par l'exposition chronique à une faible dose de contaminant.Les auteurs attribuent cette lacune, entre autres raisons, à l'absence de recherche appropriée et méthodique, notamment sur la sensibilité individuelle aux contaminants.Le Conseil des sciences, dans ce rapport, a également dénoncé le peu d'empressement des scientifiques à se prononcer sur les risques d'intoxication par l’exposition à certains contaminants.Malgré les nombreuses controverses soulevées par de tels problèmes, où la certitude scientifique est rare —à preuve les nombreuses divergences d'opinion des scientifiques— des décisions doivent être prises par les dirigeants gouvernementaux, souvent à la suite des pressions des citoyens, pour assurer la sécurité de tous.L'apport des scientifiques devrait consister à fournir, à la lueur de toutes les informations disponibles, les éléments essentiels à l'élaboration de normes fixant les limites acceptables.Les législateurs ne peuvent attendre de preuve scientifique complète sur une question avant d'intervenir pour protéger les individus.Particulièrement dans le problème de la contamination par les produits toxiques, en attendant la mise au point de méthodes analytiques fiables, il faudra se satisfaire des hypothèses les plus plausibles.Aux scientifiques de se prononcer! Bref, le Conseil des sciences du Canada trace une voie prometteuse en affirmant la responsabilité des scientifiques dans l'évaluation des risques.Une autre dimension importante se greffe à cette responsabilité: la discussion des aspects scientifiques du problème doit être publique et inclure toutes les personnes affectées quand il s'agit de la contamination du milieu ambiant car, en dernier ressort, c'est à la société en général que devrait revenir la tâche de trancher la question, une fois que les scientifiques se seront prononcés sur les risques démontrés ou appréhendés.Or, pour ce faire, le public doit être très bien informé.Mettre le public dans la partie et faire servir les compétences scientifiques.Assez curieusement, cette affirmation constituait l'essentiel du message du ministre québécois de l’environnement, Marcel Léger, invité à inaugurer le Symposium canadien de la recherche sur la La possibilitédepréparerl'hydro-gène par réduction catalytique de l'eau en présence de lumière (solaire ou artificielle) préoccupe les hommes de science depuis longtemps.Si cette photolyse pouvait se fairedefaçon rentable à l'échelle industrielle, lascience moderne pourrait peut-être régler le problème de l'énergie une fois pour toutes.On sait que l'hydrogène est un des combustibles les plus riches en énergie, qu'il se manipule assez facilement avec des techniques bien connues et que sa combustion n'engendre pas de produits polluants.Pour effectuer cette réaction on aura besoin de grandes quantités d'eau —la réserve est inépuisable dans les mers et océans qui couvrent presque les trois quarts de la surface du globe—, de photons fournis par le bon vieux soleil et d'un système catalytique approprié pour provoquer et entretenir la photolyse.Aussi la simplicité théorique de ce problème a suscité l'intérêt d'un grand nombre de chercheurs aux États-Unis, au Canada, en Russie, au Japon, en Israël et ailleurs.Or, il arrive souvent en science que plus une affaire paraît simple sur papier, plus elle est complexe quant à la solution pratique du problème.Des équipes entières de physico-chimistes ont, depuis des années, uni leur savoir, leur imagination et leur ingéniosité dans le but de scinder l’eau en ses deux composantes (hydrogène et oxygène) par une réaction analogue à la photosynthèse qui s'accomplit naturellement dans les cellules vertes des plantes.Mais, jusqu'à présent, on s'est toujours heurté à des difficultés expérimentales qui empêchaient d'atteindre un bilan économique prometteur; soit que le rendement en hydrogène était trop faible, ou le catalyseur utilisé pollution de l'eau.C'est aussi, de l'avis du ministre, la condition fondamentale pour rattraper le retard de dix ans qu'a pris le Québec sur les autres pays industrialisés au chapitre de la lutte contre la pollution.André De!isle trop peu efficace ou trop coûteux, ou la photolyse réalisable seulement sur une étroite bande d'énergie lumineuse incidente, ou le capteur de photons régénéré trop difficilement et à un taux insuffisant eu égard à la proportion d'hydrogène dégagé.Un nouvel espoir vient de naître grâce aux travaux d'une équipe dirigée par Jean-Marie Lehn à l'Institut Le Bel de l'Université de Strasbourg, travaux dont fait part une livraison récente du Nouveau journal de chimie.En collaboration avec Jean-Pierre Sauvage du Centre national de la recherche scientifique, ces chercheurs ont en effet réussi à augmenter considérablement le rendement en hydrogène tout en étendant l'éventail de nos connaissances sur le mécanisme de la réaction photolytique.Ils ont réalisé la réduction photonique de l'eau en présence d'une combinaison de quatre agents, chacun apportant au milieu une activité spécifique.Ce sont: (1) la triéthanolamine (TEA), un réducteur doux, (2) un complexe de ruthénium (chlorure de ruthénium-bipyridine) agissant comme agent photosensible et réducteur efficace, (3) un complexe de rhodium (chlorure de rhodium-bipyridine) qui agit comme accumulateur d'électrons et de protons par la formation d'hydrures, et (4) un catalyseur à base de platine (chloro-platinate de potassium) qui, à l'état colloïdal, provoque la décomposition des hydrures et favorise la génération d'hydrogène.L'appareil contenant tous les réactifs en milieu aqueux communique avec un réservoir de mercure au moyen d'un tube capillaire; on fait le vide dans le système et on remplace l'air par de l'argon.Lorsque le contenu de l'appareil est irradié par de la lumière solaire diffuse ou par une ampoule —halogène de projecteur pour diapositives de 150 watts nantie d'un filtre infrarouge, la photo-excitation commence à se manifester après quelques minutes par une évolution de gaz qui se maintient régulièrement pendant plusieurs heures.L'analyse spectrographique et la chromatographie en phase gazeuse ont montré que le gaz dégagé contient plus de 80 pour cent d’hydrogène, le reste étant composé d'argon, d'azote et d'oxygène.Pour élucider le mécanisme de la réaction, l'équipe de Strasbourg a, dans une expérience parallèle, remplacé l'eau ordinaire par de l'eau lourde (D20).Il y eut dégagement normal de gaz, mais ce dernier contenait environ 90 pour cent de deutérium (D2) et 10 pour cent d'hydrogène deu-térié(HD).On en a déduitquedes protons provenant de l'eau participent à la réaction, qui paraît dès lors comme une réduction photochimique de l'eau.Mais on ne peut pas pour autant exclure totalement la possibilité d'une déshydrogénation amorcée par le TEA.Les auteurs estiment en outre que, dans leur système, le tampon TEA/TEA-H+ peut agir à la fois comme donneur d'électrons et comme source de protons.Mais ils insistent sur le fait qu'ils ne s'agit encore que de spéculations.Le taux de dégagement d'hydrogène dépend pour beaucoup du pH.Il est maximal à un pH de 7,6, et baisse rapidement à des pH légèrement alcalins ou légèrement acides.Dans l'état actuel des choses, le rendement global en hydrogène est de 300 parties en poids par rapport au complexe de ruthénium etde20parrapport à celui de rhodium; dans les deux cas le rendement proportionnel obtenu par l'équipe de Strasbourg est bien supérieur aux données rapportées dans les travaux antérieurs.Par ailleurs, lorsque la réaction cesse on peut faire repartir le dégagement d'hydrogène de façon normale en ajoutant au milieu filtré une nouvelle dose de complexe de ruthénium.Il est évident qu'en raison du coût élevé du ruthénium et du rhodium, le système développé par l'équipe de Strasbourg est encore loin d'avoir une importance pratique.Il constitue cependant un pas significatif vers la réalisation de nouvelles ENERGIE COUPER L’EAU EN DEUX 10 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE techniques dans les domaines de l'accumulation d'énergie et de la fabrication photochimique d'un combustible idéal pouvant être substitué au pétrole.La prochaine étape des recherches consistera sans doute à modifier les conditions de la réaction en vue d'accroître la stabilité du système et le rendement proportionnel en hydrogène à des niveaux supérieurs à ceux des sytèmes actuels.Joseph Risi DÉONTOLOGIE MÉDICALE ÊTRE COBAYE ET LE SAVOIR L'évolution rapide des sciences biologiques soulève des problèmes d'éthique.Comment s'assurer que les expériences portant sur des sujets humains n'ont lieu qu'avec la pleine reconnaissance des droits de tous les êtres humains?Cette question de bon sens moral, de déontologie de l'expérimentation chez l'humain, se posait au temps d'Hippocrate.La Seconde Guerre mondiale l a ravivée.Au Canada, leConseilde recherches médicales (CRM) a jugé que la déclaration de Helsinki en 1964, considérablement modifiée en 1975, ne convenait pas aux besoins canadiens.Les lignes directrices destinées à guider les médecins dans les recherches biomédicales sur l'être humain ne sont pas, selon le Conseil, suffisamment spécifiques ou rigoureuses pour garantir qu'on n'utilisera que des méthodes éthiques dans tous les projets de recherches.Au terme de deux ans d'étude, un groupe de travail mis sur pied par le CRM apubliéenjanvierun rapport qui décrit les dilemmes éthiques fonda mentaux que soulèvent les recherches sur les êtres humains.On décrit ainsi les exigences éthiques qui devraient guider de telles recherches, y compris les précautions à prendre dans le cas des groupes de sujets faisant l'objet de recherches comme les détenus, les enfants, les étudiants, les handicapés mentaux, les collectivités ethniques et les autochtones.Dans Les aspects éthiques des recherches faisant appel à des sujets humains (Rapport no 6, 64 pages), on donne un sens large à l'expression «expérimentation humaine».Le groupe de travail ne fait aucune distinction éthique entre les techniques d'invasion du corps humain et celles qui, par le truchement de questionnaires, d'analyses de comportement ou d'observations, peuvent être considérées comme une intrusion dans l'esprit des sujets faisant l'objet de la recherche.En bref, cette «politique publique» de la déontologie de l'expé- rimentation chez l'humain s'appuie sur la création de comités locaux de déontologie comptant des membres du public profane aussi bienquedu monde scientifique.Ils seraient responsables de l'examen de chaque proposition de recherche portant sur les êtres humains.Ces comités devraient êtres investis du pouvoir d'interdire le projet ou d’imposer des conditions.Aucun être humain, selon les propositions faites au CRM, ne sera assujetti à des interventions expérimentales sans avoir exprimé librement son plein consentement à la lumière des renseignements complets qu'on lui aura fournis sur l'expérience proposée.Le groupe de travail propose que chaque établissement de recherche veille à l'application des normes éthiques en créant de tels comités d'examen déontologique.On insiste sur la pondération des risques et des avantages possibles d'un projet de recherche.Une science boiteuse va toujours de pair avec une éthique louche.Une science valable ne va pas toujours de pair avec une éthique saine.Le document se penche longuement sur les personnes inaptes à donner leur propre consentement à participer à un projet de recherche.Par exemple, les détenus peuvent ressentir à cause de leur captivité de plus fortes pressions en vue de participer à des recherches.Autre cas: les recherches sur la femme en- ceinte se répercutent sur le foetus qu'elle porte.Le droit d'une femme enceinte de se prêter volontairement à certaines recherches se heurte au «droit» de l’enfant qu'elle porte à être protégé.Sur la question d'évaluation des risques et des avantages, les membres du groupe de travail n'ont pu se mettre d'accord sur la façon dont le comité d’examen déontologique devrait l'aborder.Le débat reste donc ouvert.On afait ressortirdansledocu-ment la nécessité de reconnaître le rôle du public.Autrefois, y lit-on, on estimait habituellement que la déontologie médicale était une question professionnelle établie et appliquée par les membres de la profession dans les limites de la loi.Maintenant la déontologie de la recherche sur les sujets humains est une responsabilité publique.La déontologie ainsi envisagée délimite non seulement les fonctions professionnelles mais aussi le droit des sujets éventuels, en particulier les personnes handicapées, de se protégereux-mêmes.La protection des droits de l'homme est une responsabilité de l'ensemble du public qui ne peut être laissée à la seule profession médicale.Dans le document on étudie également les responsabilités de l'investigateur, de l'établissement concerné et de l'organisme subventionnaire, compte tenu de la nature des sujets de recher-  tous les Québécois du domaine public et parapublic, nous disons merci pour l’appui accordé en confiant leur protection et leurs épargnes à des institutions qui leur appartiennent.la mutuelle-vie des fonctionnaires du Québec SIEGE SOCIAL: ADRESSE POSTALE: TÉLÉPHONE: Édifice de La Mutuelle.625 /ue Sc-Amable.QUEBEC.Qué.C.P.16040, QUÉBEC.Qué.G1K 7X8 643-3990 (QUÉBEC) 873-2410 (MONTRÉAL) une responsabilité bien partagée: Le 1er janvier 1976, La Capitale, filiale de La Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec, se lançait sur le marché de l’assurance générale.13,000 assurés plus tard et, à la lumière de cette première année d’expérience, La Capitale décide de réajuster ses primes en assurance-automobile et des biens: les nouveaux taux réduits sont déjà en vigueur.Nous profitons de cette occasion pour remercier les fonctionnaires de leur accueil enthousiaste.CWt4£ Compagnie d’assurance générale Filiale de la Mutuelle-vie des Fonctionnaires du Québec SIEGE SOCIAL: Édifice de La Mutuelle.625 /ue St-Amable.QUEBEC.Qué.ADRESSE POSTALE: C.P., 17100.QUÉBEC.Qué TÉLÉPHONE: 1 .a : < : i I j V j lii Tü: 1* ¦: 1 CSÙF,; QUÉBEC SCIENCE / avril 1978 ni» .Ltd ten cenjrçj au#; Kiï! che.Lespropositionsn'entreront en vigueur qu'au moment où le document aura été entériné par le Conseil de recherches médicales.Le document ne s'appliquera qu'aux projets de recherche directement subventionnés par le CRM, mais on souhaite que les mêmes normes éthiques soient appliquées à toutes les investigations faisant appel à des sujets humains.Claude Tessier COMMUNICATIONS EXTRATERRESTRES PAS DE BARRIÈRE POUR IA TÉLÉVISION Depuis déjà une trentaine d'années la terre parle aux étoiles.D'abord faiblement, puis avec de plus en plus de puissance à mesure que de nouvelles stations de télévision entrent en ondes.En effet, les 15 000 stations de télévision terrestres émettent maintenant avec une puissance moyennededixméga-watts, alors qu'en 1945 la puissance moyenne de toutes les stations de télévision n'était que de quelques milliers de watts.Contrairement aux ondes de la radio AM et aux ondes courtes, les émisssions de télévision s'échappent de l'environnement terrestre.Car les ondes porteuses des images télévisées occupent la bande de fréquences de 40 à 850 mégahertz, que n'absorbe pas l'ionosphère, la sphère de gaz atmosphérique électrifiée qui réfléchit les ondes courtes des radio amateurs.Il y a donc plus de 30 ans que la terre a commencé à diffuser une sphère de radiations électromagnétiques dans le milieu galacti- que.Voyageant à la vitesse de la lumière, la bulle électromagnétique émise par notre planète a maintenant rejoint plus de 300 systèmes solaires.peut-être avec des planètes, peut-être avec des civilisations.À sa limite extérieure, notre signal est extrêmement faible, mais son intensité va augmentant et le rayonnement radio terrestre englobe déjà une quarantaine d'étoiles avec une puissance de quelques mégawatts.Des astronomes de l'Université de Washington à Seattle, W.T.Sullivan, S.Brown et C.Wetherill, ont tenté de se mettre à la place d'éventuels astronomes extraterrestres «pollués» par nos signaux de télévision.Si ces astronomes d'ailleurs se mettaient à étudier nos signaux, quels renseignements pourraient-ils en tirer à notre sujet?Telle est la question à laquelle les chercheurs américains ont tenté de répondre dans un récent article de la revue Science.Au départ, les astronomes de l£*- y Des spectateurs extraterrestres C est peut-être les signaux de télévision, émis de la Terre et se propageant dans l'espace, que les extraterrestres, étudieront pour connaître la civilisation terrestre Seattle nous assurent qu'ils ne croient pas que nos voisins sidéraux puissent percevoir le contenu des émissions de télévision terrestres.Néanmoins, même observé de loin, le fouillis des signaux télévisés offre de nombreuses possibilités de déductions pour l'astronome extraterrien le moindrement curieux.Prises dans leur ensemble les émissions électromagnétiques représentent le signal terrestre.Les deuxgrandesconcentrations de stations émettrices, localisées en Europe occidentale et en Amérique du Nord, contribueraient chacune pour deux maximums d'intensité à chaque 24 heures.Ceci tient au fait que les faisceaux TV ne pointent pas vers le ciel, mais plutôt vers l'horizon.Pour un observateur sur une planète située sur le prolongement du plan de l'équateur terrestre, les maximums de puissance se produiraient donc lorsque l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord émergent ou disparaissent à la bordure du disque observé.Le signal terrestre comprendrait donc quatre pics d'intensité revenant à tous les 24 heures.La quantité de renseignements disponibles augmente surtout à partir du moment où l'astronome extraterrestre commence à enre-gistrer le comportement des signaux individuels.À cause du mouvement annuel de la terre autour du soleil à la vitesse de 30 kilomètres à l'heure, il constaterait que la fréquence des signaux individuels diminue d'environ un kilo-hertz en dessous d'une valeur moyenne lorsque la terre s'éloigne de l'observateur, puis remonte d'un kilohertz six mois plus tard, lorsque la terre se rapproche de l'observateur.Un astronome averti en déduirait tout de suite qu'il observe un objet en orbite autour d'un autre.Ces variations se répétant à tous les douze mois, il en déduirait la période de l'orbite terrestre, un an, la forme de cette orbite et la distance séparant l'objet émetteur de son étoile.À ce moment, il aurait déjà la conviction qu’il a affaire à une activité artificielle.En s'attardant à noter le moment d'apparition et de disparition des nombreuses sources d'émission, ainsi que le taux maximum de déplacement de leur fréquence —les signaux de 11 stations se trouvant à l'équateur ont de plus grandes variations de fréquence que les stations situées plus au sud ou au nord— il pourrait trouver la durée de la période de rotation de l'objet céleste sur lui-même, le jour, de même que le rayon du corps tournant, 6 000 kilomètres.À ce moment-là, il aurait le choix entre deux types d'étoiles, une naine noire (étoile éteinte) ou une naine blanche, et une planète.Connaissant déjà l'orbite de l'objet, il aurait pu déduire sa masse, dans l'hypothèse où elle est de beaucoup inférieure à celle de l'étoile.La nature des signaux le ferait pencher en faveur d'une activité artificielle et il déduirait certainement qu'il a affaire à une planète étant donné le peu de chances qu'une civilisation se développe à la surface d'une étoile.D'autres variations des fréquences, causées par l'interférence avec l'ionosphère, pourraient s'expliquer par la présence d'une sphère de gaz partiellement ionisée entourant la planè-té.Sachant la distance de celle-ci à son étoile, il pourrait peut-être avoir une bonne idée des conditions terrestres et en déduire quelle sorte de vie y serait possible.S'il était vraiment astucieux, ou avait la chance de vivre sur une planète analogue à la nôtre, il pourraitmêmesefaire une idée de notre climat.Parfois, le signal d'une station apparaîtrait avec un léger retard ou une légère avance; elle pourrait être reliée au fait que les grandes antennes de 300 mètres de hauteur oscillent de 0,3 degré sous des vents de 80 kilomètres à l'heure.S'il pouvait noter avec précision l'instant d'apparition des stations en association avec les variations de fréquence, il pourrait aussi déterminer l'emplacement des sources.En collaboration avec des sociologues extraterrestres, il déduirait probablement l'existence de frontières politiques et de limites géographiques.En notant les fréquences et les particularités techniques des signaux en fonction de leur emplacement, les géopoliticologues extraterrestres détermineraient même les zones d'influence politique.L'analyse de la forme des ondes émises leur donnerait aussi une bonne idée de la taille des antennes utilisées, et donc de la taille des structures terrestres.Mais sans 12 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE aucun doute, leur première réaction serait d'être étonné de voir avec quel peu de souci nous polluons ainsi notre environnement galactique.De quel genre d'équipement nos extraterrestres devraient-ils disposer pour nous étudier ainsi?De fait, leurs moyens de détection devraient être plus avancés que ceux dont nous disposons.La plus puissante antenne terrestre, celle d'Arecibo, à Porto Rico, ne détecterait les signaux terrestres qu'en dedans d’un rayon de 1,8 année-lumière, soit moins de la moitié de la distance qui nous sépare de l'étoile la plus rapprochée, Alpha du Centaure.Par contre, les impulsions 1 000 fois plus puissantes des radars américains BMEWS (Ballistic Missile Early Warning System) utilisés pour détecter les lancements de missiles soviétiques seraient perçues à partir de 18 années-lumière.Le fonctionnement intermittant de ces radars «Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves?» Si cette question de Péloquin en aura choqué plus d'un, elle n’en cache pas moins une vérité fondamentale inhérente à la condition humaine.Pourquoi nous, humains, sommes-nous condamnés au vieillissement, avecsa résultante finale et inéluctable, alors qu'il existe plusieurs organismes peinards qui vivent et se reproduisent indéfiniment?On pourrait penser, a priori, que le vieillissement est un mécanisme naturel d'épuration, visant à éliminer une population d'individus vieillis qui, autrement, entreraientencompétition avec les populations jeunes et plus aptes à vivre.C'est là une vue très simpliste du phénomène, qui ne résiste d'ailleurs pas à des considérations tant biologiques que sociales.Selon le biologiste T.B.L.Kirkwood, en regardant le vieillissement sous l'aspect évolutionniste, il est possible de relier la théorie de Orgel, qui veut que le vieillissement soit le résultat d'une diminution progressive de la précision dans la synthèse des protéines, à certainsfaits expéri- ne permet pas d'apprendre grand-chose sur la terre, mais il pourrait attirer l'attention des astronomes de la Galaxie.Le signal de la terre serait détecté jusqu'à 25 années-lumière, et jusqu'à 250 années-lumière dans le cas des impulsions radars BMEWS, si nos astronomes de la Galaxie disposaient d'un réseau d'antennes comme celui décrit dans le projet Cyclope.Ce réseau, qui comprendrait 1 000 antennes de 100 mètres de diamètre, a justement été imaginé par la NASA pour écouter les «téléviseurs» extraterrestres.Pour déchiffrer le contenu des émissions elles-mêmes, il faudrait que leurs instruments soient encore 20 000 fois plus sensibles.S'ils ont entrepris l'effort technique exigé pour écouter et voir nos émissions, on peut se demander s'ils jugeront que l'effort en valait la peine.Jean-Marc Fleury mentaux sur la sénescence des fibroblastes diploïdes humains (ceux-ci sont des cellules du tissu conjonctif contenant le nombre de chromosomes d'une cellule fécondée).Il apporte ainsi un argument nouveau, inspiré des mécanismes d'évolution, au bien-fondé de cette «théorie des erreurs» du vieillissement.En effet, les premières molécules organiques et, par conséquent, les cellules primitives ne surgirent pas du néant spontanément dès que les conditions favorables furent réunies.Elles seraient plutôt le fruit de nombreuses tentatives de réplications, plus ou moins heureuses, selon le niveau de rapidité et de précision dans la duplication des cellules-mères.Dans le temps et l'espace, des colonies de cellules semblables se sont ainsi développées et dotées de la faculté de fission binaire.La balance dynamique entre information (ordre) et entropie (désordre) assure la survivance évolutionniste d'une espèce.On peut donc considérer la sélection naturelle néo-darwiniste comme le résultat direct de l'interaction entre l'information emmagasi- née dans les organismes vivants et l'entropie de leur environnement.La diversité des espèces existant aujourd'hui témoigne du grand nombre de stratégies d'évolution assurant la survivance.D'après M.Kirkwood, une de ces stratégies serait le vieillissement, comme nous le verrons plus loin.Une des manifestations de l'entropie est l'erreur inhérente aux processus de transfert d'information macro-moléculaires dans les cellules vivantes.Afin de pouvoir évoluer, un organisme doit commettre occasionnellement des erreurs de copie.Mais attention, le nombre de ces erreurs ne doit pas être trop élevé, sinon elles deviendraient un handicap: il faut donc un juste compromis.Avec le temps, la sélection naturelle ferait que les organismes possédant en quelque sorte un niveau d'erreur optimal domineraient.Orgel pense que les protéines cellulaires peuvent être divisées en deux camps: celles impliquées dans le transfert d'information de l'ADN, la réplication et la synthèse des protéines et celles touchant les autres fonctions cellulaires.Si la présence d'un bas niveau d'erreur dans la deuxième catégorie a peu d'effets sur la viabilité des cellules, il en va tout autrement chez les premières.Car des protéines anormales pourraient par un mécanisme de rétroaction (feedback) d'erreur, produire d'autres protéines plus mal en point.Avec un tel déclin dans la précision du mécanisme de synthèse des protéines, on pourraitaboutir avec une «erreur-catastrophe» fatale.Orgel, Kirkwood et bien d'autres ont travaillé sur un modèle qui, bien qu'étant une simplification poussée du problème (comme tous les modèles d'ailleurs), permet de discuter de l'importance du mécanisme de rétroaction d'erreur et du mécanisme de synthèse des protéines dans l'évolution des organismes existant aujourd'hui.Durant l’évolution des cellules primitives, chacune contenant son propre appareil de traduction génétique, il a fallu parvenir à une certaine «stabilité d'erreur».Évidemment, il se peut fort bien que «Terreur-catastrophe» ait frappé certaines cellules-filles, mais le nombre de cellules-filles normales par génération devait nécessairement être supérieur à GÉRONTOLOGIE LES ERREURS DE VIEILLESSE —- un.La sélection a dû favoriser les cellules ayant la plus grosse proportion d'exemplaires normaux.Ainsi, il est logique de penser que les organismes existant aujourd'hui possèdent une stabilité de transmission de l'information très élevée.Par ailleurs, grâce aux expériences de Hayflick et Moorhead, les biologistes savent depuis le début des années 60 que les fibroblastes humains ont une durée de vie in vitro qui est finie.Ces cellules permettent donc d'élaborer un modèle du vieillissement à partir d'organismes vivants.De leur observation, il ressort que la longévité des fibroblastes dépend hors de tout doute du nombre de générations de cellules et non de leur âge.On a prouvé de plus que la durée de vie des cultures diminue avec l'âge du donneur.On a fait une constatation similaire sur des patients souffrant de vieillissement prématuré.On peut se demanderpourquoi la sélection cellulaire n'agit pas contre les cellules sénescentes pour assurer à la culture une viabilité permanente.De fait, et c'est la clédu modèle, lescellules s'engageraient dans la sénescence alors qu'extérieurement elles semblent en santé.On serait porté à croire, à partir des observations de cultures en laboratoire, que le vieillissement résulterait de l'épuisement du potentiel de division des cellules.Mais ceci va à l'encontre d'autres faits expérimentaux.Même les cellules d’un individu âgé de 90 à 100 ans sont capables de 20 à 25 doublements de population.Retenons une implication importante de ce modèle.Il prédit une chute dramatique de la croissance des populations cellulaires quand les premières cellules en voie de sénescence atteignent la fin de leur période d'incubation et meurent.Ces cellules représentent alors un î 3i 8; Ü i: quée par hasard, un jour de l'hiver 1 971 -72 sur le Grand lac des Esclaves, près de Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest.On y faisait alors des recherches sur un système de transport par des plate-for-mes sur coussin d'air.La plateforme expérimentale brisait la glace sur son passage.Le gouvernement fédéral s'est donc lancé dans l'étude de ce phénomène.Les premiers essais avec un aéroglisseur autonome ont eu a PROGRAMME DE MAÎTRISE ET DE DOCTORAT EN VIROLOGIE Objectif Ces programmes visent à fournir à l'étudiant une formation susceptible d'être appliquée à divers champs d'activités en virologie humaine et animale, en diagnostic, en recherche fondamentale et appliquée et en enseignement.Conditions d'admission Maftrise ès sciences (virologie) Baccalauréat spécialisé en microbiologie et immunologie, doctorat en médecine, doctorat en médecine vétérinaire ou l'équivalent.Doctorat (virologie) Maftrise ès sciences en virologie ou en microbiologie et immunologie ou l'équivalent.Demandes d'admission Les demandes d'admission pour la session d'automne 1978 doivent parvenir avant le 1er mai 1978, au: Coordonnateur de l'enseignement.Institut Armand-Frappier 531, boulevard des Prairies, Case postale 100 Laval-des-Rapides, Québec H7N 4Z3 Téléphone: (514) 687-5010 Université du Québec Institut Armand-Frappier 6 C' UÊBEC SCIENCE / avril 1978 51 llOjîS éléir ffl jot: efa; ielü filons ilSll J0S|! S plis- if.Lopni : t»s;l ststij ( 00(^4 isaiSr me o'4 eu sur le lac Ontario au prin-smps 1974.Le cobaye a été le éhicule à coussin d'air Bell ’oyageur de la Garde côtière, es ingénieurs de Transport Ca-ada, de la Garde côtière et d'un omité de recherche du Conseil ational des recherches du Ca-ada ont d'abord essayé une schnique de bris de la glace à asse vitesse en utilisant la ression de l'air du coussin d’air, s'agit d'insuffler une partie de air du coussin sous la couche e glace de façon à y former une avité.Cette poche d'air avance n même temps que le véhicule, a partiedelaglacequisetrouve insi au-dessus du vide fait îvier et se brise d'elle-même ous son propre poids.De cette sçon, l'aéroglisseur de 20 mè-es de long et d'un poidstotal en harge de 38 OOO kilogrammes, st capable de libérer en quel-ues heures une quinzaine de ilomètres d'une rivière prise par isglaces, évitant ainsi des inon-ations catastrophiques.Un système de plate-forme sur oussin d'air fixée à l'avant d'un rise-glace conventionnel tel ue le Norman McLeod Rogers eut lui permettre de se déplacer près de 13 kilomètres à l'heure ans une couche de glace attei-nant 76 centimètres d'épais-eur.Les capacités de travail du rise-glace sont alors plus que oublées puisqu'avec ses seuls Un aéroglisseur à l'assaut de la glace Pendant l'hiver 1974-1 975, des essais du voyageur ont été effectués sur le lac Saint-Louis.Il assistait les brise-glace conventionnels qui y travaillent habituellement: les résultats furent convaincants.transport canaaa Méthode à basse vitesse véhicule à coussin d'air air insufflé En fonction de la vitesse Dans la technique de déglaçage à basse vitesse, l'aéroglisseur insuffle de l'air sous la glace, la forçant à se briser sous son propre poids.moteurs il peut avancer à 5,5 kilomètres à l'heure dans une couche de glace d'une épaisseur maximale de 46 centimètres.Des essais effectués en 1976 sur les Grands Lacs avec le petit brise-glace Alexandre Henri, à la proue duquel on avait installé une plate-forme sur coussin d'air, ont permis de dégager une voie navigable dans le port de Thunder Bay dans le quart du temps normal et avec seulement cinq pour cent du mazout habituellement utilisé pour le même travail.Les chercheurs eurent une bonne surprise un jour d'essais sur le lac Ontario.Alors que l'aéroglisseur se rendait à vive allure vers le lieu des essais, il brisait la glace qui se trouvait sur son chemin sur une largeurd'environ 30 mètres.On venait de découvrir une méthode de déglaçage à haute vitesse qui s'avérait très efficace.À une vitesse variant entre 1 9 et 30 kilomètres à l'heure, le véhicule pouvait casser une couche de glace de près de 50 centimètres d'épaisseur grâce aux vibrations qu'il communiquait à la glace par son coussin d'air.Il est possible que le bris de la glace provienned'un mécanisme de réponse de l'eau sous la glace à la pression mobile produite par l'aéroglisseur.Ce phénomène de physique est encore mal compris.Il n'empêche que cette technique à haute itie ^ // > s.* bouts rt,.^U’auX ‘"Monde Vous sentez le coureur des bois s’agiter en vous, vous avez envie de vacances différentes, vous rêvez de paysages encore vierges .Alors grimpez dans la nacelle avec nous "jusqu’aux bouts du monde” et partez vers des horizons nouveaux (départs: juin, juillet, août, septembre et octobre) CLUB AVENTURE VOYAGES INC., 399, boul.Labelle, Chomedey, Laval H7V 2S5 Tél.: 688-4632 (nous acceptons les frais d'appel) détenteur d’un permis du Québec.i AFGHANISTAN: chevauchée à travers les plateaux du Nord (1 mois) AMAZONIE: descente de rivière en pirogue (1 mois) ANDES: expédition à cheval à Vilcabamba (1 mois) GALAPAGOS: découverte d'une faune unique au monde (1 mois) MAROC: randonnée chez les Berbères du Haut-Atlas (1 mois) THAÏLANDE: le Triangle d'Or à dos d'éléphant (1 mois) ces voyages sont aussi disponibles sur une base de 2 ou 3 semaines 52 avril 1978 / QUÉBEC SCIENC vitesse permet à un aéroglisseur de briser près de 18 kilomètres carrés de glace en une heure, soit environ l'équivalent d'une journée de travail d'un brise-glace conventionnel.Un autre avantage de l'appareil est qu'il peut circuler en eaux peu profondes et sous les ponts ou les lignes à haute tension.Les premiers essais pratiques sur l'aéroglisseur Voyageur de la Garde côtière canadienne utilisé comme brise-glace de rivière ont été effectués dans la région de Montréalfin mars 1 976.Ils'agis-sait d'évaluer si le véhicule était en mesure d'assurer un service continu de déglaçage dans les eaux tributaires du Saint-Laurent et de mettre au point des méthodes d'exploitation.En brisant ou en délogeant toutes les glaces qui obstruaient les chenaux ou bloquaient les rivières sur lesquels il travaillait, le Voyageur a prouvé que son utilisation permettrait d'éviter de grosses crues et donc des milliers de dollars de dégâts chaque printemps.L'aéroglisseur est venu à bout de couches de glace claire d'un mètre d'épaisseur et d'embâcles pouvant atteindre trois mètres et demi de hauteur.Un embâcle de glace de 1 400 mètres par 400 mètres sur le fleuve près de Lanoraie a pu être dégagé en 32 minutes, une des nombreuses preuves de l'efficacité de Voyageur.Les recherches se poursuivent activement.On projette la construction d'une plate-forme sur coussin d'air adaptable à plusieurs brise-glace.L'industrie des aéroglisseurs brise-glace pourrait bien devenir principalement canadienne et profiter de l'intérêt que suscite cette nouveauté à l'étranger.Les cargos du Saint-Laurent munis à l'avant d'une plate-forme sur coussin d'air pourraient sillonner le fleuve et les Grands Lacs à longueur d'année.Que de débouchés pour une découverte accidentelle.François Picard MICROBIOLOGISTES JOIGNEZ-VOUS À L'AMQ L’Association des microbiologistes du Québec Institut Armand Frappier 531 boul.des Prairies C.P.100 Laval, Québec H7N 4Z3 L’industrie a besoin de bacheliers en Technologie .pour développer et implanter de nouvelles méthodes .diriger les opérations d’usines et de chantiers .apporter des solutions aux problèmes techniques .assumer des postes de cadres.L’Ecole vous offre: 1 Baccalauréat en 72 crédits 3 Programmes en Mécanique, Électricité, Construction civile 12 Mois de stages en industrie, rémunérés et crédités 2 Régimes — Temps complet et temps partiel 2 Débuts de cours — Septembre ou Janvier > 1 Condition d’admission — le diplôme d’études collégiales ou l’équivalent dans l’un des programmes suivants: ELECTRICITE • eiecifotechmciue (243 00) • eleclroclynamique (24 3 01 ) • instrumentation et contrôle (243 02) • électronique (243 03) • lectiniques de laboratoire physique (244 00) • aeronautique (280 00) • avioruque (280 04) CONSTRUCTION CIVILE • technologie du bâtiment et des travaux publics (221 00) • technologie de i architecture (221 01 ) ou (220 00) • technologie du genie civil (22' 0?) ou (240 00) • mécanique du batiment (221 03) ou (245 00) MECANIQUE • techniques des matières plastiques (211 00) • techniques de la mécanique (241 00) • techniques de fabrication mécanique (241 01) • équipement motorise (241 02) • dessm de conception mécanique i24i 03) • mécanique du bâtiment (221 03) ou (245 00) • applications thermiques du bâtiment (245 02) • mécanique de manne (248 03) • technologie de la métallurgie (270 00) • aeronautique (280 00) • aeronautique techniques de labncation (280 01 ) • aeronautique techniques d entretien daeronel (280 03) « ADULTES: Les candidats âgés d'au moins vingt-trois ans, possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection.«I Université du Québec École de technologie supérieure 180 est, rue Ste-Catherine, Case postale 370, Succursale N, Montréal.Qué.H2X 3M4 (514) 282-7784______________ UÉBEC SCIENCE / avril 1978 53 I e je ut»* l*s I*!»1 i: Je me souviens» Su moment même où la con-iaissance et la protection du atrimoine québécois commen-aient à préoccuper de plus en lus les Québécois - souvenons-ous de la levée de boucliers ontre le projet de vente et de émolition du Couvent des ,oeurs grises, à Montréal - deux utres nouvelles firent scandale y a quelques années.D'un côté n apprenait que des étudiants louvaient poursuivre toutes aurs études sans toucher à histoire, cette matière étant, on le savait trop par qui ni com-nent, devenue facultative.De autre, on nous informait (voir luébecScience, avril 1977) que le nombreux éléments de notre iatrimoine historique et artisti-|ue se détérioraient dangereu-iement dans les voûtes du Tlusée du Québec ou ailleurs.Les remous provoqués par ces ieux nouvelles dans le public ont Jémontré que le «Je me sou-/iens» québécois n'était pas aort.Toutefois, pour des grou-)es commes les sociétés d'his-oire, cette préoccupation n'est )as reliée aux manchettes des nedia; elle est partie intrinsèque fe leur action.Les sociétés d'histoire 3n compte quelque 80 sociétés f'histoire au Québec, attachées à autant de localités ou de 'égions; elle regroupent plus de 7 000 personnes.Les activités le ces historiens amateurs valent beaucoup d'un groupe à autre.Certains effectuent des 'echerches archéologiques ou folkloriques, d'autres s'intéressent à la généalogie ou à la estauration ou dressent l'inven-faire du patrimoine local; certaines sociétés gèrent des musées 'égionaux ou thématiques, plusieurs ont constitué des dépôts d'archives.Le vaste champ d'ac-fivités qui s'offre à l'individu permet de satisfaire des goûts :rès diversifiés.Les sociétés historiques poursuivent deux grands objectifs: faire connaître l'histoire locale et orotéger le patrimoine.La socié-ié historique de la vallée du Richelieu participe à la publication de livres ou brochures d intérêt touristique (Croisière sur le Richelieu historique; L Acadie et son église).La Société d'histoire régionale de St-Hyacinthe publie pour sa part une chronique dans l'hebdo régional Le Courrier.D'autres Publient une ou quelques fois temps PLEINS par Félix Maltais 3Sstç l'an des bulletins ou cahiers d'histoire locale.Côté protection du patrimoine, nombreux sont les groupes qui ont effectué des recherches et présenté des mémoires ou exercé des pressions pour protéger tel monument ou arrondissement historique.Ainsi la Société historique de Québec a participé au «Comité de rénovation et de mise en valeur du Vieux-Québec», alors que la Société de sauvegarde du Canal et du patrimoine du comté de Beauharnois mène une lutte vigoureuse contre les projets des développeurs de la Baie St-François, à Valleyfield.Plusieurs sociétés se sont d'ailleurs opposées à certains projets du ministère des Affaires culturelles visant à remettre davantage entre les mains des municipalités la protection du patrimoine: on n'a pas toujours confiance aux politiciens locaux.Ressources matérielles et humaines Ce rôle de promoteur et de chien de garde n'est pas rempli partout avec la même vigueur, car le dynamisme des sociétés et leurs ressources matérielles varient beaucoup d'un endroit à l'autre.Côté finances, les organismes ont généralement dû se débrouiller avec leurs propres moyens.Lors de la Semaine du patrimoine, en juin dernier, le ministère des Affaires culturelles (MAC) invitait les sociétés à y aller de leurs initiatives, mais le budget gouvernemental était tout entier consacré aux activités de la journée de Fête nationale.L'année 77-78 a quand même permis à plusieurs sociétés d'aller puiser des sommes d'argent à même un fonds de cent mille dollars constitué par le MAC pour des projets concernant la protection du patrimoine.De plus, lors d'un récent colloque de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec, (FSHQ), des représentants des Archives nationales ont dit qu'ils pouvaient aider les sociétés pour leurs publications.Le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports intervient lui aussi dans ce domaine.Il a accordé un montant de 10 000 dollars à la FSHQ et à la Fédération québécoise du loisir scientifique (FQLS) pour la publication ce printemps de cinq documents régionaux visant à mettre le patrimoine en valeur et à populariser l'histoire comme activité de loisir accessible à tous.De format tabloïd et comprenant huit pages, ces publications couvrent les régionssuivantes: Saguenay-Lac - St - Jean, Côte - du - Sud (Montmagny, Rivière-du-Loup), Valleyfield, Ville de Laval et environs, Rive - Sud de Montréal.Si les ressources financières s'améliorent, on peut en dire autant du dynamisme des organismes.Certaines sociétés ont encore l'allure de «clubs de vieux nationalistes» préoccupés par les dépôts de gerbes de fleurs, les messes commémoratives et les défilés de la Saint-Jean.Mais la majorité s'éloigne de plus en plus de cette image traditionnelle, souvent sous l'influence de jeunes, entre autres des professeurs d'histoire.Regroupement provincial Ce renouveau se développe de pair avec une plus grande communication des groupes entre eux.Fondée en 1 965, la Fédération des sociétés d'histoire du Québec (1415 est, rue Jarry, Montréal, H2E 2Z7), regroupe la plupart des sociétés.Son action a généralement été fort discrète mais, depuis quelques années, la fédération joue de plus en plus le rôle de représentant des sociétés auprès des autorités gouvernementales.Elle facilite également les communications entre groupes, par l'organisation d'un congrès et de quelques colloques annuels et par la publication d'un bulletin de liaison, le Patrimoine.Cependant, compte tenu du nombre des associations, de leur diversité d'intérêts et de leur éloignement géographique, et considérant la multitude des initiatives à prendre (pensons seulement, côté relations extérieures, aux contacts à entretenir avec plusieurs divisions du ministère des Affaires culturelles, avec le ministère du Tourisme, avec la FQLS, etc.), le manque effarant de moyens du regroupement condamne malheureusement à une efficacité restreinte.Point n'est besoin d'élaborer sur les conséquences de cette faiblesse: pensons seulement à la force d'intervention publique qu'auraient 80 sociétés d'histoire efficacement regroupées et solidement implantées dans tous les coins du pays. 54 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE J PARUIIONS RÉCENTES PRINCIPES ET APPLICATIONS DES THÉRAPIES BEHAVIORALES Therapies Behaviorales.Robert Ladouceur, Marc André Bouchard et Luc Granger, éditions Edisem, Saint-Hyacinthe, et Maloine S.A., Paris, 1977, 417 pages, $19.75 Voilà un livre qui comble une lacune.Il n'y avait pas au Québec de volume qui fasse un tour d'horizon aussi complet des domaines d'application de la thérapie behaviorale.Rappelons que cette thérapie est surtout axée sur les comportements observables et mesurables de l'individu et qu'elle a pour base les principes du conditionnement et de l'apprentissage.Cevolume, écritparune équipe de spécialistes en la matière, se présente davantage sous la forme d'un ouvrage de référence que sous l'apparence d'un manuel de vulgarisation.Se divisant en trois parties, il présente dans une première section l'historique et les principes présidant à la formation de l'école behavioriste, dans une seconde, les principaux jalons du ne bonne analyse behaviorale.La dernière, plus élaborée, est consacrée aux différentes applications cliniques de cette forme de thérapie: phobies, problèmesd'orientation sexuelle, problèmes de couple, de dépression, etc.Chacune de ces formes de thérapie est accompagnée d'un contextethéori-que bien documenté et de sa procédure.Le volume se termine par une impressionnante bibliographie sur l'approche behaviorale.Un livre que l'étudiant en psychologie ou le professionnel intéressé à cette approche aurait avantage à se procurer.Il pourraittoutefois être plus difficile d'accès pour un lecteur peu familier avec le vocabulaire ou la méthodologie propres à cette thérapie.FOSSILES DE TOUS LES TEMPS ygayi’ard-vàiy pacifique Jean-Claude Fischer et Yvette Gayrard-Valy, photographies de Denis Serrette et Rachid Kandaroun, Éditions du Pacifique, Tahiti, 1976, 200 pages, $45.00 Participant à la fois de la forme vivante et de la pierre et témoins irremplaçables du passé biologique, les fossiles sont une des bases sur lesquelles l'homme s'est appuyé pour élaborer ses connaissances du phénomène évolutif.Mais ces «archives»de la terre n'ont pas seulement une valeur scientifique.Certains leur confèrent parfois une valeur esthétique.C'est du moins principalement sous cet angle que les plus beaux «fossiles de tous les temps» nous sont présentés dans cet ouvrage de qualité, paru l'an dernier à Tahiti mais récemment arrivé au Québec.Les auteurs, photographes et rédacteurs, ne s'adressent pas aux scientifiques mais bien plutôt aux amateurs, aux curieux et aux esthètes des formes de la vie au cours des siècles.Ils nous offrent une oeuvre de vulgarisation scientifique assez originale.Comme ils le soulignent eux-mêmes, la majorité des ouvrages consacrés à la science des fossiles, la paléontologie, font de l'exposé des connaissances une motivation prioritaire, l'iconographie n'étant donné que pour faciliter la compréhension du texte.Le présent ouvrage procède d'une démarche toute différente, presque inverse.Les quelque 1 50 saisissantes photographies en couleurs, oeuvres de deux photographes du Centre national de la recherche scientifique (Paris), constituent le corps principal de l'ouvrage.Leur précision et leur qualité nous rendent à la perfection la coloration des fossiles par les oxydes naturels.Elles sont accompagnées d'un texte de 60 pages rédigé par deux scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle (Paris).D'une haute valeur scientifique, ce texte de fond n’a cependant pour but que de fournir des notions générales aux lecteurs intéressés à en savoir davantage sur la formation, la découverte et la signification des fossiles.Mais les auteurs en profitent tout de même pour faire déboucher notre intérêt naissant pour cette science sur une philosophie globale au niveau de l'aventure humaine sur la Terre.Car, tout au long du texte, s'inscrit en filigrane une réflexion profonde sur la dynamique du phénomène évolutif, sur l'immatérialité et la démesure du temps géologique relativement au temps humain et surtout sur «la lente élaboration, l'inestimable valeur et la précarité de notre environnement biologique actuel».Quand un texte d'un tel intérêt sait ainsi s'allier à des photographies exceptionnelles, le résultat ne peut que susciter l'admiration; c'est le cas de Fossiles de tous les temps qui met en quelque sorte un mini-musée d'histoire naturelle à notre portée, à l'intérieur de notre domicile.Jean-Pierre Drapeau TERMINOLOGIE EN CONDITIONNEMENT ET APPRENTISSAGE Gérard Malcuit et Andrée Pomerleau, Les Presses de l'Université du Québec, Montréal, 1977, 144 pages, $4.95 Cette publication répond à une demande: on ne trouvait pas, en français, d'ouvrage récent qui définisse les termes de base propres à la psychologie de l'apprentissage.Plus qu'un dictionnaire, l'ouvrage illustre souvent les termes choisis d'exemples concrets.Les auteurs ont regroupé les termes et concepts selon différents thèmes, et dans un ordrelogiqueplutôtqu’alpha-bétique: terminologie de base; conditionnement répondant; conditionnement opérant; apprentissage social et acquisition d'habiletés; analyse expérimentale du comportement.On espérait ainsi que «la terminologie puisse se lire comme un livre normal, en commençant un chapitre par son début, et en ayant compris un ensemble intégré à sa fin», précisent les deux auteurs.Une telle entreprise de lecture continue est néanmoins aride, chaque thème n'étant pas précédée d'une introduction: de fait, on a rapidement l'impression de lire un dictionnairespécialisé.Le but d'un volume de terminologie étant généralement de fournir un accès rapide à des termes ambigus ou inconnus, le livre aurait donc gagnéen efficacitési les auteurs avaient adopté une classification plus orthodoxe.La présentation actuelle apparaît sise «entre deux chaises».Heureusement, Tindex alphabétique en fin de volume efface en partie cet inconvénient.De plus, les auteurs ont eu la présence d'esprit d'inclure aussi un index des termes anglais équivalents, ce qui permet à Tétudiant ou au chercheur, submergé par une littérature majoritairement anglophone, de s'y retrouver facilement.Un ouvrage d'une utilité pédagogique indiscutable.Georgette Goupil i:, m )¦:> 'If: p; h PALÉOÉCOLOGIE Jean Roger, Les Éditions Masson, Paris, 1977, 170 pages, $24.50 Ce volume comprend des chapitres sur les concepts de base de la paléoécologie, la méthodologie et la hiérarchie paléoécologiques.Au fur et à mesurequedes disciplines nouvelles se précisent et se multiplient, la paléoécologie participe à coup sûr au rebondissement d'idées nouvelles en introduisant le facteur temps dans la discussion de phénomènes scientifiques fondamentaux, car de plus en plus la connaissance du passéconsti-tue une des clés de la compréhension du présent.L'auteur ne cherche pas tant à offrir un traité ou un manuel de paléoécologie, mais plutôt à brasser des idées, à définir des concepts, à préciser des notions et à développer des modèles, en s'appuyant constamment sur l'expérience issue de ses propres recherches sur le terrain.Cet ouvrage s'adresse de façon particulière aux étudiants et aux chercheurs en paléoécologie, biologie et géologie.Il comporte une bonne bibliographie ainsi qu'une quarantaine de figures qui illustrent le texte sous la forme de dessins de fossiles ou de représentations schématiques.pi ; ¦ - ; 3ai h % Joseph Ri si SONDAGE COMPILATION ET CORRELATION par Adolf Diegel, les Presses de l'Université du Québec, Montréal, 1977, 160 pages, $9.35 St ! ‘ -f!: ette publication s'inscrit dans i collection «Programmathèque ORTRAN» qui comprend déjà 1 1 H lUÉBEC SCIENCE / avril 1978 ne auteur sur la programmation ORTRAN et interactive ainsi lue sur la statistique descriptive it décisionnelle.Le nouveau tra-ail sur la compilation et la corelation des sondages constitue lonc une suite logique dans :ette série puisqu'il applique à in domaine de plus en plus im-iortant les méthodes d'analyse tatistique et de programmation.I s'agit évidemment d'un ouvra-ie assez sophistiqué dans le ;ens qu'il s'adresse aux étu-liants en mathématiques et, ilus particulièrement, aux spé-:ialistes en sondage de l'opinion lublique.Le but poursuivi par l'auteur ;st de présenter la technique de a compilation d'un sondage lans le cadre de l'informatique nteractive.Si la compilation ne lemande en principe que des :onnaissances en arithmétique (-elle se situe donc au tout début le l'informatique—, il en est au-irement de l'application des for-nules de la correlation qui relève de la statistique descriptive, üans la compilation, l'ordinateur t'est pas un outil absoluement lécessaire, mais son interven-ion se recommande parce qu'il lermet de tirer avantage de sa apidité électronique et de facili-er la manipulation du grand nombre de codes et de données fiverses à compiler et à inter-bréter.L'analyse des valeurs nrutes issues de la compilation se fait au moyen de la statistique fescriptive et de la correlation simple et multiple où l'applica-:ion des méthodes de l'informa-:ion est indispensable.Ainsi, auteur conduit le lecteur progressivement à travers les 18 shapitres du volume en le fami-iarisant avec toutes les étapes successives de techniques opé-ationnellés fort complexes si-luées entre le codage initial et la programmation finale.Joseph Risi m m , .LA SANTÉ PAR LES S PLANTES DU QUÉBEC Jacques Béliveau, Éditions Stanké, Montréal, 1977, 173 pages, $6.50 |( L'engouement que connaissent i'1 présentement les sciences naturelles a encouragé la formation de groupes d'amateurs de plus ien plus nombreux.Certaines maisons d'édition y ont vu là une ,i éventuelle clientèle, ce qui expli-p.01 due que l'on assiste présente-s ment à l'apparition sur le marché Q^; de plusieurs volumes malheu-iOffr reusement pas tous de bonne qualité.A Le présent ouvrage entre dans cette dernière catégorie.Le titre est d'abord trompeur à plus d'un point de vue.Sur la page couver- ture arrière, il est écrit qu'«en lisant attentivement les descriptions de ce livre, on pourra utiliser les plantes en très petites quantités, en infusion ou autrement».La couverture du livre suggère nettement au lecteur qu'il devrait substituer les plantes aux pilules.Cela vient en nette contradiction avec la mise en garde de la page 1 3, où l'on dit que: «Les usages pharmaceutiques, médicaux ou thérapeutiques des plantes présentées dans ce livre ne doivent, en aucune façon, être considérés comme une recommandation ou une invitation à l'automédication.» Le titre est aussi incorrect du fait que 13 des 135 plantes décrites n'ont jamais été trouvées au Québec.À la toute fin du livre, on cite 17 plantes décrites dans le présent texte comme étant toxiques, mais on n'a nullement fait mention de cet aspect d'une importance capitale aux pages traitant spécifiquement de ces espèces.Bien plus, à la page 44, on décrit la carottesauvage, mais on illustre une plante vénéneuse (la dicentre).Nous avons d'ailleurs noté au moins six autres cas où l'illustration ne correspond nullement à la plante décrite.57 illustrations sont attribuées à Brigitte Stanké: après avoir comparé chacune d'elles aux images de la Flore Laurentienne de Marie-Victorin, nous avons constaté que dans 39 cas, la ressemblance entre les deux illustrations est plus que frappante.Je me dois de déplorer qu'au Québec n'importe qui puisse publier n’importe quoi sans que les maisons d'édition ne s'engagent à soumettre le manuscrit de l'auteur à des spécialistes de la discipline scientifique concernée.Camille Rousseau, D.Sc.Biologiste-botaniste D'OEIL A OREILLE Marshall McLuhan, éditions HMH, collection «Constantes», traduction de Derrick de Kerckhove, 1 977,164pages, $5.50 Ce document est très précieux en cequ'iltente,enfin, unesynthèse et une explication globaledetout ce que McLuhan a pu écrire, dire ou prétendre, à ce jour.Après sa dernière oeuvre, traduite, Du Cliché à l'Archétype, D'Oeil à Oreille permettra de tout revoir l'ensemble et de pouvoir en comprendre les grands axes et la dynamique générale.On y trouve une entrevue faite en 1 969 avec Eric Norden de la revue Playboy, au moment où le concept du «village global» apparaissait et où 55 McLuhan avait élaboré tout un modèle de dynamique sociale à partir de l'évolution des mass media: de l'impriméà l'électronique et aux «spoutniks».Un autre élément intéressant de ce I ivre est le modèle d'analyse de C.H.Cornford qui, en 42 points, tente de saisir l'ensemble du modèle McLuhanien.On prétend que ce document devrait servir de base essentielle à toute lecture des oeuvres de McLuhan.Évidemment, le livre est méritoire, en ce sens qu'il tente vraiment de faire le tour de tout ce que McLuhan a produit à ce jour.Connaissant l'ampleur de la pensée de l'auteur, il faudrait être prudent à la lecture pour s'assurer de bien digérer et de pouvoir assimiler tous ces concepts, modèles, déclarations, analyses et prophéties, et leurs interrelations particulières.Quand même, un document-synthèse qui est une occasion unique d'aborder McLuhan, ou mieux de tenter d'en faire la synthèse après de nombreuses années d'écoute attentive et ce, autant par l'intervention de l'auteur lui-même que par des intervene nts-interprétateurs.Alain LeBlanc LES GRANDS MÉCANISMES DE LA MALADIE Introduction a la tnedeclne Les grands mécanismes de la maladie Connneat torqinismc est agresse et comment il rmn par H.M.Beuner, V.Chevalier, G.T.Haneveld, J.A.Maas et J.P.Schadé, Else-vier-Séquoia, Paris et Bruxelles, 1977, 208 pages, $26.95.Cet ouvrage est le tome 3 de la collection «Introduction à la médecine».Il décrit les causes, le déroulement et le traitement des maladies les plus répandues.Dans les deux premiers tomes, il avait été question des structures et des fonctions du corps humain.Selon les auteurs, il ne s'agit pas d'un traité de médecine: le livre s'adresse plutôt aux étudiants en sciences paramédicales et à toute personne qui cherche à étendre ses connaissances dans les domaines de la pathologie et de la thérapie.La matrice est présentée avec compétence et clarté.L'ouvrage est abondamment illustré de planches, dessins, graphiques et microphotographies en couleur: c'est sans doute la richesse de l'illustration qui justifie son prix.Les auteurs définissent d’abord les notions de santé, de maladie et de mort, puis ils donnent des précisions sur les techniques de diagnostic en insistant toujours sur le mécanisme évolutif des maladies.Ils expliquent ensuite les divers stades de maladies infectieuses qui frappent les organes du corps humain et décrivent les tumeurs, et les maladies du système circulatoire, enfin, sous forme de chapitres choisis, ils traitent des allergies, des affections de la peau, des avitaminoses, des maladies du métabolisme et des différents aspects de la vieillesse., Joseph Hisi COLLECTION «GUIDES SCIENTIFIQUES» éditée par le Conseil de la jeunesse scientifique Inc., 1415 est, rue Jarry, Montréal, H2E 2Z7, $3.95 chacun Le Conseil de la jeunesse scientifique a pris l'heureuse initiative d'éditer des ouvrages de vulgarisation scientifique qui s'adressait en particulier aux jeunes naturalistes et aux amateurs de tous âges.Les documents déjà publiés ou à venir s'inscrivent dans quatre collections.La collection «Cahiers d'organisation» est principalement destinée aux animateurs et organisateurs d'activités de loisir; on y trouve les titres suivants: Clubs-sciences, Expo-Sciences, Stages d'initiation en sciences, Activités de loisir scientifique en milieu municipal, Colloques et congrès scientifiques.Incorporation d'organismes régionaux.Principes de comptabilité pour un organisme de loisir.La collection «Répertoires» comprend des inventaires de films, de volumes et de périodiques accessibles aux jeunes.La collection «Travaux de jeunes scientifiques» est constituée du compte rendu des Expo-Sciences à partir de 1 975.La collection «Guides scientifiques» comprend des fascicules qui offrent des descriptions de techniques utilisées par les «grands» scientifiques dans leurs recherches et leurs études de divers phénomènes naturels.Les fascicules déjà parus (ou à paraître) se groupent dans les domaines suivants: astronautique, astronomie, biochimie, é-lectronique, géographie, scien- 56 avril 1978 / QUÉBEC SCIENC! ces naturelles et sciences physiques.Quelques fascicules ont été édités jusqu'à présent, soit, dans la série astronomie, La fabrication d'un miroir de télescope, par Roger Gagnon, et La construction d'un télescope d’amateur, du même auteur; dans la série sciences naturelles: Soins aux petits animaux, volumes 1 et 2, par Jean-Pierre Trépanier.Les «Guides scientifiques», présentés en dactylographie polycopiée, sont rédigés en termes clairs et simples et bien illustrés de dessins en noir et blanc.Joseph Risi LE CHOMAGE CRÉATEUR (Postface à la convivialité), Ivan Illich, Le Seuil, Paris, 1977, 96 pages, $5.95 «Avec le présent essai se clôt, je l'espère, une décennie de recherches sur la corrélation entre les outils d'une société et le sens de la justice qui y prévaut», écrit Ivan Illich en avant-propos de son dernier livre intitulé Le chômage créateur.Présenté comme une postface à son avant-dernier ouvrage, La convivialité, cet essai paraîtra d'un hermétisme rare à ceux qui ne se sont pas délectés des oeuvres du maître, et à plus forte raison à ceux qui n'ont pas lu la La convivialité.Dans Le chômage créateur, où il n'est question quetrès indirectement du chômage tel que vécu par près d'un million de Canadiens et plusieurs millions d'Américains, Illich réfléchit sur «la lutte pour une distribution équitable de la liberté de créer des valeurs d'usage».Cette lutte doit se faire en se libérant du monopole radical de l'argent et de la marchandise sur le milieu.Le responsable de nos maux est, cette fois-ci, le professionnel, médecin ou éducateur, qui décide de nos besoins et de cequiest juste.À la lecture de cette postface, on peut se demander sur quoi débouche Illich après dix ans d'examen de la société industrielle et post-industrielle.Pour élaborées et intéressantes que soient les analyses, il reste que les solutions apparaîtront bien vagues, compte tenu des problèmes concrets qui se posent aux quelques milliards d'êtres humains qui vivent sur notre planète.Parler d'exercice des libertés individuelles et de création d'outils conviviaux en guise de solution, laquelle est esquissée en quelques pages, a dequoi laisser sur sa faim tout lecteur des oeu- vres complètes d'Illich.Quant à parler de chômage créateur en guise d'épanouissement de l'homme, c'est faire preuve d'un sublime détachement, sinon d'un cynisme, qui laisse un goût amer à ceux qui doivent affronter le vrai chômage.Après dix ans de réflexion, faudra-t-il encore dix ans à Ivan Illich pourarticuler son utopie?(M.G.) LE MONDE DISPARU DES DINOSAURES DE L'OUEST CANADIEN LE MONDE DISPARU DES DINOSAURES DE L'OUEST CANADIEN .N .r &W-E * MtSSEU par Dale A.Russell traduit de l'anglais par Yves Cou-choud et Pascale Van Becelaere, édité par le musée national des Sciences naturelles, les Musées nationaux du Canada, Ottawa, et, pour l'édition française, les Editions Quinze, Montréal, 1977, 1 42 pages, $1 2.95 Cest un fort beau livre, bien présenté et richement illustré de photographies et de graphiques préparés par Susanne M.Swibold, ainsi que de reproductions de peintures d'Eleanor M.Kish.Il raconte l'odyssée de la gigantesque faune de dinosaures.Ceux-ci ont peuplé la grande dépression laissée par un immense lac préhistorique qui couvrait, il y a plus de 60 millions d'années, la Saskatchewan et l'Alberta d'aujourd'hui.L'intérêt du lecteur est soutenu par le récit palpitant de la suite de découvertes, de 1874 à nos jours, d'un grand nombre de fossiles de plusieurs espèces de dinosaures ensevelis dans les sables fluviatiles.Les archéologues racontent comment ils y ont récupéré les restes de 475 squelettes de dinosaures tout en étudiant les plantes fossilisées afin de reconstituer autant que possible leur habitat de forêts marécageuses, d'arbres et de fougères géants, durant la période du mésozoïque.Pour donner une idée de l'ampleur de ces recherches archéologiques, on peut mentionner que, dans la seule vallée de la rivière «Red Deer» en Alberta, elles ont été accomplies au prix de plus de i o uuu nommés-jours__________ Enfin, l'auteur expose les diverses hypothèses avancées par les géologues et les astronomes en vue d'expliquer l'extinction presque subite d'animaux aussi grands et puissants que les dinosaures.Joseph Risi L'INTOXICATION VACCINALE VACCII U-ii Fernand Delarue, collection «Techno-critique», Le Seuil, Paris, 1977, 253 pages, $11.95 On a longtemps dit que les vaccins étaient l'idéal pour empêcher ou diminuer les effets désastreux des épidémies.Des études récentes permettent pourtant de douter de l'efficacité des vaccinations systématiques.C'est ce dont Fernand Delarue veut informer ses lecteurs.L'auteur de cet ouvrage traitant de la valeur des vaccins est un enseignant, président de la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations.Dès les premières lignes du livre, on sent qu'il veut que le lecteur soit de son avis.Chaque citation, par exemple, chaque diagramme est choisi et présenté de façon à nous faire abonder dans le sens de l'auteur, ce qui rend la lecture de cet ouvrage parfois un peu pénible car on a souvent envie de dire «oui, mais.».Au moins, Fernand Delarue arrive à pousser son lecteur à discuter, à essayer de comprendre et à ne plus prendre comme parole d'Évangile ni celle des partisans des vaccins ni celle des opposants.Il nous force à faire un choix.On se demande en effet comment on peut nous obliger aussi facilement à recevoir un vaccin qui ne fera pas forcément effet, ou qui peut avoir sur nous des effets secondaires néfastes! Il s'agit d'une étude néanmoins intéressante puisque les exemples et les arguments y sont nombreux.Au cours de la lecture, on se rend compteque la liberté vaccinale est une forme de liberté individuelle à laquelle on n'a pas encore accès.François Picard Derniers livres reçus Les mammifères du monde Mary Parker Buckles Marabout Color.Verviers (Belgique).1977.160pages.$4.40 Compost.Théories et pratiques Jacques Petit É dit ions du Mouvement pour l'agriculture biologique au Québec.Montréal.1977.104 pages.$3.95 Je reconnais les insectes Jean-Claude Pihan André Les on.collection "Agir et connaître».Paris.1977.tomeI.125 .\ pages.$7.25.tome U.156 pages.$7.25 La planification Robert Prost et Laval Rioux Les Presses de l'Université du Québec.Montréal.1977.129 pages.$6.50 Je reconnais les oiseaux Michel Ribette André Les on.collection «Agir et connaître».Paris.1977.190pages.$9.00 La teinture naturelle au Québec Paulette-Marie Sauvé L'Aurore.Montréal.1977.140 pages.$8.95 La petite barbe , André Steinman Les Éditions de l'Homme.Montréal.1977.315pages.$8.00 Changer la mort Léon Schwartzenberg et Pierre Biansson-Ponté Albin Michel.Pans.1977.258 pages.$10.95 L'univers inconnu des batraciens et des reptiles M.Uvertazzi Tanara Elsevier Séquoia.Paris-Bruxelles.1977.255pages.$14.95 L'oreille et la vie Alfred Tomatis Robert Laffont, collection «Répon-ses-Santé».Paris.1977.315pages.$15.35 Atlas d'anatomie animale Tome I; invertébrés; tome 2: tome 2: vertébrés Atlas d'anatomie végétale Pierre Vincent Thèmes Vuibert.collection «Atlas biologique».Paris.1977.$2.95 chacun La séparation du couple.Ses problèmes affectifs et sociaux Robert S.Weiss Les Éditions de l'Homme.Montréal.1977.$8.00 Je découvre les animaux sauvages I.Petits mammifères européens Zoo de Haye G.E.C.N.A.L André Leson.collection «Agir et connaître».Paris, 1977, 160 pages.$7 00 Conseil international des économies régionales.Compte-rendu du 7ième congrès publié par le Centre de recherche en I aménagement régional de T Université de Sherbrooke.Sherbrooke.1977.355pages.$20.00 ; UÊBEC SCIENCE / avril 1978 ieis EN VRAC .I I i A TROISIÈME VOIE ‘our identifier les poisons les plus nenaçants au Québec, pour étudier à la irandeur du territoire le mercure et ses r“;i; iffets, le gouvernement du Québec a ipprouvé dernièrement la création d'un ii*!* Sureau d'études sur les substances oxiques (BEST) au sein des Services de ;"(X irotection de l'environnement.Doté d'un Bsiffl: >udget triennal de deux millions de lollars, le BEST a comme principal projet me étude-pilote dans laquelle on veut à wjr,\ a fois faire un bilan complet de la ’imin )ollution toxique à Rouyn-Noranda et nobiliser l'ensemble de la population iour l'amener à définir une «troisième 'oie» entre le chômage et l'empoisonne-.tient collectif.H ma >01IR INITIÉS SEULEMENT .a science et la technologie sont difficiles i comprendre pour le commun des 'L: nortels, pour ceux qui ne font pas partie un i*| JË _____ des initiés.C'est ce qui ressort d'un sondage d'opinions effectué en France par le secrétaire d'Etat à la Recherche, M.Jacques Sourdille.La plupart des 1 200 Français consultés se fient à la télévision pour leur information scientifique.Quarante pour cent des répondants déclarent lire des articles scientifiques dans les périodiques.Cet intérêt apparemment élevé pour l'information scientifique doit être tempéré par le fait que 29 pour cent des répondants considèrent l'astrologie comme une science! BARS POUR POULETS Les lumières tamisées des bars créent, dit-on, une atmosphère qui permet aux clients de se détendre.Cette théorie s'appliquerait-elle aux poulets?M.Fred Proudfoot, de la station de recherches de Kentville (Nouvelle-Écosse) d'Agriculture Canada, a découvert qu'un faible éclairage est un facteur susceptible d'accélérer la croissance des poulets à griller et du même coup de réduire les besoins énergétiques et la teneur en protéines de la ration de finition.Lors de tests effectués à la station, la lumière d'une in- 57 tensité normale correspondant à celle du jour a graduellement été réduite à un éclairage si faible qu'il faut environ 15 minutes à l'oeil humain pour s'habituer à l'obscurité et discerner les poulets.Ce régime de faible intensité lumineuse a, semble-t-il, plusieurs effets bénéfiques: les poulets sont calmes, se battent beaucoup moins entre eux et leurs performances sont supérieures.Dommage qu'on ne puisse pas en dire autant des humains dans les mêmes circonstances! PTOLÉMÉE L'IMPOSTEUR Les historiens de la science sont pris dans un imbroglio à propos de Ptolémée, mort depuis 1 800 ans, concepteur des idées de cycles et d'épicycles à la source de la théorie géocentrique de l'univers qui a fait loi pendant quatorze siècles.Son pourfendeur est Robert Newton de l'université John-Flopkins qui, dans un livre commis récemment Le crime de Claudius Ptolémée, prétend que cet homme était un fraudeur astronomique.Newton s'en prend tour à tour aux précisions et imprécisions répertoriées dans l'oeuvre de 13 volumes, La Syntaxe.Il soutient, par une méthode rétrospective, que les observations de Ptolémée sont trop précises pour les instruments décrits dans la La Syntaxe et que, d'autre part, des erreurs monumentales peuvent y être trouvées.Tout ceci prouve, selon Newton, que Ptolémée ajustait les résultats des observations à ses théories et qu’il adaptait les observations faites des siècles auparavant.Le jugement de Newton est sévère: l'astronomie se serait mieux portée si Ptolémée n'avait jamais existé.LE QUÉBEC EN FUMÉE En 1975, les usagers du tabac ne correspondaient pas à la majorité de la population canadienne.C'est ce que révélait l'enquête annuelle sur l'usage du tabac au Canada, menée conjointement depuis 1965 par le ministère canadien de la Santé et du Bien-Être et Statistique Canada.Cette année-là, 37,3% de la population au-dessus de 15 ans (43,3% chez les hommes: 31 % chez les femmes) fumait régulièrement (quotidiennement) contre 38,3% en 1974 (45,3% chez les hommes: 31% chez les femmes).Le pourcentage de fumeurs assidus chez les adolescents a diminué de 30,1 % à 28,5% de 1974 à 1975 (29,5% des adolescents; 27,4% des adolescentes en 1 975).Il est à noter que, depuis 1965, il y a eu une diminution de 11%du nombre d'hommes qui fument régulièrement.Comme par les années passées, le Québec avait, en 1975, la plus forte proportion defumeurs des deux sexes de 1 5 ans et plus.SI vous DÉMÉNAGEZ FAITES-NOUS LE DONC SAVOIR NOM date d'entrée en vigueur numéro d'abonné ANCIENNE ADRESSE appartement NUMERO RUE CODE POSTAL VILLE PROVINCE ou pays NOUVELLE ADRESSE APPARTEMENT NUMERO RUE CODE POSTAL VILLE PROVINCE ou pays 58 avril 1978 / QUÉBEC SCIENCE LES TENTACULES DE LA MORT Voulant étudier le comportement d'un poulpe castré, M.Jérôme Wodinsky, psychologue à l'université Brandeis (Massachusetts), décida de pratiquer la castration sur la femelle puisquede toute façon celle-ci, après avoir pondu ses oeufs, arrête de manger et meurt.Suite à l'ablation de la glande endocrine, elle se mit à manger et à vivre.L'expérience répétée quatorze fois permit de constater que non seulement les pieuvres se mettaient à manger, à doubler leur poids, mais quel les doublaient aussi leur durée de vie.Les pieuvres décédaient plusieurs mois après le temps habituel, sans explications.Cette découverte accidentelle a fait dire à plusieurs aventureux que, pour la première fois, le processus de la mort avait été arrêté! Et pour les mâles?LE CHARBON?CONNAIS PAS! Au royaume de l'hydro-électricité, la majorité des Québécois ignore probablement qu'une bonne partie de l'électricité produite au Canada provient de centrales thermiques alimentées à ce bon vieux charbon.Bien mieux: qui sait que la plus grosse centrale thermique présentement en opération en Amérique du Nord est ontarienne et fonctionne au charbon, non pas à l'atome?C'est la centrale de Nanticoke, qui produit présentement 3 040 mégawatts, et dépassera 4 000 mégawatts au printemps prochain.QUAND LE DROIT DOMINE LE GAUCHE Dans une entrevue accordée au journal Le Monde (18 - 19 octobre 1977), Marshall McLuhan, empruntant le nouvel instrument analytique des biologistes, les concepts des hémisphères droit et gauche du cerveau, peint un tableau sombre de la civilisation.«La révolution Gutenberg, en obligeant l’esprit à se concentrer sur une séquence linéaire de mots a développé le pouvoir de la raison (hémisphère gauche) et a conduit à la floraison de la civilisation occidentale.De nos jours, le monde est devenu un monde de sons; la lecture est orale (hémisphère droit).L'enfant passant plus de temps à écouter la télévision qu'à être en classe perd un peu de pouvoir de ses yeux et en fin de compte du pouvoir de se concentrer.L'hémisphère droit, responsable des aspects émotionnels, en vient à dominer l'hémisphère gauche, siège des aspects rationnels de la nature humaine.Cette mentalité conduit alors à une nouvelle forme de tribalisme et à l'augmentation de l'usage des drogues.Et les tribus, de dire McLuhan, en prophète de malheur, ont toujours besoin de Grands Chefs!» en MAI Luc Chartrand nous démontrera comment l'obésité commence à être regardée non comme une maladie, mais comme le symptôme d'une multitude de maux Jean-Pierre Drapeau dressera le bilan de la lutte chimique, par arrosage d'insecticide, contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Diane Hardy a interviewé pour nous l'historien Philippe Ariès qui a étudié surtout le comportement de l'homme face à la mort NE NOUS CHERCHEZ PLUS ABONNEZ-VOUS Au tarif de $17.00 (1 an / 12 numéros), je m'abonne pour .magazine QUÉBEC SCIENCE.années au ?abonnement ?réabonnement A L'USAGE COUPON D'ABONNEMENT DU MAGAZINE (à remplir en lettres MAJUSCULES) 1 i 1111 1 I ( i 1 1 1 1 1 1 1 i i i i i i i i i i i i i i 1 5 6 30 nom 50 lAj 1 | 1 1 1 | I _L 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 7 8 9 10 60 prénom 80 l l till l B J I | 11 16 7 8 i I i i I I i I i i i I l I l l l l 1 1 17 20 9 numéro rue appartement 28 21 24 I 29 i i ville 1 1 1 1 1 province ou pays 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint ?Veuillez me facturer 25 26 27 29 69 code postal 74 Tarit en vigueur jusqu'au 31 décembre 1978 - OCEANOGRAPHIE (MAÎTRISE ÈS SCIENCES) Programme De caractère interdisciplinaire, le programme s'étend sur environ deux ans et comprend un ensemble de cours et de séminaires dans toutes les disciplines de l'océanographie ainsi que des recherches conduisant à la rédaction d'un mémoire.Les sorties en mer font partie intégrante du programme.Ce programme s'adresse au détenteur d'un diplôme universitaire de premier cycle en sciences.Installations de recherche Les chercheurs de la Section d'océanographie de l'Université du Québec à Rimouski (la SOUQAR) et les étudiants de maftrise sont logés dans le Laboratoire océanographique de Rimouski construit et équipé spécialement pour les recherches océanographiques par l'INRS-Océanologie.Les étudiants sont d'ailleurs invités à venir visiter ce laboratoire et à y rencontrer les chercheurs qui y travaillent.Domaines de recherche Les recherches sont de nature interdisciplinaire et abordent les problèmes rencontrés dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent.Elles sont regroupées autour des disciplines de base de l'océanographie soit la biologie, la chimie, la géologie, la physique.Pour informations: Université du Québec à Rimouski Décanat des études avancées et de la recherche 300, avenue des Ursulines, Rimouski, Que.Téléphone: (418) 723-1986 lih* _____ •_____ s - i H îi* * # . Il UN PROGRAMME UNIVERSITAIRE POUR VOUS TOUT PRESJOUT PRET! TOUT PRÈS de chez vous se manifeste une présence de l'Université du Québec.TOUT PRÊT pour vous, un choix de 320 programmes dans les grands secteurs d'enseignement universitaire: sciences humaines, sciences de l'éducation, sciences de l'administration, sciences de la santé, sciences pures et appliquées, arts, lettres et plusieurs autres champs d'études.TOUT PRÈS, TOUT PRÊT, le réseau de l'Université du Québec admet aux études de 1er cycle le détenteur d'un diplôme d'études collégiales ou l'équivalent.De plus, le candidat âgé d'au moins vingt-deux ans possédant des connaissances appropriées et une expérience pertinente peut être admis.Université du Québec ¦Rouyn Trois-Rivières# 8.9.1.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Rouyn), (819) 762-0971 2.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Hull), (819) 770-3360 3.Institut Armand-Frappier, (514) 687-5010 4.École de technologie supérieure, (514) 282-7784 5.Université du Québec à Montréal, (514) 282-7161 6.Université du Québec à Trois-Rivières, (819) 376-5454 7.Télé-université, (418) 657-2990 Institut national de la recherche scientifique, (418) 657-2508 École nationale d'administration publique, Mtl.(514) 282-6890 Qué.(418) 657-2485 10.Université du Québec, (418) 657-3551 11.Université du Québec à Chicoutimi, (418) 545-5613 12.Université du Québec à Rimouski, (418) 724-1432 f \ I LG 2 Baie James ChibbugamauQ QMatagami Lebel-sur-^>.Quévillon^ O La Sarre OAmos OTémiscaminque ^JViM^Mane Senneterre Val d'OrO ManiwakiQ Fort-CoulongeO St-JoviteO L'AnnonciationQ Mont:LaurierO BuckinghamO 12 U Lachô,e ^^Papmeauville La TuqueQ OShawinigan OJoliette VictoriavilleO 'OSorel Thetford Mines-*-lSt-Hyacinthe DrummondvilleO OSaint-Félici Sept-I leT* Rivière- du- Loup f Hauterive 1 Baie-Comeauj MataneC Gaspé-
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